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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1541 : Venom 2 - Let There Be Carnage (2021)

Publié le 12 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Venom 2 - Let There Be Carnage (2021) :

Lorsqu'il se rapproche de Cletus Kasady (Woody Harrelson), un tueur en série enfermé en prison, afin d'écrire une série d'articles exclusifs à son sujet, Eddie Brock (Tom Hardy) découvre des preuves qui valent à Kasady la peine de mort. Mais sans le savoir, il a transmis à Kasady une partie de son symbiote, et alors même que Venom se sépare de Brock pour vivre sa vie, Kasady devient Carnage, un symbiote ultra-violent qui n'a qu'une idée en tête : se venger de tous ceux qui lui ont fait du mal, et épouser Shriek (Naomi Harris), qu'il aime depuis toujours...

Suite directe du premier Venom, un film bancal au succès commercial improbable (mais le personnage de Venom est étrangement populaire en Asie, visiblement, ce qui a compté pour une grande part du box-office du métrage), ce Venom 2 est réalisé par Andy Serkis (ce cher Gollum), qui après son Mowgli très inégal s'attaque désormais à l'anti-héros Marvel et à son adversaire le plus emblématique (mais aussi le plus typé 90s), Carnage.

Et il n'y a pas grand chose à dire de plus de ce métrage de 90 minutes à peine, qui s'inscrit directement dans la droite lignée du premier film, à savoir : c'est un film brouillon, schizophrène (dans le bon et le mauvais sens du terme), bien plus intéressé par son aspect buddy comedy qui voit Venom et Brock installés dans une relation de couple dans la tourmente (avec ce que ça implique de dispute, de comédie, de rupture et de réconciliation, etc) que par l'affrontement entre Venom et sa progéniture, interprétée par un Woody Harrelson étrangement peu présent ou marquant.

On s'amuse donc devant les mésaventures du symbiote en solo (à une rave, dans le corps de la gérante de supérette, séduit par Anne, etc), mais on reste assez indifférent devant la romance de Carnage, ou l'affrontement final Venom/Carnage (malgré des effets visuels réussis).

Un film court, dynamique et rythmé (malgré un petit ventre mou quand Venom et Eddie sont séparés, et des raccourcis narratifs qui trahissent des coupes franches dans le script ou au montage), avec un acteur principal toujours aussi motivé et excentrique, et qui plaira aux fans du premier opus... les autres, par contre, risquent de trouver le tout assez creux et oubliable, tant cela reste une suite faite à l'arrache (mais j'ai tout de même préféré au premier métrage).

Un indulgent 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1540 : Stuntwomen - The Untold Hollywood Story (2020)

Publié le 11 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Stuntwomen - The Untold Hollywood Story (2020) :

Un documentaire très scolaire sur le monde des cascadeuses hollywoodiennes, partiellement narré par Michelle Rodriguez (qui apparaît brièvement dans une séquence ou deux), et dont on ressort avec une impression de décousu, en n'étant pas forcément totalement convaincu.

Il faut dire qu'avec un tel sujet - l'histoire des cascadeuses, depuis les origines d'Hollywood à nos jours, en passant par ses hauts et ses bas, et face à la misogynie de l'industrie -, il y avait moyen de faire un métrage passionnant. Et à vrai dire, lorsqu'il s'en tient à ce postulat, le film fonctionne globalement, retraçant bien les difficultés auxquelles sont confrontées au quotidien les cascadeuses, qui doivent toujours être meilleures que les hommes pour être seulement considérées comme leurs égales.

Mais le côté aléatoire des intervenants (Paul Feig, Paul Verhoeven... mais pas de Zoë Bell ou de Tarantino, par exemple, alors que Kill Bill est bien mis en avant), de la structure (la narration de Rodriguez disparaît fréquemment pendant de longues périodes), son rythme inégal, et un coté très revendicatif et militant, façon girl power simpliste à base de montage sur fond de chanson pop "inspirante" semblant dire "toi aussi, petite fille, tu peux devenir aussi badass que ces cascadeuses si tu crois en toi et si tu te bats !" desservent un peu le tout, je trouve.

Et puis je dois bien avouer que, bizarrement, à mesure que les anciennes cascadeuses racontaient l'évolution de leur métier, les années 80, le sexisme, la drogue, leur combat, leur entraînement physique, le coût de leur discipline sur leur santé, et tout et tout, j'ai eu une petite pensée frustrée pour le monde du catch et les catcheuses américaines, un monde qui a connu exactement la même trajectoire, et dans lequel les femmes sont encore plus mal considérées que ne le sont les cascadeuses.

Ah, mais non, on me signale que les catcheuses (et leurs homologues masculins) ne sont pas considérées (par les autres corps de métier, qui les prennent souvent de haut) comme des actrices, des sportives ou des cascadeuses à part entière, qu'elles n'ont aucune des protections ou des syndicats de ces dernières, et qu'elles restent, aujourd'hui encore, à l'échelon le plus bas de l'industrie du divertissement. ­Ça aide à relativiser.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1539 : Lady of the Manor (2021)

Publié le 10 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Lady of the Manor (2021) :

Glandeuse invétérée et livreuse de substances illicites, Hannah (Melanie Linskey) a à tout prix besoin d'un métier fixe pour éviter les problèmes judiciaires. Repérée par Tanner Wadsworth (Ryan Philippe), un riche héritier désœuvré qui veut la mettre dans son lit, Hannah devient alors guide dans la luxueuse demeure Wadsworth, bien qu'elle ne connaisse absolument rien à son histoire et à son architecture. Ce qui va agacer le fantôme de Lady Wadsworth (Judy Greer), l'ancienne propriétaire des lieux, qui hante la demeure et va faire de la vie de Hannah un enfer, jusqu'à ce qu'elle l'aide à trouver le repos éternel...

Une comédie fantastique écrite et réalisée par Christian et Justin Long (ce dernier tenant par ailleurs le rôle secondaire du love interest d'Hannah) et qui, pour être franc, n'a pas du tout fonctionné sur moi.

Pourtant, la distribution est compétente (même si j'ai des réserves sur Ryan Philippe et ses choix d'interprétation), mais l'humour stoner/slacker idiot, le côté graveleux et bas-de-plafond (uhuhuh elle pète, trop drôle), toute la caractérisation abrasive du personnage principal (avec une Linskey qui, en plus, cabotine pas mal), le fait que le fantôme n'entre pas en jeu avant une bonne demi-heure de film, l'écriture trop moderne, etc... ça m'a complètement laissé de marbre.

D'autant que d'un point de vue technique et visuel, le film est assez pauvre, son côté approximatif trahissant un budget ultra-limité et un côté "film de potes écrit et/ou tourné un peu à l'arrache".

Un bon gros bof, en somme.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1538 : Dreams (2020)

Publié le 9 Novembre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Norvège

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Dreams (Drømmebyggerne - 2020) :

Pas très heureuse à l'idée de partager son foyer et son père avec la nouvelle fiancée de celui-ci, et avec Jenny, sa fille adolescente méprisante, superficielle et agaçante, la jeune Minna découvre que ses rêves nocturnes sont le fruit des efforts de Gaff, un être étrange qui assemble, manipule et interprète ses songes nocturnes. Profitant de l'occasion, Minna décide alors d'exploiter les capacités de Gaff pour manipuler les rêves de Jenny, et lui donner une leçon... mais la situation se complique rapidement.

Un film d'animation norvégien qui lorgne très fortement sur du Pixar (au point d'en reprendre quelques idées, comme la décharge des rêves abandonnés, qui rappelle fortement Vice-versa - et ce, sans même évoquer les Monstres & Cie), mais qui finalement, s'en sort plutôt bien, notamment grâce à ses visuels réussis.

