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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #710 : Lost Heroes (2014)

Publié le 10 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Histoire, Science-Fiction, Action, Jeunesse, Aventure, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lost Heroes :

Un documentaire intéressant sur le manque inexplicable de super-héros canadiens dans l'industrie des comic-books, et sur ce que cela reflète de la société et de l'état d'esprit canadiens.

Au travers d'interviews de passionnés, d'images d'archives, et de témoignages, le métrage retrace ainsi l'histoire tumultueuse des comics canadiens, depuis leur naissance spontanée durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui.

On découvre ainsi que les comics canadiens ont vu le jour suite aux restrictions imposées par le Canada durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui empêchaient l'importation des bandes dessinées américaines.

Le Canada a donc dû créer ses propres maisons d'édition, et ses propres superhéros, n'hésitant parfois pas à recruter de jeunes adolescents pour dessiner leurs numéros : Maple Leaf Publishing, avec The Iron Man, Brok Windsor, Cosmo ; Anglo-American Publishing, qui réadaptait à sa sauce les scripts des comics Fawcett (Captain Marvel), Commander Steel, Freelance ; Educational Projects, avec Canada Jack ; ou encore Bell Features, avec Johnny Canuck et Nelvana, la première super-héroïne de comics de la planète, avant même Wonder Woman.

Puis, avec la fin de la guerre, l'industrie américaine a repris le dessus, et les super-héros canadiens ont progressivement disparu, jusqu'aux années 60, où, sous l'influence de passionnés, ce pan de la culture canadienne a connu une brève renaissance, aboutissant à la création de Captain Canuck, en 1975.

Un Captain Canuck qui, malgré son succès, n'a jamais réussi à s'implanter durablement, et renaît une fois par décennie, pour disparaître quelques années plus tard, faute d'être économiquement viable.

Le documentaire s'attarde ensuite sur les superhéros "canadiens" les plus connus, à savoir Wolverine (très populaire au Canada, malgré le fait qu'il ne corresponde pas vraiment aux clichés habituels attribués aux Canadiens), et Alpha Flight (nettement moins populaires car trop clichés, et jamais vraiment mis en avant de manière durable et satisfaisante).

Puis, après un passage par la case web-série (Heroes of the North, qui connaît apparemment un succès d'estime), le documentaire tente de comprendre pourquoi les Canadiens ne parviennent pas à avoir de super-héros à leur image.

Problème commercial (la population canadienne est insuffisante pour assurer la survie d'une telle industrie, et les Américains ne s'intéressent pas aux comics étrangers), mais aussi problème d'image mal définie : les Canadiens, de leur propre aveu, peinent à définir leur identité, complexés par leur position de voisins d'USA particulièrement envahissants et dominants, culturellement parlant.

Sans oublier le fait que le Canada a toujours privilégié la discussion, la négociation et a toujours favorisé la paix, des caractéristiques intrinsèques à l'identité canadienne, et qui se marient mal au genre des comics, avec leurs super-héros bariolés qui règlent leurs problèmes par l'action et la violence...

4.25/6 (imparfait, notamment dans sa deuxième moitié, mais pas désagréable du tout)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #709 : How To Be A Latin Lover (2017)

Publié le 9 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

How To Be A Latin Lover :

Gigolo vieillissant, Maximo (Eugenio Derbez) est mis à la porte par son épouse octogénaire, et remplacé par quelqu'un de plus jeune. Contraint de s'installer chez sa soeur (Salma Hayek) et son fils (Raphael Alejandro), qui n'approuvent guère sa vocation, Maximo voit là l'occasion de se remettre en selle : en effet, la grand-mère de l'une des camarades de classe de son neveu est une célibataire richissime (Raquel Welch) dont Rick (Rob Lowe), collègue gigolo de Maximo, a dit à ce dernier le plus grand bien...

Une comédie bilingue (un quart en espagnol/trois quarts en anglais) réalisée par Ken Marino, qui en profite pour placer tous ses compères habituels, qu'ils viennent de Veronica Mars (Kristen Bell), de Childrens Hospital (Rob Corddry) et d'ailleurs (Rob Riggle, Michael Cera, Ben Schwartz, Weird Al Yankovic, etc, etc, etc).

Le problème, en fait, c'est que le tout ressemble comme deux gouttes d'eau à une production Happy Madison. Pas forcément à Deuce Bigelow, auquel on pense pourtant aussitôt, mais plutôt à du Happy Madison mettant Sandler en vedette : c'est exactement la même recette, le même genre de protagoniste, le même message pro-famille, les mêmes rebondissements, le même parcours du héros... et une durée excessive assez similaire, puisque cette comédie frôle les deux heures.

Et malheureusement, deux heures, quand on a affaire à un film très (trop) familier, qui accumule les digressions sans jamais être particulièrement drôle ou original, ça a tendance à laisser assez indifférent.

3/6, en étant gentil.

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Un film, un jour (ou presque) #708 : Profession Tueur (2018)

Publié le 8 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Profession Tueur (Accident Man) :

Tueur à gages expérimenté, Mike Fallon (Scott Adkins) est réputé pour être l'"Accident Man", capable de faire passer tous ses meurtres pour des accidents. Mais lorsque son ex-compagne est retrouvée morte, et qu'on tente de le tuer, Fallon décide de se venger, et il mène alors l'enquête jusqu'à trouver le responsable...

Adaptation anglaise d'une série de comic-strips, par un ancien cascadeur devenu réalisateur, et qui met ici en scène un Scott Adkins plus décontracté et flegmatique que d'habitude, ce qui apporte une certaine légèreté très sympathique au métrage.

Du moins, dans sa première partie, alors que le film présente son héros, ses antagonistes/collègues tous plus déjantés et caricaturaux les uns que les autres, et son univers. Malheureusement, à partir de la mort de l'ex du héros, le film redevient principalement sérieux et mollasson, avec de trop rares pointes de second degré british.

Pire, alors que le film aurait pu être articulé autour des nombreux collègues de Fallon (lequel aurait pu les affronter un par un jusqu'à découvrir le fin mot de cette histoire, et assurer ainsi au métrage un rythme et des affrontements soutenus et variés), Accident Man préfère s'égarer dans une intrigue peu passionnante, avec un méchant commanditaire inintéressant et rapidement éliminé.

Quant aux combats, s'ils sont toujours réussis, ils sont trop rares, et parfois décevants : Amy Johnston assure sans problème, mais alors qu'on pouvait espérer un Ray Park vs. Scott Adkins mémorable, Park se trouve contraint de devoir travailler en duo avec un Michael Jai White bouffi et lent, qui peine parfois à lever la patte.

Vraiment dommage. Cela dit, malgré son rythme indolent, et sa fin faiblarde, ça se regarde tranquillement, et Ray Stevenson a vraiment ici la grande classe dans le rôle du mentor.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #707 : Rock Jocks (2012)

Publié le 7 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rock Jocks :

Une bande d'employés gouvernementaux caractériels, chargés d'abattre les astéroïdes en approche de la Terre, tentent de remplir l'une des nuits les plus soporifiques de leur carrière, alors même que le ministère tente de couper leurs fonds, et qu'un extra-terrestre muet travaille de son côté sur quelque chose de mystérieux...

Une comédie de science-fiction indépendante ultra-fauchée et inégale, avec notamment Felicia Day, Doug Jones et un paquet de visages connus de Star Trek, The Guild, etc, qui viennent dire bonjour le temps d'une scène ou deux (Jason Mewes et Robert Picardo en vigiles de nuit, par exemple).

