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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "home alone"

Halloween Oktorrorfest 2016 - 21 - The Dead Room (2015)

Publié le 29 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Nouvelle-Zélande

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Dead Room :

Deux chercheurs cyniques (Jed Brophy & Jeffrey Thomas) et une jeune médium (Laura Petersen) sont envoyés par une compagnie d'assurance dans une maison fraîchement abandonnée, afin d'y enquêter sur les allégations de hantise de la famille qui y vivait.

Un bon gros ratage néozélandais, probablement tourné avec un budget minimaliste (à en juger par la qualité de certains effets), et qui peine à susciter le moindre frisson, la moindre angoisse, ou à créer la moindre atmosphère.

Çà et là, on se dit "ah, tiens, ça pourrait déboucher sur quelque chose d'intéressant", et puis non, le soufflé retombe presque aussitôt, principalement parce qu'un film d'épouvante qui repose sur trois acteurs, et sur un esprit invisible, cela implique que les acteurs en question soient compétents.

Ici, si les deux hommes sont acceptables (pas exceptionnels, mais suffisants dans leurs rôles), la demoiselle pseudo-gothique est tout simplement fausse 85% du temps. Et comme c'est à travers ses descriptions et ses réactions que le spectateur est supposé avoir peur et s'imaginer l'esprit, ça tombe constamment à plat.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 37 - 666 Road : Southbound (2016)

Publié le 5 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

666 Road (Southbound) :

Une partie de l'équipe créative derrière les anthologies V/H/S remet ici le couvert, pour un film à sketches narrant les événements surnaturels qui touchent divers personnages voyageant sur une autoroute désertique...

# The Way Out : Mitch (Chad Villella) et Jack (Matt Bettinelli-Olpin) sont en fuite, couverts de sang, et traumatisés par ce qu'ils viennent de faire. À leurs trousses sur cette route désertique, des entités étranges et squelettiques, qui flottent dans les airs. Le duo décide alors de s'arrêter dans un motel de bord de route... mais ils n'en repartiront jamais.

Un premier segment réalisé par Radio Silence, le collectif déjà à l'oeuvre sur The Baby et sur le dernier segment de V/H/S (10/31/98). Ici, leur segment d'ouverture est un quasi-succès : toute l'entrée en matière, les entités, le motel/diner/station service étrange, et les effets sont très réussis, aidé par une jolie musique carpenterienne, qui permet d'instaurer un sentiment de malaise en moins de dix minutes. Malheureusement, la dernière partie, en intérieur et sur les lieux supposés de leur crime, est un peu plus faible. 4.5/6

# Siren : Au motel, dans la chambre voisine, trois jeunes musiciennes (Fabianne Therese, Hannah Marks & Nathalie Love) se réveillent et reprennent la route, mais une crevaison finit par les amener au domicile d'un couple étrange (Susan Burke & Davey Johnson), un peu vieillot, et aux invités tout aussi bizarres...

Un segment co-écrit par Susan Burke et Roxanne Benjamin (par ailleurs derrière la caméra), l'une des productrices des V/H/S. Pas désagréable du tout, assez efficace, mais un cran en dessous du segment précédent. 4/6

# The Accident : Alors qu'elle tente de s'enfuir, l'une des musiciennes est heurtée de plein fouet par Lucas (Mather Zickel), un businessman, au téléphone avec sa compagne. Paniqué, l'homme appelle aussitôt les urgences, mais est contraint d'emmener lui-même sa victime à l'hôpital le plus proche... un hôpital désert, dans une ville déserte, où il doit la soigner seul, guidé par les voix des "secours" dans son oreillette.

Bien joué, réalisé et écrit par le réalisateur de The Signal et du segment Amateur Night de V/H/S, ce segment s'avère un peu moins réussi que les précédents, la faute à des effets gores qui sont parfois plus comiques qu'effrayants (la jambe cassée) et à un script finalement assez prévisible (sur le mode boucle temporelle). 3.5/6

# Jailbreak : Dans un bar situé en face de l'hôpital, Danny (David Yow), un vieil homme armé d'un fusil à pompe, s'en prend aux clients et au tenancier, exigeant de ces derniers qu'ils lui expliquent où se trouve sa soeur disparue, Jesse (Tipper Newton). Mais rapidement, il apparaît que les habitants de cette ville étrange ne sont pas humains, et que Jesse est ravie de s'y trouver...

Réalisé par le réalisateur de Le Pacte 2, un segment qui souffre d'être beaucoup trop explicite, révélant la nature démoniaque de ses protagonistes de manière très peu subtile. Dommage, parce que sinon, c'était une version intéressante d'Orphée aux Enfers, et le retour de la musique carpenterienne faisait plaisir. 3/6

# The Way In : Cait, Daryl (Kate Beahan & Gerald Downey) et leur fille adolescente Jem (Hassie Harrison) arrivent au motel, où ils s'installent dans une suite pour passer le weekend. Mais rapidement, un trio d'hommes masqués s'en prend à eux, apparemment décidés à régler leurs comptes avec Daryl...

On rattrape donc le premier segment, avec la même équipe aux commandes, et dans la même suite du motel. Ici, on est dans du survival/home invasion nettement plus classique et basique, pas trop mal mené, mais sans rien de révolutionnaire. Ça explique cependant certains détails du premier segment, ainsi que le crime des deux malfrats qui y étaient en fuite. Mais à part ça, bof. 3/6 + 0.5 point pour le déluge final d'effets spéciaux = 3.5/6

 

Voilà, la boucle est bouclée, et comme on pouvait s'en douter dès le début, cette section de l'autoroute est une sorte de purgatoire ou d'enfer personnel où tous les personnages de cette anthologie sont pris au piège.

Rien de vraiment surprenant, donc, ni de particulièrement effrayant ou original, mais le tout s'avère assez efficace, en fin de compte, notamment au niveau des transitions entre segments (assez homogènes malgré la variété de ces derniers), de l'interprétation, et des effets spéciaux, avec des créatures en CGI vraiment réussies.

On regrettera cependant que les segments perdent progressivement de leur fraîcheur et de leur intérêt, devenant de plus en plus prévisibles et évidents. Pas forcément quoi que ce soit de rédhibitoire, mais tout de même dommage, tout comme le fait que le métrage abatte ses cartes un peu trop rapidement, avec une présence du film Le Carnaval des Âmes sur les écrans tv des personnages, qui spoile aussitôt le pourquoi du comment de tout le film.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #472 : En Cavale (2016)

Publié le 16 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

En Cavale (Term Life) :

À la suite d'une arnaque qui a mal tourné, Nick (Vince Vaughn) est contraint de partir en cavale, accompagné de sa fille Carrie (Hailee Steinfeld), pour laquelle il n'a jamais vraiment été présent. Traqué par des flics véreux (Bill Paxton, Shea Whigham, Mike Epps) et par les hommes de main d'un baron de la pègre (Jordi Mollà), Nick doit désormais faire profil bas, tout en tentant de mieux connaître cette fille adolescente qui lui est particulièrement hostile.

Un polar indépendant adapté d'un comic-book, réalisé par Peter Billingsley, et qui s'avère particulièrement décevant et plat, voire même totalement insipide.

Le problème, en fait, c'est qu'il n'y a pas une once de tension, de structure ou d'énergie dans tout ce métrage, et que par conséquent, hormis quelques scènes confrontant Vaughn et Steinfeld (qui sont plutôt bons), tout le reste du film est d'un inintérêt profond : la mayonnaise ne prend jamais, la narration en voix-off est maladroite et forcée, Paxton cabotine, Vaughn a l'air épuisé (et a une coupe de cheveux risible, heureusement moquée par le script), et de manière générale, la plupart des visages connus (Jonathan Banks, Taraji P. Henson, Jon Favreau, Annabeth Gish, Terrence Howard) sont sous-exploités de manière assez problématique.

