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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "home alone"

Un film, un jour (ou presque) #1277 : Le Mans 66 (2019)

Publié le 14 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Mans 66 (Ford v. Ferrari - 2019) :

Dans les années 60, en perte de vitesse, la marque Ford décide de se lancer dans les sports automobiles, afin d'écraser Ferrari, sa grande rivale. Pour ce faire, Henry Ford II (Tracy Letts) et ses subordonnés (Jon Bernthal, Josh Lucas) se tournent vers Carroll Shelby (Matt Damon), ancien pilote et concepteur automobile, et vers Ken Miles (Christian Bale), un mécanicien/pilote au tempérament difficile, pour mettre au point, dans des délais limités, une nouvelle voiture plus rapide et plus puissante...

Un film de James Mangold au titre anglo-saxon un peu trompeur, puisque la rivalité Ford/Ferrari, si elle lance les événements du métrage, n'est en réalité que la toile de fond du récit, un récit en forme de bromance entre deux hommes de talent, deux passionnés de course et de pilotage automobile.

Le titre français, paradoxalement, fonctionne mieux : le gros du film se concentre en effet sur les 24 heures du Mans, avec cette course occupant le dernier tiers du film de manière assez spectaculaire et convaincante, et dans l'ensemble, malgré une durée conséquente, Ford v. Ferrari s'avère un métrage nerveux, dynamique et pêchu, y compris pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas grand chose à faire de l'univers de la course automobile.

Le mérite en revient à Mangold, qui sait mettre en image cette histoire d'hommes et de voitures, mais aussi aux équipes d'effets spéciaux, 99 % du temps invisibles, à la direction artistique impeccable, et bien entendu, au duo principal, excellent de bout en bout.

On pourra toujours regretter une caractérisation un peu simpliste du personnage de Josh Lucas, quelques grosses ficelles narratives un peu voyantes, et un épilogue moins convaincant, car trop télégraphié par des scènes préalables, ici ou là, mais dans l'ensemble, ça reste efficace et intéressant de bout en bout.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x01 : Chapitre 9 (2020)

Publié le 8 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Comédie, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Suite à une première saison plutôt enthousiasmante, bien que non dépourvue de défauts (au nombre desquels on peut citer une fascination imméritée pour les traditions mandaloriennes, une réalisation inégale de l'action, et une gestion approximative du rythme des épisodes de la série), Dave Filoni et John Favreau remettent le couvert pour une nouvelle fournée d'épisodes de The Mandalorian, diffusés depuis fin octobre sur Disney +...

Star Wars : The Mandalorian - 2x01 - Chapitre 9 - The Marshal :

Désireux de retrouver d'autres Mandaloriens, afin d'en savoir plus sur les origines de l'Enfant, le Mandalorien retourne sur Tatooine. Là, il explore Mos Pelgo, une bourgade perdue dont le Marshal (Timothy Olyphant) porte une armure mandalorienne décatie, et défend ses concitoyens contre les assauts des Hommes des sables et d'un dragon krayt qui attaque la ville. Pour récupérer l'armure, le Mandalorien accepte alors de tuer le dragon, avec l'aide des villageois et d'une tribu d'hommes des sables...

Une bonne reprise de près de 50 minutes, qui suit le schéma habituel du Mandalorien-héros de western, avec tous les clichés incontournables qui vont avec, mais qui sont ici bien utilisés. Le fanservice n'est pas trop présent, Olyphant tient bien son rôle de Marshal portant une armure mal ajustée, l'action est très réussie, les créatures aussi, et dans l'ensemble, c'était un bon premier épisode de saison, qui repose les bases et relance la machine de manière efficace, sans les problèmes de rythme qui pouvaient entacher certains épisodes de saison 1.

Au rayon des bémols, on pourra mentionner toutefois le changement de ratio d'image à l'occasion de l'affrontement entre le dragon et le groupe du Mandalorien : je vois bien pourquoi il a été utilisé, pour donner de l'ampleur à la bataille, etc... mais au final, ça ne change pas vraiment grand chose à l'impact réel de la scène, et c'était donc plus inutile qu'autre chose (en plus de se remarquer plus que de mesure).

Quant à la toute fin de l'épisode, avec le caméo d'un Boba Fett buriné et marqué, je reste partagé entre une certaine lassitude vis à vis de la fascination démesurée des fans pour ce personnage, et la curiosité de voir un éventuel face à face entre Boba et le Mandalorien. On verra ce qu'il en est.

En tout cas, pour l'instant, c'est un début de saison nettement plus enthousiasmant que du côté de Star Trek.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1417 : Capone (2020)

Publié le 14 Avril 2021 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Capone (2020) :

Au début des années 40, désormais sorti de prison et à la retraite, Al Capone (Tom Hardy) vit avec sa famille en Floride, dans un grand manoir surveillé par le FBI. Mais Capone, atteint de syphilis depuis son adolescence, est en pleine dégénérescence physique et mentale, et lentement, il sombre dans la folie et la sénilité, sous le regard désespéré de son épouse Mae (Linda Cardellini)...

Un long-métrage pseudo-biographique écrit et réalisé par Josh Trank (le désastreux Les 4 Fantastiques), et qui se concentre sur une période méconnue (et à raison) de la vie de Capone : sa descente aux enfers dans la maladie.

Je dis "à raison" parce qu'il faut bien l'avouer, ce n'est pas la partie la plus intéressante de son existence, comme en atteste ce métrage, qui se veut un portrait d'un homme hanté par ses actions et ses regrets, s'imaginant avoir des conversations avec ses victimes ou ses anciens hommes de main... mais qui finit par être une centaine de minutes répétitives, centrées sur un Capone balbutiant et grommelant, le regard dans le vide, et qui perd le contrôle de son sphincter et de sa vessie à intervalles réguliers.

Alors certes, c'est un gros numéro d'acteur de Tom Hardy (presque trop gros, d'ailleurs), et il est bien entouré, mais outre cette performance d'acteur, le tout reste assez peu probant, manquant cruellement de direction ou de trame narrative.

Qui plus est, paradoxalement, en dépit de ses ambitions de quasi-film d'horreur psychologique sur la déchéance d'un mythe, le film est victime de sa froideur et de son narrateur non fiable, qui empêchent que l'on éprouve la moindre empathie envers : à force de croiser hallucinations et fantômes de son passé, on en vient à prendre tout ce dont Capone fait l'expérience avec du recul et des pincettes, et il n'y a vraiment que par les réactions de quelques personnages secondaires que l'on éprouve un semblant d'émotion.

3/6 (uniquement pour la prestation de Hardy, car en soi, le film mérite un peu moins)

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Un film, un jour (ou presque) #1441 : Kedi - Des chats et des hommes (2016)

Publié le 18 Mai 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Turquie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kedi - Des chats et des hommes (2016) :

Un très joli documentaire animalier et sociétal, qui s'intéresse aux habitants d'Istanbul... les chats, et la relation très particulière, parfois quasi-philosophique, que les Turcs ont avec ces derniers.

Une relation fusionnelle, spirituelle et historique, qui voit les rues et les ports d'Istanbul pulluler de félins semi-domestiqués, qui entrent et sortent des habitations et des magasins comme bon leur semble, et qui peuvent compter sur leurs voisins humains pour s'occuper d'eux, les soigner et les nourrir.

Le métrage, assez contemplatif, s'intéresse ainsi à plusieurs chats et à leurs histoires respectives, à mesure que la caméra les rencontre, les suit et les apprivoise : de quoi satisfaire les amateurs d'animaux, qui auront à l'écran d'innombrables matous de toutes races et de toutes origines, agréablement filmés par la caméra de la réalisatrice.

