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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #canada catégorie

Halloween Oktorrorfest 2018 - 74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Pyewacket (2017) :

Gothique et fascinée par l'occulte depuis la mort de son père, Leah (Nicole Muñoz) a des rapports de plus en plus tendus avec sa mère (Laurie Holden), qui sombre dans l'alcool et la dépression. Un jour, alors que cette dernière l'emmène visiter leur nouvelle demeure, loin de la ville et des amis de Leah, c'est la dispute de trop : Leah part dans les bois et, grimoire en main, elle invoque Pyewacket, un démon, pour qu'il la débarrasse de sa mère. Mais rapidement l'adolescente finit par changer d'avis, alors que les phénomènes paranormaux se multiplient autour d'elle...

Malgré son accueil critique enthousiaste, je n'avais pas été très convaincu par Backcountry, le précédent film de ce réalisateur/scénariste canadien, un survival à base d'ours qui passait énormément de temps à faire de la mise en place, souvent de manière pataude, et peinait à vraiment faire monter la tension.

Et, sans savoir initialement que ce Pyewacket était le produit du même réalisateur, je me suis retrouvé à y déceler les mêmes défauts, et à être tout aussi déçu, malgré, là encore, un accueil critique relativement positif.

Le rythme est ainsi identique : une bonne demi-heure de présentation contemplative des personnages et de leur situation, encore 10-15 minutes pour que le démon apparaisse, et ensuite... retour à de la retenue, de la demi-mesure, des phénomènes en filigrane, jamais très inquiétants, malgré les violons grinçants qui dominent l'accompagnement musical.

L'angoisse n'est jamais vraiment très présente, même vers la toute fin, et l'on se retrouve progressivement à regretter la première apparition du démon (au demeurant très réussie, une silhouette floue et noire qui se déploie lentement dans la chambre de l'héroïne pendant son sommeil), seul vrai moment un peu tendu du métrage, qui ne parvient jamais à remonter à ce niveau.

Surtout pas durant ses dernières minutes, ultra-prévisibles et décevantes. Dommage, parce que le tout est globalement bien interprété, et plutôt bien filmé.

2.25/6

Blood Fest (2018) :

Organisé par Anthony Walsh (Owen Egerton), un réalisateur culte, le festival Blood Fest est un hommage à tous les classiques du cinéma d'horreur, un événement exclusif organisé dans un parc immense et clos où sont reconstitués les plus célèbres décors du genre. Dax (Robbie Kay), passionné d'horreur depuis la mort tragique de sa mère aux mains d'un psychopathe, est prêt à tout pour s'y rendre en compagnie de ses amis Sam (Seychelle Gabriel) et Krill (Jacob Batalon) ; mais sur place, le trio découvre rapidement que Walsh a décidé de tourner son dernier film avec, dans le rôle des victimes, les innombrables visiteurs de la Blood Fest...

Une comédie horrifique produite par Rooster Teeth (Lazer Team), et qui a pour problème principale de n'être ni particulièrement comique (c'est plat et pas très rythmé), ni particulièrement horrifique (c'est dérivatif, et les effets sont souvent approximatifs).

Le film se retrouve donc le postérieur entre deux chaises, et bien trop sous influence - on pense notamment à La Cabane dans les Bois, avec sa rencontre des sous-genres et de leurs créatures, ou encore à Scream, avec ses "règles" à suivre : malgré sa distribution sympathique (le trio de tête n'est pas désagréable, et Egerton, à la fois réalisateur, acteur et scénariste du film, s'en sort bien ; c'est plus inégal au niveau des seconds rôles), le métrage tourne assez rapidement à vide, se contentant d'enchaîner les petits coups de coude référentiels au spectateur et les dialogues ronflants façon pseudo-analyse du genre, avant de s'écrouler dans ses vingt dernières minutes, sous le poids d'un twist creux et d'une conclusion assez plate.

2.25/6 surtout pour la fin très faible.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Allemagne, Drame, USA, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Our House (2018) :

Lorsque ses parents trouvent la mort dans un accident de voiture, alors même qu'il passait la nuit au laboratoire à travailler sur un projet révolutionnaire, Ethan (Thomas Mann) se sent responsable, et abandonne études et petite amie (Nicola Peltz), pour s'occuper désormais de sa petite soeur (Kate Moyer) et de son frère adolescent (Percy Hynes White). Mais rapidement, ses expériences - menées dans son garage - ont des conséquences surnaturelles sur la maisonnée, où une porte semble s'être ouverte vers l'au-delà...

Une co-production américaine, allemande et canadienne qui, sur la base d'un postulat assez basique (transcommunication, invention révolutionnaire aux conséquences inédites, esprits menteurs) parvient néanmoins à imposer une certaine patte, en traitant le tout sur un mode sérieux, sincère et tout en retenue.

Amateurs de jump-scares s'abstenir : ici, la production préfère s'attarder sur les personnages et sur le deuil de cette petite famille finalement assez sympathique et attachante, plutôt que sur la peur et le suspense.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu'un embryon de surnaturel se manifeste ici, et une bonne heure pour que tout se concrétise vraiment. Dans un film d'horreur plus classique, comme Poltergeist ou White Noise (auxquels on pense forcément), cela aurait pu s'avérer problématique, mais ici, ça ne gêne pas trop, à vrai dire.

Le point fort du film étant sa distribution, crédible et juste (surtout les enfants), on apprécie de passer un moment en compagnie de cette famille endeuillée, et ce quand bien même Thomas Mann manquerait un peu de charisme.

Après, le souci, c'est que le tout est très, très balisé : on devine les rebondissements du récit bien à l'avance, on regarde le tout sans grande passion, ni sans angoisse, bref, au niveau de l'horreur et du fantastique, on reste sur sa faim malgré des créatures vaporeuses intéressantes.

Par conséquent, selon que le spectateur est réceptif ou non à la sincérité et à la mesure du film/de ses personnages, il appréciera plus ou moins ce métrage qui a tout d'un petit film indépendant : ce n'est pas exceptionnel, ça ne révolutionnera rien, mais c'est suffisamment bien filmé pour que l'on ne passe pas un moment désagréable.

3.5/6

Bad Samaritan (2018) :

Apprenti photographe et valet de parking profitant de sa position pour cambrioler les demeures de ses clients avec l'aide de son collègue (Carlito Olivero), Sean (Robert Sheehan) découvre un jour une jeune femme (Kate Hopgood) enchaînée dans le bureau de leur dernier "client", Cale Erendreich (David Tennant). Paniqué, il la laisse sur place, mais pris de remords, il tente alors de tout faire pour la libérer... quitte à attirer sur lui et ses proches la colère du sadique.

Un bon gros ratage signé Dean Devlin, qui filme ce thriller à tendance serial killer de manière plate et insipide, laisse David Tennant en roue libre, et qui demande à Joseph LoDuca de mettre le tout en musique comme s'il composait la bande originale d'un film d'action des années 90 (les sonorités triomphantes lorsque Sheehan démolit à coups de pelle un Tennant rampant à plat ventre, WTF), avec score musical poussé à fond sur le devant de la scène.

C'est donc assez mauvais, écrit avec les pieds, longtemps dépourvu de tension, bourré de grosses ficelles, ça finit par tourner en rond, et ça place un moment de nudité semi-gratuite dès les cinq premières minutes, histoire de dire.

À éviter.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 41- Neverknock (2017)

Publié le 23 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Fantastique, Horreur, Halloween, Télévision, Syfy, Canada

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Neverknock :

Depuis le meurtre brutal de plusieurs adolescents un soir d'Halloween de 1986, la porte du 59 Oakwood Lane est devenue le sujet d'une légende urbaine : si l'on y frappe le soir d'Halloween (et si du sang est versé), alors la personne responsable devient la nouvelle proie du NeverKnock, une créature se nourrissant de ses peurs. Grace (Dominique Provost-Chalkley), sa petite soeur Jenna (Lola Flanery), sa petite-amie Leah (Jodelle Ferland) et leurs amis (Eliana Jones, Kiana Madeira, Varun Saranga) décident alors de mettre cette légende à l'épreuve...

Un téléfilm Syfy écrit et réalisé par Sheldon Wilson (réalisateur et scénariste de bon nombre de téléfilms Syfy, depuis Carny, jusqu'à The Night Before Halloween, en passant par The Unspoken, The Hollow, Scarecrow, Mothman : rarement des chefs d’œuvre, mais toujours des créatures et des idées intéressantes, et un sens prononcé du casting qui fait plaisir), et qui ressemble beaucoup à Baba Yaga / Don't Knock Twice.

Ici, cependant, la créature est bien plus étrange (et assez réussie) : une entité goudronneuse à la forme sombre se contorsionnant à quatre ou cinq pattes telle une araignée humanoïde, et dont la mise en images ne fonctionne pas trop mal. 

