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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #cinema catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1350 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Si tu savais (2020)

Publié le 4 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Jeunesse, Review, Romance, St Valentin, Netflix

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Si tu savais (The Half of It - 2020) :

Ellie Chu (Leah Lewis), une jeune fille sino-américaine timide et introvertie, vit dans une petite ville rurale des USA, où elle subsiste en vendant son travail scolaire à ses comparses lycéens. Jusqu'au jour où Paul Munsky (Daniel Diemer), un sportif de l'école, lui demande d'écrire pour lui une lettre d'amour destinée à Aster (Alexxis Lemire), la fille la plus populaire de l'établissement. Seul problème : Ellie est secrètement amoureuse d'Aster. Elle accepte alors d'aider Paul, et de le coacher dans sa séduction de l'objet de ses affections...

Sur le papier, cette comédie romantique adolescente avait tout pour plaire aux critiques : une réalisatrice/scénariste, qui est issue d'une minorité ethnique, et qui en plus raconte une histoire LGBTQ semi-autobiographique...

Ajoutez à cela une variation LGBTQ sur Cyrano de Bergerac, et un accent très prononcé porté à l'intellect de son héroïne et à ses connaissances littéraires, et voilà, une véritable combo des cases à cocher pour séduire les critiques woke, toujours à la recherche de métrages les brossant dans le sens du poil.

Et techniquement, Si tu savais n'est pas forcément désagréable à suivre, principalement parce que Leah Lewis et Daniel Diemer forment un duo sympathique et attachant, elle en asiatique clichée (excellente en classe, timide, réservée, introvertie, ultra-intelligente, joue du piano, de la guitare, s'occupe de son père), lui en jock cliché (footballeur, pas très finaud, intellect limité, etc) mais qui a bon fond.

Le souci, en fait, c'est qu'avec un peu de recul, on s'aperçoit vite que l'écriture est assez problématique, car forcée. Les situations sont ainsi souvent forcées (la scène du spectacle scolaire, avec Ellie qui reçoit une ovation pour avoir grattouillé trois notes sur sa guitare ; la tentative de baiser qui déclenche tout le dernier acte ; la scène dans l'église), la présence de certains personnages est forcée (tout ce qui entoure le personnage de Trig, notamment son numéro musical, n'a absolument aucun intérêt), le côté épistolaire, avec échanges en voix off et à l'écran, et surtout, les dialogues, sont souvent forcés et artificiels, avec ces adolescents de 17 ans qui citent Jean-Paul Sartre, nous parlent d’existentialisme, d'art abstrait, et se comptent fleurette par texto en déclamant des platitudes pseudo-profondes supposément porteuses d'une sagesse unique.

C'est surtout là que ça a coincé, pour moi. Là, et aussi dans le personnage d'Aster, présentée comme la fille la plus populaire et la plus charismatique du lycée, mais un peu trop terne et effacée pour convaincre vraiment.

Entre ça et le côté surécrit des échanges, j'ai eu du mal à croire à ce triangle amoureux impossible, surtout lorsque la religion s'invite dans tout ça, et que le film prend brièvement des aspects de comédie pas forcément probante.

C'est vraiment dommage, encore une fois, car le film a le mérite d'exister, Leah Lewis est excellente, et que Daniel Diemer, de par son interprétation et son langage corporel, parvient vraiment à rendre touchant son personnage de sportif balourd et amoureux. Mais j'ai trouvé trop de défauts à l'écriture pour pouvoir mettre plus qu'un petit...

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1349 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Wedding Repeat (2020)

Publié le 4 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Romance, St Valentin, UK

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Love Wedding Repeat (2020) :

Le jour du mariage de sa sœur Hayley (Eleanor Tomlinson), en Italie, Jack (Sam Claflin) découvre que la réception est l'occasion pour lui de retrouver Dina (Olivia Munn), une amie américaine de Hayley pour laquelle il avait eu un coup de foudre. Mais Marc (Jarck Farthing), un ex de Hayley, s'est aussi invité à la fête et est bien décidé à saboter ce mariage. Pour l'en empêcher, Jack et Hayley décident de le mettre à une table bien précise, mais le destin s'en mêle, et les places sont interverties...

Une rom-com anglaise du scénariste des deux versions de Panique aux Funérailles et de Moonwalkers, qui s'essaie ici à la réalisation pour un remake d'un film français, Plan de Table. Un remake vendu comme une sorte de film mélangeant comédie anglaise typique, façon Richard Curtis et Quatre Mariages et un Enterrement, avec un postulat à la Pile et Face... postulat malheureusement totalement sous-exploité.

Le concept avait pourtant de quoi donner quelque chose de rythmé et de nerveux : montrer comment une réception de mariage peut être radicalement différente suivant la disposition des invités à une table bien précise. Huit invités, huit places différentes, autant de possibilités... surtout quand on rajoute de la drogue à l'équation.

Le problème, c'est que le film ne fait rien de ce postulat : il passe une heure complète à nous présenter la pire situation possible (une situation saupoudrée d'une bonne dose de vannes en dessous de la ceinture), puis résume 90 % des autres possibilités au cours d'un montage de moins de trente secondes, et consacre sa dernière demi-heure à la seule possibilité où tout se finit bien pour tout le monde.

Ce qui est assez frustrant, d'autant que déjà, à la base, les personnages ne sont pas exceptionnels : entre Sam Claflin qui nous refait la partition habituelle de Hugh Grant, Olivia Munn qui est un peu plus plastifiée à chaque nouveau film, Eleanor Tomlinson en mariée infidèle qui veut droguer son ex, l'ex en question défoncé à la cocaïne, les meilleurs copains collants et stupides, le gros en kilt qui ne fait que parler, et le couple qui ne se supporte pas, on est très souvent dans les caricatures outrées, pas aidées par un manque certain de charisme.

En fait, l'impression d'une version discount d'un film de Richard Curtis est vraiment fréquemment présente, avec un vrai manque de charme en prime ; et comme la happy end arrive un peu de manière forcée (à l'image de bon nombre de gags du métrage, en fait, ainsi que des réactions de la plupart des personnages), on ressort du tout plus frustré que séduit par cette comédie anglaise finalement assez dérivative.

Un petit 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1348 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Lovebirds (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Lovebirds (2020) :

Sur le point de se séparer après plusieurs années de vie de couple, Leilani (Issa Rae) et Jibran (Kumail Nanjiani) se retrouvent embarqués dans une sombre histoire de meurtre, de chantage, et de société secrète qui, contre toute attente, va finir par ressouder le duo...

Une comédie romantique made in Netflix qui m'a malheureusement laissé un peu de marbre, malgré Kumail et malgré Michael Showalter derrière la caméra. Le souci principal, en fait, c'est que tout le film repose sur les disputes et les échanges entre Leilani et Jibran, et sur leur tendance à ne jamais se taire, même dans les pires moments.

Ce qui impose une alchimie impeccable entre les deux acteurs principaux, du charisme, et une écriture pétillante... malheureusement, ce dernier point fait un peu défaut à ce Lovebirds, qui manque de rythme, de punch ou d'énergie. Si je devais décrire le film, je dirais qu'il est trop nonchalant pour son propre bien, et que les échanges du couple principal n'ont pas le percutant nécessaire pour les rendre particulièrement attachants ou drôles.

Le tout est ainsi trop convenu, Anna Camp et Kyle Bornheimer sont largement sous-exploités, la Nouvelle-Orléans n'est pas particulièrement mise en valeur, les péripéties connaissent un véritable ventre mou et le récit aurait vraiment mérité d'avoir plus de l'excentricité et de la folie dont Showalter a l'habitude.

Et puis, pour être totalement franc, ça rappelle beaucoup trop des films comme Date Night et Game Night, sans en avoir la folie ou la dynamique. 

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1347 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour, duel et pâtisserie (2020)

Publié le 3 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, St Valentin, Télévision, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Amour, duel et pâtisserie (The Secret Ingredient - 2020) :

À sa grande surprise, Kelly (Erin Cahill) découvre qu'elle a été sélectionnée pour être l'une des participantes à un concours culinaire télévisée organisé pour la Saint Valentin, et présenté par Maneet Chauhan. Mais cette compétition se tourne de manière confidentielle et à l'aveugle : alors même qu'Andrew (Brendan Penny), qui s'est autrefois séparé de Kelly pour suivre des études culinaires à Paris, revient dans sa vie, elle ignore qu'il est l'un de ses rivaux dans ce concours, et que les enjeux de cette compétition risquent bien d'être plus importants que prévu...

