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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #aventure catégorie

Un film, un jour (ou presque) #1018 : Nature Calls (2012)

Publié le 25 Juillet 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Nature Calls :

Alors que sa troupe de scouts délaisse sa vocation, et préfère passer du temps devant la tv de son frère Kirk (Johnny Knoxville), Randy Stevens (Patton Oswalt), chef scout, décide un beau jour d'emmener tous ses scouts en pleine forêt, pour leur faire découvrir le grand air et l'aventure. Mais Kirk n'est pas très content d'avoir perdu ainsi les enfants de vue, et il recrute deux de ses employés (Rob Riggle et Patrice O'Neal) pour traquer les scouts dans la nature...

Une comédie indépendante ayant une distribution adulte sympathique (Knoxville, Oswalt, Riggle, O'Neal, Maura Tierney...) et des enfants naturels qui sont assez amusants à regarder.

Et ça s'arrête là, franchement, puisqu'il n'y a ici absolument rien de mémorable, de drôle, d'original ou de rythmé, et qu'il faut attendre les dernières 20-25 minutes pour percevoir un embryon de ce qui a pu attirer une telle distribution dans ce projet, avec quelques moments excentriques vraiment décalés.

Dans l'ensemble, cependant, gros bof (et quelques moments m'ont paru bizarrement cadrés, comme si le caméraman faisait 2 mètres et filmait toutes les scènes en légère plongée).

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1016 : Batman - Hush (2019)

Publié le 23 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Romance, Thriller, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Batman - Silence (Batman : Hush - 2019) :

Alors que Bruce (Jason O'Mara) se rapproche progressivement de Selina Kyle (Jennifer Morrison), Hush, un mystérieux criminel masqué, coordonne tous les adversaires de Batman dans une série de méfaits d'apparence indépendants... mais qui visent en réalité la personne même de Bruce Wayne.

Adaptation animée de l'arc narratif du même nom écrit par Jeph Loeb et illustrée par Jim Lee, cette version 2019 suit environ 80% de l'intrigue originale, mais met clairement plus l'accent sur la romance impossible entre Batman et Catwoman, une romance particulièrement d'actualité dans les comics publiés ces temps-ci.

Cette romance prend ainsi parfois le dessus sur l'intrigue de fond, pas toujours traitée aussi bien qu'elle l'aurait méritée, et amène des remplacements inutiles : pas de Croc ou de Huntress, mais Bane et une Batgirl qui fait de la figuration dans une scène et demi ; pas de Ra's al Ghul, de Harold, de Double-Face, de Jason Todd. À l'identique, les motivations de certains des protagonistes ont changé, et Thomas Elliot, justement, passe considérablement à la trappe...

Tout ça pour faire plus de place à Bat/Cat, au travers notamment d'un montage triomphant illustrant les exploits du couple dans son combat contre le crime : un peu hors-sujet, je dois dire. Et puis il y a cette réinvention du Riddler, qui tente d'en faire une sorte de super-combattant capable de tenir tête à Batman au corps à corps, et qui, physiquement, semble inspiré du Deadshot du film Daredevil. Mouais.

Je n'ai pas détesté pour autant, cela dit, même si comme d'habitude, il y a quelques moments d'animation assez moches. Mais la place prise par la romance Bat/Cat m'a rappelé pourquoi j'avais énormément de mal avec cette direction initiée par Tom King : c'est envahissant, c'est du fan-service, et ça se fait au détriment d'autres personnages.

Alors déjà que l'intrigue originale de Hush n'était pas des plus profondes et recherchées, si en plus on la simplifie pour faire de la place à du shipping...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1003 : Spider-Man - Far From Home (2019)

Publié le 9 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, MCU, Marvel, Review, Romance, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Spider-Man - Far From Home (2019) :

Après la mort de Tony Stark, Peter Parker (Tom Holland) n'aspire qu'à une chose : partir avec sa classe en excursion, en Europe, et profiter de l'occasion pour avouer ses sentiments à MJ (Zendaya). Mais des créatures élémentaires s'en prennent soudain aux principales villes du monde, et Nick Fury réclame l'aide de Spider-man pour aider Mysterio (Jack Gyllenhaal), un nouveau venu aux pouvoirs surnaturels, à lutter contre ces monstres issus d'une dimension parallèle...

Une suite très sympathique à Spider-Man Homecoming, et aux événements tragiques d'Avengers Endgame : ce nouveau film du MCU s'inscrit par conséquent dans la droite lignée thématique de ses prédécesseurs, tout en conservant le même ton léger et adolescent que Homecoming.

Du côté de l'héritage MCU, on a donc droit à tout un travail et une réflexion de Parker sur l'héritage Stark, et sur la position de Spidey dans le MCU : une réflexion qui débouche sur une conclusion logiquement à l'opposé de celle du premier Iron Man... malgré la première scène de post-générique.

À l'identique, une fois de plus, comme dans Homecoming, et comme dans  bon nombre de films du MCU, les actes de Stark reviennent hanter les héros de cet univers Marvel, avec des conséquences improbables (ici, la coalition de multiples anciens employés, avec caméos d'anciens acteurs à la clef). La motivation même de l'antagoniste principal du film est directement liée à Stark, et à ce qui s'est déroulé dans le MCU durant Endgame.

De quoi assurer le quota de moments sérieux et pensifs... heureusement largement contrebalancés par les scènes d'action spectaculaires, par les effets spéciaux très réussis (les scènes d'illusion), et par la comédie dynamique et adolescente du reste du film.

Et c'est là que le casting de ce Spider-man version Marvel s'avère un véritable atout : alors que le Spidey de Raimi était visuellement inspiré, sa romance était insipide et niaise (surtout quand écrite par les scénaristes de Smallville) ; les deux autres Spidey avec Garfield, eux, souffraient de personnages antipathiques et souvent écrits n'importe comment : ici, tous les jeunes sont attachants, amusants, drôles, et le duo de tête Parker/MJ s'avère même assez touchant dans sa maladresse chronique.

À côté d'eux, on retrouve Nick Fury et Maria Hill, deux personnages désormais bien éprouvés, mais qui révèlent ici quelques surprises, notamment dans l'ultime scène finale (après le bouclier, l'épée ?). Et bien sûr, Gyllenhaal en Mysterio. Un Mysterio qui ne surprendra pas les amateurs de comics, mais qui est ici très efficace dans son rôle, servant un propos sur les fake news malheureusement un peu timide.

Bref, malgré toutes ses qualités, Far From Home n'est pas un chef d’œuvre du genre : sa première demi-heure et son format épisodique, inhérent au côté road movie du tout, rendent sa première partie moins efficace et plus décousue que Homecoming, mais le film se rattrape bien ensuite, reste toujours éminemment agréable à suivre et livre quelques moments visuellement mémorables, qui n'ont rien à envier aux délires kaléidoscopiques de Docteur Strange.

Et puis ses scènes post-générique... hmm. Ça laisse augurer du meilleur.

4/6 + 0.25 pour son score impeccable de Giacchino = 4.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1001 : Le Bout du Monde (2019)

Publié le 5 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Science-Fiction

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Le Bout du Monde (Rim of the World - 2019) :

Lorsqu'une invasion extraterrestre frappe la Terre alors même qu'ils se trouvent en camp de vacances, quatre enfants (Jack Gore, Miya Cech, Benjamin Flores Jr, Alessio Scalzotto) doivent quitter leur camp de vacances dévasté pour apporter une clé informatique à l'armée, clé pouvant potentiellement sauver la Terre de la menace alien...

Réalisée par McG (autrefois habitué à de gros blockbusters - les Charlie's Angels, Terminator Renaissance - depuis reconverti en producteur tv et réalisateur pour Netflix - La Babysitter), cette comédie fantastique signée de l'un des scénaristes de Thor et de X-Men : Le Commencement se revendique ouvertement de l'hommage : un hommage aux années 80 et aux films d'aventure Amblin pour enfants, façon Goonies. Le tout passé à la sauce Independance Day et/ou Attack the Block, avec des aliens très méchants qui attaquent tout ce qui bouge.

Le problème, c'est que sous couvert d'hommage, ce Rim of the World se contente de recycler tous les clichés des films dont il s'inspire, sans la moindre inspiration : les personnages, leurs failles, leurs interactions, leur parcours, les rebondissements du script, tout est ultra-balisé et éventé, et cela finit clairement par desservir le récit, déjà pas aidé par une photographie assez laide (les filtres et éclairages colorés pour illustrer l'apocalypse, mouais).