Ça ne révolutionnera rien, la version anglaise est assez inégale, et la caractérisation de certains personnages est un peu trop sommaire (la réconciliation finale est bien trop rapide), mais dans l'ensemble, c'est plutôt honorable et visuellement agréable, surtout en comparaison de tout ce qui peut sortir directement en vidéo dans le genre du film d'animation en images de synthèse.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1537 : Cash Express (2001)

Publié le 8 Novembre 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Cash Express (Rat Race - 2001) :

Patron de casino tentant d'offrir de nouvelles sensations à ses clients les plus riches, Donald Sinclair (John Cleese) sélectionne six personnes dans son établissement, et les met en compétition dans une course inter-états, avec à la clef 2 millions de dollars pour le gagnant. Rapidement, cependant, ces six participants sont rejoints par d'autres personnes, et c'est toute une troupe (Breckin Meyer, Amy Smart, Cuba Gooding Jr, Seth Green, Vince Vieluf, Lanei Chapman, Whoopi Goldberg, Kathy Najimi, Jon Lovitz, Rowan Atkinson...) qui se constitue, une troupe dont chacun des membres tente, par tous les moyens, de rejoindre le Nouveau-Mexique avant les autres... le tout sous le regard amusé de Sinclair et de son élite.

Comédie déjantée inspirée d'Un monde fou, fou, fou, Rat Race est une course-poursuite non-stop écrite par le créateur de la série Monk, et réalisée par Jerry Zucker, des ZAZ.

Au programme : énormément de visages familiers, des personnages décalés, des péripéties improbables, un humour très large (ça peut facilement taper dans l'absurde et les gags visuel à la ZAZ, autant que dans le graveleux ou dans le slapstick), un rythme soutenu (malgré la durée de près de deux heures), une bande originale ronge-crâne et mémorable de John Powell, du cabotinage (Cuba Gooding Jr en fait trois tonnes) et un grand final ultra-daté durant un concert de Smashmouth (qui renverra immédiatement tous les spectateurs à Shrek).

C'est loin d'être parfait, c'est bordélique, décousu, mais il y a tellement d'idées barrées dans ce métrage qu'on ne peut que s'amuser en regardant ces personnages passer constamment de Charybde en Scylla, et s'en prendre plein la tête.

Un bon 4/6 à chaque revisionnage.

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Blog Update ! - Octobre 2021 - Halloween Oktorrorfest 2021

Publié le 7 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Update

Octobre : comme tous les ans depuis exactement une décennie, un gros mois consacré à l'Halloween Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec chaque jour du cinéma ou des séries fantastiques et horrifiques, pour célébrer le mois des Citrouilles et des Sorcières !

01 - Come Play (2020) - 3.25/6

02 - Save Yourselves ! (2020) - 2/6

03 - Shadow in the Cloud (2021) - 2.5/6

04 - Freaky (2020) - 4/6

05 - The Craft : les nouvelles sorcières (2020) - 2/6

06 - Black Christmas (2019) - 1.5/6

07 - Psycho Goreman (2021) - 4/6

08 - The Grudge (2020) - 1.5/6

09 - Sky Sharks (2020) - 1/6

10 - Army of the Dead (2021) - 2.5/6

11 - Sans un bruit 2 (2021) - 2.5/6

12 - Fear Street, partie 1 : 1994 (2021) - 2.5/6

13 - Fear Street, partie 2 : 1978 (2021) - 2/6

14 - Fear Street, partie 3 : 1666 (2021) - 3/6

15 - Werewolves Within (2021) - 2.5/6

16 - Willy's Wonderland (2020) - 2/6

17 - Rent-A-Pal (2020) - 4/6

18 - Blood Red Sky (2021) - 3/6

19 - The Djinn (2021) - 3/6

20 - Random Acts of Violence (2019) - 2.5/6

21 - Boys from County Hell (2021) - 3/6

22 - Blood Quantum (2020) - 2.75/6

23 - Old (2021) - 1.5/6

24 - The Mortuary Collection (2019) - 4.5/6

25 - Candyman (2021) - 3.75/6

26 - Détour Mortel : la Fondation (2021) - 2.5/6

27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) - 3.5/6

28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021) - 2/6

29 - Under Wraps : La Momie d'Halloween (2021) - 2.5/6

30 - Monster Family 2 (2021) - 3.25/6

31 - Brain Freeze (2021) - 3/6

32 - V/H/S/94 (2021) - 3/6

33 - Sacrifice (2020) - 2.75/6

34 - Jakob's Wife (2021) - 3.5/6

35 - Too Late (2021) - 2.25/6

36 - Demonic (2021) - 1.5/6

37 - The Hill and the Hole (2020) - 1.5/6

38 - Girl on the Third Floor (2019) - 4/6

39 - Night Teeth (2021) - 3/6

40 - Grave Intentions (2021) - 2.75/6

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# Bilan :

J'avais prévu une trentaine de films au programme de cette Oktorrorfest 2021, et finalement, j'en aurai regardé dix de plus, pour un total de 40 exactement.

Et comme d'habitude depuis dix ans, il y a eu un peu de tout dans ce festival d'horreur et de fantastique, du plutôt bon (The Mortuary Collection, Freaky, Psycho Goreman...) comme du désastreux (Sky Sharks, The Hill and the Hole), des films pour enfants (Addams Family 2, Nightbooks...) comme pour adultes (tout le reste), de grosses productions (Army of the Dead, Candyman, Old...) comme de petits projets indépendants (Girl on the Third Floor, The Djinn), et un certain nombre de sorties Netflix pas forcément plus probantes que la programmation habituelle de la plateforme.

Dans l'ensemble, cela dit, je dois avouer que le fait de diminuer le nombre de films passés en revue m'a permis de faire un tri préalable, et d'éviter trop de déchets et de fatigue. Résultat : je ressors de cette Oktorrorfest un peu plus satisfait que d'habitude même si, il faut bien l'avouer, je ne retiendrai pas forcément beaucoup plus de films de cette édition que des précédentes.

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# Film(s) du mois :

Comme mentionné plus haut, The Mortuary Collection, une bonne surprise au format anthologique ; Girl on the third floor, un film indépendant plutôt intéressant ; Psycho Goreman et Freaky, deux comédies jouant avec les codes du genre ; et Rent-a-pal, un thriller psychologique assez maîtrisé.

 

# Flop(s) du mois :

Sky Sharks, évidemment, un navet pour festivalier imbibé ; The Hill and the Hole, un film aux ambitions certaines, mais pas du tout maîtrisées ; des remakes comme Black Christmas ou The Grudge, inutiles et creux ; Demonic, un film inabouti produit à la va-vite pendant la pandémie ; ou encore Old, le dernier Shyamalan... qui ne mérite pas qu'on en parle plus que ça.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, cette année, et de la variété internationale : de la comédie anglaise moyennement convaincante (Truth Seekers), de la comédie néozélandaise nettement plus amusante (Wellington Paranormal saison 3, What We Do In The Shadows saison 3), de l'anthologie américaine très inégale (50 States of Fright, Creepshow saison 2 et saison 3), de l'horreur espagnole grandiloquente (30 Coins, saison 1), de l'animation toujours aussi peu convaincante à mes yeux (Castlevania, saison 4), la suite d'un revival d'une série jeunesse (Fais-moi peur ! La Malédiction des Ombres) qui passe à côté de son sujet, et les deux dernières productions de Mike Flanagan, qui partagent toujours des défauts et des qualités très similaires (The Haunting of Bly Manor et Midnight Mass).

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans, trois petites semaines séparent à peine l'Halloween Oktorrorfest de la Christmas Yulefest, et pendant ces trois semaines, le blog reprend un programme à peu près normal, avec films et séries passés en revue : entre autres, Dune, Venom 2, Red Notice, Army of Thieves, ainsi que la fin de Marvel's What If et de Star Trek Lower Decks, mais aussi Star Wars Visions...

Et ensuite, à partir du 29 novembre, place à Noël, à la neige et aux bons sentiments !

 

Vous pouvez toujours retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 40 - Grave Intentions (2021)

Publié le 5 Novembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Grave Intentions (2021) :

Une anthologie indépendante de 90 minutes à peine, ressemblant fortement à une compilation de courts-métrages, et articulée autour des histoires macabres racontées par Madame Josephine (Joy Vandervort-Cobb), une voyante caribéenne s'adressant directement à la caméra et faisant la promotion de son site web, de manière assez bavarde et sans rapport avec le sujet des courts.

