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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "sparrow"

Un film, un jour (ou presque) #533 : Pirates des Caraïbes 5 - La Vengeance de Salazar (2017)

Publié le 9 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Disney, Comédie, POTC, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pirates des Caraïbes 5 - La Vengeance de Salazar (Pirates of the Caribbean - Dead Men Tell No Tales) :

Sans navire ni équipage, Jack Sparrow (Johnny Depp) touche le fond lorsqu'il apprend que le maléfique Capitaine Salazar (Javier Bardem) et son équipage de fantômes sont à ses trousses. Pour le vaincre, Sparrow a besoin du mythique Trident de Poséïdon, capable de rompre tous les sortilèges des Sept Mers ; mais il n'est pas le seul à le rechercher, puisque le jeune Henry Turner (Brenton Thwaites) en a besoin pour secourir son père, et que Carina Smyth (Kaya Scodelario), une astronome amateure, est bien décidée à résoudre le mystère de ses origines en suivant la carte menant au Trident. Sans oublier Barbossa (Geoffrey Rush), qui a conclu un pacte avec Salazar, pour lui offrir la tête de Sparrow en échange de sa vie...

Cinquième volet de la saga POTC, confié cette fois-ci à un duo de réalisateurs norvégiens, et tentant de boucler la boucle, en revenant aux sources plus de 13 ans après le premier opus, La Malédiction du Black Pearl.

Un retour aux sources qui se fait pour le meilleur et pour le pire : s'il est intéressant de retrouver les personnages de Will Turner et d'Elizabeth Swann, ainsi que d'autres personnages secondaires des volets précédents, leur présence tient plus de la brève apparition clin-d'oeil que d'autre chose ; et il faut bien avouer que les grandes lignes du script sont littéralement photocopiées sur le script du premier opus, de son équipage de fantômes au capitaine rival de Sparrow, en passant par son protagoniste aux origines mystérieuses, sa course au trésor, son couple de jeunes premiers, la situation de Sparrow au début du film, etc, etc, etc... la frontière entre hommage et inspiration est très fine, et ce Pirates 5 la franchit régulièrement.

Et pourtant, ce n'est pas mauvais, surtout en comparaison du film précédent. Ce Pirates 5 se permet même de reprendre une séquence de Fast & Furious 5 - le braquage de banque - à la sauce POTC, avec attelages et bâtiment amovible (ainsi qu'une petite dose d'Assassin's Creed - Black Flag pour les acrobaties de Sparrow dans les rues et sur les toits), ou de proposer des scénettes originales - la guillotine - qui semblent indiquer une vraie recherche de moments mémorables.

Il est alors assez étrange de constater que le métrage rate bizarrement de nombreuses occasions d'être marquant et spectaculaire, en laissant de nombreuses pistes inexplorées : le pouvoir de l'épée de Barbe-Noire reste inexploité, la sorcière au service des Anglais n'a pas grande utilité, Swann et Turner n'ont pas plus d'une minute de présence à l'écran, le Triangle du Diable est survolé, le navire de Salazar ne sert pas assez, et plus surprenant encore, alors que l'on pouvait saliver d'avance à l'idée de tout ce que les personnages allaient pouvoir faire avec le Trident - invoquer le Hollandais Volant pour affronter le navire de Salazar, voire réanimer la malédiction du Black Pearl, que sais-je encore -, ce dernier ne leur sert qu'à tirer des trombes d'eau. Décevant.

(et réciproquement, lorsque le film tente d'être trop spectaculaire, ça tombe parfois à plat, comme lorsque la figure de proue s'anime et chasse Sparrow : c'est inutile, moche, et brouillon)

Au niveau technique, rien à signaler de nouveau : la réalisation est compétente et parfois inventive, les effets sont globalement convaincants, mais pas parfaits, et l'interprétation de tous les acteurs habituels est sans surprise (même si Depp en fait parfois trop, surtout lorsqu'il joue l'ivresse plus que de mesure) ; les petits nouveaux, eux, s'en sortent honorablement, même si leur romance ne fonctionne qu'en partie : comme dans Gods of Egypt, Thwaites est sympathique, et plus attachant que Bloom dans le premier POTC ; Scodelario est très similaire à Knightley ; et Bardem impose sa présence et son charisme, malgré un personnage lourd en effets.

Enfin, la musique, confiée à un sbire de Zimmer : ici, contrairement au grand recyclage sans queue ni tête du film précédent, Zanelli réutilise de manière judicieuse et plus sobre les thèmes préexistants, notamment celui de la romance Swann/Turner. Mais contrairement à Hans Zimmer, il échoue à imposer le moindre nouveau thème marquant ; ses contributions n'ont pas grand relief ou grande énergie, et hormis un passage ou deux, on ne remarque que la musique déjà installée au cours des trois premiers métrages.

Dans l'ensemble, donc, comme je le disais, Dead Men Tell No Tales est meilleur que le quatrième opus... mais ce n'est pas forcément très bon pour autant.

Beaucoup trop similaire au premier film de la saga, assez linéaire, ce Pirates 5 n'en a ni la fraîcheur, ni l'énergie, et il faut bien l'avouer : maintenant que l'on a eu droit à un Jack Sparrow Begins, et que la boucle est bouclée pour les Turner et Swann, il serait temps de mettre un terme à cette franchise plus si fraîche que ça...

