Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Christmas Yulefest 2020 - 15 - Un Noël tombé du ciel (2020)

Publié le 7 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Netflix, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un Noël tombé du ciel (Operation Christmas Drop - 2020) :

Assistante auprès d'une membre du congrès américain (Virginia Madsen), Erica (Kat Graham) est envoyée, pour Noël, sur une base militaire située au Guam pour y évaluer sa nécessité, et potentiellement la fermer, après qu'un article ait été publié au sujet de ses activités festives peu réglementaires. Sur place, elle rencontre le séduisant Andrew (Alexander Ludwig), militaire en charge de ces festivités, et qui ne voit pas d'un très bon œil l'arrivée de la jeune femme...

Un téléfilm Netflix de Noël assez ensoleillé et tropical... et c'est bien là, avec son duo principal sympathique, l'un des seuls points vraiment positifs du tout : les décors naturels sont paradisiaques, et il fait beau. Après, le reste... mouais.

Passons sur le côté propagande pour l'armée américaine (le Christmas Drop est une opération annuelle bien réelle, etc, et tout le film insiste sur la générosité et la bienveillance des troupes US qui aident ces pauvres sauvages autochtones démunis et primitifs) : le vrai problème, c'est que l'ensemble du métrage est particulièrement plat et générique, entre une écriture assez laborieuse (toute l'hostilité initiale entre Andrew et Erica parait très artificielle et forcée), des personnages assez sommaires (la méchante congresswoman au cœur de pierre, qui a un revirement de dernière minute quasi-larmoyant), quelques moments niais (Erica qui fait don de son sac à main à une fillette) et un déroulement globalement dépourvu de rythme et d'énergie, plus proche d'une production de l'office du tourisme de Guam que d'un récit scripté et intéressant.

Un bon gros bof, qui n'exploite jamais vraiment le potentiel de son couple principal.

2.25/6 (pour les paysages)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 14 - Noël au manoir enchanté (2020)

Publié le 6 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Histoire, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël au manoir enchanté (A Timeless Christmas - 2020) :

Alors qu'il étudie une horloge étrange trouvée lors d'une vente aux enchères, Charles Whitley (Ryan Peavey), inventeur vivant en 1903, se retrouve projeté en 2020 : son manoir est désormais un musée dirigé par Megan Turner (Erin Cahill), et Whitley doit tenter de s'habituer à ce nouvel univers des plus étranges...

Alors oui, on pense forcément à Kate et Léopold dans cette histoire de voyage temporel et de romance, mais je dois dire que ça change un peu du tout-venant des rom-coms festives Hallmark : pas de festival à organiser, de projet commercial de dernière minute à mettre en place avant Noël, de boutique/bâtiment historique à sauver de méchants développeurs immobiliers, etc...

À la place, une romance classique entre un homme du passé et une femme moderne (Outlander fait des émules), à la sauce Hallmark (en cela qu'il y a les passages obligés où Megan fait découvrir à Whitley les traditions de Noël du présent, parce que c'est un ronchon qui n'aime pas Noël), mais sans trop insister sur ce dernier point. Si le film avait été plus rigoureux au niveau du voyage temporel, ça aurait d'ailleurs été une très bonne surprise.

En l'état, c'est cependant un téléfilm très imparfait. Outre l'interprétation un peu récitative du rival de Whitley, au début du film, et quelques anachronismes çà et là, on pourra en effet regretter que le métrage n'exploite jamais vraiment le contraste passé/présent, limité à quelques répliques du genre "qu'est-ce que l'internet ?".

Plutôt que d'être stupéfait par le monde moderne, Whitley s'y adapte instantanément, comprend en moins de dix secondes ce qu'est une télécommande, une télévision, et comment contrôler cette dernière, assimile instantanément un vocabulaire et des expressions modernes, ne s'offusque ni ne s'étonne jamais des mœurs contemporaines, etc.

À l'identique, l'écriture est ponctuellement un peu trop évidente, faisant dire aux personnages des platitudes préfigurant le reste du scénario ("je suis un homme du futur, moi, pas du passé" explique Whitley à ses semblables, au début du film), ou plaçant des moments artificiels (comme la chute de l'escabeau dans la bibliothèque) et honnêtement, ils auraient tout de même pu trouver un moyen de relooker un peu plus Ryan Peavey, histoire de différencier un peu sa version présente de son apparence passée.

Il y a donc du bon et du moins bon dans cette relecture Hallmark d'un thème assez classique, historiquement trop peu exploité par la chaîne. Bien trop sage, ce film ne fait pas grand chose d'original avec son postulat de départ, et c'est bien dommage, puisque le couple principal est plutôt bon, avec une alchimie convaincante. Honorable, mais pourrait mieux faire.

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 13 - Noël est au rendez-vous (2020)

Publié le 6 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Romance, Review, Yulefest, UK, Drame

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël est au rendez-vous (My Dad's Christmas Date - 2020) :

Deux ans après la mort de son épouse, David (Jeremy Piven) ne parvient toujours pas à faire le deuil de son couple, et à gérer Jules (Olivia-Mai Barrett), sa fille adolescente, elle aussi marquée par la mort de sa mère. À l'approche de Noël, alors que David est pris de mélancolie, Jules décide de l'inscrire sur de multiples sites de rencontre, pour tenter de lui redonner goût à la vie...

Malgré son affiche et son titre léger et romantique (que l'on devine le produit d'une réflexion marketing visant à mieux vendre un métrage atypique), ce film est une comédie dramatique anglaise prenant place à Noël dans la jolie ville de York, et qui se concentre sur cette relation difficile entre un père et une fille qui souffrent tout autant d'un deuil... une souffrance qui s'exprime de manière différente pour l'une et l'autre.

En résulte donc un film festif doux-amer, où l'on pleure un peu, où Piven et Barrett (qui ressemble à une jeune Perdita Weeks) sont excellents, et où subsiste malgré tout un certain sens de l'humour et un recul qui font que le sourire n'est jamais bien loin.

Alors certes, ce métrage bascule par moments un peu trop dans le mélo pour son bien, la toute fin n'est pas indispensable, et l'on peut se demander si la sous-intrigue de Joely Richardson est bien utile, mais finalement, tout cela n'est pas désagréable à suivre.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 12 - Cranberry Christmas (2020)

Publié le 5 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Cranberry Christmas (2020) :

Propriétaires et exploitants de Cranberry Lane, marque de produits festifs basée dans le Maine, Dawn (Nikki DeLoach) et Gabe Powell (Benjamin Ayres) ont une vie de couple compliquée, leur mariage ayant cédé la place à leur vie professionnelle commune et à ses impératifs. Lorsque Pamela (Marci T. House), une célèbre personnalité télévisée, s'intéresse au duo, ce dernier est contraint de prétendre que leur couple est au beau fixe, avec à la clef, une opportunité inespérée de développer leur entreprise...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries qui, pour une fois, mérite son titre, puisqu'on est loin, ici, des comédies romantiques légères habituellement diffusées sur la chaîne principale : on est clairement plus dans le mélodrame relationnel, dans le récit d'un couple qui traverse une crise, et qui la résout progressivement grâce aux bons conseils des uns et des autres...

