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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #aventure catégorie

Un film, un jour (ou presque) #852 : Spider-Man - New Generation (2018)

Publié le 9 Janvier 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Action, Fantastique, Marvel, Science-Fiction, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Spider-Man - New Generation (Spider-Man : Into the Spider-Verse - 2018) :

Mordu par une araignée radio-active, Miles Morales (Shameik Moore) se découvre des pouvoirs incroyables, alors même que Peter Parker (Chris Pine) trouve la mort, devant ses yeux, aux mains du Kingpin (Liev Schreiber) et de ses sbires. Mais lorsqu'un autre Peter Parker (Jake Johnson), croise le chemin de Morales, ils comprennent vite que le Kingpin tente d'abattre les barrières entre les réalités parallèles : avec l'aide de Spider-Gwen (Hailee Steinfeld), de Spider-Cochon (John Mulaney), de Spider-Noir (Nicolas Cage), et de Peni Parker (Kimiko Glenn), versions alternatives de Spider-Man, Miles et Peter vont alors tenter de mettre fin aux plans sinistres du criminel...

Une très bonne surprise que ce long-métrage d'animation Sony/Marvel supervisé par Lord & Miller (Tempêtes de Boulettes Géantes, 21/22 Jump Street, La Grande Aventure Lego et Solo - avant d'en être débarqués et remplacés par Ron Howard), qui rejoue la carte de l'origin story de Spider-man (mais cette fois-ci, on parle de Miles Morales et non de Peter Parker) et adapte plus ou moins librement l'arc narratif du Spider-Verse, pour se dégager de toute continuité avec le Spidey des Studios Marvel.

Ici, on a donc droit à un gigantesque crossover de multiples incarnations de Spider-man en provenance de dimensions parallèles, de Spider-cochon à Spider-Noir (interprété par Nicolas Cage ^^) qui se rencontrent et s'associent pour déjouer les plans du Kingpin.

Le tout réalisé et écrit de manière très fluide, ultra-dynamique et improbable, stylisée, bigarrée, référentielle, drôle... ce qui n'est pas sans rappeler un peu, dans sa forme et dans son adaptation du médium d'origine, le Speed Racer des Wachowski (et aussi un peu le Hulk de Ang Lee).

On retrouve en effet le même respect pour le matériau d'origine et la même folie créative et esthétique... mais aussi, il faut bien l'avouer, une certaine tendance à l'overdose sensorielle.

Peut-être est-ce dû au fait que je n'ai jamais été particulièrement attaché au personnage et à l'univers de Spider-man, mais je dois bien avouer que, contrairement à certaines critiques extatiques, j'ai aussi perçu certains défauts évidents dans ce métrage.

À commencer par les personnages - si Miles et son entourage direct sont bien développés, on ne peut pas en dire autant de tous les autres Spider-mans secondaires. Leurs origin-stories sont volontairement réduites à des gags, et ils ne sont guère plus développés que les méchants de service (les sbires de Kingpin, notamment, sont de belles coquilles vides), le Peter Parker en pleine crise existentielle monopolisant tout le temps de présence à l'écran.

À l'identique, on se retrouve avec un rythme un peu en dents de scie : les séquences d'action sont tellement dynamiques et effrénées que dès que le film en sort pour faire dans l'émotion ou dans la narration, on a l'impression qu'il retombe lourdement et un peu maladroitement dans quelque chose qui ne fonctionne qu'à moitié.

Rien de rédhibitoire, cependant, et heureusement que le film n'est pas à 200% dans l'action constante, car, revers de la médaille, lorsque les scènes d'action se prolongent et partent dans des délires psychédéliques techniquement impressionnants (la toute fin, notamment), il arrive aussi un moment où le spectateur se dit "okay, c'est beau, c'est dynamique, et tout et tout, mais parfois, il faut savoir freiner un peu, aussi".

Cela dit, malgré ces soucis mineurs d'écriture, de rythme et d'overdose d'action débridée, Into The Spider-verse est un bon film d'animation. Voire peut-être même un très bon film d'animation, surtout compte tenu du niveau habituel des productions Marvel animées. Mention spéciale au doublage, très compétent, même si la voix de Liev Schreiber manque peut-être un peu de poids pour correspondre totalement à ce design de Kingpin.

Un bon 4.25/6 + 0.25 pour la scène de post-générique, vraiment très drôle = 4.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2018 - 66 - Posledni Bogatyr : The Last Warrior (2017)

Publié le 5 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Noël, Review, Yulefest, Russie

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Posledni Bogatyr - The Last Warrior (2017) :

Pseudo voyant et mentaliste, Ivan (Viktor Khorinyak), un jeune Russe charismatique et égoïste, est une star de tv réalité dans son pays natal. Jusqu'au jour où il est aspiré dans un vortex par un étrange sorcier (Timofey Tribuntsev), qui le dépose au royaume de Belogoria, peuplé des contes et légendes russes. Car Ivan serait, en théorie, l'héritier d'un guerrier de légende, changé en pierre par la maléfique Varvara (Ekaterina Vilkova) : à lui de retrouver l'épée mythique de ses ancêtres, une quête qui va l'amener à côtoyer des êtres de légende, comme Baba Yaga (Elena Yakovleva) ou l'immortel Koschei (Konstantin Lavronenko)...

Second long-métrage produit par Disney pour la Russie, et s'appuyant sur les contes et légendes du pays, ce Last Warrior s'avère nettement plus convaincant que le Book of Masters, et ce pour un budget de moins de 10 millions de dollars, inférieur à celui de certains pilotes télévisés américains.

Ici, on est dans quelque chose de nettement plus moderne et dynamique que le film de 2009, au point que l'on a presque l'impression que 40 ans de cinéma séparent les deux métrages.

On se retrouve donc avec une sorte de croisement entre un Suicide Squad féérique (les grands méchants de l'univers des contes russes qui font équipe, bon gré mal gré) et un Seigneur des Anneaux (toujours une référence inévitable dans le genre), avec un humour parfois absurde, un héros charismatique mais incapable, une femme-crapaud qui se bat comme une Amazone, un homme poisson obsédé, un immortel en pièces détachées, et une Baba Yaga, avec tout son attirail habituel (hutte à pattes de poulet, etc) et un sort de rajeunissement amusant.

Tout cela dans une quête sympathique, plutôt bien interprété (j'avoue que Viktor Khorinyak m'a surpris) mais qui tire néanmoins un peu en longueur dans sa deuxième heure. Dommage, parce que le reste est ma foi très attachant, surtout si l'on en attendait rien initialement.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2018 - 65 - Kniga Masterov : The Book of Masters (2009)

Publié le 5 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Romance, Yulefest, Russie

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Kniga Masterov - The Book of Masters :

Fille de Baba-Yaga (Liya Akhedzhakova), la Princesse de Pierre (Irina Apeksimova) est condamnée à rester enfermée dans sa forteresse, jusqu'à ce qu'elle trouve un Maître-sculpteur capable de donner vie à la pierre, et de lui conférer des pouvoirs incommensurables. Pour cela, elle dépêche ses sbires dans tout le pays, en vain. Jusqu'au jour où Ivan (Maxin Loktionov), fils d'un sculpteur enlevé par la Princesse, rencontre la séduisante Katia (Maria Andreeva), fille adoptive de la Princesse, et tombe sous son charme. Mais pour obtenir la main de Katia, Ivan va devoir devenir un Maître-sculpteur, et rompre la malédiction de la Princesse de Pierre...

Un film de fantasy russe produit par Disney, et qui mange un peu à tous les râteliers, puisqu'il tente à la fois de concilier la fantasy épique façon Seigneur des Anneaux (clairement photocopié çà et là - les Nazguls, Barad-dûr), les contes de fées russes et leurs adaptations cinématographiques traditionnelles (les costumes, l'apparence du jeune premier, le récit), une certaine fantasy télévisuelle familiale du type de la Caverne de la Rose d'Or, et une approche post-moderne, parodique et moqueuse du genre, façon Shrek, Princess Bride, ou Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau.

On se retrouve donc avec un métrage tiraillé dans de multiples directions, entre un humour pataud à base de bruitages de cartoon et de gadgets modernes (le miroir magique avec une mire, l'épée sabre-laser, la pelote de laine gps...), des effets spéciaux numériques virevoltants et clinquants, une interprétation caricaturale, de la romance sincère entre un protagoniste un peu tête à claques et une jeune femme charmante (mais qui semble trop moderne pour bien s'intégrer à tout cela), et des costumes et maquillages assez kitschs.

Le résultat est assez compliqué à appréhender, d'autant qu'il fait souvent référence à d'obscurs contes russes, et qu'il met apparemment en vedette des acteurs russes connus dans des caméos assez brefs... autant dire que nous autres Européens passons largement à côté de bon nombre de clins d’œil et de références du métrage.

Ce qui pose un peu problème, d'autant que la nature décousue du récit et son approche fourre-tout donne un résultat assez indigeste. Assez indigeste, mais pas pour autant dénué d'intérêt ou de moments amusants.

Sad trombone /6

(2.5/6)

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Christmas Yulefest 2018 - 43 - Les Chroniques de Noël (2018)

Publié le 25 Décembre 2018 par Lurdo dans Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Noël, Review, Yulefest

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Les Chroniques de Noël (The Christmas Chronicles - 2018) :

Frère et soeur, Kate (Darby Camp) et Teddy (Judah Lewis) ont prévu de profiter de la nuit du 24 décembre pour tenter de filmer le Père Noël. Mais bien vite, cette mission prend un tournant inattendu, alors que les deux enfants sont emmenés à bord du traîneau de Santa (Kurt Russell) et que celui-ci est endommagé, mettant ainsi en péril la tournée de Noël...

Une production Chris Columbus pour le compte de Netflix, qui a clairement ouvert son porte-monnaie pour ce métrage de Noël qui aurait très bien pu sortir en salles tel quel.