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #525 : Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (2011)

Publié le 30 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Aventure, Disney, Comédie, POTC, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Pirates des Caraïbes 4 - La Fontaine de Jouvence (Pirates of the Caribbean - On Stranger Tides) :

Lorsque Jack Sparrow (Johnny Depp) découvre qu'Angelica (Penelope Cruz), l'une de ses anciennes conquêtes, se fait passer pour lui, Sparrow tombe dans le piège de la jeune femme : elle l'oblige alors à rejoindre son équipage, sous la direction de son père, le terrible Barbe-Noire (Ian McShane), et de les aider à découvrir la mythique Fontaine de Jouvence. Mais Barbe-Noire n'est pas le seul à la chercher : Barbossa (Geoffrey Rush) est sur leur piste pour le compte de la couronne anglaise, et les espagnols sont aux aussi de la partie...

Alors que sort le cinquième épisode de la saga en salles, retour sur le quatrième épisode, un épisode qui, ce n'est pas peu dire, n'avait pas marqué les mémoires. Et pour cause : après un premier volet tout à fait regardable, et deux suites boursouflées et assez bordéliques (mais contenant néanmoins bon nombre de scènes spectaculaires et mémorables), ce quatrième volet perdait la majorité de sa distribution habituelle, ainsi que son réalisateur, et choisissait de s'inspirer très librement du roman Sur des Mers Plus Ignorées de Tim Powers.

Résultat, un succès mitigé au box-office (malgré plus d'un milliard de dollars de recettes, le film avait coûté tellement cher à produire qu'il n'a pas fait de gros bénéfices), pour un film moins confus et surchargé que les précédents, mais aussi nettement moins intéressant, moins inspiré et tout aussi bavard.

La première demi-heure fait à peu près illusion, malgré une bande-originale de Zimmer en pilotage automatique, qui se contente d'aligner les deux nouveaux thèmes du films (pas désagréables, d'ailleurs) avec tous les anciens thèmes des films précédents, sans logique ni cohérence (il en ira de même pendant les 2 heures 15 du métrage) ; dès que Barbe-Noire est présenté, cependant, et que la mission de tout ce petit monde est lancée, le film commence à perdre son énergie, petit à petit... et une fois l'attaque des sirènes passée, c'est l'encéphalogramme plat jusqu'à la fin.

Toute la deuxième heure du film est ainsi un gros ventre mou, qui laisse énormément de temps au spectateur pour s'apercevoir des approximations du script, de l'absence totale d'intérêt et de charisme de la relation du prêtre et de sa sirène, de l'inutilité absolue des pouvoirs vaudou sous-exploités de Barbe-Noire (vaguement hérités du roman), du manque de personnages secondaires attachants, de la relation générique et clichée de Sparrow et d'Angelica (ainsi que du manque d'alchimie de Depp et de Cruz), etc, etc, etc...

Bref, ça rame progressivement de plus en plus, jusqu'à ce grand final faiblard devant la Fontaine de Jouvence... une grotte brumeuse pouvant apparemment accueillir des dizaines et des dizaines de personnes, et au centre de laquelle trônent trois pauvres colonnes, un ruisseau, et le Gardien de l'Éternité de Star Trek.

Autant dire que la déception est effectivement au rendez-vous (d'autant plus au second visionnage) et que l'on finit assez frustré : la distribution était sympathique, le sujet avait du potentiel, le roman dont s'inspire le film est excellent, mais le tout est très fade, ne capitalise pas sur ses bons points, et Rob Marshall, à la réalisation, peine à dynamiser le tout, ou à présenter des idées totalement improbables, comme Gore Verbinski savait le faire de temps à autre.

2.5/6, parce que ça se laisse regarder, sans plus.  

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Un film, un jour (ou presque) #1512 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (2006)

Publié le 24 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 2 : Le Secret du Coffre Maudit (Pirates of the Caribbean : Dean Man's Chest - 2006) :

Sous la direction de Lord Beckett (Tom Hollander), la Compagnie des Indes resserre son étau sur le monde des pirates, et tente de mettre la main sur la clé et le coffre de Davy Jones (Bill Nighy), qui lui permettraient de contrôle les sept mers. C'est ainsi que Will Turner (Orlando Bloom) et Elizabeth Swann (Keira Knightley) se retrouvent à nouveau embarqués dans une aventure improbable à la poursuite de Jack Sparrow (Johnny Depp), dont la boussole magique est capable de pointer la direction de ces objets de légende. Mais le Hollandais Volant de Jones rôde, et a lui aussi des vues sur l'âme de Sparrow...

Pirates des Caraïbes 2 : une suite mise en chantier précipitamment suite au succès du premier film, écrite et réécrite dans l'urgence (le tournage a débuté sans script finalisé), et pour laquelle Gore Verbinski et ses scénaristes ont plus ou moins eu carte blanche... le résultat, c'est un métrage en deux parties qui se veut être l'Empire Contre-attaque de sa trilogie, un bigger louder longer gentiment brouillon qui prend un peu l'eau de partout dans sa première heure lourde en exposition, mais parvient à rester à flot grâce à l'énergie de sa seconde moitié, à son sens du spectaculaire, à ses effets spéciaux excellents et à sa distribution.

Le film est donc plus long que le premier, le scénario encore plus capillotracté et bourré de digressions, les protagonistes encore plus nombreux, et Hans Zimmer (probablement frustré que la bande originale du premier film ait connu un tel succès sans qu'il soit crédité) revient à la musique, pour un résultat intéressant, bien que souffrant un peu d'un mixage trop confus à mon goût (les réenregistrements de la musique de la trilogie par le Prague Philharmonic leur redonnent à ce titre une seconde jeunesse).