Le Meilleur pâtissier de Noël. A Sweet Christmas Romance. Deux exemples relativement récents de comédies romantiques télévisées lorgnant très fortement sur les codes de la télé-réalité et des programmes culinaires, sans jamais réussir à les transcender pour proposer quelque chose d'intéressant.

The Secret Ingredient, malheureusement, ne déroge pas à la règle, et ce quand bien même la chaîne aurait ouvert son porte-monnaie pour recruter Maneet Chauhan, l'une des juges des compétitions de la chaîne Food Network, et pour adapter l'un des romans publiés par la maison d'édition interne à Hallmark, qui fournit au tout une structure un peu plus développée qu'à l'habitude.

Ici, en effet, on a deux protagonistes qui sont accompagnés quasiment en permanence d'assistants de production, y compris dans leur vie privée/dans les rues de New York, et qui ignorent qu'ils participent tous deux à la même émission. Cela change un peu la dynamique du téléfilm, mais ne va jamais bien loin, et malheureusement, le reste est, comme souvent sur Hallmark, générique, cliché et sans relief (on retrouve encore une fois des entreprises familiales en péril financier, etc).

Après, si l'on est passionné par Master Chef et autres programmes de ce genre, probablement que l'on trouvera le tout captivant (le téléfilm est en effet étrangement fasciné par l'idée de montrer les coulisses, le tournage et les épreuves  d'un show culinaire de ce type), et le couple principal est attachant.

Mais honnêtement, dès la deuxième épreuve, j'ai plus ou moins décroché.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1346 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Making Babies (2019)

Publié le 2 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques... ​​

Making Babies (2019) :

Après des années passées à essayer de concevoir, Katie (Eliza Coupe) et John (Steve Howey) n'arrivent à rien. Pressés par le temps et par la biologie, ils se tournent alors vers tout un assortiment de solutions toujours plus improbables, qui finissent par mettre à l'épreuve leur mariage et leurs sentiments...

Une comédie semi-romantico-dramatique sur le mariage et le désir d'être parent, premier film de son scénariste et réalisateur... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez laborieux et premier degré, qui n'est jamais particulièrement drôle, efficace ou percutant, malgré un duo de tête pourtant éprouvé et attachant.

Mais honnêtement, les velléités de micro-brasseur artisanal de John n'ont pas le moindre intérêt, tout comme les soucis professionnels de Katie, et chaque scène aurait besoin d'un bon coup de ciseaux pour rythmer le tout et donner de l'énergie au film.

C'est plat de bout en bout (y compris la séquence sous hallucinogènes, qui pourtant avait le potentiel d'être fun et déjantée), et la bonne volonté du couple vedette n'est pas suffisante pour sauver le script.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1345 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Coup de foudre en direct (2020)

Publié le 2 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Coup de foudre en direct (Love in Store - 2020) :

Lorsque leur patronne (Jackée Harry) leur annonce qu'elle va prendre sa retraite, Terrie (Alexandra Breckenridge) et David (Robert Buckley), deux présentateurs d'une chaîne de télé-achat populaire, aux styles très différents, comprennent qu'ils sont en concurrence pour son poste. Mais bientôt, la coprésentatrice de Terrie part en congé maternité : Terrie et David se retrouvent alors contraints de faire temporairement équipe, et développent une alchimie des plus troublantes...

Rom-com Hallmark de février 2020, et qui, au premier abord, semblait être un achat tardif de la chaîne : générique animé, utilisation de musique sous licence, personnages relativement adultes et intelligents, distribution pas encore lessivée par des apparitions répétées sur Hallmark, escape room... autant de caractéristiques se démarquant un peu du cahier des charges de la chaîne. 

Et puis finalement le doute s'installe, entre le postulat de départ familier (ça ressemble à un téléfilm de Noël, mais je ne me souviens plus du titre), le placement vraiment honteux des produits Balsam Hill durant une séquence télé-achat (ce n'est même pas un téléfilm de Noël, et pourtant ils parviennent à nous faire près d'une minute sur la qualité formidable des sapins artificiels Balsam Hill :facepalm:), le personnage de l'ex-fiancé insipide...

Au final, les qualités et les défauts s'équilibrent, pour donner quelque chose de très moyen, et de malheureusement très oubliable.

3 + 0.25 pour les intonations parfaitement "télé-achat" du duo principal, qui a bien fait son travail sur ce point = 3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1344 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Olympic Dreams (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Sport, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Olympic Dreams (2020) :

Lors des Jeux Olympiques de PyeongChang, en 2018, un dentiste volontaire américain (Nick Kroll) rencontre une jeune skieuse de fond (Alexi Pappas) bourrée de doutes, et s'éprend d'elle...

Une comédie romantique tournée dans le village olympique de PeyongChang, en plein milieu des J.O. de 2018, et profitant au maximum de son cadre et des athlètes présents, pour des échanges tous plus ou moins improvisés entre Kroll ou Pappas et leurs interlocuteurs.

Le seul vrai problème, en fait, de ce qui ressemble par moments à une variation plus ouvertement romantique de Lost in Translation (le couple improbable entre une très jeune femme et un homme nettement plus âgé, le cadre exotique et isolant, la relation discrète) mâtinée de Sasha Baron Cohen (pour les interactions semi-improvisées avec les athlètes et le personnel local, mais sans la méchanceté ou l'humour de Cohen), c'est que si l'on excepte son cadre certes original et unique, il ne reste qu'une rom-com indépendante assez basique et peu mémorable, tournée par le mari de Pappas.

Cette dernière y est un peu trop fébrile, névrosée, dépressive et échevelée pour être vraiment attachante (cela dit, étant elle-même ex-athlète olympique, ses doutes et ses états d'âme sentent le vécu), Kroll est en mode mineur et relativement sobre, et la nécessité d'une improvisation quasi-constante apporte un certain flottement au tout, flottement qui fait que la romance ne prend jamais totalement (d'autant que progressivement, l'intérêt de ce cadre unique s'étiole à mesure que le couple en devenir joue les touristes et se rapproche).

Bref, ce n'est pas particulièrement mauvais, c'est simplement assez anecdotique sorti de son environnement assez unique.

3/6 (mais sans le cadre olympique, ça vaudrait un peu moins)

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Un film, un jour (ou presque) #1343 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Un hiver romantique (2020)

Publié le 1 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Un hiver romantique (Winter in Vail - 2020) :

Frustrée par le manque d'avancement de sa carrière d'organisatrice événementielle, Chelsea (Lacey Chabert) démissionne lorsqu'elle apprend qu'elle a hérité d'un chalet dans la station de ski de Vail, Colorado. Elle s'y installe et réalise rapidement que la communauté locale, particulièrement accueillante et chaleureuse - et notamment le bourru Owen (Tyler Hynes), qui rénove le chalet - aurait bien besoin d'une campagne médiatique pour attirer les touristes...

L'un des téléfilms du Winterfest 2020 de Hallmark, cet Hiver Romantique est, à peu de choses près, une resucée de Coup de cœur sauvage (2018), déjà avec Chabert, mais en remplaçant l'Afrique du Sud par le Colorado enneigé. Alors certes, les menus détails diffèrent, mais les grandes lignes sont identiques : l'héritage, les locaux accueillants, le mec bourru, le lieu à "sauver", etc...

Tous les clichés habituels sont là : la grosse promotion qui ressurgit in extremis, la meilleure copine ethnique, l'Américaine citadine rigide et carriériste qui débarque comme une touriste dans un environnement exotique et décontracté, un séduisant travailleur manuel aux aspirations contrariées d'architecte, une communauté locale chaleureuse et traditionnelle, le concours de cuisine, le festival, blablablabla....

Et pourtant, malgré le fait que tout cela soit générique au possible, interchangeable (à quelques décorations près) avec un bon paquet de romances Hallmark de Noël, et que tout l'aspect pseudo-alpin de Vail soit un peu cheap et risible (mais ça, c'est un reflet de la réalité), le film ne fonctionne pas trop mal, aidé par des décors naturels à la neige épaisse et superbe, ainsi que par un couple principal plus décontracté et enthousiaste.

