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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #biographie catégorie

Un film, un jour (ou presque) #923 : Chocolat (2016)

Publié le 21 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Biographie, France, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chocolat :

L'histoire vraie de Rafael Padilla, dit "Chocolat" (Omar Sy), le premier artiste noir de France, qui a connu le succès aux côtés du clown Foottit (James Thierrée), a côtoyé les sommets, puis a tout perdu lorsqu'il a voulu s'éloigner de sa condition d'artiste de cirque pour devenir un acteur de théâtre sérieux...

Une comédie dramatique française en costumes, façon biopic (très) romancé, qui donne l'occasion à Omar Sy de faire travailler un peu ses muscles d'acteur dramatique, en incarnant de manière assez convaincante un personnage tragique ayant connu des difficultés probablement familières au comique : celui d'un clown noir connu pour ses pitreries, et qui, lorsqu'il veut s'en éloigner pour aborder quelque chose de plus dramatique et sérieux, se voit confronté au racisme et aux préjugés de la société de l'époque.

Un sujet qui parle donc probablement à Sy, et un personnage dans lequel il s'est vraiment investi, aux côtés de James Thierrée, le petit fils de Charlie Chaplin. Et de fait, le film est plutôt intéressant à suivre, et n'est jamais ennuyeux.

On regrettera seulement que le tout manque un peu de subtilité dans son approche du sujet, dans ses rajouts mélodramatiques, et dans son traitement de l'histoire de Chocolat ; autre bémol, une interprétation inégale de certains personnages secondaires, parfois surjoués, ou victimes de cette diction à la française assez agaçante.

Mais dans l'ensemble, c'est loin d'être désagréable : c'est appliqué, consciencieux, mais c'est un peu laborieux, et ça a la main assez lourde, notamment au niveau de l'émotion (assez forcée) et de son dernier quart d'heure.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #921 : Apprentis Parents (2018)

Publié le 19 Mars 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Apprentis Parents (Instant Family - 2018) :

Couple marié ressentant un manque dans leur vie, Pete et Ellie Wagner (Mark Wahlberg et Rose Byrne) décident d'adopter un enfant. Mais à leur grande surprise, ils finissent par rentrer chez eux en compagnie de trois enfants latinos, Lizzie (Isabela Moner), adolescente rebelle, Juan (Gustavo Quiroz), garçon maladroit, et Lita (Julianna Gamiz), la toute petite. Une cohabitation difficile, mais des plus enrichissantes...

Une comédie familiale sur l'adoption et les familles recomposées, qui n'est pas sans rappeler la série The Fosters, et qui est inspirée de la vie de son réalisateur/scénariste, Sean Anders.

Rien d'exceptionnel au programme, mais un film de deux heures assez touchant et mignon, aidé dans sa tâche par une distribution sympathique (les personnages principaux, les enfants, mais aussi Octavia Spencer, Tig Notaro, Margo Martindale, Iliza Shlesinger, Joan Cusack, Andrea Anders...) et par un script ne se prenant jamais trop au sérieux : le métrage conserve ainsi un sens de l'humour très agréable, qui permet au tout de rester en équilibre entre émotion et rire, sans jamais sombrer trop dans l'un ou dans l'autre.

Un moment agréable, en somme, pour un récit plein de bons sentiments.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #914 : The Trade (2017)

Publié le 8 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Biographie, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Trade :

Un semi-documentaire d'une heure à peine écrit, réalisé et "interprété" par Matthew T. Burns, dit "Sick Nick Mondo", légende de la scène du catch hardcore et des deathmatches, et qui revient ici sur sa carrière et sur sa décision d'arrêter de lutter pour la CZW.

Et si je dis semi-documentaire, c'est parce que le métrage est composé à 80% d'images d'archives, et d'interviews de lutteurs en tous genres (notamment les frères Gulak), avec pour enrober le tout, 20% de "mise en scène" s'inscrivant dans la narration, et montrant Mondo en proie à une crise de conscience.

Par le biais de ces scènes et de la narration en voix off (pleine de platitudes un peu prétentieuses), Mondo se met en scène, perdu dans un monde ultra-violent dont il a atteint les limites, en proie à ses pulsions auto-destructrices, et tentant de fuir au Japon, où il est pourtant hanté par le fantôme de sa carrière passée. Un fantôme qui le contraint à revenir une dernière fois sur le ring (ou plutôt dans la cage) après avoir littéralement déterré le cadavre de sa carrière.

De quoi donner lieu à un face à face entre "Mondo"/Burns, avec toute une symbolique métaphorique qui fait très film d'étudiant en cinéma.

D'autant qu'à côté, le métrage est assez ambivalent. On comprend bien que Burns a fait une croix sur son passé de catcheur extrême, une carrière qu'il sait sans débouchés et sans satisfaction aucune, un refuge ultra-violent dont personne ne sort gagnant, et qui trahit bon nombre de problèmes psychologiques chez ceux qui le pratiquent...

Et pourtant, en étant à ce point généreux en images de ses matches, et en montrant d'innombrables spots tous plus stupides les uns que les autres, Mondo passe à deux doigts de glorifier sa carrière. Il suffit de voir les nombreuses réactions des autres lutteurs et des fans qui s'enchaînent à plusieurs reprises dans le métrage, des fans généralement peu soignés et peu athlétiques, originaires de l'étranger, qui tous considèrent que Mondo est un dieu, qu'il est un modèle à suivre, qu'il est formidable et que ses nombreux bains de sang dans le ring étaient trop cools à voir.

Soit tout ce que la voix-off de Mondo déplore à longueur de documentaire... autant dire que le résultat semble contre-productif, puisque si Nick Mondo s'est sorti à temps de tout ce milieu, il a laissé une telle marque sur ses fans que ces derniers en porteront très longtemps les cicatrices...

Intéressant, mais maladroit et inabouti.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #910 : Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman (2014)

Publié le 4 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, Action, WWE, ECW, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Ladies and Gentlemen, My Name is Paul Heyman :

Documentaire de deux heures revenant en détails sur la carrière et la vie de Paul Heyman, l'un des meilleurs managers du monde du catch, et bien entendu éminence grise de l'ECW, en son temps.

Un Heyman qui se livre totalement dans ce métrage, et un film qui dépeint un homme entier, à la fois dans ses qualités et ses défauts, un conteur exceptionnel et loyal, mais aussi un bonimenteur assumé, qui n'hésite pas à mentir, à tricher, à trahir et à se venger de ses ennemis pour parvenir à ses fins.

C'est d'ailleurs plutôt amusant de voir le contraste entre "Heyman", le personnage hostile et méprisant, et Heyman, l'homme, que tout le monde semble apprécier, notamment les jeunes talents qu'il s'est toujours efforcé de prendre sous son aile.

De ses débuts en tant que photographe de coulisses, très jeune, à employé du Studio 54, en passant par ses premiers pas en tant que manager, et son arrivée dans les majors du monde du catch, Heyman et les divers intervenants se confient sur la carrière de Paul, à grands renforts d'anecdotes pas toujours très flatteuses, mais qui ne font que renforcer combien Heyman est capable de susciter une admiration (pour ne pas dire une vénération) de la part de ceux qui le côtoient.

