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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "home alone"

Un film, un jour (ou presque) #14 : Triple Alliance (The Other Woman - 2014)

Publié le 16 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Triple Alliance (The Other Woman) :

Trois femmes (Kate Upton, Cameron Diaz & Leslie Mann) découvrent qu'elles partagent un même homme en commun (Nikolaj Coster-Waldau), et décident de se venger de lui...

Un film très "girl power" dans l'esprit, mais qui n'est rien de plus qu'une version plus "adulte" de John Tucker Must Die. Jamais très drôle, malgré les efforts de la distribution, le tout se traine mollement, sans originalité ni réelle énergie, et finit même par être soporifique.

Décevant, compte tenu des talents impliqués, et du potentiel du récit.

1.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #46 : Lust For Love (2014)

Publié le 31 Août 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Lust For Love :

Plaqué par son amour d'enfance, Astor (Fran Kranz), un homme maladroit et timide, finit par se tourner vers Cali (Dichen Lachman), décomplexée et libérée, pour apprendre comment séduire les femmes. Mais la jeune femme s'avère d'une compagnie surprenante...

Aouch. La distribution est très sympathique (la grande majorité du cast de Dollhouse, ainsi que quelques habitués des films de Whedon), mais tout le reste sent l'amateurisme à plein nez : écriture, mise en place, post-synchro, structure, dialogue, etc... tout paraît précipité, baclé et prévisible, ce qui n'est pas forcément surprenant compte tenu du fait que c'est un film ultra-indépendant financé par Kickstarter. Vraiment dommage.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #51 : Prometheus (2012)

Publié le 8 Septembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Thriller, Science-Fiction, Fantastique, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Prometheus :

L'équipage du Prometheus traverse l'espace et les systèmes solaires, à la recherche des origines de l'homme, et de la race des Ingénieurs, responsable de notre création...

J'avais envie de redonner une chance au métrage de Ridley Scott, mais ce n'est pas possible. Oui, c'est un film très réussi d'un point de vue visuel et technique. Oui, les acteurs sont à fond dedans. Mais malheureusement, le script est une bouse pleine de trous, mal finie, et tout droit sortie des élucubrations de Von Daniken et autres supporters d'une théorie à mi-chemin entre les Ancients Aliens et l'intelligent design nauséabond.

C'est con, c'est creux, c'est indigne des talents impliqués dans le projet, et c'est le genre de film qui m'énerve plus que de mesure.

4/6 pour le côté technique et l'interprétation - 3 points pour le scénario et certains choix aberrants (Guy Pearce, la césarienne instantanée avec récupération immédiate à la clef) + 1 pour la direction artistique = 2/6

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Halloween Oktorrorfest 2013 - 05 - Bad Milo & Hell Baby

Publié le 13 Octobre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Bad Milo :

Un homme stressé découvre un jour qu'une créature étrange et meurtrière vit dans son colon, et en sort régulièrement pour évacuer la tension qu'il ressent en massacrant l'objet de ses frustrations...

Du grand nawak sympatoche, typiquement série Z 80s à la Trauma, avec un cast amusant. Un peu prévisible et pas forcément toujours ultra-rythmé, cela dit.

3.5/6

Hell Baby :

Un couple attendant un enfant emménage dans une maison à l'historique assez sanglant...

Une version parodique de Rosemary's Baby, semi-improvisée, par toute la bande de Childrens Hospital/NTSF:SD::SUV. Très inégal, et avec de la nudité inutilement racoleuse.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #729 : The Tiger Hunter (2016)

Publié le 6 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Inde, USA, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Tiger Hunter :

Quittant son pays et la femme de ses rêves, Ruby (Karen David), un jeune ingénieur indien, Sami (Danny Pudi) part pour les USA dans les années 70, afin d'y trouver la fortune et le succès au sein d'une entreprise concevant des fours à micro-ondes. Mais la réalité de l'immigration est toute autre, et le jeune homme peine à réaliser son rêve américain...

Une comédie ethnique des plus attachantes, avec une distribution très sympathique, un ton toujours léger et agréable, et une intrigue certes prévisible, mais toujours pertinente en ces temps d'Amérique repliée sur elle-même et hostile aux immigrants.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #301 : The Escort (2015)

Publié le 26 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Escort :

Mitch (Michael Doneger), jeune journaliste de Los Angeles, est célibataire, sans un sou, et il passe le plus clair de son temps à avoir des rapports sexuels sans lendemain avec des femmes trouvées via une application de rencontres. Un jour, il croise le chemin de Natalie (Lyndsy Fonseca), une call-girl indépendante qui, après avoir fait la connaissance du jeune homme, lui propose un marché assez simple : il l'accompagne pendant sa journée et lui sert de garde-du-corps, et en échange, Natalie accepte de devenir le sujet de son nouvel article. Rapidement, cependant, les sentiments s'en mêlent...

Une comédie romantique pas désagréable, sans plus, mais qui se regarde très facilement, et fonctionne notamment en grande partie grâce à l'humour de certaines situations et dialogues, et grâce au charisme et au capital sympathie de sa distribution (excellent Bruce Campbell en père déglingué). Gentillet pour ce que c'est.

3/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE AVENTURE - Genndy Tartakovsky's Primal, saison 1 - première partie (2019)

Publié le 1 Août 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Comédie, Télévision, Fantastique, Action, Aventure, Les bilans de Lurdo, USA, Animation, Histoire

Pendant une semaine, place à l'héroïsme, à la fantasy, aux mythes et à l'aventure sur le blog des Téléphages Anonymes... ​​

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Nouvelle série d'animation en 10 x 22 minutes, signée Genndy Tartakovsky, créateur à l'origine de Star Wars - Clone Wars (la mini-série d'origine) et de Samurai Jack, ce Primal est diffusé depuis le mois d'octobre 2019 sur Adult Swim, et a reçu de nombreuses éloges critiques qui, comme on va le voir, sont plus que méritées...

Primal, saison 1 - première partie (Genndy Tartakovsky's Primal, season 1 - 2019) :

Le quotidien préhistorique de Spear, un homme des cavernes ayant perdu sa compagne et ses enfants, et de Fang, une femelle tyrannosaure dont les petits ont été tués, et qui finit par accompagner Spear dans ses aventures...

On ne présente plus le style Genndy Tartakovsky, et son savoir-faire en matière tant d'animation que de caractérisation et d'action : ici, ce savoir-faire est d'autant plus mis en évidence que la série est dépourvue de dialogues (au mieux, il y a quelques grognements, çà et là), et que tout se doit de passer par l'animation et l'expressivité des personnages, par leurs interactions, et par leurs postures.

