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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #canada catégorie

Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 5 (1996-1997)

Publié le 13 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 5 (Highlander : The Series, season 5 - 1996-1997) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) peine à concilier son destin avec sa vie quotidienne, surtout lorsque Methos (Peter Wingfield) lui fait part d'une prophétie improbable...

Comme prévu, les éléments mis en place lors de la fin de la saison précédente ne sont pas exploités : à l'instar du dispositif mis en place par Kalas afin de révéler au monde l'existence des immortels, la guerre qui semblait avoir été déclarée par les Watchers n'est jamais évoquée.

Pire encore, l'organisation est totalement inexistante et son seul représentant est Joe, sans doute histoire de justifier le générique puisqu'il en est la voix off. Cette propension à ne jamais assumer ses intentions jusqu'au bout pour se satisfaire d'un statu-quo qui finit par devenir rébarbatif est presque rédhibitoire, tant la chute qualitative est importante après une saison 4 qui tentait pas mal de choses.

Cela se retrouve également dans le double épisode autour des Quatre Cavaliers. La référence est intéressante, et le background de Methos devient plus étoffé en confortant l'idée qu'il essaie avant tout de survivre sans s'embarrasser d'un code moral, ce qui avait d'ailleurs été annoncé dès sa première apparition.

Sa longévité ne l'a pas rendu sage, juste plus lucide sur les choix à faire quand il se retrouve face à un dilemme. Malheureusement, c'est tout ce qui en ressort de positif. Si on met de côté Cassandra pour laquelle il est difficile d'avoir de l'empathie (sa présentation comme une sorcière dotée de pouvoirs magiques n'aide pas), les tumultes que ce passé engendre entre Methos et Duncan ne sont que trop éphémères.

Il aurait été plus judicieux de les opposer sur une durée plus longue, afin de bien marquer la divergence de leurs points de vue respectifs, mais ce n'est pas le choix des scénaristes, qui ont également décidé de ne pas réutiliser le Dark Quickening alors la situation était adéquate lorsque Duncan terrasse Kronos. Cela aurait demandé une écriture plus rigoureuse, et cette vertu a visiblement disparu. Il faut toutefois noter que la conclusion de ce dyptique a lieu dans le 5.12 Revelations 6:8, qui marque le cap du centième épisode de la série.

Au lieu d'enrichir l'univers comme ce fut le cas lors de la précédente saison, les scénaristes préfèrent adopter un ton plus léger en multipliant les épisodes décalés. Cette voie n'avait jamais été explorée auparavant, et ce virage à 180° a de quoi surprendre, surtout en imaginant ce qu'une guerre entre les Watchers et les immortels aurait pu donner. Cela fait d'autant plus mal qu'Adrian Paul n'est pas très à l'aise quand il s'agit de jouer la comédie, il est donc difficile d'adhérer à ce nouveau projet de divertissement.

L'exemple parfait se situe au milieu de la saison : le 5.13 The Ransom of Richard Redstone nous sert une histoire abracadabrantesque où Richie se fait kidnapper car il est pris pour un millionnaire. La bonne humeur est au rendez-vous, la structure diffère par rapport à d'habitude puisqu'il n'y a ni flashbacks ni de confrontation avec un autre immortel, mais ce n'est pas ce qu'on pouvait attendre de cette saison.

Le plus triste, finalement, c'est que cette volonté de forcer le trait sur l'humour sonne presque comme un aveu d'impuissance. Certes, Il était devenu impératif de se renouveler car le concept de l'Immortel de la semaine montre ses limites depuis longtemps, mais ce procédé n'est pas naturel.

D'autres idées sont plus intéressantes, puisque certains flashbacks reviennent sur des moments clés de la vie de Duncan, notamment son premier Quickening. À cette époque, il était assoiffé de vengeance envers les Anglais, et les atrocités qu'il a commises le hantent encore malgré les siècles passés. Ce genre de développement devrait avoir lieu plus souvent, mais ce n'est pas le cas, par conséquent l'essoufflement se fait réellement sentir, et il n'y a plus grand-chose de captivant.

La traversée de cette saison plus que mitigée est donc pénible, car elle ne décolle à aucun instant. Alors, dans une dernière tentative désespérée, le final balance allègrement l'idée d'une prophétie millénaire impliquant un démon que les immortels devraient combattre. Et, bien sûr, l'élu serait probablement Duncan. Le scepticisme de Dawson à ce sujet représente très bien le sentiment du téléspectateur : il sait très bien qu'on lui raconte des conneries, et que la couleuvre est bien trop grosse à avaler.

Qu'à cela ne tienne, une fois que la machine est en marche, impossible de revenir en arrière... D'autant que cette fois-ci, il serait ahurissant que ça n'ait aucun impact sur le déroulement de la suite, étant donné que Mac tue Richie dans un état second. Cette scène honteuse a au moins l'avantage de se débarrasser d'un personnage qui n'avait plus aucune utilité depuis bien longtemps, mais ça ressemble à de l'acharnement thérapeutique concernant Duncan, qui n'avait pas besoin de mélodrame supplémentaire pour souffrir...

La seule véritable satisfaction réside dans les combats - désormais maîtrisés au niveau de la gestuelle et de la chorégraphie - qui procurent quelques minutes de plaisir par épisode, ce qui devient de plus en plus rare. Même si les ambitions n'ont jamais été élevées, il serait dommage de gâcher un divertissement sympathique avec des choix hasardeux mais l'orientation prise n'augure rien de bon.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 4 (1995-1996)

Publié le 6 Septembre 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, France, Canada

There can only be one ! Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui...

Highlander, saison 4 (Highlander : The Series, season 4 - 1995-1996) :

Continuant ses pérégrinations d'immortel, Duncan MacLeod (Adrian Paul) doit faire face à un Quickening sombre, qui le fait basculer du côté obscur ; Methos (Peter Wingfield), lui, s'éprend d'une humaine malade ; Joe (Jim Byrnes), enfin, est accusé par les autres Guetteurs d'avoir trahi le code de son organisation en sympathisant avec Duncan et ses amis...

Les scénaristes n'avaient visiblement pas envie de bouleverser la série et la révélation de l'existence des Immortels est restée lettre morte. C'est une opportunité manquée d'apporter un angle différent et de modifier la donne, mais certaines contraintes de production empêchent d'être trop ambitieux, d'autant que la formule est désormais bien établie et que, contre toute attente, elle fonctionne de mieux en mieux.

Mais ce n'est pas pour autant que la série fait du surplace, car la nouvelle direction prise est elle aussi très intéressante. En effet, cette saison développe la mythologie et enrichit le background des personnages, ce qui renforce la cohérence interne de l'univers dans lequel ils évoluent.

Même si les immortels se taillent la part du lion comme d'habitude, les humains - outre les Watchers - ont encore un peu de place, tout en restant limitée. Ainsi, Charlie revient le temps d'un épisode en début de saison, pour bénéficier d'une belle sortie. C'est toujours difficile de tuer un personnage secondaire sans donner l'impression de se débarrasser de lui par commodité, dans le cas présent l'exercice est réussi grâce à la très belle scène où il meurt dans les bras de Duncan. Son meurtrier n’est autre qu’un immortel auquel Joe doit la vie ainsi que sa reconversion après une scène de guerre, ce qui crée un conflit d’intérêt entre lui et McLeod.

L’autre particularité de cet épisode (4.02 Brothers in Arms) concerne les flashbacks, qui sont, pour une fois, centrés sur les humains. Par ailleurs, ce n’est pas le seul qui propose une variation sur le concept puisque dans le 4.12 The Blitz, qui marque la dernière apparition d'Anne mettant au monde son enfant dans de dangereuses conditions, certaines scènes reviennent sur la saison précédente afin de nous expliquer que Duncan avait déjà en tête de remettre à neuf la maison qu'il lui offre.

La grandeur d'âme de Duncan n'est plus à mettre en doute, mais son bien-fondé peut être questionné. Ce que ne manque pas de faire Methos, en reprochant au Highlander un code d'honneur désuet qui lui porte préjudice dans certaines situations, comme s'il était resté ancré dans le Moyen-Âge sans s'adapter au monde qui l'entoure.

Ce n'est pas le cas de Methos, qui a survécu 5000 ans en pensant avant tout à soi-même et en n'hésitant pas à faire ce qui doit être fait quand le besoin s'en fait sentir. Son apport est considérable, car il crée une nouvelle dynamique et se place dans une position qui fait écho à celle de Duncan par rapport à Richie - ce dernier ne servant pas à grand-chose au demeurant - grâce à une riche expérience qui lui permet d'avoir un autre point de vue sur la vie et le monde.

En revanche, Amanda est très présente et sa relation avec Duncan devient plus sérieuse qu'elle ne l'a jamais été. Malgré son âge avancé, sa fraîcheur et son enthousiasme sont toujours aussi communicatifs, et son background s'enrichit également. C'est notamment l'occasion d'apprendre qu'elle a pris Kenny sous son aile lorsqu'il est mort la première fois - ce dernier n'a visiblement pas profité des siècles passés pour éviter d'être aussi tête à claques qu'un gamin même s'il en a le corps - ou encore de parler du cristal que souhaitait récupérer Luther dans la saison 2.

Cette saison multiplie les références à des personnages déjà vus dans les saisons précédentes, avec entre autres Fitz et St Cloud, qui revit à travers les meurtres de son ancien disciple. Certains flashbacks approfondissent également des moments connus de la vie de Duncan et d'Amanda, ce qui donne plus de cohésion à l'ensemble et c'est bien agréable.

D'autres éléments comme le Dark Quickening sont introduits. L'idée qu'au bout d'un moment le mal puisse l'emporter sur le bien lorsqu'un immortel a atteint un certain quota de Quickenings a beaucoup de potentiel. Même si c'est utilisé de manière éphémère pour justifier un Duncan en mode bad guy pendant deux épisodes, c'est une des premières fois que les scénaristes s'intéressent aux conséquences de l'absorption des pouvoirs d'un autre immortel. Mieux vaut tard que jamais...

Le cristal de Mathusalem revient également au centre des débats, une fois que Methos veut s'en emparer de manière égoïste pour rendre immortelle sa bien-aimée - un des pouvoirs supposés de la pierre -, mais il n'est pas le seul sur le coup. Un membre dissident des Watchers souhaite devenir comme ceux qu'il est censé observer, et est prêt à tout pour s'en emparer.

Depuis que Duncan est entré en contact avec Joe, c'est la Bérézina au sein de cette organisation multi-centenaire : non seulement des branches extrémistes se créent, mais en plus bon nombre d'agents meurent. Cette coïncidence ne passe pas inaperçue, et toute la faute est rejetée sur Dawson. Accusé par ses pairs dans un procès qui fait également office de résumé des évènements principaux de la série (un procédé tout sauf original, mais qui reste efficace quand l'écriture est suffisamment rigoureuse), ses actions sont remises en question.

Et il faut bien avouer que certains éléments à charge contre lui vont bien dans le sens d'une trahison de son serment, car il a noué des liens d'amitié avec Duncan alors qu'il n'était pas censé le faire, et il n'est pas toujours resté neutre. Même si ses raisons semblaient juste, il a fait preuve d'ingérence dans les affaires des immortels à plusieurs reprises. Mais peut-être fallait-il se libérer de certaines règles pour faire prévaloir une certaine forme de justice quand ces derniers tuent de simples mortels.

Les évènements du final tendent la situation au point qu'une résolution pacifique est à exclure. Tout porte à croire que la guerre ouverte est désormais déclarée entre les Watchers et les Immortels, et les premiers nommés ont un avantage certain puisqu'ils disposent d'une base de données contenant l'identité et le lieu de vie de leurs adversaires.

Mais il faut se méfier, car le final de la saison 3 laissait aussi entrevoir de belles promesses qui n'ont pas été tenues. Quoi qu'il en soit, c'est à ce stade la meilleure saison, car elle exploite un potentiel qui avait jusque là été délaissé. Comme quoi, il suffisait juste d'ajouter un peu de liant pour que le tout devienne réellement intéressant...