Malgré son caractère, qui lui a valu de nombreux conflits et renvois en tous genres, Heyman a su faire sa marque sur le monde du catch professionnel, probablement parce que, dans l'âme, il est un carny comme de nombreux autres, un carny fidèle en amitié, mais prêt à tout pour réussir en affaires.

Ce qui le rend particulièrement appréciable de quelqu'un comme Vince McMahon, et explique que ces deux hommes s'entendent aussi bien, malgré toutes leurs différences.

En résumé, un documentaire très intéressant et complet, qui aurait peut-être mérité de ne pas s'attarder autant sur la période ECW (déjà bien traitée en profondeur dans le documentaire de 2004), mais qui reste une production de qualité.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #901 : CM Punk - Best in The World (2012)

Publié le 19 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Action, Biographie, Histoire, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

CM Punk - Best in The World :

Un portrait très bien mené et complet de CM Punk, depuis les débuts de sa carrière jusqu'au Summer of Punk 2. Le portrait d'un homme à la vie compliquée, qui a su dépasser ses difficultés familiales pour se construire seul, en trouvant une échappatoire dans le monde du catch, et en se trouvant une nouvelle famille d'adoption à laquelle il est totalement fidèle.

Perfectionniste au caractère de cochon, qui veut contrôler le moindre détail de sa carrière (quitte à se brouiller avec autrui) et être le meilleur dans sa discipline, Punk est ainsi prêt à tout pour y parvenir (sauf à sacrifier son intégrité et ses valeurs), et a longtemps négligé ses relations sentimentales et amicales pour se concentrer sur le catch, et sur sa carrière ; une habitude qu'il regrette désormais, et qui a été l'un des facteurs de son départ final de la WWE (entre autres choses - problèmes de santé, hostilité des responsables, mariage, etc).

Le documentaire retrace donc ce parcours, au travers d'innombrables images d'archives, depuis le backyard wrestling de sa jeunesse jusqu'à la WWE, en passant par l'IWA, la ROH, l'OVW, etc (TNA exceptée). Le tout rythmé d'interviews des amis de Punk, de ses proches, de sa famille adoptive, de ses collègues (Cabana, Bryan, Hero, Mercury, Hawkins, Kingston, Miz, Cena) et de ses patrons (Heyman, Michael Hayes, Triple H, Jim Ross), et par des tranches de vie de Punk (qui court, qui assiste à un concert, qui dédicace en convention, etc).

Un peu moins de deux heures intéressantes pour qui apprécie le personnage et son parcours, d'autant que le film se montre assez honnête et sincère sur les hauts et les bas de sa carrière, et sur les raisons de ces turbulences (Michael Hayes passe ainsi tout le documentaire à hésiter entre défendre les décisions de la WWE, et applaudir les décisions de Punk).

Le seul grand absent, à vrai dire, c'est Vince, qui ne semble pas en assez bons termes avec Punk pour accepter d'apparaître dans ce documentaire (cela dit, Cena est là, et Triple H aussi, donc la voix et l'opinion de Vince sont représentées).

Encore une production assez réussie de la WWE, malgré quelques défauts ici ou là (le montage à base de texte apparaissant à l'écran, histoire de répéter les propos des intervenants, est assez agaçant, mais heureusement, ça ne dure pas), et malgré une fin forcément frustrante : il manque clairement une conclusion à cette rétrospective, et si le mini-documentaire de l'UFC The Evolution of Punk permet de combler un peu ce manque post-WWE, on regrette que la carrière de Punk se soit terminée ainsi, et que le documentaire reste ainsi incomplet.

4.5/6

(la conclusion façon Ferris Bueller était amusante)

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Un film, un jour (ou presque) #866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007)

Publié le 29 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Biographie, Religion, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph :

Un excellent documentaire WWE retraçant la vie et la carrière de Shawn Michaels, le Heartbreak Kid et Showstopper, de sa naissance à son match contre John Cena, à Wrestlemania 23.

Tout y passe, de ses débuts dans les territoires, à son succès en solo avec Sensational Sherri, en passant par son équipe avec Marty Jannety, le fameux épisode du Barber Shop, la construction de la Clique, la naissance de DX, le Montreal Screwjob, sa tendance à abuser de toutes les substances illicites (mais pas des stéroïdes !), son caractère arrogant, sa "dépression" suite à son départ en retraite pour blessure au dos, son mariage, ses enfants, et bien sûr, la manière dont il a trouvé la religion, et comment cela l'a changé.

Par chance, le documentaire ne s'étale pas en long, en large et en travers sur ces derniers points (contrairement au documentaire indépendant consacré à Ted DiBiase), préférant montrer comment cela a permis à Shawn de revenir sur le ring, pour des matches toujours plus mémorables. Et il faut bien avouer que, lorsque l'on se repasse sa carrière de cette manière, au fil de ces deux heures de métrage, on ne peut qu'admettre que Shawn Michaels est un grand de ce sport, si ce n'est pas la taille, au moins par le talent.

Et l'on ne peut aussi qu'applaudir la franchise et la sincérité avec laquelle Michaels aborde tous ces sujets : le bonhomme est clairement en paix avec lui-même, en paix avec son passé, et il a désormais suffisamment de recul pour ne plus être le lutteur caractériel qu'il était au faîte de sa gloire.

Cela ne signifie pas pour autant que le documentaire est sans reproche : on a droit, ici ou là, à quelques moments de révisionnisme historique typiques de la WWE ; le documentaire (dans sa forme originelle) mélange un peu des images aux formats divers et variés (widescreen, full screen), ce qui donne une impression de patchwork audiovisuel ; et au niveau de l'illustration musicale, on sombre parfois dans du sous-Harry Potter et du sous-épique symphonique assez déplacés et risibles, comme si les tonnes de louanges (à la limite de la brosse à reluire) que tous les intervenants faisaient au Shawn Michaels d'aujourd'hui ne suffisaient pas à comprendre qu'il est exceptionnel, et que ses matches étaient souvent hors-du-commun.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #863 : The Wizard of Lies (2017)

Publié le 24 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Biographie, Télévision, HBO, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Wizard of Lies :

L'histoire vraie de Bernie Madoff (Robert De Niro), magnat américain de la finance et de la bourse, qui, en 2009, a été accusé et condamné pour la plus grande fraude financière de l'histoire des USA, après avoir dérobé plus de 65 milliards de dollars à ses victimes...

Un téléfilm dramatique HBO adapté d'un livre et signé Barry Levinson, qui s'intéresse à cette affaire vraiment très médiatisée en se concentrant sur ses protagonistes et leurs proches, et en en dépeignant les motivations et l'état d'esprit durant cette crise tant humaine que financière.

On a donc droit ici à 2h10 d'un métrage plutôt bien dirigé, et pas inintéressant, mais qui s'avère aussi particulièrement sobre et mesuré, à l'excès : à force de multiplier les tranches de vie mises en scène sous forme de flashbacks et de les alterner avec des séquences d'entretien avec l'auteure du livre, le film a tendance à se perdre un peu en route, d'autant qu'il hésite entre décrire Madoff comme un sociopathe manipulateur, mythomane et maniaque, ou comme un vieil homme un peu dépassé par les événements. Deux facettes d'un même personnage que le film peine à concilier de manière vraiment convaincante ou homogène....