Le métrage est ainsi constamment tiré vers le bas par son script simpliste et générique, par son humour délibérément bas-de-plafond, et par l'interprétation, qui n'aide pas forcément : si ça passe dans l'ensemble, les jeunes acteurs sont parfois inégaux, et le fait qu'ils soient des archétypes ambulants n'aide pas vraiment (mention spéciale au mini-Kevin Hart, qui est bon, mais refuse de la fermer pendant tout le métrage,  ainsi qu'au pseudo-Chris Rock qui joue l'un des moniteurs du camp de vacances, au début).

Et puis, bien sûr, il y a ces références hors-sujet que les protagonistes balancent occasionnellement (le cinéma de Werner Herzog, des citations de Gladiator, ou The Revenant), totalement déplacées dans la bouche de protagonistes de 12-13 ans.

Bref, ça se regarde facilement (les effets spéciaux ne sont pas désagréables), mais ça donne trop souvent l'impression d'être dépourvu d'âme ou de sincérité (notamment dans le parcours de ses personnages, vraiment mécanique) pour mériter la moyenne.

2.5 + 0.25 pour la musique symphonique de Bear McCreary - 0.25 pour avoir laissé James Corden en vie après cette apocalypse extraterrestre = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #986 : Aladdin (2019)

Publié le 14 Juin 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Animation, Jeunesse, Musique, Review, Romance, 1001 Nuits

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Aladdin (2019) :

Jeune voleur des rues, charmeur et menteur, Aladdin (Mena Massoud) s'éprend de la jolie Jasmine (Naomi Scott), princesse rebelle de la ville d'Agrabah. Mais le maléfique Jafar (Marwan Kenzari) est bien décidé à s'emparer du trône, et à épouser la princesse ; pour avoir une chance de la sauver de ce sort et de la séduire, Aladdin fait appel au puissant Génie de la lampe (Will Smith), qui peut exaucer trois de ses vœux et faire de lui un Prince...

Voilà donc la fameuse adaptation en prises de vue réelles de l'Aladdin de 1992, une adaptation confiée (on ne sait trop pourquoi) à Guy Ritchie et à John August, et qui, dès ses premières images de Will Smith en génie, a suscité un bad buzz conséquent en ligne.

Un bad buzz encore renforcé par une distribution très inégale - outre Will Smith, Massoud paraissait insipide dans les bandes annonces, et c'était encore pire pour Kenzari -, et par des numéros musicaux visiblement laborieux.

Autant dire que ce n'était pas gagné pour cet Aladdin : heureusement, au final, ce n'est pas si désastreux. Ce n'est pas un bon film, mais ce n'est pas non plus la catastrophe intégrale à laquelle on pouvait s'attendre.

Il faut cependant être clair : Guy Ritchie n'était pas un bon choix à la réalisation. Il n'apporte rien au film, et rend toutes les séquences musicales plates et génériques (certains choix de réalisation sont incompréhensibles : Prince Ali, ultra-statique ; One Jump Ahead, en pleine poursuite, avec des jeux de ralentis et de framerate qui ne s'accompagnent pas de ralentissements vocaux !? ; Speechless, forcée et bancale) ; d'ailleurs, de manière générale, le film ne parvient pas du tout à assumer son côté comédie musicale, et semble uniquement à l'aise lorsqu'il raconte une histoire simple et directe.

C'est donc un problème certain, puisque le film dépasse les deux heures, le scénario ayant été largement rallongé pour l'occasion (et pas de la meilleure des manières, puisque l'écriture des personnages et des dialogues est des plus génériques) : des rajouts qui vont de l'anecdotique (Jasmine a désormais une servante/faire-valoir comique, dont s'éprend le génie) au gênant (la chanson Speechless de Jasmine, donc, une power ballad féministe typique de ce qui se fait actuellement, et qui arrive comme un cheveu sur la soupe), en passant par le sympathique (Will Smith en mode humain, plus proche d'un Hitch que du génie survolté made in Robin Williams) et par le remplissage évident et superflu (certaines péripéties, le perroquet géant, certains passages dansés, certains moments de comédie romantique, l'introduction, le Prince Anders...).

Heureusement, les bases du récit, sa structure, sont toujours saines et efficaces, tout comme le sont les personnages et les chansons originales. Cela donne au film une armature stable et solide, renforcée par le facteur nostalgie du tout : si l'on a grandi avec le film original, on aura forcément tendance à se montrer (un peu) indulgent à mesure que cet Aladdin enchaîne les passages familiers.

D'autant que finalement, le couple principal fonctionne bien : Massoud s'avère finalement plutôt sympathique en Aladdin, un Aladdin plus comique que dans le dessin animé original ; Naomi Scott est excellente ; Will Smith s'en sort plutôt bien en génie sous forme humaine, et semble s'amuser ; Navid Negahban est aussi bon ici que dans Legion... le seul problème, vraiment, c'est Jafar : comme on pouvait le deviner, Marwan Kenzari est une erreur de casting totale, n'ayant pas une once du charisme, de la présence et du port de Jafar, réduit ici à un vulgaire méchant hurlant et grimaçant.

Ce n'est pas nécessairement la faute de l'acteur, mais l'absence d'un antagoniste fort et imposant fait que la tension narrative du film est très faible : un véritable souci pour ce métrage qui souffre déjà de multiples problèmes de conception, au premier rang desquels le simple fait de justifier son existence.

Cette adaptation en prises de vue réelle n'apporte en effet rien à l'histoire du dessin animé, ni à son esthétique ; pire, à trop vouloir coller au film de 1992, à ses chansons, à son génie bleu (ici, Will Smith semble constamment être une tête peinte en bleue superposée sur un corps numérique à l'animation bancale), à son statut de comédie musicale, cet Aladdin 2019 finit par se mettre des bâtons dans les roues, et par traîner mollement la patte jusqu'à la ligne d'arrivée.

Aladdin 2019 a ainsi le postérieur entre deux chaises, à la fois pas assez et trop fidèle à l'original pour avoir sa propre identité, tout en étant trop approximatif pour être efficace en tant que film à part entière : l'énergie du film original est absente, et plutôt que de forcer ce remake à rentrer dans les cases définie par l'original, il aurait fallu plus d'audace et d'originalité.

(toutes les chansons du génie en sont un bon exemple : Will Smith se force à chanter de manière classique, et ça ne fonctionne pas ; alors que sa version rappée de Friend Like Me, dans le générique de fin, est nettement plus amusante et décomplexée)

Une chose est sûre, quitte à voir une autre version du dessin animé original, on préfèrera clairement la comédie musicale de Broadway.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018)

Publié le 10 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Jeunesse, Review, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (Aquaman : Rage of Atlantis - 2018) :

Alors qu'Aquaman (Dee Bradley Baker) peine à trouver sa place au sein de la Justice League, il est destitué par son frère, Orm (Trevor Devall), associé à Atrocitus (Jonathan Adams), leader des Red Lanterns. L'objectif de ce dernier : utiliser les pouvoirs de la colère pour asservir la Terre et l'univers, une planète à la fois, en les privant de toute leur eau. Seul Aquaman, la Ligue de Justice, et Jessica Cruz (Critisina Milizia), Green Lantern débutante, peuvent empêcher cette sinistre alliance de parvenir à ses fins...

Dernier long-métrage animé Lego en date, cet Aquaman adopte un ton nettement plus décalé et parodique que certains de ses prédécesseurs (sans même parler du film avec Jason Momoa), et c'est là que cela peut poser problème.

Car soyons francs : Aquaman, ici, est un bouffon au QI de poulpe mort, et une grosse partie du métrage repose donc sur des gags, du slapstick et des répliques en faisant le dindon de la farce. Une approche délibérée, visant à (re)construire le personnage et à justifier sa présence au sein de la Justice League, et qui se tient en parallèle des débuts de Jessica Cruz, peureuse, et constamment jugée par son anneau (qui lui donne et lui enlève des points comme Dumbledore dans Harry Potter).

Tout cela est noyé dans une intrigue à l'échelle galactique, un peu brouillonne et surchargée, où les Red Lanterns croisent Lobo, son dauphin de l'espace, des planètes asséchées, une cantina de l'espace, une Seagate, Dex-Starr le chat red lantern, une bat-souris mécanique, et beaucoup de séquences d'action, qui tirent gentiment en longueur.

En soi, ça se regarde, et c'est même assez sympathique par moments, mais dans l'ensemble, j'ai eu un peu de mal à rester passionné par l'ensemble. Réduit à 45 minutes, cela aurait probablement été plus efficace.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #981 : Justice League vs The Fatal Five (2019)

Publié le 7 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Justice League vs The Fatal Five :

Pour empêcher trois des membres des Fatal Five, Persuader (Matthew Yang King), Mano (Philip Anthony-Rodriguez) et Tharok (Peter Jessop), de remonter le temps et de libérer leurs semblables en capturant Jessica Cruz (Diane Guerrero), la Green Lantern du passé, Star Boy (Elyes Gabel), membre de la Légion des Super-héros du 31è siècle, retourne lui-aussi dans le passé. Mais, amnésique et privé de ses médicaments supprimant sa maladie mentale, Star Boy finit à l'asile d'Arkham, et attire bien vite d'attention de la Justice League...

