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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2017 - 59 - The Triangle (2016)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Documentaire, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Triangle :

En 2012, David Blair, Adam Pitman, Adam Stilwell et Adam Cotton, quatre documentaristes, reçoivent une carte postale de Nathaniel Peterson, un ami porté disparu depuis trois ans : il a rejoint une communauté hippie, Ragnarok, installée en plein désert, et dirigée par Andrew Rizzo. Une fois sur place, l'équipe est accueillie à bras ouverts par une collectivité harmonieuse, normale et tranquille... du moins, au premier abord.

Un found footage américain qui pourrait se résumer, pendant une bonne heure, à Burning Man, the Movie : aucune tension, aucun élément d'horreur ou de fantastique, on se contente de découvrir cette communauté hippie assez typique, en cherchant çà et là où se trouve l'embrouille, où se trouve le mystère.

Formellement, le format est pourtant assez maîtrisé : pas de problème d'interprétation, ni de réalisme ou de crédibilité du mode found footage, le montage (occasionnellement en split-screen) est efficace, bref, il ne manque qu'un élément perturbateur pour que la sauce prenne.

Et quand l'élément arrive, au bout d'une heure, le résultat est inégal ; d'un côté, la montée en tension, les effets du phénomène, etc, sont assez réussis, mais de l'autre, le film finit par se conclure abruptement, par une queue de poisson qui fait dire au spectateur "tout ça pour ça ?".

Dommage, donc, car il y avait là les germes de quelque chose de plus prenant.

3/6 pour la forme et les intentions (en étant généreux, car j'ai bien conscience que le film risque de déplaire et de frustrer beaucoup de monde, et que ce n'est jamais vraiment de l'horreur pure et dure).

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 58 - The Belko Experiment (2016)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Belko Experiment :

Alors que leur journée de bureau ressemble à n'impprte quelle autre, 80 employés américains (John C. McGinley, Michael Rooker, Sean Gunn, Abraham Benrubi, David Dastmalchian, John Gallagher Jr., Tony Goldwin, etc) de Belko Corp, une entreprise située à Bogota, en Colombie, se retrouvent pris au piège de leur immeuble ; ils sont alors contraints de s'entretuer par une mystérieuse voix, sous peine de mourir les uns après les autres, au hasard, suite à l'explosion de puces qui leur ont été implantées.

Un film de Greg McLean, le réalisateur de Wolf Creek et de The Darkness, produit et écrit par James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie 1  et 2), et distribué par Blumhouse, ce qui lui a valu une certaine hype avant sa sortie, aux USA.

Dans les faits, malheureusement, cette hype n'était pas franchement méritée, tant le métrage déçoit : assez plat et premier degré, le film accumule les faiblesses d'écriture (personnages tous hyper-clichés et caricaturaux, dont on se moque qu'ils survivent ou non ; rythme bancal ; métaphore/propos assez basique sur la compétitivité en entreprise, entre autres), le manque d'efficacité (déroulement hyper basique ; morts sans impact ; récit prévisible), et les problèmes de budget (explosions et effets parfois assez fauchés ; astuces de réalisation cache-misère), et finit par s'avérer très décevant, et globalement dérivatif (Battle Royale vient forcément à l'esprit, Saw aussi, etc).

Heureusement, le film ne fait que 90 minutes, et bénéficie d'une distribution (partiellement) sympathique, ce qui lui permet d'être plutôt regardable, à défaut d'être réussi ou ludique.

2.25/6 dont 0.25 pour le logo d'ouverture Orion, qui rend forcément un peu nostalgique.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 57 - Sundown : La Guerre des Vampires (1989)

Publié le 26 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Western

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Sundown : La Guerre des Vampires (Sundown - The Vampire in Retreat) :

Menés par leur leader, Mardulak (David Carradine), un groupe de vampires paisibles est parti s'isoler dans la petite ville de Purgatory, au milieu du désert, où ils ne se nourrissent plus que d'un substitut artificiel de sang. Mais l'usine de sang connaît des problèmes, et Mardulak fait alors venir l'ingénieur de l'usine, David Harrison (Jim Metzler) et sa famille, pour tenter d'y remédier. Mais rapidement, les choses se compliquent lorsqu'un clan de vampires rivaux décide de détruire Mardulak et les siens, et que Robert Van Helsing (Bruce Campbell) arrive en ville...

Une comédie-western horrifique réalisée par Anthony "Hellraiser III & Waxwork" Hickox, et qui mélange vampires pacifistes, musique orchestrale façon western de Richard Stone, atmosphère ensoleillée et étouffante, chauves-souris vampires bavardes en stop-motion miteuse, Dracula, Bruce Campbell chasseur de vampires avec une moustache risible, fusillades, duels singuliers, et vampires qui s'affrontent en plein soleil ou à dos de cheval.

Pas inintéressant, en théorie, mais dans les faits, le tout est bien trop bordélique et décousu (ainsi qu'assez mal joué par la moitié de la distribution) pour vraiment convaincre : reste alors une comédie bancale, parfois amusante, typiquement 80s dans son approche décomplexée du genre, mais globalement assez inégale, et avec un petit quart d'heure de trop.

Un petit 3/6 (en étant généreux)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 56 - Life : Origine Inconnue (2017)

Publié le 25 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Life - Origine Inconnue (Life) :

À bord de la Station Spatiale Internationale, six astronautes (Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada, Ariyon Bakare, Olga Dihovichnaya) interceptent une sonde en provenance de Mars, et découvrent, parmi les échantillons ramenés de la Planète Rouge, une forme de vie primitive. Rapidement, celle-ci se développe, et parvient à se libérer à bord, faisant alors preuve d'une intelligence prédatrice des plus meurtrières...

Rien de vraiment original dans le concept de base de ce métrage (signé des scénaristes de Deadpool et de Bienvenue à Zombieland), qui est tout simplement une version d'Alien en mode réaliste, façon Gravity.

Néanmoins, le tout ne fonctionne pas trop mal, et s'avère une assez bonne surprise, pour peu qu'on ajuste ses attentes : techniquement, le métrage est réussi, entre l'apesanteur constante des personnages (tous bien campés), le plan-séquence d'ouverture est assez remarquable, et la créature (une sorte d'étoile de mer qui évolue de manière poulpesque) fait globalement illusion, même si son rendu numérique est parfois un peu trop regrettable.

Bref, rien que pour ça, le film mérite une bonne moyenne. Dommage cependant que le rythme du film soit assez inégal : entre le premier et le dernier tiers, il y a un ventre mou certain, tandis que la bestiole se promène à l'extérieur de l'ISS.

À l'identique, sur la fin, quand le tout vire à la destruction généralisée, le réalisateur se lâche sur les effets spéciaux, pour le meilleur et pour le pire (pas très fan des plans en vue subjective du monstre, clairement de trop, et l'amerrissage de la capsule est assez laid)... mais dans l'ensemble, bien que l'on se dise occasionnellement que les personnages auraient pu être un peu plus étoffés, ou que finalement, on n'est pas si loin, dans l'esprit ou dans le script, de certaines séries B des années 80/90, on finit par réaliser qu'on a passé un assez bon moment, aidé en plus par une durée relativement courte, d'une petite centaine de minutes à peine.

3.5 + 0.25 pour la toute fin "amusante" = 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 55 - Dead Awake (2016)

Publié le 25 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique

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Dead Awake :

À la mort de sa soeur jumelle Beth, Kate Bowman (Jocelin Donahue) décide d'enquêter sur la paralysie du sommeil dont celle-ci souffrait, et qui semblait la terrifier à un point impensable. Avec l'aide d'Evan (Jesse Bradford), le compagnon de Beth, Kate se rapproche alors d'un chercheur aux méthodes peu orthodoxes (Jesse Borrego), qui leur explique qu'une entité maléfique hante les nuits de certaines personnes, et menace leur vie dès qu'elles s'endorment...

L'un des créateurs de la franchise Destination Finale semble avoir vu le documentaire The Nightmare, et décidé qu'il était temps d'en faire un film d'horreur bas-de-gamme, lorgnant très fortement sur Les Griffes de la Nuit, mâtiné de The Ring (pour l'apparence de l'entité).

Autant dire que le résultat est donc exactement à la hauteur de ce à quoi on pouvait s'attendre à partir de ce postulat : un métrage assez fauché, soporifique (sans mauvais jeu de mots), mollasson, laid, qui ne produit jamais le moindre frisson, n'a aucune valeur ajoutée, et gâche gentiment le capital sympathie et le talent de Jocelin Donahue, qui a pourtant déjà fait ses preuves, et de Brea Grant, dans un petit rôle.