Le problème principal, à vrai dire, c'est qu'aucun des personnages n'est particulièrement sympathique : au contraire, même, puisqu'on a globalement envie de baffer tout le monde, en particulier lorsque les scènes s'étirent un peu trop longtemps, ou bien donnent lieu à des impros évidentes. Après, ça se regarde tout de même tranquillement, et l'alien est assez réussi visuellement, donc...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014)

Publié le 4 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, DCOM, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jack Parker, le Roi des Menteurs (Pants on Fire) :

À 15 ans, Jack Parker (Bradley Steven Perry) est un menteur invétéré, qui obtient tout ce qu'il veut grâce à ses bobards, et est prêt à tous les baratins pour obtenir le trophée de l'étudiant de l'année. Mais bien vite, Jack s'aperçoit qu'un à un, ses mensonges se concrétisent, et menacent de ruiner son existence...

Un téléfilm Disney XD gentillet et inoffensif, avec le plus jeune garçon de Good Luck Charlie, et celui de Lab Rats, pour une variation adolescente sur le thème de Menteur, menteur.

Absolument rien d'original ou d'ultra-mémorable, mais le tout se regarde néanmoins très bien, principalement parce que Bradley Steven Perry est particulièrement naturel et à l'aise, et que le métrage bénéficie d'un second degré très marqué qui fait tout passer comme une lettre à la poste.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #705 : André le Géant (2018)

Publié le 3 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, HBO, WWE, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

André le Géant (Andre the Giant) :

Très bon documentaire HBO/WWE sur la vie d'André Roussimoff, plus connu sous le nom d'André le Géant, figure incontournable du monde du catch dans les années 70-80, et en grande partie responsable de la montée en puissance de la WWF, sous l'égide de Vince McMahon.

Alors sans surprise (c'est du catch, après tout), le documentaire triche un peu sur certains faits historiques, et sur la véritable dimension mythologique d'André, mais c'est néanmoins très bien produit, et le métrage s'avère même particulièrement touchant.

À la fois touchant par l'histoire qu'il retrace, mais aussi touchant parce qu'il ne dissimule pas les épreuves tant morales que physiques qu'André a dû endurer, et qui ont fini par lui coûter la vie.

Et aussi, plutôt touchant par les témoignages nostalgiques de l'équipe du film Princess Bride, et par ceux, émus et quasi-larmoyants, de certaines figures incontournables du milieu, qui semblent vraiment tous n'avoir que du positif à dire sur André (voir Vince McMahon au bord des larmes car il regrette la manière dont il a parfois traité André, et dont les choses se sont terminées entre eux, ça a quelque chose de troublant).

On pourra regretter une mise en avant un peu trop prononcée de Hogan (documentaire WWE oblige) qui manque de phagocyter une partie du récit, ainsi qu'une vraie tendance à avoir la main lourde sur l'illustration musicale, pour rythmer le tout et rendre les témoignages toujours plus émouvants à base de violons tire-larmes... mais bon, rien de bien méchant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #704 : Mute (2018)

Publié le 2 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Netflix, Science-Fiction, Thriller, Romance, Drame, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Mute :

Dans un Berlin futuriste, les destins croisés de Leo (Alexander Skarsgård), un barman amish muet à la recherche de sa compagne serveuse disparue, et Cactus Bill (Paul Rudd), un militaire américain en fuite vivant de petits larcins jusqu'à pouvoir obtenir de faux papiers, afin de quitter le pays avec sa fille...

Un peu à l'instar de Christopher Smith, Duncan Jones, fils de David Bowie et réalisateur des surestimés Moon et Source Code (deux films tout à fait honorables, mais bien trop prévisibles et finalement assez convenus), et du raté Warcraft : Le Commencement, jouit d'une cote certaine auprès des amateurs de genre, et ce en dépit des problèmes évidents de ses métrages.

Mute, de son côté, est un projet en gestation de longue date, qui a toujours peiné à trouver un studio et un distributeur, jusqu'à ce qu'arrive Netflix.

Un projet initialement conçu pour se dérouler à notre époque (et ça se sent, puisque le décorum futuriste du film n'a tout simplement aucune importance ni aucun impact sur l'intrigue), puis envisagé comme une bande dessinée (et ça se sent, puisque le héros amish, muet, aux problèmes d'agressivité mal contenue, ressemble tout droit à un héros de comic-book simpliste), et qui finit tout simplement par rappeler un mélange improbable de Blade Runner, du Cinquième Élément (pour la direction artistique clinquante et improbable), et de Southland Tales, pour le ton, le bordel ambiant, et l'impression de quelque chose de vraiment inabouti.

L'intrigue est cousue de fil blanc, en plus de ne pas être totalement convaincante, la réalisation est transparente, les personnages sont basiques et peu attachants (Jones ne pouvait pas trouver une fillette qui  soit un minimum expressive, comme celle de Paul Rudd dans Ant-Man, par exemple ?), les sous-intrigues sont inutilement brouillonnes, pour ne pas dire inutiles tout court (toute la sous-intrigue sur le pédophile interprété par Justin Theroux, au secours), les caméos ne sont guère plus que cela (Dominic Monaghan en pervers-geisha, Robert Sheehan méconnaissable en prostitué/serveur transgenre, et l'apparition de Sam Rockwell n'est que du fanservice) et si Skarsgard et Rudd sont plutôt justes, le tout traîne tellement en longueur que l'on ne peut que pousser un profond soupir de lassitude quand arrive la fin du film, accompagné d'un "tout ça pour ça" inévitable devant tant d'ébauches d'idées jamais exploitées.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #703 : Killing Hasselhoff (2017)

Publié le 1 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Thriller, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Killing Hasselhoff :

Lorsque Chris (Ken Jeong), patron d'une boîte de nuit, perd soudain tout son argent, sa demeure et son entreprise suite à un désastreux concours de circonstances, il doit à tout prix trouver des fonds pour payer ses dettes. Il n'a alors d'autre choix que de tenter de tuer David Hasselhoff, afin d'espérer remporter le demi-million de dollars que les amis de Chris parient, chaque année, sur la mort de célébrités... mais ses créanciers envoient, de leur côté, un tueur à gage (Colton Dunn) pour tenter de prendre Chris de vitesse.

Une production WWE Studios de laquelle je n'attendais absolument rien, et qui finalement, s'avère totalement regardable, principalement parce que tous les acteurs (Ken Jeong et Hasselhoff en tête, mais aussi Jim Jefferies, Ron Funches, Rhys Darby, Jon Lovitz, Will Sasso, et d'innombrables caméos) participent à cette comédie dans la bonne humeur, et que le Hoff joue une version égocentrique et improbable de lui-même (qui n'aurait pas dépareillé dans la série Extras).

Sans oublier le fanservice relatif à K2000 et à Baywatch, qui s'avère assez sympathique et assumé (nettement plus, en tout cas, que dans le film Baywatch).

2.75/6 (pas plus que ça, parce que ça reste assez quelconque, tout de même, mais on n'est pas si loin que ça de la moyenne...)

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Blog Update ! - Avril 2018

Publié le 1 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois d'avril plutôt varié sur le blog des Téléphages Anonymes, mais néanmoins totalement dominé par la sortie imminente du dernier Avengers...

#682 : Call Me Lucky (2015) 3.5/6

#683 : Les Zévadés de l'Espace (2013) 2.5/6

#684 : Atomic Blonde (2017) 2.25/6

#685 : Brave New Jersey (2017) 2/6

#686 : The Birder (2013) 2.5/6

#687 : Game Over, Man ! (2018) 3/6

#688 : Killing Gunther (2017) 3/6

#689 : Second Nature (2017) 2.5/6

#690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016) 3/6

#691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018) 3/6

#692 : Fight Games 2 (2017) 3/6

#693 : Woody Woodpecker (2017) 1/6

#694 : Le Dernier Jour de ma Vie (2017) 2/6

#695 : Betting on Zero (2016) 3.5/6

#696 : You, Me and Him (2018) 3/6

#697 : Cook Off ! (2017) 1/6

#698 : Team Foxcatcher (2016) 4.5/6

#699 : Pacific Rim 2 - Uprising (2018) 2.5/6

#700 : Amanda & Jack Go Glamping (2017) 2/6

#701 : Moi, Tonya (2017) 3.5/6

#702 : Avengers - Infinity War (2018) 4.75/6

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Grand écran :

Si l'on excepte le dernier Avengers, peu de sorties 2017 ou 2018 véritablement mémorables passées en revue ce mois-ci, hormis Moi, Tonya, un bio-pic sympathique, bien qu'inabouti.