La bonne nouvelle, c'est que le tout se traduit par un métrage plus adulte et mature, voire plus sincère ; la mauvaise nouvelle, c'est que ce Cranberry Christmas n'est qu'une grosse thérapie de couple de 90 minutes, s'appuyant sur les conseils avisés d'une pseudo-Oprah, et que cela donne un récit assez plat, aux visuels ternes, et dépourvu de véritable énergie.

Ajoutez à cela un couple principal qui passe le plus clair de la première heure à se faire la tronche (déjà que je ne suis pas le plus grand fan de Benjamin Ayres), et voilà : un métrage qui plaira clairement à un certain public mais qui m'a, personnellement, laissé globalement de marbre. Ce n'est pas mauvais, et DeLoach est, comme toujours, très efficace, mais ce n'est pas ma tasse de thé.

2.5/6 (probablement un peu plus si l'on sait à quoi s'attendre, et si l'on est friand du genre)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 11 - Toys of Terror (2020)

Publié le 5 Décembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Christmas, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Thriller, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Toys of Terror (2020) :

Peu de temps avant Noël, David (Dayo Ade) et Hannah (Kyana Teresa) installent leur famille dans leur nouvelle demeure, un vieux manoir abandonné qu'ils ont prévu de rénover et de revendre. Sur place, au grenier, Alicia (Verity Marks), son petit frère et sa petite sœur (Saul Elias, Zoe Fish) découvrent un vieux coffre à jouets plein à ras-bord. Mais bien vite, ces jouets commencent à prendre vie, et les plus jeunes enfants deviennent étrangement distants...

Un film fantastique/horrifique de Noël bourré de petite imperfections, mais paradoxalement bien meilleur que ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'un film de calibre DTV. Écrit et produit par le showrunner de la série Stan against Evil, ce Toys of Terror se veut en effet un hommage direct aux films des années 90 (on pense aux productions Full Moon), avec animation en stop-motion, sens du macabre familial, et clichés inhérents au genre.

Mais ici, un travail notable a été apporté au visuel : lumières, intérieurs, tout est un bon niveau au-dessus du DTV lambda, au point que l'on se demande parfois si la production n'a pas profité des décors d'un film au budget plus confortable pour tourner son scénario (et si ce n'est pas le cas, félicitations au directeur artistique, car le manoir est particulièrement crédible et gothique à souhait).

Les jouets, à l'identique, sont un mélange de vintage 80s crédible (vieille console de jeu, abeille rétro) et d'objets victoriens assez glauques, et leur animation volontairement un peu datée leur donne un certain charme.

C'est d'ailleurs ce charme qui fait que le film fonctionne mieux qu'il ne le devrait sur la seule base de son script. Entre sa famille recomposée et pluri-ethnique, sa nounou étrange mais pas tant que ça, ses mises à mort volontairement cheesy (l'attaque du sapin tueur !), l'illustration musicale et le soin apporté à la composition de ses plans, Toys of Terror a un charme certain.

Ça n'en fait pas un bon film, mais en comparaison de la plupart des DTV, c'est suffisant pour atteindre la moyenne.

3.25/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 10 - Les 12 rendez-vous de Noël (2020)

Publié le 4 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Les 12 rendez-vous de Noël (On the 12th Date of Christmas - 2020) :

À la fois exubérante et réservée, Jennifer (Mallory Jansen) travaille pour une société spécialisée dans les chasses au trésor urbaines. Pour Noël, elle se retrouve associée avec Aidan (Tyler Hynes), un cadre bourru, pour concevoir une chasse au trésor de dernière minute, avec pour thème les 12 Jours de Noël. Pour les deux employés rivaux, une même promotion à la clef...

Encore une fois, je remarque que Hallmark fait quelques efforts au niveau des métiers et des thématiques de leurs films : certes, ce On the 12th Date of Christmas n'est qu'une variation sur ces habituels téléfilms où deux cadres (généralement des publicitaires) doivent faire équipe malgré eux, etc, mais ici, c'est fait avec une certaine énergie et une décontraction tout à fait agréable, qui esquive les clichés habituels en les traitant avec suffisamment de naturel et en les intégrant de manière logique à l'intrigue.

Et puis il faut bien dire que le duo principal aide beaucoup à faire passer la pilule : Mallory Jansen est efficace et sympathique (même si elle devrait changer de styliste...), et Tyler Hynes n'est pas loin d'un Nathan Fillion dans son attitude et dans son jeu.

On pourra regretter une fin un peu précipitée, et une réaction un peu abrupte de Jennifer dans le dernier quart d'heure, Hallmark oblige, mais dans l'ensemble, c'était plutôt une bonne surprise.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 08 - Noël au Château (2020)

Publié le 3 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël au Château (Chateau Christmas - 2020) :

Pianiste internationale réputée mais pleine de doutes, Margot (Merritt Patterson) revient au Château Neuhaus, un hôtel de luxe, pour y passer les fêtes de fin d'année en famille, et retrouver le goût de la musique. Sur place, cependant, elle rencontre Jackson (Luke MacFarlane), son ex, qui tente de la convaincre de prendre part au concert de Noël annuel du Château...

Troisième téléfilm Hallmark visionné cette saison, et déjà, on commence à repérer une tendance dans les thématiques : le cliché de la musicienne ultra-talentueuse dont la carrière est au point mort et qui retrouve l'inspiration en même temps que l'amour.

C'était déjà le cas dans Christmas Tree Lane, c'est le cas ici, et j'ai cru comprendre qu'il y avait plusieurs autres téléfilms Hallmark à venir fonctionnant sur des notes similaires (sans mauvais jeu de mots).

Par chance, ici, ça fonctionne mieux qu'avec Alicia Witt. Peut-être parce que comme Merritt Patterson n'est pas, à ma connaissance, une pianiste de niveau international (contrairement à Witt qui est musicienne IRL), le récit ne se sent pas obligé de se centrer (autant que dans Christmas Tree Lane) sur ses tourments d'artiste et sur une performance tellement exceptionnelle qu'elle sauve Noël.

Ici, il n'y a pas de rue commerçante ou de village à sauver, mais simplement un concert à organiser, avec des musiciens à recruter, un gérant d'hôtel plutôt sympathique (le toujours fiable Jess Hutch) et un déroulé relativement agréable à suivre.

Après, ça reste un téléfilm mineur, malgré un couple principal à l'excellente alchimie, et des clichés (légèrement) détournés : pas sûr que le tout reste particulièrement dans les mémoires. Mais pour le moment, ça reste un peu au-dessus du reste de la saison Hallmark.

3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 07 - Discarding Santa (2018)

Publié le 3 Décembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Noël, Review, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Discarding Santa (2018) :

En 2010, les autorités municipales de Leitchfield, Kentucky, prennent la décision d'interdire la moindre mention ou image de Santa Claus durant le mois de décembre, pour tenter de décommercialiser cette fête. Mais comme Jason Kemp (James Armstrong), officier de police local, s'en aperçoit bien vite, cette décision est plus facile à prendre qu'à appliquer, surtout lorsque des événements surnaturels commencent à survenir en ville...

Un found footage festif pas désagréable à suivre, malgré des défauts techniques trahissant clairement sa nature de métrage indépendant assez amateur : interprétation très inégale, rendu visuel assez mitigé (aidé cependant par une réalisation entièrement en plans fixes de caméra de surveillance, ou en plans au caméscope), prise de son médiocre, et continuité inexistante (comme en témoigne cette horloge murale géante qui trône dans la cuisine, face caméra, et qui reste bloquée sur la même heure à tout moment du jour comme de la nuit).