On a droit à tous les clichés, à tous les passages obligés, à toutes les scènes d'exposition maladroites, bref, à toutes ces choses qui font qu'une demi-heure à peine après le début du film, on s'ennuie déjà, tant on a l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois, en long, en large et en travers.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 54 - Eat Local (2017)

Publié le 24 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, UK

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Eat Local :

Après s'être débarrassés de l'un des leurs, qui avait dérogé à leurs règles, sept vampires se partageant le Royaume-Uni (Freema Agyeman, Charlie Cox, Vincent Regan, Tony Curran, Eve Myles, Lukaz Leong, Annette Crosbie) et étant réunis dans un village reculé décident qu'il est temps de remplacer le défunt par Sebastian Crockett (Billy Cook), à l'héritage gitan intéressant. Mais entre les otages locaux, les conflits de pouvoirs, la faim et une troupe de tueurs de vampires paramilitaires (parmi lesquels Nick Moran, Nicholas Rowe, et Mackenzie Crook), la nuit va s'avérer des plus agitées...

Comédie horrifique signée Jason Flemyng, dont c'est la première réalisation, Eat Local (autrefois Reign of Blood) est, pour faire simple, un film de potes, avec d'innombrables visages familiers du petit et du grand écran anglais, qui ont pour la plupart régulièrement travaillé avec Flemyng, et qui viennent s'amuser un peu avec ce mélange improbable entre action, horreur et comédie noire.

Seul problème, la mayonnaise de ce mélange très particulier ne prend pas particulièrement : c'est parfois assez maladroit dans l'écriture (les répliques de Cox sur les migrants, en début de film), parfois assez fauché et télévisuel, parfois décousu, le rythme est franchement médiocre, et dans l'ensemble, ce n'est ni assez drôle, ni assez dynamique, ni assez surprenant ou tendu pour convaincre dans l'une ou l'autre des catégories dans lesquelles le métrage semble vouloir jouer.

2.5/6 + 0.5 parce que toute cette petite bande m'est finalement assez sympathique

= un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 53 - Voice From The Stone (2017)

Publié le 24 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, Fantastique, Drame, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Voice From The Stone :

En Toscane, dans les années 50 , Verena (Emilia Clarke), une gouvernante, arrive dans le luxueux manoir gothique de Klaus (Marton Csokas), un sculpteur endeuillé, et de son fils Jakob (Edward Dring). Ce dernier refuse en effet de parler depuis la mort de sa mère Malvina (Caterina Munro), et Verena pense pouvoir le sortir de cette torpeur ; mais Jakob est persuadé d'entendre sa mère lui parler au travers des murs de leur demeure, et Verena, elle, commence à lentement prendre la place de la défunte dans la vie des survivants...

Adaptation d'un roman italien par un réalisateur quasi-débutant, ancien responsable des cascades sur de nombreux films (notamment pour Kevin Smith), ce Voice From The Stone se veut un thriller surnaturel et gothique dans la droite lignée du Tour d'Écrou/Les Innocents/Les Autres, Crimson Peak et autres Rebecca... et il faut bien avouer que, visuellement parlant, ça fait plutôt bien illusion : la composition des plans est très réussie, la photographie met bien en valeur tous les décors, et brume et pénombre participent à cette ambiance gothique tant recherchée.

À l'identique, Emilia Clarke est une présence assez attachante (à défaut de jouer de manière particulièrement subtile)... mais malheureusement, l'intérêt du métrage s'arrête là.

En effet, le reste de la distribution ne fait pas très forte impression (pas aidée par une direction d'acteurs assez sommaire), et surtout, le scénario est affreusement soporifique : le rythme est inexistant, la tension encore moins présente, et en 90 minutes à peine (tout compris), le film ne parvient jamais à se cristalliser dans une direction ou une autre... mais par contre, il parvient à placer de la nudité et du sexe totalement gratuits, et amenés à la truelle.

De la même manière, le revirement psychologique des personnages apparaît ainsi un peu forcé et précipité, trahissant la gestion discutable de leur caractérisation et du rythme global du film, et lorsque les dix dernières minutes tentent de semer le doute dans l'esprit du spectateur, elles ne parviennent qu'à paraître confuses et inabouties, et ne sont jamais vraiment convaincantes.

Un bon gros bof, donc, jamais particulièrement original ni satisfaisant en tant que drame psychologique, en tant que film fantastique, ou en tant que romance gothique. Mais au moins, c'est bien filmé.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 52 - Le Vampire de ces Dames (1979)

Publié le 23 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Le Vampire de ces Dames (Love at First Bite) :

Expulsé de son château par le gouvernement communiste, Dracula (George Hamilton) décide de partir s'installer, en compagnie de Renfield (Arte Johnson), à New York City, où il s'entiche de la belle Cindy Sondheim (Susan Saint James). Mais le fiancé de Cindy, Jeff (Richard Benjamin) est le descendant de Van Helsing, et il est bien décidé à marcher dans les pas de son ancêtre...

Une parodie assez datée et mollassonne de l'histoire de Dracula, remise au goût du jour (enfin, de la fin des années 70), avec une distribution qui cabotine allègrement (le Leslie Nielsen de Dracula Mort et Heureux de l'Être n'est pas loin) pour le meilleur et pour le pire, un humour pas très finaud ou inspiré, une bande originale sympathique de Charles Bernstein, et des péripéties très prévisibles, y compris dans les clichés de l'époque (les immigrants, les blacks funkys, les gays, le disco, etc).

Dans l'ensemble, un film relativement inoffensif mais particulièrement plat, et qui, s'il fonctionne même par moments, n'a toutefois pas le rythme nécessaire pour rester intéressant sur la durée.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 51 - My Best Friend is a Vampire (1987)

Publié le 23 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

My Best Friend is a Vampire :

Lycéen comme les autres vivant à Houston, Jeremy Capello (Robert Sean Leonard) voit sa vie bouleversée lorsqu'en livrant des courses dans une maison inconnue, il est transformé en vampire par son occupante. Coaché dans sa nouvelle vie par le mystérieux Modoc (Rene Auberjonois), Jeremy s'adapte vite à ses nouveaux pouvoirs, et se confie à son meilleur ami, Ralph (Evan Mirand)... mais ce dernier finit par devenir la proie de deux chasseurs de vampires incapables, McCarthy (David Warner) et son assistant Grimsdyke (Paul Wilson)...

Une teen comedy fantastique typique des années 80 de son générique de début à son générique de fin, et débordant tellement de clichés 80s que l'on frôle régulièrement l'overdose.

D'autant qu'au final, le script est ultra-balisé, recyclant bon nombre de passages imposés du genre (on pense à Teen Wolf, sorti deux ans plus tôt ; ou encore, il y a le quiproquo inévitable entre vampirisme et homosexualité, qui est tellement prévisible et téléphoné qu'il fait lever les yeux au ciel), que le tout ronronne très rapidement, est assez mal rythmé, et surtout, plus problématique, que c'est assez mal interprété, Auberjonois excepté : tout le monde est occasionnellement faux ou en surjeu, y compris Warner, et il est difficile de vraiment voir dans My Best Friend (...) autre chose qu'un produit de son temps, médiocre et instantanément oubliable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #609 : Fire City - End of Days (2015)

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Horreur, Thriller, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fire City - End of Days :

Dans l'immeuble miteux de L.A. où il vit, Atum Vine (Tobias Jelinek), un démon désabusé, tente de faire respecter l'équilibre entre les humains et les démons qui y cohabitent, sans que les premiers aient la moindre idée de l'identité réelle des seconds, qui se nourrissent de leur malheur. Mais lorsque les humains retrouvent étrangement le bonheur, et que les démons commencent à souffrir de la faim, Cornelia (Danielle Chuchran) leur explique que l'équilibre est rompu, et risque de provoquer la fin de leur espèce. À Vine de résoudre le mystère de ce phénomène, visiblement lié à Sara (Keely Aloña), une adolescente maltraitée que le démon a sauvé...

Un film fantastique pseudo-noir financé via Kickstarter, et conçu par Tom Woodruff Jr., spécialiste en maquillages et costumes ayant oeuvré auprès des plus grands.

