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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Halloween Oktorrorfest 2020 - 30 - Portals (2019)

Publié le 16 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Portals (2019) :

Peu après la création du premier trou noir artificiel par des chercheurs, en 2020, une panne énergétique globale frappe la Terre, suivie de l'apparition de millions de portails mystérieux aux quatre coins du globe. Partout, c'est la panique : ici, un père de famille se réveille dans un lit d'hôpital, après avoir conduit involontairement sa voiture dans un portail ; là, deux sœurs sont prises au piège dans un parking en Indonésie, confrontées à des hordes de personnes possédées par les entités contrôlant les portails ; ailleurs, deux scientifiques responsables de l'expérience originelle ; sans oublier un centre d'appels d'urgence débordé par la crise...

Un long-métrage semi-anthologique produit par bloodydisgusting.com, et assez brouillon dans l'ensemble, puisque débutant de façon semi-mockumentaire, avec interviews face caméra des chercheurs responsables, puis passant ensuite à un format anthologique plus classique, la sous-intrigue du père de famille (Neil Hopkins) servant de fil conducteur au reste du film.

S'inscrivant directement dans la continuité des anthologies V/H/S (même production, certains réalisateurs en commun), le film souffre cependant d'un manque cruel d'intérêt et de rythme : les différents segments ne décollent jamais, et s'ils sont bien interprétés, ils restent toujours très superficiels, notamment sur le pourquoi du comment des Portails, et sur leur raison d'être.

En soi, ce n'est pas forcément désagréable à suivre, et le récit possède un certain potentiel (même si on pense fortement à Event Horizon, pour ce côté "l'ouverture d'un trou de ver débouche sur une dimension parallèle emplie d'entités maléfiques"), mais dans l'ensemble, c'est vraiment très plat et sans relief, ce qui pose un vrai problème d'intérêt global. Dommage.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 29 - Come to Daddy (2020)

Publié le 16 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Nouvelle-Zélande, Canada, USA, Irlande

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Come to Daddy (2020) :

Après des décennies de séparation, Norval Greenwood (Elijah Wood), un DJ aisé vivant à Beverly Hills, reçoit une lettre de son père Brian, l'invitant à venir lui rendre visite dans son chalet, au fin fond de l'Oregon. Mais sur place, Brian (Stephen McHattie) se montre violent, incontrôlable et meurt d'une crise cardiaque... juste à temps pour que Norval réalise que Brian se nomme en fait Gordon, et que le véritable Brian, son père (Martin Donovan), est enchaîné au sous-sol.

Comédie noire qui passe d'un métrage tendu à un portrait du deuil d'un personnage atteint de daddy issues, avant de virer, dans son dernier tiers, en thriller déglingué, Come to Daddy est le premier long-métrage de son réalisateur, par ailleurs producteur néozélandais de Deathgasm, de Housebound et des ABCs of Death.

Mélange des genres, donc, et mélange des sensibilités, puisque le tout est écrit par un Anglais : on a donc de l'humour néozélandais, de l'humour anglais, des digressions non-sensiques, des personnages tous bizarres, et un récit qui vire, vers la fin, au jeu de massacre durant lequel Elijah Wood s'en prend plein la tête.

Pas désagréable, dans l'ensemble, mais les ruptures de ton et les virages du récit se font fréquemment au détriment de son homogénéité et de sa structure : le film paraît un peu décousu, ses diverses sections peinent à conserver un même niveau d'intérêt, et au final, l'essai n'est que partiellement transformé.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 28 - Scary Stories (2018)

Publié le 15 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Review, Thriller, USA

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Scary Stories (2018) :

Un documentaire un peu frustrant sur la série de romans Scary Stories to Tell in The Dark d'Alvin Schwartz, des ouvrages précurseurs de la vague des Chair de Poule et compagnie, qui, à l'époque de leur sortie (1988-1991), ont créé un certain scandale aux États-Unis (tout en restant virtuellement inconnus de notre côté de l'Atlantique).

Et si  je dis que le documentaire est assez frustrant, parce qu'il est assez typique d'un métrage "de fan nostalgique", en cela qu'il aborde son sujet sous tous les angles les plus évidents, et le fait de manière un peu amateure : en interrogeant d'illustres inconnus (bibliothécaires, étudiants...) dans des bâtiments en ruine, en s'intéressant à toute la communauté de fans des romans (tatoueurs, photographes, expositions, musiciens, etc) et, faute de véritable fond (ce ne sont pas quelques embryons d'analyses sociologiques et psychologiques sur l'importance des récits d'épouvante et de la lecture dans la construction des jeunes enfants qui y changent quoi que ce soit), en laissant une place indue au fils de Schwartz, et à ses relations difficile avec feu son père (des relations qui n'apportent aucun éclairage probant sur l'œuvre du folkloriste).

Sans oublier cette grande partie (un peu répétitive) sur le scandale de mères de famille indignées par les livres, et qui ont tenté de les faire interdire. Un scandale ici illustré par le parcours de l'une d'entre elles, que l'équipe a retrouvée et pour laquelle a été organisée une rencontre avec le fils de Schwartz. Là encore, une rencontre qui n'apporte pas grand chose, et qui est finalement très vaine.

À se demander si l'étrange impression de vide qui se dégage du documentaire n'est pas une conséquence directe de la véritable raison du succès des livres : leurs illustrations. Ces illustrations particulièrement macabres et frappantes, signées Stephen Gammell, sont l'élément systématiquement mentionné (par les fans comme par les détractrices des ouvrages) comme l'élément ayant marqué les esprits d'alors, et comme la raison du culte voué à ces ouvrages.

Sans ces illustrations, nul doute que les livres (qui sont, en résumé, des compilations de contes populaires et de légendes urbaines repackagés par Schwartz pour un jeune public) n'auraient pas fait scandale. Et donc, en se concentrant plus sur l'auteur que sur l'illustrateur, c'est un peu comme si le documentaire passait partiellement à côté de son sujet.

Il faut dire que Gammell est un personnage discret et mystérieux, et qu'il est clairement plus simple de se concentrer sur l'auteur (avec en prime des interventions de R.L. Stine et d'autres écrivains évoluant dans le même genre) que d'effectuer une investigation en profondeur sur un illustrateur énigmatique.

Et c'est probablement pour la même raison que le film Scary Stories (2019) chapeauté par Guillermo Del Toro n'a pas laissé de souvenir impérissable, hormis un visuel ou deux : dépouillés de leurs illustrations et du travail d'imagination du lecteur, les récits présentés sont trop classiques (et ont été trop repris depuis) pour rester intéressants.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 27 - Génération Perdue (1987)

Publié le 15 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Génération Perdue (The Lost Boys - 1987) :

Lorsqu'ils s'installent à Santa Carla, Californie avec leur mère Lucy (Dianne West), Michael (Jason Patric) et Sam Emerson (Corey Haim) découvrent là une communauté jeune, vibrante... et emplie de vampires. Et tandis que Michael se rapproche d'un gang de bikers mené par David (Kiefer Sutherland), Sam, lui, fait la connaissance des frères Frog, Edgar (Corey Feldman) et Alan (Jamison Newlander), qui le préviennent de la menace...