Un portrait charmant d'une ville et de ses habitants, dont l'âme est indubitablement composée, en grande partie, d'ADN félin, et qui tente de se réinventer alors qu'elle se modernise et que la nature perd peu à peu sa place entre les immeubles et les quartiers flambants neufs.

5/6

(on pourra regretter, cependant, qu'Istanbul et ses habitants ne semblent pas forcément très portés sur la stérilisation des félins de la ville, mais peut-être que la réalisatrice a tout simplement fait le choix de laisser cet élément moins feel-good de côté)

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Catch Review : TNA Impact (15/10/2014)

Publié le 16 Octobre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après Bound for Glory, retour aux USA pour Impact, toujours enregistré en Pennsylvanie...

- Angle qui demande la présence de Lashley dans le ring, pour régler cette histoire de #1 contender, et booker le main event. Avec un petit tease d'un Angle vs Lashley potentiel au passage.

- Récap de l'entrée de 3D dans le HOF.

- Magnus vient troller Hardy backstage, et se retrouve dans un match contre lui. Simple mais efficace.

- Madison vs Havok, KO title. Un match solide, un peu plombé par le public assez absent.

- Angle et Devon backstage, avec un Devon qui semble décidé à continuer d'aider la compagnie.

- EY avec des statistiques... discutables.

- Magnus vs Matt Hardy. RAS. Ce n'était pas mauvais, mais les deux hommes ne fonctionnent que moyennement ensemble, amha.

- Bromans & ALove (w/Velvet) vs Menagerie. Tag match sympatoche.

- Roode et Aries backstage.

- EC3 dans le ring, accompagné par Brodus Clay Tyrus, son nouveau bodyguard. Qui ne danse pas, et donc est tout de suite nettement plus supportable. EC3 se vante, Devon se pointe, confronte les deux hommes, mais se fait démolir par Bram, bien décidé à confirmer son statut de King of Hardcore.

- Tyrus vs Whaleboy. Sharkboy qui s'empiffre backstage en prematch, :mrgreen:. À part ça, un squash.

- Jeff Hardy motivé.

- Récap du Full Metal Mayhem.

- Les Wolves lancent un open challenge aux tag teams du monde entier, et un tournoi par équipe débute la semaine prochaine.

- EY vs Aries vs Hardy vs Roode, #1 Contender Elimination match. Un long match parfois un peu chaotique, mais néanmoins très réussi, notamment dans sa seconde moitié.


 

Un show efficace, qui permet à toutes les divisions (ou presque) de briller, et bénéficie largement d'un main event en béton armé (et dans une moindre mesure, d'un match de championnat convaincant des KOs).

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Catch Review : TNA Impact (24/09/2014)

Publié le 25 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

No Surrender 2014, la semaine dernière, était un succès ; et avec son momentum, face à une WWE dont Night of Champions et le Raw suivant ont profondément déçu, la TNA est en bonne voie...

- Cette semaine, un tournoi spécial, pour conclure les tapings new-yorkais, avec à la clef un title shot pour n'importe quelle ceinture, n'importe quand.

- Vidéo promo sur MVP.

- Vidéo promo sur Low Ki.

- MVP vs Low Ki. Une opposition de styles assez intéressante, je dois dire, avec un match plus posé que d'habitude pour Ki, mais pas moins efficace.

- Robbie E se vante de ses relations avec Velvet & Brooke, pendant que les autres Bromans lui expliquent comment fonctionne le monde de la télévision. :mrgreen:

- Petit homage à Eric The Actor.

- Récap du feud en cours dans la Tag Div (on sent que c'était l'ultime taping à NYC, et qu'ils ont besoin de meubler un peu pour remplir les 82 minutes).

- Robbie E vs Tajiri. Un petit match tranquille, sans réelle surprise quant au gagnant, qui en a encore à revendre, ça fait plaisir.

- Spud n'est pas brouillé avec EC3. Non, non.

- Aries vs Knux. Bon match (avec un petit duel de mouvements entre les deux hommes) qui prouve au passage que Knux a aussi sa place sur le roster.

- Magnus vs Anderson. RAS. Un match standard entre les deux hommes. Magnus a vraiment atteint un plateau dans son évolution de catcheur, et s'il veut progresser, il a intérêt à sortir de sa zone de confort...

- Récap de la carrière de la Team 3D, pour le HOF.

- Récap de la soirée (ça meuble, ça meuble).

- Vidéo promo sur Havok.

- Abyss vs Shaw. À nouveau un match honorable, un peu moyen et pépère (comme tous les matches normaux d'Abyss ces temps-ci), et auquel le public distrait n'a pas vraiment prêté attention.

- 5-way NYC Gold Rush Finals. Un long match assez solide, et au résultat satisfaisant, malgré un public épuisé.


 

Un show clairement là pour faire la liaison entre les deux sessions d'enregistrements, et qui par conséquent relevait presque d'un One Night Only, avec très peu de storylines, et beaucoup de matches indépendants... mais ces matches étaient pour la plupart convaincants, assez divertissants et rythmés, ce qui est amplement suffisant pour me satisfaire. Un Impact relativement anecdotique dans l'absolu, niveau intrigues, mais pas détestable pour autant, donc.

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Un film, un jour (ou presque) #1273 : Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001)

Publié le 10 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Review, Télévision, UK, BBC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dino De Laurentiis - The Last Movie Mogul (2001) :

Un documentaire BBC de la collection Omnibus qui revient, à l'époque de la post-production d'Hannibal (Ridley Scott, 2001), sur la carrière du producteur mythique Dino De Laurentiis, l'un des dernières empereurs du cinéma, qui a probablement produit autant de films ratés (King Kong 1976 et 1986, Orca, Rumpelstilskin...) que de films entrés dans l'histoire du 7è Art (Conan le Barbare, Serpico, La Strada, Ragtime)... et entre deux (Flash Gordon, Evil Dead 2 et 3, Danger : Diabolik).

Un métrage d'une heure, relativement sage et scolaire, dépeignant le producteur de façon assez hagiographique, avec interventions admiratives de nombreux noms de l'industrie (Anthony Quinn, Anthony Hopkins, John Milius, Ridley Scott, Sydney Pollack, David Lynch, Jonathan Mostow), qui tous applaudissent le caractère iconoclaste et rebelle du producteur.

De Laurentiis, producteur fonctionnant à l'instinct, était en effet un homme entier, aux opinions très affirmées, et qui n'hésitait pas à aller à contre-courant et à investir ses propres fonds dans les projets auxquels il croyait... pour le meilleur ou pour le pire. Il a ainsi connu une ascension fulgurante et un succès souvent insolent (qui lui ont valu d'être entouré de nombreuses rumeurs d'association avec la mafia, entre autres), récompensés en 2001 par un Oscar - une cérémonie dont on assiste à la préparation, du point de vue de Dino.

Le documentaire laisse en effet une grande place à la parole de De Laurentiis, et à sa vie de famille, la vie d'un homme débrouillard toujours passionné par son métier, encore plein de vie et d'idées, et pour qui le cinéma reste une vocation, malgré son âge : c'est intéressant à voir, sans être pour autant passionnant, mais la gouaille et l'accent du bonhomme font qu'on s'attache tout de même à ce grand caractériel du monde du cinéma, décédé en 2010 à l'âge de 91 ans.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1425 : Le Détonateur (1998)

Publié le 26 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thriller, USA, ZAZ, NotZAZ

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Détonateur (Wrongfully Accused - 1998) :

Peu de temps après avoir fait la connaissance de Goodhue (Michael York), un millionnaire, de son épouse Lauren (Kelly Le Brock) et de sa maîtresse Cass (Melinda McGraw), Ryan Harrison (Leslie Nielsen), violoniste superstar, est invité par Lauren au domicile du mécène. Mais sur place, il trouve le cadavre de Goodhue, tué par Laughrea (Aaron Pearl), qui assomme alors Harrison. À son réveil, ce dernier devient le principal suspect du meurtre, et, après s'être enfui, il est traqué par les hommes du Lieutenant Fergus Falls (Richard Crenna)...

