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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #aventure catégorie

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x12

Publié le 27 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

Désormais dans l'univers-miroir, Star Trek Discovery continue d'enchaîner les rebondissements téléphonés, dans une course vers l'avant qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages autres que l'insipide Michael Burnham...

​Star Trek Discovery 1x12 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham rencontre l'Imperatrice, tandis que Stamets rencontre son double, et que Lorca est toujours dans une cabine d'agonie... 

Franchement, je ne sais plus vraiment quoi écrire, chaque semaine, sur Discovery. C'est probablement la faute de ces épisodes au rythme tellement bancal qu'ils paraissent à la fois trop denses, à la limite du bâclage, mais aussi particulièrement soporifiques et bavards.

C'est ainsi le cas cette semaine, avec un épisode qui ne propose, après décompte, que 33 minutes de récit. À peine plus d'une demi-heure d'épisode, donc, pour un programme qui est payant aux USA, c'est à la limite du foutage de gue*le. Mais soit, à la limite, si quelque chose d'intéressant ou de surprenant s'y déroulait, cela pourrait passer.

Malheureusement, ce n'est pas le cas.

33 minutes de contenu, et pourtant, l'épisode parvient à paraître bavard et mollasson, à sacrifier platement des sous-intrigues (adieu Voq, rebonjour Stamets), à placer des rebondissements éventés (Lorca), à faire de la rétrocontinuité ("tous les humains de l'univers-miroir sont sensibles à la lumière"... parce que c'est un univers plus dark & gritty, je suppose :soupir:) et à encore et encore faire du personnage de Burnham le nombril de l'univers (maîtresse de Mirror-Lorca, fille adoptive de Mirror-Giorgiou, future héritière du trône de l'Empire, blablabla).

(ah, et Burnham qui prend l’Impératrice au mot parce que cette dernière lui dit "mon double était digne de ta confiance dans ton monde, alors je le suis forcément"... euh...)

Bref, une fois de plus, cet arc de l'Univers-Miroir ne fonctionne pas du tout pour moi, pas aidé par le jeu inégal de SMG, et par ces scénaristes qui semblent ne fonctionner qu'à base de twists inattendus, sans avoir nécessairement la finesse, l'inspiration ou le talent de les faire fonctionner.

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Un film, un jour (ou presque) #635 : Star Wars - Épisode VIII : Les Derniers Jedi (2017)

Publié le 25 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Star Wars - Épisode VIII : Les Derniers Jedi (The Last Jedi) :

Tandis que Luke Skywalker (Mark Hamill), traumatisé par l'échec de la formation de Ben Solo/Kylo Ren (Adam Driver), refuse d'entraîner Rey (Daisy Ridley), la Résistance est traquée par le Premier Ordre, qui les domine de toute sa puissance de feu. Afin de leur échapper, Finn (John Boyega) et Rose (Kelly Marie Tran) partent pour Canto Bight, à la recherche d'un pirate informatique de génie...

Voilà voilà. "Le meilleur Star Wars depuis l'Empire Contre Attaque !" selon la majorité des critiques cinématographiques, à propos de... L'Attaque des Clones, en 2002... puis à propos de La Revanche des Sith, en 2005... puis à propos du Réveil de la Force, en 2015... puis à propos de Rogue One, l'année dernière... et maintenant, cette année à propos de The Last Jedi.

Ah, mince. Désolé, je viens de remarquer que j'avais déjà fait une introduction similaire l'année dernière, pour Rogue One.

En plus, cette fois-ci, ça ne marche qu'à moitié, puisque le retour de flamme reçu par l'Épisode VII et Rogue One, six-huit mois après leur sortie, a déjà eu lieu pour ce nouvel opus.

Forcément, en même temps : cet Épisode VIII est un film polarisant. Tout simplement parce que c'est un film bipolaire.

Pour chaque bonne idée, plan réussi, dialogue convaincant, scène d'action impressionnante, personnage intéressant, gag amusant, créature originale, il y a en effet une idée foireuse, un plan laid, des dialogues maladroits, une scène d'action trop chorégraphiée, un personnage insipide, une vanne qui tombe à plat, ou une bestiole inutile.

C'en est vraiment frustrant.

De plus, c'est bien simple, au final, cet Épisode VIII, c'est 40% de recyclage de la trilogie originale (la plupart des points du scénario et des idées du métrage sont des variations - visuelles, structurelles ou thématiques - de ceux et celles des épisodes V et VI), 10% de Battlestar Galactica (tout le concept de la flotte poursuivie en hyperespace, à cours de carburant, et perdant ses vaisseaux un à un), 25% de remplissage (toute l'intrigue de Canto Bight ne sert absolument à rien), 5% de placement jouets (toutes ces créatures trop kawaii qui ne servent à rien) et 20% de pseudo-déconstruction irrévérencieuse de la franchise.

Mais quand je dis "déconstruction irrévérencieuse", j'entends par là qu'on peut très bien imaginer Rian Johnson (le scénariste/réalisateur) en jeune rebelle déboulant dans le bac à sable de JJ Abrams et Lucas, voyant le château de sable plus ou moins branlant construit avec les sept premiers épisodes, et décidant de donner un bon gros coup de pied dedans, parce qu'il est "anticonformiste", et que "f*ck les vieux !! Vive la jeunesse !".

Certes, il y a bien là une tentative de contextualiser le tout, en faisant passer la totale inefficacité de tous les protagonistes, et les obstacles artificiels placés sur leur chemin, comme un propos sur l'importance de l'échec en tant que leçon de vie. Et certes, on peut tout à fait trouver que cette volonté de destruction des acquis, de table rase, est osée, courageuse, audacieuse, et qu'elle prend toutes les attentes du public à contre-pied.

Mais détruire sans reconstruire n'a pas grand intérêt, et pour l'instant, tout ce que cette nouvelle trilogie a fait, c'est faire place nette, au détriment de tout ce qui avait déjà été établi, afin de laisser le champ libre à ses protagonistes. Malheureusement, ces protagonistes sont toujours assez creux, sans réelle direction, et ne font que répéter des figures imposées par leurs aînés...

Bref, un épisode qui prétend casser les codes de la saga, mais qui en réalité se contente de leur donner un ravalement de façade et de faire du surplace (si le prochain épisode était intitulé "Un nouvel espoir (bis)", cela ne me surprendrait pas le moins du monde).

De plus, de par sa volonté de se détacher du travail de JJ sur le précédent volet, l'Épisode VIII finit par affaiblir rétroactivement ce dernier, qui redescend provisoirement à 3/6, en attendant de voir comment l'Épisode IX sauvera - ou non - les meubles. Car de toute façon, comme JJ & Johnson ne se sont nullement concertés lors de la conception de cette nouvelle trilogie (ce qui explique bien des choses), il est probable que le prochain épisode reparte à nouveau de zéro, et remette en question les nouveaux acquis de ces Derniers Jedis.

Bon courage, Abrams...

Un 3/6 provisoire, car si la franchise continue en ce sens, les notes de cette nouvelle trilogie risquent bien de baisser à nouveau une fois l'Épisode IX sorti...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #633 : Kingsman 2 - Le Cercle Doré (2017)

Publié le 23 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Thriller, UK, USA, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kingsman 2 - Le Cercle Doré (The Golden Circle) :

Lorsque l'agence Kingsman est anéantie par la maléfique Poppy Adams (Julianne Moore), seuls Eggsy (Taron Egerton) et "Merlin" (Mark Strong) en réchappent. Ils sont alors contraints de se tourner vers l'agence Statesman, l'équivalent américain de Kingsman, pour tenter d'arrêter la criminelle... et ils découvrent, en chemin, que "Galahad" (Colin Firth) est toujours en vie, mais amnésique.

Le premier Kingsman était une comédie d'espionnage un peu sale gosse et rebelle, adaptée avec énergie et second degré par Matthew Vaughn, à partir d'un comic-book de Mark Millar : rien d'excellent, et souffrant de défauts inhérents aux travaux des deux hommes, mais avec suffisamment de bonne humeur pour emporter l'adhésion, notamment grâce à sa distribution dynamique et enthousiaste.

Suite au succès du premier opus, voici donc la suite. Et ici, le mot d'ordre est bigger, louder... mais pas better. C'est plus bordélique, plus caricatural, plus bourrin, plus parodique, mais ça n'a jamais la matière, les personnages ou l'intrigue nécessaires pour justifier ce "plus".

En résumé, le problème de ce Kingsman 2, c'est qu'il n'a pas grand chose à raconter.