Les seconds rôles, à l'identique, sont assez sympathiques (bien que parfois sous-exploités), et le tout est produit avec une bonne humeur moins rigide et calibrée que les autres métrages de la chaîne... un peu comme Coup de cœur sauvage, tiens.  croire que, dès qu'Hallmark lui paie ses vacances, Chabert se détend, et la production de ses films fait de même !

3.75/6

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Blog Update ! - Janvier 2021

Publié le 31 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Un petit mois de janvier sur le Blog des Téléphages Anonymes, puisque ce mois n'a vraiment commencé qu'à partir du 09/01, une fois la Christmas Yulefest 2020 achevée. Ce qui ne veut pas dire que l'actualité a été totalement faiblarde, bien au contraire... 

#1328 : Tabloid (2010) - 4.5/6

#1329 : Wonder Woman 1984 (2020) - 2.5/6

#1330 - Les Croods 2 : une nouvelle ère (2021) - 3.25/6

#1331 - Boss Level (2020) - 3.25/6

#1332 - Marraine ou presque (2020) - 2.5/6

#1333 : Locked Down (2021) - 2/6

#1334 : Rocky IV, le coup de poing américain (2014) - 4/6

#1335 : Soul (2020) - 4/6

#1336 : C'est nous les héros (2020) - 3.5/6

#1337 : Miracle sur la 8e rue (1987) - 4.75/6

#1338 : Console Wars (2020) - 3/6

#1339 : Anita Ho (2015) - 2.5/6

#1340 : La grande cavale (2019) - 1.5/6

#1341 : Seized (2020) - 3/6

#1342 : Enola Holmes (2020) - 3.75/6

 

# Bilan :

Forcément un mois de janvier en mode mineur, avec peu de métrages vraiment marquants, mais aussi peu de véritables flops.

Pas grand chose à dire, donc, si ce n'est que les sorties les plus récentes (généralement des longs-métrages redirigés in extremis sur une plate-forme de VOD ou une autre) ont de quoi laisser étrangement de marbre : est-ce que le facteur "visionnage à domicile" amène à se montrer plus critique ?

Peu probable... encore que : il incite clairement à regarder un métrage en famille, avec ce que ça implique de réactions plus vocales et moqueuses, que l'on ne se permettrait pas forcément en salle de cinéma.

À défaut de se montrer plus critique dans ces conditions coronavirales, peut-être que le spectateur se montre tout simplement plus dissipé ?

 

# Film(s) du mois :

Outre la nostalgie de Miracle sur la 8e rue, et les documentaires habituels (Rocky IV et Tabloid, deux genres biendifférents), c'est Pixar qui se démarque du lot, avec son Soul réussi et qui aurait été tout à fait digne d'une sortie en salles.

# Flop(s) du mois :

Plusieurs concurrents en lice pour le titre de "flop du mois" : La grande cavale, un film d'animation à petit budget ; Locked Down, un drame sentimental déguisé en film de casse pandémique ; Marraine ou presque, un sous-Il était une fois qui gaspille ses actrices...

Mais le grand vainqueur reste tout de même Wonder Woman 84, un film à l'écriture bordélique au possible, et qui, avec du recul, mérite probablement même une note inférieure à celle que je lui ai attribuée à chaud. Un beau ratage.

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# Petit écran :

En janvier, les Téléphages Anonymes ont fini de rattraper plusieurs séries en cours, avec plus ou moins de satisfaction à la clé : si le Mandalorien a su finir sa saison 2 en beauté, de manière touchante et mémorable, on ne peut vraiment pas en dire autant de Star Trek Discovery, qui s'est à nouveau vautrée dans les grandes largeurs, avec une conclusion insipide et un déluge d'effets spéciaux ne parvenant pas à cacher la vacuité de cette troisième année.

En parallèle, Sygbab a entamé son intégrale des Agents of SHIELD, avec (sans surprise) quatre premières saisons très inégales. Et difficile de parler de Marvel sans évoquer la nouvelle (techniquement, la seule) série télévisée appartenant véritablement au MCU, Wandavision, aux premiers épisodes plutôt intrigants.

Vite, la suite.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Un mois de février coupé en deux, avec une première quinzaine consacrée à la Saint Valentin (au programme, des comédies romantiques, des téléfilms, des productions Netflix, etc) et une fin de mois plus classique, avec notamment, du côté de la télévision, la suite de Wandavision, Love Life, #BlackAF ou encore la série animée Moonbeam City...

 

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Un film, un jour (ou presque) #1342 : Enola Holmes (2020)

Publié le 29 Janvier 2021 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Jeunesse, Netflix, Review, Thriller, UK, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Enola Holmes (2020) :

Sœur cadette de Sherlock (Henry Cavill) et de Mycroft (Sam Claflin) Holmes, Enola (Millie Bobby Brown) a été élevée par sa mère Eudoria (Helena Bonham Carter), loin de tous, dans le manoir familial. Jusqu'à ce que Eudoria disparaisse du jour au lendemain, laissant Enola seule à la charge de ses deux frères : rapidement, Enola découvre des indices laissés par sa mère, et après s'être échappée, elle part pour Londres et commence à suivre la trace de sa génitrice...

Long-métrage Warner récupéré par Netflix "grâce" au confinement, cet Enola Holmes était donc prévu pour une sortie en salles, et pour lancer une nouvelle franchise pour adolescents, inspirée des romans d'Arthur Conan Doyle, et adaptée de la série de livres Enola Holmes, écrits par Nancy Springer.

Et honnêtement, sans en avoir lu la moindre ligne, mais à la simple vision de ce métrage, difficile de ne pas percevoir un petit côté fan-fiction self insert dans ce personnage d'adolescente garçon manqué, qui fait mieux tout que tout le monde (y compris son grand frère Sherlock), et va, par ses actions, transformer  la société dans un sens progressiste et moderne.

Effectivement, en se renseignant un peu, on apprend que Springer, comme Enola, était elle-même garçon manqué, plongée dans les livres (notamment les Sherlock Holmes de ACD), aux deux grands frères distants et bien plus âgés qu'elles, et dont la mère passionnée de botanique est devenue absente à partir de son adolescence (mais pour cause de maladie). « Write what you know », nous disent les anglo-saxons, et je ne serais donc pas surpris que Springer, aujourd'hui septuagénaire, ait eu le personnage d'Enola en tête depuis des décennies...

Le problème, comme je le disais, c'est que ça donne à tout ça des atours de fanfic un peu friquée, jamais vraiment transcendeé par le rythme inutilement rallongé du tout (c'est dynamique, mais ça dure tout de même deux heures), ou par le propos féministe assez balourd : utiliser le personnage de la petite sœur de Sherlock pour souligner la misogynie et le patriarcat oppressif de l'époque victorienne, c'est intéressant, mais avoir deux personnages (dont une minorité) qui font successivement la leçon à un Sherlock bredouillant, en lui renvoyant son privilège de white male à la tête... c'est maladroit dans la forme.

D'autant qu'à côté, le film reste étrangement évasif sur "la Réforme" pour laquelle toutes ses femmes se battent à leur niveau, et qui "menace la Société anglaise" : on en parle vaguement, on en comprend vaguement les enjeux, mais ça s'arrête là. Enfin bref, passons.

Sur la forme, outre sa durée excessive, Enola est plutôt intéressant, et s'inscrit clairement dans les traces des versions les plus modernes de Holmes, Guy Ritchie en tête. Millie Bobby Brown (par ailleurs excellente) s'adresse fréquemment, face caméra, au spectateur, le montage est délibérément très nerveux, à base de coupes, d'ellipses, de flashbacks très (trop) fréquents et d'astuces de montage, la réalisation (pas toujours très esthétique) sert le propos... bref, ça fonctionne. Tout comme la distribution, dans l'ensemble.

On aura probablement plus de réserves vis à vis du Sherlock interprété par Henry Cavill, qui semble assez boudiné dans des tenues que sa musculature menace de faire exploser, et de Mycroft, assez caricatural dans le rôle de Méchant Oncle. Louis Partridge, lui, est joyeusement transparent dans le rôle du jeune nobliau, et sa romance balbutiante avec Enola a de quoi faire décrocher le spectateur, çà et là.