D'ailleurs, il est assez amusant de constater qu'une fois de plus, comme Get Santa il y a quelques années, ces Chroniques de Noël évoquent directement les téléfilms festifs qui fleurissaient sur les écrans durant les années 80/90, comme Le Père Noël est en prison : même type d'histoire, mêmes types de personnages, de rebondissements, d'enjeux, etc.

Sauf qu'ici, le budget effets spéciaux est nettement plus important, et surtout, Les Chroniques de Noël bénéficient de la présence d'un Kurt Russell impérial dans le rôle de Santa, un Santa débonnaire et dynamique, à mille lieux de la plupart des Pères Noël habituellement représentés à l'écran.

Russell porte ainsi une grande partie du film sur ses épaules, et le fait fonctionner nettement mieux que le film ne l'aurait fait avec un autre acteur : le script est en effet assez classique, avec une mise en place très (trop ?) appliquée, les dialogues sont parfois trop écrits et pas assez naturels (c'est surtout vrai en ce qui concerne la petite Darby Camp), les lutins sont... hum... disons qu'on sent bien le produit d'un brainstorming façon "on voudrait quelque chose à mi chemin entre des Furrbys, des Gremlins et des Minions", et le rythme est parfois un peu inégal (certaines scènes auraient bénéficié d'être amputées de quelques minutes, ce qui aurait ramené l'ensemble du film à un petit 90-95 minutes bien plus maîtrisé).

Mais dans l'ensemble, The Christmas Chronicles fait plaisir à voir, alors qu'à ce jour, plus aucun studio n'ose investir dans les films de Noël, au final très peu rentables.

Ce n'est pas forcément un chef d’œuvre du genre, ce n'est pas parfait, mais c'est un film néanmoins très compétent, et rien que pour la présence et le travail de Kurt Russell, ça mérite un bon 4/6 + 0.25 pour le numéro musical, inutile mais très amusant = 4.25/6

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Christmas Yulefest 2018 - 42 - Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (2018)

Publié le 24 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, Jeunesse, Musique, Noël, Review, Yulefest, Action, Aventure

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (The Nutcracker and the Four Realms - 2018) :

À la recherche d'une clé lui permettant d'ouvrir le dernier cadeau de sa défunte mère, Clara (Mackenzie Foy) suit un fil doré tendu, à l'occasion de Noël, par son parrain, Drosselmeyer (Morgan Freeman), et aboutit dans un monde magique et improbable. Là, elle rencontre un soldat, Phillip (Jayden Fowora-Knight), et les figures royales qui dirigent trois des quatre Royaumes, au nombre desquelles l'excentrique Fée Dragée (Keira Knightley). Bien vite, Clara découvre alors que sa mère était la Reine de ce pays étrange, et qu'en son absence, la maléfique Mère Gingembre (Helen Mirren) y fait régner le chaos. Une Mère Gingembre qui possède justement la clé que cherche Clara...

Bon. Alors visiblement, en guise d'adaptation de Casse-Noisette, Disney a ici opté pour quelque chose de totalement différent : à la fois une suite, une fusion du récit original et du ballet, et un mélange bancal entre les Alice de Tim Burton (l'esthétique étrange du monde de Mère Gingembre, la destinée de l'héroïne qui finit par endosser une armure et par partir au combat, la grande bataille finale...), Star Wars Épisode VII (difficile de ne pas penser au duo Rey/Finn quand on découvre cette Clara dotée de toutes les qualités - volontaire, ingénieuse, dynamique, capable de se battre, de tout réparer, etc - accompagnée de ce Casse-Noisettes afro-américain qui ne sert à rien de tout le film), Pirates des Caraïbes (les deux gardes/cautions comiques du film), Un Raccourci dans le Temps (l'esthétique très clinquante, et la volonté évidente de "diversifier" certains personnages pour assurer les quotas) et Narnia (certains décors, et le schéma global du récit). Que des films Disney, d'ailleurs, ce qui donne vraiment l'impression que la Souris possède un générateur automatique de scripts pour ces blockbusters pour enfants...

Et le résultat est malheureusement particulièrement creux et brouillon : un film d'aventure aux personnages souvent sous-développés, sans substance, ni la moindre magie, malgré des décors physiques assez impressionnants. Faut-il y voir là le résultat de la genèse compliquée du film (le réalisateur original, suédois, a fini par céder la place à Joe Johnston pour un mois de tournage complémentaire) ? Ou bien de la volonté de Mickey & co de transformer le récit pour éviter de faire des souris/rats les grands méchants du récit, contrairement à l'original ? ^^

Quoi qu'il en soit, le film ne fonctionne jamais vraiment. C'est certes un beau spectacle visuel (pour peu que l'on adhère au rococo ambiant et aux visuels surchargés), et Keira Knightley porte le film sur ses épaules en cabotinant ouvertement, avec une interprétation maniérée et une voix de Betty Boop, mais la mayonnaise ne prend jamais, et ce Casse-Noisette et les Quatre Royaumes (titre d'autant plus paradoxal qu'encore une fois, Casse-Noisette fait ici de la figuration) ressemble in fine à un film créé par comité, sans réelle direction créative ou visuelle, et visant à satisfaire le plus grand nombre.

C'est plat, ça n'a pas grande identité, ça n'a pas grand rapport avec le récit initial, et c'est creux : on oublie.

2 + 0.25 pour Mackenzie Foy, qui, dans le rôle principal, n'a rien à se reprocher = 2.25/6

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Christmas Yulefest 2018 - 25 - Elliot : The Littlest Reindeer (2018)

Publié le 16 Décembre 2018 par Lurdo dans Animation, Aventure, Canada, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Elliot, The Littlest Reindeer :

Lorsque l'un des rennes du Père Noël annonce soudainement son départ en retraite, à quelques jours de Noël, Santa (George Buza) doit lui trouver un remplaçant au plus vite, sous le regard inquisiteur de Corkie (Morena Baccarin), une journaliste fouineuse. Elliot (Josh Hutcherson), un cheval nain, décide alors de partir pour le Pôle Nord en compagnie de sa meilleure amie, la chèvre Hazel (Samantha Bee), pour participer aux sélections organisées par les lutins de Santa. Non seulement Elliot doit se déguiser pour espérer avoir une chance, mais en plus sa ferme natale est en péril, menacée par la maléfique Ludzinka (Martin Short), et un complot se trame parmi les lutins du Pôle : le petit cheval va désormais devoir choisir entre ses amis, et sa carrière potentielle à la tête du traîneau...

Un dessin animé canadien indépendant en images de synthèse, à la distribution vocale pas désagréable, et au rendu visuel globalement compétent, mais qui ne parvient jamais à se démarquer de ses nombreuses influences, notamment les dessins animés Dreamworks.

Fréquemment, en effet, le spectateur un peu aguerri aura l'impression de voir des morceaux d'autres films d'animation et de récits de Noël connus (Rudolph, Rise of the Guardians, etc), une impression encore renforcée par une bande originale composée par quatre personnes, et lorgnant très fortement sur le style John Powell (encore une fois, Dreamworks).

Rajoutez à cela quelques références qui tombent totalement à plat (le poney écossais peint comme Braveheart, ça ne parlera pas une seule seconde aux enfants qui regardent le film, et ça risque de ne pas vraiment parler non plus à leurs parents de 20-30 ans, à peine nés lorsque Braveheart est sorti), un script particulièrement décousu (beaucoup de sous-intrigues, qui finissent par se rejoindre, mais qui donnent au scénario un côté assez brouillon) et l'on se retrouve avec quelque chose de vraiment passe-partout, en un mot, d'ultra-générique.

3/6 (les enfants apprécieront probablement nettement plus ce métrage que les adultes les accompagnant)

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Un film, un jour (ou presque) #847 : Les Indestructibles 2 (2018)

Publié le 28 Novembre 2018 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Cinéma, Review, Disney, Pixar, Aventure, Science-Fiction, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2) :

Alors que les Parr viennent à peine de s'unir dans leur combat super-héroïque contre le crime, voilà qu'ils doivent revenir à la vie civile. Mais Helen (Holly Hunter) est contactée par Winston et Evelyn Deavor (Bob Odenkirk, Catherine Keener), génies des télécommunications, qui veulent utiliser Elastigirl pour redorer le blason des super-héros aux yeux du public. Plus facile à dire qu'à faire alors qu'un nouveau criminel, le Screenslaver, menace la ville, et que Bob (Craig T. Nelson) digère mal le fait de devoir laisser son épouse lui voler la vedette, pendant qu'il doit s'occuper des enfants et de la maison...

Arf. Déception. Difficile de passer après le premier Indestructibles, certes, mais de là à donner naissance à une suite aussi vide, thématiquement, et à ce point calquée sur son prédécesseur (avec inversion des genres), c'est vraiment décevant de la part de Pixar.

Pourtant, techniquement parlant, cet Indestructibles 2 est splendide, avec une maîtrise de la lumière toujours plus époustouflante (toute la séquence d'Elastigirl qui arpente les toits nocturnes de la ville, sur fond de monologue de Screenslaver, est superbe et atmosphérique), la bande originale est toujours dynamique, l'animation remarquable, bref : visuellement, c'est excellent.

Mais narrativement, difficile d'être satisfait. C'est longuet et redondant (encore une fois, c'est bien trop proche du premier film pour y trouver son compte) ; les scènes d'action (bien que réussies) manquent d'originalité et d'inspiration ; les thématiques de fond sont à la fois trop convenues et jamais suffisamment développées (tout comme les personnages secondaires, d'ailleurs), laissant trop de place à du slapstick basique centré sur Jack-Jack (la scène du raton-laveur/Scrat semble tout droit sortie d'un court-métrage qui aurait été greffé à l'arrache au film) ; l'intrigue de fond est cousue de fil blanc ; il n'y a pas grande émotion ; et surtout, plus embêtant, en prenant le parti-pris de placer ce récit dans les jours/semaines qui suivent le premier film, Pixar se tire une balle dans le pied.