- The Bridge Partner : peu appréciée de ses partenaires de bridge, Mattie (Beth Grant) se retrouve associée à Olivia Korhonen (Sharon Lawrence), une joueuse européenne fraîchement arrivée en ville. Mais lorsqu'Olivia semble lui murmurer à l'oreille "Je vais te tuer" dès leur première rencontre, Mattie commence à devenir paranoïaque...

Un petit thriller porté par l'interprétation de ses deux actrices principales (ainsi qu'un petit caméo de Robert Forster) et qui se termine volontairement en queue de poisson. Pas désagréable, sans plus.

- The Disappearance of Willie Bingham : parce qu'il conduisait en état d'ivresse et a tué un enfant, Willie Bingham (Kevin Dee) est condamné par le gouvernement australien à subir une amputation progressive, tant que la famille de la victime le demande, et à servir ainsi d'exemple présenté dans toutes les écoles de la nation...

Un segment australien sobre et dur, optant pour une body horror assez âpre et pour un postulat idéologique assez frappant, narré par une voix off sèche et grave. Déroutant, jusqu'au-boutiste et assez graphique, ce qui en fait donc un segment plutôt efficace.

- Violent Florence : Florence (Charly Thorn), une jeune femme, tombe sur un groupe d'adolescentes en train de tourmenter un chat noir. Elle intervient alors pour le sauver... mais ses intentions envers l'animal sont tout aussi malfaisantes.

Encore un segment australien, et encore un court éprouvant, voire même déplaisant, car reposant sur les actes violents de sa protagoniste envers un animal innocent... alors certes, c'est de la violence quasi-cartoonesque par moments, mais aussi très crue à d'autres, et surtout, c'est particulièrement gratuit, et l'humour très très noir de la chute (si elle massacre les chats, c'est pour une raison particulièrement ridicule) n'a pas forcément l'effet escompté. Je ne suis pas fan.

- The Son, the Father : poussé à bout par les mauvaises blagues incessantes de sa mère (Coleen Carey), qui a pour habitude de faire semblant d'être morte pour l'effrayer, le jeune Luke (Lucas Oktay) la tue, mais son père (Lukas Hassel) choisit d'assumer la culpabilité de ce meurtre. Dix ans plus tard, Luke (Christopher Morson) rend visite à son père en prison, et lui avoue qu'il a commencé à revoir sa mère un peu partout, et qu'il a pris les choses en main pour l'éliminer...

Une petite histoire de tueur en série simple mais efficace. Pas grand chose à dire de plus au sujet de ce court, honnêtement.

- Marian : maltraitée par sa tante droguée et violente (Astarte Abraham), la petite Marian (Jhanah Basanta) se venge par l'intermédiaire de l'esprit de sa mère décédée...

Une histoire d'esprit vengeur made in Philippines, là aussi efficace sans être particulièrement originale ou mémorable.

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Dans l'ensemble, une anthologie qui fait vraiment patchwork assemblant divers courts-métrages sans grand rapport ni unité thématique ou tonale, et pour laquelle a été filmé un fil conducteur sans intérêt et approximatif. Dommage, parce qu'un ou deux courts sont plutôt sympathiques, mais c'est typiquement le genre d'anthologie créée et sortie à la va-vite à l'approche d'Halloween, pour profiter de cette période de l'année.

On lui préfèrera très nettement The Mortuary Collection, critiquée en ces pages un peu plus tôt dans le mois.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 39 - Night Teeth (2021)

Publié le 5 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Night Teeth (2021) :

Dans un Los Angeles où règne une paix difficile entre les vampires et les humains, Victor (Alfie Allen), un jeune vampire ambitieux, décide de prendre le pouvoir et de rétablir la domination de son espèce sur l'humanité. Il dépêche ainsi Blaire (Debby Ryan) et Zoe (Lucy Fry), deux de ses lieutenants, pour éliminer en une nuit de multiples rivaux et semer le chaos : lorsque Benny (Jorge Lendeborg Jr.), un jeune musicien qui remplace son frère Jay (Raul Castillo) au volant d'un VTC, les prend en charge pour la nuit, il se retrouve alors plongé dans un bain de sang où il n'a aucun contrôle, et où l'avenir de la ville est en jeu...

L'année dernière, Netflix avait produit Des Vampires dans le Bronx, une tentative de faire un film de vampires moderne, à la diversité ethnique volontaire, et au public jeune ; un film qui affichait clairement ses références et ses influences cinématographiques, et qui peinait justement à convaincre, manquant de rythme, de style ou d'identité.

Ici, on change de quartier et de ville (on passe à Los Angeles et à un quartier latino), on enlève de la comédie (Night Teeth se prend souvent très au sérieux dans ce qu'il raconte), et on rajoute une grosse dose d'artifices visuels et d'effets de style (ralentis, néons, caméra rotative, etc) pour un résultat s'adressant à un public une ou deux tranches d'âge au-dessus des Vampires dans le Bronx... un résultat qui ne convainc pourtant que moyennement.

En soi, Night Teeth n'est pas désagréable à suivre, quand bien même il ne serait pas très original : Alfie Allen semble se modeler sur le Stephen Dorff de Blade, le côté "vampires contre gang latino" est sous-exploité, la touche de romance impossible entre un humain et une vampire est assez classique, et de manière globale, le déroulé du récit est assez balisé et sans surprises. Mais il y a cette identité visuelle qui permet au film de se démarquer un peu du tout venant - une identité visuelle et musicale qui, très honnêtement, paraîtra probablement rapidement aussi datée que celle de Génération Perdue ne l'était 10-15 ans après sa sortie.

Elle a tout de même le mérite d'exister et de donner un peu de personnalité à un film assez inégal sur ce plan ; il n'y a qu'à voir le casting, qui souffle le chaud et le froid : Alfie Allen s'amuse, Lucy Fry cabotine, Alex Ludwig est déglingué et le couple principal fonctionne assez bien, mais bon nombre de personnages secondaires manquent de présence ou de charisme (et ce n'est pas en plaçant un bref caméo de Megan Fox que ça va y changer quoi que ce soit). Est-ce cependant vraiment un manque de présence qu'il faut blâmer, ou plus simplement un développement insuffisant de ces personnages ?

Force est de constater en effet que l'écriture de ce Night Teeth manque un peu de punch - c'est un premier scénario, et ça se ressent. Dommage, car un scénariste un peu plus aguerri aurait probablement pu rendre le tout un peu moins convenu, lui donner un peu d'énergie et ajouter à l'écriture cette dose de personnalité déjà présente au niveau visuel.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 38 - Girl on the Third Floor (2019)

Publié le 4 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA, Catch

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Girl on the Third Floor (2019) :

Ancien criminel tentant de rénover une vieille demeure pour son épouse enceinte (Trieste Kelly Dunn), Don (Phil Brooks) découvre rapidement que cette ancienne maison close est le lieu de phénomènes étranges : diverses substances immondes suintent des murs, des billes roulent sur le sol, et une voisine séduisante, Sarah (Sarah Brooks) commence à se montrer étrangement insistante, en plus d'être capable d'entrer comme bon lui semble dans la maison...

Un film au croisement de la maison hantée et du "le tueur habite dans les murs", par le réalisateur de Jakob's Wife, dont c'était ici le film précédent, et la première réalisation. Une réalisation honnêtement très convaincante dans le genre, portée par un CM Punk plutôt bon dans le rôle principal, et par des effets et maquillages joliment dégoûtants.

Mieux encore, en effectuant une bascule au bout d'une heure de métrage, et en passant alors la seconde pour aller dans une direction plus brutale, le film évite l'ennui, et relance son intérêt, pour un grand final qui part gentiment en vrille, avec visions du passé, fantômes repoussants, etc.