À nouveau un film pas revu depuis les années 90, et forcément, entre l'année de production, Joel Schumacher à la réalisation, et la distribution, le tout s'avère inévitablement très daté, à l'image de cette scène de concert où Tim Cappello, torse nu, huilé et bodybuildé, joue de son saxo devant une foule en délire : même avec toute la bonne volonté du monde, il est difficile de ne pas esquisser un petit sourire moqueur devant certaines scènes, certains choix esthétiques, certains looks, etc.

Ce sont les années 80 qui veulent ça, et c'est sans nul doute l'une des raisons du statut de film culte des Lost Boys - ça, le charisme de Kiefer Sutherland, la présence des deux Coreys, et le sens de l'humour dont le métrage est imprégné : Schumacher oblige, le film ne se prend pas trop au sérieux, assume son côté un peu kitsch, et c'est tant mieux.

Après, il faut bien avouer que derrière le côté esthétique et atmosphérique très particulier de ce métrage, le script est gentiment décousu : il en ressort une impression de film qui progresse par à-coups, qui effectue de nombreuses ruptures de ton pas toujours probantes, qui repose beaucoup sur des interprètes parfois inégaux (Feldman cabotine ouvertement, Patric est inégal), sur des dialogues génériques, et qui effectue des choix musicaux parfois assez contre-productifs (je ne suis vraiment pas fan des chœurs de Cry Little Sister).

Il en résulte un long-métrage fréquemment approximatif, mais avec suffisamment de bonne humeur, de style et de personnalité pour que cela ne l'handicape pas trop. C'est toujours ça de pris.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 26 - Vampire, vous avez dit vampire ? 2 (1988)

Publié le 14 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Vampire, vous avez dit vampire ? 2 (Fright Night, Part 2 - 1988) :

Après trois années de thérapie, Charley (William Ragsdale) s'est enfin persuadé que les vampires n'existaient pas, et il a retrouvé l'amour dans les bras d'Alex (Traci Lind), étudiante en psychologie. Jusqu'au jour où Regine (Julie Carmen), une artiste mystérieuse, emménage dans l'immeuble de Peter Vincent (Roddy McDowall) avec son entourage (Russell Clark, Brian Thompson, John Gries) : malgré ses réticences, Charley réalise bien vite que tout ce petit monde ne lui veut pas que du bien...

Une suite que je n'avais jamais vue, et qui pour être franc, souffre un peu des mêmes problèmes que le premier volet... l'originalité et la fraîcheur en moins.

Le récit est peu ou prou le même que dans Fright Night, premier du nom, mais transposé dans un milieu universitaire, et avec en prime un Charley qui se transforme peu à peu en vampire une fois mordu - malheureusement, Charley est toujours aussi transparent, et il est ici entouré de personnages guère plus marquants : sa nouvelle petite amie est insipide, son compère l'est tout autant, et Julie Carmen a beau faire de son mieux, son personnage d'artiste excentrique éprise de vengeance reste assez générique.

Ses sbires ont un peu plus de personnalité (Brian Thompson en Renfield musclé, Russell Clark en vampire queer sur rollers, John Gries en vampire-garou) et ponctuellement, ça fonctionne grâce aux effets spéciaux et aux maquillages (comme le premier film, en fait), mais dans l'ensemble (comme le premier opus, à nouveau), le tout ne décolle jamais totalement.

Trop similaire pour vraiment se démarquer du premier, trop peu développé pour vraiment convaincre, ce Fright Night Part 2 est un cran en dessous du premier, malgré un rythme un peu mieux maîtrisé et une réalisation un peu plus inventive.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 25 - Vampire, vous avez dit vampire ? (1985)

Publié le 14 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Vampire, vous avez dit vampire ? (Fright Night - 1985) :

Alors que des morts mystérieuses se succèdent dans le secteur, Charley (William Ragsdale) se persuade que son nouveau voisin, Jerry Dandridge (Chris Sarandon), est un dangereux vampire. Mais ni Amy (Amanda Bearse), sa petite amie, ni Ed (Stephen Geoffreys), son compère, ne croient Charley... ils ont alors recours à Peter Vincent (Roddy McDowall), acteur ringard ayant interprété un chasseur de vampires au cinéma, pour prouver à Charley que son imagination lui joue des tours. Mais Dandridge est bien un suceur de sang...

Un "classique" des années 80, que je n'avais pas revu depuis le milieu des années 90, et dont je ne gardais pas vraiment de souvenir, si ce n'était quelques effets spéciaux marquants. Et effectivement, à postériori, le tout reste sympatoche, bien qu'assez anecdotique.

Il faut dire que le rythme un peu inégal du métrage ne joue pas toujours en sa faveur : première réalisation de Tom Holland, scénariste de genre, Fright Night souffre d'une écriture assez aléatoire, notamment au niveau de la caractérisation des personnages. Charley, le héros, est gentiment insipide ; Ed, son meilleur ami, est insupportable ; Amy n'a pas grande personnalité ; Billy, le sbire du vampire, est quasi-inexistant ; la mère de Charley disparaît du film à mi-parcours...

Bref, les deux seuls personnages à vraiment exister dans ce métrage sont Jerry, le vampire incarné par Chris Sarandon, qui parvient à composer un monstre à la fois menaçant et séducteur, et "Peter Vincent", un Roddy McDowall qui cabotine ouvertement dans un rôle plutôt amusant. Ajoutez à cela un humour plutôt laborieux, et on comprend vite que ce n'est pas la force de son scénario qui a fait de Fright Night un film semi-culte des 80s.

Heureusement, en effet, les failles du script sont compensées par des effets spéciaux marquants, qui permettent au métrage d'avoir des affrontements mémorables dans son dernier tiers : l'intérêt de ce film se trouve principalement là, surtout de nos jours.

Dans l'ensemble, donc, Fright Night est (une fois le facteur nostalgie mis de côté) une comédie horrifique pas forcément très drôle, et assez datée, mais qui reste agréable à regarder pour ses créatures et ses maquillages, ainsi que pour le côté pastiche du genre Hammer.

3.75 - 0.25 pour Ed, à baffer = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 24 - Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (2008)

Publié le 13 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA

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Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (Scooby-Doo and the Goblin King - 2008) :

Frustré d'avoir vu son spectacle d’illusionnisme ruiné par Shaggy et Scooby-Doo, Krudsky (Wayne Knight) décide de se venger en capturant une fée (Hayden Pannetierre) et en utilisant ses pouvoirs pour mettre la main sur le sceptre du Roi des Gobelins (Tim Curry), un objet magique qui, le soir d'Halloween, peut conférer des pouvoirs incommensurables à celui qui le possède. Pour l'arrêter, Shaggy et Scooby partent pour le monde des esprits, afin de récupérer le sceptre avant Krudsky...

Alors même que la Warner tente de promouvoir le Happy Halloween, Scooby-Doo ! de ce mois d'octobre 2020 comme "le premier épisode spécial Halloween de la franchise !", retour sur ce Goblin King qui, entre ses citrouilles, son cavalier sans tête, ses sorcières, son train vers l'au-delà, ses squelettes dansants, et sa fête foraine d'Halloween, correspond déjà bien mieux à cette description.

