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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "twilight 2019"

Un film, un jour (ou presque) #1068 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy (2004)

Publié le 23 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Review, Romance, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, désespérés, les Nazis - menés par Raspoutine (Karel Roden) et son homme de main Kroenen (Ladislav Beran) - tentent d'ouvrir un portail vers un autre monde, pour en faire venir des créatures de cauchemar. Interrompus par les alliés, ils ne peuvent cependant invoquer qu'un bébé démoniaque, qui deviendra Hellboy (Ron Perlman), et finira par grandir au sein du BPRD, un bureau de défense contre les menaces paranormales. Là, aux côtés d'Abe Sapien (Doug Jones), et de Liz Sherman (Selma Blair), tous deux dotés de pouvoirs étranges, et sous la supervision de son père d'adoption (John Hurt), Hellboy protège l'Amérique contre le Mal... jusqu'à ce que Raspoutine refasse surface et menace à nouveau la Terre.

Amusant comme le temps peut altérer notre perception d'un film : je n'avais pas vu Hellboy depuis une petite dizaine d'années, et j'en gardais le souvenir d'un métrage dynamique, excentrique et très réussi, mêlant super-héroïsme et horreur lovecraftienne, et où l'on retrouvait les obsessions habituelles de Guillermo Del Toro pour les rouages, les horloges, etc.

Et en fait, ce n'est que partiellement vrai, puisque je dois bien dire que Hellboy a un peu vieilli, et ne s'est pas forcément amélioré avec le temps.

Les bons points indubitables, tout d'abord : la direction artistique, comme toujours excellente chez Del Toro. Les créatures sont superbes, les maquillages convaincants, les décors somptueux, etc, etc, etc. Ron Perlman fait ainsi un très bon Hellboy, et Abe Sapien est formidable.

La musique, ensuite : le score de Marco Beltrami est excellent, ses thèmes mémorables (le thème de Broom est à pleurer lors de son enterrement), et tout au plus pourra-t-on regretter qu'ils ne soient pas totalement exploités à leur juste valeur ; le thème héroïque d'Hellboy, que l'on devine par bribes durant le film, et qui explose durant le générique de fin, aurait ainsi mérité d'être plus mis en avant.

Et le tout est clairement inventif, ludique, et agréable à suivre, là n'est pas la question. Le problème du film, en réalité, c'est qu'il est plein de petits défauts insignifiants, mais qui s'accumulent pour tirer le résultat final vers le bas.

À commencer par les effets spéciaux, qui trahissent fréquemment le budget limité du film : les sauts, tous câblés, sont affreusement artificiels ; la main droite de Hellboy est soit trop rigide et factice lorsqu'elle est animatronique, soit mal finalisée lorsqu'elle est numérique ; idem pour Samael, qui selon les plans alterne créature en CGI ultra-mobile, et homme en costume aux déplacements patauds ; etc... Les effets du film restent tout à fait honorables (surtout vu le budget), mais ponctuellement, on tombe sur une scène qui coince, et qui ne convainc pas.

Ajoutez à cela un rythme un peu bancal (les 2h15 de la version longue sortie directement chez nous n'aident pas vraiment), une post-synchronisation assez inégale (encore un problème de budget, ou bien de direction d'acteurs ?), une résolution précipitée manquant un peu d'ampleur, et surtout une approche du monde de Hellboy qui peut frustrer.

Guillermo choisit en effet d'approcher le monde du BRPD au travers des yeux d'un débutant, qui arrive au Bureau et découvre ses excentricités. Problème : Men In Black est passé par là, et se rappelle fréquemment au spectateur, mais en plus, le débutant en question a le charisme d'un poulpe mort, et n'est guère intéressant (il est sous-développé, comme le sont les méchants du film, d'ailleurs).

Ce débutant, Myers, n'est en fait là que pour servir dans un pseudo-triangle amoureux assez quelconque, avec Liz et Hellboy... malheureusement, Del Toro a toujours été un peu maladroit dans son écriture des relations/émotions humaines et sentimentales : il fait de son Hellboy un amoureux transi un peu niais, un adolescent attardé jaloux, bref, un personnage souvent plus comique qu'héroïque.

Et comme en face, on a une Selma Blair qui ne m'a jamais vraiment convaincu au cinéma, notamment en love interest, tout ça se combine pour donner lieu à une sous-intrigue amoureuse pas très probante, qui a eu nettement plus de mal à passer durant ce visionnage qu'à l'époque.

Malgré tout, et compte tenu du fait que ce Hellboy était un projet qui tenait cher au cœur de GDT, tourné avec moins de 70M de $ (une broutille !), le résultat est tout à fait honorable et divertissant. Ce n'est pas le classique instantané que l'on pouvait couvrir de louanges à l'époque, mais c'est un métrage d'aventure solide et amusant, qui a le mérite de donner vie à un héros atypique, et de le faire affronter des créatures toujours plus étranges.

C'est généreux, et c'est toujours ça de pris.

3.75 + 0.25 pour la musique = 4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 39 - The Field Guide To Evil (2018)

Publié le 18 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Religion, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Field Guide To Evil (2018) :

Anthologie internationale regroupant huit segments tournés par des réalisateurs et scénaristes étrangers, avec pour objectif de raconter les contes et légendes populaires et effrayantes de leurs pays d'origine respectifs. Pour cela, ce Field Guide adopte des atours de livre médiéval, avec un joli générique d'introduction façon gravures anciennes, et des transitions à base de pages qui se tournent entre les différents chapitres...

- Autriche - The Sinful Women of Höllfall : dans un village rural autrichien, l'attirance d'une jeune femme pour l'une de ses amies lui vaut les remontrances de sa mère, et la visite d'un démon nocturne se nourrissant de sa culpabilité...

Oui, c'est esthétiquement très joli, bien filmé, et la thématique de l'éveil de la sexualité mis en parallèle de la religion, de la culpabilité, du pêché, et du surnaturel fonctionne toujours... mais alors que beaucoup de critiques parlent de ce segment comme du plus réussi de l'anthologie, je suis resté plus circonspect devant ce métrage, qui se dissimule derrière de l'ambiguïté (et un peu de racolage, avec de la nudité et du sexe saphique) pour cacher un manque de limpidité et de clarté dans ce qu'il raconte. Cela dit, la créature est assez réussie. 3.25/6

- Turquie - Haunted by Al Kasiri, the Childbirth Djinn : une jeune femme enceinte s'occupant de sa grand-mère paraplégique commence à faire l'expérience de phénomènes menaçants après avoir dérobé une broche à son aïeule...

Un résultat assez mitigé pour le réalisateur de Baskin, qui semble vouloir mêler les légendes de son pays (la chèvre démoniaque, etc) à une manifestation de la dépression post-natale dans l'esprit coupable d'une jeune femme. Un peu grotesque, çà et là, mais pas forcément désagréable, et avec un début, un milieu et une fin (ce qui n'est pas toujours le cas, dans cette anthologie). 3/6

- Pologne - The Kindler and the Virgin : lorsqu'une entité lui promet tout le savoir et la sagesse du monde s'il ingère les cœurs de trois défunts, un ramasseur de fagots accepte... sans savoir que ses actes auront des conséquences.

Pas franchement aimé, celui-ci, notamment parce qu'il est hyper-vague, et assez typique des pays de l'Est, entremêlant quelques moments sanglants avec des séquences plus abstraites de l'entité qui "danse" seule au rythme des actes du ramasseur de fagots. Ajoutez à cela une fin en queue de poisson, et voilà, un segment décevant, qui peine à exploiter son concept pourtant intéressant. Ou alors je suis tout simplement passé à côté. 2/6

- USA - Beware the Melonheads : une famille passe le week-end dans un chalet, en bordure de forêt, mais découvre rapidement que des enfants difformes vivent dans les bois, et tentent d'enlever leur fils...

Un bon gros ratage, entre la réalisation assez laide, les maquillages risibles, l'interprétation inégale, les effets gore approximatifs, et le fait qu'il n'y ait pas la moindre originalité là-dedans. Mouais. 1.5/6

- Grèce - Whatever Happened to Panagas the Pagan : Noël 1984 : un gobelin s'aventure dans un petit village grec pour y participer aux festivités, mais il devient la proie des villageois assoiffés...

Plutôt atmosphérique et réussi visuellement, notamment au niveau du gobelin et de la grotte mystique enfumée, le tout n'est pas toujours particulièrement lisible, mais reste intéressant, notamment pour son atmosphère païenne assez unique.  3.5/6

- Inde - The Palace of Horrors : en Inde, au début du 20è siècle, deux occidentaux parviennent à se faire mener jusqu'à un Palais perdu, gardé par une femme aveugle, et qui abritent des horreurs indicibles...

Segment très lovecraftien dans l'esprit (il y a même un homme-poulpe ^^), filmé en noir et blanc, avec une narration épistolaire en voix-off, des décors naturels, et plutôt réussi dans l'ensemble, malgré une post-synchro assez inégale. 4.5/6

- Allemagne - A Nocturnal Breath : en Bavière, en 1780, un frère découvre que sa sœur abrite en elle un démon, qui quitte son corps en pleine nuit pour aller s'en prendre à leur bétail...

À nouveau un métrage aux allures médiévales, qui met en parallèle le désir sexuel interdit (en l'occurrence, l'inceste que l'on devine en filigrane) avec le pêché, et la punition surnaturelle. Une punition surnaturelle qui prend la forme d'une petite souris en décomposition (assez bien réalisée par ordinateur), et qui permet à ce court d'être plutôt satisfaisant, malgré un effet flouté assez laid sur les bords de l'image, et une caméra bien trop souvent penchée. 3.75/6

- Hongrie - Cobbler's Lot : deux frères cordonniers, épris de la même Princesse, tentent d'obtenir du Roi la main de sa fille, et doivent pour cela parvenir à trouver une fleur magique poussant dans une eau mystérieuse...

Un court-métrage muet et en couleurs, mélange de film expressionniste, de Cocteau, de cinéma russe ou de Monstres et merveilles, qui revisite un conte à l'issue macabre de manière efficace, à défaut d'être particulièrement surprenante ou innovante. Un exercice de style, en somme. 3.75/6

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Une anthologie inégale, en fin de compte, qui n'a comme véritable point négatif que le segment américain, générique et insipide.

Le reste va de l'intéressant au réussi, mais jamais sans problèmes, qu'ils soient narratifs, formels, ou, assez fréquemment, au niveau de leurs chutes : bon nombre de ces courts semblent vouloir jouer sur plusieurs niveaux de lecture, sans forcément totalement maîtriser leur récit de manière à rendre ces niveaux de lecture plus affirmés, et l'on se retrouve souvent devant des fins abruptes, peu claires, probablement plus compréhensibles si l'on est familier du conte ou de la légende d'origine... mais qui perdent bien souvent les spectateurs étrangers.

Cela dit, en comparaison d'autres anthologies de genres trop souvent calamiteuses, ce Field Guide, bien que manquant de liant, s'en sort à peu près bien, avec un

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt, saison 4 - première partie (2018)

Publié le 7 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Netflix, Les bilans de Lurdo

Dernière et ultime saison pour cette sitcom supervisée par Tina Fey, une saison découpée en deux parties, dont la première moitié (six épisodes) a été diffusée à la fin du mois de mai dernier.

Les bilans de Lurdo : Unbreakable Kimmy Schmidt - Saison 4.1 :

4x01 : Kimmy, en charge des ressources humaines de la startup où elle travaille, est accusée de harcèlement sexuel par un employé qu'elle devait renvoyer ; Jacqueline et Titus inventent un show tv fictif pour gonfler le CV de l'acteur ; Lillian tente de répandre les cendres d'Artie.

Un reprise pas désagréable, qui commence par un pseudo-générique de sitcom façon années 80-90, continue avec des sous-intrigues à l’intérêt inégal, place un caméo de Greg Kinnear, et se rattrape bien sur la fin, avec des résolutions systématiquement improbables de ses sous-intrigues.

4x02 : Lillian et Jacqueline essaient de résoudre les problèmes d'appartement de cette dernière, tandis que Titus tente d'écrire le pilote de sa "série", et que Kimmy découvre le binge-watching, ainsi que le concept de white privilege...

Quelques moments vraiment absurdes et amusants, et dans l'ensemble, le début d'une tendance plus militante et activiste pour Kimmy, tendance qui, sans être forcément inédite ou originale, ne fait que se renforcer dans le reste de la demi-saison.

4x03 : Kimmy et Titus regardent un documentaire "Netflix" réalisé par un DJ, qui tente de prouver l'innocence du Révérend...

Un pastiche intégral des documentaires criminels Netflix, vraiment très réussi sur la forme ; j'émettrai cependant beaucoup plus de réserves sur le fond, puisque les scénaristes ont ici la main très lourde sur la rhétorique anti-Trump, sur les caricatures d'incels, sur les clichés de la masculinité toxique, et sur les activistes des droits des hommes (ici représentés par Bobby Moynihan).

En soi, c'est pertinent, c'est opportun, c'est toujours bienvenu, et tout et tout... mais honnêtement, ça me fatigue d'entendre toujours la même chose, et surtout, ça manque d'originalité et de nouvel angle d'attaque. Peut-être que si Fey avait elle-même écrit le script, ça serait mieux passé... ou pas.

4x04 : Kimmy et Lillian partent pour une convention commerciale technologique, où Kimmy fait une rencontre ; Jacqueline, elle, décroche un rôle pour Titus dans une pièce d'utilité publique à destination des écoles.

Ah, bah en parlant de clichés, le monde des nerds et des technologies vu par Fey et compagnie, ça ne vole pas bien haut. Idem pour le harcèlement scolaire.

Ça reste amusant, cela dit, même si la prise de conscience de Titus sera probablement oubliée dès le prochain épisode, si la leçon de vie de Lillian sur scène vaut principalement pour tous les quiproquos qui la précèdent, et si le côté "Kimmy rencontre un homme, mais forcément, c'est une ordure" commence à faire beaucoup dans le genre...

4x05 : Titus tente de monter une représentation scolaire de la Belle et la Bête, pour laquelle Jacqueline et Lillian vendent des places à un public de hipsters (Zosia Mamet...) ; Kimmy, elle, se confronte à Fran (Moynihan), avant de prendre conscience du sexisme des contes de fées.

À nouveau, avec le personnage de Fran, on retombe dans le discours anti-mra/pro-#metoo qui me lasse franchement (en dépit de sa pertinence) et qui ne me fait pas vraiment rire.

Là, en prime, on a droit à une Kimmy en mode militante qui s'indigne de la Belle et la Bête et des princes de contes de fées, comme une utilisatrice de tumblr qui découvrirait le féminisme 2.0 et se lancerait dans une tirade particulièrement éventée.

Heureusement, tout autour, les vannes continuent à fuser et à faire mouche, mais ce fond revendicatif me fatigue un peu.

4x06 : Lillian est embarquée dans une histoire d'héritage la confrontant aux enfants d'Artie (Busy Philipps, Josh Cooke), pendant que Kimmy retrouve son sac à dos et décide de changer le monde en s'adressant aux petits garçons au travers d'un livre de fantasy ; Jacqueline, elle, doit faire face à la grossesse inattendue de Xan, abandonnée par son petit-ami...

Tina Fey revient à l'écriture (enfin, à la co-écriture), et... je dois dire que je n'ai pas particulièrement accroché à cet épisode. Principalement parce que les deux sous-intrigues principales, celle de Jacqueline et de Lillian, ne m'ont pas intéressé le moins du monde (je l'ai déjà dit, mais Lillian, Xan et Jacqueline sont loin d'être mes personnages préférés) et, dans le cas de Xan, c'est encore l'occasion d'en rajouter une couche sur le #metoo, avec un commentaire sur les femmes qui ne sont jamais crues par la société quand elles sont victimes d'une ordure, etc.

Ajoutez à cela une Busy Philipps qui semble là pour rester (mouais, sans plus), et un moment très sombre (trop sombre ?) durant lequel Kimmy est sur le point d'enterrer son âme d'enfant, et on se retrouve avec un mid-season finale en demi-teinte.

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Une demi-saison engagée, quasiment militante dans ses thématiques, et qui surfe sur le mouvement #metoo, pour confronter Kimmy aux horreurs de la société moderne et du genre masculin, afin de la forcer à grandir et à murir.

Ce qui, comme je l'ai mentionné plus haut, a un peu tendance à me fatiguer, principalement parce que ce n'est pas fait avec une grande finesse ou une grande subtilité.

De même, cette prise de conscience et ces thématiques imposent un ton un peu plus sombre et désenchanté aux mésaventures de Kimmy. Ce n'est pas forcement une mauvaise chose si Fey & co doivent boucler la boucle à la fin de la saison, mais ça signifie aussi que le tout n'est plus aussi rafraichissant et optimiste qu'avant - et que Kimmy semble parfois reléguée au second plan de ces épisodes.

Cela dit, le tout fourmille toujours de gags et de blagues percutantes et inattendues, c'est toujours assez agréable à suivre, et la distribution est toujours impeccable. Néanmoins, un peu comme 30 Rock en son temps, il est peut-être temps que la série touche à sa fin, avant que le niveau global ne continue à baisser lentement, mais surement.

À suivre en janvier 2019...

 

Retrouvez aussi sur ce blog les bilans de la saison 1, de la saison 2 et de la saison 3.

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (2019)

Publié le 20 Juin 2020 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Sitcom, Romance, Télévision, USA

Pour son ultime saison sur Netflix, Fuller House n'avait pas forcément commencé sous les meilleurs auspices : sortie en décembre dernier, la première moitié de cette saison rallongée pour atteindre les 18 épisodes donnait ainsi l'impression d'un show faisant du surplace, et ne sachant plus trop quoi raconter.

Du moins, si l'on excepte les préparatifs du triple mariage des sœurs Tanner et de Kimmy, un triple mariage pas forcément des plus intéressants, et qui devrait constituer l'essentiel de cette demi-saison à venir...

La Fête à la Maison, 20 ans après - saison 5, suite et fin (Fuller House, season 5.2 - 2020) :

DJ (Candace Cameron Bure), Stephanie (Jodie Sweetin) et Kimmy (Andrea Barber) n'ont plus quelques mois pour préparer leur triple mariage...