Et c'est un véritable succès, sur ce plan. Un succès brutal, sanglant, et sans concessions (dès l'épisode pilote, il y a des morts d'enfants, et le dernier épisode de la mi-saison, Rage of the Ape-Men, est un festival de gore et de tripes), mais dont il se dégage aussi une véritable mélancolie, une poésie brutale qui nous renvoie directement à un passé lointain, et à une étrange harmonie entre l'homme et la nature.

La relation entre Spear et Fang, qui se crée dans le pilote et se développe dès le second épisode, River of Snakes, est ainsi un mélange de respect, de peur et de coopération dans un monde où la survie est plus que difficile.

Rapidement, cependant, cette relation devient celle d'un homme et de son compagnon animal (et la caractérisation de Fang, peu ou prou celle d'un gros chat sauvage, rend la créature immédiatement attachante et compréhensible du public moderne), une relation interdépendante qui trouve son apogée dans l'épisode Terror Under the Blood Moon, un épisode qui aurait été tout à fait à sa place dans un Conan : la population d'hommes-singes émaciés terrorisés par les énormes chauves-souris qui sortent la nuit, et emmènent leurs victimes dans leur montagne, où vit une araignée géante ; Spear, capturé par les bêtes et sauvé par Fang, etc...

Primal flirte ainsi occasionnellement avec la fantasy barbare, comme dans ce dernier épisode de la demi-saison, lorsque les deux compères sont faits prisonniers par une tribu simiesque qui les offre en pâture à leur champion, un champion transformé en un monstre difforme et sanguinaire par une potion étrange : un épisode un peu trop gratuitement violent à mon goût (c'est bien le seul de la saison à voir autant de tripes, de crânes dépecés, et de massacres en gros plan et au ralenti), mais qui se finit sur un cliffhanger efficace.

Cela dit, l'épisode le plus marquant de cette saison reste néanmoins, pour moi, le troisième, A Cold Death, qui confronte Spear et Fang à l'hiver, à la neige, et à un troupeau de mammouths. Un épisode qui parvient à se montrer à la fois touchant et implacable (le pauvre mammouth vieillissant et malade, délaissé par les siens), limpide et poétique (les mammouths qui rendent hommage à leur disparu), le tout en étant superbe visuellement.

Bref, Primal est une véritable réussite, tant dans sa simplicité que dans sa maîtrise, et j'attends donc avec une véritable impatience la seconde moitié de la saison, prévue pour l'automne.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 57 - Fun Size Horror : Volume Two (2016)

Publié le 28 Octobre 2019 par Lurdo dans Animation, Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Fun Size Horror - Volume Two (2016) :

Suite directe de la première anthologie Fun Size Horror (critiquée ici) qui réunissait 21 des 31 courts métrages (de quelques minutes à peine) diffusés sur le web en 2014. Ici, on retrouve donc les 10 derniers courts-métrages, toujours chapeautés par la fille de Danny Elfman, que l'on retrouve çà et là au gré de cette anthologie.

- Initiation : Mali Elfman, en face caméra, pour un monologue qui se finit dans le sang. Pas particulièrement convaincant, avec sa fin non-sensique.

- The Last Laugh : un ancien acteur de sitcom est hanté par sa partenaire décédée, et par un public fantomatique qui se moque de lui. Pas désagréable, mais un peu moins de surjeu dans le public aurait probablement aidé le tout à mieux fonctionner.

- Kill Them Mommy : une mère éplorée hantée par la voix de son enfant traque des adolescents qu'elle estime responsable de... quelque chose. Un court très stylisé (un peu façon giallo et/ou grindhouse), au point d'en être abscons et très frustrant.

- Prey : des jeunes s'aventurent dans un bâtiment abandonné, à la recherche du chien de l'un d'entre eux. Un court étudiant trop bref et superficiel pour être intéressant.

- Whispers : son domicile envahi par les rats, un homme perd lentement l'esprit et devient sanguinaire. Très désagréable et jusqu’au-boutiste, avec des gros plans de dissection de rats, et une conclusion grotesque. Pas effrayant, mais assez dégoûtant. On ne peut pas nier, cependant, qu'il y a là une certaine vision derrière la caméra.

- The Great Corben : un illusionniste tente désespérément de se faire aimer de son public. Bonne surprise que ce court d'animation à la chute efficace. C'est compétent, et après le court précédent, c'est une agréable bouffée d'air frais, malgré les limites évidentes du budget.

- Pillow Fright : une soirée pyjama tourne à l'horreur lorsque les oreillers décident de se venger du massacre d'une bataille de polochons. C'est racoleur, c'est déconneur, c'est grotesque, mais c'est amusant et ça fonctionne.

- And They Watched : l'homme chargé du nettoyage d'une chaise électrique est pris pour cible par les fantômes des anciens condamnés. Efficace.

- Playing Dead : un groupe de fantômes s'amuse à faire peur aux humains, mais le nouveau membre du groupe semble hésitant à se joindre aux festivités. À nouveau, un segment plus comique, qui fonctionne à peu près, mais aurait mérité d'être plus développé pour avoir un peu plus de punch.

- Pinned : un homme découvre (sur Google Maps) qu'il est hanté, et que l'esprit vengeur se rapproche progressivement de lui. Un postulat intéressant, mais l'exécution tombe gentiment à plat sur la fin.

- Perfect : un homme se réveille dans le lit d'une femme étrange (encore une fois Elfman) à la recherche de la perfection. Supposément la suite du segment The Lover, du premier volume de l'anthologie, mais avec un résultat aux antipodes, creux, inintéressant, et sans queue ni tête.

- Conventional : Karen Gillan (devant et derrière la caméra) en actrice has-been qui déprime, fait le circuit des conventions d'horreur, couche avec des fans pour arrondir ses fins de mois, et finit par péter un plomb devant son public. Longuet, mais amusant, sans plus.

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Assez facile de comprendre pourquoi ces 10 courts-métrages n'ont pas été inclus dans le premier volume de l'anthologie : le niveau est un cran en-dessous, favorisant l'humour à l'angoisse, et hormis un ou deux récits, ces 10 courts-métrages laissent globalement de marbre. Bof, en somme.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Our Flag Means Death, saison 1 (2022)

Publié le 7 Août 2022 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, HBO, Romance, Télévision, Review, USA, Nouvelle Zélande

Série en 10 épisodes d'une petite demi-heure diffusés à partir de mars dernier sur HBO Max, OFMD se veut une relecture rigolarde de la vie d'un fameux gentleman pirate, Stede Bonnet, relecture chapeautée par le créateur de la série People of Earth, et Taika Waititi, que l'on ne présente plus.

