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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #612 : Death Note (2017)

Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Fantastique, Animation, Thriller, Horreur, Netflix, Jeunesse, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Death Note :

Light (Nat Wolff), un lycéen intelligent mais solitaire, découvre un jour un carnet magique, la Death Note,  qui est intrinsèquement lié à Ryuk (Willem Dafoe), une entité surnaturelle capricieuse qui se prétend Dieu de la Mort. Lorsque Light écrit un nom dans le carnet, Ryuk se charge ainsi de tuer cette personne de manière inexplicable : avec l'aide de sa nouvelle petite amie, Mia (Margaret Qualley), Light décide alors d'utiliser les pouvoirs de Ryuk pour faire le bien, et éliminer tous les criminels de la planète. Une décision qui attire sur lui l'attention d'un détective excentrique, L (Lakeith Stanfield)...

Adaptation Netflix, par Adam Wingard (Blair Witch, V/H/S), du manga du même nom, ce Death Note de 100 minutes à peine est arrivée en août dernier, auréolée d'une certain controverse, notamment dû à l'américanisation de la plupart des personnages. En l'état, cependant, cette controverse américano-américaine se résumait à beaucoup de bruit pour rien, car le film a bon nombre d'autres problèmes plus gênants...

D'office, je préviens que cette critique ne prendra absolument pas en compte l'oeuvre originale, ni ses adaptations animées : je ne les ai jamais vues/lues, et avant de regarder ce métrage, je n'avais qu'une connaissance ultra-basique du postulat de départ de Death Note... et c'est tout.

Les problèmes de ce Death Note US sont, cependant, très rapidement évidents : en condensant les nombreux tomes du manga en 1h40 de film, tout compris, Adam Wingard est contraint de survoler au maximum son intrigue, et la présentation de ses personnages. En somme, une fois la première demi-heure de mise en place écoulée, le film semble passer en avance rapide, et il ne s'en remet jamais.

On a ainsi droit à une caractérisation simplifiée au maximum, à une intrigue aux développements embryonnaires et bâclés (après une demi-heure de film, le héros a déjà fondé sa "religion" au niveau international), et, alors que le tout aurait vraiment bénéficié de se concentrer sur le carnet, sur Ryuk, sur le côté surnaturel et tentateur, sur la personnalité du héros... on part dans une intrigue internationale improbable à base de détective-prodige et d'école étrange typiquement manga, qui a instantanément détruit ma suspension d'incrédulité, en plus de ne déboucher sur rien du tout.

Alors ajoutez à cela une réalisation maniérée, débordant d'angles de caméra bancals et de moments forcés, ainsi qu'un problème de ton évident, une illustration musicale décalée et très discutable, et un script assez prévisible, et on se retrouve avec un film creux et médiocre, qui ne plaira certainement pas aux fans de l'oeuvre originale, et échouera à donner envie aux néophytes de se plonger dans celle-ci.

Raté.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 81 - Häxan : La Sorcellerie à Travers les âges (1922) & Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (1988)

Publié le 11 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Documentaire, Fantastique, Histoire, Suède, Danemark, Comédie, USA

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Häxan : La Sorcellerie à Travers les âges :

Un documentaire suédois/danois de 1922, qui est, en résumé, un essai filmique sur le thème de la sorcellerie et sur son histoire depuis la nuit des temps jusqu'à l'époque de la réalisation du métrage.

L'intérêt principal de ce métrage muet (désormais considéré comme un classique) signé Benjamin Christensen (qui incarne par ailleurs le Diable dans certaines scènes), c'est qu'il mêle une approche très didactique et scolaire (cartons et illustrations montrées avec une baguette par une main invisible, structure très formatée) à des reconstitutions avec acteurs, aux visuels parfois très frappants et modernes.

Malheureusement, dans l'ensemble, la structure et le rythme global du métrage rendent le tout très aride (d'autant que son illustration musicale, à base de morceaux classiques, n'est pas toujours la plus pertinente ou efficace) : au fil de ses chapitres, le film tente d'imposer un fil narratif, celui de la destruction de la famille d'une femme innocente, persécutée et torturée par le clergé de l'époque. Ce n'est pas inintéressant, mais à nouveau, c'est très aride, et pas toujours captivant.

La dernière partie du film, elle, se rapproche des temps "modernes", pour établir un parallèle très clair entre les sorcières médiévales, et les femmes souffrant de problèmes mentaux, mais étant confrontée à la misogynie de la société qui les entoure. La thèse du métrage est donc assez progressiste et pertinente, mais elle ne se cristallise qu'à la toute fin.

La vraie pièce de résistance (et de cinéma) de Häxan se trouve dans son premier tiers, quand après une introduction longuette et générique sur les mythes et les légendes de diverses peuplades, le film choisit de représenter sous forme de vignettes les croyances médiévales en matière de sorcellerie : on a alors droit à tout un défilé de monstres grotesques, de sorcières difformes, de nudité, de sacrilège, de sorcières qui chevauchent leurs balais, etc

Les effets spéciaux, et les visions démoniaques présentées à l'écran y sont frappantes, et tout droit sorties de gravures médiévales. C'est efficace, peut-être plus que certaines représentations modernes du diable et de ses sbires, et c'est franchement remarquable en terme d'esthétique et de cinématographie.

Alors certes, Häxan est loin d'être un film à conseiller au spectateur lambda, ne serait-ce que pour sa durée, son format, ses différentes versions (le métrage à été monté, remonté, doublé par une voix off, etc... personnellement, je l'ai vu dans sa version d'origine sous-titrée, ce qui m'a permis de travailler mon suédois !) et son rythme défaillant. Mais il a largement de quoi intéresser les cinéphiles curieux, et les amateurs d'effets spéciaux à l'ancienne...

4/6

Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (Killer Klowns From Outer Space) :

Lorsque Mike (Grant Cramer) et Debbie (Suzanne Snyder) suivent une comète qui vient de s'écraser près de leur petite ville américaine, ils découvrent un cirque étrange, tout droit descendu des étoiles, et empli d'extra-terrestres meurtriers à l'apparence de clowns difformes. Et rapidement, ces clowns tueurs venus d'ailleurs s'en prennent aux habitants de cette bourgade...

La définition même d'un film culte. Ce métrage des frères Chiodo n'est pas toujours forcément bien joué (notamment par Suzanne Snyder), mais c'est tellement fun, inventif, décalé, excentrique, drôle, original, et fourmillant de moments improbables que ça en devient instantanément attachant et mémorable.

Et puis l'illustration musicale est tellement appropriée que le tout forme un classique de la comédie horrifique des années 80, comme on ne sait clairement plus en faire de nos jours.

5/6

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Stranger Things 2 (2017)

Publié le 11 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Oktorrorfest, Les bilans de Lurdo, Horreur, Halloween, Fantastique, Drame, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Stranger Things, saison 2 :

Un an après les événements ayant touché Hawkins, la ville continue son petit bonhomme de chemin. Eleven est de retour dans notre monde, cachée par Hopper dans une cabane ; Will se remet péniblement de ce qu'il a traversé, et continue d'être étrangement relié à l'Upside Down ; Max, une jeune fille au frère aîné brutal, arrive en ville et divise la petite bande des garçons ; et une entité surnaturelle fait planer une ombre menaçante sur la ville, s'étendant dans l'ombre et sous terre...

Loin de m'enchanter autant que la plupart des critiques, nostalgiques d'années 80 illusoires, ne l'étaient, la première saison de Stranger Things m'avait laissé sur une impression mitigée, celle d'un produit ultra-calibré pour jouer la carte du fanservice, très dérivatif et un peu creux, car assez mal rythmé, mais qui bénéficiait en même temps d'une production impeccable, et d'une distribution principale attachante et juste.

Et comme l'essentiel de la saison était centrée sur les enfants, cela rendait Stranger Things plutôt agréable à regarder, sans être pour autant un chef d’œuvre d'écriture, de terreur, ou même quelque chose de particulièrement captivant.

Sans surprise, la saison 2 s'inscrit dans la droite lignée de la première, sur tous les plans. Ici, les frères Duffer décident de jouer la carte de la suite bigger louder, très inspirée par l'évolution de la franchise Alien, de Alien (avec son monstre unique) à Aliens (avec son armée de monstres, ses tunnels visqueux, ses soldats suivis au radar, son lance-flamme, et son Paul Reiser).

Niveau fanservice et hommage, on retombe donc en plein dedans (on peut aussi citer un peu du Vol du Navigator et de Gremlins pour la relation de Dustin et de Dart), quitte à assommer le spectateur de références et de clins d’œil patauds, et ce dès le premier épisode.

J'ai ainsi eu un mal de chien à m'intéresser à la mise en place longuette des premiers épisodes de la saison, qui se contente d'enchaîner pendant plusieurs dizaines de minutes les gimmicks des années 80, comme pour tenter d'hypnotiser le spectateur et de le plonger dans une transe nostalgique réceptive.

Morceaux d'époque à gogo, jouets, déguisements, Halloween, coupes de cheveux, programmes télévisés, etc : on a droit à un bombardement 80s, saupoudré d'une bande originale synthétique qui, cette fois-ci, m'a paru plus pataude et déplacée qu'autre chose, comme si elle peinait à trouver sa place de façon naturelle.

Et comme si cela ne suffisait pas, les scénaristes prennent la décision de consacrer une bonne partie de ces premiers épisodes aux adultes, aux adolescents (triangle amoureux toujours aussi insipide, avec en prime une fixette tardive de Nancy sur Barb, pour laquelle on peut ne pas remercier les frustrées du web), et aux nouveaux arrivants.

La bande des gamins est divisée (notamment par Max et par Dart), elle est éparpillée, et Eleven, elle, est séparée du reste des personnages pendant le plus clair de la saison (mention spéciale à l'épisode 7, quasi-indépendant, qui la confronte à un groupe de pseudo-punks risibles : un épisode qui ressemble à un backdoor pilot, et qui casse totalement l'énergie et l'élan que le show avait enfin réussi à accumuler à ce moment de la saison), après un retour de l'Upside Down un peu trop facile pour être convaincant.

Et qui dit pas d'Eleven à Hawkins dit beaucoup de remplissage : on a donc Max et son frère ultra-cliché et ridicule, comme je le disais, deux personnages-fonctions qui n'ont aucun intérêt intrinsèque, et ne servent qu'à faciliter/compliquer la tâche des autres enfants ; Dustin et son petit monstre ; Will qui a des visions, et finit par être possédé par l'entité (de quoi recycler toutes les scènes habituelles des films d'exorcisme) ; Winona Ryder toujours en mode fébrile, mais qui en sort occasionnellement lors de scènes avec Bob (Sean Astin), plutôt amusant bien qu'écopant d'un destin funeste des plus télégraphiés ; Paul Reiser en scientifique tentant de réparer les erreurs du passé ; Nancy et Jonathan qui passent tout leur temps à culpabiliser pour Barb, et à vouloir la venger en jouant les lanceurs d'alerte (une sous-intrigue totalement imbuvable et soporifique, qui semble trahir l'incapacité des scénaristes à écrire quoi que ce soit d'intéressant pour ces deux personnages)...

Pendant une bonne moitié de saison, Stranger Things semble ainsi ronronner, incapable de vraiment reproduire la magie (toute relative) de la saison 1, et de gérer de manière convaincante tous ses personnages. Puis la machine (clairement un diesel) donne l'impression de se mettre enfin en branle à l'approche de la mi-saison... jusqu'à l'arrivée de l'épisode 7, qui donne un sérieux coup de frein à tout cela (en même temps, les origines d'Eleven étaient loin d'être un élément intéressant ou indispensable à mes yeux) ; mais heureusement, la saison se termine de manière nettement plus nerveuse et convaincante (voire même touchante, pour le bal hivernal), même si elle n'évite pas quelques scènes ridicules relatives à Billy, le grand-frère de Max.

Dans l'ensemble, la saison 2 de Stranger Things m'a donc déçu, alors que je n'en attendais, à la base, pas forcément grand chose.

Trop de digressions, trop de personnages inutiles ou sous-exploités, trop de séparation entre les membres du groupe, trop de maladresses dans l'écriture... de manière surprenante, ce sont des duos comme Hopper/Eleven, ou Dustin/Steve qui s'avèrent les plus mémorables, et les plus intéressants dans leurs interactions.

Alors certes, la série reste très bien produite, bien interprétée, les créatures de l'Upside Down sont toujours visuellement très cauchemardesques, et le capital sympathie de la plupart des personnages principaux fait que l'on reste attaché à leur sort, mais... franchement, ça tire un peu trop souvent à la ligne, et les rebondissements éventés sont tellement légion (le retour in extremis d'Eleven, la mort de Bob, la réapparition finale de Dart...) qu'ils franchissent allègrement la limite très ténue entre hommage aux années 80 et grosses ficelles honteuses.