On pourra toujours reprocher au métrage quelques maladresses, et un propos féministe un peu pataud (comme dans Jakob's Wife, tiens), mais dans l'ensemble, pour un coup d'essai avec un acteur principal relativement débutant, c'est une bonne surprise.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 37 - The Hill and the Hole (2020)

Publié le 4 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Thriller, USA

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The Hill and the Hole (2020) :

Archéologue travaillant comme géomètre pour le gouvernement, Tom Digby (Liam Kelly) arrive au Nouveau-Mexique, où il découvre une étrange colline n'apparaissant sur aucun plan et possédant des dimensions paradoxales. Devenu la cible des habitants de la région, il s'enfuie, et tente alors de percer le mystère de ce site à l'attrait surnaturel...

Un long-métrage indépendant adapté d'une nouvelle de Fritz Leiber, et qui la transforme en grand n'importe quoi imbitable au carrefour des styles et des genres, tenant autant de l'horreur cosmique non-euclidienne de Lovecraft que du travail de David Lynch (loge maçonnique, conspirations, absurde non-sensique), et passant constamment d'un ton à un autre, sans grand succès.

C'est vraiment ça le problème du film : il est très ambitieux, mais ces ambitions ne sont atteintes que lors d'une scène ou deux, vers la fin. Le reste du temps, le film est un mélange d'écriture maladroite, de direction d'acteurs vraiment bancale, d'effets peu probants, d'illustration musicale décalée, de structure totalement bordélique et d'humour hors-sujet, avec un personnage principal non seulement antipathique, mais dont les répliques supposément mordantes tombent totalement à plat de par leur écriture et leur interprétation.

Au final, malgré ses efforts, The Hill and the Hole ne fonctionne pas, trop amateur et possédant un budget trop faible pour ses ambitions, qui de toute façons ne sont pas maîtrisées par ses deux réalisateurs. Plus frustrant qu'intéressant.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 35 - Too Late (2021)

Publié le 3 Novembre 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Romance, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Too Late (2021) :

Créative et intelligente, Violet Fields (Alyssa Limperis) est cependant résignée à servir d'assistante à Bob Devore (Ron Lynch), une légende du monde du stand up de Los Angeles. D'autant qu'elle connaît son secret : immortel, il se transforme ponctuellement en monstre sanguinaire et doit alors être nourri, le plus souvent avec les comédiens qui attirent son attention dans son club. Jusqu'au jour où Violet tombe amoureuse de Jimmy Rhodes (Will Weldon), un comédien de stand-up talentueux, qui tape aussi dans l'œil de Devore...

Comédie horrifique gentiment nombriliste sur le milieu du stand-up, pas forcément très subtile dans son propos (le monstre vampirique s'appelle Mr "Dévore"), ou dans sa manière de faire défiler de multiples comédiens de stand-up (des amis du réal/scénariste/casting ?), Too Late tourne rapidement en rond, ressemblant à une idée principale sous-développée incapable de vraiment bien faire cohabiter les genres qui l'animent.

Déséquilibré (le film est à 80 % une satire du monde du stand-up californien, 15 % une comédie romantique, et 5 % un film avec un monstre), le métrage peine à convaincre sur chacun de ces plans, le côté horrifique étant notamment tiré vers le bas par un montage cache-misère, trahissant un budget ultra-serré empêchant de montrer des transformations ou le monstre en action.

Dommage, parce que je suis toujours partant pour une comédie horrifique décalée, et le postulat de départ avait du potentiel, mais là, ce n'est ni particulièrement drôle, ni particulièrement charmant, et bien trop faiblard au niveau de l'horreur.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 34 - Jakob's Wife (2021)

Publié le 2 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Jakob's Wife (2021) :

Étouffant dans son mariage routinier à Jakob (Larry Fessenden), pasteur charismatique et austère d'une petite ville tranquille, Anne (Barbara Crampton) décide de le tromper avec un ami d'enfance. Mais rapidement, cette aventure d'un soir se transforme en cauchemar lorsqu'elle devient la victime d'un vampire qui la transforme à son tour. Désormais dotée d'une soif de sang et d'une assurance inédite, Anne va alors trouver un nouveau sens à sa vie...

Ce n'était pas prévu ainsi, mais finalement, ça fonctionne tout aussi bien : deuxième film de la journée, et deuxième métrage avec Barbara Crampton, une Crampton ici en mode vampire, pour un métrage aux variations de ton surprenantes, puisque d'un thriller vampirique assez basique et classique, le film prend un virage vers la quasi-comédie horrifique à partir de la transformation d'Anne, au bout d'une heure de métrage.

Et ce n'est pas plus mal, puisqu'on évite pas ainsi pas mal d'écueils inhérents au genre : en impliquant presque immédiatement le pasteur dans le vampirisme de son épouse, le film se permet d'avoir un Fessenden un peu moins rigide, de placer des gags à base de marijuana, d'avoir CM Punk en flic à moustache, et de rendre aussitôt ses effets (parfois un peu limités) nettement plus acceptables.

En effet, ce qui ressemblait à une simple métaphore dramatique sur l'émancipation de la femme devient ainsi un métrage semi-comique aux effets sanglants et dégoulinants, qui présente un maître vampire de sexe féminin mais à l'apparence de Nosferatu, et qui se finit en métaphore du mariage, avec un couple qui doit apprendre à se faire confiance tout en menaçant constamment de se tuer mutuellement.

Pas désagréable, tout ça, à défaut d'être particulièrement subtil.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 33 - Sacrifice (2020)

Publié le 2 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

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Sacrifice (2020) :

À la mort de sa mère, Isaac (Ludovic Hughes) et Emma (Sophie Stevens), sa femme enceinte, partent s'installer un temps dans la maison dont ils viennent d'hériter, sur une île norvégienne isolée. Là, ils font rapidement connaissance de la communauté locale, assez distante, jusqu'à ce que les habitants de la région découvrent qu'Isaac est l'un des leurs : progressivement, ce dernier est alors intégré à la vie locale, et découvre les rituels étranges de celle-ci, alors même qu'Emma est hantée par des rêves aquatiques et tentaculaires toujours plus intenses...

Adaptation d'une nouvelle très inspirée par Lovecraft (les noms des personnages, certains objets, etc), Sacrifice bénéficie d'une Sophie Stevens motivée, d'une Barbara Crampton à l'accent norvégien amusant, et de décors naturels imposants, au charme certain. On peut aussi ajouter à cette liste une vision artistique prononcée (et polarisante), avec beaucoup de jeux de lumières et de couleurs (très italiens dans l'esprit) et des choix visuels forts, notamment au niveau des transitions.

Après... le film est trop inégal pour vraiment convaincre. Le problème, en fait, c'est qu'il s'installe rapidement dans une mécanique prévisible et répétitive, suivant laquelle chaque phénomène surnaturel s'avère être un cauchemar d'Emma, qui se réveille en sursaut et passe à autre chose.

Le reste du métrage est simplement l'endoctrinement progressif (et pas totalement convaincant) d'Isaac dans la communauté, jusqu'à un rebondissement final qui justifie le titre du métrage. Mouais.

L'atmosphère est réussie, le style est présent, mais dans l'ensemble, j'ai un peu décroché avant la fin. 

2.75/6, ça rate la moyenne de peu.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 32 - V/H/S/94 (2021)

Publié le 1 Novembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Found Footage, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA, Shudder

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V/H/S/94 (2021) :

Nouvelle édition de l'anthologie V/H/S, après trois premiers opus aux intérêts très variables (V/H/S, V/H/S/2 et V/H/S Viral, tous chroniqués en ces pages), et qui trouve domicile sur la plateforme américaine Shudder. Au programme, quatre segments et un prologue/épilogue, aux réalisateurs/scénaristes forcément différents...

- Prologue/Épilogue - Holy Hell : Une équipe du SWAT fait une descente dans un entrepôt sinistre, où ils ne trouvent que les cadavres énucléés de membres d'un mystérieux groupe fasciné par des vidéos sanglantes...

Bon gros bof que ce fil conducteur pas très bien filmé, pas très bien interprété, et assez fauché visuellement (éclairages au néon, mise en scène, etc). Mais bon, on va dire que c'est uniquement là pour faire le lien entre les segments...