Un long-métrage DC s'inscrivant délibérément dans la lignée artistique des séries de Bruce Timm et compagnie, avec leur trait simple, mais efficace.

Ici, paradoxalement, si ça fait plaisir de retrouver le thème musical de Superman - TAS, et le style graphique de l'époque, l'animation ne convainc pas totalement ; ou bien peut-être est-ce une conséquence du scénario assez mal structuré, avec des allers-et-retours entre Oa, la Terre, le passé, l'esprit de Starboy, etc : ce n'est pas désastreux, mais c'est un peu décousu, et la mise en parallèle des intrigues de Jessica Cruz et de Starboy ne fonctionne que partiellement (en même temps, la direction artistique générique de Starboy n'aide pas vraiment).

Malgré ces défauts, et une overdose d'action (comme souvent dans ces films animés DC où il faut tenir 70 minutes), le tout parvient ponctuellement à fonctionner - le sort final de Starboy est touchant, Superman reste un niveau au-dessus de la majorité des autres héros, Batman reste égal à lui-même, Martian Girl est attachante - et ça se regarde... mais c'est loin d'être mémorable.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #979 : Doc Savage Arrive ! (1975)

Publié le 5 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Doc Savage Arrive ! (Doc Savage) :

En 1936, Doc Savage (Ron Ely), aventurier et philanthrope, revient précipitamment de sa base secrète dans l'Arctique pour retrouver ses cinq compères (Paul Gleason, William Lucking, Michael Miller, Eldon Quick et Darrell Zwerling) à New York : là, il apprend que son père a été assassiné alors qu'il explorait la République d'Hidalgo, en Amérique Centrale. Échappant de peu à un meurtre lié à ce pays, Savage et son équipe partent sur place, où ils sont confrontés à une tribu hostile aux pouvoirs magiques mortels, et aux manigances du cruel Dr Seas (Paul Wexler), à l'origine de tous les obstacles rencontrés par Savage...

Adaptation des romans d'aventure pulp du même nom, produite et supervisée par George Pal, cette version des aventures du Doc Savage est assez typique de son époque, et de l'approche gentiment kitsch et semi-parodique les caractérisant.

Du Superman avec Christopher Reeve, qui sortira trois ans après, on retrouve le même humour slapstick assez enfantin et forcé, mais aussi le même protagoniste premier degré, immédiatement convaincant : Savage/Ely en impose, il a le physique de l'emploi, et ponctuellement, on croit à ses aventures, grâce à son charisme et à sa présence.

Malheureusement, comme dans le Superman de Donner, les méchants sont affreusement cabotins et caricaturaux, en plus d'être ici assez stupides. Et là où le Superman de Donner sera capable de transcender ses défauts par sa musique mémorable, par ses effets spéciaux, et par la réalisation de Donner (ainsi que le script de Puzo), ici, on en est loin : le budget est étriqué, la musique calamiteuse (tour à tour, on a droit à des marches de Philip de Souza orchestrées n'importe comment, ou à des chansons façon générique de Davy Crockett... ou encore une musique d'accompagnement digne de vieux épisodes de Zorro), les effets assez ratés (bien que les serpents verts fassent leur petit effet), les maquillages risibles... bref, ce n'est pas bon, et rien n'est plus symptomatique du niveau global du film que cet affrontement final entre le héros et le Dr Seas, un duel d'arts martiaux parodiques où chaque style est indiqué à l'écran par des sous-titres, alors que les acteurs se livrent à du mauvais slapstick sur du mickeymousing audio ringard.

Le Doc Savage mérite mieux.

2/6 (amusant à regarder, pour la nostalgie, mais mauvais)

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Un film, un jour (ou presque) #963 : Lego DC Comics Super Heroes - The Flash (2018)

Publié le 16 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - The Flash :

Alors que ses mauvaises habitudes lui attirent l'animosité des autres membres de la Ligue de Justice, Flash (James Arnold Taylor) est confronté au Reverse Flash (Dwight Schultz), un speedster jaloux de sa popularité, et qui se débrouille pour prendre la place du héros, le priver de ses pouvoirs, et l'envoyer dans un futur proche. Là, avec l'aide du Docteur Fate (Kevin Michael Richardson) et de Zatanna (Kate Micucci), Flash doit réussir à renouer le contact avec la Speed Force, pour espérer ramener les choses à la normale...

Un nouveau long-métrage Lego co-écrit par Jim Krieg et qui, bien qu'étant intitulé The Flash, est en réalité un film consacré à la Justice League, dans une nouvelle incarnation ; ici, on rajoute The Atom, Ace et Krypto, B'dg, Firestorm, et si une grosse partie du récit se concentre bien sur Flash, sur sa mythologie, sur son ennemi, sur la Speed Force, etc, c'est pour mieux développer trois sous-intrigues parallèles : d'un côté, la reconquête de ses pouvoirs par Flash, avec passage chez Fate, boucle temporelle, etc ; en parallèle, les aventures de l'Atom, réduit à une taille microscopique, et qui tente d'avertir la Ligue de ce qui se trame ; et enfin, le combat de la Ligue contre le Reverse Flash, dont les pouvoirs rendent inutiles nos héros, et qui prend leur place aux yeux du grand public.

Le tout donne un long-métrage assez dense et chargé, et pas désagréable du tout. Certes, par moments, il y a bien des passages WTF dont on se demande ce qu'ils font là (je pense notamment au morceau bluesy du Docteur Fate et de Zatanna, qui n'apporte pas grand chose, et ressemble vraiment à une digression uniquement présente pour que les doubleurs se fassent plaisir), et d'autres qui virent un peu trop à la parodie (toute la Legion des Super Pets), mais dans l'ensemble, Lego DC Comics Super Heroes - The Flash s'avère plutôt ambitieux et sympathique, à défaut d'être totalement indispensable.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019)

Publié le 10 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alex, le Destin d'un Roi (The Kid Who Would Be King - 2019) :

Alors que le Royaume-Uni sombre chaque jour un peu plus dans la division et le chaos, Alex (Louis Ashbourne Serkis), un jeune garçon harcelé par Kaye (Rhianna Dorris) et Lance (Tom Taylor), deux de ses camarades, découvre une épée plantée dans une pierre, au beau milieu d'un chantier de construction. Lorsqu'il l'en sort, il découvre qu'il est l'héritier du Roi Arthur, et qu'avec Kay, Lance, Bedders (Dean Chaumoo) et l'aide de Merlin (Angus Imrie), il a quatre jours pour déjouer les manigances de la maléfique Morgana (Rebecca Ferguson)...

Film d'aventure anglo-américain réalisé et écrit par Joe Cornish (Attack The Block), et qui tente de ressusciter le charme des films d'aventure pour enfants des années 80, malheureusement sans vraiment y parvenir.

Ce n'est pas la faute des interprètes : les enfants (le fils d'Andy Serkis en tête) sont justes, Merlin est amusant (c'est même le point fort du film, ce Merlin adolescent et excentrique, qui se transforme occasionnellement en Patrick Stewart, et en chouette déplumée lorsqu'il éternue), et Rebecca Ferguson est efficace (même si elle se contente, pendant le plus gros du film, d'une voix off ou d'une doublure numérique façon harpie).

Ce n'est pas non plus la faute de la direction artistique, ou des effets spéciaux : compte tenu du budget et de la provenance géographique, le tout est assez honorable, la Morgana-harpie n'est pas désagréable, et les cavaliers squelettiques sont assez réussis, évoquant même par moments le Roi Cornu de Taram...

Non, le vrai problème, c'est que le tout manque cruellement d'énergie, de fantaisie ou d'originalité. Passée l'introduction animée, agréable, le film adopte un rythme mollasson (il dure tout de même deux heures, avec une fausse conclusion au bout de 90 minutes, et une dernière demi-heure qui remet le couvert pour un siège plus spectaculaire, mais assez dérivatif), est totalement cousu de fil blanc, et manque cruellement d'ampleur ou de sens de l'épique.