C'est principalement au niveau des documentaires que le mois s'avère satisfaisant, avec un Team Foxcatcher marquant, un Betting On Zero frustrant (en bien comme en mal), et un Call Me Lucky plutôt instructif, à défaut d'être totalement pertinent.

Tout le reste ? Bof.

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Film du mois :

Pas de véritable compétition au dernier Marvel, si l'on excepte les documentaires : Infinity War domine sans difficultés ce mois d'avril, et conclue en beauté dix ans de productions de la Maison des Idées, apportant un point d'orgue remarquable au MCU tel qu'on le connaissait jusqu'à présent. Vite, la suite !!

Flop du mois :

Un duel entre Cook-Off ! et Woody Woodpecker, deux comédies tout simplement ratées et mal écrites, avec, juste derrière elles, Pacific Rim 2 et Atomic Blonde, deux sorties nettement plus conséquentes et travaillées qui, si elles sont techniquement mieux notées que certains autres films de ce mois, m'ont aussi beaucoup plus déçu, en regard de mes attentes et du niveau thèorique de ces productions.

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Petit écran :

Le mois d'avril a été chargé en séries (que vous pouvez retrouver ici), et fut l'occasion de passer en revue quelques pilotes insipides (Alex, Inc, Splitting Up Together et Syren), de conclure la première saison de Westworld (une saison qui m'a laissé une impression mitigée mais pas forcément négative), de continuer l'intégrale de Black Mirror (dont le ton peine toujours à me convaincre vraiment), de découvrir les nouvelles fournées d'épisodes de The Tick (un programme amusant mais au ton un peu inégal) et de Santa Clarita Diet (une saison 2 un peu creuse et faisant du surplace sur bien des fronts), et enfin d'entamer la seconde saison des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, toujours aussi bien produites...

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À venir :

En mai, sur le blog des Téléphages Anonymes, on tue Hasselhoff, on chasse Pierre Lapin, on pille des tombes avec Lara, on affronte le Capitaine Superslip, on explore le Miroitement avec Natalie Portman, on mène à leur terme les mésaventures des jeunes Baudelaire, et on rêve électrique avec Philip K. Dick...

 

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Un film, un jour (ou presque) #702 : Avengers - Infinity War (2018)

Publié le 30 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Comédie, MCU, Marvel, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Avengers - Infinity War :

Afin de réunir les Pierres d'Infinité et d'imposer sa volonté au reste de l'univers, Thanos (Josh Brolin) et les légions de son Ordre Noir prennent la Terre d'assaut, amenant les Avengers à se réunir une dernière fois pour tenter de repousser ces envahisseurs sanguinaires...

Conclusion de dix années de films Marvel, point d'orgue du Marvel Cinematic Universe, cet Avengers - Infinity War était attendu au tournant comme l'événement cinématographique 2018, grâce à une campagne marketing jouant la carte du mystère, et sur les talons d'un Black Panther aux résultats exceptionnels.

Et maintenant que le résultat de toutes ces attentes est en salles, alors qu'on pouvait craindre une déception... c'est une réussite quasi-intégrale.

C'est long, c'est épique, c'est particulièrement sombre et radical (toutes proportions gardées), les effets spéciaux sont globalement impeccables (Thanos est formidable, visuellement parlant), l'action est inventive et dynamique (avec des duos inédits de personnages, en veux-tu en voilà), les surprises sont au rendez-vous, et, plus important encore, les antagonistes sont parfaitement réussis : l'Ordre Noir de Thanos est efficace et relativement bien utilisé (mention spéciale à Ebony Maw, qui a vraiment la classe), et Thanos, lui, a droit à un développement qui, s'il est différent de celui des comic-books, est plutôt réussi et intéressant, rendant ses actes quasi-logiques et compréhensibles, et ses émotions presque touchantes.

Bref, ceci est une critique à chaud, forcément incomplète, et je reviendrai probablement sur le film lorsque j'aurai l'occasion de le revoir, mais pour l'instant, c'est une vraie réussite de la part de Marvel, qui parvient ici à célébrer ses 10 ans de bien belle manière.

Certes, ce n'est pas parfait : certaines incrustations relatives aux personnages en armure sont, comme toujours, assez médiocres ; les passages avec les Gardiens ont tendance à tirer un peu en longueur, ce qui donne un rythme légèrement inégal ; le maquillage de Nebula m'a paru un peu différent, et Karen Gillan parfois méconnaissable ; la bande originale de Silvestri est réussie, mais manque délibérément des thèmes de la plupart des héros (sauf Black Panther, parce qu'il a rapporté énormément de $$$, je suppose)...

Mais dans l'ensemble, c'est tout de même excellent, et je suis fortement tenté de revoir Justice League sur la lancée, pour vraiment faire la comparaison (et me faire du mal, aussi).

4.75/6 (en attendant de le voir en VO)

(et je ne suis pas mécontent d'avoir vu juste au sujet de Stark : il est sur le point de se marier, il veut un bébé... et comme à chaque fois qu'il remonte la pente, le monde le démolit à nouveau, avec ici l'invasion de Thanos, et Parker qui meurt dans ses bras. Je ne serais pas surpris que dans le prochain Avengers, on apprenne que Pepper ou Happy ont disparu, eux aussi, histoire de faire sombrer un peu plus Tony)

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Un film, un jour (ou presque) #701 : Moi, Tonya (2017)

Publié le 27 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Sport, Drame, Comédie, Thriller

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Moi, Tonya (I, Tonya) :

En 1991, Tonya Harding (Margot Robbie), patineuse américaine issue d'un milieu défavorisé et maltraitée par sa mère (Allison Janney) et son époux (Sebastian Stan), devient la première athlète américaine à placer un triple axel en compétition. Trois ans plus tard, cependant, alors qu'elle tente un comeback après avoir touché le fond, Tonya se trouve embarquée dans un scandale, lorsque l'une de ses compétitrices est agressée, et que le responsable se trouve avoir été payé par l'entourage de Harding...

Un biopic sportif plus décalé que la moyenne, et virant ouvertement à la comédie quasi-parodique par moments, à base de seconds rôles improbables, de narrateurs non fiables, de flashbacks contredisant les personnages, de déclarations face caméra, de quatrième mur brisé, de violence filmée de manière caricaturale (les moments de violence conjugale sont à deux doigts du slapstick), et de carton d'ouverture amusant.

Bref, on n'est clairement pas dans la même catégorie qu'un Battle of the Sexes plus sérieux et engagé, par exemple, et par moments, j'avais presque l'impression de voir une extension de la sitcom My Name Is Earl (pour l'ambiance générale, le milieu, le fait que les personnages soient tous des incapables notoires, et aussi parce que Margot Robbie ressemble ici comme deux gouttes d'eau à Jaime Pressly).

Malheureusement, cette biographie souffre de défauts qui, s'ils sont différents de ceux d'un BotS, n'en sont pas moins visibles : déjà, le côté jukebox du film, une caractéristique que je supporte de moins en moins dans les métrages actuels à tendance nostalgique. Ici, ça n'arrête pas, c'est presque une scène = un tube de l'époque, ce qui devient très rapidement fatigant et soûlant.

Ensuite, le rythme : deux heures, c'est long quand on n'a pas forcément grand chose à raconter. Toute la jeunesse et la carrière de Harding sont bouclées avant même que la première heure ne soit terminée, et la seconde a alors des faux airs de thriller parodique, alors que l'étau de l'enquête se resserre autour de Tonya et compagnie, et que Harding tente de gérer ce qui reste de sa carrière après le scandale.

C'est cette seconde moitié qui marche le moins, et qui tourne finalement assez souvent à vide.