Non seulement parce que le scénario de cet épisode 2 efface délibérément la conclusion du premier film et de Baby-sitting Jack-Jack (toutes les leçons apprises dans ces derniers sont oubliées, les pouvoirs de Jack-Jack redeviennent inconnus de tous, etc), mais en plus, les voix de certains personnages ont vraiment pris un coup de vieux en 14 ans - les parents Parr, mais aussi Violet - et cela crée un contraste étrange entre des personnages qui n'ont pas vieilli d'un pouce, et des voix trop âgées pour eux.

D'autant plus frustrant, tout ça, que le film se regarde sans trop de problèmes : ce n'est pas désagréable du tout à suivre, c'est dynamique, techniquement réussi (comme je l'ai mentionné plus haut)... mais c'est aussi anecdotique au possible et relativement creux.

Une suite inutile, en somme.

3.25 (la note du Voyage d'Arlo, qui a les mêmes problèmes et la même technique impeccable) + 0.5 (pour le capital sympathie de l'univers et la musique) = 3.75/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x02 : Calypso (2018)

Publié le 17 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Aventure, Science-Fiction, CBS, Drame, Discovery

Après un premier mini-épisode, Runaway, honorable mais tout sauf mémorable, suite de ces Short Treks, quatre mini-épisodes de Star Trek Discovery, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x02 - Calypso :

"Craft" (Aldis Hodge), un soldat à la dérive, est recueilli par Zora, l'intelligence artificielle de l'USS Discovery, à l'abandon depuis 1000 ans. Progressivement, des liens se tissent entre le vétéran, et l'entité solitaire...

Une relecture avouée (de par son titre) et de toute façon assez transparente et évidente de l'Odyssée d'Ulysse et de son passage chez Calypso, en mode Star Trek.

Alors, ça aurait probablement mieux fonctionné dans le cadre d'une série normale (la même histoire avec un Kirk ou un Sisko qui aurait passé tout un épisode seul avec l'intelligence artificielle du navire, ça aurait probablement permis de développer plus cette relation inhabituelle), et ça joue un peu sur une grosse ficelle facile qui renvoie directement à Wall-E (la comédie musicale en tant que lien entre les deux personnages), mais le traitement de ce court-métrage était suffisamment joli, poétique et subtil pour emporter l'adhésion.

Plutôt agréable à regarder, donc, à défaut d'être ultra-original.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 1x01 : Runaway (2018)

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Aventure, CBS, Drame, Star Trek, Discovery

Pour faire patienter les fans (si, si, il y en a) de Star Trek Discovery en attendant la seconde saison, CBS a commencé la diffusion, début octobre, de quatre mini-épisodes, des courts-métrages de 13 minutes visant à développer des personnages secondaires de l'univers Discovery, et ce au rythme d'un par mois.

Short Treks 1x01 - Runaway :

Alors qu'elle vient tout juste de se disputer avec sa mère au sujet de l'avenir de sa carrière dans Starfleet, Tilly (Mary Wiseman) découvre à bord du Discovery une passagère clandestine, Po (Yadira Guevara-Prip), jeune extraterrestre surdouée recherchée par les autorités de sa planète...

Court-métrage co-écrit par Kurtzman (on reconnaît une certaine approximation dans les détails et les concepts de l'épisode, comme cette idée d'extraterrestres tous nés en même temps que leur planète... idée qui n'a pas grand sens en soi, ou alors, qui a été très mal présentée par les scénaristes), et qui, pour faire très simple, aurait fait une intrigue secondaire (une b-story, comme disent les Américains) honorable (bien que très anecdotique) dans un épisode normal de Star Trek.

Ce qui veut dire que, dans Discovery - série qui ne fait pas dans les sous-intrigues et dans le développement de personnages secondaires, mais préfère enchaîner les scènes d'action et les rebondissements éventés sans laisser le temps à quiconque de respirer -, une telle sous-intrigue est précisément ce qui manque habituellement au show. Et donc, sans surprises, tout ce développement et ces moments plus légers sont cantonnés à suite de mini-épisodes que seule une minorité de spectateurs verra, puisque pas reprise par Netflix hors USA.

Mais peu importe. En soi, donc, le mini-épisode est tout à fait regardable, bien que bourré de petits défauts. Il est naturellement centré sur Tilly (l'équivalent Trek de la Barb de Stranger Things, notamment au niveau de l'engouement démesuré d'un certain public pour ce personnage) et plaira donc plus ou moins selon que l'on est sensible ou pas au personnage.

Face à elle, une extraterrestre bien interprétée (mais au maquillage vraiment peu inspiré) pour une mini-intrigue légère, assez classique, qui fait l'impasse sur des choses essentielles (pourtant futur commandante, Tilly n'envisage pas un seul instant de prévenir sa hiérarchie de la présence à bord d'une passagère clandestine, ou de demander conseil à quelqu'un de plus expérimenté), et qui finit par s'avérer un peu bavarde dans sa dernière partie, les dialogues enchaînant un peu des platitudes et des évidences en mode "les deux personnages féminins traversent la même chose, et sont des reflets l'un de l'autre".

Pas désagréable, au final, mais pas mémorable pour un sou, et le tout serait probablement mieux passé dans le cadre d'un véritable épisode, avec une intrigue principale parallèle pour rythmer le tout.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 71 - La Malédiction de la Vallée des Rois (1980) & Vampire Clay (2017)

Publié le 4 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Histoire, Aventure, Japon, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur.... 

La Malédiction de la Vallée des Rois (The Awakening - 1980) :

Totalement dévoué à son métier d'égyptologue, Matthew Corbeck (Charlton Heston) néglige sa femme enceinte pour mener à bien des fouilles improbables. Contre toute attente, cependant, il finit par découvrir un tombeau inconnu, celui de la mystérieuse et maudite Reine Kara, supposément détentrice de pouvoirs maléfiques. À l'instant même où il touche la momie, son épouse accouche ainsi prématurément, un événement qui brise à jamais leur couple. Et dix-huit ans plus tard, Corbeck comprend que l'esprit de la Reine a pris possession du corps de sa fille Margaret (Stephanie Zimbalist)...

Un film d'épouvante anglais réalisé par Mike Newell, et co-écrit par Alan Scott, à partir d'une histoire de Bram Stoker... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire, je crois.

Ce n'est pas vraiment mal filmé, sauf à quelques moments qui sont un peu risibles ; ce n'est pas particulièrement mauvais ; ce n'est pas particulièrement bien ou mal joué ; la direction artistique est plutôt jolie ; c'est assez sérieux, probablement trop pour son propre bien, et ça n'est jamais vraiment intéressant, bref, c'est l'encéphalogramme plat, tant c'est basique, sec, poussiéreux et que ça ne propose pas grand chose à se mettre sous la dent.

Énorme bof, en somme.

2/6 (pour les paysages égyptiens)

Vampire Clay (Chi o sû nendo - 2017) :

De retour de Tokyo pour réintégrer son école d'art rurale, Kaori suscite bien des jalousies au sein de sa classe, tant elle a apparemment fait des progrès spectaculaires. Mais bien vite, il apparaît que l'argile qu'elle utilise, et qu'elle a trouvée dans la remise de l'école, est responsable de ce talent soudain : animée d'une vie propre, l'argile a soif de sang, et commence bientôt à dévorer les élèves, un à un...

Un film d'horreur japonais réalisé et écrit par un spécialiste en effets spéciaux, et qui met naturellement l'accent sur ses effets matériels, avec une entité maléfique animée principalement devant la caméra, et/ou en stop-motion.

Et c'est à peu près là (et dans le design intéressant de son monstre) que l'intérêt du film s'arrête. Le tout, en effet, est constamment le postérieur entre deux chaises, traitant au premier degré, et comme un film d'horreur tout ce qu'il y a de plus sérieux, un récit grotesque et bancal, qui aurait mérité d'être abordé au second degré (comme à la grande époque de Peter Jackson, de Stuart Gordon/Brian Yuzna ou de Sam Raimi).

Ici, impossible de prendre vraiment au sérieux ces personnages à l'interprétation gentiment inégale, et à l'intérêt assez nul ; impossible de se laisser porter par ce récit bancal, à la structure laborieuse, et à l'illustration musicale hors-sujet et datée ; impossible d'adhérer à ce rythme maladroit (tout l'épilogue est de trop), et à cette absence totale de suspense ou d'angoisse... et réciproquement, impossible de s'amuser devant le côté risible et kitschouille de l'ensemble, tant le ton général est celui d'un film de fantômes asiatique sérieux, vraiment préoccupé par la thématique de la différence entre les écoles d'art de Tokyo et celles de campagne, et ne semblant jamais réaliser son potentiel comique.

C'est déglingué, c'est frustrant, et si ça se regarde sans trop de problèmes (80 minutes à peine), ça ne marquera pas les esprits.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018)

Publié le 25 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Animation, Comédie, Jeunesse, Aventure

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Hôtel Transylvanie 3 - Des Vacances Monstrueuses (Hotel Transylvania 3 - Summer Vacation) :

Déprimé, Dracula (Adam Sandler) se sent seul maintenant que Mavis (Selena Gomez) et Johnny (Andy Samberg) sont mariés. Pour lui changer les idées, sa fille organise alors une grande croisière pour sa famille, et pour tous leurs amis : les monstres embarquent sur le Legacy, un immense paquebot à destination de l'Atlantide. Mais à peine monté à bord, Dracula tombe sous le charme du Capitaine du navire, Ericka (Kathryn Hahn)....

Après deux premiers films inégaux et une série dérivée préquelle gentillette mais anecdotique, revoilà la famille Dracula, pour un nouveau volet sorti en plein été, et toujours chapeauté par la même équipe créative ; cette fois-ci, pas de romance adolescente, pas de bébé et de grand-père, mais le cliché suivant sur la liste des comédies familiales : les vacances en famille.