Et puis, ponctuellement, Levinson se lâche, avec notamment un cauchemar halluciné, à l'occasion de Noël : pas forcément très subtil ou inspiré, mais ça fait son petit effet.

Dans l'ensemble, cependant, The Wizard of Lies s'avère trop long pour son propre bien, et même l'interprétation excellente de De Niro et Pfeiffer (ainsi que les apparitions, dans des rôles secondaires, de Kristen Connolly et Hanz Azaria) ne peut rien y faire.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #857 : The Price of Fame (2017)

Publié le 16 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Biographie, Religion, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Price of Fame :

Documentaire indépendant retraçant la carrière et l'évolution de Ted DiBiase, le célèbre Million Dollar Man des grandes années de la WWF, ainsi que l'impact que sa célébrité a eu sur sa vie de famille.

Et pendant trois bons quarts d'heure, le documentaire s'avère assez intéressant, avec de nombreux témoignages de stars de la discipline (Harley Race, Terry Funk, Jim Ross, Gene Okerland, Jim Duggan, Roddy Piper, Jake The Snake, George Steele, Virgil, Pat Patterson, Mick Foley, Lex Luger, Bruce Pritchard, Sean Waltman, Shawn Michaels...) et pas mal d'images d'archives qui illustrent la carrière du père de Ted Dibiase, sa propre carrière, et qui expliquent pas mal de choses (comme le fait que le personnage du Million Dollar Man est l'image que Vince McMahon a de lui-même ! ^^).

Le tout, encadré par une trame narrative familiale, sur Ted DiBiase Jr qui accompagne son père dans un pélerinage sur les lieux de son enfance, la tombe de son grand-père, etc.

Le problème, en fait, c'est que progressivement, le côté thérapie familial prend peu à peu le dessus, à mesure que l'on approche du moment où DiBiase a trouvé la Foi : le documentaire s'étend donc en long, en large et en travers sur la manière dont le succès de DiBiase a mené à des infidélités, à des problèmes au sein de son mariage, et comment son amitié de 30 ans avec un pasteur lui a fait voir la lumière.

À partir de là, la dernière demi-heure alterne entre témoignages emplis de platitudes béates de DiBiase et de ses proches, qui créditent Jesus de la transformation de Ted, et de sa vie actuelle, et scènes forcées de mélodrame familial durant lesquelles Ted Jr. est mis en scène de manière pataude, soit grimé en son père pour des scènes de flashbacks, soit pensif et dramatique, pour des scènes de réflexion intense. Le tout sur fond de mea culpa de Ted Sr., qui s'excuse platement devant ses fils pour tout ce qu'il a fait de mal, puis a droit à un monologue sombre et plein de regrets sur la tombe de son père, en guise de conclusion.

Un documentaire trop "moralisateur" et testimonial à mon goût (par moments, on est presque dans Confessions Intimes), et c'est bien dommage, car j'ai énormément de sympathie, à la base, pour DiBiase. De plus, je ne nie pas qu'il ait pu être "sauvé" par la religion, et que celle-ci occupe donc une place importante dans son existence.

Mais le constant recours à Dieu et à Jesus pour justifier la moindre chose positive étant arrivée aux DiBiase, et la manière dont tout tourne autour de ça dans la dernière demi-heure du métrage est assez fatigante, et j'ai fini par ne plus vraiment prêter attention à ce qu'ils racontaient, çà et là.

2/6 + 0.5 pour le dernier quart d'heure, post générique de fin, qui est une discussion décontractée entre DiBiase et Shawn Michaels, lesquels reviennent tranquillement sur leurs carrières respectives = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2018 - 44 - The Legends of Santa (2008)

Publié le 25 Décembre 2018 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Noël, Review, Yulefest, UK, Télévision

C'est Noël , et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Legends of Santa :

Documentaire anglais/gallois de 2008, narré par Lord Richard Attenborough (un Richard Attenborough fatigué et essoufflé), et qui se propose de revenir sur les origines historiques du Père Noël, au travers de ses multiples incarnations, depuis le Saint Nicolas original, en Turquie, jusqu'au Santa actuel, en passant par le Christkind allemand, les Rois Mages espagnols, la Befana italienne, le Julebukk nordique, etc...

Le problème, en fait, c'est qu'en 50 minutes, ce documentaire ne fait que survoler toutes ces traditions, et ce de manière assez décousue : dans un premier temps, LoS semble vouloir suivre la chronologie de l'évolution du personnage de Santa Claus, mais soudain, le virage par la case Hollande/Saint Nicolas donne lieu à une exploration sommaire des traditions de différents pays, avec reconstitution du matin de Noël par des enfants moyennements motivés. Et puis le film revient sur Santa pour conclure par la version Coca Cola du personnage.

Un documentaire à la structure un peu décousue, donc, et à la narration à l'agonie, qui trahit les limites très claires de son budget, et du savoir-faire de son équipe semi-régionale.

Ce n'est pas désagréable, en soi, et ça évite de tomber dans des pièges trop souvent répétés par les médias (non, l'image et la couleur du costume de Santa ne proviennent pas de Coca Cola), mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçu par ce programme un peu trop amateur et vieillot pour son propre bien.

3/6

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Christmas Yulefest 2018 - 02 - L'Homme qui inventa Noël (2017)

Publié le 2 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Biographie, Histoire, Comédie, Drame, Angleterre

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Homme qui inventa Noël (The Man Who Invented Christmas - 2017) :

En panne d'inspiration, et de plus en plus endetté, Charles Dickens (Dan Stevens) décide soudain, à deux mois de Noël 1843, d'écrire une histoire de fantômes de Noël, et de l'auto-publier. Mais il n'a pas la moindre inspiration, et lorsque son père ruiné s'installe sans prévenir chez lui, Dickens choisit de s'inspirer de ses proches et de ses amis pour écrire Un Conte de Noël, et exorciser les démons de son passé...

C'est amusant : en découvrant ce métrage pseudo-biographique retraçant la création de A Christmas Story, je n'ai pu m'empêcher d'avoir le sentiment mitigé de me trouver devant une origin story superhéroïque, tant le film en reprend les codes, notamment au niveau du fanservice, et de tous les moindres détails de la nouvelle, ici expliqués à grands renforts de clins d'oeil et de références supposées flatter le spectateur averti dans le sens du poil.

Sauf que ce qui ne passe pas du tout dans un Solo hyper-sérieux et académique, par exemple, fonctionne nettement mieux dans le cadre de cette comédie dramatique plus comique que vraiment dramatique.

Rien que l'interprétation frénétique de Stevens permet de donner un ton plus léger à l'ensemble, et de rendre ces 100 minutes assez agréables à suivre.

Ce qui n'empêche pas le métrage d'avoir des défauts évidents : si l'interprétation est globalement très bonne, et le script n'est pas désagréable, il a des problèmes de rythme évidents (le film tire à la ligne dans sa dernière ligne droite, alors qu'il se fait plus sérieux et mélodramatique), et surtout, la réalisation et la direction artistique sont assez moyennes et passe-partout.