Je partais pourtant assez dubitatif : ce métrage est un dessin-animé très old-school, avec musique en mode mickey-mousing, et bruitages rétros tout droit sortis des années 60 à 80. Pire : Shaggy et Scooby s'y montrent assez détestables dans le premier quart d'heure, puisque pour se venger de Krudsky (qui a interdit à Scooby, un chien incontrôlable et maladroit, d'assister à son spectacle de magie), le duo décide de monter sur scène et de saboter tout le spectacle, humiliant le magicien et ridiculisant ses tours de passe-passe devant le public.

Une caractérisation qui m'a fait vraiment grincer des dents, et qui a bien failli me gâcher le reste du film. Heureusement, rapidement, l'équipe créative ouvre les vannes du bestiaire d'Halloween, évoquant çà et là L'Étrange Noël de Mr Jack, Les Noces Funèbres, Sleepy Hollow, et bien d'autres œuvres festives de ce genre, avec des numéros musicaux, des créatures en tous genres, de la magie, du surnaturel, des transformations improbables, etc.

On est loin de la formule habituelle de Scooby-Doo, et d'ailleurs, Fred, Velma et Daphne sont quasiment absents des 2/3 du film... mais pour une fois, je dois dire que ça ne m'a pas dérangé. Scooby Doo et la Créature des Ténèbres (quelle créature, au fait ?) est un téléfilm un peu vieillot sous certains aspects, mais dont l'esprit à la fois macabre et enjoué, typiquement Halloween, compense bien des défauts.

Reste à voir si Happy Halloween, Scooby-Doo ! saura en faire autant.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 23 - In Search of Darkness (2019)

Publié le 13 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, USA

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In Search of Darkness (2019) :

Un long documentaire crowdfundé, rétrospective de près de 4h30 (!) ayant pour ambition de passer en revue tout le cinéma d'horreur des années 80, en suivant une structure bien établie : une suite de réactions de nombreux intervenants de l'industrie sur tel ou tel film sorti en 198X, suivies d'un segment consacré à une thématique plus large, avant de passer à toutes les sorties de l'année suivante, et ainsi de suite...

En théorie, pourquoi pas, d'autant que la liste d'intervenants est plutôt solide : John Carpenter, Tom Holland, Greg Nicotero, Heather Langenkamp, Katie Featherston, Mick Garris, Kane Hodder, Keith David, Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Stuart Gordon, Sean Cunningham, Joe Dante, Harry Manfredini, Larry Cohen, Don Mancini, Cassandra Peterson, Doug Bradley, Bill Moseley, Tom Holland, Brian Yuzna, Lloyd Kaufman... et quelques personnes plus anecdotiques (des fans, des journalistes).

Mais rapidement, une étrange impression de superficialité se dégage du tout, et le documentaire finit par évoquer ces émissions de télé de type "les moments forts de 198X", dans lesquelles des intervenants plus ou moins probants commentent de manière plus ou moins probante les temps forts et la pop-culture de telle ou telle année.

Ici, malgré le nombre considérable d'intervenants et un choix de films conséquents, on s'étonne parfois que certains classiques du genre soient oubliés ou survolés en 15 secondes, alors que des nanars ont droit à 5 minutes d'avis enthousiastes. On regrette qu'autant de temps soit passé à détailler chaque volet des grandes franchises (Freddy, Jason) et de franchises plus anecdotiques (les suites de Psychose, vraiment ?), d'autant que certaines interventions se contentent de résumer le pitch de chaque film (je pense notamment aux commentaires de James A. Janisse, qui donne constamment l'impression de lire une cue card située hors-champ et résumant le film, ou de réciter mécaniquement son commentaire).

Progressivement, on en vient à réaliser que la prévalence de certains métrages dans ce documentaire est la conséquence directe de la présence (ou non) de certains intervenants : c'est compréhensible (il est plus simple d'interroger les réalisateurs et acteurs sur leur filmographie, que de leur demander de critiquer celle des copains), mais c'est parfois agaçant (Épouvante sur New York ? La Vengeance des Monstres ? Mouais...).

Le métrage s'en sort mieux sur les intermèdes consacrés aux grandes thématiques du genre : le passage de l'horreur dans le mainstream, les mutations de l'industrie, les raisons qui font la popularité du cinéma de genre, les excès de la société des années 80, le succès de la VHS, l'importance des jaquettes et des illustrations, le développement des effets spéciaux et maquillages pratiques, les fans, l'avènement avorté de la 3D, la domination des boogeymen, la mise en avant des final girls, la musique et le sound design, la nudité et le sexe, et l'héritage des années 80 dans le cinéma d'horreur d'aujourd'hui.

De quoi donner l'occasion à tous ces spécialistes de donner leur point de vue (parfois désabusé) sur leur industrie, ses points positifs, négatifs, et ses problèmes avec certaines thématiques (notamment son utilisation de la femme).

Dans l'ensemble, cependant, In Search of Darkness est un documentaire étrangement inégal, qui m'a laissé sur ma faim par ses choix éditoriaux inhabituels (alors que je partais presque conquis d'avance) : pas désagréable sur le fond (même si le fan d'horreur n'apprendra pas grand chose), on aurait plutôt ce film vu sous la forme de 10 épisodes de 25 minutes diffusés sur une plateforme de streaming ou une autre, plutôt qu'en pavé de 4 heures difficilement digérable.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 22 - Becky (2020)

Publié le 12 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Halloween, Horreur, Review, Thriller, Oktorrorfest, USA

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Becky (2020) :

Lorsque sa famille fraîchement recomposée (Joel McHale, Amanda Brugel, Isaiah Rockcliffe) est prise en otage, dans sa maison de vacances, par un groupe de détenus évadés, menés par le néo-nazi Dominick (Kevin James), Becky (Lulu Wilson), une adolescente rebelle et en colère suite à la mort de sa mère malade, n'a d'autre choix que de tout tenter pour aider ses proches...

Un thriller assez décevant, sorte de Maman j'ai raté l'avion bourrin et sanglant des réalisateurs de Bushwick et de Cooties, qui fait illusion pendant une bonne grosse demi-heure (avec quelques moments de réalisation sympathiques, à base de montage alterné et de travellings), mais s'écroule subitement dès que les choses commencent à se corser.

C'est bien simple, le moment exact où le film a basculé pour moi, c'est lorsque Kevin James (par ailleurs assez convaincant en néo-nazi barbu) est victime d'une énucléation partielle qu'il doit alors finir lui même au couteau de cuisine, filmé en gros plan, avec du latex gentiment cheap couvert de faux sang.

Plutôt que de cacher les faiblesse du maquillage et des effets, les deux réalisateurs les soulignent d'autant plus, et il en va ensuite de même à chaque meurtre, filmé de manière tellement graphique et rapprochée que ça en devient presque parodique.