Ajoutez à ce déroulement nonchalant et un peu terne une bande originale générique (composée par un collectif spécialisé dans l'illustration musicale commerciale, et chapeauté par Damon Albarn de Blur/Gorillaz), et quelques idées pas très probantes (le pommeau d'Excalibur qui clignote quand le mal est proche, pourquoi pas, mais en pratique, ça ressemble à une pauvre LED fauchée), et on se retrouve avec un long-métrage très inégal, pas forcément pire que les Percy Jackson (hormis au niveau du budget), mais qui a trop de problèmes pour vraiment plaire à un public âgé de plus de 10 ans.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes

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Un film, un jour (ou presque) #958 : Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (2016)

Publié le 9 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, Lego, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - Justice League : S'évader de Gotham City (Gotham City Breakout - 2016) :

Alors même que Batman, Nightwing (Will Friedle) et Batgirl (Sarah Hyland) sont en vacances chez Madame Mantis (Amy Hill), mentor de Batman, ils tombent dans le piège de Deathstroke (John DiMaggio) et de Bane (Eric Bauza), bien décidés à découvrir le secret d'un coup mortel détenu par Mantis et par le Chevalier Noir. Leur objectif : monter une armée de Trogowogs, une peuplade locale, et leur apprendre ce coup, pour pouvoir ensuite conquérir le monde. Pendant ce temps, à Gotham, Superman et la Ligue de Justice tentent de faire régner la Loi et l'Ordre, mais sont rapidement dépassés par les ennemis excentriques de Batman...

Un long-métrage Lego assez particulier, puisque toujours écrit par Jim Krieg, clairement centré sur Batman (probablement pour préparer la sortie en salles de Lego Batman : Le Film, l'année suivante), bénéficiant d'un budget et d'une direction artistique conséquents (ça fourmille de détails, il y a énormément de personnages, d'environnements, etc), et assez ambitieux dans sa volonté de gérer frontalement plusieurs sous-intrigues principales.

Le résultat final, cependant, m'a un peu moins convaincu que ce à quoi je m'attendais, principalement parce que l'ambition du film se marie parfois mal avec l'écriture parodique de Krieg. Ce dernier paraissait pourtant avoir trouvé le bon équilibre, avec le film précédent, mais là, le scénario semble lui avoir un peu échappé : trop de personnages (outre la Bat-family, la Ligue, les Titans - avec leurs doubleurs habituels ! - Madame Mantis, Deathstroke, Bane, on a aussi le Joker, Poison Ivy, les autres méchants de Batman, le Prince trogowog, le duo de Trogowogs qui commentent tout avec un accent british...), trop d'humour parfois déplacé (la résolution de l'intrigue de Batman se fait tout de même à coup de Batusi) ou tombant à plat (les Trogowogs en général, d'ailleurs assez laids), trop de mickeymousing à la musique...

Oui, ce téléfilm est ambitieux, mais il est aussi un peu inégal, ce qui a tendance à le tirer vers le bas. Heureusement, grâce à son action et à ses moyens, ça reste tout à fait regardable et amusant à suivre, à défaut d'être exceptionnel.

3/6 (et Sarah Hyland semble s'amuser en Batgirl)

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Critiques éclair - The Orville 2x14 (2019)

Publié le 5 Mai 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox

La semaine dernière, The Orville a eu la mauvaise idée de consacrer un épisode complet à la relation Ed/Kelly, au travers d'un recyclage peu inspiré d'un épisode de Next Generation ; cette semaine, on en découvre les conséquences directes...

The Orville 2x14 - The Road Not Taken

En refusant de sortir avec Ed, Kelly a changé le cours de l'histoire. Sept ans plus tard, l'univers est sous le contrôle des Kaylons : Ed et Gordon tentent péniblement de survivre, jusqu'à ce que Kelly et les autres membres de l'équipage de l'Orville les retrouvent, et leur expliquent comment ils comptent changer le cours de l'histoire en remontant dans le passé...

Un épisode de fin de saison très premier degré, et pour lequel on sent que la production a lâché tout ce qui lui restait de budget, puisque ça déborde d'effets spéciaux et de scènes d'action en tous genres... ce qui est bien pratique pour cacher la pauvreté du script.

Pour faire simple, il ne se passe pas grand chose durant ces 48 minutes d'épisode, un épisode qui, pour ne rien arranger, photocopie lorgne allègrement sur bon nombre d'épisode similaires (Endgame, Timeless, Yesterday's Enterprise...).

Alors on va me répondre que ce sont des hommages, mais lorsque l'épisode ne consiste plus qu'en des hommages successifs, sans la moindre valeur ajoutée au niveau de l'humour ou des péripéties, le tout retombe dans la pâle imitation.

Sans compter que le propos du récit, in fine, c'est "la relation de Kelly et de Ed est tellement centrale et importante à l'univers, que sans elle, c'est la fin de toute civilisation". Mwébof.

Bon, je reconnais que si l'on est investi dans cette relation, on doit probablement se passionner pour les deux derniers épisodes de la saison. Personnellement, ce n'est pas le cas, et je me suis donc gentiment ennuyé devant cette succession d'"hommages" et de scènes d'action évoquant directement Star Wars (entre autres).

Et pour ne pas terminer sur une note négative : j'ai apprécié la bande originale, et j'ai été content de revoir, même brièvement, cette chère Alara.

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Un épisode qui conclut une saison 2 assez mitigée, dans la droite lignée de la saison 1, avec peut-être un meilleur équilibre entre l'humour et le sérieux. Mais les problèmes de la série restent les mêmes, et tant que The Orville ne cessera pas de piocher directement dans la franchise Star Trek pour ses scénarios, elle ne parviendra jamais à se démarquer et à donner quelque chsoe de mémorable et d'original.

Pour le moment, la série a la chance d'être diffusée en parallèle de Star Trek Discovery, ce qui lui permet, en comparaison, de ressembler à du Shakespeare, et d'attirer nettement plus la sympathie grâce à sa distribution nettement plus attachante et mieux développée.

Mais dans l'absolu, qualitativement parlant, je ne suis pas certain qu'une fois une certaine indulgence (inhérente au statut de pastiche humoristique de la série) mise de côté, The Orville soit à ce point supérieure à la série franchisée, quoi que veulent bien en dire les trekkies frustrés par Disco.

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Un film, un jour (ou presque) #954 : Avengers - Endgame (2019)

Publié le 3 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Avengers - Endgame :

Vaincus par Thanos, les Avengers ne peuvent que constater l'ampleur des dégâts commis par ce dernier : la moitié des formes de vie de l'univers a été désintégrée, et le chaos règne alors que chacun tente de reconstruire son existence... ou de se venger. Mais lorsque Ant-Man ressurgit, et explique avoir trouvé un moyen de remonter le temps, les défenseurs de la Terre voient là une occasion de changer le cours de l'histoire, pour empêcher Thanos de commettre l'irréparable...

Voilà, c'est fini. Après un Infinity War qui mettait la barre très haut en matière de grand spectacle et de surprises, Endgame était attendu au tournant... et le film ne déçoit pas.

La boucle est bouclée : on s'attendait à du voyage temporel (les indices étaient là depuis Ant-Man et la Guêpe), on s'attendait à ce que certains des piliers des Avengers ne sortent pas indemnes de cet épisode (mes prédictions se sont avérées fondées), on s'attendait à ce que l'univers en soit modifié (c'est le cas), on s'attendait à de l'action, à des larmes... et tout est au rendez-vous, pendant plus de 3 heures.

Trois heures, divisées en trois actes distincts, culminant en un ultime affrontement épique, qui répond à toutes les attentes que les amateurs de comic-books pouvaient placer dans ce métrage. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, par peur de spoiler un film encore très récent, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié l'optique intimiste d'une bonne partie du métrage, et le fait que plusieurs personnages (Ant-Man, Nebula, Rocket, Hawkeye) soient nettement plus mis en avant que dans les films précédents. À l'identique, les portes de sortie offertes à certains anciens du MCU sont plus qu'honorables, même si, dans le cas d'un personnage en particulier, cela pose des questions pour la Phase 4...

On pourra regretter une première heure un peu précipitée : on sent que les réalisateurs et les scénaristes en avaient encore sous le coude, et qu'il y a probablement une bonne demi-heure de coupes qui ont été faites, et qui pourraient rééquilibrer un peu mieux le tout... mais une fois que cette première partie est passée, et que le récit est enfin en ordre de marche, tout se déroule sans problèmes, et pas un instant je n'ai senti les trois heures du métrage : l'action est fluide, mémorable, avec des moments jouissifs, les effets spéciaux sont impressionnants (si le film ne décroche pas l'Oscar, je ne sais pas ce qu'il leur faudrait), c'est toujours lisible, et, dans l'ensemble, c'est toujours logique et suffisamment efficace pour que les quelques facilités et les maladresses de l'intrigue passent sans problème (parfois, la mécanique narrative grince un peu, mais rien de grave).