Son intrigue est assez basique ; ses personnages sont survolés ; les choix créatifs laissent souvent perplexes car semblant inaboutis (la romance d'Eggsy et de sa princesse, on s'en contrefiche ; la mort de tous les autres Kingsmen et Kingswomen ; les Statesmen n'apportent absolument rien au récit, si ce n'est des caméos gratuits et des accents forcés, et font presque de la figuration ; tout ce qui tourne autour de Julianne Moore et de ses sbires en carton-pâte frôle le Austin Powers ; le passage dans le festival musical, superflu), et si le film répond toujours présent au niveau de l'action (les scènes de combat et de fusillades sont toujours ébouriffantes, malgré des effets numériques très inégaux, et on se dit régulièrement que James Bond a pris un bon coup de vieux), son rythme accuse sérieusement le coup à mi-parcours, au point de rendre le tout franchement mollasson (pas aidé par un score de Henry Jackman en pilotage totalement automatique, et qui recycle les mêmes sonorités depuis les Captain America)

Et au moment où j'écris ces lignes, quelques heures après avoir vu le film, quelle est la seule chose dont je me rappelle avec un certain plaisir ? Elton John. Elton John qui jure, Elton John qui fait du kung fu numérique, Elton John ex Machina qui sauve un personnage des chiens robots (assez ratés, d'ailleurs), Elton John qui drague Colin Firth...

Bref, 3/6... pour Elton.

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 1.3 : Captain America : First Avenger (2011) & Avengers (2012)

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Histoire

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Après un Iron Man 2 et un Thor assez moyens, la Phase 1 du MCU continue avec son meilleur film : Captain America.

Captain America - The First Avenger (2011) :

Après s'être porté volontaire pour subir une expérience des forces armées américaines, Steve Rogers (Chris Evans) devient le super-soldat Captain America, porte-étendard des troupes alliées sur le front allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale...

Un film de super-héros historique sincère mené d'une main de maître par Joe Johnston, et qui conjugue un script efficace, une distribution impeccable, un visuel approprié, une bande-originale mémorable d'Alan Silvestri, des effets convaincants, un méchant mémorable, et un charme indiscutable. C'est bien simple, CA est probablement l'un de mes Marvel préférés, toutes phases confondues, et cette pierre angulaire du MCU me fait vraiment regretter que l'on n'ait pas eu d'autres films mettant en scène Steve Rogers pendant la Seconde Guerre Mondiale...

4.75/6

Marvel's The Avengers (2012) :

Lorsque Loki met la main sur le Tesseract, et fait déferler sur la Terre une horde d'envahisseurs extra-terrestres, les plus grands héros de la planète - Iron Man (Robert Downey Jr.), Hulk (Mark Ruffalo), Thor (Chris Hemsworth), Captain America (Chris Evans), la Veuve Noire (Scarlett Johansson) et Hawkeye (Jeremy Renner) s'unissent sous une même bannière afin de protéger l'humanité.

L'énorme film-crossover signant la fin de la Phase 1 du MCU, et le point culminant de tous les efforts de Kevin Feige et compagnie : on ne peut pas leur retirer ce succès, celui d'un projet ambitieux et improbable mené à son terme. Et pourtant, Avengers est loin d'être un bon film, sous la plume et les caméras de Joss Whedon : mal rythmé, déséquilibré, filmé assez platement et sans ampleur, c'est bavard, ça souffre des tics narratifs habituels de Whedon, et dans l'ensemble, ça reste trop alourdi par le cahier des charges Marvel de l'époque, et par ses limites, pour vraiment exploser à l'écran de manière homogène.

Néanmoins, ça reste souvent spectaculaire, drôle, et la cohésion de l'équipe fonctionne assez bien, donc ça passe plus ou moins, même si ça aurait mérité d'être bien meilleur, et mieux écrit.

3.5/6

(critique plus détaillée publiée sur ce blog en 2015, à lire ici)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x11

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Discovery

La semaine dernière, Star Trek Discovery a repris le cours de la seconde moitié de sa saison, envoyant ses personnages dans l'univers miroir, sans toutefois apporter grande originalité à sa narration et à ses rebondissements...

​Star Trek Discovery 1x11 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham continue de se faire passer pour son double, tandis que Tyler, lui, commence à perdre pied.

Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Ça aurait dû être un épisode plein de rebondissements imprévisibles et de moments choquants, et puis... non. J'ai trouvé ça soporifique, sans grand intérêt, au point que j'ai mis l'épisode en pause à mi-parcours, et que je n'y suis pas revenu avant plusieurs heures.

Le problème, c'est cette écriture, qui a passé d'innombrables épisodes à établir la relation Burnham/Tyler, une romance sans la moindre alchimie et à la conclusion évidente : comme les scénaristes sont incapables de se montrer surprenants, et enchaînent les rebondissements télégraphiés (je n'attends plus que "Lorca vient de l'univers-miroir", dans un épisode à venir), tout tombe à plat, pas aidé par un rythme bancal.

Je ne parle même pas de tout ce temps passé sur Tilly, une cadette - même pas une enseigne, hein, une cadette, à savoir une étudiante en stage d'observation en milieu professionnel - sans expérience médicale, placée seule en charge du cas de l'ingénieur comateux, sans même un médecin présent. D'accord.

Et puis comme toute la série tourne autour de Burnham, qui est tellement exceptionnelle, blablabla, que tout se doit d'être relié à elle (son compagnon est un espion torturé, sa meilleure amie Tilly est la capitaine du vaisseau dans l'univers-miroir et s'occupe seule de Stamets sur le Discovery, Mirror-Burnham est la capitaine la plus badass de l'univers-miroir, son mentor-miroir est impératrice, son père d'adoption est Sarek, qui est aussi le conseiller des peuples alliés de l'univers miroir - d'ailleurs Sarek éminence grise de la rébellion et Spock premier officier de l'Enterprise, bonjour les réunions de famille - , etc) que ça en devient lassant, à deux doigts d'une mauvaise fanfiction.

Bref, j'ai vraiment énormément de mal avec la tournure que prend la série, et j'ai hâte que le Discovery quitte l'univers-miroir pour passer à autre chose, en espérant que ça redonne un petit coup de fouet au tout.

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Un film, un jour (ou presque) #631 : La Tour Sombre (2017)

Publié le 19 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

La Tour Sombre (The Dark Tower) :

Roland (Idris Elba) est le dernier Pistolero, chargé de protéger la Tour Sombre trônant au centre de l'univers, et défendant ce dernier des forces du Mal. Mais Walter (Matthew McConaughey), l'Homme en Noir aux pouvoirs maléfiques, s'efforce de faire tomber la Tour, avec l'aide de son armée de sbires difformes. Pour cela, il arpente tous les mondes à la recherche d'un enfant à l'esprit suffisamment puissant pour lui servir d'arme, et il arrête son choix sur Jake Chambers (Tom Taylor), un jeune adolescent new-yorkais aux rêves prémonitoires...

Depuis le temps que le web et Hollywood parlaient d'adapter la saga de la Tour Sombre, de Stephen King, à l'écran, je m'attendais à tout (je n'ai jamais lu cette partie de l’œuvre de King), sauf à un teen movie fantastique façon littérature Young Adult basique et insipide.

En même temps, j'aurais dû me méfier, avec Akiva Goldsman au scénario et à la production... mais bon, voilà : le résultat final est donc vraiment un film pour adolescents générique au possible, avec tous les passages obligés du genre, et qui rappelle même par moments Last Action Hero dans son format.

C'est bourré d'exposition maladroite, c'est visuellement très terne, ça sous-exploite sa distribution (Katheryn Winnick en mère de famille éplorée et sacrifiée *soupir*), les problèmes de continuité, de montage et de rythme sont légion, et hormis quelques scènes sympathiques (dans lesquelles Elba campe un Pistolero convaincant et efficace) et quelques éléments de construction d'univers intrigants, tout le reste aurait aussi bien être une adaptation lambda d'un roman young adult comme on en a eu tant ces quinze dernières années.

2/6 (et je suppose que si j'avais lu les livres, j'aurais mis une note encore plus faible)

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Un film, un jour (ou presque) #629 : Valérian et la Cité des Mille Planètes (2017)

Publié le 17 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, France

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. 

Valérian et la Cité des Mille Planètes :

Au 28ème siècle, les agents spatio-temporels Valérian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne) mènent l'enquête à bord de la station Alpha, à la recherche d'un transmuteur rarissime, et de ceux qui le convoitent...

Alors cette critique, je vais la faire brève : Valérian, de Besson, est un film qui fait illusion... jusqu'à ce que ses deux interprètes principaux apparaissent à l'écran.

Sans surprise, le duo DeHaan/Delevingne ne fonctionne en effet pas du tout en super agents spatio-temporels aguerris... et à partir de là, c'est tout le reste du métrage qui s'effondre.

Plus le temps passe, plus le film avance, et plus les trous béants du script se remarquent, plus la bande originale insipide de Desplat s'avère insuffisante, plus les péripéties inutiles et le remplissage se remarquent, et plus le potentiel de cet univers pourtant créatif et joliment mis en images par les équipes d'effets spéciaux de WETA et d'ILM (entre autres) est gâché par un scénario et une réalisation qui ne sont pas à la hauteur.