Sauf que le film est ultra-premier degré, avec une Lulu Wilson (déjà vue dans OuiJa 2 et dans Annabelle Creation) en quête de vengeance, des méchants très méchants qui butent des chiens et des enfants, et un Robert Maillet aux remords sérieux et (supposément) profonds. Ajoutez à cela une musique gentiment envahissante, et le résultat ne fonctionne que très partiellement et ponctuellement, un home invasion bancal à la violence tellement grotesque qu'elle aurait mérité un film au ton plus outrancier et assumé.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 21 - The Rental (2020)

Publié le 12 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Netflix, Review, Romance, Thriller, USA

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The Rental (2020) :

Charlie (Dan Stevens) et son épouse Michelle (Alison Brie) partent en week-end dans une maison de location isolée, en compagnie de Josh (Jeremy Allen White), le frère de Charlie, et de sa petite-amie Mina (Sheila Vand), par ailleurs collègue de Charlie. Rapidement, sur place, la situation se tend cependant lorsque Charlie et Mina couchent ensemble, et découvrent que leurs ébats extra-conjugaux ont été filmés par l'une des nombreuses caméras cachées qui parsèment cette maison...

Un thriller/slasher anémique signé Dave Franco, le frère de James, qu'il a co-écrit avec Joe Swanberg, l'un des pères fondateurs du mouvement mumblecore : c'est probablement la raison pour laquelle le métrage se concentre à ce point sur les interactions et les relations de ses quatre protagonistes, leurs infidélités, etc, plutôt que sur l'aspect slasher du tout, qui finit presque par arriver comme un cheveu sur la soupe.

Le film passe en effet tellement de temps à décrire ses personnages et leurs mensonges que, lorsque arrive le moment des meurtres, dans le dernier tiers, on se souvient soudain que le tout est supposé être un film vaguement horrifique : le seul problème étant que les personnages, au demeurant bien interprétés, sont assez rapidement antipathiques, à se tromper, à s'enfoncer dans des mensonges, à utiliser des drogues récréatives (c'est trop drôle, de se droguer à l'ecstasy, whouhou !), et à avoir des réactions de plus en plus agaçantes à mesure que le récit avance.

Et donc, forcément, comme les personnages finissent par énerver, on peine à s'intéresser à leur sort.

La réalisation de Franco est compétente et propre, cela dit, mais le tout reste particulièrement plat et générique, un problème à la fois d'écriture et de tension quasi-totalement absente. On va dire que pour un premier essai, ça reste honorable... mais bof.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 20 - Scare Package (2020)

Publié le 9 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Shudder

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Scare Package (2020) :

Une anthologie horrifique sortie en juin dernier sur la plateforme de VOD Shudder, après quelques passages en festival, en 2019, et qui opte pour un schéma narratif éprouvé, qui fonctionne plutôt bien : un fil rouge en filigrane, qui entoure sept segment différents d'une dizaine de minutes à peine.

- Rad Chad’s Horror Emporium : Gérant d'un magasin de vidéo spécialisé dans l'horreur, Chad (Jeremy King) s'ennuie ferme, et supporte plus ou moins son seul client, Sam (Byron Brown). Jusqu'à ce qu'un postulant potentiel (Hawn Tran) à un poste à pourvoir se présente : aussitôt, Chad commence à lui expliquer les principaux clichés des films d'horreurs, mais lui interdit d'ouvrir la porte de la réserve...

Bon gros bof pour ce fil conducteur à l'interprétation caricaturale, à l'humour pas très fin et au rebondissement final assez plat.

- Cold Open : Mike (Jon Michael Simpson), figurant responsable de guider les personnages des films d'horreur vers leur sort funeste, tente de prendre de l'importance dans son récit, pour le meilleur et pour le pire... 

Un segment méta plutôt amusant, clairement sur le ton de la comédie décomplexée et qui, si elle est un peu prévisible, fonctionne globalement en mode quiproquo à gogo.

- One Time in the Woods : quatre campeurs tombent nez à nez avec un inconnu qui leur demande de le tuer avant qu'une mystérieuse transformation ne s'accomplisse en lui. Et un tueur en série rode dans la forêt...

De la grosse gaudriole dégoulinante d'effets gore et de litres de sang jetés au visage de ses actrices et acteurs, dans la bonne humeur de ce qui ressemble presque à une bande démo pour ses artistes en maquillage et en effets. Amusant, sans plus.

- M.I.S.T.E.R : un homme mal dans sa peau rejoint un groupe d'activistes des droits masculins, qui se révèlent être plus que de simples mâles se sentant opprimés...

Un segment un peu faiblard, qui commence en parodie de Fight Club, abat assez rapidement ses cartes, et finit par un ultime rebondissement pas très marquant. En prime, la photographie est très générique.

- Girl's Night Out of Body : un trio de jeunes femmes sont traquées par un mystérieux tueur, mais ce dernier n'est pas au bout de ses surprises, puisque ces dernières ont dérobé une étrange sucette dans une supérette asiatique...

Un segment visuellement ultra saturé, avec des éclairages aux néons colorés un peu partout, mais particulièrement creux, et avec des maquillages plutôt quelconques. Bof.

- The Night He Came Back Again ! Part IV - The Final Kill : las d'être les victimes d'un tueur en série masqué et immortel, un groupe de jeunes décide d'en finir une fois pour toutes...

Parodie gentiment sanglante et surjouée de Vendredi 13, qui voit le groupe de jeunes tenter de tuer le boogeyman de toutes les manières possibles et imaginables, en vain, le tout frôle souvent le cartoon à la Bugs Bunny, avec nettement plus de tripes. À nouveau, amusant, sans plus.

- So Much To Do : une jeune afro-américaine sportive est possédée par l'esprit vaporeux d'un noir tué par des hommes caucasiens aux pouvoirs étranges, mais la cohabitation, dans son corps, est des plus compliquées...

Une version légère et surnaturelle de la "bataille pour la télécommande", avec les deux esprits qui se battent physiquement pour éviter les spoilers. Amusant, mais absolument pas horrifique.

- Horror Hypothesis : Chad se réveille en compagnie d'inconnus dans un immense laboratoire scientifique, et réalise bien vite qu'ils représentent tous un cliché de film d'horreur...

Même réalisateur et scénariste que le segment du vidéo-club, et même tendance à abuser d'un humour méta et sarcastique qui, à la longue, peut fatiguer. Ici, pour ce court-métrage ultra-référentiel d'une bonne demi-heure, qui lorgne fortement sur Cabin in the Woods et Scream, ça traîne un peu en longueur, mais la distribution est sympathique et efficace (Goldust !) et ça toutélie cette anthologie de manière agréable.

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Dans l'ensemble, une anthologie plutôt sympathique à suivre, même si, encore une fois, le ton goguenard et le fanservice constant peuvent finir par agacer, surtout si l'on a une faible tolérance envers l'humour ultra-référentiel qui compte principalement sur le côté clin d'œil appuyé et coup de coude dans les côtes pour se mettre le spectateur dans la poche. Après, ça reste globalement compétent. Dommage qu'il y ait un ou deux segments bien en dessous.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 19 - Peninsula : Dernier Train pour Busan 2 (2020)

Publié le 9 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Corée

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Peninsula - Dernier Train pour Busan 2 (2020) :

Quatre ans après s'être enfui de Corée du Sud, désormais en quarantaine généralisée, Jung-seok (Kang Dong-won), un soldat, y retourne avec son beau-frère Cheol-min (Kim Do-yoon) et un groupe de contrebandiers pour aller récupérer un camion empli d'argent, et le ramener à Hong-Kong. Mais sur place, ils sont confrontés à l'Unité 631, une milice sans scrupules, et aux hordes de zombies qui ont envahi le pays. Heureusement, Min-Jung (Kim Do-yoon) et ses deux filles, des survivantes, sont là pour les aider.

