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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Oktorrorfest 2012 - 03 : Grave Encounters 2 & Evidence

Publié le 13 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Grave Encounters 2 :

Le premier Grave Encounters était relativement honorable, à défaut d'être particulièrement palpitant ou mémorable. Sa suite, malheureusement, décide de jouer la carte du métadiscursif, en marchant dans les pas de Blair Witch Project 2, et de l'overzetaupe : ici, on suit un jeune wannabe réal américain et sa bande de potes idiots, fumeurs, fétards, etc, qui décident d'enquêter sur le mystère du premier film Grave Encounters, et de partir au Canada sur les traces de ses protagonistes.

Premier problème : la moitié des "jeunes américains" parle avec un accent canadien facilement repérable pour qui est habitué. Second problème : tout comme BWP2, ça tourne rapidement en rond, une sorte de vanity project qui ne va nulle part, et se contente de singer le film original sans rien apporter d'intéressant, si ce n'est en rajouter trois tonnes dans l'outrancier et le n'importe quoi (les fantômes qui s'improvisent cameramen).

Mais comme là, les personnages sont particulièrement agaçants, ça ne passe pas. Du tout.

1/6

Evidence :

Un found footage qui tient globalement la route pendant 45 minutes, alors que l'on suit les mésaventures forestières de deux couples en plein tournage de documentaire/camping.

Ça ne joue pas trop mal, les réactions sont relativement crédibles, et dans la forme, c'est assez honorable... mais à mesure que les quatre protagonistes sont confrontés à une (ou plusieurs) créatures mystérieuses, ça se délite lentement, tandis que la réalisation multiplie les effets de parasitage vidéos jusqu'à l'overdose, que ça beugle dans tous les sens, et que le tout devient une énième histoire d'infectés particulièrement cheaps et ridicules (torse nu ou masque à gaz, et rien de plus à signaler).

2.25/6

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Oktorrorfest 2012 - 02 : Werewolf - The Beast Among Us & Megan is Missing

Publié le 11 Octobre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, Found Footage

Werewolf : The Beast Among Us : 

DTV produit par Universal sur des chasseurs de garou (dont Ed Quinn d'Eureka en rebelle solitaire et ténébreux au passé mystérieux) qui vont dans un petit village d'Europe de l'Est pour traquer un übergarou.

Niveau production, c'est un peu au dessus d'un DTV Syfy, même si ça partage beaucoup des mêmes qualités (production en Europe de l'Est) et des mêmes défauts (budget limité, jeu très très inégal, effets spéciaux à l'identique, scénario basique) ; mais malheureusement, ça ne sort jamais des sentiers battus, avec un enchaînement de clichés pas possible, un garou dont l'identité est transparente, et beaucoup trop de meublage.

Et puis je reste toujours perplexe quant à la décision d'intégrer un certain personnage en guise de chasseur, et de tenter de renverser la vapeur à la fin en faisant du garou un être mécompris.

2/6 pour le dernier quart d'heure.

Megan is Missing :

Un found footage/documenteur de plus, qui suit ici les vidéos d'Amy, 13 ans, coincée et un peu nunuche, et de Megan, 14 ans, son complet opposé (elle a un passé tourmenté, couche avec tout ce qui bouge, se drogue, etc), qui disparaît un jour mystérieusement.

Ce n'est pas nouveau, le genre du found footage est en pleine explosion, une explosion qui a donné énormément de daubes (en tête, les Paranormal Activity), et quelques perles particulièrement réussies (Lake Mungo, par exemple). Pourquoi un tel ratio ? Parce que pour beaucoup de réalisateurs et de producteurs, la mode du found footage est une aubaine : pas besoin d'acteurs célèbres, de budget faramineux, d'effets spéciaux, d'un grand réalisateur, il suffit d'une idée, et de quelques caméras.

Malheureusement, tout n'est pas aussi simple, et sans quelqu'un avec une vision, un script fort, et des acteurs de talent devant la caméra, le found footage ne fonctionne pas. Pire, il s'avère un genre plus complexe à réussir qu'un film d'horreur lambda. La forme même du genre met en péril la suspension d'incrédulité du spectateur : un film normal représente une réalité, et donc peut se permettre plus de largesses avec le réalisme ; un found footage insiste sur la réalité de ce qu'il présente à l'écran, et par conséquent la moindre erreur ou improbabilité est d'autant plus rédhibitoire.

C'est d'ailleurs là que MiM, notamment, perd totalement pied. Les deux actrices ont 7-9 ans de plus que leurs personnages, et ça se voit ; la majeure partie de leurs échanges via webcam paraît robotique et apprise par coeur, ce qui empêche totalement de s'immerger dans le film, qui paraît constamment artificiel ; et quand arrivent les événements dramatiques, non seulement les flashes infos kitschouilles achèvent de tuer la suspension d'incrédulité, mais en plus on s'est déjà tellement désintéressé du sort des deux personnages que la fin (et son torture porn à rallonge) laisse de marbre.

Du moins, ce fut le cas pour moi, et pour une poignée de personnes de ma connaissance ; d'autres, eux, étaient sur le bord de leur siège, et parlent de film exceptionnel.

Personnellement, j'ai trouvé ça globalement assez risible, et absolument pas crédible.

1/6

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Les bilans de Lurdo - The H.P. Lovecraft Collection : vol. 1 à 3

Publié le 9 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, BBC, Lovecraft

The HP Lovecraft Collection

#1 : Cool Air :

Premier volume d'une collection de cinq moyens-métrages au format 45 minutes, adaptant des nouvelles de Lovecraft et/ou lovecraftiennes, sur lesquelles je suis tombé en me baladant en Albanie (quel beau pays).

Du format Masters of Horror, donc.

Le premier volume, Cool Air, reprend donc la nouvelle du même nom, en lui appliquant un traitement noir et blanc/musique grandiloquente/cadrages horreur gothique. Pas désagréable du tout, bien qu'un peu bavard, budget ultra limité oblige, mais visuellement, c'est réussi, et les acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, donc c'était plutôt sympathique.

Si les autres volumes sont de cet acabit, ça devrait s'avérer intéressant.


 

#2 : Rough Magik :

Un pilote BBC qui n'a pas connu de suite, dans lequel une branche du gouvernement enquête sur le sacrifice humain effectué par une mère de famille à une entité antédiluvienne (en gros, c'est Torchwood + Cthulhu + le RPG Delta Green).

Donc de suite, on se dit que ça va être beaucoup plus professionnel dans sa présentation, et que ça a du potentiel... mais ça reste malheureusement assez mal foutu, fauché, et le refus de la chaîne est finalement plutôt compréhensible : la narration en flashbacks est bordélique, la réalisation bancale et très années 70s, la bande originale est par moments une photocopie des nappes de synthétiseur des Griffes de la Nuit, et globalement, les acteurs sont en roue libre, pas aidés par des dialogues laborieux.

Dommage, il y avait de quoi faire avec un show de ce genre, façon Enquêteurs du Paranormal contre Cultistes fanatiques.


 

#3 : Out Of Mind:

Un postulat simple : Randolf Carter, un artiste contemporain, hérite de son oncle, d'un vieux grimoire poussiéreux, et lorsqu'il en lit quelques passages à voix haute, il commence à avoir des visions d'êtres innommables et indicibles, et des flashbacks de la vie de son oncle, en correspondance écrite avec Lovecraft.

Le tout narré en parallèle par un HP Lovecraft qui nous guide au travers de sa création du Mythe et des rêves.

Très bien interprété (bien qu'un peu bavard), une ambiance typiquement lovecraftienne, visuellement réussi (la bestiole entraperçue mise à part), bref, facilement le moyen métrage que je préfère des trois vus jusqu'à présent. Comme quoi, c'est faisable d'adapter Lovecraft sans trop en montrer.

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Rêves et Cauchemars (2006)

Publié le 13 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, TNT

Mini-série de huit épisodes diffusés en 2006 sur la chaîne TNT, Rêves et Cauchemars est passée assez inaperçue à son apparition sur les petits écrans américains. Ne bénéficiant ni du budget ni de la publicité des autres adaptations télévisuelles de King, cette mini-série a beau posséder une distribution intéressante, elle est en effet un peu trop inégale pour convaincre totalement.