Un véritable paradoxe que cette ultime demi-saison de la sitcom Netflix, puisque après une première partie prenant largement son temps, et amenant divers nouveaux éléments à l'utilité discutable (la carrière musicale de Steph avec Lisa Loeb, l'achat de la sandwicherie, le petit-ami de Ramona), cette dernière fournée d'épisodes connaît le problème inverse : elle oublie presque totalement tous ces éléments (la tournée de Steph avec Loeb se déroule hors-champ, entre deux épisodes, et n'est quasiment pas mentionnée - ni n'a la moindre incidence sur la vie de la jeune femme et sur son couple ; la sandwicherie apparaît dans deux scènes et demi, et n'est quasiment pas mentionnée ; le petit-ami de Ramona apparaît dans un épisode ou deux, sans rien apporter) et semble paniquer au dernier moment, incapable de gérer à l'écran tout ce qu'elle a amené comme nouveaux éléments.

Systématiquement, on a ainsi l'impression que Fuller House trébuche, prise de court par cette fin de série pourtant annoncée : divers développements, comme Jackson qui se découvre une vocation pour la comédie musicale, font l'objet d'un demi-épisode, et se déroulent ensuite totalement hors-champ (alors qu'autrefois, la série aurait probablement consacré un épisode entier au spectacle, d'autant que deux des enfants de la famille y participent) ; il y a un semblant de sous-intrigue sur l'intégration de Steve dans la famille Fuller, mais c'est rapidement oublié, et il repasse rapidement à l'arrière-plan ; d'autres sous-intrigues, elles, sont amenés de manière totalement artificielle et forcée, comme cette annonce qui arrive dans l'avant-dernier épisode : la sandwicherie fonctionne tellement bien (ah bon ?) que Kimmy et Fernando vont ouvrir une succursale à 30 kilomètres de là, et doivent donc quitter la maison Fuller... juste au moment où Steph et Jimmy annoncent faire de même pour d'autres raisons.

Le tout en pleins préparatifs de mariage, et avec moins d'une semaine de délai avant la cérémonie et le double déménagement : on ne croit jamais vraiment à cet artifice narratif bancal, uniquement là pour apporter des larmes et des bons sentiments sirupeux... et donc forcément, quand le grand final fait marche arrière sur ce développement peu inspiré, personne n'est surpris, ni réellement touché par l'émotion que les scénaristes pensent injecter là.

C'est un peu tout le problème de cette demi-saison, à la fois creuse et précipitée : on a droit à une convention pour futures mariées, à un épisode de Thanksgiving, aux parents Gibbler qui ne viennent pas, à une visite universitaire et à la rentrée scolaire de Max (qui ont lieu, étrangement, après l'épisode de Thanksgiving - la chronologie de cette demi-saison est bordélique au possible), à un concours d'alimentation sportive, à un remake des Z'amours, et, donc, au triple mariage, mais rien ne semble vraiment développé de manière correcte.

Un peu comme si les scénaristes s'étaient contenté de jeter en vrac, à l'écran, toutes les bribes d'idées qui leur restaient pour la série et ses personnages...

C'est ponctuellement amusant et ponctuellement touchant, principalement grâce au capital sympathie des personnages, mais in fine, la série s'éteint donc comme elle est revenue, sans grande inspiration, sans jamais parvenir à réunir toute la distribution de la série originale (Becky est à peine mentionnée dans cette demi-saison, son absence reste inexpliquée à l'écran, et il en va de même pour Michelle, hormis un bref moment "si elle n'est pas venue avant, elle ne viendra plus"), et sans jamais dépasser le stade d'un comfort food nostalgique vantant les mérites des familles recomposées.

En soi, c'est toujours ça de pris et ça suffira à de nombreux spectateurs... mais ça n'en fait pas pour autant un revival particulièrement convaincant. 

(en espérant que Jodie Sweetin profitera du succès modéré de ces 5 saisons pour relancer sa carrière, elle le mériterait...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - première partie (2020)

Publié le 1 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Compagnons inégalement développés, Docteur sans réelle personnalité, épisodes génériques et moralisateurs, aucune véritable direction : la saison 11 de Doctor Who, première année de Chris Chibnall aux commandes, m'avait déplu à un point tel que j'avais fini par jeter l'éponge et par délaisser l'épisode spécial du Nouvel An 2019, ne finissant par le regarder que six mois plus tard, sans grande motivation.

Mais je ne suis pas du genre à désespérer, et j'ai donc attaqué cette saison 12 avec des espérances minimes, peu motivé par cette affiche arc-en-ciel aux intentions clairement inclusives et woke, comme si c'était là le problème de la série dans cette incarnation (ou dans ses incarnations préalables, d'ailleurs)...

Doctor Who, saison 12 - première partie (2020) :

- 12x01-02 - Spyfall : Le Docteur (Jodie Whittaker) et ses compagnons Graham O'Brien (Bradley Walsh), Ryan Sinclair (Tosin Cole) et Yasmin Khan (Mandip Gill), sont recrutés par le MI6 pour enquêter sur une série de meurtres étranges liés à Daniel Barton (Lenny Henry), patron d'un grand moteur de recherche. Afin de les assister, ils recrutent les services de O (Sacha Dhawan), un agent spécialisé dans la surveillance des formes de vie extraterrestres...

Ça commence mal, tout ça. Un double épisode signé Chris Chibnall qui fait illusion durant sa première moitié de mise en place, mais qui s'écroule dès le second épisode : aussitôt, le script semble décousu, sous-développé et brouillon à de nombreux niveaux, on a l'impression d'avoir sous les yeux des embryons d'idées de trois ou quatre épisodes différents, combinés en un seul récit ; les personnages historiques sont sous-exploités, et surtout, plus gênant, il y a Sacha Dhawan.

Un Sacha Dhawan qui m'avait déjà moyennement convaincu dans Iron Fist, et qui là, cabotine encore plus que John Simm à l'époque Tennant, sans en avoir nécessairement le charisme ou la maîtrise.

Une reprise assez bof, donc, pour le moment, même si ça a le mérite de lancer une piste pour la saison.

- 12x03 - Orphan 55 : L'équipe du Docteur se rend dans un spa extraterrestre isolé du reste de la planète Orphan 55, et des créatures sanguinaires qui la peuplent... jusqu'au moment où ces créatures prennent d'assaut le spa et ses clients.

Là, je vais être encore plus clair : ce n'était pas bon. On retombe dans les problèmes récurrents de l'ère Chibnall, à savoir des personnages secondaires beaucoup trop nombreux, transparents, inutiles et souvent agaçants ; un script à la fois prévisible au possible et pas très rigoureux ; une Yaz inutile ; et une leçon de morale finale qui a la finesse d'un tractopelle sans conducteur.

Bref, cette douzième saison ne s'annonce pas sous de très bons augures.

- 12x04 - Nikola Tesla's Night of Terror : En 1903, Nikola Tesla (Goran Višnjić) se trouve embarqué dans une aventure improbable lorsqu'il devient la cible de la Reine des Skithras, dont le vaisseau endommagé survole, invisible, le laboratoire du savant...

Arf. Tesla. J'avoue que j'en ai un peu ras-le-bol de l'exploitation et de la récupération du personnage par certains scénaristes sans inspiration, et pa des franges pseudoscientifiques et conspirationnistes, qui le déifient à grand renforts de fake news à gogo, donc ça ne me donnait pas envie de regarder ce quatrième épisode...

Un épisode à nouveau gentiment brouillon et décousu... et surtout très peu passionnant. Du Docteur Who pseudo-historique sans le fun ni la rigueur de l'écriture, et avec de méchants aliens en carton, filmés avec les pieds pour cacher l'absence de budget (franchement, la Reine scorpion, c'était du niveau de Rita Repulsa).

(quant à la musique, disons qu'elle était particulièrement médiocre)

- 12x05 - Fugitive of the Judoon : Les Judoons débarquent sur Terre, à Gloucester, à la recherche d'une fugitive, Ruth (Jo Martin), pourtant d'apparence totalement humaine. Pendant ce temps, les compagnons du Docteur sont téléportés à bord du vaisseau du Capitaine Jack (John Barrowman), qui les avertit d'un danger imminent...

Han, un épisode réussi de l'ère Chibnall, je n'y croyais plus.

En même temps, quand on sait garder le secret sur certains rebondissements des plus étonnants - le retour du Capitaine Jack ! - ou que l'on décide de partir dans une direction inédite (un autre Docteur féminin !), ça donne tout de suite envie de voir la suite.

Bon, il y a toujours un petit ventre mou aux alentours de la visite du phare, et on sent bien grincer les rouages de la mise en place de l'arc global, mais c'était assez sympathique à suivre, je dois dire.

La seule véritable question, c'est : est-ce que Chibnall, qui a co-écrit cet épisode, sait où il va, et a préparé en amont des réponses à toutes les questions qu'il pose ici ? Difficile à dire.

Va-t-il nous faire une histoire d'univers parallèle, façon Crisis on Infinite Earths, pour expliquer tout ça, ou va-t-il opter pour une réécriture féministe complète de l'histoire du Docteur, comme on le murmure dans les milieux autorisés ?

Wait and see... en tout cas, l'intérêt de cette demi-saison remonte bien avec cet épisode, et c'est tant mieux.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 20 - Scare Package (2020)

Publié le 9 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scare Package (2020) :

Une anthologie horrifique sortie en juin dernier sur la plateforme de VOD Shudder, après quelques passages en festival, en 2019, et qui opte pour un schéma narratif éprouvé, qui fonctionne plutôt bien : un fil rouge en filigrane, qui entoure sept segment différents d'une dizaine de minutes à peine.

- Rad Chad’s Horror Emporium : Gérant d'un magasin de vidéo spécialisé dans l'horreur, Chad (Jeremy King) s'ennuie ferme, et supporte plus ou moins son seul client, Sam (Byron Brown). Jusqu'à ce qu'un postulant potentiel (Hawn Tran) à un poste à pourvoir se présente : aussitôt, Chad commence à lui expliquer les principaux clichés des films d'horreurs, mais lui interdit d'ouvrir la porte de la réserve...

Bon gros bof pour ce fil conducteur à l'interprétation caricaturale, à l'humour pas très fin et au rebondissement final assez plat.

- Cold Open : Mike (Jon Michael Simpson), figurant responsable de guider les personnages des films d'horreur vers leur sort funeste, tente de prendre de l'importance dans son récit, pour le meilleur et pour le pire... 

Un segment méta plutôt amusant, clairement sur le ton de la comédie décomplexée et qui, si elle est un peu prévisible, fonctionne globalement en mode quiproquo à gogo.

- One Time in the Woods : quatre campeurs tombent nez à nez avec un inconnu qui leur demande de le tuer avant qu'une mystérieuse transformation ne s'accomplisse en lui. Et un tueur en série rode dans la forêt...

De la grosse gaudriole dégoulinante d'effets gore et de litres de sang jetés au visage de ses actrices et acteurs, dans la bonne humeur de ce qui ressemble presque à une bande démo pour ses artistes en maquillage et en effets. Amusant, sans plus.

- M.I.S.T.E.R : un homme mal dans sa peau rejoint un groupe d'activistes des droits masculins, qui se révèlent être plus que de simples mâles se sentant opprimés...

Un segment un peu faiblard, qui commence en parodie de Fight Club, abat assez rapidement ses cartes, et finit par un ultime rebondissement pas très marquant. En prime, la photographie est très générique.

- Girl's Night Out of Body : un trio de jeunes femmes sont traquées par un mystérieux tueur, mais ce dernier n'est pas au bout de ses surprises, puisque ces dernières ont dérobé une étrange sucette dans une supérette asiatique...

Un segment visuellement ultra saturé, avec des éclairages aux néons colorés un peu partout, mais particulièrement creux, et avec des maquillages plutôt quelconques. Bof.

- The Night He Came Back Again ! Part IV - The Final Kill : las d'être les victimes d'un tueur en série masqué et immortel, un groupe de jeunes décide d'en finir une fois pour toutes...

Parodie gentiment sanglante et surjouée de Vendredi 13, qui voit le groupe de jeunes tenter de tuer le boogeyman de toutes les manières possibles et imaginables, en vain, le tout frôle souvent le cartoon à la Bugs Bunny, avec nettement plus de tripes. À nouveau, amusant, sans plus.

- So Much To Do : une jeune afro-américaine sportive est possédée par l'esprit vaporeux d'un noir tué par des hommes caucasiens aux pouvoirs étranges, mais la cohabitation, dans son corps, est des plus compliquées...

Une version légère et surnaturelle de la "bataille pour la télécommande", avec les deux esprits qui se battent physiquement pour éviter les spoilers. Amusant, mais absolument pas horrifique.

- Horror Hypothesis : Chad se réveille en compagnie d'inconnus dans un immense laboratoire scientifique, et réalise bien vite qu'ils représentent tous un cliché de film d'horreur...

Même réalisateur et scénariste que le segment du vidéo-club, et même tendance à abuser d'un humour méta et sarcastique qui, à la longue, peut fatiguer. Ici, pour ce court-métrage ultra-référentiel d'une bonne demi-heure, qui lorgne fortement sur Cabin in the Woods et Scream, ça traîne un peu en longueur, mais la distribution est sympathique et efficace (Goldust !) et ça toutélie cette anthologie de manière agréable.

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Dans l'ensemble, une anthologie plutôt sympathique à suivre, même si, encore une fois, le ton goguenard et le fanservice constant peuvent finir par agacer, surtout si l'on a une faible tolérance envers l'humour ultra-référentiel qui compte principalement sur le côté clin d'œil appuyé et coup de coude dans les côtes pour se mettre le spectateur dans la poche. Après, ça reste globalement compétent. Dommage qu'il y ait un ou deux segments bien en dessous.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1175 : Joker (2019)

Publié le 1 Avril 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, DC, Drame, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Joker (2020) :

Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comique de stand-up raté vivant avec sa mère (Frances Conroy) dans un appartement miteux de Gotham, souffre de nombreux problèmes psychologiques, et notamment d'une tendance à éclater spontanément de rire aux pires moments possibles. Jusqu'au jour où il ne supporte plus d'être une victime perpétuelle, et trouve dans la violence et le crime un moyen de s'extraire de sa condition...

On ne présente plus ce Joker, carton au box-office qui a fait le buzz pour de bonnes et de mauvaises raisons, à sa sortie. film d'un Todd Phillips controversé, fanboy absolu de Martin Scorsese (comme le prouvait son film précédent, War Dogs, qu'un critique américain avait résumé par "Scorsese for bros"), qui voulait à tout prix rendre hommage à son modèle en mettant en chantier un remake de La Valse des Pantins... sans parvenir à intéresser la Warner, trop préoccupée par l'idée de retrouver le succès avec ses films de super-héros, alors en déroute.

Un Todd Phillips roublard, qui n'a jamais caché son mépris pour les films dits "de comic-book" et qui, en accord avec sa star et son producteur (Scorsese lui-même) a alors décidé de feinter, et de faire son remake en lui apposant le titre Joker (et en l'entourant vaguement d'un décorum Batman/Gotham City) : de quoi satisfaire le studio, ravi de redorer là son blason avec un projet économique et artistique, et le réalisateur lui-même, content d'être pseudo-subversif et de faire un "vrai film" dissimulé derrière des apparences de métrage pop-corn creux.

Autant dire que je n'étais pas pressé à l'idée de regarder ce "cheval de Troie" cinématographie, ce métrage tellement hypé par une certaine frange du public et des critiques que cela en venait à être contre-productif et repoussant... et finalement, cette mauvaise blague passe plus ou moins bien.

Alors ça reste clairement une pâle imitation du style de Scorsese, de ce New-York Gotham 70-80s crasseux, poisseux et corrompu au parcours de Fleck, modelé sur celui de Rupert Pupkin et de Travis Bickle, en passant par la présence de De Niro dans un rôle photocopié sur celui de Jerry Lewis dans La Valse.... Ça reste aussi clairement un film aux prétentions artistiques et poseuses, comme en témoignent de nombreux plans à la symbolique lourde, ou uniquement là pour permettre à Phoenix de faire son numéro d'acteur dansant.

Et effectivement aussi, le toutéliage à l'univers DC semble souvent amené à la truelle, entre la sous-intrigue de la paternité de Wayne Sr, et une énième reconstitution de la mort des parents Wayne, ici indirectement liée au chaos généré par le Joker.

Mais dans l'ensemble, aidé par l'interprétation habitée de Phoenix, le film tient plutôt la route en tant qu'épisode Elseworlds, ces version alternatives des personnages DC Comics, détachées de toute continuité et uniquement là pour permettre aux scénaristes de se lâcher et de réinventer les icônes de la marque.

C'est exactement ce que Phillips a fait ici : réinventer le Joker en en faisant un protagoniste sombre et poisseux d'un film de Scorsese ultra-sérieux, au narrateur peu fiable, le tout sur une musique grinçante assez souvent agaçante.

Est-ce que c'est pour autant un film d'exception méritant tous ces louanges ? Non, franchement pas.

Est-ce que le trait est un peu trop forcé dans le pathétisme et le misérabilisme ? Probablement, oui, avec un Phoenix qui, ponctuellement, tourne un peu à vide en cherchant à rendre son Fleck toujours plus barge.

Est-ce que le tout ressemble un peu trop souvent à du cosplay de Scorsese, une copie studieuse et un peu pataude d'un élève se prosternant aux pieds de son maître ? Tout à fait.

Est-ce que le propos du film sur l'insurrection populaire, la rébellion, les élites pourries et méprisantes, érige (volontairement ou non) le Joker en figure révolutionnaire et anarchique, un modèle à suivre par des hordes de spectateurs ne disposant pas forcément des clés permettant d'analyser le film ? On peut se poser la question et se demander si Phillips, qui aime s'imaginer en pseudo-rebelle d'Hollywood, a bien mesuré l'ampleur de ce qu'il faisait là (ou s'il est resté à la surface de son script).

Mais honnêtement, je m'attendais à pire. Joker reste une relecture intéressante de ce personnage, relecture à la fois ancrée dans son époque, et perpétuellement en recherche de nostalgie. Une relecture un peu hypocrite (puisque tout est du point de vue d'un homme fou et malade, on pourrait éventuellement résumer le tout comme un gros "ce n'était qu'un rêve" rendant la moindre tentative d'analyse du film vaine et inutile) et cynique, pleine de défauts et manquant de subtilité, mais qui aurait pu s'avérer bien pire.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #943 : Shazam ! (2019)

Publié le 18 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, DCU, DCEU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Shazam ! :

Jeune orphelin au caractère bien trempé, Billy Batson (Asher Angel) est un jour sélectionné par un vieux sorcier (Djimon Hounsou) pour devenir le détenteur de pouvoirs incroyables déclenchés en prononçant le mot "Shazam" : il se retrouve alors dans le corps d'un super-héros tout-puissant (Zachari Levy), mais il découvre bien vite qu'il va devoir utiliser ces nouvelles capacités surhumaines pour lutter contre le maléfique Dr Sivana (Mark Strong)...