Et forcément, les créatures et le rendu visuel des personnages sont la grande réussite de cette production au budget microscopique : ces démons sont, pour la plupart, dignes de bonnes productions télévisées, voire même, n'auraient pas dépareillé dans un Cabal.

Malheureusement, c'est le reste de la production qui souffre le plus de l'économie de moyens de ce projet : le script est inutilement tordu et mystérieux, la post-synchronisation assez bancale, tout comme le rythme et la structure, l'esthétique et le ton pseudo-noir & dépressif paraissent souvent forcés, et l'interprétation est assez inégale - autant Jelinek et Danielle Chuchran (encore elle) se donnent à fond dans leurs personnages, autant les seconds rôles sont souvent nettement plus faibles.

Cela dit, même si le tout est assez confus, décousu, et que les limites du projet et de son budget sont rapidement évidentes, l'ambition générale et le savoir-faire des maquilleurs donnent envie d'être indulgent.

Je monte donc mon 2.5 jusqu'à un (minuscule) 3/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Little Witch Academia (2013-2017)

Publié le 21 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Cinéma, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Animation, Japon, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Franchise animée japonaise, produite par le studio Trigger, et conçue par l'animateur Yō Yoshinari, Little Witch Academia narre les aventures de la jeune Akko, une jeune Japonaise colérique et débordant d'énergie qui, inspirée par la sorcière Shiny Chariot, intègre la fameuse Luna Nova Magical Academy, pour y faire des études de magie.

Là, elle y côtoie de nombreuses élèves, dont elle est plus ou moins proche : Lotte, une Finlandaise rousse discrète ; Sucy, une Philippine excentrique qui concocte des potions improbables et dangereuses ; Amanda, une Américaine rebelle ; Constanze, une Allemande bricoleuse ; Jasminka, une Russe gourmande et bien-portante ; et Diana, une étudiante studieuse et sérieuse, issue d'une famille anglaise noble...

Et tandis que Akko tente, tant bien que mal, de poursuivre ses études magiques, elle s'efforce aussi de marcher dans les traces de Shiny Chariot, qui a mystérieusement disparu, mais qui pourrait bien se cacher sous les traits de la discrète Mme Ursula, enseignante à l'école...

Lancée en 2013, dans le cadre du Young Animator Training Project's Anime Mirai 2013 (un programme cherchant à développer les talents prometteurs du monde de l'animation japonaise), la franchise LWA a commencé sous la forme d'un court-métrage de 23 minutes, diffusé dans les salles japonaises, puis sur le web.

Little Witch Academia (2013) :

Étudiante à la Luna Nova Magical Academy, Akko n'est pas la meilleure des élèves. Néanmoins, au cours d'une chasse au trésor dans les souterrains de l'école, elle découvre le Shiny Rod, un instrument magique ayant appartenu à la mythique Shiny Chariot. Et lorsqu'un dragon absorbant la magie est malencontreusement libéré par Diana, l'une des élèves de l'Académie, c'est à Akko, Lotte et Sucy de l'arrêter, avec l'aide du Shiny Rod...

Un petit court-métrage qui, après un prologue façon origin-story d'Akko, embraye directement sur l'univers, en nous plongeant dans le fonctionnement de l'école, et en esquivant quelques clichés pourtant inhérents à ce type d’œuvre très dérivatif : on est clairement dans Harry Potter + Amandine Malabul, on y retrouve beaucoup d'archétypes... mais le métrage sait les manier avec précaution, ce qui augure du meilleur.

Et puis, bien sûr, niveau visuel, c'est superbe : c'est coloré, c'est chatoyant, c'est ludique, c'est dynamique, l'animation sait se faire cartoonesque lorsqu'il le faut (avec une influence occidentale indéniable çà et là), et la direction artistique est très réussie, souvent adorable, et toujours attachante. Pour l'instant, ça commence bien (et la musique orchestrale est un plus non négligeable).

Little Witch Academia : The Enchanted Parade (2015) :

Punies suite à une bêtise, Akko, Sucy et Lotte n'ont pas le choix : soit elles acceptent de s'occuper du char représentant l'Académie lors de la Grande Parade municipale, soit elles sont renvoyées. Contraintes de faire équipe avec trois autres étudiantes turbulentes, Amanda, Constanze et Jasminka, les jeunes filles finissent par se disputer, mais lorsqu'un géant maléfique est réveillé par des enfants, toutes les sorcières doivent se serrer les coudes pour sauver la ville...

Suite au succès et à la popularité de la première OAV, l'équipe a remis le couvert en 2015 pour un second épisode d'une cinquantaine de minutes, partiellement financé via Kickstarter.

Une Parade Enchantée qui a toutes les qualités du métrage précédent, avec en prime de nouveaux personnages attachants, un univers qui est développé par petites touches, un visuel toujours plus enchanteur, une animation dynamique (les scènes d'action sont spectaculaires), et un refus du manichéisme qui fait plaisir (Diana est ainsi tout sauf une Ethel Hallow ou une Draco Malfoy-bis, et a déjà plus de personnalité que ces derniers).

Seul bémol, le bref passage magical girl, finalement assez superflu dans sa forme.

Little Witch Academia, saison 1 (2017) :

Une saison de 25 épisodes, diffusés dans le reste du monde par Netflix, et qui reprennent les aventures de la jeune Akko depuis le début, réinventant les événements de la première OAV (d'ailleurs, je préférais la découverte originale du Shiny Rod, plutôt que cette version "on se promenait dans la forêt, et soudain, on a trouvé cet objet", quand bien même cela participe logiquement aux enjeux de la saison), et développant l'univers de LWA au rythme d'un épisode/une aventure.

Alors certes, série d'animation oblige, le résultat visuel est parfois légèrement en dessous de celui des OAVs, forcément plus travaillées, mais la magie opère toujours, et le fait d'avoir nettement plus d'espace et de temps pour développer les choses permet à la production d'en rajouter dans tous les sens : plus de personnages secondaires (Ursula/Chariot, notamment, mais aussi les autres enseignantes, Croix et compagnie), plus de créatures amusantes, plus de sorts improbables, et plus de mésaventures en tous genres.

La saison est ainsi divisée en deux moitiés distinctes : la première est principalement composée d'épisodes indépendants, retraçant les premières étapes de l'année scolaire de Akko, et ses mésaventures maladroites.

On retrouve là tous les passages obligés du concept de l'école de magie, que ce soit chez Potter ou Malabul : les examens, les cours de balais, les sorts ratés, la compétition sportive, etc... avec en prime une jolie touche d'absurde et de fantaisie, comme avec la coquatrice de l'épisode d'ouverture, Fafnir le dragon créancier boursicoteur, l'épisode spécial fandom, le professeur-poisson, ou encore ce grand n'importe quoi dans l'esprit de Sucy (qui permet aux animateurs de se lâcher totalement).

Le tout culminant à l'occasion d'Halloween (forcément), lorsque le trio d'héroïnes parvient à surprendre tout le monde grâce à leur approche peu orthodoxe de la magie.

En parallèle, on devine quelques pistes plus intrigantes, puisque Diana enquête sur l'avenir de la magie (de moins en moins populaire et puissante), et Akko, elle, comprend sa destinée lorsque Ursula, l'enseignante maladroite, la prend sous son aile ; dans l'ensemble, les dix-douze premiers épisodes sont divertissants et attachants, mais finalement assez anecdotiques.

Et puis, à l'approche de la mi-saison, la série commence à développer sa trame globale, alors même qu'arrive l'antagoniste principale, Mme Croix, une sorcière mêlant magie et technologie 2.0.

Sur cette seconde moitié de saison, je suis plus mitigé.

Sur le fond, l'arc narratif d'Akko, qui doit parvenir à illuminer les sept "Feuilles d'Arcturus" (les pierres précieuses du Shiny Rod) en faisant preuve des sept qualités essentielles d'une vraie sorcière, est loin d'être inintéressant ; certes, on passe occasionnellement par des moments un peu agaçants (l'impatience et le caractère d'Akko, notamment, en frustreront plus d'un), mais dans l'ensemble, cela se marie bien avec le propos de la série sur la magie, depuis le début de la série : la magie se meurt, et seule Akko peut réveiller le Grand Triskèle, source absolue de magie, pour redonner aux sorcières et au monde le merveilleux dont ils ont tant besoin.