Autre chose qui fonctionne : la distribution. Les personnages secondaires ne sont pas désagréables, la petite sœur est plutôt juste, et Jodelle Ferland tient l'un des rôles principaux, formant un couple gay avec Grace, l'héroïne... comme dans The Unspoken. Une récurrence amusante dans "l’œuvre" du réalisateur, et qui change un peu la dynamique du tout sans verser dans le démonstratif ou dans la représentativité forcée.

Après, il faut bien avouer qu'on reste dans le téléfilm Syfy basique, qui est assez dérivatif, en plus de ne pas être particulièrement bien rythmé : ça ronronne rapidement, ça piaille beaucoup, et ça tourne plus ou moins en rond.

Mais l'ambiance de petite ville américaine fêtant Halloween est néanmoins bien retranscrite (malgré une première demi-heure se déroulant en plein soleil), ce n'est pas trop mal filmé, et ma créature est donc, comme je le disais, assez réussie. Ce qui est mieux que rien.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 35 - Another Wolfcop (2017)

Publié le 19 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Comédie, Action, Policier, Canada

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Another Wolfcop :

Lorsqu'un entrepreneur médiatique, Sydney Swallows (Yannick Bisson), arrive en ville puis propose de rouvrir la brasserie de Woodhaven et de financer l'équipe locale de hockey, Lou Garou (Leo Fafard) est méfiant. Car Swallows a prévu d'utiliser son breuvage pour contaminer les habitants de la ville, et les asservir à la cause des reptiliens venus de l'espace...

Suite du premier Wolfcop, on prend donc les mêmes et on recommence, en recyclant un bon paquet de concepts et de gags (encore une wolfcock, Willie qui revient, la scène de sexe), en leur ajoutant d'autres idées plus ou moins inspirées (la chatte-garou, les parasites à la Bad Milo, les robots), avec en prime un Yannick Bisson qui semble s'amuser en grand méchant, et Kevin Smith qui en fait trois tonnes dans un rôle vraiment pas indispensable.

Le vrai problème étant, malheureusement, que le rythme est encore moins présent que dans le premier opus, et que le film apparaît d'autant plus bordélique, décousu et mollasson... ce qui enlève une grosse partie de son côté divertissant.

Résultat : si la série est déjà à ce point à cours d'idées, la perspective d'une deuxième suite est loin de donner envie.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 34 - Wolfcop (2014)

Publié le 19 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Policier, Canada

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Wolfcop :

Lou Garou (Leo Fafard), flic alcoolique et glandeur, se réveille un matin orné d'un pentagramme gravé dans sa chair : il a été choisi par de mystérieux cultistes pour devenir un loup-garou, et être sacrifié à l'occasion d'un rituel étrange. Mais Lou, lui, décide alors de profiter de ses nouveaux pouvoirs pour faire régner la loi et l'ordre dans sa bourgade canadienne de Woodhaven...

Une petite comédie d'horreur canadienne indépendante, financée via indiegogo, et qui ne s'embarrasse pas de faux semblants pour narrer son histoire improbable et décalée : c'est direct (moins de 80 minutes), c'est tout sauf subtil (entre l'alcoolisme du héros, sa première transformation aux toilettes, le comportement du Wolfcop, le gore, la scène de sexe façon années 80 avec body double pour Sarah Lind, les motivations improbables des méchants, et leur apparence finale ringarde), et il ne faut pas se montrer trop regardant, mais c'est aussi joyeusement décomplexé et amusant, pour peu qu'on soit de bonne humeur.

Après, ça reste un film indépendant aux nombreux composants plus ou moins amateurs - interprétation inégale, script approximatif, montage cache-misère lors des scènes d'action, voitures accélérées en post-production - et au budget minimaliste, que l'on devine entièrement passé dans le costume du Wolfcop (au demeurant assez réussi, malgré un côté rouge-à-lèvres regrettable), au détriment de la fin du film, avec ses reptiliens ridicules, et ultra-fauchés.

Pas forcément désagréable, dans l'ensemble, mais ça aurait mérité d'aller encore plus loin dans son délire et dans son n'importe quoi.

Un minuscule 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 27 - A Little Bit Zombie (2012)

Publié le 17 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Comédie, Canada, Romance

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A Little Bit Zombie :

Steve (Kristopher Turner) est sur le point d'épouser Tina (Crystal Lowe), une jeune femme particulièrement maniaque et autoritaire, et le couple passe un dernier week-end en compagnie de la soeur de Steve, Sarah (Kristen Hager), et de l'époux de celle-ci, Craig (Shawn Roberts). Là, cependant, il est piqué par un moustique contaminé par le sang d'un zombie, et rapidement, Steve commence à avoir des envies de cervelle....

Une comédie indépendante canadienne à très petit budget, financée de manière participative, et qui s'avère une farce absurde et amusante ne se prenant jamais au sérieux.

La réalisation est basique, l'interprétation volontairement forcée et en roue libre, et les effets sont approximatifs, mais dans l'ensemble, c'est agréablement absurde et décomplexé, et toute la distribution (y compris Stephen McHattie) s'en donne à coeur joie, quitte à en faire occasionnellement trop.

Un petit film gentillet et distrayant, qui ne restera cependant pas forcément dans les mémoires.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 15 - Dead Shack (2017)

Publié le 10 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Canada, Comédie, Action

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Dead Shack :

Décidé à passer un peu de temps avec sa nouvelle compagne, Lisa (Valeria Tian), Roger (Donavon Stinson) emmène ses enfants Summer (Lizzie Boys) et Colin (Gabriel LaBelle) - accompagnés de Jason (Matthew Nelson-Mahood), leur ami -  passer quelque temps dans un chalet tranquille, au milieu des bois. Rapidement, cependant, les trois adolescents assistent au massacre de deux jeunes aux mains de la voisine (Lauren Holly), qui livre alors les cadavres à ses enfants "cannibales"...

Une comédie horrifique canadienne financée via Kickstarter et qui, en théorie, pouvait être sympathique, mais dans les faits, plombe son potentiel par une mise en images et en musique tout simplement soporifiques.

C'est bien simple, les choix faits par le réalisateur/scénariste plongent le métrage dans une ambiance cotonneuse, qui s'appuie sur des filtres colorés appliqués à l'image, sur un rythme particulièrement nonchalant, et sur une musique rétro-synthétique assez éthérée.

Résultat, le film souffre d'un manque cruel de tension et d'énergie, mettant plus de 25 minutes pour démarrer (jusque là, on a droit à des adolescents qui se vannent en marchant dans les bois), et échouant constamment à combiner humour, horreur et suspense.

L'intérêt remonte un peu lorsque l'on comprend qu'on a droit à des zombies (et pas à des cannibales), mais le film ne décolle jamais vraiment, et n'est ni jamais vraiment drôle, ni tendu : c'est bien dommage, car l'interprétation est plutôt bonne, et les effets plutôt corrects.

2.25/6 (j'aurais probablement préféré le métrage s'il avait conservé ses acteurs plus jeunes, comme dans sa preuve de concept Kickstarter)

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Un film, un jour (ou presque) #822 : Sahara (2017)

Publié le 12 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Aventure, Comédie, Jeunesse, France, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Sahara :

Constamment victimisés par leur communauté, Ajar (Omar Sy) le serpent et Pitt (Franck Gastambide) le scorpion partent pour l'oasis voisine, nettement plus huppée, pour tenter d'y retrouver Eva (Louane), une serpente dont Ajar est épris...

Quand la France (et le Canada) tentent de singer Pixar/Dreamworks et de raconter une histoire d'animaux anthropomorphisés, ça donne ce Safari, un film d'animation visuellement relativement agréable, mais qui ne fonctionne jamais vraiment totalement.

À tous les niveaux, en fait, on sent le désir de bien faire, limité par un manque de compétences ou d'efficacité. Le récit, ainsi, une sorte de road trip dans le désert, s'avère globalement mal rythmé, et bourré de petits ventres mous ; la direction artistique est intéressante, mais parfois un peu trop dérivative ; l'illustration musicale est assez transparente ; l'humour est éventé ; et la distribution vocale, malheureusement, est totalement inégale.

Ainsi, autant Gastambide, Michael Youn, Clovis Cornillac ou encore Jean Dujardin s'en sortent parfaitement bien dans leurs rôles respectifs, autant d'autres sont en roue libre (Vincent Lacoste), et d'autres encore sont tout simplement médiocres et/ou mal dirigés (Louane, Grand Corps Malade).

Pire : si Omar Sy n'est pas mauvais, l'animation de son personnage ne colle que rarement à sa voix. L'interprétation d'Omar est nettement plus agitée et dynamique que ne l'est le serpent à l'écran, et cela donne lieu à un décalage qui s'avère parfois problématique, et souvent gênant.