Après le succès démesuré d'un Aquaman bourrin, bas de plafond, mais aussi spectaculaire, divertissant et décomplexé, on pouvait espérer que DC allait continuer sur cette lancée, avec quelque chose d'ambitieux.

Malheureux, dès les débuts de sa production, Shazam ! a clairement laissé comprendre qu'il était tout sauf ambitieux : confié au réalisateur d'Annabelle 2 (que j'ai pourtant plus apprécié que d'autres), et aux scénaristes de Shrek 4, Chair de Poule 1 et 2 et de Echo (pas vraiment des pointures, donc), l'objectif était clairement d'adapter la réinvention New 52 du personnage, et de produire un film à l'atmosphère festive, lorgnant très fortement sur Big (avec Tom Hanks) - auquel Shazam ! fait d'ailleurs un clin d'oeil très appuyé - et sur un style d'humour à la MCU.

Et honnêtement, l'intérêt du film s'arrête là, à mi-chemin entre une origin story répondant aux codes du genre, et une parodie super-héroïque, pour donner au final quelque chose qui ressemble fortement à ce qu'on pouvait produire dans les années 90-00 (les Tortues Ninja ne sont pas loin).

Le premier souci, c'est l'absence totale d'ambition : avec son budget très limité (à peine 100 M$), Shazam ne pouvait pas se permettre les excentricités visuelles d'un Aquaman - et de toute façon, personne derrière la caméra ne semblait avoir la vision d'un James Wan. Ici, la photographie est générique, la réalisation est anonyme, la direction artistique est basique, et que ce soit au niveau des Sept Péchés Capitaux (des gargouilles génériques), de la grotte de Shazam (qui fait souvent grotte en polystyrène de studio), du costume du sorcier (Djimon Hounsou affublés de postiches risibles), ou des costumes rembourrés de Levi et du reste de sa famille (des muscles suits qui, selon les plans, font à peu près illusion - sur certains plans larges - ou semblent totalement risibles - lors de certains mouvements), tout paraît assez approximatif et superficiel.

Un problème que l'on retrouve au niveau du scénario, assez mal rythmé et structuré, puisqu'il ne semble pas savoir quoi faire de sa durée de deux heures : 30-40 minutes de mise en place, une petite heure de découverte des pouvoirs et de l'univers, et le reste pour affronter le Dr Sivana dans un déluge d'effets spéciaux et de doublures numériques au succès mitigé.

Un Dr Sivana basique, interprété par un Mark Strong monolithique, et qui, à l'image des autres personnages secondaires, souffre d'une caractérisation assez sous-développée : il en va de même pour les autres membres de la famille de Batson, dont les sous-intrigues ou le développement ne débouche sur rien. La grande sœur et ses histoires universitaires ? Une scène. Le petit asiatique hacker de Bienvenue chez les Huang ? Une scène. Le gros latino ? Moins d'une scène. L'histoire de la mère biologique de Batson ? Survolée, et pas totalement crédible (forcément, quand on utilise une trentenaire pour jouer une adolescente de 17 ans dans les flashbacks, ça passe moyen).

Bref, je ne peux pas dire que le film m'ait convaincu. Et pourtant, l'accueil critique outre-atlantique est unanime, comme pour Aquaman et pour Wonder Woman... mais le reste du monde semble plus réfractaire à ce Shazam ! inabouti, et je le comprends. Ça m'ennuie d'autant plus que j'avais fini par y croire, et que j'appréciais assez la réinvention de Geoff Johns (probablement l'un des rares projets du ponte de DC auquel j'aie jamais accroché).

Mais non : Shazam ! peut faire sourire, voire faire rire (et encore, beaucoup des gags du film sont attendus dès lors que l'on envisage le tout comme une parodie), mais ça ne décolle jamais vraiment, et ça reste assez bancal de bout en bout.

Pas forcément désastreux, et une fois que Zachary Levi (et son abattage comique semblant parfois hors-sujet compte tenu de la personnalité de Batson enfant) entre en jeu, ça se regarde sans trop de difficultés, mais dans l'absolu, c'est un bon cran en dessous d'Aquaman.

3/6 (dont -0.25 pour Mister Mind en conclusion, et pour le toutéliage constant mais jamais totalement assumé au reste du DCEU)

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Les bilans de Lurdo : CYCLE SCI-FI - Final Space, saison 3 (2021)

Publié le 26 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Adult Swim, Final Space

Comme le prouvent les deux bilans publiés jusqu'à présent dans ces pages, Final Space n'a pas su totalement me convaincre, jusqu'à présent : produite par Conan O'Brien et chapeautée par Olan Rogers, la série est trop souvent tiraillée entre les désidératas de la chaîne Adult Swim (qui ont largement influencé la saison 2 du programme pour la rendre plus "commerciale"), un trop plein de personnages, les impulsions youtubesques et immatures de Rogers (qui est un pur produit du web), et des variations de ton assez prononcées, marque de fabrique de la série...

Mais comme je l'ai déjà précisé dans ces mêmes bilans, malgré ses errances, Final Space possède un petit quelque chose qui fait qu'on y revient : visuellement très réussie, la série conserve un fond émotionnel intrigant, qui sous-tend systématiquement les enjeux de taille du programme.

Place donc aux 13 épisodes de la saison 3 du programme, à la diffusion fraîchement terminée aux États-Unis, en espérant quelque chose de plus libéré des impératifs d'Adult Swim...

Final Space, saison 3 (2021) :

Pris au piège dans le Final Space, Gary, Bolo et leur équipe tentent de survivre, traqués par les forces maléfiques d'Invictus. Leur seul espoir : s'allier avec un mystérieux survivant humain, emprisonné comme eux dans l'espace fini...

Et pour le coup, difficile de faire plus différent que les épisodes écrits sous mandat des exécutifs, avec leurs sous-intrigues débiles à l'humour absurde et puéril : ici, pour sa saison 3, Olan Rogers semble avoir le champ libre, et il vire totalement de bord, pour retrouver ce ton si particulier du programme, très premier degré et mélodramatique.

Au point peut-être de surcompenser et d'abuser un peu trop de la formule : à partir de la mi-saison, le récit n'est plus qu'un tout ponctué, à chaque fin d'épisode ou presque, d'un moment tragique et larmoyant, où tel ou tel personnage trouve un sort dramatique après un peu d'introspection.

Les ficelles se voient un peu trop, et la série, par moments, finit par ressemble à une suite d'action spatiale épique, de mélodrame très appuyé, et de scènes supposément plus légères avec Tribore et son fils, Quatro (qui ne fonctionnent toujours pas sur moi, désolé).

Après, il faut bien avouer, que l'action et l'épique, la série sait faire : c'est toujours très réussi visuellement, on a droit à un générique d'ouverture assez spectaculaire, l'essaim de Gary-zombies commandée par Invictus évoque la vague d'Annihilation de Marvel (entre autres), et les concepts utilisés sont, globalement, assez ambitieux (portail interdimensionnel, transformation en titan, combats de déités, terres multiples, etc).

Mais parfois, Olan Rogers a les yeux plus gros que le ventre, et cela se ressent directement dans l'écriture du programme : trop de personnages secondaires finissent par éclipser un peu Gary, qui n'existe plus vraiment que dans sa relation avec Quinn ; les révélations sur Avocato et son fils semblent parfois n'être que survolées ; Ash (qui reste une sous-Raven) bascule vers le côté obscur (et devient le bras droit d'Invictus) de manière trop abrupte et jamais vraiment convaincante ; l'inventeur des KVN est largement sous-exploité, alors que son stagiaire (encore un chat !) est trop envahissant ; les Titans sont passés au troisième plan, et très souvent oubliés ; la maladie qui touche tout le monde n'a pas vraiment de conséquences...

Peut-être conscient que ses personnages deviennent trop nombreux, Rogers commence à en éliminer ici et là, comme autant de jouets qui ne l'intéressent plus : Fox devient l'élément moteur de la transformation d'Ash, Bolo tombe sans vraiment impressionner, Clarence revient brièvement pour passer l'arme à gauche en même temps que la moitié des antagonistes tirés des deux premières saisons...

Le tout, à chaque fois, dans des scènes souvent larmoyantes et solennelles, mais finalement assez peu efficaces. Parce qu'encore une fois, Rogers téléphone un peu ses effets : il multiplie les faux happy ends qui se terminent en tragédie, il force l'émotion et le drame, il revient sur Tribore et compagnie pour mettre en place des deus ex, et surtout, quelque part, à force d'enchaîner les moments touchy feely, on finit par se demander si le showrunner ne profiterait pas de la série pour faire une sorte de thérapie - la relation de Gary avec ses parents (de manière globale, les thèmes de paternité/maternité sont récurrents), avec Mooncake (Olan a perdu son chat en 2019 et lui était très attaché), son anxiété, ses crises existentielles, etc...

Bref. La saison 3, dans son ensemble, devrait plaire aux fans de la série, et convaincre un peu plus que la précédente : plus homogène dans son ton et dans son énergie, elle est plus sombre, plus dramatique, plus sincère et plus spectaculaire, tout en apportant un peu de toutéliage agréable avec la saison 1, notamment.

Cela n'est pas sans débordements grandiloquents, certes, comme je l'ai mentionné, et il reste toujours des défauts récurrents découlant d'un dosage approximatif des éléments de la série, et de choix créatifs auxquels l'on adhère ou pas (j'aime bien le psychogun de Gary, très Cobra - même si l'inspiration est probablement plutôt à chercher du côté de Megaman ; je n'aime toujours vraiment pas Tribore, ou encore le doublage d'Invictus) et de personnages sous-développés... mais ça passe relativement bien, et il serait dommage que le programme se conclue avec cette saison 3 et son cliffhanger assez menaçant...

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Les bilans de Lurdo : Superstore, saison 5 (2019)

Publié le 15 Août 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, USA, NBC, Superstore

Départ de Justin Pitzer, le showrunner, départ annoncé d'America Ferrera en fin de saison, status quo bouleversé par l'emprisonnement du personnage de Mateo, et coronavirus perturbant le tournage de la fin de saison : il faut bien le reconnaître, après une saison 4 qui avait su me plaire malgré quelques facilités agaçantes (la promotion express d'Amy), les nouveaux showrunners de Superstore n'ont pas vraiment eu le temps de se reposer...

Superstore saison 5 (2020) :

Alors que Mateo est détenu par les services de l'immigration, les employés de Cloud 9 se mobilisent pour le libérer. Mais l'entreprise, elle, fait l'objet d'un rachat par Zephra, une multinationale technologique, et tout change pour les employés, et pour Amy...

C'est probablement pour toutes ces raisons que cette saison 5 semble si... anecdotique. Dépourvue de véritable direction, elle repose sur quelques axes peu passionnants (le mariage de Sandra et Jerry, le syndicat vaguement dirigé par Sandra et Jonah, et le rachat de Cloud 9 par Zephra, un géant de la tech) qui sont assez mal dosés dans leur exécution.

Et surtout, la saison se calque étrangement sur la précédente, au niveau de sa structure globale : les intrigues en suspens (le syndicat, Mateo) finissent par être rapidement réglées de manière assez peu probante (Mateo réintègre le personnel après quelques épisodes, le syndicat végète en arrière-plan jusqu'au rachat par Zephra), pour un retour au status-quo toujours plus frustrant.

À l'identique, après un début de saison qui semble vouloir humaniser certains des protagonistes (Cheyenne qui digère mal l'emprisonnement de Mateo, par exemple), la série revient rapidement aux archétypes toujours plus prononcés qui constituent sa distribution : autrement dit, ça se flandérise à tous les niveaux, avec des personnages toujours plus bêtes et incompétents, au point de faire parfois sombrer la série dans une sorte d'univers parallèle sans lien avec la réalité (tout ce qui concerne Carol, ses pulsions meurtrières, la manière dont les autres la traitent, la réintègrent au groupe, et dont elle est évacuée de la série, c'est du grand n'importe quoi ; le grand débat sur "feue Myrtle a besoin d'argent pour entrer au paradis" est tout simplement stupide).

À nouveau, tout est une question de dosage, et ce dosage est ici défaillant : Sandra et Jerry sont sympathiques, mais maintenant que leur sous-intrigue est officiellement présente et récurrente dans chaque épisode ou presque, ils deviennent usants ; Glenn est fier de son bébé, mais quand ça dégénère en duel de bébé avec celui d'Amy, ça devient stupide ; Amy, gentiment opportuniste, passe toute la saison à affirmer être du côté des syndicalistes, tout en manipulant ses employés et en ménageant à chaque instant sa hiérarchie pour ne pas mettre en péril sa carrière...

D'ailleurs, Amy continue d'être l'un des personnages que j'apprécie le moins de la série : après sa promotion éclair, la saison précédente, voici qu'elle en reçoit une nouvelle en fin de saison - elle est en effet tellement formidable (ça ne se voit pas à l'écran, tant elle est une Michael Scott-bis balbutiante et incompétente) que Zephra lui offre une méga-promotion en Californie, loin de Cloud 9.

Une promotion censée justifier son départ de la série, et qu'elle accepte sans grande hésitation, sans vraiment demander son avis à Jonah (qui de toute façon n'a pas son mot à dire) et parce qu'elle en a assez de n'avoir aucune perspective d'avenir à Cloud 9 (alors qu'elle vient d'être promue responsable de magasin, moins d'un an avant).

Cette décision unilatérale et abrupte n'aide pas à se ranger du côté de ce personnage toujours plus ambivalent, voulu humain et faillible, mais qui finit trop souvent par paraître individualiste et carriériste. Pas sûr que la saison 6 saura se restructurer sans elle, tant les scénaristes ont construit le show autour d'Amy et de Jonah, pour le meilleur et pour le pire.

À part ça, que dire de la saison... ? Après une saison 4 en demi-teinte, Dina retrouve ici son père, et se trouve un petit-ami vétérinaire (pas désagréable, tout ça) ; Mateo travaille illégalement pour l'opticien du magasin (David Wain) avant de se trouver un petit-ami (le frère d'Amy) - assez anecdotique ; Myrtle décède (elle nous manquera) ; Cheyenne fait du surplace ; Garrett n'évolue pas beaucoup plus (il est brièvement mis en couple avec Colleen - Heidi Gardner du SNL - mais celle-ci n'apparaît qu'une fois dans la saison et le plaque hors-champ) ; Glenn idem (il découvre qu'il est diabétique... et c'est tout), même s'il revient (au terme d'un épisode assez mauvais sur le féminisme et le MRA) à un poste de floor supervisor qui restaure un peu plus le status quo en le faisant participer aux briefings matinaux.

Et dans l'ensemble, il règne une étrange impression d'inabouti, y compris au niveau des épisodes et de leur structure : souvent, on a l'impression que le ressort comique de l'épisode n'est pas totalement développé, pas totalement poussé jusqu'à sa conclusion ultime, et que les scénaristes font le choix de s'arrêter à la première chute prévisible qui leur vient à l'esprit.

En résulte fréquemment un sentiment de déjà vu, de familiarité, de surplace et d'à peu près qui handicape certains épisodes pourtant sympathiques ; car les personnages et l'univers restent attachants, surtout après cinq saisons. Et ponctuellement, on rit de certaines idées improbables, ou de certaines scènes.

Mais dans l'ensemble, le côté approximatif du tout, son manque de direction, et sa tendance à tout centrer sur Amy, son ambition et sa carrière font de cette cinquième fournée d'épisodes une expérience assez peu mémorable et intéressante. Ça se regarde, mais ça commence à sentir la fin.

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Blog Update ! - Juin 2021

Publié le 4 Juillet 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Télévision, Update

Sans surprise, un mois de juin placé sous le signe de la grosse gamelle d'audience du blog des Téléphages Anonymes, suite au passage en https et aux nombreux problèmes de référencement d'Overblog : pas bien grave, dans l'absolu, et ça devrait s'arranger avec le temps, mais dans l'intervalle, ça ne motive pas énormément. Déjà qu'avec les beaux jours...

#1450 : Dark Angel (1990) - 3.5/6

#1451 : Mortal (2020) - 2/6

#1452 : Buddy Games (2020) - 1.25/6

#1453 : Magic Camp (2020) - 2.75/6

#1454 : Mon chat, l'elfe malicieux et moi (2019) - 3/6

#1455 : Ma vie de chat (2016) - 1.5/6

#1456 : Le beau rôle (2020) - 2/6

#1457 : Breaking News in Yuba County (2021) - 2/6

#1458 : Malavita (2013) - 2.75/6 ou 3/6

#1459 : Le Swap (2016) - 3/6

#1460 : CYCLE SCI-FI - Elysium (2013) - 2.5/6

#1461 : CYCLE SCI-FI - Timecop (1994) - 2/6

#1462 : CYCLE SCI-FI - Looper (2012) - 3.25/6

#1463 : CYCLE SCI-FI - Timecop 2 : La décision de Berlin (2003) - 3.5/6

#1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021) - 2/6

#1465 : CYCLE SCI-FI - Oblivion (2013) - 3.25/6

#1466 : CYCLE SCI-FI - Minuit dans l'univers (2020) - 2.5/6

#1467 : CYCLE SCI-FI - La Stratégie Ender (2013) - 2.5/6

#1468 : CYCLE SCI-FI - After Earth (2013) - 3/6

#1469 : CYCLE SCI-FI - L'Agence (2011) - 3.75/6

#1470 : CYCLE SCI-FI - Snowpiercer, le Transperceneige (2013) - 4.25/6

#1471 : CYCLE SCI-FI - John Carter (2012) - 2.5/6

#1472 : CYCLE SCI-FI - C'était demain... (1979) - 4.25/6

#1473 : CYCLE SCI-FI - Le Passager n°4 (2021) - 2.5/6

#1474 : CYCLE SCI-FI - Time Out (2011) - 3.5/6

#1475 : CYCLE SCI-FI - Prospect (2018) - 3/6

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# Bilan :

Un mois dominé par le Cycle Sci-Fi, qui m'a permis de revoir quelques films dont je n'avais gardé aucun souvenir (à raison), et d'en découvrir d'autres : rien de bien exceptionnel au programme, cependant, et beaucoup de films moyens qui n'ont pas fait date dans l'histoire du cinéma.

Outre ce Cycle, une petite dizaine de métrages sont aussi passés sur les écrans des Téléphages, et honnêtement, ce n'était là non plus pas très brillant : des comédies plates et génériques, des films de genre approximatifs... passons vite sur ce mois de juin peu probant, en espérant que la réouverture des salles amène un vent de fraîcheur et un peu de qualité.