Et puis il y a ce rythme assez faiblard, qui donne lieu à des scènes manquant cruellement de rythme et d'énergie. On le voit, rien de vraiment bon à se mettre sous la dent... et pourtant, je n'ai pas détesté. Peut-être parce que le format amusant, qui finit en Paranormal Activity de Noël, change un peu du tout-venant des téléfilms festifs. Ou peut-être parce que le tout ne se prend jamais trop au sérieux, évitant de tomber dans le piège pourtant évident de la pseudo-War on Christmas tant décriée par la droite américaine, et qui aurait très bien pu devenir le sujet du métrage.

Allez savoir.

2.5/6 (même si ça ne les vaut pas forcément)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 06 - Coup de foudre dans l'allée des sapins (2020)

Publié le 2 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Musique

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Coup de foudre dans l'allée des sapins (Christmas Tree Lane - 2020) :

Parce que la rue commerçante de Christmas Tree Lane a été rachetée par un développeur immobilier qui a décidé d'en expulser tous les occupants, Meg (Alicia Witt), propriétaire d'un magasin de musique, décide de réunir toute la communauté pour tenter de sauver le quartier, en organisant un grand festival de Noël. Pour l'aider, elle peut compter sur Nate (Andrew Walker), un séduisant architecte qu'elle vient de rencontrer, et qui est, en secret, chargé du projet immobilier CTL...

Une comédie romantique Hallmark Movies & Mysteries qui n'a rien de Movies ni de Mysteries, qui ressemble clairement à un téléfilm Hallmark générique, centré autour d'une prestation musicale d'Alicia Witt, et qui aurait aussi bien pu être diffusé directement sur la chaîne principale.

Clairement filmé par un temps ensoleillé, Christmas Tree Lane nous ressert ainsi la partition habituelle des métrages Hallmark : apologie du Noël à l'ancienne et des rues commerçantes traditionnelles, opposés à un méchant développeur immobilier (mais vraiment, il faut voir les membres du conseil d'administration qui ricanent tous de bon cœur quand l'un d'entre eux explique la situation de la CTL *soupir*) qui a perdu le vrai sens des fêtes de Noël, héroïne décidée et artiste à la meilleure copine afro-américaine, architecte au grand cœur et au tempérament d'artiste, grand spectacle avec levée de fonds pour sauver Noël, passages obligatoires du cahier des charges Hallmark (choix du sapin, patinage en couple, etc)...

Et le vrai problème, c'est qu'une fois de plus, on nous vend le personnage d'Alicia Witt comme une artiste talentueuse... et que lorsque vient pour elle le moment de se produire, on a droit à une chanson insipide et générique, qui nous fait dire "tout ça pour ça". Surtout qu'ici, elle passe tout le métrage a nous expliquer qu'elle refuse de chanter, qu'elle a une chanson en tête depuis des années mais qu'elle n'est pas prête à la chanter en public, etc. En somme, on fait monter la sauce pour pas grand chose.

Après, je dois dire que ça se regarde, et qu'il y a néanmoins du mieux dans les clichés : le "mensonge" de Nate est révélé au bout de 45 minutes, et tout de suite pardonné suite à une explication adulte et mature ; il n'y a pas de rivalité amoureuse avec l'ex de Nate, qui est là pour aider, et on évite le cliché du businessman aigri et cynique détestant Noël, en faisant de Nate un protagoniste aimant autant les fêtes de fin d'année que Meg.

Rien que pour ça, ça vaut la moyenne, même si honnêtement, je ne suis indulgent que parce que c'est le début de la saison, et que les clichés Hallmark ne m'ont pas encore épuisé.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 05 - L'Étrange Noël de M. Andersen (2016)

Publié le 2 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest, Norvège

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

L'Étrange Noël de M. Andersen (Snekker Andersen og Julenissen - 2019) :

Dans les années 50, Mr Andersen (Trond Espen Seim), un menuisier passionné par Noël, quitte un instant sa famille pour se déguiser en Père Noël et leur distribuer ses cadeaux. Mais une mauvaise chute, dans la forêt, l'amène à rencontrer le véritable Santa Claus (Anders Baasmo Christiansen), qui lui propose un marché : le Père Noël ira rendre visite à la famille d'Andersen (Ingeborg Raustøl, etc), pour lui rendre le goût des fêtes et du merveilleux, si Mr Andersen, lui, passe quelques heures avec la famille de Santa (Johanna Mørck, etc), qui se sent délaissée pendant la tournée du vieux bonhomme...

Assez déçu par ce long-métrage norvégien (qui, honnêtement, ressemble plus à un téléfilm qu'à autre chose, avec sa durée d'à peine plus de 65 minutes) de Noël, qui adapte un livre pour enfants populaire dans ce pays. Déçu, parce que bien qu'ayant pleinement conscience des limites des films festifs produits dans les pays nordiques - budget limité, rendu très "studio", interprétation simpliste, ainsi qu'une certaine naïveté - , j'ai eu du mal à me passionner pour ce conte de Noël au rythmé décousu, manquant cruellement d'énergie ou de direction.

La faute au format, mais aussi à une caractérisation assez caricaturale de la famille de Mr Andersen, entre son épouse autoritaire et grincheuse et ses deux enfants aînés, désabusés, qui n'hésitent pas à mettre le feu au Père Noël pour prouver qu'il n'est pas réel et que c'est leur père déguisé (!!!).

En face, du côté de la famille du Père Noël, on est dans la simplicité et dans les costumes approximatifs, mais ça passe encore. Le baiser échangé par Andersen et la Mère Noël, déjà moins : le métrage tente un peu de le justifier façon quiproquo amusant de vaudeville, lorsque l'épouse d'Andersen embrasse, de son côté, le Père Noël en croyant que c'est son mari déguisé, mais Andersen/Mère Noël n'a pas cette excuse. C'est le baiser d'une mère de famille qui se sent seule, et qui décide de faire une mini-infidélité à son époux avec le seul homme qui passe Noël avec elle...

Une idée un peu incongrue et triste, dans un tel métrage, et qui se combine aux personnages humains peu sympathiques pour donner un tout très mitigé, pas aidé par une narration en voix off qui arrive ponctuellement comme un cheveu sur la soupe.

Après, ça reste gentillet et ça se regarde facilement, en plus d'avoir un motif musical assez joli, mais dans l'ensemble, je suis resté assez dubitatif.

2.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 04 - Jingle Bell Bride (2020)

Publié le 1 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Jingle Bell Bride (2020) :

Parce qu'elle doit préparer le mariage d'une cliente excentrique, Jessica Perez (Julie Gonzalo) part en urgence pour l'Alaska pour y trouver une fleur rarissime ne poussant qu'à Noël. Là, elle rencontre Matt (Ronnie Rowe Jr.), un divorcé séduisant qui s'occupe justement de ces fleurs, et qui va l'accueillir dans sa famille lorsqu'une tempête la bloque sur place...

Premier téléfilm Hallmark de la saison, un téléfilm adapté d'un roman, et que j'aurais aimé apprécier un peu plus. Sur le papier, en effet, ce Jingle Bell Bride avait de quoi me plaire : une actrice principale sympathique, un couple mixte (c'est tellement rare !), un récit façon fish-out-of-water en Alaska (Men in Trees me manque), de la neige...