Non, le vrai problème, pour moi, c'est que Croix, la grande "méchante", ne m'a jamais convaincu. Entre son look improbable, ses Rumbas volants, ses pouvoirs technologiques bancals, ses plans dignes de mauvais Docteur Who ("je vais voler les émotions négatives de tous les humains en les mettant en colère à propos d'un match de foot, et en aspirant leurs émotions grâce à une application pour smartphone, et je serai toute puissante !!") contrôlés depuis une tablette tactile, et ses motivations un peu faiblardes (elle est simplement jalouse de ne pas avoir été choisie par le Shiny Rod), Croix n'est pas particulièrement intéressante, en soi.

Et son omniprésence durant la seconde moitié de saison affaiblit celle-ci plus qu'elle ne la renforce. C'est dommage, parce qu'à part ça, on a droit à plusieurs épisodes sympathiques : je pense notamment au double épisode chez Diana (qui développe très joliment celle-ci et ses relations avec Akko), au passage en Laponie (totalement non-sensique), ou encore à la Chasse Céleste qui se transforme en combat de méchas (!).

Non seulement Diana bénéficie vraiment d'un développement poussé, mais il en va de même pour Chariot, dont la quête est retracée par de nombreux flashbacks au cours de la deuxième moitié de saison : ça fonctionne, même si on peut regretter que, dans sa version Ursula, Chariot finisse par être une super-héroïne capable des acrobaties les plus improbables. C'est une sorcière, d'accord, mais par moments, on tombe dans de l'anime totalement débridé, ce qui a ses limites.

Heureusement, malgré les faiblesses de Croix, et l'inintérêt chronique de toute la sous-intrigue bavarde centrée sur les hommes politiques (et sur Andrew, le fils de l'un d'eux), la série finit par vraiment monter en puissance sur la toute fin, et par utiliser un toutéliage agréable pour livrer une conclusion vraiment explosive : on a ainsi droit à une poursuite ébouriffante entre un missile destructeur et les sorcières chevauchant un méga-balais à étages multiples, ce qui permet aux animateurs de tirer toutes leurs cartouches, pour assurer un final épique au possible...

... un final qui, malheureusement, se déroule partiellement sur fond de j-pop insipide (qui sert par ailleurs de générique à la série).

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Mais dans l'ensemble, Little Witch Academia s'avère une série d'animation familiale des plus appréciables, dans le genre.

Ce n'est pas parfait, loin de là : non seulement c'est gentiment dérivatif, mais il y a aussi des défauts inhérents à ce type de production et de concept (le personnage principal, Akko, reste un personnage polarisant, et si on la déteste (elle et son statut d'élue), ou si l'on est trop cynique pour adhérer au "pouvoir magique de l'amour et de l'amitié", il est probable que la série devienne rapidement agaçante, d'autant que la seconde moitié de la saison se prend nettement plus au sérieux (et met un peu de côté certains personnages secondaires), et que l'écriture n'est pas toujours maîtrisée (ça vire régulièrement à l'exposition très/trop verbeuse).

Mais si on se laisse porter, l'univers est attachant, avec un récit parfois touchant, occasionnellement très spectaculaire, et toujours sympathique.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 50 - Arac Attack, les monstres à huit pattes (2002)

Publié le 20 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Arac Attack (Eight Legged Freaks) :

Lorsque des araignées domestiques sont nourries par inadvertance avec des insectes irradiés, elles commencent à muter, et à prendre des proportions gigantesques. Bientôt, la petite ville de Prosperity, dans l'Arizona, devient le terrain de chasse de ces créatures intelligentes, au grand dam de ses habitants, au nombre desquels le Shérif Samantha Parker (Kari Wuhrer), ses enfants (Scarlett Johansson & Scott Terra), et Chris (David Arquette), récemment revenu dans sa bourgade natale...

Une comédie horrifique ultra-attachante, que j'aime me repasser régulièrement, tant tout y est fait avec une bonne humeur et une décontraction assez typiques des origines de son réalisateur/scénariste, un Néo-Zélandais.

La bande-originale de John Ottman, notamment, est un véritable plaisir à écouter, à la fois ludique, dynamique et second degré, et elle complimente parfaitement ce métrage parodique à la limite du cartoon, à la distribution sympathique, aux bruitages hilarants (les araignées sont ici des Gremlins, ni plus ni moins, et sont aussi expressives que ces derniers) et aux effets spéciaux réussis.

Est-ce que c'est parfaitement maîtrisé de bout en bout ? Pas forcément : le film aurait probablement bénéficié de 5 à 10 minutes de moins. Mais comment détester un métrage dans lequel une araignée passe à l'attaque en se laissant glisser le long d'un câble, et en lâchant un "YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH" insectoïde des plus jouissifs ?

4.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 49 - C'est La Fin (2013)

Publié le 20 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie

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C'est la Fin (This Is The End) :

Alors qu'il rend visite à son ami Seth Rogen, à Los Angeles, l'acteur canadien Jay Baruchel finit chez James Franco, où se tient une fête colossale regroupant de nombreuses stars hollywoodiennes, de Jonah Hill à Michael Cera, en passant par Rihanna, Emma Watson, ou encore Craig Robinson. Mais ce soir là, c'est aussi le soir du Jugement Dernier, et pendant que la majeure partie de la planète est dévorée par les flammes ou monte au Paradis, les quelques acteurs survivants se retranchent dans la demeure de Franco, pour tenter de survivre à l'Apocalypse...

Une comédie horrifique écrite et produite par la bande de Seth Rogen, avec d'innombrables apparitions de tous les compères de ces derniers, généralement victimes de sorts peu enviables lorsque se déclenche l'Apocalypse.

Et c'est bien là que se trouve l'intérêt principal du film : dans ses caméos, et dans les effets spéciaux utilisés pour mettre en scène la fin du monde, à base de démons en tous genres, de flammes, de séismes, de chiens démoniaques, et de pénis gigantesques en lave fumante...

Parce qu'à côté, on est clairement dans un film typique de cette petite bande, avec tout ce que ça comporte de défauts : improvisation constante, humour graveleux, drogues, rythme bancal (facilement 15 minutes de trop, et un rythme en dents-de-scie, avec un gros ventre mou passée la première demi-heure) et acteurs en roue libre.

Sans compter le budget (32 millions !) apparemment pas si confortable que ça, qui fait que le film se transforme rapidement en film de siège/huis-clos de studio un peu redondant, aux décors extérieurs un peu fauchés (dès qu'un personnage ouvre une porte pour sortir de la maison, on n'y croit plus).

Dans l'ensemble, cependant, on ne s'ennuie pas trop, pour peu que l'on ne soit pas trop allergique à cette bande de potes qui ont clairement conçu ce métrage lors d'une soirée ganja, et l'ont tourné pour se faire plaisir.

Ça ronronne souvent, c'est plus ou moins amusant, et ça ne marquera pas forcément les esprits... mais ce n'est pas forcément désagréable. Comme Votre Majesté, en fait.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 48 - The Wolfman (2010)

Publié le 19 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, Drame, Histoire

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The Wolfman :

Lawrence Talbot (Benicio Del Toro), un acteur, retourne dans le manoir familial après des années d'absence, suite à la mort de son frère. Là, il apprend l'existence d'une créature sanguinaire, un loup-garou, qui hante les environs du manoir, et, bien décidé à protéger Gwen (Emily Blunt), la fiancée de son frère, et leur père (Anthony Hopkins), il décide de se confronter à la créature...

Un remake (signé Joe Johnston) du film de 1941, et qui m'a toujours laissé particulièrement dubitatif, que ce soit dans sa version ciné de 95 minutes, ou dans la version longue de deux heures.

Une partie des problèmes que j'ai avec le film provient clairement de la genèse ultra-compliquée du métrage, à base de changement de réalisateur, de remontages et délais successifs, de changements de compositeur, de conflit studio/réalisateur, etc : tout le development hell que le film a subi se retrouve clairement dans le produit fini, qui a clairement le postérieur entre deux chaises, tant au niveau du script, que du rythme ou du montage (parfois abrupt, et semblant manquer de transitions indispensables).

Mais il y a aussi des choix artistiques qui ne m'ont pas franchement convaincu.

Johnston est un réalisateur compétent, mais il n'a pas vraiment de style propre : ici, il a trop souvent recours à certaines ficelles de réalisation assez pataudes (avec notamment des scènes à base de double jump scares télégraphiés) et à des effets de réalisation assez peu inspirés (par exemple lors des hallucinations et autres rêves) ; et visuellement, le film est délibérément très terne et brumeux, afin d'instaurer une ambiance gothique rendant hommage au cinéma d'épouvante d'autrefois.