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# Film(s) du mois :

Deux films qui se démarquent vraiment : Snowpiercer (2013) et C'était demain (1979), deux métrages qui n'ont plus à faire leurs preuves et confirment leurs qualités conceptuelles et narratives.

 

# Flop(s) du mois :

Doublé gagnant (ou plutôt perdant) pour Buddy Games, un film de bros immatures d'une lourdeur pas possible, et pour Ma Vie de chat, une production EuropaCorp où tout le monde cachetonne clairement, Kevin Spacey en tête.

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# Petit écran :

Pas mal de séries passées en revue, ce mois-ci, notamment dans le cadre du Cycle Science Fiction, qui a vu Sygbab s'attaquer frontalement à une intégrale de la série Andromeda (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), une épreuve difficile, qui lui vaut de faire une pause bien méritée avant de terminer cette intégrale.

De mon côté, j'ai aussi réalisé une intégrale Sci-Fi, celle de la série d'animation Final Space (bilans saison 1, saison 2 et saison 3), au résultat inégal, mais tout de même positif.

Enfin, n'oublions pas la première saison de M.O.D.O.K. par les créateurs de Robot Chicken (amusante sans plus), et celle de The Nevers, la nouvelle production (assez mitigée) de Joss Whedon, avec ce que ça implique de gestation et de distribution compliquées aujourd'hui.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En juillet... la planète rouvre ses portes, comme l'été dernier (en espérant que l'on n'ait pas droit aux mêmes conséquences ultérieures), et avec elle, les salles de cinéma. Pas certain que les Téléphages Anonymes se ruent en salles dans les conditions actuelles, mais on verra bien...

Une chose est sûre, le blog continue comme d'habitude, avec une semaine Comédie française pour le 14 juillet, quelques films plus récents, le début d'une intégrale Superstore, l'intégrale Loki, et la saison 2 de Mythic Quest. Sans oublier, en fin de mois, la suite de l'intégrale Andromeda de Sygbab...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Février 2022

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Comme tous les ans, un petit mois de février au programme du blog des Téléphages Anonymes, avec notamment une grosse quinzaine Saint Valentin consacrée aux comédies romantiques et autres films sirupeux...

#1567 : Dirty Tricks (2021) - 3.75/6

#1568 : Le Forum en folie (1966) - 2/6

#1569 : Tous en Scène 2 (2021) - 2/6

#1570 : Last Night in Soho (2021) - 4/6

#1571 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois au château de glace (2021) - 2.25/6

#1572 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon fiancé mystère (2020) - 2.25/6

#1573 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Playing Cupid (2021) - 3.75/6

#1574 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Spontaneous - Adolescence explosive (2020) - 3.75/6

#1575 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Strikes Twice (2021) - 4/6

#1576 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Absolument Royal ! (2022) - 2/6

#1577 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Spinster (2019) - 3.5/6

#1578 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Winter Palace (2022) - 2.5/6

#1579 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Senior Moment (2021) - 2.25/6

#1580 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Sirop d'Amour (2021) - 2.75/6

#1581 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Avance (trop) rapide (2021) - 2.5/6

#1582 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The 27-Hour Day (2021) - 2.5/6

#1583 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Just Swipe (2021) - 4/6

#1584 : Retour au bercail (2021) - 3.75/6

#1585 : That's Sexploitation ! (2013) - 2.75/6

#1586 : The King's Man - Première Mission (2021) - 2.25/6

#1587 : Club Eden - L'Île aux Fantasmes (1994) - 1.5/6

#1588 : Uncharted (2022) - 2.5/6

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# Bilan :

Un mois en deux parties : d'un côté, quelques films plus ou moins récents, entre comédies américaines, blockbusters récents (The King's Man, Uncharted), quasi-films d'auteur (Last Night in Soho) et animation anecdotique (Retour au Bercail, Tous en Scène 2) ; de l'autre, la quinzaine Saint Valentin, entre films génériques made in Hallmark et consorts (Netflix, notamment, qui semble avoir décidé de battre Hallmark à son propre jeu de la comédie romantique insipide et approximative) et quelques films indépendants plus excentriques (Spinster, Spontaneous, Just Swipe).

Rien de forcément mémorable, pour être franc, même si quelques métrages se dégagent du lot, comme par exemple Love Strikes Twice, une comédie romantique Hallmark plus décontractée et dont l'élément fantastique fonctionne bien, porté par une distribution très attachante.

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# Film(s) du mois :

Love Strikes Twice, donc, mais aussi Just Swipe, qui compense son manque de moyens par une approche sympathique de la pandémie ; et dans un tout autre genre, Last Night in Soho d'Edgar Wright, imparfait mais plutôt intéressant.

 

# Flop(s) du mois :

Club Eden,  une comédie ratée des années 90 ; Absolument Royal !, une comédie romantique royale assez  faisandée made in Netflix ; Tous en Scène 2, sans intérêt.

Et mention spéciale à The King's Man, totalement dénué de ce qui faisait le charme des deux premiers volets, ainsi qu'à Uncharted... totalement dénué de ce qui faisait le charme des jeux vidéo de la franchise !

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# Petit écran :

Là aussi, un petit mois télévisuel, rythmé par la fin de saison du Livre de Boba Fett, paradoxalement meilleure lorsqu'elle délaisse totalement son protagoniste, et par la suite de la saison 4 de Star trek Discovery, qui ne semble pas savoir où elle va (en plus de prendre largement son temps pour y aller).

Et puis la seule et unique saison de Schmigadoon!, un hommage parodique aux comédies musicales de l'âge d'or d'Hollywood, qui ne va malheureusement pas au bout de son idée et semble parfois un peu superficiel, malgré le capital sympathie de la distribution.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En mars, un programme un peu plus soutenu, qui commence dès cette semaine par 7 jours consacrés aux séries télévisées - Discovery, Star Trek Prodigy, Psych, Jurassic World - Camp Cretaceous, et de l'animation, puis retour à un calendrier plus classique, avec alternance hebdomadaire de films et séries : Moonfall, Vengeance aux poings, de la comédie plus ancienne, de l'animation, et comme chaque année, une semaine spéciale consacrée à l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick.

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Mars 2022

Publié le 3 Avril 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Après un mois de février chargé en romance, et clairsemé de quelques nouveautés peu convaincantes, place au mois de mars, à l'arrivée du printemps, et à un programme plus éclectique, notamment marqué par une semaine consacrée aux séries, et une autre à l'Irlande, à l'occasion de la Saint Patrick...

#1589 : The Lost Leonardo (2021) - 4.5/6

#1590 : Catwoman - Hunted (2022) - 2.5/6

#1591 : Coneheads (1993) - 3/6

#1592 : Vengeance aux poings (2022) - 1.75/6

#1593 : Moonfall (2022) - 1.5/6

#1594 : SEMAINE ST PATRICK - As Luck Would Have It (2021) - 3/6

#1595 : SEMAINE S PATRICK - The Flag (2016) - 3/6

#1596 : SEMAINE ST PATRICK - Killing Bono (2011) - 3/6

#1597 : SEMAINE ST PATRICK - There's Something about Patrick (2013) - 4.5/6

#1598 : SEMAINE ST PATRICK - Le Zoo (2017) - 3/6

#1599 : SEMAINE ST PATRICK - Riverdance, l'aventure animée (2021) - 3/6

#1600 : SEMAINE ST PATRICK - Good Vibrations (2012) - 3.75/6

#1601 : Alerte rouge (2022) - 4.75/6

#1602 : Castle Falls (2021) - 2.5/6

#1603 : Kung Fu Stuntmen (2020) - 4.5/6

#1604 : Loose Cannons (1990) - 1.25/6

#1605 : Adam à travers le temps (2022) - 4/6

#1606 : Le Manoir magique (2013) - 3.75/6

#1607 : The Conservation Game (2021) - 2.5/6

#1608 : Une maison de fous (1994) - 2.5/6

#1609 : Un Week-end à Napa (2019) - 2.75/6

#1610 : Jackass Forever (2022) - 4/6

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# Bilan :

Un mois de mars assez hétéroclite, qualitativement parlant, avec de très bons films comme de très mauvais, et quelques autres très moyens. Rien de vraiment marquant, cependant, hormis quelque documentaires assez fascinants, comme Kung Fu Stuntmen et ses vétérans du cinéma hongkongais, There's Something about Patrick, un documentaire comique revenant sur le personnage mythique de Saint Patrick, ou encore The Lost Leonardo, et sa plongée dans le monde des vendeurs d'art...

Après, au niveau des sorties les plus récentes, pas grand chose à noter, si ce n'est le dernier Pixar et une sortie Netflix (oui, j'en suis le premier surpris) mettant Ryan Reynolds en vedette...

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# Film(s) du mois :

En mettant toujours de côté les documentaires, on se retrouve, en mars, avec un podium plutôt honorable : Alerte Rouge, le dernier Pixar, inventif et décalé, suivi d'Adam à travers le temps, du voyage temporel à la vibe 80s tout à fait agréable, et de... Jackass Forever, parce que oui, on passe toujours un bon moment avec Knoxville et sa bande (même si ce n'est pas du grand cinéma, j'en conviens).

 

# Flop(s) du mois :

Là, pas d'hésitation : MoonFall, dernière bouse catastrophe et catastrophique de Roland Emmerich, accompagnée de Loose Cannons, une comédie policière 80s tout simplement ratée, et de Vengeance aux poings, la pseudo suite made in Netflix de la série (déjà assez naze) Wu Assassins : c'est mal foutu, c'est mal rythmé, c'est bête, c'est à éviter.

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# Petit écran :

Énormément de séries, ce mois-ci, à commencer par une semaine entière consacrée au petit écran, ce qui m'a permis de rattraper mon retard sur plusieurs programmes : au niveau de Star Trek, j'ai ainsi pu mettre un terme à la saison 4 de Discovery (4x07-08, 4x09-10, 4x11-12, 4x13 + bilan), décidément toujours aussi médiocre malgré les changements de direction et d'équipe créative ; finir la saison 1 de Prodigy, globalement sympathique ; et entamer, pour le meilleur et (surtout) pour le pire, la saison 2 de Picard.

En parallèle, j'ai donné dans l'animation, avec Marvel's Hit-Monkey, amusant et décomplexé, mais pas hyper original ; la saison 1 d'Inside Job, qui ne m'a pas vraiment convaincu ; idem pour la saison 4 de Jurassic World - Camp Cretaceous, peut-être la saison de trop.

De la comédie plutôt inégale, aussi, avec la saison 2 de Space Force (trop brève pour vraiment fonctionner), la saison 1 de Murderville (de l'improvisation policière, amusante mais qui ne tiendra pas sur la durée), et Psych 3, le téléfilm Psych que j'ai préféré... sans qu'il se hisse néanmoins au rang des épisodes les plus mémorables de la série.

Et puis il y a eu la seule et unique saison du Cowboy Bebop de Netflix. Mieux vaut ne pas en parler, on se ferait du mal pour rien...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

 

En avril, on continue avec un programme divers et varié : du Bill Murray et du Dan Aykroyd des années 80-90, de l'animation, des documentaires, de l'action, et tout et tout. Avec, du côté télévisuel, beaucoup de séries : la suite de Picard, la saison 1 de Heels, la saison 3 de Miracle Workers, le Cuphead Show !, et quelques autres surprises, dont un certain Moon Knight !

 

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Blog Update ! - Septembre 2021

Publié le 25 Septembre 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Les bilans de Sygbab, Review, Update

Septembre, la rentrée, le mauvais temps (ou presque), et toute une flopée de films plus ou moins récents, chroniqués en ces pages avant que ne débute l'Halloween Oktorrorfest 2021....

#1517 : Baby Boss 2 - Une Affaire de Famille (2021) - 2/6

#1518 : Snake Eyes (2021) - 2/6

#1519 : Happily (2021) - 3/6

#1520 : Stage Mother (2020) - 3/6

#1521 : Man of Steel (2013) - 3/6

#1522 : Free Guy (2021) - 3.75/6

#1523 : Mortal Kombat Legends - La Bataille des Royaumes (2021) - 2.75/6

#1524 : Troop Zero (2019) - 3.75/6

#1525 : Die in a Gunfight (2021) - 1.75/6

#1526 : La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003) - 2.75/6

#1527 : Playing God (2021) - 3/6

#1528 : Vivo (2021) - 3/6

#1529 : Dead Reckoning (2020) - 1.5/6

#1530 : The Echange (2021) - 3/6

#1531 : Bloody Milkshake (2021) - 2.5/6

#1532 : The Green Knight (2021) - 4.25/6

#1533 : The Witcher - Le Cauchemar du loup (2021) - 3.25/6

#1534 : Fullmetal Alchemist (2017) - 2.5/6

#1535 : Stuck (2018) - 2.75/6

#1536 : Nos pires amis (2021) - 2.25/6

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# Bilan :

Un mois de septembre très moyen, alors que l'automne (l'une de mes saisons préférées avec l'hiver) s'installe chez nous, et que l'on n'a qu'une envie : se blottir sous la couette dès les premiers frimas.

Vraiment pas grand chose de mémorable, donc, ce mois-ci, à part un film ou deux ; avec Man of Steel, j'ai terminé de revisionner et de publier des critiques pour tous les films du MCU et du DCEU (recensés ici), j'ai été déçu par la suite animée de Mortal Kombat Legends, je suis resté de marbre devant le spin-off animé de The Witcher (déjà que la série vieillit assez mal dans ma mémoire), je n'ai pas beaucoup ri devant de multiples comédies américaines comme Nos pires amis, bref, un mois de transition avant d'entamer la fin d'année, toujours plus chargée...

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# Film(s) du mois :

Un trio inattendu en tête de classement, entre un Free Guy décomplexé et sympathique, un Green Knight visuellement somptueux, et un Troop Zero plein de bons sentiments, évoluant dans un genre totalement différent.

 

# Flop(s) du mois :

Je pourrais très bien parler de sorties DTV ratées, comme Die in a Gunfight ou encore Dead Reckoning, mais à quoi bon : ce n'est pas comme si on en attendait des summums de qualité à la base. Snake Eyes et Baby Boss, par contre, sont de relativement grosses productions, dont le résultat insipide n'incite pas du tout à l'indulgence.

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# Petit écran :

Un peu de variété, ce mois-ci, au niveau du petit écran, avec de la science-fiction (les deux premières parties de la nouvelle saison de Star Trek Lower Decks, moins hystérique et creuse que l'année précédente), la suite de la Phase 4 de l'univers Marvel (avec un What If... ? surprenant et réussi), une réinvention discutable des Maîtres de l'Univers par Kevin Smith et Netflix, la troisième saison de la série comique Black Monday, toujours aussi inégale, et, last but not least, la conclusion de l'intégrale d'Andromeda, une intégrale laborieuse qui a mis à l'épreuve la patience de ce cher Sygbab.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans en ces pages, Octobre est synonyme de citrouilles, d'horreur et de fantastique, avec le début, dès demain, de l'Halloween Oktorrorfest 2021, notre marathon de films et de séries horrifiques, qui va s'étendre quotidiennement de fin septembre à début novembre.

Une Oktorrorfest 2021 qui verra son ampleur réduite par rapport aux cuvées précédentes (l'Oktorrorfest 2021 sera plus proche d'une trentaine de films, en lieu et place des 60 films critiqués ces dernières années), à la fois pour des raisons d'emploi du temps, mais aussi de motivation, les nombreux problèmes de référencement d'Overblog, depuis le début de l'année, n'aidant pas à justifier les efforts habituellement nécessaires pour venir à bout d'un tel marathon cinématographique et télévisuel...

 

Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de l'Halloween Oktorrorfest, et des films et séries passés en revue à cette occasion, en accédant à la page Index Halloween Oktorrorfest ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Novembre 2022

Publié le 27 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Review, Les bilans de Lurdo, Télévision

Un mois de novembre court mais dynamique, après une Halloween Oktorrorfest 2022 assez dense, et avant une Christmas Yulefest qui le sera tout autant dans les pages des Téléphages Anonymes.

#1735 : SEMAINE ANIMATION - Ginger's Tale (2020) - 3/6

#1736 : SEMAINE ANIMATION - Les Minions 2 (2022) - 2.25/6

#1737 : SEMAINE ANIMATION - Luck (2022) - 3/6

#1738 : SEMAINE ANIMATION - Le Monstre des mers (2022) - 3.75/6

#1739 : SEMAINE ANIMATION - Mortal Kombat Legends : Snow Blind (2022) - 2.5/6

#1740 : Black Adam (2022) - 3/6

#1741 : GoldenEra (2022) - 4/6

#1742 : Clerks III (2022) - 3.75/6

#1743 : Batman et Superman - La bataille des super fils (2022) - 4.5/6

#1744 : Pinocchio (2022) - 2/6

#1745 : Laddie - The Man Behind the Movies (2017) - 4.25/6

#1746 : Clifford (2021) - 3.5/6

#1747 : Samaritan (2022) - 3.5/6

#1748 : L'École du Bien et du Mal (2022) - 3/6

#1749 : Weird - The Al Yankovic Story (2022) - 4/6

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# Bilan :

Une première semaine consacrée à l'animation, et beaucoup de nouveautés de 2022 durant ce mois de novembre qui m'a servi de rattrapage après un mois d'octobre consacré à l'horreur.

Beaucoup de nouveautés, mais aussi beaucoup de films moyens, comme Luck, le premier film animé issu de la collaboration Apple Tv/Lasseter, L'école du bien et du mal, de Paul Feig, Clifford et son chien géant rouge, ou encore Black Adam, dans lequel The Rock serre les dents, et peine à marquer les esprits.

À chaque fois, ce n'est pas désastreux, mais c'est simplement... mouais.

 

# Film(s) du mois : 

Outre les documentaires, comme d'habitude, je dirais que le film d'animation Batman et Superman : la bataille des super-fils m'a agréablement surpris, tandis que le biopic parodique Weird, consacré à Al Yankovic , était à peu près aussi déjanté que ce à quoi l'on pouvait s'attendre.

Mention spéciale à Clerks 3, dont je n'attendais absolument rien, et qui parvient à boucler la boucle et à faire une sorte de bilan méta de la carrière de Kevin Smith par la même occasion.

 

# Flop(s) du mois : 

Un seul véritable flop se dégage, ce mois-ci : l'adaptation, par Disney, de Pinocchio en prises de vue réelles. Pourtant, je n'ai pas véritablement d'affection particulière pour le dessin animé d'origine, et j'aime beaucoup Tom Hanks, mais là... ce n'était ni fait, ni à faire.