Dans le désordre, quelques impressions de visionnage :

1x02 - Crouch End :

Un couple en vacances à Londres se perd à Crouch End, portail vers une dimension lovecraftienne...

Je me souvenais un peu de la nouvelle originale, du moins de quelques passages... et là, et bien... c'est Masters of Horror 2.5. Avec ce que ça sous-entend qualitativement. Jeff Beal à la musique, sympathique... le couple est très attachant, c'est assez joli visuellement... mais effectivement, c'est du lovecraftien très classique, en moins bien, et sans réelle tension : les sfx sont moches, les persos ont des réactions peu naturelles face aux évènements (ils perdent instantanément pied... ou alors c'est qu'ils surjouent constamment, je sais pas - surtout Forlani, qui a dû prendre des cours de comédie à la Tom Welling School of Acting), la réal alterne le bon et l'hideux, ça passe d'un truc à un autre sans s'y attarder, et la fin ne fonctionne pas très bien, la faute aux mauvais SFX du chat... Paglop, donc.

2/6

1x01 - Battleground :

L'affrontement sanguinaire entre un tueur à gages, et les petits soldats envoyés par sa dernière victime, patron d'une entreprise de jouets...

Une nouvelle dont je me souvenais très bien... et cette version, écrite par le fils Matheson, et réalisée par le fils Henson, est assez marrante. William Hurt est bon, Mia Sara passe à l'écran, l'absence de dialogue ne gêne pas du tout, les sfx sont plutôt bons... Par contre, l'épisode aurait clairement gagné à être amputé des 10 premières minutes illustrant le meurtre, qui auraient facilement pu être résumées en quelques phrases au début de l'épisode, pendant le passage de Hurt à l'aéroport... et un peu plus de rythme n'aurait pas été le malvenu... mais c'est quand même fun.

4/6

1x05 - The Road Virus Heads North :

Un auteur de romans d'horreur achète un tableau sinistre dont il s'inspire... mais bientôt le tableau commence à montrer les images d'évènements dramatiques réels.

Aucun souvenir de la nouvelle si ce n'est le pitch de base... La version épisode, elle, est très bof. La réalisation est très moyenne, pleine d'effets bancals, le rythme n'est pas génial, et l'adaptation est dénuée de rythme ou de suspense : on devine le dénouement dès le premier changement du tableau, et après, tout se déroule de manière systématique, presque machinale, avec des mini-intrigues secondaires, et des personnages qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à donner un peu de profondeur au perso de Berenger... L'absence de conclusion n'aide pas, tout comme la musique trip-hop/jazz/je sais pas quoi, gentiment soûlante... Bref...

2/6

1x04 - The End of the Whole Mess :

Agonisant, un réalisateur narre l'expérience menée par son frère, un vrai génie, décidé à mettre un terme à la violence de la société, quel qu'en soit le prix...

Absolument aucun souvenir de celui-là non plus, donc un épisode abordé avec un esprit frais... Bon point, la présence de Ron "Office Space" Livingston. Et dans une moindre mesure, celle de Henry "E.T." Thomas, même si sa tête me rappelle trop le désastreux Chocolate. À part ça, des sfx très limités... heureusement, car s'ils devaient tous être comme le bébé qui parle, ça aurait été un vrai carnage. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas concentré tous le budget effets spéciaux dans le premier épisode, pour le coup. Sinon, un très chouette épisode, assez touchant, et très bien interprété.

4.5/6 

1x03 - Umney's Last Case :

Un écrivain s'insère dans son nouveau roman, pour tenter d'obliger son personnage principal, Umney, à prendre sa place dans la vie réelle...

Ah, celui-là, je l'ai adoré. En même temps, je suis fan de l'ambiance noire des 30s, et de Macy donc, là, c'était parfait pour moi, avec ce face à face auteur/création. Pas parfait, cela dit, avec quelques moments de surjeu un poil trop flagrant, mais rien de rédhibitoire. Et puis la réal était jolie.

4.5/6

1x06 - The Fifth Quarter :

La chasse au trésor d'un détenu, prêt à tout pour mettre la main sur de l'argent volé et dissimulé...

Aucun souvenir de la nouvelle non plus. Un épisode sans aucun passage surnaturel, ça fait un choc, mais pourquoi pas. Bowman s'amuse à faire comme dans Day Break, il rajoute des effets purement gratuits, comme du ralenti, des jump-cuts, des trucs comme ça... pas utile. Sinon, l'histoire en elle-même est pas déplaisante, mais loin d'être exceptionnelle. C'est solide, porté par de bons acteurs, mais en fin de compte (attention, paradoxe) il se passe plein de choses sans que rien vraiment ne se produise de manière crédible (tout arrive sans réelle difficulté, il arrive, il bute un gars, il repart, le tout en 4 minutes chrono, ça s'enchaîne, c'est trop rapide, et trop survolé... il y aurait pourtant de quoi en faire un long-métrage, de cette histoire, en développant un peu). Un épisode moyen.

3/6

1x08 - You Know They Got A Hell Of A Band :

Un couple arrive à un endroit assez étrange, où les fantômes des stars de la musique sont tous présents...

Beaucoup plus space, celui-là... mais pas moins fun, avec Steven Weber qui débarque avec sa femme dans une ville étrange au milieu de nulle part, où vivent toutes les stars disparues du rock'n'roll... une ville que l'on ne quitte pas facilement. Très (trop ?) Twilight Zone, effectivement, comme ils le font remarquer...

4/6

1x07 - Autopsy Room Four :

Mordu par un serpent venimeux, un homme perd conscience, et entre dans un état catatonique, qui l'amène à assister impuissant à sa propre autopsie...

Voix-off un peu saoûlante, mais ça se laisse regarder, sans plus. La scène du serpent dans l'ascenseur est particulièrement moche et ratée, mais à part ça, c'est parfois amusant. De là à en faire un épisode de 45 minutes....

3/6

 

Bilan :

Sur huit épisodes, le bilan est très mitigé : près de la moitié des épisodes peine à atteindre la moyenne, tandis que l'autre moitié ne s'élève finalement pas très haut (deux épisodes sympas, sans plus, et deux bons épisodes qui ont tout de même des défauts évidents). Cela dit, ce n'est pas pire que le bilan des Masters of Horror et autre Fear Itself, donc après tout... et le générique et sa musique, très Tales from the Crypt dans l'esprit, sont très sympathiques, ça aide.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 10

Publié le 5 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Action, Télévision, Lifetime

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Vampirella (1996), de Jim Wynorski :

Une vampirette extra-terrestre venue de la planète Drakulon arrive sur Terre à la poursuite de ses ennemis jurés...

Très vague adaptation du comic-book, un DTV kitschissime, anti-sexy au possible et cabotin, avec un Daltrey en roue libre, une Talisa Soto qui joue faux, et du grand nawak dans tous les coins, sans parler d'un scénario bancal, bourré de trous improbables, et extrêmement mal construit.

0.25/6, mais un bon 6/6 pour Daltrey qui est à fond dedans, et court dans tous les sens en agitant sa petite cape.

The Road (2009), de John Hillcoat :

L'épopée d'un père et de son fils, sans-abris dans un futur post-apocalyptique...

Glauque, désespéré, déprimant, visuellement très réussi et crédible, et très bien interprété, mais le tout manque un peu de rythme pour emporter totalement l'adhésion. La faute à trop de flashbacks, peut-être.

4/6

Freakdog / Red Mist (2008), de Paddy Breathnach :

Une bande de jeunes internes/étudiants en médecine provoque accidentellement le coma d'un épileptique un peu autiste. Prise de remords, l'une des  internes décide alors d'injecter au patient une drogue expérimentale de son invention, avant qu'il ne soit débranché par les autorités... mais au lieu de reprendre connaissance, le comateux se trouve soudain capable de projection astrale, une projection astrale qui peut prendre possession de n'importe qui, et qui veut se venger.

Un métrage qui prend tranquillement son temps à se mettre en place, avant de virer au slasher assez basique et pas très inspiré.

2.25/6 pour son cast sympatoche (Andrew Lee Potts, Sarah Carter, l'asiatique de Doctor Who 6x07, mais aussi Squirrel Kebbel, et un clone de Keira Knightley). 