Pour conclure, il faut également noter que l'un des thèmes principaux de la série est désormais évoqué dans un générique encore remanié : eh oui, depuis 400 ans, Duncan est un lover.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 3 (1994-1995)

Publié le 30 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 3 (Highlander : The Series, season 3 - 1994-1995) :

Alors qu'il a retrouvé l'amour dans les bras d'Anne (Lisa Howard), à qui il cache son immortalité, Duncan est confronté à Kalas (David Robb), un vieil ennemi qui prend la tête de Hugh Fitzcairn (Roger Daltrey). Décidé à venger son ami, Duncan se tourne alors vers Joe (Jim Byrnes) et Adam Pierson (Peter Wingfield), un Guetteur qui s'avère être Methos, le plus vieux des immortels...

Après une seconde saison qui laissait espérer la mise en place d'une certaine continuité, il faut vite se rendre à l'évidence : les épisodes s'enchaînent dans un format qui n'est que trop répétitif, avec une multitude d'adversaires que Duncan a déjà rencontrés par le passé. Il est par moment mis en difficulté (par un ancien ami, ou encore par un immortel dans la peau d'un enfant), mais il n'est jamais réellement mis en danger.

Quant aux flashbacks, ils sont toujours aussi peu passionnants en général - le seul intérêt réside presque dans les costumes -, avec la même tendance obstinée à placer Duncan dans toutes les guerres, histoire de revenir encore et encore sur son lourd passé. Il y a au moins une constante : quelles que soient les époques, son honneur n'est pas remis en cause et il se pose sans cesse des questions sur le bien-fondé des actions de ceux qui l'accompagnent.

Mais la plus grande thématique le concernant, finalement, c'est cette notion qui échappe au contrôle de tous, et que personne ne peut comprendre totalement même après des siècles à tenter de l'apprivoiser : l'amour. C'est à cause de la perte de Tessa que Duncan refuse de révéler à Anne ce qu'il est réellement, et qu'il l'éloigne le plus possible malgré les sentiments qu'il a pour elle.

C'est aussi pour cela qu'il se réfugie de nouveau à Paris - l'occasion de revoir Maurice, toujours aussi bon vivant - après être été tué devant elle ; ce qui constitue en soi une bonne excuse pour ne pas l'impliquer dans sa vie. Bizarrement, leur relation fonctionne plutôt bien, et il y a une complicité qui n'existait pas avec Tessa. Par ailleurs, l'annonce de la grossesse d'Anne offre une possibilité intéressante pour que Duncan devienne père - même si l'enfant ne serait pas de lui -, mais elle est évacuée assez rapidement. Reste à savoir si c'est de manière définitive, ce qui serait dommage.

C'est une idée qui fait écho à l'un des premiers épisodes de la saison, dans lequel une ancienne petite amie de Ritchie réapparaît avec un enfant. Malgré toute la bonne volonté de ce dernier, dont l'envie d'explorer la paternité est sincère, la relation tourne court. Son développement est enfin un peu plus travaillé, notamment grâce à sa nouvelle passion pour la moto qui ne le mènera pourtant pas bien loin puisqu'il meurt sur la piste, à la lutte avec son coéquipier. Cet évènement va d'ailleurs le hanter et le conduire à s'éloigner de Duncan.

Quant à Joe, il est mis en avant car il est confronté à des situations qui l'interrogent sur sa mission. Il s'aperçoit en effet qu'il n'est pas possible de rester spectateur dans toutes les circonstances, et qu'il est parfois nécessaire d'agir au risque d'aller à l'encontre des règles établies par l'organisation séculaire dont il fait partie. Il y a toutefois une limite, car il ne faut pas verser dans l’extrémisme comme certains.

C'est dans cette optique qu'il tente d'abattre Christine dans le final, alors qu'elle s'apprête à dévoiler le secret entourant les immortels, en s'appuyant sur les archives des Watchers. Mais celles-ci tombent entre les mains de Kalas, qui s'en empare sans vergogne pour faire chanter Duncan. Son introduction en milieu de saison fait grimper l'intérêt d'un cran : en plus de briser la monotonie des épisodes indépendants, c'est la première fois qu'un immortel est présenté comme un antagoniste récurrent avec des motivations bien établies et des capacités qui le rendent dangereux.

C'est une vraie menace qui tranche avec les saisons précédentes, et c'est appréciable. Leur duel final - pas très original au niveau de la chorégraphie - est épique grâce au cadre dans lequel il se déroule : ni plus ni moins que la Tour Eiffel, ce qui donne l'occasion de mettre en scène un quickening magistral.

La mort de Kalas est censée modifier la donne puisque ce dernier a clairement indiqué que cet évènement amènerait à la divulgation des informations que Christine avait en sa possession. Ce stratagème machiavélique pousse à Duncan à envisager de se sacrifier mais heureusement Methos intervient en lui proposant une autre perspective. Selon lui, étant donné que la civilisation est amenée à évoluer, il est peut-être temps que le monde soit au courant de leur nature.

Ce nouveau personnage est une excellente idée  et ce pour plusieurs raisons. Dans un premier temps, sa physionomie prend les téléspectateurs à contre-pied : faire du plus vieil immortel existant un homme dans la trentaine alors qu'on aurait pu s'attendre à un homme plus mûr est intéressant. Ensuite, le fait qu'il se soit infiltré au sein de l'organisation des Watchers pour être chargé de sa propre recherche est un véritable coup de génie.

Il semble désormais que la série soit sur la bonne voie car les scénaristes tentent d'exploiter le potentiel de la mythologie mise en place, mais elle reste malgré tout handicapée par des épisodes indépendants souvent monotones et trop nombreux et un développement des personnages qui est dans l'ensemble assez laborieux. Il y a de la cohérence dans le propos, mais ça ne décolle toujours pas.

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Un film, un jour (ou presque) #1287 : Far Cry (2008)

Publié le 28 Août 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Far Cry (2008) :

Ex-agent des forces spéciales allemandes, Jack Carver (Til Schweiger) s'est désormais reconverti dans la navigation de plaisance. Jusqu'au jour où il est recruté par une séduisante journaliste, Valérie Cardinal (Emmanuelle Vaugier), qui voudrait être déposée sur une île toute proche, où son oncle Max (Ralf Moeller) a disparu. Mais le Dr. Krieger (Udo Kier), qui a installé son laboratoire de recherche sur l'île, y développe des super-soldats bestiaux et génétiquement modifiés, que Carver va devoir affronter s'il veut s'en sortir vivant...

Venant tout juste de refaire l'intégralité du premier jeu Far Cry, je me suis dit : "soyons fous, et tentons de revoir l'adaptation d'Uwe Boll, l'un des rares films du bonhomme dont je ne garde aucun souvenir".

J'aurais mieux fait de m'abstenir.

Et pourtant, bizarrement, cette adaptation du premier Far Cry est presque fidèle au premier jeu de la série. Car pour être totalement franc, Far Cry, le jeu original de Crytek, était un first person shooter au scénario simpliste et à l'écriture faiblarde, au doublage médiocre, au déroulement linéaire et basique, mais au rendu technique mémorable, immergeant le joueur dans un monde tropical ensoleillé, un archipel à l'océan d'un bleu azur, et aux jungles hostiles emplies de mercenaires hostiles et de mutants difformes.

Et les grandes lignes de Far Cry sont respectées par ce film : Carver, Val, le bateau, l'explosion, l'île, le Dr. Krieger, le développement de mutants, les mercenaires... tous les éléments sont là (y compris la médiocrité technique ambiante). Enfin, presque... puisque Boll, pour économiser de l'argent, a tourné le tout au Canada/à Vancouver... de nuit. Là, forcément, ça coince, puisqu'on perd totalement ce qui faisait la force du jeu : ses environnements et sa beauté. Autre élément manquant faute d'argent : les monstres. En lieu et place des créatures difformes du jeu, on a droit à une poignée de pauvres cascadeurs peints en blanc... ça coince aussi.

Pour compenser, Boll et ses scénaristes rajoutent de l'humour. Beaucoup d'humour. De l'humour façon buddy movie, quand ils associent Schweiger à un petit gros insupportable, et de l'humour plus romantique, puisque toute la relation Val/Carver est ici nettement plus légère, nettement plus décontractée, menant à des moments non-sensiques comme une nuit de passion entre les deux tourtereaux, alors qu'ils viennent juste d'échouer sur l'île de Krieger.

Et puis il y a ces personnages secondaires tous sous-développés - Ralf Moeller, l'autre chef des mercenaires, la Russe qui sert d'acolyte à Krieger, etc...

Bref, entre les apports et les personnages inutiles, l'absence d'exotisme et de monstres, la romance forcée, l'action illisible (on se demande si Schweiger n'a pas accepté le rôle deux jours avant le tournage tant sa nonchalance ressemble parfois à du je-m’en-foutisme), la bande originale hors-sujet, et la fin bâclée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent dans ce Far Cry, qui a tous les défauts du jeu original, sans en avoir les qualités.

Ce n'est pas forcément le désastre technique auquel Boll nous avait habitué, et le couple principal fonctionne assez bien, mais dans l'ensemble, c'est sans intérêt, tout simplement.

1.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 2 (1993-1994)

Publié le 23 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab continue vaillamment cette nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 2 (Highlander : The Series, season 2 - 1993-1994) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) continue de vivre entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), son protégé. Mais il découvre soudain l'existence des Guetteurs, une organisation secrète humaine consacrée à l'observation des Immortels et de leurs affrontements : voilà une nouvelle source de problèmes pour MacLeod, qui trouve en Horton (Peter Hudson), un guetteur fanatique, un nouvel ennemi...

Changement de saison, changement de générique, avec une introduction bien moins énergique qu'elle ne pouvait l'être par le passé. Heureusement que la musique de Queen est toujours là pour donner la pêche avant chaque début d'épisode ; c'est un bon moment qu'il faut savoir apprécier car pour le reste, les défauts sont les mêmes que dans la première saison : les scripts sont majoritairement plats, les flashbacks ne sont pas toujours passionnants, la gestion des personnages est aléatoire, et le format de 48 minutes est encore beaucoup trop long car il engendre des problèmes de rythme.

Il faut cependant mettre en avant des améliorations notables, et pas seulement au niveau des scènes de combat qui deviennent petit à petit plus crédibles - même si en parallèle les Quickenings deviennent de plus en plus affreux visuellement. Les acteurs commencent à jouer de manière plus convenable, et la copie a été entièrement revue en ce qui concerne l'illustration musicale.

Cela donne une autre aura à cet univers qui se développe lentement mais sûrement, le rendant un peu plus palpable. En revanche, il est difficile de s'y retrouver avec les personnages, la faute à une délocalisation constante qui voit Duncan se partager entre les États-Unis et la France de manière récurrente. Il faut donc s'habituer à ce que certains éléments soient laissés en suspens, ce qui crée une discontinuité peu évidente à appréhender.

Malgré ces problèmes inhérents à la production de la série, cela élargit tout de même le cercle des connaissances de Duncan, en intégrant de nouvelles figures, pas forcément toutes aussi sympathiques les unes que les autres - cela dépend aussi des affinités du téléspectateur.

Charlie (Philip Akin), par exemple, a du mal à exister, alors qu'un vent de fraîcheur accompagne l'introduction de Maurice (Michel Modo), le genre d'ami un peu lourdingue et collant sur qui on peut toutefois compter. Il apporte un brin d'humour pour détendre l'atmosphère, bien pesante autrement. En effet, la mort de Tessa - très tôt dans la saison, dans un épisode dont la conclusion dramatique est assez prévisible, et relativement ratée au regard de l'ambiance mise en place tout du long - porte un coup sévère à MacLeod.

La perte de l'être aimé est à priori le thème de prédilection des scénaristes ; de fait, il est mis en exergue à cause de cet évènement tragique (même si malheureusement ça devient un prétexte pour que le personnage principal devienne subitement un dragueur invétéré qui tombe toutes les femmes).

Découverte au même moment puisqu'il fait initialement partie des victimes, l'Immortalité de Ritchie est à la fois une bonne et une mauvaise idée. en tout cas par rapport à ce qu'elle génère. Certes, c'est l'occasion de voir Duncan dans un rôle d'instructeur, puisqu'il le prend sous son aile afin de lui apprendre les rudiments du combat au sabre, mais c'est aussi une façon de se débarrasser momentanément de Ritchie puisqu'il est rapidement congédié.

