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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2017 - 38 - Anthologies UK 70s (4/5) - Frissons d'Outre-Tombe (1974) & Les Contes aux Limites de la Folie (1973)

Publié le 12 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, UK, Amicus, Anthologie, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Frissons d'Outre-Tombe (From Beyond The Grave - 1974) :

Ultime anthologie Amicus, basée sur des nouvelles de R. Chetwynd-Hayes, et globalement mieux produite que certaines des anthologies précédentes, même si elle reprend à nouveau une version de Dies Irae en guise de générique.

# Quatre clients (David Warner, Ian Bannen, Ian Carmichael & Ian Ogilvy) visitent la boutique d'antiquités Temptations Limited, et ils repartent chacun avec des objets, achetés ou volés au propriétaire (Peter Cushing)... en parallèle, un petit criminel (Ben Howard) semble bien décidé à mettre la main sur la caisse de la boutique.

Probablement le fil rouge le plus structuré et intéressant de toutes les anthologies Amicus, avec une raison d'être qui fait sens, et une conclusion attendue, mais pas désagréable. 3.5/6

# Edward Charlton (David Warner) repart de la boutique en ayant acheté un miroir antique pour une bouchée de pain, malgré sa valeur réelle conséquente. Avec un groupe d'amis, Charlton décide alors de faire une séance de spiritisme devant le miroir ; mais suite à cette séance, une entité (Marcel Steiner) vivant dans le miroir semble prendre possession de Charlton, et l'obliger périodiquement à lui donner un quota de sang...

Un segment un peu décevant, malgré sa tension très intéressante, et son interprétation convaincante. Décevant, car il y avait là le potentiel de quelque chose de nettement plus glaçant, alors qu'avec le rythme du métrage, ses passages typiquement 70s (le night-club, le fait que tout le monde semble passionné par le spiritisme), son abondance de coupes abruptes débouchant sur un réveil en sursaut ou sur les précurseurs du jump scare, et sa conclusion prévisible, le tout finit par n'être que vaguement sympathique, sans plus. Mais bien interprété. 3.75/6

# Employé de bureau humilié et méprisé par son épouse (Diana Dors), Christopher Lowe (Ian Bannen) sympathise avec Jim (Donald Pleasance), un vendeur de rue supposément ancien militaire. Pour l'impressionner, Christopher dérobe une médaille dans la boutique d'antiquités, et est alors invité par Jim à rencontrer sa fille (Angela Pleasence), dont il s'entiche rapidement...

Un segment de plus de 25 minutes, pas particulièrement intéressant, clair, ou inquiétant, et qui consiste en énormément de mise en place plate et insipide, pour une conclusion médiocre. Beaucoup de critiques considèrent que c'est le meilleur segment du lot, je me suis royalement ennuyé. 1.5/6

# Après avoir réussi à changer le prix d'une antiquité, Reggie (Ian Carmichael) est abordé, dans le train, par Madame Orloff (Margaret Leighton), une femme excentrique lui affirmant qu'il est contaminé par un Élémentaire, une créature maléfique et invisible attachée à son épaule. De retour chez lui, il découvre alors que la menace est bien réelle, et qu'elle menace la vie de sa femme Susan (Nyree Dawn Porter)...

De la comédie fantastique gentiment surjouée par Margaret Leighton, notamment dans l'exorcisme totalement déjanté. Amusant, mais la chute plus sombre manque néanmoins de punch. 3.5/6

# Auteur au budget limité, William Seaton (Ian Ogilvy) achète une porte sculptée dans la boutique, mais repart en reprenant apparemment une partie de son argent. Une fois installée chez lui, il découvre alors que le seuil donne sur une immense chambre gothique, et que la porte, qui s'ouvre seule, appartenait autrefois à un occultiste, Sir Michael Sinclair (Jack Watson)...

Un segment très joliment produit, visuellement parlant, et à l'ambiance gothique très sympathique, à défaut d'être très pesante ou menaçante. Un peu trop similaire, dans l'esprit, au premier segment, mais la fin heureuse, cependant, est assez surprenante, et justifiée par le récit. 4/6

---

Une anthologie qui, si elle n'avait pas inclus le second segment, aurait très bien fonctionné, malgré son humour un peu trop présent. Là, en l'occurrence, entre le fil conducteur un peu plus travaillé que d'habitude, la production moins fauchée, et des segments plus développés, le métrage finit par se classer parmi les anthologies estampillées Amicus que j'ai préférées.

3.25/6

Les Contes aux Limites de la Folie (Tales That Witness Madness) :

Une anthologie anglaise produite par World Films Services, et qui n'est pas conséquent pas exactement une anthologie Amicus, même si elle est bien souvent assimilée à ces dernières, car produite à la même époque, et qu'elle en possède l'un des réalisateurs habituels, le format, et certains des acteurs récurrents.

# Le Dr. Tremayne (Donald Pleasence), psychiatre dans un asile ultra-moderne, accueille son collègue, le Dr. Nicholas, pour lui présenter quatre cas improbables qu'il aurait réussi à guérir...

Un fil conducteur assez quelconque, entre sa post-synchronisation assez médiocre, son environnement médical typiquement années 70, ultra-moderne et aseptisé, et son générique d'ouverture façon générique de James Bond. La chute, elle est assez prévisible, mais elle a au moins le mérite d'être logique. 2.5/6

# Paul (Russell Lewis) est le fils timide d'un couple se disputant constamment (Donald Houston & Georgia Brown). Pour faire face à cette vie de famille difficile, il s'est trouvé un ami imaginaire... un tigre peut-être pas si invisible que ça.

Alors, là, tout de suite, ça commence très mal, puisque le segment repose totalement sur l'interprétation des parents (gueulards et surjoués) et sur celle de l'enfant (mauvais, et débitant trop vite son texte). Ça ne marche pas du tout, les parents sont hystériques, l'enfant peu convaincant, et le rebondissement final, prévisible, est fauché au possible, avec sa fausse tête de tigre empaillée et ses gros plans cache-misère mâtinés de stock-shots animaliers. 1/6 pour la petite mélodie.

# Timothy (Peter McEnery) et sa compagne (Suzy Kendall), antiquaires, héritent d'un vieux portrait de l'Oncle Albert (Frank Forsyth), ainsi que d'un vélo lui ayant appartenu. Bien vite, il apparaît que l'Oncle Albert est capable de forcer Timothy à monter sur le vélo, et que celui-ci renvoie l'antiquaire dans le passé, dans la peau d'Albert.

Un autre ratage intégral, sans la moindre subtilité, et qui vire plus à la comédie involontaire avec ses innombrables gros plans de coupe sur le portrait et toutes ses expressions, ou encore quand McEnery surjoue les scènes où il est attiré sur le vélo par une force invisible. Et puis ce grand final, j'en ris encore. 1/6 pour la reconstitution historique.

# Brian (Michael Jayston) rentre un jour dans son immense demeure avec un vieil arbre mort aux formes étrangement évocatrices, et malgré les attentions de son épouse Bella (Joan Collins), il commence à être de plus en plus fasciné par ce tronc d'arbre...

Et on continue dans le ratage, avec un arbre jaloux interprété par un(e) figurant(e) dans un costume en latex, qui joue l'arbre de manière bancale et caricaturale (ses déplacements sont hilarants), et un récit mal construit, avec des transitions bancales, et une scène de cauchemar/viol par arbre totalement ratée et involontairement comique, pour cause de musique percussive improbable. 1/6 pour la nudité gratuite et pour Collins qui semble s'amuser.

# Auriol Pageant (Kim Novak), agent littéraire, a jeté son dévolu sur Kimo (Michael Petrovich), un auteur étrange. Mais Kimo, lui, est plus intéressé par Ginny (Mary Tam), la fille adolescente d'Auriol... car il doit trouver au plus vite une vierge à sacrifier à l'un de ses dieux hawaïens ancestraux.

Et voilà, c'est le plantage total. Kim Novak surjoue affreusement (comme tout le monde, en fait), l'histoire est bancale, Petrovich a un charisme de poulpe mort (et paraît aussi hawaïen que moi), et Mary Tamm ressemble à un camion volé : rien à sauver, là-dedans. 1/6 pour la fin qui, dans l'esprit, est appropriée au genre.

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Voilà voilà, un splendide plantage, de bout en bout : c'est bancal, jamais drôle, jamais vraiment macabre, jamais tendu ou angoissant, c'est très mal écrit (en même temps, ça a été écrit par une actrice : n'est pas scénariste qui veut), l'interprétation est vraiment TRÈS inégale, et au niveau de la production, c'est tellement médiocre que ça tombe toujours systématiquement à plat. Un joli gâchis.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 37 - Edgar Allan Poe's The Lighthouse Keeper (2016)

Publié le 12 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Edgar Allan Poe's The Lighthouse Keeper :

J.P. (Matt O'Neill) se réveille, échoué, sur une péninsule reculée, où trône un phare menaçant, périodiquement ébranlé par des secousses inexplicables. Là, il fait la connaissance de Walsh (Vernon Wells), le gardien de ce phare, un vieil homme bourru et menaçant, hanté par la mort de sa femme, et qui lui explique qu'ils sont seuls sur cette péninsule, mais qu'il ne faut jamais laisser la lumière s'éteindre, sous peine de provoquer quelque chose de terrible. J.P., cependant, est plus intrigué par Nora (Rachel Riley), une jeune femme qu'il croise dans la nature, et dont il s'éprend, malgré des phénomènes étranges qui semblent les entourer... 

Une adaptation très très libre, et au budget limité, de l'ultime récit inachevé d'Edgar Alan Poe, The Lighthouse.

Ici, on a droit à un film d'épouvante volontairement assez old-school et suranné, qui n'est pas sans rappeler certains films d'épouvante gothique des années 70 (voire même The Fog de Carpenter, par moments) : c'est lent, ça repose beaucoup sur son atmosphère, sur son suspense, sur l'étrangeté de la situation, sur son cadre, et ça se finit par une pirouette assez moyenne, mais pas forcément surprenante.

Malheureusement, le budget est tel que la production en souffre  : les zombies/fantômes du passé sont particulièrement fauchés, la distribution est assez quelconque (le couple JP/Nora n'a aucune alchimie, et n'est pas intéressant... ce qui est problématique, vu qu'il est au centre de tout), et dans l'ensemble, le récit est beaucoup trop étiré en longueur (surtout sur la fin) pour vraiment fonctionner.

Et pourtant, le tout n'est pas honteux, pour peu qu'on sache à quel genre de métrage et de budget s'attendre. J'ai même trouvé que ça avait un charme certain, çà et là, malgré des problèmes évidents.

Ça ne le vaut probablement pas en comparaison d'autres productions plus abouties, maîtrisées et professionnelles, mais j'ai tout de même envie de lui mettre un petit 3/6, principalement pour les intentions, qui sont plutôt bonnes.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 36 - Le Fantôme de Canterville (2016)

Publié le 11 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Comédie, France, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Le Fantôme de Canterville :

Hanté par le fantôme belliqueux d'Aliénor de Canterville (Audrey Fleurot) et de son stupide serviteur Gwilherm (Michael Youn), le château ancestral des Canterville accueille un beau jour de nouveaux propriétaires, la famille Otis (Michèle Laroque, Lionnel Astier, Mathilde Daffe, etc). Malheureusement pour Aliénor, maudite, elle doit faire fuir ces nouveaux locataires qui, radicalement modernes et zens, sont tout sauf impressionnés par ces esprits. Mais Virginia, adolescente bien décidée à retourner vivre à Paris, décide alors de coopérer avec Aliénor, et de l'aider à effrayer sa famille...

Une comédie fantastique franco-belge qui adapte Le Fantôme des Canterville d'Oscar Wilde, par voie de Beetlejuice, en tournant le tout dans un château belge, supposé représenter la Bretagne, et avec une femme dans le rôle du fantôme... pourquoi pas, mais... non, en fait.

Ça ne fonctionne vraiment pas.