Bref, une tentative bien intentionnée, mais vraiment peu concluante.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #738 : La Mort de Staline (2018)

Publié le 19 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Politique, Histoire, France, Belgique, UK, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Mort de Staline (The Death of Staline) :

En 1953, lorsque Joseph Stalin (Adrian McLoughlin) s'effondre, victime d'une hémorragie cérébrale, c'est la panique au sein du Conseil des Ministres de l'URSS, parmi lesquels Georgy Malenkov (Jeffrey Tambor), Nikita Khrushchev (Steve Buscemi), Vyacheslav Molotov (Michael Palin), Georgy Zhukov (Jason Isaacs) et Lavrenti Beria (Simon Russell Beale), qui commencent alors tous à comploter, pour parvenir à prendre la tête du gouvernement...

Une adaptation d'une bande dessinée française, qui adopte le ton de la satire décomplexée pour traiter des dernières heures de la vie de Staline, et le chaos politique qui a suivi.

La distribution est impeccable, et semble vraiment beaucoup s'amuser - d'autant que tout le monde joue avec son accent et son phrasé naturel, ce qui amène un décalage supplémentaire assez savoureux ; l'écriture est grinçante, tour à tour glaçante et improbable ; et ce n'est pas désagréable du tout à regarder, même si je dois dire que dans l'ensemble, j'ai trouvé que le tout ronronnait pas mal, et manquait de punch.

C'est loin d'être mauvais, mais ça aurait mérité un peu plus d'énergie, notamment dans le montage et dans la mise en images.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #710 : Lost Heroes (2014)

Publié le 10 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Histoire, Science-Fiction, Action, Jeunesse, Aventure, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lost Heroes :

Un documentaire intéressant sur le manque inexplicable de super-héros canadiens dans l'industrie des comic-books, et sur ce que cela reflète de la société et de l'état d'esprit canadiens.

Au travers d'interviews de passionnés, d'images d'archives, et de témoignages, le métrage retrace ainsi l'histoire tumultueuse des comics canadiens, depuis leur naissance spontanée durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui.

On découvre ainsi que les comics canadiens ont vu le jour suite aux restrictions imposées par le Canada durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui empêchaient l'importation des bandes dessinées américaines.

Le Canada a donc dû créer ses propres maisons d'édition, et ses propres superhéros, n'hésitant parfois pas à recruter de jeunes adolescents pour dessiner leurs numéros : Maple Leaf Publishing, avec The Iron Man, Brok Windsor, Cosmo ; Anglo-American Publishing, qui réadaptait à sa sauce les scripts des comics Fawcett (Captain Marvel), Commander Steel, Freelance ; Educational Projects, avec Canada Jack ; ou encore Bell Features, avec Johnny Canuck et Nelvana, la première super-héroïne de comics de la planète, avant même Wonder Woman.

Puis, avec la fin de la guerre, l'industrie américaine a repris le dessus, et les super-héros canadiens ont progressivement disparu, jusqu'aux années 60, où, sous l'influence de passionnés, ce pan de la culture canadienne a connu une brève renaissance, aboutissant à la création de Captain Canuck, en 1975.

Un Captain Canuck qui, malgré son succès, n'a jamais réussi à s'implanter durablement, et renaît une fois par décennie, pour disparaître quelques années plus tard, faute d'être économiquement viable.

Le documentaire s'attarde ensuite sur les superhéros "canadiens" les plus connus, à savoir Wolverine (très populaire au Canada, malgré le fait qu'il ne corresponde pas vraiment aux clichés habituels attribués aux Canadiens), et Alpha Flight (nettement moins populaires car trop clichés, et jamais vraiment mis en avant de manière durable et satisfaisante).

Puis, après un passage par la case web-série (Heroes of the North, qui connaît apparemment un succès d'estime), le documentaire tente de comprendre pourquoi les Canadiens ne parviennent pas à avoir de super-héros à leur image.

Problème commercial (la population canadienne est insuffisante pour assurer la survie d'une telle industrie, et les Américains ne s'intéressent pas aux comics étrangers), mais aussi problème d'image mal définie : les Canadiens, de leur propre aveu, peinent à définir leur identité, complexés par leur position de voisins d'USA particulièrement envahissants et dominants, culturellement parlant.

Sans oublier le fait que le Canada a toujours privilégié la discussion, la négociation et a toujours favorisé la paix, des caractéristiques intrinsèques à l'identité canadienne, et qui se marient mal au genre des comics, avec leurs super-héros bariolés qui règlent leurs problèmes par l'action et la violence...

4.25/6 (imparfait, notamment dans sa deuxième moitié, mais pas désagréable du tout)

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Un film, un jour (ou presque) #692 : Fight Games 2 (2017)

Publié le 16 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Canada, Sport, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Fight Games 2 (Goon : Last of the Enforcers - 2017) :

Désormais marié à sa petite amie Eva (Alison Pill), enceinte, Doug Glatt (Sean William-Scott) est contraint de raccrocher les patins lorsqu'il se fait démolir, sur le terrain, par Anders Cain (Wyatt Russell), un nouveau venu. Reconverti dans les assurances, Doug est cependant contraint de reprendre du service lorsque Cain est placé à la tête de son ancienne équipe, et pour s'entraîner, il se tourne vers son ancien rival, Ross Rhea (Liev Schreiber)...

Le premier Goon/Fight Games (2011) était un film sportif canadien écrit et produit par Jay Baruchel, une comédie sportive pas très subtile ou finaude, mais qui compensait sa lourdeur par son énergie, sa brutalité, et sa distribution sympathique.

Ce second volet, qui reprend la même équipe devant et derrière la caméra, marche dans les traces directes de Rocky II et III, et tente de retrouver le charme du premier volet... mais il se prend un peu trop au sérieux, et privilégie un peu trop le sport et le sentiment, au détriment de la comédie.

On ne rit pas beaucoup, on ne sourit pas vraiment plus (Elisha Cuthbert, en soeur - constamment ivre morte - d'Alison Pill, est amusante, sans plus), et en mettant plus l'accent sur l'émotion et la sincérité (ce qui n'est pas forcément un mal, dans l'absolu), le film y perd en efficacité, finissant par n'être qu'un film de sport (certes bien filmé par Baruchel) parmi tant d'autres.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #690 : Beep - A Documentary History of Game Sound (2016)

Publié le 12 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Musique, Histoire, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Beep - A Documentary History of Game Sound :

Un documentaire canadien qui dure près de deux heures, et qui couvre en long, en large et en travers, l'histoire de la musique des jeux vidéos (principalement dans sa première moitié), et les nombreuses techniques et spécialités du genre (le doublage, le sound design, les musiques plus modernes, l'ambiance, etc).

Problème : le documentaire dure près de deux heures.

Deux heures d'interviews de spécialistes et de compositeurs, qui se répètent régulièrement, deux heures de propos parfois très pointus et austères, privilégiant les explications verbeuses aux démonstrations par le son (il n'y a pas forcément assez d'exemples musicaux reflétant les propos des intervenants, etc), et finissant par lasser, compte tenu de la durée conséquente du métrage.

Assez frustrant, au final, et probablement à réserver aux passionnés du genre, qui n'hésiteront pas à passer deux heures complexes sur ce sujet.

3/6 (pour l'effort de s'intéresser à un genre de niche, et pour l'exhaustivité des intervenants)

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Un film, un jour (ou presque) #686 : The Birder (2013)

Publié le 6 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Birder (aka The Bird Men) :

Ron Spencer (Tom Cavanagh), passionné d'ornithologie et professeur dans un lycée, voit le poste de ses rêves lui échapper au profit de Floyd (Jammie Splichuk), un homme plus jeune, plus moderne et plus cool que lui. Furieux, il décide alors de se venger du nouvel arrivant, et trouve un allié inattendu en la personne de Ben (Mark Rendall), l'un de ses anciens élèves, désormais homme à tout faire du lycée, et glandeur constamment la tête dans un nuage de marijuana. Car Ben est persuadé que Floyd tente de séduire son ex-petite amie Laura (Tommie-Amber Pirie), et il est prêt à tout pour l'en empêcher.

Étrangement le second film traitant d'ornithologie que je vois en moins de deux ans et demi (le premier étant le décevant Drôles d'Oiseaux), ce petit film canadien pose ses cartes sur la table dès les premières minutes du métrage : ce film est un film excentrique, où tous les personnages sont bizarres et improbables, et où tout est décalé et étrange, au point de paraître parfois maniéré et forcé.