Le tout est tout de même très sympathique à suivre, bien qu'un niveau en dessous de l'original : la vision atmosphérique et sombre du monde de la piraterie, mise en place dans le film original, reste très présente et efficace (pour ne pas dire macabre dans certains plans, comme ces corbeaux qui dévorent les yeux des prisonniers), le slapstick de Sparrow, véritable électron libre, reste globalement drôle, et certaines scènes sont très réussies, tant visuellement que conceptuellement. Sans oublier Davy Jones et son équipage, somptueux.

Reste que l'on sent que le projet, en prenant tant d'ampleur, a un peu échappé à ses créateurs, et qu'il en résulte des boursouflures et des digressions que l'ultime volet de la trilogie ne feront qu'amplifier ; en l'état, ce Dead Man's Chest est plein de bonnes idées, de direction artistique inspirée, de réussites technologiques, de moments épiques, de personnages secondaires amusants et intéressants (la Compagnie des indes, pas trop, mais j'ai redécouvert Tia Dalma en VO, alors que je n'appréciais pas vraiment son personnage cliché en VF) etc... mais la structure et le squelette du récit sont un peu trop bancals et brouillons pour que chacune de ces qualités ait vraiment le temps de briller ou de se démarquer. Dommage.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1513 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde (2007)

Publié le 25 Août 2021 par Lurdo dans POTC, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au Bout du Monde (Pirates of the Caribbean : At World's End - 2007) :

Face à la menace croissante de la Compagnie des Indes, qui contrôle désormais Davy Jones (Bill Nighy) et fait régner la terreur sur les océans, Barbossa (Geoffrey Rush), Elizabeth Swann (Keira Knightley) et Will Turner (Orlando Bloom) tentent de réunir la confrérie de Pirates des sept mers, pour les convaincre d'unir leurs forces contre leur ennemi commun, et de libérer la puissance de Calypso, déesse des océans maintenue captive dans un corps humain. Mais avant tout, il va falloir retrouver Jack Sparrow (Johnny Depp), perdu dans l'au-delà pirate...

Dernière partie de la trilogie initiale POTC, une dernière partie encore plus bigger louder, longer que la précédente, et dont les défauts sont encore plus exacerbés : le film dure encore plus longtemps ; tout le monde se trahit allègrement à de multiples reprises, jusqu'à ce que le spectateur oublie qui est allié avec qui ; l'action est toujours plus improbable (on est dans le swashbuckling poussé à l'extrême, avec par exemple Sparrow et Davy Jones qui se battent en duel en haut d'un mat en pleine tempête et au cœur d'un maelstrom sans jamais être déséquilibrés, ou Sparrow qui se prend pour Tarzan entre les mats) ; le scénario frustre fréquemment avec une mythologie confuse, sous-expliquée, et en faisant des choix paradoxaux et décevants (le Kraken mort hors-champ, la grande bataille navale qui n'a jamais lieu, Calypso qui disparaît totalement du métrage une fois libérée, la sous-intrigue oubliée de Chow-Yun Fat qui prend Swann pour Calypso) ; tout le monde cabotine de plus en plus, avec en prime un humour un poil plus lourd, décomplexé et graveleux, çà et là...

Mais paradoxalement, la carte blanche clairement laissée à Verbinski et à l'équipe scénaristique donne aussi lieu à plein de bonnes choses, depuis cette introduction glaçante sur Hoist the Colors (Zimmer était motivé, pour ce troisième volet, et ses thèmes, notamment le thème romantique, sont des réussites), en passant par ce sentiment de fin d'une ère qui imprègne tout le métrage, ce face à face singeant Ennio Morricone et les westerns spaghettis, toute la séquence surréaliste de l'au-delà pirate (avec le Black Pearl voguant dans le désert), le conseil des pirates (qui s'éternise un peu, mais reste sympathique), ou encore le grand affrontement final, certes frustrant sous bien des rapports, mais aussi toujours spectaculaire, lisible, divertissant et épique (le mariage en pleine bataille)...

Un film frustrant, donc, boursouflé de partout (à l'instar de The Lone Ranger, tiens), qui ressemble un peu à un amalgame brouillon de toutes les idées en vrac que Verbinski et son équipe avaient encore en stock, mais qui reste néanmoins un blockbuster agréable à suivre, réservant son lot de scènes mémorables et énergiques, et possédant une vision artistique et une identité que l'on ne peut nier.

3.25/6

(les critiques des autres volets sont toutes en ligne et accessibles en cliquant ici)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 29 - Incarnate (2016)

Publié le 6 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Action

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre...

Incarnate :

Lorsque son fils Cameron (David Mazouz) est possédé par une entité démoniaque capable de passer de corps en corps, Lindsay Sparrow (Carice Van Houten) se tourne ver le Dr. Seth Ember (Aaron Eckhart), un exorciste spécialiste, capable de pénétrer l'esprit des possédés, pour rendre à ceux-ci le contrôle de leur corps et en expulser les démons. Mais cette fois-ci, il a affaire à un démon très particulier, surnommé Maggie, qui le traque, et lui a valu de finir en fauteuil roulant...

Un ratage (forcément) co-produit par WWE Films et Blumhouse Prods, et qui tente de mettre en place un univers pulp (personnages aux noms clichés, pouvoirs improbables, iconographie pataude, récit simpliste, dialogues basiques) mangeant à tous les râteliers, de Matrix à Inception en passant par Insidious, l'Exorciste et consorts.

En fait, la seule chose vraiment intéressante, dans ce métrage d'action-horreur, c'est le casting de Carice Van Houten (qui, paradoxalement, ne sert absolument à rien dans le film) et d'Eckhart (qui se donne à fond dans un rôle caricatural au possible).