L'Esprit d'une Autre (Secrets In The Walls - 2010), de Christopher Leitch :

Une mère et ses deux filles s'installent dans une nouvelle demeure, pour y recommencer leur vie. Mais les murs de la bâtisse cachent un sinistre secret...

Un DTV / téléfilm Lifetime, avec ce que ça implique de clichés, de scènes familiales, de terreur-gentillette-et-inoffensive et de récit convenu rythmé par les coupures pubs.

Bref, ça ne vaut pas grand chose en soi, mais c'est un peu sauvé par l'interprétation honorable de Jeri Ryan, de Peyton R. List, et de la frangine Panabaker.

À part ça, pas grand chose à signaler tant c'est balisé. Et ici ou là, il y a quelques trous dans le scénario, qui n'aident pas, d'autant que le script, en lui-même, souffre déjà d'un meublage certain, et d'une illustration musicale un peu forcée.

2.25/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 9

Publié le 4 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Drame, Histoire, Télévision, Syfy

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Triple Combo Eliza Bennett :

F (2010), de Johannes Roberts :

Un instituteur traumatisé par l'un de ses élèves violents reprend du service après trois mois de récupération, mais est désormais alcoolique, parano, et colérique. Et lorsqu'il avertit tout le monde d'une montée de la violence dans les parages, personne ne l'écoute... jusqu'à ce que son lycée soit assiégé par un groupe d'assaillants mystérieux yamakazis.

Avec Eliza Bennett dans le rôle de la fille rebelle du prof.

Une sorte de Assaut on Precinct 13 ou d'Eden Lake in a school pas vraiment maîtrisé, ni réfléchi : le rythme est inégal, l'ambiance assez moyenne, les personnages globalement antipathiques, et la mayonnaise ne prend pas, la faute à un scénario qui préfère jouer la carte de la non-explication et du mystère plutôt que d'apporter un peu de fond au tout. La musique forcée, façon comptines, n'aide pas non plus, tout comme les jump scares.

2.25/6

Roadkill (2011), de Johannes Roberts :

Une bande de jeunes en vadrouille en Irlande renverse une gitane, qui les maudit ; Un Krakoukass oiseau roc en CGI foireux les traque alors un à un, en même temps que la famille en colère de la gitane.

Même réalisateur que F, pour un téléfilm Syfy typique du genre : c'est fauché, parfois approximatif dans le jeu, et supra basique dans son scénario et ses rebondissements. Eliza Bennett a un joli décolleté, cela dit, et reste la moins tête-à-claques du lot, mais vu qu'elle meurt à mi-film...

1.5/6 

From Time To Time (2009), de Julian Fellowes :

1941 : un jeune garçon arrive dans le manoir familial où vit sa grand-mère. Rapidement, pour s'occuper, il explore les environs, et s'aperçoit bien vite qu'il est capable de voir le passé de manoir, et ses occupants, comme autant d'apparitions fantomatiques. À lui alors de résoudre le mystère de la demeure...

Un costume drama anglais totalement typique du genre, du créateur de Downton Abbey, avec ce que ça implique d'acteurs talentueux, de décors naturels et de réalisation classieuse, mais aussi de ficelles habituelles du genre.

Un récit convenu, donc, mais qui se laisse bien regarder, avec notamment Maggie Smith, et Eliza Bennett en jeune fille aveugle avec qui le héros communique via les couloirs du temps.

3/6

Bereavement (2010), de Stevan Mena :

Préquelle/standalone d'un autre film du même réalisateur, sur un gamin insensible à la douleur kidnappé par un psychopathe fondamentaliste, qui décide alors de lui apprendre comment tuer les gens, à commencer par une jeune adolescente brune à forte poitrine fraîchement capturée.

On sent que le réalisateur est ambitieux, et qu'il veut faire autre chose qu'un simple slasher : les personnages sont plus développés (bien qu'ils soient très convenus), et le visuel est assez joli et réussi... mais ça ne va pas plus loin : le rythme défaillant et le récit assez convenu empêche de s'intéresser particulièrement au film, et le spectateur ne peut alors que se raccrocher au décolleté très généreux de la sympathique Alexandra Daddario (qui devrait aller loin).

2.5/6

My Soul To Take (2010), de Wes Craven :

Seize ans après la disparition d'un tueur-en-série impossible à tuer, et souffrant de personnalités multiples, sept jeunes nés le même jour se font tuer un à un par un assassin mystérieux, ressemblant trait pour trait au serial killer d'antan...

Vu en deux fois tant le récit est soporifique et balisé. Pourtant, on ne peut pas nier que visuellement, Craven sait toujours y faire. Et sa distribution adolescente est globalement assez bonne, en plus de paraître son âge (chose assez rare pour être signalée).

Mais ça se traîne, c'est bavard, et au final, c'est du slasher ultra-basique et faiblard, voire même involontairement drôle par moments.

1.5/6

Zombie Apocalypse (2011), de Nick Lyon :

Des zombies, une apocalypse, des survivants, et un tigre mort-vivant...

Syfy Channel + The Asylum = forcément un truc tout naze, sans un centime de budget, avec Ving Rhames et Crabman inside. Et un tigre zombie en CGI fauchés. Au secours.

0.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 8

Publié le 3 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Documentaire, Télévision, Jeunesse, Drame, Nickelodeon

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Never Sleep Again (2010), de Farrands & Kasch :

Documentaire de quatre heures retraçant l'histoire de la saga Freddy : rien de forcément très nouveau ou surprenant pour qui connaît un peu ses classiques et leur parcours, mais un documentaire tout en profondeur et en détails, et qui assure sur tous les plans. Par la même équipe que More Brains.

Grosse barre de rire durant tous les commentaires sur le second film et son sous-texte gay. Et ça couvre aussi Freddy vs Jason, avec un clin d'oeil bien sympathique de Jason Mewes, et une éloge funèbre de New Line assez touchante.

5/6

More Brains ! A Return to the Living Dead (2011), de Philputt :

Documentaire sur le making-of chaotique de Return to the Living Dead, avec des anecdotes amusantes, et des témoignages de tout le monde (des acteurs qui ont tous plus ou moins bien vieilli, Linnea et le narrateur exceptés, entre ceux qui baratinent clairement, ceux qui sont défoncés, ceux qui ne peuvent pas se supporter, ceux qui ont clairement couché ensemble à l'époque...) sur les conflits, les renvois, etc.

Deux heures, c'est peut-être un peu trop long pour ce que c'est, mais sinon, c'était sympathique.

4/6

A Nightmare on Elm Street (2010), de Samuel Bayer :

Freddy Krueger se venge des enfants de ceux qui l'ont tué, en envahissant leurs rêves, blablabla....

Passer un tiers du film centré sur un personnage secondaire traité comme l'héroïne, c'est profondément stupide, même lorsque la demoiselle est Katie Cassidy. Surtout, en fait, puisque la Nancy de ce remake est anti-charismatique et transparente au possible. À part Cassidy, Connie Britton + Kyle Gallner + Jackie Earle Haley + Clancy Brown + un score potable de Jablonsky + une photographie parfois inspirée = 2/6

Le reste ? Mou, insipide, mal écrit, personnages en carton (un t-shirt Joy Division, ça ne remplace pas une caractérisation solide) et toutes les bonnes idées du film proviennent directement du Craven. Sans oublier une bonne barre de rire sur la scène du site internet, et de l'asiatique qui se fait buter par Freddy en plein tournage de son videoblog.

S'il est mort avant de finir la vidéo, c'est Krueger qui l'a uploadée et postée sur le site, alors ?

Hellraiser : Revelations (2011), de Victor Garcia :

De jeunes américains en vadrouille au Mexique tombent sur la Lament Configuration : bloodshed ensues...

Je m'attendais à pire.

Bon, c'est très mauvais, ultra fauché, pas toujours très bien joué, avec des prostituées mexicaines jouées par des asiatiques, et un Pinhead calamiteux, qui fait tout s'effondrer à chaque fois qu'il apparaît à l'écran et/ou ouvre la bouche, mais il y a quelques moments qui fonctionnent... probablement parce qu'ils sont tous photocopiés du film original.