Mais globalement, si elle n'est pas exceptionnelle, cette relecture young adult du mythe de Sherlock remplit son office, et plaira au public visé. Oui, Holmes et Mycroft ne sont que l'ombre d'eux-mêmes, oui, le mystère sous-tendant ce récit est assez faiblard, oui, Enola se bat plus qu'elle ne fait des déductions (parce qu'elle est un personnage féminin fort ®©™), et oui, l'écriture n'est pas toujours à la hauteur de ses ambitions, mais ça se regarde.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1341 : Seized (2020)

Publié le 28 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Seized (2020) :

Ex-agent spécial, "Nero" (Scott Adkins) est contraint de reprendre les armes lorsqu'un baron de la pègre mexicaine, Mzamo (Mario Van Peebles) prend son fils en otage : il exige que Nero abatte pour lui tous ses rivaux, en échange de la libération de sa progéniture...

Scott Adkins renoue avec Isaac Florentine pour un film direct et sans fioritures, sorte de croisement entre Taken et le Commando de Schwarzie, une vraie ligne droite qui trace vers son objectif de manière simple... voire simpliste.

Il faut bien l'avouer, à force de tourner trois films par an (une cadence que n'aurait pas reniée The Rock), Scott Adkins a tendance à se répéter : certes, il améliore ses talents d'acteur de film en film, mais ses scripts se ressemblent un peu trop pour être mémorables, et il vise clairement la quantité plus que la qualité.

Ce qui ne veut pas dire que ce Seized est honteux : c'est un actioner nerveux mais basique au possible, avec un méchant efficace (mais il n'y a pas de duel final, et c'est bien regrettable), quelques scènes d'action nerveuses, et des personnages inégalement traités (Karlee Perez, ex-Maxine à la WWE, ne sert à rien).

Ça se regarde, c'est compétent, mais ça ne fait pas grande impression.

3/6 (en étant gentil)

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Un film, un jour (ou presque) #1340 : La grande cavale (2019)

Publié le 27 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Thriller, Allemagne, Belgique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La grande cavale (Spy Cat / Marnie's World / Marnie's Welt - 2019) :

Marnie, une petite chatte casanière et naïve, ne connaît le monde extérieur que par le biais de la télévision et de ses programmes préférés : lorsqu'elle est chassée de chez elle par un criminel, juste après avoir assisté à un cambriolage, elle s'associe à Elvis, un chien de garde trouillard, Anton, un âne prétendant être une vedette du monde du cirque, et à Eggbert, un coq amateur de méditation, pour enquêter sur ces cambrioleurs et prouver leur propre innocence.

Un dessin animé belge/allemand reprenant vaguement les grandes lignes des Musiciens de Brème, opposant un quatuor d'animaux atypiques à des voleurs balbutiants... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage assez longuet et mollasson, à l'humour parfois bas de plafond (ça rote et ça pète), et qui peine à intéresser plus d'une demi-heure.

C'est dommage, parce que toutes proportions gardées, le tout n'est pas désastreux, notamment techniquement - mais c'est largement insuffisant pour occuper quiconque autre que les plus jeunes... et encore.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1339 : Anita Ho (2015)

Publié le 26 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Biographie, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Anita Ho (2015) :

Scénariste tv actuellement au chômage, Harry (Steve Myung) a prévu de demander sa petite-amie Anita (So Myung), actrice, à l'occasion de son anniversaire - seul problème : ce dernier va se tenir en famille, à Las Vegas, et les parents d'Anita (George Cheung, Elizabeth Sung) ne voient pas d'un bon œil le compagnon de leur fille et ses perspectives d'avenir inexistantes...

J'avais initialement prévu ce métrage indépendant pour la Quinzaine Saint Valentin à venir, mais finalement, après avoir vu le film, on est plus près d'un Mon beau-père et moi que d'une rom-com, quand bien même le couple vedette (marié IRL) tente d'insérer quelques moments typiquement rom-com (dont un montage musical longuet, qui ne semble là que pour caser un morceau musical dans son intégralité) dans le récit.

En l'état, on est ici dans un film indépendant que je qualifierais de "presque" : c'est presque bien écrit, presque bien rythmé, presque bien interprété, presque bien filmé, etc.

Ce qui revient à dire que ça n'est pas vraiment bien écrit, rythmé, interprété, filmé, etc - Anita Ho est globalement sympathique, mais très approximatif sur de nombreux plans, et dans l'ensemble, ce n'est pas le plus passionnant des films de ce genre.

L'effort est cependant à saluer, pour ce métrage achevé en 2012 (mais sorti bien plus tard), et possédant une distribution exclusivement asiatique, devant comme aux postes principaux derrière la caméra.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1338 : Console Wars (2020)

Publié le 25 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, USA, Télévision, Review, Jeunesse, CBS

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Console Wars (2020) :

Un documentaire CBS All Access produit par Seth Rogen et Evan Goldberg, et qui se propose de retracer, en cette période d'opposition Sony/Microsoft, la fameuse guerre des consoles qui a rythmé les années 80/90.

Seul problème : ce documentaire est particulièrement incomplet et bancal, et semble avoir été plutôt conçu comme "L'histoire de Sega", tant il se concentre sur cette dernière, et adopte le point de vue très partisan du petit Sega Amérique victime de l'incompétence et de la jalousie de Sega Japon, ainsi que de la concurrence déloyale du grand méchant Nintendo, prêt à tout pour couler la concurrence.

Après, pris en tant que rétrospective biaisée de l'histoire de Sega, le métrage n'est pas désagréable à suivre, bien rythmé, avec séquences animées amusantes pour ponctuer et illustrer les propos des nombreux intervenants, et un ton léger et dynamique.

Mais cela n'empêche pas que le tout semble fréquemment incomplet, ouvrant sur l'arrivée de Sega sur le marché (mais oubliant étrangement de mentionner la Master System), narrant l'avènement des consoles 16-bit, la montée en puissance de Sega Amérique grâce à son approche plus adulte et edgy (dont Mortal Kombat devient le symbole), les coups en traître que Sega et Nintendo s'infligent pendant des années...

... et puis au bout de 50 minutes, gros coup de frein, pour faire un retour en arrière et un historique de Nintendo depuis ses débuts jusqu'à la Super Nintendo ; puis ça repart en avant, jusqu'à l'entrée en jeu de Sony, son partenariat avorté avec Sega, et le lancement de la Playstation.

Le documentaire s'arrête alors là, donnant une vraie impression d'inachevé, ou de premier volet d'une série qui continuerait avec Sony vs Microsoft. Mais non : pas de suite au programme, et ce métrage finit par laisser le spectateur sur sa faim, comme si la production n'avait pas su capitaliser sur ses nombreux intervenants pour donner naissance à un récit plus complet et plus structuré.

Dommage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1337 : Miracle sur la 8e rue (1987)

Publié le 22 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Science-Fiction, Review, Jeunesse, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Miracle sur la 8e rue (*batteries not included - 1987) :

Alors que leur immeuble délabré est l'ultime point de résistance contre un projet de développement visant à rénover leur quartier new-yorkais, Frank et Faye Riley (Hume Cronyn, Jessica Tandy), Marisa (Elizabeth Pena), Mason (Dennis Boutsikaris) et Harry (Frank McRae) découvrent un soir que deux soucoupes volantes miniatures ont élu domicile sur le toit du bâtiment. Contre toute attente, cette présence extraterrestre va bouleverser leur existence et changer leur destin...

Pour mon anniversaire, je me fais plaisir, avec un film que je n'ai pas revu depuis ma plus tendre enfance, mais pour lequel je conserve néanmoins un gros capital sympathie.

Une production Amblin/Spielberg, initialement conçue pour la série Amazing Stories, et co-écrite, entre autres, par Brad Bird et Mick Garris : dès les premières images, accompagnées d'une musique jazz de James Horner, on retrouve la touche Amblin des 80s, souvent imitée et jamais égalée.

C'est charmant, c'est bon enfant, c'est un joli conte plein d'humanisme, de tendresse et de poésie, portée par une distribution de personnages marqués par la vie et la précarité, opposés à des méchants développeurs très méchants : alors oui, c'est gentiment manichéen, comme le cinéma familial pouvait l'être dans les années 80, oui, ça aurait probablement été encore meilleur filmé par Spielberg, et oui, l'arrière-plan factice des scènes sur le toit fleure bon le studio, mais dans l'ensemble, le métrage reste particulièrement attachant, porté par des effets spéciaux d'ILM qui concilient l'adorable à l'extraterrestre.