On est ainsi plus souvent près d'un téléfilm de luxe que d'un long-métrage cinématographique digne de ce nom, notamment lors des apparitions des "spectres" (très basiques), ou dans la manière dont quasiment toutes les fenêtres de la demeure de Dickens sont occultées pour cacher l'extérieur (que l'on devine moderne ou de studio) : cela donne l'impression d'une pièce de théâtre filmée, assez étriquée visuellement, et plutôt terne.

Rien de rédhibitoire, mais couplé à des effets de réalisation faiblards (les flashbacks, par exemple), cela tire le film vers le bas, plutôt que de l'aider. Au final, un film assez agréable à suivre, comme je l'ai dit, mais qui ne s'élève ni ne transcende jamais son sujet, malgré les efforts de sa distribution (Stevens, Christopher Plummer, et Jonathan Pryce en tête).

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 69 - To Hell and Back (2018) & Undead or Alive : A Zombedy (2007)

Publié le 3 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Comédie, Western, Biographie, Documentaire

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

To Hell and Back (2018) :

Un documentaire sur la vie et la carrière de Kane "Jason" Hodder, depuis son enfance compliquée en tant que fils de militaire, sur une île du Pacifique, jusqu'à son interprétation de Victor Crowley dans la série des Butcher/Hatchet, en passant bien entendu par le succès qu'il a rencontré en incarnant Jason dans plusieurs opus de la saga Vendredi 13.

Un rôle qui a défini sa carrière, au point que, malgré son remplacement toujours inexpliqué par d'autres cascadeurs dans les derniers films de la franchise (une "trahison" que Hodder ne digère toujours pas à ce jour), Kane reste encore et toujours le Jason définitif, notamment grâce à son langage corporel si particulier.

Plus intéressant, l'incident qui a laissé Hodder sur un lit d'hôpital, en 1977, alors qu'une démonstration à l'intention d'une journaliste tourne court, et le brûle des pieds à la tête : une situation qui a profondément traumatisé le cascadeur, tant au niveau physique que psychologique, et qui le met au bord des larmes lorsqu'il en parle.

Il y a de quoi : alité pendant six mois (dont les 3/4 de ce temps passés sans assurance médicale dans un hôpital incompétent, n'ayant ni le savoir-faire, ni la rigueur, ni les moyens de le soigner, ce qui a mené à de multiples complications physiques et à un état critique), avec des calmants et antalgiques sous-dosés à la demande expresse de son père qui, croyant bien faire, ne voulait pas le voir devenir accro à ces substances...

Un véritable enfer dont Hodder est ressorti plus fort, et paradoxalement totalement à l'aise avec les cascades enflammées... il rend désormais visite à d'autres patients atteints des mêmes problèmes que lui, et s'il souffre encore de séquelles psychologiques, il se soigne (son épouse est thérapeute) et se défoule devant les caméras.

Le documentaire se montre donc assez captivant et touchant lorsque Kane raconte son histoire, et que l'on suit son parcours, à l'aide de nombreux extraits de ses prestations et de témoignages de ses collègues et amis, parmi lesquels Robert "Freddy" Englund, Cassandra "Elvira" Peterson, Adam "Hatchet" Green, Bruce "Ash" Campbell, John Carl Buechler, Sean S. Cunnigham, l'Insane Clown Posse, Jack "Heroes" Bennett, Adam Rifkin, Mike Feifer, Danielle Harris, sans oublier le rédacteur de sa biographie, et les médecins qui lui ont sauvé la vie.

Il y a donc là de quoi faire, même si le métrage accuse une petite baisse de rythme lorsqu'il borde l'amitié entre Hodder et Adam Green, responsable de la renaissance de la carrière de Hodder au cinéma, à la fois dans l'horreur, le drame mais ausi la comédie (via Holliston). Ce n'est pas inintéressant, mais tout le monde semble avoir là une opinion tellement démesurément haute de la franchise Hatchet qu'il est parfois difficile de prendre leurs propos au sérieux...

Néanmoins, voilà un documentaire instructif et intéressant, qui plaira sans doute aux amateurs du genre et de la franchise Vendredi 13.

4/6

Undead or Alive - A Zombedy (2007) :

Après s'être évadés de la prison du Shérif Claypool (Matt Besser) et lui avoir dérobé son argent, Elmer (James Denton), un déserteur, et Luke (Chris Kattan), un cow-boy sentimental, prennent la fuite, bientôt traqués par l'homme de loi corrompu, et par une horde de créatures affamées. Car, comme ils l'apprennent lorsqu'ils sont rejoints par Sue (Navi Rawat), nièce de Geronimo, ce dernier a jeté une malédiction sur l'homme blanc, qui est condamné à se transformer en zombie...

Une comédie horrifique mêlant western et zombies sans trop de finesse ou de bon goût, et avec un budget clairement assez limité, une illustration musicale chaotique, et un script qui aurait mérité deux ou trois réécritures avant d'être mis en production.

Le résultat tombe en effet bien trop souvent à plat, malgré quelques idées et gags amusants, et le réalisateur/scénariste semble un peu dépassé par les événements, manquant cruellement de rigueur et de rythme pour faire fonctionner son script.

Dommage, parce que le côté buddy movie n'est pas désagréable, que "l'Indienne" est amusante, et que les effets sont honorables... mais dans l'ensemble, énorme bof.

2/6 (Brian Posehn est amusant, en zombie)​​​​​

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 30 - La Malédiction Winchester (2018)

Publié le 18 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Histoire, Biographie, Drame, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Malédiction Winchester (Winchester) :

Sarah Winchester (Helen Mirren), héritière de la fortune Winchester, est persuadée d'être hantée par les esprits des victimes des armes vendues par feu son époux. Pour y remédier, elle a ordonné la construction d'un manoir immense et à l'architecture improbable, où elle vit en compagnie de sa nière (Sarah Snook) et de son fils, ainsi que de son personnel de maison. Mais le conseil d'administration de l'entreprise s'inquiète des dépenses de leur partenaire, et demande au Dr. Price (Jason Clarke) de faire passer une évaluation psychologique à Sarah...

Un long-métrage réalisé par les frères Spierig (réalisateurs de Jigsaw et de Predestination), et qui s'avère d'un ennui confondant, malgré une reconstitution historique pas désagréable, et la présence d'une Helen Mirren toujours partante pour se donner pleinement à ses rôles.

Le vrai problème, c'est qu'il n'y a pas une once de tension et de suspense dans ce film, tant la mise en scène et l'écriture téléphonent systématiquement les rares moments supposés faire peur au spectateur.

Pire : les réalisateurs échouent à créer la moindre ambiance ou la moindre atmosphère dans cette bâtisse pourtant étrange, avec une narration molle et insipide qui ne parvient pas à donner de l'intérêt à ce qui se déroule à l'écran.

Winchester est donc un ratage quasi-complet, qui n'est sauvé que par l'interprétation de ses acteurs, et par sa direction artistique honorable : c'est peu.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017)

Publié le 25 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Bombshell - The Hedy Lamarr Story :

Un documentaire biographique des plus intéressants (bien qu'un peu trop hagiographique), retraçant l'existence très animée et aventureuse d'Hedy Lamarr, immigrante ingénieuse et brillante, devenue superstar du Vieil Hollywood, avant de sombrer dans la dépression lorsqu'elle a été confinée dans cette case superficielle, et dans le rôle d'épouse faire-valoir.