Une jolie déception que cette suite/spin-off du Dernier Train pour Busan, que j'avais plutôt apprécié lors de sa sortie malgré une tendance un peu fatigante aux ralentis avec gros violons larmoyants.

Là, ce Peninsula semble amplifier tous les défauts du premier opus, sans en avoir les qualités : encore plus de ralentis débordant d'émotion™®©, encore plus de personnages à la mort télégraphiée, encore plus de personnages secondaires inutiles, mais des personnages principaux assez insipides, une unité de lieu forcément absente de ce deuxième film (plus proche d'un concept à la Escape from New-York que d'un Snowpiercer), et pas une once de tension ou de suspense.

Donc forcément, puisque je ne me suis pas intéressé un seul instant au sort des protagonistes (un sort de toute façon évident compte tenu du script), je n'ai pas vraiment accroché au récit, par ailleurs assez mollasson, et souffrant d'un gros ventre mou.

Ah, et puis ici ou là, je vois apparaître Mad Max : Fury Road comme référence des deux poursuites automobiles qui ponctuent le récit : pas de chance, on en est loin, entre ces véhicules numériques aux mouvements et à la masse approximatifs, et une mise en scène peu probante, qui voit une adolescente conduire une voiture comme un pilote de Formule 1 éprouvé (ou un Vin Diesel boudeur). La vraie référence de ce Busan 2, en fait, c'est plus Fast & Furious (y compris au niveau de la qualité des effets spéciaux) et Carmageddon que Mad Max, mais quand en plus l'une des séquences se fait sur fond de flamenco...

En somme, comme je le disais, un énorme bof qui, pour ne rien arranger, est assez chiche en zombies, toutes proportions gardées.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 18 - Smoke and Mirrors : The Story of Tom Savini (2015)

Publié le 8 Octobre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Smoke and Mirrors : The Story of Tom Savini (2015) :

Un documentaire biographique sur Tom Savini, grand créateur de monstres et d'effets sanglants devant l'éternel, qui retrace ici toute sa vie et sa carrière, depuis ses débuts humbles au sein d'une famille nombreuse d'immigrants, jusqu'à sa carrière de cascadeur/acteur/réalisateur, etc, en passant par son passage au Vietnam (qui l'aura bien laissé traumatisé, comme tant d'autres) et par, bien entendu, l'intégralité de sa carrière de spécialiste en effets spéciaux.

Un long-métrage sincère, complet, et sans fard, dans lequel Savini se livre complètement, se révèle avant tout comme un père de famille attentionné, et explique pourquoi sa carrière d'acteur a toujours été en dents de scie (père divorcé, il a toujours fait passer sa fille avant d'éventuels rôles), ainsi que la raison pour laquelle il s'est mis à la retraite du monde du maquillage hollywoodien (problèmes de santé).

Un film agréable, sur un personnage touchant et discret, passionné depuis toujours par les monstres et les être étranges, et qui en a fait sa carrière, côtoyant au passage d'innombrables légendes du grand écran, actuelles ou passées, et gagnant le respect de tous ceux qui ont croisé son chemin.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 17 - We Summon The Darkness (2020)

Publié le 8 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Musique

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We Summon The Darkness (2020) :

Alors qu'une vague de crimes satanistes frappe l'Indiana de 1988, trois jeunes hommes (Keean Johnson, Logan Miller, Austin Swift) et trois jeunes femmes (Alexandra Daddario, Maddie Hasson, Amy Forsyth) se rencontrent à un concert de métal, avant de finir la soirée ensemble chez l'une d'entre elles. Mais rapidement, la petite fête impromptue prend un tournant sanglant et inattendu...

Un métrage indépendant vaguement horrifique (on est dans du thriller/slasher avec meurtres satanistes et fanatiques religieux - Johnny Knoxville est malheureusement sous-exploité en prêcheur extrémiste), produit par la Saban, et qui, malgré une distribution très sympathique et compétente, finit par tourner gentiment à vide.

Le problème, en fait, c'est que le métrage téléphone largement son rebondissement principal, qui en plus arrive au premier tiers du film : par conséquent, il reste ensuite une bonne heure à remplir, et le script n'a jamais la densité, l'énergie ou le rythme nécessaires pour y parvenir.

C'est dommage, parce que l'époque est agréable, l'aspect visuel du film réussi, et donc, comme je le disais, le cast est bon... mais le tout finit par n'être que gentillet, sans plus, et par donner l'impression d'un premier jet de scénario, qui aurait mérité plus de développement avant d'être mis en production.

Un petit 3/6, en étant gentil.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 16 - After Midnight (2020)

Publié le 7 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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After Midnight (2020) :

Après dix années de vie de couple, Abby (Brea Grant) quitte subitement Hank (Jeremy Gardner), disparaissant un beau matin en laissant un mot, alors qu'ils sont installés dans la demeure familiale de Hank, dans le bayou. Hanté par le souvenir de cette relation qui s'est désintégrée, Hank tente de comprendre ce qui a mal tourné... mais rapidement, lorsque vient la nuit, une créature sanguinaire tente de s'introduire dans la maison, et Hank doit se barricader.

Mélange de film de monstre, de romance, et de métaphore sur un couple qui se désagrège et sur les remords qui vous rongent après une séparation, After Midnight est un film ambitieux pour le réalisateur et scénariste de The Battery.

Racontant la déliquescence de sa romance principale en flashbacks, ponctués par les assauts répétés de ce monstre invisible qui ne frappe qu'une fois la nuit tombée, le film se concentre ainsi beaucoup plus sur le côté romance et psychologie de sa relation que sur l'horreur et la créature.

C'est un parti-pris très clair, qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui fonctionne néanmoins, notamment grâce à l'alchimie et au naturel de ce couple atypique. C'est d'ailleurs probablement ce qui a valu au métrage des critiques professionnelles globalement très enthousiastes : le film est, par moments, presque plus proche d'une pièce de théâtre expérimentale (le long dialogue d'une dizaine de minutes, aux 2/3 du film, pendant lequel les deux acteurs se disent calmement leurs quatre vérités, en plan fixe), que d'un film d'horreur.

C'est aussi probablement pour ça que je suis resté assez dubitatif devant l'ensemble du métrage : la première hypothèse à laquelle j'ai pensé (Abby est le monstre) est désamorcée lors de ce long dialogue, et la seconde (le monstre est la matérialisation métaphorique des anxiétés et des failles de Hank), si elle finit par s'avérer juste, est finalement anecdotique et symbolique.