Un ratage, en somme, malgré les efforts du cast.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #672 : Coup de Foudre à Seattle (2009)

Publié le 19 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Coup de Foudre à Seattle (Love Happens) :

Le Dr Burke Ryan (Aaron Eckhart) est un spécialiste des conseils thérapeutiques et psychologiques, sur le point de signer un contrat multimédia ultra-lucratif. Mais malgré les conseils qu'il prodigue à ses patients, Burke cache un secret : il ne s'est jamais remis de la mort de sa femme, et préfère fermer les yeux sur son passé. De son côté, Eloise (Jennifer Aniston), une fleuriste, a fait une croix sur sa vie amoureuse, agacée par les hommes et leur comportement. Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Burke, et décide de l'aider à aller de l'avant...

Une dramédie romantique avec un duo principal pas forcément désagréable, Judy Greer dans un rôle secondaire, et une thématique sur le deuil et l'évolution... et c'est vraiment tout ce que j'ai à en dire. Vraiment.

C'est un film tellement calibré et générique qu'on l'oublie aussitôt terminé, voire même en cours de visionnage, d'autant qu'Aniston peine un peu à donner corps à son personnage, trop habituée qu'elle est à jouer des personnages qui lui ressemblent, et à ne plus faire le moindre travail de composition.

2.25/6 (malgré un effort certain fait sur le travail thématique)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 4

Publié le 14 Août 2016 par Lurdo dans Catch, CWC, WWE, Review

Suite de mon rattrapage du tournoi CWC de la WWE, consacré aux cruiserweights et autres acrobates du monde du catch.

Catch Review : WWE Cruiserweight Classic - Semaine 4 :

- Rich Swann (USA) vs Jason Lee (Hong-Kong) : Rich Swann fait son truc, c'est un showman né, il est décontracté, flamboyant, confiant... au point d'en faire un peu trop. Lee, lui semble plus orienté frappes et rapidité, et s'avère une bonne surprise. Le match n'est guère mémorable, cela dit, et ne dure que 3 minutes et quelques.

- Gurv Sihra (India) vs Noam Dar (Scotland) : match décevant. Le Bollywood Boy est à la traîne, et rabaisse Dar à son niveau, bref, un match particulièrement molasson, et gentiment médiocre.

- Jack Gallagher (UK) vs Fabian Aichner (Italie) : excellente surprise, entre un homme fort (l'Italien), et un technicien anglais, très similaire à Zack Sabre Jr dans son style. C'est fluide, c'est rythmé, c'est technique, c'est surprenant, c'est très réussi.

- Johnny Gargano (USA) vs Tommaso Ciampa (USA) : L'affrontement des deux partenaires d'une équipe de NXT, qui se connaissent parfaitement et ne se font pas de cadeaux. À nouveau un très bon match, typiquement indy.

 

Avec cette semaine encore inégale, le premier round du tournoi est bouclé. À partir de la semaine prochaine, on passe aux affrontements plus sérieux, dont certains promettent vraiment.

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Un film, un jour (ou presque) #1371 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Right One (2021)

Publié le 14 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Right One (2021) :

Sara (Cleopatra Coleman), auteure de romances insipides en panne d'inspiration, au grand dam de son agent littéraire, Kelly (Iliza Shlesinger), et ne se remet pas de sa rupture avec son ex, il y a des mois de cela. Un jour, elle rencontre cependant Godfrey (Nick Thume), un homme étrange qui, à chaque fois qu'ils se croisent, a adopté une nouvelle identité et une nouvelle personnalité. Fascinée, Sara décide de se rapprocher de lui, d'autant qu'il l'inspire pour le roman qu'elle doit écrire...

Une comédie romantique indépendante assez amusante, car plutôt décalée, entre son héroïne un peu lunaire, son love interest aux problèmes psychiatriques évidents, et Iliza Shlesinger excellente en BBF de l'héroïne/agent littéraire aux dents longues et au franc-parler abrasif.

Le tout déroule ainsi un récit qui change un peu des clichés du genre (c'est bien), qui fait un peu dans le pathos facile (c'est moins bien, mais ça passe), et qui est bouclé en 95 minutes tout compris, sans trop de fioritures (et avec un caméo de David Koechner en prime).

Sympatoche.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017)

Publié le 23 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Canada, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Nelly et Simon - Mission Yéti (Mission Kathmandu : The Adventures of Nelly & Simon - 2017) :

Lorsque Nelly Maloye, une apprentie-détective enthousiaste, croise le chemin de Simon Picard, un assistant anthropologue persuadé de l'existence du Yéti, le duo se retrouve bien vite au Népal, guidé par Tenzig Gombu, à la recherche de l'Abominable Homme des Neiges...

Un film d'animation québécois à orientation film d'aventures enneigé, et au style visuel et à l'animation plutôt intéressants... mais qui ne convainc jamais sur la durée. Le problème, en réalité, c'est que le film n'est tout simplement pas particulièrement intéressant : ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, pas particulièrement inspiré, pas particulièrement dynamique, pas particulièrement développé, et (dans sa version originale, du moins), le doublage n'est pas particulièrement mémorable.

Bref, en résumé, ça occupera probablement les plus jeunes pendant 90 minutes, mais l'intérêt du tout s'arrête plus ou moins là, malgré (encore une fois), une esthétique qui n'est pas désagréable.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1630 : Copshop (2021)

Publié le 27 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Copshop (2021) :

Traqué par Bob Viddick (Gerard Butler), un tueur à gages, Teddy Murretto (Frank Grillo), un arnaqueur, tente de lui échapper en se faisant arrêter par la police locale d'une bourgade désertique. Mais lorsque Viddick se fait lui aussi arrêter par la police, les deux hommes finissent en cellule, et le commissariat devient le champ de bataille de leur affrontement, auquel se joignent Anthony Lamb (Toby Huss), un autre psychopathe qui en a après Murretto, et Valerie Young (Alexis Louder), jeune officier de police coincée sur place...

Un polar/thriller signé Joe Carnahan, dont aucune des réalisations récentes n'a vraiment su me convaincre (notamment Boss Level) et qui ici s'essaie à l'exercice de style rétro 70s pour lorgner un peu sur le Assaut de John Carpenter.

Pas de siège du commissariat, cependant, mais plutôt un huis-clos manquant un peu de punch et de tension durant sa majeure partie, pour se réveiller dans la dernière ligne droite, lorsque les fusillades se déclenchent vraiment.

Pas désagréable, dans l'ensemble, notamment pour la prestation des trois rôles principaux, mais un peu prévisible, par exemple sur la fin, avec ces personnages qui sont morts mais pas vraiment, blablabla.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1648 : Président par accident (2003)

Publié le 19 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Président par accident (Head of State - 2003) :

Conseiller municipal d'un district de Washington, Mays Gilliam (Chris Rock) est un homme de la rue, proche des minorités et de ses semblables. Jusqu'à ce que l'une de ses bonnes actions attire sur lui l'attention du Parti Démocrate, qui décide de faire de Mays le candidat du Parti face au Vice-Président républicain en place... une candidature aussi improbable que radicalement différente de ce dont l'establishment politique a l'habitude.

Une satire politique de et avec Chris Rock, à la fois au scénario, devant et derrière la caméra, pour un résultat très mitigé, à la fois assez lucide sur le monde politique, mais aussi étrangement naïf (surtout en regard de l'élection d'Obama, six ans plus tard).

