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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017)

Publié le 23 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nelly et Simon - Mission Yéti (Mission Kathmandu : The Adventures of Nelly & Simon - 2017) :

Lorsque Nelly Maloye, une apprentie-détective enthousiaste, croise le chemin de Simon Picard, un assistant anthropologue persuadé de l'existence du Yéti, le duo se retrouve bien vite au Népal, guidé par Tenzig Gombu, à la recherche de l'Abominable Homme des Neiges...

Un film d'animation québécois à orientation film d'aventures enneigé, et au style visuel et à l'animation plutôt intéressants... mais qui ne convainc jamais sur la durée. Le problème, en réalité, c'est que le film n'est tout simplement pas particulièrement intéressant : ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, pas particulièrement inspiré, pas particulièrement dynamique, pas particulièrement développé, et (dans sa version originale, du moins), le doublage n'est pas particulièrement mémorable.

Bref, en résumé, ça occupera probablement les plus jeunes pendant 90 minutes, mais l'intérêt du tout s'arrête plus ou moins là, malgré (encore une fois), une esthétique qui n'est pas désagréable.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1102 : Hitman (2007)

Publié le 22 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Hitman (2007) :

Créé et éduqué par une Organisation mystérieuse, l'Agent 47 (Timothy Olyphant) est un tueur à gages hors pair et implacable, traqué de meurtre en meurtre par Whittier (Dougray Scott), un officier d'Interpol. Jusqu'au jour où un contrat de taille portant sur le président russe se retourne contre l'Agent 47 : manipulé et victime d'un piège, l'Agent 47 est contraint de fuir, emmenant avec lui Nika (Olga Kurylenko), la maîtresse du président. Désormais, il n'a pas d'autre choix que de tenter de survivre, et de se venger de ceux qui l'ont trahi...

Une production Europa Corp assez typique des productions Besson de l'époque : pays de l'Est, héros taciturne qui doit protéger une prostituée, racolage et nudité vraiment gratuite, casting approximatif, script qui l'est encore plus, clins d’œil forcés (la scène du jeu vidéo) et réalisateur français (Xavier Gens) qui rend ici une copie assez léchée, mais qui prend l'eau de partout.

En fait, tout est à l'image de son interprète principal, Timothy Olyphant. Un Olyphant au naturel goguenard, nonchalant et un peu je-m'en-foutiste, qui est donc totalement hors-sujet dans le personnage d'Agent 47 : il n'a pas la voix, il n'a pas le visage, il n'a pas l'intensité, et pour ne rien arranger, il n'a pas non plus l'air d'avoir grand chose à faire de ce rôle (c'est un peu son problème récurrent, d'ailleurs : l'acteur ne considère aucun de ses rôles comme autre chose qu'un cachet de plus à toucher, et ça se sent fréquemment).

Ajoutez à cela de l'action mollassonne et mal montée, une post-synchronisation parfois médiocre (la scène dans la voiture, sous la pluie), un script fade, et zou, une adaptation sans intérêt, une de plus.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1101 : Do I Sound Gay ? (2015)

Publié le 21 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... ​​

Do I Sound Gay ? (2015) :

Documentaire indépendant centré sur David Thorpe, un jeune quadragénaire homosexuel new-yorkais qui, après une rupture, commence à faire le point sur sa vie, en se posant une question qui lui semble essentielle : d'où lui vient la voix efféminée, aux accents particulièrement prononcés, qu'il semble partager avec bon nombre de gays anglo-saxons (voire internationaux) ?

Thorpe va alors interroger spécialistes, amis et célébrités (George Takei, David Sedaris, Tim Gunn, Margaret Cho, Don Lemon) pour tenter de déterminer les origines biologiques, psychologiques, sociales, etc, de ce phénomène, ainsi que sa signification et son importance historique.

Et sur le papier, ce n'est pas une mauvaise idée. Le problème, en réalité, c'est que ce documentaire appartient à cette catégorie de documentaires transformatifs, qui suivent le parcours de leur protagoniste alors qu'il effectue une transition dans son existence, que ce soit en tentant de manger du fast food pendant un an, ou, ici, en tentant de perdre ses affectations vocales au profit d'une voix virile.

Résultat, si le film passe en effet par les étapes explicatives, les avis d'experts, etc, ceux-ci se contentent d'émettre de vagues suppositions éclairées, qui se résument, in fine, à dire à Thorpe qu'il devrait s'accepter tel qu'il est, et ne pas avoir honte de parler de manière aussi stéréotypée, qui lui permettent d'appartenir à une communauté formidable.

Soit. C'est effectivement un message aussi valable qu'un autre, mais pour qui voulait en savoir un peu plus sur le sujet, d'un point de vue scientifique et linguistique, il faudra attendre quelque chose de plus approfondi.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1100 : Jay and Silent Bob Reboot (2019)

Publié le 20 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction

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Jay and Silent Bob Reboot (2019) :

Lorsqu'ils apprennent que Saban Films a prévu de relancer une nouvelle fois les aventures de Bluntman et Chronic au cinéma, et détiennent les droits de leurs noms, Jay et Silent Bob (Jason Mewes, Kevin Smith) décident d'empêcher ce projet de voir le jour. Pour cela, ils prennent la route pour rejoindre au plus vite la Chronicon, grande convention où le projet va être dévoilé par son réalisateur, Kevin Smith. Mais en chemin, le duo va devoir composer avec Milly (Harley Quinn Smith), la fille cachée de Jay, et ses amies (Treshelle Edmond, Aparna Brielle, Alice Wen)...

Je l'ai déjà mentionné sur ce blog, mais depuis qu'il a découvert la marijuana, Kevin Smith part gentiment en vrille, du moins créativement (sa production cinématographique est de plus en plus faible et sous-développée). Depuis son dernier film, Yoga Hosers, Smith a cependant eu une crise cardiaque massive, qui l'a amené à repenser un peu son existence, sa santé (il a perdu beaucoup de poids) et son travail (il se concentre désormais sur la réalisation télévisée, moins stressante et épuisante).

Avec ce Jay and Silent Bob Reboot, cependant, Smith semblait vouloir boucler la boucle de ses deux personnages fétiches, pour produire un baroud d'honneur, une sorte de film-somme revenant sur toute sa carrière, et sur les personnages de ses divers longs-métrages, de Mallrats à Dogma, en passant par Chasing Amy, Clerks, et autres films plus ou moins réussis...

Un film-somme clairement pensé par et pour les fans, et qui s'inscrit dans la continuité directe de Jay et Silent Bob Contre-attaquent : même format road-movie, même concept global, même défilé de visages familiers, et même fanservice particulièrement prononcé ; malheureusement, ce Reboot n'a pas le rythme ni la folie décomplexée de son modèle.

Étrangement nonchalant et parfois laborieux (avec de longs passages à vide sans réel intérêt - toute la visite chez le KKK), J&SBR semble tenter de concilier le format de Jay et Silent Bob Contre-Attaquent avec les digressions habituelles de Smith sur l'industrie hollywoodienne et la tendance aux reboots/remakes (régulièrement, des scènes maladroites voient les personnages expliquer et analyser les dessous de l'industrie, à un point tel qu'on a l'impression d'assister à l'un des stand-ups de Smith), et avec tout un propos sur la parentalité.

Car derrière son humour de stoner, ses caméos plus ou moins inspirés (plutôt moins que plus, d'ailleurs), ses personnages qui viennent, le temps d'une scène, expliquer ce qu'ils sont devenus depuis la fin de leur film (Damon reprend son personnage d'ange de Dogma et s'improvise narrateur le temps d'une scène, le cast de Clerks revient en noir et blanc pour un plan ou deux, Joey Laurel Adams et Ben Affleck réapparaissent pour apporter une conclusion aux personnages de Chasing Amy...), ce métrage reste un moyen, pour Smith, de mettre en parallèle le concept de reboot cinématographique à celui de reboot biologique : le fait d'avoir des enfants, de les voir ressembler à leurs parents, tout étant suffisamment différents pour exister indépendamment de ceux-ci (autrement dit, la thèse du film est qu'un bon parent donne lieu à un enfant qui est son reboot - des éléments similaires, mais un résultat différent et potentiellement meilleur, et qui apporte un autre éclairage à l’œuvre d'origine - alors qu'un mauvais parent donne lieu à un remake - le même, qui répète les mêmes erreurs et n'améliore en rien l'original).

Toute une thématique qui s'exprime au travers du personnage de Jay et de sa fille, une sous-intrigue qui, de manière étonnante, fonctionne très bien, car touchante et bien interprétée par Mewes et par la fille de Smith (et qui évoque un peu le travail de Smith sur Jersey Girl).

Après, tous ces éléments se marient de manière tout de même très bancale, et à moins d'être un über-fan de Smith, et de connaître tous ses films, le fanservice ne suffit pas vraiment pour en faire un tout cohérent et intéressant.