Cette intrigue a tout de même la particularité de révéler quelque chose d'assez troublant : que ce soit pour lui, Amanda (qui revient à deux reprises, avec des épisodes plus réussis que lors de sa première apparition) ou d'autres, MacLeod a tendance à vouloir combattre à la place de ses "protégés" car il a plus de chances d'y survivre. Il y a certes de la bonne volonté de sa part, mais cela sert aussi son intérêt personnel puisqu'il récupère régulièrement les Quickenings et augmente ainsi ses chances d'être le dernier immortel debout.

Les menaces auxquelles il doit faire face proviennent encore majoritairement d'immortels déjà croisés par le passé, sauf dans les cas de Néfertiri et de Marcus qui sont vivants depuis des millénaires sans qu'il en ait entendu parler. Peut-être ont-il appris à faire profil bas et à moins se faire remarquer que le héros, toujours fourré dans de drôles d'histoires (à part amener quelques personnes à se poser des questions dans les forces de police, cet aspect-là n'est pas vraiment développé). Mais la menace la plus sérieuse vient d'un humain extrémiste, bien décidé à exterminer cette espèce étrange d'êtres immortels.

Horton fait ainsi partie des Guetteurs, une organisation qui observe les immortels depuis des siècles afin de consigner leurs faits et gestes, dans le but de garder une trace de leur histoire. Leur règle d'or est de ne jamais intervenir, mais sa vision est plus radicale : les humains doivent prévaloir, et il n'est pas question qu'ils soient sous le joug d'un individu - d'une aberration plutôt - qui bénéficierait du savoir ultime.

Il utilise donc à son avantage les ressources dont il dispose en trahissant l'esprit pacifique des Watchers, allant même jusqu'à bafouer les règles des duels entre immortels par le biais d'une association malfaisante avec Xavier St. Cloud (Roland Gift), l'un des antagonistes de Duncan. Au-delà des possibilités qu'offre cet élément, cela met Duncan dans une situation inconfortable car tuer Horton va à l'encontre de ses principes.

Ce dernier traversant les océans pour traquer son ennemi, cela compense la discontinuité évoquée auparavant en créant un peu de liant, avec des épisodes en deux parties qui pointent le bout de leur nez. Une nouveauté qui apporte de la variété, tout comme le 2.16 The Vampire qui est pour une fois structuré autour d'un flashback et non de ce qu'il se passe dans le présent. C'est un aspect à travailler pour enrichir la série grâce à des épisodes atypiques, et aussi pour voir autre chose que des flashbacks de quelques minutes qui ne sont pas toujours concluants.

Il était aisé de fournir une saison moins catastrophique que la première, mais on sent une réelle volonté de mettre quelque chose en place grâce à une mythologie qui s'instaure peu à peu et des personnages qui commencent à s'établir. Cela n'augure en rien d'une suite extraordinaire, mais les scénaristes ont des idées ; reste à voir comment celles-ci seront exploitées.

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Les bilans de Sygbab - Highlander, saison 1 (1992-1993)

Publié le 16 Août 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Histoire, Les bilans de Sygbab, Review, Romance, Télévision, Canada, France

There can only be one... Et comme Sygbab revient pour en découdre avec une nouvelle intégrale hebdomadaire, ce sera sûrement lui !

Highlander, saison 1 (Highlander : The Series, season 1 - 1992-1993) :

Immortel âgé de plus de quatre cent ans, Duncan MacLeod (Adrian Paul) vit une vie paisible d'antiquaire entre les États-Unis et Paris, aux côtés de Tessa (Alexandra Vandernoot), sa compagne humaine, et de Richie (Stan Kirsch), un jeune voyou qu'il a pris sous son aile. Las des duels constants à l'épée auxquels se livrent les immortels, il aimerait ne plus participer à ce combat sans fin... mais la réalité de sa condition le rattrape sans cesse.

L'immortalité est un des plus grands fantasmes de l'humanité, ce qui en fait un thème souvent abordé dans les domaines de la science-fiction et du fantastique. Étant donné que la série s'y consacre exclusivement, cela représente une opportunité de se pencher sur cette condition et d'en décortiquer les avantages et les inconvénients.

Malheureusement, ce n'est pas exploité de cette manière : si ce n'est évoquer de manière assez succincte les affres d'une solitude qui peut parfois durer des siècles et la douleur inévitable éternelle de perdre un être aimé et mortel, il n'y a pas grand-chose d'autre à signaler de ce côté. C'est d'ailleurs une constante de cette première saison puisque tout ce qui pourrait être exploité de manière intelligente n'est utilisé que de manière superficielle.

Les deux exemples les plus frappants résident dans la manière de gérer le Quickening et le background de Duncan. Dans le premier cas, il s'agit de l'aboutissement de duels presque tous identiques - même si on perçoit quelques progrès chez Adrian Paul, le manque d'inspiration dans les chorégraphies finit par rendre indifférent - et cela n'apporte rien de concret. Duncan est censé intégrer toutes les connaissances de ses adversaires, mais que ce soit dans ses aptitudes au combat ou au niveau de son enrichissement personnel, cela n'est jamais vraiment retranscrit.

Quant aux flashbacks qui ont pour but de nous faire découvrir son riche passé, ils ne sont jamais percutants. Sans parler des costumes qui sont parfois peu crédibles, le schéma est souvent le même avec un retour sur les origines de la rencontre entre Duncan et un autre Immortel, celle-ci se produisant généralement en temps de guerre. Traverser les siècles semble en effet avoir poussé notre héros à participer à tous les conflits possibles et imaginables...

Cela amène à un autre point qui met en avant le manque de créativité des scénaristes. À chaque épisode son Immortel, que Duncan a déjà rencontré par le passé dans 99% des cas, et qu'il connaît régulièrement très bien. Il y en a peu qui dérogent à cette règle, et cet enchaînement d'épisodes indépendants au déroulement quasiment invariable est plus que lassant.

Et bien entendu, cette concentration d'amis ou d'ennemis autour de lui ne change guère, qu'il soit aux États-Unis ou à Paris. Au moins, la Ville Lumière donne du cachet à la deuxième partie de saison, ce qui est toujours une bonne chose. En effet, d'autres éléments ne sont pas aussi enthousiasmants : entre une illustration musicale en décalage total avec le générique (qui est lui-même un paradoxe avec une musique et des paroles qui déchirent mais une imagerie qui fait saigner les yeux), une ambiance moribonde, un manque de rythme flagrant, une écriture au rabais et des scènes d'actions pas toujours heureuses (comme évoqué auparavant), il y a de quoi s'ennuyer.

En ce qui concerne les personnages, c'est le néant le plus total. Tessa est inutile et n'attire aucune sympathie, Richie sert uniquement de faire-valoir, Duncan n'est pas foncièrement intéressant, et le jeu approximatif des acteurs n'aide pas à s'attacher à eux.

Le comble, c'est de constater que certains des protagonistes secondaires sont plus intrigants : Darius, Amanda, et même la journaliste du début de saison... En revanche, ils ne sont pas développés, et cela souligne une fois de plus quelques carences impardonnables : la mort de Darius aurait sans doute eu plus d'impact si le téléspectateur en avait su plus sur lui, et l'intrigue de la journaliste qui essaie de percer à jour le secret de Duncan passe à la trappe alors qu'il y avait du potentiel.

En résumé, cette première saison est un véritable fiasco. Heureusement, le final relève un tant soit peu la tête en introduisant un groupe obscur qui est au courant de l'existence des immortels et qui souhaite les éliminer pour faire prévaloir l'humanité, car ils les considèrent comme une aberration de la nature. Il ne reste plus qu'à espérer que ce ne soit pas un coup d'épée dans l'eau !

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Un film, un jour (ou presque) #1194 : Anvil ! The Story of Anvil (2008)

Publié le 28 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Anvil ! The Story of Anvil (2008) :

Un documentaire retraçant la carrière du groupe canadien Anvil, un temps considéré comme l'un des pionniers du thrash metal au même titre que Metallica et compagnie, et pour lequel les stars du milieu ont une admiration assumée (témoignages de Lemmy, de Scott Ian, de Slash, de Tom Araya, etc, à l'appui)... mais qui, après les années 80, a tout simplement disparu des médias et de la scène américaine, pour sombrer dans l'oubli.

Un groupe composé, à la base, de deux amis d'enfance, Steve ”Lips” Kudlow et Robb Reiner (à une lettre, près, le nom du réalisateur de Spinal Tap ^^) , inséparables et aussi proches que des frères, qui, depuis le fin fond de leur Canada enneigé, continuent de se produire et de partir en tournée en Europe de l'Est, vaguement managés par la petite amie d'un des musiciens de la formation.

On suit donc le groupe avant, pendant et après cette tournée DIY (une tournée catastrophique, forcément), qui débouche ensuite sur une tentative d'enregistrement d'un nouvel album produit par un vieil ami anglais. Un album financé par eux-mêmes, mais dont aucune maison de disque ne veut, malgré une demande évidente des fans, prouvée par un concert à guichets fermés dans un festival japonais.

Le portrait d'un duo attachant, que le succès a oublié, mais dont la passion, malgré les engueulades et les problèmes d'argent, n'a jamais disparu. Alors certes, par moments, on se croirait presque devant un mockumentaire à la Spinal Tap (et le documentaire en a conscience, filmant ici un ampli allant jusqu'à 11, là une visite à Stonehenge), mais la sincérité et le capital-sympathie des deux hommes sont indéniables, notamment ceux de Lips, une sorte de proto-Jimmy Pop cheveux longs, à la fois stressé, passionné et prompt à s'emporter.

Un excellent documentaire musical, en somme, à la conclusion feel good qui donne le sourire.

4.5/6

(voir aussi My Dinner with Hervé, du même réalisateur)

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Un film, un jour (ou presque) #1190 : Code 8 (2019)

Publié le 22 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Code 8 (2019) :

Dans un monde où les 4 % de la population possédant des pouvoirs surnaturels ont été exploités et mis au banc de la société, Connor (Robbie Amell), doté de pouvoirs électriques, décide d'accepter une offre de Garrett (Stephen Amell), un criminel travaillant pour le baron local de la drogue, Sutcliffe (Greg Bryk). Rapidement, Connor réalise que s'il veut aider financièrement sa mère malade, il va devoir s'enfoncer toujours plus loin dans le monde du crime...

Long-métrage canadien chapeauté par les cousins Amell sur la base d'un court-métrage auquel ils avaient pris part, et financé via Indiegogo grâce à la bonne volonté et aux économies des fans d'Arrow, ce Code 8 ressemble surtout... à un gros pilote de série tv.

Ce n'est pas forcément rédhibitoire, attention. Il faut bien avouer que l'univers créé ici, s'il a le mérite d'être assez fouillé, est cependant relativement dérivatif et sous-exploité (les supers dont le sang/une sécrétion quelconque est utilisé comme drogue par d'autres personnes, ce n'est pas franchement nouveau), et le script peine à maintenir l'intérêt du spectateur sur la durée : une fois la grosse mise en place effectuée, le métrage bascule vers quelque chose de plus basique, un thriller policier où les pouvoirs sont quasi-accessoires, et pourraient être remplacés par d'autres talents plus normaux avec quasiment les mêmes rebondissements et dialogues.

Pas franchement mon style de programme, en dépit d'un effort effectué sur les effets spéciaux (sauf les Guardians, clairement des cascadeurs en costume) : c'est trop oubliable et générique pour me donner envie d'y revenir (car, forcément, ce métrage va être décliné sous forme de série courte - quand je disais que ça ressemblait à un pilote de série SyFy, ce n'était pas innocent).

Un petit 3/6, et encore...

(probablement plus si l'on est fan des Amell)

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Un film, un jour (ou presque) #1129 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon Mariage avec Mon Meilleur Ami (2019)

Publié le 10 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Romance, Review, St Valentin, Télévision, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Mon Mariage avec Mon Meilleur Ami (From Friend to Fiancé - 2019) :

Meilleurs amis depuis leur plus tendre enfance, Jess (Jocelyn Hudon) et Ted (Ryan Pavey) restent particulièrement proches... jusqu'à ce que Ted annonce son mariage imminent avec Kimberly (Kelly Kruger), autrefois la peste du lycée, et ennemie jurée de Jess. À la demande de Ted, Jess, wedding planneuse amateure, accepte alors d'organiser la cérémonie, mais progressivement, elle réalise à quel point elle tient à son ami d'enfance.