Ajoutez à cela une intégration numérique ratée du visage de Robbie durant les scènes de patinage, et l'on se retrouve avec un biopic tout à fait regardable, mais finalement assez frustrant et inégal. Dommage, car Margot Robbie et Allison Janney sont impeccables.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #700 : Amanda & Jack Go Glamping (2017)

Publié le 26 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Amanda & Jack Go Glamping :

Auteur en perte de vitesse après un unique succès, Jack (David Arquette) décide de partir en week-end camping avec sa femme Amanda (Amy Acker) dans une ferme-camping glamour et toute équipée. Mais rapidement, la situation se complique lorsque, sur place, ils croisent le chemin d'un couple de jeunes hippies (Nicole Elliott & Daniel Ross Owens), et qu'Amanda tombe sous le charme du propriétaire, l'athlétique Nate (Adan Canto), alors même que Jack se renferme sur lui-même...

Rom-com indépendante mollassonne et qui ne donne pas grand chose à faire à Amy Acker, hormis être la belle séduite par le fermier bodybuildé, et le catalyseur de la métamorphose de David Arquette.

À part ça, oui, la nature est jolie, et quelques moments se moquant du côté écolo-hipster de certaines personnes fonctionnent, mais dans l'ensemble, un énorme bof assez laborieux à regarder.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #699 : Pacific Rim 2 - Uprising (2018)

Publié le 25 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action

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Pacific Rim 2 - Uprising :

Alors qu'il a tourné le dos à l'héritage de son père Stacker, qui a sauvé le monde de l'invasion des Kaijus il a bien des années, Jake (John Boyega) est contraint de reprendre du service lorsqu'une menace encore plus importante s'en prend à la Terre. Mais Jake ne peut plus compter que sur une poignée de Jaegers, et le nombre de pilotes disponibles est des plus réduits...

Cette suite du premier Pacific Rim (un film assez creux signé Guillermo Del Toro, peu inspiré au niveau direction artistique, au concept sous-développé et qui peinait étrangement à rendre ses robots et ses monstres mémorables et/ou impressionnants) a clairement été tournée pour le marché asiatique, et ça se voit immédiatement : l'action prend principalement place en Asie, les acteurs asiatiques sont nombreux, dans des rôles proéminents, et le grand final se déroule sur les pentes du Mont Fuji, après un passage en ville, au pied d'une statue Gundam.

Et effectivement, bon nombre de codes des animes de méchas se retrouvent dans ce métrage signé Steven S. DeKnight : les robots sont plus agiles, certaines poses et scènes semblent clairement sous influence anime, et les Kaijus finissent par fusionner pour faire un Mega Kaiju aux allures de Godzilla.

Ce qui serait amusant si le film n'était pas à ce point quelconque, et ne lorgnait pas tant vers les Transformers de Bay (jusqu'à reprendre un plan rotatif au ralenti, typiquement Bayien, autour de la jeune héroïne - excellente Cailee Spaeny, d'ailleurs - qui contemple la dévastation autour d'elle).

Score insipide d'un sbire de Hans Zimmer, personnages sous-développés, script cousu de fil blanc, direction artistique des Jaegers et Kaijus toujours assez générique, duo de scientifiques en roue libre et qui en font toujours trois tonnes, distribution globalement insipide : rien de vraiment surprenant, c'est dans la droite lignée du premier Pacific Rim.

Là où ça change un peu, c'est que, contrairement au premier film qui échouait constamment à donner la moindre sensation de gigantisme à ses robots en les faisant évoluer, la plupart du temps, de nuit et sous la pluie, ici, tout se passe en plein jour, et en pleine ville.

Les jeux d'échelle fonctionnent nettement mieux, l'action est plus variée... mais en contrepartie, on y perd nettement en poids, en impact, et en intérêt : les scènes d'action deviennent vite répétitives, pas franchement aidées par des effets numériques vraiment aléatoires, qui donnent parfois aux robots le rendu de jouets en plastiques.
 
Sans oublier des idées totalement idiotes, comme le décollage des Jaegers dans le ciel sur fond de Trololo, ou tout simplement maladroites, comme le montage façon Agence Tous Risques, seul moment du film où le thème musical du premier Pacific Rim pointe le bout de son nez.

Bref, un film assez typique de son réalisateur/scénariste (regardable, mais jamais très subtil, jamais très original, toujours un peu brut de décoffrage et manquant de raffinement) : c'est quelconque, avec des défauts et qualités différents du premier (le duo principal - Boyega & Spaeny - est nettement plus attachant que les acteurs principaux du Del Toro, par exemple), mais au final, c'est aussi peu mémorable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #698 : Team Foxcatcher (2016)

Publié le 24 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, Thriller, Sport, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Team Foxcatcher :

Documentaire retraçant, au travers de vidéos et de témoignages d'époque, ainsi que d'interviews actuelles, les destins croisés de John du Pont, riche héritier passionné de sport et de lutte olympique, et de Dave Schultz, lutteur olympique de haute volée, chaleureux et nonchalant.

Des destins qui ont viré à la tragédie lorsque le comportement toujours plus aberrant et paranoïaque de Du Pont l'a poussé à abattre Schultz, sans raison, menant à l'effondrement de tout ce que l'héritier avait construit, notamment le camp d'entraînement olympique Foxcatcher où de nombreux lutteurs américains vivaient avec leur famille.

Un documentaire qui fait écho au film Foxcatcher, et qui en souligne certains points (et certaines inventions) de manière très intéressante : on comprend ainsi que le frère de Dave, Mark, incontournable dans la version romancée de cette histoire, n'avait en fait rien à voir avec tout ça, puisqu'il est totalement absent de ce documentaire, et n'est même jamais mentionné par les intervenants.

En parallèle, ce portrait d'un homme instable, paranoïaque et solitaire, qui n'a jamais eu de vie de famille, et compensait ce manque auprès de ses athlètes (intéressant de voir que les rumeurs de relation homosexuelle qui sont effleurées dans le film sont ici totalement passées sous silence), a quelque chose de vraiment pathétique et de triste. Ou comment une vie de richesse et d'aisance, où tout vous est permis, ne permet pas de contrer une santé mentale déficiente, ou de voir clair dans l'hypocrisie d'autrui.

(mention spéciale au lutteur bulgare, meilleur ami de Dave Schultz de son vivant - mais absent du long-métrage de 2014 -, un temps objet de la jalousie de Du Pont, avant de devenir son chouchou, et  qui a fini par se détacher totalement de la famille de Schultz après la mort de ce dernier... pour devenir l'unique héritier du milliardaire)

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #697 : Cook Off ! (2017)

Publié le 23 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Cook Off ! :

Une équipe documentaire suit les multiples participants du Van Rookle Farms Cooking Contest, un grand concours national de cuisine aux enjeux monétaires conséquents...

Un mockumentaire qui, au premier abord, semble s'inscrire dans la continuité de Bêtes de Scène et des métrages de Christopher Guest, avec pléthore de visages familiers (Melissa McCarthy, Ben Falcone, Gary Anthony Williams, Stephen Root, Diedrich Bader, Louie Anderson...) dans une multitude de petits rôles improbables.

Seul problème, ici : si ce film tourné en 2007 est resté sur le banc de touche pendant 10 ans avant d'être sorti à l'arrache par Lionsgate, ce n'est pas sans raison.

Car pour être franc, ce Cook Off n'a tout simplement rien pour lui : pas de rythme, un humour plat et malingre, une distribution sous-exploitée, une durée bien trop longue, des clichés à la pelle, une structure bancale, une réalisatrice/scénariste/actrice principale omniprésente...