Une comédie chapeautée de bout en bout par Pat Proft, qui renoue ici avec Leslie Nielsen, et qui braque la barre dans une direction nettement plus ouvertement parodique qu'à l'époque ZAZ : après Prof et Rebelle, qui s'attaquait frontalement à un genre mais conservait une ligne directrice développée, ce Détonateur se veut une parodie de Le Fugitif, et est parsemée de multiples parodies directes d'autres films, préfigurant ainsi les "Machintruc movie" qui pulluleront durant la décennie suivante.

Mais si ce Détonateur préfigure ainsi une évolution du genre, il est aussi paradoxal : en effet, Proft se lâche plus que jamais dans ce Wrongfully Accused, poussant les péripéties dans des délires improbables, et faisant de certaines séquences du film du quasi-cartoon slapstick, bruité et mis en musique comme un dessin animé.

Avec en prime un Leslie Nielsen qui, à 70 ans, conserve l'énergie d'un homme de 20 ans de moins.

Alors certes, le film est très inégal, les parodies ne sont pas forcément toutes probantes, et le tout est un poil décousu dans ses transitions et sa structure, mais il bénéficie néanmoins d'un fil directeur assez solide (bien que très tortueux), et de quelques moments tellement décalés et déjantés qu'ils arrachent un bon rire inattendu au spectateur (honnêtement, je me suis laissé cueillir par la poursuite avec le train).

Pas forcément un bon film, mais un bon cran au dessus de Prof et Rebelle.

3/6

#PasZAZ #NotZAZ

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Un film, un jour (ou presque) #1464 : CYCLE SCI-FI - Chaos Walking (2021)

Publié le 18 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction, Western

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Chaos Walking (2021) :

En 2257, sur une planète lointaine, les femmes ont disparu et les hommes vivent seuls, atteints d'un mal étrange, le Bruit, qui matérialise autour d'eux leurs pensées intimes. Todd (Tom Holland) découvre un jour un vaisseau écrasé, dont émerge une jeune femme, Viola (Daisy Ridley) : à la fois paniqué et attiré par Viola, Todd va devoir tout faire pour éviter que celle-ci ne tombe aux mains des hommes du maire de la ville, David Prentiss (Mads Mikkelsen)...

Doug Liman aux commandes d'un film en chantier depuis 2011, lorsque la tendance des films dits "young adult" battait encore son plein : car oui, Chaos Walking est clairement une adaptation de roman young adult, et ne s'en cache jamais, enchaînant les clichés et les ressorts narratifs habituels de ce genre - univers quasi-post-apocalytique, jeune héros qui découvre que son monde est un mensonge, couple en fuite, romance balbutiante, pseudo-métaphores sur la toxicité masculine, sur le fanatisme religieux, sur la difficulté de maîtriser ses pensées et émotions lorsque l'on est un adolescent, blablabla...

Allergiques au genre s'abstenir, d'autant qu'il ne faut pas pour autant s'attendre à ce que la présence de Liman aux commandes élève le tout : le réalisateur semble en effet en pilotage automatique, et non seulement le film est assez plat et terne, visuellement et musicalement, mais son univers de néo-western empêche toute fantaisie visuelle ou toute originalité (idem pour la brève apparition d'un extraterrestre natif de la planète, équivalent des Indiens américains massacrés par les colons européens : le character design est générique au possible).

Bref, c'est un peu mollasson, pas très inspiré, et hormis un ou deux moments où le film joue avec le concept des projections mentales comme autant d'hologrammes trompeurs, c'est aussi vite oublié que vu.

2.5 - 0.5 pour la brutalité et la méchanceté envers les animaux, assez gratuites = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1370 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Une New-Yorkaise à la montagne (2021)

Publié le 14 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin, Canada

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Une New-Yorkaise à la montagne (Snowkissed - 2021) :

Citadine jusqu'au bout des ongles, Kate (Jen Lilley) ne jure que par New York... Aussi, lorsqu'elle est envoyée au fin fond du Canada pour une interview, elle est prise au dépourvu. D'autant que l'auteur qu'elle doit rencontrer se fait désirer : dans l'intervalle, elle et sa meilleure amie Jayne (Amy Groening) logent dans un bed & breakfast tenu par Noah (Chris McNally) et son collègue Simon (Rodrigo Beilfuss), deux hommes séduisants qui peinent à mettre sur pied un service de visites guidées touristiques de la région. Les deux new-yorkaises vont alors les aider à se lancer...

Un téléfilm Hallmark qui appartient à la collection hivernale 2021, et qui s'avère assez peu marquant ou engageant.

Ce n'est pas forcément la faute de la distribution (les deux hommes sont compétents, Amy Groening est amusante), mais il faut bien avouer que le numéro de citadine névrosée et élitiste de Jen Lilley est assez lassant, à la longue, et que la direction artistique, toute en tons froids, surexposés, modernes et en guirlandes lumineuses blanches (qui n'ont pas été décrochées depuis Noël ?) peine à emporter l'adhésion.

Ce n'est même pas forcément mauvais, mais c'est totalement oubliable... d'autant que les paysages enneigés canadiens, s'ils sont jolis, manquent un peu de personnalité.

2.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 22 - L'Homme au pull de Noël (2020)

Publié le 10 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

L'Homme au pull de Noël (Never Kiss a Man in a Christmas Sweater - 2020) :

Mère divorcée, Maggie O'Donnell (Ashley Williams) se prépare à passer les fêtes de Noël seule, jusqu'à ce qu'elle soit impliquée dans un accident avec Lucas (Niall Matter). Pour s'excuser et dépanner ce dernier, elle lui propose de loger un temps chez elle, mais rapidement, le duo se rapproche, alors qu'il travaille de concert sur un projet caritatif...

Mouais. Le titre de ce métrage (adapté d'un livre) promettait quelque chose de décalé et de léger, tout comme la présence à la distribution d'Ashley Williams et de Niall Matter, et le fait que la protagoniste soit divorcée (et non veuve) changeait un peu du tout venant habituel... et puis non.

Assez plat, générique, ce métrage marche dans les plates-bandes habituelles de la chaîne, manquant clairement d'une touche de folie et d'énergie pour compenser sa sous-intrigue pro-armée américaine, comme Hallmark aime en produire plusieurs par saison.

Peut-être plus gênant, pendant la grande majorité du métrage, la relation Maggie/Lucas ressemble plus à une amitié complice qu'à une romance naissante. Et puis quand arrive le quiproquo final, assez artificiel, et son montage musical sur fond de musique triste, le tout finit par agacer.

Bon gros bof.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1625 : Home Team (2022)

Publié le 20 Avril 2022 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Netflix, Sport

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Home Team (2022) :

Suspendu de la NFL pour des pratiques douteuses, Sean Payton (Kevin James) revient dans sa ville natale, où son ex-femme (Jackie Sandler) et son fils (Tait Blum) sont installés. Là, il reprend alors le coaching de la désastreuse équipe de football de son fils, pour tenter de la sauver de l'humiliation...