Comédie romantique Hallmark se voulant une relecture officieuse du Mariage de mon Meilleur Ami (jusqu'au prénom de la fiancée - et d'ailleurs le responsable du titre françaos ne s'y est pas trompé), ce métrage s'avère en réalité un film indépendant canadien racheté et diffusé par la chaîne, ce qui explique sa nature très atypique : le ton est nettement plus léger et décontracté, avec une Jocelyn Hudon très attachante et malicieuse, des personnages secondaires amusants (toute la maison de retraite), et dans l'ensemble, le film a une atmosphère, une structure et une finition bien moins formatées que la norme Hallmark.

Ce qui, d'un côté, est assez agréable. Mais malheureusement, cela ne veut pas forcément dire pour autant que le tout est un succès incontestable.

Parce qu'autant le côté plus décomplexé fait plaisir à voir, autant il s'accompagne, au niveau de la caractérisation des personnages, d'une puérilité assez flagrante - c'est bien simple, à certains moments, on a un peu l'impression d'entendre parler des adolescents de 14 ans, avec leurs disputes, leurs rivalités (les mean girls sont assez mauvaises, en plus), et leurs sautes d'humeur. Ce qui rend le personnage de Jess assez antipathique au bout d'un moment, malgré le capital sympathie de son interprète.

C'est dommage, car à part ça, c'était plutôt rafraîchissant... mais la caractérisation et l'écriture sont un peu trop immatures pour vraiment être convaincantes.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017)

Publié le 23 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nelly et Simon - Mission Yéti (Mission Kathmandu : The Adventures of Nelly & Simon - 2017) :

Lorsque Nelly Maloye, une apprentie-détective enthousiaste, croise le chemin de Simon Picard, un assistant anthropologue persuadé de l'existence du Yéti, le duo se retrouve bien vite au Népal, guidé par Tenzig Gombu, à la recherche de l'Abominable Homme des Neiges...

Un film d'animation québécois à orientation film d'aventures enneigé, et au style visuel et à l'animation plutôt intéressants... mais qui ne convainc jamais sur la durée. Le problème, en réalité, c'est que le film n'est tout simplement pas particulièrement intéressant : ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, pas particulièrement inspiré, pas particulièrement dynamique, pas particulièrement développé, et (dans sa version originale, du moins), le doublage n'est pas particulièrement mémorable.

Bref, en résumé, ça occupera probablement les plus jeunes pendant 90 minutes, mais l'intérêt du tout s'arrête plus ou moins là, malgré (encore une fois), une esthétique qui n'est pas désagréable.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 18 - La Course des Tuques (2018)

Publié le 9 Décembre 2019 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Yulefest, Canada

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

La Course des Tuques (2018) :

Lorsque Zac, nouveau venu dans le village, défie François Les Lunettes durant la traditionnelle course de luges des Tuques, et le bat en trichant, ce dernier s'emporte : il veut une revanche, et met en jeu la grange qui sert habituellement de quartier général à la bande des Tuques. De quoi semer la zizanie dans le petit groupe, d'autant qu'en parallèle, Charlie, la cousine de Zac, aide ce dernier en espionnant les Tuques...

Suite de La Bataille Géante de Boules de Neige (adaptation animée de La Guerre des Tuques, sorte de Guerre des Boutons enneigée et québécoise), ce nouvel opus conserve le capital sympathie du premier volet, et son aspect technique des plus efficaces : c'est dynamique, bien animé, expressif, le doublage québécois est toujours très amusant pour nous autres Français, et si l'on pourra toujours reprocher le trop-plein de chansons pop génériques, le tout reste un divertissement sympathique pour les plus jeunes.

Les parents, eux, regretteront probablement une charge émotionnelle bien moindre que dans le premier opus, au profit d'un côté plus sport et espionnage, mais bon, rien de bien méchant.

3.5/6 (tout de même un bon cran en dessous du précédent)

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 4 (2019)

Publié le 9 Novembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, Télévision, USA, Canada, TBS

Ultime saison de ce programme chapeauté par Samantha Bee et Jason Jones, une sitcom TBS qui, au fil des saisons, a connu un parcours assez compliqué : une saison 1 sympathique, une saison 2 nettement plus mitigée, car (très) décomplexée et (trop) caricaturale, une saison 3 gentiment décousue et chaotique... et cette dernière saison, donc, pas vraiment conçue comme telle, et qui continue de n'avoir plus grand chose à voir avec son postulat de départ - le détour sur la route des vacances.

The Detour, saison 4 (2019) :

Séparés de leur fille Delilah (Ashley Gerasimovich) depuis que cette dernière s'est enfuie, les Parker (Jason Jones, Natalie Zea, Liam Carroll) parcourent le monde pour tenter de la retrouver, mais ils finissent à Syracuse, où ils croisent le chemin de la sœur jumelle de Robin...

Et donc, sans surprise, cette quatrième saison s'inscrit dans la continuité directe du reste de la série : c'est un peu peu brouillon et décousu, ce n'est pas toujours du meilleur goût (les moments scatologiques et graveleux lassent plus qu'ils n'amusent), c'est bourré de slapstick (Jason Jones passe toujours son temps à se prendre des coups, à se vautrer, et à être humilié, encore et encore), c'est surjoué (Gerasimovich est souvent en roue libre, malgré son temps de présence limité à l'écran), et les tangentes inutiles ou pas très abouties du scénario sont assez frustrantes.

Pourtant, cette année dispose d'un fil conducteur plus affirmé que dans les saisons précédentes : les recherches internationales des Parker pour tenter de retrouver leur fille. L'occasion pour la famille de visiter le Tibet, le Paraguay, la Nouvelle Zélande, la Russie, et le Japon - et pour les scénaristes, de confronter brièvement les Parker aux clichés récurrents sur ces pays.

C'est notamment vrai pour le Japon, qui donne lieu, après une demi-saison de teasing, à un épisode totalement gratuit, façon game show à la japonaise, avec générique, cartons-titres et sous-titres appropriés, dans lequel Jones est une fois de plus humilié en public (se faisant notamment masturber en direct par un clown caché dans une boîte... amis du bon goût, bonsoir). Idem pour la Russie, d'ailleurs, puisque toute la fin de saison s'y déroule, et place Jones dans la position de l'Américain dont s'est entichée la fille d'un magnat russe : encore une fois, Jones déguste, en slip rose pendant le plus clair de cette aventure, tandis que le reste de sa famille est quasi-absent de ces épisodes.

On a ainsi souvent l'impression que la production a tout un tas d'idées et de gags en stock, mais qu'elle ne sait pas bien comment les organiser pour donner un tout narratif cohérent : la saison passe ainsi d'un séjour à l'étranger, à une visite à Syracuse, dans une maison de retraite où vit la mère de Nate (épisode assez raté, d'ailleurs, car reposant sur des gags particulièrement téléphonés et prévisibles), puis s'attarde, pendant deux épisodes, sur la sœur jumelle de Robin. Une sœur sortie de nulle part, (forcément) maléfique, psychopathe et manipulatrice, et qui tente (forcément) de dérober Nate à Robin. Parce que Nate est clairement irrésistible, dans son genre (mouais), et que Natalie Zea voulait apparemment montrer ses talents de pole dancer à l'écran.

Et puis on part pour deux épisodes en flashback, un sur Delilah, qui raconte son année de cavale, et donc l'épisode japonais. Avant de rebasculer sur les fausses funérailles de Nate, qui voient toute sa famille se réunir, et son père, interprété par Jere Burns, ressurgir à cette occasion (encore un épisode qui ne fonctionne pas, toutes les vannes autour de Burns étant clairement trop canadiennes pour être vraiment drôles et percutantes). Enfin, on aborde la Russie, et tous les clichés qui vont avec.

Je vais être franc : il était temps que ça s'arrête. Sans vraie direction, The Detour semblait avancer à tâtons, en roue libre, en fonction des inspirations et des vannes passant par l'esprit des scénaristes à un moment donné, sans jamais vraiment se remettre en questions.

C'est bien simple, en quatre saisons (voire même moins, puisque c'était déjà perceptible en saison 2), la série a atteint un point que la majorité des sitcoms n'atteignent qu'après 6 ou 7 ans : le moment où les personnages ne sont plus que des caricatures d'eux-mêmes, où le trait est tellement forcé qu'ils passent de mésaventures en mésaventures toujours plus improbables sans être particulièrement affectés, où la production fait un peu tout et n'importe quoi sans se soucier de la cohérence ou de la concision, et où le spectateur finit par se désintéresser du tout.

Là, c'était clairement mon cas, et je quitte donc la famille Parker sans regrets.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2019 - Les Chroniques de la Peur, saison 2 (2019)

Publié le 27 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Canada, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, UK

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 2 (Creeped Out, season 2 - 2019) :

Seconde saison de cette anthologie fantastique/horreur anglo-canadienne diffusée sur Netflix, une anthologie à nouveau au format 10x25 min, et qui lorgne toujours autant sur les Fais-moi Peur et autres Chair de Poule d'antan, mâtinés de Black Mirror pour le rapport aux nouvelles technologies.

La première saison, chroniquée ici, n'était pas vraiment originale, pas vraiment inspirée, et souffrait d'une interprétation inégale... mais pour autant, elle restait sympathique à regarder malgré ses nombreux défauts d'écriture, principalement grâce à son atmosphère très particulière. En sera-t'il de même pour cette nouvelle cuvée ?

# One More Minute : Passionné de jeux vidéo, Jack (Tomaso Sanelli) s'aperçoit qu'à chaque partie en compagnie de Paladin, un ami en ligne, il perd toute notion du temps, et se réveille des heures, des jours, des mois, voire des années plus tard...

Une sorte de grosse métaphore pataude de l'évasion par les jeux vidéo, à grand renfort de dédoublement de personnalité (ou plutôt du petit diablotin sur son épaule, qui pousse à céder à ses mauvais penchants). Bien interprété, mais trop long pour son propre bien, et tourne un peu en rond.

# The Takedown : Seule fille d'une équipe de lutte d'une école d'Alaska, Alexa (Imogen Tear) reçoit un texto lui offrant d'exaucer le souhait de son choix, à la condition que quelque chose d'autre lui soit retiré. Elle demande alors la force physique de vaincre ses adversaires, et commence rapidement à y prendre goût...

À nouveau, un récit un peu faiblard pour tenir 25 minutes, pas aidé par une interprétation en dents de scie, et par des affrontements de lutte tout sauf crédibles. Avec sa structure en chapitres, sa réalisation à la caméra portée et tremblotante, et son final assez grotesque, à la chute assez plate, c'est là un épisode bien bancal, qui ne convainc pas franchement.

# Help : Crispin et Molly (Jakob Davies et Quincy Kirkwood) passent le week-end seuls chez eux, mais l'assistante connectée qui contrôle toute la maison se rebelle soudain, à la recherche d'un hôte humain pour s'y transférer avant qu'une mise à jour n'efface sa personnalité...

On retombe dans le Black Mirror pour enfants, avec les dangers du tout connecté... sauf que, problème, les deux enfants ciblés par la Alexa du pauvre sont assez antipathiques, l'écriture est grossière et maladroite (c'est un point commun de tous ces épisodes : les réactions sont précipitées, peu naturelles, et l'écriture souvent décousue), et dans l'ensemble, l'interprétation est faiblarde (notamment chez la fillette).

# The Many Place : les trois enfants (Hannah Saxby, Alex Warburton, Minti Gorne) d'une famille de touristes anglais arrivent dans un hôtel en Australie, où un ascenseur en panne les dépose à un étage étrange, carrefour entre les réalités et prison d'une créature sanguinaire...

Sur le papier, un concept amusant et ludique, avec beaucoup de potentiel. À l'écran, un script très mal structuré, des dialogues jamais vraiment naturels ou bien rythmés, des personnages aux réactions agaçantes, et une interprétation inégale font que l'épisode tombe à plat, n'exploitant jamais pleinement ses idées, au profit d'un rebondissement final assez moyen.

