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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Articles avec #animation catégorie

Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (2/2)

Publié le 19 Octobre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Comédie, Aventure, Thriller, Fantastique, Science-Fiction, Horreur

Suite et fin du bilan de la saison 2 de cette série excellente, qui a su remettre Scooby-Doo au goût du jour sans le dénaturer : 

 - 16 :

Les aliens (mais tous les aliens : petits gris, reptiliens, nordiques...) attaquent Crystal Cove (et dépouillent des magasins), l'occasion pour le show de nous refaire du X-files, des enlèvements, des rencontres du troisième type, des crop circles, des conspirations, et tutti quanti. Une première moitié assez amusante, mais la fin est plus faible.

- 17 :

Un troupeau de buffles mutants contrôlés par Pericles attaque la ville à la recherche du Disque antique. Un épisode pépère qui place une grosse référence à Aliens sur la fin, et un clin d'oeil appuyé au Roi Lion sur la lancée. La toute fin avec le "oups, on a résolu l'affaire, mais on vient de relâcher des centaines de super-prédateurs génétiquement modifiés dans l'océan par la même occasion... bon, faisons comme si de rien n'était, et tournons les talons... on n'a rien vu, on n'a rien fait, okay ?" était :mrgreen:

- 18 :

Retour des Hex Girls pour un remake officieux du dessin-animé Scooby & la légende du Vampire, avec le Gang qui enquête sur le retour à la vie d'un groupe de ska zombie. Et une grosse scène de band battle à la Scott Pilgrim pour finir, avec Scooby & co qui shreddent, et des effets spéciaux dans tous les sens. Très sympa. B)

- 19 :

Un démon glouton/gluten attaque des gens et les dévore, ce qui force l'ultra-vantard Doc Savage Spartan à intervenir. Un épisode plutôt anecdotique, mais le Doc Spartan, son couple en crise et son serviteur sarcastique sont plutôt marrants.

- 20 :

Un bandit-séducteur de grand chemin (semi-hommage au chanteur Adam Ant) terrorise les routes autour de Crystal Cove. Au gang de l'arrêter, avec Scooby et Shaggy qui se travestissent, et en prime des séquences de rêve à la Twin Peaks (la Red Room et un nain) et à la American Werewolf in London (Nazis attack !). Pas forcément exceptionnel, mais je me marre encore de la manière dont ils ont intégré les conneries d'Ancient Aliens à la mythologie du show (avec Amy Acker au doublage de la petite amie de Scooby ^^). :mrgreen: 

- 21 :

L'équipe enquête dans une maison hantée assez classique, sauf que... Univers Miroir (littéralement) avec Fred, remplacé IRL par son double négatif, et qui se retrouve dans un monde post-apocalyptique dévasté et empli de squelettes où il est le dernier homme sur Terre, car le gang n'a pas réussi à empêcher "Nibiru" sans le vrai Fred. Un épisode très réussi dans lequel Fred montre qu'il n'est pas que le muscle de la bande... et que sa relation avec ses parents est toujours très complexe. Ah, et visiblement, Pericles tente de libérer une entité d'outre-monde emprisonnée là depuis des éons... :P


- 22 :

À nouveau la Red Room de Twin Peaks, Amy Acker & Michael J Anderson au doublage, et la Miskatonic University, mais cette fois-ci pour un épisode dans lequel ne manquait que Freddy Krueger, puisqu'on a affaire à un être monstrueux qui tue dans les rêves. Le Gang est donc obligé de s'immerger dans le monde des rêves, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes oniriques à travers le temps et les âges, à une référence inattendue à The Room de Tommy Wiseau et à des réponses à l'arc narratif global de la série. (et en prime, je viens de tilter que les personnages de la Mystery Inc précédente, celle de l'époque avant le Scooby Gang, étaient tous des copies exactes du cast de The Many Loves Of Dobbie Gillis, la série des 50s/60s qui a inspiré Scooby Doo à l'origine ^^)

- 23 :

Le groupe part au Yucatan pour tenter de trouver le Coeur du Jaguar, l'artefact nécessaire pour empêcher le réveil de l'entité. Pas forcément l'épisode le plus captivant, même si certains clins d'oeil à Indy, The Ruins ou Grease sont amusants, et que toute l'histoire de la mère de Velma, sex-symbol au Yucatan, est :mrgreen: 

- 24 :

Retour du Gang à Crystal Cove, qui est ravagée par des Tremors, et dont les habitants ont été réduits en esclavage par Pericles & co ; un peu plus d'explications au sujet du mystère Nibiru (vue la manière dont ils parlent d'affaiblissement des murs entre les dimensions, et d'effacer tout le mal qu'a fait l'entité par le biais de son influence, j'ai l'impression qu'on va avoir droit à un reboot final à la mort de la créature du sarcophage, wait & see...) ; une séance de bricolage à la A-Team ; Sammy, Scooby et le shérif qui se découvrent un courage inattendu et mènent l'insurrection des habitants de Crystal Cove ; et la destruction de la Mystery Machine avec reprises des dialogues et du rythme vocal de Shatner dans Star Trek III. Un bon épisode de quasi-fin de saison, avec en prime un Udo Kier qui s'éclate à doubler Pericles et à lancer des ordres en allemand à ses Kriegstaffelbots.

