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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "home alone"

Catch Review : WWE Night of Champions 2014 (21/09/2014)

Publié le 22 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, WWE

Summerslam était un PPV à l'action assez solide de bout en bout, mais au booking assez médiocre. Night of Champions, lui, part déjà avec un handicap : une carte particulièrement peu engageante...

- Christian, pour un segment talk-show sans intérêt avec Y2J, dans lequel ils se disputent gentiment en se souvenant du passé et parlent de Randy Boreton. Qui intervient, forcément, et fait une promo sympatoche backstage (à laquelle Jericho répond d'un piteux "total Jackass", et avec des jeux de mots foireux sur les serpents. Ouch).

- Usos vs Gold & Stardust, tag titles. La routine : ce n'est pas mauvais, mais ça ronronne gentiment tant ces deux équipes se connaissent désormais par coeur... et le spectateur aussi.

- Placement produit Mountain Dew par Zigg & Truth.

- Cesaro vs Sheamus, US Title. Un match assez classique entre les deux hommes, avec un moment ou deux assez sympathiques, mais sinon, RAS.

- Show & Apollo Henry se motivent backstage.

- Deux musiciens country aux commentaires... arf.

- Miz w/Sandow & Zigg w/Truth, IC title. Un match prétexte (avec un finish de merde), qui donnait un peu l'impression d'être en avance rapide par moments, pendant que les commentateurs parlaient régulièrement de tout sauf du match. Et bien sûr, Sandow se fait mettre minable par les deux chanteurs. *soupir*

- Rollins dans le ring, pour proclamer sa victoire sur un Reigns à l'hosto, et lancer un open challenge, auquel répond Dean Ambrose qui arrive en taxi (et donc n'a techniquement pas pu entendre l'open challenge, laule). Mini-brawl immédiatement parasité par l'Authority. Ça sentait beaucoup le déjà vu, franchement.

- Henry vs Rusev. Les hymnes nationaux, c'est fatiguant. Surtout quand Henry chiale pendant l'hymne. Un match gentiment bourrin, mais aussi très lent et peu captivant. Mwé.

- Y2J vs Boreton. Meh. Une porte de sortie prévisible pour Y2J, RKOé par Boreton. Ce n'était pas mauvais, les deux hommes sont des pros, mais je n'ai pas été intéressé par un match de Y2J ou d'Orton depuis des années, donc...Et les commentateurs étaient, une fois de plus, souvent distraits.

- Promo quelconque de Paige.

- Promo médiocre de Brie.

- AJ vs Nikki vs Paige. Divas Title. Bah ce n'était pas mauvais. C'était lent, et les filles parlaient beaucoup entre elles, notamment au moment de la tower of doom, mais bon... ça allait.

- Cena vs Lesnar, WHW title. Le même match qu'au dernier PPV, avec un Lesnar dominant et un Cena un poil plus résistant (mais particulièrement stupide dans ses attaques)... mais cette fois-ci, il est sur le point de gagner (facepalm), quand Rollins encaisse son MITB sur Lesnar... mais n'a pas le temps de capitaliser. Un finish bien daubé pour ce PPV.

 

Un PPV... qui ne mérite qu'un bon gros soupir. Rien de plus.

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Un film, un jour (ou presque) #775 : MOIS FRANÇAIS - Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017)

Publié le 28 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Fantastique, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Hibou (2016) :

Las d'être totalement ignoré par tout le monde, Rocky (Ramzy Bédia), employé serviable d'un laboratoire pharmaceutique, découvre un jour un grand-duc dans son salon. Un grand-duc qui lui est indifférent, mais qui a une portée symbolique que Rocky ne s'explique pas. Sur un coup de tête, Rocky enfile alors un costume de hibou, mais il ne parvient pas plus à attirer l'attention d'autrui... jusqu'au jour où il croise le chemin d'une jeune femme déguisée en panda (Élodie Bouchez), de laquelle il tombe aussitôt amoureux...

Première réalisation et scénario de Ramzy en solo, qui choisit de se lancer dans une comédie poétique assez courte, tournée au Canada (90% de la distribution parle avec un accent québécois), et qui rappelle fortement le cinéma de Gondry ou de Dupieux.

Au programme, un métrage au décalage et à la naïveté enfantine, à l'illustration musicale inégale, pour une romance étrange, et un script tellement absurde, décalé et conceptuel, qu'il en est presque abscons, et trop nonchalant pour son propre bien.

C'est notamment sur le plan de la symbolique et des métaphores que le scénario peine beaucoup, puisqu'on ne perçoit jamais vraiment ce que le film tente de transmettre : quelque chose sur les apparences dans notre société, sur le rapport au père ("le grand-duc" était le surnom du père de Ramzy IRL, et l'est dans le film), sur l'isolement, l'oubli, sur le manque, sur plein de choses... et sur rien à la fois, car le tout est trop vague et brouillon pour vraiment fonctionner.

Bref, pour un premier essai, c'est une fable gentillette, mais globalement inaboutie, et à la fin un peu frustrante.

2.5/6 (avec néanmoins une grosse envie de lui mettre la moyenne pour l'effort et l'originalité)

Si j'étais un homme (2017) :

Névrosée, complexée et fraîchement divorcée, Jeanne (Audrey Dana) est à bout, humiliée tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Jusqu'au jour où, en se levant, elle découvre qu'un pénis lui a poussé durant la nuit : de quoi la faire paniquer, mais aussi, après un certain temps d'adaptation, de quoi lui faire découvrir la vie sous un angle différent, et lui redonner confiance en elle...

Une comédie se revendiquant féministe, écrite, réalisée et interprétée par Audrey Dana, et qui prend un postulat de départ sympathique, une distribution secondaire amusante (Alice Balaïda est attachante, comme toujours, Christian Clavier est à peu près sobre, Eric Elmosnino parvient à être touchant), et une actrice principale qui (forcément) se donne à fond dans son rôle (et adopte des mimiques et une gestuelle clairement réfléchies en amont)...

... pour en faire une comédie malheureusement pas très mémorable, à la métaphore principale assez transparente, et au traitement un peu trop caricatural et superficiel.

Ajoutez à cela un déroulement trop prévisible, et une fin à la nudité assez gratuite (qui permet d'esquiver le problème de la romance à composante trans), et l'on se retrouve avec une comédie fantastique décalée, mais peu satisfaisante.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #494 : Une Célibataire à New York (2003)

Publié le 17 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, ABC Family, Review, Comédie, Télévision, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une Célibataire à New York (See Jane Date) :

Éditrice dans une maison de publication new-yorkaise, Jane (Charisma Carpenter) n'a que quelques semaines pour trouver l'homme de ses rêves, à temps pour l'union de sa cousine Dana (Kim Schraner), à laquelle elle a été invitée. Mais entre sa famille insupportable, sa vie professionnelle compliquée - sa cliente, Natasha Nutley (Holly Marie Combs), actrice hollywoodienne, est aussi son ancienne rivale de lycée -, et ses deux meilleures amies Eloise (Rachelle Lefevre) et Amanda (Sadie LeBlanc), qui la poussent à se caser, Jane peine à mettre de l'ordre dans son quotidien...

Une comédie romantique diffusée sur ABC Family et adaptée d'un livre à succès, qui choisit d'adopter un ton léger et peu sérieux pour raconter les mésaventures amoureuses de sa protagoniste.

Malheureusement, ce téléfilm a de nombreux défauts, au nombre desquels Charisma Carpenter : non pas qu'elle joue mal, au contraire, elle est même attachante... mais il y a un véritable problème de réalisme lorsque l'on essaie de nous faire croire que Charisma/Jane - ultra-sexy, constamment dans des tenues particulièrement flatteuses, souriante, drôle, sympathique, facile à approcher, intelligente, etc - n'a aucun succès en amour.

Pire, on nous demande de croire que, parmi les nombreux hommes qu'elle croise durant le film, pas un ne soit particulièrement intéressé par elle - enfin si, un, Antonio Sabato Jr (par ailleurs calamiteux dans son rôle)... qui la trompe aussitôt.

Léger problème de crédibilité, donc, qui explique d'ailleurs probablement pourquoi Charisma n'a pas enchaîné les rom-coms dans sa carrière, alors que son style de jeu est particulièrement approprié à ce genre : elle est trop sexy pour ce genre de rôle, qui demande souvent une héroïne jolie-mais-pas-trop, à laquelle toutes les spectatrices peuvent s'identifier.

Mais passons. Ce téléfilm, donc, prend des allures épisodiques, enchaînant les rendez-vous manqués avec bon nombre de visages familiers (Joshua Malina, Zachary Levi, Sabato, etc).

Cela ne fonctionne pas trop mal en soi, d'autant que la distribution secondaire du film est assez sympathique : Rachelle Lefevre, Yannick Bisson, Yanic Truesdale... ; à l'identique, Holly Marie Combs est excellente, et donne corps à un personnage moins cliché qu'il ne semblait l'être à l'origine (à vrai dire, la vrai histoire d'"amour" du film, c'est entre elle et Jane, qui se réconcilient et apprennent à s'apprécier).

On ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages secondaires : outre les deux meilleures copines de Jane, Natasha, et Max, tous ces protagonistes sont envahissants, insupportables, caricaturaux, etc, notamment la famille de Jane, qui n'a même pas droit à une scène bien sentie durant laquelle Jane la remettrait en place.

C'est d'ailleurs peut-être là l'autre problème du film : Jane est une serpillière. Elle se fait insulter/critiquer, on se moque d'elle, on la blesse sentimentalement, on la trompe, et Jane se contente trop souvent d'encaisser, passive et transparente.

Assez frustrant, surtout avec la fin du métrage, qui tente de se présenter comme une coïncidence heureuse, mais qui a des faux airs de "on sait ce qui est bon pour toi, alors continue de rester passive, et fais ce qu'on te dit".

2.5/6 (principalement pour la distribution)

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Un film, un jour (ou presque) #189 : Ask Me Anything (2014)

Publié le 6 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ask Me Anything :

Jeune lycéenne sexy, impertinente, sans-gêne, irrésistible et libérée, Katie Kampenfelt (Britt Robertson) décide de prendre une année sabbatique avant d'entrer à la fac, et en profite pour narrer son quotidien, ses ébats avec son petit ami Rory (Max Carver) et ses aventures avec des hommes plus âgés (Justin Long et Christian Slater) dans un blog anonyme. Mais progressivement, les doutes et les incertitudes de la jolie blonde la rattrapent, à mesure que ses traumatismes et ses failles se révèlent aux yeux de tous...

Drame écrit, réalisé et adapté par Allison Burnett (une scénariste de comédies romantiques insipides, et d'Underworld 4) à partir de l'un de ses romans ("Undiscovered Gyrl", avec un Y, parce que pourquoi pas, après tout), ce métrage bénéficie d'une très bonne distribution, et repose entièrement sur les épaules de Britt Robertson, qui se met ici à nu, tant physiquement que dans son jeu (et ce malgré un personnage qui cumule les clichés de caractérisation dignes d'une héroïne de téléfilm Lifetime : amie qui la trahit, déconvenues amoureuses, voisin pédophile, petit ami violent, père alcoolique et absent, grossesse imprévue, chômage, avenir incertain, drogues et alcool...).

Jolie performance, donc, malgré une forme un peu faiblarde (la réalisation n'est pas très inspirée), et un récit qui choisit de jouer la carte du unreliable narrator (littéralement "narrateur peu fiable"), afin de mettre en place un retournement final assez discutable, tant par la manière dont il est amené, que par ce qu'il sous-entend comme propos.

(spoilers)

À la fin du métrage, Katie décide d'arrêter de bloguer, afin de vivre sa vie ; c'est donc sa mère qui reprend le flambeau, donnant le véritable nom de Katie, et expliquant que, dans la vie réelle (une vie dans laquelle tout est beaucoup moins glamour que dans la fiction concoctée par Katie sur son blog), Katie avait disparu quelques heures après son dernier billet, et après avoir reçu un coup de téléphone mystérieux.

La morale de l'histoire ? Euh... quand on est une adolescente séduisante et portée sur la chose, tous les hommes vous trouvent à leur goût, et donc vous veulent du mal ? Avoir des moeurs légères comme Katie, c'est un comportement malade forcément hérité de problèmes durant l'enfance, et qui, au final, n'aura que des conséquences négatives sur votre vie ? Le sexe, c'est un poison qui mène à l'alcool, à la drogue, et à la mort ?

Pas sûr que tout cela soit vraiment le message qu'ait voulu faire passer la scénariste, mais en tout cas, cette fin abrupte et douteuse, en queue de poisson, conclue le récit sur une note très amère et désagréable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #652 : Happy Valley (2014)

Publié le 19 Février 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Happy Valley :

"Happy Valley", c'est le surnom donné à la région qui abrite la ville de State College, où est établie l'Université de Penn State, et son équipe de football américain. À la tête de cette dernière pendant plus de 40 ans, l'iconique Joe Paterno, un emblème d'idéalisme, de pureté et de victoire, et un homme virtuellement sanctifié par toute la ville, tant pour son palmarès que pour son code de conduite. Un homme qui, pendant plus d'une décennie, a fermé les yeux sur les agissements de Jerry Sandusky, l'entraîneur assistant, qui a violé et abusé de tous les enfants qui sont passés sous sa juridiction. Lorsque le scandale éclate, en 2012, c'est toute la ville qui sombre dans le cauchemar, et qui prend partie, faisant souvent passer son amour du football et de son histoire avant le bien-être des siens...

Un documentaire assez glaçant sur une ville où le football est une religion, où Paterno est innocent aux yeux de beaucoup... et quand bien même il serait coupable d'avoir fermé les yeux (et négocié un départ en retraite très confortable mais précipité juste avant que les choses ne deviennent publiques), "il aurait dû être laissé tranquille, en souvenir de sa carrière formidable et mémorable."

WHAT. THE. FUCK.

C'est à peu près tout ce qui m'est venu à l'esprit pendant cette chronique des évènements, qui a la bonne idée de ne pas forcément imposer son point de vue, mais de laisser plutôt les intervenants s'enterrer eux-mêmes.

On découvre ainsi des hordes d'habitants de State College qui descendent dans les rues, cassent et renversent des autos en insultant les médias qui osent dire du mal de leur "Saint" local, des fans qui préfèreraient qu'on oublie tout ça, et qu'on se concentre sur ce qui est important (le football), des supporteurs qui commencent à siffler une minute de silence en début de match pour les victimes de ce scandale, des responsables de l'Université qui ont enterré l'affaire et se plaignent désormais que tout ça a ruiné l'industrie du football local, un père de famille qui, voulant sa photo avec la statue de Paterno, vient menacer physiquement un manifestant pacifique qui se tenait à côté avec une pancarte rappelant les crimes de l'entraîneur...