Ce métrage alterne ainsi témoignages de personnes l'ayant connue (acteurs, réalisateurs, journalistes, ses proches et ses enfants), images d'archives de tous ses films (y compris les plus sulfureux, comme son tout premier métrage, Extase, tourné à peine majeure, et montrant des scènes de nudité et de sexualité suggérée), et récit de Lamarr elle-même, au travers d'une interview téléphonique enregistrée vers la fin de sa vie, lorsqu'elle avait retrouvé un peu de sa lucidité.

De quoi brosser le portait d'une femme intelligente et ambitieuse, au parcours compliqué, écartelée entre son succès en tant qu'actrice séduisante appartenant à un système injuste, son cerveau d'inventrice, son désir constant d'indépendance, et ses problèmes psychologiques : on y découvre qu'elle avait déposé plusieurs brevets d'inventions (dont un, notamment, est aujourd'hui intégré dans toutes les technologies de communication modernes, et vaudrait dans les 30 milliards), pour lesquels elle n'a jamais gagné un centime, car Lamarr a constamment été rejetée par les autorités masculines en place, à base de "sois belle et tais-toi".

Ce qui, forcément, après de nombreux mariages peu satisfaisants (Lamarr cherchait chez ses maris un substitut à son père décédé, et ne l'a jamais trouvé), ainsi qu'un recours aux médicaments et aux drogues pour contrer sa dépression, l'a rendue instable et malheureuse, l'incitant à se tourner vers la chirurgie esthétique pour tenter de retrouver sa gloire d'antan, puis à se cloîtrer chez elle, seule et isolée.

Un destin dramatique pour une femme de caractère, à la vie mémorable, et qui méritait bien mieux que le sort qu'elle a connu.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #828 : The Big Show - A Giant's World (2011) & Signature Sounds - The Music of WWE (2014)

Publié le 20 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, WWE, Catch, Biographie, Musique, Documentaire, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Big Show : A Giant's World (2011) :

Un mini-documentaire attachant d'une heure à peine, et qui retrace la vie et le parcours de Paul Wight, dit le Big Show, depuis son enfance rurale et sportive jusqu'à sa carrière de catcheur.

Au travers de nombreux témoignages de ses proches, et de photos d'époque, on y découvre (enfin, on le savait déjà) un Paul Wight drôle, sympathique, qui explique comment, après une adolescence sportive consacrée au basket, il a découvert son acromégalie en arrivant à la fac, une période de grands bouleversements pour lui.

En l'espace de quelques mois, il a ainsi perdu son père, sa sœur aînée a quitté la région, et Wight, fraîchement opéré pour son acromégalie, a alors pris énormément de poids et déprimé : une situation qui s'est rapidement améliorée grâce au monde du catch, qui a pris le jeune homme sous son aile, et en a fait le Géant.

Grâce à de nombreux témoignages, le documentaire retrace ainsi les difficultés quotidiennes inhérentes à sa taille, l'ascension fulgurante de Wight à la WCW, puis son arrivée, plus difficile, à la WWE, où il a fini par pouvoir faire preuve de personnalité, et par montrer les différentes facettes de son personnage.

S'ensuivent le succès, des problèmes de poids et d'attitude, une punition sous forme d'un séjour à l'OVW, un retour triomphant, et une suite de carrière plus axée sur les matches médiatiques (Mayweather, Akebono) ainsi que sur le métier d'acteur.

Un mini-documentaire plutôt intéressant, bien mené, et qui mériterait une version remise à jour et plus étoffée revenant plus en détails sur certaines périodes de sa vie.

4.25/6

Signature Sounds : The Music of WWE (2014) :

Mini-documentaire WWE d'une heure qui s'intéresse au travail de Jim Johnston (et Jimmy Hart) pour la compagnie, et qui passe ainsi en revue 25 des thèmes composés pour divers catcheurs & catcheuses, en retraçant la genèse de ces morceaux :

- Batista - I Walk Alone
- Fandango - Chachalala
- Sunny - I Know You Want Me
- Primetime Players - Making Moves
- Goldust - Gold-Lust
- Brodus Clay - Somebody Call My Momma
- Ultimate Warrior - Unstable
- Mankind - Ode to Freud
- The Brood - Blood
- Randy Orton - Voices
- Dusty Rhodes - Common Man Boogie
- Shane McMahon - Here Comes the Money
- RVD - One of a Kind
- Mr Perfect - Perfection
- Vince McMahon - No Chance In Hell
- Trish Stratus - Time to Rock'n'Roll
- Rey Mysterio - 619
- Stone Cold Steve Austin - I Won't Do What You Tell Me
- The Rock - Electrifying
- Shawn Michaels - Sexy Boy
- Undertaker - Rest in Peace
- Triple H - The Game
- John Cena - My Time is Now
- Chris Jericho - Break the Walls Down
- D-X - Are You Ready ?

On se retrouve donc devant une succession de vignettes vides au possible, de deux ou trois minutes au maximum, et remplies d'anecdotes globalement creuses et sans intérêt, de passages en mode karaoké, et d'un Jim Johnston qui évite clairement de citer ses inspirations, quel que soit le morceau.

Vraiment décevant et superficiel, en plus de mettre en avant une liste de morceaux qui peut laisser perplexe (Sunny !?).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016)

Publié le 4 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Action, Biographie, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story :

Un documentaire optimiste et émouvant retraçant la carrière mouvementée de Scott Hall, alias Razor Ramon, depuis ses débuts moustachus, à l'époque des territoires, jusqu'à son entrée au Hall of Fame de la compagnie, en passant par la création de Diamond Studd, celle de Razor Ramon, son amitié avec tout le reste de la Kliq (Shawn Michaels, Kevin Nash, Triple H, Sean Waltman) et avec Mr Perfect, son passage à la WCW, sa descente aux enfers dans l'alcool et la drogue, et enfin sa réhabilitation et désintoxication avec l'aide de Diamond Dallas Page, et son programme de DDP Yoga (tels que détaillées dans le documentaire La Résurrection de Jake the Snake).

On y découvre ainsi qu'une bonne partie des démons habitant Scott Hall et le poussant à se noyer dans les substances illicites provient d'un incident ayant eu lieu, en 1983, alors que Scott Hall était un jeune videur de 24 ans, et qu'il a provoqué la mort d'un homme le menaçant d'une arme à feu.

Un drame qui l'a marqué à jamais, et qui n'a eu de cesse de le hanter, y compris alors qu'il côtoyait les sommets à la WCW, et avait carte blanche pour y faire ce qu'il désirait. Et malgré cela, malgré des images bouleversantes de Hall totalement démoli par les médicaments, la drogue et l'alcool, le catcheur est toujours resté quelqu'un de sincère, humble et reconnaissant, au cœur grand comme ça, et qui a été (de l'aveu même de Vince et de Bischoff) exploité par ses patrons sans que ceux-ci ne se préoccupent vraiment de son bien-être.