Bref, on s'ennuie ferme, et le tout n'a pas le moindre intérêt, même pour les fans du genre.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #696 : You, Me and Him (2018)

Publié le 20 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

You, Me and Him :

Olivia (Lucy Punch) et Alex (Faye Marsay) sont un couple que tout sépare : Olivia, avocate carriériste, approche des 40 ans, et voudrait un bébé, alors que la seconde, jeune artiste très portée sur la marijuana, est insouciante et déjantée. Mais tandis qu'Olivia tombe enceinte par insémination artificielle, Alex, elle, tombe enceinte du voisin, John (David Tennant), un divorcé fêtard, séducteur, et très peu recommandable.

Une comédie dramatique anglaise orientée LGBT, produite par Georgia Moffett-Tennant, l'épouse de David Tennant, mettant en scène tous ses proches (enfants, parents, mari, etc), et réalisée/écrite par sa meilleure amie.

Malheureusement, en dépit de sa distribution très sympathique (plein d'anciens de Doctor Who, y compris Osgood, mais aussi Sally Phillips, David Warner, Simon Bird...), de la présence toujours très attachante de Lucy Punch (qui, une nouvelle fois, se donne à fond dans son rôle), et du ton initialement assez léger, la mayonnaise ne prend pas réellement : le rythme est trop nonchalant, la réalisation est très télévisuelle (sans surprise, vu le budget minuscule), et il n'y a pas grande alchimie entre Punch et Marsay (qui ressemblent souvent plus à des meilleures amies qu'à un couple), ce qui est assez problématique.

Sans compter ce virage mélodramatique et larmoyant (avec gros violons), dans le dernier tiers du métrage : dans l'ensemble, les variations de ton du script ne fonctionnent pas vraiment, et le tout tombe un peu trop à plat pour convaincre.

2.5 + 0.5 pour le cast = 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #695 : Betting on Zero (2016)

Publié le 19 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA, Économie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Betting on Zero :

Documentaire américain sur le combat mené par Bill Ackman, un milliardaire gestionnaire de fonds d'investissement, ainsi que bon nombre d'anciens clients et représentants, contre l'entreprise internationale Herbalife, une compagnie de vente de compléments alimentaires fonctionnant selon le principe de la vente pyramidale, et s'avérant, selon ses critiques, une arnaque monumentale s'en prenant particulièrement aux populations immigrantes et défavorisées, en leur faisant miroiter le rêve américain.

Le problème, ici, étant que Bill Ackman a tout à gagner en dénonçant la compagnie, puisque qu'il a un milliard de dollars investis en bourse, qu'il ne récupérera avec bénéfices que si les actions de la compagnie s'effondrent, une fois que ce scandale aura fait boule de neige.

Autrement dit, Ackman, en dépit de ses affirmations, semble forcément loin d'être impartial et sincère dans tout ça, et ses coups médiatiques visant à "dénoncer" la compagnie l'aident clairement, en parallèle, à atteindre son objectif, en sabotant la valeur boursière des actions Herbalife.

Le documentaire, lui, tente de montrer un peu les deux facettes de cette histoire, en donnant la parole à Herbalife (qui a néanmoins l'air affreusement louche et peu digne de confiance, avec toutes ses pratiques douteuses, et ses tentatives pitoyables de régler l'affaire à l'amiable, en offrant 10$ à chaque personne impliquée dans le recours collectif), et aux innombrables victimes de la compagnie, le tout sans passer sous silence le caractère controversé d'Ackman, ses partis-pris, ses conflits avec d'autres investisseurs et sa personnalité polarisante.

Intéressant, bien qu'un peu redondant dans les témoignages, et forcément frustrant car il peine à totalement convaincre de la sincérité d'Ackman, et n'apporte pas de réelle résolution à son sujet, autre que quelques cartons-titres de conclusion (normal, puisque l'affaire est toujours en cours).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #694 : Le Dernier Jour de ma Vie (2017)

Publié le 18 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Fantastique, Romance, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Dernier Jour de Ma Vie (Before I Fall) :

Samantha (Zoey Deutch), jeune lycéenne, vit une vie parfaite, aux côtés de ses trois meilleures amies, Lindsay (Halston Sage), Ally (Cynthy Wu) et Elody (Medalion Rahimi), et de son petit ami (Kian Lawley). Mais après une soirée difficile et un accident de voiture mortel, elle découvre qu'elle est prise dans une boucle temporelle, et qu'elle doit sans cesse revivre sa dernière journée : de quoi lui permettre de changer les choses, et de s'apercevoir que tout n'est pas rose autour d'elle...

Un film fantastique que j'ai regardé à l'aveugle, sur la simple promesse de ce qui paraissait être Un Jour Sans Fin un peu plus sérieux... et sans savoir que c'était, en réalité, l'adaptation d'un roman young adult pour adolescentes.

Et là, forcément, c'est le drame : personnages en carton-pâte, intrigue dérivative et cousue de fil blanc, conclusion forcée au possible, message et thèmes simplistes (Le harcèlement scolaire, c'est mal ! Profite de chaque instant de ta vie !) et une héroïne (Deutch) au physique suffisamment passe-partout pour que toutes les jeunes filles puissent s'imaginer à sa place sans trop de problèmes.

C'est longuet, mollasson, baigné dans une photographie froide aux teintes grisâtres et bleuâtres, accompagnée de morceaux d'électro-pop/synth-pop assez insipides, et la narration occasionnelle en voix off achève de rendre ce métrage larmoyant et mélodramatique des plus agaçants pour qui est âgé de plus de 15 ans.

2/6 (ça plaira probablement à un certain public, et ce n'est pas forcément mal interprété ou filmé, mais je ne suis clairement pas le cœur de cible)

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Un film, un jour (ou presque) #693 : Woody Woodpecker (2017)

Publié le 17 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Fantastique, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Woody Woodpecker - Le Film :

Lorsqu'un avocat divorcé (Timothy Omundson) s'installe dans un bois de l'état de Washington en compagnie de sa nouvelle petite-amie (Thaila Ayala) et de son fils (Graham Verchere) pour y construire une demeure immense et la revendre au plus offrant, il abat le coin de forêt où vit Woody Woodpecker (Eric Bauza), un pivert surexcité, bien décidé à protéger son habitat naturel...

Long-métrage sorti partout dans le monde en vidéo/sur Netflix, et en salles au Brésil (marché pour lequel il a été produit), ce film hybride mêlant animation et prises de vue réelles est l’œuvre d'un faiseur confirmé, réalisateur d'innombrables téléfilms de Noël et autres suites médiocres de comédies pour enfants (La Course au Jouet 2, par exemple), qui a co-écrit le film avec les scénaristes d'Inspecteur Gadget 2, et de Norm.

Autant dire que le seul intérêt, dans ce métrage, est la prestation de Timothy Omundson, dans l'un de ses derniers rôles (si ce n'est le dernier) avant son attaque cérébrale. Un Omundson qui se donne à fond malgré un script calamiteux, et un Woody Woodpecker détestable au possible, car épuisant, s'adressant constamment au spectateur, et doté d'un humour pipi/caca/prout déplorable.

Bref, c'est creux au possible, c'est mal rythmé, le doublage de Woody est assez mal mixé, c'est du (mauvais) slapstick à gogo, avec une illustration musicale insipide, des seconds rôles transparents, des méchants chasseurs caricaturaux... et ça tente de jouer la carte de l'émotion dans sa dernière ligne droite, sans être particulièrement convaincant.

1/6 (à réserver aux moins de 8 ans)

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Un film, un jour (ou presque) #692 : Fight Games 2 (2017)

Publié le 16 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Canada, Sport, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Fight Games 2 (Goon : Last of the Enforcers - 2017) :

Désormais marié à sa petite amie Eva (Alison Pill), enceinte, Doug Glatt (Sean William-Scott) est contraint de raccrocher les patins lorsqu'il se fait démolir, sur le terrain, par Anders Cain (Wyatt Russell), un nouveau venu. Reconverti dans les assurances, Doug est cependant contraint de reprendre du service lorsque Cain est placé à la tête de son ancienne équipe, et pour s'entraîner, il se tourne vers son ancien rival, Ross Rhea (Liev Schreiber)...

