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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (1)

Publié le 8 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Après avoir songé un moment à alterner les dernières saisons de Voyager avec une intégrale de Babylon 5 (ça attendra que j'aie fini Voyager, en fin de compte), j'ai repris Trek.

Et donc, Star Trek Voyager saison 5 :

5x01 - Night :

Reprise qui commence assez bien, avec un équipage en pleine déprime, qui traverse depuis deux mois un espace totalement noir, sans étoiles, ce qui leur porte très sérieusement sur les nerfs, avec des coups de stress, des phobies qui se réveillent, des engueulades... et Janeway qui boude dans sa chambre dans ses quartiers.

C'est peut-être là l'un des deux gros problèmes de l'épisode : le comportement de Janeway, soudain dépressive, mais qui change du tout au tout en milieu d'épisode, dès que les emmerdes arrivent, et qui finit par virer suicidaire sur la fin. Une évolution par pas très crédible après quatre saisons, d'autant que personne ne se préoccupe d'avoir une capitaine en pleine déprime depuis des mois, pas de soutien psychologique, rien.

L'autre problème, en fait, c'est que dès qu'arrivent les aliens-de-la-semaine (ici, des aliens photophobes qui vivent dans cette zone de l'espace, et qui meurent, empoisonnés par les déchets toxiques qu'une autre race déverse dans le coin), l'intérêt de l'épisode retombe considérablement, les grosses ficelles prévisibles du tout apparaissent très nettement, et pour ne rien arranger, les problèmes habituels des scripts made in Braga & Menosky refont surface, à savoir des raccourcis génants, des one-liners foireux (Tuvok qui parle de "faire la lumière sur cette affaire", Janeway qui dit qu'il "est temps de sortir les ordures" en parlant des méchants) et de gros problèmes de logique interne.

Par exemple : les photophobes pompent toute l'énergie du vaisseau, qui se retrouve au point mort... mais l'holodeck continue étrangement de fonctionner, et l'ordinateur de bord y répond toujours aux instructions, etc ; Janeway qui, une fois de plus, décide de ce qui est bien ou mal pour les races aliennes qu'elle rencontre, sans leur demander leur avis ; le bad guy qui, lorsqu'on lui propose une technologie révolutionnaire qui pourrait changer l'évolution de son espèce (et le rendre richissime par la même occasion, vu qu'il est le seul à se voir offrir cette technologie), refuse "parce qu'il a le monopole du transport de déchets", et qu'il ne veut pas le perdre....

Reprise en demi-teinte, donc, mais qui introduit le concept de Captain Proton, ce qui fait toujours plaisir.

 

5x02 - Drone :

Brian Fuller au scénario (visiblement édité par Braga et Menosky, vu la manière précipitée dont il se conclue), et un remake très touchant de Tuvix, avec en lieu et place du Tuvix en question un nuBorg né, lors d'un problème de téléportation et de navette (encore une navette bousillée !), de la fusion de nanites borgs appartenant à Seven, et de l'holoémetteur futuriste du Doc.

C'est très bien joué (le nuBorg est très bon, Seven est exceptionnelle), c'est bien mené, c'est beaucoup plus subtil que Tuvix, et surtout, ça ne se finit pas sur une décision horripilante de Janeway (qui condamnait Tuvix à mort sans broncher), mais sur un sacrifice poignant de One, qui comprend que son existence est beaucoup trop dangereuse pour le reste de la galaxie, et qu'il est préférable de se laisser mourir plutôt que de mettre autrui en péril. Quel dommage, encore une fois, que l'affrontement final soit aussi précipité.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 60 - The Rezort (2015)

Publié le 12 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

The Rezort (aka Generation Z) :

Après que le monde ait failli être ravagé par une épidémie zombie, qui a débouché sur une guerre sanglante et traumatisante, les derniers morts-vivants ont été cloîtrés sur une île isolée, où une entreprise privée a bâti un parc. En échange de sommes non-négligeables, le Rezort est désormais ouvert au public, et chacun peut y venir chasser le zombie, en parcourant les grandes étendues sécurisées de l'île pour y faire un safari. Un groupe de touristes, parmi lesquels Melanie (Jessica De Gouw), son petit ami Lewis (Martin McCann) et le chasseur Archer (Dougray Scott) visite justement le parc lorsqu'un sabotage libère tous les zombies, qui se ruent alors sur les visiteurs...

Une assez bonne surprise, je dois dire, signée du réalisateur de Outpost 1 et 2.

Bon, tout de suite, abordons l'évidence : oui, ce Rezort peut se résumer à Jurassic Park (ou Westworld, au choix) avec des zombies en lieu et place des dinosaures.

Le postulat est le même, le rendu visuel est le même (les clôtures, les jeeps, la salle informatique), le déroulement des évènements est le même, et il y a même l'équivalent du verre d'eau qui tremble, avec ici une grille qui se met à trembler lorsque les hordes zombies se rapprochent soudain.

Et pourtant, malgré ce repompage éhonté, le film fonctionne relativement bien. Probablement parce que le réalisateur n'est pas un manchot, mais aussi et surtout, parce que le film semble avoir bénéficié d'un budget conséquent, qui se voit clairement à l'écran, tant dans les décors, les environnements, que dans les maquillages, plutôt corrects.

Dès le début, avec son mélange de flashs d'infos internationales, le tout est assez convaincant, pose son univers de manière crédible, et continue sur sa lancée.

Malheureusement, cette lancée est tout de même un peu chaotique, principalement à cause de la caractérisation et du casting de certains personnages, qui ne sont guère attachants : ainsi, De Gouw, supposée jouer une jeune femme traumatisée tentant d'exorciser les démons du passé, traduit cela à l'écran en arborant constamment la même expression dépressive et constipée, sans jamais exprimer d'autre émotion (ah, si, la colère quand son petit-ami ex-militaire abat de sang-froid l'un des humains qui vient de se faire mordre... mouais) ni le moindre charisme ; quant à Dougray Scott, disons que je suis très content qu'on ait eu Hugh Jackman en Wolverine, et pas lui, car niveau charisme, il a aussi un déficit certain, surtout dans un rôle où quelqu'un comme Jason Flemyng ou James Purefoy auraient fait des merveilles.

On passera aussi sur le propos politique et sur le pseudo-débat sur l'éthique de la chasse aux zombies, pas très passionnants, convaincants, ou surprenants (on voit venir de très loin la révélation finale, par exemple) : au moins, ils ont le mérite d'exister, même si leurs intentions sont plus intéressantes que leur exécution.

Mais dans l'ensemble (malgré ces défauts et malgré un déroulement assez prévisible), alors que je m'attendais à un navet de plus sorti directement en DVD, le résultat final m'a plutôt plu, et globalement assez diverti.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 92 - Summer Camp (2015)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Summer Camp :

Dans un camp de vacances espagnol en langue anglaise, quatre moniteurs - Christy la pimbêche (Jocelin Donahue), Antonio le séducteur (Andrés Velencoso), Michelle la sportive extrovertie (Maiara Walsh), et Will l'apprenti-vétérinaire (Diego Boneta) - sont confrontés à une épidémie d'un virus étrange, similaire à la rage, qui contamine tous les humains présents...

Quelle déception...  au vu du pitch initial, je m'attendais à une sorte de version espagnole du Cooties américain de 2015, avec des hordes d'enfants enragés. Mais en fait, pas du tout : les enfants n'arrivent que dans les deux dernières minutes de film, et dans l'intervalle, on a droit à un film d'infectés tout ce qu'il y a de plus banal, prenant place entre les murs d'une ferme en piteux état, et ayant pour protagonistes les quatre moniteurs, et une poignée de squatteurs drogués vivant non loin (et servant de chair à canon).