Le seul souci, c'est qu'il y a quelque chose de trop moderne dans le rendu visuel du film, dans son format, dans sa texture, qui fait que j'ai régulièrement eu l'impression de me retrouver devant une production télévisuelle anglais (façon BBC) au budget confortable, mais pas devant un film de cinéma.

J'ai bien conscience que c'est très subjectif, mais lorsque l'on ajoute à cela une distribution peu concernée (Hopkins fait du Hopkins en mode mineur, Del Toro est en pilotage automatique, Blunt est effacée, inexistante et parfois fausse... reste Hugo Weaving, qui s'impose malgré son rôle assez limité), un script cousu de fil blanc, des effets inégaux (certaines créatures numériques et effets de transformation ont un rendu assez moyen, les doublures numériques et les mouvements des garous sont parfois ratés) et une bande sonore peu mémorable (que ce soit la musique d'Elfman, ou les bruitages, comme par exemple le hurlement des garous), on se retrouve avec un long-métrage appliqué, gentiment sanglant, mais particulièrement insipide, transparent, et vraiment oubliable.

2.25/6, dont un demi-point juste pour le final dans la demeure en flammes.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 47 - Amigo Undead (2015)

Publié le 19 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

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Amigo Undead :

Conseiller financier rangé et bien sous tous rapports, Kevin Ostrowski (Randall Park) accepte de rejoindre son frère adoptif, Norm (Steve Agee), un glandeur invétéré, pour fêter l'anniversaire de ce dernier en compagnie de ses amis... en faisant du camping au milieu du désert. Mais lorsque Jovan (Ed Galvez), l'un des amis de Norm, décède accidentellement, les campeurs décident de l'enterrer au milieu de nulle part : sans le savoir, ils déclenchent ainsi une malédiction indienne, et Jovan revient alors d'entre les morts, possédé par une entité malfaisante...

Une zombie comedy indépendante signée Ryan Nagata, et à la distribution qui n'est pas désagréable (Agee, Park, Jeff Bryan Davis), mais au récit qui peine à réellement convaincre.

Le vrai problème, en fait, c'est que le script prend beaucoup trop son temps : plus de 30-35 minutes avant l'arrivée du surnaturel, et ensuite, le zombie/possédé n'apparaît que très ponctuellement, puisque le film dérive en des rencontres successives (et pas forcément hilarantes) entre les protagonistes et certains personnages secondaires déjantés.

Un film au rythme peu maîtrisé, donc, mais qui retrouve paradoxalement un peu d'énergie et de punch à la toute fin, lorsque le vieil Indien et sa fille interviennent enfin : là, le film retrouve son sens de l'humour, de l'absurde et du grand n'importe quoi.

Un peu trop tard, malheureusement.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 46 - A Dark Song (2016)

Publié le 18 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique

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A Dark Song :

Traumatisée par le meurtre de son fils, Sophia (Catherine Walker) loue une demeure au fin fond du Pays de Galles, et engage Joseph Solomon (Steve Oram), un occultiste, afin d'accomplir avec lui, en ces lieux, un rituel particulièrement complexe, visant à contacter un ange gardien, et à se venger ainsi du meurtrier de son enfant...

Premier long-métrage de Liam Gavin, réalisateur irlandais et ancien storyboardeur (notamment sur Evil Aliens), ce film a connu un certain succès en festival, et est déjà qualifié de "meilleur film d'horreur de 2017" (*soupir*) mais il faut bien avouer qu'il n'a pas grand chose de véritablement horrifique : pas de peur, pas de jump scares, pas de tension, mais simplement une ambiance pesante, pour un film relativement bien filmé et particulièrement intéressé par les rituels en tous genres, décrits en long, en large et en travers.

Ce qui n'est pas forcément inintéressant, et permet de développer métaphoriquement le cheminement psychologique de Sophia et de son deuil ; malheureusement, A Dark Song a un gros problème de personnages, car Sophia comme Solomon sont assez antipathiques.

C'est délibéré, mais ça n'en fait pas pour autant des protagonistes très intéressants à suivre, d'autant que leurs réactions et décisions sont souvent assez agaçantes pour le spectateur.

En fin de compte, comme ce qu'il montre à l'écran, le métrage se résume à énormément de mise en place et de préparation, pour un résultat final très particulier, qui ne laissera pas insensible, en bien comme en mal.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 45 - The Devil's Candy (2015)

Publié le 18 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

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The Devil's Candy :

Famille métalleuse heureuse et décontractée, les Hellman (Ethan Embry, Shiri Appleby, Kiara Glasco) s'installent dans une nouvelle demeure, soldée pour cause de morts entre ses murs. Là, Jesse, le père artiste peintre, retrouve l'inspiration et, inspiré par des murmures et des voix, commence à peindre des toiles sinistres et macabres. Mais lorsque Ray (Pruitt Taylor Vince), le fils du couple décédé dans cette maison, refait surface, hanté par ces mêmes murmures qui le poussent à tuer, et à s'intéresser à la fille de Jesse, la situation vire rapidement au drame...

Raaaah, quel film frustrant.

Frustrant, parce que quasiment toutes les pièces sont réunies pour faire un excellent film de genre à tendance métal, à commencer par cette famille ultra-attachante, que ce soit Embry, sec, découpé, à l'apparence quasi-animale et christique, Appleby, plus rangée et sage, toute en contraste, et la petite Kiara Glasco, déjà excellente dans la série Copper. Une famille on-ne-peut-plus métal, crédible et sympathique, qui dès le début du film, donne envie de les suivre dans leurs mésaventures.

La réalisation, ensuite, stylisée, tour à tour subtile et maline, ou plus brute de décoffrage, parvenant à très bien instaurer une ambiance malsaine, en s'appuyant sur un travail sonore intéressant, et sur un score métalleux de Sunn O))). Et justement, ce travail sonore, ces murmures sataniques qui hantent deux personnages, et qui semble orienter le film dans une direction ouvertement surnaturelle et démoniaque... tout ça fonctionne très bien.

Au fil du métrage, la tension monte progressivement, aidée par un montage habile et parallèle des exactions de Ray, et du travail artistique de Jesse. On s'attend à quelque chose de malsain, on voit des sous-intrigues potentielles apparaître, etc... et puis arrive le dernier quart d'heure (le film dure à peine 70 minutes, avec du Metallica en prime pour le générique de fin), et là, le métrage s'essouffle soudain, finissant par donner une impression d'inabouti, comme s'il avait subi des coupes imprévues faute de budget.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir prévenu plus tôt, par la bouche d'un pasteur télévisé : dans ce film, le diable n'est pas un démon cornu, c'est le mal qui vit au coeur des hommes... et donc, le métrage de délaisser, dans son dernier quart d'heure, les murmures sataniques et l'influence du Malin, pour se résumer à un film de siège un peu trop bourrin, opposant la famille de Jesse à Ray, en mode assaut frontal sur la maison.

Soit.

Le fantastique se trouve alors relégué au second, voire troisième plan, et le film devient plus simpliste, succombant à un incendie beaucoup trop numérique (malgré quelques plans assez réussis à base de Flying V) pour convaincre, et à une confrontation frustrante de brièveté.

Vraiment dommage que le soufflé retombe autant sur la fin, mais cette maladresse n'est pas forcément surprenante : au fil du film, rien qu'en remarquant les noms des personnages et des lieux (Hellman, Smilie, Belial, Shelter...), on pouvait deviner que la finesse et la subtilité ne seraient pas forcément toujours au rendez-vous... mais ça reste néanmoins frustrant.

3.75/6, tout de même, pour l'atmosphère et la distribution.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 44 - We Go On (2016)

Publié le 17 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

We Go On :

Phobique et craignant la mort plus que tout, Miles Grissom (Clark Freeman) cherche un sens à son existence. Il décide alors d'offrir une somme considérable à quiconque serait capable de lui prouver l'existence de l'au-delà, ou d'une force paranormale justifiant une vie après la mort. Aux côtés de sa mère Charlotte (Annette O'Toole), Miles va alors passer en revue tous les voyants et autres excentriques de Los Angeles, à la recherche de l'indicible...