Et c'est probablement cela qui fait que le métrage ne fonctionne pas vraiment, malgré un Tom Cavanagh excellent comme toujours : le tout est too much, et repose entièrement sur son aspect un peu foufou pour emporter l'adhésion... mais ni le rythme ni l'humour ne suivent vraiment, et le métrage finit par manquer de punch et d'intérêt intrinsèque, malgré des moments occasionnellement assez réussis.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #683 : Les Zévadés de l'Espace (2013)

Publié le 3 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Aventure, Animation, Science-Fiction, Comédie, Jeunesse, Canada, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Zévadés de l'Espace (Escape From Planet Earth) :

Superstar intergalactique, Scorch Supernova (Brendan Fraser) est un héros de l'espace originaire de la planète Baab, et est aidé dans ses missions par son frère Gary (Rob Corddry), responsable de mission au QG de la BASA. Jusqu'au jour où le duo se brouille, et où Scorch décide de partir seul en mission sur Terre, la planète la plus dangereuse de l'univers, où il est capturé par le maléfique Général Shanker (William Shatner). À Gary de partir à son tour sur le terrain, pour secourir son frère...

Un film d'animation tellement générique et insipide qu'on passe son temps à se dire que ça ressemble vraiment à du Dreamworks bas de gamme, à l'époque où le studio se cherchait, et se contentait de faire des récits interchangeables et basiques.

Ici, que ce soit l'écriture, l'humour, la musique d'Aaron Zigman, les chansons pop, ou les choix artistiques très maladroits (toute la conclusion en voix off, au secours !), ça ronronne instantanément, et ça finit par n'avoir pas grand intérêt intrinsèque.

C'est dommage, parce que techniquement, même si ça ne déborde pas d'originalité, ça tient à peu près la route, malgré un doublage très inégal (quelques choix amusants - Ricky Gervais, les aliens -, quelques autres pertinents - Brendan Fraser, Rob Corddry -, et d'autres hors-sujet ou mal exploités - Sarah Jessica Parker, Sofia Vergara, William Shatner, Jane Lynch, etc).

2.5/6 (aussitôt vu, aussitôt oublié, mais ça plaira peut-être aux plus petits)

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Un film, un jour (ou presque) #647 : SEMAINE ST-VALENTIN - L'Agence Cupidon (2012), Amoureux Malgré Eux (2017) & Girl's Best Friend (2008)

Publié le 12 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Hallmark, Canada, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

L'Agence Cupidon (Cupid, Inc) :

Alors que son talk show quotidien est en perte de vitesse, Eve Lovett (Joely Fisher) une animatrice tv ne laissant aucune place à l'amour, croise le chemin de Vernon Gart (Jamie Kennedy), un étrange employé de l'Agence Cupidon, qui lui fait part d'une sombre réalité : si Eve ne parvient pas à jouer les entremetteuses pour un couple d'ici la St. Valentin, alors elle ne connaîtra jamais le bonheur sentimental. Hésitante, Eve décide néanmoins de jouer le jeu...

Une comédie romantique Hallmark de la Saint Valentin 2012, qui bénéficie d'une tête d'affiche très sympathique et dynamique (ce qui n'est pas vraiment surprenant, compte tenu de la carrière de Joely Fisher) et d'une distribution agréable (seul Jaime Kennedy semble un peu hors sujet, avec son Cupidon transparent, et limite efféminé), mais souffre d'un script balisé, et d'une musique envahissante et omniprésente.

Rien de désastreux, mais rien de mémorable non plus.

3/6

Amoureux Malgré Eux (Moonlight in Vermont) :

Soudainement quittée par son petit-ami Nate (Jesse Moss), Fiona (Lacey Chabert), spécialiste new-yorkaise en immobilier, décide de se ressourcer dans l'auberge de sa famille, au coeur d'un Vermont enneigé et paisible. Mais à peine arrivée, elle découvre que Nate séjourne là avec sa nouvelle compagne, Haley (Elise Gatien) ; bien décidée à le rendre jaloux, Fiona choisit alors Derek (Carlo Marks), le nouveau chef de l'auberge, pour jouer un temps le rôle de son petit-ami de substitution. Rapidement, cependant, Fiona et Derek finissent par se prendre au jeu, malgré leurs nombreuses différences...

Une comédie romantique made in Hallmark, supposément printanière, mais clairement tournée en hiver tant les paysages très agréables et esthétiques du "Vermont" sont couverts de neige, et les acteurs sont frigorifiés lors des scènes en extérieur ; d'ailleurs, après quelques recherches, il apparaît que ce film était supposé être le second film de Noël 2016 de Lacey Chabert, après A Wish For Christmas, et qu'il était censé se tourner à l'automne, mais qu'il a été repoussé à début 2017 pour laisser le temps à l'actrice de se remettre de sa grossesse et de son accouchement en septembre.

Non pas que cela change grand chose à son déroulement ultra-basique et assez quelconque : on sent que c'est un métrage en pilotage automatique, uniquement là pour permettre à Lacey Chabert de remonter en selle après sa grossesse, avec un film accumulant tous les clichés du genre, dans lequel elle semble plus motivée que précédemment (son personnage est sarcastique et râleur, ça aide), mais n'a pas grande alchimie avec les personnages masculins, globalement assez ternes et insipides (même le père de Fiona s'avère cabotiner plus que de mesure, ce qui a tendance à saboter un peu les scènes d'émotion des deux personnages).

Forcément, ce manque flagrant d'alchimie pose problème dans un téléfilm de ce genre, et Moonlight in Vermont ronronne extrêmement vite, incitant malgré lui le spectateur à aller faire autre chose pendant que l'histoire se termine à l'écran. M'enfin ça fait toujours plaisir de revoir Elise Gatien et Timothy Webber (aka Jerome de Men in Trees) dans de tous petits rôles (un peu ingrats).

2 + 0.5 pour Chabert et les paysages = 2.5/6 (peut-être qu'avec l'ambiance d'un film de Noël, ça aurait atteint la moyenne)

Girl's Best Friend :

Critique musicale new-yorkaise aigrie, cynique et sarcastique, Mary (Janeane Garofalo) est au point mort tant dans sa carrière que dans sa relation avec son compagnon, Jake (Kris Holden-Ried), avec lequel elle refuse de s'engager. Contrainte de se rendre brièvement dans sa famille, voilà alors que Mary doit retraverser tout le pays jusqu'à New-York en compagnie de son pire cauchemar : un petit chien nommé Binky. Mais à sa grande surprise, ce road trip canin va s'avérer une prise de conscience inattendue pour Mary...

Une comédie indépendante, co-production canadienne, qui prend presque le contre-pied total de Entre Chiens et Chats, la rom-com de 1996 dans laquelle Garofalo jouait déjà.

Ici, pas de rom-com à proprement parler, mais plutôt la crise de la trentaine/quarantaine d'une grincheuse finie, qui a toujours une réplique mordante à la bouche, et maintient constamment autrui à distance sans vraiment réussir à tisser des liens sincères avec ses proches.

Pas forcément désagréable, comme road-trip, ça évite la majorité des clichés de la rom-com et du film avec animaux, et l'on sent clairement que ce personnage, c'est Garofalo elle-même, tant les dialogues fleurent bon l'improvisation de la part de l'actrice.

Après, il faut bien avouer qu'un tel degré de sarcasme et de cynisme peut clairement finir par lasser, d'autant que le film a tendance à s'éparpiller, manquant justement du point focal qu'un genre bien défini peut apporter à un film. Cela dit, ce n'était pas désagréable.

3/6

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Christmas Yulefest 2017 - 76 - Mariage sous la Neige (2017)

Publié le 1 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Canada

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

Mariage sous la Neige (Christmas Wedding Planner) :

Kelsey (Jocelyn Hudon), organisatrice de mariage débutante, compte sur le mariage de sa cousine Emily (Rebecca Dalton) pour se lancer dans le métier, malgré la surveillance autoritaire de sa tante Olivia (Kelly Rutherford). Et les choses se compliquent lorsqu'elle croise le chemin du séduisant Connor (Stephen Huszar)... l'ex d'Emily, qui est par ailleurs un détective privé qui tente de faire capoter le mariage en enquêtant sur le fiancé.

En visionnant Coup de Foudre à Paris, je disais "la jeune Jocelyn Hudon s'avère une très bonne trouvaille, spontané et fraîche, au point que je ne serais pas surpris de la voir décrocher des rôles plus importants dans un futur proche." Une impression confirmée par La Plus Belle Étoile de Noël, dans lequel elle tenait un rôle très secondaire... et donc, par ce Christmas Wedding Planner, dont elle tient le rôle principal. Et ça fonctionne : elle est dynamique, pétillante, enthousiaste, expressive, bref, très attachante... dommage que le reste ne soit pas forcément à la hauteur.

Ce n'est pas forcément dramatique pour autant : c'est un téléfilm canadien indépendant adapté d'un roman Harlequin, produit pour un petit budget par la maison de production de 48 Voeux de Noël et compagnie, et par conséquent, c'est du niveau des rom-coms habituelles de UpTV, de ION, voire même de Lifetime.