Une comédie familiale produite par Adam Sandler et Happy Madison, inspirée d'une histoire vraie, et qui ressemble ni plus ni moins à une grosse entreprise de réhabilitation de son personnage principal, un coach de la NFL qui s'est fait suspendre pour avoir versé des primes à ses joueurs s'ils parvenaient à blesser définitivement certains des joueurs vedettes de l'équipe adverse.

Il y a donc quelque chose d'assez bizarre dans cette comédie sportive particulièrement basique et quelconque, en mode "équipe de seconde zone reprise en main par un coach peu orthodoxe" comme il y en a eu de nombreuses, avec des enfants, des adultes, des prisonniers, des femmes, etc, etc, etc, qui élude totalement les accusations touchant son personnage principal, pour en faire un père de famille absent mais au grand cœur, passionné par son sport et tentant de se racheter de son absence auprès de son ex-femme et de son fils. Une sorte de victime mécomprise qui a droit à son caméo déguisé vers la fin (à l'occasion de laquelle Payton se lance à lui-même un "sans vous, coach, on était vraiment mauvais" plein d'autocongratulation) et qui est constamment mis en scène de manière triomphante et respectueuse.

Mais même en faisant abstraction de ce décalage assez étrange et douteux (dont les scénaristes auraient totalement pu se passer), il n'y a rien, ici, méritant que l'on s'attarde particulièrement sur cette production. Ce n'est pas vraiment drôle, pas vraiment rythmé, pas du tout original, et de manière générale, du casting aux personnages secondaires (avec caméos habituels des films de la bande - la famille Sandler, la famille James, Rob Schneider, Allen Covert), du déroulement du récit aux gags, tout paraît simplement fainéant, en pilotage automatique.

Un énorme bof, donc, aussi vite oublié que visionné.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 25 - Immanence (2022)

Publié le 19 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Religion, Science Fiction, Science-Fiction, USA Network, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Immanence (2022) :

À la recherche d'une preuve de vie extraterrestre, un groupe de scientifiques (Summer Bellessa, Asenneth del Toro, Anthony Ruivivar, Kasia Pilewicz) découvre un signal étrange, en provenance d'une météorite venant de tomber dans le triangle des Bermudes. Aussitôt, l'équipe loue un bateau appartenant à Davis (Eugene Byrd), et dirigé par Jonah (Michael Beach), un homme étrange obsédé par la religion, qui voit dans cet événement un présage funeste et diabolique...

Prenez une dose d'Abyss, un peu d'Exorciste, une grosse louche de Prince des Ténèbres, plein d'autres influences çà et là, noyez le tout dans une piscine de prosélytisme chrétien, et voilà, Immanence, un film qui, formellement, est plutôt compétent (c'est bien interprété et filmé, la musique élégiaque est intéressante), mais qui est insupportable sur le plan de l'écriture, entre ses dialogues pseudo-scientifiques qui ne sont là que pour se donner l'apparence de la science, et ses personnages diablement antipathiques, des hommes de paille qui débitent de gros clichés de scientifiques obtus et anti-religieux, face à un Jonah qui a vu la lumière, et les éclaire de la réalité de l'univers.

Voilà. Ça sermonne beaucoup, et quand, dans la dernière ligne droite, le Diable arrive vraiment (en mode Titus Welliver du pauvre), pour expliquer à tous ces scientifiques arrogants et ambitieux qu'ils ont tout faux, que la seule vérité est celle de la Bible, etc, on finit par lever les yeux au ciel et attendre patiemment que ce calvaire se termine.

Malheureusement, pour en arriver à une fin vague et en queue de poisson, le film décide de jouer la carte du martyr, avec ces méchants scientifiques aux dents longues qui décident de sacrifier le pauvre Jonah pour échapper à la damnation éternelle et connaître le succès, et ce dernier qui est sauvé par la scientifique ex-croyante, qui retrouve la Foi in extremis et se sacrifie à sa place.

*soupir*

Dommage, parce que quelques moments sont plutôt intéressants (toute la partie dans le "bateau fantôme").

1.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2022 - 16 - Three Wise Men and a Baby (2022)

Publié le 12 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Noël, Hallmark, Yulefest, Christmas, Télévision, USA

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Three Wise Men and a Baby (2022) :

Stephan (Paul Campbell), thérapeute canin névrosé, Taylor (Tyler Hynes), développeur de jeux vidéo acariâtre et au chômage, et Luke (Andrew Walker), pompier célibataire, sont trois frères au point mort dans leur existence, qui vivent avec leur mère. Jusqu'à ce qu'à l'approche de Noël, un bébé anonyme soit déposé dans la caserne de Luke, adressé au nom de ce dernier : les trois frères sont alors contraints de s'occuper de lui le temps de retrouver la mère, et cette expérience va bouleverser leur quotidien...

Une comédie Hallmark écrite par Paul Campbell et Kimberly Sustad (qui fait une petite apparition vers la fin), et qui se démarque fortement de la norme des téléfilms Hallmark saisonniers en adoptant un ton totalement décomplexé, et en reléguant la composante "romance" habituelle à l'arrière-plan, sans vraiment s'y attarder.

Et ça fonctionne plutôt bien, quand bien même le film ne serait qu'un décalque de Trois hommes et un couffin/Trois hommes et un bébé, à la sauce Noël : de toute façon, les scénaristes assument le recyclage, en recrutant notamment Margaret Colin, qui jouait dans la version américaine de 1987.

On pourra regretter la dernière ligne droite un peu brouillonne et précipitée, mais dans l'ensemble, l'humour (le voisin agressif est assez amusant), l'énergie du tout, et les acteurs sélectionnés (des vétérans de la chaîne, qui sont clairement amis IRL) font que ce Three Wise Men and a Baby se place sans problème sur le dessus du panier des productions Hallmark 2022.

4/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1553 : Spider-Man - No Way Home (2021)

Publié le 11 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - No Way Home (2021) :

Parce que son identité est désormais rendue publique, et qu'il a les médias et la justice à ses trousses, Peter Parker (Tom Holland) demande au Docteur Strange (Benedict Cumberbatch) de concevoir pour lui un sort faisant oublier à la planète qu'il est Spider-Man. Mais l'insistance de Peter fait capoter le sort, qui échappe au contrôle du Sorcier ; les portes du multivers s'ouvrent alors brièvement, et une poignée de super-criminels s'invitent à New York, à la recherche de Spider-Man : Otto Octavius (Alfred Molina), Norman Osborn (Willem Dafoe), Max Dillon (Jamie Foxx), Curt Connors (Rhys Ifans) et Flint Marko (Thomas Haden Church)...

Suite directe de Spider-Man : Far From Home, ce No Way Home était attendu au tournant par les fans. Ultime volet de la trilogie "Spider-Man" Marvel/Sony, c'était le champ du cygne de son équipe créative menée par Jon Watts, et grâce à de multiples fuites, on savait que ce No Way Home lorgnait fortement sur une version live action de Spider-Man : New Generation, en opposant Tom Holland à des méchants issus des précédents films de la saga, en l'occurrence de la saga Raimi et des deux films de Webb, et en lui associant les Peter Parker de ces films.

Pas mal de contenu, donc, pour un film qui a immédiatement créé le buzz et battu des records à sa sortie, malgré une pandémie qui est revenue à l'assaut au même moment. Mais qui dit pas mal de contenu, dit aussi un scénario un peu en dents de scie, qui se partage entre sincérité et fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En voyant les 2h20 du film, on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait probablement bénéficié à être plus long et plus développé : il faut dire que l'enchaînement des événements ne laisse pas le temps de souffler au spectateur, au risque de lui donner l'impression d'un scénario plein de trous (ce n'est pas vraiment le cas, en réalité, malgré les innombrables publications en ligne à ce sujet), et de sous-exploiter certains de ses méchants.