Et surtout, le film possède une structure assez décousue et chaotique, une succession de sketches, d'idées en vrac, de mélange inabouti d'humour satirique, de slapstick et d'absurde, et de musique ultra-datée fin 90s/début 00s, pour un résultat qui ne convainc pas vraiment, et semble trop souvent s'éparpiller pour être efficace.

Dommage.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1654 : Whisky Galore ! (2016)

Publié le 27 Mai 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Romance, UK, Écosse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Whisky Galore ! (2016) :

En 1941, les habitants de la petite île écossaise de Todday sont confrontés à un problème de taille : les stocks de whisky de l'île sont épuisés, et le rationnement dû à la guerre empêche leur réapprovisionnement. Jusqu'à ce qu'un navire s'échoue au large de l'île, avec à son bord 50 000 caisses de whisky : le village se mobilise alors pour dérober ces réserves... malgré la surveillance du Capitaine Waggett (Eddie Izzard), de la Home Guard, et des douanes locales.

Un remake malheureusement assez plat du classique des studios Ealing, ce Whisky Galore bénéficie pourtant de la présence incontournable de Eddie Izzard dans l'un des rôles principaux, et de décors naturels splendides (forcément, l'Écosse...).

Mais une photographie assez terne et désaturée, un côté visuellement télévisuel, ainsi qu'un vrai manque d'énergie et de peps font que ce métrage paraît souvent inerte, raide, et jamais suffisamment drôle ou attachant pour susciter un véritable intérêt.

Dommage, parce je partais conquis d'avance, mais il manque vraiment un je-ne-sais-quoi pour que la mayonnaise prenne : No alcohol was consumed in the making of this movie... c'est peut-être ça le problème, en fait.

3/6, et encore...

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Un film, un jour (ou presque) #1657 : One Shot (2021)

Publié le 1 Juin 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

One Shot (2021) :

Une équipe de Navy Seals, menés par Jake Harris (Scott Adkins), accompagne une représentante de la CIA (Ashley Greene) jusqu'à une île où se trouve une base secrète de détention de la CIA, pour en extraire Amin Mansur (Waleed Elgadi), présumé terroriste. Mais bien vite, la base est attaquée, et Harris devient le seul homme capable de sauver la situation...

Un thriller d'action anglais assez frustrant, car très ambitieux (l'intégralité du film est tournée de manière à simuler un unique plan séquence... comme l'indique le nom du film, à double sens) mais aussi très frustrant, car le tout ne s'élève jamais au delà de son statut d'actioner DTV au propos politique bancal.

C'est dommage, car le tour de force technique est assez impressionnant, et tout le monde se donne vraiment à cet exercice complexe (même si Ryan Phillippe est un peu en surjeu total)... mais sur la durée, le film finit par ronronner, et par perdre notablement de son intérêt. À voir par curiosité, sans plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1695 : Magic Island (1995)

Publié le 20 Juillet 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Magic Island (1995) :

Ado de 13 ans qui trompe sa solitude dans les jeux vidéo, Jack (Zachery Ty Bryan) reçoit de sa nourrice un livre magique intitulé "Magic Island". Rapidement, il se retrouve transporté dans l'univers du livre, pour une aventure de flibustiers en compagnie du Prince Morgan (Edward Kerr), de ses alliés, et de la sirène Lily (Jessie-Ann Friend), contre le maléfique Blackbeard (Andrew Divoff) et ses hommes (French Stewart, Abraham Benrubi, etc)...

Un film d'aventures indépendant produit par Charles Band, et qui lorgne gentiment sur L'Histoire sans fin, L'Île au Trésor, Princess Bride, Les Goonies et Richard au pays des livres magiques, mais sans budget, et produit un peu à l'arrache pour une sortie en vidéo.

Au programme, donc, des pirates cabotins (Andrew Divoff en fait trois tonnes), des seconds rôles improbables (dont French Stewart et Abraham Benrubi), des créatures en latex, un géant en stop motion, des accents bancals, une romance adolescente, une bande originale synthétique (naze) de Richard Band, et un tout qui ne fonctionne que ponctuellement, même en mettant de côté l'aspect gentiment fauché et approximatif du tout.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : QUINZAINE ALIENS - Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019)

Publié le 1 Juin 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Horreur, Review, Science-Fiction, Aliens

À l'occasion du 40ème anniversaire de la franchise Alien, la Fox a sélectionné, parmi toutes les participations à un concours, 6 courts-métrages de 10 minutes, inspirés de l'univers de Giger et Scott, et diffusés sur YouTube à raison d'un film par semaine, jusqu'à la date anniversaire du premier film de la saga.

Anthologie Alien 40ème anniversaire (2019) :

- Containment : Quatre survivants (Gaia Weiss, Theo Barklem-Biggs, Sharon Duncan-Brewster, Adam Loxley) attendent les secours à bord d'une capsule de sauvetage. Mais l'un d'entre eux est infecté par la créature responsable de l'explosion de leur vaisseau...

Un court-métrage efficace et pas trop mal interprété ou filmé, bien qu'il tienne clairement du fan-film, et évoque fortement une scène de Covenant. Tout à fait honorable, sans pour autant apporter quoi que ce soit de particulièrement original.

- Specimen : Julie (Jolen Andersen), botaniste coloniale sur LV-492, tente d'identifier une cargaison d'échantillons de sol étranges, qui inquiètent sa chienne de garde. Mais lorsque le laboratoire bascule automatiquement en quarantaine, Julie se retrouve prise au piège avec une créature menaçante dont elle ignore tout...

Un court bien plus professionnel et maîtrisé que le précédent, notamment au niveau de ses effets, de son ambiance, et de sa photographie nettement plus cinématographique. Assez plaisant, je dois dire, notamment au niveau du rebondissement canin de fin.

- Night Shift : Lorsque son collègue Welles (Terrence Keith Richardson) le retrouve désorienté et avec une gueule de bois carabinée, Harper (Tanner Rittenhouse) est ramené à la réserve coloniale la plus proche, pour y boire un dernier verre. Là, ils y retrouvent Rolly (Amber Gaston) et Springer (Christopher Murray), mais rapidement, il s'avère que Harper a été contaminé par un élément étranger...

Assez bof, celui-là : il n'est pas mal filmé ni réalisé, mais dans l'ensemble, il se passe trop peu de choses pour que ce soit intéressant, ou original. Sans oublier quelques erreurs de continuité assez regrettables.

- Ore : Sur une planète minière, la mort mystérieuse d'un mineur amène Lorraine (Mikela Jay) et ses collègues à découvrir une forme de vie hostile dans les tunnels de la mine. Mais Hanks (Tara Pratt), responsable des opérations, semble plus préoccupée par la bonne santé de la créature que par celle de ses subordonnés...

Ah, très sympathique, celui-ci : économie de style et de moyens, mais l'environnement minier fonctionne bien, c'est assez bien caractérisé et interprété, et le côté rétro de tous les équipements et écrans d'ordinateur permet de rejoindre la technologie des films originaux. Ça fait plaisir.

- Alone : Dernier membre d'équipage du transporteur Otranto, à la dérive et évacué, Hope (Taylor Lyons) fait tout son possible, depuis un an, pour survivre et pour réparer le vaisseau. Jusqu'au jour où elle décide de s'introduire dans la seule pièce du bâtiment qui lui est interdite par l'ordinateur de bord...

Direction artistique assez limite pour ce court-métrage un peu plus long que les précédents : mettre de la fumée un peu partout ne suffit pas à cacher le budget clairement limité, et on ne croit jamais vraiment à l'environnement décrit.