Au final, on ne retient qu'une direction artistique chatoyante et intéressante, plombée par un traitement inégal et gentiment creux, bourré d'incohérences logiques, et qui compte sur de nombreuses courses-poursuites et scènes d'action coûteuses pour faire illusion.

Pas de chance, ça ne marche pas.

1.5/6

(saluons tout de même le talent de Besson, qui parvient à placer un personnage de prostituée au grand cœur dans la majeure partie de ses scripts, y compris au fin fond de l'espace)

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 1.2 : Iron Man 2 (2010) & Thor (2011)

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Après des débuts inégaux, la Phase 1 des films Marvel continue, avec la suite d'Iron Man, mise en chantier précipitamment, et écrite à la va-vite :

Iron Man 2 (2010) :

Désormais connu comme étant Iron Man, Tony Stark devient la cible de Ivan Vanko (Mickey Rourke), un scientifique russe déchu qui s'associe à Justin Hammer (Sam Rockwell), concurrent de Stark, pour faire tomber ce dernier...

Un film frustrant, car s'inscrivant directement dans la lignée du premier film, et possédant pas mal de bonnes idées (l'héritage de Stark, Black Widow, le Shield, Whiplash/Dynamo, Justin Hammer), qui sont malheureusement un peu traitées à la va-vite et de manière brouillonne et bavarde. Et pour ne rien arranger, la bande originale de Debney, pourtant nettement meilleure que celle du premier opus, est totalement noyée dans les effets sonores. Dommage.

3.5/6

Thor (2011) :

Banni d'Asgard pour avoir fait preuve d'arrogance et mis en péril la paix entre les royaumes, Thor (Chris Hemsworth) est exilé sur Terre, où il rencontre Jane Foster (Natalie Portman) et son équipe (Stellan Skarsgård & Kat Dennings). Mais pendant ce temps, Loki (Tom Hiddleston), le demi-frère de Thor, complote en secret...

Un film honorable, mais assez peu marquant.

Il faut bien dire que la réalisation penchée de Kenneth Brannagh agace plus qu'elle ne convainc (dans certaines scènes, c'est un carnage, avec une caméra qui change d'angle toutes les cinq secondes, sans raison ni continuité), que le personnage de Kat Dennings est un cliché ambulant uniquement là pour faire des vannes, que les scènes d'action sont globalement traitées à la va-vite (et peu lisibles) et que le rendu de toutes les tenues asgardiennes est bien trop factice et caoutchouteux pour être totalement crédible.

Le tout se laisse néanmoins regarder, mais laisse un peu de marbre, jamais particulièrement bon, ni particulièrement mauvais (à l'image de sa bande originale, en fait).

3.5/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x10

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Trek, Drame, CBS, Discovery

La pause hivernale est terminée, et Star Trek Discovery reprend donc son cours, après une première moitié de saison soufflant le chaud et le froid...

​Star Trek Discovery 1x10 :

L'équipage du Discovery découvre que le vaisseau vient d'arriver dans l'Univers Miroir, alors même que Tyler commence à découvrir ses véritables origines...

Sans surprise, Tyler est donc bien un agent klingon dormant. Sans surprise, il n'a pas conscience de son état, et va être forcément être torturé entre ses sentiments pour Burnham et sa nature profonde de Klingon lobotomisé. Sans surprise, Burnham et Tyler n'ont toujours pas la moindre alchimie. Sans surprise, ils sont tous dans l'univers miroir (bouh ! c'est nul !). Sans surprise (parce que la série n'a pas grande originalité), ça s'inspire joyeusement du double épisode In A Mirror Darkly d'Enterprise, sur l'USS Defiant et l'univers miroir. Sans surprise, un gay y passe :ninja:. Sans surprise, le plan de Lorca & compagnie est particulièrement médiocre. Sans surprise, Tilly a l'air ridicule en mode mirror universe (mais ça, c'est cohérent avec la plupart des relookings "miroir").

Bref, sans surprise, c'est du Discovery pur jus : c'est rythmé, c'est chatoyant, ça se regarde mais ça n'apporte pas grand chose à la franchise et à l'univers, et c'est ultra-prévisible.

Maintenant, histoire de continuer dans cette prévisibilité, j'attends que les scénaristes nous révèlent que l'Empereur, c'est Michelle Yeoh, descendante de l'Impératrice Hoshi Sato d'Enterprise (ou un truc du genre ^^), et bien sûr, que Lorca avoue qu'il est le Lorca de l'univers miroir, qui a pris la place de son double à un moment ou à un autre.

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Un film, un jour (ou presque) #626 : Le Monde Secret Des Emojis (2017)

Publié le 12 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monde Secret Des Emojis (The Emoji Movie) :

Dans le smartphone d'un jeune adolescent (Jake T. Austin), comme dans tous les smartphones du monde, vivent les emojis, où chaque emoji tient un rôle bien précis et immuable. Mais Gene (T.J. Miller) n'est pas comme les autres : supposé être un emoji "Bof", Gene est incapable de se contenter d'une expression. Rejeté par les siens, Gene part alors d'application en application en compagnie de son compère Tope-Là (James Corden), à la recherche de la hackeuse Rebelle (Anna Faris), et d'un moyen d'échapper à la suppression de son fichier...

....... Ah ouais, quand même.

Le film, produit par Sony Animation, était auréolé d'une réputation calamiteuse à sa sortie US... et effectivement, c'est une bonne grosse bouse ultra-dérivative (on pense très fort à Vice Versa, aux Mondes de Ralph, à la Grande Aventure Lego, etc), pleine de personnages insipides (pourtant doublés par des personnalités compétentes : Corden, Miller, Anna Faris, Patrick Stewart, Sean Hayes...), souffrant d'une écriture et de vannes périmées, et qui prend une grosse partie de ses 80 minutes (générique exclus) à faire du placement produit détaillé pour Candy Crush, Just Dance, Spotify et Dropbox (entre autres).

Le tout sans la moindre originalité, la moindre structure, et tout simplement le moindre intérêt.

Même le message global théorique du film, pas forcément désagréable en soi, est largement éventé, et déjà vu (mieux vaut ne pas parler du message involontaire du film "un smartphone, c'est trop cool, et ça te permet de séduire les filles" ©®SONY...).

1/6 (ça donne presque envie de revoir le film Angry Birds - déjà de Sony - à la hausse)

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Un film, un jour (ou presque) #625 : Justice League (2017)

Publié le 11 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, DC, DCEU, DCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Justice League :

Attirés par la peur et le chaos d'un monde dépourvu de Superman (Henry Cavill), les Parademons de Steppenwolf (Ciarán Hinds), un dangereux extra-terrestre, envahissent la Terre. Pour les contrer, Batman (Ben Affleck) et Wonder Woman (Gal Gadot) recrutent des êtres surpuissants aux quatre coins du monde : Aquaman (Jason Momoa), Flash (Ezra Miller) et Cyborg (Ray Fisher)...

On ne va pas y aller par quatre chemins, ni détailler plus avant la genèse catastrophique de ce Justice League, entre la Warner qui panique et tente de réorienter son film vers quelque chose de "plus Marvel", Zack Snyder qui quitte le navire en cours de route suite à un drame familial (et à la réception hostile des critiques à ses films précédents), et Joss Whedon qui prend le relais pour retourner un gros morceau du film, après avoir servi de script doctor et rajouté de l'humour dans le tout.

En l'état, Justice League est un ratage de plus pour l'écurie DC. C'est bien simple, non seulement le film trahit amplement sa genèse chaotique (les styles Snyder et Whedon ne se marient pas bien, les reshoots sont tous flagrants avec leur Affleck bouffi dans les nouveaux plans et leur Superman "moustachu", le script est décousu et simpliste, la direction artistique bipolaire) mais surtout, il est d'une indigence technique assez aberrante pour un produit de ce calibre.

La photographie est bien souvent immonde (avec des couleurs laides au possible, et un étalonnage numérique voyant), et les effets spéciaux improbablement ratés : non seulement sur le plan des incrustations sur fonds verts, flagrantes, sur celui de l'intégration du corps numérique de Cyborg (aux proportions variables), ou sur le rendu approximatif de Steppenwolf et de certaines doublures numériques, mais plus gênant, 90% des plans dialogués de Superman ont été retournés par Whedon, qui n'avait donc sous la main qu'un Cavill moustachu (pour son rôle de Mission Impossible 6). Résultat : tous ces plans de Superman (de l'ouverture du film à sa scène de post-générique) mettent en scène un personnage à la bouche en images de synthèse (pour effacer la moustache), qui finit par ressembler à un mauvais protagoniste de jeux vidéo, à l'animation labiale défaillante.