C'est bien simple, la séance de karaoké qui précède l'assaut final de la bête dure probablement deux fois plus longtemps que l'affrontement (gentiment bâclé) entre celle-ci et Hank.

On le comprend clairement : le monstre est un prétexte, une métaphore qui permet au(x) réalisateur(s) de parler d'un couple au point mort, séparé par leurs ambitions, leurs origines et une vision divergente de leur futur commun.

On accroche ou pas, mais il est difficile de ne pas avoir l'impression que le tout se dégonfle gentiment sur la fin, à partir du moment où Abby fait son retour, et que le mystère et la tension disparaissent.

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 15 - You Should Have Left (2020)

Publié le 7 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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You Should Have Left (2020) :

Toujours hanté par la mort de sa première femme, Theo Conway (Kevin Bacon) s'est reconstruit une vie auprès de Susanna (Amanda Seyfried), jeune actrice, et de leur fille (Avery Tiiu Essex). Ensemble, ils vont passer quelques jours dans une maison en location, mais bien vite, cette demeure s'avère plus inquiétante que prévu...

Oh, le beau ratage que voilà. Une production Blumhouse écrite et réalisée par David Koepp, à partir d'un roman de 2017, You Should Have Left s'avère tellement insipide et cousue de fil blanc qu'elle finit par être un ratage complet.

Pas l'un de ces ratages désastreux et incompétents, non, plutôt l'un de ces métrages tellement génériques et dénués d'idées qu'ils s'oublient instantanément : ici, tout est plus qu'évident, depuis l'identité du boogeyman jusqu'à l'utilisation de la maison comme incarnation des failles, des hantises et de la culpabilité ressentie par le personnage de Bacon, en passant par la résolution finale.

Il y a bien quelques idées potables, çà et là, mais elles ne forment jamais un tout cohérent, ou ne sont jamais vraiment exploitées de manière probante. Bref : Bacon est efficace, Seyfried aussi, et la fillette est attachante, mais dans l'ensemble, absolument aucun intérêt dans ce thriller surnaturel mal rythmé, quelconque, et qui peine à susciter la moindre tension.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 14 - Sea Fever (2019)

Publié le 6 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, UK, Irlande

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Sea Fever (2019) :

Dans le cadre de ses études, Siobhan (Hermione Corfield), étudiante en biologie animale marine, monte à bord du Niamh Cinn Óir, un chalutier sur le point de partir en pleine mer. Mais lorsque Gerard (Dougray Scott), le capitaine, décide de faire passer le navire dans une zone de pêche interdite, voilà l'équipage confronté à une forme de vie sous-marine inconnue, qui décide de s'inviter à bord et de contaminer les passagers...

Une variation océanique et anglaise de The Thing, plutôt agréable à suivre à défaut de se hisser au niveau de son modèle : c'est plutôt bien interprété, Corfield est attachante (malgré son personnage délibérément un peu distant et froid), et les effets sont convaincants.

Bon, ça n'évite pas quelques réactions agaçantes çà et là, et la menace de l'infection n'arrive qu'au bout d'une heure (ce qui limite clairement la montée en tension et l'atmosphère pesante), mais le tout reste honorable, et change un peu du tout venant des films modelés sur le film de Carpenter.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 13 - Two Heads Creek (2020)

Publié le 6 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, UK, Australie

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Two Heads Creek (2020) :

Deux Anglais, Norman (Jordan Waller), un boucher timide, et sa sœur Anna (Kathryn Wilder), actrice exubérante et moqueuse, découvrent que leur mère biologique est en réalité australienne, et qu'elle vit à Two Heads Creek, une bourgade perdue du Queensland. Le duo s'y rend aussitôt, mais découvre là une communauté étrange, aux penchants sanguinaires...

Un métrage écrit par son interprète principal, et qui marche un peu dans les traces des premiers métrages de Peter Jackson, en cela que c'est de la comédie horrifique sanguinolente et totalement décomplexée, qui n'a pas peur de faire dans le mauvais goût et de couvrir ses interprètes de tripes et d'hémoglobine.

Après... je dois avouer que je suis un peu mitigé sur le résultat final. Oui, c'est déjanté, oui, c'est une grosse farce se moquant autant des Anglais (présentés comme des connards arrogants et racistes) que des Australiens (présentés comme des bouseux cannibales et racistes), mais le tout est assez déséquilibré (il faut une bonne heure pour que le tout dégénère enfin et que le gore arrive, notamment au travers d'un festin cannibale sur fond de karaoké), parfois approximatif (la dernière partie, ainsi que tout le message en filigrane sur l'immigration) et le personnage d'Anna, constamment moqueur, sarcastique et bitchy, est rapidement fatigant et agaçant.

Bilan plutôt mitigé, pour moi, donc, et c'est dommage, car la bonne humeur et la bonne volonté de tout le monde auraient pu valoir au film un bon 4/6. En l'état, cependant, c'est la moyenne, à peine.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 12 - Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (2015) & Le Fantôme d'Hollywood (2016)

Publié le 5 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Lego

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Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (Lego Scooby-Doo ! : Knight Time Terror - 2015) :

Le Scooby Gang (Frank Welker, Matthew Lillard, Kate Micucci, Grey Griffin) passe la nuit au manoir Grimsly, réputé hanté par un Chevalier en armure, et abritant supposément un trésor inestimable...

Galop d'essai pour l'association Lego/Scooby-Doo, avec ce moyen-métrage télévisé d'une vingtaine de minutes qui conserve le format classique des Scooby-Doo, leur esthétique rétro 70s, et la caractérisation habituelle des personnages, pour un résultat plutôt efficace et fidèle à son modèle.

Lego Scooby-Doo : Le Fantôme d'Hollywood (Lego Scooby-Doo ! : Haunted Hollywood - 2016) :

Le Scooby-Gang remporte un concours et gagne une visite des studios Brickton, sur le point de fermer leurs portes. Là, ils rencontrent le propriétaire, Chet (James Arnold Taylor), prêt à vendre les studios à Atticus Fink (JB Blanc) ; Junior (Scott Menville), le guide qui leur fait visiter les lieux ; et Drella Diabolique (Cassandra Peterson), animatrice tv présentatrice des nombreux films d'horreur autrefois tournés sur place. Mais les studios semblent hantés par les esprits des multiples monstres incarnés par feu Boris Karnak durant l'âge d'or de l'industrie...

Mouais. Je dois dire que je suis très mitigé sur ce premier long-métrage Lego Scooby-Doo. D'un côté, j'ai apprécié tout le côté hommage à un cinéma en voix de disparition, au vieil Hollywood des films de genre, à Boris Karloff, etc, et la présence d'Elvira dans l'un des rôles secondaires fait plaisir.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout un peu trop creux pour son propre bien. On sent que le schéma standard des Scooby-Doo n'est pas fait pour une durée de 75 minutes, et par conséquent, il y a énormément de remplissage et de digressions en tous genres, qui parasitent l'enquête du Gang : Fred qui s'improvise réalisateur et se prend au jeu, Daphné qui est prête à tout pour être actrice, Shaggy et Drella qui tournent une comédie romantique, etc, etc, etc.