Entre les vannes & gags répétitifs, éculés et téléphonés, la diction ampoulée typiquement française de ces acteurs qui sur-articulent leurs lignes de dialogue, les personnages insipides (Fleurot tente de composer un personnage, en vain, Youn fait du Youn, Laroque du Laroque, Astier du Astier, et tous les enfants sont quelconques, voire mauvais pour les plus jeunes), le score musical peu inspiré de Matthieu Gonet (ex-directeur musical de la StarAc), la bluette adolescente laborieuse et les péripéties génériques aux effets numériques basiques et aux zombies qui dansent (forcément)...

... on est vraiment là dans le divertissement familial médiocre et anémique, dans la droite lignée du précédent film de fantômes du réalisateur, Fantômes et Cie/The Great Ghost Rescue, sans le charme anglo-saxon, et avec des erreurs techniques en plus, dès les deux premières minutes de film (paf, le beau problème de continuité sur le champ/contre-champ lors de la première apparition d'Audrey Fleurot). 

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 35 - Resident Evil : Chapitre Final (2016)

Publié le 11 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Action, Jeu Vidéo

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Resident Evil - Chapitre Final (Resident Evil - Final Chapter) :

La planète Terre toute entière est contaminée par le T-Virus de l'Umbrella Corp., et Alice (Milla Jovovich) est contrainte de monter une équipe de fortune pour retourner dans la Ruche, la base souterraine où tout a commencé, et où tout pourrait bien se conclure. Mais Alexander Isaacs (Iain Glen), Albert Wesker (Shawn Roberts) et la Reine Rouge (Ever Gabo Anderson) leur barrent le chemin...

Un peu comme pour la franchise Underworld, la franchise Resident Evil a cela de fascinant qu'elle est instantanément oubliable, tant elle est inutile tordue, brouillonne, et paradoxalement assez creuse. J'ai vu l'intégralité, à date, des films Resident Evil, et pourtant, je n'ai absolument aucun souvenir précis de ce qui s'y passe, de qui fait quoi, des motivations d'untel ou d'untel, etc... Heureusement, le web est là pour fournir des résumés bien pratiques, et donc, j'attaque cet ultime chapitre de la saga en étant un peu moins perdu qu'en me levant ce matin.

Toujours Paul W.S. Anderson aux commandes, toujours Milla Jovovich en super-héroïne Marysueisante, toujours des effets numériques inégaux, toujours des zombies, toujours des personnages sous-développés, toujours du post-apocalyptique lorgnant désormais très fortement sur Mad Max... et ça s'arrête à peu près là. Ou du moins, si ça s'arrêtait là, le film aurait probablement récolté un 1.5 ou 2/6, parce que le toutéliage approximatif n'est pas forcément désagréable, parce que quelques plans et idées sont vraiment très intéressants, parce que Iain Glen a toujours un charisme monstre, et parce que la fille de Milla & Anderson en Red Queen ne s'en sort pas trop mal et à une bonne bouille.

Malheureusement, cet ultime opus de la saga, qui conclue le tout, souffre d'un handicap de taille : l'un des pires montages d'action jamais vus au cinéma. C'est bien simple, dès que la moindre scène d'action commence (et il y en a un paquet), le montage s'accélère.

Encore.

Et encore.

Jusqu'à ce que qu'on ait jusqu'à deux à trois coupes par seconde. Ce qui est tout simplement aberrant, rend une immense majorité de scènes incompréhensibles et illisibles (déjà qu'elles sont souvent très sombres et tourbillonnantes), donne parfois l'impression d'un film passé en avance rapide, et doit en plus vraiment donner mal à la tête en 3D (par chance, pas de 3D pour moi, ouf !). Pour moi, le montage de REFC est rédhibitoire, et flingue le peu d'intérêt du métrage.

0.5/6 pour tout ce que j'ai cité de (vaguement) positif plus haut.

Il était temps que ça s'arrête.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 34 - Get Out (2017)

Publié le 10 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Get Out :

Lorsqu'il rencontre pour la première fois les parents de sa compagne Rose (Allison Williams), Chris (Daniel Kaluuya) ne sait pas trop à quoi s'attendre : il est afro-américain, sa belle-famille (Bradley Whitford, Catherine Keener, Caleb Landry Jones) est caucasienne, et plus il passe du temps en leur compagnie, dans leur résidence, plus il s'aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. Est-ce un problème racial... ou quelque chose de plus sinistre encore ?

J'ai envie de parler de déception compte tenu de la hype absolue et de l'accueil unanimement positif reçu par le film outre-atlantique, mais non, en réalité, je ne suis pas déçu : ce Get Out est exactement ce à quoi je m'attendais.

À savoir un thriller satirique "engagé", tellement ancré dans la culture et les préoccupations raciales américaines d'aujourd'hui qu'il ne pouvait qu'être loué et applaudi comme un chef d'oeuvre par cette critique. D'autant plus que Jordan Peele, le scénariste et réalisateur, est un très bon comique, adulé là-bas, qui partait donc avec un capital-sympathie certain.

Mais finalement, quiconque avait déjà vu le précédent film (Keanu) écrit par Peele avait de quoi être méfiant, surtout en sachant que le tout était produit par Blumhouse : on se retrouve en effet finalement devant une sorte de satire fantastique (Peele parle de "thriller social") très balisée et caricaturale sur un jeune afro-américain découvrant que sa belle-famille WASP est raciste, voire peut-être même pire encore.

Que ce soit une grosse métaphore sur le quotidien des afro-américains confronté au racisme ordinaire et insidieux des américains blancs, soit. Que ce soit une sorte de fusion entre La Porte des Secrets, les Stepford Wives, et l'épisode 03x01 de Star Trek TOS, pourquoi pas. Que ce soit l'occasion pour Peele d'utiliser son vécu pour alimenter son script, certes.

Le problème, en fait, c'est que le film tire beaucoup à la ligne (c'est un postulat de la Quatrième Dimension étiré sur plus d'une heure quarante), et a vraiment le postérieur entre deux chaises : en tant que comédie, ce n'est pas particulièrement drôle (les intermèdes avec Rod, le meilleur pote, tombent à plat) ; en tant que film fantastique ou film d'horreur, c'est assez convenu et prévisible, et ça manque cruellement de tension autre que raciale ; et au niveau sous-texte politico-social, reflet d'un certain quotidien afro-américain... et bien ce n'est jamais assez subtil pour fonctionner (tout est très forcé et caricatural), et j'ai même envie de dire que la toute fin (en plus d'être assez brouillonne, formellement) donne un peu l'impression que le film se dégonfle, et ne va pas jusqu'au bout de ses idées, alors qu'il y avait là l'occasion d'avoir une fin à la Nuit des Morts Vivants, forte et mémorable.

Bref, encore une fois, comme pour Keanu, un peu l'impression d'un sketch comme pouvaient en faire Key et Peele, transformé en long-métrage, sans avoir le rythme, la tension, ou l'originalité nécessaires pour le faire fonctionner sur la durée. Cela dit, c'est assez bien interprété, et globalement tout à fait regardable pour une première réalisation.

Mais aussi particulièrement anecdotique.

Un tout petit 3/6

(je suppose que si l'on se sent vraiment concerné par le sujet, on doit être tenté de faire monter la note beaucoup plus haut... mais même si j'étais le public-cible du métrage, je pense que le côté caricatural m'empêcherait de vraiment adhérer au propos)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 33 - The Last Girl : Celle qui a tous les dons (2016)

Publié le 10 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, UK, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Last Girl - Celle qui a tous les dons (The Girl with All the Gifts) :

Dans une Angleterre envahie d'Affamés, des humains contaminés par des spores fongiques, un groupe de scientifiques et de militaires (Gemma Arterton, Paddy Considine, Glenn Close) tente de survivre et de rejoindre au plus vite la base la plus proche, en compagnie de Melanie (Sennia Nanua), une fillette infectée, nettement plus intelligente que la moyenne, et qui pourrait bien être la clef d'un vaccin définitif à cette contamination improbable...

Voici donc le nouveau film de zombies anglais qui crée le buzz, et qui est supposé renouveler totalement le genre. Pas de chance : s'il est plutôt bien tourné (c'est le premier long-métrage de son réalisateur, un habitué de la télévision anglaise) et interprété (même si la petite Sennia est parfois un peu limite, et pas particulièrement attachante), ce métrage (au script écrit et développé en parallèle du roman qui raconte la même histoire, par leur auteur Mike Carey) fait instantanément penser à de gros noms du genre : 28 jours plus tard, forcément, mais aussi le jeu The Last of Us, et le travail de Romero (entre autres) sur les zombies (on pense à Bub, par exemple).

C'est vraiment le problème principal de ce Girl with All The Gifts : il n'apporte pas grand chose au genre, pas grand chose qui n'ait déjà été traité ailleurs, y compris le concept de l'épidémie donnant naissance à l'espèce supposée nous remplacer sur Terre, la prochaine étape de l'évolution (cf I Am Legend), etc...

Encore une fois, ce n'est pas désagréable ni mauvais, mais c'est loin d'être la baffe annoncée, d'autant que la bande originale assez polarisante peut déplaire, que la petite Melanie peut paraître un peu trop agaçante dans la première moitié du film, et que le métrage n'évite pas quelques clichés et scènes assez ratées, surtout dans la seconde moitié (je pense notamment à la scène opposant Melanie aux autres enfants, qui se veut tendue, mais que j'ai trouvée assez ridicule ; à l'identique, certains personnages perdent 50 points de QI quand le film attaque sa deuxième heure).

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 32 - Sauna (2008)

Publié le 9 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Finlande, Histoire

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Sauna : 

En 1595, au terme d'une guerre de 25 ans entre la Russie et la Suède, deux équipes de cartographes - l'une russe (Viktor Klimenko, Rain Tolk, Kari Ketonen) et l'autre finlandaise, composée de deux frères, Eerik (Ville Virtanen) et Knut (Tommi Eronen) - doivent tracer les nouvelles frontières du pays. Ensemble, ils s'aventurent dans un marais immense et lugubre, au coeur duquel ils découvrent un village inconnu : là, 73 personnes vivent entre la vie et la mort, effrayées par un étrange sauna monolithique situé non loin. Et pour Eerik et Knut, tous deux hantés par leurs exactions pendant la guerre, ce sauna va s'avérer le lieu de toutes les peurs et de tous les regrets...

Un film finlandais des plus atypiques, car pas vraiment horrifique au sens monstres et jump scares du terme, et paradoxalement un film typiquement nordique dans son approche de l'atmosphère et de la tension : ici, on est dans une ambiance contemplative, pesante, froide et un peu absconse, et qui mêle une certaine approche du symbolisme à tout un propos en filigrane sur la rédemption, et le traumatisme de la guerre sur les âmes et les corps des humains.

Un traumatisme quasiment tangible à l'écran, tant tout semble palpable et réaliste, tout en étant particulièrement onirique, avec ce village perdu au milieu de nulle part, et cette photographie superbe qui le porte à l'image.

Alors il va sans dire que ce type de film est à déconseiller aux personnes cherchant de l'horreur percutante et nerveuse : ici, on est, encore une fois, dans le malaise sourd et pesant, dans le mystère et dans le non-dit.

Mais pour peu qu'on ne soit pas réfractaire à ce genre de cinéma, d'ambiance, et de contexte, c'est une très bonne surprise. Je n'en attendais rien, je suis tombé sous le charme.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 31 - The Windmill Massacre (2016)

Publié le 9 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Hollande

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Windmill Massacre :

Jeune australienne en fuite, Jennifer (Charlotte Beaumont) trouve refuge dans un bus touristique hollandais, qui visite les environs d'Amsterdam. À bord, un père businessman et son fils (Patrick Baladi &Adam Thomas Wright)), une jeune française (Fiona Hampton), un touriste japonais (Tanroh Ishida), un soldat (Ben Batt), un médecin (Noah Taylor), et le conducteur (Bart Klever). Mais soudain, le bus tombe en panne en rase campagne, à proximité d'un moulin à vent abandonné n'apparaissant sur aucune carte... et rapidement, une entité surnaturelle fait son apparition pour les traquer un à un, afin de les punir des erreurs de leur passé.