Un métrage fantastico-horrifique écrit et produit par le duo à l'origine de Yellowbrickroad (chez nous Le Chemin sans retour, un film abscons et assez raté), et qui vaut principalement pour sa mini-réunion de Smallville, puisque le film met en scène, dans des rôles variés, Annette O'Toole, John Glover et Cassidy Freeman (soeur de l'acteur principal, qui était déjà avec lui dans Yellowbrickroad).

Ça fait toujours plaisir de revoir des visages familiers, et pas les plus mauvais, d'ailleurs, puisque si Glover et Freeman n'ont que des petits rôles, Annette O'Toole a l'un des rôles principaux, et s'avère, de par sa seule présence, son charisme, et sa nonchalance (son personnage forme un duo assez amusant, façon buddy movie, avec  son fils), l'un des points vraiment positifs du film.

Malheureusement, le reste du métrage est assez inégal et frustrant, puisque ne semblant pas vraiment savoir sur quel pied danser : au début, on pense à quelque chose dans la lignée de La Possession de Michael King, avec un défilé de voyants improbables, un ton assez décontracté, et un certain recul sur le genre.

Puis, quand le surnaturel arrive (de manière assez téléphonée, malheureusement), on se dit que ça va commencer à devenir plus tendu... mais pas du tout : les jump scares tombent à plat, et le film ne crée pas de véritable ambiance, préférant suivre de manière un peu décousue la quête de sens et de réponses de ce protagoniste qui se découvre médium, hanté par tous les esprits qui l'entourent.

Une quête résignée qui aurait pu déboucher sur quelque chose d'intéressant, mais qui en fait tourne à vide, et se finit de manière quelconque et peu originale, en plus de manquer d'un interprète principal totalement convaincant pour incarner son protagoniste déjà peu attachant.

Regardable, mais décevant, et pas assez abouti pour être satisfaisant.

2.5/6 en étant indulgent : remplacez Annette O'Toole par une autre actrice moins assurée et sympathique, et c'est facilement un point de moins.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 43 - Be Afraid (2017)

Publié le 17 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Be Afraid :

Peu de temps après son arrivée dans une petite ville de Pennsylvanie, la famille Chambers (Brian Krause, Jaimi Paige, Jared Abrahamson et Michael Leone) est confrontée à des phénomènes étranges et à des présences menaçantes. Rapidement, la famille découvre que les silhouettes sombres qui hantent ses nuits sont liées à un tunnel tout proche, creusé à flanc de montagne, et à de nombreuses disparitions d'enfants dans le secteur...

Un petit film indépendant horrifique assez frustrant, car n'étant pas dénué de qualités : le réalisateur (issu du monde des documentaires/packages sportifs) a un oeil assuré,  la composition des plans est efficace, la photographie et l'éclairage sont travaillés, le score musical est compétent, et dans l'ensemble, ça joue plutôt juste (excepté Grevioux, qui ne fait pas vraiment dans la subtilité)...

Malheureusement, le script est assez faible, pas assez clair et structuré, et souffre de beaucoup trop de passages à vide et de pistes abandonnées pour être convaincant.

En résulte un gros manque global de tension, ce qui est assez dommage, puisque ponctuellement, le métrage fonctionne, le temps d'une scène ou deux, avec ces créatures étranges et "goudronneuses".

Mais les points faibles sont vraiment trop présents pour être compensés par les qualités de production, et on peine vraiment à se passionner pour le tout.

2.5/6 - 0.25 pour la fin qui nous refait Silent Hill = 2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 42 - 5 Fantômes en Terminale (2012)

Publié le 16 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse, Espagne

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

5 Fantômes en Terminale (Ghost Graduation/Promoción Fantasma) :

Depuis son adolescence, Modesto (Raúl Arévalo) est capable de parler et d'interagir avec les esprits errants, mais s'est persuadé que ces derniers ne sont qu'une manifestation d'une maladie psychiatrique. Cependant, lorsqu'il arrive dans un nouveau lycée en tant qu'instituteur remplaçant, il découvre que l'établissement est hanté par cinq élèves (Jaime Olías, Àlex Maruny, Anna Castillo, Javier Bódalo & Andrea Duro) décédés dans un incendie, et qu'il est peut-être le seul à pouvoir les faire passer dans l'au-delà... en leur permettant de décrocher leur bac !

Une comédie fantastique espagnole assez anecdotique, mais tout à fait regardable, à mi-chemin entre un Breakfast Club (heureusement, l'hommage à John Hughes n'est pas trop lourd ou appuyé) et un Sixième Sens déconneur, à l'humour potache et pas très subtil, et au rendu visuel malheureusement un peu trop terne pour son propre bien.

Un peu plus de fantaisie, de mordant et d'inspiration auraient été les bienvenus, le rythme est un peu pépère, et le tout est très balisé, mais pour être totalement franc, en comparaison des tentatives françaises dans le genre (cf le film chroniqué hier), c'est un bon niveau au dessus, même avec tous ces défauts...

Un minuscule 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 41 - Don't Kill It (2017)

Publié le 16 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Action, Halloween

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Don't Kill It :

Lorsqu'une entité démoniaque meurtrière passant de corps en corps fait un massacre dans la bourgade de Chickory Street, dans le Mississippi, Jebediah Woodly (Dolph Lundgren), un chasseur de démons bourru et sarcastique doit faire équipe avec Evelyn Pierce (Kristina Klebe), du FBI, pour chasser la créature...

Mike Mendez, réalisateur de ce Don't Kill It, s'était initialement fait remarquer avec son Le Couvent, un film à petit budget à l'énergie et au second degré qui n'étaient pas sans rappeler les débuts de Raimi ou de Jackson.

Profanations, son second film passé plus inaperçu, était un peu plus sérieux, mais pas tant que ça, puisqu'il finissait par être une sorte de Scooby-Doo décomplexé, toujours assez agréable à suivre.

Ensuite, malheureusement, Mendez s'est un peu perdu, travaillant toujours avec des budgets microscopiques : si son segment de Tales of Halloween était très sympathique, ni Big Ass Spider! ni Lavalantula (pour Syfy) n'étaient particulièrement convaincants.

Et ici, malheureusement, cette association avec Lundgren ne fait pas vraiment d'étincelles : pendant plus de 50 minutes, on se retrouve devant un thriller vaguement démoniaque, qui lorgne pas mal sur Le Témoin du Mal, avec un Dolph sarcastique qui prend des poses et joue en pilotage automatique, quelques choix d'éclairages intéressants, et absolument zéro de tension et de fun.

On sent que le budget est minuscule, ce qui donne lieu à des effets visuels assez moyens et à une illustration musicale agaçante... et puis, lorsque arrive la barre des 55 minutes, soudain, on retrouve un peu du Mendez décomplexé que l'on apprécie, à l'occasion d'une scène de massacre municipal assez amusante.

Manque de chance, cette scène s'avère le seul moment mémorable de ce film, puisque ensuite, le fun retombe aussitôt, et le métrage n'intéresse alors jamais plus vraiment, plombé par un sérieux trop présent, par un final assez naze, et par une distribution assez quelconque (le pasteur qui cabotine affreusement, au secours).

Dommage, il y avait là le moyen de vraiment partir dans quelque chose de totalement délirant et/ou de sanguinolent.

2/6

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Blog Update ! - Mi-Octobre 2017 & Halloween Oktorrorfest (second bilan)

Publié le 16 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Update, Fantastique, Les bilans de Lurdo

Déjà deux semaines de passées en ce mois d'Octobre, et l'Halloween Oktorrofest 2017 bat toujours son plein, avec deux films passés en revue chaque jour, et un bon paquet de séries les week-ends....

21 - Sun Choke 3.5/6

22 - The Void 4.25/6

23 - Helen Keller vs Nightwolves 2/6

24 - From a House on Willow Street 1.75/6

25 - Bunny the Killer Thing ?/6

26 - Tale of Vampires 2.25/6

27 - What We Become 2.5/6

28 - Anthologies UK 70s (2/5) - La Maison qui Tue (3/6) & Histoires d'Outre-Tombe (3.5/6)

29 - Incarnate 2/6

30 - Anthologies UK 70s (3/5) - Asylum (2/6) & Le Caveau de la Terreur (3/6)

31 - The Windmill Massacre 3.25/6

32 - Sauna 4/6

33 - The Last Girl : Celle qui a tous les dons 3.5/6

34 - Get Out 3/6

35 - Resident Evil : Chapitre Final 0.5/6

36 - Le Fantôme de Canterville 1.25/6

37 - Edgar Allan Poe's The Lighthouse Keeper 3/6

38 - Anthologies UK 70s (4/5) - Frissons d'Outre-Tombe (3.25/6) & Les Contes aux Limites de la Folie (1.25/6)

39 - The Love Witch 3.5/6

40 - Anthologies UK 70s (5/5) - Brrr... (2.25/6) & Le Club des Monstres (3/6)

Une première quinzaine particulièrement variée, et couvrant tout le spectre qualitatif des films de genre... du pire (Le Fantôme des Canterville, Incarnate) au nettement plus intéressant et éclectique (Sun Choke, The Love Witch).