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# Petit écran :

Pas énormément de séries au programme, ce mois-ci : la saison 3 de Lower Decks n'était pas désagréable, mais m'a paru moins maîtrisée que les précédentes ; She-Hulk, de Marvel, m'a déçu. Ce n'était pas désastreux, et je vois tout à fait ce que la série tentait d'accomplir, mais je parlais de maîtrise faiblarde pour Lower Decks - ici, la maîtrise est absente, et la série a probablement échappé à ses scénaristes, écrasés par le format et par les limites imposées par les effets spéciaux.

J'ai failli m'endormir à de multiples reprises devant la saison 2 de The Witcher, à mon grand regret ; et si Star Wars : Tales of the Jedi est sympathique, c'est aussi particulièrement anecdotique, de par son format très limité.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Comme tous les ans, plus d'un mois après que les chaînes américaines aient entamé leur diffusion, et quelques semaines après que la France se soit mise au diapason, les Téléphages Anonymes s'attaquent à Noël pour la Christmas Yulefest 2022, et son marathon quotidien de films de Noël, avec un ou plusieurs films de Noël récents critiqués chaque jour sur ce blog, et ce jusque début janvier.

Toujours plus de films diffusés, toujours plus de délais serrés, mais progressivement, je réduis le nombre de critiques publiées ici aux films les moins mauvais : de 73 films en 2019, nous sommes redescendus à 65 l'année dernière, alors même que toutes les plateformes possibles et imaginables s'y mettent, et que le niveau qualitatif global en pâtit de plus en plus.

Quel sera le bilan 2022 ? Rendez-vous demain pour les premières critiques de Noël, et peu après le 6 janvier pour faire le point sur cette saison festive...

 

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Dans l'intervalle, vous pouvez retrouver l'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries passés en revue à cette occasion, en accédant aux pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier ; toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Août 2022

Publié le 2 Septembre 2022 par Lurdo dans Update, Cinéma, Télévision, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois d'août que je n'ai pas vraiment vu passer, occupé par le travail et par une tentative assez vaine de prendre un peu d'avance sur l'Halloween Oktorrorfest 2022, qui débutera fin septembre dans les pages des Téléphages Anonymes. Dans l'intervalle, place au bilan de ce mois caniculaire et épuisant.

#1710 : Buzz l'Éclair (2022) - 3.25/6

#1711 : Lucy and Desi (2022) - 4.5/6

#1712 : Président ? Vous avez dit président ? (1996) - 2.5/6

#1713 : The Batman (2022) - 3/6

#1714 : Télé Ringards (1989) - 3/6

#1715 : L'Âge de glace - Les Aventures de Buck Wild (2022) - 2.25/6

#1716 : Being the Ricardos (2021) - 3.75/6

#1717 : Walrus Yes - The Making of Tusk (2019) - 2.25/6

#1718 : Einstein Junior (1988) - 4/6

#1719 : Méchant menteur 2 (2017) - 1.75/6

#1720 : The Mystery Beneath (2015) - 1.5/6

#1721 : Dans les yeux de Tammy Faye (2021) - 3/6

#1722 : Krypto et les Super-animaux (2022) - 3.5/6

#1723 : Jurassic World - Dominion (2022) - 2/6

#1724 : Comme chiens et chats (2001) - 2.5/6

#1725 : The Viking Deception - Vinland (2004) - 4.25/6

#1726 : Et l'homme créa la femme (2004) - 3/6

#1727 : Green Lantern - Méfiez-vous de mon pouvoir (2022) - 2.5/6

#1728 : Bullet Train (2022) - 2.25/6

#1729 : Comme chiens et chats 2 -  La Revanche de Kitty Galore (2010) - 4/6

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# Bilan :

Un mois assez médiocre, dans l'ensemble, avec beaucoup de films qui flottent autour de la moyenne, et rien qui se démarque réellement, que ce soit parmi les films plus récents (Buzz l'éclair, The Batman, Krypto et les Super-animaux) que parmi des métrages plus anciens (Comme chiens et chats, Et l'homme créa la femme, Télé Ringards, Président, vous avez dit président ?).

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# Film(s) du mois :

Deux documentaires, Lucy et Desi, qui revient sur la carrière et la vie de Lucille Ball et de son cher et tendre, ainsi que The Viking Deception, un véritable thriller historique et académique. Einstein Junior, un film australien tellement barré que l'on ne peut que trouver le tout sympathique, et Comme chiens et chats 2, probablement le meilleur de la série (et pourtant, ça ne partait pas de très haut).

 

# Flop(s) du mois :

Quelques jolis ratages, ce mois-ci. Certains, pas forcément surprenants en regard de leur budget ou de leur production (Méchant menteur 2, une suite DTV fauchée d'un premier épisode déjà pas bien brillant ; The Mystery Beneath, un documentaire cynique au seul but de lever des fonds), mais d'autres plus retentissants, notamment le dernier Jurassic World Dominion, tout simplement inutile et bancal, et Bullet Train, un actioner weeb wannabe plus agaçant qu'autre chose, malgré toute la bonne volonté de sa distribution.

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# Petit écran :

Au niveau télévisuel, ce mois aura été l'occasion pour moi de revenir sur l'intégralité de la saison 3 de The Orville (3x01-03, 3x04-06, 3x07-08, 3x09-10 + bilan), une saison qui a connu des hauts et des bas, et qui sera probablement l'ultime année du programme.

En parallèle j'ai regardé la saison 1 de Halo, franchement pas marquante ; la saison 3 de The Boys, toujours amusante et frustrante à la fois ; la première saison du sympathique Our Flag Means Death, avec ses pirates déglingués ; et enfin la saison 13 de Doctor Who, Flux... sur laquelle je n'ai rien de bon à dire.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Un petit mois de Septembre sur le blog des Téléphages Anonymes, puisque s'arrêtant le 23 septembre pour laisser place à l'Halloween Oktorrorfest 2022, notre marathon annuel de films et séries fantastiques et d'horreur qui se tient pendant tout le mois d'Octobre.

D'ici là, une petite semaine cinéma, et dès le 10/09, place à une quinzaine consacrée aux séries télévisées en tout genre, histoire de rattraper un peu tout ce que j'ai accumulé au fil des mois. Au programme, Dexter, Mme Maisel, Rutherford Falls, Squid Game, Y The Last Man, I Am Groot, et quelques autres séries variées, appartenant à des genres vraiment différents...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Mai 2022

Publié le 4 Juin 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

Un mois de mai assez occupé, du côté des Téléphages Anonymes, ce qui a mené à quelques changements de programme de dernière minute...

#1633 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : Le Dragon du Lac de feu (1981) - 4/6

#1634 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : La Dernière licorne (1982) - 3.25/6

#1635 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin (1984) - 3.75/6

#1636 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : Legend - Director's Cut (1985) - 5/6

#1637 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : Princess Bride (1987) - 4/6

#1638 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin 2 (1990) - 3/6

#1639 - SEMAINE FANTASY RÉTRO : L'Histoire sans fin 3 (1994) - 1/6

#1640 : Brian Wilson - Long Promised Road (2021) - 4.25/6

#1641 : Les Héritiers affamés (1994) - 2.25/6

#1642 : Finch (2021) - 3.75/6

#1643 : Le journal d'un dégonflé (2021) - 2.5/6

#1644 : Les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore (2022) - 2.5/6

#1645 : Kuzco, l'Empereur mégalo (2000) - 4/6

#1646 : Docteur Strange (1978) - 2.75/6

#1647 : Iron Fists and Kung Fu Kicks (2019) - 4/6

#1648 : Président par accident (2003) - 2.75/6

#1649 : Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2022) - 4.75/6

#1650 : La Route d'Eldorado (2000) - 2.5/6

#1651 : Dans un autre monde - Les coulisses de La Reine des Neiges II (2020) - 3.75/6

#1652 : Ambulance (2022) - 3.75/6

#1653 : La Bulle (2022) - 2/6

#1654 : Whisky Galore ! (2016) - 3/6

#1655 : Tic et Tac, les Rangers du Risque (2022) - 3.75/6

#1656 : Hollywood Bulldogs (2021) - 4.5/6

#1657 : One Shot (2021) - 3/6

#1658 : Supercool (2022) - 2.25/6

#1659 : Everything Everywhere All at Once (2022) - 4.25/6

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# Bilan :

Mettons de côté la semaine Fantasy Rétro, qui a proposé du bon (Legend, toujours aussi mémorable) et du très mauvais (L'Histoire sans fin 3), mais a réussi néanmoins à proposer une bonne qualité globale, preuve d'un certain savoir-faire qui s'est sans doute un peu perdu ; mettons aussi de côté les quelques documentaires de ce mois d'avril (Brian Wilson - Long Promised Road, Iron Fists and Kung Fu Kicks, Hollywood Bulldogs et le making of de Frozen II), globalement intéressants et réussis.

Intéressons-nous plutôt à Tic et Tac, une sorte d'ersatz rigolo de Roger Rabbit chapeauté par les Lonely Island ; Ambulance, le dernier Michael Bay, nerveux et très rythmé, bien que toujours très imparfait ; ou encore Finch, un film d'anticipation post-apocalyptique avec Tom Hanks, assez balisé, mais pas désagréable.

Ce mois de mai, dans l'ensemble ? Plutôt agréable et éclectique, avec un peu de nouveautés, un peu d'oldies, et rien de vraiment désastreux.

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# Film(s) du mois :

Everything Everywhere All At Once et Doctor Strange in the Multiverse of Madness, deux films jouant avec le concept de multivers pour le retourner dans tous les sens de manière très ludique ; et Kuzco, l'Empereur mégalo, un Disney atypique mais sympathique.

 

# Flop(s) du mois :

La Bulle, une comédie plate et ratée signée Judd Apatow et Netflix ; Supercool, une teen comedy générique et quelconque au possible ; et les Animaux Fantastiques - Les Secrets de Dumbledore, un inutile volet de plus dans une saga qui aurait mieux fait de se limiter à son premier volet...

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# Petit écran :

Beaucoup de Star Trek, ce mois-ci, du bon (les trois premiers épisodes de Star Trek Strange New Worlds) et du nettement plus mauvais (les quatre derniers épisodes de Star Trek Picard, un ratage de plus pour cette série) ; en parallèle, de l'animation, avec l'adaptation des campagnes de Critical Role sous la forme de la série Vox Machina (sympathique, sans plus), et avec le Saturday Morning All Star Hits ! de Kyle Mooney, une parodie décalée et malaisante des dessins animés de notre enfance.

Sans oublier la première saison de Moon Knight, de Marvel, une série qui a su me séduire par sa musique et son atmosphère très à part, comme une version plus accessible et moins prétentieuse de Legion.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

En juin, les Téléphages Anonymes vont tenter de rattraper un peu de leur retard, notamment en matière de films et de séries (parce que bon, j'avais prévu de regarder The Batman en mai, mais il faut se motiver pour regarder ses trois heures). Au programme, une semaine Mike Myers, avec notamment son Pentaverate ; beaucoup de films divers et variés, la suite de Star Trek Strange New Worlds, la série Obi-Wan Kenobi et peut-être du Orville, du Miss Marvel, et quelques autres séries comme Peacemaker ou Halo (je ne promets rien ^^).

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x06 & 2x07 (2019)

Publié le 3 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Comme la semaine dernière, je continue de séparer exceptionnellement les critiques de The Orville et de Star Trek Discovery, après une cinquième semaine de diffusion des deux séries qui ne m'avait pas beaucoup plus convaincu que la quatrième.  Discovery, notamment, nous avait proposé un épisode honorable, sans plus, qui voyait le retour de la Section 31 et d'un membre d'équipage décédé...

Star Trek Discovery 2x06 - The Sound of Thunder :

Alors que le Discovery suit la trace du phénomène rouge mystérieux, il arrive en orbite de la planète natale de Saru, un Saru qui, désormais transformé, décide de changer la destinée de son espèce...

Alors là, on est pile dans ce qui ne va pas avec Star Trek Discovery, saison 2.

Non seulement on continue dans les épisodes de retcon (cette semaine, on reboote totalement la race de Saru, histoire de se débarrasser de tout ce qui faisait l'essence du personnage), mais en plus, on le fait de manière totalement précipitée : alors qu'on aurait pu se dire, à la fin du 2x04, qu'une sous-intrigue de fond allait avoir lieu dans la seconde moitié de la saison, une intrigue amenant Saru à retourner spontanément sur sa planète contre l'avis de Starfleet, etc, ici, les scénaristes choisissent de nous catapulter tout ça dès ce 2x06, sans même que Saru ne soit à l'initiative de ce choix (puisque la présence du Discovery en orbite est une "coïncidence", motivée par la présence de l'Ange Rouge) ou qu'il n'ait eu le temps de découvrir à quoi ressemblait vraiment sa nouvelle existence "sans peur".

Mouais. Alors je réalise tout à fait que, sans la moindre surprise, les scénaristes font de l'ange rouge un voyageur temporel aiguillant le Discovery sur son chemin (soit tout ce qu'on pouvait deviner dès le tout premier épisode de la saison...), et que par conséquent, ce n'est pas vraiment une "coïncidence", mais reste que c'est bâcler tout un développement dramatique du personnage de Saru pour pouvoir passer à autre chose, et que c'est typique de Discovery.

D'autant plus typique que l'épisode, en lui-même, enchaîne les moments et les raccourcis narratifs grossiers, comme à la grande heure de la saison 1.

Pas la moindre finesse d'écriture ni la moindre subtilité au programme, il faut avancer à tout prix, et tant pis si, pour cela, il faut fracasser la Prime Directive, en renversant l'équilibre des forces en présence sur la planète de Saru, et en rendant aux Kelpiens leur statut d'hyper-prédateurs incontrôlables ayant manqué d'exterminer les Ba'uls (qui sont une sorte de mélange entre Meg Mucklebones de Legend et Armus de STTNG). Le Discovery a peut-être bien condamné les Ba'uls à être de nouveau massacrés à terme, ce n'est pas grave ! Pas le temps de s'attarder là-dessus, ou sur les implications morales des actions de l'équipage, il faut repartir à la poursuite de Spock !

C'est d'autant plus rageant qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que tout cela soit tout à fait honorable : c'est spectaculaire, c'est dynamique, c'est relativement bien interprété (Saru en tête, Burnham nettement moins), mais non, c'est écrit de manière approximative, et ça ne semble pas vraiment se préoccuper du fond, préférant se concentrer sur la forme.

Et même là, on a de nouveau droit à une caméra constamment virevoltante et en mouvement, histoire d'imposer un rythme artificiel à toutes les scènes, et de donner un mal de mer au spectateur. a a de quoi agacer...

Star Trek Discovery 2x07 - Light and Shadows :

Alors que le Discovery, toujours en orbite de la planète de Saru, est confronté à une anomalie spatio-temporelle qui amène Pike et Tyler à l'explorer en navette, Burnham retourne sur Vulcain pour y trouver son frère...

Un épisode qui n'atteint même pas les 40 minutes, et qui semble à la fois précipité/bâclé dans ses avancées, tout en ne faisant que du surplace de transition assez approximatif. Un joli paradoxe, principalement dû au fait qu'une bonne moitié de l'épisode est consacrée à Pike et Tyler à bord de leur navette, une navette qui, forcément, connaît des problèmes, et que l'autre moitié s'intéresse à Burnham sur Vulcain, puis à bord du vaisseau de la Section 31.

Et là, forcément, problème, puisque les problèmes de famille de Burnham sont 90% moins intéressants que les scénaristes ne semblent le penser : un problème que la série a toujours eu, et qui est systématiquement amplifié par le jeu particulier de SMG (yeux écarquillés, air constipé) dès que l'émotion est supposée poindre, un jeu pas aidé par une réalisation en plan serrés et penchés (quand la caméra arrive à ne pas bouger, ce qui est rare) sur son visage.

Bref, toute l'intrigue de Burnham, et surtout la fin de l'épisode, avec la Section 31, était très approximative (je me répète, je sais) au niveau de l'écriture, avec notamment le recours avec cette référence à Alice au Pays des Merveilles, une référence que les scénaristes tentent d'imposer depuis un moment, histoire de se donner des airs de profondeur littéraire et intellectuelle, et qui ne fonctionne pas vraiment tant elle n'apporte rien au récit ou aux épisodes. Et je m'abstiendrai de parler de cette révélation finale au sujet des parents de Burnham... parce qu'honnêtement, ça ne m'intéresse pas du tout.

En face, l'anomalie temporelle, sa description, ses effets, sa résolution, ses conséquences, tout cela était clairement assez brouillon, mais à la limite, peu importe : c'était assez ludique et dynamique (à contrario de Burnham/ses parents), ce qui aide toujours à faire passer la pilule.

On regrettera néanmoins que Airiam n'ai jamais été développée avant d'être infectée ici (un problème récurrent du show), que Stamets serve désormais de couteau-suisse capable de tirer le vaisseau de toute situation périlleuse grâce à ses pouvoirs magiques, ou que Tilly peine à suivre la cadence de Stamets dans les couloirs, alors qu'elle a gagné un marathon à bord il y a quelques épisodes : c'est du pinaillage, certes, mais c'est assez symptomatique de l'approximation globale des scénaristes et de la production.

Cela dit, on commence à en avoir l'habitude, et d'un épisode à l'autre, les mêmes critiques ont tendance à revenir sur le manque de rigueur de l'équipe scénaristique.

En résumé, un épisode de transition indolore à regarder, assez efficace, mais tout sauf mémorable ou maîtrisé.

(tout ce que j'espère, à la vue de cette sonde upgradée et hostile, c'est que la production ne tente pas de recycler la Guerre Froide Temporelle de Star Trek Enterprise...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Blog Update ! - Juin 2022

Publié le 1 Juillet 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

En juin, il commence à faire chaud, et sur le blog des Téléphages Anonymes, on perd donc un peu en motivation, d'autant que le programme de ce mois, il faut bien l'avouer, n'était pas des plus enthousiasmants...