Je vais m'arrêter là, pour le moment : Endgame, c'est (très) bien, c'est touchant, c'est une réussite, c'est un véritable bonheur pour les fans de comics (ça fourmille vraiment de clins d'oeil), et je n'ai qu'une hâte : le revoir au calme, en VO.

4.75/6

(mention spéciale au score de Silvestri qui, s'il reste concentré sur ses propres thèmes, place tout de même des références musicales discrètes à Ant-man, Captain Marvel, Doctor Strange...)

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Critiques éclair - The Orville 2x13 (2019)

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Fox, Télévision

Maintenant que la diffusion de Star Trek Discovery est terminée, et que la série s'est joyeusement vautrée sur la ligne d'arrivée, The Orville reste seule en piste pour faire bonne impression...

The Orville 2x13 - Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow : 

Lorsqu'un incident technique déclenche l'apparition à bord d'un double temporel de Kelly, plus jeune de 7 ans, l'équipage de l'Orville ne sait comment la gérer. Ted, en particulier, est bien tenté de reprendre une relation sentimentale avec la jeune femme, qui n'a pas encore connu leur mariage et leur divorce...

Mouais. Cette critique, je vais la faire brève.

The Orville nous refait (encore) un remake d'un épisode de Star Trek : ici, Second Chances, de Next Generation, avec son double de Riker qui tente de reprendre une relation amoureuse avec Troi lorsqu'il arrive sur l'Enterprise.

Sauf que The Orville nous le refait sans panache, sans rythme, sans sous-intrigue secondaire qui permettrait de dynamiser tout ça (les quelques instants de menace kaylonne sont visuellement jolies, mais ça s'arrête là) et, pire encore, il nous le fait avec un couple dont bon nombre de spectateurs (moi y compris) se moquent royalement.

Je l'ai toujours dit, depuis le début de la série : Ted/Kelly, et le shipping qui accompagne cette relation avortée, ça ne m'intéresse pas, ça n'a jamais été particulièrement bien traité, et par conséquent, 48 minutes consacrée intégralement à cette relation, c'est soporifique à mes yeux.

D'autant qu'à côté, l'humour est largement absent (à part deux ou trois pas de danse), et que l'épisode continue d'ignorer toute continuité concernant 1) le couple de Bortus en difficulté, et 2) les actions et le statut d'Isaac à bord.

À se demander si, en fait, ce n'était pas un épisode stand-alone, prévu pour plus tôt dans la saison, et replacé là au petit bonheur la chance, en fonction de demandes de programmation de la chaîne.

Bof, donc, et j'espère que le season finale de la semaine prochaine sera meilleur.

(ah, et mention spéciale à la perruque immonde de Kelly-jeune)

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Un film, un jour (ou presque) #948 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (2016)

Publié le 25 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : l'Affrontement Cosmique (Justice League – Cosmic Clash) :

Brainiac (Phil LaMarr) attaque enfin la Terre, mais la Justice League est là pour le repousser. Du moins, jusqu'à ce que le cyborg expédie Superman, Green Lantern et Wonder Woman dans le passé pour se débarrasser d'eux : à Batman et à Flash de remonter le fil du temps pour les secourir, tandis que Cyborg, resté dans le présent, se tourne vers Supergirl (Jessica DiCicco) pour l'aider à défendre la Terre...

À nouveau un script de Jim Krieg, ce qui pouvait laisser sur la défensive, et faire redouter quelque chose de totalement parodique et de puéril... mais en fait, avec ce Cosmic Clash, Krieg semble avoir trouvé le bon équilibre entre humour et action.

Cosmic Clash s'avère en effet particulièrement ludique, avec ses changements d'époque (préhistoire, pirates, futur) assez logiques et bien amenés, son Batman efficace tout en étant parodique (ses costumes, ses répliques), sa Supergirl cheerleader, ses Brainiacs menaçants tout en étant humoristiques, etc.

Le tout est plutôt amusant et décomplexé, ne semble pas avoir eu un budget limité, et le grand final, avec son mécha façon Power Rangers et ses miniaturisations, conserve suffisamment de fantaisie pour fonctionner sans trop de soucis.

C'est peut-être là la clef d'un tel film Lego réussi : tant que l'action et la menace sont pris au sérieux, et traités avec dynamisme et respect, l'humour passe sans problème, tout caricatural qu'il puisse être.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #947 : Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (2018)

Publié le 24 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Jeunesse, Aventure, Comédie

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Les Animaux Fantastiques - Les Crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts : The Crimes of Grindelwald - 2018) :

Alors que Grindelwald (Johnny Depp) vient d'échapper au MACUSA américain, Newt Scamander (Eddie Redmayne) reçoit la visite, à Londres, de Jacob (Dan Fogler) et Queenie (Alison Sudol). En parallèle, il apprend de la bouche de Dumbledore (Jude Law) que Credence (Ezra Miller), que tout le monde croyait mort, pourrait bien être le frère disparu de Leta Lestrange (Zoë Kravitz), et l'objet de l'intérêt de Grindelwald : ce dernier pense en effet que Credence est le seul moyen pour lui de tuer Dumbledore, son rival, et il est prêt à tout pour le retrouver. Mais Credence est en fuite en compagnie de Nagini (Claudia Kim), sa bien-aimée, et Newt, bien malgré lui, va se retrouver embarqué dans cette histoire...

Le premier Animaux Fantastiques était un film batard, tiraillé entre son désir de plaire à deux publics, en présentant d'un côté des créatures attachantes donnant lieu à des mésaventures humoristiques, et en continuant, de l'autre, à s'enfoncer toujours plus dans le dark & gritty adulte bourré de relations compliquées et de géopolitique du monde des sorciers.

Malheureusement, Les Crimes de Grindelwald fait le choix de continuer dans cette direction, en redoublant d'efforts sur le côté sombre et sérieux, et en reléguant les animaux et la fantaisie à la lisière du récit, comme une vague décoration servant à divertir les plus jeunes, autrement soûlés par les multiples rebondissements du récit et par sa structure inutilement brouillonne et compliquée.

Car c'est bien là le problème principal de ce Grindelwald : constamment, du début à la fin, on a l'impression de regarder un résumé très approximatif d'un roman bien plus dense et complexe, un résumé décousu, auquel il manque de nombreux chapitres et de nombreuses transitions, qui permettraient de comprendre les motivations des personnages, leurs réactions parfois incompréhensibles (toute la caractérisation de Queenie, dans cet épisode, laisse perplexe), et l'évolution du récit.

Le problème, c'est que le spectateur n'a pas ce roman entre les mains, et le résultat est tout simplement bordélique et confus au possible. J.K. Rowling introduit de trop nombreux personnages, qui finissent par être inutiles ou sous-développés (Flamel, Nagini, l'Auror rival, etc, etc, etc), il y a des ellipses problématiques dans le récit, à la fois dues au montage, mais aussi à l'écriture - une écriture qui joue volontairement la carte du mystère et du flou artistique, afin de ménager ses effets et de placer des rebondissements joliment capillotractés, supposés donner envie de voir la suite de la saga.

Seulement voilà : devant la caméra de David Yates, le spectacle proposé est malheureusement particulièrement terne. Trop souvent, Paris paraît aussi grisâtre et générique que ne l'était New York ; l'étalonnage numérique est omniprésent ; sans raison, Yates utilise des gros plans assez laids dans la première partie du film, et les délaisse totalement ensuite...

Donc, entre son script décevant (sans réelle structure, et servant principalement de mise en place pour la suite), son exposition laborieuse, son fanservice évident, ses rebondissements artificiels, ses personnages trop nombreux et pas forcément utiles, sa réalisation et son rythme défaillants, et ses animaux fantastiques de moins en moins présents, Fantastic Beasts 2 déçoit grandement, à tous les niveaux, en se positionnant comme un film de transition sans réelle valeur intrinsèque.

J'étais ressorti du premier opus en étant relativement optimiste, séduit par le retour à quelque chose de plus léger et de plus optimiste suite à l'évolution sombre et épique de la franchise Potter.

Là, c'est tout l'inverse, et ce second volet des Animaux Fantastiques me donnerait presque envie de laisser tomber, en attendant que J.K. Rowling se trouve un co-scénariste capable de canaliser ses impulsions créatives et de donner forme à quelque chose de plus correct.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.4 : Avengers - Infinity War (2018) & Ant-Man & La Guêpe (2018)

Publié le 21 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction

Avengers : Endgame, l'aboutissement de 10 années de films Marvel, est à nos portes, et le moment est donc venu de reprendre notre intégrale MCU, en revoyant les dernières sorties du studio, et en VO, s'il-vous-plaît...

Il y a plus d'un an, nous avions conclu (temporairement) notre visionnage de la Phase 3 par un Thor Ragnarok délirant, et un Black Panther événementiel (mais inégal). Place aux choses sérieuses, avec la première partie du méga-crossover du MCU : Infinity War.