Heureusement, Hall va mieux, il est toujours proche de ses enfants, et, toujours sur le chemin de la rédemption, il conseille désormais occasionnellement les jeunes lutteurs du Performance Center de la WWE, bref : il a l'air d'avoir laissé le pire derrière lui, et c'est tant mieux.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #811 : Dernier été à Staten Island (2015)

Publié le 28 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Netflix, SNL, Jeunesse, Biographie

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Dernier été à Staten Island (Staten Island Summer) :

Alors qu'il est sur le point de partir faire ses études à Harvard, Danny (Graham Phillips) passe un dernier été avec ses amis et collègues maîtres nageurs (Zack Pearlman, John DeLuca, Bobby Moynihan, Cecily Strong, Fred Armisen, Mike O'Brien) autour de la piscine municipale, à Staten Island. Un été qu'ils comptent bien terminer par une fête mémorable, en dépit de la surveillance de leur supérieur hiérarchique (Mike O'Brien). Mais Danny est distrait : épris de la belle Krystal (Ashley Greene), la fille d'un mafieux local (Vincent Pastore), il est prêt à tout pour la séduire...

Une comédie produite par Lorne Michaels, du Saturday Night Live, écrite par Michael Jost, du Saturday Night Live, mettant en vedette une grosse partie de la distribution du Saturday Night Live, et réalisée par l'un des réalisateurs du Saturday Night Live.

Bref, en d'autres temps, cela se serait appelé National Lampoon's Staten Island Summer, mais là, on doit se contenter d'une version romancée de la jeunesse de Michael Jost, ou plutôt, de son alter-ego Danny (ce qui n'empêche pas Jost et son frère d'apparaître dans de petits rôles de policiers).

Et comme l'est souvent le SNL depuis que Jost en est le rédacteur en chef, ce film est très inégal. Comme au SNL, ça regorge de visages familiers dans les seconds rôles (Will Forte, Kate Walsh, Gina Gershon, Jim Gaffigan, Method Man, Kate McKinnon, Penny Marshall...) ; comme au SNL, c'est assez bien filmé (c'est assez lumineux et ensoleillé, ce qui est approprié au sujet du film), bien qu'à la limite du vidéo-clip dans ses effets (ralentis, visuels ultra-contrastés, mouvements de caméra, montage, etc) ; comme au SNL, certains gags et/ou sous-intrigues fonctionnent très bien, d'autres ont des chutes affreusement téléphonées, et d'autres enfin trainent en longueur jusqu'à tomber à plat ; et comme au SNL, certains moments sont totalement improbables, comme ce délire animé qui illustre l'hallucination stupéfiante de Mike O'Brien, ou encore tout ce qui tourne autour de Fred Armisen et du petit Jackson Nicoll.

Un film très inégal, donc, relativement convenu, et au rythme assez bancal (ça traine en longueur, avec un gros coup de mou aux 2/3), mais qui étrangement n'est pas désagréable à suivre. Et puis comme Kate McKinnon n'a qu'un rôle minuscule, alors que Cecily Strong, elle, a l'un des rôles principaux, j'ai envie de me montrer gentil.

3.25/6 (dommage qu'Ashley Greene soit à ce point transparente, et que Graham Phillips ne fasse pas forcément plus forte impression - cela n'aide pas à s'intéresser au couple principal)

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Un film, un jour (ou presque) #753 : Owen - Hart of Gold (2015)

Publié le 10 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Action, Catch, Biographie, WWE, Sport

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Owen - Hart of Gold :

Documentaire WWE d'une petite heure à peine retraçant la carrière d'Owen Hart, de ses débuts au Canada, dans les années 80, à sa mort tragique, dans le ring, en 1999, et alternant interviews de tout le roster (actuel et d'époque) avec de nombreuses vidéos d'archive de matches, de promos et autres moments de la carrière du catcheur.

Un peu trop court pour être totalement convaincant et exhaustif, mais vu que la veuve d'Owen Hart refuse toujours d'apporter sa coopération et de donner son autorisation à de tels documentaires, c'était probablement là ce que la WWE pouvait produire de mieux, compte tenu des circonstances.

Et honnêtement, c'est loin d'être honteux : on a un aperçu assez détaillé de la carrière d'Owen, de sa personnalité, de ses motivations, et si on aurait pu se passer des interruptions "Owen Tales" qui ponctuent chaque fin de chapitre (ce sont tout simplement des anecdotes illustrant le sens de l'humour d'Owen, mais elles ont un peu tendance à casser le rythme et le format du documentaire), ça reste un portrait assez réussi d'un lutteur ultra-talentueux et polyvalent, trop souvent resté dans l'ombre de son frère aîné, et dont la disparition, survolée à la fin du métrage, parvient à émouvoir le spectateur, presque autant qu'elle émeut encore clairement les athlètes ayant connu Owen.

Imparfait, mais dans l'ensemble assez intéressant.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #734 : Eddie The Eagle (2016)

Publié le 13 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Sport, UK, USA, Allemagne, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Eddie The Eagle :

Au cours des années 80, le destin improbable d'Eddie "The Eagle" Edwards (Taron Egerton), un anglais lambda bien décidé à participer aux Jeux Olympiques, et qui choisit, sans le moindre entraînement préalable, de s'essayer au saut à ski, avec l'aide de Bronson Peary (Hugh Jackman), un coach des plus atypiques...

Une bonne surprise produite par Matthew Vaughn, et réalisée par Dexter Fletcher : un biopic sportif sincère et amusant, avec un Taron Egerton qui s'investit totalement dans son personnage, un Hugh Jackman au diapason, une réalisation dynamique et inventive (je ne serais pas surpris que Vaughn ait mis la main à la pâte), des effets visuels convaincants, et une excellente bande originale rétro-synthétique de Matthew Margeson.

En résumé, on passe un bon moment, qui aurait toutefois peut-être gagné à être plus court de 10 minutes.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #732 : Macho Man - The Randy Savage Story (2014)

Publié le 11 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Documentaire, WWE, Biographie, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Macho Man - The Randy Savage Story :

Documentaire WWE de 90+ minutes, assez complet, retraçant la carrière de Randy Savage depuis son enfance jusqu'à sa mort tragique au volant, en passant par ses premiers pas dans le monde du baseball, la WWF, les Mega-Powers, la WCW, et son engagement caritatif lors de sa retraite.

De quoi brosser le portrait d'un athlète naturellement doué et perfectionniste, sportif né ayant marqué les esprits et son industrie, et dont l'ostracisation par Vince McMahon et la WWE reste en grande partie inexpliquée.

Le documentaire et ses nombreux intervenants tentent bien d'apporter des pistes expliquant ce bannissement de Randy par Vince : ce dernier n'aurait pas apprécié que Randy, vexé par le refus de McMahon de l'utiliser dans le ring, soit passé à l'ennemi (la WCW), mais cela semble insuffisant, et certains intervenants laissent entendre qu'on ne connaîtra jamais la vérité au sujet de cette "rupture" aussi nette.

(La rumeur, on la connaît : des relations inappropriées entre Savage et Stephanie McMahon, alors que cette dernière était à peine majeure, peu de temps avant le départ de Savage. Très improbable, mais bon...)