- Storm Drain : Une journaliste et son caméraman partent dans les égouts d'une petite ville pour y enquêter sur Ratman, un homme rat qui hanterait les sous-sol de la bourgade...

Très réussi, celui-là, avec son enrobage de journal télévisé rétro, son interprétation convaincante, sa créature gigeresque et sa conclusion en mode culte lovecraftien indicible dans les égouts. J'ai vraiment apprécié.

- The Empty Wake : Une nuit de tempête, une jeune employée de pompes funèbres reçoit pour mission de rester sur son lieu de travail pour effectuer seule l'accueil d'une veillée funèbre. Mais rapidement, alors qu'elle passe la nuit seule, des bruits émanent du cercueil...

Très classique, probablement trop, ce segment assez prévisible reste un peu trop flou (le pourquoi du comment est laissé à l'imagination du spectateur) et expédié pour vraiment convaincre (la fin, notamment). Pas mauvais, en soi, mais pas vraiment abouti : un bon gros bof.

- The Subject : Un vieux savant fou indonésien se filme alors qu'il tente de créer des hybrides humains-machines, mais les autorités interviennes, et le chaos s'abat sur le laboratoire du scientifique...

Un segment beaucoup plus long, du même réalisateur que Safe Haven de V/H/S/2, et qui est apparemment considéré par les critiques comme le meilleur de ce V/H/S/94. Et effectivement, l'ambiance poisseuse et les effets sont souvent réussis, tant au niveau des prothèses et maquillages que du numérique. Après... le tout m'a paru un peu trop longuet pour son propre bien, notamment la première partie, qui se limite à un acteur qui surjoue face caméra.

Et puis dans l'absolu, le côté FPS et déluge gore de la dernière ligne droite fait (délibérément) beaucoup trop jeu vidéo aux effets cartoonesques pour vraiment convaincre.

- Terror : Un groupe fondamentaliste américain décide de faire exploser un bâtiment gouvernemental à l'aide de sang de vampire qu'ils prélèvent chaque jour à un suceur de sang en captivité. Mais celui-ci finit par s'évader...

Pas désagréable, mais plus comique qu'horrifique, cette histoire de groupuscule alt-right fanatique composé de bras cassés et aux prises avec un vampire qui évoque beaucoup Guillermo Del Toro.

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Encore une fois, un opus assez inégal, qui a bizarrement fait l'unanimité auprès des critiques outre-atlantiques, mais qui souffle pourtant le chaud et le froid. Je ne retiendrai vraiment que le premier segment, sur le Ratman, les autres étant trop génériques, approximatifs ou dérivatifs pour faire forte impression (même The Subject n'est qu'une déclinaison indonésienne des horreurs biomécaniques expérimentales de Wolfenstein et des films du type Frankenstein's Army).

Parce que j'ai vraiment apprécié Storm Drain, j'ai envie de mettre la moyenne, mais de justesse.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 31 - Brain Freeze (2021)

Publié le 1 Novembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Québec, Canada

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Brain Freeze (2021) :

Sur l'Île-aux-Paons, au large du Québec, le conflit gronde entre la classe aisée et les prolétaires, agités par une émission de radio réactionnaire que bon nombre d'habitants écoutent. Et lorsqu'un produit chimique expérimental est utilisé pour dégivrer les terrains de golf en hiver, les habitants sont contaminés et deviennent des zombies sanguinaires amateurs de chrlorophylle. Dan (Roy Dupuis), agent de sécurité survivaliste, André (Iani Bédard), un adolescent replié sur lui-même, et sa petite sœur, tentent de survivre, alors que toute communication est coupée avec le continent, et que des nettoyeuses sont envoyées sur place pour éliminer la menace...

Une comédie horrifique québécoise à base de zombies et de critique sociale/lutte des classes, pas forcément désagréable à suivre, mais souffrant de multiples problèmes faisant qu'au final, le film peine à marquer : rythme inégal, humour très particulier, horreur peu marquante, personnages peu attachants...

C'est compétent, plutôt bien filmé, les décors enneigés sont toujours agréables, et ponctuellement, ça marche, mais dans l'ensemble, bof, il n'y pas grand chose à dire dessus. D'où cette critique sommaire...

Un petit 3/6

(cela dit, le "ce ne sont pas des terroristes, ce sont des golfeurs !!" horrifié m'a fait rire)

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 30 - Monster Family 2 (2021)

Publié le 29 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, UK, Allemagne, Romance

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Monster Family 2 (Happy Family 2 - 2021) :

Un an après les événements improbables ayant bouleversé leur vie, les Wishbone sont retombés dans une routine frustrante : Max (Ethan Rouse) peine à s'intégrer à l'école, Fay (Jessica Brown Findlay) se cherche un talent, Emma (Emily Watson) est ignorée par ses enfants et Frank (Nick Frost) s'inquiète du malheur de sa famille. Mais lorsque Dracula (Jason Isaacs) est réveillé par Mila Starr (Emily Carey), la fille de deux inventeurs milliardaires, et qu'elle enlève Baba Yaga (Catherine Tate) et Renfield le jour de leur mariage, la famille Wishbone doit mettre de côté ses problèmes pour réveiller le côté monstrueux qui sommeille en elle, et sauver le monde...

Le premier Monster Family, une coproduction germano-anglaise, était une comédie familiale assez quelconque, plutôt bien animée et produite, mais à l'écriture particulièrement médiocre, qui tentait de se couler simultanément dans les moules Pixar, Dreamworks et Illumination, en mangeant à tous les râteliers, notamment les plus puérils et simplistes.

Cette suite partage pas mal des problèmes de l'opus précédents, entre le slapstick frénétique, les sidekicks façon Minions, les passages en chansons, une structure brouillonne et décousue, etc. À cela se rajoute des décisions artistiques un peu bancales inhérentes à une telle suite : la transformation des personnages en monstres n'a plus aucun rapport avec l'histoire principale et ne semble là que pour justifier l'appartenance du film à la franchise ; le film devient une suite en mode globe-trotting, comme trop souvent dans les films d'animation sans inspiration (Hotel Transylvania 3, Famille Addams 2) ; il y a une romance balbutiante entre Max et Mila, romance gérée comme une romance de teen movie (avec baisers, roulade enlacée dans la neige, flirt, etc), mais qui donne quelque chose de bizarre compte tenu du design "enfant de 10 ans" des deux personnages...

Heureusement, sur un plan technique, le film reste toujours très réussi, et n'a pas grand chose à envier aux productions Dreamworks, par exemple : c'est dynamique, coloré, maîtrisé, on sent la mocap effectuée sur les personnages, et le film continue de développer des thématiques probantes sur la famille, le désir de perfection, etc.

C'est probablement pour cela que, malgré ses défauts, j'ai préféré cette suite au premier film (je me suis même franchement esclaffé lors de la rencontre du yéti et de Frank, sur fond de "The Look of Love"). Ce n'est pas exceptionnel, ce n'est pas forcément très inspiré, ça reste dérivatif sur bien des points (la musique lorgne par moments beaucoup sur le Giacchino des Indestructibles), mais comparé à la majorité des productions animés ne sortant pas des grands studios, c'est plutôt agréable à suivre.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 28 - La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (2021)

Publié le 28 Octobre 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Science Fiction, USA

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La Famille Addams 2 : une virée d'enfer (The Addams Family 2 - 2021) :

Parce que Gomez et Morticia sont troublés par leurs enfants, qui grandissent trop vite à leur goût, ils décident de prendre des vacances avec l'ensemble de la famille Addams, et partent visiter l'Amérique à bord d'une caravane, espérant ainsi reconsolider l'unité familiale...

Soyons francs : le premier Addams Family, sorti en 2019, n'a vraiment pas marqué les esprits, une adaptation animée ultra-générique lorgnant clairement sur le succès des Hotel Transylvania, sans vraiment comprendre ce qui faisait le charme et le macabre de ces chers Addams.