Et quand bien même on arriverait à passer outre ces problèmes techniques, on se retrouve confronté à un film qui singe de manière bâclée la formule Marvel, et apparaît tout simplement bancal de bout en bout. Ce n'est pas forcément surprenant, quelque part, puisque Whedon est aux commandes : ce Justice League ressemble énormément à Avengers 2 - L'Ère d'Ultron mais en pire (ou du moins, avec les mêmes défauts, sans avoir les qualités nécessaires pour les compenser, ou les personnages attachants déjà établis) : les effets sont inférieurs, le montage est inférieur, l'écriture est inférieure, la continuité est inférieure, les enjeux sont plus faibles, les personnages moins intéressants (Wonder Woman reste égale à elle-même, même si Gal Gadot joue ponctuellement assez mal ; Cyborg n'a pas le moindre charisme, notamment en VO, et son design est raté ; Batman est inutile, pachydermique, et ressemble parfois à une otarie bourrée à la bière lorsqu'il fait des sauts câblés ; Aquaman n'est pas désagréable ; idem pour Flash, hormis sa course étrange de patineur artistique), le méchant est encore moins convaincant, et la bande originale est encore plus faiblarde, sauf lorsqu'elle invoque brièvement (mais de manière quasi hors-sujet) les thèmes mythiques de Batman et Superman, et celui, plus récent, de Wonder Woman.
 
On se retrouve donc devant un véritable monstre de Frankenstein cinématographique qui prend l'eau de partout, et qui ne fonctionne quasiment jamais : pour faire simple, j'ai vu le film un peu après sa sortie en salles, et à la date d'aujourd'hui, je n'ai le souvenir que d'une scène, celle où un Superman torse nu, fraîchement ramené à la vie, démolit sans efforts tout le reste de la Ligue, y compris un Flash dépassé par la vitesse du Kryptonien.

Une scène efficace, à la fois drôle et impressionnante, et qui, en tant que grand fan de Superman, m'a donné le sentiment, pour la première fois, d'avoir une échelle de pouvoirs respectée à l'écran.

Tout le reste, malheureusement, est à la peine ; oui, c'est ponctuellement plus divertissant, plus positif et moins pompeux que les précédents métrages du DCEU, mais ce n'est pas pour autant que ça en fait un film plus réussi. Plus regardable, peut-être. Mais encore plus anecdotique, c'est certain.

Et particulièrement frustrant pour qui aime, comme moi, ces personnages, et voudrait bien que DC et la Warner se sortent les doigts du boom tube, et arrêtent de saccager des franchises au potentiel pourtant illimité.

2.5 - 0.5 pour les effets spéciaux indignes d'une telle production = 2/6

(presque aussi raté que Suicide Squad, pour des raisons - partiellement - différentes)

(et franchement, malgré tout le capital sympathie de Momoa, je doute vraiment que l'Aquaman en mode glandeur-surfeur métalleux qui nage sur fond vert soit vraiment la solution pour relancer le DCEU)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 1.1 : Iron Man (2008) & L'Incroyable Hulk (2008)

Publié le 7 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, MCU

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Au programme, donc, une intégrale composée de mini-critiques, pour chacun des films Marvel déjà (ou pas encore) chroniqués en ces lieux. À commencer par le film qui a lancé le MCU, et sa Phase 1 : Iron Man.

Iron Man (2008) :

Vendeur d'armes et inventeur de génie, Tony Stark (Robert Downey Jr) se découvre une conscience après être tombé aux mains d'un dangereux groupe terroriste, et il conçoit alors une armure high-tech pour se protéger, et pour protéger le monde...

Alors certes, le film est loin d'être parfait (bande originale insipide, derniers tiers improvisé en cours de tournage, casting inégal - Terrence Howard), mais son sens de l'humour, sa décontraction et ses effets spéciaux convaincants ont donné le LA au reste du MCU. C'est efficace, c'est drôle, c'est spectaculaire, et puis franchement, Robert Downey Jr est tout simplement parfait en Stark.

4.25/6

The Incredible Hulk (2008) :

Pourchassé par l'armée et par son ex-beau père (William Hurt), Bruce Banner (Edward Norton) tente de trouver un moyen de se débarrasser de Hulk, son double incontrôlable. Mais le super-militaire Blonsky (Tim Roth) est sur ses traces...

Là, par contre, c'est tout l'inverse. Comme la plupart des films mettant en vedette Edward Norton (qui s'improvise systématiquement co-scénariste), ça se prend vraiment au sérieux, c'est assez mal rythmé, et il y a des ruptures narratives, notamment vers la fin, qui sonnent vraiment faux. Ajoutez à cela des effets spéciaux assez laids (Hulk est raté, trop sombre, trop veineux... les hélicoptères numériques font toc...), une bande originale quelconque, et du fanservice trop timoré, et on finit avec un métrage totalement oubliable.

2/6

(critique plus détaillée publiée sur ce blog en 2015, à lire ici)

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Christmas Yulefest 2017 - 86 - La Course Aux Cadeaux (2014)

Publié le 4 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Animation, Aventure, Pays-Bas, Belgique

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

La Course aux Cadeaux (Trippel Trappel : Dieren Sinterklaas) :

À l'approche de la Saint Nicolas, Freddie le furet ne rêve que d'une chose : que le vieux barbu apporte à tous ses amis animaux des cadeaux, comme il le fait habituellement pour tous les enfants des Pays-Bas. Freddie décide donc de faire une liste et, accompagné par ses amis Cari le canari et Mosus le phasme, il part à la recherche du navire de Saint Nicolas...

Un dessin-animé néerlandais de Saint Nicolas qui dure une petite heure, et qui se regarde tranquillement, à défaut d'être particulièrement passionnant.

Les chansons sont ainsi à réserver aux plus petits, et les poursuites incessantes, dans la deuxième moitié, pourront lasser le public plus adulte, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement honteux, et ça a bon fond.

Sans oublier l'animation 2d, qui fait assez plaisir à voir malgré ses limites (visiblement, si j'en crois le générique de fin, une partie du projet a été financée de manière participative, donc ça sous-entend un budget de base déjà ultra-faible).

3/6 (un film plutôt à conseiller aux plus jeunes)

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Critiques éclair - The Orville 1x12

Publié le 31 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Aventure, Comédie, Fantastique, Science-Fiction, Star Trek, Orville, Drame

Jusqu'à présent, le point faible de The Orville est clairement Seth MacFarlane, qui semble incapable d'écrire un script sans mettre la vie amoureuse de son personnage en vedette, ou sans recopier de manière appliquée ce que des scénaristes de Star Trek ont déjà traité en long, en large et en travers. Et malheureusement, pour cette fin de saison...

The Orville 1x12 - Mad Idolatry :

Le vaisseau découvre une planète primitive où le temps s'écoule bien plus vite qu'à bord, et lorsqu'une navette de l'Orville s'y écrase, Kelly donne involontairement naissance à une religion qui prend rapidement des proportions inouïes...

Encore un épisode signé MacFarlane, encore un bon paquet de scènes romantiques entre son personnage et Kelly, encore de l'humour inégal, et surtout, encore un script qui repompe allègrement Star Trek, au point de ressembler à une compilation de Who Watches the Watchers (STTNG), de Blink of an Eye (ST VGR), et de Meridian (ST DS9).

Pourquoi pas, en soi, si c'est bien fait. Ici, malheureusement, tout est beaucoup trop scolaire et basique, avec un accident de navette (encore un... pas surprenant, avec Braga à la réalisation !), des rebondissements tous plus téléphonés les uns que les autres, des personnages toujours aussi incompétents, et une conclusion un peu précipitée, en plus d'être vraiment didactique et donneuse de leçons.

Alors en soi, ce n'est pas forcément mauvais (et je suppose que si l'on n'a jamais vu les épisodes de référence que MacFarlane reprend, ça peut même paraître frais et original), mais au final, la série souffre toujours des mêmes problèmes, et il reste à espérer que la saison 2 saura s'en extraire pour proposer quelque chose de moins dérivatif.

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Christmas Yulefest 2017 - 67 - Un Super Mini-Noël (2017)

Publié le 28 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Jeunesse, Nickelodeon, Yulefest, Comédie, Aventure

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Un Super Mini-Noël (Tiny Christmas) :

La nuit de Noël, Emma (Riele Downs) et sa cousine Barkley (Lizzy Greene) sont malencontreusement miniaturisées par Elfonso (Graeme McComb), un lutin inventeur maladroit. Désormais perdus dans le voisinage, les deux adolescentes doivent trouver un moyen de rentrer chez elles avant que le soleil ne se lève, et qu'elles ne soient bloquées à jamais dans cet état...

Une comédie Nickelodeon d'une durée d'une petite heure à peine, produite par Marvista (aïe) et qui se trouve au croisement de Chérie, J'ai Rétréci les Gosses et du Sapin a les Boules, le tout à la sauce Nick surjouée et frénétique, telle que reproduite par deux scénaristes habitués des productions Hallmark.