Our Flag Means Death, saison 1 (2022) :

Les mésaventures de Stede Bonnet (Rhys Darby), un aristocrate nanti qui décide d'abandonner son existence aisée pour devenir pirate dans les Caraïbes, en 1717, à bord de son navire, le Revenge. Une décision qui l'amène à croiser le chemin de Barbe-Noire (Taika Waititi) et de ses hommes...

Et très vite, on comprend le choix de la couleur rose pour le titre de l'affiche du show : OFMD est en effet ouvertement LGBTQ+, et ce à de multiples niveaux. Rapidement, en effet, on réalise qu'au delà du côté "bande de pirates incapables menés par un dandy hors de son environnement", OFMD raconte une histoire d'amour improbable, voire même plusieurs histoires d'amour improbables.

Ici, la romance entre Oluwande (Samson Kayo) et "Jim" (Vico Ortiz), une femme éprise de vengeance qui se travestit en homme pour devenir pirate ; ailleurs, les rapports homosexuels assez tendres et naturels entre plusieurs des membres d'équipage du Revenge, notamment Lucius (Nathan Foad), le scribe de bord ; ailleurs encore, l'admiration et la jalousie très affectueuses (mais inavouées) qu'Izzy Hands (Con O'Neill) éprouve envers son capitaine Barbe-Noire ; et puis, bien entendu, la relation principale qui se noue entre Bonnet et Barbe-Noire, une relation d'amitié et d'amour qui trouve ses racines dans le malaise existentiel ressenti par les deux hommes, qui se complètent autant qu'ils ne diffèrent.

Une relation qui évolue donc au fil de la saison, à mesure que Bonnet (qui reste le personnage principal), se défait peu à peu de ses traumatismes (son premier homme tué, ses complexes liés à son enfance, son mariage malheureux) jusqu'à assumer totalement son nouveau destin de pirate dans le final. Alors même que Barbe-Noire, lui, retombe dans ses pires travers et dans ce qui ressemble fortement à une dépression post-rupture, lançant des pistes intéressantes pour la saison prochaine.

En tant que série comique, OFMD fonctionne plutôt bien, sans être pour autant un summum d'hilarité : on est dans la fantaisie excentrique plus que dans la gaudriole, et les guests stars qui apparaissent dans le programme sont au diapason. Leslie Jones, Fred Armisen, Kristen Schaal, Nick Kroll, Tim Eidecker, Will Arnett, autant de visages familiers qui viennent apporter une touche de folie légère, à un récit pourtant bien ancré dans l'émotion de ses personnages.

Our Flag Means Death est donc une série assez intéressante, donc, même si la série ne révolutionne pas forcément les récits de pirates (Black Sails est passé par là avant, au niveau relation LGBTQ entre pirates) et que ses décors étriqués donnent un vrai côté studio parfois un peu cheap à ce qui se déroule à l'écran.

Mais dans l'ensemble, cette série décalée est très agréable à suivre, les acteurs sont attachants (notamment tout l'équipage de bras cassés), Waititi est impérial en Barbe-Noire, et le cliffhanger de fin donne envie de voir la suite.

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Catch Review : TNA Impact - No Surrender 2014 (17/09/2014)

Publié le 18 Septembre 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après une série d'Impacts tranquilles, efficaces, et portés sur l'action plus que la parlotte (et alors qu'en face, la WWE produit des Raws de plus en plus médiocres et difficiles à regarder, même pour les fans dévoués), on attaque du lourd, avec No Surrender 2014.

- #1 Contender Ko Battle Royale. Assez prévisible, mais honorable. Ça aurait pu être un peu plus dynamique, cela dit.

- Gunner tente de convaincre Shaw de fréquenter Britt, mais Shaw a quelqu'un d'autre en tête (Gunner, probablement).

- MVP & King dans le ring, pour vanner un peu Melendez, qui ne se démonte pas, et semble à l'aise au micro.

- Kenny King vs Melendez. Melendez se fait dominer, avant de voler la victoire en un mouvement, et de se faire re-démolir en post match. Anderson vient sauver Melendez...

- De la hype pour le main event.

- Anderson vient rassurer Melendez, qui est prêt à repartir à l'assaut.

- Homicide vs Joe, X-Div title. Public un peu mort par moments, mais rien de grave, et un match méthodique, mais relativement efficace. Sanada & Storm se pointent pour démolir Joe et Homicide, et ils reçoivent l'assistance de Manik 2.0 (j'aime bien le look, même si je pense que le masque devrait être un peu repensé).

- Les Wolves sont motivés.

- Roode & Young reviennent sur l'année passée.

- Wolves vs 3D vs Hardys, Ladder match. Un affrontement épique et insensé. Ce sont tous de grands malades.

- Bram vs Gunner. Du bourrinage assumé entre les deux hommes, qui y sont allés à fond dès la cloche d'ouverture. Shaw tente d'intervenir, mais ça se retourne contre lui.

- Gail n'est pas très contente de Havok.

- Roode vs Lashley, HW title match. Encore un match exceptionnel, avec deux hommes qui se donnent à fond. Admirable.


 

Un show à la première demi-heure passable, mais qui ensuite décolle sérieusement, et se finit en beauté, avec mine de rien deux MOTY potentiels en moins d'une heure.

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Un film, un jour (ou presque) #1057 : Stan et Ollie (2018)

Publié le 6 Septembre 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, BBC, UK, USA, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Stan et Ollie (2018) :

Plus d'une décennie après leur âge d'or, Laurel (Steve Coogan) et Hardy (John C. Reilly) tentent de renouer avec le succès en faisant la tournée des salles de spectacle de Grande-Bretagne. Mais malgré le soutien de leurs épouses (Shirley Henderson, Nina Arianda), les vieux démons enfouis refont bien vite surface, et les conséquences d'une carrière vécue à 200 à l'heure finissent par peser lourd sur la santé de Hardy, et sur la relation des deux hommes...

Un biopic touchant et mélancolique relatant la fin de carrière de Laurel et Hardy, interprétés avec maestria par un Steve Coogan et un John C. Reilly impériaux (surtout Reilly), qui prouvent une fois de plus que les acteurs comiques font aussi de grands acteurs dramatiques.

Malgré une structure assez convenue, et une main un peu lourde sur les gros violons mélodramatiques, notamment lors de la prestation finale, les deux acteurs - ainsi que leurs deux pendants féminins, Shirley Henderson et Nina Arianda, aussi drôles que leurs "maris" - parviennent à maintenir l'intérêt, aidés par un film qui a la bonne idée de ne pas pousser jusqu'aux deux heures, et par des maquillages impeccables.