On pourrait ainsi imaginer un film prolongeant nettement plus la capture initiale de tous les "méchants", poussant Peter à bout émotionnellement et physiquement, jusqu'à une arrivée plus salvatrice des deux autres Spider-men. Mais bon, en l'état, le film fait le choix de reposer fortement sur la familiarité nostalgique du spectateur avec les films précédents pour établir ses personnages, et heureusement, ça fonctionne plutôt bien.

D'autant que je dis ça sans avoir d'affection particulière pour la trilogie de Raimi, pour le dyptique de Webb, ou même pour le personnage de Spidey dans sa globalité ; tout le côté fanservice, donc, m'a nettement moins touché que les fans ayant grandi avec les films Sony.

Néanmoins, force est de constater que les scénaristes sont parvenu à respecter tant les protagonistes que les méchants de ces films, à les faire évoluer dans une direction logique et pertinente (on pourra toujours discuter des implications éthiques de la guérison express de tout le monde), tout en combinant le tout à une évolution efficace du Peter Parker de Tom Holland : un aboutissement de son arc narratif du MCU, qui l'a fait passer de jeune adolescent idéaliste protégé de Stark à étudiant marqué par la vie et par les épreuves, solitaire et isolé. Un soft reboot qui joue avec les codes habituels de l'origin story de Spidey, pour réinventer le One More Day/Brand New Day des comics et donner à Peter un nouveau départ (d'ailleurs, il est amusant de constater que Holland semble prendre dix ans entre le début et la fin du film).

Alors certes, le rythme en dents de scie, la main un peu lourde des scénaristes sur les scènes coups-de-coude entre les Spidey, certains effets spéciaux plus inégaux et certains raccourcis narratifs (probablement dus à un tournage et à une post-production coronavérolés) pourront gêner... mais l'émotion reste présente, le casting répond toujours présent et est efficace, et dans l'ensemble, c'est une conclusion tout à fait honorable aux deux précédents volets.

Pas forcément le chef d'œuvre instantané que de nombreux spectateurs ont immédiatement encensé sur la base de la nostalgie, mais un blockbuster Marvel dans la continuité des deux précédents Spider-man, avec des personnages touchants et attachants.

Un solide 4/6.

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Les bilans de Lurdo - Westworld, saison 1 (2016) - quatrième partie (1x07-08)

Publié le 31 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Western, Les bilans de Lurdo, Thriller, HBO

Suite de cette saison 1 de Westworld, après quatre premiers épisodes intrigants, et deux autres plus inégaux...

Westworld saison 1 - 1x07 : 

Pour pouvoir évincer Ford et lui dérober son travail, Theresa et Hale mettent en scène le dysfonctionnement sérieux d'une hôtesse, et renvoient Bernard ; Ford, lui, se venge, en révélant toute la vérité à ce dernier, et en se débarrassant de Theresa. Dans le parc, William et Dolores se rapprochent, et finissent par se retrouver seuls au milieu de nulle part. Maeve, elle, continue d'utiliser ses nouvelles connaissances pour faire chanter Felix & Sylvester, et parvenir à ses fins...

À nouveau un épisode en demi-teinte, un peu à la limite du remplissage sur certains plans, tout en plaçant un rebondissement "surprenant" sur l'identité de Bernard.

En fait, comme dans l'épisode précédent, le problème, c'est l'absence de subtilité de l'écriture, qui s'avère très inégale : la révélation de la véritable nature de Bernard, ainsi, est largement télégraphiée en amont par les scénaristes, au sein même de l'épisode, en plus d'être finalement assez attendue (avec un tel postulat de départ, on s'attendait forcément à ce que l'un des personnages principaux, dans le management, soit en fait un hôte ayant ou non conscience de son état - je misais sur un Ford, qui aurait pu avoir transféré sa conscience dans un hôte, par exemple, et j'avais même envisagé un instant qu'il soit lui-même Arnold, mais bon).

Ford bascule ainsi en mode grand méchant machiavélique (on se doutait un peu qu'il n'était pas tout blanc, mais bon, là, c'est un peu caricatural), on se demande quel est l'hôte qu'il est en train de créer (Un Live Model Decoy pour quelqu'un ? Un nouveau méchant ?), on soupire un peu devant les intrigues de manipulations corporate (vraiment pas le point fort du show)...

Ailleurs, on reste indifférent devant une scène d'action un peu creuse, on tend l'oreille quand William explique rechercher du sens dans Westworld (comme... le cœur du Labyrinthe ?), et on pousse de gros soupirs devant la sous-intrigue de Maeve, qui fait chanter les deux techniciens abrutis pour les amener à la rendre omnisciente.

En théorie, une hôtesse qui acquiert un tel degré de savoir et de connaissances, pourquoi pas (surtout une maquerelle, ça apporte un second degré de lecture intéressant au personnage), mais le problème, c'est que toute cette sous-intrigue repose bien trop sur la bêtise des techniciens, et sur de grosses ficelles pas très bien camouflées, qui rendent tout ça vraiment forcé.

Dommage.

1x08 :

Bernard peine à faire face à sa nature véritable, alors même que Ford devient de plus en plus intransigeant ; Maeve continue de manipuler ses semblables, mais est hantée par des souvenirs récurrents ; William et Dolores sont capturés par des Sudistes auxquels s'est joint Logan ; L'homme en noir et Teddy sont capturés par les cannibales de Wyatt...

À nouveau, pas grand chose à dire sur l'épisode, tant tout repose vraiment sur des sous-intrigues qui ne me parlent pas vraiment : Maeve, qui continue de manipuler tout le monde, et peut désormais reprogrammer ses semblables à la volée, mouais... Ford, ouvertement maléfique au point d'en être caricatural, mouais aussi.

Le reste, c'est pas mal de surplace qui donne des réponses sans en donner, et qui sous-entend beaucoup de choses au niveau de William et de l'Homme en Noir, apportant de l'eau au moulin de la théorie qu'ils ne font qu'un : l'épisode insiste sur les temporalités différentes, l'Homme en Noir explique qu'il était marié depuis 30 ans (et comme il vient au parc depuis 30 ans, on en déduit qu'il s'est marié peu de temps avant de faire sa première visite... ou après, comme William, fiancé), il reconnaît immédiatement Talulah Riley, qui avait accueilli William à son arrivée...

Dans l'ensemble, ce n'est pas mauvais, mais mon intérêt pour la série décline lentement à mesure que Maeve prend de l'importance, et que l'intrigue générale se fragmente...

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06)

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Un film, un jour (ou presque) #1003 : Spider-Man - Far From Home (2019)

Publié le 9 Juillet 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, MCU, Marvel, Review, Romance, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Spider-Man - Far From Home (2019) :

Après la mort de Tony Stark, Peter Parker (Tom Holland) n'aspire qu'à une chose : partir avec sa classe en excursion, en Europe, et profiter de l'occasion pour avouer ses sentiments à MJ (Zendaya). Mais des créatures élémentaires s'en prennent soudain aux principales villes du monde, et Nick Fury réclame l'aide de Spider-man pour aider Mysterio (Jack Gyllenhaal), un nouveau venu aux pouvoirs surnaturels, à lutter contre ces monstres issus d'une dimension parallèle...