C'est décousu, c'est bordélique, ça tombe souvent à plat (ce qui n'est pas forcément surprenant, puisque le script de J&SBR est un patchwork composé de morceaux de scripts de Mallrats 2 et de Clerks 3, entre autres), c'est beaucoup moins drôle, malin et pertinent que ça semble penser l'être, mais ça se regarde tout de même, principalement parce que ça reste sincère, et que Smith maîtrise toujours très bien l'auto-critique et l'auto-dérision.

3/6 (parce que j'ai toujours de la sympathie pour la filmographie du réalisateur, et pour ses personnages, mais honnêtement, ça ne les vaut pas franchement)

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Un film, un jour (ou presque) #1099 : Driven (2018)

Publié le 17 Janvier 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Thriller, UK, USA

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Driven (2018) :

L'histoire à peu près réelle de Jim Hoffman (Jason Sudeikis), pilote/trafiquant devenu informateur du FBI et qui, à la fin des années 70, croise le chemin du célèbre ingénieur automobile John DeLorean (Lee Pace), à la recherche de fonds pour financer sa nouvelle entreprise. Rapidement, les deux hommes s'associent, mais le passé de Hoffman le rattrape bien vite, et l'argent de la drogue met en péril les projets de DeLorean...

Un semi-biopic étrangement écrit et réalisé par des Irlandais, et qui, s'il est plutôt sympathique à regarder (la distribution est excellente - Sudeikis, Pace, Judy Greer, Corey Stoll), souffre aussi d'un ton général assez hétérogène (on passe de la comédie à la reconstitution historique, puis au drame, puis au thriller, avant de revenir à la comédie, etc), et d'un rythme plutôt inégal (coup de mou notable passée la barre de la première heure).

En fait, on sent très clairement que ce qui intéresse l'équipe derrière le film, c'est Hoffman et ses magouilles, plus que DeLorean, décrit ici comme distant, arrogant, et imbu de sa personne. Avec sa structure en flashbacks, et son narrateur non fiable, le film met clairement Hoffman au premier plan de son récit, et c'est un choix qui plaira ou pas.

En ce qui me concerne, je n'ai pas détesté, mais il manque tout de même quelque chose pour que ce métrage soit vraiment réussi. Peut-être un peu plus de rythme, de folie, de style ou, à l'inverse, de rigueur dans la narration, je ne sais pas.

3.25/6 (amusant, mais anecdotique)

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Un film, un jour (ou presque) #1098 : Hot Air (2019)

Publié le 16 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Politique, Drame

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Hot Air (2019) :

Commentateur radio conservateur, Lionel Macomb (Steve Coogan) est depuis 20 ans le roi incontesté de son segment, alimentant les républicains américains en propagande, en pseudo-indignation et en mauvaise foi gueularde. Mais alors que cet homme détestable est en perte de vitesse dans les audiences, voilà que sa nièce afro-américaine, Tess (Taylor Russell), s'invite dans sa vie, laissée à la rue par sa mère droguée. Progressivement, la jeune fille, aux antipodes politiques et sociales de son oncle, va alors commencer à lui faire voir la vie sous un autre angle...

Une comédie dramatique assez peu intéressante, qui profite du climat politiquement délétère outre-Atlantique pour tenter une histoire de famille basique au possible, tentant bizarrement de prouver que "les éditorialistes républicains à grande gueule, comme Rush Limbaugh, ont eux aussi un cœur et des sentiments, et leurs adversaires politiques peuvent se montrer aussi cruels et manipulateurs qu'eux".

Un postulat qui laisse dubitatif, d'autant qu'il est traité de manière ultra-balisée et prévisible par Frank Coraci, un habitué des comédies d'Adam Sandler : aucune surprise dans le script, l'humour est peu prononcé, les histoires de famille sont basiques, et si c'est bien interprété (Taylor Russell, de Lost In Space, est excellente ; Coogan est efficace, malgré son accent inégal), le tout s'avère assez creux, et ne donnera du grain à moudre qu'aux personnes se sentant concernées par un bord politique ou par l'autre.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1097 : Albator, Corsaire de l'Espace (2013)

Publié le 15 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Albator, Corsaire de l'Espace (Space Pirate Captain Harlock / Kyaputen Hârokku - 2013) :

Dans un futur lointain, la race humaine a colonisé toute la galaxie, et épuisé ses ressources naturelles. La Terre est désormais la ressource la plus précieuse de l'univers, contrôlée d'une main de fer par la Coalition Gaia, corrompue et malfaisante. Face à elle, Albator, corsaire de l'espace et héros de légende, à la tête de l'équipage de l'Arcadia, un navire indestructible : seul contre tous, et hanté par les méfaits de son passé, Albator est prêt à tout pour mettre un terme au règne de Gaia... même au pire, comme le découvre Logan, une jeune recrue à bord de l'Arcadia - mais en réalité un espion aux ordres de Gaia, placé là par son frère Ezra, général de la flotte de la Coalition.

Un long-métrage d'animation par ordinateur adapté du manga/de l'anime Albator/Captain Harlock, et qui souffre d'une assez mauvaise réputation, ce qui est assez compréhensible : comme de nombreuses œuvres japonaises de genre aux ambitions prononcées (les Final Fantasy me viennent à l'esprit), l'écriture est capillotractée, donneuse de leçons, et pleine d'une pseudo-philosophie et d'une pseudo-science débitée à grands renforts de dialogues imbitables.

Seulement voilà : malgré cela, j'ai bien aimé. J'ai bien aimé le côté jusqu’au-boutiste d'Albator, qui m'a rappelé le Neuvième Docteur Who par son côté vétéran ayant commis des actes traumatisants pendant une guerre épique, et traînant sa culpabilité à travers les siècles. J'ai bien aimé son lien fusionnel avec son navire et son équipage, comme une sorte de Hollandais Volant futuriste, aux visuels somptueux (l'Arcadia, toujours enveloppé dans un nuage de matière noire fantomatique). J'ai bien aimé tous les affrontements spatiaux, toutes les batailles, globalement bien mises en images et lisibles, j'ai bien aimé certains concepts, et j'ai surtout bien aimé la direction artistique et le rendu technique, très réussis à mon goût (malgré une petite raideur dans l'animation).

Après... ça reste laborieux sur le fond, impossible de dire le contraire. Mais sur la forme, ça a fonctionné sur moi, et il y a même un petit quelque supplément d'âme, çà et là, qui m'a bien plu.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1096 : Maléfique - Le Pouvoir du Mal (2019)

Publié le 14 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Maléfique - Le Pouvoir du Mal (Maleficent : Mistress of Evil - 2019) :

Lorsque Aurore (Elle Fanning) annonce à sa marraine Maléfique (Angelina Jolie) qu'elle veut épouser le prince Philippe (Harris Dickinson), et qu'elle voudrait que Maléfique rencontre les parents de ce dernier, la fée noire rechigne. Et lorsque l'invitation se transforme en piège tendu par la sinistre Reine Ingrith (Michelle Pfeiffer), Maléfique est contrainte de s'enfuir, alors même que le Royaume d'Ulstead décide de donner l'assaut au monde des fées. Pendant ce temps, Maléfique retrouve des membres de son peuple (Chiwetel Ejiofor, Ed Skrein, etc), vivant isolés de tout et de la folie des Hommes...

Suite du Maléfique de 2014, l'un des premiers films chroniqués sur ce blog, ce métrage arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, sans réelle demande du public, ni besoin du récit (qui était plus ou moins bouclé).

C'est d'autant plus flagrant que ce Maléfique 2 efface plus ou moins la conclusion du premier film, en faisant comme si cette fin avait été passée sous silence : Maléfique est de nouveau considérée comme une menace, le peuple des humains redoute de nouveau celui des fées, et vice-versa... et le prince a changé de visage (Brenton Thwaites n'était pas disponible, visiblement, et a été remplacé par un Harris Dickinson encore plus transparent et insipide). Ajoutez à cela une Michelle Pfeiffer en mode méchante belle-mère comploteuse, et une Angelina Jolie plus hautaine et moins concernée que dans le premier film, et voilà, une suite pas très convaincante, assez prévisible et téléphonée de bout en bout, chapeautée par le réalisateur de Pirates des Caraïbes 5.

Plus long (le film frôle les deux heures), plus convenu, plus orienté fantasy épique et guerrière que le précédent, ce Maléfique 2 déroule sa narration basique pendant deux heures, lorgnant un peu sur la franchise Dragons pour donner à Maléfique une sous-intrigue durant laquelle elle retrouve son peuple, caché à l'écart du monde... et pourtant, j'ai probablement légèrement préféré ce deuxième volet au premier.

Probablement grâce à sa direction artistique et à ses effets spéciaux nettement plus homogènes, à sa musique plus nerveuse de Geoff Zanelli, à Warwick Davis dans un petit rôle, et, de manière générale, à cette dernière grosse demi-heure pleine d'action - de l'action aux enjeux et au déroulement assez prévisibles, certes, ainsi qu'aux divers sacrifices un peu creux, mais de l'action néanmoins, plutôt bien menée et spectaculaire.