- 25 :

Des réminiscences d'Indiana Jones, à nouveau, puisque le Gang est contraint de déjouer les pièges successifs du tombeau de l'entité, sous la menace de Pericles et de ses troupes, qui retiennent des otages (au nombre desquels Hot Dog Water, la "copine" de Velma, qui se sacrifie, au grand désespoir de cette dernière). À nouveau, un épisode très réussi, dans lequel Fred repasse sur le devant de la scène en déjouant tous les pièges successifs, prouvant que son obsession de toujours l'a bien préparé pour ce moment. Avec en prime un petit clin d'oeil à Pirates des Caraibes At World's End, pour l'océan à l'envers.

- 26 :

L'entité poulpesque tentaculaire est désormais libre... au gang de l'arrêter. Une fin de saison épique, qui s'ouvre sur Amy Acker qui explique toute la mythologie des deux saisons précédentes, qui continue par des morts par centaines, et qui se finit par la destruction de la Terre en même temps que Cthulhu l'entité.

Et comme prévu, reboot final qui renvoie le Gang dans la Happiest Timeline (pour paraphraser Community), où tout le monde est heureux, Daphne et Fred vont se marier, Velma et Hot Dog Water partagent un même lit (pour lire, voyons, tsss....), et l'entité n'a jamais influencé des générations d'innocents... ou presque, puisqu'à la toute fin, le gang décide de s'inscrire à la Miskatonic University, pour suivre les cours de chasseurs de fantômes de Harlan Ellison, et se lancer ensuite sur les routes pour pourfendre les criminels se déguisant en fantôme. En guise de reboot, on a donc droit en fait à un toutéliage avec la toute première série Scooby-Doo, toutéliage tant thématique que musical et visuel. :wacko:

Grosse grosse seconde saison, donc. À quelques moments, peu aidé par sa diffusion chaotique, le show a failli succomber à une overdose de mythologie et d'épisodes lui étant consacrés, mais au final, c'est un succès. Les deux saisons de la série fonctionnent parfaitement en tant que stand-alone, la fin est arrivée au bon moment, et les personnages du show ont rarement (si ce n'est jamais) été aussi attachants et bien développés. Maintenant, j'ai un peu peur de ce qui viendra ensuite pour la franchise Scooby (à vrai dire, je crains un retour de bâton à la Doctor Who : "ces deux saisons étaient trop complexes, on veut un truc plus simple maintenant, quitte à ce que ce soit simpliste et abêti").

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 2 (1/2)

Publié le 18 Octobre 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Animation, Jeunesse, Fantastique, Science-Fiction, Horreur

Deux ans après mon bilan de la prometteuse saison 1, je rattrape mon retard en publiant sa suite : la seconde et ultime saison de la série, diffusée très aléatoirement par Cartoon Network courant 2012.

- 01 :

 Wow. Une reprise assez sombre : le Scooby Gang s'est séparé ; Daphné a tourné la page, retombant dans ses travers de riche bimbo superficielle, et sort avec l'acteur principal du Twilight de service ; Fred est un clochard inconsolable (et porte une barbe de trois kilomètres) ; Scooby est dans un Stalag pour animaux ; et Shaggy sort de l'école militaire, le crâne rasé. Le gang est alors obligé de se réunir pour tenter d'arrêter un Clown Pleureur déguisé en nourrisson (Mark Hamill) qui terrorise la ville. Le tout traité sur un ton étrangement sérieux et mélancolique, avec une fin assez peu commune pour un Scooby Doo. Une reprise qui confirme le côté atypique de cette série, sombre, et qui se termine par un échec du Gang ; les clins d'oeil à Jaws, Dawn of the Dead, Watchmen et Twilight fonctionnent bien, et Mark Hamill s'amuse à composer un autre clown psychopathe.

- 02 :

Le Gang se tourne vers Hot Dog Water (Linda Cardellini reprend son rôle de la s1, obsédée par Velma) pour remplacer Daphne au sein du gang, pendant qu'ils se mesurent à Baba Yaga, et à sa maison-poulet. En parallèle, retour de l'arc de Mr. E, et de l'artefact mystérieux de la s1, via une parodie de Mission Impossible au Kremlin. Un épi de transition et de mise en place.

- 03 :

La suite du 2x01, avec le retour du clown doublé par Mark Hamill, qui cette fois-ci enlève des gens et les stocke dans des cocons en barbe à papa (:mrgreen:) ; un nouveau générique qui intègre, en lieu et place de Daphne admirant la photo de son Fred adoré, une Hot Dog Water admirant la photo de Velma, sur qui elle fait une fixette romantique (d'ailleurs, les animateurs s'amusent à lui coller de petits gestes assez... significatifs lorsqu'elle n'est pas au centre de l'action... comme une main qui repose longuement sur le bras de Velma lorsqu'elles sont côte à côte dans le canapé); Fred qui est toujours aussi obsédé par Daphne, mais qui finit l'épisode en quasi-super-héros, accroché au train d'atterrissage puis aux commandes d'un 747 plein d'otages, en plein ciel ; John Billingsley en medecin ; le Dean de Community en publiciste chauve ; un épisode de retour à la normale, à la fin douce-amère pour Hot Dog Water.