... bref, tout ça fait assez peur, et pour quelqu'un qui n'a pas la culture du football américain universitaire, c'est assez incompréhensible de voir un tel fanatisme aveugle et abruti, qui préfère reporter le blâme sur les victimes des actes, et sur les médias qui en parlent.

Pas parfait (on aurait aimé un peu plus de recul, et de détails), mais assez effrayant de voir comment le culte de la personnalité et la starification des participants à un sport peuvent amener à de telles extrémités.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #722 : Game Night (2018)

Publié le 28 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Game Night :

Toutes les semaines, Max (Jason Bateman) et son épouse Annie (Rachel McAdams), tous deux très compétitifs, organisent une Soirée Jeux avec tous leurs amis (Billy Magnussen, Sharon Horgan, Lamorne Morris, Kylie Bunbury). Cette semaine, cependant, la soirée se tient chez Brooks (Kyle Chandler), le frère de Max, un homme séduisant et riche à qui tout réussit. Seulement voilà : Brooks a engagé une entreprise spécialisée dans les jeux de rôle, pour simuler son enlèvement, et embarquer ses invités dans une murder party ultra-réaliste. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite, Max et Annie comprennent que les deux kidnappeurs de Brooks sont de véritables criminels...

Une comédie noire réalisée par John Francis Daley et Jonathan Goldstein, et qui lorgne ouvertement (et très clairement) sur un croisement de Date Night (Crazy Night, chez nous, avec Steve Carrell et Tina Fey), de The Game de David Fincher, et de L'homme qui en savait trop... peu (avec Bill Murray), deux versions d'une histoire très similaire, sorties en 1997.

Ce qui, malheureusement, fait que l'on a une énorme longueur d'avance sur tout le récit, et ce jusqu'à ses dernières 20 minutes. Pendant ses 80 premiers minutes, en effet, le récit se déroule exactement comme on peut le supposer : mise en place longuette, déclencheur réussi et percutant, et ensuite, un enchaînement de rebondissements sans grande tension, puisqu'à aucun moment, le spectateur ne peut réellement prendre pour argent comptant ce qu'il a sous les yeux.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est dénué d'intérêt, notamment parce que le couple Bateman/McAdams fonctionne très bien, que Jesse Plemons est amusant en voisin glauque, et que les deux réalisateurs tentent ponctuellement de vraiment réaliser le film (en y injectant des idées de montage, des idées de mise en scène, etc, comme dans la scène de l’œuf de Fabergé, en simili-plan séquence), ce qui reste encore trop rare dans le genre de la comédie US.

On regrettera cependant que les personnages secondaires manquent à ce point de charisme : ils ne sont pas désagréables, et ont même quelques répliques qui fonctionnent, mais dans l'ensemble, on a souvent l'impression que les acteurs choisis n'étaient pas le premier choix des réalisateurs, et que les personnages auraient été bien meilleurs avec des seconds rôles plus mémorables.

Heureusement, lorsque la "réalité" des événements est enfin révélée, avec l'apparition d'un certain acteur en prime, le film a la bonne idée de repartir pour un tour, lors d'un dernier quart d'heure nettement plus rythmé, drôle et efficace que ce qui a précédé. Un peu comme si le scénariste en avait gardé sous le pied pour finir en apothéose.

On n'échappe cependant pas à la leçon de vie qui fait office de caractérisation dans les comédies américaines de ces dernières décennies, mais cela ne gêne pas trop, en fin de compte, et on termine le film sur une bonne impression.

Loin d'être un film particulièrement exceptionnel ou original, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2018 - 02 - L'Homme qui inventa Noël (2017)

Publié le 2 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Biographie, Histoire, Comédie, Drame, Angleterre

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Homme qui inventa Noël (The Man Who Invented Christmas - 2017) :

En panne d'inspiration, et de plus en plus endetté, Charles Dickens (Dan Stevens) décide soudain, à deux mois de Noël 1843, d'écrire une histoire de fantômes de Noël, et de l'auto-publier. Mais il n'a pas la moindre inspiration, et lorsque son père ruiné s'installe sans prévenir chez lui, Dickens choisit de s'inspirer de ses proches et de ses amis pour écrire Un Conte de Noël, et exorciser les démons de son passé...

C'est amusant : en découvrant ce métrage pseudo-biographique retraçant la création de A Christmas Story, je n'ai pu m'empêcher d'avoir le sentiment mitigé de me trouver devant une origin story superhéroïque, tant le film en reprend les codes, notamment au niveau du fanservice, et de tous les moindres détails de la nouvelle, ici expliqués à grands renforts de clins d'oeil et de références supposées flatter le spectateur averti dans le sens du poil.

Sauf que ce qui ne passe pas du tout dans un Solo hyper-sérieux et académique, par exemple, fonctionne nettement mieux dans le cadre de cette comédie dramatique plus comique que vraiment dramatique.

Rien que l'interprétation frénétique de Stevens permet de donner un ton plus léger à l'ensemble, et de rendre ces 100 minutes assez agréables à suivre.

Ce qui n'empêche pas le métrage d'avoir des défauts évidents : si l'interprétation est globalement très bonne, et le script n'est pas désagréable, il a des problèmes de rythme évidents (le film tire à la ligne dans sa dernière ligne droite, alors qu'il se fait plus sérieux et mélodramatique), et surtout, la réalisation et la direction artistique sont assez moyennes et passe-partout.

On est ainsi plus souvent près d'un téléfilm de luxe que d'un long-métrage cinématographique digne de ce nom, notamment lors des apparitions des "spectres" (très basiques), ou dans la manière dont quasiment toutes les fenêtres de la demeure de Dickens sont occultées pour cacher l'extérieur (que l'on devine moderne ou de studio) : cela donne l'impression d'une pièce de théâtre filmée, assez étriquée visuellement, et plutôt terne.

Rien de rédhibitoire, mais couplé à des effets de réalisation faiblards (les flashbacks, par exemple), cela tire le film vers le bas, plutôt que de l'aider. Au final, un film assez agréable à suivre, comme je l'ai dit, mais qui ne s'élève ni ne transcende jamais son sujet, malgré les efforts de sa distribution (Stevens, Christopher Plummer, et Jonathan Pryce en tête).

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #563 : Batman et Bill (2017)

Publié le 21 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, DC, USA, Hulu, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman et Bill (Batman and Bill) : 

Documentaire américain retraçant le combat d'un homme, Marc Tyler Nobleman (un auteur s'étant déjà penché sur la biographie des de Siegel & Shuster, les créateurs de Superman) pour parvenir à faire reconnaître la véritable paternité du personnage de Batman.

Traditionnellement attribuée à Bob Kane, qui a fait sa carrière et sa fortune grâce à elle, la création de Batman tient tout autant (si ce n'est plus) à Bill Finger, créateur et scénariste du Dark Knight, qui lui doit l'immense majorité de ses attributs : son apparence, ses gadgets, ses origines tragiques, ses motivations, ses partenaires et ses ennemis...

Mais Finger était, en quelque sorte, le nègre de Kane, un homme de l'ombre que son partenaire dessinateur a eu tôt fait d'écarter de toute reconnaissance. Après toutes ces années, Nobleman a donc entrepris de réhabiliter Finger, dont le rôle oublié dans l'histoire de DC Comics a eu des conséquences sérieuses : tandis que Kane connaissait gloire et succès, apparaissait au cinéma et à la télévision, etc, Finger était sans le sou, malade, et il s'est éteint dans l'indifférence générale, chez lui, seul.

Afin de rendre à Finger ce qui appartenait à Finger, et de convaincre DC Comics de créditer Finger pour sa création, Nobleman s'est ainsi lancé dans une campagne de mobilisation, contactant de nombreux noms de l'industrie (dont Kevin Smith), et tentant de trouver les éventuels héritiers de Finger.

Plus facile à dire qu'à faire, puisque Finger ayant totalement disparu des radars, sa vie de famille a fini par être aussi compliquée et déprimante que sa carrière. Enfin, Nobleman a réussi à retrouver la petite-fille de Finger, et a fini par se confronter frontalement à DC : un geste qui n'est pas sans déplaire à la compagnie, qui tente brièvement de pousser Mme Finger à lui céder tous les droits de Batman, avant d'abdiquer.

Un métrage assez fascinant, notamment dans l'opposition totale qu'il décrit entre les personnalités de Finger et de Kane, l'un discret et dédié à son métier, l'autre flamboyant, vantard et opportuniste, prêt à tout pour être célèbre.

Et une belle leçon de courage et de persévérance de la part de Nobleman, qui s'est consacré à une cause qui en valait la peine, et a permis à une famille de retrouver un peu de paix d'esprit, tout en renouant avec l'héritage (tant financier que spirituel) de son ancêtre.

4.5/6 (j'ai bien aimé les multiples intermèdes animés utilisés pour retracer la vie et les événements ayant mené à la naissance de Batman)

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Un film, un jour (ou presque) #632 : Tickled (2016) & The Tickle King (2017)

Publié le 22 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, HBO, Documentaire, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tickled & The Tickle King :

Journaliste néo-zélandais spécialisé dans les sujets légers et insolites, David Farrier pense avoir touché le jackpot lorsqu'il découvre en ligne des vidéos montrant de jeunes éphèbes athlétiques participant à des "compétitions d'endurance aux chatouilles". Amusé et intrigué par le caractère homo-érotique voilé de ces productions, il prend contact avec la maison de production... mais bien vite, il devient la cible d'innombrables menaces légales, de harcèlement téléphonique et physique, et d'insultes homophobes.

Car ces vidéos de chatouilles ne sont que la partie émergée d'un iceberg improbable remontant à plusieurs décennies, et menant à un homme mystérieux aux fonds apparemment illimités, qui entretient un réseau entier à la limite de la légalité, consacré à son fétiche sexuel préféré...

Un documentaire roublard qui a fait le buzz à sa sortie, puisqu'il commence comme un métrage semi-racoleur classique s'intéressant à une niche sexuelle et fétichiste, et se transforme rapidement en enquête passionnante de ce documentariste clairement dépassé par l'ampleur de ce sur quoi il a mis le doigt.

Le documentaire retrace donc son enquête, et le suit alors qu'il se confronte, un peu à la manière de Louis Theroux, aux victimes de ce réseau (des hommes souvent jeunes, naïfs, défavorisés, et se retrouvant confrontés à un outing sauvage dès qu'ils commencent à se poser des questions ou à se montrer difficiles), aux anciens collaborateurs, et aux journalistes ayant enquêté sur le sujet, il y a plus d'une dizaine d'années.

Sans spoiler le documentaire (qui mérite vraiment le coup d’œil), le personnage qui finit par émerger à la tête de ce réseau ne surprendra pas vraiment le spectateur, tant il correspond exactement à ce que l'on s'imagine : riche, intouchable (ou presque), bourré de problèmes psychologiques, n'assumant pas sa sexualité, déjà condamné à une peine négligeable, récidiviste, etc...

Et ce n'est pas son apparition dans The Tickle King (court-métrage d'une vingtaine de minutes servant de conclusion au documentaire, et retraçant la sortie du film en salles/en festival, et les réactions provoquées par celui-ci chez les personnes impliquées) qui change l'image donnée par ce Roi des Chatouilles.

Cela ne retire rien au documentaire, construit de manière solide et surprenante : on se demande bien par moments si tout cela n'est pas de la fiction, tant c'en est grotesque et improbable, et on pourra toujours reprocher une certaine mise en scène du tout début du documentaire, mais dans l'ensemble, Tickled est une vrai bonne surprise dans le registre journalisme d'investigation.

4.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 14 - Noël au manoir enchanté (2020)

Publié le 6 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Histoire, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël au manoir enchanté (A Timeless Christmas - 2020) :

Alors qu'il étudie une horloge étrange trouvée lors d'une vente aux enchères, Charles Whitley (Ryan Peavey), inventeur vivant en 1903, se retrouve projeté en 2020 : son manoir est désormais un musée dirigé par Megan Turner (Erin Cahill), et Whitley doit tenter de s'habituer à ce nouvel univers des plus étranges...

Alors oui, on pense forcément à Kate et Léopold dans cette histoire de voyage temporel et de romance, mais je dois dire que ça change un peu du tout-venant des rom-coms festives Hallmark : pas de festival à organiser, de projet commercial de dernière minute à mettre en place avant Noël, de boutique/bâtiment historique à sauver de méchants développeurs immobiliers, etc...

À la place, une romance classique entre un homme du passé et une femme moderne (Outlander fait des émules), à la sauce Hallmark (en cela qu'il y a les passages obligés où Megan fait découvrir à Whitley les traditions de Noël du présent, parce que c'est un ronchon qui n'aime pas Noël), mais sans trop insister sur ce dernier point. Si le film avait été plus rigoureux au niveau du voyage temporel, ça aurait d'ailleurs été une très bonne surprise.

En l'état, c'est cependant un téléfilm très imparfait. Outre l'interprétation un peu récitative du rival de Whitley, au début du film, et quelques anachronismes çà et là, on pourra en effet regretter que le métrage n'exploite jamais vraiment le contraste passé/présent, limité à quelques répliques du genre "qu'est-ce que l'internet ?".

Plutôt que d'être stupéfait par le monde moderne, Whitley s'y adapte instantanément, comprend en moins de dix secondes ce qu'est une télécommande, une télévision, et comment contrôler cette dernière, assimile instantanément un vocabulaire et des expressions modernes, ne s'offusque ni ne s'étonne jamais des mœurs contemporaines, etc.

À l'identique, l'écriture est ponctuellement un peu trop évidente, faisant dire aux personnages des platitudes préfigurant le reste du scénario ("je suis un homme du futur, moi, pas du passé" explique Whitley à ses semblables, au début du film), ou plaçant des moments artificiels (comme la chute de l'escabeau dans la bibliothèque) et honnêtement, ils auraient tout de même pu trouver un moyen de relooker un peu plus Ryan Peavey, histoire de différencier un peu sa version présente de son apparence passée.

Il y a donc du bon et du moins bon dans cette relecture Hallmark d'un thème assez classique, historiquement trop peu exploité par la chaîne. Bien trop sage, ce film ne fait pas grand chose d'original avec son postulat de départ, et c'est bien dommage, puisque le couple principal est plutôt bon, avec une alchimie convaincante. Honorable, mais pourrait mieux faire.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1701 : SEMAINE SF RÉTRO - L'aventure intérieure (1987)

Publié le 28 Juillet 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'aventure intérieure (Innerspace - 1987) :

Pilote rebelle et sarcastique, Tuck Pendleton (Dennis Quaid) participe à un projet révolutionnaire de miniaturisation devant mener à son injection dans le corps d'un lapin. Mais lorsqu'une organisation rivale, menée par le Dr. Margaret Canker (Fiona Lewis), interrompt les opérations, Tuck finit injecté dans le corps de Jack (Martin Short), un caissier névrosé et hypocondriaque qui se retrouve alors à devoir échapper aux hommes de Canker, en demandant l'aide de Lydia (Meg Ryan), l'ex-petite-amie de Tuck...