Après, ça reste un long-métrage de fantasy assez peu mémorable, qui ne justifie jamais vraiment son existence ; mais c'est globalement compétent pour ce que c'est, à défaut d'être totalement convaincant.

3.25/6 (dont 0.25 pour le quasi-Owlbear !)

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Un film, un jour (ou presque) #1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019)

Publié le 13 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Review, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (Star Wars : Episode IX - The Rise of Skywalker - 2019) :

Contre toute attente, l'Empereur Palpatine (Ian McDiarmid) est de retour : pour l'empêcher de reprendre le pouvoir, la Résistance fait tout son possible pour trouver des informations sur la cachette de l'Empereur et sur l'endroit où il abrite une flotte de vaisseaux à la puissance de frappe stupéfiante. Kylo Ren (Adam Driver), lui, voit d'un œil négatif le retour de Palpatine, mais il se plie à ses ordres, séduit par la promesse d'un nouvel Empire dont il serait le seul leader... quitte à trahir ultérieurement son nouveau maître.

Aïe aïe aïe. Que dire sur cette fin de trilogie, sur cette fin de saga ?

Il y a deux manières d'aborder cette Ascension de Skywalker : sous l'angle du film indépendant, et sous celui du troisième volet de la postlogie, par ailleurs neuvième volet de la saga Skywalker.

Et pour être franc, il y aurait beaucoup à dire dans les deux cas. Comment aucune de ces deux approches n'est satisfaisante. Comment ce métrage se contente, pour la plupart, de revenir sur l'épisode précédent, pour réaligner la saga dans une direction débordant de fanservice un peu creux. Comment le script de cet épisode 9 est plein de trous, de raccourcis et d'explications manquantes. Comment la moitié des personnages de cette nouvelle trilogie, ainsi que leurs relations établies, sont passées à la trappe de ce film (Rose, notamment, mais aussi la relation Finn/Rey). Comment certaines des idées de ce métrage sont un recyclage à peine camouflé des idées de l'Univers Étendu, légèrement modifiées (toujours pour le pire) afin de coller à ce nouvel univers. Etc, etc, etc...

Il y aurait beaucoup à dire, mais je n'ai pas envie de développer. Je n'ai pas envie de développer, car je me retrouve un peu aujourd'hui dans la même position qu'après la prélogie : j'éprouve une certaine lassitude envers la franchise Star Wars, envers la manière dont elle est actuellement gérée, et envers la polarisation de ses fans les plus intenses, qui modèlent le discours et l'opinion générale de la franchise (et sont en partie responsables de son état actuel).

Lors de ma critique de l'épisode 7, j'avais conclu par "avec un univers aussi vaste que celui de Star Wars, il est vraiment regrettable que Abrams et ses scénaristes aient fait le choix d'en réduire toujours plus l'ampleur, en la limitant aux Skywalker et à leurs conflits familiaux (...) 3.25/6, en attendant un second visionnage (...) une fois l'épisode 8 sorti et assimilé (histoire de voir si toute cette mise en place était bien utile)".

Au terme de l'épisode 8, j'avais fini en disant que "par sa volonté de se détacher du travail de JJ sur le précédent volet, l'Épisode VIII finit par affaiblir rétroactivement ce dernier, qui redescend provisoirement à 3/6, en attendant de voir comment l'Épisode IX sauvera - ou non - les meubles. Car de toute façon, comme JJ & Johnson ne se sont nullement concertés lors de la conception de cette nouvelle trilogie (ce qui explique bien des choses), il est probable que le prochain épisode reparte à nouveau de zéro, et remette en question les nouveaux acquis de ces Derniers Jedis. (...) Un 3/6 provisoire, car si la franchise continue en ce sens, les notes de cette nouvelle trilogie risquent bien de baisser à nouveau une fois l'Épisode IX sorti..."

Et donc, je suis un peu triste d'avoir eu raison : l'Ascension de Skywalker repart sur des idées et dans des directions différentes, le film rejoue des partitions déjà bien usées, et tout ce que ce récit bancal suscite chez moi, c'est un bon gros "tout ça pour ça ?". La trilogie, dans son ensemble, en ressort encore plus affaiblie, et hérite donc d'un beau 2.5/6 global (la même note que ce troisième film) : c'est spectaculaire, c'est globalement bien interprété, mais ça a tellement peu de direction globale et de personnalité que le tout tombe totalement à plat, comme une tour construite sur les sables mouvants de ce neuvième épisode : au dessus d'un grand vide dans lequel tout le monde finit par disparaître.

Peut être que dans quelques mois, je reverrais ce neuvième épisode avec plus d'indulgence. Pour l'instant, cependant, je vais me limiter au Mandalorien, malgré ses imperfections.

2.5/6

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Blog Update ! - Décembre 2019 - Christmas Yulefest 2019 : le bilan

Publié le 11 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, Update, Yulefest

Les fêtes de Noël semblent désormais commencer de plus en plus tôt, et pourtant, lorsque le mois de janvier arrive, difficile de ne pas regretter cette période magique emplie de féérie, de bons sentiments... et de grèves !? Quoi qu'il en soit, l'heure est au bilan sur le blog des Téléphages Anonymes...

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour faire apparaître la liste des films passés en revue cette année :

Semaine 1 :

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# Bilan :

L'année dernière, à l'occasion du bilan de la Yulefest 2018, je faisais un constat simple : le nombre de téléfilms de Noël se multiplie exponentiellement d'année en année, leur qualité s’homogénéise et baisse progressivement, et les chaînes, confrontées à la pression des réseaux sociaux, s'efforcent de diversifier la distribution de leurs métrages, sans grand succès.

Et cette année, ces tendances se confirment, voire même s'amplifient. Niveau diversité, notamment, les deux chaînes principales (Lifetime et Hallmark) s'affrontent clairement, avec Hallmark qui multiplie les téléfilms "pour afroaméricains", et s'engage timidement et très maladroitement sur le front des célébrations juives (par contre, pas d'asiatiques, pas de latinos, pas d'indiens, etc). Chez Lifetime, c'est un peu pareil, même si la stratégie Lifetime (acheter des téléfilms à droite et à gauche et leur apposer la marque Lifetime) permet d'avoir une production à la fois plus hétérogène et plus variée.

Hallmark reste cependant la chaîne reine de la saison, dominant totalement le marché de fin octobre à fin décembre : une position qui fait des envieux, mais qui crée aussi bien des problèmes au network.

Cette année, entre les soucis relatifs aux problèmes judiciaires de Lori Loughlin, un outrage partiellement artificiel centré sur les quelques films de Hanoucca de la chaîne (présentés comme antisémites par des journalistes ne les ayant pas vus, sur la simple base de leur postulat de départ), les moqueries des différents programmes comiques américains au sujet du cahier des charges et des clichés de la chaîne, et un scandale centré sur une publicité diffusée puis retirée puis remise à l'antenne par la chaîne, au gré des pressions des groupes conservateurs religieux et des réseaux sociaux, Hallmark a passé une saison tumultueuse, pas aidée par une cuvée de programmes 2019 mécaniques et peu inspirés, aux audiences en baisse.

La concurrence n'a guère plus marqué les esprits, qualitativement parlant, et plus que jamais, tant sur ce blog qu'outre-atlantique, une certaine lassitude s'installe parmi les personnes chroniquant habituellement les films de ce type. Ce qui n'empêche pas les chiffres de continuer à enfler d'année en année : cette année, j'ai passé en revue 69 films (+ quelques séries et mini-séries), soit approximativement le même nombre de métrages que l'année dernière (il me serait physiquement difficile d'en chroniquer plus !), mais pour y parvenir, j'ai dû faire un tri drastique parmi les programmes diffusés cette année (une petite centaine de téléfilms, en tout).

Et les audiences du blog ont augmenté de 20 % par rapport à la Christmas Yulefest 2018 : comme quoi, en ces temps de grèves, de conflits sociaux et internationaux, et de divisions en tous genres, les films feel-good ont un public de plus en plus important, clairement en demande.

Comme l'année dernière, cependant, plus des 2/3 des films chroniqués ont obtenu une note de 3/6 à peine, ou inférieure : de quoi facilement faire trier le bon grain de l'ivraie, et établir des Top 3/Flop 3 assez clairs.

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# Top 3 :

Un Top 3 assez facile à établir, avec en première place du classement, à égalité (4.5/6) :

~ La légende de Klaus (Netflix), un film d'animation plutôt réussi, tant au niveau technique, visuel, ou narratif ; et Double Holiday (Hallmark), un téléfilm qui est la preuve qu'avec un peu d'énergie, des acteurs attachants et concernés, et une volonté d'esquiver un peu les clichés imposés par la chaîne (ou du moins, de les détourner), il est possible de produire des rom-coms festives amusantes et rythmées.