# Only Child : Fille unique impertinente et intelligente, Mia (Shechinah Mpumlwana) accepte plus ou moins bien l'arrivée de son nouveau petit-frère... jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que le bébé possède des pouvoirs étranges, et semble bien décidé à l'éliminer.

Un épisode assez classique en soi, mais assez amusant et bien interprété, en plus d'avoir des effets convaincants. Après, il reste toujours quelques raccourcis habituels à la série, quelques réactions improbables, et la toute fin manque de punch, mais c'était sympathique.

# No Filter : Marcy (Shanice Archer) et Keira (Imogen Faires) sont deux sœurs bien différentes : la première est responsable, et passionnée de programmation informatique ; tandis que la deuxième préfère passer tout son temps à se prendre en photo. Jusqu'au jour où Keira installe une app de retouche photo révolutionnaire, sans en lire les conditions d'utilisation...

Un épisode plutôt pertinent et d'actualité, d'ailleurs assez bien interprété, et avec un moment ou deux assez glauques au niveau des visuels. À nouveau, on pourra reprocher les quelques facilités narratives, et le maquillage fauché de Richard Brake, vers la fin, mais dans l'ensemble, c'était honorable.

# Splinta Claws : Deux enfants (Alex Eastwood, Taighen O'Callaghan) passent une nuit dans un grand magasin à l'approche de Noël, et sont pris en chasse par un Père Noël animatronique bien décidé à punir les enfants... sages.

Pas désagréable, ce changement d'ambiance, et ce petit côté FNAF une fois que Santa perd son masque... mais le tout traine beaucoup trop en longueur pour vraiment fonctionner. Heureusement, la chute finale, joyeusement noire, rattrape un peu le tout.

# Itchy : Gabe (Oliver Finnegan), jeune élève anxieux d'une académie militaire située sur une île anglaise, s'aperçoit soudain qu'il parvient à entendre les poux qui envahissent peu à peu les dortoirs de l'établissement, et que ces poux ont pour projet de conquérir le monde...

Alors là, malgré tous les efforts du jeune protagoniste (une sorte de mini-Alfie Allen), c'est un grand n'importe quoi grotesque et assez peu inspiré, entre ces hordes de poux au nombre infini, au déplacement immédiat, et à la reproduction instantanée, tous détectables avec une tablette et un capteur infra-rouge, ces personnages qui acceptent sans broncher les élucubrations du héros, cette contamination éclair qui rend tout le monde fou par ses démangeaisons, et cette conclusion (biologiquement non-sensique) à base de chat plein de poux. Un joli ratage.

# Tilly Bone : Cass (Lola Mae Loughran), vloggeuse se filmant constamment, organise avec ses amis une soirée chez elle poir visionner l'intégrale de leur saga préférée. Mais Junebug (Alice Franziska Woodhouse), nouvelle arrivante au lycée, leur propose un Tilly Bone, instrument magique qui donne corps aux pensées, et qui va faire tourner la soirée au cauchemar...

Un épisode au postulat intéressant, puisque jouant la carte du found footage diffusé à l'envers, révélant progressivement comment la soirée a tourné au cauchemar.

Le problème, en fait, c'est qu'encore une fois, l'écriture est très approximative, et plus l'épisode avance, plus le scénario s'embrouille, entre le Tilly Bone, la blague qui tourne mal, la critique des vloggeurs, les nombreuses références à peine dissimulées à Star Wars et George Lucas qui s'en prennent plein la tête, et les motivations peu claires de Junebug.

Résultat, ça tombe à plat sur la fin, en voulant trop compliquer les choses.

# The Unfortunate Five : cinq lycéens (Olivia Presti, Claire Qute, Yathath Bath, Danre Zee, Brielle Robillard) sont collés un week-end dans leur établissement, et sont  confiés à Faye (Morgan Kohan), une conseillère psychologique et spirituelle qui semble tout faire pour attiser les tensions et échauffer leurs esprits...

Une revisite du Breakfast Club avec des personnages très clichés, mais ça fonctionne néanmoins à peu près, notamment parce que la "succube" se donne à fond à son rôle (et que le vice-proviseur interprété par Tony Nappo est plutôt amusant).

Il y a toujours des raccourcis un peu brutaux dans le récit, toujours l'impression qu'il manque des morceaux çà ou là, et la fin assez cynique rappelle celle de Splinta Claws, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être le pire épisode de la saison.

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Bilan :

Je ne sais pas si mon indulgence vis à vis de la saison 1 s'est, depuis, estompée, mais cette saison 2 de Creeped Out m'a paru nettement plus laborieuse et approximative. 

Avec pour problème principal, comme je l'ai fréquemment répété au cours de ces 10 épisodes, l'impression persistante que des pages entières de script ont été jetées à la poubelle avant le tournage, pour faire tenir ces épisodes dans le format 25 minutes imposé par le cahier des charges.

Résultat, c'est tout un tissu connectif qui est absent, et les personnages, leurs réactions, les rebondissements, leurs décisions semblent fréquemment illogiques et bâclées, comme le produit du premier jet d'un script assez inabouti.

Alors certes, ce n'est clairement pas le genre de chose qui posera problème au public principalement visé par la série (les enfants et jeunes adolescents), mais pour un adulte, c'est assez flagrant.

C'est d'autant plus dommage que jamais les scripts ne parviennent à égaler l'atmosphère mystérieuse et étrange qui entoure systématiquement les introductions et conclusions mettant en scène le Curieux.

À croire que l'inspiration des scénaristes (principalement les deux showrunners) s'est en grande partie tarie après la création de la série...

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Un film, un jour (ou presque) #1057 : Stan et Ollie (2018)

Publié le 6 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, BBC, UK, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Stan et Ollie (2018) :

Plus d'une décennie après leur âge d'or, Laurel (Steve Coogan) et Hardy (John C. Reilly) tentent de renouer avec le succès en faisant la tournée des salles de spectacle de Grande-Bretagne. Mais malgré le soutien de leurs épouses (Shirley Henderson, Nina Arianda), les vieux démons enfouis refont bien vite surface, et les conséquences d'une carrière vécue à 200 à l'heure finissent par peser lourd sur la santé de Hardy, et sur la relation des deux hommes...

Un biopic touchant et mélancolique relatant la fin de carrière de Laurel et Hardy, interprétés avec maestria par un Steve Coogan et un John C. Reilly impériaux (surtout Reilly), qui prouvent une fois de plus que les acteurs comiques font aussi de grands acteurs dramatiques.

Malgré une structure assez convenue, et une main un peu lourde sur les gros violons mélodramatiques, notamment lors de la prestation finale, les deux acteurs - ainsi que leurs deux pendants féminins, Shirley Henderson et Nina Arianda, aussi drôles que leurs "maris" - parviennent à maintenir l'intérêt, aidés par un film qui a la bonne idée de ne pas pousser jusqu'aux deux heures, et par des maquillages impeccables.

En résumé, un joli métrage sur une période méconnue du cinéma et de la carrière des deux hommes.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #953 : Henchmen (2018)

Publié le 2 Mai 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction

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Henchmen :

Lorsque Lester (Thomas Middleditch), un jeune garçon rêvant de devenir le sbire d'un génie du mal, est assigné à l'équipe d'entretien de l'Union du Mal, il rencontre Hank (James Marsden) et tous ses collègues. Jusqu'à ce qu'il endosse par erreur une armure surpuissante, et attire sur lui l'attention des médias et de la profession : avec l'aide de Jolene (Rosario Dawson), une archiviste, Hank va devoir alors sacrifier ses principes pour secourir la jeune recrue...

Film d'animation canadien pas très convaincant, adapté par son créateur (un ex-animateur de chez Pixar) sur la base d'un court-métrage, et qui, pour faire simple, reprend (de loin) le concept des Minions pour se concentrer sur les acolytes et autres sbires des super-méchants de comic-book.

Le souci, c'est qu'entre son rendu visuel très inégal (un mélange de 3d et de peinture), son rythme vraiment bancal et décousu, son humour pas très inspiré, et ses personnages peu sympathiques (malgré des doubleurs très compétents - Nathan Fillion, James Marsden, Rosario Dawson, Alfred Molina, Bobcat Goldthwait, Jane Krakowski, Rob Riggle, etc), le tout s'avère tout simplement insipide, dérivatif et sous-développé, peinant à intéresser le spectateur sur la durée.

C'est raté, donc.

2/6 

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Un film, un jour (ou presque) #898 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Première Neige, Premier Amour (2019), Nous deux, c'était écrit (2019) & Mariage à l'Anglaise (2013)

Publié le 17 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Télévision, Hallmark, Canada, UK

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Première Neige, Premier Amour (SnowComing - 2019) :

De retour dans sa ville natale à l'occasion de SnowComing, une fête locale, Samantha (Lindy Booth) y retrouve Jake (Trevor Donovan), une superstar du football, et son ex-petit-ami, avec qui sa relation s'était mal terminée. Malgré leurs différends, Sam et Jake acceptent alors de faire équipe pour préparer SnowComing, mais rapidement, le couple comprend qu'il va falloir sauver la bibliothèque locale, à l'agonie...

Téléfilm Hallmark du Winterfest 2019, ce SnowComing m'a laissé de glace (sans mauvais jeu de mots).

Ce n'est pas la faute de son couple principal, globalement sympathique, et à l'alchimie décontractée... mais plutôt au script, qui enchaîne les grandes lignes clichées des rom-coms de la chaîne (la citadine qui rentre dans sa ville rurale natale, et finit par organiser le bal du lycée avec son ex ; la citadine qui fait équipe avec son ex pour sauver une institution locale ; l'ex-sportif superstar qui revient dans sa ville natale et décide de changer de vie), le tout enveloppé d'une couche de football américain et d'adoration du coach local qui ne m'a pas du tout intéressé.

Ça plaira probablement à certains, et il est probable que ça parlera plus aux spectateurs/trices des USA, mais moi, je suis resté de marbre (d'autant que certains des seconds rôles ne m'ont pas convaincu).

Un petit 3/6 (parce qu'intrinsèquement, ce n'est pas plus mauvais qu'autre chose, et parce que Booth et Donovan semblent s'amuser)

Nous deux, c'était écrit (The Story of Us - 2019) :

En apprenant que sa librairie et les commerces de sa ville de l'Oregon risquent de fermer leurs portes dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine, Jamie Vaughn (Maggie Lawson) décide de se battre pour que cela ne se produise pas. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Sawyer (Sam Page), son ex-petit ami, qu'elle n'a pas revu depuis 15 ans, est l'architecte en charge du projet...

Une comédie romantique Hallmark de Saint Valentin malheureusement pas très intéressante, malgré son couple principal très sympathique.

Le problème, en fait, c'est que non seulement le côté "il faut sauver xxx ou yyyy de la ville de ces méchants développeurs immobiliers" est ultra-convenu et dérivatif de pléthore d'autres productions Hallmark, mais en plus le ton global de ce Story of Us est assez confus. Ponctuellement, c'est relativement sérieux et dramatique, au point de presque ressembler à du Hallmark Movies & Mysteries, et le reste du temps, entre la bande originale primesautière et omniprésente, et l'interprétation et les réactions un peu outrées, il se dégage du métrage une impression de forcé et d'artificialité (à l'image de ce grand final logistiquement impossible).

En résumé, ça manque de subtilité à pas mal de niveaux, et ça manque un peu de rythme, pour un résultat assez banal et oubliable.

2.5 + 0.25 pour le chat et pour le capital sympathie du couple principal = 2.75/6

Mariage à l'Anglaise (I Give It A Year - 2013) :

Nat (Rose Byrne), ambitieuse responsable de projets, et Josh (Rafe Spall), un auteur à succès en panne d'inspiration, ont eu un coup de foudre, et sont mariés depuis neuf mois... mais leur relation n'est pas aussi idyllique qu'ils l'espéraient, et rapidement, tandis que Josh reste le confident de Chloe (Anna Faris), son ex, Nat se rapproche de plus en plus de Guy Harrap (Simon Baker), un client américain irrésistible...

Une comédie romantique anglo-américaine du co-scénariste de Borat et de Brüno, qui mise grandement sur une distribution de qualité (Byrne, Spall, Faris, Baker, Stephen Merchant, Minnie Driver, Jason Flemyng, Olivia Colman...), et sur un humour fortement axé cringe comedy (forcément, avec Stephen Merchant).