Un film d'horreur néerlandais à la distribution internationale plutôt agréable et compétente, et qui, si elle rappelle forcément d'autres films - Jeepers Creepers 2, Afterdeath, etc, etc - et semble parfois hésiter entre slasher, horreur surnaturelle, et quelque chose de plus métaphysique, bénéficie de personnages nettement plus développés qu'à l'habitude, et qui ont tous de sombres secrets, pour le meilleur et pour le pire (le personnage japonais est une caricature ambulante, malheureusement). 

Mais en comparaison de bon nombre d'autres films d'horreur européens et américains au budget comparable, The Windmill Massacre n'est pas honteux : la Hollande est agréable à regarder, idem pour Charlotte Beaumont, toujours très attachante et compétente depuis la série Broadchurch ; la réalisation est solide, les mises à mort variées ; le boogeyman n'est pas très mémorable, mais passe encore ; et dans l'ensemble, hormis leurs accents un peu fluctuants en fonction des interprètes et des scènes, les comédiens sont plutôt justes.

Reste une illustration musicale orchestrale un peu trop grandiloquente et envahissante par moments, mais rien de vraiment gênant. En résumé, un film qui n'est ni exceptionnel, ni forcément très mémorable ou surprenant, mais qui est regardable, ce qui est de plus en plus rare dans le genre.

3.25/6

(je préfère amplement le titre original, The Windmill, plus sobre et mystérieux, mais clairement pas assez racoleur et "slasherisant" pour les producteurs...)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Saga The Good Witch : Un Soupçon de Magie - Téléfilms (2008-2014)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Halloween, Fantastique, Comédie, Romance, Hallmark, Christmas, Noël, Oktorrorfest

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Depuis 2008, la chaîne câblée Hallmark diffuse la saga The Good Witch, qui narre le quotidien de la "sorcière" Cassandra Nightingale (Catherine Bell) dans la petite ville de Middleton. 

De la comédie, de la romance, un peu de fantastique, pour 7 téléfilms, et trois saisons de 10 épisodes, dont deux épisodes spéciaux. J'ignore si j'irai au bout de l'intégrale (après tout, même moi j'ai mes limites, dans le genre), mais commençons par...

The Good Witch - Un Soupçon de Magie (2008) :

Lorsque la mystérieuse Cassandra Nightingale (Catherine Bell) s'installe un beau jour en compagnie de son chat noir dans un vieux manoir abandonné et supposément hanté, la petite communauté de Middleton ne met pas longtemps à dire que c'est une sorcière. une rumeur qui n'est pas aidée par la boutique de soins new-age de Cassandra, et par ses bons conseils à la limite du surnaturel. Jake (Chris Potter), le shérif de la ville, un veuf ayant deux enfants, décide de s'intéresser à la nouvelle arrivante...

Un semi-remake made in Hallmark du film Chocolat (2000), très similaire, avec une Catherine Bell new-age pas encore totalement botoxée, pour un récit gentillet, et un peu au-dessus du tout venant de la chaîne.

Principalement parce que le tout joue un peu sur l'ambiguïté des pouvoirs réels ou non de Cassandra, et parce que les acteurs ont une bonne alchimie. Un petit plus : le dernier quart d'heure, qui se déroule à Halloween. Un petit moins : la méchante ultra-caricaturale, qui aurait mérité d'être un peu moins écrite comme Mme Kravitz

Rien de vraiment calamiteux, mais rien de formidable non plus : il ne se passe pas grand chose, et ça ne méritait pas vraiment un tel carton d'audience pour la chaîne, à l'époque de sa diffusion... 

3/6

The Good Witch's Garden - Le jardin des merveilles (2009) :

Désormais bien installée à Middleton, Cassie a métamorphosé son jardin, et veut faire de son manoir un bed & breakfast. Mais son premier client, Nick Chasen (Rob Stewart), affirme être le véritable héritier du propriétaire de la maison, et tente de chasser Cassandra de sa demeure...

Suite du précédent téléfilm, tourné un peu à la va-vite et sorti tout juste un an après le premier volet, ce second téléfilm est un peu plus détendu et décontracté... pour ne pas en pilotage automatique.

Les intrigues secondaires sont peu passionnantes ou surprenantes (les deux enfants et leurs amis respectifs, le grand-père qui cherche l'amour, le 200ème anniversaire de la ville) et l'intrigue principale, elle, se déroule et est résolue dans grande conviction.

Et paradoxalement, le fait qu'il n'y ait pas la moindre tension romantique entre l'héroïne et son compagnon (qui sont désormais ensemble, et qui passent les 3/4 du téléfilm séparés par le récit) enlève pas mal de l'énergie du métrage, malgré un effort fait pour toutélier toutes les sous-intrigues vers la fin, et pour rajouter un peu plus de "magie" à ce second volet.

Bof, en somme.

2.5/6

The Good Witch's Gift - Un Mariage Féérique (2010) :

À deux semaines de Noël, la vie de Cassie est agitée : Jake la demande en mariage, pour une cérémonie prenant place le 24 décembre, mais les formalités administratives se compliquent vite ; la fille de Jake perd la future alliance de Cassie ; le fils de Jake passe tout son temps avec sa petite-amie (Jordon Todosey), la fille d'un criminel de retour en ville (Graham Abbey) ; ce dernier rôde autour de la boutique de Cassie ; et le destin de plusieurs autres habitants de Middleton se croise de manière imprévue...

Un téléfilm qui tente de manger à tous les râteliers, à la fois film de Noël (clairement tourné en automne), film de mariage, drame familial, etc... ça s'éparpille un peu, et ce n'est pas toujours convaincant dans ses tentatives de mélange des genres : on constate ainsi que Catherine Bell a un peu tendance à jouer 90% de ses scènes avec un sourire pseudo-mystérieux et vaporeux sur les lèvres, sans autre effort ; que toutes les coïncidences et les grosses ficelles sont justifiées par la "magie" de Cassie, et que, forcément, tout se termine bien pour tout le monde (donc niveau enjeux, c'est inexistant).

Après, on peut toujours saluer l'effort fait par les scénaristes, qui font tout leur possible pour donner une sous-intrigue à tous les personnages secondaires récurrent, et pour assurer de la continuité entre les métrages... mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer.

Pas particulièrement meilleur ou pire que les deux précédents, mais le côté festif me rend indulgent.

3/6

The Good Witch's Family - La Magie de la Famille (2011) :

Alors que Cassie se prépare à proposer sa candidature à la Mairie de la ville, elle se découvre une cousine, Abigail (Sarah Power), qui possède elle aussi des dons surnaturels. Mais Abigail les utilise à des fins plus égoïstes et manipulatrices, et bien vite, elle sème le chaos dans la vie de Cassandra...

Probablement l'épisode ayant le plus de conflits et d'enjeux dramatiques jusqu'à présent, ce qui ne veut pas forcément dire que c'est le meilleur. En effet, la majeure partie de ces conflits (que ce soit au niveau des adolescents, de Jake/du Maire, de Martha, de Cassie/Abigail, de la course à la Mairie, etc) n'a pas grand impact, et tombe globalement à plat (toujours ce même problème de manque d'enjeux, et de happy end obligatoire pour tout le monde).

Au niveau des bons points, le script injecte donc un peu de tension au travers du personnage d'Abigail, une sorte d'équivalent pour Cassie de la Serena de Ma Sorcière Bien-Aimée. Elle sème la zizanie, elle manipule, elle trahit, bref, c'est le reflet négatif de Cassandra, y compris dans sa manière d'influencer les choses (par contre, plus aucun doute quand aux pouvoirs des deux femmes, clairement montrés). Autre bon point, Martha, qui est sortie de son cliché d'antagoniste caricaturale, pour devenir une faire valoir comique sympathique.

Malheureusement, le positif est clairement éclipsé par le négatif : Abigail est assez inintéressante ; les sous-intrigues mentionnées plus haut sont insipides ; le collagène fait de plus en plus son apparition chez Catherine Bell, tandis que les kilos en trop s'invitent chez d'autres acteurs ; et alors que, jusqu'à présent, la production faisait un effort délibéré de continuité des personnages récurrents entre chaque téléfilm, ici, on perd Laura Bertram (évacué d'une réplique "elle a déménagé"), on perd le Grand-père et sa compagne, on perd la boutique originale, on perd le manoir original... bref, ça prend un peu l'eau.

Bref, un épisode qui souffre d'un réel manque d'intérêt et de charme, ce qui est paradoxal puisque le film suivant s'appelle...

2/6

The Good Witch's Charm - Une Famille Peu Ordinaire (2012) :

Désormais maire et jeune maman, Cassandra est ravie de partir en vacances avec sa nouvelle famille... mais peu de temps avant le départ, les choses se compliquent : la mère adoptive de Cassie (Janet-Lane Green) arrive en ville, des vols se multiplient dans les boutiques du secteur, et un reporter tente de saboter l'image de la nouvelle maire en publiant une vidéo la montrant en train de se dématérialiser...

Ça y est, la formule de The Good Witch atteint clairement ses limites (ou alors c'est moi qui atteint les miennes) : certes, le scénariste s'efforce de continuer dans la lignée du précédent volet, avec ici l'ajout d'un bébé à la petite famille de Cassandra, et il s'efforce de ramener les personnages des épisodes précédents (notamment le grand-père, sa compagne, et les enfants), mais malheureusement, aucune des sous-intrigues de ce cinquième métrage n'a véritablement d'intérêt.

Le grand-père qui se remet en question suite au décès d'un ami, l'adolescente qui a de mauvaises fréquentations, la vague de vol à l'étalage qui occupe Jake, le fils qui est absent (et dont la présence se limite à des échanges téléphoniques), l'arrivée de la mère adoptive de Cassie ne croyant pas à la magie de sa fille, le journaliste qui tente de saboter la carrière municipale de Cassie... rien de tout cela n'a de réel intérêt, tant la conclusion de ces intrigues est acquise d'avance.

Sans oublier, pire que tout, la vidéo virale tout simplement risible de Cassie en train de disparaître.

On parle là d'une vidéo tellement bouleversante et choquante que les visiteurs affluent des quatre coins du pays pour voir si Cassie est vraiment une sorcière... Le seule problème, c'est que la vidéo est tellement mal produite (le genre de vidéo bricolée en trois minutes chrono avec un logiciel de montage gratuit trouvé sur le web) qu'on ne peut croire un seul instant que quelqu'un, même la personne la plus naïve au mode, prenne cette vidéo au sérieux. Et je ne parle même pas du debunking final de la vidéo à base de miroir, de jeux de lumière, etc, presque moins crédible que la vidéo en elle-même.

Bref, cette série ronronne de plus en plus, le collagène se fait de plus en plus présent chez Bell, et l'intérêt, lui se fait totalement la malle en même temps que la légèreté des premiers épisodes. 

1.75/6

The Good Witch's Destiny - Ma Famille Bien-aimée (2013) :

À l'approche de son anniversaire et d'Halloween, Cassandra a des problèmes : toute sa "magie" semble se retourner contre elle, et plutôt que de provoquer de heureux hasards, elle provoque désastres sur désastres, au point de retourner Middleton et ses proches contre elle. Rapidement, cependant, elle apprend que la propriétaire de la Grey House, son ancêtre, avait fait l'expérience des mêmes symptômes qu'elle avant de disparaître mystérieusement...

En lisant ce postulat de départ, et en regardant les premières 70 minutes de ce métrage, on pourrait se dire que pour une fois, la franchise Good Witch tente le suspense, le mystère, et les intrigues un peu plus substantielles : Cassie semble constamment en position de faiblesse (d'ailleurs, Bell semble avoir freiné un peu sur le collagène... ou alors c'est parce qu'elle a ici beaucoup plus d'émotions à jouer qu'elle paraît plus expressive), les deux enfants et le grand-père sont présents, la Grey House et son histoire font leur retour, il y a un léger sens du danger et des enjeux, une tension globale, etc...