Ajoutez à cela une réalisation assez faiblarde (le montage s'accélère ponctuellement de manière inutile, qui tranche vraiment avec le rythme plus contemplatif du tout), et l'on se retrouve avec un court au postulat intéressant (une androïde qui se retrouve avec, pour seul compagnon, un facehugger, et qui décide de lui trouver un hôte pour éviter sa mort - ça peut évoquer Covenant et compagnie, d'ailleurs), mais à l'exécution assez quelconque. Le caméo du fils de Bill Paxton fait toujours plaisir, cela dit.

- Harvest : Les quatres membres d'équipage (Agnes Albright, Jessica Clark, Adam Sinclair, James C. Burns) d'un vaisseau endommagé n'ont que quelques minutes pour atteindre la capsule de secours du bâtiment, avant que ce dernier ne soit détruit. Mais leur détecteur de mouvements leur indique qu'ils ne sont pas seuls à bord...  

Celui-ci m'embête un peu : visuellement ou au niveau de l'interprétation, pas grand chose à redire, c'est convaincant et professionnel, et ça instaure une jolie tension en moins de 9 minutes. Le seul problème, en fait, c'est que l'écriture ne suit pas vraiment, et que le déroulement du court est assez chaotique (et puis, encore une fois, une androïde maléfique...). Mouais.

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Bilan : il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une anthologie de fan-films, puisque c'est exactement l'origine du projet. Résultat, on se retrouve avec six courts-métrages fortement sous influence, et qui, pour la plupart, peinent à se dégager de l'ombre de leurs modèles. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, et le format fait que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus particulièrement mémorable, ou très intéressant.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2022 - De l'autre côté, saison 1 (2021)

Publié le 15 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Comédie, Fantastique, Télévision, Science-Fiction, Science Fiction, Disney, Anthologie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Les bilans de Lurdo

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, durant tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

De l'autre côté, saison 1 (Just Beyond, season 1 - 2021) :

Anthologie Disney + en 8 épisodes d'une petite demi-heure, adaptés par Seth Grahame-Smith (scénariste d'Abraham Lincoln, chasseur de vampires et d'Orgueil et Préjugés et Zombies) à partir de comic-books écrit par R.L. Stine, et diffusés il y a un an tout juste, en Octobre dernier.

- 1x01 - Leave Them Kids Alone : Veronica (Mckenna Grace), une adolescente rebelle, est envoyée par ses parents dans une école privée pour jeunes filles difficiles, où Miss Genevieve (Nasim Petrad), la directrice, se targue de reformater toutes ses élèves en ados modèles...

Un grand classique du genre, façon Stepford Wives, avec le gimmick du casque de coiffure et du brushing 60s comme instrument de lobotomie et de conformité. Pas désagréable sans plus, et une fin abrupte, un peu bâclée.

- 1x02 - Parents Are From Mars, Kids Are From Venus : Jack (Gabriel Bateman) et son ami Ronald (Arjun Athalye) découvrent que leurs parents (Riki Lindhome, Tim Heidecker, Rajani Nair, Parvesh Cheena) sont des extraterrestres tentaculaires...

Mouais, une vibe très Adult Swim pour cet épisode assez quelconque, qui recycle des éléments et des rebondissements prévisible de ce genre d'anthologie. Le caméo de Henry Thomas est, quant à lui, assez anecdotique.

- 1x03 - Which Witch : Dans un monde où les sorcières sont parfaitement intégrées à la société, Fiona (Rachel Marsh), une jeune lycéenne, tente de gérer sa cousine Luna (Jy Prishkulnik), fraîchement arrivée d'Angleterre...

Certes, c'est un peu une redite de Sabrina l'apprentie sorcière, mais cet épisode assez atypique (c'est de la teen com lycéenne classique) s'avère très sympathique et rafraîchissante, ressemblant presque, par certains aspects, au pilote d'une sitcom fantastique ou d'une D-Com pour ados. Avec en prime une actrice principale assez attachante.

- 1x04 - My Monster : Installée dans la maison d'enfance de sa mère suite au divorce de cette dernière, Olivia (Megan Stott) est hantée par une créature sinistre portant un masque...

Pas fan de l'écriture à quatre mains, un peu trop sarcastique pour être naturelle, et de la créature, très dérivative de Slenderman et compagnie... après, du point de vue suspense et jump scare, ça fonctionne pour ce que c'est, mais la résolution tombe un peu à plat, téléphonée par le titre de l'épisode et par un côté métaphorique évident.

- 1x05 - Unfiltered : Studieuse mais complexée, Lilis (Izabela Vidovic) voit sa vie changer du tout au tout quand elle reçoit de son enseignante d'arts plastiques, Ms. Fausse (Christine Ko), une appli magique qui transforme son physique à volonté. Désormais populaire, elle réalise cependant que la beauté a un prix...

Une variation sur un thème très conte de fées/leçon de morale, avec la méchante sorcière et sa victime qui succombe à la beauté facile et sans intellect. Pas désagréable, en soi, malgré un côté très convenu, et des effets visuels (tant le maquillage que les effets numériques) inégaux.

- 1x06 - We've Got Spirits, Yes We Do : Anxieuse et repliée sur elle-même, Ella (Lexi Underwood) se retrouve enfermée, à l'occasion d'une sortie scolaire, dans un vieux théâtre hanté par une troupe des plus excentriques (Kate Baldwin, Ben Gleib, Jackson Geach, Emily Marie Palmer)...

Plutôt amusant, cet épisode, et assez maîtrisé sur le plan de l'écriture et des effets visuels. Pas de surprise au programme, mais c'était relativement bien mené.

- 1x07 - Standing Up for Yourself : À Larkinville, tout le monde vit dans la terreur de Trevor (Cyrus Arnold), le fils Larkin, un colosse brutal qui harcèle adultes comme adolescents et enfants. Jusqu'à ce qu'il s'en prenne à Evan (Henry Shepherd), dont la grand-mère va maudire Trevor...

Un épisode rigolard et caricaturale, avec narration goguenarde en voix off façon Docteur Seuss (les rimes en moins), et une interprétation volontairement outrée. Amusant.

- 1x08 - The Treehouse : Marqué par le deuil de son père (Malcolm Barrett), Sam (Cedric Joe) se retrouve transporté dans une dimension parallèle où il est l'enfant d'une autre famille, plus aisée, mais où sa famille d'origine existe aussi, et accepte de l'aider à reconstruire sa cabane dans les arbres, point de passage entre les dimensions...

Un épisode plutôt touchant, malgré l'interprétation un peu inégale de Cedric Joe, et la sensation d'un scénario en avance rapide, où tout le monde accepte la situation sans trop poser de questions.

- Bilan saisonnier -

Une anthologie assez inégale, qui ne fait rien que Fais-moi Peur !, Chair de Poule ou les autres anthologies et séries de téléfilms adaptés de R.L. Stine (The Haunting Hour, Monsterville, Fear Street, Mostly Ghostly) n'aient déjà accompli par le passé, avec cependant l'avantage d'un budget et d'un savoir-faire Disney assez confortables.

Ce n'est pas mauvais, en soi, mais c'est du déjà vu, particulièrement centré sur les relations parents-enfants, et les difficultés générationnelles, ainsi que sur la bonne vieille métaphore du monstre ou du phénomène surnaturel comme représentation des peurs de l'adolescence et du changement.

Je doute que le moindre de ces épisodes marquera les jeunes générations comme certains récits de Fais-moi peur ou de Chair de poule l'ont fait en leur temps, mais ça les occupera pendant deux ou trois heures, et honnêtement, ce n'est pas un programme honteux.

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Catch Review : WWE RAW (10/02/2014)

Publié le 11 Février 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Le status-quo est de retour à la WWE, comme d'habitude :  la compagnie a décidé de n'en faire qu'à sa tête, et tant pis si les fans sont mécontents. De toute façon, ils regarderont tout de même le produit, et achèteront des places pour des shows qu'ils détestent...