Et puis non, la mayonnaise n'a pas vraiment pris à mes yeux : oui, Gonzalo est une présence toujours appréciable... mais elle surjoue pas mal, et ses réactions et son enthousiasme sont un peu forcés ; oui, la mixité du couple est quasi-inédite chez Hallmark... mais son alchimie est assez discutable ; oui, un passage en Alaska est sympathique... mais c'est un Alaska de pacotille, comme souvent chez Hallmark, avec neige synthétique et tournage au Canada ; oui, la diversité est un plus... mais impossible de ne pas se dire qu'à trop vouloir répondre aux critiques sur l'absence de diversité de ses téléfilms, la chaîne a surcompensé : une héroïne latina (et sa famille), un love interest afro-américain (et sa famille), une cliente asiatique (et sa famille), sans même parler des nombreux figurants natifs-américains, noirs, indiens (ou clairement choisis pour leur ethnicité floue - la mairesse, le pilote) tous réunis dans un village d'Alaska pourtant présenté comme ayant à peine une centaine d'habitants.

Ah, et bien sûr, il y a les deux personnages caucasiens principaux, la patronne froide et distante, et la rivale professionnelle, blonde et hypocrite... mais ces deux personnages sont des clichés récurrents des productions Hallmark, donc difficile d'y voir un véritable produit d'un tokénisme woke inversé.

Les clichés, parlons-en, d'ailleurs : comme trop souvent, le script est cousu de fil blanc, et il en est d'autant plus frustrant - héroïne citadine carriériste, grosse promotion en vue, rivale manipulatrice, petite ville charmante au festival de Noël, traditions locales, love interest divorcé qui a choisi sa bourgade traditionnelle et sa famille à la grande ville où il  a un temps vécu, préparation d'un mariage... Il y a bien la fin qui se démarque un peu, avec le couple principal qui se retrouve à la ville et y reste définitivement, mais c'est peu.

Bref, tout cela aurait pu fonctionner (et visiblement, le téléfilm a été plutôt bien accueilli par les spectateurs américains), mais sans être mauvais, je suis resté plutôt de marbre devant Jingle Bell Bride.

Un petit 3/6, et encore...

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 03 - La Reine des Neiges 2 (2019)

Publié le 1 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

La Reine des Neiges 2 (Frozen II - 2019) :

Désormais reine d'Arendelle, Elsa (Idina Menzel) semble pourtant troublée : un chant énigmatique qu'elle est la seule à entendre l'amène à partir vers le Grand Nord, en compagnie d'Anna (Kristen Bell), d'Olaf (Josh Gad), de Kristoff (Jonathan Groff) et de Sven. Là, dans une forêt étrange, elle tente de percer le secret de ses origines et de ses pouvoirs...

Ce n'est pas nouveau : je ne suis pas un très grand fan du premier Frozen, un métrage un peu bancal qui doit le plus gros de sa popularité à sa chanson-titre et à ses visuels franchement réussis. Sans surprise, donc, je ne suis pas non plus particulièrement convaincu par cette suite, une suite qui, malheureusement pour elle, n'a pas la chance d'avoir un titre phare instantanément culte pour dissimuler ses faiblesses.

À commencer par le scénario, un scénario comme toujours assez laborieux dans sa structure, dans son agencement musical (le début, avec ses nouvelles chansons toutes les trois minutes, est assez pénible), dans ses choix narratifs (le film fait un peu marche arrière sur l'évolution des personnages du premier film ; il semble constamment jouer "les bouche-trous" et tenter de trouver, à postériori, des origines et des explications à ses personnages, quitte à affaiblir d'autant l'arc narratif et dramatique du premier Frozen ; il propose des révélations éventées, et tente de faire croire à des morts peu plausibles), dans son développement (la géographie est assez floue, les personnages secondaires tous sous-développés) et dans ses choix "politiques".

Il y a en effet quelque chose d'assez problématique dans les gros clichés bien patauds utilisés par le film : la tribu nordique (sorte de croisement un peu générique entre les Samis lapons, les Inuits et les Natifs-américains) ethnique, paisible et en communion avec la nature ; les méchants colons européens qui viennent les exploiter ; Anna et Elsa, qui malgré leur apparence totalement caucasienne, se découvrent métisses de ce peuple étrange (leur mère était apparemment la seule de la tribu à ne pas être typée) ; Anna la white savior qui sauve la tribu de cette exploitation, rétablit la paix, répare le mal qui a été fait, et va s'installer parmi les siens à la fin du film...

Ajoutez à cela une histoire de Cinquième Élément un peu bancale (surtout que les quatre éléments en question sont assez peu inspirés, visuellement), des chansons fades au possible (Into the Unknown est répétitive et souffre des aigus stridents et criards de Menzel ; Lost in the Woods est une power ballad 80s amusante à voir mais dénuée d'intérêt musical ; The Next Right Thing tombe un peu à plat ; il n'y a que Show Yourself qui fonctionne un peu, grâce à sa mise en scène), et des enjeux peu probants... et voilà, un métrage qui peine à convaincre, et qui, pour le coup, aurait fait un DTV (ou une exclusivité Disney +) plutôt satisfaisant.

Après, le film reste esthétiquement superbe, bien interprété, et a été un succès (inévitable) au box-office. Mais j'ai trouvé le tout nettement inférieur au premier métrage, qui était plus maîtrisé dans ses thématiques et dans son traitement.

2.5/6   

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 02 - Coup de foudre pour l'apprenti du Père Noël (2020)

Publié le 30 Novembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Lifetime

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Coup de foudre pour l'apprenti du Père Noël (Christmas Unwrapped - 2020) :

Jeune journaliste bloggeuse et ambitieuse, Charity Jones (Amber Stevens West) enquête, pour Noël, sur le financement de l'association caritative NSB, qui organise chaque année, pendant 12 jours, des événements festifs suivis d'une distribution de cadeaux personnalisés et hors de prix. D'autant que le fondateur de NSB, Erik Gallagher (Marco Grazzini), prétend que son seul fournisseur est le Père Noël en personne...

Sur un postulat de départ déjà plus ou moins vu (la jeune journaliste ambitieuse qui enquête sur un bon samaritain à Noël, ça a déjà été fait, notamment avec Jennie Garth) cette comédie romantique Lifetime (produite par Tiffany Haddish) s'avère plutôt agréable à suivre, malgré quelques scories qui l'empêchent de s'élever bien plus haut que la moyenne.

Au nombre des points forts, on peut compter sa distribution - Amber Stevens West est sympathique (son personnage désabusé et rigide, nettement moins), Grazzini est convaincant, et dans l'ensemble, tout le monde est plutôt juste ; ses décors naturels - le téléfilm a été tourné à Ottawa durant l'hiver dernier, la neige est réelle, et on sent bien que les acteurs n'ont pas très chaud lorsqu'ils sont en extérieur ; et la touche de magie de Noël, avec ce Père Noël bien réel et qui agit en filigrane... ça fait toujours plaisir.

Mais comme je le disais, le tout n'est pas dénué de défauts, principalement imputables à l'écriture : les dialogues ont tendance à être emplis de platitudes (notamment dans la bouche de Charity), les rebondissements ne sont pas très surprenants (voire même sont particulièrement forcés - le quiproquo de dernière minute), et dans l'ensemble, si ce n'est pas désagréable à regarder, ça reste très très classique.