Le vrai problème étant que dès le générique de début, on nous explique en voix off qu'aucun des moniteurs n'a été retrouvé en vie, ce qui limite déjà les enjeux du film, et son intérêt... d'autant plus que ces quatre moniteurs sont particulièrement stupides et caricaturaux, tant dans leurs réactions que dans leurs actions, au point que le film ressemble régulièrement à une parodie.

Mention spéciale, notamment, au personnage de Jocelin Donahue, qui du début à la fin du film est joyeusement détestable, couard, strident, etc (ce qui est assez problèmatique lorsque l'on doit s'inquiéter de sa survie et de celle de Mr. "je fais des études vétérinaires, je sais de quoi je parle, laissez-moi rentrer dans la cage de ce chien enragé, mon t-shirt me protègera").

Le pire, c'est qu'on sent qu'un soin particulier a été apporté à d'autres aspects de ce script produit par Jaume Balaguero : l'infection est temporaire (ce qui est assez original), le scénario multiplie les fausses pistes (le pseudo-slasher du début, les différentes hypothèses quant à l'origine de l'épidémie), et feinte à droite et à gauche... mais au final, à trop vouloir feinter, on en devient bien trop prévisible (la souche d'arbre).

Et pour ne rien arranger, le rendu visuel est assez médiocre : avec sa photographie très sombre, le film n'est qu'un enchaînement de scènes tremblotantes, où la caméra est secouée de droite à gauche, et fait même parfois des micro zooms/dézooms pour donner l'impression d'action et d'intensité, et pour cacher l'absence de gore, qui est le plus souvent hors-champ.

Bref, un énième film d'infectés, aux personnages antipathiques (malgré une distribution agréable), qui se termine là où il devrait commencer, et dont les quelques bonnes idées ne suffisent pas à compenser les nombreux problèmes.

2.25/6 (vraiment, j'ai rarement eu autant envie de voir les personnages se faire massacrer le plus vite possible, d'autant qu'au bout d'un moment, les infectés qui hurlent en boucle, ça fatigue)

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Christmas Yulefest 2020 - 46 - Un sapin de Noël, deux amoureux (2020)

Publié le 22 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, USA

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un sapin de Noël, deux amoureux (A Christmas Tree Grows in Colorado - 2020) :

Fille du maire de Brooklyn, Colorado, Erin Chambers (Rochelle Aytes) a une idée pour redonner vie à cette bourgade moribonde : dresser un immense sapin au milieu de la place de la ville, et attirer ainsi des touristes à Brooklyn. Mais le sapin sur lequel elle a jeté son dévolu appartient à Kevin (Mark Taylor), un séduisant pompier père célibataire, qui n'a pas grande sympathie pour le Maire. Erin décide alors de tout faire pour le convaincre...

L'une de ces comédies romantiques Hallmark déclinant la formule habituelle mais avec des personnages afro-américains, A Christmas Tree Grows in Colorado (apparemment un jeu de mots inspiré d'un roman intitulé A Tree Grows in Brooklyn... vu que l'action de ce métrage se déroule à Brooklyn, Colorado) s'avère un film totalement générique et oubliable, qui peine vraiment à convaincre.

Il émane en effet de tout ça un sentiment d'artificialité qui ne satisfait jamais vraiment : l'organisation précipitée de l'événement, quelques semaines avant Noël, avec pour enjeu de sauver la ville en créant soudain, à la dernière minute, une attraction touristique ; la fille du Maire qui est au Conseil municipal et va succéder à son père ; la relation conflictuelle d'Erin avec le pompier - jamais assez conflictuelle pour rendre suffisamment naturelle et spontanée la dispute qui mène à leur baiser ; le rendez-vous d'Erin avec un autre homme, juste après ce baiser fougueux ; le quiproquo entourant cet homme, en fait homosexuel (et paf, les spectatrices US boycottent le film !) ; les dialogues de la fillette, pourtant adorable ; et même l'enthousiasme constant et exubérant de l'héroïne (l'actrice est pourtant sympathique, et elle a une bonne alchimie avec Mark Taylor)...

Rien de tout cela ne sonne particulièrement crédible et sincère, et cette impression ne fait pas vraiment de bien au film, déjà ultra-formaté de la façon la plus basique et quelconque possible (les montages musicaux, notamment le montage récapitulatif de fin, sont vraiment en pilotage automatique). Un bon gros bof.

À noter la présence de Laura Bertram (Andromeda !), dans le rôle de la meilleure amie caucasienne de l'héroïne (qui ne sert à rien, mais bon, ça fait toujours plaisir de la revoir).

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2015 - 19 - Il faut sauver Noël 2 / Northpole 2 : Noël au Pôle Nord (2015)

Publié le 7 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il faut sauver Noël 2 / Northpole 2 - Noël au Pôle Nord (Open For Christmas) :

Experte en objets de valeur, Mackenzie (Lori Loughlin) hérite de l'hôtel de sa tante, un luxueux établissement situé dans le Vermont. Décidée à vendre le bâtiment plutôt que de le rénover, elle change d'avis lorsqu'elle rencontre le personnel de l'hôtel, ainsi que Jack (Dermot Mulroney), l'homme à tout faire de la bourgade, sa fille Jenny (Ava Telek), et l'énigmatique Clementine (Bailee Madison), fraîchement arrivée du Pôle Nord pour sauver l'hôtel, en réalité un relais énergétique indispensable à la réussite de la tournée du Père Noël (Donovan Scott)...

Le problème principal de la franchise Northpole de la chaîne Hallmark, c'est que, sous leurs atours de productions blockbusters de la chaîne (aidées par le budget nettement plus important alloué à leur production, budget découlant directement des nombreux produits dérivés), ce ne sont que des scripts basiques de téléfilms Hallmark, à peine enrobés d'une couche d'effets spéciaux et de "magie de Noël".

Northpole, ainsi, souffrait de son script routinier ; Northpole 2, lui, s'avère un vague recyclage de La Maison des Souvenirs (2013), avec quelques personnages modifiés, un peu moins de romance et quelques rebondissements surnaturels en plus.

On retrouve en effert la businesswoman citadine qui hérite d'une bâtisse remarquable à la mort de sa tante ; le love interest local, séduisant et terre à terre, qui a abandonné la ville pour se consacrer à sa passion (ici, les travaux manuels, comme d'habitude chez Hallmark) ; un autre personnage masculin prêt à tout pour convaincre l'héroïne de vendre ; la meilleure amie/collègue ethnique ; et tout le cheminement de l'intrigue, avec cette protagoniste qui se reconstruit en même temps qu'elle rénove sa demeure, etc...

Bref, l'histoire en elle-même est on ne peut plus balisée, à nouveau, et tout ce qui est en rapport avec le Pôle Nord semble souvent rattaché de manière un peu artificielle et forcée. On se retrouve ainsi avec des morceaux d'intrigue pas forcément placés au bon endroit dans le script, ainsi que d'étranges tangentes hors-sujet et avortées, comme cet adolescent qui, dans deux scènes et demi, tente de séduire l'elfette Clementine. Ça n'apporte rien, ça n'est jamais développé, bref, c'est inutile.

Cela dit, la distribution n'est, à nouveau pas désagréable (Santa a été remplacé, et ça fait une différence énorme), et Clementine a une raison valable d'être présente. À l'identique, le visuel et les décors du Pôle Nord sont toujours très sympathiques, et ce téléfilm se regarde facilement.

Mais le schéma habituel en trois actes des téléfilms Hallmark ne fonctionne jamais vraiment ici (le conflit travail/vie amoureuse n'est jamais convaincant ou suffisamment prononcé), et certains points sont étrangement éludés (la rénovation, la fête, les employés... d'où vient tout cet argent ?).