Velma, elle, est quasi-effacée, et le script semble peiner à vraiment utiliser le Gang au meilleur de ses capacités, préférant mettre en avant le personnage de Diabolique ; le mystère, lui, est cousu de fil blanc (en même temps, c'est du Scooby-Doo, pas du Agatha Christie), ce qui n'aide pas à se passionner pour l'intrigue, déjà bien trop délayée pour être efficace.

Bref : techniquement et visuellement, c'est efficace, avec un peu de continuité renvoyant directement au court-métrage précédent, mais sur le fond, le tout aurait probablement été bien meilleur au format 45 minutes. En l'état, ça se perd en route, et ça ne retrouve jamais le droit chemin.

3/6 (pour Elvira)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 11 - Snatchers (2019)

Publié le 5 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Jeunesse

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Snatchers (2020) :

Lorsqu'elle tombe enceinte et accouche, en moins de 24 heures, d'une créature extraterrestre sanguinaire, Sara (Mary Nepi), une adolescente superficielle et arrogante, ne peut compter que sur son ex-meilleure amie, Hayley (Gabrielle Elyse) pour se débarrasser de l'autre créature qu'elle porte toujours dans son ventre...

Une comédie adolescente gentiment déjantée, qui donne le ton dès son générique d'ouverture, sur fond de gravures méso-américaines relatant l'arrivée d'entités extraterrestres agissant comme du viagra, et incitant les humains à se reproduire pour donner naissance à leur progéniture : le tout va être décomplexé, un peu graveleux, et plutôt rythmé.

Peut-être trop, d'ailleurs : apparemment, Snatchers était initialement une mini-web-série en huit épisodes, et ça se ressent bien dans le produit fini. Le rythme y est ultra-nerveux, les péripéties s'enchaînent de manière épisodique, et sur la durée, le tout s'essouffle gentiment, malgré des bestioles animatroniques qui fleurent bon les années 80.

D'ailleurs, toujours sur la durée, je dois bien avouer aussi que les protagonistes sont fatigantes : à force de parler constamment en argot jeune, de se montrer systématiquement bitchy, et d'adopter un jeu criard, le duo principal finit honnêtement par lasser.

C'est dommage (et c'est probablement une question de génération - i'm too old for this shit...), car les intentions du projet et sa facture globale sont plutôt honorables, et le gore décomplexé est amusant, mais trop d'hystérie tue l'hystérie - durant le dernier tiers du film, je n'avais qu'une envie : que le tout se conclue.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 10 - Murder Manual (2020)

Publié le 2 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

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Murder Manual (2020) :

Une anthologie assez miteuse qui se contente de recycler des courts-métrages visibles sur YouTube et autres plateformes de streaming, et de les réunir par de vagues transitions sans rapport, qui ne mentionnent même pas les titres ou les réalisateurs des courts. Le tout dissimulé derrière le visage d'Emilia Clarke, actrice de l'un des courts coupé en deux et utilisé comme introduction/conclusion au tout. Autant dire que ça ne vole pas haut...

- Shackled (1/2) : une jeune femme, captive d'un cirque, est libérée par son compagnon, mais la peur s'empare d'elle dès qu'elle se retrouve seule...

Un (demi) court-métrage pas très probant, à base de flous artistiques constants et qui, bien naturellement, ne va nulle part puisqu'il manque toute la seconde partie.

- The Silent : une fillette erre dans et autour de la demeure familiale, témoin d'une famille brisée et bouleversée.

Un court-métrage finlandais, typiquement nordique dans son approche glaciale et muette du genre, avec une histoire de deuil et de ce qu'on devine être un fantôme hantant les lieux de sa mort. Travaillé, mais un peu austère.

- The Monster : un tueur en série masqué s'introduit dans la demeure d'une jeune femme, et attend que celle-ci rentre chez elle...

Pas désagréable, mais le rebondissement principal est affreusement prévisible et classique, ce qui casse un peu les intentions du réalisateur (prendre à contre-pied les conventions du genre, tout ça).

- The Daughters of Virtue : membre d'un groupe de prière, une jeune ménagère devient la cible des accusations de ce dernier lorsqu'elle commet un adultère avec le mari de l'une de ses voisines.

Plutôt sympathique à défaut d'être surprenant, un court-métrage à l'ambiance, à l'esthétique et au son très rétro/années 70, et à l'interprétation intense. Un peu brouillon dans sa narration, mais relativement réussi.

- Hide/Seek : le jeu de cache-cache d'un jeune couple dans les bois prend un tour sinistre lorsque la vengeance s'en mêle.

Mwébof. Vraiment rien de mémorable, et un script plus ou moins télégraphié, pas aidé par quelques choix d'interprétation moyens sur la fin.

- Vacation Rental : un couple homosexuel part en week-end dans une demeure de location dans le désert... mais David, le propriétaire des lieux, s'avère un peu envahissant.

Court-métrage bancal, qui impose une présence menaçante bien trop tôt et de manière trop pataude pour être vraiment efficace, et passe trop de temps à décrire la relation amoureuse de son couple, pour bâcler ensuite la partie horreur du tout. Bof.

- Vellum : alors qu'elle a recours à un VTC pour rentrer de soirée, une jeune femme devient la proie de son conducteur, un néo-nazi qui maintient des captives dans son sous-sol...

Laborieux et amateur, du pur torture porn sans intérêt (et sans le budget pour faire du torture porn sanglant).

- Uzi : poursuivi par des zombies dans la région de Boston, un jeune afro-américain tente de survivre.

Pas désagréable, mais finalement assez vain et creux.

-Shackled (2/2) : effrayée par des bruits et des sons étranges, la jeune captive s'enfuie de sa caravane et s'enfonce dans les bois voisins...

Toujours très artistique et flou, toujours sans grand intérêt, car particulièrement vide au niveau de l'intrigue. La nature est joliment filmée, cela dit, c'est toujours ça de pris.

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Bref, comme je le disais en ouverture, une anthologie sans grand intérêt, constituée de courts-métrages pour la plupart inaboutis, et qui n'ont probablement pas coûté grand chose aux producteurs de Murder Manual.

À éviter.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 09 - The Hunt (2020)

Publié le 2 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Hunt (2020) :

Lorsqu'elle se réveille quelque part dans la nature, en compagnie de nombreux autres inconnus, Crystal (Betty Gilpin) doit se rendre à l'évidence : ils sont les proie d'une dangereuse chasse à l'homme, traqués pour leurs convictions politiques républicaines par un groupe de Démocrates américains sanguinaires et méprisants... 

Une production Blumhouse écrite par Cuse et Lindelof (de Lost), et qui est assez typique des métrages chapeautés par Jason Blum : budget limité, script facile à résumer, ton décomplexé et une certaine vacuité globale, qui déçoit d'autant compte tenu des personnes responsables de l'écriture.