Heure 1 :

Raw commence très mal : on invite Betty White pour quelques instants maladroits, et on enchaîne aussitôt sur 15 minutes de Orton, Triple H, Steph, et Bryan, qui nous refont encore le même numéro ; je suis désolé, mais rien de tel pour me donner envie de zapper... ensuite, beacoup de meublage, avec un match efficace mais banal des Rhodes+Rey vs les Wyatts, des promos fades de Miz, de Sheamus, des New Age Outlaws et de Betty White, et un match Fandango/Santino uniquement là pour mettre en avant Emma. Seule chose notable : le push évident que reçoit Reigns, digne du push initial de Ryback.

Heure 2 :

Le public donne de la voix pour les Real Americans vs Christian & Sheamus : Cesaro est clairement l'homme le plus populaire dans le ring, et donc, forcément, il est dans l'équipe perdante. On enchaîne avec une promo racoleuse de Cena (qui a bien compris que, pour se faire acclamer, il devait citer tous les favoris du public dans ses promos), un squash de Del Rio sur Ziggler (pauvre Zigg), une intervention de Batista, de l'autopromo pour le WWE Network, et, last but not least, toute une intrigue sur les NAO qui tentent de faire avaler du laxatif à Betty White, mais sont victimes de leur mauvais tour, et passent tout le match Usos vs Axback à se tordre de douleur au bord du ring. Laule. Vive l'humour WWE.

Heure 3 :

Ambrose déclare un open challenge pour sa ceinture, Mark Henry répond, le match se finit en queue de poisson : prévisible et sans intérêt autre que le face à face silencieux entre le Shield et les Wyatts, très réussi. Ensuite, c'est festival, avec un match botché des Divas, une promo caricaturale de Rusev, une micro-attaque de Bryan sur Kane (il faut bien leur trouver quelque chose à faire au prochain PPV), et la pièce de résistance : Cena vs Orton #58989615231132, un match long, interminable, routinier, téléphoné, bref, encore un match typique des deux hommes, qui n'apportent rien de nouveau au programme.

 


 

Un show qui se résume à sa dernière image : Cena, triomphant, sous le signe de WrestleMania, tandis que Bryan a été relégué à la mid-card contre Kane, et que la WWE ne mentionne même plus CM Punk. Désespérant.

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Catch Review : TNA One Night Only - Old School 2014

Publié le 12 Février 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA, ONO

TNA One Night Only - Old School 2014 :

- Un ONO enregistré à New York, avec un public assez motivé (ex-ECW oblige), et une ambiance très "show indépendant".

- Borash a l'air particulièrement échevelé, ce soir.

- Chris Sabin vs Sonjay vs Aries. Petit match d'ouverture réussi et tranquille. Rien d'anthologique, mais honorable.

- Promo convaincue de Tommy Dreamer.

- Récap de la carrière de ECIII.

- ECIII dans le ring, copieusement hué par tout le public, avant d'annoncer le rematch d'un feud "légendaire" : ECIII vs Dewey Barnes. Très bonne promo d'ECIII, et affrontement squashesque entre les deux hommes.

- Promo posée et menaçante de Bully, avec récap de l'intervention de Bully Ray pendant l'un des shows de la fédé de Dreamer.

- Bully Ray vs Dreamer, Falls Count Anywhere Street Fight. Un bon hardcore match très old school dans l'âme, et exécuté par deux pros.

- Promo calme et volontaire de Joe.

- EY dans le ring, qui fait venir Velvet, interrompus par Bad Influence... eux mêmes interrompus par les Bromans qui font venir Tapa.

- Bromans & Tapa vs Bad Influence & Velvet w/Special Ref EY. Un match très solide, avec Bad Influence en mode face.

- Abyss vs Hardy, Monster's Ball. Un hardcore match standard au rythme un peu inégal, mais avec un beau bump dans les punaises, et un finish ultra-bourrin.

- Promo tranquille de Angle, et récap des différents affrontements Angle/Anderson.

- Angle vs Anderson. Match solide et méthodique, qui fait plaisir à voir.

- Promo confiante de Roode et récap de Storm vs Roode.

- Storm vs Roode, Last Man Standing. Là aussi, un long match substantiel et efficace, avec un D.V.D. sur des chaises qui fait très mal à voir.

- Récap de l'historique de Joe et Magnus.

- Joe vs Magnus. Joe méga populaire ; Magnus meuble en imposant des règles obscures venues d'Angleterre (pas de coups de poing) ; et au final, c'est un excellent main event, qui augure d'un futur match de championnat mémorable entre ces deux hommes.

 



Au final, un ONO très solide : les matches étaient de qualité, longs et substantiels, le public était motivé, et la soirée est passée comme une lettre à la poste. Seul petit bémol, peut-être, un abus de matches à tendance hardcore, qui peuvent lasser.

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Halloween Septembrrrfest 2014 - 11 - Haunt (2013) & Under The Skin (2013)

Publié le 29 Septembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Haunt :

Malgré la réputation sinistre de leur nouvelle demeure, la famille Asher emménage dans l'ancienne maison des Morello, où sévit une force étrange et maléfique ; bien vite, des phénomènes mystérieux se produisent, et Evan (Harrison Gilbertson), le fils adolescent de la famille Asher, décide de mener l'enquête en compagnie de sa charmante voisine, Sam (Liana Liberato)...

Un film de maison hantée ultra-basique et convenu, dont on devine tous les rebondissements longtemps à l'avance, et qui donne l'impression au spectateur d'avoir déjà vu ce récit des dizaines de fois. Qui plus est, le métrage souffre un peu de nombreuses idées laissées sans explications (la petite soeur, la boîte), de dialogues assez moyens, et d'une montée en puissance faiblarde, qui donne l'impression que le récit ne démarre que dans son dernier tiers.

Bref, ce n'est pas très maîtrisé niveau écriture, ce qui peut se comprendre vue l'inexpérience relative du scénariste et du réalisateur.

Néanmoins, la facture technique assez solide du métrage, ainsi que la relation naissante entre les deux adolescents empêchent le tout de sombrer totalement, en donnant notamment au film un semblant d'intérêt, et une tonalité proche du film fantastique pour ados. M'enfin ça reste peu.

2/6

Under The Skin :

En Écosse, une séduisante inconnue (Scarlett Johansson) charme les hommes qui croisent son chemin, pour les emmener dans son antre, et les faire disparaître à jamais. Mais une rencontre inattendue va troubler cette prédatrice extraterrestre, et lui faire reconsidérer sa place dans l'univers...

Une expérience sensorielle et un exercice filmique assez fascinants et déstabilisants, qui suit donc l'éveil aux sens humains d'une extra-terrestre venue parmi nous récolter des humains.

Un métrage par moments à la limite de l'expérimental et de l'hermétisme, mais qui paradoxalement reste assez clair : certes, on ne connaîtra pas la raison exacte de la présence des aliens sur Terre, ni pourquoi ils récoltent des hommes (pour utiliser leur peau et se fondre parmi nous ?), mais le métrage est suffisamment explicite pour comprendre les tenants et aboutissants de chaque scène sans dialogues, par le seul pouvoir de l'image.

Une image d'ailleurs particulièrement travaillée, ce qui permet au film de mêler onirisme visuel avec un réalisme absolu, qui décrit de manière crue l'Écosse la plus populaire, aux accents parmi les plus incompréhensibles.

Scarlett se donne ainsi totalement à ce rôle, qui lui permet d'interpréter un personnage à l'opposé de Lucy : d'alien froide qui fait semblant d'être humaine, elle se "réchauffe" progressivement, et prend petit à petit conscience de son humanité. Ce qui ne donne pas forcément lieu à des performances inoubliables, mais plutôt à un jeu nettement plus subtil et nuancé (d'aucuns diront impassible et inexpressif, mais bon)...