On prend les mêmes, et on recommence : deux ans après Explorers, Joe Dante s'associe de nouveau à Rob Bottin et Jerry Goldsmith, pour une production Amblin qui, encore une fois, a une légère tendance à se perdre en digression en tous genres, et à s'éparpiller un peu - sauf qu'ici, c'est nettement plus cadré et maîtrisé que dans le film précédent de Dante.

Innerspace est ainsi un one-man show de Martin Short - on accroche ou pas à son numéro d'homme téléguidé - mâtiné de comédie romantique entre Quaid et Meg Ryan (qui, honnêtement, m'a toujours laissé de marbre), et saupoudré d'un argument de science-fiction étrangement passé en filigrane : c'est peut-être ça qui m'a le plus surpris, dans ce métrage.

En effet, passé le début dynamique en mode thriller scientifique, la côté miniaturisation et injection dans le corps humain est quasiment réduit à un gimmick d'une petite voix dans la tête de Jack, pour l'aider à gérer sa nouvelle situation, et à convaincre Lydia de l'aider.

Là, la comédie fantastique s'écarte alors pour céder à la romance, et en guise d'aventure intérieure, on se retrouve plutôt avec une comédie extérieure, tandis que Jack et Lydia sont traqués par des méchants très méchants (l'occasion de placer des caméos des habitués de Dante, ici ou là).

En soi, ça permet au film de rester dynamique et léger, mais on peut s'étonner de voir le côté Voyage fantastique du récit autant en demi-teinte, d'autant que les effets spéciaux de l'intérieur du corps humain sont très réussis. Mais Dante privilégie clairement la romance et le côté comédie décomplexée et caricaturale de son métrage, et encore une fois, on accroche ou pas.

3.75/6

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Les bilans de Sygbab - Spartacus, saison 3 : La Guerre des Damnés (2013)

Publié le 28 Juin 2020 par Sygbab dans Action, Aventure, Critiques éclair, Histoire, Les bilans de Sygbab, Télévision, Review, Starz

Deux ans et demi après ses bilans de la saison 1 et de la préquelle, Sygbab repart pour l'Antiquité de Spartacus, afin de conclure son intégrale de la série...

Spartacus, saison 3 - La Guerre des Damnés (Spartacus : War of the Damned - 2013) :

Après avoir triomphé (non sans pertes humaines) de Glaber, la rébellion de Spartacus gagne en force et en ampleur... mais face à Spartacus et à ses amis se dressent le fortuné Marcus Crassus (Simon Merrells) et un jeune Jules César (Todd Lasance).

Exit les machinations politiques, place aux choses sérieuses : ce qui était auparavant, en saison 2, une simple rébellion un peu gênante est devenu un sacré casse-tête pour les personnes évoluant dans les hautes sphères de la République. Pour mettre un terme à cela, un nouveau personnage rentre dans le jeu pour s'opposer à Spartacus, et pas n'importe lequel.

En effet, Crassus diffère de Glaber non seulement par un charisme bien plus évident, mais aussi par une intelligence plus accrue (notamment au niveau stratégie militaire) et une conviction inébranlable, sans pour autant manquer de subtilité quant aux intrigues politiques. Il est donc aussitôt présenté comme un adversaire de valeur, et l'affrontement à distance des deux hommes - avant un dernier combat au corps à corps qui était un passage obligé - est finalement le fil rouge de cette dernière saison.

L'aspect sur lequel se penchent les scénaristes concerne la gestion des hommes de chacun, et Crassus se distingue sur ce point. Contrairement à un Spartacus qui doit peu ou prou aviser au jour le jour en essayant de conserver le moral de troupes dont les rangs ne cessent de grossir avec tout ce que cette surpopulation implique (faim, promiscuité, mœurs pour le moins douteuses), Crassus a le luxe du nombre et n'hésite pas à tenir ses soldats par la peur.

À ce titre, la décimation - acte ignoble, cruel, monstrueux, barbare, et dont toute la violence et l'horreur sont retranscrites dans une scène dégueulasse - est très efficace pour envoyer un message très clair quant au sort qui attend ceux qui subissent une cuisante défaite. Pourtant, il semble qu'il ne le fait pas par pur sadisme, mais simplement parce qu'il pense que c'est le seul moyen d'inculquer une leçon aux garnisons qu'il commande et de les rendre plus fortes pour leurs futures batailles. Mais c'est là tout le paradoxe : s'il est capable d'inspirer peur et respect à tant d'hommes, il est en revanche incapable de contrôler son propre fils. Ce qui était une décision prise en tant que chef de guerre s'est révélé fatal pour son rôle de père.

Il y a comme un parallèle entre les deux hommes. L'élément incontrôlable que devient Tiberius, toujours plus détestable à mesure que la saison avance - et surtout lorsqu'il met Agron à terre et embroche Crixus (dans le dos, dans les deux cas), se retrouve en Crixus. Alors que son statut de champion de l'arène l'avait rendu dur sans pour autant être dénué de subtilité dans sa relation avec Naevia, le personnage est ensuite devenu plus erratique.

Il ne cesse d'aboyer comme un chien fou mais se fait constamment mater par Gannicus ou encore Spartacus. À boire les paroles de son amante, il s'est ramolli, et ne mérite plus vraiment son surnom, The Undefeated Gaul. Il est effacé et ne retrouve ses esprits que dans le dernier épisode où il apparaît, avec un discours qui tient enfin la route en rappelant que cette rébellion a fait vaciller les fondations même de la République romaine, et que rien ne pourra leur enlever. Mais son parcours se termine de manière peu honorable : en exceptant l'incroyable scène où sa tête volant dans les airs se reflète dans l’œil de Naevia, il n'y rien de très héroïque à se faire tuer de cette manière par un jeune con.

La comparaison ne s'arrête pas là pour les deux leaders : chacun possède dans son camp un électron libre car César est le pendant de Gannicus. Il n'hésite pas à dire ce qu'il pense de façon très directe et se consume de passion pour le sexe, l'alcool et autres joyeusetés proposées par la vie. Il possède également une classe folle, et s'impose rapidement comme un personnage indispensable, au au point de passer parfois pour le héros de la série. D'ailleurs, le 3.06 Spoils of War est un hommage aux deux personnages, qui sont largement mis en avant.

Malgré ces similitudes, Spartacus tente par tous les moyens de ne pas ressembler aux Romains en s’astreignant à ne pas se comporter comme eux. Mais il a bien du mal dans cette tentative car la frontière entre les anciens maîtres et les anciens esclaves devient de plus en plus floue. Les actes de vengeance, les viols en tournante, les massacres : voilà autant de méfaits qui deviennent de plus en plus récurrents dans ses rangs. Il finira d'ailleurs par céder à ce principe en créant des jeux funèbres où leurs prisonniers doivent combattre de la même manière qu'on les a forcés à le faire. Cela permet de remettre en avant ses capacités extraordinaires en tant que combattant et de rappeler pourquoi il est à la tête de ce mouvement, tout en soulignant que la liberté qu'ils revendiquent ne les rendra pas forcément meilleurs que ceux dont ils combattent le joug.

L'affrontement entre les deux hommes trouve son point d'orgue dans le dernier épisode, en commençant par une joute verbale. La volonté de Crassus de parler face à face avec son adversaire démontre tout le respect que ce dernier lui inspire, même si le sentiment n'est pas partagé. C'est aussi une façon de faire monter la tension et de corriger une situation incongrue, comme le fait si bien remarquer le romain : après avoir été confrontés l'un à l'autre pendant des mois, il paraissait anormal qu'ils ne se soient jamais rencontrés.

Par la suite, en plein cœur de la bataille finale, l'ancien esclave blesse le Romain lors d'une première escarmouche, mais ce dernier est vite protégé par une poignée de ses soldats, avant un duel qui tourne à l'avantage de Crassus dans des conditions peu glorieuses, car il profite de la fatigue de son adversaire.

Le combat est très bien chorégraphié, et laisse croire à la victoire de Crassus quand il s'empare de l'épée de Spartacus à pleines mains, mais il ne réussit pas à conclure. C'est lorsque ce dernier met un genou à terre qu'il est transpercé par derrière, reproduisant le même schéma que pour d'autres personnages.

Les scénaristes les ont tellement présentés comme étant invincibles qu'on les sent incapables d'être inventifs à ce niveau, en osant par exemple les tuer en combat singulier. Peut-être parce qu'ils avaient tenté cela avec Oenomaus et qu'ils s'étaient plantés...

Ceci étant, la mort du Thrace un peu plus tard est bien écrite, et revient sur les débuts de la série avec un clin d’œil au serpent rouge qui lui a amené tant de malheurs. Mais toutes ces morts, ainsi que celles de Gannicus qui subit le sort de la crucifixion et rejoint en songe la gloire de l'arène et les clameurs de la foule, l'auront été en hommes libres, et c'est leur plus grande victoire.

L'un des seuls rescapés est Agron, qui aura fait preuve d'un sacré courage en allant au combat avec des mains meurtries, et qui se sera révélé un bras droit précieux. Il était difficile d'imaginer un tel dénouement pour ce personnage, après des débuts compliqués.

Si des défauts subsistent encore ici et là et malgré un aspect outrancier qui dérange toujours autant si on n'y a jamais adhéré totalement, il est assez fascinant de voir à quel point la série a su évoluer depuis le catastrophique pilote, en ne cessant de s'améliorer.

Il faut pour cela tirer un coup de chapeau aux scénaristes, qui ont fait preuve de rigueur dans l'écriture pour en arriver là. Ce n'est sans doute pas la série du siècle, mais c'est suffisamment solide pour être apprécié à sa juste valeur. Et en se laissant aller par un enthousiasme somme toute justifié par cette fin de série, on pourrait presque pousser un petit "I am Spartacus !".

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Les bilans de Lurdo : The Witcher, saison 1 (2019)

Publié le 30 Mai 2020 par Lurdo dans Action, Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Drame, Romance, Les bilans de Lurdo, Aventure, Netflix, USA

Adaptation des romans d'Andrzej Sapkowski (et des jeux vidéo en étant tirés) narrant les aventures de Geralt le Sorceleur, The Witcher est chapeautée, pour Netflix, par Lauren Schmidt Hissrich (Daredevil, The Defenders, The Umbrella Academy... aïe), et a pris la forme, en 2019, d'une première année de 8 épisodes d'une heure à l'ambition très claire : remplir le vide laissé dans le cœur des fans d'heroic fantasy par la fin de Game of Thrones. Mission accomplie ?

The Witcher, saison 1 (2019) :

Les aventures de Geralt de Rive (Henry Cavill), Sorceleur mutant possédant des pouvoirs magiques et mercenaire chasseur de monstres, qui se trouve embarqué dans un conflit qui le dépasse lorsqu'il croise le chemin de Yennefer (Anya Charlotra), sorcière tourmentée, alors même que le royaume de Nilfgaard décide d'envahir violemment les nations voisines...

Résultats assez inégaux, pour cette première saison du Witcher, une première saison qui adapte plus ou moins diverses nouvelles, et adopte donc une approche décousue et déstructurée de sa narration : la plupart de ces épisodes sont des quasi-stand alones, avec des intrigues relativement closes (Geralt accompagne un groupe dans une quête, Geralt doit tuer tel monstre, etc) mais qui, en filigrane, construisent le monde où vit le Witcher, ses relations avec divers personnages secondaires récurrents, et les événements qui mènent au grand final - le siège de Sodden Hill, défendu par l'ordre des sorcières et des mages contre les troupes de Nilfgaard.

En parallèle des aventures de Geralt et de son barde Jaskier (Joey Batey), on suit donc le parcours initiatique de Yennefer, la bossue devenue sorcière toute-puissante en échange de sa fertilité, ainsi que celui de la jeune Ciri (Freya Allan), jeune princesse du royaume de Cintra, en fuite depuis la destruction de son château par les Nilfgaardiens, et destinée à retrouver Geralt.

Contrairement à ce que j'ai pu lire çà ou là, je n'ai pas trouvé la chronologie déstructurée de la série particulièrement difficile à suivre ou inutilement compliquée : au contraire, j'ai trouvé le tout plutôt clair et lisible, de par la présence d'indicateurs temporels visuels, et de personnages récurrents.

Je n'ai pas non plus trouvé que la série était particulièrement honteuse au niveau de ses effets spéciaux (c'est dans la moyenne du genre) ou de l'interprétation d'Henry Cavill (il est effectivement un peu raide dans un premier temps, mais c'est voulu, et il se détend au fil des années et des épisodes).

Là où ça a coincé un peu plus pour moi, c'est au niveau de l'intérêt des diverses sous-intrigues, ainsi que de certains choix de direction artistique, parfois gentiment kitschouilles. Ainsi, les mésaventures de Ciri sont d'un inintérêt chronique, pas aidées par un passage assez raté chez les dryades (des amazones dignes d'un mauvais épisode d'Hercule ou de Xena, dans des décors à la photographie plutôt laide), et par un rythme mollasson, histoire de faire durer le tout jusqu'au final.

À l'identique, les Nilfgaardiens ne paraissent jamais vraiment menaçants ou dangereux, ou du moins, peinent à acquérir une véritable présence à l'écran, engoncés dans des armures fripées très peu probantes, façon cosplay. Et le design des créatures monstrueuses (faune, strige, dragon) est un peu trop générique pour totalement convaincre.

Et puis, je dois bien l'avouer, j'ai toujours du mal avec la diversité forcée façon Netflix, à l'américaine, qui est plus maladroite et pataude qu'autre chose, altérant le récit et les personnages originaux pour leur apporter une ethnicité différente ; je pense notamment à Fringilla, qui, dans les romans, est une sorcière caucasienne pâle aux yeux verts, ressemblant étrangement à Yennefer au point que Geralt la fréquente un temps, et qui devient ici noire et ouvertement manipulatrice/malfaisante, quitte à rajouter au personnage une caractérisation à la limite du cliché raciste noir = méchant.

À l'identique, le script rajoute de nouveaux personnages exotiques pas franchement utiles (Dara l'elfe), qui souvent ne semblent là que pour assurer un quota de représentativité. Si c'était fait de manière naturelle et plus subtile, aucun problème, mais là, ce n'est pas le cas, et il est difficile de faire abstraction de cette artificialité dans les premiers épisodes de la saison...