C'est même peut-être plus énergique et décomplexé que bon nombre de ces productions, pour le meilleur et pour le pire - on a ainsi droit à de la musique "comique" pour ponctuer certaines répliques et scènes, et à des personnages caricaturaux - dont Joey Fatone des NSYNC. 

Le problème, en fait, c'est que tout ça n'est pas très passionnant, comme souvent lorsqu'il s'agit d'histoires de mariage transposées à Noël : la comédie romantique est trop classique pour fonctionner, et Noël n'est qu'une vague toile de fond pour un métrage centré sur le mariage et tous les quiproquos qui l'accompagnent.

Sans oublier le rebondissement mélodramatique final, lors de la cérémonie, digne d'un mauvais soap, et la demande en mariage finale, totalement forcée et implausible.

2.5/6 (un peu plus d'esprit de Noël, un peu moins de mélodrame forcé, et ça aurait eu la moyenne)

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Christmas Yulefest 2017 - 56 - 48 Voeux de Noël (2017)

Publié le 24 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Canada, Fantastique, Comédie, Aventure

Noël est là, et chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest continue avec son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

48 Vœux de Noël (48 Christmas Wishes) :

Après avoir malencontreusement détruit un sac de 48 vœux la veille de Noël, Mindy (Clara Kushnir) et Cam (Ethan Yang), deux lutins du Père Noël, quittent le Pôle pour se rendre dans le Minnedoza, et retrouver les enfants humains ayant fait ces souhaits. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, et les lutins sont contraints de demander l'aider du jeune Blake (Liam MacDonald), dont la famille peine à retrouver l'esprit de Noël...

Une comédie familiale de Noël produite, réalisée et écrite par une petite maison de production canadienne, Brain Power Studio, déjà à l'origine de plusieurs métrages au budget limité, comme Un Noël pour se retrouver, Une Demande en Mariage pour Noël, L'Arche de Noël, Operation Christmas List, ou encore Mariage sous la Neige.

Des productions inégales qui partagent souvent des seconds rôles récurrents, une réalisation approximative, et une interprétation inégale, mais aussi un volonté de bien faire qui n'a pas forcément à envier aux productions Hallmark en pilotage automatique.

Ici, on est dans la même catégorie : la direction artistique n'est pas désagréable, ça a bon fond (le propos sur le deuil est assez bien traité), mais d'un point de vue technique, c'est plein de petits défauts qui finissent par s'accumuler et par peser : l'interprétation des enfants, notamment, est très inégale, alternant entre juste et surjouée (la plus à l'aise étant Maya Franzoi - Clara Kushnir & Ethan Yang ne sont pas mauvais, mais ils auraient mérité d'être un peu mieux encadrés, au niveau du jeu, car ils en font occasionnellement un peu trop), et les effets sont assez fauchés, en plus d'être rares.

Cela dit, il est probable que le public visé - les jeunes enfants - ne prêtent pas vraiment attention à tous ces défauts, et se laissent embarquer dans cette quête pas très sérieuse. Les adultes, cependant, auront un peu plus de mal.

3/6 en étant indulgent.

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Christmas Yulefest 2017 - 44 - Clarence (1990)

Publié le 20 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Télévision, ABC Family, Comédie, Religion, Drame, Canada, USA, Nouvelle-Zélande

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Clarence :

Lorsque Clarence Odbody (Robert Carradine), l'ange qui avait autrefois aidé George Bailey, accepte de sortir de sa semi-retraite pour empêcher le suicide de Rachel (Kate Trotter), la jeune veuve de Jeremy (Richard Fitzpatrick), un autre ange, il ignore à quoi s'attendre. Et voilà donc Clarence qui découvre l'Amérique urbaine de la fin des années 80, tout en séjournant avec Rachel et ses deux enfants (Nicolas Van Burek & Jamie Rainey), victimes de l'acharnement professionnel d'un businessman ambitieux (Louis Del Grande)....

Au rayon des suites inutiles que personne n'avait jamais demandées, voici donc Clarence, un téléfilm canado-américano-néo-zélandais diffusé sur l'équivalent du ABC Family de la fin des années 80, réalisé par un habitué des productions télévisuelles Henson, et se proposant comme une suite directe au classique de Noël, La Vie est Belle de Capra.

Et comme si cette idée n'était pas déjà assez mauvaise en soi, la production nous place cette suite dans le milieu des jeux vidéo de 1989 (grosse rigolade, avec du recul), avec un ange maladroit et décalé, qui prend brièvement l'apparence d'un adolescent au lycée et qui embrasse la femme qu'il est supposée sauver/protéger, et avec un Joseph (le supérieur hiérarchique de Clarence) incarné par un jeune pré-ado typiquement 80s, sarcastique et horripilant.

Ajoutez à cela une atmosphère festive totalement absente (il y a trois flocons de neige miteux, vers la fin), un rendu visuel particulièrement fauché et daté, une interprétation inégale, un rythme mollasson, et un manque total d'intérêt, et on comprend sans problème que ce téléfilm soit désormais quasiment introuvable, et n'ait jamais été réédité depuis l'époque de la VHS.

1.75/6

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Christmas Yulefest 2017 - 30 - TV Rétro : Christmas Snow (1986) & A Child's Christmas in Wales (1987)

Publié le 13 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Télévision, Religion, UK, USA, Canada

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Christmas Snow : 

À quelques jours de Noël, la veuve Mutterance (Katherine Helmond) s'occupe de ses deux enfants adoptifs, Amy (Melissa Joan Hart) et Wallace (Kimble Joyner), et gère la confiserie familiale qu'elle a hérité de son père. Mais son propriétaire, le grincheux Mr. Snyder (Sid Caesar), a décidé que le moment était venu de changer un peu les choses, et de transformer le magasin en laverie automatique, quitte à mettre son amie de longue date à la porte....

Un téléfilm NBC de 1986, qui dure un peu moins d'une heure, qui bénéficie de décors enneigés et d'une distribution limitée, mais sympathique et compétente, tant au niveau des adultes que des enfants.

Après, en 45 minutes, ça ne fait vraiment pas dans la complexité : l'histoire est basique, voire même simpliste, et très prévisible... mais elle fonctionne, dans le registre "miracle de Noël", car elle a bon fond, et s'avère plutôt sympathique.

En résumé, un petit divertissement télévisé à l'ancienne, au charme assez rétro, mais loin d'être désagréable à suivre.

A Child's Christmas in Wales :

Le soir de Noël, au Pays de Galles, Geraint (Denholm Elliott) raconte à son petit-fils, Thomas (Mathonway Reeves), comment se déroulaient autrefois les fêtes de Noël, et comment il passait les fêtes de fin d'année lorsqu'il était petit...

Co-production télévisée americano-anglo-canadienne, de moins d'une heure, et qui adapte un récit littéraire d'un poète gallois, Dylan Thomas, récit très célèbre et réputé au Pays de Galles.

Et si c'est assez bien produit, réalisé et interprété, je n'ai pas du tout accroché, je dois dire.

En effet, le respect envers le texte original est tel que le métrage ressemble plus ou moins à un enchaînement de vignettes et de tranches de vie narrées en voix off par Denholm Elliott : une narration très littéraire et ampoulée (puisque directement tirée des écrits du poète) qui est tout sauf naturelle, et qui a tendance à établir une barrière entre le spectateur et ce qui se déroule à l'écran (d'autant plus présente pour les spectateurs qui ne sont pas anglo-saxons, et/ou pas forcément sensibles à la nostalgie de l'époque décrite - les années 20 - ici assez premier degré).

Cela dit, je suis le premier à reconnaître que je ne suis pas du tout le public visé par une telle adaptation, et que je suis très probablement passé à côté du charme de ce métrage - un charme que je lui reconnais, mais qui, contrairement à un A Christmas Story, par exemple, ne m'a vraiment pas parlé.

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 70 - Little Evil (2017) & It Stains the Sands Red (2016)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Comédie, Canada, Netflix, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Little Evil :

Gary (Adam Scott) est ravi d'avoir épousé Samantha (Evangeline Lilly), une jeune mère séduisante et attachante, qu'il aime profondément. Mais Samantha a un fils un peu étrange, Lucas (Owen Atlas), assez sinistre et capable de pousser autrui à commettre l'impensable. Rapidement, Gary s'aperçoit alors que Lucas est peut-être bien l'antéchrist, et qu'il ne peut le laisser détruire le monde...

Une comédie horrifique d'Eli Craig (Tucker & Dale fightent le Mal) qui souffre d'une structure bien trop bancale pour vraiment fonctionner : en effet, pendant ses deux premiers tiers, le film se contente de parodier La Malédiction, en en reprenant toute la structure et le déroulement, et en y passant simplement une couche de sarcasmes et de vannes pas très mémorables.