Sans oublier toutes ces anthologies Amicus, à la qualité elle aussi très aléatoire : difficile de croire que des productions aussi similaires, tant devant que derrière la caméra, puissent donner des résultats aussi radicalement différents. C'est bien la preuve que le récit horrifique court à rebondissement final est un art qui demande beaucoup de maîtrise, et que même les meilleurs auteurs du genre ne se portent pas forcément très bien à l'écran, si les moyens ou le savoir-faire ne sont pas présents.

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Film(s) de la quinzaine : D'un côté, Sauna, un film historique finlandais assez polarisant, et qui ne plaira clairement pas à tout le monde, mais qui a su me séduire par son ambiance typiquement nordique ; et de l'autre The Void, un hommage assumé et réussi au cinéma de John Carpenter, qui risquera d'en frustrer certains par son côté film fanservice/best-of de Big John, mais qui devrait plaire aux amateurs de genre réceptifs.

Flop(s) de la quinzaine : Si l'on excepte quelques films indépendants assez fauchés ou ratés, qui ne devraient clairement pas être jugés au même niveau que les productions plus confortables, le flop du mois est véritablement le dernier Resident Evil, un plantage absolu à l'indigence technique aberrante.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue dès aujourd'hui sur le blog des Téléphages Anonymes, et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Un film, un jour (ou presque) #608 : L'Apprenti Sorcier (2010)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Jeunesse, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Apprenti Sorcier (The Sorcerer's Apprentice) :

Depuis des siècles, Balthazar Blake (Nicolas Cage), un sorcier formé par Merlin l'enchanteur, affronte les forces du mal, incarnées par les disciples de Morgane la Fée (Alice Krige), au nombre desquels Maxim Horvath (Alfred Molina) et Drake Stone (Toby Kebbell). Mais il recherche par ailleurs le futur héritier de tous les pouvoirs de Merlin : ce sera Dave (Jay Baruchel), étudiant en physique épris de la belle Becky (Teresa Palmer), et qui devient malgré lui le nouvel apprenti du Sorcier...

Je continue mon micro-cycle "Nicolas Cage a des pouvoirs improbables dans des films fantastiques à la qualité débatable", avec ce Sorcerer's Apprentice, vaguement inspiré de Fantasia (d'où le passage avec les balais), et qui n'a pas connu un grand succès au box-office.

Et franchement, c'est assez dommage, ce plantage, parce que le film est plutôt sympathique à suivre.

Alors oui, le métrage a les tares habituelles des productions Bruckheimer : réalisation passe-partout (Turteltaub est un faiseur au sens le plus basique du terme), Nicolas Cage en vedette (encore qu'il s'en sort relativement bien et est assez sobre, malgré une apparence improbable), musique calamiteuse au possible (franchement, Trevor Rabin devrait pointer à l'ANPE avec ses synthétiseurs pourris, et éviter de photocopier le Hans Zimmer de Pirates des Caraïbes), scénario simpliste (on comprend tous les enjeux et le déroulement du film au bout de 10 minutes, et le reste est en pilotage automatique)...

Sauf que pour une fois, le déluge habituel d'effets spéciaux de ce genre de blockbuster décérébré est plutôt judicieux, et approprié au métrage : sorts, boules de feu, éclairs, balais dansants, aigles de fer, dragons, pentagrammes géants, miroirs ensorcelés, voitures qui se métamorphosent, etc, tout ça n'arrête pas, et assure le spectacle.

À se demander s'il y avait un quota de 50M$ assigné aux effets de chaque demi-heure de métrage, ce n'est pas possible autrement. En tout cas, ça en jette, et ça fonctionne.

Le script, lui, est plutôt amusant (pas l'histoire, hein, mais le script), il y a un énormément d'idées très sympathiques et drôles (Drake, le faire-valoir de Molina, est un Criss Angel à 2€50), les acteurs tiennent bien leur rôle (on me rétorquera que Baruchel interprète toujours le même personnage depuis 10 ans, et je suis d'accord, mais il le tient bien et est un protagoniste attachant), et ça aurait peut-être été l'un de mes films de chevet si je l'avais découvert enfant, dans les années 80, comme un certain Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (même si, c'est une évidence, les deux films ne jouent pas dans la même cour).

Reste que c'est du Bruckheimer, comme je le disais au début de cet avis, et que par conséquent, le potentiel certain du métrage est régulièrement tiré vers le bas par les tares du film, et par 10 bonnes minutes de trop. Et comme en plus, c'est clairement un film d'hiver, visuellement parlant (New-York, la nuit, les ruelles sombres, etc), je ne suis pas surpris que le film se soit planté au box-office avec une sortie en plein été.

Un gentil 4/6, pour le spectacle.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 40 - Anthologies UK 70s (5/5) - Brrr... (1977) & Le Club des Monstres (1981)

Publié le 13 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, UK, Anthologie, Amicus

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Brr... (The Uncanny) :

Une anthologie co-produite par le Canada et l'Angleterre (par The Rank Organisation), avec à sa tête l'un des deux co-fondateurs d'Amicus, et une équipe technique canadienne, partiellement remplacée au cours d'un tournage particulièrement chaotique.

# Montreal, 1977 : Wilbur Gray (Peter Cushing), un auteur excentrique, rend visite à son éditeur, Frank Richards (Ray Milland), pour discuter de son nouvel ouvrage : un livre sur les chats, qui semblent terroriser l'écrivain...

Un fil conducteur assez basique, avec un Cushing efficace et convaincant, une chute assez prévisible, et un générique d'ouverture visuellement et musicalement plutôt réussi. 3/6

# Londres, 1912 : Lorsque Miss Malkin (Joan Greenwood), une vieille femme excentrique, décide de léguer toute sa fortune à ses chats, son neveu Michael (Simon Williams) et sa maîtresse Janet (Susan Penhaligon), par ailleurs la gouvernante de Miss Malkin, décident de détruire le testament, et de se débarrasser de la vieille femme. Mais les chats de cette dernière ont une autre idée en tête...

Premier segment de ce métrage, et immédiatement, les problèmes de cette anthologie sont évidents : c'est assez bien joué, relativement bien produit, et ici, le contexte historique apporte un plus, mais 25-30 minutes par segment, c'est beaucoup trop, et le tout finit par n'avoir quasiment aucune tension ou suspense, puisqu'on sait déjà que les chats finissent par se venger à la fin de chaque récit. 2/6

# Québec, 1975 : à la mort de ses parents, Lucy (Katrina Holden), une orpheline, s'installe avec sa tante (Alexandra Stewart), son mari et leur fille Angela (Chloe Franks). Mais Angela, plus âgée, est jalouse de la relation qu'entretient Lucy avec son chat Wellington ; et lorsqu'elle parvient à convaincre les adultes de se débarrasser Wellington, ce dernier incite Lucy à se tourner vers la sorcellerie pour se venger de sa cousine...

Une direction artistique typiquement québécoise, pour un récit à nouveau beaucoup trop long et mollasson, et à la post-synchronisation assez moyenne. C'est dommage, parce que les deux fillettes (on retrouve Chloe Franks, à nouveau) s'en sortent honorablement au niveau du jeu... Cela dit, la toute fin est assez sympathique, avec un jeu d'échelle et de perspective amusant, malgré des effets discutables, et, là encore, un problème de rythme évident (ça se traîne tellement en longueur que ça perd fortement en efficacité). 3/6 (pour cette dernière partie)

# Hollywood, 1936 : Valentine De'ath (Donald Pleasence), un acteur de films d'horreur historiques, sabote un instrument de torture de son dernier film, pour coûter la vie à sa femme et partenaire à l'écran (Catherine Bégin). Il donne aussitôt le rôle à sa maîtresse (Samantha Eggar), et reprend son existence quotidienne... mais la chatte de son épouse va tenter de venger cette dernière.