Idem pour :

~ Holiday Hearts (Hallmark Movies & Mysteries), un peu plus convenu (4/6), mais bénéficiant des mêmes qualités que Double Holiday, notamment celle de ne pas succomber à tous les passages obligés du cahier des charges Hallmark. À égalité avec Christmas Time : My Brother the Time Traveler, une comédie indépendante fantastique pas désagréable du tout, et bénéficiant d'extérieurs enneigés très sympathiques.

Et puis, à 3.75/6, arrivent toute une batterie de comédies romantiques possédant un petit plus - une alchimie particulière de leur couple principal, un rythme plus enlevé, un scénario moins convenu, un cadre différent, un peu d'humour, etc :

~ Santa Girl, Au secours je suis dans un film de Noël, Une romance de Noël en sucre d'orge, Two turtle doves, Christmas under the stars, Un Noël à Rome, Christmas Unleashed, Grounded for Christmas...

# Flop 3 :

Sur la première marche de ce podium (si tant est que l'on puisse parler de première marche), deux films ex-æquo, à 1/6 :

~ le piteux Sacré Noël 4 : Nativity Rocks, énième déclinaison d'une série de films comiques à l'intérêt décroissant, et en pilotage automatique depuis le volet précédent. C'est hystérique, épuisant, et d'une facture très approximative.

~ 12 Pups of Christmas (ION), ou comment l'association d'une actrice principale glaciale, d'une écriture bancale, d'une musique caricaturale et de personnages antipathiques donne lieu à un vrai gros flop inintéressant, pour ne pas dire énervant.

Seul sur la seconde marche du podium, avec 1.25/6 :

~ Un décor de rêve pour Noël (Lifetime), un téléfilm fauché et bourré de problèmes, notamment son interprète principal masculin, dont il se dégage ponctuellement l'aura d'un Dexter en puissance, avec des regards bien trop intenses, vides et appuyés qui donnent l'impression qu'il est en train de réfléchir au meilleur moyen de se débarrasser du futur cadavre de l'héroïne.

Enfin, sur la troisième marche du podium, à 1.5/6 :

~ Buttons : A Christmas Tale, un film indépendant qui lorgne sur les comédies musicales Disney de la grande époque, et semble bourré de bonnes intentions, mais n'a ni le budget ni le savoir-faire suffisants pour concrétiser ces dernières.

Mentions spéciales, enfin, pour Noël dans la prairie et Le meilleur pâtissier de Noël, deux téléfilms à 1.75/6 qui n'ont absolument rien de mémorable, et pour J'ai rencontré le Père Noël et Elfette sauve Noël, objectivement assez mauvais, mais pour lesquels des facteurs secondaires (la nostalgie, le WTF)) permettent au tout d'entrer dans une catégorie "autre".

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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# À venir :

Dès demain, retour à la normale pour le blog des Téléphages Anonymes, qui délaisse enfin les films de Noël pour revenir aux séries et à notre rubrique quotidienne Un film, un jour... ou presque !

Au programme, une critique de film par jour, et le week-end, des séries, avec ce mois-ci, entre autres, le dernier Star Wars, Le Mandalorien, Star Trek - Short Treks, Maléfique, Albator, Jay & Silent Bob, The Rook, Simba, Will Smith, Mme Maisel et bien plus encore...

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Christmas Yulefest 2019 - 73 - Ghosting : The Spirit of Christmas (2019)

Publié le 10 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Freeform

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Ghosting - The Spirit of Christmas (2019) :

Alors qu'elle revient tout juste d'un premier rendez-vous parfait avec Ben (Kendrick Sampson), Jess (Aisha Dee) est victime d'un accident de voiture mortel. Elle revient alors sous forme de fantôme, et hante le quotidien de sa meilleure amie de toujours, Kara (Kimiko Glenn), avec laquelle elle va alors tenter de comprendre la raison qui la maintient sur ce plan d'existence... une raison qui a probablement à voir avec le séduisant Ben.

Un téléfilm Freeform (ex-ABC Family) qui m'a posé bien des problèmes. Principalement parce qu'à la base, il est tout à fait compétent : bien interprété (malgré une Kimiko Glenn à la voix agaçante), assez dynamique, efficace, avec un budget suffisant, bref, en théorie, ce serait un film assez réussi. Et qui a vraiment pu, outre-Atlantique.

Sauf que... déjà, on se trouve ici devant un film typiquement californien - non seulement au niveau de l'environnement (plages, soleil, palmiers) que de l'image (finalement peu de décorations, des images ensoleillées, chaudes et lumineuses), mais aussi des personnages, de leurs attitudes, et de leurs professions : on est tout de même dans un métrage où, au bout de quelques minutes, on a déjà eu droit aux piscines, au soleil, aux bikinis, et aux personnages principaux vingtenaires ultra-wokes et bohèmes (l'héroïne est une apprentie-pâtissière fraîchement renvoyée pour ses velléités féministes, sa BFF est une préparatrice de thés lesbienne new age amatrice de pseudo-spiritualité et de yoga, Ben est un artiste exposé dans des galeries, etc)...

Non seulement pour l'ambiance de Noël, on repassera, mais il est de plus assez difficile de faire l'impasse sur une impression désagréable, celle d'un téléfilm écrit et conçu pour être l'anti-thèse des métrages Hallmark, une antithèse nettement plus libérale et woke, quitte à le surligner à chaque instant.

Et c'est cette impression qui m'a malheureusement accompagné pendant tout le film, une impression de calcul cynique d'un producteur qui s'est dit qu'il fallait absolument produire un métrage de Noël qui irait à contre-courant de la blancheur conservatrice de rigueur chez Hallmark, en y utilisant des personnages jeunes, libres et branchés, exclusivement issus de la diversité ethnique (les deux seuls personnages caucasiens du film - notamment Missy Pyle - sont des bouffons qui n'ont que quelques scènes à l'écran), avec une relation LGBTQ mise en avant (Kara s'éprend de la sœur de Ben, qui, par la plus grande des coïncidences, est elle aussi lesbienne et célibataire, comme le hasard fait bien les choses), le tout pour un récit que l'on devine clairement construit sur un jeu de mots pourri (le double sens de ghosting).

Et puis il y a cette fin rigolarde, qui (spoilers), au terme de tout un téléfilm assez sincère basé sur le deuil et l'acceptation du décès de l'autre, et centré sur une romance impossible, reprend un an plus tard sur l'héroïne qui retrouve, dans l'au-delà, ce cher Ben, mort d'une crise cardiaque foudroyante. Ou, comme le décrit Jess, il est mort "d'un cœur brisé" (jeu de mots pourri, le retour). On se retrouve donc avec un script qui fait le choix de tuer l'un de ses protagonistes pour offrir une fin heureuse et légère à sa romance, sans se préoccuper un instant de ce que ça implique pour les autres personnages (comme la sœur de Ben, qui est désormais orpheline de mère et n'a plus de frère), ou de la cohérence tonale du tout.

Bref, comme je le disais, mais ce métrage m'a posé bien des problèmes : à la fois intéressant, et agaçant dans sa forme, avec des personnages tour à tour touchants et antipathiques, il m'a frustré plus que convaincu... mais je serais bien en peine de lui mettre une note.

2.5/6 ?

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Christmas Yulefest 2019 - 72 - 12 Pups of Christmas (2019)

Publié le 9 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, ION

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

12 Pups of Christmas (2019) :

Thérapeute pour chien récemment trompée par son compagnon (Philip Boyd) et sa meilleure amie (Jen Nikolaisen), Erin (Charlotte Sullivan) part s'installer en Californie, pour y tenir un poste dans une entreprise pointcom dirigée par Martin (Donny Boaz), un patron dépassé par ses ambitions : la société, qui conçoit un système de suivi GPS pour chien, est en difficultés financières et, à l'approche de Noël, Erin se retrouve avec 12 chiots sur les bras, abandonnés dans les locaux par une agence publicitaire...

Ouhlà, un bon gros ratage produit par MarVista, diffusé sur ION, et qui commet une première erreur de taille en confiant le rôle principal de son récit à Charlotte Sullivan (déjà vue dans Rookie Blue).

Une Charlotte Sullivan déjà assez froide et impassible en temps normal, et qui ici compose un personnage tout simplement antipathique, une protagoniste quasi-dépressive et sarcastique, distante et condescendante, qui passe son temps à casser son patron sans humour ni sympathie, avant de se découvrir des sentiments pour lui dans le dernier quart du film.

Une protagoniste assez détestable, donc, victime d'une interprète peu chaleureuse et d'une écriture assez piteuse, qui tire vers le bas une production déjà peu aidée par son budget faiblard, son tournage principalement californien, sa réalisation peu inspirée (beaucoup de plans serrés assez moches) et son interprétation assez mauvaise (à ce titre, le personnage de l'ex-meilleure copine est une calamité, tant dans sa caractérisation que dans son interprétation).