Mais en fait, comme on pouvait s'en douter (après tout, la thématique globale de ce téléfilm, c'est l'illusion et la prestidigitation), le film botte en touche sur la fin, expliquant qu'en réalité, tout était prévu par Cassie depuis le début, et que les "problèmes" rencontrés par cette dernière n'étaient qu'une manière, pour elle, de prendre des détours inattendus, pour arriver à sa destination.

Rien de neuf sous le soleil, donc, et une conclusion même un peu frustrante, mais je dois dire que ça m'a fait plaisir de retrouver de multiples visages familiers parmi les nouveaux seconds rôles (Robin Dunne, Kate Todd, Lisa Ryder), que la petite Grace est adorable, et que dans l'ensemble, le script est moins creux que dans les épisodes précédents.

Bref : plus intéressant que les deux précédents volets, mais ça ne va pas vraiment bien plus loin que ça. Cela dit, au moins ils essaient des choses...

3/6

The Good Witch's Wonder - Bienvenue dans la Famille (2014) :

Alors que Martha remplace Cassie au poste de maire de la ville, cette dernière doit préparer le mariage précipité de son beau-fils, tout en accueillant la timide Audrey (Rachel Wilson) au magasin, pour l'aider à gérer celui-ci. Mais quand Audrey disparaît avec tous les objets d'une vente aux enchères caritative, la situation se complique...

Une ultime téléfilm soporifique pour conclure la "saga", un métrage qui semble n'avoir comme objectif que d'offrir une happy end romantique à tous les personnages, rien de plus, rien de moins.

En effet, hormis cet accent mis sur la romance, pas grand chose d'intéressant à se mettre sous la dent : la sous-intrigue d'Audrey est cousue de fil blanc (en plus de ne pas réellement fonctionner, puisque, malgré ce que répète constamment Cassie, elle et Audrey ne se connaissent pas depuis suffisamment longtemps pour qu'elles se considèrent déjà comme "des amies proches"), celle du mariage du beau-fils est quelconque, Martha en fait toujours trois tonnes, Papy radote, et Cassie a changé de coupe de cheveux. Youpi.

1.5/6 (parce que Hannah Endicott-Douglas est toujours attachante, et que la petite Grace, qui a énormément grandi entre deux téléfilms, est adorable)

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Bilan :

Sept années de téléfilms, et un niveau global plutôt médiocre : la série semble avoir adopté, pour adage, le fameux proverbe "plus les choses changent, plus elles restent identiques", puisque chacun de ces métrages se contente de recycler les mêmes ficelles, en en variant un peu (mais pas beaucoup) le schéma.

Un schéma élémentaire : Cassandra a une vie formidable à Middletown, tout le monde l'adore, jusqu'à ce qu'un(e) étranger(e) arrive en ville, alors même que les proches de Cassie ont soudain des problèmes plus ou moins importants ; Cassandra sourit mystérieusement, énonce des platitudes pseudo-profondes, organise des coïncidences bienheureuses, Martha fait son numéro, et tout se résout par miracle à la fin du film, juste à temps pour que Cassie et Jake franchissent ensemble une nouvelle étape de leur vie.

Rien de plus, rien de moins, les téléfilms et les personnages ronronnent bien tranquillement, avec une prise de risque minimale - forcément, on est sur Hallmark -  et avec une présence du surnaturel en filigrane - forcément (bis), on est sur Hallmark, et bon nombre de spectatrices anglo-saxonnes sont très portées sur la religion, et très peu sur la sorcellerie.

Néanmoins, il y a un effort de continuité, tant dans le récit que dans la distribution : c'est toujours ça de pris, et ça permet - un peu comme dans Gilmore Girls, mais sans l'humour ou le talent scénaristique - de s'attacher un peu aux personnages secondaires qui peuplent cette bourgade atypique.

Mais l'intérêt s'arrête là : j'ai bien conscience très loin d'être le public-cible de ces métrages ultra-calibrés, mais malgré ma tolérance très développée aux romances sirupeuses à l'Américaine, façon Hallmark et compagnie, je dois dire que The Good Witch est tout simplement trop insipide pour réussir à marquer les esprits (et ce, malgré certaines critiques américaines qui parlent de "ce qui se fait de mieux en matière de téléfilm depuis 10 ans". Moui...)

Depuis la fin de ces téléfilms, la franchise The Good Witch a été déclinée sous forme de série, qui, à ce jour, a connu trois saisons (plus une quatrième en tournage), et quelques téléfilms/double-épisodes spéciaux.

Je ne pense pas m'atteler au visionnage de ces 30+ heures de programme, il ne faut pas pousser : par contre, je risque bien de visionner tout de même la première saison, par pure curiosité, histoire de me faire une idée du nouveau paradigme de The Good Witch, qui prend apparemment place 10 ans après le dernier téléfilm...

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Un film, un jour (ou presque) #607 : Ghost Rider - L'Esprit de Vengeance (2012)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Action, Fantastique, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider - L'Esprit de Vengeance (Ghost Rider - Spirit of Vengeance) :

Huit ans après sa confrontation avec Mephistopheles (Ciarán Hinds) et son fils Blackheart, Johnny Blaze (Nicolas Cage), le Ghost Rider, se cache en Europe de l'Est. Là, il est contacté par Moreau (Idris Elba), un prêtre français, qui lui demande de protéger le petit Danny (Fergus Riordan) et sa mère (Violante Placido), en fuite. Car le Diable a des vues sur l'enfant, et il a lancé ses sbires à ses trousses.

Le premier terme qui m'était venu à l'esprit, la première fois que j'avais vu ce Ghost Rider 2, c'était "pourrigolo". Forcément, la combinaison d'un script de David Goyer, d'une production d'Avi Arad, d'une interprétation d'un Nicolas Cage cocaïné, et des deux réalisateurs des Crank/Hyper Tension ne pouvait pas donner un chef d'oeuvre, surtout en partant d'un premier opus déjà particulièrement raté, et avec un budget coupé en deux par rapport à ce dernier.

On se retrouve donc avec ce qui se rapproche d'un DTV fauché, tourné pour pas cher dans les pays de l'Est, avec des figurants locaux, et tout ce que la production a pu trouver d'acteurs européens bon marché, et partants pour quelques jours de tournage en Roumanie : Christophe Lambert, Idris Elba, Violante Placido, Ciarán Hinds, Anthony Head...

Bien évidemment, qui dit Neveldine & Taylor (les réalisateurs), dit aussi cabotinage à tous les étages : Hinds est calamiteux en remplaçant de Peter Fonda, Elba risible en moine français alcoolique bagarreur, et Cage, lui, a sombré dans la drogue, apparemment, puisqu'il ne joue plus ici son personnage, mais bien sa propre caricature, qui lui vaut encore de tourner quelques téléfilms fauchés de ci de là, et de payer ses impôts.

Et d'ailleurs, tout le film est à l'identique : on est dans une déclinaison sarcastique et bordélique du premier opus, qui au moins ressemblait à un film digne de ce nom. Ici, tout est vulgaire, cheap, la réalisation se fait encore plus approximative et improvisée, le rythme est moins bien géré (malgré la demi-heure en moins), le montage est cache-misère (avec ses inserts animés qui remplacent ce qui était trop cher à tourner), bref, c'est pire que l'original sur tous les plans... ou presque.

Car étrangement, le Rider est plus réussi. Non seulement visuellement (le crâne noirci est vraiment plus crédible), mais aussi dans ses mouvements, clairement interprétés pas un Cage en surjeu. Résultat : non seulement on retrouve bien les mimiques et les choix de jeu improbables de Cage, mais en prime, ça donne une certaine aura d'étrangeté au Rider. Du moins, quand il ne pisse pas des jets de flammes.

Et à l'identique, quand le film s'énerve un peu - la poursuite finale - le rendu visuel est plutôt agréable : il y a des angles de caméra inattendus, des renversements surprenants, des changements de formats, d'objectif, etc, qui servent des effets numériques globalement convaincants.

Malheureusement, tout le reste est raté, et il se dégage tout simplement de ce Ghost Rider 2 une impression d'amateurisme vraiment désagréable. 

1/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 30 - Anthologies UK 70s (3/5) - Asylum (1972) & Le Caveau de la Terreur (1973)

Publié le 6 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, UK, Anthologie, Amicus

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Asylum (1972) :

Cinquième anthologie horrifique Amicus, avec un Robert Bloch de retour pour adapter ses propres nouvelles... et ramener avec lui, malheureusement, son style assez bavard et lourd en exposition.

# Le Dr. Martin (Robert Powell), arrive dans un asile d'aliénés, où il rencontre le Dr. Rutherford (Patrick Magee), le directeur, et Max Reynolds (Geoffrey Bayldon), un infirmier. Il apprend alors que le précédent directeur fait partie des internés actuels, et que s'il veut un poste dans l'asile, Martin va devoir l'identifier parmi une série de patients.

Un fil conducteur qui est directement relié au quatrième segment, et qui ne fonctionne pas vraiment en tant que tel. Notamment parce que c'est gentiment surjoué (surtout à la toute fin), et que ça n'a pas grande épaisseur. 2/6

# Porté sur l'alcool, Walter (Richard Todd) décide de tuer sa femme (Sylvia Syms) pour vivre heureux avec sa maîtresse (Barbara Parkins). Il découpe ainsi son épouse en morceaux au sous-sol, et l'enferme dans son congélateur flambant neuf. Mais tandis qu'il attend l'arrivée de son amante, sa femme semble revenir à la vie, bien décidée à se venger...

On reconnaît bien là la plume de Bloch, toujours très bavarde et (parfois inutilement) chargée en exposition. Ici, après une première partie maladroite, heureusement, l'accent est mis sur l'ambiance et le suspense, aidé par une bande originale efficace. Rien d'exceptionnel, ça dure un peu trop longtemps, et la chute finale (dans l'asile) est un peu trop prévisible, mais ce n'est pas désagréable pour autant, notamment parce qu'il y a quelque chose d'involontairement comique dans ces morceaux coupés qui tous s'animent un à un. 3.5/6 

# Bruno (Barry Morse), un tailleur endetté, reçoit la visite de "Mr Smith" (Peter Cushing), un homme mystérieux proposant au tailleur un marché étrange : en échange d'une somme considérable, le tailleur doit confectionner pour le fils de Smith un costume à des heures précises de la nuit, à partir d'un tissu bizarre et lumineux...

Plutôt intéressant, comme segment, même si à nouveau, on se doute du déroulement de l'histoire des kilomètres avant que le récit n'y arrive. Dommage, parce qu'il y avait là un certain potentiel. Cela dit, le rebondissement final fonctionne plus ou moins. 3.25/6

# De retour d'un séjour à l'asile, Barbara (Charlotte Rampling) s'installe chez son frère (James Villiers), qui la place sous la surveillance d'une infirmière, Miss Higgins (Megs Jenkins). Mais rapidement, Lucy (Britt Ekland), une amie de Barbara, vient lui rendre visite en secret, et l'incite à s'enfuir avec elle...

Un bon gros ratage agaçant tant il est bavard et éventé dès les premières secondes, et que le spectateur devine alors le rebondissement final. C'est bien interprété, notamment par Rampling, mais qu'est-ce que c'est creux et inutile. 1/6

# Interné, le Dr. Byron (Herbert Lom) travaille, dans sa cellule, à transférer sa conscience dans une réplique miniature et robotique de sa personne...

Et il n'y a rien d'autre à dire sur ce segment, qui ne consiste qu'en une brève présentation de Byron, pour mettre en place la conclusion du film. Bien peu inspiré, tout ça. 0.5/6

---

Honnêtement assez décevant, cet Asylum, pourtant loué comme un excellent exemple du genre par le web et les critiques outre-manche.