Dommage.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 80 - Saga Leprechaun - Leprechaun 4 : Destination Cosmos (1997), Leprechaun 5 : La Malédiction (2000) & Leprechaun 6 : Le Retour (2003) + Leprechaun Origins (2014)

Publié le 10 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Comédie, Science-Fiction, WWE

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Leprechaun 4 : Destination Cosmos (Leprechaun 4 - In Space) :

Dans un futur lointain, le Leprechaun kidnappe la belle princesse Zarina (Rebekah Carlton), mais est vaincu par des marines de l'espace. Il parvient cependant à s'en sortir, et décide de traquer les soldats (Jessica Collins, Brent Jasmer, Miguel A. Núñez, Jr....) à bord de leur vaisseau spatial, afin de retrouver son or, et la fiancée qu'on lui a reprise...

Une bouse... intergalactique (!)

Un métrage né d'une mauvaise blague de producteur, qui a lancé le film après qu'un employé ait collé le Leprechaun sur une affiche d'Apollo 13, et ça se sent : le script repompe allègrement à droite et à gauche (la saga Alien, notamment, est ici fréquemment parodiée), c'est laid, c'est globalement très médiocrement interprété, c'est bas-de-plafond et assez idiot (on est dans une parodie basique et immature, ni plus ni moins), et c'est surtout ultra-fauché, depuis les vaisseaux spatiaux jusqu'aux décors et aux tenues en passant par les effets en tout genre, les fusillades, etc.

Pire : le Leprechaun est plutôt insipide, dans ce film. Warwick Davis passe beaucoup de temps à monologuer seul, comme s'il avait tourné la moitié du film séparé du reste de la distribution, le personnage ne parle plus en rimes, il ne cherche plus vraiment à retrouver son or (il passe même parfois au second plan, dans le couple qu'il forme avec la bimbo extra-terrestre ), et à part l'utilisation de son shillelagh-sabre laser, il ne fait rien de mémorable, même lorsqu'il est gigantesque.

1.25/6 (parce que Jessica Collins conserve sa dignité)

Leprechaun 5 : La Malédiction (Leprechaun - In the Hood) :

À Compton, en Californie, le Leprechaun est vaincu par Mack Daddy (Ice-T), un maquereau qui utilise alors la flute magique du lutin pour devenir un producteur de musique richissime. Des années plus tard, un trio de jeunes rappeurs magouilleurs (Anthony Montgomery, Rashaan Nall & Red Grant) décide de se venger de Mack Daddy en lui volant la flute et l'or du Leprechaun, ce qui ramène ce dernier à la vie...

Un épisode presque plus parodique que les précédents, à la limite d'une comédie à la Wayans Bros., avec un script pseudo-gangsta, qui part dans tous les sens : Ice-T qui sort une batte de baseball de son afro... le Leprechaun qui découvre la ganja, qui couche avec des transexuels, qui s'improvise MC Leprechaun et ses Golden Hoes... la chanson dans l'église... Coolio... les armes des trois protagonistes quand ils sont dans l'église... "Leprechauns for Dummies"... le pétard au trèfle à quatre feuilles... le travestissement final... 

Bref, on se retrouve devant une comédie souvent non-sensique, pas très bien filmée, montée ou rythmée, et gentiment fauchée, mais qui suit les règles établies par la série, en y rajoutant des idées intéressantes (la flute magique), et finit par être peut-être l'un des plus sympathiques de la série, malgré un récit très décousu qui sent bon les coupes à l'arrache (ou du moins le montage à l'arrache, vu que la chanson du Leprechaun a été placée en toute fin du générique, au lieu d'être à sa place en moitié de film, là où il y a des trous dans la narration...)

Ce n'est pas bon, mais en comparaison du reste, au moins, c'est fun.

3/6 (ne manquait qu'un caméo de Snoop Dogg, franchement)

Leprechaun 6 : Le Retour (Leprechaun - Back 2 tha Hood) :

Un an après sa défaite aux mains du Père Jacob (Willie C. Carpenter), le Leprechaun ressurgit lorsque son or est découvert par la jeune Emily Woodrow (Tangi Miller), Rory (Laz Alonzo) et leurs amis, qui utilisent alors ce trésor pour exaucer tous leurs souhaits...

Ça commence bien, avec un superbe générique animé qui développe les origines du Leprechaun de manière simple mais efficace... et ensuite, c'est un désastre.

Le film se contente de singer les clichés afro-américains déjà utilisés dans l'épisode précédent, mais au format teen movie horrifique lambda, avec des personnages affreusement insipides, du surjeu, et avec nettement moins d'humour, de recul et de second degré parodique.

Enfin, non, il y a toujours de l'humour, mais le reste du film est tellement dans le slasher premier degré que ces brefs moments comiques tombent à plat.

Certes, on a droit à un Leprechaun (de plus en plus laid, d'ailleurs : le maquillage a évolué au fil des films, le Leprechaun semble avoir vieilli, et est nettement moins convaincant et expressif, alors que c'était là l'un des points forts des films précédents) qui utilise un bong, et est ensuite totalement défoncé, au point de se cogner dans des meubles (le slapstick médiocre, ça, on en a)...

Mais le personnage n'a plus le moindre pouvoir, passe son temps à se battre de manière approximative contre ses proies, et à les massacrer physiquement à la manière d'un boogeyman anonyme et bourrin, sans rimes, sans sa fantaisie habituelle et avec un accent de moins en moins présent.

Alors déjà qu'il met une trentaine de minutes avant d'apparaître dans le film...

(et je ne parle même du micro-duel entre le Leprechaun et la voyante de pacotille, risible et hors-sujet, ou des flics qui font du kung-fu contre le Leprechaun)

1.5/6, pour le générique de début.

Leprechaun Origins :

Sophie (Stephanie Bennett), Ben (Andrew Dunbar), Jeni (Melissa Roxburgh) et David (Brendan Fletcher), quatre étudiants américains en vacances en Irlande, passent par une petite bourgade située en lisière d'une mine d'or épuisée, et ils sont alors confrontés à une créature surnaturelle et hostile : un Leprechaun (Dylan (Hornswoggle" Postl), propriétaire de la mine, qui cherche à se venger des villageois...

Un film produit par la WWE, déjà chroniqué en ces lieux lors de l'Oktorrorfest 2014, et supposé relancer la franchise Leprechaun, mais qui en fait préfère faire du gnome moqueur un ersatz de gobelin immonde et difforme, qui traque ses proies avec la sauvagerie d'un vélociraptor, la vision thermique d'un Predator, et n'est jamais bien cadré à l'écran.

Bref, un bon gros étron filmique ultra-dérivatif et sans le moindre intérêt, entre sa distribution transparente au possible, son Irlande ultra-clichée filmée dans un coin de forêt canadienne, son script en carton recyclant la bonne vieille intrigue des "villageois qui sacrifient les étrangers au monstre local", son visuel désaturé, et son quart d'heure de générique de fin inutile.

Si le film n'avait pas été relié à la franchise Leprechaun, je lui aurais peut-être mis un point de plus, mais en l'état :

0.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 79 - Saga Leprechaun - Leprechaun (1993), Leprechaun 2 (1994) & Leprechaun 3 (1995) + Rumpelstiltskin (1995)

Publié le 10 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Leprechaun :

Dix ans après qu'un Leprechaun (Warwick Davis) ait traqué un homme ayant dérobé son or depuis l'Irlande jusqu'en Caroline du Nord, Tory Redding (Jennifer Aniston) et son père (John Sanderford) emménagent dans les parages pour l'été. Bien vite, cependant, un trio de peintres en bâtiments local (Ken Olandt, Mark Holton & Robert Hy Gorman) libère malencontreusement le Leprechaun, qui commence alors à rechercher son or, et à massacrer tous ceux qui se dressent sur son chemin...

En revoyant le premier opus de cette série, signé Mark Jones (producteur/réalisateur/scénariste de tv), j'ai tout de suite compris pourquoi j'avais nettement plus de souvenirs des suites que de ce premier chapitre : il est, au mieux, médiocre, et clairement très daté.

Il faut au moins une demi-heure pour qu'il se produise quelque chose d'intéressant, le rythme est anémique, les personnages humains insipides et caricaturaux, et il n'y a quasiment jamais la moindre tension dans tout ce métrage (la faute à une réalisation plate et quelconque).

Après, le Leprechaun en lui-même est presque plus sympathique qu'autre chose, que ce soit sur son tricycle ou dans sa voiture, son maquillage est réussi (les autres effets, notamment les mises à morts, sont nettement plus inégaux) et Warwick Davis semble suffisamment s'amuser pour que l'on ne s'ennuie pas trop dès qu'il est à l'écran et fait son numéro, mais à part ça... bof.

2/6

Leprechaun 2 :

Le Leprechaun est de retour à l'occasion de la Saint Patrick, et il se cherche une fiancée, mille ans après que sa promise lui ait échappé. Il arrête alors son choix sur Bridget (Shevonne Durkin), descendante de sa fiancée d'alors, et se mesure alors à Cody (Charlie Heath), le petit ami de Bridget, un jeune bonimenteur qui s'occupe de visites touristiques de la ville avec son oncle magouilleur (Sandy Baron), et qui a l'une de ses pièces d'or en sa possession...

Tout de suite, c'est nettement plus sympathique, de l'introduction historique au développement de la mythologie, avec une réalisation, un rythme, un humour et une écriture plus aboutis.

Là, la star, c'est clairement le Leprechaun, et Warwick Davis s'en donne à cœur joie (la séquence du Leprechaun ivre mort dans le pub, avec tous les nains qui l'encouragent, et la gueule de bois qui s'ensuit face à un Michael McDonald sarcastique, est très rigolote, et son maquillage reste de toute façon très efficace), soutenu par une bande originale de Jonathan Elias, plutôt compétente.

Cela dit, ça ne suffit pas pour en faire un bon film, même avec de brèves apparitions de Clint Howard et de Tony Cox : non seulement il y a toujours quelques longueurs, mais l'actrice principale est en effet franchement médiocre, sa post-synchronisation laisse beaucoup à désirer, son body double est évident, et dans l'ensemble, elle tire le métrage vers le bas, puisqu'elle est la "princesse en détresse" de service, et qu'elle tient donc une place non-négligeable dans le récit.

Mais en comparaison du premier épisode, il y a du mieux.

3.25/6

Leprechaun 3 :

Vendu sous la forme d'une statue à une boutique de prêteur sur gages de Las Vegas, le Leprechaun revient à la vie et tente de retrouver l'une de ses pièces d'or pouvant exaucer des voeux. Mais la pièce circule actuellement dans la ville, et finit entre les mains de Scott (John Gatins), un étudiant qui a des vues sur la belle Tammy (Lee Armstrong)...

Vivaaaaaaaaaaaaaaaaaa Las Vegas.... mouais.

Pas vraiment fan de cette version clinquante et nettement plus comique/décomplexée du Leprechaun. Probablement parce que le rythme n'est pas là (la demi-heure d'ouverture est laborieuse), que les règles entourant les Leprechauns changent à chaque film (ici, on est presque dans du Wishmaster), et parce que l'écriture met tellement l'accent sur les one-liners et les gags entourant le Leprechaun que tout le reste passe au second plan, notamment les mises à mort.

En prime, on a une musique assez fauchée au synthétiseur, des protagonistes principaux et secondaires pas très intéressants, un ton global très caricatural, et, ce qui n'aide pas, un concept de base (la rivalité entre le Leprechaun et le jeune héros qui se transforme lui aussi en Leprechaun, et est interprété de manière aussi subtile que le Rumpelstiltskin grimaçant de Once Upon A Time) qui ne fonctionne jamais vraiment totalement, et se conclue de manière décevante.

Mieux que le premier, mais en-dessous du deuxième.

2.75/6

Rumpelstiltskin :

Enfermé par une sorcière du 15ème siècle dans une statue étrange, Rumpelstiltskin (Max Grodénchick), une créature difforme voleuse de bébés, s'échappe de sa prison à notre époque, lorsque Shelly (Kim Johnston Ulrich), la veuve d'un officier de police de Los Angeles, libère malencontreusement la créature. Celle-ci décide alors de faire sienne le bébé de Shelly, et se lance à sa poursuite...

Un sous-Leprechaun, justement réalisé et écrit par le créateur de ce dernier, deux ans après avoir signé le premier volet (particulièrement médiocre) de la saga mettant en scène Warwick Davis.

Sans surprise, donc, c'est tout aussi médiocre, avec un aspect technique (réalisation, montage, rythme, musique, bruitages, humour, post-synchronisation) globalement assez fauché, daté et basique, et un récit qui prend la forme d'une grosse course-poursuite (avec "hommage" à Terminator 2 et à Duel en prime) de 65 minutes (une fois toute la présentation des personnages évacuée), globalement très molle.