Avengers - Infinity War (2018) :

Afin de réunir les Pierres d'Infinité et d'imposer sa volonté au reste de l'univers, Thanos (Josh Brolin) et les légions de son Ordre Noir prennent la Terre d'assaut, amenant les Avengers à se réunir une dernière fois pour tenter de repousser ces envahisseurs sanguinaires...

Pas de surprise : en VO comme en VF, le film est un succès, épique et ambitieux comme rarement. Je ne vais pas répéter ce que j'ai déjà dit lors de la vision en salles et en VF (accessible ici), puisque mon avis n'a quasiment pas changé.

C'est toujours aussi mémorable, surprenant, dynamique et sombre, Thanos est toujours aussi réussi, et les quelques défauts que j'avais mentionnés restent valides : les effets numériques sont parfois inégaux, la bande originale délibérément anti-spectaculaire ou mémorable, les scènes des Gardiens manquent un peu de rythme...

À cela, je rajouterais peut-être certaines voix anglaises surprenantes, notamment celle d'Ebony Maw et de ses acolytes, voix assez différentes de la VF, mais aussi la voix/l'accent/la diction de Peter Dinklage, un peu forcée.

Reste que le film fonctionne toujours aussi bien, que la destinée de Thor et de Stark au terme du film est toujours aussi dramatique (l'un a tout perdu - royaume, alliés, frère, marteau - et rate sa mise à mort de Thanos, l'autre s'enfonce toujours plus dans sa dépression après avoir perdu son "fils" de remplacement, Peter Parker, qui jouait une fois de plus au héros, comme son modèle), et que j'attends Endgame avec toujours autant d'impatience.

4.75/6

Ant-Man & The Wasp (2018) :

Scott Lang (Paul Rudd), Hope (Evangeline Lilly) et Hank Pym (Michael Douglas) tentent de pénétrer dans la dimension quantique, afin de retrouver Janet (Michelle Pfeiffer), la mère de Hope ; mais le FBI (Randall Park), la pègre (Walton Goggins), et un mystérieux antagoniste capable de passer au travers des murs, le Fantôme (Hannah John-Kamen), leur mettent des bâtons dans les roues...

Les films Ant-Man sont vraiment à part, dans le MCU, en cela qu'ils sont, objectivement, assez moyens et anecdotiques, et pourtant, leur capital sympathie est tel que je n'en sors jamais avec un avis négatif.

Ici, c'est encore le cas : Ant-Man 2 est dans la droite continuité du premier, avec une Evangeline Lilly parfaite en Guêpe, un rythme un peu mieux maîtrisé, un acteur principal plus à l'aise, et des méchants plus développés que la moyenne.

Ce n'est clairement pas un film indispensable (bien qu'il mette très certainement en place des éléments qui reviendront dans Endgame), ce n'est clairement pas un chef d’œuvre, mais le casting est tellement efficace et attachant qu'on ressort du film avec le sourire et que la note s'en trouve un peu remontée.

Comme je le disais dans ma critique initiale, accessible ici, 3.5 + 0.5 pour le capital sympathie et la fourmi batteuse = un 4/6 indulgent.

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Critiques éclair - The Orville 2x12 (2019) & Star Trek Discovery 2x14 (2019)

Publié le 21 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, Fox, CBS, Discovery

Dernière ligne droite, tant pour The Orville que pour Star Trek Discovery, après plusieurs semaines de pause pour la première, et une succession d'épisodes toujours plus brouillons pour la seconde...

The Orville 2x12 - Sanctuary : 

Lorsque Bortus facilite le passage de deux ingénieurs moclans (Regi Davis, Shawn Andrew) et de leur fille sur l'Orville, sans en avertir ses supérieurs, il encourt la colère de ces derniers, jusqu'à ce que l'équipage découvre une colonie reculée où 6000 femmes moclannes vivent, réfugiées. Soudain, l'existence même de la colonie est en péril lorsque le gouvernement moclan découvre son existence, et veut l'exterminer...

Un peu mitigé, sur cet épisode signé Joe Menosky, et réalisé par Jonathan Frakes, un épisode qui a indéniablement bon fond, mais qui pèche un peu sur sa forme.

D'un côté, j'apprécie le propos de l'épisode, trekkien en diable, sa continuité avec le reste de la série, les différentes guest stars issues de l'univers Trek (F. Murray Abraham, Tony Todd, Marina Sirtis, et bien sûr Kelly Hu, Victor Garber et Ted Danson), l'utilisation de Dolly Parton comme d'un gimmick décalé (coucou, Deadpool 2 !), et la bataille spatiale plutôt joliment mise en images.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout assez mollasson et bavard : la mise en place prenait vraiment trop son temps, et surtout, je dois dire que j'ai eu un peu ma dose des épisodes centrés sur les Moclans et sur leurs mœurs rétrogrades (beaucoup trop d'épisodes similaires, en trop peu de temps). Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais le tout est souvent tellement manichéen que ça en devient caricaturale et lassant.

Dans l'ensemble, cependant, un épisode mitigé (comme je le disais), mais mitigé positif, surtout en comparaison de ce qui se fait du côté de Discovery en ce moment (c'est amusant, mais j'ai l'impression de redire exactement la même chose que la saison dernière, à la même période).

Star Trek Discovery 2x14 - Such Sweet Sorrow, deuxième partie :

L'équipage du Discovery et l'Enterprise affrontent la flotte de la Section 31, au service de Control, alors que Burnham tente de partir dans le futur avec le navire pour mettre les informations de la Sphère hors de portée de l'Intelligence Artificielle...

Voilà voilà. CQFD.

Nous avons là le plus bel aveu d'échec des scénaristes et showrunners de Star Trek Discovery : un reboot complet de la série, qui finit par faire ce que l'on pouvait deviner depuis plusieurs semaines, à savoir envoyer le Discovery et son équipage dans le futur, pour y vivre de nouvelles aventures détachées de la continuité historique de Trek.

Adieu, Klingons, Spore Drive, Enterprise, Pike, Spock, relations familiales impossibles, cristaux temporels, Section 31, et Skynet : tout ça est joyeusement mis au rebut par la production, de la manière la plus "Discovery" qui soit - comprendre : une débauche d'action et d'effets spéciaux spectaculaires (mais creux) supposés cacher la vacuité d'un script bavard et bourré de répliques et d'explications approximatives (voire incohérentes), des scènes émotionnelles forcées centrées sur le visage de SMG filmé en plan serré - ou sur des seconds rôles qui se sacrifient platement -, une réalisation bourrée d'effets maniérés, de flous artistiques et de pirouettes, et une résolution téléphonée de bout en bout, qui ne surprendra que les spectateurs les plus naïfs.

Voilà. Je n'ai pas grand chose de positif à dire sur ce season finale, d'autant plus que le temps m'a paru vraiment longuet durant le visionnage. Heureusement, Discovery, dans sa forme actuelle, c'est terminé. Et s'il y avait bien du mieux en saison 2, en comparaison de la première année, c'était principalement dû à la présence d'Anson Mount en Capitaine Pike.

Alors qu'attendre d'une saison 3 se déroulant dans un futur lointain (si tant est que c'est bien là que le Discovery est arrivé), et probablement grandement dénuée du fanservice habituel/du recours constant à une nostalgie totalement éventée (même si l'on n'est jamais à l'abri de la visite de descendants de Picard, Janeway et compagnie) ?

Personnellement, je n'en attends grand chose, tant les problèmes de Discovery se situent avant tout à un autre niveau, plus intrinsèque et fondamental (l'écriture, la réalisation, les idées) ; mais il sera intéressant de voir comment cette saison 3 parviendra à se réinventer. Car la même écriture, sans le facteur doudou nostalgique, ça ne fonctionnera pas.

La saison 3 sera peut-être la saison la plus cruciale de Discovery, celle où tout sera remis en question, et où les scénaristes joueront le futur du programme (surtout si, en parallèle, les autres séries Trek s'avèrent mieux écrites, et plus convaincantes).

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Un film, un jour (ou presque) #941 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015)

Publié le 16 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (Justice League : Attack of the Legion of Doom - 2015) :

Lex Luthor (John DiMaggio), Black Manta (Kevin Michael Richardson) et Sinestro (Mark Hamill) décident d'unir leurs forces pour vaincre la Justice League, en recrutant des méchants à droite et à gauche : rapidement, cette Legion of Doom, parrainée par Darkseid (Tony Todd), parvient à faire tomber la Ligue dans ses filets, et, avec l'aide d'un Martian Manhunter (Dee Bradley Baker) fraîchement libéré et ignorant dans quel camp se ranger, elle ruine l'image des héros, contraints de s'exiler. Seul reste Cyborg (Khari Payton), le plus jeune des membres de la League, qui réalise que quelque chose ne tourne pas rond...