Malheureusement, outre les problèmes habituels de Bloch (trop de blabla, pas assez de surprises), et les problèmes techniques (la bande originale du film est en grande partie composée de morceaux classiques, dont la Nuit sur le Mont Chauve, et ces morceaux trop familiers semblent régulièrement déplacés, envahissants, et trop grandiloquents pour ce qu'il y a à l'écran ; l'intérieur de l'asile semble souvent sous-éclairé), on a surtout un peu l'impression que le métrage a été particulièrement chargé dans sa première moitié, et qu'il perd tout simplement toute son énergie dès la fin du segment de Cushing.

Vraiment frustrant, et je commence à croire qu'aucune anthologie Amicus ne va parvenir à tenir la distance...

2/6

Le Caveau de la Terreur (The Vault of Horror - 1973) :

Avant-dernière anthologie Amicus, écrite par le même scénariste qu'Histoires d'Outre-Tombe, et qui, à nouveau, adapté de récits tirés des EC Comics. Par conséquent, on se retrouve une nouvelle fois avec des histoires plus moralisatrices, à tendance humour noir, et nettement moins bavardes que sous la plume de Robert Bloch...

# Dans un immeuble, cinq hommes (Daniel Massey, Terry-Thomas, Curd Jürgens, Michael Craig & Tom Baker) prennent l'ascenseur pour redescendre au rez-de-chaussée. Mais la cabine continue son chemin jusqu'à un sous-sol étrange aux allures de club privé, où les passagers sont seuls, et décident de se raconter leurs pires cauchemars autour d'un bon verre...

Un fil conducteur assez faiblard et éventé, qui rappelle fortement d'autres fils conducteurs des anthologies préalables, et qui en plus, n'est jamais vraiment inquiétant : l'ouverture sur une vue panoramique de Londres, pendant que l'orchestre symphonique reprend Dies Irae, n'a pas grand chose d'inquiétant, et tout le reste des scénettes reste étrangement décontracté, et sous-exploité. 2/6

# Bien décidé à mettre la main sur l'héritage familial, Harold Rogers (Daniel Massey) retrouve sa soeur (Anna Massey) dans un village reculé, où tout ferme au crépuscule, car "ils sortent à la tombée de la nuit". Et après avoir mis fin aux jours de sa soeur, Harold découvre soudain qui se cache derrière ce "Ils" mystérieux...

Un segment à l'ambiance intéressante, et qui vire à la comédie dans ses dernières minutes, avec ce restaurant très particulier, empli de clients aux crocs en plastiques assez risibles. L'idée est amusante, mais le segment abat ses cartes un peu trop tôt. 3.5/6

# Arthur Critchit (Terry-Thomas), particulièrement à cheval sur l'ordre et la propreté, décide d'épouser Eleanor (Glynis Johns), une femme assez désordonnée et maladroite, qui chamboule son intérieur. Et il ne faut pas très longtemps pour que le caractère maniaque du gentleman lui coûte très cher...

Ouhlà, ça cabotine pas mal, on est dans une farce tout sauf inquiétante et menaçante, avec une musique à deux doigts du mickey-mousing, et des personnages caricaturaux qui rendent le tout vaguement amusant, mais aussi particulièrement cartoonesque. 2.5/6

# L'arrogant illusionniste Sebastian (Curd Jürgens) et son épouse Inez (Dawn Addams) sont en Inde, à la recherche d'un tour inédit. Lorsqu'ils aperçoivent une femme (Jasmina Hilton) en train d'exécuter le tour de la corde en lévitation, ils décident de le lui voler, et la tuent après l'avoir invitée dans leur chambre d'hôtel... mais lorsqu'ils tentent de reproduire le tour, les conséquences leur sont fatales.

Généralement, j'aime assez ce genre de récit portant sur le monde de l'illusion, et ici, la disparition d'Inez dans un cri terrible et le spectacle du plafond couvert de sang sont assez mémorables et réussis, comme la toute fin du segment, mais dans l'ensemble, le tout est un peu trop mollasson et longuet pour convaincre. 3/6

# Afin de procéder à une arnaque à l'assurance, Maitland (Michael Craig) et son ami Alex (Edward Judd) décident de simuler la mort de Maitland en l'enterrant vivant. Mais la situation dégénère très rapidement dès que Tom (Robin Nedwell) et Jerry (Geoffrey Davies), deux apprentis-médecins incapables à la recherche d'un cadavre frais, se mêlent à l'affaire.

De la comédie ratée, avec du slapstick et des gags médiocres (les deux médecins qui ont les cheveux qui se dressent littéralement sur la tête), qui font que ce segment traîne en longueur et ne débouche pas sur grand chose. 2.5/6

# Lorsqu'il découvre que ses tableaux sont vendus à Londres à son insu, et qu'il n'en profite pas le moins du monde, Moore (Tom Baker), un peintre vivant à Haïti, décide de se tourner vers le vaudou pour se venger de ceux qui l'ont trompé. Il obtient alors le pouvoir de faire du mal aux sujets qu'il peint en détruisant ses oeuvres ; le seul problème étant qu'il vient d'achever son auto-portrait, et que la toile possède les mêmes pouvoirs risqués que ses autres tableaux...

Le segment le plus satisfaisant du lot, bien développé et pas désagréable du tout, avec un Tom Baker très impliqué, et des mises à mort inventives. Ça aurait mérité un peu plus d'énergie et de rythme, cela dit. 4/6

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On se retrouve donc cette fois-ci avec une anthologie nettement axée comédie qu'horreur ou suspense... ce qui aurait pu fonctionner si la comédie était particulièrement drôle. Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas, et s'il n'y a pas vraiment de segment calamiteux (d'autant que techniquement, c'est mieux produit que certains des opus précédents), il n'y a pas non plus grand chose de mémorable : l'humour tombe à plat, l'horreur est rarement percutante, et le passage de la bande dessinée au grand écran semble rendre bon nombre de ces récits assez inoffensifs...

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 29 - Incarnate (2016)

Publié le 6 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Incarnate :

Lorsque son fils Cameron (David Mazouz) est possédé par une entité démoniaque capable de passer de corps en corps, Lindsay Sparrow (Carice Van Houten) se tourne ver le Dr. Seth Ember (Aaron Eckhart), un exorciste spécialiste, capable de pénétrer l'esprit des possédés, pour rendre à ceux-ci le contrôle de leur corps et en expulser les démons. Mais cette fois-ci, il a affaire à un démon très particulier, surnommé Maggie, qui le traque, et lui a valu de finir en fauteuil roulant...

Un ratage (forcément) co-produit par WWE Films et Blumhouse Prods, et qui tente de mettre en place un univers pulp (personnages aux noms clichés, pouvoirs improbables, iconographie pataude, récit simpliste, dialogues basiques) mangeant à tous les râteliers, de Matrix à Inception en passant par Insidious, l'Exorciste et consorts.

En fait, la seule chose vraiment intéressante, dans ce métrage d'action-horreur, c'est le casting de Carice Van Houten (qui, paradoxalement, ne sert absolument à rien dans le film) et d'Eckhart (qui se donne à fond dans un rôle caricatural au possible).

Le reste est en roue libre, brouillon et générique, avec une réalisation quelconque (Brad Peyton, réalisateur de San Andreas, Comme Chiens et Chats 2, et Voyage au Centre de la Terre 2, n'est pas réputé pour sa maîtrise du genre horrifique), une musique tour à tour insipide et grandiloquente, un rythme bancal malgré ses 80 minutes, et un récit qui ne décolle jamais tant il est balisé, y compris vers la fin, quand le film tente des twists tellement éculés qu'on ne peut que soupirer.

C'est un peu triste pour Eckhart, qui aime clairement le cinéma de genre, mais bon, encore un de ses projets qui tombe totalement à plat, car trop dérivatif et inabouti.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 28 - Anthologies UK 70s (2/5) - La Maison qui Tue (1971) & Histoires d'Outre-Tombe (1972)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, UK, Anthologie, Amicus, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

La Maison qui Tue (The House That Dripped Blood - 1971) :

Troisième anthologie horrifique Amicus, toujours écrite par Robert Bloch, et centrée autour d'une vieille maison.

# AJ Stoker (John Bryans), un agent immobilier responsable de la mise en vente d'un cottage isolé, explique à un agent de Scotland Yard (John Bennett) la sinistre histoire du bâtiment et de ses occupants successifs.

Un fil conducteur prétexte, sous-développé, et qui souffre d'être directement lié au dernier segment, le plus faible. 2.5/6

# Charles Hillyer (Denholm Elliott), écrivain spécialisé dans le crime et l'horreur, s'installe dans le cottage en compagnie de son épouse (Joanna Dunham), pour travailler sur son nouvel ouvrage, narrant les crimes de Dominic l'étrangleur. Mais bien vite, Charles semble se persuader que Dominic est bien réel, et qu'il rôde dans les parages...

Plutôt bien réalisé, et agréable à regarder, bien que méga-téléphoné, et bien que la musique parfois grandiloquente soit un peu trop présente, çà et là. On est vraiment dans ce qui deviendra ultérieurement le style Contes de la Crypte, par contre. 3.5/6

# Hanté par le souvenir d'une femme dont il garde une photo, Phillip Grayson (Peter Cushing) s'installe dans le cottage, et découvre bien vite, une statue de cire ressemblant étrangement à l'objet de son obsession... jusqu'à l'arrivée de Neville (Joss Ackland), l'un des amis de Phillip, qui va déclencher l'impensable.

Un segment beaucoup plus atmosphérique, et qui se finit en slasher, mais qui pâtit d'une interprétation assez moyenne de Wolfe Morris, et d'une explication finale plutôt laborieuse. Bof. 3/6

# Ann Norton (Nyree Dawn Porter), une ancienne institutrice, décroche le poste de tutrice privée pour la petite Jane (Chloe Franks), une fillette vivant seule dans le cottage avec son père, le glacial John Reid (Christopher Lee). Jusqu'à ce que la tutrice découvre que les apparences sont trompeuses...

Une petite Chloe Franks adorable, un Christopher Lee assez classique, pour une histoire pas forcément désagréable, mais qui met un temps fou à arriver à une conclusion dont le spectateur se doute très très tôt, dès les premières minutes du segment. 3/6 

# Paul Henderson (Jon Pertwee), une star capricieuse de films d'horreur, s'installe dans le cottage, le temps d'un tournage de film de vampires avec sa collègue Carla (Ingrid Pitt). Mais lorsqu'il achète une cape à un vendeur étrange (Geoffrey Bayldon), il découvre que cette dernière a des pouvoirs inexplicables...

Une farce grotesque dans laquelle tout le monde surjoue clairement, et qui n'est jamais très sérieuse ni convaincante, puisque Pertwee en fait trois tonnes, et rappelle souvent Leslie Nielsen dans Dracula, Mort et Heureux de l'être. Malgré la superbe Ingrid Pitt, ça tranche trop radicalement avec le sérieux de tout le reste pour être ici à sa place. 2/6

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Dans l'ensemble, une anthologie plus homogène (notamment si l'on omet le dernier segment, avec Pertwee), et qui est globalement mieux produite que les deux précédentes. Ici, hormis la façade du cottage, un peu factice, la direction artistique et l'éclairage sont honorables, la réalisation compétente, et dans l'ensemble, il y a une ambiance sympathiquement gothique et pesante, bien aidée par sa bande originale efficace (à défaut d'être subtile).

Malgré tout, cependant, le film n'atteint pas pour autant des sommets, et Bloch a toujours des difficultés à faire dans la concision et dans les rebondissements finaux originaux.

Et puis Pertwee, franchement... *soupir*

3/6

Histoires d'Outre-Tombe (Tales From The Crypt - 1972) :

Quatrième anthologie Amicus, cette fois-ci adaptée de récits extraits des bande-dessinées Contes de la Crypte d'EC Comics, ce qui confère à ces histoires un fond nettement plus moralisateur, avec des protagonistes toujours punis pour leur comportement.