Et donc, forcément, cette suite continue de s'inspirer des Hotel Transylvania, avec cette fois-ci le troisième épisode de la franchise Sony en ligne de mire, un troisième épisode qui envoyait ses personnages en vacances sur un paquebot. Ici, pas de paquebot, mais un road-trip façon Bonjour les vacances..., toujours un indicateur assez fiable qu'une franchise ou une série est à court d'idées.

On prend donc les mêmes et on recommence, en les envoyant aux quatre coins des USA, pour un script assez décousu (il a été écrit par 4 ou 5 personnes différentes) qui donne l'impression de sous-intrigues dérivatives développées indépendamment pour chaque personnage, et fusionnées de manière assez artificielle. Le tout centré, une fois de plus, sur Mercredi Addams, une fascination pour ce seul personnage qui, progressivement, frustre plus qu'elle ne séduit.

On se retrouve donc avec du slapstick frénétique, des idées totalement génériques (Lurch qui se met au piano et chante du Gloria Gaynor avec une voix de fausset, ça aurait aussi bien pu sortir d'un Hotel Transylvania ou d'un Tous en Scène), un méchant insipide (qui aurait été à sa place dans un Moi, moche et méchant), une bande originale moderne enchaînant du Snoop, du Christina Aguilera, de la pop latino, etc, des thématiques éventées, un final kaijuesque hors-sujet, bref : La Famille Addams 2, c'est totalement générique, et ça n'a quasiment aucune identité, que ce soit musicalement parlant, ou scénaristiquement.

Un bon cran en dessous du précédent, donc, qui ne partait déjà pas de bien haut.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 27 - Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021)

Publié le 28 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Nightbooks : les pages de l'angoisse (2021) :

Petit garçon passionné d'horreur, Alex (Winslow Fegley) décide de fuguer, las d'être la cible des moqueries de ses pairs ; il se retrouve cependant bien vite captif de Natacha (Krysten Ritter), une jeune sorcière sarcastique qui ne le garde en vie que parce qu'il avoue aime écrire des histoires d'épouvante. Désormais prisonnier aux côtés de Yasmin (Lidya Jewett), Alex tente de trouver un moyen de s'évader, tout en étant contraint, chaque jour, de raconter une nouvelle histoire à la sorcière...

Autant le dire tout de suite : film fantastique pour enfants adapté d'un livre jeunesse par le réalisateur de Brightburn (mwébof) et les scénaristes de La malédiction de la Dame blanche (aïe), ce Nightbooks souffre naturellement de multiples problèmes à de multiples niveaux : introduction brouillonne et précipitée, rebondissements ultra-prévisibles, grandes lignes narratives cousues de fil blanc (mélange des 1001 nuits et de Hansel et Gretel), ventre mou, interprétation inégale (Winslow Fegley, déjà vu dans Timmy Failure, reste talentueux), résolution trop facile...

Mais dans l'ensemble, cette production Netflix s'avère un moment sympathique à passer en famille à l'occasion d'Halloween : ça ne révolutionne absolument rien, mais comparé au Petit Guide de la Chasseuse de monstres de l'année dernière (autre production Netflix d'Halloween, adaptée d'un roman jeunesse, etc), on reste un bon cran au dessus, aidé par une direction artistique efficace, et par une Krysten Ritter qui s'amuse vraiment dans son rôle de méchante.

Et puis je dois bien avouer que cette production Sam Raimi propose quelques moments d'intensité assez surprenant dans sa dernière ligne droite, ce qui fait toujours plaisir. Nightbooks reste un film écrit par des quadragénaires nostalgiques des 80s (toutes les références à Génération perdue sont assez claires sur ce point) pour des enfants, et le récit est particulièrement balisé, mais ça reste très regardable, en plus de mettre en avant le pouvoir de la lecture.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 26 - Détour Mortel : la Fondation (2021)

Publié le 27 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Détour Mortel : la Fondation (Wrong Turn : The Foundation - 2021) :

Six semaines après avoir perdu contact avec sa fille Jennifer (Charlotte Vega), Scott Shaw (Matthew Modine) arrive dans une petite bourgade de Virginie, et tente de découvrir ce qui est arrivé à Jen et à son groupe d'amis (Adain Bradle, Emma Dumont, Dylan McTee, Vardaan Arora, Adrian Favela), qui arpentait les pistes forestières du secteur...

Le premier Wrong Turn, en 2003, proposait un concept simple : un retour au slasher/survival à l'ancienne, avec des tueurs cannibales difformes, une bonne dose de gore décomplexé, une réalisation efficace, et une final girl charismatique (Eliza Dushku) - rien de révolutionnaire ou d'exceptionnel, en soi, mais lorsque l'on était familier des dizaines de navets similaires qui sortent en DTV chaque année, on réalisait vite que ce premier Wrong Turn était un bon cran au-dessus, et plutôt divertissant. On ne pouvait pas en dire autant de ses innombrables suites, dont l'existence ne faisait que souligner les manières dont l'original réussissait là où tant d'autres avaient échoué.

En théorie, donc, cette version 2021 est supposée être un remake/reboot de la franchise, avec le créateur du film original au scénario de cet épisode. Problème : on réalise rapidement que McElroy, ici, semble plutôt avoir voulu refourguer un autre script sous l'appellation Détour Mortel, tant La Fondation n'a de commun avec son modèle que son titre.

En fait, ce Wrong Turn, c'est un peu le syndrome Ryan Johnson : déconstruire un mythe/un film/des archétypes, c'est bien, pour peu qu'on propose quelque chose d'autre à la place. Déconstruire une œuvre et se jouer des attentes du spectateur n'est cependant pas une fin en soi, et le résultat peut facilement apparaître très creux et vain.

C'est en partie le cas ici. Pour rompre avec les clichés habituels des ados débiles et en manque de sexe typiques du slasher, le scénariste en fait un groupe de jeunes millennials hipsters ultra-compétents, divers et woke, qui font la leçon aux rednecks racistes dès le début du film, et sont responsables de leur sort - un moyen étrange de les rendre immédiatement antipathiques, et de ranger instinctivement le spectateur aux côtés des méchants.

D'autant plus que les "méchants" sont simplement une communauté ultra-fondamentaliste qui applique la loi du Talion, vit en autarcie, et ne demande qu'une chose : qu'on ne les dérange pas. Pas de mutants, pas de dégénérés, mais simplement des libertaires farouchement indépendants, qui parle une langue étrangère (du danois, peut-être ?) et qui se déguisent avec des peaux et des crânes d'animaux pour aller chasser (une justification pas franchement crédible, mais bon).

Le problème étant qu'à partir de là, le film n'a plus rien d'un Détour mortel : pas vraiment un survival, pas vraiment un slasher, la plupart des meurtres ne sont jamais filmés directement, et tout le métrage est, en prime, mis en perspective par une introduction relatant la quête du père de l'héroïne, qui cherche sa fille disparue, et la retrouve en cours de route.

À mi-parcours, donc, ce Détour Mortel de près de deux heures se transforme ainsi en film de type "communauté sectaire", à laquelle deux des personnages s'intègrent bizarrement, jusqu'à un final en pseudo-rape & revenge, qui voit l'héroïne (transformée en badass façon Rambo) se débarrasser de manière bien bancale de celui qui l'a mise enceinte.

Bref. Un film qui part dans plein de directions opposées, qui sent les réécritures de dernière minute ("ce n'est pas assez sanglant, rajoute une scène imaginaire bien gore à la fin !"), qui propose des personnages antipathiques (le script ne parvient jamais à ranger le spectateur du côté de son "héroïne"), un désir de s'éloigner à tout prix des clichés de la franchise quitte à délaisser totalement tout ce qui faisait sa personnalité... bref, on peut saluer l'ambition, et formellement, ce n'est pas honteux, mais le résultat, lui, est soporifique.

(En même temps, la combo Saban Films et Constantin Film, à la production, n'augurait pas vraiment du meilleur...)

2.5/6, et encore...