Autrement dit, comme le film ne dure que 75 minutes (génériques de début et de fin compris), pour quelqu'un comme moi qui trouve toujours quelque chose à sauver, à un degré ou un autre, dans chacune des suites du film original, ça reste une expérience supportable.

Pas forcément agréable, mais bon, c'est aussi ça, Hellraiser : savoir endurer la souffrance, pour y trouver une sorte de plaisir pervers... 

1/6

The Woman (2011), de Lucky McKee :

Un père de famille autoritaire, violent et dominateur capture une sauvageonne dans les bois, et décide de la ramener au domicile familial pour la rééduquer et la civiliser...

Je vois très bien pourquoi ça peut plaire et convaincre (le "message" du film peut prêter à interprétation, à débat, et donner l'impression d'un film ultra-profond, etc), mais j'ai trouvé le tout très maladroit et grotesque, comme souvent chez McKee : l'illustration musicale envahissante, le caractère volontairement outrancier des personnages et du récit, les personnages féminins qui tous sont traumatisés et tremblants, le visuel assez moche.... la fillette a une bonne bouille, cela dit.

2/6

Cirque du Freak : The Vampire's Assistant (2009), de Paul Weitz :

Un adolescent est contraint de devenir l'assistant d'un vampire excentrique pour sauver la vie de son meilleur ami. Et pendant que ce dernier se rapproche des forces du Mal, le héros s'installe au Cirque du Freak, où vivent tous les proches et les comparses du vampire...

On sent clairement que c'est un gros début de franchise (avortée, certes), mais ça reste éminemment sympathique, et suffisamment différent du reste des "films à franchise" pour être sympathique.

4/6

RL Stine's The Haunting Hour : Le Livre Maléfique (2007), de Alex Zamm :

Une goth (Emily Osment) découvre une boutique étrange, tenue par Tobin Bell, qui lui vend un livre mystique, à ne pas lire à voix haute... ce qu'elle s'empresse de faire pour terroriser son petit frère. Une créature horrible se réveille alors, et attaque la ville...

Une Osment pas super crédible en goth, des sfx de KNB sympas, de la mise en place et du meublage un peu trop présents... bof.

2.25/6

Fred 2 : Night of The Living Fred (2011), de John Fortenberry :

Fred a peur de son voisin, qu'il croit être un vampire...

En lieu et place de Jennette McCurdy, Ariel Winter et Daniella Monet, dans un téléfilm à thématique Halloweenesque. Fred est toujours insupportable, Monet sous-utilisée, et c'est toujours étrange de voir une ado de 13 ans en love-interest d'un grand dadais de 18 balais... mais les caméos débiles de John Cena en papa de Fred qui vit dans le frigo valent le détour.

1/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 7

Publié le 2 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Télévision, SyFy, Comédie, Jeunesse, UK, ABC

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Scream of the Banshee (2010), de Steven C. Miller :

La découverte d'un artefact médiéval par un groupe d'archéologues réveille une Banshee, qui s'en prend à tous les membres de l'équipe... 

Un téléfilm Syfy qui aurait pu être pire, et reste au final bancal et inoffensif. Pas grand chose à en dire de plus.

1.25/6

Children of the Corn : Genesis (2011), de Joel Soisson :

Une jeune femme enceinte et son mari tombent en panne près d'une ferme isolée, où vivent un Prêtre sinistre (Billy Drago), sa femme russe, et un gamin aux pouvoirs télékinétiques...

Ça n'a de CotC que le nom (forcément, puisque c'est un film uniquement tourné par Dimension pour conserver les droits de la franchise), c'est inintéressant au possible, et ça ressemble presque plus à l'épisode It's A Good Life de la Quatrième Dimension qu'à autre chose. Ah, et il y a des stocks shots de la poursuite sur l'autoroute de Bad Boys II inside.

0.5/6

Fantômes et Cie (The Great Ghost Rescue - 2011), de Yann Samuell :

Une famille de fantômes est expulsée de son château, et décide de mener une campagne nationale pour retrouver une demeure.... 

Une comédie fantômatique façon High Spirits, sans le rythme ou la bande originale de qualité, avec Vorenus en fantôme écossais en kilt. Très inégal, mais pas désagréable pour autant.

3/6

Don't Be Afraid of The Dark (1973/2011), de John Newland/Troy Nixey :

Un couple s'installe dans un manoir victorien pour le rénover, mais Sally, femme au foyer, est rapidement confrontée à des gobelins maléfiques emmurés dans une ancienne cheminée / Un couple et leur fille Sally s'installent dans un vieux manoir pour le rénover, etc...

Un téléfilm ABC pas très bien joué, qui a assez mal vieilli, mais dont les bases du récit sont solides et intéressantes.

2.5/6

Un remake supervisé par Guillermo Del Toro, visuellement superbe, et pas trop mal interprété (Bailee Madison hésite parfois entre naturel et jeu de comédienne, mais elle a une bouille suffisamment attachante pour que ça passe), mais finalement, ça reste toujours le même genre de récit typiquement DelToroien, avec le même genre de monstre (des gobelins qui ont une bonne tronche de rats, et qui semblent tout droit sortis du film The Gate), de conte, d'ambiance, tout ça, sans être vraiment rythmé ou bien écrit (le scénario est un peu un gruyère plein de trous).

Un tout petit 3.25/6.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 6

Publié le 1 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Found Footage, Thriller, Jeunesse

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

The Last Winter (2006), de Larry Fessenden :

En Alaska, les employés d'une compagnie de forage pétrolier sont confrontés à la folie et la paranoïa, alors qu'une entité étrange semble les encercler et que le climat se réchauffe... 

Un simili The Thing mâtiné de Shining en Alaska, qui malheureusement n'est pas très bien rythmé, et se délite lentement à mesure que le film progresse, que le réal nous place des images d'archives documentaires, et que les monstres (des Wendigos/caribous géants monstrueux) se font plus présents.

Un petit 3/6, malgré l'ambiguïté du tout.

Paranormal Activity 3 (2011), de Joost & Schulman :

Préquelle aux deux films précédents, qui révèle les origines mystérieuses de la hantise aux pattes de poulet qui frappe la famille de Katie...

Le premier opus était une jump scare video youtube étirée sur 90 minute, et qui fonctionnait uniquement grâce à la hype médiatique et les réflexes ataviques du spectateur, qui faisait tout le travail de peur à la place du réalisateur (forcez n'importe quelle personne à fixer un écran et à écouter le silence pendant 5 minutes, et crier lui dans l'oreille en faisant apparaître quelque chose, il sursautera, et sera ravi). Le second opus était pire, et compensait son manque d'inspiration en plaçant l'actrice principale du premier opus en bikini dans une piscine.

Là, pour le troisième opus, on remonte dans le passé, ce qui 1) pose des problèmes de continuité (d'une histoire de démon, on se retrouve avec un couvent de sorcières), 2) prive le spectateur du décolleté de Katie Featherston (qui restait le seul intérêt du tout lorsque l'on roupillait devant les deux premiers), et 3) donne lieu à un film soporifique, encore moins intéressant que ses prédécesseurs.

0.5/6

The Caller (2011), de Matthew Parkhill :

Une jeune divorcée traumatisée par son mari violent emménage dans un nouvel appartement, où elle reçoit bien vite des appels téléphoniques venus du passé. Mais son interlocutrice est instable, et décide bien vite de changer le cours de l'histoire pour obliger Mary Kee à lui parler... 

Un thriller/ghost movie/histoire temporelle assez efficace dans son genre, avec une Rachelle Lefevre toujours adorable et efficace, mais sinon, c'est stylistiquement peu finaud, et dérivatif (on pense à Fréquence Interdite, etc).

3/6

The Haunting of Molly Hartley (2011), de Mickey Liddell :

Une ado, traumatisée par la psychose meurtrière de sa mère, arrive dans un nouveau lycée, où elle tente de se refaire une vie. Mais bien vite, il apparaît que la psychose de sa mère est héréditaire, et Molly commence à faire l'expérience de phénomènes étranges...