#1660 : SEMAINE MIKE MYERS - Quand Harriet découpe Charlie (1993) - 4/6

#1661 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers (1997) - 4.25/6

#1662 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers 2 (1999) - 4/6

#1663 : SEMAINE MIKE MYERS - Austin Powers 3 (2002) - 3/6

#1664 : SEMAINE MIKE MYERS - Le Chat Chapeauté (2003) - 2/6

#1665 : SEMAINE MIKE MYERS - Love Gourou (2008) - 2.25/6

#1666 : SEMAINE MIKE MYERS - Supermensch (2013) - 4.5/6

#1667 : Koati (2021) - 3/6

#1668 : Jackass 4.5 (2022) - 3.75/6

#1669 : Good on Paper (2021) - 3.25/6

#1670 : My Summer as a Goth (2018) - 2.75/6

#1671 : Les Boxtrolls (2014) - 4/6

#1672 : Missing 411 (2016) - 2/6

#1673 : Agent Game (2022) - 2.25/6

#1674 : La Couleur de l'arnaque (1996) - 3/6

#1675 : Le Monde de Nate (2022) - 3.75/6

#1676 : Missing 411 - The Hunted (2019) - 1.5/6

#1677 : Master Moley - By Royal Invitation (2020) - 3.5/6

#1678 : Gold (2022) - 3.5/6

#1679 : L'Homme de Toronto (2022) - 2.5/6

#1680 : Miaou ! (2001) - 3.5/6

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# Bilan :

Un mois de juin qui a commencé par une semaine consacrée à Mike Myers, à l'occasion de la sortie de sa nouvelle série (cf la rubrique Petit écran ci dessous), et qui n'a fait que confirmer l'épuisement créatif du comédien depuis les années 90, et son recours toujours plus systématique et facile à de grosses ficelles pataudes.

Rien de vraiment mémorable ou remarquable, à part ça, puisque les quelques nouveautés critiquées n'avaient rien d'exceptionnel (non, je n'ai toujours pas trouvé le temps de regarder The Batman, ni Jurassic World 3, mais ça viendra), et que les films plus anciens étaient tous, globalement, très moyens.

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# Film(s) du mois :

Par défaut, le premier Austin Powers, qui n'avait pas encore usé les ficelles de sa formule jusqu'à la corde ; les Boxtrolls, un film d'animation Laika particulier, mais pas désagréable ; et Supermensch, un documentaire très ludique signé Mike Myers, sur un imprésario de légende...

 

# Flop(s) du mois :

Le Chat chapeauté, une tentative bancale de retrouver le succès de The Grinch avec un autre comique en lieu et place de Jim Carrey ; les deux documentaires Missing 411, déplorables ; et puis, histoire de conclure, L'Homme de Toronto qui, même s'il n'est pas forcément parmi les plus mal notés de ce mois, est vraiment une comédie/thriller générique au possible, un scénario de DTV à peine boosté par sa distribution...

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# Petit écran :

Pas mal de variété, ce mois-ci, en matière de série, avec de la science-fiction plutôt sympathique (Star Trek Strange New Worlds 1x04-06) ou anecdotique (Obi Wan Kenobi) ; la suite amusante d'un blockbuster DC (Peacemaker) ; le retour peu mémorable de Mike Myers, avec son Pentaverate ; une série testimoniale insipide gâchant Ed Helms et Randall Park (True Story with Ed and Randall) ; et la saison 2 du toujours inégal Upload.

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

En juillet, comme tous les ans, une semaine Comédie française du 11 au 17/07, avec notamment Kaamelott ou le dernier OSS 117. Et à partir du 25 juillet, une semaine consacrée à la science-fiction rétro avec des films comme Le trou noir, la trilogie Chérie j'ai rétréci les gosses, Explorers...

Et pour occuper le reste du mois, un programme plus classique, avec quelques films plus ou moins récents, en fonction de ma motivation, et des séries comme Girls5Eva, Sauvés par le Gong 2020, The Afterparty, Miss Marvel et la fin de Star Trek : Strange New Worlds.

 

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Blog Update ! - Décembre 2018 - Christmas Yulefest 2018 : le bilan

Publié le 6 Janvier 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Lifetime, Noël, Netflix, Review, Télévision, Update, Yulefest

Les fêtes de Noël sont (malheureusement) terminées sur le blog des Téléphages Anonymes, et l'heure est désormais au bilan...

01 - Un Noël Émouvant (2017) & Pottersville (2017) - 1.25/6 & 3/6

02 - L'Homme qui inventa Noël (2017) - 3.5/6

03 - Coup de Foudre à Noël (2017) - 3.5/6

04 - Le Père Noël (2014) - 4.25/6

05 - Christmas at the Riviera (2007) - 3.5/6

06 - The Holiday Calendar (2018) - 2.75/6

07 - Road To Christmas (2018) - 3.5/6

08 - Christmas Joy (2018) - 3/6

09 - Christmas in Love (2018) - 2.5/6

10 - Le Grinch (2018) - 2.5/6

11 - Return To Christmas Creek (2018) - 3.25/6

12 - Un Noël Rouge Comme l'Amour (2018) - 1.5/6

 

13 - La Princesse de Chicago (2018) - 2.75/6

14 - Un Noël Décisif (2018) - 2.5/6

15 - Pride, Prejudice and Mistletoe (2018) - 2.25/6

16 - Reunited at Christmas (2018) - 3.25/6

17 - Noël au Palais (2018) - 2/6

18 - A Christmas Prince : The Royal Wedding (2018) - 1.25/6

19 - Christmas in Evergreen 2 : Letters to Santa (2018) - 3/6

20 - A Godwink Christmas (2018) - 2.5/6

21 - Christmas on Honeysuckle Lane (2018) - 2.25/6

22 - Le Plus Beau Noël De Ma Vie (2018) - 2/6

23 - A Shoe Addict's Christmas (2018) - 3.5/6

24 - Le Noël d'Angela (2018) - 4/6

25 - Elliot : The Littlest Reindeer (2018) - 3/6

26 - Un Millier de Flocons (2013) - 3/6

 

27 - À la maison pour Noël (2011) - 3.5/6

28 - Le Parfait Village de Noël (2018) - 4/6

29 - Belle Pagaille à Noël (2018) - 3.75/6

30 - Every Other Holiday (2018) - 3/6

31 - Noël Entre Filles (2018) - 3.75/6

32 - Mon Père, Noël et Moi (2018) - 3.75/6

33 - All The Creatures Were Stirring (2018) - 1.75/6

34 - À Noël, Mon Prince Viendra (2018) - 3.75/6

35 - Christmas Cupid's Arrow (2018) - 2.5/6

36 - La Gourmandise de Noël (2018) - 2.5/6

37 - Mingle All The Way (2018) - 2.25/6

38 - Christmas Wonderland (2018) - 2.25/6

39 - Santa's Boots (2018) - 3.5/6

40 - Un Réveillon Sur Mesure (2018) - 2.25/6

 

41 - Christmas Lost & Found (2018) - 3/6

42 - Casse-Noisettes et les Quatre Royaumes (2018) - 2.25/6

43 - Les Chroniques de Noël (2018) - 4.25/6

44 - The Legends of Santa (2008) - 3/6

45 - La Première Douce Nuit (2014) - 3/6

46 - No Sleep 'Til Christmas (2018) - 3.5/6

47 - Un Noël de Blanche-Neige (2018) - 2/6

48 - Noël dans le Tennessee (2018) - 2.5/6

49 - Christmas Around The Corner (2018) - 4/6

50 - Un Noël à Springdale (2018) - 2.5/6

51 - Un Noël à Croquer (2018) - 2.25/6

52 - Christmas Pen Pals (2018) - 2/6

53 - Time for Me to Come Home For Christmas (2018) - 3/6

54 - A Christmas Switch (2018) - 1.75/6

 

55 - Northern Lights of Christmas (2018) - 3/6

56 - Entertaining Christmas (2018) - 3.5/6

57 - Mr. 365 (2018) - 3.5/6

58 - Saving Christmas (2017) - 1/6

59 - Homegrown Christmas (2018) - 2.75/6

60 - Christmas at Grand Valley (2018) - 3/6

61 - Le Diplôme de Noël (2018) - 2.5/6

62 - Jingle Around The Clock (2018) - 4/6

63 - Christmas Bells Are Ringing (2018) - 3/6

64 - One Winter Weekend (2018) - 3/6

65 - Kniga Masterov : The Book of Masters (2009) - 2.5/6

66 - Posledni Bogatyr : The Last Warrior (2017) - 3.75/6

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# Bilan :

Plus les choses changent, et plus elles restent les mêmes : comme je le soulignais déjà dans les bilans des Yulefests précédentes, la popularité de la saison festive, outre-atlantique, amène toutes les chaînes américaines du câble à vouloir une part du gâteau Hallmark.

Résultat  : non seulement la saison des téléfilms de Noël commence de plus en plus tôt, aux USA (cette année, c'était avant Halloween), mais leur nombre augmente quasi-exponentiellement, et de manière inversement proportionnelle à leur niveau qualitatif.

Ce qui a plusieurs conséquences : déjà, le spectateur doit faire un choix entre les programmes de Hallmark, Hallmark Movies & Mysteries, Freeform, Lifetime, UpTV, ION, Netflix, Passionflix, etc. Il est désormais impossible de tout regarder, pour des questions de temps, mais aussi d'intérêt, puisque Hallmark décline de plus en plus un même pitch de base, confiée à diverses équipes de scénaristes, pour des variations sur un même thème imposé.

L'intérêt des productions Hallmark/HMM va donc en décroissant à mesure que leur nombre augmente, et que le budget alloué à chacune d'entre elles diminue.

De plus, le cahier des charges tellement rigide de la chaîne (dont la presse américaine s'est d'ailleurs largement moqué, cette saison) fait que seuls les scénaristes les plus avisés ou novices tentent encore quelque chose. L'immense majorité d'entre eux, cependant, se contente d'appliquer bêtement les règles Hallmark, et de vendre des téléfilms produits quasi-mécaniquement.

C'est dans ce paysage dominé par trois ou quatre maisons de production californiennes (qui alimentent tous les diffuseurs en téléfilms de Noël bon marché) que Brain Power Studio, un jeune studio canadien, tente de se faire une place, en proposant des métrages à petit budget, mais bénéficiant souvent de visages frais et de paysages réellement enneigés.

La diversité est d'ailleurs l'une des caractéristiques notables de cette saison festive 2018 : épinglée par les réseaux sociaux pour ses personnages plus blancs que blancs, Hallmark a enfin accepté de produire des films de Noël mettant en scène des afro-américains.

Pas de relation interraciale, cependant (pour cela, il est préférable de se tourner vers les autres chaînes), et le nombre de ces métrages se compte sur les doigts d'une main, mais la volonté est là : dommage que le produit fini soit simplement un décalque des téléfilms habituels de la chaîne, avec toute la distribution caucasienne remplacée par des afro-américains.

Cela donne donc des téléfilms "avec des afro-américains pour des afro-américains", ce qui les ghettoïse un peu, en limite grandement l'intérêt, et se traduit par des audiences faibles (moi-même, je n'ai pas pris la peine de regarder ces métrages, peu inspiré par leur postulat de départ, par leurs actrices principales, et, je dois bien l'avouer, parce que le Noël "à l'afro-américaine" est un genre à part entière qui parle peu au Français que je suis).

Pour des histoires plus mixtes, de la diversité naturelle, et des couples interraciaux, il va falloir encore attendre un peu, ou se tourner vers les autres chaînes, qui proposent souvent un métissage absent des productions Hallmark.

Mais réciproquement, au niveau qualitatif, les productions Hallmark sont tellement rodées et similaires qu'il n'y a pas (ou peu) d'accidents industriels : l'immense majorité des films de la chaîne est médiocre (au sens premier du terme), ce sont des métrages souvent interchangeables, ni particulièrement bons, ni particulièrement mauvais, ni particulièrement mémorables, bref, chez moi, ils écopent le plus souvent d'une note comprise entre 2.5 et 3.5/6.

Ainsi, cette saison, ce sont plus des 2/3 des 67 films chroniqués lors de la Christmas Yulefest 2018 qui ne dépassent pas la moyenne. Ce qui est loin d'être glorieux...

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# Top 3 du mois :

Un top 3 composé... de 5 films, puisqu'en première place, on trouve ex-æquo Le Père Noël (2014), une comédie française touchante et agréable, et Les Chroniques de Noël (2018), la grosse production Netflix avec Kurt Russell, un film évoquant agréablement les années 80-90.

Deux réussites, talonnées de très près par un film Hallmark - Jingle Around The Clock (2018) - , un film Lifetime - Christmas Around The Corner (2018) - et un film irlandais (acheté et diffusé par Lifetime), Le Parfait Village de Noël (2018) ; à chaque fois, des métrages obéissant aux règles habituelles du genre, mais avec un peu plus de charme, de fantaisie, d'humour et d'originalité que le tout-venant des productions de ces chaînes.

 

# Flop 3 du mois :

Et logiquement, un flop 3 composé de quatre films (mais pour être franc, tout se joue ici dans un mouchoir de poche, et j'aurais pu étendre le flop 3 à tous les films à la note <2/6), à commencer par Saving Christmas (2017), le pire film de la saison, une comédie indépendante pour enfants sans le moindre budget, qui se termine par un match de catch pitoyable : à éviter sans attendre. Viennent ensuite A Christmas Prince : The Royal Wedding (2018), la suite du déjà raté Christmas Prince de Netflix (une suite encore moins inspirée, encore plus dérivative, et encore plus inutile), et Un Noël Émouvant (2017), une sorte de version dépressive des Gilmore Girls à Noël, sans intérêt.

Et enfin, pour conclure, un téléfilm Lifetime, Un Noël Rouge Comme l'Amour (2018), une comédie romantique à la distribution attachante, mais au script bourré de clichés et de mauvaises idées, au point de m'agacer pendant le visionnage.

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# Bonne résolution 2019 :

En 2019, j'essaierai de classer dans l'ordre alphabétique tous les films de Noël chroniqués sur ce blog, afin d'établir un index plus lisible et facile d'accès. Je ne promets rien, mais c'est sur ma liste de choses à faire avant la prochaine Yulefest... je n'ai plus qu'à m'y tenir !

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# À venir :

Dès demain, retour à la normale pour le blog des Téléphages Anonymes, qui délaisse enfin les films de Noël pour revenir à notre rubrique Un film, un jour... ou presque !

Au programme, une critique de film par jour, et le week-end, des séries, avec ce mois-ci, entre autres, Spider-Man, Bumblebee, Mowgli, Aquaman, Ralph 2.0, Daredevil, les Titans, Star Trek, Orville et bien plus encore...

 

 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : The Boys, saison 1 (2019)

Publié le 7 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Boys

Adaptation, en huit épisodes d'une heure environ, du comics de Garth Ennis, The Boys se veut une déconstruction satirique et nihiliste du genre super-héroïque, produite par Seth Rogen et Evan Goldberg (déjà à l’œuvre sur Preacher), et showrunnée par Eric Kripke (Supernatural)...

The Boys, saison 1 (2019) :

Lorsque la petite amie de Hughie (Jack Quaid) est accidentellement désintégrée par un super-héros, le jeune homme ne s'en remet pas. Traumatisé par cet incident, et par la manière dont Vought, la multinationale gérant les intérêts de tous les superhéros, tente d'étouffer l'affaire, Hughie saute sur l'occasion que lui présente alors Billy Butcher (Karl Urban), un mystérieux mercenaire tentant de monter un groupe ayant pour but de révéler le véritable visage des superhéros : tous des dégénérés, des pervers, des criminels et des êtres méprisables...

Je ne vais pas le nier : j'ai eu étrangement autant de mal à rédiger cette critique que j'en ai eu devant cette adaptation de l’œuvre d'Ennis. Je dis "étrangement", car dans l'absolu, je ne suis pas vraiment un grand fan du trashouille nihiliste et provoc' de l’œuvre originale, un comic-book réputé pour transgresser délibérément tous les tabous avec un sens de l'humour corrosif, du sexe et une violence débridés.

Une œuvre papier qui, à la base, est loin de faire dans la subtilité, mais qui pourtant, pour l'avoir relue récemment (c'est probablement là mon erreur vis à vis de la série), posséde tout un second degré de lecture et de déconstruction (de l'histoire de l'industrie des super-héros, de la politique américaine, de la vie urbaine, de la vengeance, de la violence, etc) qui évite d'en faire quelque chose de creux. D'autant que le tout s'agrémente d'une romance assez touchante entre Hughie et Annie et d'une évolution progressive du personnage de Butcher au long des 72 épisodes de la bande dessinée.

L'adaptation, elle... est nettement différente. Si elle garde les grandes lignes du comics (l'opposition héros/Boys, la romance Hughie/Annie, la corporation Vought, le Homelander et son équipe), elle change tellement de détails, de péripéties, de motivations, etc, et compresse tant de sous-intrigues pour arriver au plus vite à leur conclusion, qu'en réalité, le show n'a plus qu'un rapport lointain avec la bd. Et ce sans même parler de l'auto-censure de la série, inévitable compte tenu du ton du comic-book, et de la plate-forme de diffusion du programme : une auto-censure touchant la violence, le nihilisme, mais aussi et surtout le contenu sexuel du tout, ici quasi-absent.

La première chose qui saute aux yeux, en réalité, c'est la caractérisation des personnages, qu'ils soient protagonistes ou antagonistes : alors que, dans la bande dessinée, Ennis faisait le choix de développer ses "héros", et de laisser ses super-héros assez monolithiques et manichéens (ce qui permettait de voir le monde "par les yeux de Butcher", et d'établir un contraste net entre Annie et ses collègues), Kripke, lui, prend la direction inverse : les Boys sont sous-développés et/ou simplifiés au possible (Mother's Milk est tout simplement inexistant), au profit des supers, qui sont tous humanisés, fragilisés, et bourrés de failles psychologiques.

L'exemple le plus parlant étant A-Train (Jessie Usher), devenu sans raison un afro-américain (parce que le personnage court vite ?) accro au Compound V et à son titre d'homme le plus rapide du monde, entraîné par son frère, et dans une relation sentimentale compliquée avec une collègue dépendante, qu'il finit par tuer, etc, etc, etc.

Mais il en va de même pour Maeve (Dominique McElligott), ici bourrée de remords et regrettant sa relation avec sa compagne ; pour The Deep (qui passe d'un afro-américain au casque de scaphandrier maudit à Chace Crawford en sous-Aquaman violeur au costume ringard, qui passe la saison à tenter de changer son image publique tout en sauvant des animaux), ou pour Homelander (excellent Antony Starr), héritant ici d'une relation quasi-incestueuse avec Madelyn Stillwell (Elizabeth Shue), la patronne de Vought, figure maternelle remplaçant celle qu'il n'a jamais connue.

(dans le comics, Stillwell est un homme au physique générique, mais à l'intellect considérable et sans aucun code moral, incarnation délibérément anonyme du cadre supérieur de multinationale à l'américaine)

Alors je comprends pourquoi ce choix a été fait, d'un point de vue créatif : mais la conséquence, c'est que tout ce qui faisait le sel du comics, son univers largement détaillé et international, ses personnages attachants, etc, passe au second plan, derrière ce développement de personnages qui devraient pourtant être antipathiques (et qui tous, se trouvent concentrés à New York). Paradoxalement, cette tentative d'apporter de la nuance aux antagonistes du comics affaiblit d'autant les protagonistes et le reste de l'univers, le rendant plus manichéen et étriqué que jamais, et ratant un peu au passage le pourquoi du jusqu'au-boutisme radical de l’œuvre originale.