Et pour être même encore plus cliché, on part en croisière sur un paquebot ! De quoi assurer un bon paquet de gags attendus, encore renforcés par un nombre de personnages en constance augmentation, qui permettent aux scénaristes de s'en donner à cœur joie... quitte à donner à leur film un aspect décousu et superficiel.

En effet, sur le fond de l'intrigue, c'est assez quelconque et balisé à tous les niveaux. La romance de Drac avec le capitaine du navire (au design assez quelconque) est prévisible, les différentes étapes de la croisière manquent cruellement d'intérêt ou de charme (mention spéciale à l'Atlantide façon casino de Vegas, laide et insipide), Van Helsing n'est pas un antagoniste très intéressant, et dans l'ensemble, le film sous-développe la plupart de ses personnages, finissant par se limiter à un enchaînement superficiel de gags prévisibles sur les monstres en croisière.

Cela dit, si le métrage troque son charme transylvanien pour un paquebot générique (perdant au passage beaucoup de l'intérêt graphique de la série), il n'est pas pour autant dépourvu d'intérêt : le film conserve un fond positif sur la tolérance, l'acceptation, et la reconstruction de soi après une tragédie ; il a ses moments assez réussis, notamment sur le front de l'animation (le temple atlante, le grand final plein d'action et de musique) ; et il a des idées amusantes (comme le doublage des poissons par Chris Parnell : ça fonctionne toujours).

Il faut simplement fermer les yeux sur des moments moins inspirés, comme cette chorégraphie sur du Bruno Mars, ou cette conclusion à base de Macarena...

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 31 - Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (2017)

Publié le 18 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Aventure, Jeunesse, Hollande

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (Dummie de Mummie en de tombe van Achnetoet) :

Après avoir gagné 10000€ en vendant l'un de ses tableaux, Dummie (Yahya Gaier) décide de partir en vacances en Égypte, dans son pays natal, pour rendre visite au tombeau de ses parents. Après quelques réticences, Klaas (Roeland Fernhout), Gus (Julian Ras) et Miss Friek (Jennifer Hoffman) acceptent de l'accompagner, et la petite bande décide alors de tenter de retrouver le trésor perdu d'Achnetut, enfoui depuis plus de 4000 ans...

Troisième épisode des aventures de Dummie la momie, après un premier épisode appartenant au registre de la comédie familiale gentillette, et un second épisode mis en chantier de manière précipitée, et nettement plus décousu ; on retrouve les mêmes interprètes dans les rôles principaux de la momie, de Gus et de son père, on retrouve le même ton global, et, pour changer un peu de la Hollande, on part à l'aventure en Égypte.

Enfin, une Égypte de studio, propre et bien nettoyée, ce qui se remarque malheureusement beaucoup trop, malgré quelques intérieurs/extérieurs marocains. Ajoutez à cela un humour un peu plus scato (diarrhées et étrons massifs sont au rendez-vous), et une structure toujours aussi décousue, qui peine à vraiment intéresser le spectateur, et voilà, encore un chapitre assez oubliable des mésaventures de Dummie la momie.

Les seuls éléments un tant soit peu intéressants, ici, sont la bande originale, qui renoue un peu avec celle du premier film (et qui parodie brièvement Catch Me If You Can de John Williams), et quelques moments touchants, vers la fin du film, lorsque Dummie est "face" à ses parents.

Mais dans l'ensemble, bof.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018)

Publié le 27 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Animation, Action, Aventure, DC, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Teen Titans Go ! To The Movies :

Immatures et puérils, les Teen Titans - Robin (Scott Menville), Starfire (Hynden Walch), Raven (Tara Strong), Beast Boy (Greg Cipes) et Cyborg (Khary Payton) - sont la risée de la communauté des super-héros : aux yeux du monde, l'équipe n'est guère plus qu'une mauvaise blague, et par conséquent, ses aventures ne sont jamais portées au cinéma. Ce qui perturbe grandement Robin : bien décidé à être lui-aussi immortalisé sur grand écran, le jeune héros décide alors de prouver sa valeur, en se trouvant un adversaire à sa hauteur... Slade (Will Arnett).

TTG est la série mal-aimée de l'univers DC animé : arrivée sur les talons de l'annulation de Teen Titans et de Young Justice, elle a été vue, par de nombreux spectateurs alors jeunes et sensibles, comme une insulte à leur fandom, car trop puérile et immature (parce que les super-héros, ça se doit d'être sérieux et dramatique !). Il faut dire qu'avec son format court, et son approche volontairement humoristique et parodique, TTG contraste grandement avec ses aînées... et c'est tant mieux. Car TTG est une excellente petite série comique, qui sait jouer des codes de son industrie, tout en brisant régulièrement le quatrième mur de bien belle manière.

Sans surprise, il en est de même pour ce portage au cinéma, qui joue d'autant plus la carte métadiscursive que ce film arrive alors que les super-héros en tous genres cartonnent au box office... du moins, s'ils viennent de chez Marvel.

Et pour faire simple, TTGTTM peut se résumer ainsi : c'est le film Deadpool, débarrassé de son humour adulte. Même impertinence, mêmes références à l'industrie, aux concurrents, même caméo (hilarant) de Stan Lee, même tendance à casser les codes du genre, même commentaire sur les clichés de ce dernier, même refus de colorier entre les lignes, même impertinence, même références cinématographiques (ici, Retour vers le Futur), même idée de voyage temporel pour réécrire l'histoire, mêmes scènes d'actions décomplexées, et oui, même tendance à être occasionnellement bas de plafond.

Et comme en prime, on a droit à des caméos sympathiques (Nicolas Cage en Superman, Kristen Bell, Michael Bolton), et que les Challengers of the Unknown en prennent plein la tête (de manière totalement gratuite), on passe un très bon moment.

Certes, ça ressemble parfois à un triple ou quadruple épisode, qui aurait pu donner lieu à une saison complète en mode sérialisé, mais c'est drôle, c'est dynamique, ça a conscience de ses limites et ça les exploite bien, bref, c'est réussi.

4.25/6

(et le post-générique devrait faire plaisir à plus d'un spectateur ronchon et nostalgique)

 

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Les bilans de Lurdo : Wrecked, saison 1 & 2 (2016-2017)

Publié le 23 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, TBS, Les bilans de Lurdo, Drame, Aventure

Sitcom TBS créée et produite par les frères Shipley, précédemment scénaristes sur Deadbeat / RIP : Fauchés et sans repos, cette comédie découpée en saisons de 10x20 minutes se présente ouvertement comme une parodie (très tardive) de Lost, et de shows télévisés comme Survivor/Koh-Lanta : des étrangers, perdus sur une île déserte, et confrontés à un environnement hostile aux nombreux secrets...

Wrecked, saison 1 (2016) :

Lorsqu'il se réveille sur une île tropicale, Danny (Brian Sacca), fils d'un milliardaire, réalise que son avion de ligne s'est écrasé au milieu de nulle part. Entouré d'Owen (Zach Gregger), un stewart avec lequel il sympathise immédiatement, de Pack (Asif Ali), un agent de star, de Florence et Emma (Jessica Lowe & Ginger Gonzaga), deux meilleures amies, de Todd et Jess (Will Greenberg & Ally Maki), un couple dans la tourmente, de Steve (Rhys Darby), un néozélandais excentrique, de Karen (Brooke Dillman), une cadre très intense, et de multiples autres survivants anonymes, Danny doit apprendre à survivre sur l'île, et pour cela, il se fait passer pour un officier de la loi...

Une comédie passée totalement inaperçue, et pour cause : lorsque l'on regarde sa première saison, on s'aperçoit vite que le programme ne sait pas vraiment ce qu'il veut être. La distribution est pourtant bonne, et se prête bien volontiers au grand n'importe quoi de la série, mais ça ne suit malheureusement pas au niveau de l'écriture.

Wrecked tente en effet de concilier parodie/pastiche de Lost (on reconnaît là certaines astuces de mise en scène, une structure occasionnellement en flashbacks, des personnages familiers, des motivations, des sous-intrigues), sitcom gentiment surjouée et occasionnellement en dessous de la ceinture, et quelque chose de nettement plus sérieux (avec des morts, de la tension dramatique, des conflits, etc) et de hautement sérialisé.

Pris séparément, ces éléments ne sont pas désagréables, et certains épisodes fonctionnent plus ou moins (l'épisode avec Eliza Coupe en hôtesse de l'air psychotique est assez amusant, notamment), mais progressivement, au fil de la saison, le ton se fait plus dramatique, la tension croît à mesure que les naufragés cherchent à élire un nouveau leader (l'élection de Trump n'est pas loin).

D'autant que, contrairement à Lost, ici, pas de fantastique ou de véritables mystères, on est dans de la survie basique, et des problèmes du quotidien. Alors avec des personnages assez peu attachants, un ton très fluctuant, et un humour assez inégal, on finit assez mitigé devant cette première saison qui semble trop hésitante pour son propre bien, n'osant pas assez souvent pousser le bouchon suffisamment loin, ni se lâcher complètement.

Wrecked, saison 2 (2017) :

Alors que la société de l'île est en ruines suite au règne de Steve, un navire arrive à l'horizon, avec à son bord Barracuda (Ebonee Noel) et ses hommes, des mercenaires venus kidnapper Danny. Mais lorsque leur tentative de rançon échoue, les criminels décident de s'installer un temps sur l'île, pour y prendre des vacances...

Une saison 2 qui continue dans la voie de la sérialisation... et qui reste toujours le postérieur entre deux chaises, jamais suffisamment dramatique pour qu'on prenne au sérieux les mésaventures des personnages, jamais suffisamment drôle pour verser dans le délire total, et jamais suffisamment attachante pour qu'on s'intéresse vraiment à ses personnages.