- 04 :

Un épisode blindé de références en tous genres, puisque le gang se frotte à un criminel agissant dans les cauchemars de ses victimes ; autant dire qu'on a droit à une combo de Freddy, de plusieurs persos de comics (Dream, Nightmare, etc), et sans oublier un gros clin d'oeil à Labyrinth, avec un labyrinthe onirique très familier, et un bad guy à l'accent british, une boule de cristal à la main, une tenue très moulante, et une silhouette Bowiesque. Ah, et bien sûr, la clef du mystère réside dans les rulebooks du Dungeons & Dragons de service... au rendu visuel très LOTR. Par contre, le Gang dégage Hot Dog Water comme une malpropre (ce qui est un peu honteux et égoïste de leur part), et les parents biologiques (et membres de l'ancien Mystery Inc) de Fred refont surface, ce qui risque d'amener des développements de fond intéressants (en plus d'amener Tia Carrere au doublage).

- 05 :

Un épisode chargé en mythologie, entre Pericles qui réunit l'ancien Gang pour s'occuper du nouveau, les parents de Fred qui font leur grand retour en ville, Scooby qui tombe amoureux d'une chienne nommée Nova (clone de la Belle de Belle et le Clochard), et un mystérieux cabinet des curiosités qui arrive en ville (façon Something Wicked This Way Comes) hébergeant entre autres un certain masque de hockey venant de Crystal Lake, et un Hodag miteux qui attaque les habitants de Crystal Cove... et leurs chiens (une affaire à la résolution très Rue Morgue).

Ah, et j'ai failli oublier un certain objet aux pouvoirs mystérieux...

Et, oui, Pinhead fait un caméo (en quelque sorte) juste ensuite.

- 06 :

Pas génial, cet épisode, centré sur une parodie d'Andy Warhol et de son entourage, ainsi que du groupe Velvet Underground, qui sont tous attaqués par une sculpture moderne animée. Quelques moments amusants, mais le sujet et le récit étaient un peu trop quelconques.

- 07 :

La projection publique d'un film de Vincent Van Ghoul est interrompue par une vraie goule sortie de la tombe, et l'enquête du Gang les mène dans une petite chaumière traditionnelles où vivent quatre bavaroises sexy et très accueillantes. Un épisode amusant, avec du profilage de maychant, un flashback nostalgique sur la première rencontre entre Mr. E et Pericles, le Sherif qui fait équipe avec Velma, et Daphne qui succombe à son addiction au chocolat.

- 08 :

Enquête dans un bled paumé de l'Arizona, peuplé de nombreux rednecks à la Hills Have Eyes, sur une montagne désolée où règne une démone maléfique (au look très Demona de Gargoyles). Un épisode qui renforce encore la relation très particulière entre Velma & Hot Dog Water, qui nous donne un peu de background sur l'artefact que le Gang recherche depuis le début du show (apparemment lié à Nibiru), et qui fait un petit clin d'oeil à Seul au Monde au passage.

- 09 :

Parodie de Vendredi 13, avec un bad guy très Solomon Grundy mâtiné de Mr Boogedy qui punit les péchés des jeunes de la ville, et une grosse parodie du générique de L'Amour du Risque au milieu.

- 10 :

Gros gros hommage à The Shining, avec hôtel hanté au milieu de nulle part dans un paysage enneigé, vieux concierge black mystérieux, visions horrifiques, possessions, salles de bain inquiétantes et longs couloirs déserts ; par ailleurs, on en apprend plus sur l'histoire du Mystery Gang, qui s'avère en fait une tradition pluriséculaire mettant en jeu des groupes de 4 jeunes enquêteurs accompagnés d'un animal, qui oeuvrent pour le bien de l'humanité.

- 11 :

L'animatrice radio est agressée par des robots nazis amphibies au design très familier, et le Gang a recours à l'aide de plusieurs personnages des vieux dessins animés Hannah Barbera pour aller enquêter sous l'eau. Un peu fatiguant tant que les gamins sont là (les vieux persos sont constamment en mode "hyperactifs"), mais assez utile au niveau de l'avancée globale de l'arc scénaristique du show, et particulièrement sérieux et dramatique pour du Scooby. Et puis Udo Kier s'éclate toujours autant en Pericles, ça fait plaisir à entendre.

- 12 :

Un ours-garou (aux griffes obtenues lors d'un séjour dans une "school for gifted children") sévit aux alentours de la ville, dans une nature polluée pleine d'animaux mutants. Un épisode de semi-meublage, au message écolo, et avec juste un peu de continuité pas forcément indispensable.

- 13 :

Du toutéliage avec le mythe de Nibiru, tandis que le Krampus des légendes germaniques s'en prend aux ados turbulents de Crystal Cove. Un épisode sérieux, avec quelques clins d'oeil vintage, mais un récit surtout là pour mettre en place la fin de saison, grace à son twist final très réussi.

- 14 :

Blue Falcon, Dynomutt, le tout dans le style (visuel et dans les dialogues) de The Dark Knight Returns de Miller, avec en prime des personnages de Jonny Quest, et une semi-parodie de Ra's, Talia et Ubu (mâtiné de Mandarin et de James Bond), pour un épisode crossover très très sympa, qui sert de détente avant le final de la mi-saison.

- 15 :

Une pièce de théâtre locale rejoue l'histoire de l'immersion de Crystal Cove, liée au mystère de Nibiru (qui semble être "quelqu'un")... mais le fantôme d'un vieux moine espagnol s'interpose. Et Vincent Van Ghoul demande l'aide du Gang. Cliffhanger final efficace.

(à suivre...)

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Critique éclair : He-Man & The Masters of The Universe (2002)

Publié le 19 Février 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Action, Aventure

Sur un coup de tête, attardons-nous sur l'intégrale de He-Man & The Masters of the Universe, relaunch de 2002 par plusieurs scénaristes et producteurs de la version 80s + une partie de la team Clone Wars, en deux saisons intégralement disponibles sur Dailymotion.