# Alors qu'ils visitent des catacombes, cinq touristes (Joan Collins, Ian Hendry, Robin Phillips, Richard Greene & Nigel Patrick) se perdent et finissent dans une salle étrange, où ils sont confrontés au Gardien de la Crypte (Ralph Richardson). Mystérieux, celui-ci leur montre alors le sombre destin qui les attend...

Un fil conducteur assez oubliable, puisque, outre l'ouverture sur la Toccata de Bach illustrant une vue d'un cimetière (malheureusement en pleine journée), les catacombes en question ne sont pas très impressionnantes (des grottes pas particulièrement crédibles). Cela dit, c'est assez bien interprété, même si le rebondissement final est assez classique. 3/6

# Le soir de Noël, Joanne Clayton (Joan Collins) assassine son mari, pour toucher la prime de son assurance-vie. Mais tandis qu'elle tente de cacher le corps à leur fille, qui dort à l'étage, elle apprend qu'un tueur en série déguisé en Père Noël rode dans les parages...

Un excellent segment quasi-muet, puisque principalement illustré par les cantiques de Noël diffusé à la radio de Joan Collins. Ce qui donne un mini-slasher efficace, à la conclusion téléphonée et au sang un peu trop artificiel, mais au déroulement et à l'interprétation globalement très honorables, ainsi qu'à l'ambiance très particulière. 4.5/6 (avec en prime une apparition de Chloe Franks, déjà dans l'anthologie précédente)

# Carl Maitland (Ian Hendry) décide de quitter sa femme et ses enfants, pour rejoindre pour de bon sa maîtresse (Angela Grant). Mais alors que les deux amants s'enfuient ensemble, ils ont un accident de voiture, dont Carl se sort in extremis... ou du moins, c'est ce qu'il pense.

Un segment peu populaire parmi les critiques, mais que j'ai néanmoins apprécié pour son utilisation de la vue subjective, et pour son économie de paroles. À nouveau, le rebondissement final a beau être prévisible, il fonctionne. 3.5/6

# James (Robin Phillips), un jeune homme snob vivant dans une banlieue huppée, déteste cordialement Mr Grimsdyke (Peter Cushing), un vieillard doux et paisible qu'il considère comme indigne de vivre dans le quartier. Il entreprend alors de rendre la vie de ce dernier invivable, jusqu'à ce qu'il se suicide...

Là, c'est l'inverse : tout le monde adore ce segment, notamment pour l'interprétation intéressante de Cushing, mais je l'ai trouvé un peu mollasson, manquant de punch, et avec un maquillage final, pour Cushing, assez raté. 3/6

# Ruiné, Ralph Jason (Richard Greene) et sa femme découvrent une figurine chinoise qui leur accorde trois voeux. Mais sans surprise, ces voeux se retournent contre eux...

Une variation de la Patte de Singe (qui est ici citée à plusieurs reprises) qui tente d'en détourner le concept. D'un côté, c'est assez amusant, et le final est plutôt gore, pour l'époque, mais de l'autre, la logique ne répond pas toujours présent. Bilan mitigé, donc. 3.5/6

# Le Major William Rogers (Nigel Patrick) est le nouveau directeur cruel et indifférent d'un hospice pour aveugles. Mais lorsque sa gestion incapable de l'établissement coûte la vie à l'un des pensionnaires, les autres, menés par George Carter (Patrick Magee) décident de se venger.

À nouveau, un segment qui semble diviser. Les quelques derniers instants, cruels (mais guère surprenants), de cette histoire sont mémorables... malheureusement, l'ensemble prend énormément son temps, et s'avère très peu passionnant. 3/6

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En conclusion, une anthologie un peu au-dessus des trois volets précédents : en s'affranchissant de Robert Bloch, les segments ont regagné en concision et en efficacité, et n'hésitent plus à jouer sur l'ambiance plus que sur les dialogues. On se retrouve néanmoins avec quelque chose de plus moralisateur, ce qui n'est pas encore trop gênant, mais pourrait le devenir dans les anthologies suivantes, selon les récits.

Seul regret, plusieurs de ces segments, indépendamment de leur qualité ou de leur interprétation, souffrent d'intérieurs trop éclairés, qui fleurent un peu trop le décor de studio. Rien de bien méchant, mais ça se remarque néanmoins.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 27 - What We Become (2015)

Publié le 5 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Danemark

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

What We Become (Sorgenfri) :

Dans la petite bourgade danoise de Sorgenfri, les quatre membres d'une famille se trouvent soudain placés en quarantaine, comme le reste de la communauté, lorsqu'un étrange virus commence à se répandre, et à transformer ses porteurs en créatures violentes et agressives.

80 minutes à peine pour ce film de zombies/infectés danois, qui pourrait très bien se résumer à "The Walking Dead/Fear The Walking Dead en version danoise".

Car si le tout est en effet plutôt bien joué, réalisé et produit, c'est aussi ultra-dérivatif et générique au possible, au point qu'on s'ennuie très rapidement devant ce récit manquant cruellement de rythme et d'originalité.

Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus très intéressant (le passage du temps est assez mal géré, le budget est très limité), et ce ne sont pas les quelques notes de synthétiseur carpenterien qui surgissent une fois toutes les 30 ou 40 minutes qui parviennent à raccrocher le spectateur à un métrage particulièrement convenu.

Un petit 2.5/6 (ça perd un demi-point pour avoir placé le plus gros du récit en flashback, ce qui désamorce énormément de tension)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 26 - Tale of Vampires (2006)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Comédie, Suède

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Tale of Vampires (Frostbiten) :

Annika (Petra Nielsen), médecin, et Saga (Grete Havnesköld), sa fille adolescente, s'installent dans une petite ville au nord de la Suède, où règne actuellement la nuit polaire. Là, tandis que Saga se fait des amis de son âge, et est invitée à une petite fête, Annika rencontre, sur leur lieu de travail, son idole, le généticien Gerhard Beckert (Carl-Åke Eriksson). Mais bien vite, alors qu'un concours de circonstances répand une épidémie de vampirisme parmi la jeunesse de la ville, le sombre passé de Beckert se révèle à Annika...

Un long-métrage suédois présenté comme étant une comédie horrifique, mais qui, en réalité, a tellement le postérieur entre deux (si ce n'est trois ou quatre) sièges qu'elle échoue à convaincre dans le moindre domaine.

D'un côté, on a un film vampirique tout à fait sérieux, avec des Nazis, un flashback historique, des créatures assez réussies compte tenu du budget, des expériences scientifiques, une tentative de créer du suspense, etc.

De l'autre, une teen comedy bourrée de clichés, de personnages caricaturaux et creux, et d'humour bas de plafond (des chiens qui parlent).

Ensuite, occasionnellement, on a un niveau d'humour plus subtil et très nordique dans son flegme et son stoïcisme.

Ailleurs, du slapstick à base de nains de jardin, de repas de famille problématique ou de vampire qui s'en prend plein la tête.

Et puis, çà et là, surnagent des idées intéressantes, jamais vraiment exploitées (la nuit polaire, par exemple, ou encore la drogue vampirique).

Résultat, tout ça se mélange dans un tout jamais très structuré ou rythmé, assez décousu et inabouti, qui part dans tous les sens sans jamais prendre le temps de développer suffisamment quoi que ce soit, et illustré par une bande originale symphonique un peu trop présente et grandiloquente pour son propre bien.

En somme, un bon gros bordel assez fauché, et qui ne convainc jamais. Dommage.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 25 - Bunny the Killer Thing (2015)

Publié le 4 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Finlande

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Bunny the Killer Thing :

Au fin fond des forêts de Finlande, une créature sanguinaire rôde : un lapin géant à la libido surdéveloppée, produit des expériences improbables de criminels obsédés. Et lorsqu'un groupe d'amis s'installe dans un chalet pour y passer un week-end entre amis, ils finissent rapidement par devenir les nouvelles proies de ce lagomorphe libidineux...

Pour la seconde fois en deux jours, je me retrouve devant un film qui, très probablement, devrait être nettement plus plaisant et amusant pour un spectateur sous l'influence de substances stupéfiantes.

Ici, on est en effet dans un bon vieux monster movie fauché, adapté d'un court-métrage finlandais, et développé pour atteindre les 90 minutes environ : dans cette grande tradition qui regroupe ainsi les films Troma, par exemple, on a ici un film mal rythmé, à l'interprétation en anglais très aléatoire, qui est racoleur, vulgaire, graveleux, stupide, gore, etc, etc, etc... c'est objectivement fait avec les moyens du bord, la créature est risible (un mec en costume de lapin mal ajusté, et qui passe son temps à faire tournoyer le godemichet qui est censé être son pénis, en hurlant "PUSSY" !), et le film tourne très vite à vide, plombé par des digressions sur des personnages secondaires et autres petites frappes sans intérêt.

Et paradoxalement... par moments, ça fonctionne.

Je ne sais pas si c'est le nawak et la débilité assumés du tout, les extérieurs naturels enneigés splendides, la musique ultra-grandiloquente, la volonté de développer des personnages idiots pour leur donner un semblant d'épaisseur, ou la réalisation bizarrement très compétente... mais par moments, ça fonctionne, avec un certain degré d'absurdité parfaitement déconcertant.

Ce n'est pas bon, mais... ce n'est pas inintéressant pour autant. Et donc, pour la deuxième fois en deux jours, je mets la note de...

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 24 - From a House on Willow Street (2016)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Afrique du Sud

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

From a House on Willow Street :

Hazel (Sharni Vinson), Ade (Steven John Ward), Mark (Zino Ventura) et James (Gustav Gerderner), quatre criminels, décident d'enlever Katherine (Carlyn Burchell), pour demander une rançon au père de cette dernière, un riche bijoutier. Mais rapidement, les malfrats s'aperçoivent que leur captive n'est pas aussi innocente qu'il y paraît, et ils deviennent alors la proie de forces démoniaques qui les dépassent...

Un film sud-africain (à l'action située aux USA) pas trop mal filmé, mais visuellement assez laid et limité (le plus gros du métrage se déroule dans un entrepôt en ruines, et le reste dans une maison dévastée), qui ne fait pas grand chose de son idée de base (le coup du kidnapping et/ou cambriolage qui tourne mal parce que la victime n'est pas ce qu'on pensait, c'est désormais du vu et revu), peine à instaurer autre chose que de l'ennui (ses jump-scares sont répétitifs au possible, le script est mollasson, et les personnages/interprètes sont tout sauf intéressants), et finit par agacer avec tous ses clichés.

Et pourtant, sur la fin, des maquillages assez réussis et les quelques effets numériques du dernier quart d'heure font tout leur possible pour justifier les 70 minutes perdues devant le reste du film... mais ce n'est pas assez.

1.5/6 + 0.25 pour l'affiche assez chouette = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 23 - Helen Keller vs Nightwolves (2015)

Publié le 3 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Oktorrorfest, Biographie

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Helen Keller vs Nightwolves :

Au début du siècle, dans un petit village américain, des loups nocturnes sèment la terreur, tuant et mutilant de nombreux innocents, au nombre desquels Helen Keller (Jessie Wiseman), qui finit sourde et aveugle. Heureusement pour elle, elle peut compter sur l'aide de son amie Anne Sullivan (Alanna Ubach), de son frère homosexuel William (Jesse Merlin), et de son mentor, Jonathan (Barry Bostwick), qui va aider Helen à se transformer en véritable machine à tuer les lupins.

Un métrage signé St. James St. James, alias habituel de Ross Patterson, un réalisateur/scénariste/comédien/comique spécialisé dans les parodies pas très fines, façon humour Adult Swim, et qui s'intéresse (dans la veine du Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires sorti en 2012, date de mise en chantier de ce film-ci) à un personnage historique - Helen Keller, institution aux USA, conférencière, militante sourde et aveugle, et première personne handicapée à avoir décroché un diplôme universitaire - en revisitant sa vie à la sauce grindhouse-action-horreur.