Distribution sympathique (Hailey Bennet, Shannon Woodward, Jake Weber, Shanna Collins, et quelques autres visages familiers du petit écran), mais un récit trop balisé et convenu pour convaincre, ne serait-ce qu'un minimum. Scénarisé par un producteur/showrunner de plusieurs séries WB, on se retrouve avec un gros épisode surnaturel de Gossip Girl & co, au casting télévisuel, et aux influences trop évidentes pour ménager un semblant de suspense.

1/6 pour les quelques acteurs sympas.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 5

Publié le 31 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Science-Fiction, Jeunesse

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

The Thing (2011), de MVH Jr. :

Remake/préquelle du film culte de John Carpenter, dans lequel une chose protéïforme infiltre une base de l'Antarctique et prend possession de ses occupants, les uns après les autres... 

Quand c'est un clone du Carpenter, le film est quelconque, jouant plus la carte des jump-scares peu inspirées que celle de la tension ou de la menace constante. Quand ça tente de se démarquer du Carpenter, c'est mauvais (la partie dans le vaisseau = *soupir*), et forcé. Le tout affligé d'un rythme mollasson, et d'un score en pilotage automatique de Beltrami, en mode horreur basique.

Bref, ça a constamment le cul entre deux chaises, et ça ne convainc jamais (même les sfx, pourtant pas mauvais, sont pâlichons en comparaison des effets physiques de l'original) : un film qui ne satisfait donc ni les fans de l'original, ni (d'expérience) les fans d'horreur post 90s qui gobent tout ce qui se fait comme remake.

Un petit 2/6, pour M.E.W., et pour quelques moments pas trop vilains. 

Wrong Turn 4 : Bloody Beginnings (2011), de Declan O'Brien :

Une bande de jeunes débiles en rut se retrouve pris au piège dans un asile désaffecté, où vivent les psychopathes tueurs de la saga...

Du gore gratos, du cul gratos, et sinon, ce sont "les dégénérés à la neige", réfugiés dans un asile. Avec des jeunes très cons et très mauvais, des rebondissements quelconques, et un passage assez fatiguant avec les cris d'un acteur comme seule bande originale pendant 5-10 minutes.

1/6

Drag Me To Hell (2009), de Sam Raimi :

Une employée de banque à la recherche d'une promotion refuse un prêt à une vieille gitane, qui jette alors sur elle une malédiction fatale : l'héroïne a trois jours pour parvenir à la briser, sous peine d'être emmenée aux enfers par une Lamie au terme de ce délai... 

Revu récemment, un film qui répond parfaitement à la définition du terme "montagnes russes", tant il y a des hauts et des bas.

Dans l'ensemble, malgré quelques petits moments de flottement, ça se suit sans trop de problèmes, les personnages sont assez attachants, l'interprétation relativement juste (je mets relativement, parce que Lohman, si elle était convaincante dans les scènes intenses, que ce soit de peur ou de déterrage de cadavre, m'a paru un peu moins juste dans les moments plus calmes, comme dans la banque, où elle débitait parfois son texte sans trop y croire ; et d'un autre côté, je ne suis pas certain d'être vraiment objectif, vu que j'ai passé une partie de ces scènes à essayer de retrouver à quelle autre actrice les tics de diction de Lohman me faisaient penser...), et le métrage est dans son ensemble plutôt efficace pour ce que c'est.

Maintenant, c'est loin d'être dénué de points faibles. Niveau scénario, déjà, il faut bien avouer que c'est très basique et prévisible (en plus de recycler un vieux EC Comics/Haunt of Fear), et ce sur tous les plans (à l'instant où le sacrifice d'animal est mentionné, on devine que le chat va y passer ; à partir de l'exorcisme, tout s'enchaîne de manière ultra téléphonée, et ce jusqu'à la dernière image.) Donc ça refroidit un peu. Après, le ton général du film m'a semblé un peu hésitant. Contrairement à un Evil Dead 2, j'ai eu l'impression que Raimi se refusait ici à se lâcher vraiment, et préférait traiter la majeure partie de son film au premier degré, avec ici ou là une pointe d'humour pas trop méchante.

Et autant dans les 3/4 des scènes ça fonctionne, autant parfois, la rupture est vraiment brutale, comme dans cette scène de l'abri de jardin, qui commençait de manière efficace (l'apparition de mémé) avant de virer radicalement au cartoon, avec l'enclume ACME et des effets numériques très moyens. Dans l'absolu, pourquoi pas, mais là, en l'occurrence, la scène m'a semblé sortir de nulle part, et déplacée, alors que jusque là l'humour Raimien s'était fait plus discret (du genre un dentier ou une agrafe ici ou là, pas forcément trop appuyés).

Par contre, le possédé dansant durant l'exorcisme, le nawak du déterrage nocturne, tout cela passe très bien, d'autant qu'on en est alors à un moment du film où la présence assumée du surnaturel (caricatural ou pas) coule de source, et est le résultat d'une montée en puissance de la Lamie dans le film. Il aurait en fait fallu soit plus de sérieux, soit plus de cartoon déjanté, plutôt que de rester ainsi le cul entre deux chaises.

(et d'ailleurs, l'exorcisme aurait été le moment parfait pour caser un "I will swallow your soul"... quelle occasion ratée... )

Donc au final un film amusant à regarder, mais que Raimi aurait dû pousser encore plus loin dans ses retranchements. En l'état, c'est un hybride bancal entre un film d'horreur générique et un Raimi Evil Deadesque, ce qui n'est que moyennement satisfaisant.

3.75/6 

The Howling : Reborn (2011), de Jim Nimziki :

Un adolescent discret apprend qu'il est un loup-garou, et se découvre rapidement tous les avantages et les défauts de sa condition, tandis que le reste de son espèce est mis au courant de son existence.

Aucun souvenir de la saga originale, donc je n'ai dû voir que le premier film, qui m'avait paru bien surestimé et ridicule (l'image finale du film original, notamment, avec sa présentatrice tv garoute).

Là, un DTV en forme de relaunch, mais qui en réalité ressemble comme deux gouttes d'eau à un pilote de série MTV ou CW pour ados, ça en a l'écriture (les déblatérations du meilleur pote du héros, apprenti-scénariste, sur les règles d'or des histoires de garous, ressemblent comme deux gouttes d'eau à du Kevin Williamson), l'interprétation, le budget, et grosso modo l'intérêt.

2/6 (parce que des garous qui se battent et démolissent des murs, c'est toujours sympathique)

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 4

Publié le 29 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Species (1995), de Roger Donalson :

Des savants mettent au point une hybride humain-alien à partir d'un code ADN reçu des étoiles. Manque de chance, l'hybride meurtrier n'a qu'un seul désir : trouver un partenaire pour s'accoupler, et coloniser ainsi la terre. 

J'avais totalement oublié que Molina, Ben Kingsley, Forrest Whitaker et Michelle Williams (en version ado de Hensridge) avaient joué là-dedans. À part la musique de Christopher Young, très réussie, et le postulat de départ (alien + nudité) assumé, c'est assez mauvais, je dois dire, et donne l'impression de sortir tout droit des 80s, technologiquement parlant. La fin est assez ridicule.

1.5/6

Species II (1998), de Peter Medak :

On prend les mêmes, et on recommence, ou presque, puisque cette fois-ci des cosmonautes américains reviennent de Mars, et sont contaminés par l'ADN alien. À leur retour sur Terre, ils tentent ainsi de trouver leur "âme soeur", tandis que le projet du premier film donne naissance, de son côté, à une nouvelle Mutante.

Une suite intéressante pour ses variations par rapport au récit original, pour son monstre bien moche, et pour sa tendance au gore, mais sinon, c'est mauvais, avec un noir de service™®© qui fait des vannes calamiteuses, une réalisation faiblarde, et Madsen qui cachetonne.

2/6

Species III (2004), de Brad Turner :

Un scientifique récupère le cadavre de Natasha Hensridge, qui donne naissance à une nouvelle Mutante. Il élève cette dernière comme sa fille, mais les instincts de la créature finissent par reprendre le dessus.

T-bag de Prison Break qui fait le résumé des épisodes précédents en voix-off = *soupir*. À part ça, un DTV soporifique, dans lequel Hensridge fait un caméo de quelques minutes à peine.