Un petit 3.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Christmas Yulefest 2020 - 01 - Feast of the Seven Fishes (2019)

Publié le 30 Novembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Yulefest, Italie, USA

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Feast of the Seven Fishes (2019) :

Alors que les festivités de Noël 1983 battent leur plein et que la famille Oliverio, un clan italo-américain installé sur les rives du fleuve Monongahela, préparent la fête des sept poissons, Tony (Skyler Gisondo), l'un des jeunes hommes de la famille, rencontre Beth (Madison Iseman), une jolie blonde protestante issue d'une famille aisée et traditionaliste. Aussitôt, c'est le coup de foudre, et les Oliverio invitent Beth à partager leurs traditions, au grand dam de certain(e)s...

Une très sympathique comédie festive indépendante écrite et réalisée par Robert Tinnell à partir de ses souvenirs de jeunesse, ce Feast of the Seven Fishes est loin d'être parfait (problèmes de rythme, de structure) mais s'avère néanmoins une tranche de vie très agréable à suivre. Cette plongée dans les traditions d'une famille italienne forcément bruyante bénéficie d'une distribution très attachante (outre Gisondo et Iseman, il y a aussi Joe Pantoliano, Ray Abruzzo, etc), de personnages secondaires excentriques, et n'oublie pas de développer des sous-intrigues qui sentent le vécu (à défaut d'être forcément toujours indispensables ou bien intégrées).

Je mentirais en disant que le film est une réussite totale, et un classique du même acabit que A Christmas Story : ce n'est pas le cas, c'est un peu brouillon, et ça manque d'énergie. Mais dans l'ensemble, ça reste tout de même un petit film qui change beaucoup des romances festives interchangeables de rigueur à cette époque de l'année, et ce quand bien même tout serait centré sur une romance toute aussi importante.

4/6 pour le capital sympathie de l'ensemble, pour la grand-mère et pour le couple principal.

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

commentaires

Blog Update ! - Novembre 2020

Publié le 29 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

En novembre, confinement pour tout le monde, et explosion du nombre des visites sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas forcément surprenant, car aux USA comme en France, la diffusion des téléfilms de Noël a déjà commencé, et ces films attirent un public conséquent. Mais pour le moment, le blog se concentre sur des métrages plus classiques, en attendant la Christmas Yulefest de décembre prochain...

#1308 : Borat - Nouvelle Mission (2020) - 4/6

#1309 : Happy Happy Joy Joy - The Ren & Stimpy Story (2020) - 4.5/6

#1310 : Sang d'Acier (2017) - 2/6

#1311 : House Broken (2010) - 2.25/6

#1312 : Tenet (2020) - 2/6

#1313 : Todd McFarlane - Like Hell I Won't (2020) - 3.5/6

#1314 : On the Rocks (2020) - 3/6

#1315 : Mon grand-père et moi (2020) - 3/6

#1316 : Qui a peur des monstres ? (2020) - 2.5/6

#1317 : Les Nouveaux Mutants (2020) - 2.5/6

#1318 : La Nuit où on a sauvé Maman (2020) - 2.25/6

#1319 : Into the 8th Dimension (2016) - 4.25/6

#1320 : Enter the Fat Dragon (2020) - 2.5/6

#1321 : Voyage vers la Lune (2020) - 3/6

#1322 : Ava (2020) - 2.25/6

#1323 : Mucho Mucho Amor, la Légende de Walter Mercado (2020) - 4/6

#1324 : Le seul et unique Ivan (2020) - 3.75/6

#1325 : Legacy of Lies (2020) - 2.5/6

#1326 : Friendsgiving (2020) - 3.5/6

#1327 : National Lampoon's Thanksgiving Family Reunion (2003) - 1/6

---

# Bilan :

Un petit mois, coincé entre l'Halloween Oktorrorfest d'octobre dernier et le Christmas Yulefest de décembre, et qui a passé en revue une vingtaine de métrages des plus éclectiques : de l'action, du documentaire, de la comédie, du film familial et quelques nouvelles sorties, qui arrivent toujours au compte-goutte compte tenu de la pandémie

Pas forcément énormément de métrages ultra-mémorables, cela dit, et comme d'habitude, les documentaires restent une catégorie assez homogène, qualitativement parlant : Mucho Mucho Amor est agréablement kitsch, Into the 8th Dimension revient sur le phénomène culte Buckaroo Banzai, Like Hell I Won't retrace la carrière de Todd McFarlane, et Happy Happy Joy Joy l'histoire compliquée de la série Ren & Stimpy.

À côté de tout cela, le seul métrage qui se démarque un peu du lot est Borat 2, qui finit bien naturellement dans la catégorie Film(s) du mois.

---

# Film(s) du mois :

Borat 2, donc, facilement en tête de ce classement, à la fois pour son culot, son humour et le fait qu'il soit totalement d'actualité. Juste derrière, Le seul et unique Ivan, un film familial Disney + bien sous tous rapports et totalement inoffensif, qui rappelle beaucoup le Dumbo de Burton, mais en réussi.

 

# Flop(s) du mois :

Passons sur National Lampoon's Thanksgiving Family Reunion, un téléfilm totalement raté, et sur Sang d'Acier, un Jackie Chan à tendance science-fiction du pauvre, particulièrement médiocre, et mentionnons ce cher Christopher Nolan, qui avec son Tenet se prend les pieds dans le tapis de sa propre réputation et de son ambition, pour se vautrer totalement dans un métrage imbitable.

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

---

# Petit écran :

Un mois plutôt agréable sur le front des séries, avec notamment un series finale déjanté pour Kimmy Schmidt : Kimmy contre le Révérend (2020), un début de saison dynamique et prenant pour The Mandalorian, et une suite épique pour la saison 1 de Primal.

À part ça, je reste toujours aussi mitigé sur The Boys après la saison 2 de la série Amazon et sur la fin de saison 1 de Star Trek Lower Decks, qui n'est clairement pas ce que je recherche dans la franchise Star Trek. D'ailleurs, en parlant de Star Trek, le début de la saison 3 de Discovery m'a brièvement donné l'espoir de quelque chose de mieux construit et de mieux écrit, mais j'ai toujours des doutes assez conséquents sur la qualité globale de la série...

Et puis n'oublions pas le retour en fanfare de Sygbab, pour un ultime bilan Supernatural concluant une rétrospective qui lui en aura fait voir de toutes les couleurs...

 

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

---

# À venir :

Dès le 30 novembre, les Téléphages Anonymes passent officiellement à l'heure de Noël, pour la Christmas Yulefest 2020 : au programme, comme chaque année, deux films de Noël passés quotidiennement en revue, et ce jusqu'à mi-janvier (il y en a un bon paquet à rattraper, comme tous les ans !).

Pour les plus curieux d'entre vous, retrouvez bien évidemment la liste de tous les films de Noël déjà passés en revue dans le cadre des Yulefests des années précédentes en cliquant ici (index saisonnier) ou ici (index alphabétique) !