En résumé, un joli métrage sur une période méconnue du cinéma et de la carrière des deux hommes.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 29 - Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019)

Publié le 14 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019) :

Le soir du premier avril, Larry (Keir O'Donnell), un jeune homme névrosé passant le plus clair de son temps à troller anonymement sur le web, retrouve sa sœur Rachel (Jessica McNamee) dans un motel, alors qu'ils se rendent tous les deux au mariage de leur cousin et de le l'ex de Larry. Là, ils tombent sur Chester Conklin (Hayes MacArthur), responsable du motel, un farceur invétéré qui va se montrer de plus en plus dangereux...

Un épisode vraiment pénible à suivre, et qui m'a franchement agacé, tant par son style visuel (l'épisode est très marqué synthwave 80s et néons, comme l'indique l'affiche, mais vire en plus dans un psychédélisme de pacotille dans son dernier quart) que par son interprétation (McNamee est impeccable, lais ça cabotine pas mal au niveau des deux hommes, surtout Keir O'Donnell, qui en fait trois tonnes dans la fébrilité et la névrose).

L'intrigue, par ailleurs, n'est pas très intéressante, avec 45 minutes de farces pas drôles et inoffensives, et un brusque tournant vers le slasher ultra-brutal et violent ensuite : on a parfois l'impression que les scénaristes faisaient là leur bande démo pour un éventuel long-métrage Joker pour DC, mais surtout, on s'ennuie pas mal, ça traîne en longueur, c'est prévisible, et la toute fin tombe relativement à plat, pas aidée par une mise en images et une illustration musicale qui ont tendance à jouer la carte du cynisme et de l'ironie (comme avec ce cri d'aigle qui retentit à chaque farce et action de Chester).

Un épisode assez énervant qui va directement en bas de mon classement de cette saison.

1/6 + 0.5 pour McNamee = 1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #668 : SEMAINE ST-PATRICK - Séduction à l'Irlandaise (2000) & La Ballade de County Clare (2003)

Publié le 13 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, Comédie, Romance, Musique

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Séduction à l'Irlandaise (The Closer You Get / American Women - 2000) :

Dans un petit village irlandais, les hommes célibataires (Ian Hart, Ewan Stewart, Sean McDonagh, etc) sont de plus en plus mécontents de leur situation. Pour tenter d'attirer de jeunes femmes jusqu'à leur petite bourgade irlandaise, ils ont alors l'idée de placer des annonces dans un journal américain. Ce qui incite les femmes du village à chercher, elles aussi, de la compagnie étrangère...

Un film rural, du producteur de The Full Monty, et qui s'avère une petite comédie sympathique, mais finalement assez anecdotique, et manquant cruellement de punch et de rebondissements pour ne pas être autre chose que rapidement oubliable.

Pourtant, la distribution est très sympathique (Ian Hart est notamment assez attachant, malgré son blond platine immonde), et certaines scènes sont bien trouvées (le sermon du prêtre, qui explique les femmes et leurs voies impénétrables aux hommes du village ^^), mais ça ne décolle jamais vraiment, malheureusement.

Gentillet et sympathique, donc, sans plus.

Un petit 3/6 (et encore...)

La Ballade de County Clare (The Boys & Girl From County Clare - 2003) :

En 1965, deux frères rivaux - John Joe McMahon (Bernard Hill) et Jimmy McMahon (Colm Meaney) - s'affrontent avec leurs groupes respectifs dans le cadre d'une compétition de musique irlandaise se tenant dans le Comté de Clare, en Irlande...

Une comédie irlandaise plutôt amusante et légère, bien qu'un peu trop prévisible (on devine très rapidement l'origine de la brouille familiale, et heureusement, le film ne tente pas trop de jouer la carte du mystère à ce sujet), et souffrant d'une distribution inégale - Hill & Meaney sont impeccables, Shaun Evans est efficace, Andrea Corr est nettement moins constante (mais en même temps, ce n'est pas son métier).

À part ça, le métrage se regarde tranquillement, sans forcément être très marquant, mais pour peu que l'on apprécie la musique irlandaise, on passe tout de même un moment qui n'est pas  désagréable.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #265 : Air (2015)

Publié le 7 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Air :

Dans un futur post-apocalyptique et irradié, les ultimes survivants de l'Humanité sont réfugiés, en stase, dans des arches souterraines scellées et étanches. Pour entretenir ces dernières, des techniciens se réveillent ponctuellement, soumis à un compte à rebours drastique. Dans l'une de ces arches souterraines, Bauer (Norman Reedus) et Cartwright (Djimon Hounsou) sont soudain confrontés à un problème technique qui met en péril la survie de l'un d'entre eux, et de toute l'opération : les deux hommes sont alors contraints de s'aventurer à l'extérieur de leur bulle, pour tenter de rejoindre une arche voisine, afin d'y demander des pièces de rechange....

Un thriller post-apo produit par Robert Kirkman, qui rappelle régulièrement d'autres oeuvres (parmi les références les plus évidentes, on peut citer Lost pour son compte à rebours mural qui conditionne le quotidien de techniciens enfermés dans un bunker souterrain ; Battlestar Galactica ou Farscape pour l'hallucination/mauvaise conscience qui hante l'un des protagonistes...), et qui parvient à imposer une atmosphère convaincante, portée par deux acteurs excellents et par un score aux quelques accents rétro-carpenteriens.

Malheureusement, le récit est assez prévisible, et au bout d'une heure, il commence à tourner à vide, pour (forcément) se transformer en face à face mortel entre les deux hommes, et se conclure de manière molle et plate par une semi-happy end douce amère.

Avec plus d'audace thématique ou narrative, plus d'originalité, et plus de rebondissements inattendus, ça aurait pu donner un petit film mémorable. En l'état, c'est un essai honorable, mais non transformé.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #496 : Seuls Two (2007)

Publié le 19 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, FR, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

​Seuls Two :

Gervais (Éric Judor), officier de police médiocre, et qui est la risée de ses collègues, tente désespérément d'arrêter Curtis (Ramzy Bédia), un cambrioleur hors-pair qui lui échappe depuis toujours. Au cours d'une poursuite dans les rues de Paris, cependant, les deux hommes se retrouvent seuls dans la ville : par un tour du Destin inexplicable, Gervais et Curtis sont désormais seuls au monde, pour le meilleur et pour le pire.

Une comédie absurde écrite/réalisée/interprétée par Eric & Ramzy, et au postulat semblant tout droit sorti d'un épisode de la Quatrième Dimension.