Ici, comme à son habitude, St. James St. James présente, depuis sa bibliothèque, cette nouvelle addition à son catalogue de productions gonzo, façon exploitation grindhouse fauchée, cheapissime, débordant de problèmes de son, d'image, d'interprétation bancale, de re-doublage raté, de problèmes de script, de vannes foireuses, de stock shots, et d'anachronismes.

Tout ça, c'est bien entendu voulu par le réalisateur, et ça fonctionne même ponctuellement, quand bien même le film n'aurait finalement pas grand chose d'horrifique ou de comique : car si une "parodie débile et non-sensique" à la Adult Swim fonctionne parfaitement en format 20-25 minutes, dès que ça commence à s'allonger, ça tire à la ligne.

Comme on dit, les blagues les plus courtes sont les meilleures, et ici, avec 70+ minutes, on a tendance à se lasser de l'ensemble, et ce malgré sa distribution plutôt  intéressante pour un budget aussi inexistant : on sent que ce métrage rigolard, partiellement financé en plusieurs fois par Kickstarter + Indiegogo, a été tourné entre potes, et n'a aucune ambition.

Ça tombe bien, parce qu'il est peu probable que ce Helen Keller vs Nightwolves reste dans les mémoires.

?/6 (objectivement, du 2/6, mais bon, pour peu qu'on soit dans en festival ou en soirée, et déjà bien imbibé, je suppose que ça peut passer pour un bon délire entre amis)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 22 - The Void (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Void :

Lorsque Daniel Carter (Aaron Poole), officier de police, découvre James (Evan Stern), couvert de sang, en lisière d'un bois, il s'empresse de l'amener à l'hôpital le plus proche, au personnel malheureusement minimal (Ellen Wong, Kenneth Welsh, Stephanie Belding, Kathleen Munroe). Rapidement, cependant, deux hommes armés (Mik Byskov, Daniel Fathers) arrivent, traquant James, l'hôpital se trouve entouré de cultistes menaçants, et, l'un après l'autre, les patients et le personnel se trouvent pris au piège de cet établissement. Un établissement dont les sous-sols recèlent bien des sombres secrets immémoriaux et tentaculaires...

Que se passe-t-il lorsque deux fans de genre, respectivement directeur artistique et responsable en effets spéciaux sur de gros projets, membres d'un collectif au sens de l'humour prononcé et à la nostalgie des années 80, décident de monter un film sérieux et angoissant, partiellement financé par le web ?

Et bien on se retrouve avec ce The Void, un film-hommage canadien qui lorgne énormément (et volontairement) sur le cinéma de John Carpenter, que ce soit dans son fond (le script est tout simplement un bon gros mélange de plusieurs métrages de Big John), dans sa forme (énormément de créatures tentaculaires, difformes et mutantes, faites en latex et en effets physiques, qui rappellent directement La Chose ou L'Antre de la Folie), et dans son approche de l'horreur cosmique et lovecraftienne, particulièrement bien illustrée lors de ces visions improbables de paysages crépusculaires et monolithiques.

Autrement dit, on se retrouve ici avec un vrai film d'horreur old-school, façon années 80, dans ce que ça a de bon et de moins bon (le rythme est un peu inégal, le script repose sur quelques grosses coïncidences abusives, les personnages ne sont pas très développés) : reste que c'est très compétent, ça fait vraiment plaisir à voir si l'on apprécie le genre, et ça s'avère très très sympathique, bien que parfois un peu trop sous influence (outre Big John, on pense aussi à Barker, à Fulci, à Yuzna, à la Galaxie de la Terreur, etc).

4.25/6 (c'est du fanservice, oui, mais du fanservice bien fait)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 21 - Sun Choke (2016)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Horreur

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Sun Choke :

Instable et fragile, Janie (Sarah Hagan) se remet à peine d'une crise psychotique récente, et subit, plus ou moins captive, les soins inhabituels que sa stricte gouvernante, Irma (Barbara Crampton), lui prodigue au quotidien en usant de méthodes peu conventionnelles. Jusqu'au jour où, lors de l'une de ses rares sorties, Janie commence à s'intéresser à Savannah (Sara Malakul Lane), une jeune femme à laquelle elle s'identifie étrangement : obsédée par Savannah, Janie va vite s'avérer prête à tout pour se rapprocher encore plus d'elle...

Un film indépendant américain mettant en vedette Sarah Hagan (Millie dans Freaks & Geeks, et Amanda dans Buffy contre les Vampires), dans un rôle particulièrement éprouvant et courageux, auquel l'actrice pourtant généralement discrète se donne littéralement corps et âme.

On se trouve ici devant un film éthéré et vaporeux, à la structure volontairement fragmentée et mystérieuse, bref, un film typiquement indépendant (pour ne pas dire auteurisant), qui aborde notamment la thématique de l'identité, mais aussi du contrôle et de la domination : le contrôle de Janie sur sa vie et ses pulsions, sur l'existence d'autrui, le contrôle d'Irma sur Janie, etc.

Des thèmes intéressants, un traitement original, et une interprétation habitée... mais malheureusement, un film un peu trop prévisible dans son déroulement : impossible, pour qui est familier des films de genre, de ne pas se méfier, dès le début, du personnage de Janie. Combien de métrages de ce type commencent en effet en établissant un rapport de forces injuste et cruel, avant de révéler à mi-parcours que la pauvre victime est en réalité dangereuse au possible ?

Et ici, c'est pareil : une fois que Janie a le droit de sortir, on comprend tout de suite qu'elle est profondément malade et dangereuse (on s'en doutait dès le début, en fait), et tandis que le film passe du thriller psychologique fragmenté, au torture (soft) porn basique, dans son dernier tiers, l'intérêt retombe.

C'est dommage, parce que dans l'ensemble, le film est techniquement maîtrisé, et Hagan est excellente... mais ce portrait perd en efficacité à mesure qu'il devient plus frontal, et que, paradoxalement, son côté malsain et intrigant s'affaiblit.

3.5/6

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Blog Update ! - Septembre 2017 (fin) & Halloween Oktorrorfest (premier bilan)

Publié le 2 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Le mois de septembre est terminé, et avant d'attaquer la grande ligne droite d'octobre menant à Halloween, le moment est venu de faire un bref retour sur la première partie de l'Halloween Oktorrofest 2017....

01 - The Monster 2/6

02 - Pet 2.25/6

03 - La Chambre des Oubliés 0.5/6

04 - The Jane Doe Identity 4.5/6

05 - Beyond the Gates 2/6

06 - SiREN 2.75/6

07 - Morgane 2.5/6

08 - Ouija : Les Origines 3.5/6

09 - Underworld : Blood Wars 1/6

10 - Vamps 3/6

11 - XX 2.75/6

12 - La Galaxie de la Terreur 2.25/6

13 - Spiders 1.5/6

14 - Lake Bodom 3.25/6

15 - Baba Yaga 2.25/6

16 - Under The Shadow 3/6

17 - Invaluable : The True Story of an Epic Artist 3.75/6

18 - Ça 3.75/6

19 - Eloise 1.5/6

20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes & Le Jardin des Tortures 3/6 & 2/6

 

Pas grand chose à signaler de valable, durant cette deuxième quinzaine de septembre. Hormis les deux films du mois, mentionnés ci-dessous, saluons le professionnalisme constant de Mike Flanagan, avec OuiJa : Les Origines, et remarquons que les films les "mieux" notés de cette quinzaine sont souvent le produit de cinéastes étrangers (Lake Bodom, Under The Shadow...)

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Film(s) du mois : Une très bonne surprise - The Jane Doe Identity - à l'ambiance pesante et macabre, et une adaptation tout à fait honorable de King, avec Ça.

Flop(s) du mois : Ce n'était clairement pas le mois de Kate Beckinsale, puisque le dernier Underworld et La Chambre des Oubliés sont deux plantages assez spectaculaires, vraiment indignes d'une sortie en salle.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue dès aujourd'hui sur le blog des Téléphages Anonymes, et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Scooby-Doo et la Carte au Trésor (2013) & Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (2014)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Scooby-Doo et la Carte au Trésor (Scooby-Doo ! Adventures - The Mystery Map) :

Alors qu'ils passent un peu de temps à se détendre dans leur cabane sylvestre, Fred (Frank Welker), Shaggy (Matthew Lillard), Velma (Stephanie D'Abruzzo), Daphne (Grey DeLisle Griffin) et Scooby (Frank Welker) découvrent une carte au trésor dans le carton d'une pizza qu'ils se font livrer. Rapidement, le Gang se met en quête du trésor perdu de Gnarlybeard le pirate, mais ils trouvent, sur leur chemin, le Maléfique Perroquet Fantôme (Dee Bradley Baker), et Gnarlybeard (John Rhys-Davies) en personne...

Un moyen-métrage de 43 minutes, qui se divise en deux parties de 20 minutes (en réalité des mini-épisodes liés par l'histoire de la carte au trésor), adaptant au format prises de vue réelles avec marionnettes les personnages et le ton de la série Scooby-Doo : Agence Toutou Risques (1988-1991).

Autrement dit : le tout est assez enfantin, à l'image de ses personnages rajeunis et de la série de l'époque, et ce n'est pas forcément captivant pour un adulte ; néanmoins, c'est globalement bien produit (cela dit, j'aurais pu me passer des montages musicaux recyclant des chansons issues d'autres métrages Scooby-Doo), et assez intéressant d'un point de vue technique (j'ai notamment vraiment apprécié Gnarlybeard le pirate, et son apparence visiblement inspirée par un certain personnage des Muppets).

Scooby-Doo : Aventures en Transylvanie (Scooby-Doo ! Frankencreepy) :

Velma découvre un beau jour qu'elle a hérité d'un château maudit situé en Transylvanie Pennsylvanienne : de quoi paniquer la jeune femme, qui cache apparemment depuis des années un sombre secret quant à ses origines. Une fois sur place, le Scooby Gang est alors confronté à ses pires phobies, au cours d'un séjour des plus éprouvants pour Velma, Fred, Shaggy, Daphne et Scooby...

Un long-métrage Scooby Doo de 73 minutes, au générique de début intéressant et travaillé, et au rendu visuel et à l'animation plutôt réussis, mais qui au final m'a laissé particulièrement mitigé.

Le problème, en fait, c'est que le tout n'est pas forcément mauvais, mais que la production essaie de paraître cool et moderne, et les scénaristes d'être des petits malins : on a ainsi énormément d'ironie et d'autodérision (au point de faire ressembler le récit et ses personnages à de la parodie caricaturale), une tendance qui culmine, dans le générique de fin, par un nerd qui critique tous les problèmes de continuité du film sur un ton goguenard.

Et c'est bien là le souci : les vannes métadiscursives et référentielles, pourquoi pas, mais Frankencreepy en use et abuse, et très rapidement, le tout devient ultra-répétitif et lassant, à l'image de tous ces plans sur Fred traumatisé par la destruction de la Mystery Machine (avec flashbacks de son explosion à la clef, systématiques), ou de ses innombrables fast cuts façon Edgar Wright, qui se produisent toutes les deux minutes environ.

Entre ça, le rythme gentiment pépère (à base de remplissage sur un postulat de départ pas forcément très original), et la manière assez peu finaude dont les phobies des membres du Scooby Gang sont mises en images (Daphne qui s'imagine faire une taille 40, et la production qui la dessine comme un bibendum souffrant d'obésité morbide), Frankencreepy finit par frustrer aussi souvent qu'il n'amuse. Dommage.

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Un film, un jour (ou presque) #606 : Ghost Rider (2007)

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Marvel

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ghost Rider :

Lorsqu'il était plus jeune, Johnny Blaze (Nicolas Cage), cascadeur à moto, a vendu son âme au diable en échange de la guérison de son père cancéreux. Désormais, il est le Ghost Rider, chasseur de primes squelettique et implacable au service de l'Enfer. Et lorsque Blackheart (Wes Bentley), le fils du Diable (Peter Fonda) arrive sur Terre pour détruire le monde, son père charge le Rider de mettre un terme à cette rébellion...