0.5/6

Species IV - The Awakening (2007), de Nick Lyon :

Miranda, une jolie blonde, vit avec son oncle, professeur d'université. Mais elle ignore qu'elle est une Mutante, et lorsque la vérité est mise à jour, elle doit fuir au Mexique...

Ben Cross et Dominic Keating, ce n'est pas désagréable. Des aliens partout, à cause d'un savant fou qui clone des sex dolls à la pelle, et un duel final entre deux mutantes costumées ? Naze, mais paradoxalement assez fun.

1.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 3

Publié le 28 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Romance, UK, Documentaire, Lovecraft

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Skeletons (2010), de Nick Whitfield :

Deux "exorcistes" vont de mission en mission, pour chasser les mauvais souvenirs et effacer les sombres secrets des esprits de leurs clients... mais les deux hommes ont leurs propres secrets...

Musique très sherlockienne pour ce film typiquement british, au concept et à la mise en images très originaux. C'est très particulier, stylisé... peut-être trop, malheureusement, puisque si, comme moi, on n'accroche pas trop, on risque de rester à la porte du métrage pendant tout le film, et de s'ennuyer gentiment. Dommage.

2.5/6

Detention (2010), de James Hickox :

Des lycéens se retrouvent un soir en salle de colles, alors même qu'un esprit vengeur, victime d'une blague ayant mal tournée, décide de s'en prendre à eux un à un...

Un film ultra fauché, avec un David Carradine qui cachetonne, la fille de Robin Williams qui fait de même, et un tout assez mauvais, malgré un petit effort fait par les scénaristes sur les personnalités des personnages, et un enthousiasme indéniable dans la réalisation du vétéran Hickox.

1.75/6

Le Fantôme de mon ex-fiancée (Over Her Dead Body - 2008), de Jeff Lowell :

Kate (Eva Longoria) décède de manière impromptue, et se voit changée en fantôme. Contrainte d'assister au rapprochement de son fiancé Henry (Paul Rudd) et d'une voyante (Lake Bell) prétendant être en contact avec Kate, cette dernière décide alors de leur rendre la vie impossible...

Une comédie romantique surnaturelle basique, qui n'est guère plus qu'un Ghost avec une inversion du sexe des personnages principaux. Très convenu, pas très bien rythmé, mais la distribution sympathique et motivée sauve un peu les meubles.

2/6

Lovecraft - Fear of the Unknown (2011), de Mikael Hafstrom :

Un excellent documentaire/biographie sur Lovecraft, sa vie, son oeuvre, son influence, et ses émules. Pas forcément exhaustif, mais ça vaut largement le temps investi grâce à la présence de nombreuses interviews de réalisateurs (John Carpenter, Guillermo Del Toro, etc), et auteurs connus influencés par le Mythe lovecraftien.

4.5/6

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 2

Publié le 22 Octobre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Anthologie, Comédie

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre est le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Creepshow (1982), de Romero & King :

Anthologie d'horreur réalisée par George Romero et écrite par Stephen King, constituée de cinq segments, encadrés et reliés entre eux par un récit en partie animé.

Un film qui a assez mal vieilli, mine de rien, et qui est, tant dans son ton que dans son visuel et son intérêt, plutôt inégal.

Dans l'ordre :

- Un premier sketch largement trop surjoué et caricatural. Dommage.

- Stephen King en roue libre dans un second sketch assez vain.

- Un troisième segment plus sérieux, avec Leslie Nielsen en tueur en série. Pas désagréable.

- Un segment très sympathique sur "La Caisse". Un peu long, peut-être.

- Le déjeuner des cafards sur un vieux aigri. Pourquoi pas, mais un peu trop anecdotique pour convaincre.

3/6

Creepshow 2 (1987), de Michael Gornick :

On prend les mêmes, et on recommence, pour une suite écrite par Romero, et basée sur du King : trois segments, encadrés par un récit animé.

Un métrage plus sympathique que l'original, et qui laisse l'occasion de mieux respirer à ses récits.

Dans l'ordre :

- L'indien en bois. Mise en place réussie, mais ça se perd un peu en longueur lorsque l'indien s'anime.

- The Raft. Moyennement bien joué, mais bon, ça reste relativement efficace et marquant.

- L'autostoppeur : une musique calamiteuse (du disco que l'on croirait tout droit sorti de la série CHIPS), des monologues agaçants de l'actrice principale, et un récit maintes fois pillé depuis, mais ça reste regardable.

3.5/6

Creepshow 3 (2007), de Dudelson & Clavell :

Suite opportuniste faite par un studio préoccupé par la perte imminente de leurs droits sur la franchise, et sortie directement en dvd, sans l'aval de King ou Romero : cinq sketches dont les personnages se croisent.

Très mauvais. Non seulement les histoires sont peu inspirées, et prévisibles, mais en plus c'est fauché, et assez mal joué.

Dans l'ordre :

- Un segment tout droit sorti d'un mauvais épisodes de Fais moi peur & co, sur une télécommande magique. Médiocrement joué et bancal.

- Une radio qui discute avec son propriétaire. Assez bof, et interminable.

- Une prostituée tueuse en série rencontre un client serial-killer. Rebondissement éventé par le récit, qui s'avère sans intérêt et affreusement prévisible.

- Deux étudiants tentent de percer le mystère de la nouvelle épouse de leur professeur, une Stepford Wife parfaite. Là aussi très prévisible.

- L'autostoppeur, le quasi remake. Sans intérêt.

1.5/6

The Rite (2011), de Mikael Hafstrom :

Supposément basé sur une histoire vraie, un récit d'exorcisme et de jeune femme possédée, qu'Anthony Hopkins et son assistant sceptique vont devoir aider.

Un film d'exorcisme basique, qui accumule les clichés du genre, et qui ne vaudrait pas grand chose sans son Hopkins cabotin et possédé (toujours très amusant à regarder), et son score musical pas mauvais.

2/6

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Analyse et critique du film The World Unseen

Publié le 18 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Drame historique écrit et dirigé par Shamim Sarif, The World Unseen narre l’histoire d’amour interdite d’une mère de famille et d’une propriétaire de café, toutes deux Indiennes, dans l’Afrique du Sud des années 50. Très bien accueilli par la critique et la communauté gay/lesbienne, ce métrage sud-africain a remporté de nombreux prix à sa sortie, en 2008.

Résumé

Dans l’Afrique du Sud des années 1950, Amina (Sheetal Sheth), jeune femme indépendante d’origine indienne, tient le Location Café, un lieu d’accueil ouvert à tous, sans discrimination de race ou de religion. Elle protège ainsi son associé de couleur, Jacob (David Dennis), amoureux d’une postière blanche.

De son côté, Miriam (Lisa Ray) obéit aux conventions de son peuple et de la société. Mère de trois enfants envahissants, et épouse dévouée à son mari, l’autoritaire Omar (Parvin Dabas), Miriam est effacée et discrète. Mais lorsque Rehmat (Nandana Sen), la sœur d’Omar, épouse un homme blanc et est contrainte de fuir, Miriam finit par lui rendre visite chez Amina.

Aussitôt, Miriam est fascinée par le charme et le caractère d’Amina, et les deux femmes se rapprochent plus qu’elles ne le devraient, trouvant prétexte après prétexte pour se fréquenter, et pour vivre ensemble une histoire d’amour interdite…

Réception critique

Drame romantique historique adapté par Shamim Sarif à partir de son roman du même titre, The World Unseen est produit de manière indépendante par la réalisatrice-scénariste, financée par l’Etat sud-africain. Il sort en salles aux États-Unis fin 2008, et rapidement, reçoit de nombreuses critiques élogieuses, notamment de la part de la communauté lesbienne américaine.

Durant le premier semestre 2009, le métrage sort dans le reste du monde, où il recueille des critiques similaires. Multiprimé dans de nombreux festivals, et raflant tous les prix des South African Film & Television Awards, The World Unseen est loué pour sa description touchante d’une romance lesbienne interdite à l’époque de l’Apartheid.

Le film divise cependant ses spectateurs, et certains critiques soulignent le manichéisme et la simplicité abusive du scénario, qui a régulièrement recours à des clichés basiques, et aux figures attendues du genre de la romance impossible.