C'est notamment très visible au niveau de Butcher. Dans le comics, Butcher est un ancien soldat aux origines violentes, hautement intelligent et préparé, et qui a enfin trouvé la paix auprès de sa chère et tendre, jusqu'au viol de cette dernière par Homelander, et à sa mort durant l'accouchement. Un Butcher calme, calculateur, méthodique, manipulateur, à la volonté de fer, et qui n'a qu'une idée en tête : se venger, quitte à pour cela passer des années à se préparer, à déplacer des pièces sur l'échiquier, à faire de Hughie un bon petit soldat, etc, etc, etc.

En résumé, un Frank Castle/Punisher en puissance (les similarités au niveau de l'apparence de Castle et de Butcher ne sont pas anodines), craint par Vought et par le Homelander, qui n'a pour seul point d'attache émotionnelle que son chien Terreur, un chien qui est la seule chose à laquelle Vought & co n'osent pas toucher. Et un Butcher qui, une fois qu'il a perdu son animal domestique, sombre de plus en plus dans une vengeance extrémiste et psychopathe, qui trouve sa conclusion sanglante au terme de 72 numéros du comic-book.

Dans la série, Butcher est sarcastique, certes, mais il semble particulièrement amateur et dépassé par les événements, avec son long manteau et ses chemises hawaïennes. Privé du compound V donnant aux Boys du comics des pouvoirs temporaires, et privé de son chien, Butcher passe beaucoup de temps à fuir : interprété par un Karl Urban faisant du Karl Urban, ce Butcher émotif et colérique ne donne jamais vraiment l'impression d'avoir vingt longueurs d'avance, et sa vengeance extrémiste contre le Homelander est à la fois précipitée (en huit épisodes, Butcher est déjà prêt à faire exploser un bébé humain et innocent pour avoir une chance de tuer le Homelander) mais aussi infondée (dans un rebondissement de dernière minute, on découvre que la femme de Butcher est toujours en vie, qu'elle a eu un fils avec Homelander, et qu'elle a donc trompé Butcher avec ce dernier - de quoi faire passer Butcher de personnage tragique en pleine spirale autodestructrice, à bouffon cocu et incapable).

Hughie souffre un peu du même problème : la série voulant fortement développer le personnage de Starlight/Annie (Erin Moriarty), Hughie se retrouve à perdre de nombreuses couches de caractérisation, et à être simplifié à l'extrême.

En lieu et place d'un Écossais fuyant son pays et perdu à New York (confrontation entre réalité et fantasme du rêve américain, etc), loin de tout et de tous, un homme influençable et manipulé par Butcher (mais qui trouvait une famille de substitution chez les Boys et finissait par grandir et par devenir un homme), Hughie est ici bien américain, new-yorkais, et spécialiste en électronique (ce qui lui permet de trouver une place dans l'équipe).

Alors que dans le comics, la relation Annie/Hughie reste une sous-intrigue en filigrane, avec ses hauts et ses bas, chacun ignorant longtemps l'identité réelle de l'autre, et ces mensonges pesant progressivement sur le couple... ici, elle est  compressée, pour qu'à la fin de ces huit épisodes, tout le monde ait joué carte sur table. Et, très logiquement, alors que Hughie, poussé par Butcher et blessé par les aléas de sa relation, finit par tuer A-Train dans les comics, ici, il n'est que vaguement et indirectement responsable de la mort de Translucent (ce qui en retour, a tendance à éviter au personnage de commettre bon nombre d'actes criminels au sein des Boys, à le simplifier à l'extrême et à en faire un protagoniste encore relativement innocent).

Bref. Difficile, lorsque l'on regarde la série, de ne pas percevoir à quel point elle est l’œuvre d'un vieux routard de la télévision, habitué à lisser les aspérités de son travail pour une diffusion sur les grands networks.

Pour The Boys, Kripke a pris l'oeuvre d'origine, et l'a passée au décapant, à la meule, à l'eau de Javel, avant de la relooker et de la rendre plus présentable : c'était clairement nécessaire compte tenu du matériau original (encore que, pas sûr que si la même série avait été conçue pour HBO, elle aurait été à ce point formatée), mais lorsque l'on a lu le comics, on ne peut que s'interroger sur les nombreux choix créatifs dans l'air du temps effectués par l'équipe en place (par exemple, le personnage de la responsable de la CIA est aux antipodes de son homologue papier, transformée en femme forte interprétée par une Jennifer Esposito pas forcément très pertinente dans le rôle).

Avec ses morceaux pop/rock, sa photographie jaunâtre régulièrement assez laide, ses nombreuses digressions (qui visent à rendre Hughie plus actif et plus présent) qui cassent un peu le rythme, sa tendance au toutéliage (les origines de la Female), ses caméos amusants mais inutiles (Billy Zane, Tara Reid, Haley Joel Osment, Seth Rogen) et sa fin en queue de poisson, The Boys version Amazon est clairement un produit télévisuel pensé comme une origin story qui, plutôt que de prendre l'histoire en cours de route, aurait décidé de tout reprendre depuis le début, pour raconter la formation du groupe (recrutement de la Female, etc), les premiers pas de ses héros (en en faisant une unité faiblarde, pas très douée, dépassée par les événements et par l'opposition) et de ses supes (la scène de l'avion, en flashback dans le comics et prenant place le 11/09, devient ici une scène contemporaine difficilement justifiable).

La transgression du comic-book, certes parfois gratuite (mais jamais innocente), est ici largement adoucie pour flatter un certain public dans le sens du poil, et grâce à sa direction artistique convaincante, son budget, et certains de ses interprètes, il n'est guère surprenant de constater que la série reçu un accueil critique et public enthousiaste (les piques gentillettes de la série envers le modèle Marvel/DC sont compréhensibles par tous, et juste assez corrosives pour donner l'impression d'un propos global plus mordant qu'il ne l'est vraiment).

Nul doute qu'en saison 2, la série se rapprochera un peu plus du groupe tel qu'on le connaît dans la bd, dopé au Compound V... mais pour l'instant, le tout ne fonctionne pas particulièrement pour moi : la série a perdu une grosse partie du fun, de l'irrévérencieux, de la rébellion et du mordant de son pendant papier, pour quelque chose de plus formaté, de simplifié, de lissé et d'étrangement prude au niveau sexe.

Quelque chose qui n'est pas désagréable à suivre, certes, et est bien produit, mais qui arrive aussi après la bataille de la déconstruction du mythe super-héroïque, déjà livrée dans divers médias par The Specials, Watchmen, Mystery Men, The Tick, Kingdom Come, ou encore Kick-Ass et compagnie...

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Les bilans de Lurdo : The Punisher, saison 2 (2019)

Publié le 9 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Marvel, Netflix, Policier, Review, Thriller, Télévision, Punisher

Malgré des défauts inhérents au format Netflix, et à l'écriture des séries Marvel diffusées sur cette plate-forme, je dois dire que j'avais plutôt apprécié la première saison de Punisher (chroniquée ici), portée par un Bernthal bestial, à l'interprétation viscérale et intense, par un Ben Barnes excellent en proto-Jigsaw, et par une approche intéressante du milieu des vétérans de l'armée.

Néanmoins, au terme de la saison 1, j'espérais ne pas revoir Jigsaw dès la saison 2, afin de lui laisser plutôt le temps de se "reconstruire", et de développer sa personnalité de méchant, pour en faire un méchant de saison 3.

Sans surprise, Marvel/Netflix ont eu une toute autre idée en tête...

Punisher, saison 2 :

Alors qu'il vient de prendre sous son aile une jeune orpheline des rues (Giorgia Whigham) traquée par un mystérieux fanatique religieux (Josh Stewart), Frank Castle (Jon Bernthal) apprend qu'il doit aussi faire face à l'évasion de Billy Russo (Ben Barnes), amnésique et traumatisé par ce que Frank lui a fait subir...
 
Ça me peine de le dire, mais la saison 2 de Punisher m'a semblé nettement en dessous de la saison 1.

Probablement parce que, contre toute attente, elle ne semble pas savoir quoi faire de son Punisher. Le véritable personnage central, du moins aux yeux de ses scénaristes, c'est Russo, un Russo traumatisé, un Russo amnésique, soigné par Dumont, une psychiatre sexy (Floriana Lima), dans les bras de laquelle il finit (forcément) par tomber avant de se souvenir de ce qu'il a subi aux mains de Frank Castle.
 
Et donc, toute la saison tourne autour de Russo. Un pseudo-Jigsaw déséquilibré, à peine balafré, aux cicatrices physiques réduites à des cicatrices émotionnelles/psychologiques, qui arbore un masque peinturluré façon kabuki du pauvre, et dont l'intrigue (qui s'étend sur toute la saison), ressemble presque au destin d'un sous-Joker, accompagné de sa Harley Quinn et de son gang masqué.
 
Frank Castle, lui, n'est guère mieux servi par les scénaristes, et comme en saison 1, il semble passer au second plan de sa propre série.

Après deux-trois premiers épisodes de mise en place efficaces, mais qui semblent tout droit sortis d'un mauvais film d'action 80s de Steven Seagal ou de Jean-Claude Van Damme (on a droit à tous les clichés : le héros traumatisé et bourru qui arpente les routes, et qui, presque en paix avec lui-même, rencontre dans un bar une serveuse/mère célibataire séduisante et compréhensive ; il s'en éprend, s'attache à elle, mais la violence le retrouve, coûte la vie à sa nouvelle dulcinée, et le refait plonger dans le carnage, en l'impliquant dans une conspiration politique qui fait de lui une cible collatérale ; une adolescente rebelle et impertinente façon Leon, en fuite car ce qu'elle sait pose un risque à des personnes importantes, et qui finit par devenir le sidekick du héros ténébreux, etc, etc, etc), Frank est globalement mis en stand-by, punissant assez peu de criminels et menant son enquête pendant que, autour de lui, son meilleur pote afro-américain tient le rôle de meilleur pote afro-américain, et Madani et un collègue rival débattent de la nature du bien, du mal, et de Frank Castle.

C'est bien simple, cette saison, il ne se passe absolument rien entre les trois premiers épisodes de la saison, et les deux derniers. Tout comme son personnage principal, la série fait du surplace, phagocytée par la relation de Russo et de sa psychiatre, téléphonant systématiquement tous ses rebondissements et toutes ses sous-intrigues (au point de parfois donner l'impression que ses personnages sont tous plus bêtes les uns que les autres, tant le spectateur a vingt longueurs d'avance sur eux) et oubliant de donner quelque chose d'intéressant à faire à Frank, hormis une bagarre ou une fusillade de temps en temps.

Il en va de même pour l'autre antagoniste de la saison, John Pilgrim, interprété par Josh Stewart. Un Pilgrim qui connaît peu ou prou le même sort que Frank, étant introduit dans les premiers épisodes, où il est présenté comme traquant la jeune Amy (et donc Castle), mais n'évoluant, pendant l'immense majorité de la saison, qu'à la marge des autres protagonistes, et ne finissant par rencontrer Frank Castle qu'à la toute fin de la saison.

Sous-développé, le Pilgrim parvient tout de même à faire une impression, partiellement grâce au charisme de son interprète marmonnant, mais aussi parce qu'il se démarque un peu du tout venant, en tant qu'ancien tueur à gage devenu religieux et contraint d'effectuer les basses œuvres d'un grand patron et de son épouse (Corbin Bernsen & Annette O'Toole).

Et d'ailleurs, pour être tout à fait franc, la saison n'est pas irregardable. Les scènes d'action, lorsqu'elles se produisent, sont assez efficaces et brutales, et dans l'ensemble, c'est bien joué : Jon Bernthal est toujours excellent, idem pour Ben Barnes, et Giorgia Whigham, la jeune actrice interprète d'Amy, est elle aussi très juste (malgré un personnage cliché au possible et à l'écriture faiblarde).

Mais voilà. C'est tout simplement insuffisant. La saison 2 de Punisher n'est qu'un gros ventre mou et creux, trop préoccupée par ses personnages de vétérans psychologiquement instables et par son face-à-face final Frank Castle/Billy Russo - un face-à-face à la conclusion particulièrement décevante - pour vraiment construire quelque chose d'inédit et d'intéressant.

D'innombrables parasites viennent, en plus, se greffer sur la série, entre la rivalité de Madani et de son collègue, l'existence même de la psychiatre pas très stable (une existence qui ne semble vraiment justifiée que par la présence de Madani au casting : en effet, comme dans tout blockbuster générique qui se respecte, la présence d'une "gentille" dure à cuire entraîne obligatoirement celle d'une "méchante", histoire que les deux femmes puissent se crêper le chignon à un moment ou à un autre du grand final), le passage éclair de Karen Page (je ne déteste pas l'actrice, mais là, Page était de trop), l'illustration musicale un peu trop évidente (à base de chansons aux paroles décrivant l'état d'esprit des personnages), ou encore le refus d'assumer la nature pulp et violente de la série (le sort de la psychiatre et de Madani est assez parlant, dans le genre "on n'assume pas d'aller jusqu'au bout").
 
Et donc, comme je le pressentais en fin de saison 1, la présence de Billy Russo est vraiment de trop cette saison. Ou alors, plutôt que de structurer cette année de cette manière (à savoir en développant à ce point, dans son coin, un Billy Russo affaibli et en laissant le Pilgrim de côté pendant les trois quarts de la saison), il aurait peut-être fallu entrelacer les deux sous intrigues, quitte à faire s'opposer Russo et le Pilgrim, ou à faire du premier une cible du second. n match à trois se serait avéré bien plus intéressant et intrigant que les choix effectués ici, et même une saison centrée uniquement sur le Pilgrim, mieux développé, aurait pu donner quelque chose d'original (une opposition justice divine/justice vengeresse, par exemple).

En résumé, la saison est une déception, et comme le Punisher n'aura probablement pas de saison 3, la série se termine donc sur un semi constat d'échec, assez frustrant, et sur l'incapacité chronique de faire de Frank Castle l'anti-héros qu'il est réellement. À la place, on se retrouve avec un Castle torturé et émotif, incertain d'être un héros ou un criminel, un psychopathe ou un justicier, et finissant par n'être ni l'un ni l'autre, le postérieur entre deux chaises, assis dans l'ombre de trop nombreux personnages secondaires inintéressants.

Vraiment dommage.

 

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Un film, un jour (ou presque) #726 : Blade Runner 2049 (2017) + courts-métrages

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Drame, Science-Fiction, Policier, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

On ne présente plus Blade Runner, de Ridley Scott, classique incontournable du genre à la direction artistique spectaculaire et fondatrice, souvent copiée, mais jamais égalée, et désormais modèle systématique de toute œuvre d'anticipation néo-noire et futuriste.

Un film travaillé, organique, à la fois sobre et démesuré, porté par un Harrison Ford au jeu très particulier et vulnérable, par un Rutger Hauer tragique et impérial, et par leur affrontement final, cauchemardesque, pluvieux et dramatique.

À l'occasion de la sortie de sa suite, Blade Runner 2049, Dennis Villeneuve, le réalisateur, décide de produire trois courts-métrages relatant ce qui s'est produit entre le film original (se déroulant en 2019), et le nouveau film (en 2049).

Pour cela, il se tourne vers deux réalisateurs : Shinichiro Watanabe (Animatrix, Cowboy Bebop) pour le premier court, en animation 2D, et Luke Scott, fils de Ridley Scott, pour les deux suivants, plus courts et présentant des personnages du métrage principal.

Blade Runner 2022 - Black Out : Avec l'aide de Ren (Bryson Baugus), un humain, Trixie (Luci Christian) et Iggy (Jovan Jackson), deux réplicants Nexus 8 à l'espérance de vie normale, tentent de lutter contre l'oppression de la société humaine - désormais ouvertement hostile aux réplicants - en détruisant toute technologie à Los Angeles, effaçant ainsi toute trace de leur existence des serveurs publics de la Tyrell Corporation...

Un court d'animation très stylisé (on aime ou pas) qui a pour principal intérêt d'expliquer un peu l'évolution de l'univers de Blade Runner après le premier film, avec en prime un caméo de Edward James Olmos, qui reprend brièvement son rôle de Gaff, sans que sa présence ne soit particulièrement indispensable.

Blade Runner 2036 - Nexus Dawn : Niander Wallace (Jared Leto), de la Wallace Corporation, tente de convaincre des législateurs (Benedict Wong, etc) de le laisser reprendre la production de réplicants, arguant que les Nexus 9, ses nouveaux modèles, sont totalement asservis à l'homme...

À peine 5 minutes, et pourtant, Leto et les scénaristes réussissent à me rendre Wallace totalement antipathique. Je ne sais pas si c'est le jeu d'aveugle de Leto, ou l'écriture ampoulée et pompeuse de son personnage, mais ce court m'a rapidement agacé...

Blade Runner 2048 - Nowhere to Run : Sapper Morton (Dave Batista), l'un des derniers Nexus 8 encore en vie, mène une existence cachée et discrète en ville. Mais lorsqu'une amie et sa fillette sont menacées, il ne peut s'empêcher d'intervenir, mettant ainsi en péril son anonymat...

À nouveau à peine 5 minutes, et pourtant, c'est tout l'inverse du court précédent : Batista est instantanément sympathique, son jeu est naturel, et le court - qui se résume à une grosse scène d'action - fonctionne très bien, tout en positionnant Sapper Morton comme un personnage traqué qui cherche à vivre seul. Assez réussi.

Blade Runner 2049 :

En 2049, Niander Wallace a pris le contrôle des biens de la Tyrell Corporation, et ses réplicants, les Nexus 9, sont désormais parfaitement intégrés dans la société. K (Ryan Gosling), un Blade Runner chargé d'éliminer les quelques réplicants de modèle Nexus 8 et préalables encore en existence, découvre alors un terrible secret, qui pourrait mettre en péril la stabilité de la société. Un secret lié au sort de Rick Deckard (Harrison Ford), disparu plus de 30 ans auparavant dans des circonstances mystérieuses...

Je suis bien embêté.

Je suis bien embêté, parce que quelque part, dans les 2h45 de ce Blade Runner 2049, il y a un bon film, une suite intéressante au Blade Runner original, un propos pertinent sur ce qui fait l'être humain, etc.

Le problème, cependant, c'est que ça dure 2h45, qu'il y a Dennis Villeneuve à la réalisation, et qu'il y a Michael Green (Smallville, Heroes, Alien Covenant, Le Crime de l'Orient Express) à la co-écriture, aux côtés du scénariste du Blade Runner original.