Mentionnons aussi le score musical, assez hypnotique et lancinant, et son motif de la "chasse", qui est ainsi détourné lorsque la situation de l'héroïne est renversée, et qu'elle passe de prédatrice à proie...

Bref, une ambiance unique, des choix radicaux et, à mon sens, une réussite globale.

4.5/6

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Catch Review : WWE Night of Champions 2014 (21/09/2014)

Publié le 22 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, WWE

Summerslam était un PPV à l'action assez solide de bout en bout, mais au booking assez médiocre. Night of Champions, lui, part déjà avec un handicap : une carte particulièrement peu engageante...

- Christian, pour un segment talk-show sans intérêt avec Y2J, dans lequel ils se disputent gentiment en se souvenant du passé et parlent de Randy Boreton. Qui intervient, forcément, et fait une promo sympatoche backstage (à laquelle Jericho répond d'un piteux "total Jackass", et avec des jeux de mots foireux sur les serpents. Ouch).

- Usos vs Gold & Stardust, tag titles. La routine : ce n'est pas mauvais, mais ça ronronne gentiment tant ces deux équipes se connaissent désormais par coeur... et le spectateur aussi.

- Placement produit Mountain Dew par Zigg & Truth.

- Cesaro vs Sheamus, US Title. Un match assez classique entre les deux hommes, avec un moment ou deux assez sympathiques, mais sinon, RAS.

- Show & Apollo Henry se motivent backstage.

- Deux musiciens country aux commentaires... arf.

- Miz w/Sandow & Zigg w/Truth, IC title. Un match prétexte (avec un finish de merde), qui donnait un peu l'impression d'être en avance rapide par moments, pendant que les commentateurs parlaient régulièrement de tout sauf du match. Et bien sûr, Sandow se fait mettre minable par les deux chanteurs. *soupir*

- Rollins dans le ring, pour proclamer sa victoire sur un Reigns à l'hosto, et lancer un open challenge, auquel répond Dean Ambrose qui arrive en taxi (et donc n'a techniquement pas pu entendre l'open challenge, laule). Mini-brawl immédiatement parasité par l'Authority. Ça sentait beaucoup le déjà vu, franchement.

- Henry vs Rusev. Les hymnes nationaux, c'est fatiguant. Surtout quand Henry chiale pendant l'hymne. Un match gentiment bourrin, mais aussi très lent et peu captivant. Mwé.

- Y2J vs Boreton. Meh. Une porte de sortie prévisible pour Y2J, RKOé par Boreton. Ce n'était pas mauvais, les deux hommes sont des pros, mais je n'ai pas été intéressé par un match de Y2J ou d'Orton depuis des années, donc...Et les commentateurs étaient, une fois de plus, souvent distraits.

- Promo quelconque de Paige.

- Promo médiocre de Brie.

- AJ vs Nikki vs Paige. Divas Title. Bah ce n'était pas mauvais. C'était lent, et les filles parlaient beaucoup entre elles, notamment au moment de la tower of doom, mais bon... ça allait.

- Cena vs Lesnar, WHW title. Le même match qu'au dernier PPV, avec un Lesnar dominant et un Cena un poil plus résistant (mais particulièrement stupide dans ses attaques)... mais cette fois-ci, il est sur le point de gagner (facepalm), quand Rollins encaisse son MITB sur Lesnar... mais n'a pas le temps de capitaliser. Un finish bien daubé pour ce PPV.

 

Un PPV... qui ne mérite qu'un bon gros soupir. Rien de plus.

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Un film, un jour (ou presque) #737 : The Female Brain (2017)

Publié le 18 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Female Brain :

Julia (Whitney Cummings), une neuroscientifique distante et détachée, étudie la biochimie du cerveau féminin, au travers de trois couples : Zoe (Cecily Strong) & Greg (Blake Griffin), jeunes mariés, qui peinent à gérer la blessure qui immobilise Greg, célèbre basketteur ; Lisa (Sofia Vergara) & Steven (Deon Cole), qui sont englués dans une routine domestique soporifique ; et Lexi (Lucy Punch), qui tente de faire d'Adam (James Marsden) l'homme de ses rêves. Tout se complique lorsque Kevin (Toby Kebbell), un homme séduisant et spontané, rejoint son programme de recherche...

Comédie romantique inspirée du livre non-fictionnel du même nom, ce métrage est co-écrit, réalisé et interprété par Whitney Cummings, ce qui pouvait laisser craindre - comme beaucoup d’œuvres de la comédienne - quelque chose d'assez égocentrique et de vaniteux.

Par chance, si Cummings est effectivement omniprésente (du début à la fin du film, en voix off à l'accent agaçant, et elle se réserve par ailleurs l'une des sous-intrigues les plus développées), elle reste tout de même relativement en retrait (en même temps, son personnage est glacial et replié sur lui-même, donc il ne s'impose pas trop au spectateur), et préfère laisser sa distribution (au demeurant très sympathique, y compris au niveau des seconds rôles qui ne font que passer, comme Jane Seymour, Will Sasso, Neal Brennan, etc) s'amuser un peu, au travers de ces trois portraits de couple très inégaux.

Inégaux, car le traitement de ces trois couples est loin d'être équilibré, et Vergara/Cole, notamment, semble avoir été sous-développé lors de l'écriture du film, au point d'être tout simplement insipide et inintéressant.

C'est vraiment le souci du film : sur un vague squelette de comédie romantique et de guerre des sexes prévisible de bout en bout, ça débite beaucoup de platitudes, ça théorise beaucoup à base de vidéos d'illustration et d'explications pseudo-scientifiques, et au final, ça sert principalement de remplissage à un métrage qui n'a pas grand chose d'intéressant ou de frais à présenter, et qui finit par être particulièrement creux et longuet.

Alors on ne s'ennuie pas forcément, grâce au capital-sympathie des acteurs et actrices (le couple Blake Griffin/Cecily Strong, notamment, est assez attachant, naturel et amusant), mais ça s'arrête là.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #731 : Chasse à l'Homme 2 (2016)

Publié le 8 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chasse à l'Homme 2 (Hard Target 2) :

Traumatisé par la mort de son meilleur ami lors d'un affrontement de MMA, Wes Baylor (Scott Adkins) tente d'expier sa faute en se livrant à des combats clandestins en Asie. Jusqu'au jour où il est approché par Aldrich (Robert Knepper), qui lui propose un ultime combat extrêmement bien rémunéré. Mais ce combat s'avère rapidement être un piège, qui place Baylor en position de proie dans la jungle, face à une troupe de chasseurs armés jusqu'aux dents...

Une suite DTV au film de John Woo et JCVD (dont cette suite reprend des gimmicks visuels inutiles, comme les ralentis répétitifs et les envols de volatiles), et qui oppose le toujours efficace Scott Adkins à Knepper, Rhona Mitra, Temuera Morrison et à quelques autres trognes peu marquantes.

C'est bien là le problème principal de ce métrage : malgré des décors naturels assez beaux (très pratiques lorsque le budget est limité), et une réalisation compétente (ralentis exceptés, les affrontements sont filmées avec de l'ampleur... parfois même un peu trop, puisque régulièrement, on voit clairement que les coups et les frappes passent à trente centimètres de leur cible), le tout est relativement fauché, notamment au niveau de la post-production (bruitages, post-synchronisation), de certaines scènes d'action (les motos) et des seconds rôles, transparents et à l'interprétation assez inégale.

Et pour être franc, il n'y a pas franchement matière, ici, à remplir plus de 100 minutes de film : après une première demi-heure sympathique et assez pêchue, le métrage connaît ainsi un gros ventre mou lorsque le héros rencontre Ann Truong, et que commence à se développer un début de romance dans une grotte.