Quoi qu'il en soit, ce portrait de Macho s'avère très réussi, et permet de mieux comprendre l'homme qui se cache derrière le mythe. On regrettera un peu que son passage à la WCW soit légèrement survolé (il y avait là de quoi rajouter 15-20 minutes au documentaire), et que toute la période Mega-Powers soit en partie en mode kayfabe, mais on saluera la présence de Lanny Poffo (le frère de Randy, plus connu sous le nom du Génie), qui apporte le plus souvent un contre-poids aux déclarations des autres intervenants.

Cela permet au spectateur de se faire sa propre idée de la vérité, quelque part à mi-chemin entre les déclarations des uns, des autres, et l'histoire revisitée à la sauce WWE...

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #715 : Anita et Moi (2002)

Publié le 17 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Biographie, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Anita et Moi (Anita & Me) :

Dans l'Angleterre minière des années 70, la jeune Meena Kumar (Chandeep Uppal) est la seule fillette indienne au sein du village principalement blanc de Tollington. Passionnée de fiction, et dotée d'un tempérament impertinent et sarcastique, Meena n'apprécie guère les traditions de sa famille, et lorsqu'Anita Rutter (Anna Brewster) arrive dans la communauté, l'adolescente croit avoir trouvé là un modèle à suivre, celui d'une adolescente plus agée, blonde, rebelle et séduisante. Mais les rapports entre les deux jeunes filles sont assez compliqués, d'autant que les origines ethniques de Meena ne rendent personne indifférent.

Une comédie anglaise adaptée d'un livre semi-autobiographique, et qui surfait, à sa sortie, sur la popularité de la culture indienne au cinéma britannique, avec notamment Joue-la comme Beckham (2002).

Malheureusement, cette comédie adolescente nostalgique n'a pas vraiment fonctionné sur moi.

Pas du tout, en fait, puisque j'ai fini par plus ou moins me lasser à mi-film, et par passer des segments entiers du métrage, tant je n'accrochais pas.

Peut-être la faute à cette image uniformément jaunâtre, à la limite du sépia ; peut-être à ces accents à couper au couteau, qui demandent un effort considérable de concentration pour tout saisir, notamment chez l'héroïne ; peut-être est-ce le manque d'énergie global ou bien le script qui se disperse, tout en restant trop superficiel et caricatural... une chose est sûre, je n'ai pas du tout adhéré au métrage, qui pourtant a connu un succès d'estime outre-manche.

Je suis passé à côté/6

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Un film, un jour (ou presque) #705 : André le Géant (2018)

Publié le 3 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Catch, Biographie, HBO, WWE, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

André le Géant (Andre the Giant) :

Très bon documentaire HBO/WWE sur la vie d'André Roussimoff, plus connu sous le nom d'André le Géant, figure incontournable du monde du catch dans les années 70-80, et en grande partie responsable de la montée en puissance de la WWF, sous l'égide de Vince McMahon.

Alors sans surprise (c'est du catch, après tout), le documentaire triche un peu sur certains faits historiques, et sur la véritable dimension mythologique d'André, mais c'est néanmoins très bien produit, et le métrage s'avère même particulièrement touchant.

À la fois touchant par l'histoire qu'il retrace, mais aussi touchant parce qu'il ne dissimule pas les épreuves tant morales que physiques qu'André a dû endurer, et qui ont fini par lui coûter la vie.

Et aussi, plutôt touchant par les témoignages nostalgiques de l'équipe du film Princess Bride, et par ceux, émus et quasi-larmoyants, de certaines figures incontournables du milieu, qui semblent vraiment tous n'avoir que du positif à dire sur André (voir Vince McMahon au bord des larmes car il regrette la manière dont il a parfois traité André, et dont les choses se sont terminées entre eux, ça a quelque chose de troublant).

On pourra regretter une mise en avant un peu trop prononcée de Hogan (documentaire WWE oblige) qui manque de phagocyter une partie du récit, ainsi qu'une vraie tendance à avoir la main lourde sur l'illustration musicale, pour rythmer le tout et rendre les témoignages toujours plus émouvants à base de violons tire-larmes... mais bon, rien de bien méchant.

4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #701 : Moi, Tonya (2017)

Publié le 27 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Sport, Drame, Comédie, Thriller

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Moi, Tonya (I, Tonya) :

En 1991, Tonya Harding (Margot Robbie), patineuse américaine issue d'un milieu défavorisé et maltraitée par sa mère (Allison Janney) et son époux (Sebastian Stan), devient la première athlète américaine à placer un triple axel en compétition. Trois ans plus tard, cependant, alors qu'elle tente un comeback après avoir touché le fond, Tonya se trouve embarquée dans un scandale, lorsque l'une de ses compétitrices est agressée, et que le responsable se trouve avoir été payé par l'entourage de Harding...

Un biopic sportif plus décalé que la moyenne, et virant ouvertement à la comédie quasi-parodique par moments, à base de seconds rôles improbables, de narrateurs non fiables, de flashbacks contredisant les personnages, de déclarations face caméra, de quatrième mur brisé, de violence filmée de manière caricaturale (les moments de violence conjugale sont à deux doigts du slapstick), et de carton d'ouverture amusant.

Bref, on n'est clairement pas dans la même catégorie qu'un Battle of the Sexes plus sérieux et engagé, par exemple, et par moments, j'avais presque l'impression de voir une extension de la sitcom My Name Is Earl (pour l'ambiance générale, le milieu, le fait que les personnages soient tous des incapables notoires, et aussi parce que Margot Robbie ressemble ici comme deux gouttes d'eau à Jaime Pressly).

Malheureusement, cette biographie souffre de défauts qui, s'ils sont différents de ceux d'un BotS, n'en sont pas moins visibles : déjà, le côté jukebox du film, une caractéristique que je supporte de moins en moins dans les métrages actuels à tendance nostalgique. Ici, ça n'arrête pas, c'est presque une scène = un tube de l'époque, ce qui devient très rapidement fatigant et soûlant.

Ensuite, le rythme : deux heures, c'est long quand on n'a pas forcément grand chose à raconter. Toute la jeunesse et la carrière de Harding sont bouclées avant même que la première heure ne soit terminée, et la seconde a alors des faux airs de thriller parodique, alors que l'étau de l'enquête se resserre autour de Tonya et compagnie, et que Harding tente de gérer ce qui reste de sa carrière après le scandale.

C'est cette seconde moitié qui marche le moins, et qui tourne finalement assez souvent à vide.

Ajoutez à cela une intégration numérique ratée du visage de Robbie durant les scènes de patinage, et l'on se retrouve avec un biopic tout à fait regardable, mais finalement assez frustrant et inégal. Dommage, car Margot Robbie et Allison Janney sont impeccables.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #679 : Barry Seal - American Traffic (2017)

Publié le 28 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Histoire, Comédie, Drame, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Barry Seal - American Traffic (American Made) :

L'histoire (à peu près) vraie de Barry Seal (Tom Cruise), pilote de ligne recruté par la CIA pour effectuer des allers-retours entre les USA et l'Amérique Latine à la fin des années 70, et qui devient rapidement un trafiquant de drogue à très grande échelle...

Un biopic très romancé et goguenard, non dénué d'un certain cynisme, et qui suit les aventures d'un Cruise au sourire désinvolte durant les années 70/80. Un Cruise qui se laisse porter par les événements et par ce qui lui arrive, un destin qui ne pouvait que mal se terminer, et ce sans même connaître la biographie de Barry Seal avant de voir le film.