À ma grande surprise, c'était très bien, nettement mieux (forcément) que la série originale. Pour peu que l'on accroche à l'esthétique plus moderne du tout (d'aucuns diraient "anime"), c'est même franchement plaisant à regarder, d'autant que le tout se partage entre nostalgie (une grande partie de l'intérêt du show étant la manière ingénieuse dont tous les personnages classiques des 80s sont réinventés, réintroduits, développés, et toutéliés les uns aux autres), et intérêt réel pour les intrigues feuilletonnantes de cet Eternia : en saison 1, on assiste donc aux premiers balbutiements de He-Man, des Maîtres de l'Univers, et à leurs batailles contre Skeletor... mais bien vite, on passe au niveau supérieur, lorsque le peuple Serpent ressurgit des entrailles de la Terre, mené par King Hiss, et décide de reconquérir la planète (ce qui passe par l'éviction d'un Skeletor impuissant de la Snake Mountain qui lui sert de QG).

Le tout sous la menace diffuse de Hordak, une entité longtemps indistincte présentée comme un niveau de pouvoir au dessus des Hommes Serpents, et dont héros comme méchants tentent d'empêcher le retour dans notre plan d'existence.

Bref, la continuité est intéressante, les jeux de pouvoirs aussi, le "placement produit" (les upgrades de Musclor et de Skeletor, en fait) n'est pas trop envahissant, l'animation est dynamique, l'action relativement réussie, la musique de Joseph "Hercules, Xena, Evil Dead et Spartacus" LoDuca suffisamment épique, et l'on a même droit aux petites morales cheesy de fin d'épisode, comme à la grande époque. 

Un remake vivement conseillé, donc, mais qui n'aura pas eu le succès qu'il aurait mérité.

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Critique éclair : Scooby Doo - La Colonie de la Peur (2010)

Publié le 13 Février 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Animation, Fantastique, Policier, Horreur, Jeunesse

Scooby-Doo : La Colonie de la Peur (Camp Scare) :

La saga Scooby Doo continue de marcher dans les traces de l'excellent Scooby Doo Mystery Incorporated, en adoptant un ton plus adulte et mûr, sans toutefois se défaire de ce qui a fait le succès intemporel des personnages. 

Ici, le Scooby Gang est ainsi réuni dans une parodie de slasher, avec un camp forestier au bord d'un lac, un maniaque à la hache, un monstre lacustre, de jeunes campeurs, un vieux responsable de station service menaçant, etc. 

L'ambiance est sombre et effrayante, les clins d'oeil à la saga Vendredi 13 bien présents, et le tout se permet même quelques touches de fanservice (tout est relatif : les filles sont en bikini, et Daphne est jalouse de la superbe conseillère du camp rival, en maillot minimaliste... mais ça s'arrête là) qui ont fait bondir les spectateurs américains les plus conservateurs. 

Pour les autres, pas de problème, et l'on tient probablement là l'un des téléfilms Scooby les plus réussis de ces dernières années, avec un récit dynamique et sympathique, et une réalisation à la hauteur du récit. 

4/6 + 0.5 pour le générique très amusant.

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 05 : Mad Monster Party, Paranormal Activity 4 & Dark Shadows

Publié le 14 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse

Mad Monster Party :

Avant de partir à la retraite, le Baron Frankenstein invite tous les monstres classiques (et son neveu nerd incapable) sur une île "des Caraïbes" pour leur faire une démonstration de sa dernière invention destructrice.

De la stop-motion made in Rankin-Bass, de 1967, avec ce que ça comporte de visuels particulièrement réussis, de chansons déplacées et assez ternes, et de score musical typiquement de son époque, qui transforme malheureusement ce qui aurait pu être un Halloween Special sympatoche en pantalonnade ultra-datée qui tente désespérément de faire rire, en vain.

Néanmoins, difficile de ne pas reconnaître le travail impressionnant fait par la production, ou l'influence que le métrage a pu avoir sur quelqu'un comme Burton. Et puis la dernière partie est sympathique...

3/6   

Paranormal Activity 4 : 

Le 1 était une arnaque, mais avait l'attrait de la nouveauté ; le 2 n'était pas mieux, mais avait une distribution sympathique, et des bikinis ; le 3 était ridicule, et tentait de donner de la profondeur et de l'épaisseur au mythe, en y rajoutant une histoire de sorcières en carton pâte ; et pour ce quatrième opus, le prétexte scénaristique est encore plus mince et capillotracté, avec un film axé sur une famille de voisins qui recueille un gamin bizarre lié à Katie & co, et qui est filmée via webcams et camescopes.

Un postulat de départ pas du tout crédible (les batteries magiques et éternelles des laptops, c'est beau), un placement produit Kinect piteux, un cast sympathique (dont un ancien de Nickelodeon + un gamin efficace), des ficelles usées jusqu'à la corde ; pas désagréable pendant toute la mise en place, avec les deux ados.

Ensuite, une fois que les caméras sont placées, c'est assez soporifique et dénué d'intérêt ou de frissons. D'autant qu'il reste toujours le problème de "qui est-ce qui fait le montage à posteriori de tout ce found foutage... ?"