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 25 - Candyman (2021)

Publié le 27 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Candyman (2021) :

Victime de leur terrible réputation, le quartier de Cabrini-Green et ses HLM, à Chicago, ont été rasés et gentrifiés, accueillant désormais artistes et bobos en tous genres en lieu et place de familles afro-américaines défavorisées. Peintre en panne d'inspiration, Anthony (Yahya Abdul-Mateen II) entend alors parler de la légende urbaine du Candyman, symbole vengeur de l'oppression blanche sur le peuple noir, qui aurait traumatisé le quartier des décennies plus tôt : revigoré, l'artiste reprend alors son travail, alors même que son corps se transforme progressivement, et qu'autour de lui, des meurtres sanglants se produisent...

Ouhlà que j'avais peur, avant de lancer ce film : encore une production Jordan Peele (incapable de faire un film ou une série sans la transformer en plaidoyer militant, pataud et maladroit de justice sociale) et encore un remake d'un film semi-culte (je ne suis pas le plus grand fan de l'original, qui avait cependant pour lui une bande originale de Philip Glass et un Tony Todd impérial), bref, de quoi être méfiant, et s'attendre à un métrage balourd insistant lourdement sur l'opposition blanc/noir, sur les différences de classe, sur la violence et le racisme, les préjugés, etc.

Et c'est effectivement un peu le cas, entre cette description de la violence policière ambiante, ces dialogues maladroits et didactiques, une certaine prétention artistique de ces personnages (la critique caucasienne qui ne s'intéresse à l'art afro-américain qu'à partir du moment où il est imprégné de souffrance et de douleur, c'est du discours vis à vis des critiques du niveau de Shyamalan dans la Jeune fille de l'eau *soupir*) et cette réécriture du mythe du Candyman, pour lui donner de multiples visages, et en faire l'incarnation de l'âme noire opprimée, de la violence aveugle générée par le racisme systémique et sociétal américain, blablabla.

Mais les problèmes de race sont, pour une fois, logiques et pertinents, car présents depuis le début de la franchise ; certes, ils sont toujours traités maladroitement, comme souvent dans les films produits par Peele, mais ils font sens, et permettent de ramener le mythe du Candyman à la vie de manière plus ou moins intéressante.

Et puis j'avoue, avec 90 minutes au compteur, pas le temps de trop s'ennuyer avec ce film, qui se permet quelques jolis interludes en ombres chinoises/marionnettes, et se lie directement (bien qu'à nouveau assez maladroitement) au film de 1992.

Assez agréablement surpris, en somme, sans être totalement convaincu.

C'est bien interprété (Yahya Abdul-Mateen II est un peu sous-exploité, cela dit... comme la majorité de la distribution, en fait), l'ambiance est plutôt pesante et efficace, la réalisation travaillée (beaucoup de jeux de miroirs) et les quelques meurtres sanglants (même si l'on sent que faire un slasher de base n'intéressait clairement pas la production), mais l'écriture bancale sacrifie la peur et la tension au propos social, et tire un peu le tout vers le bas, en produisant in fine un film probablement trop ambitieux et pas assez maîtrisé pour son propre bien.

Mais je m'attendais à bien pire.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 24 - The Mortuary Collection (2019)

Publié le 26 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Mortuary Collection (2019) :

Dans les années 80, sur la petite île de Raven's End, Sam (Caitlin Custer) postule au poste d'assistante proposé par Montgomery Dark (Clancy Brown), l'entrepreneur de pompes funèbres local, qui lui raconte alors diverses histoires tragiques concernant les habitants décédés de l'île...

Une anthologie entièrement réalisée et écrite par Ryan Spindell, dont l'épisode de 50 States of Fright (Oregon) n'était pas particulièrement mémorable ou probant, mais faisait preuve d'un certain sens de l'humour.

Ici, il supervise donc une anthologie très travaillée visuellement (énormément de détails amusants et macabres dans cette ville sinistre et maudite), mais qui ressemble aussi à un assemblage de courts-métrages du réalisateur, le tout sous la supervision de Clancy Brown, producteur et acteur principal, maquillé comme Angus Scrimm dans les Phantasm.

À commencer par un fil conducteur probablement un peu trop orienté métadiscursif (les deux personnages parlent de l'art du storytelling, des clichés du genre, etc) et à la chute peu surprenante, mais qui fonctionne néanmoins grâce à ses interprètes, son ambiance pesante et lugubre, et ses visuels aboutis.

- #1 : lors d'une soirée, dans les années 50, une pickpocket s'éclipse brièvement dans la salle de bains, et commence à fouiller dans l'armoire à pharmacie lorsqu'elle entend des bruits étranges qui en émanent...

Un segment très court, qui ressemble diablement à un court-métrage recyclé, mais qui va droit au but, avec un monstre tentaculaire pas désagréable. Sans plus.

- #2 - Unprotected : dans une université des années 60, un séducteur (Jacob Elordi) croise le chemin de Sandra (Ema Horvath), une étudiante mystérieuse avec lequel il passe la nuit. Au réveil, cependant, il découvre qu'il attend un enfant, et que cet enfant est loin d'être normal...

Pas forcément le summum de l'originalité, un propos féministe volontairement un peu caricatural, et une dose de body-horror efficace, enrobés d'une reconstitution plutôt agréable de la période, et d'un sens de l'humour qui reste présent (et n'est pas sans rappeler du Peter Jackson ou du Sam Raimi dans sa mise en images).

Bon, çà et là, ça s'éternise un peu (un peu plus de concision et de rythme auraient probablement été bénéfiques au tout), mais ça reste plutôt efficace et agréablement décalé.

- #3 - Till Death : dans les années 70, Wendell (Barak Hardley) ne supporte plus d'être marié à son épouse catatonique (Sarah Hay), et envisage de mettre un terme "accidentel" à ses jours...

Un épisode très Contes de la Crypte, avec les mêmes qualités (l'interprétation, la réalisation, les effets, le grand final en "apesanteur") et défauts que les segments précédents, notamment sa chute prévisible et ses longueurs. C'est sans surprise, mais ça reste très bien produit.

- #4 - The Babysitter Murders : alors qu'elle sert de babysitter au petit Logan, Sam doit faire face à un tueur en série sanguinaire échappé de l'asile et qui s'est introduit dans la maison....

CQFD : ce Babysitter Murders est bien un court-métrage recyclé à l'occasion de cette anthologie, une anthologie qui, finalement, semble avoir été construite autour de ce segment. Du moins, en ce qui concerne le fil conducteur, qui trouve ici une justification, et éclaire enfin le personnage de Sam sous un angle bien différent (à défaut d'être surprenant).

En soi, ce court n'est pas forcément révolutionnaire (honnêtement, ça fonctionne nettement moins bien une fois que l'on devine la fin, surtout compte tenu du fil conducteur global), mais en tant que variation sanglante sur le thème d'Halloween (la mise en parallèle avec le slasher fictif, à la télévision, est amusante), ça se regarde, c'est très physique et c'est tout à fait honorable.

- Et donc, le fil conducteur global, qui se termine de manière ludique et logique, avec un passage de flambeau involontaire vers une nouvelle génération de croque-mort conteur d'histoires.

Honnêtement, dans l'ensemble, cette anthologie m'a plutôt agréablement surpris, de part son style et son homogénéité. Ce n'est pas sans défauts (encore une fois, il y a un problème de rythme récurrent dans ces courts-métrages), mais l'interprétation, la réalisation, les choix créatifs, les effets spéciaux et la direction artistique sont plus que convaincants : Ryan Spindell est un talent à suivre.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 23 - Old (2021)

Publié le 26 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Old (2021) :

Un groupe de touristes triés sur le volet (Gael García Bernal, Vicky Krieps, Rufus Sewell, Abbey Lee, Nikki Amuka-Bird, Ken Leung, Aaron Pierre, etc) arrive sur une plage tropicale reculée pour s'y prélasser. Rapidement, cependant, ils réalisent qu'ils ne peuvent plus quitter les lieux, et que le temps s'y écoule à une vitesse improbable, avec des conséquences biologiques imparables...