Et sans surprise, là encore, le seul qui s'en tire avec les honneurs (ou presque : l'héroïne n'est pas mauvaise actrice, dans l'absolu, et la photographie d'une scène ou deux paraît plus travaillée que la moyenne) est le monstre, Max Grodénchick (ce bon vieux Rom !) sous un maquillage tout à fait respectable signé Kevin Yagher.

Bref, à peu près autant d'intérêt que Leprechaun, premier du nom (dont ça reprend beaucoup de moments et de ressorts narratifs), un peu plus de moyens mis dans l'introduction en flashback historique et dans les cascades automobiles (!), une héroïne un peu plus tenace et un méchant un peu plus agressif, mais beaucoup moins d'ambiance et de folklore, et surtout une illustration musicale pop/rock vraiment WTF et calamiteuse.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 78 - Saga Wishmaster : Wishmaster 3 (2001) & Wishmaster 4 (2002)

Publié le 9 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, 1001 nuits, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Wishmaster 3 - Au-delà des Portes de l'Enfer (Beyond the Gates of Hell) :

Alors qu'elle attend l'arrivée de son professeur (Jason Connery) dans le bureau de ce dernier, Diana (A.J. Cook), une jeune étudiante en histoire, y découvre une boîte antique, qui contient une pierre précieuse. Sans le savoir, elle libère ainsi un Djinn (John Novak), qui entreprend, sous l'apparence du professeur, de massacrer tous les occupants du campus, en exauçant leurs vœux...

DTV tourné en même temps que le quatrième volet, ce métrage est particulièrement mauvais, pour une multitude de raisons.

- déjà, parce qu'il bascule toute l'action sur un campus empli de clichés ambulants et sans grand charisme (les seules à s'en sortir, c'est AJ Cook et Emmanuelle Vaugier, dans un second rôle d'allumeuse) ;

- ensuite, parce que Andrew Divoff est remplacé par John Novak qui, s'il n'est pas forcément un mauvais acteur, a vraiment une tête ridicule sous son maquillage, et ne parvient pas un seul instant à rendre ce Djinn (qui n'est visiblement pas le même que celui des deux premiers volets) menaçant ;

- parce que le budget est tellement minuscule que le Djinn passe tout son temps sous les traits de Jason Connery, qui n'a pas une once du charisme de son père ;

- parce qu'il a recours à des bimbos siliconées comme "souhait exaucé" de l'une des victimes ;

- parce que le tout est encore plus fauché que dans le précédent volet, notamment au niveau des effets, tant numériques que pratiques ;

- et parce que, comble de mauvaise idée, le script intègre l'Archange St Michel au récit, en tant qu'ennemi juré du Djinn, qui s'incarne dans le petit ami de l'héroïne (au charisme et au talent inexistants), et se bat à l'épée contre le démon...

C'est tout simplement ridicule à voir, à l'image de cette poursuite automobile avec le Djinn sur le toit de la voiture.

1/6

Wishmaster 4 - The Prophecy Fulfilled :

Sam (Jason Thompson), un artiste, vient d'emménager avec sa compagne Lisa (Tara Spencer-Nairn), lorsqu'un accident le prive de l'usage de ses jambes, et complique considérablement leur vie de couple. C'est le moment que choisit Steven (Michael Trucco), leur avocat, pour tenter de séduire Lisa en lui offrant une pierre précieuse trouvée dans une antiquité... mais cela réveille le Djinn (John Novak), qui prend l'apparence de Steven, et commence alors à se rapprocher de la jeune femme...

À nouveau, un DTV, tourné sur la lancée du précédent, dont il reprend Novak en Djinn, ainsi que la notion d'un antagoniste angélique, ici incarné par Victor Webster (et qui est particulièrement incompétent, mais n'a aucun problème à massacrer des innocents, d'ailleurs)...

Le reste, cependant, délaisse totalement le schéma habituel des films Wishmaster, pour se concentrer sur la relation de couple de Lisa et Sam... au point de faire du film un semi-drame relationnel, en marge duquel gravite le Wishmaster, sous l'apparence de Michael Trucco.

Ce dernier point est le bienvenu, puisque Trucco a nettement plus de charisme que le fils Connery dans l'épisode 3... mais il faut bien avouer que le film est bourré de remplissage insipide et relationnel, de nudité gratuite (l'héroïne enlève le haut après trois minutes de film à peine, on passe un bon moment dans un strip-club, etc), de ralentis, de cascades automobiles, de combats approximatifs à l'épée, et d'idées étranges.

Au nombre desquelles, à mi-film, le troisième vœu de Lisa ("si seulement je pouvais aimer Steven pour ce qu'il est réellement"), qui oblige le Djinn à tenter de la séduire sincèrement, et à développer des sentiments pour la jeune femme.

Une direction "romantique" vraiment improbable à faire prendre à ce métrage, avec un Djinn qui passe ses rares scènes sous sa forme réelle à se disputer avec sa hiérarchie, et des souhaits exaucés et des mises à mort particulièrement insipides et ternes.

Cela dit, paradoxalement, ça tient un peu mieux la route que l'épisode précédent, ce qui m'a étonné : c'est toujours mal foutu, assez fauché, et inabouti (mention spéciale au dernier quart d'heure, bancal au possible, avec son Djinn goguenard qui fait de grands discours et ses effets miteux), mais au moins ça tente quelque chose d'inhabituel avec le concept de base, plutôt que de le photocopier sans inspiration.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 77 - Saga Wishmaster : Wishmaster (1997) & Wishmaster 2 (1999)

Publié le 9 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, 1001 nuits

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Wishmaster :

Lorsqu'une pierre précieuse datant de la Perse antique refait surface aux USA, une spécialiste, Alexandra (Tammy Lauren), doit l'examiner pour le compte de son patron (Chris Lemmon). Mais rapidement, alors que les morts se succèdent en ville, et qu'elle a des visions de cauchemar, Alex apprend qu'un génie maléfique (Andrew Divoff), autrefois contenu dans la pierre, a été libéré, qu'il tente de la retrouver, et qu'il exauce désormais des vœux... à sa manière.

Long-métrage réalisé par Robert Kurtzman (de KNB, spécialistes en maquillages et effets spéciaux), produit par Wes Craven, et écrit par Peter Atkins (scénariste de plusieurs films Hellraiser), Wishmaster est principalement réputé pour ses nombreux caméos de noms et visages connus du monde de l'horreur cinématographique : Englund, Divoff, Ted Raimi, Angus Scrimm, Reggie Bannister, George Buck Flower, Tony Todd, Kane Hodder, etc...

Le film, en soi, est la parfaite illustration de la différence fondamentale entre théorie et pratique : en théorie, l'intrigue n'est pas inintéressante, et l'introduction du film, en Perse, est sur papier instantanément captivante, au point que l'on aurait bien voulu en voir plus à cette époque.

Mais rapidement, les problèmes d'interprétation, de réalisation datée et peu inspirée, de mise en image amateure et de budget font que le tout paraît souvent plus kitsch et maladroit que convaincant, et que l'exécution dessert donc le script.

Non pas que ce dernier soit nécessairement un chef d’œuvre, lui non plus, mais il y a là de nombreuses idées, un boogeyman charismatique (Divoff est mémorable dans le rôle, même s'il cabotine beaucoup... comme tout le monde), et des effets pratiques généreux et sanglants - notamment lors du final grand-guignolesque - qui méritaient probablement mieux que ce qu'on a à l'écran (on ne peut pas forcément en dire autant des effets numériques, vraiment dépassés).

Un minuscule 3/6 (ça ne les vaut pas forcément, mais je me laisse un peu de marge pour les trois suivants, qui sont, dans mes souvenirs, nettement pires)

Wishmaster 2 - Evil Never Sleeps :

Libéré par Morgana (Holly Fields), une voleuse, au cours d'un cambriolage, le Djinn se laisse arrêter par les autorités, et finit en prison : là, il collecte lentement, une à une, les âmes des criminels en exauçant leurs souhaits, et en se rapprochant de la pègre russe. Son objectif : réunir 1001 âmes, avant de retrouver Morgana, et de la convaincre de formuler ses trois vœux fatidiques...

Contrairement au précédent, sorti en salles, ce Wishmaster 2 est directement sorti en vidéo, et a été écrit et réalisé par Jack Sholder (Freddy II, The Hidden), qui a l'aplomb de défendre son film en expliquant que faire une suite à un film de m*rde, ce n'est pas facile.

Soit. Le problème, en fait, c'est qu'on est ici dans une redite du précédent, une redite aux maquillages et aux effets numériques nettement inférieurs (voire même calamiteux, lorsque le carnage de fin de métrage pointe son nez, plus cheap que jamais), et au script particulièrement statique.

Le film passe ainsi une grosse partie de son temps à montrer le Djinn en prison, sous forme humaine, à passer de détenu en détenu, etc, pendant qu'Holly Fields, de son côté, se tortille en petite tenue dans son lit en faisant des cauchemars, et tente de renouer avec son ex, Paul Johansson, un prêtre orthodoxe.

L'intérêt global est donc assez limité, même si cela permet à Andrew Divoff d'avoir le champ libre, et de faire un peu ce qu'il veut, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, car il a toujours un charisme monstre, même s'il n'est pas vraiment mis en valeur par la réalisation (qui oriente un peu trop le Djinn dans la direction d'un diable ricanant), et le pire, car son rictus figé a aussi ses limites, et que de manière générale, les souhaits formulés ont une résolution puérile et ridicule, digne d'un mauvais Freddy ou Leprechaun (je pense par exemple à l'avocat qui "va se faire foutre", pas aidé par une interprétation médiocre).

Et pourtant, le tout se regarde : paradoxalement, malgré l'évidente perte de qualité du maquillage du djinn, le nouveau design de sa tenue et sa silhouette sont nettement plus marquants et réussis que la carapace générique made in KNB ; et le fait de détailler un peu plus les règles auxquelles obéit le génie rend le tout un peu plus structuré, à défaut d'être totalement cohérent avec le film précédent.

Mais dans l'ensemble, on est clairement en dessous du premier Wishmaster. Pas forcément de beaucoup (on ne part pas forcément de très haut, à la base), mais tout de même : c'est plus fauché, c'est moins inspiré ou original, et ça recopie un peu trop le premier opus...

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 76 - Spécial Stephen King : Jessie (2017) & 1922 (2017)

Publié le 8 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Thriller, Netflix

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Jessie (Gerald's Game) :

Gerald (Bruce Greenwood) et Jessie Burlingame (Carla Gugino) s'installent dans une résidence secondaire isolée, dans le Maine, afin d'y passer un week-end romantique, et de tenter de sauver leur couple qui bat de l'aile. Mais lorsque Gerald décède d'une crise cardiaque en plein ébat amoureux, Jessie se retrouve menottée au lit, impuissante, seule avec ses peurs et ses traumatismes...

Mike Flanagan continue sa carrière d'héritier potentiel de John Carpenter après une année 2016 chargée (Pas un Bruit, Before I Wake, Ouija : Origin of Evil) mais qualitativement homogène, et avant une adaptation télévisuelle, pour Netflix, de La Maison du Diable/Hantise, avec une adaptation de Stephen King, qui tombe pile entre trois autres métrages inspirés par l'auteur (La Tour Sombre, Ça et 1922), sans même mentionner les séries télévisées adaptés de ses ouvrages.

Et ce métrage Netflix au budget limité est franchement très bien mené et efficace, en grande partie grâce à la mise en images de Flanagan, et à une distribution limitée mais impeccable, qui donne vie de bien belle manière aux personnages principaux, ainsi qu'aux représentations mentales de la voix intérieure de Jessie (une manière très intelligente de retranscrire à l'écran un récit d'origine littéraire, initialement en vue subjective).

On a donc droit à une lente descente dans la folie et dans l'horreur psychologique, qui passe par des flashbacks enfantins assez glauques et malsains - excellent Henry Thomas - et qui culmine sur un moment vraiment sanglant et mémorable.

Un métrage réussi, donc, mais pas parfait pour autant. En effet, ne serait-ce qu'au niveau du rythme, le film aurait bénéficié à être plus court d'une dizaine de minutes... ou, autre point de vue, à faire l'impasse sur ce quart d'heure de conclusion très maladroit, narré en voix off par Carla Gugino, et qui ne fait que surligner et expliciter de manière ultra-pataude toute la symbolique déjà pas très subtile employée par King dans son récit original.

Ce dernier segment tire un peu le film vers le bas, mais quelque part, difficile d'en vouloir à Flanagan et à son co-scénariste : déjà présente telle quelle dans le récit de King, tout aussi peu subtile, cette conclusion était déjà loin de faire l'unanimité sur le papier, elle divisait les fans de l'auteur, et en collant au plus près à ce moment cathartique essentiel pour l'héroïne, l'équipe du film n'a fait qu'hériter d'un problème préexistant.