Parce que ce Hunt, qui (sur la simple base de son pitch) a fait scandale auprès de la droite américaine, est en réalité, sous ses atours de thriller horrifique et sanglant, un métrage pataud, qui n'est pas sans évoquer la série des Purge et le The Oath de l'année dernière (d'ailleurs, Ike Barinholtz est aussi dans The Hunt... coïncidence ?) : une pseudo-satire politique un peu hypocrite et méprisante, assez typique du bothsidesism (faux équilibre médiatique) existant chez certains, aux USA, qui postule que les Démocrates et les Républicains sont aussi débiles et menteurs les uns que les autres, et que le seul salut c'est de se moquer bien fort d'eux, en restant en dehors du débat politique et en les pointant du doigt (un peu ce qu'à fait South Park pendant des années).

Dans The Hunt, des caricatures de Républicains et Démocrates s'étripent donc joyeusement pendant tout le film, et le spectateur est incité à adopter le point de vue de Crystal, ex-militaire désabusée souffrant clairement de PTSD, et n'appartenant à aucun des deux camps.

Alors en soi, pourquoi pas, les quelques visages familiers sont amusants à reconnaître (Emma Roberts, Hilary Swank, Ethan Suplee), l'humour noir fait ponctuellement mouche, l'action est efficace et Betty Gilpin est excellente de bout en bout... mais ça reste un métrage creux au possible, qui est ravi de conforter tout le monde dans ses positions à l'aide de clichés peu inspirés, tout en se positionnant sarcastiquement au-dessus de la mêlée.

Et là, j'ai envie de dire, quel intérêt, si ce n'est de polariser encore un peu plus une société qui l'est déjà beaucoup trop ?

2.75/6 (pour Betty Gilpin et pour le côté décomplexé de l'action)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 08 - Underwater (2020)

Publié le 1 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Underwater (2020) :

Au fond de la fosse des Mariannes, l'équipage de la station de forage Kepler 822 (Kristen Stewart, Vincent Cassel, TJ Miller, Jessica Henwick, John Gallagher Jr, Mamoudou Athie) est confronté à une forme de vie inconnue qui les traque et les tue un à un... 

Aïe. Je suis bien embêté, car ce métrage, du réalisateur de The Signal, s'est totalement planté au box-office, tout en récoltant des critiques plutôt positives et enthousiastes de la part des amateurs de genre.

Peut-être faut-il y voir là une certaine nostalgie de ces derniers pour les Abyss, Leviathan, Alien, MAL et compagnie, dont cet Underwater semble très souvent être une copie moderne, avec tout ce que ça implique de clichés, de personnages archétypaux, et de grosses ficelles... ou plutôt une tendance à applaudir systématiquement certains projets les brossant dans le sens du poil (cf la fin du film et son fanservice lovecraftien).

En tout cas, une chose est sûre, je n'ai pas du tout accroché au tout, et ce dès la première scène : une Kristen Stewart en petite tenue, dans le vestiaire de la station, qui débite des platitudes dépressives en voix off, avant d'être plongée dans une catastrophe tremblotante à l'échelle de la station.

Immédiatement, le film m'a frustré, une impression qui n'a fait que se confirmer au fil de son déroulement : sa réalisation déplaisante, pleine d'effets de style gratuits et de plans serrés en contre-plongée (façon Pitof), sa narration décousue, ses personnages présentés dans l'action (mais sous-développés), leurs relations forcées et artificielles, le rythme inégal, la géographie illisible de la base et de ses environs...

C'est bien simple, tout au long de ces 90 minutes, j'ai eu l'impression d'avoir manqué 15-20 minutes de mise en place et de développement, des minutes indispensables, qui m'auraient permis de m'attacher un minimum aux personnages et à leur sort. À la place, j'y ai vu des personnages clichés qui y passent les uns après les autres sans que le film ne parvienne vraiment à susciter la peur ou le suspense, malgré une direction artistique plutôt efficace (j'aime beaucoup l'apparence des scaphandres), et un film constamment plongé dans une pénombre numérico-aquatique permettant, en théorie, bien des jump scares (mais se traduisant, dans les faits, par une bouillie numérique trop souvent sous-éclairée).

Je suis d'autant plus frustré que j'aime beaucoup ce genre de films sous-marins, et que l'apparition, à la toute fin, d'une créature indicible, tentaculaire et titanesque (malheureusement vite liquidée) m'a fait plaisir. Mais je suis constamment resté à la porte de ce métrage bancal et hautement dérivatif, et ça m'a fréquemment donné envie d'appuyer sur la touche avance rapide de mon équipement.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 07 - Abnormal Attraction (2019)

Publié le 1 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Romance, USA, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Abnormal Attraction (2019) :

Dans un monde où monstres, créatures fantastiques et humains cohabitent, les relations entre les différentes races sont des plus tendues... surtout lorsque, comme les participants au groupe des AA (Abnormal Attraction), on éprouve des sentiments ou une attirance sexuelle envers les membres d'une autre espèce.

Une comédie fantastique très indépendante, au budget microscopique et au sens de l'humour assez graveleux, qui divise son récit en plusieurs chapitres, comme autant de sketches semi-indépendants qui finissent par se rejoindre pour une conclusion improbable.

Alors honnêtement, ce n'est pas bon, et au niveau des maquillages et des costumes, on est très près d'un téléfilm Disney des années 90, façon Halloweentown (ce qui n'est pas pour me déplaire) : c'est fauché au possible, souvent approximatif... mais bizarrement, c'est assez divertissant à suivre, et pas dénué d'idées intéressantes. En fait, c'est bien simple, mais ça aurait probablement été nettement plus efficace (et plus facile à peaufiner, au niveau production et budget) au format court-métrage ou web-série, et les quelques caméos - Ron Jeremy, Gilbert Gottfried et Malcolm McDowell au doublage, Leslie Easterbrook, Bruce Davison - auraient probablement été plus percutants répartis entre divers épisodes.

En l'état, ça a bon fond, les idées sont là, le propos tolérant est le bienvenu, mais dans l'ensemble, ça reste beaucoup trop cheap et brinquebalant pour convaincre.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 06 - Cleaning up The Town : Remembering Ghostbusters (2020)

Publié le 30 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Horreur, Science-Fiction, Review, Oktorrorfest, Halloween

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Cleaning up The Town - Remembering Ghostbusters (2020) :

Un documentaire sympathique fait pour les fans de la franchise Ghostbusters par des fans, en gestation depuis 2008 et finalisé grâce à un financement participatif : de quoi couvrir l'intégralité de la production du premier S.O.S. Fantômes, de sa conception à son parcours au box office, en passant par ses effet spéciaux, ses inspirations, sa musique, et son casting.

Une distribution d'ailleurs entièrement présente dans ce métrage (sauf deux acteurs - devinez lesquels !) et qui s'étend en long, en large et en travers sur leurs expériences (Sigourney Weaver, notamment, fait une excellente impression, comme souvent).

Avec en prime des screen-tests des autres actrices envisagées pour le personnage de Dana (Daryl Hannah, Denise Crosby), et un Ernie Hudson qui, aujourd'hui encore, a un peu de mal à digérer la manière dont l'ampleur de son personnage a été drastiquement réduite à la dernière minute.

Dans l'ensemble, les deux heures du métrage se regardent très facilement, surtout si l'on est fan, et on attend de voir ce que la même équipe va réussir à faire avec la suite du documentaire, qui sera consacrée à Ghostbusters 2.

4.5/6

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