Autant dire qu'à moins d'avoir moins de 10 ans, d'être particulièrement réceptif à ce style de personnages et d'humour très caricatural et enfantin (les lutins, par exemple, sont assez désastreux et fauchés) où tout le monde cabotine, à ces grosses ficelles narratives habituelles, et à ces effets spéciaux qui n'ont pas forcément beaucoup progressé depuis les années 80-90, on risque de ne pas forcément y trouver son compte.

Dommage. Santa Hunters, en 2014, était nettement plus sympathique. Mais bon, au moins, l'héroïne est afro-américaine, ça apporte un peu de diversité.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2017 - 56 - 48 Voeux de Noël (2017)

Publié le 24 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Jeunesse, Canada, Fantastique, Comédie, Aventure

Noël est là, et chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest continue avec son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

48 Vœux de Noël (48 Christmas Wishes) :

Après avoir malencontreusement détruit un sac de 48 vœux la veille de Noël, Mindy (Clara Kushnir) et Cam (Ethan Yang), deux lutins du Père Noël, quittent le Pôle pour se rendre dans le Minnedoza, et retrouver les enfants humains ayant fait ces souhaits. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, et les lutins sont contraints de demander l'aider du jeune Blake (Liam MacDonald), dont la famille peine à retrouver l'esprit de Noël...

Une comédie familiale de Noël produite, réalisée et écrite par une petite maison de production canadienne, Brain Power Studio, déjà à l'origine de plusieurs métrages au budget limité, comme Un Noël pour se retrouver, Une Demande en Mariage pour Noël, L'Arche de Noël, Operation Christmas List, ou encore Mariage sous la Neige.

Des productions inégales qui partagent souvent des seconds rôles récurrents, une réalisation approximative, et une interprétation inégale, mais aussi un volonté de bien faire qui n'a pas forcément à envier aux productions Hallmark en pilotage automatique.

Ici, on est dans la même catégorie : la direction artistique n'est pas désagréable, ça a bon fond (le propos sur le deuil est assez bien traité), mais d'un point de vue technique, c'est plein de petits défauts qui finissent par s'accumuler et par peser : l'interprétation des enfants, notamment, est très inégale, alternant entre juste et surjouée (la plus à l'aise étant Maya Franzoi - Clara Kushnir & Ethan Yang ne sont pas mauvais, mais ils auraient mérité d'être un peu mieux encadrés, au niveau du jeu, car ils en font occasionnellement un peu trop), et les effets sont assez fauchés, en plus d'être rares.

Cela dit, il est probable que le public visé - les jeunes enfants - ne prêtent pas vraiment attention à tous ces défauts, et se laissent embarquer dans cette quête pas très sérieuse. Les adultes, cependant, auront un peu plus de mal.

3/6 en étant indulgent.

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Les bilans de Sygbab - Spartacus : Les Dieux de l'Arène (2011)

Publié le 16 Décembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Histoire, Starz

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Spartacus : Les Dieux de l'Arène (Spartacus : Gods of the Arena) :

Une préquelle est toujours un exercice de style difficile, à fortiori quand elle est due à l'absence de l'acteur principal pour cause de maladie - une contrainte de production pour le moins exceptionnelle. Il faut en effet savoir instiller un intérêt autre que le sort des personnages dont on connaît à l'avance l'évolution, ou encore disséminer quelques détails épars fournissant un éclairage différent sur certains évènements.

Cependant, il existe un écueil, et pas des moindres : à force de vouloir tout expliquer, des incohérences peuvent voir le jour, et quelques éléments sont susceptibles de désamorcer des situations placées dans le futur ou de décrédibiliser certains personnages.

Le traitement réservé à Crixus en est le meilleur exemple : cela casse un peu le mythe de constater que son statut de champion invaincu provient d'un abandon volontaire de Gannicus. Il en est de même pour Ashur : la première saison faisait référence à de nombreux combats dans l'arène, laissant penser qu'il était un grand combattant. Or, seule sa fourberie est mise en avant...

Dans les grandes lignes, la plupart des détails sont tout de même bien exploités, et la façon dont le lien est fait avec le développement futur des personnages est satisfaisante. Il y a même de très bonnes idées, comme le fait de montrer Lucrecia comploter contre son beau-père pour que son mari s'épanouisse et laisse libre cours à son esprit déviant et à son ambition dévorante.

Pour ne pas dépayser le téléspectateur, le ton est toujours aussi trash, avec les mêmes ingrédients : une violence toujours aussi graphique, et des mœurs débridées qui donnent lieu à des orgies et autres joyeusetés. Là où le bât blesse, c'est dans le déroulement de l'histoire, qui opère une sorte de mimétisme avec la première saison : un champion est adulé et d'autres cherchent à le destituer. Cela est certes inhérent à la condition des gladiateurs, voués à mourir à tout instant, mais il n'y a pas beaucoup de variété.

Les scénaristes essaient pourtant de se démarquer en introduisant un Gannicus au caractère bien trempé, qui ne cherche pas à honorer la Maison à laquelle il appartient tant il est absorbé par sa gloire et par les plaisirs qui en découlent. Mais ils font l'erreur de lui octroyer une manière de combattre similaire à Spartacus puisqu'il porte deux épées, ce qui invalide la volonté de s'écarter du héros principal de la série.

C'est tout aussi contre-productif que les clins d’œil un peu forcés, comme l'exhibition entre Gannicus et Crixus qui se transforme en combat réel (idée qui reviendra encore plus tard) : le dénouement est certes plus heureux que la confrontation entre Varo et Spartacus, mais la scène est dénuée d'intensité. Évidemment, cela rentre dans le cadre d'une intrigue principale clairement établie et qui tourne autour des machinations incessantes de Batiatus afin d'élever sa position, mais ce n'est pas bien passionnant.

Voilà bien le principal souci : les ingrédients principaux sont toujours là, les petits subtilités concernant les personnages sont dans l'ensemble savoureuses, mais l'emballage n'est pas à la hauteur.

Cela est peut-être dû au fait qu'il n'y ait que six épisodes, mais les ennemis de Batiatus manquent de charisme malgré les efforts fournis pour les rendre impitoyables, notamment dans le cas de Tullius. De fait, les complots du premier n'ont pas le même poids, d'autant qu'on avait déjà compris qu'il est sans foi ni loi.

La copie est un peu brouillonne, mais en remettant cela dans le contexte précité, le travail effectué reste intéressant - sur certains points seulement.

Il n'y a toutefois rien d'indispensable.

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Les bilans de Sygbab - Spartacus, saison 1 : Le Sang des Gladiateurs (2010)

Publié le 10 Décembre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Action, Aventure, Histoire, Starz

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Spartacus, saison 1 : Le Sang des Gladiateurs (Spartacus : Blood and Sand) :

Avant que ce projet ne se concrétise, la liste des séries produites par Sam Raimi et ses fidèles collaborateurs - tel Rob Tapert - était déjà éloquente. Parmi elles, Hercules et Xena sont les plus connues, et celles qui se rapprochent le plus de Spartacus si on se focalise uniquement sur la réécriture d'évènements historiques ou mythologiques. Mais le parti pris n'est pas le même : le second degré des deux premières citées contraste avec le premier degré de l'histoire du gladiateur Thrace.

Pour autant, Xena avait parfois un ton plus sérieux, mais cela ne coïncidait pas avec les meilleurs moments de la série. D'ailleurs, contrairement à la qualité intrinsèque de leurs productions déjantées (Cleopatra 2525, Jack of All Trades), celles qui ont été abordées sous un angle plus sérieux ne sont pas de grandes réussites (American Gothic est le parfait exemple : les bonnes idées y sont noyées par une écriture mal maîtrisée).

Ce passif peut donc laisser dubitatif au vu de la note d'intention de cette énième version de la rébellion des gladiateurs contre l'Emprie Romain, et le pilote ne fait que renforcer la défiance vis-à-vis de ce projet. Débilitant à souhait, celui-ci dévoile les ingrédients d'une recette simpliste : entre le gore grand-guignolesque des batailles - avec des gerbes de sang numériques de mauvais goût - et la dépravation sexuelle, l'aspect outrancier prend le dessus.

Par conséquent, la présentation des personnages est bâclée, comme si le seul contexte historique servait à les connaître. Une fainéantise extrême qui rebute, et qui est presque rédhibitoire.

Fort heureusement, le tir est rectifié assez rapidement, si toutefois le second épisode n'a pas achevé les plus exigeants. Que cela soit volontaire ou non, l'arrogance initiale de Spartacus le rend presque insupportable, et cela permet à d'autres personnages de tirer leur épingle du jeu grâce à un temps de présence bien réparti.

Que ce soit la brute Crixus, le charismatique doctore, cet enfoiré de Batiatus ou bien d'autres encore, chacun prend de l'épaisseur au fur et à mesure. C'est d'ailleurs une nécessité : l'action se déroulant principalement au Ludus Magnus, il faut bien que la vie qui y est décrite soit un tant soit peu intéressante.