1.5/6

Dark Shadows :

Victime d'Angelique, une sorcière jalouse (Eva Green), Barnabas Collins (Johnny Depp), l'héritier d'une riche famille bourgeoise ayant fondé la ville de Collinsport, dans le Maine, est transformé en vampire immortel par Angelique, et enfermé dans un cercueil pendant 2 siècles. Lorsqu'il parvient enfin à sortir de sa prison, en 1972, sa famille (Michelle Pfeiffer, Chloë Grace Moretz, Johnny Lee Miller, Gulliver McGrath) est ruinée, et le manoir Collins tombe en ruines : une conséquence des manigances d'Angelique, toujours vivante et rancunière...

Un film très frustrant, car alternant séquences particulièrement réussies, tant visuellement que dans l'atmosphère, moments de comédie un peu lourdingues qui semblent importés par Depp des Visiteurs, montages redondants sur une musique des 70s, et humour décalé référençant directement le soap original, tant dans son surjeu que dans son grand n'importe quoi.

Bref, au final, c'est très inégal, comme la plupart des scripts de Seth Grahame-Smith (Orgueil et Préjugés et Zombies, Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires...) et lorsque ça parvient occasionnellement à trouver un souffle sombre et épique, ça le perd généralement très rapidement, victime d'un produit fini qui ressemble énormément à une collection de vignettes éparses et contrastées, comme une synthèse bancale de plusieurs années d'intrigues et de personnages.

Dommage.

3/6

(critique revue et corrigée en 10/2016)

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Oktorrorfest 2012 Hangover - 04 : Hotel Transylvania, Silent House & Dixie et la Maison Hantée

Publié le 10 Novembre 2012 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Animation, Jeunesse, Thriller, Espagne

Hôtel Transylvania : 

L'association entre Genndy Tartakovsky et la bande de potes d'Adam Sandler, qui se chargent quasiment tous des voix des différents monstres ici réunis dans l'Hôtel Transylvania, tenu par Dracula et sa fille aînée qui rêve d'indépendance.

Pas désagréable, surtout en ces temps d'Halloween, et assez sympathique vocalement et visuellement (le bestiaire est vraiment complet), mais malheureusement c'est assez gentiment creux, avec un ventre mou certain passé l'arrivée de l'humain à l'hôtel, alors que le film s'éternise dans des courses-poursuites et du slapstick assez lassant à la longue.

Ça a bon fond, comme souvent dans les projets auxquels s'attache Sandler, mais l'écriture ne suit pas (et je ne suis pas vraiment surpris de découvrir que les deux scénaristes responsables du script viennent du SNL et d'Arthur Christmas, ce qui explique le manque de cohésion et les problèmes de rythme du métrage). Et puis les fins en chanson, ça me gonfle.

Un tout petit 3/6

Silent House :

Un thriller des réalisateurs d'Open Water, remake d'un film uruguayien, sur Elizabeth Olsen seule dans une maison vide et isolée, et confrontée à une présence inconnue qui la harcèle.

Intéressant sur la forme (de longs plans-séquences d'une dizaine de minutes, sans coupes visibles, et une Elizabeth Olsen convaincante) plus que sur le fond, assez classique, et qui souffre du même problème qu'Open Water : il ne se passe pas grand chose, ça traîne, et comme en plus on écope d'un twist de fin qu'on envisageait dès les premières minutes, voire même dès la lecture du pitch du film, sans penser qu'ils oseraient tomber si bas... on se rend compte qu'on a perdu 80 minutes de sa vie.

1.5/6 pour Liz Olsen et son décolleté.

Dixie et la Maison Hantée (Daddy, I'm a Zombie) :

Un film d'animation 3d espagnol, sur la fille d'un entrepreneur de pompes funèbres divorcé, adolescente goth rebelle très clichée, et qui, pendant une fugue dans les bois, perd connaissance, et se réveille zombifiée au pays des morts. Là, elle y rencontre d'autres zombies, et doit reprendre goût à la vie, redécouvrir le sens de l'amitié et de l'amour, tout en affrontant une maychante sorcière.

Et là, tout est plus ou moins dit : spectateurs de sexe masculin, et/ou âgés de plus de 13 ans s'abstenir, tant tout le contenu de ce métrage vise la tween à tendance apprentie goth, mais pour qui ses copines et les garçons, c'est plus important que tout.

Visuellement, c'est très inégal malgré une direction artistique clairement inspirée par Burton, l'animation est assez moyenne, et le doublage médiocre, donc on passe.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo : Combo spéciale Scooby-Doo - Les 13 Fantômes de Scooby-Doo & Shaggy et Scooby-Doo get a Clue

Publié le 19 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Animation, Jeunesse, Fantastique

The 13 Ghosts of Scooby-Doo (1985-1986) : 

J'aurais mieux fait de m'abstenir, et de rester sur mes souvenirs d'enfance.

Parce que si la présence de Vincent Price dans son (quasi) propre rôle est très sympa, si le générique est réussi, et s'il y a quelques idées intéressantes (les héros envoyés dans un film d'horreur, ou dans plusieurs comic-books différents ; le relookage de Daphne)... le reste est juste très très mauvais.