Cela aurait pu donner lieu à un long-métrage assez fascinant, mais malheureusement, on sent bien que c'est le premier long des deux hommes derrière la caméra : le rythme est assez bancal (outre le fait que le tout prenne un peu trop son temps avant de démarrer vraiment, on a aussi un peu l'impression d'assister à des mini-vignettes sans véritable liant), les ruptures de ton sont un peu trop brutales (ici, une étrange mélancolie, là, de l'humour idiot typique d'Eric & Ramzy, là encore, une poursuite nerveuse), il y a un peu trop de moments "hey, donnons un petit rôle inutile à un copain" (cela dit, la distribution est plutôt sympathique, dans l'ensemble), et on regrette que certaines idées intrigantes - la poursuite surréaliste dans Paris, avec les deux protagonistes qui semblent brièvement se découvrir des pouvoirs incroyables - soient à ce point sous-exploitées.

Ce n'est pas honteux, je ne me suis pas ennuyé (mais d'un autre côté, j'ai de la sympathie pour le duo, donc je ne suis pas forcément totalement objectif), mais ça m'a semblé assez inabouti dans l'ensemble. 

3/6 mais pas sûr que ça les vaille.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 49 - I Trapped The Devil (2019)

Publié le 23 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Noël, Oktorrorfest, Religion, Thriller, IFC

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

I Trapped The Devil (2019) :

À l'occasion des fêtes de Noël, Matt (AJ Bowen) et sa femme Karen (Susan Burke) rendent visite à Steve (Scott Poythress), le frère de Matt, qui vit reclus depuis bien longtemps dans la demeure de leurs défunts parents. Mais là, le couple trouve un Steve frénétique, et obsédé par un homme qu'il maintient captif au sous-sol, derrière une porte bardée de crucifix. Un homme qu'il affirme être le Diable...

Un film d'horreur indépendant clairement inspiré par un certain épisode de la Quatrième Dimension, et qui utilise son postulat intrigant pour proposer un long-métrage intéressant, mais inabouti.

Le vrai problème, en réalité, c'est la durée du récit (et, par association, son rythme) : le script est insuffisant pour maintenir totalement l'intérêt pendant plus de 80 minutes, et le ventre mou du récit est très perceptible.

Pourtant, Josh Lobo, réalisateur et scénariste, fait de son mieux pour imposer de la tension, une atmosphère pesante et oppressante, et les 3/4 du temps, ça fonctionne. Il est notamment aidé par la photographie très sombre, et l'éclairage volontairement très marqué, qui exploite les couleurs des illuminations de Noël pour en faire quelque chose de stylisé et de sinistre.

Les acteurs, eux aussi, sont efficaces, et le côté ultra-lent et contemplatif du tout est d'autant plus frustrant que ponctuellement, la mayonnaise prend bien, et le métrage fonctionne.

Mais ce I Trapped The Devil est finalement un peu trop mou, un peu trop brouillon, et volontairement un peu trop vague et abscons pour totalement convaincre.

Ça reste intéressant, cela dit. 

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2015 - 108 - L'Homme qui n'aimait pas Noël (2012)

Publié le 5 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Comédie, Romance, ION, Christmas, Noël

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

L'Homme qui n'aimait pas Noël (Anything But Christmas) :

Depuis plusieurs mois, John (Sergio Di Zio) a trouvé le bonheur conjugal auprès de Grace (Elaine Hendrix) et de son fils de 10 ans, Zachary (Sean Michael Kyer). Mais Noël approche, et alors que Grace est, comme tous les ans, surexcitée à cette perspective, John, lui, panique, car il déteste tout ce qui a trait aux fêtes de fin d'année. Aussitôt, un gouffre se forme dans le couple, qui se sépare instantanément, et doit alors trouver un moyen de concilier ces deux réactions radicalement opposées si John et Grace veulent retrouver un foyer harmonieux...

Un téléfilm ION assez fauché (tous les plans extérieur de la rue filmés devant un fond vert), particulièrement caricatural, et à la limite du surjeu constant, un surjeu directement hérité de l'écriture de ces personnages outrés, aux réactions improbables et forcées, et aux caractères quasi-antipathiques.

Ajoutez à cela des personnages secondaires encore plus caricaturaux (l'ex de John ; ses parents se disputant constamment et violemment ; l'ex anglais de Grace, milliardaire et pédant ; la soeur caractérielle) qui empêchent la moindre subtilité ou émotion sincère, et on se retrouve avec un métrage assez agaçant et étrange, tout en étant particulièrement prévisible.

D'autant plus agaçant que le film a bon fond, dans l'absolu... mais rien en fonctionne vraiment, ni dans l'écriture (les motivations des personnages ne sont jamais plausibles), ni dans la structure ou la forme du récit (tout le film repose sur les efforts du personnage de John - psychologiquement traumatisé dans son enfance par des parents indignes et malheureux ayant ruiné à jamais pour lui les fêtes de Noël - qui tente de sauver son couple en se pliant en douze pour satisfaire Grace, ce qui finit par déséquilibrer le film en présentant involontairement cette dernière sous un jour peu flatteur), ni dans le casting (Sean Michael Kyer, par exemple, oscille constamment entre jeu convaincant et précocité artificielle ; Christopher Lloyd en fait trois tonnes, notamment dans son grand moment d'émotion, qui finit par tomber à plat, vu l'artificialité et les traits forcés de tout ce qui l'entoure - ainsi que de son personnage).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #361 : The Nice Guys (2016)

Publié le 15 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Policier, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Nice Guys :

En 1977, Holland March (Ryan Gosling) est un détective privé raté officiant à Los Angeles. Jackson Healy (Russell Crowe), lui, est un homme de main à louer, brutal et sans pitié. Les deux hommes doivent cependant faire équipe lorsqu'Amelia (Margaret Qualley), une jeune femme liée à la mort récente d'une star du porno, disparaît mystérieusement... mais bien vite, la situation se complique, et devient vraiment dangereuse pour ce duo improbable.

J'aurais vraiment dû adorer : j'aime beaucoup les années 70, leur musique, leur mode ; j'aime bien Shane Black (même s'il a tendance à tourner un peu en rond et à s'enfermer dans ses travers) ; la distribution est plutôt sympathique ; j'aime bien le genre de la buddy cop comedy décomplexée...

Mais non. J'ai trouvé le tout étrangement décevant. Probablement parce que le film ressemble vraiment à une sorte de gros best-of de l'oeuvre de Shane Black, et qu'on pense régulièrement à d'autres métrages, ici à l'Arme Fatale, là à Kiss Kiss Bang Bang, par exemple... mais qu'à chaque fois, il manque quelque chose (la gouaille de Robert Downey Jr, par exemple). Par contre, pour placer un sapin de Noël et un Santa Claus, pas de problème, même s'il faut pour cela attendre la toute fin du métrage !