Et puis, pour couronner le tout, le film se paie un scénario bancal, où rien n'est vraiment plausible (l'héroïne débarque dans une entreprise au bord de la faillite, et son idée géniale qui change tout, c'est de renommer le produit principal de la manière la plus générique qui soit), où les chiots ne sont que prétextes (et sont rapidement refourgués à diverses familles de figurants), où les personnages ont droit à des flashbacks traumatisants risibles, et où la musique caricaturale frôle le mauvais goût avec l'utilisation du refrain oriental et d'un accent asiatique digne de Michel Leeb lorsque l'héroïne va faire un pitch à des investisseurs japonais.

Que dire de plus... ah, un peu de positif : Donny Boaz, le patron, fait un personnage principal masculin tout à fait honorable, malgré l'écriture, et Elizabeth Small est plutôt attachante dans le rôle de la sœur de celui-ci. Mais c'est tout ce qu'il y a ici à sauver.

1/6

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Christmas Yulefest 2019 - 71 - Le Bel Inconnu de Noël (2019)

Publié le 8 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Bel Inconnu de Noël (Christmas Love Letter - 2019) :

Responsable du courrier du cœur pour une publication, Amalie (Ashley Newbrough) a décidé de consacrer sa rubrique de Noël à ses fiançailles. Malheureusement, son compagnon (Josh Ventura) ne lui fait pas une demande en mariage suffisamment romantique ou spontanée, et elle décide de le plaquer : désormais sans sujet de chronique, Amalie décide alors de découvrir qui est l'auteur d'une déclaration d'amour anonyme reçue par courrier. Elle retourne dans sa ville natale, pour y interroger trois de ses ex, tous autrefois fous d'elle : Will Rivers (Pierce Lackey), Joseph Harrington (Ben VanderMey), et Sander Monk (Adam Cole). Et c'est sans compter sur Ian McCallister (Tilky Jones) et sa fille au QI surdéveloppé (Izzy Herbert), qui travaillent sur un prototype de chien robotique...

Comédie romantique festive de la chaîne Lifetime, ce Bel Inconnu de Noël (titre français assez naze) m'a gentiment agacé. Que ce soit un récit basique, avec tous les clichés du genre (père veuf, gamine précoce, rupture sentimentale à Noël, ville natale, montages, bataille de boules de neige, etc), passe encore. Que le personnage principal soit égocentrique, uniquement préoccupée par le grand amour, et totalement dépourvue de la moindre personnalité, ça coince déjà plus.

Amalie (prénom aussi naze que le titre, façon "on va l'appeler Emilie, mais on veut qu'elle soit unique et originale, donc on va changer quelques lettres") passe donc le plus clair du métrage persuadée que tous les hommes qu'elle croise sont forcément amoureux d'elle, au point de lui écrire une lettre d'amour, et lorsqu'elle arrête son choix sur quelqu'un, malheur à lui : Amalie se transforme aussitôt en "petite-amie parfaite", tel qu'elle se décrit, ce qui se traduit par un personnage qui perd toute identité pour copier-coller celle de son compagnon.

Le téléfilm tente de faire de cette mauvaise habitude le cœur de l'arc narratif du personnage (autrement dit, comment elle va enfin développer sa propre personnalité, et cesser de se plier en quatre autrui), mais cela ne fonctionne jamais vraiment, et pour cause : non seulement Amalie est affreusement capricieuse et superficielle (elle se jette ainsi au cou de chacun de ses ex, se réinvente à leur image, mais très vite, elle se lasse, que ce soit à cause d'un sens de l'humour un peu trop lourd, ou d'une passion pour le sport un peu trop prononcée), mais en plus, tous ces prétendants sont assez caricaturaux, et écrits de manière pataude (notamment Sander, un véritable cliché ambulant de mec manipulateur et menteur).

Résultat : on ne s'attache ni à l'héroïne (qui comprend qu'elle n'a pas de personnalité et de goûts personnels en goûtant à tous les chocolats chauds du coin... MÉTAPHORE !!!), ni aux divers "candidats". Reste alors Ian McAllister, en mode veuf éploré toujours amoureux de sa femme, sa fillette surdouée, et leur chien robot (qui est un chien tout ce qu'il y a de plus normal sur lequel la production a rajouté des effets sonores). Là, on nage dans le grand n'importe quoi, entre le père sans grand charisme, la fillette insistante, impertinente et au jeu très inégal, et cette histoire de chien WTF, totalement prise au premier degré par le récit.

C'est dommage : lorsque le générique animé du film a commencé, je m'étais dit "tiens, ça change, on n'est pas chez Hallmark, ça va peut-être se démarquer un peu"... en effet. Mais pas de la bonne manière.

2/6 

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Christmas Yulefest 2019 - 70 - Le Drôle de Noël de Scrooge (2009)

Publié le 7 Janvier 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Jeunesse, Noël, Horreur, Review, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Drôle de Noël de Scrooge (A Christmas Carol - 2019) :

Dans le Londres du 19è siècle, la veille de Noël, Ebenezer Scrooge (Jim Carrey), un vieil avare exploitant ses employés et détestant Noël, reçoit la visite du fantôme de Jacob Marley (Gary Oldman). Celui avertit alors Scrooge qu'il va recevoir, dans la nuit, la visite de trois esprits - l'esprit des Noëls passés, celui des Noëls présents, et celui des Noëls futurs - pour l'inciter à faire le point sur son existence, au risque de subir le même sort que Marley à sa mort...

Sorti cinq ans après Le Pôle Express (et après Beowulf), Le Drôle de Noël de Scrooge a rejoint l'égide Disney, et continue le travail expérimental de Robert Zemeckis sur la performance capture. Et sur ce point, il faut être clair : d'un point de vue technique, cette version du Christmas Carol de Dickens est un, voire deux bons crans au-dessus des films susmentionnés.

Malheureusement, au niveau de l'intérêt intrinsèque, ce métrage est un cran en-dessous. Le problème, en fait, c'est que l'histoire de Scrooge est tellement familière, elle a été adaptée tellement de fois, qu'à moins d'y apporter un éclairage nouveau, ou de l'aborder sous un angle différent, le tout ronronne rapidement, et peine à captiver.

Et ici, Zemeckis n'apporte rien de plus que la démo technique et la 3D, soit des aspects qui ne vieillissent pas forcément très bien et/ou disparaissent lors du visionnage à domicile.

On se retrouve donc avec une version du Conte de Noël assez fidèle au texte de Dickens, avec des visages beaucoup plus détaillés, mieux animés, plus crédibles et expressifs, des personnages moins figés que dans le Pôle Express, et une mise en musique d'Alan Silvestri, toujours apparemment très motivé et inspiré par les films se déroulant à Noël.

Ici, c'est principalement Jim Carrey qui domine la distribution, en interprétant (à l'image de Tom Hanks dans le Polar Express) la plupart des personnages principaux (Scrooge et les Trois Fantômes), avec moultes grimaces et en leur attribuant des accents différents (pas forcément un grand succès en VO, notamment Scrooge, qui bascule régulièrement dans une sorte d'accent indien/pakistanais plutôt risible).

Comme dans le Polar, il y a toujours des problèmes de rythme, et des passages "parc d'attraction", pour faire plaisir aux spectateurs ayant payé le supplément 3D et pour tenter de dynamiser un peu le tout ; comme dans le Polar, il y a une certaine tendance à délaisser un peu les détails et la finition des personnages secondaires au profit de Scrooge et de ses interlocuteurs directs ; comme dans le Polar, la direction artistique, les décors, et le travail effectué sur les jeux de lumière et la réalisation sont impressionnants ; et comme dans le Polar, il y a un gouffre étrange entre les tentatives de semi-photoréalisme de la performance capture, et l'animation élastique des corps dans certaines scènes, notamment lorsque certains personnages font des pas de danse.

Bref, cette version des mésaventures de Scrooge est au final assez inégale, une relecture purement technique de ce récit archi-classique, qui, peinant à justifier son existence autrement que par cet aspect technologique, finit par laisser de marbre, malgré quelques gags bien trouvés (la mâchoire de Marley rappelle le Fantômes contre Fantômes de Zemeckis) et un travail de réalisation réussi.

2.75 + 0.25 pour le travail de Silvestri = un minuscule 3/6

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Christmas Yulefest 2019 - 69 - Le Charme de Noël (2019)

Publié le 6 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Lifetime

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Charme de Noël (A Date by Christmas Eve / The Naughty List - 2019) :

Développeuse d'application de rencontres, Chelsea (Vanessa Lengies) peut compter sur son voisin Fisher (Evan Williams), qu'elle connaît depuis toujours, pour l'aider en cas de problème. Mais lorsque son application est copiée par Blyth (Julie McNiven), une rivale professionnelle, Chelsea se trouve contrainte de collaborer avec elle sur le projet, une version plus romantique de la liste des enfants sages et des enfants méchants du Père Noël. L'apparition d'une Mère Noël plus vraie que nature confère cependant des pouvoirs magiques à l'application de Chelsea, qui commence à exaucer les souhaits de la jeune femme...