Le reste est en roue libre, brouillon et générique, avec une réalisation quelconque (Brad Peyton, réalisateur de San Andreas, Comme Chiens et Chats 2, et Voyage au Centre de la Terre 2, n'est pas réputé pour sa maîtrise du genre horrifique), une musique tour à tour insipide et grandiloquente, un rythme bancal malgré ses 80 minutes, et un récit qui ne décolle jamais tant il est balisé, y compris vers la fin, quand le film tente des twists tellement éculés qu'on ne peut que soupirer.

C'est un peu triste pour Eckhart, qui aime clairement le cinéma de genre, mais bon, encore un de ses projets qui tombe totalement à plat, car trop dérivatif et inabouti.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 54 - Summer of Blood (2014)

Publié le 13 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Summer of Blood :

Erik Sparrow (Onu Tukel), un hipster glandeur de Brooklyn, fainéant, bedonnant, bavard et prétentieux, se fait plaquer par sa compagne (Anna Margaret Hollyman). Après toute une série de rendez-vous galants avortés, Erik finit par être mordu par un vampire nonchalant, et par lui-même devenir une créature de la nuit. Désormais une véritable bête de sexe insatiable, Erik est cependant bien décidé à reconquérir son ex...

Une comédie indépendante typique de la scène new-yorkaise, qui se veut anti-conformiste et décalée, mais débite des platitudes pontifiantes et pseudo-philosophiques génériques au possible, et s'avère très nombriliste (le réalisateur est aussi scénariste et acteur principal).

Le protagoniste est antipathique, prétentieux, bavard et pathétique, jamais vraiment attachant, et pas très drôle. Alors on va me répliquer que c'est voulu, que ça fait partie du décalage et du détachement ironique et existentialiste sur le genre du film d'horreur vampirique, que le film c'est "et si un gros hipster raté et con devenait un vampire, et devenait irrésistible ?"... mais bon, entre le ton, les personnages agaçants, et la musique synthétique pseudo-rétro, je n'ai pas du tout accroché (d'autant qu'il faut une bonne demi-heure pour qu'il se produise enfin quelque chose). Bizarrement, je suis sûr que d'autres y trouveront leur compte.

2/6

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Blog Update ! - Février 2018

Publié le 2 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

Le mois de février a beau être court, le blog des Téléphages Anonymes n'a pas ralenti sa cadence, et sa rubrique quotidienne Un film, un jour... ou presque ! a continué son petit bonhomme de chemin, avec notamment une semaine spéciale Saint Valentin assez chargée...

 

#641 : Coco - 4.25/6

#642 : Flock of Dudes - 1.75/6

#643 : La Planète Des Singes - Suprématie - 3.75/6

#644 : Batman - Gotham by Gaslight - 4.5/6

#645 : Mascots - 3/6

#646 : Red Trousers - Anthologie du cinéma de Hong Kong - 4/6

#647 : SEMAINE ST-VALENTIN

- L'Agence Cupidon - 3/6

- Amoureux Malgré Eux - 2.5/6

- Girl's Best Friend - 3/6

#648 : SEMAINE ST-VALENTIN

- Are You Ready For Love ? - 2.25/6

- Un Café et un Nuage d'Amour - 1.5/6

- Amour, Rupture et Littérature - 1.5/6

#649 : SEMAINE ST-VALENTIN

- Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special - Sparrow/6

- L'Étincelle de l'Amour - 1.75/6

- My Secret Valentine - 3/6

#650 : SEMAINE ST-VALENTIN

- Marions-nous ! - 2.25/6

- Un Baiser au Coin du Feu - 3/6

- Very, Very, Valentine - 2.5/6

#651 : SEMAINE ST-VALENTIN

- Spanglish - 3/6

- La Saison des Amours - 1.5/6

- Un Prince Pas Très Charmant - 2/6

#651b : SEMAINE ST-VALENTIN

- Falling For Vermont - 2/6

- Cherche fiancé pour une semaine - 2/6

- Une Maison pour Deux 2 - 2/6

#651c : SEMAINE ST-VALENTIN

- Je ne t'oublie pas - 3/6

- La Reine du Remariage - 2.25/6

- Comment trouver l'amour à la Saint Valentin ? - 3/6

#652 : Happy Valley - 4/6

#653 : Black Panther - 3.5/6

#654 : When We First Met - 3/6

#655 : Alexandre et sa Journée Épouvantablement Terrible et Affreuse - 3/6

#656 : My Wonder Women - 3/6

#657 : Amies Malgré Lui - 3/6

#658 : Bright - 3/6

#659 : Unleashed - 3/6

#660 : Starship Troopers - Traitor of Mars - 2/6

#661 : Le Faussaire - 3/6

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Un mois dominé par la semaine Saint Valentin qui, si elle a valu au blog un bon pic d'audience jusqu'à fin février, n'a pas apporté le moindre métrage au-dessus de la moyenne - à part, peut-être, le Big Sexy Valentine's Day Special de Michael Bolton, une grosse parodie déconneuse et amusante.

Le reste du mois n'a pas non plus été très passionnant : au niveau des blockbusters, Black Panther et le dernier Planète des Singes se démarquent un peu, sans plus ; au niveau de l'animation, Coco et Batman - Gotham by Gaslight assurent le quota de réussites... mais tout le reste est, au mieux, passable.

Pas sûr que le mois prochain soit bien meilleur...

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Film du mois :

Coco et Batman - Gotham by Gaslight, sans hésitation. Deux dessins animés très réussis, et qui font plaisir à voir.

Mention spéciale à Black Panther, dont je suis ressorti mitigé au terme d'une séance calamiteuse, mais qui vieillit plutôt bien dans mon esprit.