Entre l'absence de Velma et Fred, la Mystery Machine rouge tunée, les deux fantômes gaffeurs tous droits tirés de Casper, Motherfuckin' Scrappy Doo, l'inspiration flagrante du Temple Maudit (poursuites en chariots dans une mine, avion en difficulté dans l'Himalaya - qui ressemble à la Bavière -, et clone de Demi-Lune qui devient un second side-kick énervant pour tout le reste de la saison), l'animation ratée de Daphne, les séquences musicales innombrables, et plus simplement le fait que Scooby confronté à de vrais fantômes, c'est lourd, et c'est un prétexte à des lutins roses, des sorcières à la Hocus Pocus, et à plein d'autres conneries du genre... et bien le bilan n'est pas très reluisant.

Surtout quand 13 fantômes, 13 épisodes... mais pas de fin.

Shaggy & Scooby-Doo get a Clue s1 (2006-2008) :

Uniquement vu le contenu du premier dvd édité à l'époque (13 épisodes = 2 DvD = 1 DVD avec 8 épisodes, et l'autre avec les 5 restants. Super logique, la Warner.)

Un graphisme radicalement différent pour cette série récente, et une approche qui n'est pas dénuée d'intérêt, bien que certains personnages (les méchants, principalement) soient assez moches.

À l'instar des 13 Ghosts, le show se concentre sur Scoob & Sammy qui héritent de leur oncle inventeur. Ils deviennent milliardaires, emménagent dans un manoir, et doivent contrer les plans diaboliques du nazillon Dr Phibes et de ses sbires incapables, qui veulent mettre la main sur les inventions de l'oncle de Shaggy.

De ce que j'en ai vu, une série qui ne vaut principalement que pour son approche graphique intéressante et moderne, et pour quelques gags & références plus subtils qu'il n'y paraît. Le Gang ne fait qu'un caméo, et l'essentiel du show tourne autour du duo-titre, de l'armée des méchants (dont un sbire obèse qui se prend pour un "ninjaaaaaaaah !", assez fun), et du robot-majordome de S&S, complètement idiot et susceptible.

Pas hyper passionnant, notamment parce que tout repose souvent sur un gimmick bien gonflant, celui des Scooby-Snacks aux nanites, grâce auxquels Scooby peut devenir invisible, voler, lancer des flammes, se transformer en mécha, rapetisser, etc... et parce que ça manque cruellement de surnaturel, réel ou simulé.

Reste qu'il est dommage que l'approche stylisée de cette série (bien qu'imparfaite) n'ait pas été réutilisée pour une vraie série Scooby, ou un long métrage animé. Ah, par contre, j'ai failli oublier le meilleur de ce S&SGAC : son générique ronge-crâne.

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Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, la série animée (1992)

Publié le 21 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Sitcom, Comédie, Addams

La Famille Addams, la série animée :

Décevant portage animé de la série, diffusé dans la foulée des films de Sonnenfeld (d'ailleurs je suis le seul à vouloir que quelqu'un relance la franchise avec Banderas en Gomez et Ricci en Morticia ? Oui ? Tant pis...).

De la série des 60s, le dessin animé ne reprend que le générique, John Astin en Gomez (toujours excellent), et un doubleur pour Fester qui fait de son mieux pour coller à l'interprétation et la voix de l'acteur original.

Exit les nuances du personnage de Lurch (qui ici se contente de grogner pour un tout et un rien, et est résumé à "Frankenstein géant stupide sans épaisseur" ; exit aussi la musique typiquement 60s, et les gimmicks sonores associés au show (souvent remplacés ici par des bruitages prout-vomi-dégueu assez nazes) ; niveau design, on revient aux comic-strips originaux, ce qui n'est pas forcément un mal, mais le medium cartoon entraîne aussi une infantilisation très prononcée du tout.

C'est régulièrement too much, avec les Addams dans l'espace, des monstres qui envahissent la ville, Thing-kong, et des épisodes entiers situés dans des univers alternatifs, avec les Addams au far-west (exactement le même épisode que celui de Beetlejuice TAS), Mémé la bikeuse, la Chose à Hollywood (avec un acteur qui parle comme Shatner comme concurrent direct)...

À l'identique, la majorité des épisodes est centrée sur les personnages les plus "gamins" : Fester, donc (dans par exemple des épisodes assez nazes de Festerman, le superhéros), la Chose (qui, si elle devient un personnage à part entière, et non plus un seul faire valoir, se retrouve souvent dans des récits axés slapstick), Cousin Machin (devenu super espion, aux aventures improbables, et aux ennemis bondesques) et surtout Wednesday (au doublage plat et monotone plutôt déstabilisant) et Pugsley (qui ont une relation sadomasochiste assez bizarre, dans certains épisodes).

De la même manière, des ennemis récurrents sont introduits, histoire d'amener des conflits : les voisins vendeurs de sous-vêtements, et leur fils qui sympathise avec W&P ; ainsi que deux espions à la Spy vs Spy, qui en veulent aux Addams et à Machin en particulier (l'occasion de placer de nombreux moments façon Bip-bip et le Coyote)...

Gomez et Morticia s'en trouvent donc un peu abandonnés, si ce n'est dans une poignée de mini-épisodes, les emmenant en Espagne, ou montrant la crise de solitude de Morticia, délaissée par sa famille (!?).

Enfin, on a droit dans un épisode sur deux ou presque, à un gimmick bien agaçant, celui de la danse finale des Addams (remplacé dans les derniers épisodes par des mini-chansons), pour clore l'épisode ; ça meuble, c'est inutile, et c'est clairement une influence directe des films, tout comme Fester et Gomez qui jonglent avec n'importe quel objet.

Donc un bon gros bof.