Quatrième volet des aventures Lego/DC, avec ici, à nouveau, un long-métrage de 70 minutes, une fois encore écrit par Jim Krieg.

Ce qui, malheureusement, se solde par un métrage qui tente de s'inscrire dans la continuité du précédent, voire même pousse le bouchon encore plus loin dans sa direction : on se retrouve ainsi avec un ton vraiment plus parodique, avec des punchlines constantes, énormément de slapstick (le recrutement des super-méchants en mode Wipeout), du mickeymousing audio, des personnages tous plus stupides et maladroits les uns que les autres, beaucoup de remplissage, bref, on a ici quelque chose de nettement plus enfantin et puéril, même en comparaison des jeux vidéo de la franchise.

À cela, se rajoute un casting vocal pas inintéressant (Mark Hamill est là, notamment, mais aussi Tony Todd), pas toujours très bien exploité (Captain Cold est un ratage, le Manhunter ne convainc pas), et une histoire centrée sur Cyborg, qui tente de s'intégrer et de trouver sa place au sein de la Ligue.

Mais comme le ton du métrage est nettement plus parodique que d'habitude, le Cyborg que l'on a là est clairement le Cyborg des Teen Titans Go, immature, caricatural, passant son temps à danser, avec un humour à base de pet, la voix de Khary Payton, et des "Booya !" à gogo : pas de problème dans sa série originale, où tout le monde est comme ça, mais ici, il dénote un peu, et est probablement la raison pour laquelle tout ce téléfilm semble avoir des traits à ce point forcés.

Résultat : bien que le tout soit une origin story pas désagréable pour le Manhunter (avec un vague propos sur le racisme), et que le parcours de Cyborg soit pertinent, je n'ai pas vraiment accroché à ce Justice League : Attack of the Legion of Doom, trop bas de plafond et simpliste pour moi. En plus, pour ne rien arranger, j'ai eu l'impression que l'animation et les décors avaient été simplifiés, comme pour faire des économies...

Dommage.

2.5/6  

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x13 (2019)

Publié le 14 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme je le disais la semaine dernière, la saison 2 de Star Trek Discovery continue lentement de se désagréger à mesure que la saison approche de sa conclusion, et que les scénaristes naviguent globalement à vue...

Star Trek Discovery 2x13 - Such Sweet Sorrow :

Alors que les informations de la Sphère refusent de laisser le Discovery s'autodétruire, Burnham réalise qu'elle va devoir partir dans le futur à bord du Discovery, pour y échapper à Control. Elle fait donc ses adieux à tout l'équipage...

La semaine dernière, j'avais conclu par un facepalm de Jean-Luc Picard. Cette semaine, il me faudrait plutôt une tête qui explose, tant cet épisode s'est avéré un véritable calvaire.

Pour ceux qui, comme moi, ont énormément de mal avec l'émotion forcée et manipulatrice de la série, et avec sa tendance à placer constamment Burnham au centre de tout (avec ce que ça entraîne d'interprétation discutable de la part de SMG), on a droit ici à 75% de Burnham en mode émotion très émouvante, qui fait ses adieux à tous ses amis et ses collègues, pour une mission dont on devine déjà qu'elle ne se déroulera pas comme les scénaristes veulent bien nous le faire croire (rien que la présence de Spock à bord impose qu'un bouleversement assez conséquent de l'intrigue devrait se produire avant un éventuel saut temporel).

Déjà que notre hypothèse de base "les signaux rouges/l'ange, c'est Burnham" est à nouveau confirmée après une feinte pas très convaincante en la personne de sa mère, mais là, en plus, les scénaristes ramènent la jeune Reine extraterrestre issue du Short Trek consacré à Tilly, en mode deus ex machina qui résout tous les problèmes en un coup de baguette magique.

Ce qui peut faire peur, puisque cela laisse à penser que l'épisode Calypso, qui se déroulait dans un futur très lointain, avec un Discovery déserté et occupé par une Intelligence Artificielle, va lui-aussi être réintégré à l'intrigue de cette saison, peut-être pour expliquer comment le Discovery, le spore drive, et tout ça, ont été expurgés de la continuité.

(ce qui laisserait l'équipage du Disco... à bord de l'Enterprise pour une saison 3 ?)

Quoiqu'il en soit, cet épisode sert de grosse mise en place au final de la semaine prochaine, de manière pas toujours très cohérente (les vaisseaux de la section 31/de Control sont menaçants... mais les parents de Spock et Burnham parviennent à rendre visite sans problème au Discovery), comme d'habitude, et gentiment forcée.

Ajoutez à cela une caméra constamment tournoyante, et les grosses ficelles habituelles de la série... et on se retrouve devant un épisode assez typique de Disco : laborieux, et terriblement frustrant.

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Un film, un jour (ou presque) #938 : La Grande Aventure Lego 2 (2019)

Publié le 11 Avril 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Review, Fantastique, Action, Aventure, Jeunesse, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

La Grande Aventure Lego 2 (The Lego Movie 2 : The Second Part - 2019) :

Cinq ans après l'arrivée destructrice des Duplos à Bricksburg, le monde paisible des Legos est devenu un paysage post-apocalyptique où tout le monde doit se battre pour survivre. Seul Emmet (Christ Pratt) conserve son optimisme... jusqu'à ce qu'il ait une vision de l'Armamageddon, la fin du monde imminente qui menace les siens. Et lorsque le Général Sweet Mayhem (Stephanie Beatriz) de l'armée Duplo arrive en ville et enlève tout un groupe de héros - Batman (Will Arnett), Lucy (Elizabeth Banks), Benny (Charlie Day), MetalBeard (Nick Offerman), and Unikitty (Alison Brie)- pour les ramener à sa Reine, Watevra Wa'Nabi (Tiffany Haddish), Emmet décide de traverser les étendues spatiales pour les secourir, avec l'aide de Rex Dangervest, un héros mystérieux sorti de nulle part...

Étrange déception que ce Lego Movie 2, après un premier volet surprenant et inattendu : peut-être doit-on y voir les conséquences de l'absence, à la réalisation, de Lord & Miller, scénaristes et réalisateurs du premier volet (remplacés ici par un réalisateur mercenaire aux faits d'armes peu glorieux), ou bien celle, au scénario, de Dan & Kevin Hageman... mais même en prenant tout cela en compte, le film a toujours des problèmes d'écriture assez gênants, comme s'il avait été écrit à la va-vite, et qu'il manquait d'un jet ou deux pour paufiner tous ses soucis.

Le premier film avait pour force principale, outre son humour, un second degré de lecture assez touchant arrivant dans sa dernière partie, et recontextualisant les conflits du monde Lego (que l'on suivait depuis le début du film), lesquels devenaient le symbole des rapports conflictuels entre un garçon et son père, qui ne partageait pas sa passion avec lui, et qui préférait l'ordre stérile et figé de l'âge adulte à la fantaisie chaotique de l'enfance.

Cela fonctionnait très bien parce que c'était imprévisible, sincère, et que le mélange images de synthèse/prises de vue réelles (avec notamment Will Ferrell) rajoutait une dimension captivante au tout.

Le problème, avec ce second volet, c'est que ce qui était autrefois un second degré de lecture assez subtilement amené et présenté est devenu le sujet même du film, quelque chose de surligné et d'explicité tout au long du récit, mais aussi quelque chose qui fait un peu redite, par rapport au premier film.

Ici, en vrac, le film parle de l'adolescence, du changement, des conflits générationnels, de la rebellion, du refus de grandir et de changer, du refus du cynisme, etc, que ce soit au niveau des deux enfants, qu'à celui des figurines.

Mais là encore, un énorme manque de subtilité fait que le spectateur a constamment une demi-heure d'avance sur le métrage : les intentions et la nature réelle de la reine Duplo, l'identité (amusante et méta) de Rex, la nature de l'Armamageddon, etc - tout est évident, et perd d'autant plus en force et en impact lorsque le script tente de présenter ces informations comme des révélations.

À noter par ailleurs que le film est un peu plus décousu, et bien moins centré sur Emmet, qu'auparavant : ce second volet se partage entre Emmet et Lucy (faut-il y voir une réponse aux critiques adressées au premier volet, et à son personnage d'élu loser éclipsant le personnage féminin fort™®® de l'histoire ?), cette dernière occupant le devant de la scène dans ce métrage, et une place conséquente est réservée à la Reine interprétée par Tiffany Haddish, décidément bien à la mode ces temps-ci outre-atlantique.