Flop du mois :

Flock of Dudes, une comédie lourde et antipathique, tout sauf drôle, et Starship Troopers - Traitor of Mars, un film d'animation creux au possible, et bien trop premier degré pour son propre bien.

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Au niveau des séries, Star Trek Discovery s'est finie comme elle avait débuté (un ratage), la saison 2 de The Good Place et la première saison de Black Mirror m'ont laissé mitigé, la saison 1 de Rick et Morty m'a amusé, et la première moitié de la saison 1 du reboot de The Tick, bien que plus sérieuse que prévu, laisse augurer du meilleur.

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En mars, on continue sur notre lancée, avec en prime un bref détour par l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick !

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Un film, un jour (ou presque) #758 : MOIS FRANÇAIS - Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015)

Publié le 14 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Jeunesse

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Vive la France (2013) :

Muzafar (José Garcia) et Feruz (Michaël Youn), deux gentils bergers du Taboulistan, un petit pays d’Asie centrale méconnu, sont recrutés par leur gouvernement pour faire connaître leur nation, en commettant un attentat à Paris, contre la Tour Eiffel. Mais une fois arrivés en France, les deux étrangers rencontrent la sympathique Marianne (Isabelle Funaro), journaliste, qui les prend sous son aile, et leur fait découvrir son beau pays...

Seconde réalisation de Michaël Youn (d'ailleurs à la co-écriture du film, là-aussi), cette comédie à mi-chemin entre Borat et We Are Four Lions s'avère une proposition de cinéma bancale, et assez difficile à cerner.

Le problème, en fait, c'est que le film ressemble plus à une carte postale, celle des vacances de Youn et de sa compagne (qui y met du sien, mais n'est pas particulièrement attachante ou intéressante, à l'écran) à travers la France : les paysages et les régions de France se succèdent, leurs habitants (toujours plus clichés et génériques) aussi, et le tout se déroule des plus mollement, sans grande inspiration, jusqu'à l'arrivée des deux immigrants à Paris.

Le peu de fond (sur l'immigration, la manière dont la France traite les étrangers, le terrorisme, le fanatisme, ou encore la mise en avant de ce que la France représente et a de bon) est totalement noyé dans l'accumulation de moments "tourisme", et dans un sens de l'humour bien trop sage et plat (les accents, les personnages de Youn et Garcia, leur pays d'origine, tout ça, ça ne fonctionne pas vraiment, ça ressemble à un sketch semi-improvisé et pas totalement abouti).

Le plus frustrant, dans tout ça, c'est vraiment le fait que Youn et Garcia n'ont finalement, au long du métrage, qu'une alchimie toute relative, qui fait que ce duo pourtant théoriquement explosif finit par décevoir (hormis quelques scènes plus sincères vers la fin).

Énorme bof, donc, et une déception certaine après Fatal.

2/6

Tout Schuss (2015) :

Écrivain égocentrique, immature et déjanté, Max Salinger (José Garcia) est contraint de s'improviser "parent accompagnateur" en classe de neige afin de récupérer son dernier manuscrit, que sa fille adolescente lui a dérobé, avant de partir au ski, pour se venger de son manque d'attention. Rapidement, entouré d'ados tous plus surexcités les uns que les autres, cette classe de neiges se complique pour l'auteur arrogant...

Comédie française à tendance colonie de vacances, plombée par un José Garcia en roue libre et en mode Jack Sparrow + Philippe Manoeuvre + Tony Stark + bobo parisien défoncé. En soi, pourquoi pas, ce personnage pourrait fonctionner dans un sketch, ou dans une comédie plus barrée, qui se serait mise au diapason de son interprétation.

Le problème, c'est que le reste du métrage tient plus de la comédie adolescente potache très classique et banale, avec un humour parfois graveleux, scatologique et bas-de-plafond, et des références étrangement vieillottes, qui trahissent l'âge des scénaristes. Cela crée donc un gouffre improbable entre Garcia et le reste de la distribution, et le film ne s'en remet jamais vraiment.

Un métrage raté, donc, qui ressemble fortement (en plus forcé) à ces comédies gentillettes mais totalement anecdotiques dans lesquelles Vince Vaughn ou Owen Wilson jouent occasionnellement, et qui tente, sans grande conviction, d'injecter un peu d'émotion dans tout ça, à grand renfort de piano mélancolique.  

1.75/6

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Christmas Yulefest 2014 - 78 - Nils et les Oies Sauvages (2011) & Le Baron de Münchausen (2012)

Publié le 8 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, Suède, Allemagne, Jeunesse, Fantastique, Aventure

Noël est passé, les Rois sont arrivés, mais avant de tirer sa révérence, la Christmas Yulefest 2014 joue les prolongations sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un Bonus Round d'une semaine afin de boucler dignement ce marathon de cinéma festif de fin d'année...

Nils et les Oies Sauvages (Nils Holgerssons Wunderbare Reise) :

À 13 ans, le jeune Nils Holgersson (Justus Kammerer) est un adolescent turbulent et impatient, las de travailler à la ferme de ses parents. Un jour, alors qu'il cumule les bétises, laisse un renard tuer l'une des oies familiales, et détruit une clôture avec un tracteur, il est maudit par un lutin agacé : Nils se retrouve miniaturisé, capable de parler aux animaux et bientôt, le voilà embarqué à dos d'oie jusqu'en Finlande, pour un véritable voyage initiatique qui le changera à jamais....

Version dvd français d'une mini-série pour enfant de près de quatre heures, co-produite par l'Allemagne et la Suède, et adaptant le récit de Selma Lagerlöf.