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1327 : National Lampoon's Thanksgiving Family Reunion (2003)

Publié le 27 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Télévision, USA, TBS, Thanksgiving

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

National Lampoon's Thanksgiving Family Reunion (aka Holiday Reunion - 2003) :

Pour Thanksgiving, Mitch Snider (Judge Reinhold), un anesthésiste, a décidé d'accepter l'invitation d'un cousin mystérieux, Woodrow (Bryan Cranston). Avec sa famille (Hallie Todd, Meghan Ory, Calum Worthy), il traverse donc le pays pour loger chez Woodrow, Pauline (Penelope Ann Miller) et leurs deux enfants (Britt Irvin, Reece Thompson)... pour un séjour des plus excentriques et inattendus.

Un téléfilm TBS lorgnant très fortement sur Le Sapin a les Boules (classique indéboulonnable de la franchise National Lampoon), mais qui n'en a absolument aucune des qualités et de l'humour.

Les grandes lignes sont pourtant présentes (au point de frôler le plagiat à peine maquillé) : la famille aisée qui rencontre des cousins rednecks (la mère de famille est hippie new age, Woodrow est un Deadhead - un fan de Greatful Dead, les enfants sont déglingués) et passe des fêtes calamiteuses avec eux, avant de se serrer les coudes et de sympathiser à la toute fin... les différents rebondissements... la chanson titre (Holiday Reunion)...

Mais rien ne fonctionne : l'humour est affreusement plat, alors même que tout le monde surjoue affreusement (Cranston en tête, qui semble se croire dans une sitcom Disney, avec une perruque fauchée sur le crâne) ; c'est visuellement ultra-étriqué, typiquement télévisuel et puant les décors de studio à plein nez (tout ce qui concerne les extérieurs) ; la caractérisation est générique et quelconque ; ce n'est pas rythmé ; et peut-être plus gênant, ça n'est pas du tout festif.

On est clairement dans un métrage tourné au printemps ou en été (la nature, les champs, les fleurs, tout est ensoleillé et verdoyant), et Thanksgiving n'occupe que 90 secondes du métrage, au mieux (c'est probablement la raison pour laquelle le film a été renommé Holiday Reunion pour sa sortie DVD : c'est plus générique, global et passe-partout).

Bref, c'est mauvais de bout en bout et assez mal rythmé, le fruit du travail de deux scénaristes spécialisés dans les sitcoms familiales, notamment pour Disney.

1/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1326 : Un Dîner de folie (2020)

Publié le 26 Novembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thanksgiving, USA, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Un Dîner de folie (Friendsgiving / Dinner with Friends - 2020) :

Abby (Kat Dennings), jeune lesbienne cynique, espère passer un Thanksgiving décontracté avec sa meilleure amie Molly (Malin Akerman). Mais celle-ci, récemment séparée et mère d'un jeune enfant, est déjà en couple, avec un séduisant anglais philanthrope et musclé, Jeff (Jack Donnelly), et ce repas de Thanksgiving se transforme bientôt en Friendsgiving, lorsque tout l'entourage d'Abby et Molly se joint à la fête : Helen (Jane Seymour), la mère délurée de Molly ; Gunnar (Ryan Hansen), son ex acteur ; Rick (Andrew Santino) et sa compagne Brianne (Christine Taylor), botoxée au point de ne plus avoir la moindre expression ; Lauren (Aisha Tyler) et sa famille ; Claire (Chelsea Peretti), devenue shaman ; et de multiples inconnus, invités par les uns et par les autres...

C'est Thanksgiving aux USA, et donc, naturellement, passons une comédie de Thanksgiving en revue (produite par Ben Stiller et avec son ex-femme dans un rôle secondaire), avec ici une simili-famille recomposée assez chaotique et bordélique, centrée autour de Malin Akerman. Un film plutôt sympathique à regarder, à vrai dire, pour peu qu'on ne soit pas allergique au numéro habituel de Kat Dennings, en mode "amère, sarcastique et geignarde", un mode désormais bien rodé, mais qui frôle fréquemment le pilotage automatique.

Les autres personnages sont amusants et assurent le spectacle, même si certains d'entre eux passent un peu à la trappe (Rick et Brianne ne servent pas à grand chose dans l'histoire ; Chelsea Peretti est sous-exploitée), et de manière générale, l'écriture et la réalisation sont relativement efficaces, surtout pour une première réalisation.

Après... si le portrait de cette amitié féminine indéfectible est tout à fait regardable, ça ne casse pas pour autant trois pattes à un canard boiteux, et ça ne reste pas forcément dans les mémoires. Mais pour une comédie de Thanksgiving, ça fait l'affaire.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1325 : Legacy of Lies (2020)

Publié le 25 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, Ukraine, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Legacy of Lies (2020) :

Douze ans après l'échec d'une mission en Ukraine et la mort de sa compagne, Martin Baxter (Scott Adkins), du MI6, sert désormais de videur dans une boîte de nuit londonienne, et élève seul sa fille Lisa (Honor Kneafsey). Jusqu'à ce que Sacha (Yuliia Sobol), une journaliste dont le père a trouvé la mort lors de l'échec de Baxter, ressurgisse dans la vie de ce dernier : aussitôt, le duo devient la cible de multiples agences de renseignements, et lorsque Lisa est kidnappée par les Russes, Baxter doit reprendre du service...

Un thriller d'action politique co-produit par l'Ukraine, et qui dépeint la Russie comme les grands méchants manipulateurs de cette histoire, de manière assez actuelle, puisqu'on parle ici de Novichok, d'empoisonnements, de méthodes soviétiques, etc.

De quoi permettre à Scott Adkins de jouer un peu dans un autre registre, celui de l'ex-espion torturé, à la dérive, hanté par le souvenir fantomatique de sa compagne... mais bon, l'intérêt s'arrête plus ou moins là, en fait : le film est regardable sans être passionnant, il s'essouffle progressivement, manquant un peu d'arts martiaux et de dynamisme, et le tout joue trop la carte des manipulations de barbouzes pour vraiment rester intéressant.

La fin en suspens n'est pas désagréable, cela dit.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1324 : Le seul et unique Ivan (2020)

Publié le 24 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Drame, Jeunesse, Review, USA, Disney+

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le seul et unique Ivan (The One and Only Ivan - 2020) :

Vedette d'un petit spectacle animalier dans un centre commercial américain, Ivan (Sam Rockwell) est un gorille paisible, ravi de son existence tranquille sous la supervision de Mack (Bryan Cranston) et de Julia (Ariana Greenblatt), la fille de l'un des employés. Jusqu'au jour où une petite éléphante timide, Ruby (Brooklynn Prince), rejoint son groupe : confrontée au traumatisme de la jeune arrivante, livrée à elle-même, et aux difficultés financières du spectacle dont il est la star, Ivan va remettre en question son petit confort, et tenter de répondre à l'appel de la nature...

Un long-métrage Disney + plutôt mignon et sympathique, avec une distribution efficace (Ariana Greenblatt surjoue un peu, mais rien de grave ; Brooklyn Prince est impeccable), des effets numériques très réussis (les animaux sont tous convaincants), et un propos qui n'est pas sans rappeler le Dumbo de Burton, en plus attachant et en plus réussi (notamment parce que ce One and Only Ivan n'a pas l'obligation d'être le remake d'un film culte).