Le premier Goon/Fight Games (2011) était un film sportif canadien écrit et produit par Jay Baruchel, une comédie sportive pas très subtile ou finaude, mais qui compensait sa lourdeur par son énergie, sa brutalité, et sa distribution sympathique.

Ce second volet, qui reprend la même équipe devant et derrière la caméra, marche dans les traces directes de Rocky II et III, et tente de retrouver le charme du premier volet... mais il se prend un peu trop au sérieux, et privilégie un peu trop le sport et le sentiment, au détriment de la comédie.

On ne rit pas beaucoup, on ne sourit pas vraiment plus (Elisha Cuthbert, en soeur - constamment ivre morte - d'Alison Pill, est amusante, sans plus), et en mettant plus l'accent sur l'émotion et la sincérité (ce qui n'est pas forcément un mal, dans l'absolu), le film y perd en efficacité, finissant par n'être qu'un film de sport (certes bien filmé par Baruchel) parmi tant d'autres.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Tony Stark : bientôt la fin ? (dernière partie)

Publié le 14 Avril 2018 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Comédie, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Édito

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive chez nous dans moins de deux semaines, et maintenant que notre intégrale MCU est achevée, tournons-nous brièvement vers Tony Stark, la pierre angulaire de cet univers, et intéressons-nous à son évolution...

En Phase 1, Tony Stark s'est réinventé, passant de marchand d'armes égocentrique sans foi ni loi à super-héros prêt à se sacrifier pour autrui ; ébranlé par ce sacrifice, en Phase 2, Tony n'a cessé de commettre des erreurs qui sont revenues le hanter, et ont fait peser toujours plus de poids sur ses épaules ; et en Phase 3, Tony touche le fond...

Captain America - Civil War (2016)

Lorsque Civil War débute, Tony ne va pas bien.

Il ressasse sans cesse ses derniers instants avec ses parents (et dépense des centaines de millions de dollars dans un outil holographique thérapeutique - une preuve qu'il tente de se soigner, mais qu'il s'y prend mal, et pense toujours que son génie technologique aura réponse à tout), Pepper et lui sont "en pause" (probablement à cause des événements d'Avengers 2, qui ont vu Tony revenir sur tout ce qu'il avait promis à Pepper dans Iron Man 3, avec les résultats que l'on sait), et Stark va mal, d'autant qu'une rencontre avec la mère d'une victime disparue en Sokovie ne fait que le remettre face aux conséquences de ses actes.

Comme l'affirmait Vision, depuis que Stark a annoncé qu'il était Iron Man, les phénomènes paranormaux et destructeurs se sont multipliés, et il est difficile de ne pas y voir une relation de cause à effet. Stark, certainement, le perçoit comme ça, et, d'une humeur particulièrement maussade, il tente à nouveau de trouver un moyen de protéger la planète de manière globale, et accessoirement, de se soulager d'une partie de ses responsabilités trop pesantes.

Son armure n'a pas suffi. Ses armures n'ont pas suffi. Son Iron Legion n'a pas suffi. Ultron n'a pas suffi. Le Projet Insight n'a pas suffi. Vision ne suffit pas. Les Avengers ne suffisent pas.

Alors Stark décide de confier la sauvegarde de la planète aux accords gouvernementaux de Sokovie : s'il est encadré, s'il ne devient plus qu'un soldat obéissant aux ordres, peut-être qu'il n'aura plus à endosser la responsabilité intenable qui est la sienne, les remords qui sont les siens, etc.

Paradoxal, pour un chef d'entreprise milliardaire, autrefois tellement indépendant qu'il n'avait ni confiance dans son gouvernement, ni dans son armée, ni dans le SHIELD... mais c'est assez symptomatique de l'état d'épuisement psychique de Tony Stark à ce niveau de sa vie : il a tout tenté pour protéger la Terre, il a exploité tout son génie, et à chaque fois, cela n'a fait que se retourner contre lui, ou envenimer la situation.

Stark affirme qu'en bon visionnaire, il a compris que l'opinion publique allait se retourner contre les Avengers, mais en parallèle, avec les accords de Sokovie, Stark se cherche surtout un garde-fou, une autorité capable de l'encadrer, et de le recadrer s'il se laisse emporter par ses pulsions. De plus, cela lui permet de mettre encore plus de distance (émotionnelle et physique) entre lui et le reste du monde, et toutes ces menaces qui l'entourent.

Mais comme d'habitude, Tony n'a pas vraiment réfléchi à ses actes et à ses décisions, et ses réactions impulsives et unilatérales divisent pour de bon les Avengers. Et, comme à chaque fois que Stark tente de prendre du recul, ce sont ses émotions et sa fierté qui le replongent au beau milieu des conflits, et lui font commettre des erreurs impardonnables.

Frustré par le refus de certains de ses collègues d'adopter une perspective globale (et parce que ces derniers ne comprennent pas ce que ces accords représentent, psychologiquement et émotionnellement, pour Tony), Stark se braque dans ses positions, et montre qu'il est de plus en plus radical, prêt à tout pour arriver à ses fins.

Y compris à recruter Peter Parker, un adolescent inconnu, à lui donner un costume ultra-perfectionné, et à l'envoyer sur le champ de bataille contre des soldats aguerris : à nouveau, la situation échappe au contrôle de Stark, et dégénère en bataille rangée contre ses anciens amis.

De quoi rajouter une nouvelle dose de stress à un Stark déjà à bout... mais lorsque Rhodey est grièvement blessé, cela agit comme une piqure de rappel sur Stark : à chaque fois qu'il se laisse porter ses émotions, cela se retourne contre lui, et ses proches en souffrent. Ajoutez la réalisation qu'il a été manipulé de bout en bout par Zemo, et Tony semble retrouver un peu de bon sens... jusqu'à ce que le tout redevienne personnel, et frappe Tony au cœur de ses failles psychologiques :  il découvre la responsabilité de Bucky dans le meurtre des parents Stark.

Émotionnellement et psychologiquement brisé, Stark perd tout contrôle, et sa colère entérine pour de bon la fin des Avengers.

À la fin de Civil War, Tony est seul.

Pepper n'est pas là, ses amis Avengers sont pour la plupart en fuite, le SHIELD n'existe plus, il a été incapable de protéger Rhodey, et il n'a plus personne sur qui s'appuyer. Certes, les accords de Sokovie sont en place, et la défense de la planète ne repose plus entièrement sur les épaules d'Iron Man... mais le coût de ces accords a été énorme pour Stark et pour son équipe.

Seule lueur d'espoir, l'ultime message laissé par Captain America à Tony Stark, un message clef à l'importance sous-estimée : "Nous avons tous besoin d'une famille".

Stark est à nouveau au fond du trou, mais cette fois-ci, il en a parfaitement conscience. Les Avengers étaient sa famille, mais désormais, sa famille est en miettes, par sa faute. Et si Stark veut réussir à retrouver un certain équilibre dans sa vie, il va devoir reconstruire son existence, et sa famille.

Ce qui va passer, non seulement, par un travail psychologique, mais aussi par une réconciliation avec Pepper, et par la reformation des Avengers...

... et pour cela, qui de plus approprié qu'un certain Peter Parker, qui rappelle clairement à Tony le jeune garçon qu'il était, mais qui possède encore le code moral et l'innocence qui font défaut à Stark depuis trop longtemps ?

Spider-Man - Homecoming

Deux mois après la Civil War qui a divisé les Avengers, Tony Stark commence à remonter la pente. Suivant les conseils de Rogers, il a renoué avec Pepper (il évoque même des fiançailles), et avec elle, son sourire et sa décontraction sont revenus. Stark a cessé de se morfondre, et, désormais à la tête des rares Avengers restants et ayant signé les accords de Sokovie, il se sent un peu plus léger, soulagé d'une grosse partie des responsabilités qui lui incombaient.