De quoi rappeler au spectateur que King, lui aussi, peut fréquemment être responsable du pire, comme du meilleur...

4/6

1922 :

En 1922, dans le Nebraska, Wilfred James (Thomas Jane), un fermier dévoué à sa terre et à sa famille connaît des problèmes de couple : son épouse Arlette (Molly Parker) rêve d'indépendance, et veut vendre sa part de l'exploitation, avant de divorcer et de partir avec leur fils adolescent, Henry (Dylan Schmid). Mis au pied du mur, Wilfred convainc son fils de l'aider à se débarrasser d'Arlette, et ils la jettent au fond du puits voisin, empli de rats... mais rapidement, le crime des deux hommes commence à les hanter.

Film d'horreur psychologique adapté d'une novella de Stephen King, ce 1922 souffre d'un problème de taille : son récit n'est pas assez développé pour tenir sa durée d'une centaine de minutes. 1922, à la base, est très (trop ?) inspiré de Poe (Le Coeur Révélateur & Le Chat Noir) et de Lovecraft (Les Rats dans les Murs) : des récits courts et dynamiques, aux dénouements implacables et glaçants.

Ici, malheureusement, l'approche est totalement opposée, avec un postulat étiré en longueur, reposant intégralement sur la voix off à l'accent prononcé de Thomas Jane, et sur une atmosphère pesante et minimaliste (renforcée par la bande originale grinçante de Mike Patton).

Et si cette optique lente et oppressante fonctionne ponctuellement, elle lasse sur la durée et finit par s'avérer trop balisée et aride pour vraiment convaincre.

Dommage, parce que c'est assez bien réalisé, plutôt joliment photographié, et que l'interprétation de Thomas Jane, en intensité et dents serrées, est convaincante (idem pour Neal MacDonough).

Un petit 3/6 (pour la technique)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 75 - Animation : Realm of the Damned (2017) & Monster Island (2017)

Publié le 8 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Animation, Musique, Action, Jeunesse, Comédie

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Realm of the Damned - Tenebris Deos :

Lorsque Lord Balaur (Dani Filth), le plus maléfique de tous les vampires, est ramené à la vie par l'un de ses disciples, il commence alors à écumer la planète, visant à se nourrir de l'énergie et des pouvoirs des monstres les plus dangereux au monde. Sa soeur, Lady Athena (Jill Janus), recrute alors Alberic Van Helsing (David Vincent), célèbre chasseur de monstres, pour arrêter le demi-dieu épris de vengeance...

Un motion comic adapté d'un comic book, ce métrage animé de moins d'une heure se veut très "metal" : tous les rôles principaux sont doublés par chanteurs de groupe de black metal, ce qui donne forcément un résultat final très très inégal.

Parfois, ça fonctionne et c'est à peu près juste... et parfois, c'est du surjeu médiocre et calamiteux, qui casse toute immersion (d'autant que tous les personnages ont un accent anglais et jurent comme des charretiers, de la momie égyptienne aux prêtres du Vatican... ce qui est assez perturbant).

Après, le récit reste assez balisé et classique, dans le genre, donc rien de forcément très mémorable à se mettre sous les crocs, d'autant que les plages d'exposition maladroite ne font rien pour redonner du rythme et du punch au film. 

2.5/6 (pas sûr que ça les vaille vraiment)

Monster Island :

Lorsque Lucas, un jeune lycéen de 13 ans, découvre soudain que pour lui, la puberté signifie une transformation en monstre difforme et orange, il panique. Il part alors pour l'Île des Monstres, afin de tenter de comprendre ses origines...

Un film d'animation mexicain assez clinquant et insipide, en plus d'être globalement assez dérivatif et brouillon.

Pas grand chose de mémorable à signaler donc, et le métrage est d'ailleurs assez limité techniquement : ce n'est pas dramatique, mais dans l'ensemble, la direction artistique est peu inspirée (et à tendance couleurs fluos et sous-Burton), et le film n'a pas d'identité particulièrement forte, ni d'intrigue particulièrement intéressante.

À la limite, le générique en 2D était peut-être plus sympathique que le corps du métrage, malgré sa bande originale assez... "familière".

Ça occupera probablement les plus jeunes pendant 80 minutes, mais ça s'arrête là.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 74 - Amityville : The Awakening (2017) & La Baby-Sitter (2017)

Publié le 7 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, Netflix, Comédie, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

Amityville - The Awakening :

Lorsqu'elle s'installe avec sa mère Joan (Jennifer Jason Leigh), sa petite soeur Juliet (McKenna Grace) et son frère jumeau comateux (Cameron Monaghan), Belle (Bella Thorne), une adolescente rebelle, ignore qu'elle emménage dans la fameuse demeure d'Amityville. Mais bien vite, à mesure que l'état de son frère s'améliore étrangement et que les phénomènes paranormaux se multiplient autour de la famille, Belle commence à s'inquiéter...

Une énième version de l'horreur d'Amityville, qui tente ici de jouer la carte du métadiscursif, avec des protagonistes qui regardent les films Amityville, lisent les livres Amityville, et se moquent du remake Amityville.

Pas de chance, dans ce film réalisé et écrit (après un development hell de plus de 5 ans) par Franck Khalfoun (P2, Maniac), il n'y a vraiment pas grand chose à sauver.

La moitié des personnages secondaires sont oubliés en cours de métrage, la "pouffisation" post-Disney de Bella Thorne continue de plus belle (mention spéciale à la scène dans laquelle elle chasse une mouche en ne portant qu'un t-shirt stratégiquement découpé pour montrer sa culotte en dentelle, toujours bien cadrée par le caméraman afin qu'elle soit visible pendant toute la scène #racolage), Jennifer Morrison a un petit rôle inexistant, il n'y a pas la moindre tension pendant le plus clair du métrage, la bande originale est ratée, le montage guère plus probant, et le tout finit par gaspiller les quelques idées intéressantes qui auraient pu subsister çà et là.

Alors oui, c'est regardable, car court, et pas trop mal filmé (l'interprétation, elle, est nettement plus inégale). Mais ça s'arrête là.

1.5/6

La Baby-Sitter (The Babysitter) :

Cole (Judah Lewis) a un faible pour sa babysitter, Bee (Samara Weaving), qui est cool, sexy et attachante. Mais un soir, alors qu'il reste éveillé plutôt que de s'endormir, Cole découvre que Bee est une sataniste, et qu'en compagnie de ses amis (Bella Thorne, Andrew Bachelor, Robbie Amell et Hana Mae Lee), la baby-sitter a prévu de prélever son sang dans le cadre d'un rituel...

Il est bien loin, le temps où McG était pressenti comme un futur grand  d'Hollywood, lorsqu'il réalisait les deux Drôles de Dames, et Terminator Renaissance... depuis, il se cantonne à la production tv, et donc à la réalisation de cette comédie horrifique pour Netflix.

Une comédie horrifique un peu creuse, racoleuse et immature qui, pendant une grosse moitié, semble vouloir ressembler à du sous-Joseph Khan : même style de mise en images, avec incrustations de texte à l'écran, même ton de sale gosse impertinent et référentiel, même mélange d'humour et d'horreur... mais la mayonnaise ne prend jamais vraiment, et le film finit par devenir un film d'horreur assez poussif et mollasson, qui n'a pour lui que quelques traits d'humour, une distribution sympathique (notamment, dans les seconds rôles, Leslie Bibb et Ken Marino) et quelques mises à mort sanglantes plutôt réussies.

Le reste, malheureusement, est trop linéaire et balisé pour fonctionner, jamais suffisamment drôle, et jamais suffisamment efficace dans l'horreur, pour que le film soit un succès.

2.5/6

Edit 2020 : après avoir vu la suite, j'ai envie d'être plus indulgent avec ce premier opus, que je remonte donc à 3/6.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 73 - The Sound (2017) et I Wish : Faites un Voeu (2017)

Publié le 7 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Jeunesse

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The Sound (aka Lower Bay) :

Kelly (Rose McGowan) ne croit pas au surnaturel, et passe son temps à enquêter sur toutes les manifestations paranormales qu'on lui envoie, et dont elle chronique les explications sur son blog et dans ses livres. Jusqu'au jour où elle arrive dans une station de métro abandonnée et réputée hantée, dans laquelle elle s'aventure seule...

Un film indépendant écrit/réalisé par une actrice, et reposant entièrement sur la performance très inégale d'une Rose McGowan ayant bien souffert, arborant une perruque immonde (ou bien ayant été massacrée par un coiffeur psychopathe), et étant plongée dans la pénombre pendant 93 minutes.

Occasionnellement, un personnage secondaire croise son chemin, que ce soit Richard Gunn, Michael Eklund ou Christopher Lloyd ; de temps à autre, il se produit quelque chose de vaguement paranormal ; mais la plupart du temps, on a simplement McGowan (seule avec son téléphone et son ordinateur magiques à batteries inépuisables et qui captent parfaitement le Wi-Fi et la 4G même 50 mètres sous terre) qui live-tweete son enquête avec des hashtags dignes d'une ado de 16 ans.

Alors certes, l'ambiance sonore de tout le métrage est plutôt réussie et intéressante, mais tout le reste est plat et laborieux au possible, et lorsque l'on retombe dans une histoire de vieil asile, de station construite sur une fosse commune, d'esprits qu'il faut libérer, et de traumatismes du passé, on ne peut que pousser un grand soupir et passer à autre chose.

2/6

I Wish - Faites un Voeu (Wish Upon) :

Lorsque son père (Ryan Phillippe) offre à Clare (Joey King) une vieille boîte à musique asiatique trouvée dans une poubelle, la jeune fille découvre vite que l'objet peut exaucer sept vœux. Mais en échange, l'objet semble coûter la vie aux proches de Clare, et l'adolescente doit trouver au plus vite un moyen de se débarrasser de l'antiquité, et de la malédiction qui l'accompagne...

Un métrage de teen horror insipide, du réalisateur d'Annabelle, et qui se contente d'enchaîner les clichés les plus éculés du genre, de sous-exploiter les quelques visages familiers de la distribution (Phillippe, Elisabeth Röhm, Shannon Purser, Sherilyn Fenn, Jerry O'Connell) en leur offrant des personnages peu intéressants ou sympathiques, et de placer des scènes de mises à mort improbables lorgnant sur un Destination Finale du pauvre.

Une perte de temps pour quiconque n'est pas une adolescente de 15 ans, et encore...

(sur une note plus superficielle, Joey King a vraiment de la chance d'être une bonne actrice, et d'avoir fait preuve de son talent durant son enfance, car avec son physique de moins en moins conventionnel à mesure qu'elle vieillit, elle aurait facilement pu être reléguée aux rôles de "bonne copine" dans de tels films, plutôt que d'en décrocher la tête d'affiche)

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 72 - La Fiancée du Vampire (1970) & Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (1969) / Dead of Night (1977)

Publié le 6 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Drame, Romance, Comédie, UK, USA, NBC, ABC, Anthologie

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La Fiancée du Vampire (House of Dark Shadows) :

Lorsque l'avide Willie Loomis (John Karlen) décide de piller une tombe située dans le parc du manoir Collinsport, dans le Maine, il libère le maléfique Barnabas Collins (Jonathan Frid), un vampire du 19ème siècle qui n'a qu'une idée en tête, dès qu'il croise le chemin de Maggie (Kathryn Leigh Scott) : trouver un remède à son vampirisme, pour pour faire sienne Maggie, qui est le portrait craché de son amour perdu, Josette. Et tant pis si, pour cela, Barnabas doit massacrer tous ceux qui se dressent en travers de son chemin...

Adaptation cinématographique, par son créateur Dan Curtis, du soap opera fantastique Dark Shadows, House of Dark Shadows est un film auquel je n'ai pas du tout accroché.

Pourtant, généralement, je suis plutôt client du genre, et des films de cette époque, mais là, n'ayant pas l'attachement à la franchise qu'avaient les spectateurs de l'époque, j'ai trouvé le tout (faute d'un autre mot) vraiment télévisuel.

Pas forcément à l'image - le budget de la direction artistique était visiblement très confortable - mais plutôt dans le fond, dans le script et dans la réalisation de Curtis : le récit semble brouillon et un peu trop condensé pour son propre bien, la structure n'est pas particulièrement convaincante (notamment au niveau du rythme), le tout s'avère un peu criard, et bourré d'effets faciles et/ou kitschouilles (le grand final, à base de cris, de ralentis et de son déformé au flanger, est assez laborieux).

Qui plus est, pour ne rien arranger, les personnages et leurs interprètes sont assez peu engageants, et trop sommairement présentés pour convaincre. Nul doute que pour les fans de l'époque, ces présentations étaient globalement superflues, mais pour un spectateur d'aujourd'hui, un peu plus de structure et de rigueur dans la première demi-heure aurait probablement fait du bien.