Ce n'est alors pas très drôle, pas très intéressant, et ça tourne rapidement à vide, malgré les seconds rôles sympathiques (Clancy Brown, Tyler Labine, Donald Faison, Chris D'Elia, Kyle Bornheimer, Sally Field), globalement sous-exploités.

Et puis, après la première heure de métrage, le film bascule dans quelque chose d'un peu plus décalé, avec un renversement de perspective pas forcément surprenant ou imprévisible : Gary décide de protéger l'enfant, de devenir un bon beau-père pour lui, et avec l'aide des autres beaux-pères de son entourage, ils partent à l'assaut des méchants satanistes qui veulent provoquer l'apocalypse.

Encore une fois, ce n'est pas forcément nouveau, dans le genre, mais ce bref virage vers l'action permet au film de retrouver un peu de l'énergie de Tucker & Dale, ce qui rend cette partie du film déjà plus intéressante.

Malheureusement, dans l'ensemble, le tout reste assez inabouti et sous-développé (les seconds rôles restent totalement inutiles), ça se prend un peu trop au sérieux, et les fast-cuts façon Edgar Wright m'ont paru hors-sujet.

2.5/6 (en étant généreux)

It Stains the Sands Red :

En pleine apocalypse zombie, Molly (Brittany Allen), une fêtarde,  se retrouve en panne au milieu du désert du Nevada, poursuivie par un unique zombie (Juan Riedinger). Mais plus le temps passe, et plus ce dernier devient son compagnon, son confident, voire même... son ami.

Une dramédie zombiesque pas désagréable, réalisée et écrite par les Vicious Brothers (Grave Encounters), et qui fait globalement illusion pendant trois bons quarts d'heure : l'héroïne est intéressante, l'actrice joue bien, et le film est alors plutôt sympathique, avec un ton légèrement décalé qui fonctionne.

Dans la dernière demi-heure, cependant, tout commence à se déliter un peu, à commencer par des micro-flashbacks (pas très réussis et en mode contemplatif) servant à développer un peu le personnage et à lui donner une composante émotionnelle et un parcours rédempteur qui ne convainquent pas ; par une tentative de viol clichée et inutile ; et par quinze dernières minutes tout simplement quelconques (l'aéroport et tout ce qui suit), qui finissent le film de manière anémique. Dommage.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 62 - Minutes Past Midnight (2016) & Galaxy of Horrors (2017)

Publié le 30 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Oktorrorfest, Anthologie, Animation, Canada, Comédie, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Minutes Past Midnight :

Anthologie canadienne regroupant neuf courts-métrages présentés via Rue Morgue et le festival Little Terrors.

- Never Tear Us Apart : deux randonneurs tombent sur un couple de cannibales vivant dans une cabane, au milieu de nulle part. Un court-métrage semi-comique de moins de cinq minutes, assez prévisible, mais pas forcément mauvais. 3/6

- Awake : un enfant est atteint d'une maladie étrange, et ses parents peinent à gérer son état. Un court qui choisit de jouer la carte du mystère, refusant de donner une explication à l'état de l'enfant (possession ? zombification ?), et préférant jouer la carte de l'ambiance et de l'atmosphère, sans vraiment déboucher sur quoi que ce soit de valable. 2.25/6

- Crazy for You : un tueur en série au comportement déclenché par les tissus à pois tombe amoureux d'une jeune femme qui adore ces motifs... Un court-métrage signé James Moran (Doctor Who, Torchwood, Primeval), avec Arthur "Rory" Darvill dans le rôle titre, et un ton typiquement anglais. Prévisible, mais finalement assez sympatoche. 4/6

- The Mill At Calder's End : un homme revient dans sa famille, pour faire face à la malédiction ancestrale qui pèse sur celle-ci... Un court-métrage animé, hommage à la Hammer, à Poe, à Lovecraft, à Peter Cushing et à l'horreur gothique, exécuté en stop-motion et en images de synthèse, avec Barbara Steele et Jason Flemyng au doublage. Très réussi. 4.75/6

- Roid Rage : une créature sanguinaire vit dans l'anus d'un homme et le pousse à massacrer ceux qui l'entourent... (Hemor)Roid Rage, donc, un jeu de mots pourri à l'image de ce court interminable (près de 15 minutes), mal filmé, mal interprété, mal monté, à la prise de son médiocre, aux effets risibles, et surtout, au mauvais goût très prononcé. C'est du sous-Troma vulgaire, con, scatologique et dérivatif, mais bon... ça plaira peut-être à certains. 0.5/6

- Feeder : un musicien à la dérive s'installe dans un nouvel appartement, où, rapidement, des symboles apparaissent sur le sol, lui demandant des sacrifices de plus en plus importants en échange de l'inspiration... Un segment australien très réussi, à la fois sobre et efficace. 4.25/6

- Timothy : passionné par Timothy, le héros en costume de lapin géant de son émission préférée, un jeune garçon se trouve confronté à ce dernier, qui s'avère des plus meurtriers... Slasher espagnol assez basique, mais pas trop mal exécuté, avec une chute prévisible. 2.5/6

- Ghost Train : deux adultes s'étant perdus de vue se retrouvent pour revisiter les lieux d'une tragédie de leur enfance, près d'un sinistre train fantôme. Le côté "adultes revisitant la tragédie de leur passé" rappelle un peu Ça, mais la direction artistique de la maison hantée est très réussie, et la conclusion est logique, mais efficace. 4.5/6

- Horrific : un redneck glandeur est confronté au chupacapra, qui envahit son mobile-home... Là, on est en plein dans de la comédie fauchée façon Braindead ou Evil Dead 2 : ce n'est pas très subtil, c'est beaucoup de slapstick, mais ça ne fonctionne pas trop mal. Amusant. 3.25/6

Sans surprise, une anthologie un peu inégale. Néanmoins, si Roid Rage est vraiment un segment calamiteux, les bons segments du métrage sont très réussis, et parviennent presque à faire oublier ce désastre.

J'ai déjà vu bien pire, dans le genre.

3.25/6

Galaxy of Horrors :

Après Minutes to Midnight, seconde anthologie canadienne présentée par Rue Morgue et le festival Little Terrors, regroupant huit courts-métrages ayant pour fil conducteur

- Un astronaute (Adam Buller) pris au piège dans un caisson de sommeil cryogénique, qui lui diffuse ces courts-métrages pour le faire patienter en attendant l'arrêt complet des systèmes de survie. Rien de très mémorable ou passionnant. 1.5/6

- Eden : dans un futur dystopique, les USA sont ravagés par la pollution, et l'air est empoisonné. Deux factions s'affrontent : le gouvernement, et un groupe tentant de le faire tomber. Et lorsque les autorités mettent au point un sérum supposé immuniser contre l'air empoisonné, ils déchaînent en réalité une menace dont elles n'avaient pas idée... Un segment très détaillé, qui déborde d'idées, et tente d'accomplir plein de choses, mais qui finit par être brouillon, décousu, bordélique, et totalement gratuit dans sa nudité. 2/6

- Iris : un assassin va enterrer un cadavre dans les bois, avec l'aide d'Iris, l'assistant vocal de son smartphone... Pas trop mal filmé, mais ultra-prévisible et générique. 2/6

- Flesh Computer : deux criminels s'en prennent au concierge d'un immeuble qui, dans son appartement, a mis au point un ordinateur mi-vivant mi-machine. Euh... les références à Cronenberg sont évidentes, mais ce segment est un bordel non-sensique, à la fois particulièrement confus (la démo numérique de la mouche écrasée, inutile et moche), et totalement didactique (la voix off qui énonce bien les thématiques). 1.5/6

- Pathos : dans un univers dystopique, les humains ne vivent que pour se divertir dans un monde virtuel aux tarifs exorbitants. Connectés 24h/24, ils doivent payer pour rester en vie : mais que se passe-t-il lorsque l'on ne retrouve plus son numéro de carte de paiement ? Un segment italien assez intéressant, très Jeunet/Caro dans l'esprit et dans les visuels, avec un concept assez classique (tout ça, c'est très cyberpunk dans l'âme), mais assez maîtrisé. 3.5/6

- Eveless : toutes les femmes de la planète sont mortes, et deux hommes tentent de donner naissance à un bébé de sexe féminin. L'idée est intéressante, mais le contenu est assez creux. Bof. 2/6

- They Will All Die In Space : dans un vaisseau spatial à la dérive, deux membres d'équipage évasifs réveillent un ingénieur de cryogénie, et lui demandent son aide pour réparer le navire. Mais les apparences sont trompeuses... Un segment en noir-et-blanc, très rétro-70s, pas trop mal interprété, mais à la chute vraiment prévisible. 3/6

- Entity : une astronaute russe se retrouve seule dans l'espace suite à la destruction de son astronef, et elle entre alors en contact avec un phénomène inexpliqué... Un court-métrage visuellement splendide et captivant, même s'il en frustrera sans doute plus d'un avec sa conclusion énigmatique. 4.25/6

- Kingz : deux dealers de banlieue allemands se trouvent nés à nés avec un client d'un autre monde. Un court allemand paradoxalement à la fois un peu fauché et forcé dans ses effets et sa direction artistique, et plutôt ambitieux (du moins, compte tenu de son budget probable). Ça oscille entre film d'action, kung-fu, horreur extra-terrestre, crime, et dans l'ensemble, c'est assez inégal, mais au moins ils ont essayé. 3/6

Une anthologie vraiment quelconque et oubliable, nettement en dessous de Minutes to Midnight.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #589 : Being Canadian (2015)

Publié le 28 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Canada, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Being Canadian :

Robert Cohen, scénariste canadien de sitcoms américaines, réalise un beau jour qu'hormis les clichés habituels du genre, son entourage ne connaît rien du Canada. Il décide alors de parcourir son pays natal d'un bout à l'autre, pour tenter de prouver que le Canada n'est pas qu'une collection de clichés, et de définir ce que c'est, d'être Canadien.