Bref, un téléfilm aussi peu convaincant que le premier opus... mais pas forcément plus mauvais.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1331 - Boss Level (2020)

Publié le 14 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Boss Level (2020) :

Chaque matin, Roy (Frank Grillo) se réveille, pour être tué par des chasseurs de prime... encore et encore. Tous les jours, à chaque mort, la boucle se répète, et s'il veut en sortir, Roy va devoir trouver comment les vaincre, et percer à jour le mystère entourant son ex-compagne (Naomi Watts), chercheuse en physique avancée qui travaille pour le menaçant Clive Ventor (Mel Gibson)...

Mouais. Un long-métrage d'action signé Joe Carnahan et qui, très naturellement, ressemble beaucoup à un Mi$e à prix (Smokin' Aces) que l'on aurait mélangé à Un jour sans fin et à ses variantes habituelles, comme Happy Birthdead ou Edge of Tomorrow.

C'est d'ailleurs là le problème principal de ce Boss Level : on est en terrain ultra-balisé, et Carnahan n'en fait pas grand chose d'original. Alors certes, le parallèle avec les jeux vidéo fonctionne ponctuellement, et la relation de Roy, père absent, qui renoue avec son fils au travers de ce media et grâce à la boucle temporelle, n'est pas désagréable ; à l'identique, les scènes d'action sont plutôt efficaces, malgré des effets numériques assez médiocres, ou encore en dépit d'un duel à l'épée assez laborieux.

Mais le souci, c'est que, comme souvent chez Carnahan, le film dans son ensemble est plutôt mal rythmé, alternant scènes d'action avec couloirs de dialogues sans grand intérêt (Naomi Watts fait de la figuration, chargée d'expliquer les tenants et aboutissants du script... et ce n'est pas intéressant, tout simplement ; les personnages secondaires ne sont guère plus que des caméos - Ken Jeong, Annabelle Wallis, Michelle Yeoh, Will Sasso, et même Gibson), et optant pour une structure parfois décousue, avec flashbacks, boucles présentées dans le désordre, etc.

Ça n'apporte rien de probant au film, un film déjà alourdi par une narration en voix off de Grillo (qui a poussé de la fonte, soit dit en passant), omniprésente et parfois monotone, et par quelques soucis d'écriture et de cohérence interne (tout le film est, forcément, présenté du point de vue de Grillo, mais occasionnellement, le métrage place des scènes du point de vue des antagonistes, ou d'un point de vue plus omniscient).

Après, le concept étant ce qu'il est, ça se regarde tout de même ; cela dit, au vu du produit fini, on ne se demandera pas forcément pourquoi ce Boss Level est en development hell depuis 2012 : après tout, la première chose qui m'est passée par l'esprit à la fin du métrage, c'était "tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas revisionné Edge of Tomorrow, et je me demande si je le reverrais à la hausse", et pas "c'était bien, Boss Level".

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1333 : Locked Down (2021)

Publié le 18 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Locked Down (2021) :

Couple au bord de la rupture, Linda (Anne Hathaway) et Paxton (Chiwetel Ejiofor) se retrouvent confinés ensemble dans leur demeure londonienne, pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à ce que le couple décide de dérober un diamant chez Harrods, là où Linda travaillait autrefois...

Avec un postulat de départ intéressant (un casse en plein confinement), Doug Liman aux commandes, et une distribution efficace (non seulement le couple vedette, mais aussi certains des seconds rôles, qui apparaissent soit via Zoom, soit directement : Ben Stiller, Stephen Merchant, Mark Gatiss, Claes Bang, Mindy Kaling), il y avait de quoi espérer, avec ce Locked Down, un métrage surprenant et dynamique.

Et pour être surprenant, ça l'est, puisqu'en lieu et place d'un film de casse, on se retrouve en réalité avec un métrage de près de deux heures, dont 90 % sont composés d'une comédie dramatique relationnelle sur un couple aisé qui se désintègre entre les quatre murs de sa luxueuse maison londonienne.

Une comédie dramatique bien interprétée (malgré un surjeu ponctuel de tout le monde), mais qui, malheureusement, peine à faire preuve du moindre intérêt : c'est statique, c'est gentiment surécrit et pédant (un running-gag du film est que tous les agents de sécurité et autres employés de Harrods sont trop stupides pour avoir jamais entendu parler d'Edgar Allan Poe), et le script rend ses protagonistes étrangement antipathiques.

D'un côté, une Hathaway cadre d'entreprise étrangement agitée, sur le point d'être promue, et qui décide soudain de braquer l'un des clients de son employeur pour lui donner une leçon ; de l'autre, un Ejiofor prétentieux, rebelle au passé criminel improbable, qui ne trouve rien de mieux que d'aller beugler de la poésie dans les rues de son quartier à toute heure du jour et de la nuit, qui écoute tout le temps du classique, et qui n'a que sarcasme et répliques moqueuses à la bouche.

On suit donc ce couple fragmenté, qui ne se supporte plus vraiment, pendant facilement 75/80 minutes, avant que l'idée du casse ne se manifeste, et pendant encore une vingtaine de minutes avant qu'elle ne se concrétise. Autant dire que, lorsque le casse a vraiment lieu, à dix minutes de la fin, le spectateur n'est plus vraiment dedans, victime d'un drame intimiste relativement nombriliste, qui s'éparpille totalement (notamment au niveau du ton) et est parfois très théâtral dans son interprétation et dans sa mise en scène.

Et je ne parle même pas des nombreux problèmes de logique interne et autres trous de scénario : on n'est plus à ça près, et ce n'est clairement pas ce qui intéressait Liman et Knight (son scénariste, déjà responsable de Peaky Blinders, du très mauvais A Christmas Carol et du cataclysmique Serenity, tous deux de 2019).

2 + 0.25 pour le hérisson en ouverture de métrage (c'est bien) - 0.25 pour le sous-entendu que le hérisson est mort hors-champ, durant les événements du film (c'est moins bien) = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1356 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Holidate (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Holidate (2020) :

Lassés des pressions de leur entourage respectif, Sloane (Emma Roberts) et Jackson (Luke Bracey), deux célibataires venant de se rencontrer, décident de passer ensemble chacune des fêtes à venir, de manière totalement platonique. Mais rapidement, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Initialement prévue pour être intégrée au Christmas Yulefest de décembre dernier, plus près de sa diffusion originale sur Netflix, cette comédie romantique m'a rapidement fait changer d'avis au visionnage, le côté festif n'y étant que très superficiel et anecdotique (le film se déroule sur une année, et Noël n'y prend donc que 5 à 10 %).

Par conséquent, voilà cet Holidate relégué à la Saint Valentin, un Holidate qui, soyons francs, ne fait pas forcément d'étincelles. Je partais pourtant optimiste, puisque j'ai une certaine sympathie pour Emma Roberts (qui retrouve ici la scénariste de son adaptation de Nancy Drew), et que le reste de la distribution est plutôt sympathique (même si Luke Bracey est un peu une version discount de Chris Hemsworth, il reste efficace dans son rôle). Mais cette production McG n'a pas véritablement réussi à me convaincre.

Déjà, parce qu'elle est hautement dérivative, et qu'elle ne s'en cache pas du tout. C'est écrit sur l'affiche "Who's your perfect plus-one ?"... comme dans Plus One, comédie romantique chroniquée l'année dernière, et qui a grosso modo un pitch très similaire. Avec Holidate, on se retrouve donc devant une version Netflix de Plus One, plus policée, plus calibrée, plus lisse (malgré quelques débordements supposément politiquement incorrects, comme des références sexuelles et une scène de diarrhée, qui sont dans la droite lignée des moments trashouilles de Mes Meilleures Amies, Crazy Amy, etc - et, calculés, ne surprennent plus beaucoup), qui se moque gentiment des clichés de comédie romantique tout en les utilisant tous sans broncher, et qui souffre d'un certain manque de rythme se traduisant par des digressions inutiles et des moments de flottement durant lesquels les échanges manquent de peps, d'originalité ou d'énergie.