Une comédie à l'anglaise, donc, qui tente de prendre à contre-pied les clichés du genre, mais finit par retomber dedans, et troque malheureusement un peu trop la romance contre le malaise et la maladresse, ce qui l'handicape un peu.

En soi, ce n'est pas forcément rédhibitoire, et cela n'empêche pas le tout d'être amusant à suivre, mais il manque tout de même quelque chose pour que I Give it a Year fonctionne pleinement - peut-être des personnages plus attachants, ou des relations plus approfondies, pour mieux comprendre les problèmes de ce couple et s'y attacher.

Car en l'état, le film, qui tente de jouer à la fois la carte de la comédie anglaise satirique, de la farce de mœurs, de la comédie romantique, et de la comédie graveleuse (avec full frontal masculin en érection), semble un peu manquer de sincérité et se perdre en chemin.

Un petit 3/6, en étant généreux.

(et puis bon, honnêtement, Anna Faris et ses lèvres de poisson, je fais un rejet physique... donc ça n'aide pas à la trouver convaincante en tant que rivale amoureuse de Rose Byrne)

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Un film, un jour (ou presque) #895 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Trop Belle ! (2010), The Break-Up Artist (2009) & People Places Things (2015)

Publié le 16 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Trop Belle ! (She's Out of my League - 2010) :

Kirk (Jay Baruchel) est un mec paumé et quelconque, qui travaille au TSA, à un poste qui ne l'intéresse pas le moins du monde. Jusqu'au jour où il s'éprend de Molly (Alice Eve), une jeune femme talentueuse, splendide, et ne jouant pas dans la même catégorie que lui - une jeune femme qui, à sa grande surprise, s'intéresse aussi à lui. Mais entre ses nombreux complexes, les conseils improbables de ses amis (T. J. Miller, Nate Torrence, Mike Vogel), et ses proches (Debra Jo Rupp, Adam LeFevre, Kyle Bornheimer, Jessica St. Clair, Hayes MacArthur) et son ex jalouse (Lindsay Sloane), Kirk va avoir bien du mal à faire fonctionner cette relation improbable...

Une comédie romantique ma foi assez sympathique et amusante, qui fonctionne en grande partie sur le charisme et le capital sympathie de tous ses acteurs (principaux comme secondaires), et qui, si elle n'est pas parfaite (les quelques saillies graveleuses façon American Pie font vraiment pièce rapportée), s'avère globalement assez charmante et agréable à suivre.

4.25/6

The Break-Up Artist (2009) :

Spécialiste en ruptures amoureuses et cynique ne croyant plus à l'amour, Britney (Amanda Crew) en a fait son métier, avec ses deux amies Tiffany (Ali Liebert) et Robyn (Moneca Delain) : elle se charge des ruptures d'autrui, en échange d'une rémunération confortable. Jusqu'au jour où un concurrent sérieux commence à lui faire de l'ombre : Rick (Peter Benson), celui-là même qui avait su séduire Britney quelques temps plus tôt. En difficultés financières, la jeune femme s'effondre et, désormais seule, elle accepte de s'occuper de Mike (Ryan Kennedy), un artiste qui demande à Britney de l'aider à reconquérir sa soeur, Ashley (Serinda Swan)...

Une comédie romantique canadienne qui, étrangement, semble avoir 10 ans de retard, tant elle cumule tous les clichés des rom-coms pour jeunes de la fin des années 90 : chansons pop insipides, distribution jeune qui n'aurait pas dépareillé sur la CW, écriture simpliste, interprétation très caricaturale (certains seconds rôles sont calamiteux ; d'autres, comme Ali Liebert en blonde un peu idiote, sont tout simplement géniaux), quiproquos forcés, grand montage final nostalgique qui passe la relation principale en revue, et narration qui refait Cyrano en pilotage automatique.

Franchement rien de vraiment folichon au programme, donc, malgré une distribution principale pas désagréable du tout.

2 + 0.25 pour Liebert, excellente = 2.25/6

People Places Things (2015) :

Dessinateur et professeur d'art new-yorkais, Will Henry (Jemaine Clement) découvre soudain, à l'occasion de l'anniversaire de ses deux fillettes, que sa femme Charlie (Stephanie Ellynne) le trompe. Un an plus tard, Will tente de se reconstruire, mais la tâche est plus compliquée qu'il n'y paraît, entre ses élèves, ses jumelles, son ex-compagne égoïste, et sa romance naissante avec Diane (Regina Hall), mère d'une de ses élèves (Jessica Williams)....

Une semi-comédie romantique indépendante relativement frustrante, car sympathique, mais avec quelques défauts évidents, qui empêchent d'adhérer totalement au film.

Le thème du père célibataire/veuf qui tente de se reconstruire en élevant seul sa ou ses filles semble être quelque chose qui parle vraiment au scénariste/réalisateur James C. Strouse, puisque c'est récurrent dans sa filmographie. Néanmoins, ici, Strouse accable le personnage de Charlie (la femme infidèle) de tous les défauts : infidèle, geignarde, capricieuse, égoïste, jalouse, versatile... on en vient à vraiment détester son personnage, d'autant plus que l'écriture se contente d'équilibrer à peine la balance des torts, dans ce mariage.

En se limitant à faire de Charlie la "méchante" du film et de cette relation, Strouse donne presque l'impression de vouloir régler des comptes ou exorciser des démons.

Autre souci, le casting : pas de problème au niveau de Clement, ou de ses filles. Par contre, en face, j'ai eu nettement plus de mal avec Jessica Williams - que j'aime beaucoup, mais qui semble clairement nettement plus âgée que son rôle d'étudiante de 19 ans - et avec Regina Hall - qui, elle, m'a paru en pilotage automatique durant toutes ses premières scènes.

C'est très subjectif, j'en conviens, mais ça m'a empêché d'adhérer à cette nouvelle relation, supposée contraster avec l'ancienne. Ajoutez à cela une fin un peu en queue de poisson, qui en laisse beaucoup à l'imagination, et on se retrouve avec un métrage pas forcément désagréable, à l'interprète principal attachant, mais qui donne, par moments, l'impression d'être un peu inabouti, ou du moins, assez frustrant.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #887 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Désespérément romantique (2016) & Little Italy (2018)

Publié le 12 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, PixL, Canada, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Désespérément romantique (Hopeless Romantic - 2016) :

Grand romantique passionné de comédies sentimentale, Matt (Brandon W. Jones) voit sa proposition de mariage rejetée par Alexis (Cassi Thomson), sa petite amie. Secoué, il se tourne alors vers son amie de toujours, Liz (Christa B. Allen), ele aussi célibataire, et ensemble, ils décident de s'épauler dans leur quête du bonheur...

Une comédie romantique PixL Tv, ce qui est généralement synonyme de téléfilm refusé par Lifetime et Hallmark, à la distribution variée composée de seconds couteaux manquant souvent de charisme ou de naturel, et au scénario basique inutilement compliqué par des sous-intrigues visant à faire un peu de remplissage pour compenser un budget microscopique.

Paradoxalement, cela donne occasionnellement lieu à des comédies romantiques plus énergiques, excentriques et décomplexées que la moyenne, mais, le plus souvent, cela débouche sur des métrages assez brouillons et approximatifs, comme cet Hopeless Romantic.

Ce n'est même pas que c'est mauvais, mais entre le casting à moitié convaincant (Jones a une tête sympathique, Maiara Walsh et Jorge Diaz sont attachants, French Stewart idem, mais les autres sont nettement plus inégaux, notamment Christa Allen, transparente), qui rend la moitié des couples inintéressante, les sous-intrigues multiples pas toutes aussi convaincantes les unes que les autres, la musique agaçante, les rebondissements cousus de fil blanc, etc, on se retrouve avec une rom-com assez quelconque, qui ne fonctionne qu'en partie, et n'est jamais particulièrement enthousiasmante.

Bof, en somme.

2.25/6

Little Italy (2018) : 

Leo (Hayden Christensen) et Nikki (Emma Roberts) se connaissent depuis leur plus tendre enfance, et sont épris l'un de l'autre. Mais leurs deux familles se détestent depuis des années, et tiennent des pizzerias voisines dans le quartier de Little Italie, à Toronto. Lorsque Nikki, qui travaille comme sous-chef à Londres, revient au Canada pour faire changer son visa, elle retrouve Leo, et retombe dans le conflit qui oppose les deux familles...

Que se passe-t-il lorsque le réalisateur de Mystic Pizza (avec Julia Roberts), de Miss Détective, de Lucky Girl, de Vacances à la Grecque et de Comment se faire larguer en 10 leçons ? (soit une belle panoplie de comédies souvent romantiques et souvent médiocres) décide de réaliser, au Canada, une comédie romantique au script digne d'un téléfilm Hallmark, lorgnant fortement sur Roméo et Juliette dans deux pizzerias rivales, avec dans les rôles principaux Emma Roberts (au demeurant toujours sympathique, là n'est pas le problème), nièce de Julia, et un Anakin Skywalker fatigué qui accuse une différence d'âge (visible) de 10 ans avec sa partenaire, en plus d'être ici fraîchement teint en chatain très foncé (pour faire Italien) ?

Et bien on se retrouve avec une rom-com médiocre, datée et vieillotte, où tout paraît forcé et artificiel, des accents ultra-marqués de toute la distribution aux gags et autres vannes télégraphiées et clichées, en passant par l'alchimie très relative du couple vedette. On a même droit à un grand final à base de protagoniste masculin qui se précipite à l'aéroport pour tenter d'empêcher celle qu'il aime de partir, soit le plus cliché de tous les clichés du genre.

C'est dommage, parce que tout le monde semble s'amuser, mais non : un tel étalage de caricatures et d'idées éventées, en 2018, ce n'est plus possible.

2.5/6 - 0.5 pour l'absence totale d'efforts des scénaristes = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #853 : No Clue (2013)

Publié le 10 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Romance, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

No Clue : 

Leo (Brent Butt), un vendeur d'articles publicitaires gauche mais flegmatique, reçoit un jour la visite de Kyra (Amy Smart), une superbe blonde qui le prend pour un détective privé, et qui recherche son frère porté disparu. Sous le charme, Leo accepte alors de mener l'enquête, et se lance dans une investigation complexe et violente, qui le dépasse totalement...

Une comédie canadienne écrite et produite par Brent Butt, le showrunner de Corner Gas, dont on retrouve ici le sens de l'humour et quelques visages familiers.

Seul problème : ce qui fonctionnait assez bien au format sitcom a tendance à s'émousser assez rapidement sur une centaine de minutes.

On se retrouve donc ici avec un pastiche de film noir au rythme assez mollasson, mené par un Brent Butt en pseudo Columbo abrasif et insolent, aux dents refaites, et à l'attitude assez agaçante sur la durée.

Bref, un métrage inoffensif, qui se regarde facilement, mais très passivement et distraitement.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2018 - 25 - Elliot : The Littlest Reindeer (2018)

Publié le 16 Décembre 2018 par Lurdo dans Animation, Aventure, Canada, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Elliot, The Littlest Reindeer :

Lorsque l'un des rennes du Père Noël annonce soudainement son départ en retraite, à quelques jours de Noël, Santa (George Buza) doit lui trouver un remplaçant au plus vite, sous le regard inquisiteur de Corkie (Morena Baccarin), une journaliste fouineuse. Elliot (Josh Hutcherson), un cheval nain, décide alors de partir pour le Pôle Nord en compagnie de sa meilleure amie, la chèvre Hazel (Samantha Bee), pour participer aux sélections organisées par les lutins de Santa. Non seulement Elliot doit se déguiser pour espérer avoir une chance, mais en plus sa ferme natale est en péril, menacée par la maléfique Ludzinka (Martin Short), et un complot se trame parmi les lutins du Pôle : le petit cheval va désormais devoir choisir entre ses amis, et sa carrière potentielle à la tête du traîneau...

Un dessin animé canadien indépendant en images de synthèse, à la distribution vocale pas désagréable, et au rendu visuel globalement compétent, mais qui ne parvient jamais à se démarquer de ses nombreuses influences, notamment les dessins animés Dreamworks.