À partir de là, le film perd progressivement de son intérêt, malgré les efforts de Adkins et d'un Knepper qui semble vraiment s'amuser. Tout ce qui a trait à Rhona Mitra est raté (elle passe son temps à se faire démolir, elle ne sait pas vraiment se battre, etc...), certains personnages ne sont guère plus que des clichés sur pattes (l'espagnol matador avec son épée), et le métrage finit même par gagner la palme du générique de fin le plus inutile au monde, avec plusieurs minutes de Scott Adkins en train d'explorer une ville avec un air perplexe, sur une musique de suspens... sans que ça ne débouche sur quoi que ce soit.

Il faut croire que le réalisateur avait promis à l'office de tourisme local plusieurs minutes promotionnelles en échange d'un droit de tournage quelconque...

Dans l'ensemble, un DTV très passable, qui ne restera pas comme l'un des meilleurs films de Scott Adkins (malgré toute sa bonne volonté et son implication).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #775 : MOIS FRANÇAIS - Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017)

Publié le 28 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Fantastique, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Hibou (2016) :

Las d'être totalement ignoré par tout le monde, Rocky (Ramzy Bédia), employé serviable d'un laboratoire pharmaceutique, découvre un jour un grand-duc dans son salon. Un grand-duc qui lui est indifférent, mais qui a une portée symbolique que Rocky ne s'explique pas. Sur un coup de tête, Rocky enfile alors un costume de hibou, mais il ne parvient pas plus à attirer l'attention d'autrui... jusqu'au jour où il croise le chemin d'une jeune femme déguisée en panda (Élodie Bouchez), de laquelle il tombe aussitôt amoureux...

Première réalisation et scénario de Ramzy en solo, qui choisit de se lancer dans une comédie poétique assez courte, tournée au Canada (90% de la distribution parle avec un accent québécois), et qui rappelle fortement le cinéma de Gondry ou de Dupieux.

Au programme, un métrage au décalage et à la naïveté enfantine, à l'illustration musicale inégale, pour une romance étrange, et un script tellement absurde, décalé et conceptuel, qu'il en est presque abscons, et trop nonchalant pour son propre bien.

C'est notamment sur le plan de la symbolique et des métaphores que le scénario peine beaucoup, puisqu'on ne perçoit jamais vraiment ce que le film tente de transmettre : quelque chose sur les apparences dans notre société, sur le rapport au père ("le grand-duc" était le surnom du père de Ramzy IRL, et l'est dans le film), sur l'isolement, l'oubli, sur le manque, sur plein de choses... et sur rien à la fois, car le tout est trop vague et brouillon pour vraiment fonctionner.

Bref, pour un premier essai, c'est une fable gentillette, mais globalement inaboutie, et à la fin un peu frustrante.

2.5/6 (avec néanmoins une grosse envie de lui mettre la moyenne pour l'effort et l'originalité)

Si j'étais un homme (2017) :

Névrosée, complexée et fraîchement divorcée, Jeanne (Audrey Dana) est à bout, humiliée tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Jusqu'au jour où, en se levant, elle découvre qu'un pénis lui a poussé durant la nuit : de quoi la faire paniquer, mais aussi, après un certain temps d'adaptation, de quoi lui faire découvrir la vie sous un angle différent, et lui redonner confiance en elle...

Une comédie se revendiquant féministe, écrite, réalisée et interprétée par Audrey Dana, et qui prend un postulat de départ sympathique, une distribution secondaire amusante (Alice Balaïda est attachante, comme toujours, Christian Clavier est à peu près sobre, Eric Elmosnino parvient à être touchant), et une actrice principale qui (forcément) se donne à fond dans son rôle (et adopte des mimiques et une gestuelle clairement réfléchies en amont)...

... pour en faire une comédie malheureusement pas très mémorable, à la métaphore principale assez transparente, et au traitement un peu trop caricatural et superficiel.

Ajoutez à cela un déroulement trop prévisible, et une fin à la nudité assez gratuite (qui permet d'esquiver le problème de la romance à composante trans), et l'on se retrouve avec une comédie fantastique décalée, mais peu satisfaisante.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017)

Publié le 3 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Scotty and The Secret History of Hollywood (2017) :

Le portrait de Scotty Bowers, légende du vieil Hollywood, qui, après une carrière dans l'armée, a ouvert une station-service dans la capitale du cinéma, station-service rapidement devenue un point de rencontre et d'échange incontournable pour la communauté gay et lesbienne des studios d'alors : les plus grands acteurs et actrices sont passés par l'établissement de Scotty, et, au fil des ans, celui-ci est devenu l'organisateur des rencontres les plus interdites, fournisseur de chair fraîche et de jeunes éphèbes pour des célébrités bien trop souvent contraintes de vivre leur sexualité dans l'ombre...

Un documentaire biographique qui n'est pas sans rappeler Tab Hunter Confidential dans sa description d'un monde plein de mensonges et de pulsions assouvies en secret, puisque, si l'on doit l'en croire, Scotty a connu tout, tout le monde, et le plus souvent, a couché avec les plus grands noms, de J. Edgar Hoover à Ava Gardner.

Et quand bien même Bowers embellirait un peu ses souvenirs (après tout, il a 95 ans, et même s'il est en pleine forme, et que de multiples vétérans du vieil Hollywood confirment ses dires, les divers protagonistes de ses histoires ne sont plus là pour le contredire), il reste en parallèle le portrait d'un homme qui a tout vu, tout connu, et qui a été marqué par la vie (guerre, mort de sa fille, abus sexuels durant son enfance).

Un homme qui, pourtant, malgré tout ce qu'il a traversé et sa santé défaillante, garde son optimisme, son ouverture d'esprit (il se définit comme pansexuel et affirme être partant pour coucher avec tout ce qui bouge), et est joyeusement marié depuis plus de 30 ans.

Le documentaire, lui, parvient à concilier anecdotes amusantes, à grands renforts d'images et de photos d'archive, tranches de vie un peu tristes (Scotty est clairement nostalgique d'une époque révolue et plus libre, sans compter qu'il est désormais un accumulateur compulsif et mélancolique), et moments assez sombres (lorsque le documentaire explique, au détour d'une scène, que Scotty se prostituait déjà adolescent, après être passé dans les bras de dizaines de prêtres, et dans ceux de son voisin adulte...).

Intéressant pour qui s'intéresse à un certain Hollywood, et ce quand bien même le métrage aurait peut-être bénéficié à remettre en question ou en perspective toutes les affirmations de son sujet, qui a ici carte blanche pour réécrire le passé comme bon lui semble - même si j'en conviens, les survivants de cette âge d'or sont de plus en plus rares.

4.25/6

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Christmas Yulefest 2014 - 57 - L'Arnaque de Noël (2014)

Publié le 29 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Drame, Religion, Télévision, Lifetime

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Arnaque de Noël (The Santa Con) :

Nick DeMarco (Barry Watson), un petit escroc désabusé tout juste sorti de prison et logeant chez sa soeur autoritaire (Melissa Joan Hart), est contraint de jouer les Santa Claus dans un magasin. Dès sa première journée, il promet à un bambin que Santa va réunir ses parents pour Noël : une promesse difficile à tenir, d'autant que Carol (Melissa Sagemiller), la mère de l'enfant, s'avère des plus séduisantes, et que son ex est un alcoolique fini...

Un téléfilm Lifetime réalisé et interprété par Melissa Joan Hart et qui s'avère assez rapidement un récit très peu engageant. En effet, contrairement à Hallmark, qui est toujours plus familial et enjoué, Lifetime a parfois tendance à donner dans le mélodrame dégoulinant de bons sentiments (parfois même religieux).