Je reste fan.

4.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1336 : C'est nous les héros (2020)

Publié le 21 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

C'est nous les héros (We Can Be Heroes - 2020) :

Lorsque le groupe de super-héros, les Heroics, mené par Marcus Moreno (Pablo Pascal), est capturé par d'étranges extra-terrestres tentaculaires, il revient à leurs enfants - Noodles (Lyon Daniels) l'élastique, Wheels (Andy Walken) le super-fort en fauteuil roulant, A Capella (Lotus Blossom) la chanteuse, Wild Card (Nathan Blair) le multi-pouvoirs incontrôlable, Guppy (Vivien Lyra Blair) la fille de Shark Boy et Lava Girl, les jumeaux Rewind et Fast-forward (Isaiah Russell-Bailey, Akira Akbar) capables de manipuler le temps, Facemaker (Andrew Diaz) le métamorphe, Slo-Mo (Dylan Henry Lau) ultra-rapide ou presque, Ojo (Hala Finley), capable de prédire le futur et Missy Moreno (YaYa Gosselin), sans pouvoirs - de sauver la planète contre ces envahisseurs mystérieux...

Semi-spin-off de Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl (2005), un film pour enfants très approximatif de Robert Rodriguez, ce We Can Be Heroes ne change pas la donne, lorgnant fortement sur les Spy Kids de Rodriguez, mais à la sauce Sky High : l'école fantastique de Disney.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. Comme souvent chez Rodriguez, c'est dynamique, léger, mais aussi régulièrement brouillon et approximatif, notamment au niveau de l'interprétation inégale des enfants, et si ça occupera ces chers bambins pendant 90 minutes, ça sera aussi très rapidement oublié par les adultes.

Plus amusant, cela dit, pour les plus grands : repérer les acteurs remplaçant clairement d'autres absents (Priyanka Chopra Jonas est à la place de Salma Hayek, Pedro Pascal tient le rôle d'Antonio Banderas) et les références clairement insérées pour amuser les parents contraints de regarder le tout avec leurs bambins (la référence aux Chariots de Feu est incompréhensible pour les plus jeunes).

Difficile cependant de ne pas regretter le côté un peu cheapouille du film (les costumes des super-héros...), qui place le film dans un entre-deux pas totalement convaincant : ce n'est pas le délire bigarré et friqué des Spy Kids, mais ça en conserve les ambitions spectaculaires des décomplexées, avec un budget bien moindre, d'où ce résultat en demi-teinte.

M'enfin ça devrait plaire aux plus jeunes.

3 + 0.5 pour la petite Vivien Lyra Blair, adorable = 3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1335 : Soul (2020)

Publié le 20 Janvier 2021 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Musique, Religion, Review, Jeunesse, USA, Pixar

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Soul (2020) :

Alors qu'il est sur le point de réaliser son rêve et de jouer aux côtés d'une sommité du jazz, l'enseignant de musique Joe (Jamie Foxx) trouve la mort dans un accident malencontreux. Bien décidé à ne pas passer dans l'Au-delà, il fait alors tout son possible pour réintégrer son corps dans le coma, quitte à passer un marché avec 22 (Tina Fey), une jeune âme rebelle qui refuse, elle, d'être assignée à un être humain...

Un film animé Pixar très particulier, qui évoque clairement Vice-Versa du même co-réalisateur, Pete Docter, et qui mélange fluidité et improvisation du jazz à une réflexion métaphysique sur la vie, la mort, et sur la notion de carpe diem.

De la fluidité de l'improvisation jazz, le film adopte sa structure, une structure improbable, qui commence sur Terre, part dans un au-delà pastel/lumineux abstrait, revient sur Terre pour une comédie d'échange de corps (avec un chat qui plaira aux amateurs de félins), et repart enfin dans l'au-delà avant sa conclusion.

Des allers et retours qui se répondent comme les musiciens du quartet jazz, et qui soulignent la nature profondément afro-américaine et musicale de ce métrage ambitieux. Une ambition qui, cependant, risquera d'en laisser certains à la porte, tant le film se permet, çà et là, des expérimentations visuelles ou conceptuelles qui ne parleront pas nécessairement aux plus jeunes.

Et puis il faut bien admettre qu'une relative sensibilité au jazz est préférable pour vraiment apprécier certaines subtilités musicales du tout. Pour un film qui parle (entre autres) de musique, c'est peut-être ce point qui a le moins fonctionné sur moi : outre les improvisations jazz, qui ne me touchent pas forcément, la musique des sphères célestes est un ensemble électronico-décalé moderne signé Trent Reznor et Atticus Ross : pas forcément non plus ma tasse de thé, et probablement la raison pour laquelle le côté émotionnel du film ne m'a pas vraiment touché.

Néanmoins, pour un Pixar mineur, ça reste globalement très réussi, comme toujours avec ce studio. Plus ambitieux qu'En Avant, mais peut-être moins accessible.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1334 : Rocky IV, le coup de poing américain (2014)

Publié le 19 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, France, Histoire, Review, Télévision, USA, Arte, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rocky IV, le coup de poing américain (2014) :

Un documentaire d'une petite heure co-produit par Arte, et qui pourrait presque se résumer à "le cinéma de Sylvester Stallone comme révélateur des bouleversements sociaux de l'Amérique des années 80" : un métrage qui ressemble fortement à un mémoire de fin d'études un peu développé (j'avais fait le même, à l'époque, mais avec les films d'invasion extraterrestre, reflet de l'Amérique des 50s) et mis en images, et qui souligne l'importance du personnage de Rocky (et de Rambo, Stallone oblige) dans la reconstruction psychique des Américains de l'ère Reagan, au sortir d'années 70 problématiques et de la défaite du Vietnam.

Pas inintéressant, même si certaines interventions font tache (le fondateur des Razzies et sa vendetta contre Stallone "et tous ses films de merde") et que certains passages ne sont pas indispensables (le fan-film finlandais parodique de l'époque) ; dans l'ensemble, cependant, malgré un côté un peu superficiel par moments, le film parvient à bien montrer la part importante du soft power américain de l'époque, des films hollywoodiens (dont ce Rocky IV et son choc des civilisations) et de l'american way of life dans l'effondrement du bloc communiste, et la réparation d'une Amérique meurtrie et endolorie sous ce "cher" Ronald Reagan (dont les moments "off", quand il raconte Rocky IV à une collaboratrice et est admiratif de tout ce qu'il voit à l'écran, sont assez amusants).

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1333 : Locked Down (2021)

Publié le 18 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Locked Down (2021) :

Couple au bord de la rupture, Linda (Anne Hathaway) et Paxton (Chiwetel Ejiofor) se retrouvent confinés ensemble dans leur demeure londonienne, pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à ce que le couple décide de dérober un diamant chez Harrods, là où Linda travaillait autrefois...

Avec un postulat de départ intéressant (un casse en plein confinement), Doug Liman aux commandes, et une distribution efficace (non seulement le couple vedette, mais aussi certains des seconds rôles, qui apparaissent soit via Zoom, soit directement : Ben Stiller, Stephen Merchant, Mark Gatiss, Claes Bang, Mindy Kaling), il y avait de quoi espérer, avec ce Locked Down, un métrage surprenant et dynamique.

Et pour être surprenant, ça l'est, puisqu'en lieu et place d'un film de casse, on se retrouve en réalité avec un métrage de près de deux heures, dont 90 % sont composés d'une comédie dramatique relationnelle sur un couple aisé qui se désintègre entre les quatre murs de sa luxueuse maison londonienne.

Une comédie dramatique bien interprétée (malgré un surjeu ponctuel de tout le monde), mais qui, malheureusement, peine à faire preuve du moindre intérêt : c'est statique, c'est gentiment surécrit et pédant (un running-gag du film est que tous les agents de sécurité et autres employés de Harrods sont trop stupides pour avoir jamais entendu parler d'Edgar Allan Poe), et le script rend ses protagonistes étrangement antipathiques.