L'histoire commence à prendre corps, et l'univers dépeint dénote par sa violence et sa brutalité extrêmes, même si la manière de le montrer est souvent exagérée. Il vaut mieux occulter également le côté soap de la série, parfois trop développé.

Pourtant, les scénaristes réussissent également à trouver un certain équilibre pour traiter les différents aspects de la série : états d'âme des protagonistes, machinations politiques, relations tumultueuses, combats dans l'arène qui deviennent mieux chorégraphiés au fil du temps sans l'emporter sur le reste, le programme est chargé. Ces éléments sont utilisés à bon escient, notamment dans l'épisode Revelations qui s'avère être une véritable démonstration dans le fameux exercice du toutéliage.

Un autre moment intéressant se situe dans l'épisode Mark of the Brotherhood : à l'occasion de l'arrivée nouvelles recrues fraîchement achetées par Batiatus, Œnomaüs effectue le même discours que lors de l'arrivée de Spartacus, qui se faisait rosser par Crixus en guise d'exemple.

Mais cette fois-ci, les rôles sont inversés puisque le Thrace est désormais le champion de Capula et donne la leçon à son rival diminué mais rongé par l'orgueil et déterminé à prouver de nouveau sa valeur. L'ascension de l'un et la déchéance - provisoire - de l'autre sont la conséquence directe du combat contre le géant Theokoles, qui tient en haleine par son intensité et ses rebondissements.

Être un champion octroie certains honneurs, qui ne sont malheureusement qu'illusoires. Les gladiateurs combattent pour la gloire au péril de leur vie, sont adulés, et vivent certes dans de bien meilleures conditions que certains misérables qui bénéficient de leur liberté, mais ils restent des esclaves, dont la vie n'a aucune importance pour leurs maîtres du moment que leurs performances rapportent énormément d'argent.

Spartacus s'en aperçoit lorsqu'il découvre dans quelles conditions sa femme a été tuée, et rendu fou de rage par les machinations de Batiatus (un bel enfoiré dans toute sa splendeur, parfaitement interprété), il décide alors de mener ses compagnons dans une révolte sanglante.

Si ses raisons sont parfaitement valables, cet élément déclencheur accélère l'intrigue trop brutalement. En dehors de Crixus qui en veut à Lucretia, les autres gladiateurs n'ont jamais vraiment rejeté leur nouvelle vie. Les voir subitement prêt à suivre le Thrace dans ce qui peut être considéré comme une folie rend donc ce soulèvement peu crédible.

On retrouve là la fainéantise entrevue dans le pilote : les scénaristes ont tendance à se reposer sur le contexte historique mais semblent oublier que même en connaissant les grandes lignes de cette histoire, le téléspectateur a besoin d'être impliqué. Cela nécessite donc une plus grande rigueur dans l'écriture.

Malgré ces scories, la série a une véritable identité, aussi bien au niveau visuel - malgré des choix discutables déjà évoqués auparavant - que dans le ton, et brosse le portrait de personnages qui finissent par s'avérer intéressants. C'est inégal, mais respectable.

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Critiques éclair - The Orville 1x11

Publié le 9 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Comédie, Aventure, Orville, Star Trek, Drame, Fox

The Orville a trouvé son rythme de croisière, et devient presque une série recommandable... lorsque MacFarlane n'est pas au scénario. Et malheureusement...

The Orville 1x11 - New Dimensions :

Le vaisseau découvre une poche d'espace à deux dimensions, alors même que le Capitaine et Kelly découvrent que LaMarr est en fait un surdoué génial.

C'est amusant, MacFarlane revient au scénario, et aussitôt, ça redevient bancal et très inégal, avec des vannes et des gags qui tombent à plat (l'intro), des références à la pop culture moderne, des disputes d'ex-couple, un épisode centré sur les sentiments du Capitaine, et du recyclage : ici, en l'occurrence, le côté espace 2D (assez joli, visuellement, façon rétro 80s/néons/Tron) rappelle les extra-terrestres bidimensionnels de Next Gen... et bien entendu, toute la sous-intrigue de LaMarr, littéralement photocopiée sur ce qui est arrivé à Geordi La Forge - afro-américain, navigateur inutile durant toute la première partie de la série, et qui soudain est catapulté chef ingénieur du vaisseau.

Soit. Un peu de méta n'a jamais fait de mal à personne, mais MacFarlane a une trop grande estime de son écriture : il aime se donner le beau rôle, placer des références obscures (Flatland), et le titre de l'épisode, à double sens, est bien moins malin que ce qu'en pense probablement le showrunner.

Dans l'ensemble, ça se regarde, mais ça s'éparpille, c'est loin d'être toujours intéressant (d'autant que l'acteur qui interprète LaMarr n'est pas toujours très bon), et ça n'apporte pas grand chose au schmilblick... en fait, ça ressemble beaucoup au tout début de saison de cette série, en un peu plus développé tout de même.

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Critiques éclair - The Orville 1x10

Publié le 2 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Science-Fiction, Star Trek, Drame, Action, Aventure, Orville, Fox

Star Trek Discovery, c'est terminé pour l'instant, mais The Orville continue jusqu'à la pause de Noël, et la série continue de trouver petit à petit son ton, et son chemin...

The Orville 1x10 - Firestorm :

Perturbée par sa phobie du feu, qui s'est manifestée au moment le plus inopportun et l'a empêchée de sauver un membre d'équipage, Alara décide d'étudier l'origine de cette peur. Mais rapidement, des phénomènes étranges se manifestent à bord, et des phobies de tous types commencent à s'en prendre à la jeune femme...

Un épisode plus sérieux, qui joue la carte de la tension et même de l'horreur, avec une approche qui m'a un peu rappelé certains épisodes de Star Trek TOS, jusqu'au combat mano-a-mano du protagoniste avec le méchant de service.

(techniquement, il aurait fallu que l'uniforme d'Alara se déchire pour que l'hommage aux combats de catch de Kirk soit complet, mais bon, on ne va pas trop en demander)

C'était donc plutôt sympathique - encore une fois, je remarque que lorsque MacFarlane n'est pas au script, c'est mieux équilibré et structuré (et moins lourd) - bien qu'imparfait, notamment au niveau du rythme. De plus, n'importe quel spectateur un peu aguerri devine dès le début de l'épisode qu'il va avoir droit à un retournement de situation plus ou moins inspiré pour expliquer tout ça.

Ici, le retournement en question n'est pas désagréable, sans être d'une originalité folle, mais au moins il permet de souligner qu'une fois de plus, les personnages de The Orville sont mille fois plus intéressants à suivre et attachants que ceux de STD, et qu'ils ont une véritable unité, un esprit de corps qui fait plaisir à voir.

Si la série parvient à continuer sur cette lancée, et à éviter de retomber dans les clichés du pastiche basique made in MacFarlane, The Orville va peut-être finir par évoluer dans une bonne direction.

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Christmas Yulefest 2017 - 06 - La Reine des Neiges 3 : La Princesse des Glaces (2016)

Publié le 29 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Animation, Aventure, Russie, Jeunesse

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

La Reine des Neiges 3 : La Princesse des Glaces (Snezhnaya koroleva 3 : Ogon i led) :

Après leur combat contre la Reine des Neiges et le reste de leurs aventures épiques, qui les ont rendus célèbres dans tout le royaume, les temps sont durs pour Gerda et Kai, et le duo est contraint de rendre visite à Orm, le troll, et à sa famille ; en chemin, ils rencontrent Rollan, un justicier espagnol, et Alfida, la fille de la Reine des Pirates : il n'en faut pas plus que Gerda et Kai se séparent, et s'engagent sur des chemins bien différents... puisque rapidement, Rollan et Gerda soient transformés en incarnations magiques des éléments du Feu et de la Glace.

Après un premier volet très moyen, et un second volet qui délaissait les héros de la Snow Queen, pour se concentrer sur le faire-valoir comique troll (sans grand succès), voilà que nos amis les Russes remettent encore le couvert, en coproduction avec la Chine, et avec cinq co-scénaristes à l'écriture (dont un Américain de chez Disney).

Et j'ai envie de dire que ça se sent très clairement, puisque le film passe son temps à repiquer des idées à droite et à gauche, dans un gros melting-pot gentiment décousu : de la Reine des Neiges de Disney, le film recycle Gerda en mode Elsa (tant au niveau de l'apparence que des nouveaux pouvoirs), les trolls toujours plus trollesques, la transformation du love-interest de Gerda en antagoniste aux 3/4 du film, les petites mascottes de Gerda et Rollan rappelant fortement les snowgies de Frozen Fever ; ailleurs, c'est toute la patte Dreamworks qui est reprise, entre l'âne de Shrek, l'ouverture façon Chat Potté, la musique clairement photocopiée sur les Dragons de John Powell, l'affrontement contre le Dragon final ; là, les Indiana Jones, avec le temple et son cadavre habillé comme Indy, ou encore le final au bord de la falaise ; sans oublier une petite touche de Harry Potter, avec une visite dans la bibliothèque magique des trolls, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la visite de Harry chez Gringotts ; ou encore, bien évidemment, les Pirates des Caraïbes...