Pourtant, il s'en passe, des choses, dans le quotidien de ces naufragés : ils tentent de cohabiter avec les pirates, allant même, pour certains (Todd et Jess), jusqu'à s'offrir à l'un d'entre eux (un épisode assez amusant, et à la censure graphique assez osée) ; ils prennent le navire de ces derniers d'assaut ; ils s'entredéchirent (un épisode de lutte des classes entre ceux qui ont une douche à bord, et les autres : pas désagréable, mais ça m'a vraiment trop rappelé Community et ses épisodes similaires pour me convaincre totalement) ; ils sont trahis par l'un des leurs ( ) ; et ils finissent donc la saison là où ils l'ont commencée (sur une île déserte).

Malheureusement, pour chaque bonne idée ou gag qui fait mouche, il y a son pendant négatif : l'épisode centré sur le retour de l'hôtesse de l'air cinglée ne fonctionne pas, par exemple, car Eliza Coupe ne rempile pas, et est remplacée par une actrice qui surjoue au possible ; les flashbacks lostiens sont eux aussi assez inégaux, car de plus en plus rares, et trop rarement efficaces - les flashbacks du hippie n'amènent pas grand chose, ceux de Karen dans une secte vaguement amish ne servent qu'à tenter de feinter le spectateur (en vain) ; autre idée qui tombe à plat, la rédemption de Steve, au travers de son sauvetage d'un marin interprété par Jemaine Clement (oui, ça fait plaisir d'avoir une réunion de deux Flight of the Conchords, mais c'est une digression finalement assez dispensable).

Et puis, comme en saison 1, plus la saison avance, plus le script tente de développer une dramaturgie et des enjeux  importants (à base de manipulations, de jalousies, de sabotage et de bateau qui coule), pour donner de l'ampleur au tout... tout en se moquant allègrement de ses personnages et des situations.

Résultat, on regarde ça sans grande implication, ni sans grande affection pour les personnages, et on sourit occasionnellement, plus qu'on ne rit.

À la fin de la saison, les naufragés ont donc retrouvé une île, une île aux plages truffées de mines explosives et de caméras, et sous le contrôle apparent d'un chasseur aimant s'adonner à la chasse à l'homme. La prochaine saison (ou, pour être plus précis, la saison dont la diffusion a commencé fin juillet dernier, et qui est sur le point de se terminer) devrait donc lorgner sur les Chasses du Comte Zaroff, ce qui pourrait être amusant... mais ne m'intéresse pas vraiment.

Comme je l'ai dit, je ne suis guère attaché à ces bras-cassés, la série ne m'a pas plus convaincu que ça, et je vais donc faire l'impasse sur la saison 3, sans grands regrets.

En soi, le show n'est pas mauvais, il me paraît simplement bien trop anecdotique et inabouti (sans oublier toujours un peu brouillon au niveau de son ton et de sa direction).  

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Un film, un jour (ou presque) #827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015)

Publié le 19 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, France, Comédie, Aventure, Italie, Chine, Belgique, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père :

Fils aîné du roi des simiens, Édouard (Jamel Debbouze) est chétif et handicapé, mais déborde d'imagination et de bienveillance. Aux côtés de Ian (Arié Elmaleh), son meilleur ami simplet, Édouard grandit ainsi à l'écart des siens, et découvre le feu, la marche bipède, la savane, les animaux sauvages, et trouve même l'amour auprès de Lucy (Mélissa Theuriau)...

Film d'animation français co-écrit et réalisé par Jamel Debbouze, tourné en performance capture, vaguement inspiré d'un roman et ayant demandé des années de gestation et plus d'une demi-douzaine de scénaristes, pour plusieurs dizaines de millions d'euros de budget... et un résultat très mitigé.

Visuellement assez discutable (non seulement au niveau de la direction artistique, mais aussi parce que les limites de l'animation française sont rapidement évidentes, même avec l'apport limité de la performance capture), avec un doublage très inégal (bon nombre de personnages secondaires sont vraiment mal doublés), un bestiaire qui n'est pas loin de rappeler les animaux de RRRrrrr ! (tous basés sur des variations du machin-mouth) et l'intégration d'un clone numérique de De Funès à l'imitation médiocre et forcée, le film paraît rapidement bruyant et surchargé... à l'image de Debbouze, en fait.

Mais paradoxalement, c'est quand Debbouze entre en jeu à l'âge adulte, que le film se concentre sur lui, et qu'il fait tout simplement son numéro habituel, que le tout décolle un peu. Pour faire simple, le film repose entièrement sur les épaules de Jamel et sur son jeu agité, pour le meilleur et pour le pire.

Si on supporte le comédien, son jeu, et son vocabulaire moderne, ça se regarde assez facilement, et ça a bon fond, malgré des défauts évidents. Si l'on a du mal avec Debbouze, sa gestuelle et ses expressions, par contre, ce sera plus difficile.

3 - 0.25 pour l'inévitable (et superflu) numéro musical/dansé sur de la musique moderne, et pour l'illustration musicale dans son ensemble, très oubliable - 0.25 pour les 20 dernières minutes brouillonnes et fatigantes (notamment à cause des nombreux personnages secondaires médiocres) = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #825 : Solo - A Star Wars Story (2018)

Publié le 17 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Solo - A Star Wars Story :

Les débuts du jeune Han Solo (Alden Ehrenreich), qui trouve l'aventure au sein d'une équipe de contrebandiers (Woody Harrelson, Thandie Newton) prêts à tout pour éponger leurs dettes auprès du dangereux Dryden Vos (Paul Bettany). Pour y parvenir, ils ont besoin d'un vaisseau, afin d'accomplir un casse spectaculaire et improbable : ils se tournent ainsi vers Lando Calrissian (Donald Glover), propriétaire du Faucon Millenium...

On ne présente plus ce Solo, le premier film de la saga Star Wars a s'être planté en salles, après une gestation très compliquée, un changement de réalisateurs à mi-parcours, et un buzz particulièrement négatif entourant le métrage. Mais Solo, c'est aussi le premier film Star Wars que je n'ai pas vu en salles, tant rien dans la promotion du film ne m'a incité à me déplacer ni ne m'a donné envie : l'acteur principal, la musique insipide du trailer, le visuel globalement terne et sombre, l'absence d'intérêt (de ma part) pour les origines de Han, les séquelles du mauvais moment passé devant Les Derniers Jedi, etc...

Mais maintenant que le film est sorti en vidéo, retour sur un métrage des plus controversés, et qui pourrait bien tout changer pour l'avenir de la franchise Star Wars au cinéma.

Et déjà, posons-nous la question : est-ce que, conformément à ce que les bandes-annonces laissaient présager, Solo est un film mou, terne, et sans intérêt intrinsèque hormis celui du pur fanservice gratuit et inutile expliquant comment Solo a acquis tout ce qui le caractérise ?

La réponse à toutes ces questions est sans appel : oui.

Oui, Ron Howard filme Solo de manière compétente, mais plate et insipide.

Oui, la photographie est sombre, délavée, et terne, du début à la fin du métrage.

Oui, le script se plie en quatre pour expliquer les origines des moindres détails de la vie de Solo, souvent de manière forcée, artificielle et peu inspirée (cf l'explication de son nom).

Oui, l'équipe de Kathleen Kennedy continue d'ajouter maladroitement des personnages-messages à l'univers Star Wars (après Rose Tico, ici, on a droit à L3-37, l'androïde insupportable, rebelle et militante qui défend les droits des robots), sans avoir la finesse nécessaire pour les faire fonctionner.

Et histoire d'en rajouter une couche, oui, comme prévu, Donald Glover vole largement la vedette à tous ses collègues, en incarnant littéralement Lando Calrissian, alors qu'Ehrenreich (pas mauvais acteur en soi) peine à sortir de l'ombre de Harrison Ford.

En résumé, comme l'a décrit une critique anglo-saxonne, ce Solo est un peu comme une page Wikipédia filmée : une suite d'anecdotes relatives à Han Solo, mises bout à bout sans grand panache ni grand spectacle, avec une direction artistique peu inspirée, et des péripéties qui le sont encore moins (les proto-rebelles sont tout simplement risibles).

Reste tout de même un ensemble d'effets spéciaux réussis, et une distribution sympathique (y compris Ehrenreich) qui évitent que le film ne sombre totalement, et n'ait pas le moindre intérêt.

Mais pour quelqu'un qui, comme moi, me trouve de moins en moins en phase avec la direction actuelle de la franchise Star Wars, ce métrage n'est qu'une pierre instable de plus ajoutée à une structure de plus en plus branlante : je doute que dans six mois, je me souviendrai du moindre détail de ce métrage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #822 : Sahara (2017)

Publié le 12 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Aventure, Comédie, Jeunesse, France, Canada

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Sahara :

Constamment victimisés par leur communauté, Ajar (Omar Sy) le serpent et Pitt (Franck Gastambide) le scorpion partent pour l'oasis voisine, nettement plus huppée, pour tenter d'y retrouver Eva (Louane), une serpente dont Ajar est épris...

Quand la France (et le Canada) tentent de singer Pixar/Dreamworks et de raconter une histoire d'animaux anthropomorphisés, ça donne ce Safari, un film d'animation visuellement relativement agréable, mais qui ne fonctionne jamais vraiment totalement.

À tous les niveaux, en fait, on sent le désir de bien faire, limité par un manque de compétences ou d'efficacité. Le récit, ainsi, une sorte de road trip dans le désert, s'avère globalement mal rythmé, et bourré de petits ventres mous ; la direction artistique est intéressante, mais parfois un peu trop dérivative ; l'illustration musicale est assez transparente ; l'humour est éventé ; et la distribution vocale, malheureusement, est totalement inégale.

Ainsi, autant Gastambide, Michael Youn, Clovis Cornillac ou encore Jean Dujardin s'en sortent parfaitement bien dans leurs rôles respectifs, autant d'autres sont en roue libre (Vincent Lacoste), et d'autres encore sont tout simplement médiocres et/ou mal dirigés (Louane, Grand Corps Malade).