Un documentaire/road-trip assez médiocre, qui met en vedette son auteur, omniprésent (un peu à la Michael Moore), et pléthore de célébrités américaines et canadiennes, qui font part de leurs idées reçues ou de leurs opinions.

Et ça s'arrête plus ou moins là, puisque le tout n'est qu'une enfilade de clichés abordés les uns après les autres, jamais vraiment expliqués, détaillés ou approfondis, et le plus souvent commentés sur un ton sarcastique par la voix off de Cohen, malheureusement jamais vraiment drôle ou pertinent.

Banal, insipide, complaisant, et trop rarement intéressant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #569 : Chokeslam (2016)

Publié le 31 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Drame, Sport, Catch, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Chokeslam :

Lorsque Sheena (Amanda Crew), une superstar du catch, revient en ville à l'occasion de la réunion des 10 ans de sa classe de lycée, son ex, le timide Corey (Chris Marquette), voit là l'occasion de renouer avec elle. Mais il ne l'a pas vue depuis leur rupture, et quand il apprend qu'elle veut prendre sa retraite, il décide de forcer le destin, et d'organiser un ultime match pour Smasheena la destructrice...

Une comédie (forcément canadienne) sur fond de catch féminin, un sujet décidément à la mode, ces jours-ci (^^), mais qui déçoit fortement.

Ce n'est pas la faute d'Amanda Crew (qui se donne totalement à son rôle, et dont la différence de taille avec Marquette est assez amusante), ou des seconds rôles et autres caméos (Mick Foley, Michael Eklund, Meghan Heffern, Lance Storm, Chelsea "Laurel Van Ness" Green, Harry Smith...), qui font tout leur possible pour faire fonctionner cette histoire.

C'est plutôt un problème de script, en fait, un script qui semble constamment hésiter entre comédie parodique sur le monde du catch, drame indépendant relationnel, comédie romantique balisée et clichée au possible, et film sportif, sans jamais oser s'engager pleinement dans une direction ou une autre.

Et pour ne rien arranger, le film souffre d'un montage assez médiocre, notamment lors des scènes d'action, ce qui achève de rendre le tout plus frustrant que sympathique.

2/6

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 4 (2001-2002)

Publié le 8 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Allemagne, Canada

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Lexx - Saison 4 :

Dans la foulée du final de la troisième saison, l'équipage du Lexx se dirige vers la Terre pour que le vaisseau vivant puisse se sustenter : c'est l'origine des événements de la saison. En effet, toute la saison se déroule sur notre planète, et ce pour des raisons évidentes puisque le manque de budget est criant. Mais les scénaristes s'en accommodent et optent pour une satire quasi permanente de la société moderne, notamment celles des États-Unis qui en prend pour son grade. Le fait que le pays soit dirigé par l'abruti congénital qu'est Reginald G. Priest est suffisamment parlant, d'autant qu'il est manipulé par l'agence gouvernementale ATF (Alcohol, Tobacco and Fire Arms).

La Terre est au coeur de la Dark Zone, et le tableau est noir : oui, l'argent est le nerf de la guerre, et les trois commerces cités précédemment sont ceux qui en brassent le plus. Ce n'est pas pour rien que celui qui se trouve à la tête de l'ATF ne soit autre que Prince, dont l'essence vitale a migré après la destruction des planètes Fire et Water. La multiplication des agences américaines est aussi une source de moquerie dans cette saison, avec le détournement de la plus connue d'entre toutes : le FBI devient le Free Beef Industries...

Beaucoup d'éléments de la culture américaine sont passés au crible, du Texas à la télé-réalité (Xevivor est une parodie hilarante de Survivor) en passant par le monde du porno dans Fluff Daddy. Cet épisode est l'objet de multiples références à Star Trek, contre toute attente : le film X en tournage se nomme Deep Space 69 et le réalisateur dit à Stan - reconverti pour l'occasion en fluffer sans savoir de quoi il en retourne - qu'il faut aller "where no man has fluffed before". La liste est loin d'être exhaustive (Apocalypse Now est également revisité), ce qui permet d'affirmer que le ton de la saison 2 est de nouveau présent.

C'est avec bonheur que le téléspectateur retrouve cet esprit complètement déjanté, mais parfois il est tellement poussé à l'extrême qu'il faut faire un effort pour véritablement apprécier certains épisodes qui sont totalement absurdes. Dans toute autre série, ce serait tout simplement nul, mais il y a toujours une réserve à être aussi catégorique dans le cas de Lexx tant l'écriture est à des années-lumières de ce qu'on a l'habitude de voir. Mais de temps en temps, un épisode plus sérieux pointe le bout de son nez, et le changement de ton est plutôt bien géré.

La plus belle réussite reste The Game, dont le concept est absolument génial : Kai et Prince jouent une partie d'échecs - l'enjeu est primordial pour le Brunnen-G car son adversaire lui a promis de lui rendre la vie s'il l'emporte - avec des pièces représentées par les têtes des différents personnages de la série. Le déroulement de la partie est passionnant (si tant est qu'on ait un certain goût pour l'aspect tactique), mais elle est rendue encore plus intense avec les commentaires en direct des pièces-personnages sur l'échiquier, et son dénouement réserve un retournement de situation totalement improbable.

En réussissant à concilier le sérieux et le grand n'importe quoi généralisé, les scénaristes font preuve de maturité : ils ont appris de leurs erreurs - notamment celles de la saison 3 - et ont trouvé la manière de réunir les divers facettes de la série. On retrouve même l'ambiance particulière de la saison 1 le temps d'un épisode, dans Vlad. Kai y est confronté à un exécuteur divin, chargé du temps du règne de The Divine Shadow d'éliminer les... assassins divins. C'est une façon d'explorer le mythe des vampires, puisque ce personnage féminin se nomme Vlad et vit en Transylvanie. Ce n'est pas la seule incursion dans le monde fantastique, puisque le monde féérique est vu à travers le prisme de Lexx dans A Midsummer's Nightmare et le résultat est pour le moins original.

Toutes ces expérimentations peuvent facilement donner l'impression d'une saison qui n'a aucune direction précise (parfois, c'est tellement bordélique qu'on en est intimement convaincu), et pourtant il y a une réelle continuité, quasiment du début jusqu'à la fin. C'est encore une fois une conséquence directe de la saison 3 : cette dernière était tellement concentrée que les rebondissements de l'intrigue faisaient parfois office de remplissage. L'optique est ici différente : il y a plusieurs sous-intrigues, mais elles sont éparpillées.

Comme les enjeux et les ambitions ne sont pas aussi importants (ce ne sont pas des questions existentielles sur la nature du Bien et du Mal ou sur l'après-vie), elles sont plus diffuses mais elles donnent la possibilité d'alterner, de les recouper, de les utiliser comme ressort comique ou de les ressortir au moment opportun. À part les intrigues passagères (Vlad qui est l'ennemi numéro un de manière éphémère) ou les intrigues très secondaires (le Lexx qui doit absolument manger pour avoir enfin de quoi détruire la Terre), deux fils rouges se distinguent : les tentatives répétées de Prince pour prendre le contrôle du Lexx, et les sondes aliens en forme de carottes qui contrôlent leurs victimes en rentrant dans leur corps par l'anus (si si...).

Les deux sujets sont traités avec une grosse dose de second degré (c'était d'ailleurs clairement nécessaire pour le second). Les scénaristes s'amusent beaucoup avec la clé du Lexx, qui change de propriétaire régulièrement selon que ces derniers soient tués ou proches de l'extase sexuelle. Il est tout de même dommage que le concept ne soit pas totalement exploité car tout le monde la perd très vite alors que certains personnages seraient en position de faire bien plus de dégâts en possession de l'arme la plus puissante de l'univers.