Encore une fois, je partais convaincu, mais progressivement, j'ai commencé à faire autre chose en parallèle, peu passionné par ce qui se déroulait à l'écran. Après, ça reste bien produit, bien interprété et il y a pire dans le genre... mais c'est trop générique pour me convaincre.

3/6 (dont 0.25 pour Aimee Carrero, sous-exploitée mais toujours sympathique)

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Un film, un jour (ou presque) #1352 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Palm Springs (2020)

Publié le 5 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Romance, Review, Science-Fiction, USA, Hulu, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Palm Springs (2020) :

Après être entré dans une étrange grotte au milieu du désert californien, Nyles (Andy Samberg) est pris au piège d'une boucle temporelle, condamné à revivre non-stop la journée du mariage d'une amie, à laquelle il est invité. Résigné, il commence néanmoins à envisager cette vie répétitive sous un autre angle lorsque Sarah (Christin Milioti), sœur de la mariée, se retrouve à son tour prisonnière de ce jour sans fin...

Encore une relecture d'Un Jour Sans Fin à la sauce comédie purement romantique, mais cette fois-ci, ça marche vraiment grâce aux multiples idées et ajouts que le scénario fait à ce postulat de départ.

Déjà, il faut bien l'avouer, le couple principal est très attachant, entre un Andy Samberg qui débute le film dans un état désabusé, déprimé et résigné, coincé dans sa bulle temporelle depuis des centaines et des centaines d'occurrences, et une Christin Milioti toujours immédiatement attachante et expressive. On croit à leur relation, on s'y intéresse, et on espère qu'ils finiront ensemble (ce qui ne fait jamais vraiment aucun doute, mais c'est le jeu).

Ensuite, je parlais de ces rajouts et de ces idées intéressantes : le fait de donner une forme physique à la boucle temporelle (une grotte mystérieuse dans le désert) permet de multiplier les prisonniers de la boucle ; le simple fait d'avoir deux protagonistes captifs de cette bulle temporelle permet de changer totalement la dynamique d'Un Jour Sans Fin, pour en faire une sorte de métaphore de l'amour et des premiers instants d'une relation.

À mesure que le duo apprend à se connaître, se rapproche et fait les quatre cent coups ensemble, le reste du monde n'a progressivement plus aucune importance : ils sont dans une bulle, à la fois métaphorique, existentielle et science-fictive, et seule la compagnie l'un de l'autre à de la valeur à leurs yeux.

Et puis il y a l'ajout, à la marge, de JK Simmons, sorte d'Elmer Fudd ou de Yosemite Sam confronté au Bugs d'Andy Samberg, un chasseur qui traque sa proie pour se venger : un peu sous-exploité, au final, mais plutôt amusant.

Bref, ce Palm Springs (titre passe-partout s'il en est...) fonctionne bien, et est une agréable surprise. Pas parfait (la dernière demi-heure est un peu plus conventionnelle, et Meredith Hagner est soûlante et stridente, même dans un petit rôle), mais très sympathique, et rafraîchissant.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2020 - 16 - Christmas with the Darlings (2020)

Publié le 7 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Christmas with the Darlings (2020) :

Jessica (Katrina Law), assistante de direction pour l'entreprise familiale Darlington, est sur le point d'être promue à un poste d'avocate d'entreprise lorsqu'une nouvelle importante lui est confiée par Charles (Steve Bacic), son patron : les neveux de ce dernier, orphelins, sont sur le point de rentrer d'Australie, avant d'être transférés en pension privée, et les Darlington ont besoin de quelqu'un pour effectuer la transition. Avec l'aide de Max (Carlo Marks), le frère de Charles, Jessica décide alors de s'occuper des enfants, et de leur offrir un Noël de rêve...

Je n'ai jamais été grand fan de La Fiancée des Neiges (2013), téléfilm Hallmark mettant en vedette Katrina Law et écrit par sa belle-sœur, et qui connaît encore à ce jour un certain succès parmi les amateurs du genre : variation screwball de la rom-com Hallmark standard, Snow Bride souffrait, à mes yeux, d'un script décousu et d'une distribution assez insipide, notamment au niveau du personnage principal masculin.

Et honnêtement, sept ans plus tard, on prend les mêmes et on recommence, en beaucoup plus générique : ce Christmas  with the Darlings, à nouveau écrit par la belle-sœur de Katrina Law, ne m'a ainsi pas beaucoup plus convaincu. Grosse mise en place laborieuse (un bon quart d'heure d'expo dump, comme disent les anglo-saxons), rythme assez quelconque, personnage principal masculin terne, le tout ronronne énormément et très rapidement, sans jamais décoller ni apporter quoique ce soit d'intéressant à la formule Hallmark.

Même Katrina Law est ici en mode mineur, à basse énergie, alors que c'était cette même énergie qui était l'une des qualités de Snow Bride.

À son crédit (encore que), saluons tout de même l'effort de diversité de la distribution de ce téléfilm, un effort certes imposé par la chaîne pour redorer son blason, mais qui se voit néanmoins à l'écran : héroïne asiatique, meilleurs amis afro-américains et d'origine indienne, nouveau patron afro-américain, client asiatique, meilleure copine rousse lesbienne, barmaid lesbienne asiatique... de quoi froisser les vieilles rombières religieuses qui constituent une grande partie du public de la chaîne Hallmark aux USA, et qui ont préféré boycotter le téléfilm à cause de ce couple de personnages secondaires gays. ^^

Reste que, de mon côté, et alors que j'apprécie Katrina Law, je n'ai pas du tout accroché à ce Noël chez les Darlings : c'est frustrant, d'où une note faiblarde.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1361 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Dans ses rêves (2005)

Publié le 9 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin, ABC Family

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Dans ses rêves (Everything you want/Love Surreal - 2005) :

Dotée d'un tempérament artistique et d'un caractère rêveur, Abigail (Shiri Appleby) a fini par s'imaginer un petit-ami parfait, Sy (Orlando Seale), qui l'accompagne depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, à la faculté d'art. Cependant, lorsqu'elle rencontre Quinn (Nick Zano), un étudiant arrogant et antipathique, elle se retrouve à lui servir de tuteur et à devoir passer du temps avec lui... de quoi leur permettre de se rapprocher, malgré des tempéraments radicalement différents.

Une comédie romantique télévisée diffusée en 2005 sur ABC Family, et particulièrement datée de son époque : la mode, les coiffures trop travaillées, la musique pop-rock insipide, le casting masculin exempt de tout charisme, tout renvoie directement au début des années 2000, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur étant une Shiri Appleby à peine sortie de Roswell, attachante et radieuse, le pire étant... un peu tout le reste. Notamment un couple principal qui ne fonctionne pas du tout, en mode rivalité/hostilité pendant plus d'une demi-heure, jamais compensé par la moindre alchimie.

Pas aidé par une écriture plate et un personnage trop souvent premier degré, Zano a en effet tout du cliché du jock balourd, qui finit par révéler qu'il est sensible, artistique et intelligent ; de son côté, Orlando Seale n'est guère plus marquant ou convaincant, en petit-ami imaginaire british et jaloux, et n'a pas plus d'alchimie avec Appleby. Idem pour K.C. Clyde, le patron, tout aussi générique et transparent.

Résultat : tout le côté romance et triangle amoureux du métrage tombe un peu à plat, et malgré les efforts d'Appleby et des autres (Alexandra Holden, notamment, mais aussi Will Friedle, franchement amusant en meilleur copain déglingué de Quinn), le ton global du film reste incertain, oscillant entre légèreté caricaturale (tout le monde joue, à un moment ou à un autre, de manière un peu outrée ; les parents d'Abigail décorent leur future tombe de décorations de Noël, et les scènes de Friedle partent dans des directions improbablement cartoonesques) et absence totale de plausibilité (personne ne s'inquiète vraiment de la relation psychologiquement problématique d'Abigail et de Sy, pour qui elle cuisine, se fait belle, fait semblant de le cacher aux yeux des autres, avec qui elle se dispute, etc).