Une suite très sympathique à Spider-Man Homecoming, et aux événements tragiques d'Avengers Endgame : ce nouveau film du MCU s'inscrit par conséquent dans la droite lignée thématique de ses prédécesseurs, tout en conservant le même ton léger et adolescent que Homecoming.

Du côté de l'héritage MCU, on a donc droit à tout un travail et une réflexion de Parker sur l'héritage Stark, et sur la position de Spidey dans le MCU : une réflexion qui débouche sur une conclusion logiquement à l'opposé de celle du premier Iron Man... malgré la première scène de post-générique.

À l'identique, une fois de plus, comme dans Homecoming, et comme dans  bon nombre de films du MCU, les actes de Stark reviennent hanter les héros de cet univers Marvel, avec des conséquences improbables (ici, la coalition de multiples anciens employés, avec caméos d'anciens acteurs à la clef). La motivation même de l'antagoniste principal du film est directement liée à Stark, et à ce qui s'est déroulé dans le MCU durant Endgame.

De quoi assurer le quota de moments sérieux et pensifs... heureusement largement contrebalancés par les scènes d'action spectaculaires, par les effets spéciaux très réussis (les scènes d'illusion), et par la comédie dynamique et adolescente du reste du film.

Et c'est là que le casting de ce Spider-man version Marvel s'avère un véritable atout : alors que le Spidey de Raimi était visuellement inspiré, sa romance était insipide et niaise (surtout quand écrite par les scénaristes de Smallville) ; les deux autres Spidey avec Garfield, eux, souffraient de personnages antipathiques et souvent écrits n'importe comment : ici, tous les jeunes sont attachants, amusants, drôles, et le duo de tête Parker/MJ s'avère même assez touchant dans sa maladresse chronique.

À côté d'eux, on retrouve Nick Fury et Maria Hill, deux personnages désormais bien éprouvés, mais qui révèlent ici quelques surprises, notamment dans l'ultime scène finale (après le bouclier, l'épée ?). Et bien sûr, Gyllenhaal en Mysterio. Un Mysterio qui ne surprendra pas les amateurs de comics, mais qui est ici très efficace dans son rôle, servant un propos sur les fake news malheureusement un peu timide.

Bref, malgré toutes ses qualités, Far From Home n'est pas un chef d’œuvre du genre : sa première demi-heure et son format épisodique, inhérent au côté road movie du tout, rendent sa première partie moins efficace et plus décousue que Homecoming, mais le film se rattrape bien ensuite, reste toujours éminemment agréable à suivre et livre quelques moments visuellement mémorables, qui n'ont rien à envier aux délires kaléidoscopiques de Docteur Strange.

Et puis ses scènes post-générique... hmm. Ça laisse augurer du meilleur.

4/6 + 0.25 pour son score impeccable de Giacchino = 4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - troisième partie (1x07-09)

Publié le 6 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, aux deux tiers de la saison, la série continue de souffrir d'une écriture vraiment trop balourde, et d'un désir de pertinence sociale qui la tire constamment vers le bas... mais il est toujours temps de se reprendre.

The Twilight Zone (2019), saison 1 - troisième partie :

- 1x07 - Not All Men : Après une pluie de météorites, les hommes d'une petite bourgade deviennent tous violents, incontrôlables et agressifs. Deux femmes (Taissa Farmiga, Rhea Seehorn) tentent de survivre au milieu de ce chaos improbable...

Un épisode particulièrement agaçant, qui, plutôt que de présenter une histoire originale ou satisfaisante, semble plus préoccupé par le fait de surfer sur la vague #metoo et sur tous les termes qui lui sont désormais associés en bien comme en mal (la masculinité toxique, #notallmen, blablabla) pour nous pondre un mauvais clone de The Screwfly Solution des Masters of Horror.

Sauf qu'ici (*spoiler*), pas d'influence extérieure transformant les hommes en monstre, non, puisqu'on nous explique bien à la fin, de manière ultra-maladroite et lourde, que les météorites n'agissaient en aucune manière sur les hommes, et que ces derniers en ont juste profité pour exprimer toutes leurs pulsions violentes et détestables.

Ce qui ne colle pas franchement avec ce qu'on voit dans le reste de l'épisode, ni avec le fait que l'adolescent gay résiste délibérément à la "transformation" et explique qu'il a simplement refusé d'être violent, que c'est une simple question de volonté.

Un épisode pataud, forcé, qui a cependant pour lui une jolie montée en puissance sur la fin, et une durée raisonnable d'une quarantaine de minutes. Mais c'est peu.

- 1x08 - Point of Origin : Lorsque sa gouvernante est arrêtée par les services de l'immigration, et qu'à son tour, elle finit entre leurs mains, Eve (Ginnifer Goodwin), une mère de famille tranquille et bourgeoise, ne comprend pas ce qui lui arrive. Surtout lorsque le responsable de son interrogatoire (James Frain) commence à lui poser bon nombre de questions inexplicables...

*soupir*

Alors, dans l'ordre, la vie d'un immigré clandestin, c'est compliqué ; les services de l'immigration américaine sont inhumains, cruels, nationalistes et brutaux ; les Américains préfèrent fermer les yeux sur tout ça et traiter leur personnel de maison comme des personnes inférieures ; le white privilege, ce n'est pas bien ; et on est tous un immigré aux yeux de quelqu'un d'autre...

Voilà à peu près l'essentiel de cet épisode laborieux et encore une fois donneur de leçons, qui est trop imprégné du politiquement correct "woke" américain pour vraiment fonctionner, et qui, en prime,  s’essouffle très rapidement, dès son twist révélé (déjà qu'il était un peu éventé ^^), pour finir sur les rotules avec toute une dernière partie inutile.

Plus que deux épisodes, espérons que le show remonte la pente in extremis.

- 1x09 - The Blue Scorpion : Lorsque Jeff Storck (Chris O’Dowd) découvre le cadavre de son père, suicidé d'une balle dans la tête, le professeur d'anthropologie ne comprend pas : son père détestait les armes à feu, et ne possédait pas de pistolet. Dans les possessions de son père, il trouve alors une arme mythique, le Scorpion Bleu, ainsi qu'une seule balle marquée de son prénom, "Jeff". Lentement, la folie s'invite alors dans la vie de Jeff, alors que sa femme demande le divorce, et qu'il tente de décider à qui est destinée cette balle : à lui, ou à l'un des innombrables "Jeffs" qu'il rencontre soudain à chaque moment de sa journée ?

Autre épisode signé Glen Morgan, et à nouveau, il se dégage de cet épisode une atmosphère fortement imprégnée de X-files et des autres séries estampillées Carter de cette époque : en comparaison de la majeure partie du reste de la saison, cet épisode semble original, intéressant et amusant, bien que très imparfait.

Certaines scènes ne débouchent en effet sur pas grand chose (je pense ainsi à la scène de Luisa d'Oliveira en étudiante angoissée), et l'épisode joue plus la carte de l'ambiance que de l'énergie et de la direction narratives.

C'est un choix qui ne plaira pas à tout le monde, mais dans l'ensemble, c'était nettement mieux mené que 90% des épisodes de ce reboot...

... cependant, malgré tout, encore une fois, la conclusion de Peele semble arriver comme un cheveu sur la soupe, totalement déconnectée du reste du programme, et étrangement plate et générique. La série a vraiment un problème sur ce point.

(à suivre...)

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(retrouvez la critique des épisodes 1x01-03, 1x04-06, et, en cliquant ici et ici, toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog...)