Une rom-com Lifetime produite par Gaumont (et donc un peu fauchée), mais qui a la bonne idée de compenser cette absence de moyens par une intrigue un peu excentrique, à base d'application magique et de souhaits exaucés.

Bon, j'avoue, ça aide que la distribution féminine principale (Lengies et McNiven) soit naturellement plutôt sympathique (Evan Williams manque un peu de présence et d'alchimie avec Lengies, je dois dire), et que j'aie toujours un faible pour les téléfilms de ce genre, qui assument ouvertement leur côté décomplexé et fantastique.

Cela dit, le tout manque un peu de finition, malheureusement, et ne restera pas forcément dans les mémoires.

Néanmoins, ça reste un petit moment agréable à passer devant un téléfilm ne se prenant pas trop au sérieux.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 68 - Le Pôle Express (2004)

Publié le 5 Janvier 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Pôle Express (The Polar Express - 2004) :

Billy (Hayden McFarland) ne croit plus au Père Noël... mais il aimerait tout de même que ce dernier existe. Le soir de Noël, en pleine nuit, un train sorti de nulle part s'arrête devant sa maison : le Pôle Express, empli d'enfants qui, comme l'explique le contrôleur (Tom Hanks), ont été choisis pour rejoindre le Pôle Nord, et rencontrer Santa Claus.  Mais le voyage ne sera pas de tout repos...

En passant ma liste de Yulefest en revue, je me suis aperçu que je n'avais jamais chroniqué les deux films d'animation de Robert Zemeckis, pourtant assez incontournables en cette période festive. Dont acte : je me rattrape, en commençant par le Pôle Express, dont la bande originale de Silvestri tourne en boucle chez moi, tous les ans, à l'approche des fêtes de Noël.

Et évacuons tout de suite le sujet qui fâche : oui, l'animation des personnages est très très approximative. Le Polar Express, c'était les balbutiements de la performance capture, et les équipes de Sony Pictures Imageworks (qui déjà, à la base, sont un bon niveau en dessous des élites d'ILM) peinent à vraiment donner vie à tout ce petit monde.

À l'époque, tout le monde parlait d'uncanny valley et de mannequins de cire au visage figé - ce n'est pas faux. Mais paradoxalement, avec du recul, la prouesse technique prend le dessus sur ces soucis d'animation, et parvient presque à les faire oublier (presque : si les enfants sont plutôt convaincants pour l'époque, le Père Noël, par exemple, est assez raté, pas aidé par une voix assez étrange de Tom Hanks).

Il faut dire que la direction artistique du film est convaincante et maîtrisée, adaptation assez fidèle du livre de Chris Van Allsburg, mise en valeur par la réalisation inventive et décomplexée de Zemeckis.

Adaptation fidèle, certes, mais là se pose un autre problème de ce Polar Express : le livre est très court (les audio ou visual books existants ne durent même pas dix minutes - quinze, avec de la musique), mais le film approche des 100 minutes.

Zemeckis a donc eu recours à beaucoup de remplissage pour atteindre cette durée finale, un remplissage qui se sent vraiment au visionnage, à grands renforts de séquences "parc d'attraction" visant à souligner les effets 3D : ce n'est pas forcément des plus passionnant, même si l'excellente bande originale de Silvestri parvient à rendre le tout dynamique et festif.

Et puis, lorsque le train arrive au Pôle Nord, une étrange ambiance s'installe dans le métrage, qui perd alors (à mes yeux) énormément de son intérêt : ce Pôle froid façon Angleterre Industrielle, avec ces immenses rues et usines désertes où résonnent des chants de Noël vides de sens, me glace systématiquement le sang, et tout sens du merveilleux qui pouvait subsister dans ce métrage se volatilise chez moi, pour ne jamais reparaître du reste de la dernière demi-heure de film.

C'est problématique, et c'est bien à l'image de ce métrage d'animation bancal et inégal, au message bienveillant sur la foi et la croyance en la magie de Noël, mais à la mise en images parfois sinistre et étrangement déprimante.

Dans l'ensemble, cependant, le Pôle Express reste un visionnage intriguant, surtout si l'on se prend au jeu de l'analyse thématique des intentions de Zemeckis...

3.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 67 - Bienvenue à l'hôtel de Noël (2019)

Publié le 4 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Noël, Christmas, Yulefest, Lifetime, Romance

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Bienvenue à l'hôtel de Noël (Christmas Hotel - 2019) :

Afin d'espérer décrocher une promotion l'envoyant en Italie, Erin (Tatyana Ali) accepte de revenir dans sa petite ville natale, où Noël règne en maître tout au long de l'année, pour y superviser l'ouverture d'un hôtel. Mais les habitants voient d'un mauvais œil cette inauguration, et un comité mené par Connor (Sean Patrick Thomas), ami d'enfance d'Erin, se dresse contre la jeune femme...

Un de ces téléfilms ciblés "afro-américains" qui ont pullulé cette saison, que ce soit sur Lifetime, Hallmark, ou les chaînes de télévision noires américaines, afin de promouvoir la "diversité à l'Américaine".

Autrement dit, la recette est simple (du moins, chez Hallmark et Lifetime) : on prend exactement le même type de scénario prédécoupé et générique que ceux habituellement utilisés pour la majorité des films de ces networks, on inverse l'ethnicité de toute la distribution (de 95 % de caucasiens, une patronne noire et une meilleure copine/collègue ethnique, on passe à 95 % d'afro-américains, une patronne caucasienne et une meilleure amie l'étant tout autant), et pour mener le tout, on utilise (au moins) une ancienne actrice de sitcom dans le rôle principal, histoire de rajouter encore un peu de fanservice à un genre déjà gangréné par une nostalgie très conservatrice...

Ici, donc, on a Marla Sokoloff derrière la caméra, Tatyana Ali (Le Prince de Bel-Air) devant, et Telma Hopkins (La Vie de Famille) dans un rôle secondaire, pour un téléfilm qui, s'il devait être résumé en un mot, serait "insipide".

S'il fallait encore une preuve que la formule habituelle HM/LT des téléfilms de Noël tourne trop souvent à vide, ce Christmas Hotel en serait la parfaite démonstration : ce n'est pas mauvais, en soi, mais tout est tellement générique (le conflit carrière/romance, la petite ville passionnée de Noël, l'opposition entre les petits commerces locaux et la grande multinationale qui rachète un bâtiment local, les compétitions festives, les passages obligés du genre, la distribution secondaire, le prétendant et son métier manuel, etc) qu'il n'y a absolument rien de mémorable ou d'original à se mettre sous la dent.

Et oui, Tatyana Ali est toujours sympathique et tout à fait compétente en protagoniste, mais sa romance ne fait que peu d'étincelles, alourdie par les clichés du récit et par sa structure. Ce n'est jamais particulièrement drôle, attachant, rythmé ou romantique, ce qui est un peu problématique pour une comédie romantique de 80 minutes.

Bof.

2.5/6 

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Christmas Yulefest 2019 - 66 - Une Belle Rencontre de Noël (2019)

Publié le 3 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

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Une Belle Rencontre de Noël (New Year's Kiss - 2019) :

Plaquée par son compagnon le soir même où elle reçoit une récompense pour une campagne publicitaire remarquée, Kelly (Erin Karpluk) croise brièvement le chemin d'un inconnu, Chris (Robin Dunne), et a le coup de foudre pour lui. Mais avant qu'ils ne puissent s'échanger leurs coordonnées, le couple est séparé par la foule et, chacun de son côté, ils décident de se tourner vers le web et vers les pages des petites annonces pour tenter de se retrouver...

Un téléfilm qui, malgré son titre original, n'a absolument rien à voir avec le Nouvel An, puisque c'est une comédie romantique prenant place avant et jusqu'à Noël, et qui a apparemment été tournée mi-2018 pour Lifetime. Depuis, le film peine cependant à trouver un diffuseur anglo-saxon, et ce n'est pas forcément étonnant lorsqu'on le regarde, puisque New Year's Kiss ne suit aucun des codes des téléfilms Lifetime et Hallmark.

Avec son budget ultra-limité et son illustration musicale fauchée, insupportable et envahissante, on est ici plus près d'une production ION ou UP TV, avec en prime un sens de l'humour un peu plus osé que la moyenne (ça parle de plan à trois, d'orgasmes multiples, d'exhibition sur webcam, etc), et un couple principal qui passe près d'une heure à se croiser à et à se rater, sans échanger un mot.