Bref, un script assez faible, qui mange à tous les râteliers, utilise du slapstick et de l'action médiocre pour remplir son heure et demie, et à l'humour assez bas-de-plafond (parfaitement illustré par le moment où Rollan tente de s'envoler en utilisant ses pouvoirs de feu, façon rayons répulseurs d'Iron Man aux pieds et aux mains, mais n'y parvient que lorsqu'il écarte les jambes, et se propulse en émettant des flammes depuis son anus. Whouhou, c'est la grande rigolade).

Et c'est bien dommage que l'écriture soit à ce point médiocre, car avec chaque nouveau volet, les équipes techniques font un travail de plus en plus abouti : visuellement parlant, ce film n'a plus grand chose à envier aux productions américaines les moins riches, voire même au milieu de gamme de Dreamworks.

Snow Queen 3 n'est pas tourné à l'économie, il est même plutôt beau, visuellement, et reste même tout à fait regardable (et plus intéressant que le second volet). Néanmoins, il a toujours énormément de problèmes d'écriture, qui font que cette production sino-russe, assez dérivative, n'est pas encore au niveau de la concurrence américaine, loin de là.

3.25/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x09 & The Orville 1x09

Publié le 26 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Après une semaine de pause, je retrouve Orville et Discovery, pour la suite de la comédie de MacFarlane, et la conclusion de la première partie de la saison de Discovery...

​Star Trek Discovery 1x09 :

Alors que la guerre tourne subitement à l'avantage des Klingons, Lorca décide de jouer le tout pour le tout, afin de percer le camouflage des navires klingons... quitte à, pour cela, épuiser son ingénieur et les moteurs du Discovery...

Star Trek Discovery 1x09, ou quand le summum de la modernité, dans Trek, c'est d'avoir des "fuck" en début de saison, et une klingonne vaguement topless dans un flashback.

*soupir*

Bref. C'était rythmé, c'était plein d'action, mais le problème, dès que l'on prend quelques minutes pour y réfléchir, c'est que c'est bourré de facilités (l'équipage du Discovery qui résout le problème du camouflage ennemi en deux heures, alors que tout Starfleet planche dessus depuis des mois) et ça repose entièrement sur les 8 épisodes précédents, et sur leurs caractérisation/développement/écriture aléatoires. Autrement dit, ça aurait fait un final tout à fait convenable si ce qui était arrivé auparavant était meilleur.

En l'état, si on ferme les yeux sur la magouille finale de Lorca pour éviter de rentrer à la maison (magouille qui les envoie probablement dans un univers parallèle - pitié, pas l'Univers Miroir), sur la romance qui ne marche pas entre Burnham & Ash "non non non je ne suis pas un Cylon Klingon agent dormant qui s'ignore" Tyler, ou encore sur Burnham qui désobéit systématiquement aux ordres, et parvient à tenir tête à un Klingon en combat singulier parce que girl power et parce qu'elle est trop forte, ce n'était pas une fin de (demi)saison désagréable (bien que souffrant à nouveau d'une écriture gentiment pataude).

(par contre, je redoute de plus en plus le bottage en touche inutile de petit malin - n'oublions pas que c'est Alex "Fringe" Kurtzman à la barre - avec un "ha ha en fait, le Discovery, c'est un vaisseau qui ne provient pas de l'univers de TOS, ni de l'univers de nuTrek, ni de l'univers-miroir, mais d'un autre univers parallèle, c'est pour ça que tout est différent, on vous a bien eus !" ou une fausse bonne idée dans ce genre... avec tous les mystères mystérieux entourant Lorca et volontairement laissés en suspens, plus rien ne m'étonnerait, au point où on en est...)

The Orville 1x09 - Cupid's Dagger :

Alors que l'équipage du Orville tente de conclure un traité de paix entre deux peuples en guerre pour une même planète, l'archéologue Darulio (Rob Lowe), ex-amant de Kelly, arrive à bord, et aussitôt, la situation se complique, puisque sa présence semble déclencher des réactions inhabituelles au sein de l'équipage...

Retour sur la relation Ed/Kelly, à l'occasion d'un épisode ouvertement comique, puisqu'on est ici dans la farce à tendance The Naked Now (TOS) ou Fascination (DS9), avec un Rob Lowe en séducteur irrésistible au cœur d'un triangle amoureux avec les deux personnages sus-cités.

Alors on fermera les yeux sur le parallèle ultra-pataud qu'on devine entre la situation diplomatique de la semaine, et le conflit israélo-palestinien, ou encore sur le fait que le déroulement du script est cousu de fil blanc, et on se contentera d'admettre que cet épisode, dans son ensemble, fonctionne plutôt bien en tant que gaudriole parodique, qui se paie même le luxe d'avoir une scène de sexe entre le médecin et le blob (pour tous ceux qui voulaient savoir comment Kira et Odo avaient des rapports intimes... on a la réponse), et de multiples extra-terrestres au maquillage très réussi.

Et puis je me suis fait la remarque en cours d'épisode, mais Orville réussit totalement là où Discovery se plante : avoir de multiples personnages attachants que l'on prend plaisir à suivre semaine après semaine, et qui sont relativement bien développés compte tenu de leur maigre temps à l'écran.

(et puis il faut bien saluer l'ouverture d'esprit du show... ça fait toujours plaisir de voir une série aborder certaines relations sans la moindre hésitation)

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Un film, un jour (ou presque) #617 : Thor Ragnarok (2017)

Publié le 17 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thor Ragnarok :

Lorsque Hela (Cate Blanchett) ressurgit pour conquérir le trône d'Asgard - ou le détruire, le cas échéant - Thor (Chris Hemsworth) voit son monde bouleversé : son marteau est pulvérisé, et il est envoyé à l'autre bout de l'univers, sur Sakaar, pour y devenir un gladiateur dans les jeux du cirque du Grand-Maître (Jeff Goldblum). Mais, là, il retrouve (contre toute attente) l'incroyable Hulk (Mark Ruffalo), qu'il va devoir affronter dans l'arène s'il veut s'échapper...

Troisième chapitre des aventures Thor (un pan de l'univers Marvel au succès, il faut bien l'admettre, assez mitigé), confié cette fois-ci à Taika Waititi, réalisateur et scénariste néo-zélandais très porté sur la comédie (voir l'excellent Vampires en toute intimité, et Hunt for the Wilderpeople).

Ce qui, forcément, se retranscrit à l'écran par un Thor en mode comédie pure, totalement déjanté et au parfum nostalgique 80s & néons façon Flash Gordon & pochettes d'albums de heavy metal : c'est bigarré, c'est déconneur, c'est drôle, ça part dans tous les sens (quitte à être bordélique), et pour peu qu'on accroche au ton cabotin, aux caméos improbables, ou qu'on ne soit pas trop aigri, ça fonctionne plutôt bien, un peu à l'instar d'un Spider-Man Homecoming (mais en nettement moins sage).

Alors certes, comme pour toute chose, il faut manier l'humour avec mesure et subtilité, et Thor Ragnarok a un peu tendance à systématiquement désamorcer ses scènes dramatiques avec des punchlines et des vannes - un reproche que les détracteurs font systématiquement à tous les films Marvel, mais qui, en réalité, ne s'applique qu'à une poignée d'entre eux.

On peut effectivement le regretter, et se dire que le récit de ce Thor 3 aurait pu être plus fort sans ces gags à répétition (on peut notamment regretter que l'exécution de certains personnages secondaires ne soit jamais développée, et n'ait pas de répercussions sur Thor).

Mais il ne faut pas non plus oublier que Thor Ragnarok, en dépit de son titre menaçant, est en réalité le calme avant la tempête Avengers 3 & 4 : deux films qui devraient s'avérer nettement plus sérieux et sombres que tout ce qui aura précédé, pour ne pas dire plus apocalyptiques.

Il faut donc prendre ce Ragnarok (qui pourrait aussi bien être sous-titré Asgardians of the Galaxy, tant les deux franchises ont désormais beaucoup en commun) comme une récréation qui permet enfin à Thor et à son univers d'exister loin de Jane Foster et de son cadre très étriqué : ce n'est pas plus mal, on ne s'ennuie pas un seul instant, et le film réussit son pari de divertir, tout en chamboulant assez clairement l'équilibre des forces établies du MCU.

4/6 (probablement un peu plus lorsque je le verrai en VO, parce qu'on y perd un peu en VF au niveau de la diction et de l'interprétation improbable de Jeff Goldblum)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x08 & The Orville 1x08

Publié le 11 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Sept épisodes partout pour Orville et Discovery, et deux séries qui restent toujours, pour le moment, très peu probantes sur la durée...