D'un côté, une Hathaway cadre d'entreprise étrangement agitée, sur le point d'être promue, et qui décide soudain de braquer l'un des clients de son employeur pour lui donner une leçon ; de l'autre, un Ejiofor prétentieux, rebelle au passé criminel improbable, qui ne trouve rien de mieux que d'aller beugler de la poésie dans les rues de son quartier à toute heure du jour et de la nuit, qui écoute tout le temps du classique, et qui n'a que sarcasme et répliques moqueuses à la bouche.

On suit donc ce couple fragmenté, qui ne se supporte plus vraiment, pendant facilement 75/80 minutes, avant que l'idée du casse ne se manifeste, et pendant encore une vingtaine de minutes avant qu'elle ne se concrétise. Autant dire que, lorsque le casse a vraiment lieu, à dix minutes de la fin, le spectateur n'est plus vraiment dedans, victime d'un drame intimiste relativement nombriliste, qui s'éparpille totalement (notamment au niveau du ton) et est parfois très théâtral dans son interprétation et dans sa mise en scène.

Et je ne parle même pas des nombreux problèmes de logique interne et autres trous de scénario : on n'est plus à ça près, et ce n'est clairement pas ce qui intéressait Liman et Knight (son scénariste, déjà responsable de Peaky Blinders, du très mauvais A Christmas Carol et du cataclysmique Serenity, tous deux de 2019).

2 + 0.25 pour le hérisson en ouverture de métrage (c'est bien) - 0.25 pour le sous-entendu que le hérisson est mort hors-champ, durant les événements du film (c'est moins bien) = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1332 - Marraine ou presque (2020)

Publié le 15 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA

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Marraine ou presque (Godmothered - 2020) :

Parce qu'elle est bien décidée à faire ses preuves avant que le département des Bonnes Fées ne ferme ses portes, Eleanor (Jillian Bell) part pour le monde des humains, afin de s'assurer que Mackenzie, la fillette dont elle est la Marraine, connaisse le bonheur. Mais Mackenzie (Isla Fisher) est désormais adulte, mère célibataire et productrice tv amère et débordée...

Je mentirais en disant que je m'attendais à un film de grande qualité pour cette sortie Disney +, mais tout de même : difficile de ne pas être déçu. Godmothered aurait pu être une comédie dynamique, excentrique et attachante ; dans les faits, ce métrage de la réalisatrice de deux Bridget Jones (aïe) et des scénaristes de Triple Alliance (re-aïe) et de la version Disney + de La Belle et le Clochard (re-re-aïe) tombe tout simplement à plat, et ne parvient jamais à s'extirper de l'ombre de ses aînés.

Parce qu'il faut être très clair : Godmothered ressemble à une suite vidéo d'Il était une fois (Enchanted), suite qui serait passée par la case Elfe. On retrouve ainsi tous les éléments d'Il était une fois, du contraste entre le monde féérique et le monde réel, en passant par une séquence animée (ici, c'est le générique de fin, dans Enchanted, c'était le début du film), par l'animal local qui vient aider l'héroïne (ici, un raton-laveur, dans Enchanted, les pigeons, cafards et rats de New York), par une chanson spontanée dans la rue, par un parent célibataire cynique qui finit par croire en la magie, etc, etc, etc....

Sauf que dans Godmothered, tout ressemble un peu à une version discount d'Enchanted. Une impression pas aidée par la présence au casting d'Isla Fisher, longtemps vue, outre Atlantique, comme une version australienne d'Amy Adams, interchangeable avec celle-ci car... euh... rousse ?

Tout ce que Godmothered tente de faire a donc déjà été exécuté en mieux, ailleurs : le rythme, le montage, l'énergie globale du film, l'humour, la musique, les effets spéciaux, la caractérisation des personnages, etc, etc, etc - c'était nettement plus réussi dans Enchanted ou, comme je le disais, dans Elfe (pour le côté maladroit, incapable et poisson hors de l'eau du personnage principal). Isla Fisher, notamment, est largement sous-exploitée dans ce rôle ingrat de mère cynique et désenchantée.

Et même la morale finale (l'amour véritable n'est pas forcément celui d'une princesse et d'un prince, mais peut être celui d'une mère pour ses enfants, blablabla) paraît particulièrement éventée, arrivant après La Reine des Neiges et Once Upon a Time (la série Disney/ABC).

Bref : Marraine ou presque est un film qui plaira probablement aux plus jeunes... mais je l'ai trouvé particulièrement frustrant, fade et dérivatif, d'autant plus que Disney n'a que peu de considération pour Enchanted (qui n'est pas sur Disney +, d'ailleurs), pour de sombres raisons de droit à l'image.

2.5/6

(ah, et ça se passe bien aux alentours des fêtes de Noël, mais c'est simplement un élément du décor, et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas intégré ce film dans la Christmas Yulefest de décembre dernier)

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Un film, un jour (ou presque) #1331 - Boss Level (2020)

Publié le 14 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Boss Level (2020) :

Chaque matin, Roy (Frank Grillo) se réveille, pour être tué par des chasseurs de prime... encore et encore. Tous les jours, à chaque mort, la boucle se répète, et s'il veut en sortir, Roy va devoir trouver comment les vaincre, et percer à jour le mystère entourant son ex-compagne (Naomi Watts), chercheuse en physique avancée qui travaille pour le menaçant Clive Ventor (Mel Gibson)...

Mouais. Un long-métrage d'action signé Joe Carnahan et qui, très naturellement, ressemble beaucoup à un Mi$e à prix (Smokin' Aces) que l'on aurait mélangé à Un jour sans fin et à ses variantes habituelles, comme Happy Birthdead ou Edge of Tomorrow.

C'est d'ailleurs là le problème principal de ce Boss Level : on est en terrain ultra-balisé, et Carnahan n'en fait pas grand chose d'original. Alors certes, le parallèle avec les jeux vidéo fonctionne ponctuellement, et la relation de Roy, père absent, qui renoue avec son fils au travers de ce media et grâce à la boucle temporelle, n'est pas désagréable ; à l'identique, les scènes d'action sont plutôt efficaces, malgré des effets numériques assez médiocres, ou encore en dépit d'un duel à l'épée assez laborieux.

Mais le souci, c'est que, comme souvent chez Carnahan, le film dans son ensemble est plutôt mal rythmé, alternant scènes d'action avec couloirs de dialogues sans grand intérêt (Naomi Watts fait de la figuration, chargée d'expliquer les tenants et aboutissants du script... et ce n'est pas intéressant, tout simplement ; les personnages secondaires ne sont guère plus que des caméos - Ken Jeong, Annabelle Wallis, Michelle Yeoh, Will Sasso, et même Gibson), et optant pour une structure parfois décousue, avec flashbacks, boucles présentées dans le désordre, etc.

Ça n'apporte rien de probant au film, un film déjà alourdi par une narration en voix off de Grillo (qui a poussé de la fonte, soit dit en passant), omniprésente et parfois monotone, et par quelques soucis d'écriture et de cohérence interne (tout le film est, forcément, présenté du point de vue de Grillo, mais occasionnellement, le métrage place des scènes du point de vue des antagonistes, ou d'un point de vue plus omniscient).

Après, le concept étant ce qu'il est, ça se regarde tout de même ; cela dit, au vu du produit fini, on ne se demandera pas forcément pourquoi ce Boss Level est en development hell depuis 2012 : après tout, la première chose qui m'est passée par l'esprit à la fin du métrage, c'était "tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas revisionné Edge of Tomorrow, et je me demande si je le reverrais à la hausse", et pas "c'était bien, Boss Level".

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1330 - Les Croods 2 : une nouvelle ère (2021)

Publié le 13 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Dreamworks

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Les Croods 2 - Une nouvelle ère (The Croods : A New Age - 2021) :

Alors qu'ils se cherchent toujours un nouveau foyer, les Croods (Nicolas Cage, Emma Stone, Ryan Reynolds, Catherine Keener, Cloris Leachman, Clark Duke) découvrent la demeure des Betterman (Leslie Mann, Peter Dinklage, Kelly Marie Tran) où ils s'installent un temps. Mais lorsque les Betterman tentent de faire de Guy l'un des leurs, les choses se compliquent...

Suite du long-métrage de 2013 (dont je ne garde pas grand souvenir, bien que je ne l'aie pas détesté à l'époque) toujours produite par Dreamworks, ce Croods 2 perd les réalisateurs et les scénaristes du premier film, remplacés par quatre scénaristes et un réalisateur dont c'est le premier long-métrage.