Pas surprenant que Tim Burton ait eu tant de mal à tirer de la série et du film un remake potable, en 2012 : si déjà le créateur même de la série peine à condenser des centaines d'heures de télévision en 96 minutes de drame fantastique ultra-sérieux et dramatique, alors comment espérer réussir à transformer tout ça en comédie fantastique tous publics et moderne, sans aboutir à un résultat final totalement bordélique ?

Du gore généreux + un maquillage de vieillard très réussi + une direction artistique et des décors convaincants = 2.5/6

(je ne vais pas tenter la suite, Night of Dark Shadows, sorti en 1971, qui n'a de toute façon pas grand rapport avec ce premier épisode, ou avec la série, mais dont Burton a tout de même repris quelques éléments, dont la sorcière Angélique)

Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (1969) :

Après avoir hérité du manoir de Blaisedon, Angela Martin (Marj Dusay) se tourne vers Jonathan Fletcher (Kerwin Mathes) et son assistant Sajid (Cal Bellini), deux spécialistes new-yorkais en paranormal, afin qu'ils l'aident à résoudre le mystère de cette bâtisse hantée...

Téléfilm américain produit et co-écrit par Dan Curtis, ce métrage de 50 minutes était à l'origine un pilote de série conçu par Curtis pour la chaîne ABC, pilote n'ayant cependant pas connu de suite.

Et en voyant le produit fini, il n'est pas vraiment difficile de comprendre pourquoi : produit, réalisé, écrit et mis en musique par des habitués du soap Dark Shadows, cette production en a tous les défauts.

Réalisation soapesque, interprétation théâtrale, décors de studio assez fauchés, musique datée (qui tue tout suspense), prise de son calamiteuse, bref, la forme n'aide vraiment pas le fond déjà très convenu et générique de ce pilote, et on finit par regarder le tout de manière très distraite et peu convaincue. Un bon gros bof.

2/6 (cela dit, le trio de personnages et leurs interprètes ne sont pas désagréables, et auraient pu fonctionner en personnages récurrents d'une série)

Dead of Night (1977) :

Huit ans après A Darkness at Blaisedon, Dan Curtis recycle le titre de son pilote avorté pour son second téléfilm anthologique, pour NBC, et il tente même de faire de l'expression "Dead of Night" quelque chose de plus grandiloquent et signifiant, dans la lignée de La Quatrième Dimension, dont il reprend le même genre de monologue d'ouverture en voix-off, et l'un des scénaristes, Richard Matheson.

- Second Chance : Frank (Ed Begley Jr.), un jeune homme passionné de vieilles automobiles, restaure une voiture accidentée achetée pour une bouchée de pain, et lorsqu'il en prend le volant, il se retrouve projeté dans le passé, à l'époque de l'accident.

Un récit typiquement Quatrième Dimension, car plus axé fantastique que suspense ou horreur. Malheureusement, le tout est assez mal rythmé, et la voix off constante de Begley est plus soporifique qu'autre chose, ce qui n'aide pas vraiment à rester captivé. Bof. 2/6

- No Such Thing as a Vampire : Chaque nuit, Alexis (Anjanette Comer) est agressée par un vampire, au grand dam de son époux (Patrick McNee). Celui-ci fait alors appel à un de leurs amis, Michael (Horst Buchholz) pour tenter de mettre fin à cette situation.

Un thriller en costume pas forcément très surprenant ou original (on devine très tôt, compte tenu du format et du style, de qui est réellement le coupable), mais plutôt bien interprété. Un peu capillotracté, cependant. 3/6

- Bobby : Traumatisée par la mort de son fils Bobby (Lee H. Montgomery), noyé, une mère (Joan Hackett) se tourne vers les forces occultes pour le ramener à la vie...

Un segment très supérieur à son remake de 1996 (cf La Poupée de la Terreur 2), et ce sur tous les plans : l'ambiance gothique y est nettement plus forte, l'interprétation est supérieure, la musique aussi, le rythme est plus maîtrisé, et la partie de cache-cache n'est pas sabotée par des effets de réalisation et de mise en scène malvenus. À préférer très clairement au remake. 4/6

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Pas vraiment une anthologie très mémorable, car bien trop éparpillée au niveau des genres abordés : comme l'annonce la voix off d'ouverture, on aborde ici de multiples styles narratifs (fantastique, mystère, drame, horreur, surnaturel/fantastique, crime), qui donnent un tout assez inégal et décousu.

Dommage, car la distribution est intéressante, et le savoir-faire est là.

3/6

 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 71 - La Poupée de la Terreur (1975) & La Poupée de la Terreur 2 (1996)

Publié le 6 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Thriller, Anthologie, Télévision, ABC

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

La Poupée de la Terreur (Trilogy of Terror) :

Téléfilm anthologique télévisé écrit par Richard Matheson (La Quatrième Dimension), réalisé par Dan Curtis (Dark Shadows), et diffusé sur ABC en 1975, Trilogy of Terror se divise en trois segments centrés sur Karen Black, qui interprète un personnage différent dans chaque intrigue.

- Julie : Chad (Robert Burton), étudiant passionné de photographie, a un gros faible pour son enseignante d'anglais, la timide et discrète Julie (Karen Black). Fasciné, il est prêt à tout, même à la droguer, pour arriver à ses fins...

Segment franchement mitigé, au rythme un peu bancal et décousu, et au rebondissement final qui ne fonctionne pas totalement. 2.5/6

- Millicent & Therese : Millicent & Therese (Karen Black) sont deux soeurs jumelles que tout sépare. Millicent, la brune, est réprimée et prude ; sa soeur Therese, la blonde, est provocante, exubérante, et délurée. À la mort de leur père, les deux femmes ne se supportent plus...

Énorme ratage que ce segment interminable, bavard, et au rebondissement final totalement télégraphié, notamment par le postiche blond porté par "Thérèse". Vraiment pas aimé, malgré les efforts de Black, et le caméo du Commandant Lassard... 1.5/6

- Amelia : Amelia (Karen Black) vit seule dans un appartement, au sommet d'un building. Un jour, elle ramène un cadeau qu'elle veut offrir à son compagnon : une poupée Zuni à l'effigie d'un guerrier, poupée qui, rapidement, prend vie et décide de tuer la jeune femme...

Le segment le plus connu de cette anthologie, et celui qui lui vaut son statut de téléfilm culte : en l'état, une grosse course poursuite un peu criarde entre une poupée très réussie, et une Karen Black peu dégourdie. Ce n'est pas très complexe, mais ça fonctionne, et c'est agréable à suivre. 4/6

-------------

Dans l'ensemble, une anthologie télévisée assez médiocre, qui ne vaut vraiment que pour son troisième sketch, et sa poupée meurtrière, sans oublier les efforts de Karen Black (qui ne portent cependant pas toujours leurs fruits).

2.5/6

La Poupée de la Terreur 2 (Trilogy of Terror 2) :

Suite de la première Trilogy of Terror de 1975, toujours supervisée par Dan Curtis, mais pas scriptée par Richard Matheson, et avec cette fois-ci Lysette Anthony en héroïne récurrente des trois segments.

- The Graveyard Rats : Laura (Lysette Anthony) et Ben (Geraint Wyn Davies), cousins et amants, décident de se débarrasser du riche époux de la jeune femme, mais celui-ci est enterré avec les codes d'accès de ses comptes en banque. Le couple décide alors de déterrer le cadavre... mais ils ne sont pas les seuls à tenter de mettre la main dessus.

Pas terrible, celui-ci : c'est gentiment surjoué, la réalisation est pataude, et le peu de macabre ou de sinistre finit par s'évaporer dès que les gros rats en plastique et en peluche font leur apparition, risibles. 2/6 

- Bobby : Désespérée, Alma (Lysette Anthony) fait appel aux forces des ténèbres pour retrouver son fils Bobby (Blake Heron), noyé. Mais lorsque Bobby revient soudain à la vie, partiellement amnésique, il fait aussi preuve d'une violence incompréhensible...

Jolie ambiance gothique pour un récit assez classique, avec une tempête qui n'en finit pas (il y a probablement des centaines, pour ne pas dire des milliers d'éclairs dans la petite demi-heure du segment). Malheureusement, ce qui ne commençait pas trop mal finit par lasser, puisque le segment se transforme en slasher basique, avec une caméra constamment penchée, des éclairs incessants, une bande originale répétitive, et un monstre final très caoutchouteux. Dommage. 3/6

- He Who Kills : Lorsque la poupée Zuni est déposée dans un musée après avoir été carbonisée, le Dr. Simpson (Lysette Anthony) décide de l'examiner, mais elle devient vite la proie de l'entité surnaturelle...

ZzzzzZZZzzzz... qu'est-ce que c'est bavard et inutile ! Une redite du segment original, dont celui-ci se veut être la suite, sans rien lui apporter d'original ou d'intéressant hormis l'environnement du musée. Qui plus est, le tout fait double emploi (tant stylistique que musical) avec le segment précédent, donc...  2/6

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Une anthologie en dessous de l'originale, pas aidée par une Lysette Anthony pas particulièrement juste ou subtile dans son jeu, et par une réalisation et une production très années 90. Bof.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #611 : Spawn (1997)

Publié le 5 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spawn :

Trahi par son employeur Jason Wynn (Martin Sheen), l'agent spécial Al Simmons (Michael Jai White) est assassiné, et expédié en Enfer. Là, un démon lui propose de signer un pacte : Al deviendra le général de ses armées infernales, et en échange, il pourra retourner sur Terre pour revoir son épouse. Mais lorsqu'il revient à la vie, Simmons est méconnaissable, grièvement brûlé, et doté de pouvoirs incroyables : au grand dam du Clown (John Leguizamo), un émissaire de Satan, Al va alors décider d'utiliser ses pouvoirs au service du bien, en se vengeant du dangereux Wynn...

Y-a-t-il encore vraiment besoin de s'attarder sur cette production New Line, ratée de bout en bout, entre son récit bâclé, son rythme haché, sa narration en voix off pataude et épuisante, sa distribution calamiteuse (Sheen surjoue, White sous-joue), son visuel typiquement DTV des années 90, sa musique datée, et surtout ses nombreux effets visuels déjà périmés lorsque le film est sorti (c'est bien simple, les seuls plans réussis de tout ce bazar sont généralement l'oeuvre d'ILM, chez qui le réalisateur travaillait... le reste, ce n'est pas d'eux) ?

Cette adaptation du comic-book Spawn est tout simplement un plantage assez spectaculaire et décousu, plombé par d'innombrables ellipses visuelles et narratives, et par une poursuite en moto franchement hors-sujet sur tous les plans.

1/6 pour quelques effets réussis, et pour une certaine fidélité au matériau de base.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 70 - Little Evil (2017) & It Stains the Sands Red (2016)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Comédie, Canada, Netflix, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Little Evil :

Gary (Adam Scott) est ravi d'avoir épousé Samantha (Evangeline Lilly), une jeune mère séduisante et attachante, qu'il aime profondément. Mais Samantha a un fils un peu étrange, Lucas (Owen Atlas), assez sinistre et capable de pousser autrui à commettre l'impensable. Rapidement, Gary s'aperçoit alors que Lucas est peut-être bien l'antéchrist, et qu'il ne peut le laisser détruire le monde...

Une comédie horrifique d'Eli Craig (Tucker & Dale fightent le Mal) qui souffre d'une structure bien trop bancale pour vraiment fonctionner : en effet, pendant ses deux premiers tiers, le film se contente de parodier La Malédiction, en en reprenant toute la structure et le déroulement, et en y passant simplement une couche de sarcasmes et de vannes pas très mémorables.

Ce n'est alors pas très drôle, pas très intéressant, et ça tourne rapidement à vide, malgré les seconds rôles sympathiques (Clancy Brown, Tyler Labine, Donald Faison, Chris D'Elia, Kyle Bornheimer, Sally Field), globalement sous-exploités.

Et puis, après la première heure de métrage, le film bascule dans quelque chose d'un peu plus décalé, avec un renversement de perspective pas forcément surprenant ou imprévisible : Gary décide de protéger l'enfant, de devenir un bon beau-père pour lui, et avec l'aide des autres beaux-pères de son entourage, ils partent à l'assaut des méchants satanistes qui veulent provoquer l'apocalypse.

Encore une fois, ce n'est pas forcément nouveau, dans le genre, mais ce bref virage vers l'action permet au film de retrouver un peu de l'énergie de Tucker & Dale, ce qui rend cette partie du film déjà plus intéressante.

Malheureusement, dans l'ensemble, le tout reste assez inabouti et sous-développé (les seconds rôles restent totalement inutiles), ça se prend un peu trop au sérieux, et les fast-cuts façon Edgar Wright m'ont paru hors-sujet.