Dans l'absolu, pourquoi pas : la distribution est sympathique (ça fait plaisir de voir Sarah Wright-Olsen dans un rôle secondaire), l'époque et le sujet sont intéressants, le ton décalé et le rythme sont appréciables, il y a un gros travail de montage... et pourtant, je ne peux pas dire que j'aie particulièrement accroché au tout.

Probablement à cause de la réalisation de Doug Liman, et de la photographie très particulière et stylisée du tout, qui m'ont immédiatement rebuté. Et aussi du fait que la narration et l'histoire sont tellement décousues qu'on n'en retient pas grand chose, en fin de compte, si ce n'est d'avoir vu Tom Cruise faire de l'avion pendant deux heures, et sourire à des narco-trafiquants et à des agents gouvernementaux.

Alors l'ensemble plaira probablement plus à d'autres personnes plus sensibles au style Liman, mais en ce qui me concerne, je suis un peu resté sur ma faim, ce qui est plutôt dommage, puisque je m'attendais à vraiment adhérer à cette proposition.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #675 : The Battle of the Sexes (2013)

Publié le 22 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Sport, Histoire, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Battle of the Sexes :

Un documentaire accompagnant parfaitement le film sorti cette année, puisqu'il en retrace littéralement les grandes lignes (au point de faire double emploi), tout en approfondissant certains aspects survolés ou ignorés dans le long-métrage.

Alors que ce dernier faisait du personnage de Bobby quelqu'un de particulièrement pathétique et misérable, on prend ici nettement l'ampleur de son succès, notamment auprès des femmes, une fois que son numéro de pseudo-macho chauviniste a commencé à trouver de l'écho dans la presse.

Alors certes, le Bobby Riggs original était nettement plus décati que Steve Carell (mais d'un autre côté, on s'aperçoit vite que le syndrome "bio-pic hollywoodien" a encore frappé, et que tous les personnages sont nettement plus séduisants dans le film de 2017 qu'en réalité), mais on comprend aussi nettement mieux qu'il était très malin, et qu'il manipulait constamment tout le monde, ne se lançant jamais dans un pari ou un défi sans être sûr de gagner.

C'est probablement à cause de cela qu'aujourd'hui encore, bon nombre de personnes pensent qu'il a volontairement perdu ce match, tout en pariant de grosses sommes sur cette défaite, afin de rembourser des dettes considérables qu'il avait envers la pègre. Une théorie qui n'est ni abordée ici, ni dans le long-métrage, mais qui a apparemment des arguments relativement probants.

On comprend aussi mieux le personnage incarné par Sarah Silverman, qui n'était pas que la représentante des tenniswomen révoltées, mais aussi la créatrice du plus célèbre magazine de tennis au monde, et donc une femme aux innombrables contacts, et à l'influence conséquente.

De manière générale, à contrario du film, ce documentaire se concentre vraiment sur l'affrontement Riggs/King, et sur son impact direct et indirect sur la cause féminine : une fois débarrassée de toutes les digressions relationnelles et émotionnelles du film de 2017 (vaguement abordées ici au détour de deux phrases), on perçoit mieux la symbolique sociétale de ce match, et on parvient mieux à cerner ce qu'il a pu apporter à ce sport.

Ça reste beaucoup de bruit fait autour d'un gros coup publicitaire monté de toutes pièces, mais ça aide à replacer dans son contexte historique.

Dommage que cela passe par des effets de montage vidéo et sonore, ainsi que par des plans de coupe,tous  globalement assez artificiels et forcés, qui affaiblissent le tout plus qu'ils ne le renforcent. Et je ne parle même pas des moments "reconstitution avec des acteurs", heureusement assez brefs.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #674 : Battle of the Sexes (2017)

Publié le 21 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Drame, Histoire, Sport, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Battle of the Sexes :

En 1973, alors même qu'elle commence à peine à assumer son homosexualité dans les bras de Marilyn (Andrea Riseborough), Billie Jean King (Emma Stone), meilleure tenniswoman de la planète, décide de s'engager dans un combat contre le sexisme de sa fédération nationale, réclamant salaire égal pour travail égal. Et pour prouver qu'elle vaut autant que n'importe quel joueur, elle accepte d'affronter Bobby Riggs (Steve Carell), ancien champion de tennis provocateur, manipulateur et showman sexiste, dans un match qui fera date dans l'histoire de la télévision américaine....

Un biopic anglo-américain gentillet et inoffensif, réalisé par le duo à l'origine de Little Miss Sunshine et de Elle s'appelle Ruby, et au sujet qui résonne plutôt bien aujourd'hui, avec ses thèmes d'égalité, de parité, de féminisme, d'homosexualité, de sexisme, etc.

Malheureusement, ça s'arrête un peu à ça, puisque si le tout est très bien interprété (d'ailleurs, il y a d'innombrables visages familiers parmi les seconds rôles, ça fait plaisir : Sarah Silverman, Bill Pullman, Alan Cumming, Natalie Morales, Eric Christian Olsen, Chris Parnell, John C. McGinley), et que les deux heures se regardent très facilement, BotS manque d'un réel point focal, s'éparpille, et peine à exister au delà de la surface de son message et de ses thèmes : on devine qu'il y a plus à dire, qu'il existe probablement des approches plus intéressantes et pertinentes, mais que le film se contente de dérouler son histoire sans trop vouloir sortir des sentiers battus, en jouant fortement la carte du sentiment et de l'émotion.

King, est ainsi présentée comme une joueuse féministe et militante, mal à l'aise dans sa peau, rongée de doutes quant à sa sexualité, mais décidée à imposer la parité dans son sport, coûte que coûte, quitte à se donner en spectacle. Bobby, lui, est  montré comme un pseudo-sexiste raté et pathétique, parieur invétéré qui voit là une occasion de se refaire, quitte à en faire trois tonnes et à se ridiculiser ; C'est bien, tout ça, mais paradoxalement, le tennis passe totalement à la trappe, tant tout se concentre sur les personnalités de deux protagonistes, sur leurs vies privées, sur les problèmes qu'ils rencontrent, sur leurs hésitations, etc, plus que sur les enjeux pour leur sport.

La passion du tennis, le contexte sociétal plus large, tout ça, finissent par être éclipsés par la vie personnelle des protagonistes, et quand arrive le grand match, le tout finit par être très plat, sans imagination ni ampleur, avec des doublures visibles, et un suspense forcément inexistant. La réalisation, d'ailleurs, manque régulièrement d'énergie ou d'originalité, avec des cadrages ultra-serrés sur les visages dès que l'émotion est censée poindre le bout de son nez.

En fait, on a l'impression d'un biopic agréable et compétent, mais très anecdotique et manquant un peu de subtilité dans l'écriture ; un film parfait pour décrocher des récompenses, mais qui reste à la surface des choses, donnant beaucoup trop d'importance à ce qui ressemble, ni plus ni moins, à un coup publicitaire guère différent de ce que Andy Kaufman a fait avec des catcheuses, quelques années plus tard.

Cela dit, ça m'a donné envie d'en savoir plus, et donc, dès demain, je passe au documentaire de 2013 détaillant cette "Guerre des Sexes" de 1973...

3.5/6

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