Pire : si Omar Sy n'est pas mauvais, l'animation de son personnage ne colle que rarement à sa voix. L'interprétation d'Omar est nettement plus agitée et dynamique que ne l'est le serpent à l'écran, et cela donne lieu à un décalage qui s'avère parfois problématique, et souvent gênant.

Bref, une tentative bien intentionnée, mais vraiment peu concluante.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016)

Publié le 7 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Fantastique, Action, Aventure, Sky

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Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (The Last Dragonslayer) :

Choisie par le Grand Zambini (Andrew Buchan), l'un des derniers sorciers de la planète, pour être son apprentie, Jennifer Strange (Ellise Chappell) découvre bientôt, à la disparition de son maître, qu'elle est l'élue désignée par une prophétie, et qu'elle est censée mettre fin aux jours du dernier Dragon (Richard E. Grant) pour le compte du roi Snodd (Matt Berry). Mais avec le dragon s'éteindra toute magie dans le monde, et Jennifer refuse d'en être responsable...

Un téléfilm Sky TV adapté du roman du même nom de Jasper Fforde, et diffusé à Noël 2016, juste en face de Doctor Who.

Ici, le récit prend place dans un univers de fantasy où la magie a presque totalement disparu, remplacée par une technologie semi-moderne (voitures, caméras, gramophones, etc).

Un récit ambitieux, à base de dragons qui parlent, de sortilèges et d'effets spéciaux en tous genres, mais qui se traduit malheureusement, à l'écran, par un mélange pas particulièrement convaincant de néons et de décors pseudo-médiévaux qui font un peu carton-pâte.

Un côté un peu fauché et toc qui se retrouve dans l'interprétation gentiment surjouée et caricaturale, dans la bande originale intéressante mais envahissante, et dans les costumes, les accessoires (l'épée magique énorme qui pèse un gramme et demi) et maquillages très moyens.

La narration laborieuse et décousue, et l'actrice principale pâlichonne n'aident pas forcément à s'intéresser vraiment au récit, d'autant que tout semble hésiter à prendre trop au sérieux ce qui est raconté : The Last Dragonslayer se retrouve ainsi le postérieur entre deux chaises, entre fantasy émouvante et épique, et farce satirique à l'anglaise (avec Garth Marenghi en Roi déglingué, difficile de rester crédible...).

Bref, ça se veut dans la lignée de Pratchett, mais ça manque clairement soit de moyens, soit de savoir-faire. Dommage.

2.25/6 (dont 0.25 pour Samwell de Game of Thrones)

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Un film, un jour (ou presque) #814 : Mission Impossible 6 - Fallout (2018)

Publié le 31 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Mission Impossible 6 - Fallout :

Contraints de faire équipe avec un agent brutal de la CIA, Walker (Henry Cavill), Ethan Hunt (Tom Cruise) et son équipe tentent d'empêcher le mystérieux John Lark et les Apôtres, un groupe de terroristes, de déclencher trois têtes nucléaires sur des lieux de culte internationaux. Mais rapidement, de nombreux éléments du passé de Hunt se trouvent liés à cette affaire, lorsque Ilsa (Rebecca Ferguson) ressurgit avec une mission qui la place dans le chemin de Hunt...

Je n'avais pas aimé le précédent Mission Impossible, Rogue Nation, écrit et réalisé par le même Christopher McQuarrie : écriture pataude et télégraphiée, dialogues assez lourds en exposition et en tirades prétentieuses, bande originale fonctionnant mieux sur cd que dans le film, et cascades un peu trop portées sur les effets numériques flagrants retirant tout intérêt ou toute plausibilité aux exploits d'Ethan Hunt (tout le passage immergé, notamment).

RN finissait par ressembler (plus que d'autres Mission Impossible) à un sous-James Bond trop centré sur Cruise, sur sa relation (sans grande alchimie) avec Rebecca Ferguson, sur ses exploits, et délaissant un peu trop son équipe pour me convaincre.

Ce nouvel opus de la franchise, tout aussi applaudi par la critique, partage bon nombre de défauts du précédent volet : l'écriture est toujours aussi inégale, avec son lot de grosses plages d'exposition forcée, de rebondissements et retournements de situation éventés, et de répliques peu naturelles ; l'alchimie de Cruise avec les personnages féminins est toujours faiblarde (Vanessa Kirby ne fait pas grande impression) ; la bande originale de Lorne Balfe (un élève de Hans Zimmer) est immonde et dérivative ; et le grand final du film (duel d'hélicoptère au dessus des montagnes), tout en étant ultra-spectaculaire, est un peu trop bricolé par ordinateur et capillotracté pour vraiment fonctionner à plein tube.

Mais (car il y a un mais) malgré tous ces défauts récurrents, MI6 est nettement plus maîtrisé et abouti que son prédécesseur. McQuarrie est plus à l'aise derrière la caméra, et ça se ressent à de multiples niveaux, notamment au point de vue du rythme : malgré ses 2h20, le film ne se traîne jamais vraiment, et passe de scène d'action en scène d'action d'une manière assez assurée et agréable.

D'autant que ces scènes d'action sont bien souvent impressionnantes - à ce titre, la grosse poursuite à moto parisienne (bien que clairement trafiquée par ordinateur) est presque toujours crédible (la chute est un peu limite, et quiconque a déjà roulé à Paris/du côté de l'Arc de Triomphe lèvera un peu les yeux au ciel à certains moments) et surtout, très bien filmée.

Et puis McQuarrie a eu la bonne idée de se servir de ce film comme d'un bilan de la saga MI, en ramenant des éléments issus de nombreux films précédents, pour les intégrer au récit. Ça frôle parfois le fanservice gratuit, mais ça fonctionne néanmoins, et on se surprend à regretter que le scénariste n'ait pas été encore plus loin dans cette direction.

On regrettera aussi quelques choix mal avisés - faire courir Cruise comme un dératé est désormais un gimmick récurrent de la franchise, mais là, le bouchon est poussé un peu trop loin ; Cruise est encore et toujours trop indestructible pour être vraiment crédible, même s'il a tendance, de plus en plus, à le jouer façon Jackie Chan ou Harrison Ford, à mesure que l'âge le rattrape ; le sort de Baldwin est téléphoné au possible, et sa grande scène un peu forcée... - qui sont cependant compensés par un vrai travail d'équipe agréable à suivre.

Dans l'ensemble, ce MI6 m'a paru nettement plus intéressant et maîtrisé, comme je le disais : ce n'est pas parfait, loin de là, et il reste des problèmes d'écriture évidents, mais les progrès sont notables par rapport au cinquième épisode. Ce qui augure du meilleur pour un éventuel sixième métrage de la saga.

4/6 - 0.25 pour la musique vraiment calamiteuse = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #812 : Ant-Man & La Guêpe (2018)

Publié le 29 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Ant-Man & La Guêpe (Ant-Man & the Wasp) :

Encore secoué par les événements de la "Guerre Civile" entre super-héros, Scott Lang (Paul Rudd) a mis son identité d'Ant-Man de côté, et peine à concilier sa vie de père divorcé assigné à résidence avec son métier de conseiller en sécurité, en compagnie de ses amis Luis, Kurt et Dave (Michael Peña, Tip "T.I." Harris & David Dastmalchian). Lorsque Hope (Evangeline Lilly) et Hank Pym (Michael Douglas) viennent le chercher pour qu'il les aide à pénétrer dans la dimension quantique, afin de retrouver Janet (Michelle Pfeiffer), la mère de Hope, Scott n'hésite pourtant pas... mais entre le FBI (Randall Park), la pègre (Walton Goggins), et un mystérieux antagoniste capable de passer au travers des murs, le Fantôme (Hannah John-Kamen), Ant-Man aura fort à faire pour réussir sa mission.

Suite du premier opus de 2015, un premier opus qui a mis un certain temps à me convaincre totalement (voir ma critique originale ici, et sa révision de février dernier ici), et qui arrive avec la lourde tâche de passer après Avengers : Infinity War, et sa fin sans appel.

Autant dire que la pression était importante sur les épaules de Paul Rudd et compagnie, qui n'avaient que deux choix s'offrant à eux : soit prendre le pari de faire encore plus épique, encore plus spectaculaire et encore plus dramatique qu'Avengers (une mission clairement impossible), soit partir dans une direction opposée, et livrer un métrage léger, amusant et décontracté, servant de pause estivale dans un univers en plein tourment.

Par chance, on se retrouve donc ici avec l'option b, un Ant-Man 2 mieux rythmé (malgré encore quelques scories dans sa première moitié), plus inventif, plus dynamique, plus décomplexé et drôle que son prédécesseur ; un film qui fonctionne très bien en tant que préquelle à l'Infinity War (qu'elle rejoint dans ses scènes post-générique), et qui apporte au prochain Avengers des pistes intéressantes pour vaincre Thanos ("vortex temporel", hmmmm).

Bref, un bon moment à passer en salles, et un Marvel mineur mais rafraîchissant, qui prépare le terrain pour la suite tout en se payant le luxe d'avoir une intrigue bouclée, sans grand méchant connaissant une mort atroce, et avec un protagoniste plus libre dans la comédie qu'il ne l'était dans le premier épisode, où l'on sentait Paul Rudd un peu gêné aux entournures de son personnage de superhéros Marvel.

Ne manquait peut-être qu'une scène d'action supplémentaire à base de fourmis afin de rythmer encore un peu plus le tout, et ça aurait été nettement supérieur au premier épisode. Là, en l'état, c'est tout juste au-dessus.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #805 : MOIS FRANÇAIS - Gaston Lagaffe (2018), Les Aventures de Spirou et Fantasio (2018) & Taxi 5 (2018)

Publié le 19 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Action, Aventure, Science-Fiction

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Gaston Lagaffe (2018) :

Lorsqu'il rentre de congés, Prunelle (Pierre-François Martin-Laval), le directeur d'Au Petit Coin, une startup de reconversion, découvre la présence d'un nouveau stagiaire, Gaston (Théo Fernandez), particulièrement gaffeur. Et alors que Prunelle tente désespérément de négocier la vente de l'entreprise à Monsieur de Mesmaeker (Jérôme Commandeur), les bêtises de Gaston s'accumule, et menacent de mettre en péril la survie d'Au Petit Coin. Mais Prunelle, persuadé que Gaston est le fils du PDG, en immersion dans le monde du travail, ne peut se résoudre à le renvoyer...