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Les bilans de Lurdo : Genndy Tartakovsky's Primal, saison 1 - deuxième partie (2020)

Publié le 21 Novembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, USA, Télévision, Histoire, Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review

La première moitié de la saison 1 de Primal m'avait fait forte impression, lorsque je l'avais visionnée l'année dernière (critique ici) : sauvage, brutale, superbe mais pas pour autant dénuée d'émotion et de poésie, la série de Genndy Tartakovsky ne pouvait pas laisser indifférent, quasiment muette, et pourtant si expressive. Place à la suite de cette première saison, avec les 5 derniers épisodes du programme...

Primal, saison 1 - deuxième partie (Genndy Tartakovsky's Primal, season 1, part 2 - 2020) :

Le quotidien préhistorique de Spear, un homme des cavernes ayant perdu sa compagne et ses enfants, et de Fang, une femelle tyrannosaure dont les petits ont été tués, et qui finit par accompagner Spear dans ses aventures...

Une demi-saison qui reprend directement là où la précédente s'était arrêtée, à savoir sur les conséquences directes du combat de Spear et Fang contre les Hommes-Singes. Un véritable bain de sang qui laisse Fang inanimée et à l'agonie : de quoi ouvrir la porte à un épisode 06 plus sombre et dramatique, alors que Spear fait tout son possible pour protéger Fang des charognards qui veulent la dévorer - hyènes, vautours, insectes, Spear fait tout pour remettre Fang sur pied, et l'on perçoit clairement qu'il s'est véritablement attaché à la prédatrice, comme un homme moderne à son chien ou à son chat.

Petite pointe d'émotion, donc, qui culmine forcément dans un nouveau bain de sang (il faut bien justifier le titre de la série !) lorsque, seul, contre tous, Spear tente de survivre contre une horde de hyènes affamées. Une reprise simple, mais efficace.

Vient ensuite un épisode plus expérimental, qui confronte le duo à un sauropode contaminé par une rage nécrotique : de quoi permettre à la production de faire un "film de zombies" préhistorique, et de s'essayer à une scène de cauchemar plutôt réussie. Très travaillé, esthétiquement parlant, cet épisode 07 est à la fois glauque et pustulent : un joli moment d'horreur.

Avec l'épisode 08, on retombe dans de la fantasy façon Conan, puisque Fang et Spear croisent le chemin d'un couvent de sorcières vénérant une déité cornue : un épisode ayant pour thématique la paternité/maternité et le deuil, puisque l'une des sorcières, qui a perdu sa fille, explore les souvenirs de Fang et de Spear pour tenter de comprendre leur lien, avant de les sacrifier. Là aussi, ce qui pouvait ressembler à un clip-show débouche sur quelque chose de plus sincère et touchant.

Retour à l'horreur pour l'épisode 09, avec un prédateur invisible qui traque tout ce qui bouge. Un prédateur montré, à l'écran, en vue subjective, ce qui n'est pas sans évoquer directement Sam Raimi et le monstre invisible d'Evil Dead : une référence clairement assumée, pour un épisode qui se finit dans un duel dans le brouillard, où le prédateur devient la proie.

Et enfin, pour conclure, un épisode atypique, qui voit Fang et Spear aider une esclave venue d'un pays lointain : une manière d'ouvrir le monde de Fang et Spear en en faisant les habitants d'un continent primitif, alors même qu'une civilisation antique semble exister de l'autre côté de l'océan. Nul doute que le Scorpion, symbole de ce peuple mystérieux, ressurgira la saison prochaine, avec peut-être un fil conducteur à venir...

En tout cas, une chose est sûre, Primal continue d'impressionner. On ne peut qu'admirer tout ce que le programme parvient à accomplir sans le moindre dialogue, au travers de la simple animation de ce monde brutal et sanguinaire, à la patte graphique pourtant si affirmée.

Vivement la suite.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Welcome to the Family & Ironside

Publié le 21 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, NBC, Policier, Drame

Welcome to the family 1x01 :

Nouvelle sitcom NBC sur deux familles radicalement différentes, contraintes de s'unir lorsque la fille adolescente de l'une tombe enceinte du fils latino de l'autre.

Et c'est à peu près tout : c'est affreusement plat, terne, le cast n'a aucun capital sympathie (à part Justina Machado), et le tout est rapidement inintéressant. Gros bof, donc. NBC power !

Ironside 1x01 :

Dans les bureaux de NBC :

"- Hey, les mecs, on n'a pas de remake pour notre grille de rentrée, c'est une honte !

- En effet ! Qu'est-ce qu'on pourrait bien faire pour remédier à ce problème ?

- Un procédural, c'est le genre à la mode !

- Un vieux procédural oublié, alors...

- L'homme de fer !

- Oh, personne ne va vouloir regarder un vieux grisonnant qui résoud des enquêtes en fauteuil roulant, on n'est plus dans les années 70 !

- Bah... on n'a qu'à en faire un trentenaire afroaméricain séduisant qui est handicapé mais qui chope des meufs !

- Bonne idée ! Comme ça, on couvre en une fois les publics afro-américains, les jeunes, et les vieux nostalgiques !

- Et aussi les fans de séries de qualité, en mettant Brent Sexton dans un rôle secondaire !

- Yeah, on va cartonner !"

Un remake on ne peut plus inutile.

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Christmas Yulefest 2013 - 04 - Il faut croire au Père Noël (2010)

Publié le 30 Novembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Il faut croire au Père Noël (Cancel Christmas) :

Sous peine de se faire renvoyer de son job de Santa Claus, le Père Noël doit rendre l'esprit de Noël et la générosité à des garçons insupportables, en intégrant leur école privée en tant qu'homme de ménage...

Quand un téléfilm Hallmark commence par un texte résumant ce que le film passe ensuite cinq minutes à réexpliquer, on peut tout de suite s'inquiéter de la qualité de l'écriture. Et quand en plus Judd Nelson et son sbire commencent par cabotiner, en pilotage automatique, forcément, on craint le pire. Heureusement, ça se calme très rapidement, pour retrouver un ton plus classique et gentillet, sans toutefois verser dans la mièvrerie. Au final, ça se regarde tranquillement, et ça s'avère même assez sympathique, avec son Santa un peu sarcastique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #47 : Some Girl(s) (2013)

Publié le 1 Septembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Some Girl(s) :

Sur le point de se marier, un homme décide de retourner voir certaines de ses exs, pour aller s'excuser de la manière dont il s'est comporté avec elles, et faire le point sur leurs relations passées...

Une adaptation cinématographique d'une pièce de Neil LaBute, qui bénéficie principalement d'une durée assez courte (moins de 90 min, tout compris), et d'une distribution très sympathique : Adam Brody, Mia Maestro, Zoe Kazan, Kristen Bell, Emily Watson, Jennifer Morrison... malheureusement, ça s'arrête plus ou moins là, puisque, adaptation de LaBute oblige, le tout finit par devenir assez vain, répétitif, voire même agaçant dans son incapacité à transcender ses bavardes origines scéniques, et dans l'antipathie suscitée par son personnage principal.

Un film qui pourrait donc être retitré "portrait d'un connard fini" et qui s'avère finalement très inégal, forcément, en fonction des actrices et de l'histoire de leur personnage. Mention spéciale à Zoe Kazan, impériale, suivie de près par Bell et Morrison.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #38 : Hercules (2014)

Publié le 19 Août 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Aventure, Histoire, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hercule (Hercules) :

Hercule (The Rock), un mercenaire prêt à tout pour gagner un peu d'or aux côtés de sa bande de guerriers, est embauché par le Seigneur Cotys (John Hurt) pour entraîner les troupes de Thrace en vue d'un conflit armé contre un général ennemi... mais la destinée du demi-dieu le rattrape bien vite.