L’interprétation assez inégale des acteurs est parfois aussi critiquée, ce qui n’empêche cependant pas les membres de la distribution (notamment Sheetal Sheth), d’être récompensés à plusieurs reprises pour leurs performances.

The World Unseen
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Tout savoir sur "Michael Jackson's This Is It"

Publié le 8 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Documentaire musical créé à partir des répétitions filmées du spectacle de Michael Jackson, "This Is It" est un film de Kenny Ortega, sorti le 28 octobre 2009. Ultime occasion pour le public de découvrir Michael Jackson sur scène, le film est un succès commercial total, reflété par des critiques unanimes, louant l’hommage rendu dans ce film à l’artiste décédé.

Genèse

En 2009, confronté à des problèmes financiers, Michael Jackson prépare ses adieux au monde de la musique, au travers d’une ultime série de cinquante concerts. L’évènement, intitulé "This Is It", s’avère monumental et doit être inauguré à l’O2 Arena de Londres dès le mois de juillet.

Commence alors une période de répétitions et de préparation intenses, filmées à la demande de Jackson. Le 25 juin 2009, cependant, MJ est retrouvé mort, à moins d’un mois de son premier concert.

Kenny Ortega, chorégraphe et réalisateur des "High School Musical", est alors confronté à un dilemme de taille.

Engagé pour filmer les répétitions et mettre en place certaines chorégraphies et mises en scène du spectacle, Ortega se trouve en possession de nombreuses heures de métrage. Rapidement, la décision est prise d’en tirer un film de deux heures, afin d’offrir aux fans éplorés un dernier aperçu du talent de Jackson.

Sortie

Pendant plusieurs mois, Ortega travaille sur le montage du métrage, tandis que les dernières questions d’ordre légal se règlent devant les tribunaux. Enfin, une bande annonce voit le jour en septembre 2009 : un coup d’éclat.

Les images inédites de Michael déchaînent les passions, tout comme l’annonce d’un nouveau single, puis d’un album imminent, pour accompagner "This is It", le film.

"Michael Jackson’s This Is It" sort alors en salle le 28 octobre 2009 : aux USA, tous les billets sont vendus depuis des semaines et le métrage remporte plus de 100 millions de dollars le week-end de sa sortie. Alors, le succès ne se dément pas et "This is It" enchaîne les records, devenant le documentaire musical le plus rentable de tous les temps.

Une unanimité publique qui se retrouve chez les critiques : touchée par la sincérité de la production et le professionnalisme de Michael Jackson, la presse réserve un accueil positif au documentaire, malgré quelques réserves sur l’exploitation inévitable de l’image de Michael.

Michael Jackson's This Is It
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Analyse et critique du film "La guerre du feu"

Publié le 7 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Film français de Jean Jacques Annaud sorti en salles en 1981, "La Guerre du feu" conte le combat d’une tribu d’hommes préhistoriques et de trois de ses membres, pour survivre à l’ère paléolithique et découvrir les secrets du feu et de la communication. Succès critique et populaire, le film reçoit un Oscar et deux Césars, ainsi que de nombreuses nominations.

Résumé

Il y a 80000 ans, une guerre féroce règne entre les Wagabus primitifs et la tribu néanderthalienne des Ulams, qui possèdent un secret terrible : celui du feu. Incapables de créer leur propre feu, les Ulams défendent ainsi farouchement leur flamme contre les assauts ennemis.

Ainsi, au terme d’un affrontement sanguinaire, les Ulams sont décimés et leur feu perdu à jamais. La situation est critique et l’ancien de la tribu envoie alors ses trois meilleurs hommes, Naoh (Everett McGill), Amoukar (Ron Perlman) et Gaw (Nameer El-Kadi) à la recherche d’une nouvelle flamme.

Le trio part alors à l’aventure, affrontant des tigres à dents de sabre et la tribu cannibale des Kzamm, qui fait prisonnier des Cromagnons, les Ivakas, pour leur plaisir. Parvenant à voler le feu Kzamm, le groupe s’enfuit en compagnie de Ika (Rae Dawn Chong), une Ivaka qui se rapproche de Noah. Poursuivis par les Kzamms, les trois Ulams finissent par se séparer d’Ika, qui rentre chez elle.

Mais Naoh ne parvient pas à oublier Ika et fait demi-tour pour la retrouver. Il découvre alors les Ivakas, plus avancés que les Ulams et qui lui apprennent à faire du feu. Intégré parmi les Ivakas, Naoh refuse alors de rejoindre ses amis dans leur fuite lorsque ces derniers sont pris par la tribu.

Il finit cependant par changer d’avis et accompagnés d’Ika, les trois hommes retournent chez eux, ramenant avec eux le secret du feu et les techniques avancées des Ivakas.

Réception critique

D'une fidélité toute relative à la réalité historique, le film est coproduit avec le Canada, pour un budget de treize millions d’euros. Adapté de "La Guerre du Feu", roman de J.H. Rosny publié en 1911, le métrage sort en 1981 et reçoit aussitôt un accueil critique unanime.

Nominé pour six Césars en 1981, il remporte les prix de la catégorie "Meilleur Film" et "Meilleur Réalisateur". En 1983, après la sortie du film aux USA, "La Guerre du Feu" a reçu un Oscar pour ses maquillages, puis, la même année, il remporte cinq Genie Awards.

Guerre du Feu
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The borrowers

Publié le 6 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

L’une des nombreuses adaptations de la série de romans de Mary Norton, Le Petit Monde des Borrowers est un long-métrage anglais réalisé en 1997 par Peter Hewitt. Dans ce film, une famille humaine et une famille de lutins s’unissent pour lutter contre les plans du maléfique Potter (John Goodman), avocat bien décidé à les expulser de chez eux.

Résumé

Lorsque les parents du jeune Pete Lender (Bradley Pierce) le surprennent en train de poser des pièges dans leur demeure, ils apprennent de sa bouche que des objets disparaissent de la maison, volés par les Borrowers, des lilliputiens vivant dans les murs. En effet, la famille Clock vit tranquillement dans la même maison que les Lender, se fournissant chez eux à leur insu.

Mais les Lender ont leur lot de problèmes : dans l’incapacité de prouver que la propriété est bien sienne, la famille se résigne à un déménagement imminent, sous l'oeil intéressé de leur avocat, Ocious P. Potter (John Goodman). Après que la plus jeune Clock, Arrietty (Flora Newbigin), soit tombée dans l’un des pièges de Peter, les Lender font alors la connaissance des Clock, et leur proposent de les accompagner dans leur nouvelle demeure.

Mais pendant le transport, Arrietty et Peagreen (Tom Felton) tombent du camion, et se réfugient dans leur ancienne demeure. Là, ils tombent sur Potter, sur le point de détruire l’acte de propriété de la maison : les Borrowers le dérobent in extremis, et s’enfuient, un exterminateur (Mark Williams) aux trousses.

La poursuite s’engage alors, une poursuite qui les mène dans une usine de production de lait, puis à la mairie, où seule l’intervention d’une armée de Borrowers sauve la situation du désastre. Potter arrêté, les Lender et les Clock peuvent désormais retourner chez eux, et y vivre désormais en paix, les uns comme les autres satisfaits de leur nouvelle cohabitation.

Réception critique

Adaptation de la série de romans du même nom de la romancière Mary Norton, The Borrowers sort en salles en 1997, et est assez bien reçu par les critiques, allant jusqu’à être nominé, en 1998 et 1999, pour plusieurs récompenses : des BAFTAs du meilleur film britannique et des meilleurs effets spéciaux, plusieurs Young Artist Awards, et un Golden Reel Award remporté pour le montage sonore du métrage.

Les Borrowers inspirent ainsi, depuis leur publication dans les années 50, de nombreuses autres adaptations, qu’elles soient en prises de vue réelles (un téléfilm américain dans les années 70, une série de la BBC au début des 90s), ou en animation (Arrietty, le petit monde des chapardeurs, du studio Ghibli, sort en 2010).

The Borrowers
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Avis sur le film Taram et le chaudron magique

Publié le 6 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Dessin animé méconnu de Disney sorti en 1985 "Taram et le Chaudron magique " est un récit de fantasy mettant en scène le jeune Taram, dans une lutte contre le maléfique Roi Cornu et son armée, prêts à tout pour mettre la main sur le légendaire Chaudron magique pouvant réveiller les morts. Trop sombre pour le grand public, le film est un échec commercial.