Bref, un film qui manque relativement de fraîcheur et d'originalité (ce qui peut être parfait si ce que l'on est venu chercher, c'est du Shane Black faisant du Shane Black), qui est un peu poussif (près de deux heures qui manquent de rythme), qui a quelques problèmes d'anachronismes çà et là (surtout dans les morceaux choisis pour la bande originale, quasiment tous sortis après la date du film), qui a un peu tendance à tout prendre à la déconne (notamment ses méchants affreusement sous-exploités et sous-développés : Matt Bomer n'arrive qu'après 80 minutes de film...), et à laisser sa distribution en roue libre.

Heureusement, la dernière demi-heure remonte un peu le niveau point de vue action et énergie, et la jeune Angourie Rice impressionne dans son rôle. Elle ira loin (notamment dans le prochain Spider-Man de Marvel) .

3.5/6 (parce que ça reste tout de même sympathique et divertissant ; mais ça aurait pu - et dû - être meilleur)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 87 - ABCs of Death 2.5 (2016)

Publié le 21 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Anthologie, USA

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

ABCs of Death 2.5 :

Une sorte de bonus spécial pour patienter jusqu'à la sortie d'un éventuel ABCs of Death 3, et qui réunit 26 des courts-métrages finalistes d'une compétition organisée pour figurer dans les ABCs of Death 2, à la lettre M... 26 finalistes qui, donc, n'ont pas été sélectionnés.

Traduction :  le travail de ces 26 candidats n'était pas assez bon pour apparaître dans ABCs 2, une anthologie qui, je le rappelle, était très moyenne (3/6 - ce qui était toujours mieux que le premier opus2/6). Et comme le court-métrage gagnant (M is for Masticate) était en soi des plus médiocres et décevants (2.75/6), autant dire que ça laisse augurer du pire pour ce métrage-ci...

M is for Magnetic Tape : un nanard façon Troma, sur un responsable de vidéo-club qui se transforme en super-guerrier en armure VHS pour lutter contre des braqueurs. Très très con, fauché, mal sonorisé, mais assez amusant. Sauf que ça n'appartient pas vraiment au genre de l'horreur ou du gore. 3/6, mais limite hors-sujet pour cette anthologie.

M is for Maieusiophobia : de la stop-motion sur une alcoolique qui boit pour oublier qu'elle est enceinte, et qui finit par se faire une césarienne improvisée. Assez repoussant, visuellement parlant, ce qui fonctionne plus ou moins vu le sujet, mais est un peu trop vague et brouillon pour convaincre. 2.5/6

M is for Mailbox : un métrage en langue espagnole, sur une petite vampirette qui frappe à une porte le soir d'Halloween, bien décidée à massacrer la famille qui vit là. Plutôt sympathique et direct, j'ai bien aimé. 3.5/6

M is for Make Believe : des fillettes déguisées en fées découvrent un homme agonisant dans les bois, lui-même déguisé en fée, et elles tentent de le soigner avec les moyens du bord. Très moyen et superficiel. 2.25/6

M is for Malnutrition : la survie impossible d'une femme seule en quête de nourriture durant une apocalypse zombie. Assez réussi, bien filmé, de bons maquillages. 4/6

M is for Manure : le fils d'un redneck meurtrier utilise des morceaux de cadavres et du fumier pour fabriquer un golem vengeur. Pas très bien filmé ni interprété, un bon gros bof. 1.5/6

M is for Marauder : un gang de bikers post-apocalyptiques s'en prend à une femme seule sur la route. Amusant, puisque le gang et la victime sont en tricycles, et que le tout est une grosse parodie rigolarde. 3.75/6

M is for Mariachi : un concert de Death Metal est interrompu par l'irruption de Mariachis vengeurs et meurtriers. Assez basique, mais pas désagréable, sans plus. Un très petit 2.5/6.

M is for Marriage : un thérapeute et sa patiente tentent d'extraire les pensées négatives de cette dernière, qui se manifestent sous forme de tumeurs hideuses. Visuellement assez réussi, bien interprété, mais par contre, je ne sais si j'ai aimé ou non la fin. 3.5/6

M is for Martyr : choisi pour être le martyr d'une communauté, un homme apparemment immortel est ligoté et, chaque jour, blessé et tué d'une manière toujours plus horrible. Intrigant et maîtrisé. 3.5/6

M is for Matador : un matador psychopathe organise des simulacres de corrida afin de mettre à mort de jeunes captives portant une tête de taureau. Mwé. Pas exceptionnel, et beaucoup trop de hors-champ. 2.75/6

M is for Meat : à nouveau de la stop-motion, sur un homme fait de viande, qui sert de repas à une cuisse de poulet carnivore. Étrange, mais techniquement réussi. 3.5/6

M is for Mermaid : un duo de pêcheurs capture une sirène, et décide de l'épargner. Amusant, sans plus, car trop prévisible. 3/6

M is for Merry Christmas : Krampus déprime, las de son quotidien et de sa mission, et il décide d'apporter joie et bonheur aux enfants, avec l'aide de l'un de ses esclaves. Très amateur, se limite à deux acteurs qui discutent avec un accent anglais, et c'est à peu près tout. 1.75/6

M is for Mess : un homme rondouillard a un problème : il défèque par le nombril. Un court brésilien très axé scato, et donc assez peu à mon goût. 1/6

M is for Messiah : un culte primitif tente de sacrifier une vierge, mais celle-ci se rebelle, avec des conséquences inattendues. Assez basique, mais la fin est sympathique. 3/6

M is for Mind Meld : dans un laboratoire, un cobaye s'auto-mutile de nombreuses manières différentes... mais ne ressent aucune douleur. Pas désagréable, même si le titre téléphone beaucoup la révélation finale. 3/6

M is for Miracle : sur le point de se suicider, un homme reçoit une boîte en carton étiquetée Miracle Box, et sa vie change alors du tout au tout. Pas très clair ni intéressant. 2.25/6

M is for Mobile : un homme de main torture un otage sur les ordres de son commanditaire, avec qui il échange par texto. Décevant, car on voit venir la chute à des kilomètres, et que le gore n'est que suggéré. 1.5/6

M is for Mom : dans un monde post-apocalyptique, un petit garçon zombie aperçoit une fillette humaine, et en tombe amoureux. Plutôt mignon, même si encore une fois, le titre téléphone la chute. 4/6

M is for Moonstruck : de l'animation cartonnée, plutôt réussie, sur un homme qui vient se recueillir sur la tombe de sa femme. Ça manque peut-être un peu de clarté pour totalement fonctionner, mais c'est honorable. 3.5/6

M is for Mormon Missionaries : deux missionnaires mormons qui font du porte à porte décident d'imposer leur religion par la force. Techniquement assez compétent, et le twist final fonctionne à peu près. 3.5/6

M is for Mother : deux jeunes femmes sont confrontées à une araignée géante. Un court très réussi visuellement... mais qui se résume à son pitch, et ne propose rien d'autre, en une minute et quelques. 3/6

M is for Muff : dans un motel, un grand-père reçoit la visite d'une call-girl obèse, qui a un accident malencontreux. De l'humour assez bas de plafond, et un segment qui dure un peu trop longtemps. 2/6

M is for Munging : deux hommes déterrent un cadavre, et s'essaient au munging. Inutile et creux. 1/6

M is for Mutant : en Australie, une infection virale transforme les humains en mutants ailés carnivores. Un court filmé en pseudo plan séquence, avec des bestioles en latex assez laides... et malheureusement, un segment qui ne va nulle part. 2/6

Une anthologie qui se finit donc avec une note moyenne de 2.75/6, soit juste en dessous de l'épisode 2. Néanmoins, il faut bien avouer que bon nombre des courts proposés ici sont nettement meilleurs que celui qui a remporté le concours, et qui a été intégré à la version finale de l'anthologie.