Bref : je vois bien quelle était l'idée du film (le passage à l'âge adulte, tout ça), c'est gentillet, mais je n'ai pas vraiment accroché au tout, malgré une atmosphère hivernale et festive (neige, Thanksgiving, etc) pas désagréable, et quelques moments amusants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1366 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love, Weddings and Other Disasters (2020)

Publié le 12 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Love, Weddings and Other Disasters (2020) :

Apprentie wedding planner à la réputation désastreuse suite à un incident de parachutisme, Jessie (Maggie Grace) est en concurrence avec Lawrence Phillips (Jeremy Irons), une sommité dans ce domaine, pour organiser le mariage imminent du futur Maire de Boston (Dennis Staroselsky) et de sa fiancée (Caroline Portu). À l'occasion de cette cérémonie, les destins de nombreuses personnes (Diane Keaton, Andrew Bachelor, Diego Bonita, JinJoo Lee, Jesse McCartney, Andy Goldenberg, Veronica Ferres, Melinda Hill, Chandra West...) et de la mafia russe (!) se croisent et s'entremêlent...

Un long-métrage écrit et réalisé par un compère d'Adam Sandler... et ça se ressent tout de suite, tant le film a une tendance au slapstick balourd et à la caractérisation assez caricaturale (les mafieux russe, la strip-teaseuse, etc, voire même le personnage d'Andy Goldenberg, qui est un proto-Sandler), tendance qui affaiblit considérablement sa nature de comédie romantique collégiale, façon Love Actually.

Il faut dire que déjà, à la base, le tout ne fonctionne vraiment que ponctuellement, à des moments précis, grâce à une certaine décontraction globale et à un semblant de sincérité des acteurs : ce sont eux qui font l'intérêt du film, et pas le scénario.

Car ce scénario est assez décousu, une succession de vignettes qui passe d'une sous-intrigue à une autre de manière pas très fluide, et clairement très inégale : certaines sous-intrigues ne fonctionnent pas du tout (la mafia russe, donc, le jeu télévisé ultra-fauché et stupide, mais aussi la romance de Jeremy Irons et Diane Keaton, qui pourtant aurait pu donner quelque chose de plus sincère et touchant, mais qui succombe trop souvent à des gamelles forcées, et à des scènes assez artificielles), et les 95 minutes du métrage donnent, paradoxalement, l'impression de durer bien plus longtemps.

Pas terrible, donc, malgré les efforts des acteurs, Maggie Grace en tête.

À noter que le métrage est rythmé par la musique de la fille de Rob Schneider, un autre habitué des productions Sandler, histoire de bien compléter le bingo.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Corporate, saison 2 (2019)

Publié le 14 Septembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Comedy Central, Sitcom

Suite de cette série comique diffusée sur Comedy Central (saison 1 passée en revue ici), et qui relate, avec beaucoup d'humour noir et de cynisme, le quotidien d'une grande corporation clairement maléfique dirigée par l'impitoyable Christian Deville (Lance Reddick)...

Corporate, saison 2 (2019) :

Alors que Christian DeVille décide de lancer Hampton DeVille dans le monde des chaines d'information en continu, ses subordonnés s'humanisent un peu, cependant toujours lobotomisés par leur travail et par la vie au sein d'une entreprise cruelle et sans pitié...

Une deuxième saison dans la droite lignée de la première, et qui continue d'aborder des thèmes comme le vieillissement, les romances professionnelles, la guerre des sexes, la pression du groupe, la manipulation des médias, etc, sous un angle particulièrement corrosif, décalé et toujours très inventif.

On pourra notamment citer, cette année, l'épisode façon Usual Suspects, dans lequel Jake, Matt, John et Kate tentent de justifier de frais professionnels considérables en inventant une rencontre avec une Kyra Sedgwick très trumpienne ; la mise en place d'un système de surveillance de tous les employés, qui dégénère en dictature supervisée par Matt ; les vacances improbables de Matt dans un pays méditerranéen ; ou encore, l'épisode quasi-slasher, dans lequel Matt et Jake se croient seuls au bureau à l'occasion de la Fête du Travail, et en profitent pour fouiller dans les affaires de leurs collègues... jusqu'à l'arrivée de Christian DeVille.

Mais l'épisode le plus marquant est sans nul doute l'épisode "catastrophe nationale", qui souligne l'hypocrisie complète des entreprises, des célébrités et des particuliers lors d'une tragédie : tout le monde (sauf Jake) s'y révèle plus préoccupé par la course à la charité et aux likes que par la tragédie, tout le monde veut se faire bien voir en publiant des messages compatissants et creux, tout le monde gagne de l'argent et de la popularité sur le dos des victimes... avec en prime, un caméo d'Andy Richter en pseudo-victime de la tragédie (ayant un film à promouvoir), et une Anna Akana toujours impeccable en manipulatrice "voleuse de publication".

Sans oublier le season finale, qui voit Hampton DeVille pousser sa chaîne d'informations dans une direction toujours plus catastrophiste, façon Fox News, pour promouvoir une apocalypse fictive, et décupler les rentrées d'argent des autres départements de l'entreprise. Un marketing de la peur qui se termine par un message très désabusé de "les rêves et les espoirs, ça ne sert à rien, résous-toi à la médiocrité de ton quotidien, et soumets-toi à ton sort", finalement totalement cohérent avec le reste de la série.

Comme l'année dernière, la saison 2 de Corporate est une saison particulièrement glauque et cynique, tout en étant très amusante à suivre dans son refus de prendre des gants, et dans son sens de l'humour très noir.

Vivement conseillé, donc, pour peu qu'on accroche à ce style d'humour.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 12 - Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (2015) & Le Fantôme d'Hollywood (2016)

Publié le 5 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Lego

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (Lego Scooby-Doo ! : Knight Time Terror - 2015) :

Le Scooby Gang (Frank Welker, Matthew Lillard, Kate Micucci, Grey Griffin) passe la nuit au manoir Grimsly, réputé hanté par un Chevalier en armure, et abritant supposément un trésor inestimable...

Galop d'essai pour l'association Lego/Scooby-Doo, avec ce moyen-métrage télévisé d'une vingtaine de minutes qui conserve le format classique des Scooby-Doo, leur esthétique rétro 70s, et la caractérisation habituelle des personnages, pour un résultat plutôt efficace et fidèle à son modèle.

Lego Scooby-Doo : Le Fantôme d'Hollywood (Lego Scooby-Doo ! : Haunted Hollywood - 2016) :

Le Scooby-Gang remporte un concours et gagne une visite des studios Brickton, sur le point de fermer leurs portes. Là, ils rencontrent le propriétaire, Chet (James Arnold Taylor), prêt à vendre les studios à Atticus Fink (JB Blanc) ; Junior (Scott Menville), le guide qui leur fait visiter les lieux ; et Drella Diabolique (Cassandra Peterson), animatrice tv présentatrice des nombreux films d'horreur autrefois tournés sur place. Mais les studios semblent hantés par les esprits des multiples monstres incarnés par feu Boris Karnak durant l'âge d'or de l'industrie...