Pas revu depuis la sortie cinéma, assez traumatisante, et en cette période de quasi-Halloween, je me suis dit que j'allais retenter le coup, et que, peut-être, j'allais trouver cela meilleur que dans mes souvenirs.

Et non. Vraiment pas. Pour faire simple, Ghost Rider est un métrage qui se vautre lamentablement à tous les niveaux, y compris les plus élémentaires.

Le ton global ? À demi-déconneur, avec des répliques et des détails débiles, qui cassent la moindre atmosphère, et l'aura du héros. Une approche assez typique des adaptations Marvel produites par Avi Arad, à l'époque...

La réalisation de Mark Steven Johnson (Daredevil) ? Souvent forcée, risible et artificielle, jamais subtile, montée avec les pieds (la première transformation en Rider, avec caméra tournoyante autour de Cage qui cabotine et plans de coupe sur des explosions numériques... aïe), avec des zooms, des rétroprojections bancales, etc.

La direction artistique ? Bipolaire : autant le travail effectué sur le Rider et sur certains décors est très sympathique, autant les méchants ont un look ridicule, digne de Charmed, que ce soit au niveau de la garde-robe ou du maquillage (Bernadette Chirac en Satan, c'est intéressant, comme choix de casting :p).

Les effets visuels ? Le Rider qui chevauche en ville est assez réussi, bien que manquant de poids et souffrant de proportions aléatoires, et les effets de transformations ne sont pas désagréables, mais tout le reste va du médiocre au calamiteux, notamment le Regard d'expiation, le générique d'ouverture, ou encore les effets des démons.

L'interprétation ? Cage fait du Cage, tour à tour en surjeu ou en sous-jeu, tous les seconds rôles sont mauvais (notamment Bentley), et à part les deux vétérans (Sam Elliott et Fonda), c'est globalement des plus médiocres.

Et enfin, le scénario ? Ça regorge de raccourcis improbables et de scènes débiles (Elliott qui se transforme en Rider pour une ultime chevauchée... et repart aussitôt !), d'affrontements bâclés et de moments inutiles, bref, c'est assez naze.

Au final, hormis un ou deux moments qui fonctionnent grâce aux équipes des effets spéciaux, le capital sympathie d'Eva Mendes, et les dix premières minutes de flashbacks, à peu près sobres et potables, il n'y a vraiment qu'une chose à sauver de ce naufrage : la bande originale de Christopher Young, qui a composé sa partition comme s'il avait sous les yeux un bon film épique et sombre.

Malheureusement, dans le produit fini... sa musique n'est pas du tout mise en valeur. Oups.

1.5/6 (j'ai hâte de revoir la suite : ça ne pourra pas être pire...?)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 20 - Anthologies UK 70s (1/5) - Le Train des Épouvantes (1965) & Le Jardin des Tortures (1967)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Anthologie, Amicus, UK, Fantastique, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Le Train des Épouvantes (Dr. Terror's House of Horror - 1965) :

Première anthologie d'horreur/épouvante produite par Amicus, le studio anglais concurrent de la Hammer.

Cinq hommes - Jim Dawson (Neil McCallum), Bill Rogers (Alan Freeman), Biff Bailey (Roy Castle), Franklyn Marsh (Christopher Lee) et Bob Carroll (Donald Sutherland), tous issus d'horizons différents - se rencontrent dans le wagon d'un train londonien, où ils sont bientôt rejoints par le Dr. Schreck (Peter Cushing), qui décide alors de passer le temps en utilisant des cartes de tarot afin de lire l'avenir des cinq autres passagers...

Un fil conducteur pas désagréable, avec un Peter Cushing charismatique, et un rebondissement final efficace, sans être trop surprenant. On regrettera juste l'effet du crâne, un peu trop fauché. 3.5/6

# Jim Dawson, un architecte, retourne dans le manoir de sa famille, désormais possédé par Mrs Biddulph (Ursula Howells), pour y faire des rénovations. Mais rapidement, il découvre le sarcophage du Comte Valdemar, réputé pour être un loup-garou, caché dans un mur de la cave... et lorsque le cercueil s'ouvre, Dawson doit faire face à la bête.

Un premier segment à l'atmosphère particulièrement gothique et réussie, mais au déroulement mollasson, à l'interprétation figée et au rebondissement final télégraphié. Bof. 3/6

# Lorsqu'il rentre de vacances, Bill Rogers découvre une plante étrange, qui pousse depuis peu le long de la façade de sa maison. Une plante qui semble être dotée d'intelligence, et bien décidée à se défendre...

Un segment assez raté et peu intéressant, avec sa plante animée assez peu menaçante, et son script transparent. 2/6

# Lors d'un séjour aux Caraïbes, Biff Bailey, un jazzman, décide de s'inspirer d'une cérémonie vaudoue pour composer un morceau. Mais bien mal lui en prend.

À peine plus réussi que le segment précédent, puisque souffrant d'un remplissage musical abusif, et d'une conclusion plate au possible. 2/6

# Franklyn Marsh, critique d'art arrogant et prétentieux, est humilié en public par le peintre Eric Landor (Michael Gough). Pour se venger, il le renverse en voiture, ce qui mène à l'amputation de l'une des mains de l'artiste. Une main qui, contre toute attente, décide de faire payer Marsh...

Nettement meilleur, celui-là, malgré les effets un peu primitifs de la main en caoutchouc : Christopher Lee se donne à fond, et on se retrouve devant un Conte de la Crypte avant l'heure. 4/6

# Peu de temps après que le Dr. Bob Carroll soit rentré de lune de miel avec sa nouvelle épouse (Jennifer Jayne), une épidémie étrange semble indiquer la présence d'un vampire en ville. Avec l'aide de son collègue le Dr. Blake (Max Adrian), Bob cherche alors le - ou la - coupable.

Assez moyen, ce segment, et assez prévisible, mais globalement, rien de honteux. 3/6

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Dans l'ensemble, une anthologie assez moyenne, et peu inspirée ; malgré sa durée limitée (à peine plus de 90 minutes), la première moitié est assez lente et quelconque, et seuls les deux derniers segments sauvent un peu les meubles.

Un petit 3/6

Le Jardin des Tortures (Torture Garden - 1967) :

Seconde anthologie Amicus, à thématique fête foraine, et scénarisée par Robert Bloch, qui est loin d'être un incapable.

Cinq personnes (Michael Bryant, Beverly Adams, Barbara Ewing, Jack Palance & Michael Ripper) visitent la fête foraine de l'étrange Dr. Diabolo (Burgess Meredith), qui leur propose, en échange d'une petite somme supplémentaire, de leur faire connaître la terreur, la vraie. Il les amène alors en coulisses, et leur montre une statue de cire de la déesse Atropos (Clytie Jessop), tenant des ciseaux, dont les lames révèlent la sombre destinée des visiteurs...

Un fil conducteur assez décevant : on a souvent l'impression de voire le Pingouin cabotiner, les décors sont assez pauvres et fauchés, et le maquillage de Clytie Jessop, supposée être en cire, est raté au possible (en plus de la voir respirer, bouger, etc). Quant à la conclusion, qui tient lieu de pseudo cinquième segment, elle tombe à plat, et est trop précipité pour convaincre. Énorme bof. 2/6

# Colin Williams (Michael Bryant) arrive chez son oncle malade (Maurice Denham), pour tenter de trouver l'origine de la fortune de ce dernier, et en profiter. Mais il s'avère bien vite que son oncle était sous l'emprise d'un chat maléfique, capable d'exaucer les souhaits en échange de sacrifices humains...

Un premier segment qui tente le gothique, le macabre, et qui se déroule en grande partie sans dialogues, avec une bande-son sinistre et grandiloquente. En théorie, pourquoi pas, malheureusement, le segment dure plus d'une demi-heure, et amène le film à la barre des 40 minutes : résultat, tout se traîne, il ne se passe rien, l'écriture est lourde et bavarde, c'est un peu surjoué (Denham et son maquillage raté), et quand arrive la fin, on se dit "tout ça pour ça". 2/6

# Carla Hayes (Beverly Adams), une ambitieuse starlette bien décidée à percer à Hollywood, découvre bientôt que bon nombre d'acteurs et de producteurs partagent un sombre secret...

Et encore un flop, qui dure là aussi près d'une demi-heure, et n'a rien d'autre à raconter qu'un vague thriller hollywoodien pas très bien joué, et dont le rebondissement fantastique arrive bien trop tard, sans réel impact. 1.5/6

# Lorsque Leo (John Standing), un pianiste, s'éprend d'une journaliste (Barbara Ewing) qui fait un article sur lui, il signe là l'arrêt de mort de cette dernière : car son piano, surnommé Euterpe, est très jaloux...

Bwahaha, un piano jaloux et tueur. Bon, pourquoi pas, après tout, Stephen King a bien écrit Christine... mais là, autant sous forme écrite, ça aurait pu fonctionner, autant à l'écran, il aurait fallu de la subtilité et de la maîtrise pour faire passer tout ça. Ce qui n'est pas le cas, la scène finale étant risible de bout en bout, avec son piano qui se déplace pour barrer la porte, et qui s'approche, menaçant, en vue subjective... j'en ris encore. 2/6

# Ronald Wyatt (Jack Palance) croise le chemin de Lancelot Canning (Peter Cushing), comme lui un grand collectionneur de l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. Il découvre alors que son confrère est en possession de manuscrits inédits de Poe... des manuscrits étrangement récents, et qui sont liés à une porte que Canning maintient délibérément toujours close.

Ah, voilà, enfin un segment réussi. Le plus gros du budget est clairement passé ici dans les décors et dans la distribution, et le segment s'avère très sympathique, avec un joli jeu de ping-pong entre Cushing et un Jack Palance à l'interprétation étrange, fébrile et maniérée, mais qui fonctionne. La fin, néanmoins, est un peu moyenne. 4.25/6

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En résumé, une anthologie nettement en deçà de la précédente, pourtant déjà pas formidable en soi : ici, l'écriture de Bloch est lourde, déborde d'exposition inutile, et tout le film est plombé par ses deux premiers segments, qui, sans avoir grand intérêt intrinsèque, représentent  à eux seuls près des 2/3 du métrage. Décevant.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 19 - Eloise (2017)

Publié le 29 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Eloise :

À la mort de son père, Jacob (Chace Crawford) apprend qu'un héritage substantiel l'attend s'il parvient à trouver le certificat de décès de sa tante, Genevieve (Nicole Forester). Mais celle-ci est décédée dans un hôpital psychiatrique surnommé Eloise, à la réputation sinistre suite aux exactions du brutal Dr. HH Greiss (Robert Patrick). Avec l'aide de Pia (Eliza Dushku), une habitante de la région, et de Scott (PJ Byrne), le frère attardé de celle-ci, passionné par l'hôpital, Jacob et son ami Dell (Brandon T. Jackson) s'aventurent dans l'hôpital sinistre, hanté par les souvenirs douloureux du passé...

Un film médiocre au possible, qui prend une bonne demi-heure avant de démarrer, et recycle alors tous les poncifs des films d'horreur se déroulant dans un asile abandonné (et il commence à y en avoir un bon paquet), avec des apparitions assez ratées, une tension absente, un éclairage stroboscopique constant et saoulant (pour simuler les éclairs, bien entendu), et des personnages creux et surjoués au possible (nan, mais entre le frangin attardé qui rit tout le temps, et le noir drogué criminel magouilleur qui débite des one-liners à la pelle, au secours)...

Et puis le film décide de laisser tomber l'asile hanté, pour plonger Dushku et Crawford dans un récit de déplacements temporels qui tente in extremis de donner du liant et de la profondeur à tout ce qu'on a vu jusque là. Seul problème : le film dans son intégralité est déjà, à la base, un récit en flashback sur une Dushku traumatisée interrogée par un policier, donc d'office, cela tue tout suspense quant à qui va survivre et qui va mourir.

Bref, ce n'est pas trop mal mis en images, mais c'est souvent involontairement drôle, les personnages sont idiots et sans intérêt, et tout le film manque cruellement de tension. On oublie.

1.5/6

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