2.5/6 (en étant généreux)

It Stains the Sands Red :

En pleine apocalypse zombie, Molly (Brittany Allen), une fêtarde,  se retrouve en panne au milieu du désert du Nevada, poursuivie par un unique zombie (Juan Riedinger). Mais plus le temps passe, et plus ce dernier devient son compagnon, son confident, voire même... son ami.

Une dramédie zombiesque pas désagréable, réalisée et écrite par les Vicious Brothers (Grave Encounters), et qui fait globalement illusion pendant trois bons quarts d'heure : l'héroïne est intéressante, l'actrice joue bien, et le film est alors plutôt sympathique, avec un ton légèrement décalé qui fonctionne.

Dans la dernière demi-heure, cependant, tout commence à se déliter un peu, à commencer par des micro-flashbacks (pas très réussis et en mode contemplatif) servant à développer un peu le personnage et à lui donner une composante émotionnelle et un parcours rédempteur qui ne convainquent pas ; par une tentative de viol clichée et inutile ; et par quinze dernières minutes tout simplement quelconques (l'aéroport et tout ce qui suit), qui finissent le film de manière anémique. Dommage.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 69 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 7 à 9 (2001-2009-2011)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Télévision, SyFy

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Children of the Corn VII - Revelation (2001) :

Jamie (Claudette Mink) arrive à Omaha pour retrouver sa grand-mère. Mais l'immeuble où vivait celle-ci, situé près d'un champ de maïs, a été condamné, et est désormais vide, à l'exception de deux enfants inquiétants...

Produit par Joel Soisson, avec Michael Ironside dans un rôle secondaire. Des jump scares, de la post-synchronisation bancale, un environnement urbain inintéressant, un jardin de maïs en plastique, un handicapé gueulard en fauteuil roulant, un concierge drogué, un homme paranoïaque avec une arme et des lunettes de vision nocturne, une strip-teaseuse bimbo au grand coeur, un flic séduisant, une histoire d'amour insipide, une bande originale recyclée...

Bref, des enfants du Maïs rieurs à la supérette et qui jouent à House of the Dead 2, c'est complètement hors-sujet.

0.75/6

Children of the Corn (SyFy - 2009) : 

Douze ans après le massacre de Gatlin, Burt (David Anders) et Vicky (Kandyse McClure), qui passent leur temps à se disputer découvre un enfant égorgé sur la route, puis arrivent dans la communauté désolée de Gatlin...

Téléfilm Syfy sorti en dvd en version unrated, et réadaptant l'histoire de base de King de manière supposément plus fidèle, par le producteur du Children of the Corn de 1984.

Avec David "Sark" Anders dans le rôle du vétéran du Vietnam traumatisé qui débarque dans le village perdu des enfants, avec sa femme (Dualla de Battlestar Galactica, qui est encore plus insupportable que dans BSG).

La musique reste la même (Elias reprenant ses propres thèmes, et leur redonnant un coup de propre), les enfants sont tous sauf crédibles, ça joue unanimement mal (Anders excepté), la scène de sexe gratuite entre les deux "ados" est risible au possible, et c'est écrit et réalisé avec les pieds, surlignant de manière affreuse tout ce qui peut être surligné (le ralenti immonde lors de l'explosion de la voiture... la musique militaire quand Anders annonce aux gamins qu'il va leur casser la gueule un par un... les cris rajoutés sur certaines apparitions de cadavres à l'écran... les réminiscences du Vietnam, avec Vietkongs et balles traçantes au milieu du maïs... :soupir:) et faisant durer bien trop longtemps la poursuite finale.

Et puis c'est quand même très fort de réussir à rendre l'un des deux protagonistes principaux de l'histoire absolument détestable en moins de 5 minutes après le début du film, surtout lorsque l'on est supposer craindre pour sa vie par la suite, et espérer que le personnage s'en sorte...

1/6 (pour Anders et le score original d'Elias)

Children of the Corn - Genesis (2011) :

Allie (Kelen Coleman), une jeune femme enceinte, et son mari Tim (Tim Rock) tombent en panne près d'une ferme isolée, où vivent un Prêtre sinistre (Billy Drago), sa femme russe Barbara Nedeljakova), et un enfant aux pouvoirs télékinétiques (Dusty Burwell)...

Déjà chroniqué dans ces pages, ce film n'a de Children of the Corn que le nom (forcément, puisque c'est un film simplement tourné par Dimension pour conserver les droits de la franchise), et est inintéressant au possible, puisqu'il ressemble presque plus à l'épisode It's A Good Life de la Quatrième Dimension qu'à autre chose.

Ah, et il y a des stocks shots de la poursuite sur l'autoroute de Bad Boys II inside. *soupir*

0.5/6

 

Bilan :

Children of the Corn est une mauvaise franchise. Comme bon nombre de franchises nées dans les années 80, elle n'a fait que s'affaiblir d'épisode en épisode, ce qui pose forcément problème quand déjà, comme elle, on part de très bas.

Et quand bien même, ami lecteur, tu aurais apprécié l'original plus que moi, et tu ferais partie de ces personnes le considérant comme culte, fais-moi confiance : les suites sont, dans leur grande majorité, bien pires, et ne méritent vraiment pas le coup d'oeil.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 68 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 4 à 666 (1996-1998-1999)

Publié le 2 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Children of the Corn IV - The Gathering (1996) :

Grace (Naomi Watts) retourne dans sa petite ville natale, pour y soigner les enfants qui tombent tous malades, les uns après les autres, et se réveillent en affirmant être quelqu'un d'autre. Bientôt, les enfants s'en prennent aux parents, comme télécommandés par une force surnaturelle...

Premier film de la saga (reprise par Dimension) à être exclusivement sorti en vidéo, et ça se sent, puisque ça ressemble plus à un scénario vaguement adapté à la franchise Children of the Corn qu'à autre chose : ici, on a un pasteur itinérant décédé qui revient d'entre les morts pour prendre possession des enfants de la ville responsable de sa mort, façon joueur de flûte de Hamelin. Aucune référence à Gatlin, à He-Who-walks-Behind-The-Rows, aux champs de maïs hantés, etc...

Cela dit, il y a Naomi Watts qui joue bien, Karen Black, et le scénario apparaît plus original et intéressant que les précédents, donc c'est toujours ça de pris. Par contre, la réalisation est très moyenne.

2.5/6, je l'ai presque préféré à l'original.

Children of the Corn V - Fields of Terror (1998) :

Six jeunes étudiants se perdent en route, et arrivent dans une bourgade désolée, emplie de jeunes enfants meurtriers, contrôlés par une force surnaturelle...

Version jeunes adultes cons de la franchise, avec une jeune Eva Mendes, Alexis Arquette, Ahmet Zappa, Fred Williamson et David Carradine.

Ainsi que des angles de caméra immondes, des personnages têtes à claques, des enfants tueurs modernes (!) et peu inquiétants, du gore timide, une musique ratée, et un scénario qui ne colle pas tout à fait avec le reste de la franchise (Carradine qui contrôle son armée d'enfants depuis un manoir colonial du Sud, au nom de He Who Walks..., He who... qui demande des sacrifices dans les flammes, alors que les flammes étaient précisément son point faible auparavant, etc... c'est n'importe quoi).

Bref, on retombe tout de suite dans les tréfonds de la franchise, avec en prime une fin ouverte très bête.

1/6

Children of the Corn 666 - Isaac's Return (1999) :

Après 19 ans de coma, Issac reprend connaissance, et tente d'accomplir une ancienne prophétie avec l'aide d'Hannah (Natalie Ramsey), la première née des enfants de Gatlin...

Nancy Allen & Stacy Keach dans de petits rôles, pour un retour à Gatlin de l'une des descendantes du massacre original.

Bourré d'effets de style et de scènes agaçantes (des ralentis, des séquences de rêves, des jump cuts, des bruits déformés, de la caméra tremblotante, etc), éclairé à la bougie, avec un scénario assez bordélique et improbable (Isaac, dans le coma depuis 19 ans, et ce bien qu'il ait alors été réduit en miettes, tente d'accoupler son fils (!?) avec l'héroïne pour accomplir une prophétie, et engendrer la nouvelle incarnation de He-who-walks...), une armée d'adolescents maléfiques joués par des adultes de 25 ans, du rock-métal en illustration sonore, et un He- who-walks qui se prend pour un animateur tv une fois incarné...

Aussi mauvais que le précédent, malgré la présence d'Isaac, qui fait de la figuration les 3/4 du temps.

1/6 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 67 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 1 à 3 (1984-1992-1995)

Publié le 2 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Children of the Corn (1984) :

Burt Stanton (Peter Horton) et sa compagne Vicky (Linda Hamilton) découvrent le cadavre d'un enfant sur la route, au milieu de nulle part, dans le Midwest américain. Rapidement, alors qu'ils cherchent de l'aide dans la ville la plus proche, ils découvrent là une population d'enfants meurtriers, disciples d'une entité démoniaque vivant dans les champs de maïs, et sous la coupe du jeune Pasteur Isaac (John Franklin)...

Auréolé d'une réputation culte, ce premier opus de la saga déçoit : la musique est sympathique, la distribution aussi, les idées sont intéressantes, l'ambiance est pesante, et toute la première demi-heure est réussie, mais ça s'embourbe rapidement ensuite, avec pas mal de séquences superflues et agaçantes (notamment la fin interminable et un peu risible). 

Pas à la hauteur de sa réputation, ou bien c'est que ça a mal vieilli.

2.5/6

Children of the Corn II - The Final Sacrifice (1992) :

Un journaliste (Terence Knox) et son fils (Paul Scherrer) vont mener l'enquête dans la ville de Gatlin, où des enfants meurtriers ont récemment massacré tous les adultes de la communauté... 

Daniel Licht assure toujours autant, ça fait plaisir de revoir Rosalind Seaquest Allen, et le tout début - les journalistes & autorités qui débarquent sur les lieux du premier film, et comptent les cadavres - fonctionne bien, mais ensuite, c'est une calamité, qui se traîne lamentablement, avec un vieil indien qui se pointe pour balancer des répliques clichées, des enfants tueurs transparents au possible, des mises à morts risibles de personnes-âgées-qui-jouent-mal, des plans thermiques à la Predator, une histoire d'amour adolescente, et tout un final ridicule, pas aidé par un rendu télévisuel et fauché totalement indigne d'une sortie en salles.

1.25/6

Children of the Corn III - Urban Harvest (1995) :

Deux orphelins de Gatlin, Eli (Daniel Cerny) et Joshua (Ron Melendez) sont placés dans un foyer d'accueil, à Chicago. Là, Eli semble bien décidé à poursuivre l'oeuvre du Dieu du Maïs, et replante du maïs dans un terrain vague voisin... mais son frère veut l'en empêcher. 

Guère surprenant de voir les frères Hickox, grands mercenaires du genre dans les années 80,
derrière cet opus urbain de la franchise, très peu inspiré, avec un Amish basketteur qui fait des dunks à peine débarqué du village de Gatlin, et avec un montage parallèle assez mauvais entre un début de scène de sexe, et l'enfant maléfique qui plante un épi de mais dans le jardin.

Effets vidéos fauchés et datés, idées idiotes (le sdf "plantifié", l'afro-américain qui continue à crier alors que sa tête est séparée de son corps), c'est surjoué, et ça se traîne gentiment, en plus de brièvement virer à la Night of the Scarecrow le temps de quelques minutes, et d'avoir un final multipliant les effets spéciaux fauchés et les boules de feu. Sans oublier l'apparition de He-Who-walks-behind-the-rows... un monstre tentaculaire en caoutchouc gélatineux qui pousse des barrissements d'éléphant, en partie animé en stop-motion miniature. Forcément, ça casse le mythe. Surtout en 1995.

1.25/6, dont 0.25 pour la brève apparition d'une jeune Charlize Theron.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (1989) & House 4 (1992)

Publié le 1 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Cinéma, Horreur, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

House III - The Horror Show :

Après avoir assisté à l'exécution de Max Jenke (Brion James), un tueur en série psychopathe qu'il a arrêté, l'Inspecteur Lucas McCarthy (Lance Henriksen) pense en avoir fini avec lui. Mais Max a réussi à se transférer dans l'énergie de la chaise électrique, et il revient ainsi de l'au-delà pour se venger de Lucas, et hanter sa famille...

Un film d'horreur intitulé The Horror Show, arbitrairement rattaché à la franchise House à l'international pour de sombres raisons contractuelles, mais qui en fait n'a tout simplement rien à voir avec celle-ci, à part, vaguement, un concept de maison hantée.

Hormis la présence toujours agréable de Lance Henriksen, donc, que dire de ce métrage, qui lorgne énormément vers le Shocker de Wes Craven, en production au même moment, et reposant exactement sur le même concept et les mêmes rebondissements ?