À nouveau, un environnement et des personnages intéressants, plutôt bien joués... mais un segment qui dure trop longtemps pour ce qu'il a raconter. Beaucoup trop longtemps. D'autant qu'il finit par prendre un virage slapstick, avec musique frénétique, etc, et que ça sombre dans la farce vaguement macabre, peu convaincante, mais avec une chute amusante. 2.75/6 (pour la chute)

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Dans l'ensemble, un métrage assez faiblard, qui trahit assez clairement, par moments, ses origines canadiennes, et ce malgré tous ses efforts faits pour ressembler à ses modèles anglais : avec ce dernier film, le concept de l'anthologie horrifique façon Amicus/années 70 montre qu'il s'est rapidement essoufflé, sans jamais atteindre de véritables sommets ; ce qui prouve bien que dans le genre, il est essentiel d'avoir des idées et un script en béton armé, ainsi qu'un rythme parfaitement maîtrisé, pour que les segments de telles anthologies fonctionnent.

2.25/6

Le Club des Monstres (The Monster Club) :

Ultime anthologie horrifique produite par Milton Subotsky (l'un des deux co-fondateurs d'Amicus), réalisée par Roy Ward Baker (lui aussi à l'oeuvre sur de multiples anthologies du studio), avec une distribution familière (Price, Carradine, Ekland, Magee, Pleasence...) et à nouveau basée sur les récits de R. Chetwynd-Hayes.

En d'autres termes, une anthologie qui a tout des anthologies Amicus, sans en être une, et qui joue la carte du fanservice référentiel et métadiscursif, puisqu'elle met directement en scène une version fictive de Chetwynd-Hayes, ainsi que plusieurs autres clins d'oeil évidents à l'histoire du studio, etc.

# R. Chetwynd-Hayes (John Carradine), célèbre auteur d'horreur, est attaqué par Erasmus (Vincent Price), un vampire affamé qui, en échange de son sang, propose à Chetwynd-Hayes de lui faire découvrir le Club des Monstres, où toutes les créatures surnaturelles se retrouvent pour se détendre, et échanger des histoires horribles...

Un fil conducteur assez peu sérieux, avec beaucoup de meublage/séquences musicales typiques de l'époque, de couleurs vives, de masques en latex ratés, de déguisements fauchés, de dentiers en plastiques, etc... ça ne restera clairement pas dans les mémoires, on est clairement dans de la parodie aux dialogues décalés et improbables (l'explication de l'arbre généalogique des monstres par Price, huhuhu), bref, il faut prendre ça au vingt-cinquième degré, au moins, et encore. 2/6 (dont un demi point pour la morale finale)

# Incitée par son compagnon (Simon Ward), Angela (Barbara Kellerman) accepte un poste de gouvernante chez le mystérieux Raven (James Laurenson), un homme étrange, timide et reclus, à la fortune, aux habitudes et aux pouvoirs inexplicables. Angela et Raven finissent par sympathiser, et lorsque Raven lui fait une demande en mariage, la jeune femme joue le jeu, pour pouvoir mettre la main sur la combinaison du coffre-fort de Raven. Mais lorsqu'elle se fait prendre la main dans le sac, la vengeance de son employeur est terrible...

Malgré sa durée, un segment très premier degré assez attachant, façon La Belle et la Bête, avec un Laurenson plutôt touchant dans son rôle de créature étrange et hantée par ses pulsions, et une illustration musicale classique globalement réussie. Reste cependant le titre "Shadmock", particulièrement mauvais, et le fait qu'il n'y ait pas grande surprise ni horreur dans ce récit. 3.75/6

# Timide et maltraité à l'école par des brutes, Lintom (Warren Saire) ne voit pas beaucoup son père, qui passe ses nuits loin de la maison à "travailler", et l'enfant se contente de la compagnie de sa mère (Britt Ekland). Un jour, cependant, Lintom comprend que son père est un vampire, traqué par des chasseurs incapables menés par Pickering (Donald Pleasence).

Un segment semi-comique, avec un retournement de point de vue qui n'est pas forcément désagréable, et qui aurait pu fonctionner dans le cadre d'un récit plus sérieux. Là, malheureusement, vampires et chasseurs sont de grosses caricatures bien ridicules (le vampire avec sa cape et son accent naze ; les chasseurs maladroits...), l'illustration musicale à base de violon tzigane est envahissante et déplacée, le script abat ses cartes bien trop tôt, et de manière générale, le tout est trop parodique pour être narrativement efficace, et trop timide et surligné pour être drôle. Et puis cette conclusion-gag qui n'a aucune forme de logique... *soupir* 2/6

# Sam (Stuart Whitman), un réalisateur à la recherche d'un village abandonné pour y tourner son prochain film, arrive à Loughville, une bourgade embrumée et isolée, où les habitants, étranges, refusent de le laisser partir. Il découvre alors, grâce à Luna (Lesley Dunlop), que le village est entièrement peuplé de goules dévorant les cadavres et pillant leurs tombes. Des goules n'ayant plus rien à manger, et bien décidées à dévorer le nouvel arrivant...

Un segment m'ayant vraiment marqué durant mon enfance, avec ces villageois menaçants, cette narration-flashback sous forme d'illustrations en noir-et-blanc très réussies, et son ambiance de cauchemar brumeux, renforcée par une bande originale synthétique pas totalement convaincante, mais particulièrement décalée. Je regrette néanmoins que la poursuite finale se fasse en pleine journée, sous un ciel radieux, ce qui enlève beaucoup à cette scène, et que le plan final, avec ses dentiers en plastique, soit aussi cheap. 4/6

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Un métrage généralement considéré comme étant le fond du panier des anthologies Amicus et affiliées, principalement à cause de son fil conducteur vraiment très médiocre et fauché, et qui donne l'impression que le script avait initialement un segment supplémentaire, coupé au tournage, imposant à la production de rajouter des séquences musicales sans budget pour meubler et atteindre les 90 minutes.

Dommage, parce que c'est loin d'être la pire anthologie du lot, et deux des trois segments existants sont assez réussis... mais dans l'ensemble, Le Club des Monstres s'avère beaucoup trop inégal pour son propre bien.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 39 - The Love Witch (2016)

Publié le 13 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Romance, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

The Love Witch :

Dans la Californie des années 60/70, Elaine (Samantha Robinson), une jeune sorcière séduisante, quitte précipitamment San Francisco, laissant derrière elle le cadavre de son compagnon, mort dans des circonstances mystérieuses. Elle s'installe à Arcata, et découvre cette petite ville, où elle décide de chercher le grand amour, avec l'aide de ses sortilèges et envoûtements... mais ceux-ci fonctionnent trop bien, et ont des conséquences imprévues (et parfois fatales) sur ceux qu'elle désire. Jusqu'au jour où elle s'éprend de Griff (Gian Keys), un officier de police....

Un tour de force visuel, musical, et tout simplement du point de vue de la production, puisque ce métrage intégralement signé Anna Biller s'avère un thriller surnaturel et sexy singeant volontairement les films d'exploitation des années 60/70 centrés sur la sorcellerie (avec un petit côté giallo en prime), et ce dans leurs moindres détails.

La reconstitution est tout simplement bluffante, tant visuellement (tourné en 35mm, le film a des couleurs chatoyantes, un grain parfait, on s'y croirait), que stylistiquement (maquillages, décors, costumes, accessoires, etc), l'interprétation est volontairement un peu raide, comme dans les productions de l'époque, bref, on a vraiment l'impression de regarder un métrage des années 60/70, et à un détail anachronique ou deux près (téléphones, voitures en arrière plan) laissés dans le film, l'illusion serait parfaite.

D'un point de vue scénaristique et filmique, cependant, il en va un peu autrement. Le film est en effet bien trop long pour son propre bien : Biller est aussi éditrice de son métrage, et elle a tout laissé dans la version finale, qui dure plus de deux heures. Malheureusement, il y a, dans ces deux heures, facilement 20 à 30 minutes de digressions inutiles, de plans d'inserts trop longs, et de détails sur les wiccans, leurs rituels, ou encore de dialogues pseudo-féministes modernes, qui plombent allègrement le tout.

Et c'est vraiment dommage, car si on a une certaine nostalgie du cinéma de cette époque, le tout reste fascinant à regarder, d'un point de vue technique. Mais les véritables points faibles du métrage restent son montage et son script un peu pataud, ce qui s'avère plutôt rédhibitoire au final.

3.5/6, principalement pour tout le côté technique, très impressionnant.   

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