Ce n'est pas particulièrement mauvais, et c'est même parfois assez amusant (généralement, lorsque les épisodes sont divisés en trois sous-épisodes, ça reste agréablement rythmé et divertissant ; lorsque l'on a droit à une seule intrigue délayée sur 22 minutes, déjà moins) mais ça peine à retrouver la folie maîtrisée et le morbide, bref, le charme de la série et des films, et ça cède un peu trop aux sirènes du nawak généralisé que permet le medium cartoon...

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Critique éclair - Beetlejuice, la série animée (saison 1)

Publié le 19 Novembre 2011 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Animation, Jeunesse, Fantastique

Je n'en gardais aucun souvenir particulier, donc c'est avec une curiosité certaine que je me suis replongé là-dedans, via la seule saison disponible en Albanie.

Pour être franc, je n'en ressors pas particulièrement convaincu et ce pour plusieurs raisons : déjà, le slapstick frénétique, c'est sympa cinq minutes, mais au bout d'un moment ça fatigue, surtout dans les épisodes doubles, qui généralement ne sont pas très bien rythmés.

Ensuite, la rétrocontinuité des éléments du film (personnages rajeunis, relations entre Lydia et Beetlejuice modifiées, couple fantomatique absent, on ne parle plus d'au-delà et de monde des vivants, mais d'Outre-Monde déjanté, etc...) est compréhensible, mais elle agace un peu à force.

Enfin, à un niveau purement technique, la musique est parfois assez irritante, quand elle se livre à du mickey-mousing effréné, et la doubleuse de Lydia est parfois assez moyennement motivée, ce qui est un peu dommage.

Maintenant, tout n'est pas négatif, c'est visuellement très amusant, et ça regorge tout de même d'idées déjantées et de références obscures au cinoche & tv d'horreur : la sonnette de la Famille Addams devenue ici gimmick musical, le Jack(Nicholson)hammer qui se refait Shining, la coiffure de la Fiancée de Frankenstein, des clins d'oeils à Dirty Harry, les fausses pubs récurrents à la Forbidden Zone, etc... bref, plein de trucs sympas, en fait, qui permettent à l'adulte de trouver tout de même le show amusant à regarder. Mais à petites doses.

Difficile cependant de ne pas sourire en voyant débarquer dans un épisode "le Prince de l'Outre-Monde", un gothique dépressif qui s'éprend de Lydia, et qui a de faux airs de Tim Burton...

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Les bilans de Lurdo : Scooby-Doo, Mystery Incorporated - Saison 1

Publié le 10 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Action, Aventure, Fantastique, Lovecraft, Jeunesse

Qu'obtient-on lorsque l'on confie la production de Scooby-Doo à des scénaristes trentenaires/quadra, sevrés aux films des 80s, et légèrement geeks sur les bords ? Possiblement la meilleure incarnation animée de Scooby depuis des décennies.

Scooby Doo : Mystery Inc, c'est un peu le JJ Abrams' Star Trek des personnages de Hannah Barbera, en plus fidèle aux personnages d'origine : une réinvention du concept de Scooby Doo et de son Scooby Gang, qui jongle habilement entre références au passé, et schémas narratifs innovants pour un show de ce type.

À commencer par un changement de taille : SDMI est construit comme une série live à la Buffy. Comprendre que ces 26 épisodes enchaînent les cas-de-la-semaine, tout en tissant en parallèle une intrigue de fond, avec un Big Bad, un mystère global à élucider, etc.

Bref, une véritable continuité s'instaure entre les épisodes, tant au niveau du mystère de fond, qu'au sujet des relations entre les personnages. Dans SDMI, on découvre ainsi le gang, qui vit à Crystal Cove, une sorte de Hellmouth qui se proclame la ville la plus hantée des USA. Seulement problème : les enquêtes du Scooby Gang font beaucoup de mal à l'économie locale, au grand dam du maire et des commerçants locaux...

Lorsque la série commence, Velma (assez fidèle au personnage originale, une nerd douée en informatique, à l'esprit brillant, et à la répartie cinglante) s'ennuie à jouer les guides touristiques pour le musée de ses parents. En secret, elle sort avec Shaggy (qui n'a pas changé d'un poil, et est doublé par Matthew Lillard), qui n'assume pas leur relation, et refuse d'en parler à Scooby. Daphne, elle, doit faire face aux exigences de ses parents snobs et ambitieux, qui fondent sur elle de grands espoirs : en réalité, elle n'a d'yeux que pour Fred, une relation qui n'est pas vraiment réciproque. Forcément, puisque Fred (par ailleurs le fils du Maire), est constamment plongé dans l'élaboration de pièges à criminels, un moyen pour lui de compenser l'absence de présence parentale chez lui.

On est donc clairement loin des archétypes basiques de la série originale, et de ses dérivés ultérieurs : outre la composante shipping, et l'évolution des relations entre les personnages au cours de la saison (Scooby découvre la relation Shaggy/Velma, qui met une demi-saison à se décanter avant de s'auto-détruire ; Daphne et Fred finissent par se fiancer dans les derniers épisodes), on a par ailleurs droit à des personnages récurrents assez savoureux : les familles de tous les membres du gang, le shériff légèrement abruti (doublé par Patrick Warburton, simplement génial), le maire, la disk-jockey black afro (doublée par Vivica Fox, et dont le studio sert de point de chute au Gang), et bien sûr le Mystery Inc. original, une bande de jeunes ayant mystérieusement disparu il y a plusieurs décennies, et dont la destinée funeste est l'objet de l'arc narratif saisonnier.