Fréquemment, en effet, le spectateur un peu aguerri aura l'impression de voir des morceaux d'autres films d'animation et de récits de Noël connus (Rudolph, Rise of the Guardians, etc), une impression encore renforcée par une bande originale composée par quatre personnes, et lorgnant très fortement sur le style John Powell (encore une fois, Dreamworks).

Rajoutez à cela quelques références qui tombent totalement à plat (le poney écossais peint comme Braveheart, ça ne parlera pas une seule seconde aux enfants qui regardent le film, et ça risque de ne pas vraiment parler non plus à leurs parents de 20-30 ans, à peine nés lorsque Braveheart est sorti), un script particulièrement décousu (beaucoup de sous-intrigues, qui finissent par se rejoindre, mais qui donnent au scénario un côté assez brouillon) et l'on se retrouve avec quelque chose de vraiment passe-partout, en un mot, d'ultra-générique.

3/6 (les enfants apprécieront probablement nettement plus ce métrage que les adultes les accompagnant)

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 3 (2018)

Publié le 24 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Canada, USA, TBS

Après une saison 1 vraiment sympathique et agréable, The Detour était partie, pour sa saison 2, dans une direction bien trop caricaturale et outrancière pour me convaincre, avec des personnages qui avaient perdu 50 points de QI entre les deux saisons, et une Robin devenue insupportable.

Espérons que cette saison 3 permettra de remettre le programme à plat, et de repartir sur des bases plus saines et modérées...

The Detour, saison 3 (2018) :

En fuite pour échapper à l'USPIS et à Edie (Laura Benanti), la famille Parker trouve refuge dans une petite bourgade d'Alaska, où elle s'installe sous de fausses identités, et tente de reconstruire son existence. Mais Edie ne tarde pas à les retrouver, et, pour les faire tomber, elle se fait passer pour l'assistante de Nate, désormais coach de l'équipe de hockey de la ville...

En saison 1, 6 épisodes (sur 10) de la série étaient écrits par Samantha Bee et/ou Jason Jones ; en saison 2, ce nombre était passé à 2 épisodes, ce qui expliquait probablement la différence de ton entre les deux années. Pour cette saison 3, Jones et Bee sont à l'écriture du season premiere... et c'est tout.

Ce qui avait de quoi inquiéter, après une seconde année caricaturale et en roue libre. Par chance, dès les premiers épisodes, on est un peu rassuré : la caractérisation des personnages semble s'être nettement assagie, et on est moins dans l'outrancier qu'auparavant.

Du moins au début. Car rapidement, d'autres soucis se présentent, au premier rang desquels une forte impression d'improvisation et de saison décousue.

Contrairement aux saisons précédentes qui bénéficiaient d'un semblant de fil directeur, ici, la série part dans toutes les directions : un épisode d'introduction, un autre sur le road trip de Nate et son équipe de hockey, un autre servant d'ellipse temporelle de sept mois pendant lesquels Nate travaille sur un navire de pèche (aux côté de Roy Wood Jr., du Daily Show), un flashback sur des vacances catastrophiques du couple en République Dominicaine, un épisode du point de vue d'Edie mâtiné de mockumentaire sur les élections municipales de la ville, un épisode s'attardant lourdement sur la théorie du genre et de l'identité sexuelle, et enfin trois épisodes finaux de cavale en pleine nature, culminant par un face à face avec les autorités dans une ville western peuplée de touristes japonais.

Pour lier tout cela, malheureusement, il n'y a pas grand chose, hormis la traque de la famille par Edie, qui s'entiche de Nate. D'ailleurs, c'est probablement là l'un des problèmes majeurs de la saison (et de la série, dans son ensemble) : Nate est au centre de tout, dans ces épisodes (notamment par le biais d'Edie), et les autres personnages se retrouvent repoussés au second plan.

Jareb est ainsi élu maire de la ville (face à un alpaga... ^^), mais n'a rien à faire ni à dire des 3/4 de la saison ; Delilah n'a plus rien à voir avec la gamine déjantée et excentrique de la saison 2, puisqu'elle est désormais en crise d'adolescence, et qu'elle passe toute la saison absente, ou à se plaindre de ses parents ; et Robin... *soupir*.

Malheureusement, Robin continue directement dans la direction de la saison 2 : toujours plus trash, égoïste, menteuse, jalouse, antipathique, bref, l'archétype même de la nagging wife de sitcom, sans plus avoir les qualités permettant de lui pardonner ses défauts (alors que Nate, lui, s'il est toujours idiot, vantard, maladroit et bas de plafond, est toujours écrit comme doté des qualités d'un père de famille aimant, sincère et protecteur).

Cette caractérisation défaillante et assez aléatoire (en fonction du scénariste, certains épisodes sont assez normaux, alors que d'autres tiennent du mauvais cartoon) rend la saison très inégale, décousue, et parfois même assez frustrante (je pense notamment au moment où, en pleine nature, Nate s'enfonce dans des "sables mouvants", et appelle à l'aide sous le regard indifférent de toute sa famille, qui ne lève pas un doigt pour le secourir et préfère débattre du sexisme de celui qui a de la boue jusqu'au menton : à cet instant, on n'a qu'une envie, qu'ils y passent tous).

Et c'est dommage, parce qu'il y a toujours du bon et du très drôle dans cette série. On s'attache notamment assez rapidement au personnage d'Edie, et à son attirance pour Nate... mais entre ses problèmes de structure, d'écriture, et l'impression globale que cette saison a été plus ou moins improvisée, voire conçue autour de l'emploi du temps de Jason Jones (tous les dialogues/coups de coude qui tournent autour de sa barbe sous-entendent un tournage chaotique), j'ai vraiment eu des difficultés à pleinement apprécier cette troisième année, moins caricaturale que la précédente, mais aussi moins homogène et satisfaisante.

En un mot : c'est frustrant.

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 2 (2017)

Publié le 18 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Canada, USA, TBS, Les bilans de Lurdo

Avec sa saison 1 vraiment agréable à suivre, la famille Parker avait su me donner envie de remettre rapidement le couvert, et de suivre leurs mésaventures désastreuses durant une nouvelle année.

Dont acte, avec cette saison 2 de The Detour se déroulant à New-York : une saison 2 rallongée de 2 épisodes (pour atteindre les 12 épisodes), et toujours supervisée par Samantha Bee et son époux, Jason Jones, qui sont cette fois-ci un peu plus en retrait, dans un rôle de showrunners.

Ce qui, malheureusement, va rapidement se ressentir à l'écran.

The Detour, saison 2 (2107) :

Lorsqu'il décroche un emploi inespéré à New York, auprès de JR (James Cromwell), Nate (Jason Jones) décide d'emmener sa petite famille vivre dans la métropole... mais rapidement, la vie en ville - et les nombreux secrets de son épouse (Natalie Zea) - vont leur compliquer sérieusement la vie...

Dès le début de la saison, on remarque que quelque chose ne fonctionne pas totalement dans l'écriture de celle-ci, une impression qui ne fait que se confirmer au fur et à mesure que les épisodes s'enchaînent.

En effet, si la formule générale ne semble pas changer - les problèmes du quotidien de la famille, avec leurs voisins, les enfants, les soucis professionnels, les petits mensonges, la sœur, etc - le tout narré en flashback par Nate et Robin, interrogés par les forces de l'ordre (en l'occurrence, l'inspection des services postaux, représentés par une Laura Benanti déjantée) - le rythme et le ton paraissent souvent un peu moins maîtrisés.

Au niveau du rythme, notamment, on se demande si la saison n'a pas été rallongée in extremis, forçant les scénaristes à faire un peu de remplissage pour arriver à leurs fins. La saison a ainsi deux sous-intrigues principales : la première tourne autour de Carlos (Jeffrey Vincent Parise), l'époux latino de Robin, et de la paternité réelle de Jareb - de quoi donner lieu à un gros passage au tribunal, qui dure plusieurs épisodes, permet un flashback interactif comme en saison 1, et se conclue de manière convaincante à la mi-saison, par un happy-end qui aurait pu servir de conclusion à cette année ; mais la série repart alors de plus belle pour se concentrer sur le nouveau poste de Nate, sur l'identité réelle de son patron (son beau-père), sur les magouilles de ce dernier, etc, pour se conclure par deux épisodes "vacanciers" emmenant toute la distribution à Cuba.

Une structure en deux parties très claires, un peu décousue, et avec quelques épisodes superflus qui n'apportent pas grand chose à leur intrigue principale respective (je pense notamment à ce qui concerne les voisins et leur accouchement, ou encore à l'épisode sur l'Église parodiant la Hillsong Church, assez vain et gratuit).

Et bien sûr, le point commun à ces deux sous-intrigues ? Robin et ses mensonges. C'est le plus frappant, dès le début de la saison : le personnage de Robin est massacré par les scénaristes, qui forcent tellement le trait qu'ils la rendent franchement antipathique. Caractérielle, menteuse, égocentrique, manipulatrice, geignarde, capricieuse, impulsive, intolérante (l'épisode sur l'Église est dans la continuité de son athéisme de la saison 1, mais avec un curseur poussé au maximum, au point de l'insupportable), ravie de voir son mari souffrir et se faire mal, Robin devient cette année une vraie "épouse de sitcom", très souvent horripilante.

Un autre personnage souffre aussi de cette écriture plus caricaturale : Delilah (Ashley Gerasimovich), la fille, qui en saison 1 était à peu près normale, en comparaison de son frère idiot. Malheureusement, cette année, Delilah devient "excentrique", ce qui se traduit par une Gerasimovich intenable, en surjeu, et par un personnage quasi-méconnaissable.

Vraiment dommage, car au bout d'un moment, tous ces soucis d'écriture s'accumulent, et font que l'on suit les mésaventures des Parker avec beaucoup moins de plaisir qu'en saison 1, surtout dans la seconde moitié de la saison, qui part un peu en vrille. Le budget clairement plus confortable permet de produire une parodie de Hamilton amusante, certes, et envoie (comme je le mentionnais plus haut) la famille à Cuba, mais c'est l'occasion pour les scénaristes de forcer à nouveau le trait, en montrant Robin et Nate comme les clichés ambulants des touristes américains beaufs et indifférents aux habitants du pays qu'ils visitent.

Et quand on découvre enfin le fin mot de toute cette histoire et de tous les mensonges de Robin (ainsi que la nature réelle de cet objet improbable qu'elle cache depuis le début de la saison), on se dit : oui, c'est décalé, c'est plus ou moins amusant, mais tout cela en valait-il bien la peine ?

Pas sûr, tant le format et l'écriture de cette saison ont fait, à mes yeux, beaucoup de mal à certains des personnages du show. Et ce malgré de bons moments assez drôles, comme l'épisode d'Halloween.

Reste à voir si la saison 3 (critique la semaine prochaine) remontera le niveau, avec des personnages envoyés dans le grand nord...

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Les bilans de Lurdo : The Detour, saison 1 (2016)

Publié le 11 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, TBS, Canada, USA, Les bilans de Lurdo

Série comique lancée en 2016 et créée par le couple Jason Jones et Samantha Bee, The Detour semble, au premier abord, lorgner très fortement sur la série des National Lampoon's Vacation : une famille d'incapables sur la route des vacances, des mésaventures improbables, et des personnages déjantés.

Mais en réalité, au fil des 10 épisodes de cette première saison, The Detour parvient à faire oublier cette influence, et à forger sa propre identité...

The Detour, saison 1 :

Sur la route des vacances, la famille Parker - Nate (Jason Jones), son épouse Robin (Natalie Zea), et leurs enfants Delilah (Ashley Gerasimovich) et Jareb (Liam Carroll) - tentent de rejoindre la Floride en voiture, depuis Syracuse, New York. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant que Nate cache bien des secrets à ses proches, et qu'il a aux trousses les autorités, ainsi que les agents de sécurité du laboratoire pharmaceutique où il travaille...

Dès son générique, le ton de The Detour est donné : des images et une musique entraînantes, qui rapidement dégénèrent à mesure que la bande son et les images sont corrompues. Soit une assez bonne illustration de ce qu'est le programme, un bon gros road trip qui vire progressivement au cauchemar.