En effet, rappelons nous que M is for Masticate (visible sur YouTube, au besoin), reposait entièrement sur son aspect visuel, et sur l'humour qui se dégageait supposément de son gros psychopathe poilu et en slip qui courait dans une rue, berserk, et s'attaquait vaguement à quelques passants. Le tout avec un rendu visuel de clip musical, car filmé en ultra-ralenti HD.

Mais visiblement, les gros poilus au ventre qui tremblote, ça semble parler aux votants du concours....

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Christmas Yulefest 2016 - 46 - Sacré Père Noël (2016)

Publié le 23 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Sacré Père Noël (I'll Be Home For Christmas) :

Jackie (Mena Suvari) est une assistante du procureur passionnée, et la mère célibataire de la petite Gracie (Giselle Eisenberg), une fillette précoce et bavarde. Après des années d'absence, son père Jack (James Brolin) ressurgit alors dans sa vie, à l'occasion des fêtes de Noël, et il offre Nose, un ancien chien policier, à sa petite-fille. Et tandis que les tensions croissent entre père et fille, Jackie, elle, doit choisir entre Rand (Jacob Blair), son compagnon pédant et prétentieux, et Mike (John Reardon), un inspecteur de police, protégé de son père.

Un téléfilm de Noël avec un enterrement dans les 5 premières minutes : pas de doute, on est bien dans un métrage Hallmark Movies & Mysteries ! D'ailleurs, ce téléfilm semble bénéficier, dans l'ensemble, d'un budget plus important que les autres... un budget que James Brolin, à la fois acteur et réalisateur du film, n'utilise que pour se payer des chansons de Barbara Streisand, son épouse.

Néanmoins, le tout a un peu des airs de téléfilm de Noël des années 80, comme ceux qui pouvaient passer sur CBS ou ABC, fut un temps. La distribution principale est plus prestigieuse, l'accent est nettement plus mis sur les liens familiaux que sur la romance, et Brolin se donne le beau rôle... malheureusement, c'est tout le reste qui est sans grand intérêt : Suvari est compétente, mais les autres personnages sont insipides au possible (le flic à la coiffure changeante, le rival amoureux, etc), ou pire, saoulants (la petite fille, tout simplement insupportable, avec des lignes de dialogue et des one-liners toutes les quinze secondes, et des mimiques et postures exagérées), et l'histoire est en pilotage automatique du début à la fin.

Bref, je ne peux pas dire que j'aie particulièrement apprécié ce I'll Be Home For Christmas, principalement à cause de sa distribution, mais aussi parce que le reste de l'histoire n'était pas particulièrement passionnant. C'est typiquement le genre de téléfilm instantanément oubliable, qui n'apporte rien au genre, et se prend trop au sérieux pour n'être rien de plus que du papier-peint audiovisuel. 

2.25/6 (le chien était sympathique)

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Un film, un jour (ou presque) #186 : 88 (2014)

Publié le 3 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Thriller, Action, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

88 :

Gwen (Katharine Isabelle), une jeune femme peureuse et paniquée, revient à elle dans un restaurant routier, avec en sa possession un sac empli de bonbons et d'une arme à feu : elle n'a aucun souvenir de comment elle est arrivée là, de ce qu'elle fait avec ce sac, et de pourquoi son petit doigt a été arraché et sommairement couvert d'un bandage. Flamingo (Katherine Isabelle), une jeune femme volontaire, brutale et sensuelle, revient à elle au bord d'une route, et tue très rapidement un homme qui s'approche d'elle : décidée à venger son petit ami Aster (Kyle Schmid), tué par les hommes de Cyrus (Christopher Lloyd), elle entame alors une virée meurtrière et sanglante. Seulement voilà : Gwen et Flamingo ne font qu'une...

Un thriller décalé et improbable, dans le mauvais sens du terme.

Car si le film semble un temps marcher dans les traces de Memento de Nolan, avec sa mise en parallèle de deux intrigues suivant des temporalités et des tonalités différentes, rapidement, le tout se délite, et part dans un n'importe quoi assez agaçant : on y surjoue affreusement (autant K.I. est juste en Gwen, autant elle en fait trois tonnes en Flamingo, dans le registre "attitude badass de camionneuse-poseuse-cinglée clope au bec", et cesse aussitôt d'être crédible ou touchante ; d'autres acteurs, comme les deux co-scénaristes, sont mauvais comme des cochons, et jouent de véritables caricatures ambulantes), et le tout est mis en images (et en musique) de manière assez "arty", maniérée et artificielle...

Résultat : plutôt que de s'attacher aux personnages, ou de suivre avec intérêt le désir de vengeance de Gwen, on se détache progressivement du récit alambiqué, de ses fusillades fauchées, et de ses protagonistes, qui finissent par tous ressembler à des pions manipulés par une actrice-scénariste-réalisatrice clairement ambitieuse, mais n'ayant pas les épaules ou le savoir-faire d'un Nolan, nécessaires pour faire fonctionner un tel récit (surtout lorsque l'on impose une révélation finale qui tombe à plat).

Un ratage courageux, donc, mais un ratage tout de même.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #208 : Drôles d'Oiseaux (2011)

Publié le 2 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Drôles d'Oiseaux (The Big Year) :

Dans l'univers impitoyable des ornithologues amateurs, une année parfaite est l'objectif de tous les amateurs d'oiseaux : réussir à voir le plus grand nombre de volatiles possibles en moins de 365 jours. Cette année, trois hommes sont en compétition : Kenny (Owen Wilson), l'actuel détenteur du record, Stu (Steve Martin), un riche homme d'affaires fraîchement retraité, et Brad (Jack Black), un trentenaire divorcé sans perspective d'avenir. S'engage alors un combat de chaque instant entre les trois compétiteurs...