Mouais. Je dois dire que je suis très mitigé sur ce premier long-métrage Lego Scooby-Doo. D'un côté, j'ai apprécié tout le côté hommage à un cinéma en voix de disparition, au vieil Hollywood des films de genre, à Boris Karloff, etc, et la présence d'Elvira dans l'un des rôles secondaires fait plaisir.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout un peu trop creux pour son propre bien. On sent que le schéma standard des Scooby-Doo n'est pas fait pour une durée de 75 minutes, et par conséquent, il y a énormément de remplissage et de digressions en tous genres, qui parasitent l'enquête du Gang : Fred qui s'improvise réalisateur et se prend au jeu, Daphné qui est prête à tout pour être actrice, Shaggy et Drella qui tournent une comédie romantique, etc, etc, etc.

Velma, elle, est quasi-effacée, et le script semble peiner à vraiment utiliser le Gang au meilleur de ses capacités, préférant mettre en avant le personnage de Diabolique ; le mystère, lui, est cousu de fil blanc (en même temps, c'est du Scooby-Doo, pas du Agatha Christie), ce qui n'aide pas à se passionner pour l'intrigue, déjà bien trop délayée pour être efficace.

Bref : techniquement et visuellement, c'est efficace, avec un peu de continuité renvoyant directement au court-métrage précédent, mais sur le fond, le tout aurait probablement été bien meilleur au format 45 minutes. En l'état, ça se perd en route, et ça ne retrouve jamais le droit chemin.

3/6 (pour Elvira)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 19 - Peninsula : Dernier Train pour Busan 2 (2020)

Publié le 9 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Corée

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Peninsula - Dernier Train pour Busan 2 (2020) :

Quatre ans après s'être enfui de Corée du Sud, désormais en quarantaine généralisée, Jung-seok (Kang Dong-won), un soldat, y retourne avec son beau-frère Cheol-min (Kim Do-yoon) et un groupe de contrebandiers pour aller récupérer un camion empli d'argent, et le ramener à Hong-Kong. Mais sur place, ils sont confrontés à l'Unité 631, une milice sans scrupules, et aux hordes de zombies qui ont envahi le pays. Heureusement, Min-Jung (Kim Do-yoon) et ses deux filles, des survivantes, sont là pour les aider.

Une jolie déception que cette suite/spin-off du Dernier Train pour Busan, que j'avais plutôt apprécié lors de sa sortie malgré une tendance un peu fatigante aux ralentis avec gros violons larmoyants.

Là, ce Peninsula semble amplifier tous les défauts du premier opus, sans en avoir les qualités : encore plus de ralentis débordant d'émotion™®©, encore plus de personnages à la mort télégraphiée, encore plus de personnages secondaires inutiles, mais des personnages principaux assez insipides, une unité de lieu forcément absente de ce deuxième film (plus proche d'un concept à la Escape from New-York que d'un Snowpiercer), et pas une once de tension ou de suspense.

Donc forcément, puisque je ne me suis pas intéressé un seul instant au sort des protagonistes (un sort de toute façon évident compte tenu du script), je n'ai pas vraiment accroché au récit, par ailleurs assez mollasson, et souffrant d'un gros ventre mou.

Ah, et puis ici ou là, je vois apparaître Mad Max : Fury Road comme référence des deux poursuites automobiles qui ponctuent le récit : pas de chance, on en est loin, entre ces véhicules numériques aux mouvements et à la masse approximatifs, et une mise en scène peu probante, qui voit une adolescente conduire une voiture comme un pilote de Formule 1 éprouvé (ou un Vin Diesel boudeur). La vraie référence de ce Busan 2, en fait, c'est plus Fast & Furious (y compris au niveau de la qualité des effets spéciaux) et Carmageddon que Mad Max, mais quand en plus l'une des séquences se fait sur fond de flamenco...

En somme, comme je le disais, un énorme bof qui, pour ne rien arranger, est assez chiche en zombies, toutes proportions gardées.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Die Hart, saison 1 (2020)

Publié le 12 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, USA, Quibi

Après Dummy, une comédie assez quelconque tenant uniquement sur l'énergie et le capital-sympathie d'Anna Kendrick, je tente une autre série Quibi, en 10 épisodes de 7 à 10 minutes : Die Hart, parodie de films d'actions chapeautée par le scénariste des John Wick, et par celui de Stuber et de deux épisodes d'I Am Not Okay With This.

Die Hart, saison 1 (2020) :

Las de jouer les seconds rôles, Kevin Hart décide de devenir une star de film d'action, motivé par les encouragements de Claude Van De Velde (Jean Reno), réalisateur de son prochain film. Pour cela, il se tourne vers Ron Wilcox (John Travolta), responsable d'une école pour "action heroes" aux méthodes peu conventionnelles, où il croise le chemin de Jordan King (Nathalie Emmanuel), une actrice de sitcom dans la même situation que lui, et de Josh Harnett, diplômé de cette école. Mais rapidement, Hart se persuade que Wilcox veut sa peau...

Une petite série comique pas désagréable à suivre, mais dont on ne peut s'empêcher, à nouveau, de se dire que c'est un projet de long-métrage repensé et redécoupé pour rentrer dans la case Quibi.

Et c'est peut-être ce qui a fait que Bruce Willis, pour qui le rôle de Ron Wilcox avait été imaginé, a refusé le projet, prétextant ne pas comprendre le concept de Quibi. En lieu et place de Willis, on a donc Travolta (qui s'est fait le look de Willis ^^), et on y gagne probablement au change : moins impressionnant que Willis, Travolta semble cependant beaucoup plus s'amuser, là où les prestations indifférentes et monolithiques de Bruce se succèdent depuis des années.

Face à lui, Kevin Hart fait du Kevin Hart (il a cependant droit à sa scène d'action finale !), Nathalie Emmanuel est convaincante (notamment dans l'action), et Jean Reno... est mauvais comme un cochon. Ah, et il y a de petits caméos sympathiques, comme Milana Vayntrub, Jason Jones et Josh Harnett.

Reste que, tout amusant que le programme soit, le tout demeure anecdotique : les grandes lignes de Die Hart sont cousues de fil blanc, le rebondissement de mi-parcours (tout est une énorme supercherie faisant partie du film de Van De Velde, qui tourne là un film d'action façon "cinéma vérité") est prévisible au possible et, hormis un running-gag avec un écureuil, les gags et les punchlines restent dans l'ensemble assez évidentes et téléphonés (Stuber n'était pas forcément très convaincant non plus, sur ce plan-là).

Bref, une nouvelle fois, le concept de Quibi peine à justifier son existence... reste à voir si d'autres projets de la plateforme sauront tirer leur épingle du jeu.

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Un film, un jour (ou presque) #1300 : Man of the Year (2006)

Publié le 16 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, Politique, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Man of the Year (2006) :

Lorsque Tom Dobbs (Robin Williams), animateur comique d'un talk show politique satirique, décide sur un coup de tête de se présenter en tant qu'indépendant aux élections présidentielles américaines, il n'imagine pas qu'il va être élu de manière écrasante. Ce succès inattendu est cependant le résultat d'un bug informatique dans le logiciel des machines de vote de Delacroy, une multinationale. Seule personne à être au courant, Eleanor (Laura Linney), une programmeuse de Delacroy, qui devient la victime d'un complot... mais Dobbs, une fois mis au courant, se range de son côté.

Un film étrangement bancal de Barry Levinson, qui tente de partir d'un postulat amusant (et si Jon Stewart se présentait aux élections ?) bien qu'improbable (encore que, l'accession au pouvoir de Trump prouve bien que ce n'est pas si invraisemblable), pour en faire un étrange hybride de satire politique, de comédie romantique et de thriller politique conspirationniste.

Le problème étant que ces différents angles se parasitent mutuellement, sans jamais vraiment convaincre. Robin Williams est bien trop en mode comédien de stand-up déconneur et imitateur pour que sa candidature fonctionne vraiment, la satire politique est trop précipitée et basique pour être efficace, la comédie romantique est trop cousue de fil blanc (avec ces dialogues constamment interrompus par des personnages extérieurs, à chaque fois qu'une révélation est sur le point d'être faite), et le thriller est pataud (avec notamment un Jeff Goldblum sous-exploité en spin-doctor de Delacroy).