Stark entame ainsi le déménagement de la tour des Avengers, qu'il a revendue, afin de s'éloigner physiquement et émotionnellement de ce qui reste un symbole fort d'un passé révolu : les Avengers version 1.0 ne sont plus, et en s'en éloignant, Stark passe à autre chose, tout en épargnant à New York le souvenir d'une tragédie urbaine conséquente.

(peut-être que cette tour va être rachetée par un certain Reed Richards, qui sait...)

Stark a donc retrouvé son sourire de façade et son arrogance habituelles, en même temps qu'il a renoué avec une vie plus calme et plus normale. Mais en parallèle, Stark a aussi un peu grandi, intérieurement, et appris de ses erreurs. Le discours de Cap sur la famille l'a amené à prendre conscience de l'irresponsabilité d'avoir recruté Peter Parker pour leur Civil War, et désormais, Stark se sent responsable de l'adolescent (ainsi que du fait de lui avoir donné un costume surpuissant).

Mais de la même manière qu'à ses débuts, Tony n'avait aucune idée de comment jouer les héros, il n'a aucune idée de comment être un père de substitution, ou un grand frère, pour Parker. Ce qui l'amène à se rabattre sur le seul modèle paternel qu'il ait jamais connu (celui de Stark Sr.), et de reproduire, avec Peter, le même schéma parental dont il a lui même été "victime" enfant (et qu'il a déjà reproduit avec Harley dans Iron Man 3).

Il faut dire que Harley et Parker ont beaucoup en commun, aux yeux de Stark. Tous deux lui rappellent ses jeunes années, puisqu'ils sont tous deux de jeunes inventeurs courageux, et qui luttent à leur échelle contre l'adversité en mettant au point des inventions. Mais Tony reste Tony, et pour lui, être un mentor (ou un père) se résume à tenir à distance son protégé, tout en le laissant trouver son chemin dans le monde.

À la fin d'Iron Man 3, Stark avait pu laisser Harley dans son village en le couvrant de cadeaux, et en espérant qu'il tourne bien, livré à lui-même. Très logiquement, il a fait de même avec Peter, lui confiant son costume, et le renvoyant à sa vie de lycéen, très vaguement supervisé par un Happy Hogan particulièrement distant.

Stark, cependant, n'est plus le même, il n'est plus aussi irresponsable : son seul souhait, pour Peter, est que ce dernier évite toutes les erreurs que Tony a commises, et se montre meilleur que lui.

Il faut dire que, contrairement à Tony, qui avait choisi d'être un héros pour soulager sa conscience et récolter un peu de gloire au passage, Parker fait ça pour des raisons morales (le fameux "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités"). Et dans cet adolescent masqué qui aide des inconnus sans rien en retirer d'autre que la satisfaction du devoir accompli, Stark voit un reflet déformé de son propre destin, un véritable héros, et ce qu'il aurait pu être sans tous ses problèmes psychologiques et tous ses défauts.

En Parker, Tony perçoit une nouvelle génération de héros, un successeur potentiel qui pourrait prendre la relève si Stark décidait de remballer son armure, et qui doit donc éviter de tomber dans les mêmes pièges que son aîné.

C'est pour cela que Stark tente de "parquer" Parker à New York : il sait pertinemment quel effet la découverte d'un univers immense et hostile peut avoir sur un esprit, et il tente d'éviter à l'adolescent de se sentir trop insignifiant face à ce monde super-héroïque dans lequel il l'a plongé (ce qui, paradoxalement, a plutôt l'effet inverse sur Parker, qui trouve sa vie lycéenne bien fade face au faste de l'existence de Stark, play-boy jet-setteur international toujours en voyage).

Toujours sans savoir s'y prendre, Stark tente aussi d'apprendre à Parker la leçon la plus importante qu'il ait lui-même apprise au cours de sa carrière : le costume ne fait pas le héros. Pour cela, il bride le nouveau costume de Parker, et va même jusqu'à le lui confisquer... en vain.

Parker continue de se battre contre le crime, qu'il ait un costume made in Stark ou non, et il parvient seul à arrêter un dangereux trafiquant d'armes, le Vautour, qui menaçait de dérober toute la technologie de Tony Stark. Un Vautour qui, une nouvelle fois, est le produit indirect des actes de Tony Stark (qui a donné naissance à la carrière de criminel de Toomes en le privant de son emploi après la Bataille de New-York)... et qui s'ajoute donc au "casier" de Tony Stark.

C'est là que Stark réalise une chose : malgré son jeune âge, malgré son inexpérience, Peter Parker est déjà un héros, aux instincts bien affûtés. Comme Stark, Peter est prêt à tout risquer pour protéger ses proches, mais contrairement au milliardaire, Parker n'est pas seul, et il ne souffre pas (au premier abord) des mêmes problèmes psychologiques que Stark.

Avec son code moral bien affirmé, et l'énergie de la jeunesse, Peter Parker est donc déjà un héros... un héros qui a déjà conscience de ses limites (il refuse l'upgrade finale de Stark, et sa place au sein des Avengers), et qui, par bien des aspects, est déjà bien meilleur que Tony ne le sera jamais.

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Un parcours compliqué

Depuis le début de sa carrière de super-héros, Stark alterne les hauts et les bas. Premier vrai super-héros "moderne" du MCU, il est le plus célèbre de ses congénères, mais cette gloire n'est pas sans contreparties, et a fait de lui une cible privilégiée. D'autant que les nombreux défauts de Tony (arrogance, impulsivité, volonté de contrôle absolu, problèmes parentaux) sont bien connus de tous, et que ses ennemis ne se privent pas de les exploiter.

Instable psychologiquement depuis son traumatisme fondateur, Tony alterne donc les périodes plus tranquilles et heureuses, durant lesquelles il semble guérir, et arbore son habituel sourire de façade goguenard... mais systématiquement, à chaque fois que Tony semble se reconstruire, un nouvel événement se produit dans sa vie, qui le tire vers le bas, rouvre un peu plus encore les blessures du passé, et le fait sombrer toujours plus profond.

Cette trajectoire en montagnes russes est responsable de bien des problèmes de Stark, puisque chacun de ses actes impulsifs déclenche des crises toujours plus graves, suivant une sorte d'effet boomerang karmique punissant Stark pour ses défauts.

À la limite, on pourrait presque dire que le plus grand ennemi des Avengers, dans le MCU, c'est Stark lui-même, et ce sans le vouloir. Et Tony en a conscience, puisque cela nourrit son sentiment de culpabilité et de responsabilité : il sait que ses actes auront peut-être des conséquences dramatiques, mais comme personne d'autre n'est capable de faire ce qu'il fait, il se sent obligé de continuer à trouver des solutions toujours plus discutables.

Avec les conséquences que l'on connaît.

Mais à ce point de cet arc narratif entamé en 2008, Stark semble aller mieux... il remonte la montagne russe, en quelque sorte. Mais qui dit remontée, dit aussi redescente, et si les dix dernières années de films Marvel nous ont appris quelque chose, c'est que plus Tony Stark monte haut, et plus sa chute est rude...

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Infinity War : la descente aux enfers ?

Dans Infinity War, Thanos et ses armées vont envahir la Terre, et très probablement laminer les Avengers sans le moindre effort.

De ce que les bandes-annonces laissent deviner, les pertes risquent d'être nombreuses - Vision devrait perdre sa pierre d'infinité, les Asgardiens devraient être massacrés, Spider-Man et Iron Man vont se retrouver transportés sur une planète inconnue où ils seront en difficulté, et la Terre devrait subir des dégâts considérables...

... soit exactement tout ce que Tony Stark redoute, tout ce qui l'obsède, et tout ce qui le mine depuis des années.

Il est très probable qu'au début d'Infinity War, Tony aille mieux, maintenant qu'il a retrouvé Pepper et un semblant d'équilibre. Il est même peut-être possible que le couple parle sérieusement mariage, ou même grossesse (ce qui irait de pair avec le besoin, pour Stark de se trouver une famille et un successeur).