En ce qui concerne les sondes carottes, leurs apparitions sont plus sporadiques, mais elles sont la clé de l'invasion d'une race de plante vivant sur un astéroïde qui progresse vers la Terre. Cela amène à une bataille finale contre l'équipage du Lexx, et la conclusion est tragique et définitive puisque Kai retrouve la vie pendant 5 minutes avant de la sacrifier  entonnant une dernière fois le Yo Way Yo, accompagné par Stan et Xev. Comme pour symboliser le comble de l'ironie, cet acte héroïque ne sauve même pas la Terre, qui finit détruite comme Stan l'a toujours souhaité.

Il faut dire que ce n'est pas la planète la plus accueillante dont ils ont croisé le chemin, et il est assez drôle de voir Stan et Xev dégoûtés des perversions de ses habitants alors qu'ils sont bien gratinés eux-mêmes, entre le vieil obsédé et la nymphomane chronique. Mais autant les Terriens sont stupides, autant la fameuse représentation d'aliens technologiquement et intellectuellement supérieurs débarquant sur Terre est mise à mal : l'équipage du Lexx a bien la technologie, mais n'a pas de cerveau.

Stan, par exemple, répète constamment les mêmes erreurs, et déballe sans arrêt les petits secrets du Lexx (et surtout celui de la clé) pour impressionner ses interlocuteurs. Ce n'est pas de la naïveté mais un complexe de supériorité malvenu puisque ça lui retombe toujours dessus. Xev n'est pas tellement mieux, Kai reste fidèle à lui-même, et 790 est définitivement une pourriture puisqu'il passe son temps à comploter pour éliminer Stan et Xev du paysage. Parfois, on se demande vraiment ce qui les sépare de Reginald G. Priest et de Bunny, ou même de Prince. Difficile de faire des personnages plus humains, puisqu'ils en ont tous les vices.

Excepté 790 qui est insupportable et dont les scénaristes n'ont plus su quoi faire dès la saison 3 (sa violence verbale était encore drôle dans les deux premières, mais dès que son obsession s'est reportée sur Kai, le résultat a été catastrophique), ils ne sont pourtant pas antipathiques et leurs aventures se suivent agréablement quand ce n'est pas trop tiré par les cheveux. Il est tout de même dommage que certains éléments développés dans la saison 3 aient été oubliés : le procès de Stan aurait dû lui mettre du plomb dans la tête mais il n'en a rien été, et le conditionnement de Xev pour être une femme modèle était intéressant mais a été utilisé pour justifier sa nymphomanie. Du trop sérieux, la bascule s'est effectuée d'un coup vers le peut-être trop déjanté.

Lexx est finalement une série qui n'aura cessé d'expérimenter, et qui n'aura jamais proposé deux saisons identiques tant dans leur structure qu'au niveau des thèmes abordés. Il en résulte une série de science-fiction réellement atypique, à laquelle il faut savoir s'adapter pour l'apprécier car l'esprit qui y règne est très particulier. Ça peut être complètement décomplexé, gore, bourré de scènes suggestives, parfois génial, parfois à la limite du ridicule : le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est créatif. Elle n'est bien entendu pas exempte de défauts, que ses qualités ne compensent pas toujours, mais elle est intéressante à regarder.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2 ; saison 3)

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Les bilans de Sygbab - LEXX : saison 3 (2000)

Publié le 1 Juillet 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Canada, Allemagne

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Lexx - Saison 3 :

Après une première saison en forme de mini-série et une deuxième saison composée dans sa grande majorité de loners structurés autour d'un fil rouge, cette troisième saison s'oriente sur un format feuilletonnant. L'action se déroule essentiellement sur deux planètes jumelles dont Lexx croise le chemin après 4000 ans d'errance dans l'espace (l'équipage sort alors de la cryo-stase dans laquelle il était plongé). L'une est entièrement composée d'océans, l'autre est totalement désertique, et chacune possède des villes construites sur des tours.

L'intrigue amène Stan et ses compagnons à effectuer des allers et retours entre les deux planètes, et les scénaristes s'en donnent à coeur joie pour alterner les séparations et les retrouvailles afin de donner une nouvelle dynamique au groupe. Au fur et à mesure de leur découverte des deux mondes, ils rencontrent d'anciennes connaissances à priori décédées (Bunny, Fifi, Mantrid, Jigarata, pour ne citer qu'eux), qui ne connaissent pas le concept de la naissance.

Le voile est levé dans le final : les deux planètes sont des représentations du paradis et de l'enfer, peuplées par l'essence vitale des individus qui ont été jugés après leur mort. Un concept intéressant qui permet de faire le procès de Stan dans l'avant-dernier épisode  - alors que les scénaristes jouaient de son égoïsme exacerbé, il paie ici les conséquences de ses mauvais choix - et qui remet en perspective certains éléments disséminés au cours de la saison comme la différence marquée entre les souffrances endurées sur la planète Fire et les bonheurs de la planète Water - incongrus dans la Dark Zone.

C'est également en cohérence avec la thématique principale, à savoir la distinction entre le Bien et le Mal, ainsi que les choix moraux que doivent effectuer Stan et Xev. Celui qui les met face à leurs reponsabilités est sans doute l'atout principal de la saison : Prince. Il déjoue sans cesse la mort, peut apparaître où et quand il le veut quand il veut, possède la capacité de prendre l'apparence de n'importe qui (un don bien entendu exploité pour proposer des situations improbables, comme Xev qui aurait envie de coucher avec Stan), et veut détruire la planète Water par tous les moyens car il est le mal incarné. Tout cela fait de lui un personnage à la fois charismatique, fascinant et inconsistant. A l'évidence, le ton est plus sérieux, et même si l'humour noir est toujours là, sa portée est bien moindre qu'auparavant.

Cette nouvelle orientation engendre bien évidemment des adaptations dans l'écriture, qui n'est pas exempte de tout défaut. Il est toujours plus difficile de construire une saison autour d'un arc unique, et parfois les ficelles utilisées pour que l'intrigue rebondisse sont assez grossières. L'alternance des villes visitées a également ses limites car les épisodes ne sont pas toujours des plus passionnants (le concept est exploité jusqu'au bout : pas moins de quatre épisodes portent le nom de la ville que le téléspectateur va découvrir en même temps que les protagonistes). Enfin, le conflit perpétuel entre les deux planètes ne se ressent pas vraiment, à quelques exceptions près. Quoi qu'il en soit, il faut saluer cette prise de risque : l'équipe en place ne s'est pas contentée de dupliquer une recette qui avait déjà fonctionné en prenant le parti de tenter tout autre chose.

À côté de ça, il y a un véritable développement des personnages. Outre le cas de Stan qui a déjà été évoqué et 790 qui apparaît moins à l'écran après avoir opéré un revirement à 180° puisqu'il/elle a désormais les yeux roses transis d'amour pour Kai - ce qui n'est pas plus mal tant il est agaçant -, le Brunnen-G et Xev ne sont pas laissés de côté.

Quelques éléments nous sont fournis pour mieux comprendre l'état de mort-vivant du premier cité : il a été décarbonisé, et certaines parties de son corps sont mécaniques (comme son entrejambe, raison pour laquelle il ne peut pas goûter à certains plaisirs). Son statut est représenté de manière symbolique en fin de saison, lorsqu'il est en train de couler vers le centre de la planète Water et qu'il rencontre son essence vitale, coincée entre les deux mondes.

Concernant Xev, il faut signaler une nouveauté : son ADN de lézard sert enfin, et lui confère le même genre de pouvoirs que les reptiles (notamment le roulé-boulé qui leur permet de se déplacer à une allure fulgurante). C'est un élément qui n'avait pas vraiment été exploité jusqu'à présent et il est plaisant de constater qu'il sert enfin.

Son passé sur B3K est l'objet de flashbacks, afin de montrer dans quelles conditions elle a été élevée. Vivant dans une boîte - à la dure donc -, son éducation avait pour seul but de l'entraîner à être une femme parfaite, anticipant tous les désirs de son mari. Finalement, elle était presque prédestinée à être une esclave sexuelle, ce qui remet en perspective sa condamnation initiaie.. Mais elle a su passer au-delà et a réussi à se forger une personnalité forte.

Il est difficile d'évoquer des points de comparaison avec les saisons précédentes puisque le format, la structure et les ambitions sont bien différentes, mais le côté un peu trop sérieux par moments ne convient pas réellement à la série. C'est dommage car la ligne directrice est très intéressante, et en y mettant plus de folie cela aurait donné un traitement original à un thème très classique. Il faudrait que cet esprit déjanté règne dans la saison 4, puisque l'équipage se dirige vers la Terre qui était en orbite inversée avec les planètes jumelles, et sur laquelle devraient se trouver toutes les essences vitales libérées par leur destruction. Il y a de la suite dans les idées, et le potentiel pour faire quelque chose de bien.

 

(voir aussi : bilan saison 1 ; saison 2)

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