Après, l'ensemble reste agréable à suivre : je n'ai pas binge-watché le tout (ce qui explique peut-être pourquoi je n'ai pas eu trop de mal à suivre la chronologie) mais j'ai pris mon temps, au rythme d'un épisode par jour, et je n'ai jamais vraiment eu l'impression que le programme souffrait du syndrome Netflix habituel.

Les acteurs sont, dans l'ensemble, bons, la série conserve un léger sens de l'humour, la nudité n'est pas trop gratuite, les combats à l'épée sont efficaces, et si l'on pourra reprocher un world-building un peu pataud selon les scénaristes, le tout commence à prendre forme une fois que la chronologie se cristallise, à partir de la mi-saison.

Le bilan est donc mitigé positif, avec quelques épisodes qui se démarquent, pas toujours en bien : l'épisode du chevalier hérisson a le souci de recycler un récit traditionnel déjà vu, notamment dans les Monstres et Merveilles de Jim Henson, et d'être tiré vers le bas par la sous-intrigue de Ciri chez les dryades ; à l'inverse, l'épisode de la recherche du dragon dans les montagnes était plutôt amusant, bien que très prévisible ; et puis l'épisode final, particulièrement frustrant, puisque choisissant de placer Geralt dans un semi-coma pendant toute la bataille de Sodden Hill - un choix étrange que de penser que le spectateur est plus intéressé par Yennefer et ses copines défendant d'illustres inconnus, que par le sort et les actions du héros de la série.

C'est peut-être là que la série trahit le fait qu'une showrunneuse ayant fait une partie de sa carrière chez Shonda Rhimes est aux commandes : le programme semble souvent plus intéressé par le destin tragique et les états d'âme de ses protagonistes féminins (au demeurant bien interprétés), plutôt que par Geralt, qui traverse bon nombre d'épisodes en grognant, quasi-impassible.

À nouveau, avec un peu plus de subtilité et de maîtrise, une telle approche pourrait pleinement fonctionner. En l'état, ça reste un peu maladroit, et ça tente parfois trop de lorgner sur les manigances du Trône de Fer pour son propre bien.

Ah, et j'ai failli oublier un point important de la série : sa musique. Important, mais plutôt par son absence, car elle ne m'a pas du tout marqué, entre un thème principal et des sonorités m'ayant immédiatement renvoyé au thème principal de Black Sails, et des chansons de fin de générique assez insipides, le tout m'a semblé plat au possible, sur ce front. Y compris au niveau de Toss a Coin..., qui a fait sensation sur le web au moment de la diffusion de la saison 1, mais qui est honnêtement assez pauvre dans son écriture.

Je serai au rendez-vous d'une saison 2, plus par curiosité de voir s'ils vont trouver leur rythme de croisière que par véritable passion pour la série, mais une chose est sûre : il y a eu bien pire dans le genre fantasy télévisuelle, et finalement, cette saison 1 du Witcher est plutôt honorable.

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Conan, saison 1 - deuxième partie (1997)

Publié le 2 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, USA, Allemagne, Mexique

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Suite de la première saison de cette série internationale en 22 x 45 minutes adaptant de façon assez libre les aventures de Conan le barbare, après un premier tiers de saison très chaotique, et à l'intérêt plus que discutable...

Conan, saison 1 (Conan The Adventurer, season 1 - 1997) - deuxième partie :

Armé de son épée atlantéenne et épaulé par ses amis Otli (Danny Woodburn), Bayu (T.J. Storm) et Zzeban (Robert McRay), Conan continue d'arpenter le royaume à la recherche du maléfique Hissah Zuhl (Jeremy Kemp)...

1x09 - The Curse of Afka : Lorsqu'ils rencontrent Katrina (Lydie Denier), une belle danseuse gitane, Conan et ses compères sont dépouillés de leur argent, mais rapidement, ils se trouvent mêlés aux manigances du sorcier Zingara (Scott Ripley) et du Prince Shadizar (Anthony De Longis), rivaux à la recherche d'un artefact maudit...

Une grosse escort quest de 45 minutes, avec des gitans menteurs, une Lydie Denier habituée des séries de la maison de production à l'origine de Conan (et à l'accent assez calamiteux), une roulotte à double fond, un Otli amoureux, un Sorcier maniéré, un Prince interprété par la doublure fouet de Harrison Ford (et le Blade des Maîtres de l'Univers), et une visite de Karella, toujours dans les bons coups.

Pas forcément désagréable, ni mémorable, mais la nonchalance de Conan est assez amusante, dans l'ensemble, et le groupe conserve une bonne alchimie, y compris avec Karella.

1x10 - Impostor : Le sorcier Evad (Joseph Rye), aux ordres de Zhul, crée un double maléfique de Conan qui sème le chaos sur son passage et dans le pays... jusqu'à ce que le véritable Conan soit mis au courant de la situation, et décide de réparer sa réputation. Mais Evad a d'autres plans, et prévoie de trahir son maître...

Un épisode gentiment je-m'en-foutiste, avec une pseudo-intrigue du doppelgänger maléfique qui est évacuée en 15-20 minutes, pour laisser toujours plus de place à Dave Evad le sorcier efféminé (comme la plupart des sorciers de cette série !) et à sa compagne/apprentie/souffre-douleur, Ega (Renee Graham), une écervelée un peu idiote et pas très bonne actrice, avec laquelle il passe son temps à se disputer, comme un Luthor avec Miss Tessmacher (mais en plus débiles).

Ajoutez à cela un Zhul qui improvise des incantations en babillant comme s'il était un nourrisson, un golem métallique qui tire des lasers (et fait très Power Rangers), et un Bayu qui, jusqu'à présent, se battait comme une panthère (avec bruitages félins dignes de Manimal à la clef), mais qui désormais, décide de se battre comme un singe, sans raison... et voilà, un épisode étrangement décomplexé et fait de bric et de broc.

1x11 - Amazon Woman : Conan et compagnie croisent le chemin d'Aura (Jacqueline Collen), une amazone protégeant un bébé, et tentant de protéger le fils de Prada (Brian Cousins). Mais Zorga (Brian Cousins), le frère jumeau de Prada, est prêt à tout pour le tuer, sur les ordres de Zhul...

Pas terrible, cet épisode. Ça commence comme une variation sur Conan and the Amazon, une nouvelle publiée un an ou deux avant l'épisode, et mettant en scène une amazone et des jumeaux, ça continue comme une variation sur le Prince et le Pauvre, et ça se finir en relecture de la mort de Valeria, avec Conan qui pleure sa belle au pied d'un bûcher funéraire.

C'est décousu, l'amazone n'est pas très convaincante (en plus d'être clairement doublée par un homme lorsqu'elle se bat, après s'être transformée dans une armure intégrale cachant son visage), sa relation avec Conan est quelconque, les guests ne sont pas non plus très probants... bof, en somme.

1x12 - Homecoming : Bayu, Otli et Zzeban arrivent dans le village natal de Bayu, où ce dernier reçoit un accueil des plus hostiles : il y retrouve Surette (Mari Morrow), son ancienne petite-amie, désormais en couple avec Drakk (Michael Worth), son rival de toujours, et qui élève Keeta (Kiami Davael), une fillette ressemblant étrangement à Bayu. Et pour ne rien arranger, Lukar (Fawn Reed), la sœur de Bayu, a accepté d'épouser le maléfique Lord Senn (David Amos), pour que ce dernier épargne le village...

Un autre épisode "économie de budget", avec un Conan absent de 95 % de l'épisode (et qui débite ses dialogues sans grande conviction), et un récit centré sur Bayu, sa famille, etc. Et étrangement, ça fonctionne à peu près sur tous les plans, permettant de donner un peu d'épaisseur à un personnage jusque là limité à ses arts martiaux et à son mauvais caractère. On regrettera seulement que la tragédie finale soit un peu redondante avec celle éprouvée par Conan dans l'épisode précédent.

1x13 - The Taming : Redevable du Roi Orad, qui lui a autrefois sauvé la vie, Conan et ses amis secourent sa fille, la Princesse Hana (Julie St. Claire), capturée par un sorcier. Seul problème : non seulement la princesse est une mijaurée insupportable, promise au musculeux Prince Tamul (Xavier Declie), mais en plus, elle est la cible de Lizor (Patrick Lambke), meneur d'un bataillon d'hommes-serpents implacables...

Un épisode plutôt léger et amusant, principalement centré sur les réactions de la bande face à la princesse mégère (ce n'est pas sans raison que le titre anglais renvoie directement à la Mégère apprivoisée de Shakespeare), et sur les combats entre la troupe de Conan et des hommes-serpents.

Le premier point, s'il est rapidement répétitif, fonctionne à peu près, malgré un Conan semi-absent, et un Xavier Declie à l'accent français à couper au couteau. Le second point, lui, est plus inégal, principalement parce que les hommes-serpents sont assez risibles (des cascadeurs encapuchonnés avec un masque de lézard acheté dans un magasin de déguisement), mais aussi parce que Conan, soudain, se prend pour Musclor, brandissant son épée vers le ciel et demandant la toute-puissance de Crom, dans un déluge d'éclairs.

M'enfin dans l'ensemble, ça restait assez distrayant (et il y a un véritable effort de chorégraphie des combats de la part de Robert McRay, ça fait plaisir).

1x14 - Red Sonja : Lorsqu'ils tentent d'aider une caravane en difficulté, Conan et ses amis ignorent qu'elle est envoyée par le vieux Roi Vog (Robert Culp), désireux d'obtenir la vie éternelle grâce aux pouvoirs du jeune sorcier Lutai (Billy Parrish), transporté en captivité. Rapidement, ils croisent alors le chemin de Sonja la rousse (Angelica Bridges), guerrière implacable voulant libérer Lutai, et persuadée que Conan et ses compères ne lui seront d'aucune aide...

Un épisode mollasson et pas très intéressant, avec une Red Sonja bimbo pas très bien interprétée (et à l'origine réinventée), une Baru (Kiki Shepard) qui ne sert à rien en sbire des méchants, un Robert Culp à la fausse barbe risible, et beaucoup de sous-péripéties quelconques.

Tout au plus retiendrai-je le caméo d'Amy Buchwald (l'épouse de Danny Woodburn IRL) en guerrière sauvage qui s'éprend d'Otli pendant quelques scènes. Dommage qu'elle ait été aussi vite évacuée, cela aurait été amusant de la voir apparaître de manière récurrente dans d'autres épisodes.

1x15 - Shadows of Death : Poursuivie par le général Morgot (Jose Escondon), sbire de Zhul, Karella est secourue par Conan et ses amis, qui, désormais traqués par les troupes de Sergeas (Kevin P. Stillwell), sont alors contraints de se réfugier sur l'île voisine de Vilayet, surnommée l'Île des Ombres.

Un épisode adaptant librement la nouvelle Shadows of the Moonlight de Robert Howard, en en conservant les grandes lignes (la malédiction, les statues, les rêves, etc), en se débarrassant des points les plus problématiques à adapter sans argent (à savoir le singe géant, remplacé par l'esprit d'un bodybuilder vengeur qui se téléporte comme dans Star Trek), et en rajoutant une bonne dose de torture des compères de Conan aux mains de Sergeas.

Pas désagréable à suivre, principalement parce que le tout a un peu de structure, et que la relation Karella/Conan est toujours sympathique, mais les ajouts scénaristiques sont régulièrement un peu maladroits, à l'image des cinq dernières minutes de l'épisode, interminables de remplissage.

1x16 - The Child : Ayant à peine échappé à de dangereux cannibales, Conan et sa troupe tombent sur une caravane en flammes, attaquée par des inconnus, et ils y trouvent Mirimane (Mickey Cottrell), une femme mortellement blessée, mais en plein labeur. Car l'enfant qui va naître est le futur Messie d'un Dieu unique à venir, et Hissah Zuhl a ordonné à ses troupes, menées par Sinjin (Deron McBee), de le tuer dès que possible...

Un épisode assez étrange, qui mélange beaucoup de comédie façon Quatre hommes et un couffin à une approche étrangement judéo-chrétienne de la religion, avec ce futur Messie, ce Dieu unique appelé à remplacer Crom et tous les autres Dieux), et Hissah Zuhl qui tente de le tuer dès sa naissance (d'ailleurs, je m'étais fait la remarque plus tôt dans la saison, mais c'est désormais une évidence : Zuhl est monté sur roulettes, et se déplace en glissant dans toutes ses scènes, comme sur un Segway, ce qui est assez involontairement amusant, je dois dire...).

Ajoutez à cela un certain nombre de scènes clairement filmées sur fond vert (probablement pour éviter d'exposer le bébé aux éléments du "désert") et des scènes d'action encore moins convaincantes que d'habitude (Deron McBee donne des coups qui passent systématiquement à trente centimètres de leur cible), et voilà, un épisode bizarre qui conclue de manière bancale ce deuxième tiers de saison.

Suite et fin de la saison, dimanche prochain...

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Les bilans de Sygbab - Brimstone : le Damné, saison 1 (1998-1999)

Publié le 28 Octobre 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Fantastique, Horreur, Drame, Policier, Thriller, Fox

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Brimstone : Le Damné, saison 1 :

Un générique est toujours important pour donner le ton. Celui de Brimstone s'en sort très bien à ce niveau, puisqu'il résume parfaitement l'intrigue générale. Jugez plutôt :

Si vous êtes amateurs de séries fantastiques, celle-ci est faite pour vous. C’est intelligent, bien écrit, et les deux personnages principaux - servis par des acteurs exceptionnels - sont excellents.

Pourtant, ce n’était pas gagné : le concept de l'adversaire de la semaine, avec un héros qui ne peut pas mourir puisqu’il y est déjà passé, paraît fortement limité de prime abord notamment car le côté "il ne doit en rester qu'un" rappelle Highlander. Rajoutons à cela l'aspect policier dont les enquêtes baignent dans le surnaturel histoire de donner l'impression de regarder un X-Files bis, et il n'y a pas de quoi être convaincu.

Mais très vite, la série trouve son propre ton, et devient unique en son genre. Pour faciliter l’immersion dans cet univers particulier, les premiers épisodes se concentrent sur la quête d'Ezekiel, qui veut absolument retrouver sa femme. Les thèmes traités sont donc en étroite relation avec le viol de cette dernière, d’autant plus qu’il croise une nouvelle fois la route de Gilbert Jax.

Puis, petit à petit, les motivations des âmes damnées sont au coeur des débats, en mettant en avant la mince frontière qui existe entre le Bien et le Mal : certains apparaissent comme des victimes, d'autres ont sincèrement envie de se repentir.

Mieux encore, les scénaristes s'amusent avec les pouvoirs des évadés de l'Enfer, ainsi que sur la manière dont Ezekiel se débarasse d'eux. Dans le même temps, les enquêtes qu'il mène en free-lance ne sont pas basées sur un schéma rigide puisqu'il doit démasquer ses cibles en partant du peu d'informations que le Diable lui fournit quand il lui assigne ses missions.