Ce qui donne :

1) un film très réussi visuellement et techniquement parlant, mais assez froid, contemplatif et clinique - la patte Villeneuve, qui est un peu à la réalisation ce que Alexandre Desplat est à la bande originale de film.

2) un métrage vraiment linéaire et banal, qui recycle des idées de Blade Runner (y compris des scènes jamais tournées par Ridley Scott, mais présente sur le papier), joue un peu la carte du fanservice de manière pas toujours très pertinente ou intéressante (le caméo de Gaff fait vraiment de la peine), et qui surtout s'engage sur des sentiers déjà vraiment bien arpentés, sans la moindre originalité, la moindre subtilité ou la moindre épaisseur (les histoires d'élu pouvant changer le cours de l'Histoire et mener des révolutions, ras-le-bol).

On a donc un peu l'impression d'une jolie coquille creuse, que l'on aurait pu amputer de 40 minutes sans rien perdre du tout du récit ou des thématiques, et qui aurait ainsi gagné en force et en pertinence.

Parce que je ne nie pas qu'il y ait des thématiques sous-jacentes potentiellement intéressantes, mais elles sont noyées dans le marasme global de ces 165 minutes de film, bourrées d'idées maladroites : la fausse feinte sur l'identité de l'enfant de Deckard, assez transparente dès que l'on croise le chemin d'un certain personnage créateur de souvenirs, et que l'on remarque que l'archétype du héros qui se découvre élu est vraiment amené avec de trop gros sabots (en plus d'être pitoyablement usé jusqu'à la corde) pour être honnête ; tout ce qui touche à Wallace (un Jared Leto calamiteux en grand méchant digne d'un James Bond, à l'écriture affreuse, et accompagné d'une femme de main là aussi digne d'un mauvais film d'action) ; la romance Joi/K, pas inintéressante, mais déjà vue, notamment dans Star Trek Voyager ; les enjeux vraiment simplistes - trouver un enfant - exposés au bout de trente minutes, et jamais particulièrement bien traités ; les dialogues bourrés d'exposition de tous les personnages, qui sur-expliquent le film, encore et encore ; Harrison Ford, raide et décati, qui arrive en cours de route, trop tard, et ne sert à rien ; la Sean Young en images de synthèse, peu convaincante dès qu'elle ouvre la bouche ; le jeu ultra-minimaliste de Gosling ; la mort prématurée de Batista ; le score mi-copie mi-bruit de Hans Zimmer...

En somme, si esthétiquement, le film fait illusion, c'est narrativement qu'il n'a pas du tout fonctionné sur moi, et qu'il m'a laissé avec une forte envie de dire "tout ça pour ça". Quitte à produire une suite de Blade Runner destinée à se planter au box-office, il fallait y aller franco, et proposer quelque chose qui aille plus loin qu'un simple épisode de Black Mirror ou de Philip K. Dick's Electric Dreams.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #116 : Avengers 2 - L'Ère d'Ultron (2015)

Publié le 26 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Avengers 2 - L'Ère d'Ultron (Avengers 2 - Age of Ultron) :

Lorsque Tony Stark (Robert Downey Jr.) et Bruce Banner (Mark Ruffalo) lancent prématurément un programme de défense planétaire globale à l'intelligence artificielle nommé Ultron (James Spader), celui-ci prend vie et devient une menace indépendante décidée à éradiquer la race humaine. Aux Avengers de se réunir et d'empêcher le pire de se produire, avec l'aide inattendue de deux humains aux pouvoirs improbables, Pietro (Aaron Taylor-Johnson) et Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen)...

Dans ses interviews promotionnelles pour le film, un Whedon épuisé expliquait que Age of Ultron avait failli le tuer, que le film lui avait un peu échappé, et que c'était un combat de chaque instant, tant contre Marvel que contre ses instincts, et contre le film en lui-même. Un Age of Ultron qui, dans son premier montage, faisait donc 3h30, et a été remonté pour donner, au final, un long-métrage de 2h20.

On a donc perdu plus d'une heure de film... et ça se sent. Car si les 2h20 finales fonctionnent très bien, étant nettement mieux rythmées que le film original, elles sont aussi affreusement brouillonnes et bordéliques, avec des coupes franches & ellipses flagrantes qui sont très dommageables au récit (la vision quest de Thor, Ultron qui se refait une nouvelle peau sortie de nulle part hors-champ après son évasion).

Le film, à vrai dire, correspond presque à la définition d'un film "touche à tout, mais bon à rien". Non pas qu'il soit mauvais, mais il tente de réussir tant de choses à la fois qu'au final, il ne parvient qu'à être acceptable dans toutes les catégories.

C'est ainsi un film qui tente de mettre en place de nouvelles relations entre les membres actuels, de développer les membres existants n'ayant pas droit à leurs films, de créer de nouveaux héros, de lancer des pistes pour le prochain Captain America et pour le prochain Avengers, tout en établissant un nouveau super-méchant, et un autre méchant secondaire pour le film Black Panther.

Le problème étant que toutes ces intrigues se parasitent entre elles, et finissent par affaiblir le tout, Ultron (déjà pas aidé par des dialogues manquant de direction, et par un chara design assez déplorable, avec bouche "à la Optimus Prime", qui casse totalement la plausibilité d'un robot parlant) finissant par n'être qu'un élément de plus, une roue dans la machine Avengers, jamais particulièrement impressionnant ou menaçant.

Après, le métrage reste dans la droite lignée du premier film, avec une combinaison de réussites et d'échecs, tant sur le plan créatif que sur le plan technique.

- l'humour whédonien fonctionne, mais manque parfois de désamorcer des scènes importantes ;

- la réalisation est assez quelconque, avec un abus de plans bancals (en plongée/contre-plongée tordues, en dutch angles, etc) et peu efficaces ;

- le montage est un peu cache-misère durant certains moments d'action (en 2D, certains affrontements se résument à des silhouettes difficilement lisibles qui s'affrontent vaguement en gros plan ; je n'ose imaginer en 3D) ;

- Whedon est toujours très attaché à ses personnages et à l'univers Marvel, jusqu'à l'overdose de références. Néanmoins, les personnages existent, cohabitent, sont crédibles, et les acteurs leur donnent désormais vie avec une certaine aisance et décontraction qui fait plaisir à voir ;

- Le cliché whédonien agaçant de la "mort gratuite d'un personnage secondaire pour réaffirmer la gravité de la situation" est malheureusement présent ;

- les choix esthétiques restent très très aléatoires et/ou discutables : l'uniforme actuel de Cap est excellent (contrairement au pyjama du premier Avengers), la tenue de Thor après le premier affrontement, idem ; Ultron est donc particulièrement moche ; les jumeaux ont des looks assez quelconques ; et la Vision manque étrangement de carrure et de présence (pas aidée par un temps de présence à l'écran somme toute limité) ;

- Les effets numériques sont inégaux : autant le design de Hulk est impeccable et ressemble à Ruffalo, avec une animation très réussie niveau émotions, autant son intégration dans certaines scènes - surtout la scène d'ouverture - est simplement ratée ; d'ailleurs, c'est toute la scène d'ouverture qui est forcée, et pas au point, niveau SFX) ;

- Plutôt que de laisser Brian Tyler faire son truc à la musique, et reprendre allègrement ses thèmes et ceux de Silvestri, on lui a demandé de travailler avec Danny Elfman : le résultat est bâtard, assez homogène stylistiquement, mais jamais passionnant, et se refusant systématiquement à utiliser pleinement les thèmes établis, au profit de quelques notes ici ou là.

- L'écriture globale est donc un peu éparpillée et maladroite, avec par exemple des scènes intimistes et du développement de personnages insérés au forceps dans le récit, et une narration qui peine à véritablement donner du poids réel à Ultron. Peut-être est-ce dû au fait que le script se consacre beaucoup au sauvetage de civils (ce qui est une bonne chose), au point de faire des robots d'Ultron des tas de ferraille facilement destructibles et faciles à battre.

À noter aussi, un étrange paradoxe : en s'efforçant de placer un maximum de caméos des personnages secondaires de l'univers (Falcon, Rhodes, Selvig, Agent Carter, Heimdall...), Whedon ne fait que souligner l'absence bizarre des autres personnages, que ce soit ceux au salaire plus important (Portman, Paltrow) ou ceux dont la présence aurait été abordable et amusante (Kat Dennings aurait pu être là durant la soirée, par exemple, mais je pense surtout à toute la team Coulson d'Agents of Shield, qui n'a définitivement aucune importance dans le MCU).

Bref... c'était sympathique à regarder et spectaculaire, bien que bourré de défauts et un peu en roue libre dans sa narration boursouflée. La note remontra peut-être un peu lorsque je le reverrai, en VO cette fois-ci (et espérons-le avec des scènes en plus)... mais si ça fait comme le premier opus, les défauts du métrage risquent de ressortir encore plus à la seconde vision, donc... on verra bien.

3.5/6

 

Mise à jour du 18/01/2017 :

Après avoir revu le métrage, les défauts de celui-ci sautent encore plus aux yeux (bon nombre ayant déjà été mentionnés plus haut) : début bordélique et laid au possible ; moments gratuits totalement inutiles, et qui coûtent cher en effets spéciaux sans vraiment rentabiliser l'investissement (le début, donc, mais aussi la dernière défense circulaire des Avengers) ; un peu trop d'humour et de one-liners rajoutés en post-synchronisation de manière évidente et maladroite ; un énorme coup de mou lors du passage dans la ferme de Hawkeye ; un Ultron vraiment raté tant dans son animation que dans ses upgrades (tout simplement impossibles à distinguer les unes des autres) et dans son rendu visuel ; la mort risible de Quicksilver ; un Thor qui disparaît de manière maladroite pendant un bout du film ; un Hulk qui fait de même (trop cher à animer ?) pendant le plus gros de la bataille en Sokovie ; l'absence flagrante de la Team Coulson à bord de l'hélicarrier du SHIELD...

Bref, beaucoup de points faibles qui sont surlignés par un revisionnage tardif. Et paradoxalement, deux gros points forts, directement hérités de Joss Whedon : l'alchimie de toute l'équipe, qui fonctionne très bien du début à la fin, notamment dans les combats en équipe (Thor/Cap, notamment) ; et la relation Romanov/Banner, touchante, et aidée par des effets numériques impeccables lorsque cela compte vraiment.

Mais au final, les volets Avengers du MCU signés Whedon sont vraiment décevants, en regard de leur potentiel. Espérons que les frères Russo sauront corriger ces erreurs pour le grand final de 2018/2019.

3/6

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Blog Update ! - Octobre 2022 - Bilan Halloween Oktorrorfest 2022

Publié le 6 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Update, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision

Le voilà, le mois que j'apprécie le plus de l'année : octobre, le mois de la citrouille, l'avènement de l'automne, avec ses températures qui baissent, ses nuits qui s'allongent, sa végétation qui se flétrit et roussit, sa météo qui se fait capricieuse... un véritable bonheur pour moi (du moins, en théorie, vue la météo anormalement chaude du mois écoulé), et l'heure, comme tous les ans, de l'Halloween Oktorrorfest des Téléphages Anonymes, notre marathon annuel de films et de séries d'horreur et fantastiques pendant tout le mois d'Octobre.

Et après une Oktorrorfest 2021 plus sobre et délibérément limitée en nombre de films passés en revue, place à une édition 2022 légèrement plus chargée, un peu comme si les producteurs avaient retrouvé le goût de leur métier après la pandémie...

01 - Kiki la petite sorcière (2014) - 3/6

02 - Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City (2021) - 1.5/6

03 - Hôtel Transylvanie 4 : Changements monstres (2022) - 3/6

04 - Housewife (2017) - 2.75/6

05 - Paranormal Activity : Next of Kin (2021) - 1.5/6

06 - Scream (2022) - 3.5/6

07 - Hocus Pocus : Les trois sorcières (1993) - 4.5/6

08 - S.O.S Fantômes : L'Héritage (2021) - 4/6

09 - Monstrous (2022) - 2/6

10 - Slaxx (2020) - 3/6

11 - This is Gwar (2022) - 4.5/6

12 - Studio 666 (2022) - 4.25/6

13 - Firestarter (2022) - 1.5/6

14 - Jeepers Creepers : Reborn (2022) - 1/6

15 - The Deep House (2021) - 2.5/6

16 - Let the Wrong One In (2021) - 3.5/6

17 - Gatlopp : Hell of a Game (2022) - 4/6

18 - Day Shift (2022) - 3.25/6

19 - Nope (2022) - 3/6

20 - Slice and Dice : The Slasher Film Forever (2012) - 4.25/6

21 - One Cut of the Dead (2017) - 4.5/6

22 - Monster High (2022) - 3.75/6

23 - Boris Karloff : The Man Behind the Monster (2021) - 4.5/6

24 - Glorious (2022) - 4/6

25 - Immanence (2022) - 1.25/6

26 - Le mauvais esprit d'Halloween (2022) - 2/6

27 - The Inhabitant (2022) - 3.75/6

28 - Prey (2022) - 4.25/6

29 - The Cursed (2021) - 4/6

30 - La Maison (2022) - 3/6

31 - Hellraiser (2022) - 4/6

32 - The Munsters (2022) - 1.5/6

33 - Le bal de l'enfer (2022) - 3.25/6

34 - Deadstream (2022) - 4.25/6

35 - V/H/S/99 (2022) - 2.25/6

36 - Agnes (2021) - 2.5/6

37 - Black Phone (2022) - 3.5/6

38 - Esther 2 : Les Origines (2022) - 2/6

39 - Vivarium (2019) - 3.5/6

40 - Raven's Hollow (2022) - 2.25/6

 

41 - Solar Opposites : A Sinister Halloween (2022)

42 - Wendell et Wild (2022) - 3.75/6

43 - Hocus Pocus 2 (2022) - 2/6

44 - L'Exorcisme de ma meilleure amie (2022) - 2.25/6

45 - Screaming in High Heels : Rise & Fall of the Scream Queen Era (2011) - 4.5/6

46 - Werewolf By Night (2022) - 4/6

47 - Significant Other (2022) - 3/6

48 - The Visitor (2022) - 1.75/6

49 - Cursed Friends (2022) - 1.5/6

50 - The Superdeep (2020) - 1.5/6

51 - Spirit Halloween : The Movie (2022) - 2.25/6

52 - Affamés (2021) - 3/6

53 - Hollyblood (2022) - 3/6

54 - Under Wraps 2 (2022) - 3/6

55 - House of Darkness (2022) - 2.5/6

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# Bilan :

55 films passés en revue cette année, contre 63 en 2020 et à peine 40 l'année dernière, mais des résultats toujours aussi mitigés, avec pas mal de déceptions : sur les 55 films passés en revue, plus d'une trentaine de films n'atteignent pas la barre fatidique du 3.5/6, qui, je le rappelle, est la note que je mets habituellement aux films méritant un minimum le coup d'œil.

Cette année, beaucoup de films en dessous de la moyenne, et notamment Hocus Pocus 2, qui tente tellement de retrouver la magie de l'original qu'il finit par être mécanique et jamais enthousiasmant. À contrario, le reboot de Scream est plutôt regardable et nerveux, et Monster High, l'adaptation Nickelodeon de la franchise de poupées est étrangement sympathique.

On peut aussi citer Wendell et Wild, une production Netflix inégale mais techniquement impressionnante ; Werewolf By Night, un métrage unitaire de Marvel qui s'amuse à rendre hommage aux vieux films d'horreur rétro ; ou encore Gatlopp et Glorious, deux petits budgets qui savent exploiter au maximum leurs limites, avec inventivité et sans se prendre trop au sérieux.

Mais dans l'ensemble, cette saison s'est avérée assez décevante, et il est probable que je limiterai l'Oktorrorfest 2023 à 40-45 films, pas plus.

 

# Top 4 : 

En mettant de côté les documentaires et ce bon vieux Hocus Pocus, premier du nom, citons Studio 666, une comédie rigolarde mettant en vedette les Foo Fighters ; One Cut of the Dead, comédie zombiesque ambitieuse made in Japan ; Prey, la renaissance efficace de la franchise Predator ; et Deadstream, une comédie horrifique amusante parodiant les générations Twitch et YouTube.

Avec une mention spéciale pour SOS Fantômes : l'Héritage (une remise à niveau tout à fait honorable de la franchise Ghostbusters), et pour Hellraiser, le reboot de la franchise de Clive Barker.

# Flop 4 :

Là, il y a du choix. Le reboot de la franchise Resident Evil, pitoyable. Le nouveau volet de Paranormal Activity, insipide. Le reboot de Jeepers Creepers, fauché et sans intérêt. Immanence, un film prosélyte imbuvable, qui sacrifie tout son potentiel sur l'autel de la religion.

Et une mention spéciale pour la comédie foireuse Cursed Friends, horripilante et balourde, et pour l'adaptation cinématographique de la série The Munsters par Rob Zombie, sans budget et bourrée de mauvaises idées.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries passées en revue cette année, peut-être même une ou deux de trop, et dans des genres assez différents.

Pas mal de comédies, pour débuter : de la comédie néozélandaise (ou sous-influence), avec l'ultime saison de Wellington Paranormal, et la saison 4 de What We Do in the Shadows - toujours très sympathiques ; de la comédie noire anglaise, avec les saisons 6 et 7 d'Inside No.9, parfois inégales, mais toujours mémorables, et l'adaptation télévisée réussie de Don't Hug Me I'm Scared ; et de la comédie américaine, avec un Shining Vale amusant mais inabouti, et un Wolf Like Me pas désagréable du tout.

À côté, quelques programme plus sérieux, comme l'adaptation télévisée ratée de Resident Evil (décidément !), les deux dernières saisons bancales de Locke and Key, la saison 4 pétaradante mais en roue libre de Stranger Things, ou encore l'anthologie semi-décevante de Guillermo Del Toro, Le Cabinet de Curiosités (pourtant, je partais conquis d'avance).

Et puis deux programmes jeunesse, avec d'un côté une anthologie Disney+ pas désagréable, De l'autre côté, et une énième déclinaison du reboot de Fais-moi peur !, L'Île aux fantômes, qui une fois de plus, passe totalement à côté de ce qui faisait le charme de la série originale...

 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

Et voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2022 touche à sa fin dans les pages des Téléphages Anonymes ! Dès demain, retour à un programme plus normal, avec des critiques quotidiennes de films et de séries, et notamment une semaine Animation... tout cela, jusqu'à la fin du mois de novembre, lorsque commencera officiellement notre traditionnel marathon annuel de films de Noël pendant tout le mois de décembre, la Christmas Yulefest 2022

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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