Forcément, tout cela disqualifie clairement ce métrage d'une diffusion sur Hallmark, trop conservatrice et formatée, mais aussi sur Lifetime, qui s'aligne bien souvent sur le format des productions concurrentes. Et c'est un peu dommage, car la relation Karpluk/Dunne est plutôt amusante et dynamique - du moins, le peu qu'on en voit à l'écran (10 minutes à peine), les deux meilleurs amis sont plutôt drôles (Matt Hamilton joue très bien le bro pas très futé, et Karis Cameron est agréablement enthousiaste et spontanée, y compris lorsqu'elle propose de montrer ses seins pour attirer l'attention d'un homme dans un taxi), et finalement, ce n'est pas désagréable à suivre.

Si seulement il n'y avait pas eu cette musique imbuvable...

2.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 65 - Sous les Lumières de Noël (2019)

Publié le 2 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Sous les Lumières de Noël (The Christmas Temp - 2019) :

Artiste en panne de créativité, Hazel (Sara Canning) accepte bon gré mal gré la proposition de sa sœur pour se sortir de sa torpeur et se renflouer un peu financièrement : créer la décoration de Noël d'un grand hôtel, géré par Jonah (Robin Dunne). Mais rapidement, elle va s'apercevoir qu'elle n'est pas insensible  à ce dernier, et elle va commencer à retrouver l'inspiration...

Un téléfilm Lifetime de fin de saison, dont le titre, le scénario, et les divers résumés publiés ici ou là n'ont plus grand chose à voir les uns avec les autres - ce qui témoigne généralement d'un projet remanié encore et encore, et en lequel la chaîne n'avait pas grande confiance.

Pourtant, le résultat final n'est pas pire (ni meilleur) que la majorité des téléfilms de Noël diffusés jusqu'à présent en 2019. Il est compétent, il n'est pas particulièrement fauché, Sara Canning (déjà vue dans Les Orphelins Baudelaire et les Banana Splits) est efficace (et rappelle un peu Anna Chlumsky, bizarrement), et le tout se déroule tranquillement à l'écran.

Seulement voilà : en tant que film mineur de la saison, le métrage souffre d'une distribution secondaire assez transparente (Julian Richings excepté), et son lead masculin, Robin Dunne, n'est guère plus marquant.

À l'image du film, Dunne est un acteur compétent, il peut même se montrer amusant (vers la fin du film, il a quelques scènes de remplissage comique avec des ouvriers et un policier, et si ces scènes arrivent comme un cheveu sur la soupe, elles ne sont pas désastreuses pour autant) mais disons que niveau charisme, sex-appeal ou charme, c'est l'encéphalogramme plat.

Et donc sa relation avec Canning ne donne jamais l'impression d'être autre chose que de l'amitié, même lorsqu'ils sont sur le point de s'embrasser.

Et puis il faut bien avouer que, comme souvent dans les films de ce genre, dès qu'un personnage se présente comme "artiste", il est fréquemment à baffer dans ses prétentions auteurisantes et pseudo-profondes. Il faut entendre l'héroïne décrire son travail et l'importance de celui-ci... arg.

C'est dommage, car avec un meilleur script, l'énergie de Canning aurait pu donner quelque chose d'intéressant. Là, c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

2.5/6 

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Christmas Yulefest 2019 - 63 - La Fiancée de Noël (2019)

Publié le 31 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

La Fiancée de Noël (Christmas on my Mind - 2019) :

Lorsqu'elle réapparaît à Bedford Harbor, dans le Maine, Lucy Lovett (Ashley Greene) est perdue : retrouvée amnésique avec une robe de mariée dans les bras, elle se pense toujours fiancée à Zach Callahan (Andrew Walker), dont elle est pourtant séparée depuis des années. Malgré tout, et avec l'aide de sa collègue et amie Anna (Donna Benedicto), la jeune femme va renouer avec son ex, et va redécouvrir qui elle est réellement en prenant part aux festivités de Noël de la ville...

Ce Christmas on My Mind aurait pu jouer la carte de l'amnésie légère et rigolote, comme plusieurs films Hallmark avant elle (Romance d'Automne, Noël avec un Inconnu, Un Noël mémorable...), et cela aurait bien convenu au couple formé par Greene et Walker, dynamique et attachant.

À la place, cependant, le film a opté pour une direction mélodrame sincère, sérieux et tout en demi-mesure, qui décline très mollement un scénario convenu aux figures imposées Hallmark désormais insupportables à ce point de la saison (le concours de bonhommes de neige, le concours de cuisine, le choix et la décoration du sapin, le dialogue "- Vous formez un joli petit couple. - Ah, mais non, il y a confusion, on n'est pas ensemble.") avec une énergie très très faible, un rythme assez indolent, et une quelque chose de nonchalant dans son écriture.

Ce n'est pas que c'est mauvais, mais c'est... mou et générique. Les deux rivaux amoureux sont mous et générique, les ruptures sont molles et génériques, les quiproquos sont mous et génériques, les festivités sont molles et génériques, les réactions de chacun à cette amnésie sont molles et génériques, bref, à la fin, on ne retient absolument rien du métrage, si ce n'est la collègue ethnique de service, assez dynamique et sympathique, et les extérieurs portuaires enneigés, assez jolis.

2.5/6 (si c'était arrivé plus tôt dans la saison, j'aurais peut-être mis la moyenne)

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Christmas Yulefest 2019 - 62 - Un Parfum de Noël (2019)

Publié le 31 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Parfum de Noël (Christmas in the Highlands - 2019) :

Envoyée dans les Highlands écossais à Noël par sa patronne acariâtre (Caprice Bourret), Blair (Brooke Burfitt) doit y convaincre Alistair (Dan Jeannotte) de lui vendre la formule d'un parfum rare et unique, fabriqué de manière artisanale. Mais Alistair s'avère être le Comte de Glenmorie, et Blair décide alors de se faire passer pour une réalisatrice de documentaire afin de l'approcher, et de tenter de l'amadouer...

Le point fort de ce téléfilm (qui, au moment où j'écris ces lignes, n'a toujours pas trouvé de diffuseur outre-atlantique), c'est qu'il a été tourné en Écosse. Par conséquent, les extérieurs, les intérieurs, etc, tout ça fait plaisir à voir, même si on frôle parfois le film touristique publicitaire.

Le point faible... et bien, c'est tout le reste, en fait. On se retrouve en effet ici avec l'équivalent des films royaux de Hallmark, où l'Américaine un peu maladroite se retrouve au cœur d'une intrigue de cour dans un pays européen lointain, avec une princesse rivale manipulatrice, des membres de la famille méfiants, etc, etc,etc.

Sauf que la production de ce Parfum de Noël est particulièrement approximative, à de nombreux niveaux : le script paraît constamment précipité et brouillon, on passe par les clichés habituels du genre, les "méchants" sont ultra-caricaturaux (la patronne, le duo mère/fille manipulateur, le frère jaloux), la fantaisie et la légèreté sont forcées, les quiproquos multiples et répétitifs... le tout, pas aidé par une direction artistique un peu fauchée (par exemple, Caprice Bourret à l'apparence improbable, une meilleure copine/collègue aux cernes énormes, ou encore la grande arrivée de l'héroïne au bal final, façon Cendrillon du - très - pauvre) et par une actrice principale qui minaude beaucoup, sans totalement convaincre.

Dans l'ensemble, donc, on a l'impression que tout le budget est passé dans le tournage sur place, et que le reste a été bricolé avec les moyens du bord : ce n'est pas terrible du tout, ça tourne à vide, et hormis "Robert" (Olly Bassi, qui a le look, le gabarit et l'attitude parfaits pour avoir une longue carrière dans les films historiques anglosaxons), personne ne fait grande impression.

Bof, donc.

2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 61 - Noël contre Noël (2019)

Publié le 30 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Religion, Romance, Télévision, Yulefest, Hanukkah

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël contre Noël (Double Holiday - 2019) :

À l'approche des fêtes de fin d'année, Rebecca (Carly Pope) et Chris (Kristoffer Polaha) sont en compétition pour une promotion importante dans leur société, mais pour l'obtenir, ils vont devoir collaborer et organiser une fête de Noël conséquente pour un client potentiel. Plus facile à dire qu'à faire alors que tout les oppose, de leurs traditions à leurs caractères diamétralement opposés...

Ce soir, Hanoucca touche à sa fin ; c'est donc avec cet ultime film de Hanoucca de la saison que Hallmark conclue ces festivités juives... et quel bol d'air frais inattendu !

C'est avec une vraie bonne surprise que la chaîne termine ainsi (ou presque) sa saison de Noël, alors même que les précédents métrages tentant d'intégrer la tradition juive à un récit très formaté n'avaient pas donné grand chose de convaincant.

Ici, c'est l'écriture qui fait toute la différence : car si tous les clichés habituels de ce format sont présents (et le cahier des charges Hallmark est TRÈS détaillé et restrictif, imposant un nombre de montages musicaux, tels ou tels passages obligés, un timing bien précis pour le baiser, la dispute, la réconciliation, etc), ils sont habilement détournés et esquivés par le script.