Pour guider le Gang sur la trace de ses prédécesseurs, l'énigmatique Mr. E (doublé par Lewis Black), qui leur laisse des indices plus ou moins obscurs sur le sujet. Face à lui, Mr Pericles, un hibou maléfique à l'accent anglais (doublé par Udo Kier), sorte d'Hannibal Lecter volant, ancienne mascotte du Mystery Inc original, et peut-être responsable de leur disparition. Chacun de leur côté, ils tentent de mettre la main sur les pièces d'un artefact espagnol datant de l'époque des conquistadores, raison de la disparition du Gang 1.0.

Sur cette base narrative, les scénaristes font preuve d'un ton assez surprenant : si les séries Scooby n'ont jamais eu peur de se moquer d'elles-mêmes, ici, c'est encore plus le cas. Parfois, cela se fait en montrant que le Gang n'est pas très doué dans la résolution des enquêtes ; parfois, cela se fait au travers de références plus ou moins explicites : les caméos superficiels de personnages Hannah Barbera dans les scènes de foules sont innombrables, tandis que certains autres, plus emblématiques et old-school, reviennent sur le devant de la scène. On a ainsi droit à un épisode centré sur les Hex Girls, un sur le mythique Vincent Van Ghoul (le Vincent Price des 13 fantômes de Scooby-Doo), et, encore plus jubilatoire, on assiste, à mi-saison, à un rêve enfiévré de Scooby, qui s'imagine à la tête d'un groupe de sidekicks Hannah Barbera (dont le Caaaaaapitaaaaaine Caaaaaaaveeeeeeerne !!) pour retrouver leurs comparses humains enlevés par un maychant (le tout au cours d'une enquête au design et à l'animation 70s).

Sans oublier un moment assez amusant, lors d'une visite de Daphne et Fred au musée des criminels, lorsque le couple tombe sur les mannequins en cire de Flim Flam et de Scrappy, et finit par conclure par un "non, non, Daphne, nous étions d'accord pour ne plus jamais parler d'eux, et pour faire comme s'ils n'avaient jamais existé". Et pan, dans tes dents, Scrappy.

Donc second degré + caractérisation fouillée et sexuée (shipping + baisers + velma en mode séductrice avec Shaggy pendant la moitié du show + tenues osées pour du cartoon pour enfants/Daphne qui se retrouve en bikini ou en nuisette dans plusieurs épisodes) + intrigue de fond réussie + personnages récurrents intrigants... qu'est-ce qui manque à la recette pour qu'elle soit complète ?

Les références pour un public plus âgé, pardi ! Et c'est là qu'on prend conscience des influences culturelles de la nouvelle équipe de scénaristes. En vrac, un Scooby-robot-assassin, aux apparitions ponctuées d'un rythme percussif à la Terminator, et qui est vaincu par Scooby aux commandes d'un monte-charge jaune ; une visite façon Silence des Agneaux dans un zoo, pour interroger Mr Pericles ; une parodie de la Horde Sauvage, avec des Orcs au guidon des motos ; une invasion de zombies sous l'influence d'un philtre d'amour, et qui pointent du doigt en hurlant, à la Bodysnatchers ; un épisode à la Cube, bourré de références à Shining, Saw, ou encore au Seigneur des Anneaux, avec un gamin enfermé dans une maison enterrée, survivant on ne sait comment, après avoir assisté à la mort progressive de sa famille, et transformé en gollum-like protégeant son trésor inestimable ; un mogwai dans une boutique chinoise, au coeur d'un épisode très Jack Burton, qui voit le Scooby Gang et leur van pris dans l'affrontement de deux sorciers asiatiques (dont un doublé par George Takei) jetant des éclairs en pleine rue ; un épisode inspiré de Fright Night, avec un maychant copie conforme du Darkness de Legend ; un accompagnement musical très nettement inspiré de Carpenter, avec notamment un épisode qui reprend à quelques notes près le thème d'Assault on Precinct 13...

And last but not least, un épisode excellent centré sur "HP Hatecraft", auteur de récits pleins de gloumoutes indicibles, dont la créature principale et tentaculaire s'en prend soudain aux habitants de Crystal Cove. Quand on sait qu'en plus, Harlan Ellison y double son propre personnage, tandis que Jeffrey Combs s'occupe de la voix de Hatecraft... =

Un Hatecraft qui revient d'ailleurs un peu plus tard dans la saison, contraint par son éditrice à rédiger une vampire teen romance novel, pour faire concurrence au Twilight de service.

Scooby-Doo - Mystery Incorporated est donc une très très bonne surprise, en ce qui me concerne, tant pour son second degré de lecture, aux références constantes et bien intégrées, que pour l'approche relativement adulte de son sujet : oui, ça reste le Scooby Gang, oui, une poignée d'épisodes est un peu moins inspirée que le reste, et oui, Velma est un peu tête à claques dans la première moitié de la saison, mais le show atteint parfois des moments sombres et sérieux assez surprenants pour une production de ce genre. Et puis ce doit être la première fois qu'une série intitulée Scooby-Doo soit finalement aussi équilibrée entre le chien/Shaggy et le reste du groupe (finalement, Scoob et Shaggy n'ont que rarement droit à leurs gags alimentaires habituels, et c'est tant mieux). Et rien que pour ça, c'est très recommendable.

En attendant la saison 2, un jour prochain, probablement en 2012.

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