Pas grand chose, en fait : c'est assez typique des slashers/thrillers surnaturels de l'époque, dans ce que ça avait de bon et de mauvais (l'influence de la franchise Freddy est palpable), et ça fonctionne principalement sur le charisme d'Henriksen, sur le cabotinage de James, et sur la scène de la chaîne électrique, relativement réussie.

Le reste, par contre, est totalement anecdotique, avec tout un assortiment de personnages secondaires (notamment la famille de l'inspecteur) insipides et peu intéressants, et des effets constamment sur le fil du rasoir, entre risibles et inventifs.

2.75/6

House IV :

Après sa mort dans un accident de voiture, Kelly (Terri Treas), l'épouse de Roger Cobb (William Katt), et leur fille Laurel (Melissa Clayton) s'installent dans la demeure familiale, au milieu de nulle part. Mais la pègre locale s'intéresse de très près à la bâtisse, et lorsque des phénomènes surnaturels commencent à s'y produire, la mère et la fille se tournent vers un vieux chef indien ami de la famille...

Une pseudo-suite indirecte au premier film, dont on retrouve Roger Cobb, mais qui n'a en réalité pas la moindre continuité avec les événements de House : la maison est différente (et fait nettement plus décor de cinéma), ses origines aussi, la famille de Cobb n'a rien à voir, Cobb décède dans les dix premières minutes du métrage, bref, ce n'est qu'une suite hypothétique.

Et pour cause : le script a été rattaché de force à la franchise House durant la pré-production, lorsqu'il a été décidé que le personnage de Cobb pourrait peut-être apporter quelques spectateurs de plus à ce direct-to-vidéo générique et sans rapport.

On se retrouve donc avec un script insipide et dérivatif, pas forcément trop mal joué par le duo mère-fille, mais mis en images de manière économe et peu inspirée (ou totalement grotesque, comme par exemple les cauchemars, ou tout ce qui concerne la pègre locale), et qui se traîne lamentablement pendant 95 minutes, n'étant jamais effrayant, tendu ou dynamique, et rarement amusant. Bref... un flop.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 65 - Saga House : House (1986) & House 2 - Le Deuxième Étage (1987)

Publié le 1 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Cinéma, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

House :

Romancier d'horreur à la dérive depuis la disparition de son fils lors d'un séjour dans la demeure de sa tante (Susan French), Roger Cobb (William Katt) a perdu pied, et sa carrière est au point mort. Divorcé de l'actrice Sandy Sinclair (Kay Lenz), et désireux de se lancer dans l'écriture d'un nouveau roman basé sur son expérience au Vietnam, Roger s'installe alors dans la demeure en question, dont il vient d'hériter, et qui recèle bien des mystères surnaturels...

Premier métrage de la série des House, cette comédie horrifique est produite par une partie de l'équipe des premiers Vendredi 13, mais elle lorgne clairement plus vers les Evil Dead de Raimi : un homme seul, dans une maison qui s'anime de manière improbable (monstres en latex difformes et grotesques, objets qui prennent vie, stop-motion, animaux empaillés qui deviennent agressifs, visions étranges, et réactions assez caricaturales et outrées du jeune héros), le tout avec un ton jamais très sérieux.

Du moins, sur le papier, car ce House original est souvent plus prêt d'Evil Dead premier du nom, que de ses suites. La première demi-heure du métrage, ainsi, est bien trop sérieuse pour son propre bien, à grands renforts de flashbacks ultra-fauchés du Vietnam (dans des jungles de cinq mètres carrés, en studio), et d'un personnage torturé par ses erreurs et par son passé.

Par la suite, le métrage reste bien trop fluctuant, avec le postérieur constamment entre deux chaises : ça alterne entre brefs moments d'horreur comique, avec des monstres, des esprits et des réactions surjouées, et énormément de remplissage (les flashbacks, donc, mais aussi le voisin rondouillard - George Wendt -, la police, l'ex-femme, la sous-intrigue mollassonne avec une voisine sexy - Mary Stävin - et son fils...).

Sans oublier la réalisation un peu pataude (et télévisuelle), et aussi, plus problématique, le fait que la demeure-titre soit particulièrement peu effrayante : trop lumineuse, trop moderne, trop cozy, il n'y a là pas la moindre ambiance, ce qui ne pardonne pas.

Bref, malgré ses quelques moments cartoonesques et décalés, le film reste dans l'ensemble vraiment trop quelconque et inégal, mal rythmé, et tiraillé entre le sérieux et la comédie, sans jamais s'avérer totalement convaincant dans l'une ou l'autre catégorie.

3/6, pas plus, et principalement pour les créatures et les maquillages.

House II : Le Deuxième Étage (House II : The Second Story) :

Jesse (Arye Gross) et Kate (Lar Park Lincoln), un jeune couple de citadins branchés, s'installent dans le vieux manoir familial, où ils sont vite rejoints par Charlie (Jonathan Stark), un ami excentrique de Jesse, et Lana (Amy Yasbeck), la petite amie de Charlie, une chanteuse ambitieuse. Mais rapidement, Jesse et Charlie sont entraînés dans une aventure improbable, à mesure que les phénomènes surnaturels se multiplient : cow-boys zombies, crâne de cristal, malédiction maya, créatures difformes, sauvages masqués, barbares bodybuildés, dinosaures, portails interdimensionnels, bébé cracoucass, chenille canine, vengeance d'outre-tombe, princesse indigène et électricien-aventurier (John Ratzenberger)...

Alors là, absolument rien à voir avec le premier film, et c'est tant mieux.

Ici, un peu comme du côté de Raimi et de ses Evil Dead, on passe d'un premier opus semi-sérieux, à quelque chose de totalement délirant et cartoonesque, qui se débarrasse de tout semblant horrifique pour faire place à un divertissement familial d'Halloween tellement déjanté et improbable qu'il en devient attachant.

Dans l'absolu, ce n'est pas du tout un bon film d'horreur, ce n'est pas particulièrement bien rythmé, et ce n'est pas forcément toujours très bien joué par tout le monde, mais ça part tellement dans tous les sens, avec un bestiaire génial et avec une bonne humeur tellement décomplexée que le film est tout simplement mémorable, et l'un de mes métrages préférés à cette période de l'année.

4.5/6 (mention spéciale à Bill Maher en patron yuppie fourbe)

(et pourquoi ne suis-je pas surpris de voir le traducteur de l'affiche originale passer totalement à côté du jeu de mots de "The Second Story", en traduisant le tout littéralement, sans comprendre le double sens Story = Histoire/Étage...?  Ah là là, les années 80... *soupir*)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 62 - Minutes Past Midnight (2016) & Galaxy of Horrors (2017)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Oktorrorfest, Anthologie, Animation, Canada, Comédie, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Minutes Past Midnight :

Anthologie canadienne regroupant neuf courts-métrages présentés via Rue Morgue et le festival Little Terrors.

- Never Tear Us Apart : deux randonneurs tombent sur un couple de cannibales vivant dans une cabane, au milieu de nulle part. Un court-métrage semi-comique de moins de cinq minutes, assez prévisible, mais pas forcément mauvais. 3/6

- Awake : un enfant est atteint d'une maladie étrange, et ses parents peinent à gérer son état. Un court qui choisit de jouer la carte du mystère, refusant de donner une explication à l'état de l'enfant (possession ? zombification ?), et préférant jouer la carte de l'ambiance et de l'atmosphère, sans vraiment déboucher sur quoi que ce soit de valable. 2.25/6

- Crazy for You : un tueur en série au comportement déclenché par les tissus à pois tombe amoureux d'une jeune femme qui adore ces motifs... Un court-métrage signé James Moran (Doctor Who, Torchwood, Primeval), avec Arthur "Rory" Darvill dans le rôle titre, et un ton typiquement anglais. Prévisible, mais finalement assez sympatoche. 4/6

- The Mill At Calder's End : un homme revient dans sa famille, pour faire face à la malédiction ancestrale qui pèse sur celle-ci... Un court-métrage animé, hommage à la Hammer, à Poe, à Lovecraft, à Peter Cushing et à l'horreur gothique, exécuté en stop-motion et en images de synthèse, avec Barbara Steele et Jason Flemyng au doublage. Très réussi. 4.75/6

- Roid Rage : une créature sanguinaire vit dans l'anus d'un homme et le pousse à massacrer ceux qui l'entourent... (Hemor)Roid Rage, donc, un jeu de mots pourri à l'image de ce court interminable (près de 15 minutes), mal filmé, mal interprété, mal monté, à la prise de son médiocre, aux effets risibles, et surtout, au mauvais goût très prononcé. C'est du sous-Troma vulgaire, con, scatologique et dérivatif, mais bon... ça plaira peut-être à certains. 0.5/6

- Feeder : un musicien à la dérive s'installe dans un nouvel appartement, où, rapidement, des symboles apparaissent sur le sol, lui demandant des sacrifices de plus en plus importants en échange de l'inspiration... Un segment australien très réussi, à la fois sobre et efficace. 4.25/6

- Timothy : passionné par Timothy, le héros en costume de lapin géant de son émission préférée, un jeune garçon se trouve confronté à ce dernier, qui s'avère des plus meurtriers... Slasher espagnol assez basique, mais pas trop mal exécuté, avec une chute prévisible. 2.5/6

- Ghost Train : deux adultes s'étant perdus de vue se retrouvent pour revisiter les lieux d'une tragédie de leur enfance, près d'un sinistre train fantôme. Le côté "adultes revisitant la tragédie de leur passé" rappelle un peu Ça, mais la direction artistique de la maison hantée est très réussie, et la conclusion est logique, mais efficace. 4.5/6

- Horrific : un redneck glandeur est confronté au chupacapra, qui envahit son mobile-home... Là, on est en plein dans de la comédie fauchée façon Braindead ou Evil Dead 2 : ce n'est pas très subtil, c'est beaucoup de slapstick, mais ça ne fonctionne pas trop mal. Amusant. 3.25/6

Sans surprise, une anthologie un peu inégale. Néanmoins, si Roid Rage est vraiment un segment calamiteux, les bons segments du métrage sont très réussis, et parviennent presque à faire oublier ce désastre.

J'ai déjà vu bien pire, dans le genre.

3.25/6

Galaxy of Horrors :

Après Minutes to Midnight, seconde anthologie canadienne présentée par Rue Morgue et le festival Little Terrors, regroupant huit courts-métrages ayant pour fil conducteur

- Un astronaute (Adam Buller) pris au piège dans un caisson de sommeil cryogénique, qui lui diffuse ces courts-métrages pour le faire patienter en attendant l'arrêt complet des systèmes de survie. Rien de très mémorable ou passionnant. 1.5/6

- Eden : dans un futur dystopique, les USA sont ravagés par la pollution, et l'air est empoisonné. Deux factions s'affrontent : le gouvernement, et un groupe tentant de le faire tomber. Et lorsque les autorités mettent au point un sérum supposé immuniser contre l'air empoisonné, ils déchaînent en réalité une menace dont elles n'avaient pas idée... Un segment très détaillé, qui déborde d'idées, et tente d'accomplir plein de choses, mais qui finit par être brouillon, décousu, bordélique, et totalement gratuit dans sa nudité. 2/6

- Iris : un assassin va enterrer un cadavre dans les bois, avec l'aide d'Iris, l'assistant vocal de son smartphone... Pas trop mal filmé, mais ultra-prévisible et générique. 2/6

- Flesh Computer : deux criminels s'en prennent au concierge d'un immeuble qui, dans son appartement, a mis au point un ordinateur mi-vivant mi-machine. Euh... les références à Cronenberg sont évidentes, mais ce segment est un bordel non-sensique, à la fois particulièrement confus (la démo numérique de la mouche écrasée, inutile et moche), et totalement didactique (la voix off qui énonce bien les thématiques). 1.5/6

- Pathos : dans un univers dystopique, les humains ne vivent que pour se divertir dans un monde virtuel aux tarifs exorbitants. Connectés 24h/24, ils doivent payer pour rester en vie : mais que se passe-t-il lorsque l'on ne retrouve plus son numéro de carte de paiement ? Un segment italien assez intéressant, très Jeunet/Caro dans l'esprit et dans les visuels, avec un concept assez classique (tout ça, c'est très cyberpunk dans l'âme), mais assez maîtrisé. 3.5/6

- Eveless : toutes les femmes de la planète sont mortes, et deux hommes tentent de donner naissance à un bébé de sexe féminin. L'idée est intéressante, mais le contenu est assez creux. Bof. 2/6

- They Will All Die In Space : dans un vaisseau spatial à la dérive, deux membres d'équipage évasifs réveillent un ingénieur de cryogénie, et lui demandent son aide pour réparer le navire. Mais les apparences sont trompeuses... Un segment en noir-et-blanc, très rétro-70s, pas trop mal interprété, mais à la chute vraiment prévisible. 3/6

- Entity : une astronaute russe se retrouve seule dans l'espace suite à la destruction de son astronef, et elle entre alors en contact avec un phénomène inexpliqué... Un court-métrage visuellement splendide et captivant, même s'il en frustrera sans doute plus d'un avec sa conclusion énigmatique. 4.25/6

- Kingz : deux dealers de banlieue allemands se trouvent nés à nés avec un client d'un autre monde. Un court allemand paradoxalement à la fois un peu fauché et forcé dans ses effets et sa direction artistique, et plutôt ambitieux (du moins, compte tenu de son budget probable). Ça oscille entre film d'action, kung-fu, horreur extra-terrestre, crime, et dans l'ensemble, c'est assez inégal, mais au moins ils ont essayé. 3/6

Une anthologie vraiment quelconque et oubliable, nettement en dessous de Minutes to Midnight.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 61 - La Fissure (1987) & The Gate II - Trespassers (1990)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

La Fissure (The Gate) :

Lorsque l'abattage d'un arbre dans son jardin révèle un trou béant dans le sol et des géodes étranges, le petit Glenn (Stephen Dorff) et son meilleur ami Terry (Louis Tripp) sont intrigués, et décident de profiter d'un week-end passé sans la supervision des parents de Glenn pour s'y intéresser. Mais rapidement, des forces surnaturelles semblent se manifester dans les parages de la fissure, et il ne faut pas longtemps à Terry, Glenn et à sa soeur Al (Christa Denton) pour réaliser qu'ils sont confrontés à l'une des portes de l'Enfer, et qu'une armée de créatures démoniaques est sur le point de s'abattre sur eux...