Plus la série avance, plus les épisodes sont inventifs, et deviennent même jouissifs après l'épisode 8, qui marque un tournant dans l'intrigue. Quant aux deux derniers, ce sont véritablement des bijoux.

Tout cela serait nettement moins passionnant si les personnages n’étaient pas à la hauteur. Le duo formé par le Diable et Ezekiel contribue en grande partie à cette réussite car ils ont une réelle alchimie, et leurs dialogues sont toujours crôles, incisifs et d'une justesse remarquable. Ezekiel a de l'humour, une belle gueule et un charisme monstrueux, mais le Diable n'est pas en reste.

Il est présenté sous la forme d’un grand enfant enjoué qui s’amuse à faire de petites farces, et comme un fin gourmet qui se délecte des pires atrocités commises par les hommes, mais il s'avère surtout d'une grande lucidité.

Bien que rabat-joie dans sa propension à trop souvent rappeler à Ezekiel où se trouvent ses priorités - ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à lui dire qu'il est lourd -, il apporte toujours des commentaires judicieux sur une situation donnée, et se trouve même être la voix de la raison en plus d'une occasion. Une ironie qui ne s'arrête pas là puisqu'à force de sauver des vies, son protégé passe pour une sorte d'ange-gardien...

Au vu du sujet, la religion fait partie intégrante des fondements de la série, et ce de manière assez logique. La réflexion constante autour du Bien et du Mal amène de nombreuses questions : si faire le Bien est récompensé et faire le Mal est puni, est-il possible de se racheter ? Est-ce une circonstance atténuante d'être un bourreau après avoir été une victime ? Peut-on pardonner les pires individus ?

Les réponses ne sont jamais évidentes, et c'est là qu'intervient le père Horn, un prêtre noir aveugle qui va très vite être au courant de la nature d'Ezekiel et devenir son confident afin de lui donner des conseils avisés.

Deux autres personnages viennent représenter les autres aspects de la série. Tout d’abord, Ezekiel croise souvent la route du sergent Ash, qui lui fournit bon nombre d’informations utiles à ses enquêtes et dont le charme ne le laisse pas indifférent. Il côtoie également Max, une jeune femme qui vit dans le même immeuble que lui et qui va se révéler être une très bonne amie malgré son coté fantasque.

La galerie de personnages est donc suffisamment diversifiée pour créer des interactions différentes, intéressantes dans la mesure où elles permettent de dévoiler plusieurs facettes du personnage principal.

N'ayant pas foulé le sol de la Terre depuis 15 ans, ses réactions étonnées devant Internet, le fax, le cybersexe, les jeux vidéos ou encore la nécessité d'avoir un mandat pour fouiller une maison sont autant de rappels de la part des scénaristes sur l'évolution constante et toujours plus accrue de notre monde. Un soin du détail appréciable en guise de cerise sur le gâteau, qui rend l'ensemble encore plus crédible, et donc forcément sympathique.

Mais avant tout, cette histoire est celle d’un homme juste mais pas parfait, et dont la vie - et la mort - a été chamboulée par l’atroce viol qu’a subi sa femme, ce qui l’a mené à commettre à son tour un crime qui le tourmente même dans son après-vie car il regrette cet acte guidé par une colère noire non contenue. Un homme encore éperdument amoureux de sa femme, avec qui il espère vivre encore des moments fabuleux s’il réussit dans sa mission...

Brimstone, c'est bien.

Time to get the devil is due.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 59 - Home Movie (2008)

Publié le 12 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Home Movie :

David Poe (Adrian Pasdar), pasteur, et son épouse psychologue, Clare (Cady MCClain) s'installent à la campagne avec leurs deux enfants, Jack et Emily (Austin & Amber Joy Williams), des jumeaux, nés le 31 Octobre. Mais un soir d'Halloween, voilà que Jack et Emily commencent à se comporter bizarrement, une attitude qui ne fait qu'empirer au fil des semaines, et que leurs parents chroniquent au quotidien par le biais de leur caméra familiale.

Premier long-métrage de Christopher Denham (acteur dans Argo et Forgetting the Girl, entre autres, mais aussi co-scénariste du mauvais Area 51 d'Oren Peli, et scénariste/réalisateur du faiblard Preservation, en 2014), qui est ici à la fois réalisateur et scénariste de ce found footage façon vidéo de famille, au budget clairement limité.

Et malheureusement, Denham n'a pas le talent nécessaire pour compenser ce budget étriqué, puisque le rendu à l'écran est assez faiblard, à la fois trop proche d'une DV mal étalonnée/éclairée (mais bien cadrée) pour vraiment faire "home movie" (peut-être que si le film avait été déplacé dans les 80s/90s, et filmé avec les moyens de l'époque, ça aurait été plus intéressant), et pas assez professionnel pour vraiment rendre le visionnage agréable.

Bref. Un found footage sur des enfants maléfiques, auxquels est confronté Adrian Pasdar et sa femme, et qui, pour une raison que je ne m'explique pas, a reçu énormément de bonnes critiques, notamment de la part des sites spécialisés outre-atlantique.

Alors peut-être que je suis passé totalement à côté, mais j'ai trouvé le tout profondément médiocre, entre :

# Pasdar qui se force à jouer un père pasteur toujours hyperactif, immature, survolté, quasi-insupportable, qui filme tout, tout le temps, sans raison ni logique, se déguise constamment, fait le clown devant l'objectif, et apprend à ses enfants à faire des choses essentielles comme de crocheter des serrures et de faire des noeuds complexes (deux choses qui vont forcément e retourner contre lui plus tard dans le métrage).

# son épouse psychologue qui ne réagit jamais pendant tout le film, et accuse son mari de maltraiter les enfants quand ça commence à dégénérer.

# l'absence totale de réaction des deux parents face aux actes de leurs enfants : à mi-film, les enfants ont déjà tué et torturé toutes sortes d'animaux, et crucifié le chat... et pourtant, les parents ne semblent pas plus troublés que ça, et la vie de famille continue normalement, avec Pasdar qui fait l'idiot, et les parents qui ne réalisent pas que leurs enfants sont des monstres.

# les rebondissements un peu trop capillotractés et/ou prévisibles : les enfants sont retrouvés dans le même lit, couverts de morsures, mais plutôt que d'essayer de découvrir (ne serait-ce que visuellement) si ces morsures en question ont été faites par des enfants ou par un adulte, la mère accuse directement son mari, comme je l'ai mentionné plus haut, et ce sans raison particulière.

# les choix visuels assez discutables : le film est montré dans l'ordre chronologique, mais on n'échappe pas aux moments "omniscients", avec une caméra que personne n'est vraiment en train de tenir, qui n'a aucune raison d'être allumée ; il y a des jump cuts, des avances rapides, des rembobinages, des effets de montage inexpliqués...

# certains effets sont forcés, comme ces gamins qui se téléportent subitement dans une pièce, juste histoire de faire sursauter un personnage, et de laisser sous-entendre qu'ils ont des pouvoirs démoniaques (alors que pas franchement).

# et cette fin un peu bordélique et pas toujours très logique : les enfants sont supposés avoir drogué leurs parents en leur faisant manger de la soupe, mais jamais on ne voit ces derniers la manger, justement...

En résumé, j'avoue avoir regardé le tout sans grande passion, d'autant que les effets assez pauvres, le rythme mollasson malgré la durée très limitée, et les rebondissements prévisibles n'aident pas à s'immerger dans le tout. Mais encore une fois, peut-être que je suis passé à côté, et peut-être que toutes ces scènes anémiques auraient dû me terroriser ou m'angoisser...

(un peu à l'image du dîner en famille durant lequel les jumeaux se rebellent et jettent des couverts par terre : une scène plate, qui n'a pas grand intérêt intrinsèque... si ce n'est que j'ai adoré la réaction du chien familial, dans un coin de l'image, qui après avoir sursauté une fois ou deux, décide qu'il en a ras le bol de ces cons d'humains qui le dérangent pendant sa sieste, et quitte tout simplement le tournage en allant directement rendre visite à l'équipe derrière la caméra)

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #766 : MOIS FRANÇAIS - Un Homme à la Hauteur (2016) & Brice 3 (2016)

Publié le 21 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Romance, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Un Homme à la Hauteur (2016) :

Avocate talentueuse et sculpturale, Diane (Virginie Efira) reçoit un soir un appel d'Alexandre (Jean Dujardin), un homme drôle, intelligent, riche et cultivé, qui a retrouvé le téléphone portable qu'elle avait perdu. Rapidement, le duo se rapproche, mais il subsiste un problème : Alexandre mesure 1m36, et cela complique fortement les relations de Diane avec ses proches.

Adaptation d'un film argentin, cette comédie romantique française repose entièrement sur deux choses : son couple principal, et les effets spéciaux permettant de rendre crédible la taille de Dujardin.

Et si le couple Dujardin/Efira fonctionne plutôt bien (malgré des dialogues et un script parfois assez laborieux), les effets spéciaux posent un gros problème. Problème de cadrages, de rapetissage, de proportions, de tenues, de positions, la taille de Dujardin change constamment, n'est jamais homogène et tout simplement jamais vraiment crédible (dans l'immense majorité des scènes de romance et de dialogue, Dujardin semble simplement être assis 50 centimètres plus bas qu'Efira, et le reste du temps, il semble sur fond vert).

Ce qui pourrait passer, à la limite, si le reste du film était prenant, attachant et réussi. Malheureusement, il est assez difficile de s'identifier ou d'apprécier cette romance de personnages richissimes et privilégiés, avocate et chefs de cabinet d'architecte très aisés, qui dépensent sans compter, à base de jets privés, d'argent à gogo, de soirées privées, de vernissages, etc

Et comme à part ça, le film est particulièrement balisé et mollasson, avec des personnages secondaires assez moyens (tout ce à trait à Cédric Kahn est forcé au possible), une illustration musicale assez "publicitaire" et un propos basique et simpliste sur le handicap et la différence... on se retrouve avec un film inégal, qui aurait bénéficié d'être moins élitiste et plus abouti d'un point de vue technique.

2.5/6

Brice 3 (2016) :

Une décennie après avoir trouvé sa vague et sa sirène, Brice (Jean Dujardin) est retombé dans ses mauvaises habitudes, et vit à nouveau une routine des plus insipides, à attendre une vague qui ne vient jamais. Mais lorsqu'il reçoit un appel à l'aide de Marius (Clovis Cornillac), et qu'on l'expulse de sa caravane, il n'a d'autre choix que de rejoindre son ami à l'autre bout du monde... après un détour par Hossegor, pour y confronter Igor (Bruno Salomone).

Le premier Brice de Nice était une comédie sympathique et décalée, qui partait d'un best-of des sketches du personnages pour développer, avec une certaine poésie absurde, l'histoire d'un personnage immature et benêt à la recherche de ses rêves ; avec en prime des numéros musicaux amusants, un travail plutôt drôle sur les bruitages, et un Cornillac à fond dans son personnage. Du 3.75 ou 4/6, en somme, pour peu qu'on adhère au personnage et à son style d'humour.

Cette suite, qui arrive 12 ans plus tard (Dujardin est un peu fatigué, mais ça passe à peu près), adopte dès son introduction un tout autre angle d'attaque : celui du narrateur non fiable, en l'occurrence un vieux Brice grabataire qui raconte sa vie à une bande d'enfants sceptiques (ça donne un peu l'impression de se retrouver devant l'une des vidéos de Papy Grenier, mais bon...).

Ce qui permet bon nombre de ruptures dans le récit, et d'innombrables fantaisies numériques et imaginaires (comme un passage animé façon Dragon Ball Z) durant lesquelles Brice raconte n'importe quoi.

C'est bien dommage, franchement, parce que ça retire toute forme de réalisme au récit, qui devient un gros cartoon du début à la fin, notamment dans sa seconde partie, lorsque Brice affronte son double maléfique qui a créé un Briceland à Hawaii, où il règne en maître incontesté : le film perd tout enjeu réel, et on se doute très rapidement de la pirouette finale, qui tombe un peu à plat.

Après, ça reste sympatoche à regarder, sans rien d'exceptionnel, même s'il faut signaler que Bruno Salomone a plus à faire que dans le précédent (ce qui est toujours appréciable), qu'on a droit à une mini-réunion des Nous Ç Nous (ce qui fait toujours plaisir), et que ni Alexandra Lamy ni Élodie Bouchez ne reprennent leurs rôles (dommage... mais même Cornillac ne fait guère plus ici que de la figuration, éclipsé par le double rôle de Dujardin).

En somme, c'est très moyen, tout ça, c'est une suite tout à fait superflue, et un peu comme pour le premier film, ça mérite un

2.75 ou 3/6, selon que l'on adhère à cette nouvelle direction ou non.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) - PUNISHER WEEK - 02 - The Punisher (2004) - Extended Cut

Publié le 21 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Marvel, Punisher

Toute la semaine, Les Téléphages Anonymes passent la carrière télévisuelle & cinématographique de Frank Castle en revue, pour le meilleur... et pour le pire.

The Punisher :

Indirectement responsable de la mort du fils du mafieux Howard Saint (John Travolta) au cours d'une opération, Frank Castle (Thomas Jane), un agent du FBI sur le point de prendre sa retraite, devient la cible de la pègre de Floride. Laissé pour mort lors de vacances à Porto Rico, Castle survit pourtant, et, décidé à venger le massacre de sa famille, il s'installe dans un immeuble, où il a pour voisins Joan (Rebecca Romijn), Bumpo (John Pinette) et Dave (Ben Foster) et où, endossant l'identité du Punisher, il entreprend d'éliminer un à un les hommes de Saint.

Réalisé et co-écrit par Jonathan Hensleigh (un scénariste éprouvé, notamment sur Jumanji, Die Hard 3 ou Armageddon) et plus ou moins adapté de l'arc Welcome Back, Frank d'Ennis/Dillon, et du Punisher - Year One d'Abnett et Lanning, ce Punisher interprété par Thomas Jane est très loin de faire l'unanimité, et est assez peu apprécié par les fans du personnage.

Parfois, pour des raisons légitimes, qu'elles soient conceptuelles, techniques, thématiques (la Floride et Porto Rico à la place de New York, le ton bâtard du film, tour à tour violent, comique, romantique, etc) et parfois pas du tout (certains reproches faits au film proviennent directement des comic-books sources : la scène de la torture à la glace, les voisins... ; Travolta n'est pas mauvais du tout)... mais une chose est sûre : l'adaptation est loin d'être vraiment convaincante.