Ici, en l'occurrence, ce qui commence (en théorie) comme un récit de comédie romantique typique (l'arnaqueur Père Noël de grand magasin obligé d'aider la mère célibataire à réparer sa maison sous un faux prétexte, et qui tombe sous son charme), finit (de manière sournoise) en apologie du pardon et du sacrifice chrétien, avec un protagoniste qui retrouve la foi, et en prime les sermons d'un(e) pasteur(e) sarcastique et moralisatrice, qui est en fait un ange.

Non, on ne peut pas dire que j'aie vraiment apprécié le tout. Déjà, les premières minutes donnent le ton : ça fait dans le sombre, dans le dramatique, dans le torturé, avec des personnages antipathiques qui passent leur temps à se critiquer et à hausser la voix - Nick est un loser sans foi ni loi, assez antipathique, qui passe son temps à subir les remontrances de sa soeur (qui ne sert à rien d'autre dans le film) ; Carol est mélancolique, son fils est dépressif, le père du gamin est un alcoolique qui ment, beugle, et finit par chercher le pardon ; tout le monde semble mécontent de son existence, etc...

Et puis progressivement, tout se met en place, comme dans les Anges du Bonheur : sous l'influence de l'ange, justement, le héros va changer et devenir un homme bien, qui va amener l'alcoolique à changer et devenir à son tour un homme bien, afin qu'il puisse retrouver sa famille à Noël... whouhou, youpi, c'est captivant... et je ne mentionne même pas l'histoire finale de l'incendie, et du sauvetage, tellement capillotractée et forcée que ça sent le scénariste désespéré.

Bref, c'est déprimant, c'est laborieux, c'est dirigé sans énergie, et en lieu et place d'un téléfilm de Noël, on se retrouve sur un mélodrame sur l'alcoolisme et le besoin de croire en Dieu pour s'en sortir. Mwé.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #632 : Tickled (2016) & The Tickle King (2017)

Publié le 22 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, HBO, Documentaire, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Tickled & The Tickle King :

Journaliste néo-zélandais spécialisé dans les sujets légers et insolites, David Farrier pense avoir touché le jackpot lorsqu'il découvre en ligne des vidéos montrant de jeunes éphèbes athlétiques participant à des "compétitions d'endurance aux chatouilles". Amusé et intrigué par le caractère homo-érotique voilé de ces productions, il prend contact avec la maison de production... mais bien vite, il devient la cible d'innombrables menaces légales, de harcèlement téléphonique et physique, et d'insultes homophobes.

Car ces vidéos de chatouilles ne sont que la partie émergée d'un iceberg improbable remontant à plusieurs décennies, et menant à un homme mystérieux aux fonds apparemment illimités, qui entretient un réseau entier à la limite de la légalité, consacré à son fétiche sexuel préféré...

Un documentaire roublard qui a fait le buzz à sa sortie, puisqu'il commence comme un métrage semi-racoleur classique s'intéressant à une niche sexuelle et fétichiste, et se transforme rapidement en enquête passionnante de ce documentariste clairement dépassé par l'ampleur de ce sur quoi il a mis le doigt.

Le documentaire retrace donc son enquête, et le suit alors qu'il se confronte, un peu à la manière de Louis Theroux, aux victimes de ce réseau (des hommes souvent jeunes, naïfs, défavorisés, et se retrouvant confrontés à un outing sauvage dès qu'ils commencent à se poser des questions ou à se montrer difficiles), aux anciens collaborateurs, et aux journalistes ayant enquêté sur le sujet, il y a plus d'une dizaine d'années.

Sans spoiler le documentaire (qui mérite vraiment le coup d’œil), le personnage qui finit par émerger à la tête de ce réseau ne surprendra pas vraiment le spectateur, tant il correspond exactement à ce que l'on s'imagine : riche, intouchable (ou presque), bourré de problèmes psychologiques, n'assumant pas sa sexualité, déjà condamné à une peine négligeable, récidiviste, etc...

Et ce n'est pas son apparition dans The Tickle King (court-métrage d'une vingtaine de minutes servant de conclusion au documentaire, et retraçant la sortie du film en salles/en festival, et les réactions provoquées par celui-ci chez les personnes impliquées) qui change l'image donnée par ce Roi des Chatouilles.

Cela ne retire rien au documentaire, construit de manière solide et surprenante : on se demande bien par moments si tout cela n'est pas de la fiction, tant c'en est grotesque et improbable, et on pourra toujours reprocher une certaine mise en scène du tout début du documentaire, mais dans l'ensemble, Tickled est une vrai bonne surprise dans le registre journalisme d'investigation.

4.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #722 : Game Night (2018)

Publié le 28 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Game Night :

Toutes les semaines, Max (Jason Bateman) et son épouse Annie (Rachel McAdams), tous deux très compétitifs, organisent une Soirée Jeux avec tous leurs amis (Billy Magnussen, Sharon Horgan, Lamorne Morris, Kylie Bunbury). Cette semaine, cependant, la soirée se tient chez Brooks (Kyle Chandler), le frère de Max, un homme séduisant et riche à qui tout réussit. Seulement voilà : Brooks a engagé une entreprise spécialisée dans les jeux de rôle, pour simuler son enlèvement, et embarquer ses invités dans une murder party ultra-réaliste. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite, Max et Annie comprennent que les deux kidnappeurs de Brooks sont de véritables criminels...

Une comédie noire réalisée par John Francis Daley et Jonathan Goldstein, et qui lorgne ouvertement (et très clairement) sur un croisement de Date Night (Crazy Night, chez nous, avec Steve Carrell et Tina Fey), de The Game de David Fincher, et de L'homme qui en savait trop... peu (avec Bill Murray), deux versions d'une histoire très similaire, sorties en 1997.

Ce qui, malheureusement, fait que l'on a une énorme longueur d'avance sur tout le récit, et ce jusqu'à ses dernières 20 minutes. Pendant ses 80 premiers minutes, en effet, le récit se déroule exactement comme on peut le supposer : mise en place longuette, déclencheur réussi et percutant, et ensuite, un enchaînement de rebondissements sans grande tension, puisqu'à aucun moment, le spectateur ne peut réellement prendre pour argent comptant ce qu'il a sous les yeux.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est dénué d'intérêt, notamment parce que le couple Bateman/McAdams fonctionne très bien, que Jesse Plemons est amusant en voisin glauque, et que les deux réalisateurs tentent ponctuellement de vraiment réaliser le film (en y injectant des idées de montage, des idées de mise en scène, etc, comme dans la scène de l’œuf de Fabergé, en simili-plan séquence), ce qui reste encore trop rare dans le genre de la comédie US.

On regrettera cependant que les personnages secondaires manquent à ce point de charisme : ils ne sont pas désagréables, et ont même quelques répliques qui fonctionnent, mais dans l'ensemble, on a souvent l'impression que les acteurs choisis n'étaient pas le premier choix des réalisateurs, et que les personnages auraient été bien meilleurs avec des seconds rôles plus mémorables.

Heureusement, lorsque la "réalité" des événements est enfin révélée, avec l'apparition d'un certain acteur en prime, le film a la bonne idée de repartir pour un tour, lors d'un dernier quart d'heure nettement plus rythmé, drôle et efficace que ce qui a précédé. Un peu comme si le scénariste en avait gardé sous le pied pour finir en apothéose.

On n'échappe cependant pas à la leçon de vie qui fait office de caractérisation dans les comédies américaines de ces dernières décennies, mais cela ne gêne pas trop, en fin de compte, et on termine le film sur une bonne impression.

Loin d'être un film particulièrement exceptionnel ou original, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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