Ces similitudes assez nombreuses (y compris la toute fin) sont probablement la raison du passage de ce métrage par la case Disney +, plutôt que par les salles de cinéma en post-COVID. Mais après tout, ce n'est pas forcément un mal : Ivan est gentil(let), relativement touchant, et malgré quelques facilités d'écriture évidentes, le film reste un divertissement tout à fait honorable, d'autant plus si l'on a des petits, à la maison, qui aiment les animaux.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1323 : Mucho Mucho Amor, la Légende de Walter Mercado (2020)

Publié le 23 Novembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Télévision, Review, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mucho Mucho Amor, la Légende de Walter Mercado (2020) :

Documentaire Netflix consacré à Walter Mercado, voyant excentrique de la télévision latino-américaine, sorte de croisement portoricain entre Elizabeth Tessier, Paco Rabanne, Liberace et Michou, et dont l'influence flamboyante s'est brusquement éteinte lorsqu'il a disparu des ondes durant les années 2010, suite à des disputes contractuelles avec son manager, et à des problèmes de santé.

Un personnage excentrique qui nous est totalement étranger, mais qui a clairement profondément marqué plusieurs générations de latino-américains (120 millions de spectateurs quotidiens !), comme le prouve cette rencontre avec un Lin-Manuel Miranda ébloui par la star de son enfance, ou encore la popularité des memes Walter Mercado sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que le bonhomme a de quoi plaire (même ironiquement) aux générations plus jeunes : kitsch, nostalgique, il a toujours arboré une image flamboyante, queer et non-binaire (même s'il refuse de l'avouer, Walter est certainement clairement gay, vivant avec son "assistant" depuis plusieurs décennies et décorant son intérieur surchargé et clinquant de photos d'Oscar Wilde et autres livres LGBTQ) rarissime dans les sociétés latino-américaines.

Et puis il y a le message de Walter : un message astrologique combinant les préceptes de toutes les religions, un message toujours positif, prêchant l'amour de soi et des autres - plus qu'un simple astrologue, Walter se rapprochait souvent d'un motivational speaker incitant son public à se montrer bon, généreux, et optimiste.

Alors oui, tout ça se faisait de manière flamboyante, dramatique, théâtrale et assez risible. Mais ça marchait. Et ses ennuis professionnels, notamment avec son manager sans scrupules (interrogé dans le documentaire, et sans le moindre remords - vu comment Walter parle de lui, ainsi que les photos de l'époque, on ne peut que se demander si leur relation est vraiment toujours restée professionnelle) ont détruit cet ancien acteur, danseur et artiste en représentation constante, qui se décrivait pourtant comme une force de la nature.

Le documentaire se termine sur un Walter assistant à l'inauguration, en 2019 à Miami, d'une exposition étant consacrée aux 50 ans de sa carrière : l'homme retrouve alors un peu d'énergie, de mystique et de prestance, malgré l'âge, la maladie et la fatigue. Une véritable résurrection pour Walter... qui a fini par s'éteindre deux mois plus tard.

Un documentaire sympathique (bien qu'un peu complaisant - on sent qu'ils ne voulaient pas risquer d'écorner le mythe) qui dresse le portrait d'une figure à part de la télévision latino, une institution au carrefour des sexes, des métiers et des disciplines.

4/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1322 : Ava (2020)

Publié le 20 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Ava (2020) :

Tueuse à gages travaillant sous la supervision de Duke (John Malkovich), Ava (Jessica Chastain) peine à concilier son passé d'alcoolique, sa conscience et son talent pour le meurtre commandité. Jusqu'au jour où une mission tourne mal, par la faute de renseignements erronés : Ava devient alors la cible de sa propre organisation, et de Simon (Colin Farrell), qui la dirige...

Un thriller globalement très classique (le pitch "un tueur à gage exceptionnel devient la cible de l'organisation qui l'emploie habituellement" est particulièrement basique) qui n'a comme intérêt que sa distribution, et encore : Chastain a tendance à jouer son personnage de manière un peu trop impassible, et reste assez quelconque dans les scènes d'action ; Jess Weixler et Geena Davis sont assez antipathiques en sœur et mère de l'héroïne ; Malkovich est en mode mineur ; Common n'est vraiment pas exceptionnel ; et Colin Farrell joue les méchants moustachus et impitoyables.

Alors ça se regarde, d'autant que ce n'est pas trop mal filmé (même si c'est sans génie, et que les scènes d'action restent approximatives, avec des bruitages forcés), mais dans l'ensemble, c'est du niveau d'un actioner DTV, ni plus ni moins (encore que, un DTV aurait probablement des scènes d'action plus percutantes), et toute la dernière ligne droite manque d'ampleur.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1321 : Voyage vers la Lune (2020)

Publié le 19 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Musique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Voyage vers la Lune (Over The Moon - 2020) :

Parce qu'elle veut prouver à son père veuf (John Cho) que l'amour est une force éternelle, et qu'il ne devrait donc pas oublier sa femme décédée et se remarier, la jeune Fei Fei (Cathy Ang) décide de partir pour la Lune, afin d'y trouver la déesse Chang’e (Phillipa Soo), réputée pour avoir vécu une tragédie amoureuse et pour rêver de retrouver son bien-aimé. Elle construit donc une fusée et, avec son lapin Bungee et son futur demi-frère Chin (Robert G. Chiu), elle s'élance dans les cieux...

Un film d'animation ambitieux signé Netflix, produit par le studio chinois Pearl Studio (une filiale de Dreamworks) et réalisé par Glen Keane, une légende de l'animation Disney, depuis la Petite Sirène jusqu'à Raiponce, en passant par Aladdin, la Belle et la Bête, etc.

Et c'est bien là que le bât blesse : si techniquement et visuellement, ce Voyage vers la Lune impressionne et n'a rien envier aux productions Dreamworks (pour peu que l'on accroche à l'esthétique très fluo/néon de la Lune et de ses habitants, le film est visuellement somptueux et abouti), si l'animation est ultra-expressive et dynamique, et si le message sur le deuil est plutôt touchant (ça aide que le scénario ait été écrit, à la base, par une mère malade pour sa fille), Over The Moon reste constamment dans l'ombre de Disney et de Pixar.

On a en effet systématiquement l'impression de voir la formule Disney/Pixar appliquée mécaniquement à un script, un peu comme si l'on avait pris Coco (aux thématiques similaires), Vice Versa (pour les visuels lunaires) et qu'on avait transposé le tout à la culture chinoise, en lui rajoutant deux-trois notes de modernité clichée qui font un peu tâche (la déesse de la Lune qui nous fait un numéro de pop-star moderne, le duel de ping-pong) et beaucoup de chansons (les chansons sont très nombreuses, et malheureusement, pour la plupart, insipides).

Ajoutez à cela des péripéties et des antagonismes assez artificiels (la caractérisation de Chang’e est vraiment aléatoire), et l'on se retrouve avec un film qui amusera probablement les plus jeunes, mais risque de lasser rapidement les adultes. Ce fut mon cas, puisque j'ai progressivement commencé à décrocher à partir de l'arrivée sur la Lune, alors que les créatures bizarres se multipliaient (Ken Jeong en chien/Olaf-bis, des Angry Birds motards, etc), et que le récit se perdait dans des rebondissements inutiles et des numéros musicaux gratuits, uniquement là pour rallonger la sauce.