Le précédent Shyamalan, Glass, était raté, le réalisateur/scénariste tentant de déconstruire le film de super-héros, tout en développant de manière bancale l'univers de Incassable et de Split. Ce Old est bien pire.

Avec cette adaptation de bande dessinée française, au pitch très Quatrième Dimension, Shyamalan semble bien embarrassé, ne sachant dans quel sens aborder ce récit.

Et ce sentiment d'incertitude se retrouve à tous les niveaux de la production : la réalisation est brouillonne, gênée aux entournures par le côté huis-clos du récit et d'innombrables effets de style moches (plans ultra-serrés, décadrages, etc, qui tentent d'instaurer le malaise) ; l'écriture est laborieuse au possible, jamais naturelle (le garçon qui va voir tous les personnages, en début de film, pour leur demander leur nom et leur profession ; les personnages qui énoncent bien, à l'intention du spectateur, chacun des tenants et aboutissants de la situation ; l'explication finale du pourquoi et du comment, au cours d'une fin à rallonge ultra-laborieuse), bourrée d'exposition maladroite et de personnages simplistes ; l'interprétation est assez unanimement calamiteuse, malgré les acteurs compétents présents devant la caméra - jeu outré et théâtral, réactions qui sonnent faux, post-synchro approximative... ; la mise en scène est artificielle et gâche toutes les surprises du récit...

Bref, il se dégage un constant sentiment de gêne de ce Old, comme si non seulement la mayonnaise ne prenait pas, mais qu'elle avait tourné, et qu'elle commençait à moisir - il n'y a qu'à voir certaines des idées douteuses de Shyamalan, comme ces enfants de 6 ans qui grandissent en quelques heures jusqu'à l'adolescence et, apparemment, profitant de quelques minutes d'inattention des parents, font spontanément un bébé dans un coin de la plage (avec ce qui en découle : grossesse, accouchement, mort du bébé, etc)... et tout cela en gardant un état de développement mental et les connaissances intellectuelles d'enfants de 6 ans. WTF !?

Ajoutez à cela un Shyamalan qui continue de se donner un rôle charnière dans le récit, et ce bon gros cliché du couple dans la tourmente qui se ressoude lors d'une crise, et voilà, un bon gros ratage de plus au compteur de M. Night.

M'enfin au moins, ils auront tous passé un mois et demi de vacances en République Dominicaine, en pleine pandémie de COVID... on a connu pire.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 22 - Blood Quantum (2020)

Publié le 25 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Canada

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Blood Quantum (2020) :

En 1981, lorsque le monde devient la proie d'une horde de zombies sanguinaires, seuls les Mi'kmaqs semblent immunisés face à cette épidémie. Sous la direction du shérif Traylor (Michael GreyEyes), la réserve canadienne de Red Crow devient alors un camp retranché, isolé du reste du monde... mais les choix de Traylor ne plaisent pas à tout le monde, et la révolte gronde.

Un film de zombies canadien qui a pour particularité de se centrer sur une réserve indienne, en renversant les codes pour faire de cette ethnie la seule ethnie invulnérable au virus, et de cette réserve non plus un lieu où sont parqués les Natifs, mais une sorte de zone libre retranchée où tous les autres Canadiens veulent entrer pour se mettre à l'abri.

Le propos politique, en filigrane, est très clair, et honnêtement, les intentions sont très louables, tout comme le fait d'avoir une distribution quasi-intégralement native... mais malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché au film en lui-même.

Entre son prologue d'une demi-heure, ses personnages peu intéressants ou attachants, ses clichés, son manque de rythme et son interprétation assez inégale, le tout a peiné à m'intéresser et à me convaincre.

Il reste toutefois les scènes de zombies à proprement parler, assez joliment gore et efficaces.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 21 - Boys from County Hell (2021)

Publié le 25 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, UK, Irlande

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Boys from County Hell (2021) :

Dans un recoin perdu de l'Irlande, le seul titre de gloire de la bourgade de Six Mile Hill est d'avoir brièvement hébergé Bram Stoker, qui se serait inspiré d'une légende vampirique locale pour écrire son Dracula. Seul problème : lorsque Eugene (Jack Rowan) accepte de travailler aux côtés de son père (Nigel O’Neill) au rasage d'une colline voisine, pour faciliter le passage d'un nouvelle route, il réveille malencontreusement Abhartach, le vampire en question, qui s'en prend aussitôt à la petite communauté, mais n'obéit pas forcément aux règles du vampirisme telles que le grand public les connaît...

Une comédie horrifique irlandaise un peu trop inégale pour son propre bien, mais finalement tout à fait regardable, et assez typique de sa ruralité : après une scène d'ouverture in media res très efficace, notamment au niveau des effets spéciaux, le film repart en arrière, pour une bonne demi-heure de mise en place en mode quasi-drame social et campagnard, pas forcément désagréable à suivre, mais jamais particulièrement captivant.

L'humour s'invite enfin au bout d'une grosse demi-heure, en même temps que les vampires, et la petite heure qui suit se déroule de manière tranquille et nonchalante, bien que plus sanglante : de quoi proposer un métrage sympathique, mais pas forcément très mémorable, et qui s'égare ponctuellement dans quelques scènes inutilement caricaturales (la jambe du père).

En fait, on sent clairement que le tout est une version "longue" d'un court-métrage, tant le développement effectué autour de quelques idées fortes est assez inégal. Pas forcément assez horrifique pour marquer, pas forcément assez comique pour emporter totalement l'adhésion, pas forcément assez dramatique pour susciter l'émotion, le film se retrouve le postérieur entre plusieurs chaises, et s'avère, au final, assez moyen.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 20 - Random Acts of Violence (2019)

Publié le 22 Octobre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, Thriller, USA

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Random Acts of Violence (2019) :

Todd (Jesse Williams), l'auteur d'une série de comic-books populaires, Slasherman, consacrée à un tueur en série sanguinaire inspiré de meurtres réels, ne sait pas comment conclure son récit. Avec sa petite amie Kathy (Jordana Brewster), son compère Ezra (Jay Baruchel), et son assistante Aurora (Niamh Wilson), Todd profite alors d'une tournée promotionnelle dans la région d'origine du Slasherman pour tenter de retrouver l'inspiration, mais lorsque de nouveaux meurtres se produisent dans leur sillage, s'inspirant des illustrations de Todd, le groupe réalise que le Slasherman est de retour...

Un slasher adapté d'un comic-book et aux ambitions métadiscursives un peu prétentieuses, qui tente de se présenter comme une réflexion sur la violence, sur son cercle vicieux, sur comment exorciser cette violence au travers de l'art, sur le culte de la personnalité qui entoure les tueurs en série, sur la tendance des émissions criminelles, etc, mais qui se complaît finalement tellement dans cette violence et ce gore gratuit (joli travail des effets spéciaux, au passage) que ça finit par tourner à vide et par paraître un peu hypocrite.

L'un des problèmes étant clairement l'approche esthétique de Jay Baruchel, devant et derrière la caméra : couleurs néons pour les flashbacks, meurtres ultra-brutaux, beaucoup d'effets de style, de réalisation et de montage, plans subjectifs, ça ne m'a pas vraiment convaincu, d'autant que le tout se couple à un propos assez nihiliste, et une représentation compliquée des fans, qu'ils soient de comic-book, de films d'horreur, ou autres.

Ajoutez à cela un comic-book supposément best seller et culte mais visuellement assez laid et très amateur, un ton un peu fluctuant (à plusieurs reprises, le film est à deux doigts de basculer dans le pastiche du genre tant il en utilise les clichés, mais non, ça reste toujours premier degré, pour le meilleur et pour le pire), et un récit finalement assez peu probant (tout le flashback sur l'enfance de Todd, supposé toutélier et tout expliquer, ne fonctionne pas vraiment tant Jesse Williams, physiquement, ne colle pas au petit afro-américain qui incarne le personnage enfant), et voilà, un film finalement plus frustrant qu'autre chose, même si, encore une fois, les effets pratiques sont plutôt réussis.

2.5/6

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