Résumé

Commis de ferme, le jeune Taram garde les cochons de l’Enchanteur Dallben et notamment Tirelire, la truie magique de ce dernier. Lorsque celle-ci est enlevée par le Roi Cornu, Seigneur des Ténèbres, Taram n’a qu’une idée en tête : reprendre le cochon volé et aller se battre contre le maléfique sorcier, dont les hordes déciment le pays.

Mais Dallben l’avertit : si le Roi Cornu s’en est pris à Tirelire, c’est parce qu’elle seule est capable de lui montrer le chemin jusqu’au Chaudron magique, capable de ramener les morts à la vie et de les contrôler. S’introduisant malgré tout dans le château ennemi, Taram est capturé et en cellule, il fait la connaissance de la jolie Princesse Héloïse et du barde Ritournel.

Tous trois, ils parviennent à s’échapper et avec l’aide de Gurki, du Peuple des Fées et de Tirelire, ils décident de détruire le Chaudron magique avant que le Sorcier ne mette la main dessus : une quête épique qui les mène jusqu'aux trois sorcières des marais de Morva.

Mais le Roi Sorcier finit par s’emparer du Chaudron et sous le regard impuissant de Taram et de ses amis, il réveille alors l’armée des morts. Seul le sacrifice d’un innocent pourra désormais l’arrêter.

Réception critique

Adaptation des Chroniques de Prydain de Lloyd Alexander, Taram et le Chaudron magique est, en 1985, le dessin animé le plus cher de tous les temps : la faute à un procédé de transfert d’images révolutionnaire, mais coûteux.

Beaucoup plus sombre et âpre que la norme des films Disney de l’époque, Taram est par ailleurs connu pour avoir fait travailler Tim Burton en tant qu’animateur : le futur réalisateur y invente en effet des créatures improbables en tous genres, théoriquement idéales pour la noirceur du métrage.

Mais, Disney change alors de direction et Jeffrey Katzenberg prend la tête du studio. Aussitôt, il exige que bon nombre de scènes violentes soient coupées, refuse toute idée un peu trop excentrique (au revoir Burton, donc) et adoucit notablement le film.

Le résultat, assez inégal malgré une esthétique splendide, est vivement critiqué par la presse et échoue au box-office : le film devient rapidement le mouton noir de la Disney des années 1980, une réputation pas forcément méritée qui le suit encore aujourd'hui. À redécouvrir.

Disney Jeu D'atout Ducale 3- Taram
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Analyse et critique du film The Winning Season

Publié le 6 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Comédie dramatique de 2009, écrite et réalisée par James C. Strouse, The Winning Season raconte le chemin de croix et la rédemption d’un ancien basketteur alcoolique interprété par Sam Rockwell, qui retrouve goût à la vie en entraînant l’équipe féminine de basket du lycée de sa fille, avec qui il tente de se réconcilier. Assez convenu mais sympathique, ce métrage indépendant passe inaperçu à sa sortie.

Résumé

Ancien athlète professionnel (il jouait au sein de la NBA) et professeur de sport dans un lycée, Bill (Sam Rockwell) n’est plus que l’ombre de lui-même : alcoolique, divorcé, il ne parle plus à sa fille adolescente (Shana Dowdeswell), et se réfugie dans un cynisme qui l’oppose au reste de la petite communauté où il vit. Son ami Terry (Rob Corddry), cependant, est bien décidé à l’aider.

Proviseur du lycée où la fille de Bill est élève, Terry offre alors à Bill le poste d’entraîneur de l’équipe de basketball de l’établissement, au bas du classement.

Guère motivé, Bill accepte sans trop d’espoir, et déchante rapidement en découvrant les six joueuses qui composent le groupe : dissipées, pas entraînées, les filles sont plus préoccupées par leurs problèmes que par l’équipe.

Cependant, avec le temps, un lien étrange se tisse entre Bill et ses joueuses, menées par Abby (Emma Roberts), et les résultats de l’équipe finissent par s’améliorer. En parallèle, le groupe d’adolescentes essaie de conseiller leur coach sur sa relation avec sa fille… des conseils aux résultats mitigés.

D’autant que tiraillé entre le championnat de basket et sa vie de famille, Bill songe à se tourner de nouveau vers la bouteille…

Analyse critique

Film indépendant distribué par Lion’s Gate, The Winning Season est diffusé en exclusivité lors du Festival de Sundance, en 2009, puis sort dans un nombre très réduit de salles en septembre 2010.

Les critiques sont alors assez indifférents au métrage, auquel est reproché son script convenu : les personnages sont des clichés, et leur évolution est prévisible dès le début du film.

Néanmoins, la distribution éminemment sympathique du métrage parvient à maintenir l’intérêt tout du long. Ainsi, parmi les performances remarquées dans le film de Strouse, Emma Roberts, Sam Rockwell et Margo Martindale (qui interprète l’assistante de Bill) reçoivent les éloges de la critique, dans des rôles pas toujours faciles.

Finalement assez anecdotique, The Winning Season reste un métrage agréable à suivre, à défaut de révolutionner le genre, ou même de l’exploiter de manière très intéressante.

1 Sam Rockwell  at the 2009 Tribeca Film Festival  for the premiere of
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Analyse et critique du film The Pagemaster

Publié le 5 Mai 2011 par Kaoteek dans Cinéma

Film familial sorti en 1994, Richard au pays des livres magiques est un métrage hybride, mi-animation, mi-réel, réputé pour son échec tonitruant au box-office. Tourné par Joe Johnston et par plusieurs animateurs vétérans de l’industrie, le film met en scène le jeune et peureux Richard (Macauley Culkin) qui, une nuit d’orage, se trouve aspiré dans les livres d’une bibliothèque des plus étranges.

Résumé

Phobique et hypocondriaque, le jeune Richard Tyler, dix ans, se réfugie dans une étrange bibliothèque pour échapper à un orage torrentiel. Là, il croise le chemin du bibliothécaire, Mr Dewey (Christopher Lloyd) qui tente de lui trouver une carte d’abonnement, mais Richard n’en a que faire : inquiet, il glisse sur une flaque d’eau et heurte sa tête. Lorsqu’il se réveille, il est seul et s’aperçoit avec horreur que les peintures murales commencent à fondre.

Submergé par des vagues de peinture multicolores, Richard entre alors dans le monde de l’animation et est envoyé en mission par The Pagemaster, pour trouver la sortie de la bibliothèque. En chemin, il reçoit l’assistance de trois ouvrages parlants, le pirate Aventure (Patrick Stewart), la fée Conte de Fées (Whoopi Goldberg) et le bossu Horreur (Frank Welker).

Richard et les livres magiques sont alors confrontés dans leur quête à divers personnages de fiction, du Dr Jekyll (Leonard Nimoy) à Moby Dick, en passant par Long John Silver (Jim Cummings), ou encore le menaçant Dragon. Passant de monde en monde, Richard trouve alors dans la fiction une échappatoire idéale à ses peurs et ses phobies, et c’est en petit garçon plus courageux qu’il revient à la réalité au terme de sa quête.

Genèse et accueil critique

Métrage aux deux parties bien distinctes, Richard au pays des Livres magiques commence en prises de vue réelle, avant de se transformer rapidement en métrage d’animation. Un projet d’envergure, donc, qui prend à l’époque trois ans à produire et connaît plusieurs réécritures.

En effet, initialement écrit par David Casci sur une idée de Charles Pogue, le film se trouve un temps au centre d’une dispute entre le scénariste et son producteur, David Kirshner, qui tente de s’attribuer la découverte de l’idée de base : Casci est renvoyé en cours de production et son script altéré par Kirshner, qui élimine ainsi la morale de l’histoire sur le goût de la lecture retrouvé en cours de film par le héros.

À sa sortie, malgré une bande originale sympathique de James Horner, le film est démoli par la critique, qui lui reproche son scénario hésitant et brouillon : le box-office s’en ressent aussitôt et le film est un plantage absolu, ne parvenant même pas à égaler le budget investi.

The Pagemaster
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