Et qui dit "version dvd français", dit VF, et mini-série raccourcie à moins de 90 minutes... d'où un récit décousu, bordélique, blindé de coupes abruptes et de transitions improbables, qui rendent le tout gentiment incompréhensible et/ou niais, et ne satisfera que les plus jeunes, amusés par les animaux qui parlent et par des effets visuels pourtant assez moyens.

Un vrai travail de boucherie qui ne donne qu'une envie : se replonger dans les livres, avant de mettre la main sur la mini-série complète, pour comparer.

2/6

Le Baron de Münchausen (Baron Münchausen) :

Un peu fatigué, le Baron de Münchausen (Jan Josef Liefers) raconte histoires improbables après histoires improbables dans les auberges et autres tavernes. Un soir, cependant, la petite Frida (Isabelle & Helen Ottman) vient à sa rencontre pour lui annoncer qu'elle est sa fille ; dubitatif, le Baron ne la croit pas, mais de fil en aiguille, il finit par partir à l'aventure avec la fillette...

Un téléfilm allemand en deux parties, pour près de trois heures de métrage, diffusées sur Das Erste. Je l'ai probablement déjà dit en ces pages, je suis grand fan du Les Aventures du Baron de Münchausen de Terry Gilliam, que je considère comme un film festif par excellence, et comme l'un des chefs d'oeuvre maudits du réalisateur.

Et là, le problème principal de ce téléfilm, c'est qu'il met trois heures pour raconter, avec moins de budget, moins de talent, moins de rythme, moins d'inventivité et moins de panache, exactement la même chose que le Gilliam. Oui, je sais, "c'est normal, vu que les deux métrages sont inspirés des mêmes récits originaux"... mais la moindre des choses serait tout même d'essayer de se démarquer au maximum de l'adaptation la plus mémorable.

Or là, avec son Münchausen (joué comme un Jack Sparrow du pauvre par un acteur ressemblant à un croisement entre Alexandre Astier et Robert Downey Junior) accompagné par une fillette, on retrouve vraiment les mêmes scènes, les mêmes interactions, etc. On s'ennuie donc assez rapidement, puisque cette adaptation rappelle constamment un autre film qualitativement supérieur, enrobant le tout d'un meublage conséquent, d'un rythme laborieux, de cascades approximatives, et d'une illustration musicale qui lorgne très fortement sur, justement, les Pirates des Caraïbes de Zimmer.

Cela dit, la production et les acteurs font tout de même des efforts, donc tout n'est pas négatif... mais ça reste très très en deça du Terry Gilliam.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1166 : Le Voyage du Docteur Dolittle (2020)

Publié le 19 Mars 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Voyage du Docteur Dolittle (Dolittle - 2020) :

Cloîtré avec tous ses animaux dans son manoir depuis la mort de son épouse, sept ans plus tôt, le Dr. John Dolittle (Robert Downey Jr.) refuse désormais d'affronter le monde. Jusqu'à ce que la Reine Victoria fasse appel à ses services : malade, elle a besoin de l'aide de Dolittle qui, avec Tommy, un jeune garçon (Harry Collett) lui servant d'apprenti au pied levé, avec tous ses amis animaux (Emma Thompson, Rami Malek, John Cena, Kumail Nanjiani, Octavia Spencer, Tom Holland, Craig Robinson) et avec la jeune Lady Rose (Carmel Laniado), part alors à la recherche d'une île mythique, sans se douter que son grand rival, le Dr Müdfly (Michael Sheen) va tenter de leur mettre des bâtons dans les roues...

Aïe. Je vais être franc : on m'aurait dit, avant de voir le film, que c'était une production Disney + ou Netflix, et que par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à un budget colossal, à des effets spéciaux perfectionnés, ou un script en béton armé, j'aurais dit d'accord, et j'aurais ajusté mes attentes en proportion.

Seulement voilà, Dolittle est le premier gros projet de Downey Jr. depuis la fin de Tony Stark, il a eu les coudées franches pour le tourner, et il a bénéficié de près de 200 millions de dollars de budget.

Le résultat : un quasi-accident industriel, un film qui prend l'eau de partout, qui souffre d'un script bancal à mi-chemin entre film pour les plus petits et film d'aventure familial, étrangement calqué sur une partie de Là-Haut de Pixar (le protagoniste grognon et reclus depuis la mort de sa compagne, contraint de repartir à l'aventure avec un jeune garçon à ses côtés, blablabla) et qui est étouffé par la prestation d'un Downey Jr en roue libre, apparemment persuadé que d'interpréter Dolittle comme un Jack Sparrow sous cocaïne et à l'accent gallois (?) approximatif était une bonne idée.

Le film est ainsi bringuebalant de toutes part : au niveau sonore,  le score de Danny Elfman est oubliable, quand il ne ressemble pas à du John Powell, et si le doublage des animaux est sympathique, tous les dialogues de Downey semblent avoir été redoublés à l'arrache en studio, avec un Downey qui marmonne tous ses mots. Niveau visuel, tout ressemble à un déluge d'étalonnage numérique médiocre et de fonds verts aux incrustations inégales, avec des animaux numériques omniprésents qui, au bout d'un moment, ne tentent même plus de paraître photoréalistes. Et au niveau de l'écriture, donc, ça tombe plus souvent à plat que ça ne fonctionne, et l'humour pipi caca prout a ses limites (toute la conclusion avec le dragon - et je ne parle même pas de la libellule jalouse du scorpion qui lui a piqué sa copine parce qu'il avait un plus gros dard... ).

En résumé, ce n'est pas bon du tout, et on sent que le film a connu un tournage compliqué, avec trouzemille scénaristes et réalisateurs différents : c'est autant le bordel à l'écran que derrière la caméra, et c'est laborieux de bout en bout.