Un exemple : Hallmark impose à ses scénaristes d'intégrer la fabrication d'une maison de pain d'épices à leurs scripts, sous forme de montage ou de concours. Ici, la compétition a bel et bien lieu... en arrière-plan d'une scène où Polaha joue au basket avec des enfants défavorisés. Le point focal est Polaha, ses échanges avec les enfants, et pas du tout le pain d'épices, à peine mentionné.

Et il en va de même pour l'immense majorité des clichés Hallmark, qui, plutôt que d'être le point central du récit, sont ici mis au service de ce dernier : oui, les clichés sont là, mais au second plan, pendant que le récit avance, et que la relation des deux protagonistes progresse de manière adulte et mature (y compris au niveau d'un rival amoureux potentiel, interprété par Chad Connell, et qui a lui aussi droit à une personnalité et à des réactions crédibles).

Le tout reste cependant dynamique et amusant à suivre, puisque cette relation est plus conflictuelle et sarcastique que sirupeuse et niaise : alors que le personnage juif des autres films de Hanoucca, cette saison, était bien souvent une caricature improbable un peu idiote, car ne connaissant rien de Noël, ici, la seule chose que Carly Pope ignore de Noël, c'est la différence entre les espèces de sapin de Noël, et leurs caractéristiques respectives.

Et réciproquement, toutes les traditions juives sont traitées de manière ludique, sans être amenés par de l'exposition balourde, et avec des personnages secondaires qui ont tous des personnalités et des interprètes efficaces (mention spéciale à la patronne austère du duo, qui progressivement révèle que les enfants lui font peur ^^).

En résumé, une vraie bonne surprise, comme je le disais, et probablement l'un de mes téléfilms festifs préférés de cette saison.

4.25 + 0.25 en comparaison des autres métrages de Hanoucca diffusés cette saison = 4.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 60 - Le Grand Bal du Réveillon (2019)

Publié le 30 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, ION

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Grand Bal du Réveillon (Best Christmas Ball Ever ! - 2019) :

Après s'être séparée de son petit-ami peu de temps avant Noël, Amy (Elisabeth Harnois) décide spontanément d'accepter l'invitation de son frère Daniel (Samuel Hunt) à passer les fêtes de fin d'année à Vienne, où il est installé. Là, rapidement, elle se trouve inscrite à des cours de danse de salon, où elle devient la partenaire de Lukas (Christian Oliver) pour le concours de valse ouvrant les portes du Grand bal de Noël de la ville...

Un téléfilm ION (aïe) produit par The Asylum (re-aïe) et au titre faussement enthousiaste (on devine sans peine que le titre original devait être un générique Christmas in Vienna) qui, un peu comme le Parfum de Noël/Christmas in the Highlands avec l'Écosse, n'a vraiment pour lui que les décors naturels de Vienne, ses décorations et son atmosphère.

Le reste est une sorte de sous-sous-Hallmark qui prend gentiment l'eau de partout, tant sur le plan technique (l'écriture est faiblarde, les principales sous-intrigues ne servent à rien et/ou sont abandonnées en cours de route - par exemple, le médecin séduisant qui n'a que trois scènes et repart au bras d'une figurante, la post-synchro est mauvaise, les pas de danse et la musique sont au rabais) que dans son casting (les hommes sont tous transparents et quelconques, la rivale blonde n'est guère plus mémorable).

Il n'y a qu'Elisabeth Harnois qui semble s'amuser, et on la comprend. Un peu comme Lacey Chabert chez Hallmark, elle a pu profiter de plusieurs semaines de semi-vacances dans un pays étranger, pour Noël, où elle a pu se prendre pour une danseuse de compétition - et on sent que l'actrice en profite au maximum, malgré les nombreuses limites de la production (il faut voir la tête du grand bal final et des tenues des participants : le budget n'était clairement pas là pour concrétiser les ambitions du scénario).

Ce n'est cependant pas assez pour sauver le tout, qui reste, comme souvent avec les téléfilms diffusés sur ION, particulièrement médiocre.

1.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 59 - Raison, sentiments et bonhommes de neige (2019)

Publié le 29 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Raison, sentiments et bonhommes de neige (Sense, Sensibility & Snowmen - 2019) :

Ella (Erin Krakow) et sa soeur Marianne Dashwood (Kimberley Sustad), toutes deux collaboratrices dans une entreprise d'organisation de fête, ont des personnalités radicalement différentes. Ella est exubérante, optimiste et insouciante, tandis que Marianne, plus sérieuse et réservée, se concentre sur le succès de leur société. Jusqu'au jour où les soeurs Dashwood croisent le chemin d'Edward Ferris (Luke Macfarlane), nouveau président d'une entreprise de fabrication de jouets, qui tente de convaincre un couple de partenaires commerciaux étrangers de signer un nouveau contrat, et qui engage les Dashwood pour organiser une fête d'entreprise...

Pseudo-relecture annuelle d'un roman de Jane Austen par la chaîne Hallmark, ce métrage partait plutôt sur un bon pied, en offrant à Erin Krakow un rôle moins larmoyant et beaucoup plus dynamique que d'habitude : elle s'y donne à fond, elle s'amuse beaucoup, et elle entraîne avec elle Luke Macfarlane, quitte à ce que celui-ci se sente obligé de cabotiner un peu pour égaler son niveau d'énergie.

Et c'est assez agréable de voir ce duo interagir de manière décomplexée et légère... tout comme il faut bien avouer que la relation entre les deux soeurs Dashwood est très attachante et sympathique, car particulièrement enjouée et naturelle. Malheureusement, l'intérêt du métrage s'arrête à peu près là.

En effet, le script peine vraiment à équilibrer le temps de présence des deux soeurs à l'écran, et très rapidement, on en vient à regretter l'absence récurrente de Sustad, qui hérite d'un rôle plus discret que Krakow, et d'un prétendant assez insipide. L'actrice fait tout son possible pour exister, mais le point focal du film, c'est le couple Macfarlane/Krakow, et c'est bien dommage.

D'autant plus dommage que ce couple est mis sur les rails du cahier des charges Hallmark, qui le fait passer par toutes les cases obligatoires de ces scripts, les montages, la décoration, les quiproquos finaux bien patauds et agaçants... en plus de les confronter au couple étranger, supposément d'origine française. Sauf que leur accent calamiteux (façon vieille caricature d'il y a trente ans) tire systématiquement toutes leurs scènes vers le bas, scènes qui ne sont pas aidées par une post-synchronisation VO parfois tout simplement amateure (la scène de l'arrivée du couple étranger et de leur accueil dans la rue par Macfarlane est un monument d'approximation sonore).

Bref, après une première demi-heure sympathique, le film se délite lentement, et finit par totalement ronronner, sans jamais se montrer vraiment intéressant ou à la hauteur de l'énergie de ses interprètes principaux.

2.5/6 (je lui aurais peut-être mis la moyenne si je l'avais découvert en français, loin de tous ces problèmes de post-synchro et d'accents pourris)

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Christmas Yulefest 2019 - 58 - Dernière escale avant Noël (2019)

Publié le 29 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Dernière escale avant Noël (Grounded for Christmas - 2019) :

Alors qu'une tempête de neige cloue leur vol au sol pendant plusieurs jours, Nina Rooney (Julianna Guill) et Brady (Corey Sevier), respectivement copilote et pilote d'avion de ligne venant tout juste de faire connaissance, sont contraints de séjourner chez les parents de Nina. Là, ils doivent prendre part aux considérables festivités de Noël organisées par les Rooney ; seul problème : pour éviter son ex Ivan (Troy Blundell) et ne pas arriver seule, Nina a demandé à Brady de se faire passer pour son nouveau petit-ami...

Téléfilm Lifetime qui joue à nouveau la carte du "faux petit-ami pendant les fêtes de Noël", après (notamment) le Holiday Date de Hallmark, mais qui s'avère plus sympathique que ce dernier, notamment parce qu'il n'a pas à adhérer au cahier des charges Hallmark.

Oui, le script garde effectivement les grandes lignes et les clichés des rom-coms de ce type, mais il le fait avec des protagonistes qui sortent un peu du carcan habituel du genre : l'héroïne est copilote, elle a du répondant, sa meilleure amie est d'une ethnicité indéfinie, leur collègue est un gay flamboyant, et dans l'ensemble, ce Grounded For Christmas est plus décomplexé que les films de la chaîne concurrente.

Ce n'est pas pour autant que c'est exceptionnel : clichés obligent, le script finit par ronronner assez vite, tout ce qui concerne les ex des deux protagonistes paraît assez forcé, et la post-synchronisation est bien souvent trop voyante et approximative pour vraiment convaincre.

Mais dans l'ensemble, ça se regarde. Du 3.5/6, donc, avec un 0.25 supplémentaire pour le couple principal sympathique, et pour ces petits plus qui font la différence.

3.75/6 (et pour une fois, le Winter Storm Meghan a une utilité narrative)

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