​Star Trek Discovery 1x08 :

Alors que la guerre tourne à l'avantage des Klingons, Burnham, Tyler et Saru partent explorer une planète étrange, qui permettrait à la Fédération de détecter les vaisseaux klingons camouflés... mais les apparences de cette planète sont plutôt trompeuses.

Avant-dernier épisode avant la pause de mi-saison, et 37 minutes (!!!) brouillonnes et décousues qui tentent d'accomplir tout et son contraire, sans jamais vraiment y parvenir.

En vrac, on a donc la romance Burnham/Tyler ; un combat spatial ; les manigances des Klingons ; la guerre qui, soudain, alors que la Fédération remportait le tout dans le précédent épisode, est désormais largement à l'avantage des Klingons ; l'ingénieur qui commence à perdre pied ; Saru, Burnham et Tyler qui visitent Ferngully ; l'Amirale capturée ; et deux grands classiques de Star Trek : d'un côté, le membre d'équipage - ici, Saru - qui perd la tête en visitant une planète d'apparence paradisiaque, et se révolte contre les siens, et de l'autre, Errand of Mercy, avec ici des pseudo-Organiens, êtres immatériels, lumineux et pacifistes qui attirent Fédération et Klingons chez eux pour tenter de leur faire faire la paix, de gré ou de force.

Tout ça en 37 minutes, donc (une nouvelle fois, comme avec le pilote, on sent bien le double épisode de 85-90 minutes hâtivement découpé en deux), avec un rendu visuel assez fauché sur la planète-des-forêts-de-Vancouver, et une interprétation parfois moyenne de SMG.

Ça fait illusion parce qu'on n'a pas vraiment le temps de réfléchir, et parce que Doug Jones est toujours impeccable, mais en soi, ce n'est pas particulièrement bon ou mémorable.

The Orville 1x08 - Into The Fold :

Lorsqu'un accident de navette sépare le Dr. Finn de ses deux enfants, ces derniers échouent sous la surveillance d'Isaac, tandis que Finn, elle, tombe aux mains d'un autochtone menaçant (Brian Thompson)...

Encore un épisode qui me laisse étrangement mitigé...

D'un côté, avec Braga & Bermanis (de Star Trek Voyager) à l'écriture, on se retrouve avec un script ultra-balisé, mêlant un bon vieux crash de navette à la Voyager, à "Data s'occupe de deux enfants", saupoudré d'une couche d'un pseudo 10, Cloverfield Lane inabouti dans lequel Penny Johnson s'acquitte très bien de sa tâche, mais ne peut éviter les problèmes de script inhérents aux deux scénaristes (on saluera notamment le moment où, assaillis par des centaines de maychants anonymes, le docteur insiste pour que son fils règle son arme sur "étourdir", car "il ne faut pas se rabaisser à leur niveau et il faut rester humain"... alors même que cinq minutes plus tard, elle n'a pas hésité à éventrer son geôlier pour pouvoir s'échapper).

Un script cliché de bout en bout, donc, sans la moindre dose d'originalité, au rythme vraiment pépère, et au premier degré confondant...

Mais paradoxalement, il ne fonctionne pas trop mal dans le genre, principalement au niveau de l'interprétation, du rendu visuel, et des liens qui se tissent entre les personnages.

Je suis par conséquent assez mitigé, comme je pouvais l'être devant bon nombre d'épisodes de Voyager plaçant des personnages sympathiques et/ou attachants dans des situations insipides et génériques.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x07 & The Orville 1x07

Publié le 4 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, Comédie, CBS, Fox, Orville, Discovery

Après son meilleur épisode, The Orville a pris une semaine de pause, mais était de retour le 26/10 dernier ; Discovery, elle, continue son petit bonhomme de chemin, s'approchant de plus en plus de sa pause de mi-saison, sans réellement avancer...

​Star Trek Discovery 1x07 :

Le Discovery est pris dans une boucle temporelle de trente minutes manipulée par Mudd, qui s'infiltre à bord en se cachant dans le ventre d'une baleine spatiale et massacre l'équipage pour voler le navire ; la seule manière de résoudre cette situation, c'est pour Burnham d'avouer ses sentiments à Ash Tyler, pour le convaincre de l'aider.

:ninja:

Ce qui est bien avec ce photocopillage de Cause and Effect (STTNG 5x18) le format boucle temporelle à la Un Jour Sans Fin, c'est que ça permet d'imposer un rythme et une dynamique artificielle au récit, une sorte de compte à rebours forcé qui cache de manière bien pratique tous les problèmes du scénario, et ses grosses ficelles maladroites.

Par exemple, assez symptomatique : chacune des boucles temporelles présentées ici résulte en la mort de tout l'équipage. Et à aucun moment, le spidey sense de Saru ne se déclenche. Oups.

Autre exemple : toute cette situation se déclenche lorsque Mudd s'introduit à bord, caché dans une baleine de l'espace que le Discovery recueille. On peut se demander pourquoi, à aucun moment, les officiers conscients du problème ne tentent d'empêcher la boucle temporelle en laissant la baleine de l'espace à sa place, sans l'amener à bord.

Ou encore le fait que les personnages passent la moitié de leurs boucles temporelles à parler sentiments et à flirter plutôt qu'à demander leur avis au capitaine et à Saru.

Ou encore, le fait que l'épisode tente une fin semi-ironique et comique, à la TOS, avec Mudd, sa femme et son beau-père, alors qu'on vient de passer 40 minutes à transformer le Mudd rondouillard et roublard mais inoffensif de TOS, en Mudd grimdark impitoyable, qui a massacré plus de cinquante fois tout l'équipage sans le moindre remords, pour mettre la main sur le vaisseau. Forcément, tout de suite, le ton léger passe nettement moins bien, d'autant que le Mudd repart en connaissant le secret du Discovery (et celui des cristaux temporels magiques/de l'espèce inconnue qui les maîtrise), et que ça n'a pas l'air d'émouvoir qui que ce soit.

Et puis ça m'a frappé en regardant cet épisode, mais Burnham est vraiment écrite comme Seven of Nine dans Voyager : distante, torturée, victime de sa réputation et de son passé, peu à l'aise au sein de la société humaine et de l'équipage, qui tente de s'intégrer, etc... sauf que SMG n'a pas un tiers du charisme de Jeri Ryan, pas la moitié de son talent d'actrice (et je ne parle même pas du sex appeal, qui n'entre pas vraiment en ligne de compte ici), et qu'en plus, elle et Tyler ont une alchimie négative.

(ah, et j'ai failli oublier Lorca, capitaine d'un vaisseau scientifique, qui, confronté à une forme de vie extraterrestre rarissime, répète encore et encore qu'il n'en a absolument rien à foutre :pouce: )

Mais bon, si on enrobe tout ça de beer pong sur fond de Fugees remixant les Bee Gees, et de caméra penchée, ça fait visiblement illusion, à en juger par l'accueil enthousiaste de bon nombre de fans...

The Orville 1x07 - Majority Rule :

Lors d'une mission sur une planète très similaire à la Terre du 21ème siècle, où le vote populaire fait force de loi par le biais des médias et des réseaux sociaux, LaMarr commet un impair en public, et est arrêté. À l'équipage de le tirer de là avant qu'il ne soit lobotomisé...

Seth MacFarlane de retour au scénario, et on retombe immédiatement dans des sentiers bien arpentés par les franchises Trek (Wesley Crusher dans l'épisode Justice, STTNG 1x08), Sliders, mais aussi par Black Mirror et Community (MeowMeowBeenz) : on a donc droit à un script melting-pot qui recycle tout ça en une sorte de satire inégale de la société américaine moderne, de la vindicte populaire, etc.

Rien de bien original, le traitement est très simpliste, ça repompe à droite et à gauche, et ça permet d'économiser du budget en tournant à 90% dans une ville contemporaine, mais ça pourrait presque fonctionner si LaMarr n'était pas un boulet insupportable, si l'équipage n'était pas composé de bras cassés (qui se contentent de tout observer depuis l'orbite sans rien tenter pendant 95% de l'épisode), et si le script ne manquait pas à ce point de profondeur et de rigueur : par exemple, on ne nous explique jamais à quoi servent les upvotes ; Alara est obligée de se déguiser à l'arrache, alors que dans l'épisode précédent, deux membres d'équipage changeaient complètement d'apparence pour s'infiltrer, sans problème ; l'équipage arrive sur place en touriste, sans rien connaître de la planète, pas même son fonctionnement basique, alors même que des anthropologues de l'Union envoyaient supposément des rapports détaillés et réguliers depuis sa surface ; le dispositif de camouflage de la navette sort de nulle part, et y retourne tout aussi vite...

Bref, un épisode tout à fait regardable, mais ultra-dérivatif, et donc typique de ce qu'est The Orville sous la plume de MacFarlane.

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