1.75/6 (pour Sheen, qui fait son possible en antagoniste caricatural, et Antonio Banderas, en roi grimé)

(à la limite, peut-être que la VF pourrait être mieux que la VO, pour une fois)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1511 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003)

Publié le 23 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl - 2003) :

Elizabeth Swann (Keira Knightley), fille du gouverneur de Port Royal, se retrouve embarquée dans une aventure inattendue lorsque son amitié avec William Turner (Orlando Bloom), un forgeron, la fait tomber aux mains de Barbossa (Geoffrey Rush), Capitaine du Black Pearl et de son équipage de pirates immortels et maudits. Sans oublier Jack Sparrow (Johnny Depp), ancien capitaine du Black Pearl, bien décidé à récupérer le navire des mains de ceux qui l'ont trahi...

Et l'on commence cette semaine Swashbuckling et piraterie avec un indéboulonnable du genre, jamais chroniqué en ces pages alors que deux de ses suites l'ont été : le premier Pirates des Caraïbes, signé Gore Verbinski, et produit par Jerry Bruckheimer.

Difficile de revenir sur un tel film sans prendre en compte l'influence qu'il a eu sur son genre cinématographique, et sur le blockbuster moderne : de la musique de Zimmer/Badelt, en passant par le savant mélange d'action et d'humour dont on retrouve la formule dans les Marvel ou d'autres films Disney comme Jungle Cruise.

POTC n'a pas forcément innové, mais a remis le genre du film de pirates au goût du jour, et a redonné un coup de fouet à une formule trop souvent délaissée : le film d'aventures familial et dynamique, à la durée de plus de deux heures.

Un film confié à Verbinski, qui a apporté au métrage et à ses suites un véritable point de vue bien à lui : dès les premières images, on sent un véritable soin apporté à l'atmosphère de cet univers, plus sombre et crasseuse que ce que l'on aurait pu attendre d'un film Disney.

Effets spéciaux mémorables, univers très tactile et crédible (avec ces immenses navires, ces batailles épiques, ces pirates aux trognes décaties, etc), thème principal ronge-crâne (avec le recul, on pardonnera à la bande originale son côté un peu trop synthétique et dérivatif, surtout lorsque l'on se souvient que Hans Zimmer ne croyait tellement pas au projet qu'il a refilé de vieilles bandes démos à ses sbires - dont Badelt - en leur disant de se débrouiller avec tout ça), gros moyens techniques, et bien entendu, une distribution qui joue le jeu à fond, totalement dominée par l'interprétation improbable de Johnny Depp.

On pourra regretter qu'Orlando Bloom soit éclipsé par tous ses partenaires de jeu (c'est le personnage qui veut un peu ça, et il regagne un peu en charisme vers la fin du film, mais bon...) et il est assez intéressant de constater que déjà, dans ce premier film, on peut déceler des éléments qui préfigurent ce qui commencera à poser problème dans les deux suites : quelques longueurs (le film aurait gagné à être plus court d'un quart d'heure), une overdose de trahisons et de retournements de veste, une structure un peu brouillonne...

Mais ce premier film de la saga est tellement généreux et dynamique que cela ne pose pas vraiment de problème.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #649 : SEMAINE ST-VALENTIN - Michael Bolton's Big Sexy Valentine's Day Special (2017), L'Étincelle de l'Amour (2014) & Mon Amoureux Secret (2018)

Publié le 14 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Comédie, Musique, Saint Valentin, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. Et cette semaine, on se concentre sur la romance, à l'occasion de la Saint Valentin...

Michael Bolton's Big, Sexy Valentine's Day Special :

Lorsque, le jour de la Saint Valentin, le chanteur Michael Bolton est contacté par le Père Noel, il apprend qu'il doit aider ce dernier à concevoir 75000 nouveaux bébés avant Noël, afin d'écouler les stocks de jouets du Pôle Nord. Pour cela, un seul moyen : organiser un Téléthon spécial Saint Valentin, où les stars se succèdent, et inciter les téléspectateurs à copuler devant leur écran...

Un moyen-métrage spécial d'une heure, diffusé pour la St. Valentin 2017 sur Netflix, et conçu par toute la bande de The Lonely Island et ses compères, que l'on retrouve tout au long du show, que ce soit dans leurs propres rôles, ou dans celui de personnages improbables : en vrac, on a Adam Scott, Sarah Shahi, Brooke Shields, Janeane Garofalo, Bob Saget, Sarah Silverman, Randall Park, Andy Samberg, Fred Armisen, Maya Rudolph, Chris Parnell, Eric André, Will Forte ou encore Michael Sheen dans le rôle d'un chorégraphe très énervé. :p

Ce spécial est donc une succession de mini-sketches, numéros et chansons décalés, à l'intérêt et à l'humour forcément très variables, mais qui dans l'ensemble fonctionnent assez bien, notamment parce que Bolton, malgré sa raideur et son manque de naturel, est prêt à tout pour faire rire. D'ailleurs, cette raideur participe un peu au décalage absurde de toute cette heure, et ne fait que le renforcer, donc c'est bien la preuve que Bolton était fait pour ça.

Et puis rien que toute la séquence finale, à base d'assassinat, de Nessun Dorma, de Boltron 90s, et de Super Noël, ça vaut le détour.