Commençons par les problèmes les plus évidents, à savoir au niveau technique : le film est très long, l'origin story de Castle dure 45 minutes, le récit est assez pauvre en action, et la réalisation est particulièrement poseuse et laborieuse : on sent que Hensleigh a voulu se faire plaisir, avec des cascades à l'ancienne, et une iconisation visuelle du personnage, mais l'homme est piètre réalisateur, et chacun de ses plans "iconiques" paraît forcé et télégraphié, au point d'en être risible (le plan final, notamment, en est un exemple parfait).

Et cela se combine à un autre problème : Thomas Jane. J'apprécie cet acteur, il a l'air sympathique IRL, c'est apparemment un vrai fanboy passionné de comics et de cinéma de genre... mais il n'est tout simplement pas à sa place en Frank Castle, malgré tous ses efforts.

(et honnêtement, ce n'est pas en présentant son personnage déguisé en trafiquant blond décoloré à l'accent des pays de l'est à couper au couteau que l'on va le prendre au sérieux).

Un bon réalisateur et/ou un bon scénariste aurait pu compenser son regard un peu bovin, ou rendre sa performance virile plus subtile et pertinente, mais là, ce n'est pas le cas : Jane fait tout son possible, mais systématiquement, la réalisation et le script le desservent.

Et l'un des nœuds de ce problème, c'est le problème récurrent d'adaptation du personnage de Frank Castle. Comme dans le Punisher 1989 (et dans l'univers Marvel Ultimate), ce Castle est un homme de loi, un père de famille doux et aimant qui défend l'ordre et la justice au quotidien, et qui est victime de maychants très maychants qui lui en veulent personnellement à cause de son métier de gentil très gentil.

Et non seulement cela enlève le côté "violence aléatoire et imprévisible" de ses origines papier (dans lesquelles Frank, militaire de carrière, était abattu avec sa famille au milieu de Central Park, en plein pique-nique, pour avoir assisté, par hasard, à une mise à mort de la mafia au milieu du parc), mais en plus, ça donne un visage humain à la mission de Frank : avec cette approche, Castle ne se lance plus dans une croisade folle pour exterminer le Crime avec un grand C, mais il veut simplement se venger de celui qui a commandité l'assassinat des siens.

Cette version 2004 pousse d'ailleurs le tout à son paroxysme : ce n'est plus seulement Castle et sa femme/ses enfants qui sont abattus, c'est toute sa famille (plus d'une trentaine de personnes), au cours d'une fusillade générale, avec poursuites en voitures, cascadeurs anonymes qui virevoltent, etc. Plutôt que de renforcer l'impact de ce drame, tous ces rajouts l'amoindrissent, et rendent cette partie du film presque too much.

Et se pose aussi le problème de l'après : après avoir tué Saint et ses sbires, et avoir mis un terme à sa croisade personnelle, que reste-t-il à Frank ? Ailleurs, le Punisher n'aurait pas hésité une seule seconde, et serait parti à l'assaut des autres familles du crime. Ici... il songe à se suicider, puis se reprend in extremis, et décrète qu'il va punir tous les criminels, quels qu'ils soient.

(sauf que dans Dirty Laundry, la suite semi-officieuse de ce Punisher 2004, que je chroniquerai dès demain... Castle est revenu sur ses dires, et rechigne à punir du méchant. Oups.)

En somme, au niveau conceptuel, ce Castle émotif, torturé, à la mission et à la volonté fluctuantes, bref, ce Punisher Begins pose quelques problèmes. D'autant qu'il passe les trois-quarts du film à se contenter de faire ce qu'il faisait au FBI : enquêter, piéger les gens, faire pression sur ses ennemis, faire des filatures, etc. Ce Punisher ne punit pas beaucoup, mais il manipule autrui : c'est une approche intéressante, et pas forcément erronée, mais qui est très peu satisfaisante niveau action.

Face à lui, les mafieux, donc, assez compétents (bien qu'un peu trop développés, présence de Travolta oblige), et des antagonistes ponctuels sous-exploités (le joueur de guitare, le Russe) et très caricaturaux, uniquement là pour amener des scènes d'action un peu trop cartoonesques pour leur bien (et bourrées de problèmes de continuité).

En fait, une fois Castle devenu le Punisher, le film peine à trouver un ton homogène, avec ses voisins tirés des comics, mais qui arrivent bien trop tôt dans la vie de Castle pour fonctionner comme dans la bande-dessinée, et justifier leur existence.

En résumé, on a un cadre géographique hors-sujet ; un protagoniste manquant cruellement de charisme ; une réalisation médiocre et poseuse ; un script laborieux, au ton fluctuant ; une violence très limitée à une scène ou deux ; de l'humour déplacé ; et un Punisher manquant de la folie et du jusqu'au-boutisme du personnage original, car trop manichéen et rangé dans le camp des gentils.

En soi, cela donne un film qui n'est pas calamiteux, et fonctionne même ponctuellement, mais au final, ce n'est pas bon, loin de là.

Du 2/6, auquel se rajoute d'office un demi point pour son excellent thème musical, et son générique d'ouverture.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #217 : Crazy Amy (2015)

Publié le 18 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Crazy Amy (Trainwreck) :

Amy (Amy Schumer) est une journaliste talentueuse qui refuse absolument de s'engager amoureusement, et cumule les histoires sans lendemain ; jusqu'au jour où elle doit faire l'interview d'Aaron (Bill Hader), un médecin aux innombrables qualités, qui s'éprend d'Amy. Mais la jeune femme n'est pas certaine de vouloir franchir le pas, et abandonner ainsi son style de vie...

(Attention, léger coup de gueule inside....)

Lorsque Jurassic World est sorti, un peu plus tôt cet année, le web féministe s'est insurgé (comme à son habitude) : comment les scénaristes osaient-ils écrire un personnage féminin de mère de famille, dont la seule utilité dans le récit était de rappeler à sa soeur carriériste que se marier et fonder une famille était la clef du véritable bonheur !? Mais étrangement quand arrive ce Trainwreck, et que le personnage de la soeur de l'héroïne n'a aucune autre utilité dans le récit que de montrer à l'héroïne délurée que le mariage (ou du moins une relation stable et durable) et une vie de famille, c'est la clef du bonheur, personne ne bronche. Pire, le film est applaudi pour être représentatif du féminisme moderne de son interprète principale et scénariste. Alors que bon...

Récapitulons : pour ceux qui ne la connaissent pas, Amy Schumer, c'est un peu une version 2.0 de Sarah Silverman : une comédienne aux sketches crus, qui parle ouvertement de sexe et de tous les sujets réputés tabous aux USA, et qui a décroché un show tv sur le cable américain.

Contrairement à Silverman (plus "enfantine", fantaisiste, musicale et parfois vulgaire), cependant, Schumer est plus acide dans ses commentaires, plus sexuellement débridée et plus engagée ; et toujours contrairement à Silverman, dont le physique conventionnellement attirant (brune, mince, forte poitrine, plutôt jolie) lui avait attiré moults critiques de la part des cercles féministes ("elle n'a du succès que parce qu'elle est bien foutue et qu'elle dit des gros mots"), Schumer est plus... passe-partout : jeune femme blonde un peu ronde, au visage de Cabbage Patch Kid, elle se moque souvent de son propre physique, et, à en croire les multiples portraits d'elle faits aux USA, elle est plus "approchable", et nettement moins "menaçante" pour un public féminin, qui peut s'identifier plus facilement à elle. Il n'en faut pas plus pour que les médias américains n'en fassent leur nouvelle coqueluche, et l'érigent en égérie féministe de la femme moderne imparfaite, qui assume tous ses penchants et ne se laisse pas marcher sur les pieds par les hommes.

Et toujours pour les retardataires, revenons brièvement sur Judd Apatow, passé en une décennie de scénariste tv prometteur à producteur/scénariste/réalisateur de cinéma post-hipster, nombriliste et générateur de hype creuse dans les médias, un homme ultra-sensible à la critique, et surtout qui, sous des atours d'auteur graveleux et pseudo-rebelle (à base d'humour vulgaire et de marijuana), met en avant, dans ses films, une vision très conservatrice de la vie, de l'amour, du mariage et de la société, une vision selon laquelle tout le monde finit plus ou moins par se ranger, et par vivre dans le bonheur de la famille nucléaire et des bonnes valeurs américaines.

C'est ce propos plus ou moins moral qui fait souvent dire aux amateurs d'Apatow que ses comédies sont profondes, ou ont des choses à dire. Et oui, en effet, c'est le cas, elles disent des choses... des choses finalement assez traditionnalistes, dissimulées sous un apparat de vannes graveleuses, de guests-stars connues, et le plus souvent, de scènes superflues qui gonflent artificiellement la durée des films Apatow.

Guère surprenant alors que Trainwreck porte à ce point la marque de ses deux géniteurs ; d'Amy Schumer, on a le postulat de départ qui est peu ou prou celui qu'elle adopte sur scène : une jeune femme délurée, un "trainwreck" qui ne croit pas à l'amour, qui couche, qui boit, et qui fait constamment la fête, en assumant sa vie et ses moeurs ; on a aussi un certain sens du trash, et, malheureusement, des séquences entières qui donnent l'impression d'être des sketches recyclés de l'émission tv de Schumer, et qui laissent penser que l'actrice/scénariste a encore des progrès notables à faire dans le domaine de l'écriture cinématographique.

De Judd Apatow, le film a sa durée interminable, ses guests inutiles (toute la séquence de l'intervention commentée comme un match de sport fait vraiment pitié, et ressemble à un mauvais sketch du SNL... ce qui tombe bien, puisque le film a recours à quatre ou cinq comédiens venant de l'écurie de Lorne Michaels), et donc, son propos global, qui donne l'impression d'avoir des choses à dire sur l'engagement, le couple, l'amour, etc, mais en fait se cantonne à prendre le "ne me jugez pas, connards" du début du film, pour le vider de toute sa substance, puisque pour être heureuse en amour, Amy finit par changer totalement, et par abandonner tout ce qu'elle était au début du film.

Le plus génant, à vrai dire, c'est qu'on se retrouve au final avec une comédie romantique générique et balisée au possible, digne d'un téléfilm Hallmark ou Lifetime (à une ou deux blagues trashy près), mais en plus long et mal rythmé ; elle n'a en fait pour seule originalité que de prendre le postulat de départ de bon nombre de rom-coms - l'homme immature, refusant de s'engager amoureusement, et qui se consacre à son job ; la femme romantique qui va lui faire voir la lumière et le faire changer - en inversant le sexe des personnages.

Ce qui, sans surprise, s'avère insuffisant pour rendre le métrage intéressant, d'autant que ni Schumer (à la fois trop caricaturale pour être attachante, et pas assez pour rendre le film vraiment corrosif et satirique) ni Bill Hader (qui est particulièrement quelconque dans son rôle) ne sont des protagonistes sympathiques, et forment donc un couple qui peine à captiver, noyé dans d'innombrables diversions et scènes qui ne fonctionnent pas.

Cette comédie romantique est donc blindée de clichés, et beaucoup trop sage et prudente pour rester dans les mémoires. Mais pas de panique ! Tout comme Apatow et Schumer, souvent qualifiés de génies et de plumes révolutionnaires dans leurs domaines respectifs, ce film fait l'unanimité outre-atlantique : c'est un chef d'oeuvre, c'est réaliste, c'est crédible, c'est génial !

Ou pas.

1.75/6

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Les bilans de Lurdo : Philip K. Dick's Electric Dreams, première partie (2017)

Publié le 20 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Thriller, Drame, Anthologie, UK, Amazon, Les bilans de Lurdo

Petite pause dans l'intégrale de Black Mirror, qui peine clairement à me convaincre, et changement de crémerie, pour passer de Netflix à Amazon - ou, pour être plus précis, à Channel 4, qui a mis en chantier cette anthologie dont Amazon a racheté les droits américains et mondiaux.

Au programme, 10 épisodes de 45-50 minutes, supervisés par Ron D. Moore (Battlestar Galactica, etc), et adaptant directement des récits de Philip K. Dick pour le petit écran...

- Real Life -

Dans un futur proche, Sarah (Anna Paquin) est une policière traumatisée par une fusillade récente ; à l'initiative de sa compagne, Katie (Rachelle Lefevre), elle utilise alors une technologie révolutionnaire pour s'immerger dans une vie virtuelle, celle de George (Terrence Howard). Inventeur de génie, George est à l'origine de cette technologie, et se remet du meurtre de sa femme Katie, soutenu par son collègue Chris (Sam Witwer) et une amie (Lara Pulver). Rapidement, cependant, la question se pose : lequel de ces deux mondes est réel, et lequel est le produit de cette technologie virtuelle...

Adaptation très très libre de la nouvelle Reconstitution Historique, de K. Dick, cet épisode est le seul signé de la plume de Moore, et bénéficie d'une distribution assez conséquente.

Niveau production, les brefs aperçus que l'on a du monde futur sont assez crédibles, l'interprétation n'est pas mauvaise (Paquin est en sous-jeu dépressif, mais c'est voulu) et le tout est assez bien filmé, mais il faut bien avouer que le tout manque gentiment de punch, se conclue un peu platement et s'avère un peu trop basique pour vraiment susciter le doute ou la curiosité.

D'autant que Moore fait le choix de donner une réponse à la question "réel ou virtuel ?" posée par l'épisode, et que le spectateur aura probablement eu le temps/l'occasion d'envisager 25 rebondissements finaux plus originaux et marquants que la conclusion choisie par Moore.

- Autofac -

Dans un monde post-apocalyptique dominé par les machines et par leurs usines automatisées, Emily (Juno Temple) et les autres survivants sont bien décidés à mettre un terme au status-quo. Pour cela, ils capturent un robot émissaire, Alice (Janelle Monáe), et la forcent à les emmener au cœur de l'usine principale, pour la saboter de l'intérieur...

Un épisode écrit par Travis Beacham (Pacific Rim) à partir de la nouvelle Autofab, réalisé par Peter Horton, et qui ressemble un peu à un sous-Terminator assez mollasson et fauché, notamment au niveau des costumes des androïdes, et un peu aussi au niveau des effets en image de synthèse.

Pour ne rien arranger, l'épisode repose entièrement sur son double rebondissement final, assez largement téléphoné, et qui pose presque plus de questions qu'il n'en résout.

Le tout se regarde donc assez passivement, sans jamais passionner, surprendre ou faire réfléchir (le propos sur la société de consommation est franchement assez creux et survolé), et heureusement que Monáe et Temple sont là, jouent bien et sont charismatiques, parce que sinon, ce serait globalement sans grand intérêt.