Casting particulièrement prestigieux (outre les trois acteurs principaux, on a  Rashida Jones, Anjelica Huston, Jim Parsons, Rosamund PIke, Joel McHale, Corbin Bernsen, Kevin Pollak, etc, etc, etc) pour cette comédie narrée en voix-off par John Cleese, sur un un sujet des plus improbables.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend jamais, et le film est beaucoup trop inégal pour fonctionner : les gags sont rares, le film est assez mal rythmé, les intrigues parallèles ne sont pas assez abouties, et le tout ronronne très rapidement, manquant d'énergie et de dynamisme, ce qui s'avère assez rédhibitoire.

Reste le fond gentillet du film (il faut suivre ses rêves, connaître ses priorités, trouver un sens à sa vie, blablabla), et des paysages assez jolis, mais bon, c'est franchement trop peu. Et donc franchement dommage.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 48 - Black Butler (2014)

Publié le 10 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Japon

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Black Butler (Kuroshitsuji) :

En 2020, dans un pays à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, des meurtres étranges ont lieu : plusieurs personnalités politiques importantes sont retrouvées mortes et momifiées, avec pour seule indice une carte de tarot représentant Satan. Pour résoudre ces crimes mystérieux, le Chien de Garde de la Reine, Shiori Genpō (Ayame Gôriki) est choisie pour mener l'enquête ; riche héritière orpheline se faisant passer pour un homme afin d'assurer sa place dans sa dynastie, Shiori peut heureusement compter sur Sebastian (Hiro Mizushima), son fidèle majordome aux pouvoirs surhumains... en réalité un démon des enfers ayant passé un pacte avec Shiori, et ayant accepté, en échange de son âme, de la servir et de la protéger jusqu'à ce qu'elle parvienne à venger ses parents...

Je vais être franc : je n'ai jamais lu ni vu l'oeuvre originale dont ce film est l'adaptation, et j'ai uniquement regardé ce long-métrage sur la base de l'affiche et de la combo "majordome démoniaque + meurtres sataniques" qui pouvait laisser présager de quelque chose d'original et d'intéressant.

Pas de bol, on est en plein dans l'adaptation bancale de manga, avec tout ce que ça comporte de clichés du genre (mélange bâtard et superficiel d'Occident et d'Orient, utilisation décomplexée de la religion catholique, héroïne impassible et colérique, caricatures ambulantes, hommes androgynes, surjeu, scènes d'action ultra-stylisées mais improbables et creuses) qui m'horripilent.

Ajoutés à cela, un récit apparemment totalement réinventé par rapport au manga, avec des personnages différents, et une période temporelle nettement moins intéressante (l'époque victorienne remplacée par une époque pseudo-contemporaine et moderne) ; un film longuet (2h) et mal rythmé ; et surtout une écriture assez piteuse, à base de scènes d'exposition lourdes, pataudes et maladroites (l'héroïne qui parle soudain en voix off après une heure de film ; le méchant qui raconte son plan en tuant tout le monde...), de flashbacks à gogo, et de rebondissements capillotractés.

Bref, je n'ai pas vraiment aimé, j'ai trouvé ça basique et cliché, assez confus et éparpillé, bref, un bon gros bof, même si ce n'est pas trop mal filmé et que certains plans sont réussis.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #686 : The Birder (2013)

Publié le 6 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Birder (aka The Bird Men) :

Ron Spencer (Tom Cavanagh), passionné d'ornithologie et professeur dans un lycée, voit le poste de ses rêves lui échapper au profit de Floyd (Jammie Splichuk), un homme plus jeune, plus moderne et plus cool que lui. Furieux, il décide alors de se venger du nouvel arrivant, et trouve un allié inattendu en la personne de Ben (Mark Rendall), l'un de ses anciens élèves, désormais homme à tout faire du lycée, et glandeur constamment la tête dans un nuage de marijuana. Car Ben est persuadé que Floyd tente de séduire son ex-petite amie Laura (Tommie-Amber Pirie), et il est prêt à tout pour l'en empêcher.

Étrangement le second film traitant d'ornithologie que je vois en moins de deux ans et demi (le premier étant le décevant Drôles d'Oiseaux), ce petit film canadien pose ses cartes sur la table dès les premières minutes du métrage : ce film est un film excentrique, où tous les personnages sont bizarres et improbables, et où tout est décalé et étrange, au point de paraître parfois maniéré et forcé.

Et c'est probablement cela qui fait que le métrage ne fonctionne pas vraiment, malgré un Tom Cavanagh excellent comme toujours : le tout est too much, et repose entièrement sur son aspect un peu foufou pour emporter l'adhésion... mais ni le rythme ni l'humour ne suivent vraiment, et le métrage finit par manquer de punch et d'intérêt intrinsèque, malgré des moments occasionnellement assez réussis.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1277 : Le Mans 66 (2019)

Publié le 14 Août 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Mans 66 (Ford v. Ferrari - 2019) :

Dans les années 60, en perte de vitesse, la marque Ford décide de se lancer dans les sports automobiles, afin d'écraser Ferrari, sa grande rivale. Pour ce faire, Henry Ford II (Tracy Letts) et ses subordonnés (Jon Bernthal, Josh Lucas) se tournent vers Carroll Shelby (Matt Damon), ancien pilote et concepteur automobile, et vers Ken Miles (Christian Bale), un mécanicien/pilote au tempérament difficile, pour mettre au point, dans des délais limités, une nouvelle voiture plus rapide et plus puissante...

Un film de James Mangold au titre anglo-saxon un peu trompeur, puisque la rivalité Ford/Ferrari, si elle lance les événements du métrage, n'est en réalité que la toile de fond du récit, un récit en forme de bromance entre deux hommes de talent, deux passionnés de course et de pilotage automobile.

Le titre français, paradoxalement, fonctionne mieux : le gros du film se concentre en effet sur les 24 heures du Mans, avec cette course occupant le dernier tiers du film de manière assez spectaculaire et convaincante, et dans l'ensemble, malgré une durée conséquente, Ford v. Ferrari s'avère un métrage nerveux, dynamique et pêchu, y compris pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas grand chose à faire de l'univers de la course automobile.

Le mérite en revient à Mangold, qui sait mettre en image cette histoire d'hommes et de voitures, mais aussi aux équipes d'effets spéciaux, 99 % du temps invisibles, à la direction artistique impeccable, et bien entendu, au duo principal, excellent de bout en bout.

On pourra toujours regretter une caractérisation un peu simpliste du personnage de Josh Lucas, quelques grosses ficelles narratives un peu voyantes, et un épilogue moins convaincant, car trop télégraphié par des scènes préalables, ici ou là, mais dans l'ensemble, ça reste efficace et intéressant de bout en bout.

4.25/6

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