Peut-être faut-il y voir là la raison de cette désagréable impression d'une suite un peu calculée, un bigger louder qui rejoue un peu les mêmes cartes thématiques que le film précédent (les difficultés paternelles, la différence entre hommes des cavernes primitifs et les autres, plus modernes, la tolérance) en y rajoutant une grosse dose de féminisme girl power (c'est là que le côté calculé se ressent un peu), avec de la romance adolescente, une amitié féminine entre Eep et la fille Betterman (un personnage visuellement générique au possible, aux expressions semblant modelées sur Raiponce),  des personnages masculins qui se font capturer, et tous les personnages féminins (ainsi que le teubé de service qui ne sert à rien) qui se font des peintures de guerre et vont les libérer sur fond de hard rock féminin ultra-dynamique.

Ce qui n'aide pas non plus à vraiment se passionner pour ce récit, c'est qu'une grosse partie du film semble en pilotage automatique créatif : le design et la caractérisation des Betterman sont assez quelconques, la musique aussi (toujours le cliché Dreamworks des chansons modernes qui arrivent comme un cheveu sur la soupe pour ponctuer une scène), toute la découverte du "monde moderne" par les Croods est prévisible et basique au possible, et l'affrontement final est télégraphié dès les premiers instants où le père Betterman interdit aux Croods de toucher aux bananes.

Par ailleurs, après une première moitié classique, mais assez bien structuré, le film a tendance à dégénérer en un déluge d'action et de péripéties un peu hystériques, qui finissent par fatiguer. Dommage, d'autant que visuellement, le tout est toujours très bigarré, excentrique, et suffisamment dynamique pour que les plus jeunes apprécient. Sans oublier le doublage efficace et déjanté de tout ce petit monde, notamment de Nicolas Cage, excellent.

Mais honnêtement, il manque un petit quelque chose pour que l'on puisse se défaire de l'impression d'une suite superflue et un peu opportuniste, plus là pour prolonger une franchise sous-exploitée par le studio, que parce qu'il restait quelque chose de pertinent à dire au sujet de ses personnages.

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1329 : Wonder Woman 1984 (2020)

Publié le 12 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, DC, DCEU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Wonder Woman 1984 (2020) :

En 1984, Wonder Woman (Gal Gadot) continue d'œuvrer plus ou moins dans l'ombre, jusqu'à ce qu'elle apprenne l'existence de la Pierre des rêves, un ancien artefact capable d'exaucer les souhaits et de ramener Steve Trevor (Chris Pine) à la vie. Mais Maxwell Lord (Pedro Pascal), un businessman de l'industrie pétrolière, a lui aussi des vues sur la pierre, tout comme Barbara (Kristen Wiig), une scientifique réservée, qui rêve d'avoir l'assurance et le physique de Diana Prince...

Animal étrange se trouvant au carrefour du style imposé par Zack Snyder, et de celui, plus anonyme, proposé par Patty Jenkins, sa réalisatrice, le premier Wonder Woman avait reçu un accueil triomphal des critiques... mais honnêtement, il ne méritait pas tant d'éloges : gentiment bancal dans sa structure, occasionnellement tiré vers le bas par les effets spéciaux très inégaux, par les impératifs du studio et par, soyons francs, l'interprétation inégale de Gadot, le premier WW finissait par être un métrage assez moyen en son genre.

Autant dire que pour cette suite, certains attendaient Jenkins au tournant : débarrassée de l'influence Snyder et à la fois co-scénariste et réalisatrice, elle avait carte blanche pour réinventer encore une fois Diana Prince, cette fois-ci dans les années 80.

Malheureusement, le résultat est tout aussi inégal que le premier film... sans en avoir l'attrait de la nouveauté et l'aura de "premier film de super-héroïne".

Les problèmes commencent ainsi par sa durée abusive de 2h30, qui inclut une intro de dix minutes, totalement inutile, sur Themyscira (uniquement là pour asséner dans ses derniers instants, de manière assez balourde, les thématiques du récit - et je ne parle même par des collants en spandex doré et lamé des Amazones qui font des plis disgracieux au moindre mouvement, et des sauts câblés approximatifs) et une heure complète de film sans action ni Wonder Woman en costume (par contre, si vous aviez aimé "Diana découvre le monde moderne" dans le premier film, vous aimerez "Steve découvre le monde moderne" dans celui-ci).

Ensuite, comme on pouvait le deviner dans le premier film, Jenkins et Geoff Johns (son co-scénariste) ne savent pas vraiment faire dans la subtilité : ils se sont, pour ce Wonder Woman II, très clairement inspirés des Superman des années 80, et notamment de Superman II (la version Lester, avec de l'humour, etc) ; on y retrouve un même ton léger et déconneur, une même logique approximative, une même caractérisation à la truelle (que ce soit Maxwell Lord ou Barbara, ils semblent avoir été écrits dans les années 70/80 - ou bien sortir d'un Batman de Joel Schumacher), un même choix "renoncer à ses pouvoirs ou au grand amour", une même inspiration Richard Donner (la première scène d'action, où WW intervient dans un centre commercial, évoque immédiatement les Superman de Chris Reeve), bref, le film paraît fréquemment assez daté, cette histoire de pierre exauçant les vœux n'étant pas, bizarrement, sans rappeler le Supergirl de Szwarc.

On se retrouve donc avec un film assez pataud, qui passe sous silence certains points problématiques de son script (personne ne demande jamais son avis au pauvre gars qui se fait posséder par l'esprit de Steve Trevor, lequel couche alors avec Diana et se met en danger pendant tout le film, sans jamais poser la question de l'éthique ou de la responsabilité de ces gestes), qui oublie de cacher les faiblesses d'interprétation de son actrice principale (80 % du temps, Gadot est très bien ; 20 % du temps, son interprétation sonne faux), qui laisse libre cours à son méchant (Pedro Pascal est ici l'équivalent de Gene Hackman dans les Superman : un businessman cabotin, pathétique et magouilleur, prêt à tout pour arriver à ses fins, mais auquel Pascal se donne totalement, comme s'il était dans un film oscarisable), et qui se permet des écarts totalement inutiles (l'armure dorée ne sert absolument à rien, si ce n'est à faire joli à l'écran, et à amener une scène post-générique final à la fois prévisible et totalement gratuite ; le détour au Moyen-Orient est... prétexte à une scène d'action bourrée de problèmes de logique interne, et assez discutable dans la manière dont la région est représentée).

Il y a pourtant du bon, çà et là, des moments qui fonctionnent (la scène du jet invisible est amusante, même si laisser un pilote de 1914-18 aux commandes d'un avion de chasse des 80s, au beau milieu des feux d'artifice du 4 juillet, c'est intéressant en théorie, mais c'est aussi suicidaire en pratique ; la scène où WW réapprend à voler, elle, est jolie comme tout - mais renvoie à nouveau à Superman, et suscitera sans nul doute des débats sur le fait qu'elle n'apprend à se servir de ce pouvoir que grâce à un homme), et d'autres, nettement moins (toute la fin est interminable, à partir du moment où, sous couvert de faire changer le méchant d'avis, Diana fait un grand discours face caméra, s'adressant directement au spectateur pour lui transmettre un message de paix et de solidarité didactique et pseudo-profond).

Et puis il y a Barbara/Kristen Wiig. Qui fait du Wiig lorsque son personnage est en mode nerdy (Jamie Foxx dans Amazing Spider-man 2 n'est pas loin ^^) ; qui est plus sérieuse lorsqu'elle commence à se transformer (son évolution est assez brusque, d'ailleurs, et pas toujours très bien maîtrisée logiquement) ; et qui est totalement méconnaissable lorsqu'elle est en Cheetah, un mélange de numérique et de maquillage vraiment pas réussi, et conservé (à juste titre) dans la pénombre pendant tout son affrontement contre Diana - un affrontement qui, d'ailleurs, vire au numéro façon Cirque du Soleil (un aspect récurrent de la plupart des mouvements et des poses de Diana au bout de son lasso).

En somme, ce Wonder Woman 1984 ressemble vraiment à un film brouillon, qui a couché toutes ses idées sur une feuille de papier et n'a jamais vraiment su lesquelles conserver, qui a des thématiques mais n'a jamais vraiment su comment les exprimer avec subtilité, bref, Wonder Woman 1984 est un gentil bordel (un peu comme cette critique à chaud, je le reconnais).