- Human Is -

Alors que la Terre est dévastée par la pollution atmosphérique, les humains conquièrent d'autres planètes à la recherche d'un moyen de purifier leur air. Lors d'une telle mission, l'équipe du Colonel Silas (Bryan Cranston) - un homme dur et distant, qui maltraite émotionnellement son épouse Vera (Essie Davis) - est massacrée. Avec l'un de ses hommes, Silas est le seul survivant, mais à son retour sur Terre, Vera découvre qu'il n'est plus le même homme, et qu'il est désormais attentionné et doux...

Adaptation assez plate de la nouvelle Définir l'humain/Être Humain, c'est..., cet épisode s'avère malheureusement bien trop daté et fauché pour fonctionner.

En résumé, c'est le film Intrusion (avec Johnny Depp), mais avec une forme de vie extraterrestre relativement bienveillante : c'est balisé de bout en bout, la direction artistique est très inégale (franchement, ce passage dans les bas-fonds où Vera se livre à une orgie, c'est assez risible), la réalisation plutôt laide (énormément de mises au point partielles, qui rendent la moitié de l'image et les personnages légèrement flous), et dans l'ensemble, ça n'apporte rien de vraiment mémorable.

C'est bien interprété, cela dit.

- Crazy Diamond -

Dans un monde en pleine déliquescence, Ed (Steve Buscemi) travaille pour une entreprise qui produit des humanoïdes synthétiques, les Jacks et Jills, ainsi que les consciences quantiques qui leur donnent vie. Un jour, il tombe sous le charme vénéneux d'une Jill (Sidse Babett Knudsen) en fin de vie, qui lui propose de dérober pour elle des consciences afin de les revendre au marché noir, et de s'offrir une nouvelle existence...

Alors là, pour le coup, l'anthologie Electric Dreams n'a jamais aussi bien porté son nom, puisqu'on est en plein dans un univers onirique et improbable, aux teintes saturées, à l'interprétation décalée et forcée, à l'écriture volontairement barrée (c'est un scénariste habituel de Terry Gilliam qui est aux commandes), à l'illustration musicale improbable (du Pink Floyd, des passages chantés, etc), à la narration un peu décousue, aux costumes décalés, etc, ce qui donne, au final, l'impression d'un monde radicalement différent et vraiment étrange.

Et c'est aussi là que ça coince. Car si cet épisode réussit à donner corps à son monde, un monde obsédé par la vie, la mort, la décomposition, la peur de vieillir et de la stagnation ; un monde aux règles et aux détails vraiment inhabituels, quasi illogiques ; un monde surchargé de couleurs qui paraît constamment à la limite de l'artificialité constante.... il peut aussi fortement rebuter.

Que ce soit sa direction artistique particulière (le réalisateur est à l'origine de la série Utopia, déjà bien barrée dans le genre) qui fait régulièrement décors de studio, ses thématiques pas très subtiles assénées dans ses dialogues, son interprétation très particulière, ou encore sa conclusion gentiment satirique et son script tout simplement bordélique, il y a de quoi rebuter.

Certains trouveront donc probablement cet épisode polarisant totalement imbuvable, d'autres adoreront et adhèreront totalement au néo-noir déglingué et multi-colore du tout, et à son côté "conçu sous l'emprise de substances illicites".

Personnellement, je me trouve un peu entre deux, mais une chose est sûre : ça n'a rien à voir avec la nouvelle Service Avant Achat supposément adaptée.

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Blog Update ! - Avril 2022

Publié le 1 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois d'avril plutôt éclectique sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un peu de tout, mais paradoxalement, pas énormément de métrages mémorables...

#1611 : Teen Titans Go ! See Space Jam (2021) - 1.75/6

#1612 : L'homme qui en savait trop peu (1997) - 3.25/6

#1613 : Morbius (2022) - 2.25/6

#1614 : Big Fur (2019) - 3.75/6

#1615 : Emily et le voyage magique (2020) - 3.75/6

#1616 : The Great Hip Hop Hoax (2013) - 4.5/6

#1617 : Sonic 2, le film (2022) - 3/6

#1618 : 100 % Loup (2020) - 2.5/6

#1619 : Vacances très mouvementées (1988) - 3/6

#1620 : 355 (2022) - 2/6

#1621 : SPÉCIAL PÂQUES - L'école des lapins (2017) - 3/6

#1622 : SPÉCIAL PÂQUES - Black Easter (2021) - 0.5/6

#1623 : SPÉCIAL PÂQUES - Max et Emmy : Mission Pâques (2022) - 4/6

#1624 : Catnip Nation (2019) - 4/6

#1625 : Home Team (2022) - 2/6

#1626 : Le Secret de la cité perdue (2022) - 2.5/6

#1627 : Evolution (2001) - 2.5/6

#1628 : Metal Lords (2022) - 4/6

#1629 : DC Showcase - Constantine : La maison du mystère (2022) - 3.75/6

#1630 : Copshop (2021) - 3.75/6

#1631 : Treize à la douzaine (2022) - 2.25/6

#1632 : Lemmings - Can You Dig It ? (2022) - 3.75/6

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# Bilan :

Comme je le disais, un mois assez éclectique, mêlant nouveautés 2022 (Morbius, Treize à la douzaine, Metal Lords, Le Secret de la cité perdue, 355, Sonic 2...), quelques films plus anciens (Vacances très mouvementées, L'Homme qui en savait trop peu, Evolution), des documentaires en tous genres (The Great Hip Hop Hoax, Big Fur, Catnip Nation, Lemmings), de l'animation (DC Showcase - Constantine, 100 % Loup, Teen Titans Go ! See Space Jam), et un petit week-end spécial Pâques...

Le tout, pour un résultat assez mitigé, puisque rien ne m'a paru être très mémorable, certainement pas les nouveautés 2022. Pas forcément surprenant, en soi, mais assez décevant, et tout cela donne lieu à un mois très anecdotique, aussi vite vu qu'oublié.

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# Film(s) du mois :

Pas grand chose à signaler, ce mois-ci : The Great Hip-Hop Hoax, un documentaire improbable sur un pseudo-groupe de hip hop californien venant en réalité d'Angleterre ; Metal Lords, une teen comedy Netflix plutôt agréable à suivre ; et Max et Emmy : Mission Pâques, un dessin animé festif approprié à la saison...

 

# Flop(s) du mois :

Malgré ma sympathie pour la série et les personnages, Teen Titans Go ! See Space Jam n'a pas grand intérêt ; 355, un pseudo film d'action/espionnage girl power ; et surtout Black Easter, un film de science-fiction religieux qui gâche tout son potentiel en se consacrant tout entier à un message prosélyte typiquement américain...

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la suite de la saison 2 de Picard (toujours très décevante), la saison 3 de Miracle Workers (assez amusante même si totalement aléatoire), la première saison du Cuphead Show (qui m'a étrangement déçu), la première saison de Heels (je n'ai pas non plus été particulièrement convaincu, malgré mes affinités avec la distribution et le sujet) et The Boys - Diabolical, une déclinaison animée amusante de la franchise The Boys.

 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

 

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# À venir :

Le mois de mai commence, et avec lui, une semaine Fantasy rétro, consacrée à une série de films de fantasy familiale 80s et 90s ; pour le reste du mois, comme toujours, du cinéma plus ou moins récent (The Batman, Finch, La Bulle...), des documentaires, de l'animation, etc, etc, etc.

Et bien entendu, des séries tv, entre la fin de Picard, la saison 1 de Moon Knight, La légende de Vox Machina, et quelques autres surprises...

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Bilan Oktorrorfest 2015

Publié le 16 Novembre 2015 par Lurdo dans Update, Cinéma, Oktorrorfest, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Fantastique, Review

Et voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2015 est enfin terminée sur le blog des Téléphages Anonymes, et cette année, ce sont 225 titres qui ont été chroniqués par mes soins au cours de ces deux mois de cinéma fantastique et d'horreur.

Comme toujours, énormément de bouses et autres navets sont passés devant mes yeux, qu'ils soient dans le genre found-footage, possession/exorcisme, anthologies, ou encore films de zombies ; comme l'année dernière, très peu de nouveautés 2014/2015 valent vraiment le déplacement (une note de 4/6 ou supérieure), mais on peut tout de même noter Deathgasm, Wyrmwood, Vampires en toute intimité (titre français de merde), ou, plus surprenant (en cela que je n'en attendais strictement rien), The Diabolical.

Dans la catégorie "entre deux" (à savoir ces films inégaux, mais qui méritent quand même le coup d'oeil, et notés entre 3 et 3.5/6), on retiendra surtout quelques quasi-réussites honorables qui attirent la sympathie grâce à une approche, une distribution ou un concept accrocheurs, comme Gravy, Last Shift, Catacombes, It Follows (qui malgré ses nombreux défauts et sa surhype critique reste un moment de cinéma intéressant), et Digging Up The Marrow.

Et puis n'oublions pas ces métrages plus anciens, qui peuvent s'avérer des découvertes agréables et inattendues : Juan of the Dead, Derrière le Masque, Sanitarium, Eddie, Judas Ghost, Necromentia ou encore The Whisperer in Darkness. Pas forcément toujours des chefs d'oeuvre, mais de bons moments à passer pour les amateurs de genre un peu curieux...

Quoi qu'il en soit, me voilà rassasié du genre pour une nouvelle année complète, jusqu'à l'Oktorrorfest 2016 ; et promis, l'année prochaine, je ferai un tri plus sélectif avant de me lancer dans ce marathon !

Dans l'intervalle, vous pouvez toujours retrouver ces 225 chroniques (ainsi que toutes les chroniques des années précédentes) sur cette page dédiée (aussi accessible par le menu/index de haut de blog), ou bien directement cliquer sur ces petites balises bien pratiques, au cas où seule la cuvée 2015 vous intéresse :

Spoiler:

01 - High School Possession (2014)

02 - Catacombes (2014)

03 - What We Do In The Shadows (2014)

04 - Dracula Untold (2014)

05 - Tusk (2014)

06 - Hangar 10 (2014)

07 - Housebound (2014)

08 - Feed The Gods (2014)

09 - Prowl (2010)

10 - Bloodline (aka The Cabin - 2013)

11 - The Pyramid (2014)

12 - Wyrmwood : Road of the Dead (2014)

13 - L'Apocalypse Selon Danny (2014)

14 - Kill Dead Zombie ! (2012)

15 - Cryptic (2014)

16 - The Devil's Hand (Where The Devil Hides - 2014)

17 - [REC] 3 : Genesis (2012)

18 - [REC] 4 : Apocalypse (2014)

19 - Dead Rising : Watchtower (2015)

20 - Digging Up the Marrow (2014)

21 - Gnome Alone (2015)

22 - Innocence (2014)

23 - Pandorum (2009)

24 - The Intruders (2015)

25 - Behind The Wall (2008)

26 - Twixt (2011)

27 - GirlHouse (2014)

28 - Suburban Gothic (2014)

29 - S.O.S. : Save Our Skins (2014)

30 - Juan Of The Dead (2010)

31 - Frankenstein contre la Momie (2015)

32 - The Sacred (2012)

33 - OuiJa (2014)

34 - Backcountry (2014)

35 - Survivor (2014)

36 - Monsters : Dark Continent (2014)

37 - Cub (2014)

38 - Starry Eyes (2014)

39 - Dark Space (2013)

40 - Blood Diner (1987)

41 - War of the Dead (2011)

42 - The Harvest (2015)

43 - The Sisterhood of Night (2014)

44 - Sexe, Vengeance et Séduction (2009)

45 - Toxin (2015)

46 - Blood Shot (2013)

47 - Dark Floors (2008)

48 - Black Butler (2014)

49 - Blackwood (2014)

50 - Out of the Dark (2014)

51 - Fading of the Cries (2010)

52 - Altar (2014)

53 - Styria (2014)

54 - Summer of Blood (2014)

55 - Jessabelle (2014)

56 - Necromentia (2009)

57 - La Ferme de la Terreur (1981)

58 - Puffball (2007)

59 - Asmodexia (2014)

60 - Maggie (2015)

61 - The Lazarus Effect (2015)

62 - Burying The Ex (2015)

63 - Hooked Up (2013)

64 - Les Contes de la Crypte présentent : Bordello of Blood (1996)

65 - Judas Ghost (2013)

66 - Demonic (2015)

67 - Muirhouse (2012)

68 - Dummie The Mummy (2014)

69 - Nightlight (2015)

70 - Le Projet Atticus (2015)

71 - Banshee Chapter (2013)

72 - My Sucky Teen Romance (2011)

73 - Star Leaf (2015)

74 - America's Most Haunted (2014)

75 - Les Contes de la Crypte présentent : Ritual (2002)

76 - Zlo (2012)

77 - Burke & Hare (1971)

78 - Spring (2014)

79 - Hungerford (2014)

80 - Projet 666 (2015)

81 - Late Phases (2014)

82 - Monster in the Closet (1986)

83 - From Romero to Rome... (2012)

84 - The Whisperer in Darkness (2011)

85 - Poltergeist (2015)

86 - Under The Bed (2012)

87 - Dorothy (2008)

88 - Dark Summer (2015)

89 - Rock'n'Roll Nightmare (1987)

90 - Black Roses (1988)

91 - Horror Rock (1986)

92 - It Follows (2014)

93 - La Femme En Noir 2 : l'Ange de la Mort (2014)

94 - Mimic (1997)

95 - Mimic 2 (2001)

96 - Mimic 3 : Sentinel (2003)

97 - The Nightmare (2015)

98 - Stung (2015)

99 - Day of the Mummy (2014)

100 - Final Girl (2015)

Spoiler:

101 - Gingerclown 3D (2013)

102 - i-Lived (2015)

103 - Wakewood (2011)

104 - Extinction (2014)

105 - Dead Still (2014)

106 - Reaper (2014)

107 - Charlie's Farm (2014)

108 - Insidious : Chapitre 3 (2015)

109 - Sanatorium (2013)

110 - Sanitarium (2013)

111 - The Culling (2015)

112 - Fun Size Horror : Volume One (2015)

113 - Fun Size (2012)

114 - Leviathan : The Story of Hellraiser (2015)

115 - Leviathan : The Story of Hellraiser II - Hellbound (2015)

116 - Hell on Earth - The Making of Hellraiser 3 (2015)

117 - Echoes (2014)

118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

119 - Infernal (2015)

120 - Les Contes de la Crypte présentent : Le Cavalier du Diable (1995)

121 - Dark Was The Night (2014)

122 - La Malédiction des Whateley (1967)

123 - Descendants (2015)

124 - Unfriended (2014)

125 - Always Watching : A Marble Hornets Story (2015)

126 - Phantasm (1979)

127 - The Faculty (1998)

128 - La Hantise d'Enfield (2015)

129 - La Maison des Ombres (2011)

130 - Extinction (2015)

131 - Area 51 (2015)

132 - The Gallows (2015)

133 - Harbinger Down (2015)

134 - Teddy, la mort en peluche (1981)