Mais très rapidement, les événements du film - Stark sera certainement confronté aux conséquences funestes du recrutement de Peter Parker, à un moment ou à un autre (un recrutement qui établit d'ailleurs un parallèle intéressant entre Tony/Spidey et Thanos, qui recrute lui aussi ses "enfants" et en fait des guerriers à sa solde), et je ne serais pas surpris que Pepper ou Happy ne survive pas à cette Infinity War - devraient le frapper au plus profond de son âme, et le meurtrir profondément.

Voire même le rendre totalement incapable de se battre, car se considérant totalement perdu et dépassé par les forces de Thanos (du moins, jusqu'à l'arrivée de Captain America et de son équipe).

Si je devais parier, je dirais que le film sera assez sombre pour Stark, et probablement capital pour son développement... reste alors à savoir si, dans Avengers 4, Stark prendra une décision inévitable (prendre sa retraite pour de bon, s'établir avec Pepper, et confier son armure à quelqu'un d'autre - Shuri, la sœur de T'challa, qui ferait un bon équivalent à la Riri Williams des comics ?), ou s'il devra répéter une nouvelle fois son geste d'Avengers 1, et se sacrifier pour sauver ses amis (et le monde)...

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Un film, un jour (ou presque) #691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018)

Publié le 13 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, DC, Fantastique, Science-Fiction, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer :

Afin de mettre la main sur un objet mystérieux aux pouvoirs improbables, Amanda Waller (Vanessa Williams) décide de former la Suicide Squad, en réunissant Deadshot (Christian Slater), Harley Quinn (Tara Strong), Bronze Tiger (Billy Brown), Captain Boomerang (Liam McIntyre), Killer Frost (Kristin Bauer van Straten) et Copperhead (Gideon Emery). Mais de nombreux autres criminels - parmi lesquels Vandal Savage et Zoom - ont aussi des vues sur leur objectif...

Dernier long-métrage animé prenant place dans l'univers DC, ce SSHtP se veut une sorte de version grindhouse/film d'exploitation de ce monde et de ces personnages, comme en atteste la musique assez clichée, et l'effet vieille pellicule qui orne ponctuellement l'image.

Dans l'absolu, pourquoi pas : c'est ce qu'aurait dû être le film de David Ayer, et ça permet à ce dessin animé d'être globalement assez décomplexé.

Car dans le genre, SSHtP n'y va pas par quatre chemins : c'est gentiment bourrin (les personnages meurent dans des débordements de sang et des explosions de crâne assez grotesques, à la Ken le Survivant), les personnages ont des apparences improbables (j'ai bien aimé la Banshee punkette), ça racole gentiment, et on a droit à des digressions gratuites vraiment pas indispensables, mais amusantes (toute la sous-intrigue sur le Doctor Fate strip-teaseur ressemble vraiment à du remplissage, mais ça reste néanmoins sympathique).

Cela dit, le tout traîne gentiment en longueur, et après la trouzemillième fusillade, le tout devient assez répétitif, d'autant que ça se résume à une chasse au macguffin pas très originale ou intrigante, mettant en scène des seconds couteaux particulièrement peu inspirants, sous-développés (entre Bronze Tiger et Scandal Savage, on a le choix au niveau des clones bancals de Wolverine), et au doublage très inégal.

Bref, c'est très inégal, mais ça se regarde, et c'est toujours mieux que la version en prises de vue réelles. Ce qui n'est pas difficile, convenons-en.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016)

Publié le 12 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Histoire, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Beep - A Documentary History of Game Sound :

Un documentaire canadien qui dure près de deux heures, et qui couvre en long, en large et en travers, l'histoire de la musique des jeux vidéos (principalement dans sa première moitié), et les nombreuses techniques et spécialités du genre (le doublage, le sound design, les musiques plus modernes, l'ambiance, etc).

Problème : le documentaire dure près de deux heures.

Deux heures d'interviews de spécialistes et de compositeurs, qui se répètent régulièrement, deux heures de propos parfois très pointus et austères, privilégiant les explications verbeuses aux démonstrations par le son (il n'y a pas forcément assez d'exemples musicaux reflétant les propos des intervenants, etc), et finissant par lasser, compte tenu de la durée conséquente du métrage.

Assez frustrant, au final, et probablement à réserver aux passionnés du genre, qui n'hésiteront pas à passer deux heures complexes sur ce sujet.

3/6 (pour l'effort de s'intéresser à un genre de niche, et pour l'exhaustivité des intervenants)

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Un film, un jour (ou presque) #689 : Second Nature (2017)

Publié le 11 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Second Nature :

Candidate à la mairie de sa ville, Amanda (Collette Wolfe) est confrontée, au quotidien, au machisme de sa communauté et de son environnement. Jusqu'au jour où, déterrant une capsule temporelle, elle met la main sur un miroir étrange : rapidement, lors d'une dispute avec Bret (Sam Huntingon), son rival politique, un phénomène surnaturel se produit, et les deux adversaires se retrouvent propulsés dans une dimension parallèle, où les hommes et les femmes ont échangé leurs places, leurs droits et leurs positions sociales. Ils n'ont que sept jours pour réussir à renverser ce sort inexplicable, mais dans l'intervalle, Amanda compte bien profiter de ce monde aux règles bien différentes...

Une comédie fantastique indépendante clairement à très petit budget (à en juger par le mixage sonore assez défaillant) et qui manque à la fois de rythme, de maîtrise et de subtilité (on sent que c'était le premier long-métrage de son scénariste/réalisateur).

Cela dit, le concept de départ est sympathique et d'actualité(on peut par exemple penser à Idiocracy), et Collette Wolfe fait une protagoniste des plus attachantes et sympathiques (Carollani Sandberg n'est pas désagréable, elle non plus, dans le rôle de la meilleure copine).

Dommage que le métrage ne soit pas plus abouti.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #688 : Killing Gunther (2017)

Publié le 10 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Comédie, Thriller, Documentaire, SNL

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Killing Gunther :

Une équipe de documentaristes suit un groupe de tueurs à gage (Taran Killam, Hanah Simone, Bobby Moynihan, Aaron Yong, Paul Brittain, Amir talai, Ryan Gaul et Allison Tolman) associés pour tenter d'abattre le mystérieux Gunther (Arnold Schwarzenegger), assassin de légende...

Une comédie d'action/mockumentaire écrite, produite, réalisée et interprétée par Taran Killam, du SNL, et qui met en vedette ses proches (Cobie Smulders, son épouse, et Moynihan, du SNL lui aussi), ainsi que Schwarzie dans le rôle de Gunther l'assassin (ne vous emballez pas, Schwarzie n'apparaît que pendant 10-15 minutes de film, au mieux - mais il chante le générique de fin.. country !).

Pas désagréable pendant le premier tiers du métrage, tandis que l'on suit cette bande de tueurs incapables qui tentent de piéger Gunther (et ce même si Hannah Simone n'est pas méga-crédible dans l'action) : c'est gentiment amusant (sans être hilarant), et la distribution est sympathique.

La seconde partie du film est nettement plus générique et plate, lorsque Gunther passe à l'offensive et élimine la moitié de l'équipe : le tout a tendance à virer à la farce surjouée, notamment par Killam, et le côté pseudo-émotionnel du tout ne fonctionne pas.

Le dernier tiers repart dans l'autre sens, avec Killam en mode vengeur, qui traque Gunther en solo (ou presque), et un Gunther qui fait enfin son apparition : ça redevient aussitôt nettement plus intéressant, avec un Schwarzie qui s'amuse, et donne (un peu) de sa personne.

Dans l'ensemble, cependant, le métrage reste assez anecdotique, pas assez drôle, et globalement trop inégal pour vraiment convaincre. Du 2.25/6 jusqu'à l'apparition de Schwarzie, qui fait remonter le tout à une petite moyenne.

3/6, en étant généreux

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