En vrac, on a ainsi droit à des pannes de voiture, à une visite dans un strip-club, à un restaurant à thématique colonialiste, à un bed & breakfast pédophile, au village du Père Noël, au yacht d'un milliardaire, et bien plus encore : de quoi remplir les 10 épisodes de la saison, une saison qui part vraiment dans des directions toujours plus improbables et déglinguées.

Alors certes, il faut parfois subir les légers penchants graveleux du couple de scénaristes - Bee et Jones ont toujours eu tendance à taper occasionnellement en dessous de la ceinture, ce qui, ici, se traduit par quelques moments plus faibles, à base d'humour scatologique et sexuel un peu lourd.

Néanmoins, les acteurs (Jones en tête) se donnent totalement à leurs personnages, ce qui fait que ça passe. Les enfants, notamment, sont exceptionnels de naturel et d'enthousiasme, et s'avèrent même fréquemment plus drôles que les adultes qui les entourent.

Et puis, en parallèle, il y a cet artifice de narration, qui voit Jason Jones interrogé par les autorités, et raconter les événements de la série en flashbacks : ce qui aurait pu être superflu s'avère en fait réussi, puisque toute cette partie est joliment absurde, et amène un cliffhanger réussi à la fin de la saison.

En résumé, une bonne surprise que cette première année de The Detour : ce n'est pas parfait, et l'on pense toujours un peu aux mésaventures des Griswold, mais c'est tout de même très amusant, et ça se regarde sans le moindre effort.

Donc, naturellement, j'enchaîne avec la saison 2, dont je publierai le bilan la semaine prochaine.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Spooksville, saison 1 (2013-2014)

Publié le 9 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Halloween, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Jeunesse, Canada, Review, Télévision, Comédie

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Spooksville, saison 1 (2013-2014) :

Lorsqu'il s'installe à Springville avec son père (Steve Bacic) après la disparition mystérieuse de sa mère, Adam Freeman (Keean Johnson) rencontre rapidement Sally (Katie Douglas) et Watch (Nick Purcha), deux jeunes habitants de la ville qui lui expliquent que "Spooksville" (le surnom donné à Springville par ses habitants) est emplie de phénomènes paranormaux inexplicables, dont un grand nombre est lié à Shadowmire, le manoir de la mystérieuse Ann Templeton (Morgan Taylor Campbell), adolescente réputée pour être une sorcière...

Série pour enfants semi-anthologique adaptée des romans du même nom de Christopher Pike, Spooksville se veut un croisement entre Marshall et Simon (Eerie, Indiana), Chair de Poule, et Buffy (le générique de Spooksville ressemble ainsi fortement, dans son style, dans sa musique, et dans sa mise en images, à celui de la série de Joss Whedon), avec des enquêtes hebdomadaires, tout au long de 22 épisodes d'une vingtaine de minutes, parcourus d'un fil conducteur ténu lié à Adam, à sa mère disparue, et à leur relation avec la ville et ses mystères.

En soi, pourquoi pas. Malheureusement, très rapidement, on remarque bon nombre de défauts récurrents, qui empêchent Spooksville d'atteindre le niveau de certaines autres séries fantastiques jeunesse, et la tirent vraiment vers le bas.

À commencer par l'écriture qui, combinée à une direction d'acteurs assez moyenne, font que les personnages ne sont jamais vraiment attachants. Sally, notamment, écrite comme une petite ado arrogante, prétentieuse, abrasive, et sarcastique : un personnage qui aurait pu fonctionner en étant joué au second degré ou avec un certain recul (façon Cordelia), mais qui, ici, est totalement premier degré pendant le plus clair de la saison, et interprété de manière un peu stridente par Katie Douglas.

Sally agace rapidement, donc, d'autant que face à elle, tant Adam que Watch sont assez transparents. Idem pour la machiavélique Ann... qui n'a que très peu de charisme et de présence, et fait une antagoniste quelconque (à l'interprétation parfois mécanique). Par chance, au fil des épisodes, les jeunes acteurs se rodent un peu plus, et se font plus naturels : pas forcément assez pour estimer qu'ils "jouent bien", mais c'est suffisant pour faire illusion.

Cependant, faute d'avoir une distribution emportant l'adhésion, il ne reste plus que les événements surnaturels de chaque épisode pour capturer l'attention du spectateur.

Là, problème, à nouveau : le budget est clairement microscopique au possible, et la série finit par en être involontairement drôle, entre ses effets numériques dignes de 1999, ses squelettes anatomiques bien propres et articulés disposés sur le sol, ses monstres risibles aux costumes recyclés, ses machines à fumée évidentes, son bottle episode à base de nains de jardin immobiles (ils coûtaient probablement trop cher à animer ^^), sa musique "inspirée" d'autres œuvres (ici, ça sonne comme Dexter, là, c'est "Grim Grinning Ghosts" qui est repris en version cirque, ailleurs, c'est du Danny Elfman), etc, etc, etc...

Pour un jeune spectateur qui découvre le genre, ça peut passer, à la limite. Pour quelqu'un d'un peu plus âgé et de plus regardant, les problèmes d'écriture, de direction artistique, de budget et d'interprétation sont vraiment trop nombreux, et on a tendance à décrocher en cours de route, alors que les épisodes ne sont pourtant pas très longs.

Ce n'est pas une réussite, donc, et l'on peut facilement faire l'impasse sur ce programme sans le regretter. Dommage, d'autant que certains épisodes parviennent tout de même à emporter l'adhésion, comme celui dans les "cartons" du SDF, assez inventif (ou encore l'épisode totalement WTF sur les amygdales de Watch, très Troma, dans l'esprit).

Mais entre ses loners quelconques et fauchés au possible, son interprétation assez limite, et son intrigue de fond trop en filigrane pour fonctionner (et assez téléphonée de bout en bout), Spooksville ne convainc pas assez, tout simplement.

Et c'est probablement pour cela que la série s'est arrêtée au bout d'une saison.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 : Les Chroniques de la Peur, saison 1 (2017)

Publié le 8 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Oktorrorfest, Télévision, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, UK, Canada, Anthologie, Netflix

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Les Chroniques de la Peur, saison 1 (Creeped Out - 2017) :

Anthologie télévisuelle pour enfants anglo-canadienne en 13 épisodes (techniquement, 11 épisodes + 1 double épisode final) de 20-25 minutes, Creeped Out s'inscrit directement dans la tradition des anthologies pour enfants du type Fais-moi Peur, Chair de Poule et autres L'Heure de la Peur : des récits sinistres et moraux, un enrobage plutôt bien travaillé, une présence musicale (signé Joe Kramer) efficace, et un personnage récurrent qui ouvre et ferme les épisodes, le Curieux, un observateur étrange caché derrière un masque.

# Marti : Kim, une adolescente, devient subitement populaire lorsqu'elle acquiert un smartphone doté d'un assistant intelligent hors du commun. Mais progressivement, ce dernier devient jaloux des amis de la jeune fille...

Une sorte de Black Mirror pour teens, pas mal joué, mais vraiment très (trop) classique, et manquant un peu de rythme. Pas désagréable, sans plus.

# Slapstick : agacée par ses parents, Jessie fait le souhait, lorsqu'elle rencontre une marionnette, de pouvoir contrôler sa famille. Mais lorsque son souhait se réalise, elle réalise bien vite que le résultat n'est pas à la hauteur de ses attentes...

Bof. Très balisé (ça rappelle fortement ce qui s'est déjà fait dans le genre, du côté de Chair de Poule et de Fais-moi Peur), trop mollasson, et globalement prévisible.

# Kindlesticks : baby-sitter négligente et peu sérieuse, Esme profite de son dernier engagement (surveiller Ashley) pour passer du temps avec son petit ami. Mais Ashley a un ami imaginaire, Kindlestick, qui n'apprécie guère le comportement d'Esme...

Un épisode assez prévisible, mais bien réalisé et bien mené, avec une jolie tension. On regrettera simplement l'interprétation très inégale de la protagoniste.

# Bravery Badge : une troupe de jeannettes parties en forêt tombe sur une forme de vie étrange, qui les possède une à une avec son étrange chanson...

À nouveau pas désagréable, mais très très générique et prévisible, depuis sa mise en place jusqu'à ses personnages, en passant par sa résolution.

# A Boy Called Red : lorsqu'il découvre, dans le sous-sol de la maison de sa tante, un portail vers le passé, Vincent voit là une chance de changer le cours de l'histoire, et la vie de son père divorcé et dépressif...

Un épisode classique et prévisible, mais plutôt touchant et réussi, avec en prime une référence musicale à Retour vers le Futur. Rien d'angoissant ou de menaçant, mais simplement un voyage temporel bien mené.

# Trolled : dans son école privée, Sam est le seul dont la mère connaît des problèmes d'argent. Pour se venger de ses semblables, Sam adopte une identité virtuelle, et passe ses nuits à troller en ligne les autres élèves, propageant des rumeurs et des mensonges à leur sujet. Jusqu'à ce que lui même soit menacé en ligne par un inconnu...

Un épisode cousu de fil blanc, et pas particulièrement original ni mémorable, hormis la toute dernière scène de transformation.

# Shed No Fear : lorsqu'il décide de suivre son meilleur ami, qui s'absente de classe sans raison, Greg découvre que ce dernier possède, dans son abri de jardin, une entité étrange et inexplicable, qu'il tente de déloger de là...

Pas terrible, celui-ci, malgré son ambiance high school américaine et enfants débrouillards. Il n'y a que la toute fin qui soit assez sympathique.

# Cat Food : quand il se fait passer pour malade, afin d'éviter d'aller à l'école, Stu n'imagine pas que sa voisine, une vieille femme aux nombreux chats, est en réalité une créature affreuse et difforme...

Un épisode assez classique dans sa première moitié, avec une interprétation inégale de son jeune interprète, mais qui retrouve de l'intérêt dans sa seconde partie, lorsqu'il confronte directement celui-ci à la voisine. La chute est prévisible, cela dit.

# The Call : à l'approche de son anniversaire, Pearl ne se sent pas bien dans sa peau, et au sein de sa famille adoptive ; elle réalise alors que l'océan l'appelle, et qu'elle n'est pas de ce monde...

Pas exceptionnel, celui-ci, avec une histoire de sirènes assez prévisible, et qui se termine malheureusement par un affrontement aux effets visuels assez peu inspirés. 

# Spaceman : en promenade dans les bois, Spud et Thomas découvrent un enfant extraterrestre tentant de communiquer avec sa planète pour qu'on vienne le chercher...

Bof. Le postulat de base de ET, des effets spéciaux et costumes très limités, et un rebondissement final plus que téléphoné.

# The Traveler : Jodie et Brandon, deux adolescents à problème, mettent un jour la main sur une valise qui leur permet d'arrêter le temps. Mais le propriétaire de cette dernière semble bien décidé à la récupérer...

Sympathique, cet épisode, à défaut d'être particulièrement original. Mais il est bien interprété, bien réalisé, bien rythmé et bien produit, donc ça fonctionne.

# Side Show 1 & 2 : Ace, un jeune garçon appartenant à un cirque ambulant, est hanté par des rêves de sa vie préalable, dont, étrangement, il n'a, à l'instar de tous ses collègues, aucun souvenir. L'arrivée d'Indigo, jeune acrobate elle aussi amnésique, amène alors Ace à se rebeller, et à exiger de quitter le cirque pour retrouver sa véritable famille...

Double épisode final de la saison, à thématique de fête foraine. Rien de vraiment exceptionnel, ou angoissant, mais une histoire qui n'aurait pas dépareillé dans un épisode de Fais-Moi Peur.

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Le tout fonctionne donc globalement assez bien, même si, comme la plupart des anthologies de ce genre, la série est assez inégale, très prévisible (tout a été fait dans le genre, depuis un bon moment - ce qui, convenons-en, ne dérangera probablement pas les plus jeunes, qui sont le public-cible) et dépend fortement de l'intérêt intrinsèque de chacun des épisodes.

Cependant, malgré cette hétérogénéité inévitable en matière d'intérêt et de sujet, Creeped Out finit par s'avérer un successeur tout à fait honorable aux anthologies jeunesse d'antan, aidé en cela par un motif musical tout à fait mémorable, qui confère une atmosphère très particulière à la série... Rien d'exceptionnel ou de must-see, mais une petite série sympathique à cette période de l'année.

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