Avec du recul, il y a quelque chose de pertinent dans le propos du métrage et de sa satire, surtout en ces temps de Trumpisme décérébré (il y a notamment tout un passage, vers la fin, où Lewis Black s'indigne de la manière dont les médias légitiment les paroles les plus extrêmes et minoritaires en les faisant débattre, à la télévision, face à des experts - ce qui, dans l'esprit du public non-informé, place les polémistes, les chroniqueurs tv, etc, sur un pied d'égalité avec les vrais spécialistes, et affaiblit d'autant la validité de la parole de ces derniers - qui est plus que jamais d'actualité), mais le tout est desservi par l'écriture de Levinson (l'artifice de la narration par Christopher Walken en ouverture et fermeture de film est totalement inutile), et par la durée du film (près de deux heures).

Dommage.

Un petit 3/6 (pour le cast), et encore...

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Christmas Yulefest 2019 - 43 - Noël au Palace (2019)

Publié le 21 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël au Palace (Christmas at the Plaza - 2019) :

À trois semaines de Noël, Jessica (Elizabeth Henstridge), historienne archiviste malheureuse en amour, arrive au Plaza Hotel de New York pour y mettre en place une exposition célébrant les fêtes de Noël, telles que vécues au fil des décennies par l'établissement. Là, aux côtés de Nick (Ryan Paevey), responsable de la décoration festive de l'hôtel, elle va se plonger dans les archives du Plaza, et tenter de résoudre le mystère des cimiers traditionnels ornant chaque année l'arbre de Noël de ce monument incontournable de la Grande Pomme...

Ouhlà celui-là, je n'ai pas du tout accroché. Pourtant, tout semblait réuni pour donner lieu à un téléfilm sympathique, entre le cadre (j'ai toujours aimé le Plaza, notamment depuis Maman, j'ai encore raté l'avion et le diptyque Eloise, déluge au Plaza et Eloise fête Noël), la distribution (le couple principal est théoriquement intéressant, et Bruce Davison, dans un rôle secondaire, est toujours un plus) et le sujet qui change un peu des villes natales idéalisées et des grandes villes hostiles.

Et puis non. L'histoire s'avère une accumulation de rebondissements, de postulats et de quiproquos éventés et/ou improbables (l'ex de Nick qui ressurgit l'espace d'une scène pour un quiproquo bancal, le compagnon de Jessica qui se fait larguer de manière piteuse, les délais irréalistes imposés à l'héroïne, les réactions de sa patronne, le concept même d'une exposition conçue à moins de trois semaines de sa date d'inauguration, le "mystère" des cimiers et de leur créateur, la décoration lumineuse de la façade de la maison de l'héroïne effectuée sans qu'elle ne s'en aperçoive, etc, etc, etc), avec pour protagoniste une Jessica vraiment peu attachante, à la fois pédante, inconstante, indécise, peu fiable (deux jours après avoir entamé la conception de l'exposition, elle songe déjà à tout abandonner et à laisser l'hôtel se débrouiller) et tout simplement dépourvue du moindre charme (alors qu'Elizabeth Henstridge avait un capital sympathie énorme dans Agents of S.H.I.E.L.D).

Bref, ajoutez à cela une écriture assez laborieuse et parfois bancale, et voilà un téléfilm bien décevant, qui frustre systématiquement plus qu'il ne convainc.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2019 - 15 - L'Atelier de jouets du Père Noël (2019)

Publié le 7 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Christmas, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Atelier de jouets du Père Noël (Nostalgic Christmas - 2019) :

Anne (Brooke D'Orsay), cadre new-yorkaise responsable des achats de plusieurs magasins de jouets, revient pour Noël dans sa ville natale du Maine, pour y retrouver son père, sur le point de prendre sa retraite et de fermer sa boutique de jouets en bois. Mais à peine arrivée, Anne se retrouve co-responsable des festivités de Noël de la ville, aux côtés de Keith (Trevor Donovan), bucheron veuf et père d'une fillette, qui tente de sauver la scierie locale, sur le point d'être vendue...

Hmm. Que vais-je bien pouvoir dire sur ce métrage... ?

Je me pose la question, car Nostalgic Christmas est l'exemple même de ces téléfilms Hallmark en pilotage automatique intégral, du début à la fin. Écrit par un mercenaire mexicain du petit écran, Nostalgic Christmas ainsi accumule tous les clichés du genre : cadre citadine qui refuse de prendre la succession de l'entreprise familiale, petite ville festive, veuf père célibataire au métier viril et manuel, rival amoureux jamais convaincant, fillette précoce, spectacle musical à organiser, institution locale à sauver et sous la menace d'un développeur immobilier, blablabla...

Et non seulement il accumule ces clichés de manière mécanique, mais surtout, il n'en fait absolument rien.

Vaguement adapté d'un roman centré sur les Pères Noël en bois qui apparaissent dans le métrage, Nostalgic Christmas est ainsi aussi générique que ne l'est son titre : tout se déroule de manière plate, sans tension, sans énergie, un problème renforcé par une écriture assez maladroite, qui rend assez laborieuse l'entame de chaque scène, et amène des répliques assez forcées (la fillette qui découvre un vieux Père Noël en bois, et qui s'exclame que c'est "trop cool", avec le même enthousiasme que si l'on venait de lui offrir des places pour aller voir BTS ; de manière générale, tout ce qui est échange décontracté entre les personnages sonne assez faux).

À l'identique, l'enthousiasme et le sourire constants de Brooke D'Orsay renforcent encore l'artificialité du tout, sans même parler des problèmes de continuité de l'enneigement, entre les plans extérieurs, les intérieurs avec fenêtres, etc.

C'est dommage, car la distribution n'est pas désagréable, et visuellement, la direction artistique est efficace.

Mais il n'est pas surprenant de constater que Hallmark a sacrifié ce métrage le soir d'Halloween, sur sa chaîne secondaire : ce n'est même pas mauvais, c'est simplement totalement insipide, monotone et soporifique pour peu qu'on ait déjà vu un film de ce genre dans sa vie.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 28 - Scary Stories (2018)

Publié le 15 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Review, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scary Stories (2018) :

Un documentaire un peu frustrant sur la série de romans Scary Stories to Tell in The Dark d'Alvin Schwartz, des ouvrages précurseurs de la vague des Chair de Poule et compagnie, qui, à l'époque de leur sortie (1988-1991), ont créé un certain scandale aux États-Unis (tout en restant virtuellement inconnus de notre côté de l'Atlantique).

Et si  je dis que le documentaire est assez frustrant, parce qu'il est assez typique d'un métrage "de fan nostalgique", en cela qu'il aborde son sujet sous tous les angles les plus évidents, et le fait de manière un peu amateure : en interrogeant d'illustres inconnus (bibliothécaires, étudiants...) dans des bâtiments en ruine, en s'intéressant à toute la communauté de fans des romans (tatoueurs, photographes, expositions, musiciens, etc) et, faute de véritable fond (ce ne sont pas quelques embryons d'analyses sociologiques et psychologiques sur l'importance des récits d'épouvante et de la lecture dans la construction des jeunes enfants qui y changent quoi que ce soit), en laissant une place indue au fils de Schwartz, et à ses relations difficile avec feu son père (des relations qui n'apportent aucun éclairage probant sur l'œuvre du folkloriste).

Sans oublier cette grande partie (un peu répétitive) sur le scandale de mères de famille indignées par les livres, et qui ont tenté de les faire interdire. Un scandale ici illustré par le parcours de l'une d'entre elles, que l'équipe a retrouvée et pour laquelle a été organisée une rencontre avec le fils de Schwartz. Là encore, une rencontre qui n'apporte pas grand chose, et qui est finalement très vaine.