Bref, une petite déception tout de même, malgré les nombreuses qualités techniques du métrage : on peut saluer le désir de faire un film d'animation à destination du public d'origine asiatique, mais c'est trop calibré, trop calculé et trop déjà vu pour être particulièrement mémorable.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1320 : Enter the Fat Dragon (2020)

Publié le 18 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Review, Romance, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Enter the Fat Dragon (Fei lung gwoh gong - 2020) :

Le superflic chinois Fallon Zhu (Donnie Yen) commence à prendre du poids après avoir été relégué à la salle des archives et avoir été plaqué par sa fiancée, l'actrice Chloé Song (Nikki Chow). Envoyé en mission au Japon, et avec l'aide de sa traductrice Maggie (Jessica Jann), et de Thor (Wong Jing), un ami ancien flic, il va devoir alors lutter contre le crime local en utilisant son savoir-faire et ses talents d'artiste martial... malgré ses kilos en trop.

En 1978, Sammo Hung jouait dans Enter The Fat Dragon, une parodie des films de Bruceploitation qui mettait en valeur les talents de l'acteur et comédien au gabarit improbable. Et donc, voici en 2020 un nouveau film portant le même titre, mais ne partageant rien d'autre avec l'original, pas même un caméo de Sammo (pourtant initialement prévu).

En lieu et place d'une histoire de jeune paysan rondouillard arrivant en ville et se battant contre de petites frappes, on a droit à un flic quinquagénaire superhéros qui prend du poids après avoir été plaqué et confiné dans un bureau.

En lieu et place d'un jeune Sammo impressionnant par ses actions physiques, on a un Donnie Yen vieillissant, avec perruque évidente et fond de teint abusif, qui a des problèmes de couple (avec une partenaire de 20 ans de moins) et enchaîne les cascades ultra-câblées ou numérisées, engoncé dans un costume de gros en latex.

Forcément, le charme opère nettement moins. J'avoue, j'ai eu du mal à accrocher à cette comédie d'action qui tente de renouer avec un certain style hong-kongais des années 80-90, mais ne parvient qu'à paraître gentiment forcée et frustrante, alourdie par les interrogations existentielles du protagoniste, sa romance compliquée, les problèmes de couple de Thor, etc...

Après, il est vrai que dès qu'un film asiatique est trop câblé (ou du moins, qu'il l'est de manière trop voyante, et que ce n'est pas, éventuellement, justifié par des pouvoirs magiques ou que sais-je encore), j'ai tendance à avoir du mal à adhérer à la proposition.

Là, non seulement c'est hyper-câblé, de manière très voyante, mais en plus, le tout est très caricatural, avec bruitages de cartoon, post-synchro constante et approximative, contraste Chine/Japon pataud, humour laborieux, décors (clairement) de studio, etc.

Pas convaincu, en ce qui me concerne, malgré quelques jolis moments de chorégraphie.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1319 : Into the 8th Dimension (2016)

Publié le 17 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Documentaire, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Into the 8th Dimension (2016) :

Si je suis tout à fait franc, je dois avouer que Les aventures de Buckaroo Banzai à travers la 8e dimension, ce film inclassable de 1984, m'a toujours laissé perplexe, et ce depuis ma plus tendre enfance.

Gros bordel relativement incompréhensible, bourré d'idées improbables et décousues, de concepts bricolés de toutes parts, d'idées métaphysiques et scientifiques compliquées, Buckaroo Banzai est le prototype même d'un film culte : une œuvre de genre obscure et approximative, tellement décalée qu'elle ne peut que plaire à un nombre limité de spectateurs, lesquels vont totalement adhérer à cette proposition artistique.

Et quand l'un des membres de l'équipe du film finit ici par dire, sans hésiter, que Buckaroo Banzai est un film de stoner, ce fut une révélation : oui, effectivement, il y a de cela dans ce film et dans cette grosse collision d'images, de personnages et d'idées, qui ont notamment aussitôt trouvé un écho au sein des populations étudiantes américaines.

Into the 8th Dimension, documentaire de plus de deux heures proposé à l'occasion de la sortie du Blu-Ray du film, revient ainsi en long, en large et en travers sur cet ofni décalé, dont on comprend très rapidement que sa genèse a été aussi brinquebalante et compliquée que l'est le produit fini.

Tous les intervenants de ce film (sauf Ellen Barkin et Jeff Goldblum) participent au documentaire, et s'expriment ainsi sur le métrage de 1984, dont ils conservent un souvenir très positif : pas de véritables tensions au sein de l'équipe (celles-ci étaient réservées à David Begelman, le patron de la Columbia, et antagoniste constant des scénaristes et du réalisateur), et tout au plus quelques pincettes prises lorsque les acteurs évoquent Peter Weller, et son approche très "artistique" de son métier.

On sent ainsi que le bonhomme était parfois capricieux, mais pas forcément au point de ruiner le tournage de ce qui était un film très collaboratif, où toutes les idées étaient prises en compte, quelle que soit leur provenance.

On apprend aussi que Tom Hanks et Michael Keaton avaient été pressentis pour le rôle principal (ce qui aurait clairement donné un film encore plus improbable !), et que, selon ses participants, l'échec du film est clairement à imputer à une campagne publicitaire et promotionnelle totalement à côté de la plaque, le studio ne sachant pas comment vendre le film.

Mouais : on peut aussi se dire que le film, en soi, était tellement excentrique et confus qu'il en était presque invendable, et qu'un tel échec était plus ou moins inévitable.

Quoiqu'il en soit, Into the 8th Dimension est un documentaire exhaustif, complet et intéressant, qui revient de manière ludique sur un film culte qui n'aura jamais connu de suite... et honnêtement, ce n'est pas forcément plus mal : l'étrange alchimie qui a donné naissance à l'aura bizarre de Buckaroo n'aurait probablement pas été au rendez-vous, et cela aurait rétroactivement dilué l'impact du premier opus.

4.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires

Un film, un jour (ou presque) #1318 : La Nuit où on a sauvé Maman (2020)

Publié le 16 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Nuit où on a sauvé Maman (The Sleepover - 2020) :

Lorsque des criminels s'introduisent un soir chez eux et kidnappent leurs parents (Malin Akerman, Ken Marino), Clancy (Sadie Stanley), son frère Kevin (Maxwell Simkins), et leurs amis Lewis (Lucas Jaye) et Mimi (Cree Cicchino) découvrent soudain que la mère de Clancy et Kevin, Margot, est une voleuse internationale repentie, placée dans le programme de protection des témoins. Aux quatre enfants de tout faire pour sauver ces adultes, embarqués dans une sombre affaire pour le compte de la pègre, aux côtés de Leo (Joe Manganiello), l'ex-fiancé de Margot...

Que se passe-t-il lorsque Netflix décide de faire sa propre version des Spy Kids, mais sans la folie ou l'énergie de Roberto Rodriguez, et sans le budget ? On se retrouve avec ce Sleepover, une comédie jeunesse affreusement générique, qui aurait très bien pu être diffusée telle quelle sur Disney Channel lorsque cette dernière produisait encore des D-com familiales.

C'est assez plat, ce n'est pas très rythmé (tout en étant assez court), les personnages sont des clichés ambulants (le petit asiatique névrosé et sa mère oppressante, la copine latina dévergondée, le petit frère rondouillard, Ken Marino dans le rôle particulièrement ingrat du père de famille incapable), et il n'y a aucune véritable surprise à attendre du script ou de sa mise en images : ça occupera probablement les plus jeunes, mais les adultes peineront sans doute à rester intéressés par le récit cousu de fil blanc.

Mwébof.

2.25/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

commentaires
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>