Ah, les années 80, cette époque bénie où, des Goonies au Monster Squad, en passant par ET l'extraterrestre, Le Vol du Navigator, Little Monsters, Explorers, et compagnie, les enfants partaient à l'aventure, et se confrontaient sans complexe, sur le grand écran, aux créatures les plus improbables, et aux dangers les plus sérieux.

Et donc, bien sûr, The Gate, un film d'horreur canadien de 1987, qui a bercé toute mon enfance, avec ses démons et ses gobelins animés en stop-motion et en jeux de perspective, son irruption du démoniaque et du heavy métal "satanique" dans la vie d'un enfant d'une banlieue américaine typique, et son ambiance de cauchemar étrange qui, dès la première scène, impose l'atmosphère du film...

Certes, le film a un peu vieilli, tant il est typiquement de son époque (dans ce que ça a de bon et de mauvais), mais il regorge tellement de détails qui sentent le vécu, d'originalité, et de savoir-faire technique (les créatures, certains matte-paintings et incrustations) qu'il m'est impossible de le voir autrement qu'avec affection et nostalgie.

D'autant que finalement, tous ces jeunes acteurs s'en tirent plutôt bien, Stephen Dorff en tête, et s'avèrent joyeusement attachants. Même 30 ans après, je ne m'en lasse pas.

4.25/6

The Gate II - Trespassers : 

Des années après que Terry (Louis Tripp) et Glen aient refermé la porte infernal ouverte dans leur jardin, Terry est de retour dans les ruines de cette maison, pour tenter de contacter les forces du mal, afin qu'elles exaucent ses voeux. Mais lorsque son rituel est interrompu par John, Moe et Liz (James Villemaire, Simon Reynolds et Pamela Adlon), une nouvelle porte vers l'Autre Monde, bien différente, est ouverte, et les conséquences seront terribles...

On prend les mêmes (même réalisateur, même scénariste, même acteur), et on recommence quelques années plus tard... en passant totalement à côté de ce qui faisait le charme de l'original.

Adieu l'ambiance de banlieue perturbée par le surnaturel, et le ton sérieux et premier degré de l'ensemble : ici, on commence dans une maison en ruines et de nuit, et on bascule très rapidement dans une teen comédie horrifique façon Une Créature de Rêve mâtiné de Wishmaster, avec deux antagonistes débiles qui servent de caution comique au film.

Adieu, le point de vue enfantin, les personnages attachants et innocents, confrontés à l'indicible et tentant d'y survivre : ici, Terry est un adolescent qui se prend pour un sorcier, et qui cherche délibérément à invoquer les forces du mal pour qu'elles améliorent sa vie, quitte à sacrifier un hamster (même s'il change d'avis au dernier moment) ; les autres personnages sont des jeunes/ados rebelles insipides et agaçants, clichés et surjoués au possible (le scénariste tente bien de rendre Terry touchant vis à vis de son père, et de construire une relation avec la sympathique Liz, mais ça ne fonctionne qu'à moitié).

Adieu, les hordes de gobelins au service d'un démon improbable : ici, un seul gobelin pendant les 3/4 du film, et sur la fin, un monstre en stop-motion (au design peu inspiré), et des métamorphoses en latex assez inégales.

Adieu, la montée progressive de la tension, la menace sous-jacente, l'ambiance de cauchemar : ici, dès le début, on fait de la sorcellerie avec une robe en velours violet, les effets néons et lasers sont assez ridicules, les forces du mal et le gobelin se manifestent dix minutes après le début du film... et le tout se termine dans l'Autre Monde, à savoir un unique décor de studio façon heroic-fantasy fauchée renforcé par des matte-paintings et incrustations assez vides.

Bref, on est dans quelque chose de radicalement différent du premier film (ce qui n'est pas forcément un mal, en théorie), de totalement axé "film pour ados" (tout le développement de la relation du héros avec Liz est ainsi balisée de bout en bout), et donc sans le charme et le potentiel nostalgie de l'original : ce qui est dommage, car tout n'est pas à jeter ici, notamment au niveau des effets et des créatures.

Mais dans l'ensemble, c'est assez peu intéressant, pas vraiment abouti ni très bien structuré (toute la fin est assez bordélique et précipitée, notamment la conclusion), et Louis Tripp ne réussit que partiellement la transition de second rôle excentrique à premier rôle portant le film sur ses épaules.

2.5/6 (en plus ça manque cruellement de heavy metal)

 

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Blog Update ! - Fin Octobre 2017 & Halloween Oktorrorfest (troisième bilan)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Update, Les bilans de Lurdo

Halloween est à nos portes, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'approche lentement de sa conclusion, avec toujours deux films passés en revue chaque jour....

41 - Don't Kill It 2/6

42 - 5 Fantômes en Terminale 3/6

43 - Be Afraid 2.25/6

44 - We Go On 2.5/6

45 - The Devil's Candy 3.75/6

46 - A Dark Song 3/6

47 - Amigo Undead 2.75/6

48 - The Wolfman 2.25/6

49 - C'est La Fin 3.5/6

50 - Arac Attack, les monstres à huit pattes 4.75/6

51 - My Best Friend is a Vampire 2.5/6

52 - Le Vampire de ces Dames 2.25/6

53 - Voice From The Stone 2.75/6

54 - Eat Local 3/6

55 - Dead Awake 1.25/6

56 - Life : Origine Inconnue 3.75/6

57 - Sundown : La Guerre des Vampires 3/6

58 - The Belko Experiment 2.25/6

59 - The Triangle 3/6

60 - Therapy for a Vampire 3.25/6

Du neuf et du moins neuf au cours de cette seconde quinzaine d'octobre.

Beaucoup de comédies fantastiques plus ou moins réussies (Amigo Undead, C'est la Fin, Sundown, Therapy for a Vampire...), quelques films plus sérieux pas forcément très convaincants (The Belko Experiment, The Triangle, Voice from the Stone, The Wolfman, A Dark Song...), et dans l'ensemble, une quinzaine pas désagréable, à défaut d'être très mémorable.

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Film(s) de la quinzaine : au rayon des nouveautés, Life : Origine Inconnue, s'est avéré une bonne surprise dans le genre Alien & compagnie, et malgré ses défauts, The Devil's Candy, lui, a su me séduire par son atmosphère métal. Cela dit, le vrai film de la quinzaine, c'est encore et toujours Arac Attack, dont je ne me lasse vraiment pas...

Flop(s) de la quinzaine : pas vraiment de gros flop honteux, cette quinzaine, mais beaucoup de projets inaboutis et très moyens, au nombre desquels The Belko Experiment (qui avait une telle hype à sa sortie outre-atlantique, James Gunn oblige, qu'il ne pouvait que décevoir), et Dead Awake, qui est tout simplement soporifique.

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L'Halloween Oktorrorfest 2017 continue encore jusqu'au 12 novembre sur le blog des Téléphages Anonymes, mais en passant cette fois-ci à la vitesse supérieure, puisque ce seront désormais quatre films par jour qui seront passés en revue sur le blog... voire plus !

Et n'oubliez pas que vous pouvez retrouver, à tout moment, la liste complète des films déjà passés en revue dans le cadre des Oktorrorfests présentes et passées en suivant ce lien, ou en cliquant directement sur Index dans le menu de haut de page.

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Un film, un jour (ou presque) #610 : High-Rise (2015)

Publié le 29 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Science-Fiction, Drame, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

High-Rise :

Dans les années 70s, de nombreuses personnes (Tom Hiddleston, Sienna Miller, James Purefoy, Reece Shearsmith, Luke Evans, Elisabeth Moss, Peter Ferdinando, Sienna Guillory, Jeremy Irons, Keeley Hawes, Tony Way...) issues de toutes les classes sociales s'installent aux divers étages d'un immeuble de luxe ultra-moderne et révolutionnaire. Mais progressivement, cet environnement devient comme une bulle pour ses occupants, décuplant et cristallisant les tensions, les envies, les injustices et les conflits, jusqu'à ce que la violence éclate, incontrôlable...

Second film de Ben Wheatley que je vois, après le décevant Free Fire, et à nouveau, j'ai là l'impression d'un film au concept fort (adapté d'un roman d'anticipation anglais de 1975) mais qui souffre fortement d'un réalisateur manquant de maîtrise.

Pas forcément de maîtrise formelle, cette fois-ci (visuellement, c'est beau, c'est ambitieux, et c'est très stylisé), mais plutôt de maîtrise structurelle : si une grosse partie de la première heure du film (la montée en puissance) est assez réussie, avec un rythme étrange et une illustration musicale parvenant à imposer un certain malaise perceptible (même si bon, le côté "utilisons des reprises musicales décalées pour donner une ambiance étrange" n'est pas des plus finauds), le film perd énormément en intérêt et en efficacité dès qu'il bascule dans la violence et la folie (soit l'intégralité de la seconde moitié du récit, une bonne heure de film).

Là, la complaisance de Wheatley vis-à-vis de son style (j'ai vraiment eu l'impression d'un réalisateur aimant se regarder réaliser, et multipliant les plans et les figures de style gratuits, pour se faire plaisir), déjà présente dans la première moitié, finit par prendre le pas sur le récit et son efficacité potentielle, et le tout finit par lasser.

Free Fire m'avait déçu parce que ce n'était ni aussi percutant, ni aussi maîtrisé, ni aussi drôle que le métrage semblait penser l'être, et ici, c'est un peu le même problème : ce n'est pas assez rigoureux et concis, ce n'est pas assez drôle (même d'un humour noir pourtant très présent), certainement pas assez subtil (la satire est bien trop caricaturale pour fonctionner, et le discours de Thatcher, à la fin, fait vraiment rajout engagé qui arrive comme un cheveu sur la soupe) et ce n'est pas assez pertinent (le propos est là... malheureusement un peu trop noyé dans les exubérances formelles) pour mériter de l'étaler sur deux heures de film, et pour s'essouffler ainsi dans cette seconde moitié grotesque.

3/6 pour la forme

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 60 - Therapy for a Vampire (2014)

Publié le 27 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie, Allemagne, Autriche, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

Therapy for a Vampire (Der Vampir auf der Couch) :

À Vienne, en 1932, le Dr. Sigmund Freud (Karl Fischer) s'occupe d'un vampire dépressif, le Comte Geza Von Közsnöm (Tobias Moretti), hanté par le souvenir de son premier amour, et ne supportant plus sa femme Elsa (Jeanette Hain). Geza finit par tomber amoureux de Lucy (Cornelia Ivancan), sosie de son amour disparu, alors même que Elsa s'intéresse à Viktor (Dominic Oley), le compagnon de Lucy, un artiste capable de retranscrire la beauté d'Elsa sur une toile. Et tout se complique encore plus lorsque la jalousie et le mensonge s'interposent entre les deux couples...

Une comédie vampirique austro-allemande, en langue allemande, et gentiment sympathique : on est en plein dans du vaudeville vampirique plutôt bien filmé, avec une direction artistique très réussie (par moments, Vienne ressemble à un tableau), et une illustration musicale toute en cordes et en violons... mais ça manque de rythme (et de mordant (!)), et c'est assez bavard, ce qui empêche le tout de vraiment décoller.

Cela dit, c'est relativement honorable, dans le genre.

3.25/6

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