Une version révisionniste du personnage d'Hercule, qui se veut clairement iconoclaste et réaliste, en faisant du demi-dieu un homme moralement faible, tourmenté, et en proie à des hallucinations. Pourquoi pas, après tout : c'est un postulat de départ comme un autre, et une relecture potentiellement intéressante... mais malheureusement, plus que de rehausser l'intérêt du récit, cette approche le flingue totalement.

Car sous la caméra de Brett Rattner, la Grèce surnaturelle d'Hercule se transforme en monde terre à terre, terne et sombre, à la musique quelconque, au rendu gentiment fauché, au rythme pépère, et sans le moindre souffle épique. Les seules scènes qui font illusion dans le métrage sont les deux grosses scènes de bataille, malheureusement trop courtes, et un peu plombées par des effets spéciaux très inégaux.

Reste alors la distribution, Dwayne Johnson en tête, qui fait de son mieux avec un script prévisible, plat, et des personnages peu développés.

2/6

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Christmas Yulefest 2014 - 13 - Un Foutu Conte de Noël (2014)

Publié le 7 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Foutu Conte de Noël (A Merry Friggin' Christmas) :

Boyd Mitchler (Joel McHale) et sa famille vont passer Noël chez leurs proches, un clan d'individus tous plus excentriques les uns que les autres. Lorsqu'il réalise qu'il a laissé les cadeaux de son fils à la maison, Boyd reprend la route en compagnie de son père Mitch (Robin Williams), un homme particulièrement acariâtre et râleur, avec qui il ne s'entend pas...

Une distribution attachante et prometteuse, entre Williams, McHale, Candice Bergen, Bebe Wood, Lauren Graham, et compagnie, mais un film qui enchaîne les clichés de la dramédie indépendante, sans être jamais particulièrement drôle ou touchant.

La faute à une écriture un peu pataude, à des personnages trop décalés et improbables, et à une trame prévisible dans son déroulement.

Qui plus est, entre ce film et The Angriest Man In Brooklyn, Robin Williams continue dans les rôles sombres et résignés, ce qui, compte tenu de sa fin tragique, n'aide pas vraiment à apprécier son personnage de père indigne alcoolique et dépressif...

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 30 1/2 - Sunday Bonus : Full Eclipse (1993), Extraterrestrial (2014), Don't Blink (2014) & Wolves (2014)

Publié le 26 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Jeunesse, Science-Fiction

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Full Eclipse :

Flic sans peur et sans reproches, Max Dire (Mario Van Peebles) voit sa vie s'effondrer au terme d'une mission catastrophique, qui coûte la vie à son partenaire, et voit son épouse le quitter ; lorsque son partenaire revient mystérieusement à la vie, avant de suicider pour de bon, Max est recruté par Adam Garou (Bruce Payne), pour rejoindre un groupe de vigilantes opérant en dehors des paramètres légaux, et s'injectant avec un sérum faisant d'eux des mi-hommes mi-bêtes...

Un thriller typiquement direct-to-video des 80s/90s, réalisé par Anthony Hicock, et qui cumule pas mal de tares assez rédhibitoires : c'est assez fauché, régulièrement mal joué, mal post-synchronisé, le rythme est plat et monotone, et la créature est d'un ridicule achevé, filmée en ultra-gros plans, histoire de cacher la misère du boss final.

Je ne retiens que Bruce Payne (qui cabotine), dont le personnage de maychant a pourtant des motivations intéressantes (c'est uniquement un flic fatigué de l'inefficacité de la police, et désireux de faire respecter la loi et l'ordre).

1/6

Extraterrestrial :

Une bande de jeunes en week-end dans un chalet forestier est confrontée à des aliens agressifs...

Un bon gros navet qui recycle tous (mais alors TOUS) les clichés hollywoodiens existant sur les extraterrestres (qu'ils proviennent de la tv ou du cinéma), et les applique à un groupe de jeunes particulièrement stupides, tout droit sortis d'un slasher lambda. Alors certes, visuellement, ça a une certaine prestance (surtout comparé aux Grave Encounters 1 & 2 des mêmes Vicious Brothers), mais malheureusement c'est tellement creux et balisé (sans même parler de l'écriture pataude à base d'intervenants extérieurs qui viennent expliquer le pourquoi du comment toutes les vingt minutes) qu'on finit par regarder le tout d'un oeil particulièrement distrait.

Et puis paradoxalement, en lieu et place d'une progression et d'une montée en puissance dans l'horreur et le suspense, la montée en puissance se fait dans le grotesque (mention spéciale à la scène supposément ultra-dramatique de la survivante en train de rappeler les aliens avec un feu d'artifice...), et culmine avec une sonde anale sanglante, une déclaration d'amour larmoyante au milieu de nulle part, et cette fausse happy end télégraphiée au possible, qui font rire plus qu'autre chose (déjà que l'illustration musicale pataude, et la Zimmer Horn of Doom à chaque manifestation alienne, ça donne envie de se facepalmer...)

1.25/6 pour la photographie et le rendu visuel.

Don't Blink :

Un groupe de dix amis arrive dans une station de ski déserte et, en panne d'essence, ils décident d'y passer la nuit... jusqu'à ce qu'ils commencent à disparaître un par un.

Un film fantastique au postulat initial qui rappelle Phantoms de Dean Koontz, et qui aligne une distribution de seconds couteaux sympathiques (Mena Suvari, Brian Austin Green, Joanne Kelly, Zack Ward, Robert Picardo, Fiona Gubelmann)... mais qui s'écroule rapidement sous le poids de son scénario insuffisant et de son interprétation inégale.

Le suspens est en effet quasiment absent, le mystère reste inexpliqué, les personnages basculent trop rapidement dans la surexcitation et la violence, bref, ça devient vite fatiguant.

Et l'on se surprend à se dire qu'un pitch pareil aurait très bien fonctionné à la télévision, en 30-45 minutes, alors que là... ça perd rapidement son intérêt.

2/6

Wolves :

Cayden Richards (Lucas till), un lycéen orphelin, a de plus en plus de mal à contrôler ses pulsions bestiales : loup-garou, il finit par agresser sa petite-amie, et tuer ses parents adoptifs. En fuite, et sur les conseils de Wild Joe (John Pyper-Ferguson), il se met en route pour la ville de Lupine Ridge, dirigée d'une main de fer par le menaçant Connor (Jason Momoa)... son père.

Un supernatural teen movie particulièrement basique, qui ressemble à un pilote de série tv plus qu'à autre chose, et qui est le fruit du travail du co-scénariste de X-men, X2, Watchmen et du Roi Scorpion.

Visuellement parlant, c'est assez quelconque, et avec beaucoup de gros plans tv ; les garous, eux, sont très proches de Beast, des X-men, ce qui fonctionne parfois (lors des affrontements mano à mano par exemple, même s'ils virent souvent au match de catch) mais à d'autres moments, est assez ridicule, et donne plus l'impression de  voir des hommes-chats ou des hommes-ours que des hommes-loups.

Le scénario, lui, est cousu de fil blanc, plombé par une narration un peu inutile, et donne vraiment l'impression de regarder des épisodes de True Blood ou de Teen Wolf consacrés à la meute, etc...

Bref, c'est assez bavard, pas toujours très bien joué, Momoa est une erreur de casting improbable (trop jeune, trop typé) malgré sa présence indéniable à l'écran, et pour un premier essai derrière la caméra, celui-ci est loin d'être transformé.

2/6

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