Une Reine qui, univers féminin oblige (apparemment), a droit à plusieurs chansons, pas forcément très inspirées, et qui semblent faire office de remplissage, pour tenter de capturer à nouveau le succès de Everything is Awesome.

En vain : le film, dans son ensemble, reste agréable à suivre, toujours très réussi techniquement, et son humour fait toujours mouche, mais il faut bien avouer que la magie n'opère pas vraiment.

The Lego Movie 2 semble souvent en pilotage automatique, un peu laborieux (notamment au niveau de l'intégration, dans l'univers présenté, des gammes Lego pour petites filles), et trop occupé à tenter de retrouver studieusement le délicat équilibre du premier opus pour s'apercevoir qu'un peu plus de recul (et peut-être une main un peu plus leste et moins sage à la réalisation) suffit parfois pour faire des miracles.

3/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

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Un film, un jour (ou presque) #933 : Lego DC Comics : Batman Harcelé (2014) & Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (2015)

Publié le 4 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Review, Jeunesse, Science-Fiction, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Comics : Batman Harcelé (Batman : Be-Leaguered - 2014) :

Quand Superman (Nolan North) rencontre Batman pour la première fois, et tente de le recruter au sein de la Justice League, le Chevalier noir refuse net. Mais lorsqu'un à un, les membres de la Ligue disparaissent en même temps que des objets rarissimes, Batman est contraint de mener l'enquête avec l'aide des membres restants...

Un mini-épisode de 22 minutes, qui fait office de flashback rétro centré sur les origines de l'amitié Batman/Superman, et sur leur combat contre un ennemi improbable : Bat-Mite (Paul Reubens).

Anecdotique, mais plutôt amusant, avec une direction artistique clairement orientée silver age/bronze age (histoire de montrer que l'on se trouve dans le passé, par rapport au Lego Batman burtonien de 2013), une présentation efficace des membres de la Ligue (ça fait plaisir de ré-entendre Khary Payton en Cyborg), et une narration exagérée (et un peu plus parodique) de Batman en voix off. 

3.5/6

Lego DC Comics Super Heroes : La Ligue des Justiciers contre la Ligue des Bizarro (Justice League vs. Bizarro League - 2015) :

Un an après avoir déposé Bizarro (Nolan North) sur une planète lointaine, Superman découvre que ce dernier est de retour sur Terre, et qu'il a dérobé une arme à Lex Luthor (John DiMaggio) : son rayon à cloner, avec lequel Bizarro veut se construire une Justice League à son image, et défendre ainsi sa planète contre Darkseid (Tony Todd). Superman décide alors de l'aider...

Alors là, changement de style, avec l'arrivée d'un scénariste de Teen Titans Go à l'écriture : tout de suite, le ton se fait nettement plus parodique, avec pas mal de vannes et de one-liners assez cheesy, et un humour plus puéril - notamment autour de Cyborg.

Cela dit, le scénariste parvient tout de même à conserver l'équilibre entre action et humour, entre second degré et premier degré : oui, la paranoïa rampante de Batman est surlignée, mais elle est amusante, et débouche sur une conclusion réussie. Oui, les vannes sont parfois incessantes, mais lorsque vient le moment de se battre, les personnages sont efficaces et convaincants. Et oui, Bizarro et sa Ligue sont risibles... mais ils parviennent aussi à se montrer touchants, et ce métrage de près de 50 minutes finit même par être sincère.

C'est, comme je le disais, un exercice assez périlleux auquel se livre ce téléfilm, et ça ne fonctionne pas toujours, mais dans l'ensemble, ça reste spectaculaire, et le format semi-court aide beaucoup à éviter que le tout ne sombre trop dans la caricature parodique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #930 : Django Unchained (2012)

Publié le 1 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Western

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Django Unchained (2012) :

Deux ans avant la Guerre Civile américaine, Django (Jamie Foxx), un esclave, est affranchi par le Dr. King Schultz (Christoph Waltz), un chasseur de primes décelant en lui un immense potentiel. Ensemble, les deux hommes capturent alors bandits après bandits, sans que Django n'oublie son objectif principal : retrouver Broomhilda (Kerry Washington), son épouse, vendue à Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), un propriétaire de plantation cruel épaulé par son fidèle serviteur Stephen (Samuel L. JAckson)...

J'y allais presque à reculons : le western est loin d'être mon genre de prédilection, Jamie Foxx me laisse indifférent, et 2h45, c'est quand même très long pour ce que ça raconte... mais pourtant, j'ai globalement bien aimé ce croisement de blaxploitation et de western spaghetti chapeauté par un Tarantino ravi de filmer Foxx en train de massacrer à tour de bras des esclavagistes blancs.

C'est violent, brutal, sanglant, mais aussi décalé et satirique, inventif, avec une illustration musicale toujours mémorable, et des seconds rôles impeccables (Samuel Jackson, méconnaissable ; Waltz, DiCaprio...). Jamie Foxx, lui, ne me convaincra pas plus avec ce métrage qu'avec ses rôles précédents, mais bon, c'est aussi le personnage de Django qui demande une colère renfermée, et une émotivité limitée.

En résumé, si ce n'était pour la durée excessive, et pour un ton un peu fluctuant, qui fait ponctuellement un grand écart forcé entre comédie (le Klan et son hommage - volontaire ? - à South Park "allez vous faire foutre, les mecs, je rentre chez moi !") et drame sur les horreurs de l'esclavage, je lui aurais mis un bon 4.75.

En l'état, comme en plus le western est un genre qui ne me passionne pas forcément...

4.25/6

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Critiques éclair - The Orville 2x11 (2019) & Star Trek Discovery 2x11 (2019)

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, CBS, Fox, Netflix, Discovery

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x11 - Lasting Impressons : 

Lorsqu'il parvient à réactiver un smartphone trouvé lors d'une expédition archéologique, Gordon s'éprend de Laura (Leighton Meister), sa propriétaire new-yorkaise de 2015, qui a laissé de nombreuses photos, vidéos et messages dans l'appareil. Sur un coup de tête, il recrée la jeune femme et son univers dans le simulateur holographique, et commence une relation sentimentale avec elle. En parallèle, Bortus et son mari s'essaient aux cigarettes, et tombent accros...

Un épisode signé MacFarlane, qui (comme d'habitude) évoque beaucoup ce qui a déjà été fait dans le genre par Star Trek (que ce soit avec Riker et Minuet, Geordi et Leah Brahms, ou Janeway et Michael Sullivan...) sans vraiment apporter grand chose de passionnant qui justifierait une nouvelle version de cette histoire.

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : il apporte à ce type d'histoire une narration et une forme très "comédie romantique américaine contemporaine", comme il l'avait déjà fait, il y a peu, pour le Doc et pour Isaac (d'ailleurs, Isaac a totalement disparu de la série depuis quelques semaines...). Ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien interprété, mais dans l'absolu, c'est loin d'être captivant, et c'est cousu de fil blanc.

Heureusement, à côté, il y a Bortus et ses cigarettes, une sous-intrigue ouvertement comique et parodique, qui ne fait pas dans la subtilité, mais s'avère plutôt drôle.

Reste que ce serait tout de même bien que MacFarlane cesse de photocopier d'anciens épisodes de Trek s'il n'a rien de vraiment novateur à apporter à leur postulat de départ.

Star Trek Discovery 2x11 - Perpetual Infinity :

Alors que Burnham renoue avec sa mère (Sonja Sohn), écartelée entre plusieurs époques, Giorgiou et Tyler s'aperçoivent que Leland a été contaminé par Control, et qu'il n'est plus responsable de ses actes...

Passons sur le pléonasme du titre de l'épisode, pour nous attarder sur... euh... pas grand chose, en fait, puisque je dois bien avouer m'être profondément ennuyé devant cet épisode brouillon, qui fait énormément de remplissage sur le front de Burnham et de sa mère, qui laisse énormément (trop !) de place au surjeu de SMG, qui flirte considérablement (et de bien trop près pour que je sois en confiance) avec une "borgification" de Leland, et surtout, qui dissimule derrière trois tonnes de platitudes pseudo-philosophiques et de technobabble le fait que le scénario prenne l'eau de toutes parts, et ne soit qu'un enchaînement de rebondissements et d'idées approximatives.

Je... en réalité, je n'ai même pas envie de développer. Cet épisode m'a été vraiment pénible à suivre, il ne fait vraiment pas avancer le schmilblick dans une direction intéressante à mes yeux, et il m'a vraiment donné envie d'arrêter en cours de route - ce qui est assez mauvais signe, à une poignée d'épisodes de la fin de saison.

(j'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous envoyer Leland dans le passé, dans le Delta Quadrant, d'une manière ou d'une autre, pour en faire le premier Borg...)

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