Ce n'est pas désastreux, ça se regarde, et ça a même permis à Hans Zimmer de nous livrer une partition surprenant et mélodieuse, mais ce n'est pas un bon film, ça manque pas mal de style et de personnalité (je n'aurais jamais cru dire cela, mais l'influence visuelle de Snyder manque un peu) et l'on comprend finalement les reports de sortie (surtout que tous les défauts et problèmes de logique interne du film étaient déjà présents, et mentionnés comme tels, par les personnes ayant assisté aux projections tests, il y a plus d'un an).

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1328 : Tabloid (2010)

Publié le 11 Janvier 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Policier, Review, Religion, Romance, Télévision, USA, Showtime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Tabloid (2010) :

Un documentaire assez WTF sur une affaire criminelle des années 70, qui a fait les choux gras des tabloïds britanniques de l'époque.

D'un côté, il y a la version de Joyce McKinney, jeune reine de beauté américaine innocente au QI de 168 se présentant comme bien sous tous rapports, et qui, folle amoureuse de Kirk Anderson, un mormon, s'inquiète de sa disparition soudaine. Elle décide alors de recruter une équipe pour partir au Royaume-Uni, retrouver et libérer Kirk, retenu prisonnier contre son gré par l'Église mormone. Un Anderson qu'elle a alors emmené dans un cottage pendant plusieurs jours, pour le "déprogrammer" des préceptes mormons en le soumettant à des heures et des heures de sexe intensif avec elle.

De l'autre, il y a la version de l'Église mormone et de Kirk Anderson, qui a lancé toute cette affaire judiciaire : missionnaire envoyé par l'Église au Royaume-Uni, il a été enlevé par Joyce et par un ami de celle-ci, et a été violé pendant plusieurs jours, enchaîné à un lit, Joyce espérant ainsi tomber enceinte de lui et le forcer à l'épouser.

Et puis il y a la version des journalistes de tabloïds et autres enquêteurs, qui interviennent en contre-poids du témoignage enthousiaste de McKinney (Anderson a refusé de participer au métrage) : menteuse invétérée, McKinney avait une carrière de call-girl et de maîtresse BDSM, entretenait une relation de domination avec son complice, et a toujours cultivé une sorte d'excentricité obsessionnelle des plus bizarres. Une jeune femme ambitieuse, qui a profité de cette célébrité médiatique pour fuir le Royaume-Uni sous un déguisement, et se pavaner aux USA aux plus grandes premières et célébrations.

Pourtant, McKinney est étrangement sympathique, dans ce documentaire qui joue la carte Rashomon en confrontant ces différentes versions d'une même histoire. Et il ne fait aucun doute que la vérité se trouve quelque part au croisement de ces vérités improbables... mais où, exactement ?

Le documentaire, ludique et rythmé, ne se mouille pas, et laisse le champ libre au spectateur pour se faire sa propre opinion. Une histoire amusant et vraiment barrée (comme l'est sa conclusion, sur fond de clonage canin).

4.5/6

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Blog Update ! - Décembre 2020 - Bilan Christmas Yulefest 2020

Publié le 8 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Romance, Télévision, Update, Yulefest

En décembre, comme tous les ans, le blog des Téléphages Anonymes s'est mis dans l'esprit des fêtes de Noël, avec la Christmas Yulefest 2020, notre marathon festif de films de Noël en tous genres.

Un marathon moins chargé que d'habitude, grâce à un tri plus exigeant effectué en amont, et à une production, il faut bien l'avouer, un peu impactée par la pandémie...

Semaine 1 :
Semaine 2 :
Semaine 3 :
Semaine 4 :

# Bilan :

Et qui dit tri exigeant en amont, dit aussi nombre de films (un peu) moins important (68 en 2020, contre 73 en 2019), et moyenne globale un peu plus élevée : l'année dernière, plus de deux tiers des films atteignaient à peine la moyenne ; cette année, 28 films sur 68 sont au dessus de la moyenne.

Les tendances se poursuivent, cependant, avec une augmentation notable de la diversité ethnique et culturelle, suite à des pressions de toutes parts, notamment médiatiques et des réseaux sociaux. Ainsi, Hallmark a fait le forcing, très tôt dans la saison, pour proposer de multiples métrages aux personnages un peu différents de la norme caucasienne de la chaîne : Jingle Bell Bride, Holly & Ivy, The Christmas Bow, The Christmas House, etc, autant de films mettant en avant la diversité ethnique et sexuelle de ses personnages... au grand dam des spectatrices habituelles de la chaîne, dont les représentantes les plus visibles, en ligne, ont tendance à être très religieuses et conservatrices.

Après, il faut bien avouer que cet effort de diversité (un peu artificiel, notamment dans sa présentation) s'est progressivement étiolé, au fur et à mesure de l'avancée de la saison, pour retomber dans sa routine habituelle : des visages (caucasiens) familiers, des couples (hétéros) familiers et des clichés à gogo.

En face, Lifetime n'a pas eu une saison exceptionnelle : parasitée par le coronavirus, la chaîne s'est plus que jamais reposée sur des achats extérieurs pour concurrencer Hallmark, et l'immense majorité des films de la chaîne s'est avérée médiocre et assez fauchée (les quelques téléfilms Lifetime que j'ai passés en revue cette saison étaient le dessus du panier... c'est dire).

Et pourtant, Lifetime a bénéficié d'une politique de diversité déjà bien établie : cela fait plusieurs années que Lifetime a pris de l'avance sur les autres en matière de représentativité, et c'est grâce à cela que la chaîne a pu proposer, de manière tout à fait naturelle, certains des films les plus mémorables de la saison, à savoir A Sugar & Spice Holiday (et sa distribution asiatique), ou encore The Christmas Setup (avec son couple gay... et Fran Drescher !).

Et puis il y a le reste : ION, UpTv, les chaînes afro-américaines... Pas grand chose de valable à se mettre sous la dent, dans tout ça, y compris sur Netflix, qui cède à l'appel du bigger louder dumber avec son Christmas Chronicles 2, et qui s'essaie à la comédie musicale clinquante par et pour les afro-américains, avec le polarisant Jingle Jangle.

# Film(s) du mois :

Un top 3 surprenant, cette année, puisqu'assez équilibré. D'un côté, un film indépendant, avec Feast of the Seven Fishes, charmant, léger et original. De l'autre, la diversité de Lifetime et Hallmark, avec d'un côté Holly & Ivy, et de l'autre A Sugar & Spice Holiday.

Mention spéciale à l'Apprenti Père Noël, dessin animé que j'avais déjà passé en revue dans ces pages, à Fran Drescher et son Christmas Setup, et à quelques autres téléfilms Hallmark, comme The Christmas Bow, The Christmas House, On the 12th Date of Christmas, Christmas by Starlight, Five Star Christmas, qui tous ont un petit plus qui les démarque du reste de la production festive.

# Flop(s) du mois :

Cup of Cheer, une parodie ratée du genre de la comédie romantique Hallmark ; Elfland, un dessin (pas très bien) animé fauché et inintéressant ; et Christmas on the Menu, terne, générique, cheap, et arrivé bien trop tard dans la saison pour que je fasse preuve d'indulgence envers lui.

Sans oublier de nombreux métrages à 2/6, de l'adaptation musicale du Grinch à une parodie laborieuse made in Syfy, en passant par des rom-coms Hallmark en pilotage automatique, comme A Christmas Carousel.

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Pour les plus curieux d'entre vous, retrouvez bien évidemment la liste de tous les films de Noël déjà passés en revue dans le cadre des Yulefests des années précédentes en cliquant ici (index saisonnier) ou ici (index alphabétique) !

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# Petit écran :

Pas de série passée en revue, ce mois-ci, mais vous pouvez toujours retrouver les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Retour à la normale dès demain, avec le programme habituel du blog : chaque jour, un film passé en revue, et le week-end, des séries, avec en janvier, et dans le désordre, Wonder Woman 84, Star Trek Discovery, The Mandalorian, The Croods 2, Enola Holmes, Wandavision, Soul, et bien plus encore... Sans oublier le début d'une rétrospective Agents of SHIELD par ce chez Sygbab !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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