135 - The Occupants (2014)

136 - 48 Heures Chrono (2012)

137 - Lost After Dark (2014)

138 - Cheap Thrills (2013)

139 - Pod (2015)

140 - La Momie d'Halloween (1997)

141 - Shutter Island (2010)

142 - Hysteria (2014)

143 - R.I.P.D. : Brigade Fantôme (2013)

144 - La Patrouille Fantôme (2002)

145 - Bloodsucking Bastards (2015)

146 - Inhuman Resources (2012)

147 - Terreur sous la Mer (2004)

148 - Eddie (2012)

149 - Big Monster on Campus (2000)

150 - Bait (2012)

151 - Dark Mirror (2007)

152 - The Shortcut (2009)

153 - Panic in the Plane (2011)

154 - Halloween d'Enfer (2001)

155 - Ghost Squad (2015)

156 - Red Canyon (2008)

157 - Cellar Dweller (1988)

158 - Lurking Fear (1994)

159 - Teen Lust (2015)

160 - La Malédiction Céleste (1987)

161 - Deathgasm (2015)

162 - Scarecrows (1988)

163 - Nomades (1986)

164 - Dead Birds (2004)

165 - Vampire Forever : Séduction à Pleines Dents (1985)

166 - Embrasse-moi, Vampire (1988)

167 - Scream Girl (2015)

168 - Cyrus : Mind of a Serial Killer (2010)

169 - Derrière le Masque (2006)

170 - Molly Hartley 2 : l'Exorcisme de Molly Hartley (2015)

171 - Severed : Forest of the Dead (2005)

172 - The October Society's Tales of Halloween (2015)

173 - Liar, Liar, Vampire (2015)

174 - The Diabolical (2015)

175 - The Willies (1990)

176 - Visions (2015)

177 - Simetierre 1 & 2 (1989 & 1992)

178 - Cooties (2015) 

179 - Some Kind of Hate (2015)

180 - Une Nuit Infernale (1981)

181 - Pay The Ghost (2015)

182 - Hellions (2015)

183 - Horreur à Volonté (1970)

184 - Last Shift (2014)

185 - La Nuit des Sangsues (1986)

186 - 13 Morts et demi (1981)

187 - Navy Seals vs. Zombies (2015)

188 - Invoked (2015)

189 - The Visit (2015)

190 - Mirrors 2 (2010)

191 - The Messenger (2015)

192 - Tremors 5 : Bloodlines (2015)

193 - Hidden (2015)

194 - Kids vs Monsters (2015)

195 - Blood Moon (2004)

196 - R.L. Stine's Monsterville : Cabinet Of Souls (2015)

197 - Gravy (2015)

198 - Evil Ground (2007)

199 - Les Dossiers Secrets du Vatican (2015)

200 - June (2015)

201 - Zombies (2006)

202 - S.O.S Fantômes (1984) & S.O.S Fantômes 2 (1989)

Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (1)

Peanuts, Simpsons, Scooby-Doo & Ash VS Evil Dead

Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (2)

They Found Hell (2015), The Sand (2015), Howl (2015) & Knock Knock (2015)

Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (3)

October Kiss (2015), Le Sanctuaire (2015), Ghosthunters on Icy Trails (2015) & The Hollow (2015)

Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (4)

Psycho Beach Party (2000), Club Dread (2004), Fuschia, la petite sorcière (2010) & Monster Mash, The Movie (1995)

Halloween Novembrrrfest 2015 - Bonus en vrac ! (5)

Chair de Poule (2015), La Digne Héritière (2010), You Cast a Spell on Me (2015) & Scary Godmother (2003/2005)

Et maintenant que l'Oktorrorfest 2015 est terminée, retour temporaire du blog à la rubrique "Un film, un jour (ou presque) !", pour quelques films récents pas encore chroniqués par mes soins, dont les critiques vont remplir ces pages jusqu'à fin Novembre.

Car avec le premier Décembre commencera le Christmas Yulefest 2015, et son marathon quotidien de films de Noël en tous genres (avec probablement une petite exception pour la sortie du prochain Star Wars).

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - troisième partie

Publié le 25 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Thriller, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x23 : Un livreur malchanceux (Christopher Titus) découvre après un accident que tous ses problèmes sont provoqués par un homme en combinaison orange, employé d'une énorme bureaucratie du destin. Pas vraiment de chute ou de fin digne de ce nom, dommage, c'était sympathique.

1x24 : Un malade au stade terminal a un accident au cours de son ultime course à la Fast & Furious, dont il sort guéri, au prix de la vie de son meilleur ami, qui pilotait. Jacob's Ladder, ze riteurn, donc pas grand intérêt.  

1x25 : Method Man en voyant, Linda Cardellini en journaliste qui se tourne vers la voyance pour décider de son avenir, et en devient accro. Le Satan de The Collector en gay flamboyant est icon_mrgreen.gif, le reste est assez quelconque, mais Cardellini porte tout l'épisode sur ses épaules.

1x26 : Une fleuriste harcelée par un homme bizarre qui lui annonce qu'il veut la tuer... mais quand elle vérifie, il s'avère que le mec en question n'a jamais bougé de la boutique où il travaille. Assez bof, niveau intérêt. Pas de rythme.

1x27 : Un rappeur millionnaire a des flashbacks d'une vie dans laquelle il est en prison et assassin... et évidemment, on devine bientôt que tout le twist de l'épisode repose là dessus, et que sa vraie vie n'est pas celle qu'il pense... téléphoné au possible.

1x28 : Voilà enfin un épisode très réussi ! Eddie Kaye Thomas et Marisa blush.gif Coughlan entrent en possession d'un magnétophone permettant de remonter 5 minutes dans le passé... dont acte, pour tricher au casino... Très chouette, et signé d'un scénariste de Deep Space 9. icon_mrgreen.gif

1x29 : Un taggeur tue un peintre de rue pour pouvoir entrer dans un gang, et il a des remords lorsque le meurtre apparaît en peinture sur un des murs de la ville. Franchement ? Ras-le-bol des histoires de criminels et de gangs afro-américains... pas passionnant, en plus.

1x30 : Une institutrice commence soudain à voir des lueurs annonçant la mort de certains de ses élèves. Elle tente alors d'empêcher un nouveau Columbine. Pas mauvais, bien qu'un peu classique et prévisible.

1x31 : Une suite directe d'un des épisodes de la série classique, celui avec le gamin omnipotent et colérique qui martyrise une petite ville. Bill Mumy (Lennier !) reprend son rôle de quand il était petit, et sa fille joue le rôle de sa fille (elle est mimi tout plein, la petite Mumy), qui a des pouvoirs plus puissants que son père. Un très bon épisode sans morale ou twist particulier, écrit par Behr, de DS9 icon_mrgreen.gif

1x32 : Second remake d'un épisode classique, Les Monstres de Maple Street. L'original était excellent dans sa description de la Red Scare, celui-ci joue plus sur la paranoïa post-11/09, la peur du terrorisme, et le climat de haine que ça provoque. Pas mauvais, mais l'adaptation contemporaine, les effets de réalisation ratés, et le changement de twist final, qui perd énormément de sa force, le rendent beaucoup moins efficace que l'original. Andrew McCarthy est excellent.

1x33 : Épisode écrit, réalisé et interprété par Eriq LaSalle, sur un malade au stade terminal, qui, après un accident, se retrouve à Memphis, la veille de l'assassinat de Martin Luther King, et doit choisir entre venir en aide à King, ou aider la famille qui l'a recueilli. Plutôt réussi.

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1182 : Ad Astra (2019)

Publié le 10 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ad Astra (2019) :

Lorsque la Terre est victime d'impulsions électro-magnétiques récurrentes issues de l'espace, Roy McBride (Brad Pitt), un astronaute stoïque et impassible, est recruté pour partir à l'autre bout du système solaire, afin d'y retrouver son père Clifford (Tommy Lee Jones), porté disparu lors d'une mission vers Neptune à la recherche de l'existence d'une forme de vie extraterrestre ; un Clifford qui pourrait bien être responsable de ces impulsions destructrices, et que Roy n'a pas revu depuis son adolescence...

Après The Lost City of Z, je crois que c'est désormais très clair : je n'accroche pas au style James Gray, réalisateur et co-scénariste de ce métrage. Un métrage qui, sous prétexte de raconter une grande aventure spatiale dans la lignée de Solaris, Interstellar, Gravity, 2001, et tutti quanti, narre en fait le parcours d'un homme seul, froid et distant, qui a consacré sa vie à son travail, et qui est alors confronté à son père, aux choix similaires et à la réputation écrasante. Une quête de sens contemplative, un face à face avec la solitude, une redécouverte des émotions masculines, une confrontation des thématiques de l'abandon, de la vulnérabilité, etc, etc, etc : on peut voir plein de choses dans Ad Astra.

Le problème, en fait, c'est que toutes ces choses sont a) amenées avec la subtilité d'un tractopelle (la voix off constante de Brad Pitt, ses examens psychiatriques, les platitudes lénifiantes que le script lui fait dire, les références symboliques...) et b) qu'elles ont toutes été abordées ailleurs, parfois sous d'autres angles, et en mieux.

C'est bien simple, Ad Astra m'a constamment renvoyé aux références citées plus haut (ainsi qu'à Apocalypse Now), mais à aucun moment je me suis dit "tiens, c'est une approche intéressante de telle ou telle thématique". Paradoxalement, ce sont dans les à côtés que le film m'a le plus intéressé : sa séquence sur la Lune, avec les pirates, m'a un peu rappelé les bandes dessinées de Picsou et compagnie à la recherche de roches précieuses, un petit côté pulp pas désagréable du tout, mais bien trop bref ; sa représentation du voyage spatial comme une industrie ultra-commerciale, avec de grandes enseignes, etc, m'a intrigué.

Malheureusement, tout tourne autour de McBride, de sa dépression et de son traumatisme œdipien, et en retour, tout le reste en pâtit : l'aspect scientifique du film est une vaste pantalonnade à géométrie variable (un peu comme la fidélité historique de City of Z), les personnages secondaires sont tous sous-développés (Donald Sutherland, Ruth Negga, Liv Tyler) ou délibérément abêtis (l'équipage de la fusée martienne), le rythme est (au mieux) nonchalant, avec une ou deux séquences d'action un peu forcées et placées çà et là pour réveiller le spectateur (la Lune, donc, mais aussi le singe), et Gray semble totalement adhérer à une philosophie opposée au "show, don't tell" que l'on recommande aux réalisateurs, puisqu'il passe son temps à expliquer verbatim les sentiments, les gestes et la psychologie de son héros, plutôt que de laisser le spectateur tirer ses propres conclusions des images.

En résumé, autant je n'ai absolument rien à reprocher au film sur son aspect visuel (c'est beau, c'est maîtrisé, c'est spectaculaire - nettement moins sur petit écran, cela dit) mais tout le reste m'a laissé de marbre, et pas parce que "je n'ai rien compris". J'ai compris le fond du film, mais je l'ai trouvé le tout vraiment générique - et honnêtement, je commence à en avoir un peu assez de ce type de métrages, façon "un homme paumé part à l'autre bout du monde/de l'univers pour faire sa psychanalyse et trouver, au final, une sorte de paix intérieure".

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1140 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Amour et quiproquos (2006) & Crash Pad (2017)

Publié le 15 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, Hallmark, Télévision

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Amour et quiproquos (Anything for Love - 2006) :

Cadre dans l'immobilier à Chicago, Katherine Benson (Erika Christensen)  ne pense qu'à son métier, et n'a pas le temps de trouver l'amour. Jusqu'à ce que son assistante, Debbie (Ali Liebert), l'inscrive sur un site de rencontre, en utilisant sa propre identité. Ailleurs, Jack (Paul Greene), infirmier célibataire, connaît le même sort lorsque son meilleur ami Reggie (Patrick Gilmore) lui crée un profil imaginaire. Bientôt, Katherine et Jack se rencontrent, et tombent amoureux... mais chacun ignore la véritable identité de l'autre, et Charles (Antonion Cupo), l'ex de Katherine, est bien décidé à faire tout capoter.

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car évitant bon nombre de clichés pendant 50 minutes, et se montrant alors assez agréable à suivre, avec un couple qui se forme, qui a de l'alchimie, des personnages principaux agréablement développés, et une Ali Liebert toujours éminemment attachante.

Et puis, à partir de cette barre des 50 minutes (où se produit une crise cardiaque particulièrement forcée), le script commence à vraiment prendre l'eau de toute part, à enchaîner les quiproquos artificiels, les coïncidences, les mensonges, et à ramener l'ex et sa vengeance terriblement bancale. Sans oublier Reggie, le meilleur pote bedonnant aux techniques de drague foireuses, mais qui séduit pourtant le personnage d'Ali Liebert au premier coup d’œil. On se demande encore comment.

En somme, il y a ici une grosse moitié de film sympathique, qui s'écroule cependant dans la seconde partie, et qui finit juste en dessous de la moyenne. Dommage.

2.75/6

Crash Pad (2017) :

Lorsque Morgan (Christina Applegate), la femme plus âgée avec laquelle il a une aventure, lui explique qu'elle est mariée à Grady (Thomas Haden Church), et que cette histoire extraconjugale ne peut pas durer, Stensland (Domhnall Gleeson), un loser paumé et glandeur, s'indigne. Bien décidé à se venger, il finit cependant par sympathiser avec un Grady meurtri, qui finit par s'installer dans l'appartement miteux du jeune homme, et en profite pour lui montrer ce qu'est la vie d'un homme, un vrai.

Un métrage indépendant qui n'est pas vraiment une rom-com, mais plutôt une stoner/slacker comedy  reposant cependant intégralement sur l'amour et les sentiments éprouvés par les membres de ce triangle amoureux déjanté et improbable.

À partir de là, c'est au spectateur de voir s'il adhère ou non à ce mélange très particulier, qui se repose intégralement sur la bonne alchimie de son trio principal (et de Nina Dobrev, qui fait à peine plus que de la figuration) : avec son parcours semi-rédemptif à la conclusion évidente (le couple se réconcilie, Stensland se rapproche de Dobrev), le film mise tout sur le décalage provoqué par cet Irlandais glandeur plongé dans une intrigue digne d'une sitcom américaine, et contraint de cohabiter avec un macho américain à grosse moustache.

Le problème, en fait, c'est que le ton décomplexé et caricatural du film rend son protagoniste geignard et immature immédiatement antipathique, et que, du moins en ce qui me concerne, je n'ai jamais vraiment adhéré au ton du métrage (malgré ses occasionnelles séquences amusantes et inventives).

Un bon gros bof, en ce qui me concerne, malgré une interprétation compétente et des caméos de Britt Irvin et d'Aliyah O'Brien.

2.25/6

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