This is the tale of Captain Jack Sparrow/6

L'Étincelle de l'Amour (When Sparks Fly) :

Journaliste, Amy Peterson (Meghan Markle) a abandonné sa vie provinciale et son fiancé Hank (Christopher Jacot) pour se lancer dans sa carrière rêvée, à Chicago. Sept ans plus tard, cependant, son rédacteur en chef lui demande de retourner dans sa ville natale à l'occasion du 4 Juillet, afin d'écrire un article sur l'entreprise de feux d'artifice de ses parents. Là, elle retrouve sa meilleure amie Sammie (Kristina Pesic), qui lui annonce qu'elle est sur le point d'épouser Hank, et qu'elle place Amy en charge de l'organisation de la réception : de quoi raviver les sentiments d'Amy pour ce dernier, et amener la jeune femme à faire le point sur toute son existence.

Une rom-com Hallmark diffusée à l'occasion de la Fête Nationale américaine 2014, et qui a l'insigne honneur d'avoir pour héroïne Meghan Markle (désormais plus connue pour le Prince qu'elle va épouser que pour sa carrière), une métisse afro-américaine (chose généralement impensable dans les productions de la chaîne, lavant habituellement plus blanc que blanc). Sauf que... son personnage est ici caucasien, fille de deux parents globalement caucasiens : l'honneur Hallmark est sauf ! :S

(pas de panique, la moitié des personnages secondaires & figurants est d'origine ethnique, comme souvent, afin d'assurer le quota...)

D'un autre côté, pour être parfaitement honnête, l'ethnicité de l'héroïne est vraiment le moindre des problèmes de ce métrage.

Au rayon des problèmes, commençons par l'écriture, fruit du travail d'une scénariste qui n'a écrit que cinq ou six scripts en 25 ans, et plus rien depuis ce téléfilm.

Une écriture assez bancale et caricaturale, qui fait de l'héroïne (pourtant citadine depuis 7 ans et fiancée à quelqu'un d'assez riche) une fille "rurale", aux manières toujours rustres, commandant des hamburgers dans des restaurants trois étoiles ; qui transforme sa meilleure amie en psychopathe hystérique über-patriote et jalouse durant la préparation de son mariage ; qui insère des rebondissements et des événements totalement forcés et improbables dans le cadre du mariage ; qui change la personnalité des protagonistes en fonction des besoins du script ; et qui traite les relations sentimentales de ses protagonistes comme des relations interchangeables et sans profondeur, puisque à l'instant où Amy revient en ville, son ex commence à flirter avec elle, sans la moindre honte, pendant que Phil (Lochlyn Munro), le compagnon de l'héroïne, commence immédiatement à flirter avec la future mariée dès son arrivée en ville.

Bref, les personnages ont tendance à agacer, ont des comportements très discutables, mais forcément, tout s'arrange, parce que Hallmark, et tout et tout.

Reste qu'Amy finit par plaquer sa carrière, son mec, et sa vie citadine pour s'installer chez ses parents (sans autre emploi que webmaster de l'entreprise familiale), et pour se marier avec son ex (un ex qui, pendant tout le métrage, était plus intéressé par Amy que par la préparation de son mariage). N'oubliez pas, les filles, pour trouver le bonheur, laissez tomber vos rêves et rentrez à la maison !

Et si encore l'ex en question était un homme charismatique et charmant... mais non, Jacot n'a pas grand chose d'un protagoniste de comédie romantique, il est terne et générique, et n'a pas grande alchimie avec Meghan Markle. Résultat : on peine à se ranger aux côtés du couple vedette, et on finit par se désintéresser de ce métrage prévisible, aux personnages et à l'écriture très frustrants.

1.75/6

Mon Amoureux Secret (My Secret Valentine - 2018) :

Lorsque son père lui annonce qu'il a prévu de prendre sa retraite et de vendre le vignoble familial, Chloe (Lacey Chabert), restauratrice, n'en revient pas. Elle décide alors de rentrer à la maison, et de superviser la visite de Seth (Andrew Walker), le représentant commercial d'une grande entreprise de vente de vin. Mais en parallèle, Chloe s'éprend d'un homme énigmatique et bricoleur louant le chalet de la propriété, et avec lequel elle échange des mots doux par le biais d'un tableau noir...

Le premier téléfilm du Countdown to Valentine's Day 2018 de Hallmark, ce métrage assez classique réunit l'indéboulonnable Lacey Chabert (qui, à ce point de sa carrière, ne tourne plus que pour la chaîne, à raison d'un ou deux téléfilms par saison) et Andrew Walker (lui aussi une valeur sûre), une combinaison inédite pour la chaîne.

Malheureusement, cette combinaison au potentiel certain se retrouve plongée dans une histoire de vignoble très basique, mâtinée de quiproquos, et d'une histoire d'identité secrète rapidement éventée et déjà vue (on est dans un semi-remake de Rendez-vous et de ses divers remakes). En fait, j'ai vraiment eu l'impression d'un bon gros recyclage, de bout en bout, de la meilleure copine rouquine, en passant par la retraite du père, par l'environnement, par le festival municipal, et par la traditionnelle dispute de fin de métrage (ici gentiment bâclée dans les 5 dernières minutes).

Un recyclage tout à fait regardable, cela dit, notamment parce que les deux acteurs principaux ont une bonne alchimie (et Chabert semble un peu plus impliquée que dans d'autres téléfilms où elle semblait fatiguée et en pilotage automatique), mais un recyclage néanmoins - celui d'une comédie romantique probablement prévue pour être initialement tournée et diffusée en été (ou au début de l'automne), mais déplacée en hiver, avec des acteurs qui semblent transis de froid durant leurs scènes en extérieur, sous un ciel couvert et grisâtre des plus menaçants.

Le (très vague) rapport avec la Saint Valentin ? Les quelques kiosques malingres du festival de fin de métrage, je suppose.

3/6

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