Au vu des bandes-annonces, je m'attendais à pire. Notamment à cause de Gaston, dont la posture voutée, tout droit tirée de la bd, faisait particulièrement artificielle et forcée dans les images présentées lors de la promotion du métrage. Et puis, en fin de compte, ce Gaston s'est avéré probablement le point fort du métrage, puisque Théo Fernandez incarne bien (et avec un naturel certain) ce personnage décalé mais bienveillant.

Là où ça coince plus, c'est autour de Pef.

Pef, l'acteur, qui surjoue et sonne faux de manière récurrente, dans une scène sur deux ; Pef, le scénariste, qui peine - ici comme sur les Profs - à donner une véritable structure à son film, succession de vignettes et de gags fidèles à la bande dessinée, mais assez décousus, et liés par des fils conducteurs prétextes ; et Pef, le réalisateur, qui échoue à dynamiser le tout, et livre donc un produit mollasson et peu remarquable.

Ce n'est pas désastreux, et l'on sent que le réalisateur est fan de l'oeuvre de Franquin, mais ça reste une adaptation scolaire et terne, qui n'exploite jamais son postulat de départ. Et la transformation de ce qui était les éditions Dupuis en une start-up appelée "Au Petit Coin" est assez représentative d'une certaine dérive de l'humour de Gaston vers quelque chose de plus bas de plafond/pipi-caca, pas forcément pertinent (d'ailleurs, c'est parlant de constater qu'un moment de post-synchro évident remplace justement dans la bouche de Gaston le mot "flatulence" par "prout" : ça donne le ton).

2.5 + 0.5 pour Théo Fernandez = un minuscule 3/6, de justesse.

(par contre, les choix musicaux, bon gros bof, et toute la fin tombe assez à plat, précipitée, en plus de se conclure avec une chanson chorégraphiée, le bon gros cliché insupportable de ce genre de comédie...)

Les Aventures de Spirou et Fantasio (2018) :

Quand Spirou (Thomas Solivérès), jeune pickpocket se faisant passer pour un groom, croise le chemin de Fantasio (Alex Lutz), reporter incapable, dans les couloirs d'un hôtel, il ignore qu'il est sur le point de s'embarquer dans une aventure improbable : Seccotine (Géraldine Nakache), rivale et ex-compagne de Fantasio, est en effet enlevée, en compagnie du Comte de Champignac (Christian Clavier), par le maléfique Zorglub (Ramzy Bedia), qui a besoin de Champignac pour accomplir ses projets de domination de la planète...

Décidément, après un Petit Spirou terne, quasi-mélancolique et vieillot (et sans Spip), le groom-aventurier est bien mal servi par ses adaptations cinématographiques.

Ici, ces Aventures s'avèrent particulièrement mal rythmées, débutant sur les chapeaux de roues, avec un rythme frénétique et une bande originale symphonique endiablée, qui font un temps illusion... mais rapidement, une fois la première demi-heure passée, le film s'embourbe, ralentit, n'a plus aucune énergie, et le spectateur assiste alors au numéro habituel de comédiens français en pilotage automatique : Ramzy, Clavier, Mr Poulpe, Charlotte Gabris (décidément partout), Desagnat...

Face à eux, Lutz et Nakache s'en sortent, mais c'est du côté de Spirou que ça coince : Solivérès ne pose pas problème, mais son personnage, si. Ici, Spirou est un petit jeune menteur et voleur, déguisé en groom, qui ne se lance dans cette aventure que par appât du gain, et qui n'hésite pas une seconde, goguenard, à envoyer Zorglub vers une mort certaine.

Autant dire qu'on est loin, très loin du Spirou des bandes-dessinées, et ce quand bien même le script considère cette histoire comme un "Spirou begins", le héros décidant spontanément, à la fin, de rentrer dans le droit chemin et de devenir groom (et Zorglub n'étant pas vraiment mort).

Reste que l'on passe tout le film à suivre des protagonistes peu attachants, embarqués dans une aventure assez plate et rythmée de choix musicaux insipides et "publicitaires", bref, on a du mal à se passionner pour ce qu'il y a à l'écran.

Spirou méritait mieux.

2 + 0.5 pour Spip = 2.5/6

Taxi 5 (2018) :

Super flic parisien et as du volant, Sylvain (Franck Gastambide) est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille où le Maire (Berard Farcy) le place à la tête d'une mission collective d'importance : arrêter un gang d'Italiens qui s'en prend à des bijouteries, et prend la fuite à bord de Ferraris. Mais pour y parvenir, Sylvain a besoin d'un véhicule à la hauteur : il est contraint de demander l'aide d'Eddy Maklouf (Malik Bentalha), un chauffeur de VTC incapable et insupportable, petit-neveu d'un certain Daniel, et seule personne sachant où se trouve le taxi blanc mythique à Marseille...

Le dernier film de la bande de Franck Gastambide, après Les Kaira et Pattaya, un film qui se veut donc un relaunch de la franchise Taxi, sans Naceri, Cotillard ou Diefenthal. Ou du moins, il est préférable de parler au passé de ces intentions, puisque le carton escompté par Besson, Gastambide et compagnie n'a pas eu lieu, au final.

En même temps, pas forcément surprenant, puisque le film n'est tout simplement pas exceptionnel ou mémorable.

Pire, c'est même une belle occasion ratée, entre son rythme nonchalant faisant une place trop importante au copinage, et trop faible aux poursuites ; son Malik Bentalha tout simplement peu attachant dans un personnage façon Jamel au rabais ; ses seconds rôles qui font tous leur numéro respectif (parfois, ça marche - Ramzy, Farcy -, parfois, nettement moins - Poulpe) ; ses méchants transparents ; ses gags qui traînent en longueur ; et sa fin à rallonge après un climax assez plat...

Bref, il y avait là un potentiel certain de relance de la franchise avec un Gastambide sympathique, et un concept de nouvelle génération modernisant le fameux taxi, avec potentiellement un nouveau modèle, et quelque chose de moins kitsch dans ses effets... mais le film échoue à atteindre ses objectifs, et, dans ses grandes largeurs, il tombe à plat.

2.25/6 

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Un film, un jour (ou presque) #798 : MOIS FRANÇAIS - Les Francis (2014) & Mission Pays Basque (2017)

Publié le 14 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Aventure, Action, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Francis (2014) :

Afin de respecter la dernière volonté de son grand-père, Jeff (Lannick Gautry) part en Corse à la recherche d'un secret de famille, accompagné de trois amis d'enfance (Medi Sadoun, Thomas VDB, Cyril Gueï). Mais là, rapidement, la petite bande se met les habitants de l'île à dos suite à plusieurs quiproquos, et cette visite en Corse se transforme alors en course-poursuite haletante...

Une comédie d'aventure insipide, ayant un réalisateur de courts-métrages et de clips derrière la caméra, pour un résultat décousu et très plat qui, à l'exception de quelques gags visuels amusants, peine à convaincre ou à intéresser.

Il y a pas mal de clichés, un rendu visuel occasionnellement clippesque (et des problèmes d'axes de caméra et de continuité dans le mouvement, lors des scènes d'action), de l'exposition maladroite en voix-off, et, malheureusement, un gros manque de charisme dans la distribution (et notamment dans le quatuor de tête).

Cela dit, c'est toujours amusant de retrouver Sadoun et Pocthier, deux des trois Kaïra. C'est amusant... mais ça ne fait pas de tout cela un film réussi, loin de là.

2/6

Mission Pays Basque (2017) :

Afin de racheter la quincaillerie de Ferran (Daniel Prévost) pour le compte de son entreprise, Sybille (Élodie Fontan), cadre parisienne ambitieuse, débarque au Pays Basque en compagnie de son stagiaire incapable (Damien Ferdel). Mais là, rapidement, elle tombe sur Ramuntxo (Florent Peyre), le neveu de Ferran, en charge des affaires de ce dernier : basque typique, Ramuntxo est cependant bien décidé à rendre la vie dure à la jeune Parisienne, au charme de laquelle il n'est pourtant pas insensible...

Second film du réalisateur de L'Ascension, cette comédie romantique régionale est l’œuvre du scénariste de L'Enquête Corse, et de celui de multiples téléfilms façon Crime à/en... ; sur papier, rien de vraiment exceptionnel, donc, et à l'écran, la première demi-heure du film ne rassure pas vraiment : rythme artificiel imposé par le montage, script un peu décousu et à la mécanique laborieuse, interprétation inégale de certains seconds rôles... autant de défauts assez visibles, que compense heureusement le duo principal Peyre/Fontan, attachant et sympathique.

Et par chance, une fois que le film décolle vraiment, et que le couple en devient le point focal, ça fonctionne. Bon, ça n'atteint jamais des sommets (toute la sous-intrigue sur l'ETA et les armes est gentiment forcée), et ça repose entièrement sur les épaules de Peyre/Fontan, très naturels (ainsi que sur Prévost, amusant en papy sénile et excentrique), mais ça se regarde tranquillement, et ce n'est pas trop mal rythmé.

Pas désagréable, sans plus.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #794 : MOIS FRANÇAIS - King Guillaume (2009) & Le Petit Spirou (2017)

Publié le 11 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Jeunesse, Histoire, Belgique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

King Guillaume (2009) :

Lorsque le roi de l'île indépendante de Guerrelande, au large de la Bretagne, décède soudain, William-Fernand (Pierre Richard), son intendant, doit au plus vite retrouver l'héritier du trône, sous peine de voir l'île revenir aux mains de la Grande-Bretagne. Il se met donc en route, et trouve Guillaume et Magali Brunel (Pierre-François Martin-Laval & Florence Foresti), un couple tranquille, à qui il promet monts et merveilles pour les convaincre de rejoindre cet île perdue et désolée...

Libre adaptation de la bande dessinée Panique à Londres par Pef, cette comédie absurde et lunaire donne, dans un premier temps, l'impression d'une excellente surprise, notamment au travers de son ouverture façon cours d'histoire donné par Terry Jones, des Monty Python.

On retrouve alors rapidement l'humour décalé des Robins des Bois, notamment au travers de ces répliques non-sensiques qui parsèment la première moitié du film, et l'on se dit "si ça continue comme ça, ça peut être très sympathique". Et puis en fait, pas tant que ça.

Sur la durée, en effet, le film peine à maintenir son rythme, et finit par faire place au Florence Foresti-show, sous-développant systématiquement tous les autres personnages secondaires (notamment Omar Sy), pour laisser la comédienne faire son numéro.

Résultat : ça finit par tourner en rond et à vide, ça lasse, et quand le film tente de jouer la carte de l'émotion et de la sincérité, sur la fin, on n'y croit pas vraiment.

Dommage.

2.5/6

Le Petit Spirou (2017) :

Sur le point de rejoindre une école de grooms, le Petit Spirou (Sacha Pinault) commence à douter de son avenir, et décide de s'enfuir avec Suzette (Lila Poulet-Berenfeld), sa bien-aimée, pour un voyage autour du monde...

Adaptation franco-belge des bandes-dessinées du Petit Spirou par le réalisateur des Enfants de Timpelbach (film que j'avais bien apprécié, à l'époque), ce métrage souffre de problèmes récurrents aux adaptations de ce type.

À commencer par l'interprétation des enfants : si Spirou et Suzette s'en sortent plus ou moins bien, tous leurs compères sont nettement plus inégaux ; du côté des adultes, pas de gros problèmes, même si, comme pour les enfants, on peut se poser des questions quant au choix des acteurs par rapport à leurs personnages (je pense notamment à Maman Spirou, ici blonde, sans raison).

Ensuite, il y a un véritable problème de trame narrative dans toutes ces adaptations de séries de gags unitaires : l'intrigue globale semble toujours bâclée ou artificielle. Ici, les angoisses de Spirou (moteur principal de l'intrigue) sont entrecoupées de gags tirés de la bande dessinée, qui donnent un côté décousu au tout, et un ton globalement étrangement dramatique et mélancolique... ce qui est loin de ce à quoi on pouvait s'attendre du Petit Spirou.

Le résultat : un métrage terne et nostalgique, sage, bon enfant mais presque vieillot, qui n'est jamais particulièrement rythmé et qui manque de mordant. Pas assez d'énergie, pas assez d'impertinence, pas assez de fun... et pas de Spip.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #790 : MOIS FRANÇAIS - L'Élève Ducobu (2011) & Les Vacances de Ducobu (2012)

Publié le 8 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Jeunesse, Aventure, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'Élève Ducobu (2011) :

Cancre et tricheur indécrottable, Ducobu (Vincent Claude) a été renvoyé de toutes les écoles, sauf de Saint Potache. Là, il arrive dans la même classe que Léonie (Juliette Chappey), la meilleure de la classe, qui le jalouse mais s'éprend aussitôt de lui. Mais son instituteur, Gustave Latouche (Élie Semoun) est particulièrement strict, et a Ducobu dans son collimateur...

Adaptation, réalisée et écrite par Philippe de Chauveron (déjà à l'origine de Les Seigneurs, Débarquement Immédiat, et Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?), de la bande dessinée du même nom, et qui tente de développer sous forme d'un récit structuré une suite de gags ponctuels et limités.

Ce qui fonctionne à moitié, en fait : si les trois trimestres permettent d'articuler plus ou moins le récit, on reste quand même dans une succession de scénettes distinctes, qui reposent entièrement sur les personnages de Ducobu et Latouche pour fonctionner.

Et là, problème : si Vincent Claude ressemble bien au personnage de la bd (malgré une coloration capillaire discutable), son interprétation ne suit pas forcément ; quant à Élie Semoun, il fait du Élie Semoun, et sa romance avec sa collègue est même parfois un peu glauque (à la fois dans la manière dont elle est filmée et écrite).

Les parents d'élèves (Bruno Podalydès et Helena Noguerra) sont quant à eux inexistants, et c'est Juliette Chappey qui s'en sort le mieux, en fait, puisqu'elle est à la fois crédible et naturelle, et qu'elle incarne sans problème son personnage.

Ajoutez à tout cela une musique gentiment dérivative, et une tentative d'inscrire le récit dans une époque relativement intemporelle - qui vacille dès qu'on fait référence à Koh-Lanta et compagnie, et on se retrouve avec une adaptation assez quelconque, pas forcément désastreuse, mais très oubliable.

2.5/6

Les Vacances de Ducobu (2012) :

À l'occasion des grandes vacances, Ducobu (François Viette) et son père (Pef) partent en vacances avec Léonie (Juliette Chappey) et sa mère (Helena Noguerra). Mais sur place, ils retrouvent avec horreur Mr. Latouche (Élie Semoun) et sa compagne Mlle. Rateau (Joséphine de Meaux). Ensemble, contre toute attente, ils vont alors partir à la recherche du trésor d'un pirate local...

Une suite clairement mise en chantier à l'arrache (elle a été écrite en plein tournage du premier), qui remplace son compositeur, plusieurs acteurs (Pef prend la place de Bruno Podalydès, et François Viette celle de Vincent Claude dans le rôle-titre), et qui y rajoute un Bruno Salomone en roue libre, qui fait du Bruno Salomone.

Ces remplacements ne sont pas toujours forcément des plus avisés - Pef n'est là que pour baver sur Noguerra, elle-même n'étant là que pour être sexy et en maillot ; et si le nouveau Ducobu est un peu plus naturel dans son jeu, il manque un peu de présence et de charisme - et ne sont de toute façon qu'un prétexte anecdotique pour laisser toujours plus de place à Élie Seymoun.

On a donc Élie Seymoun en co-tête d'affiche, Élie Seymoun amoureux, Élie Seymoun jaloux, Élie Seymoun furieux, Élie Seymoun en grand-mère, Élie Seymoun en aventurier, etc... l'overdose d'Élie Seymoun arrive très tôt dans le film, et il faut attendre la dernière demi-heure, quand le film se transforme en film d'aventures pour enfants, pour que Seymoun se fonde à nouveau dans le groupe, et ne l'éclipse plus.

C'est dommage qu'il y ait tant de digressions et de moments inintéressants dans la première heure, car finalement, le côté film d'aventures fonctionne assez bien, et vaudrait presque la moyenne à ces vacances de Ducobu. Mais trop de Seymoun, trop de romance forcée, trop de surplace, ça donne un film bancal, au même niveau que le premier, malgré des qualités et des défauts un peu différents.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #788 : MOIS FRANÇAIS - L'Île aux Trésors (2007) & Benoît Brisefer : Les Taxis Rouges (2014)

Publié le 6 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Aventure, Histoire, Jeunesse, Action, Fantastique

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

L'Île aux Trésors (2007) :

Au 18ème siècle, des individus disparates (Gérard Jugnot, Alice Taglioni, Vincent Rottiers, Jean-Paul Rouve) s'associent pour mettre leur ressources en commun, et partir à la recherche du trésor du Capitaine Flint...

Une production franco-européenne tout simplement ratée, et qui, malgré son budget confortable, échoue à réinventer de manière intéressante ou dynamique L'Île au Trésor de Stevenson.

La faute à un script plat et quelconque, à une réalisation médiocre, toute en plans serrés et gros plans cache-misère, à une interprétation assez forcée, et à une distribution assez inégale - Alice Taglioni, notamment, est insipide au possible, alors que son rôle est crucial.

C'est mou, étrangement étriqué et terne malgré son budget conséquent, et même la bande originale symphonique de NIcholas Todd (au demeurant assez réussie et épique) finit par paraître hors-sujet, tant ce qu'il y a à l'écran n'est pas à la hauteur de ce que la musique tente de faire ressentir.

1/6

Benoît Brisefer - Les Taxis Rouges (2014) :

Benoît Brisefer (Léopold Huet), dix ans, est un petit garçon à la force surhumaine, qui ne perd ses pouvoirs que lorsqu'il est enrhumé. Lorsque le maléfique Poilonez (Jean Reno) arrive en ville à la tête de sa compagnie de taxis ultra-modernes, aux méthodes peu catholiques, Mr. Dussiflard (Gérard Jugnot), l'ami chauffeur de taxi de Benoît, en est la victime, et rapidement, lui et l'enfant sont envoyés à l'autre bout du monde par Poilonez, dont les plans machiavéliques ne peuvent s'embarrasser de fouineurs dans leur genre...

Un film adapté de l'oeuvre de Peyo par un réalisateur peu connu (et décédé en 2017) et par cinq scénaristes (!), ce Benoît Brisefer s'avère un métrage globalement assez fidèle à la bande dessinée d'origine, ce qui n'est pas forcément une bonne chose.

Le film s'avère en effet très vieillot et poussif dans sa forme et dans sa structure : il est mollasson (gros ventre mou à mi-parcours), les effets spéciaux sont relativement fauchés, et à peine dignes d'un film des années 90 (notamment lorsque l'enfant court devant un fond vert), la post-synchronisation est approximative, la réalisation peu inspirée, et l'interprétation est très inégale (certains acteurs étant en pilotage automatique, d'autres se démenant, comme Jugnot, et d'autres encore, comme Léopold Huet, atteignant rapidement leurs limites de jeu).

En résumé, ce long-métrage de moins de 73 minutes est particulièrement laborieux, à l'image de son générique d'ouverture de plusieurs minutes, basique, lent et sur fond noir, et qui donne bien le ton du reste du métrage. Un ratage.

2/6

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