À se demander si l'étrange impression de vide qui se dégage du documentaire n'est pas une conséquence directe de la véritable raison du succès des livres : leurs illustrations. Ces illustrations particulièrement macabres et frappantes, signées Stephen Gammell, sont l'élément systématiquement mentionné (par les fans comme par les détractrices des ouvrages) comme l'élément ayant marqué les esprits d'alors, et comme la raison du culte voué à ces ouvrages.

Sans ces illustrations, nul doute que les livres (qui sont, en résumé, des compilations de contes populaires et de légendes urbaines repackagés par Schwartz pour un jeune public) n'auraient pas fait scandale. Et donc, en se concentrant plus sur l'auteur que sur l'illustrateur, c'est un peu comme si le documentaire passait partiellement à côté de son sujet.

Il faut dire que Gammell est un personnage discret et mystérieux, et qu'il est clairement plus simple de se concentrer sur l'auteur (avec en prime des interventions de R.L. Stine et d'autres écrivains évoluant dans le même genre) que d'effectuer une investigation en profondeur sur un illustrateur énigmatique.

Et c'est probablement pour la même raison que le film Scary Stories (2019) chapeauté par Guillermo Del Toro n'a pas laissé de souvenir impérissable, hormis un visuel ou deux : dépouillés de leurs illustrations et du travail d'imagination du lecteur, les récits présentés sont trop classiques (et ont été trop repris depuis) pour rester intéressants.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 48 - Ghosts of War (2020)

Publié le 26 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, UK, Guerre

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Ghosts of War (2020) :

En pleine Seconde Guerre Mondiale, un commando allié (Brendon Thwaites, Theo Rossi, Skylar Astin, Kyle Gallner, Alan Ritchson) reçoit pour ordre d'occuper un château français afin d'éviter que les Nazis ne s'y établissent. Mais rapidement, des phénomènes étranges se produisent entre les murs de ce bâtiment abandonné...

Un film de guerre du scénariste de Destination Finale 2, 4, de la série Kyle XY et de l'Effet Papillon, et qui se démarque du tout venant des films de guerre surnaturels (comme il y en a tant avec des zombies) par une distribution principale plutôt sympathique et convaincante : Brenton Thwaites (Titans, Gods of Egypt), Theo Rossi (Luke Cage), Skylar Astin (les Pitch Perfect et plein de séries), Kyle Gallner (Veronica Mars) et Alan Ritchson (Titans, Smallville, etc).

Rajoutez à cela un caméo de Billy Zane (qui pose problème, mais j'y reviendrai) et un déroulement classique, mais efficace dans le genre escouade de soldats vs une menace surnaturelle, et le tout se regarde plutôt tranquillement... ou presque.

Parce qu'en lieu et place d'un crescendo aboutissant sur un grand final résolvant tous les éléments paranormaux, comme dans tout film de fantômes qui se respecte, Ghosts of war préfère se la jouer petit malin.

Pas forcément surprenant, compte tenu du passif du scénariste, mais tout de même (attention, spoilers) : alors que le grand face à face final entre les soldats et les forces surnaturelles a enfin lieu, Chris est arraché au chateau pour se réveiller dans un lit d'hôpital, branché à une simulation virtuelle. Tout le film n'était ainsi qu'une simulation pour soldats traumatisés sur le champ de bataille, simulation dirigée par Billy Zane (et là, souci : forcément, quand avant cela, il n'apparaît que 25 secondes dans tout le film, sans dire plus de deux phrases, on se doute qu'il va revenir à un moment ou un autre, pour un rebondissement final plus développé)... et simulation hantée par une malédiction lancée en Afghanistan sur Chris et les autres.

Une sorte de double effet kiss cool sur la fin du métrage, qui agace plus qu'elle ne convainc, et qui laisse un sentiment de frustration et d'inabouti. Dommage, parce qu'une histoire de fantômes basique et directe aurait probablement été plus efficace, même avec ces effets numériques faiblards.

3.75 - 0.75 pour cette fin = 3/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2020 - A Creepshow Animated Special (2020)

Publié le 1 Novembre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, USA, Shudder

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, tout le mois d'octobre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

A Creepshow Animated Special (2020) :

Épisode spécial Halloween de l'anthologie Creepshow de Shudder, une anthologie qui, dans sa première saison, était très loin de m'avoir convaincu : fauchée et très approximative, cette saison 1 donnait l'impression d'un programme conçu à la va-vite et manquant clairement de finition, à tous les niveaux de la production.

Cependant, le programme avait reçu un accueil particulièrement enthousiaste de la part des critiques américains, et Shudder remet donc le couvert en gardant la même équipe de production, mais en optant pour des économies de budget avec un format animé (en réalité, c'est du motion comic, la version bon marché de l'animation classique ^^) et deux épisodes de 22 minutes environ, basés sur des intrigues de Stephen King et de son fils, Joe Hill.

Et après une introduction en prises de vue réelles sur la marionnette du Creep (toujours aussi rigide) qui dessine les personnages des histoires à venir, on commence donc par...

# Survivor Type : Richard (Keith Sutherland), chirurgien réputé, se retrouve échoué sur une île déserte où, affamé, confronté à une fracture du pied, et n'ayant que de l'héroïne et son équipement médical pour s'occuper, il opte pour une solution drastique...

Un segment assez inégal : malgré un style graphique plutôt appréciable, le récit semble un peu précipité (la narration de Sutherland n'a pas le temps de respirer, et connaît, çà et là, des rapiéçages audio qui trahissent un enregistrement compliqué) et son format déstructuré n'est pas forcément ultra-pertinent.

C'est bien interprété, certes, mais ça s'arrête là.

# Twittering from the Circus of the Dead : Lors d'un road trip avec sa famille, Blake (Joey King) s'ennuie totalement et passe son temps à tweeter. Jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent au Cirque des Morts, un cirque où tous les artistes sont des zombies, aux numéros des plus sinistres...

Dans un premier temps, une narration gentiment monotone, pas forcément la faute de Joey King, mais plus de l'écriture, exclusivement au format tweet de 140 caractères, ce qui donne une mise en place assez peu intéressante.

Quand ça démarre enfin, cela dit, au bout de 7-8 minutes, c'est plutôt amusant à suivre, avec une Joey King qui s'investit, tant dans l'enthousiasme que dans la terreur, et un style graphique qui fonctionne bien.

Le tout s'essouffle néanmoins un peu vers la fin, mais bon.

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Bref, dans l'ensemble, un épisode spécial Halloween qui n'est pas désagréable, mais qui reste un peu inégal, avec un premier segment inabouti, et un second bien plus sympathique. Dans la droite lignée de la première saison du show, en somme.

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Un film, un jour (ou presque) #1293 : Class Action Park (2020)

Publié le 7 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, Télévision, USA, HBO, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Class Action Park (2020) :

Un documentaire HBO Max narré par John Hodgman, et qui revient sur la "légende" de l'Action Park, un parc d'attractions aquatiques du New Jersey qui, dans les années 70/80, avait acquis une réputation improbable de parc le plus dangereux du monde.

Au point que Johnny Knoxville en a fait un long-métrage chroniqué en ces pages (Action Point) et que bon nombre de personnalités ayant grandi à New-York ou dans le secteur en gardent des souvenirs nostalgiques.

Il faut dire que, comme le raconte le documentaire, l'histoire de ce parc a quelque chose de cinématographique : Gene Mulvihill, un requin de la bourse, chassé de Wall Street pour ses magouilles, décide de racheter deux stations de ski dans le New Jersey, et d'en faire, en été, une attraction touristique sans foi ni loi, sans sécurité, conçue et surveillée par tous les jeunes du coin, et où, époque oblige, se côtoient bizutages bourrins, bagarres, drogues, alcool et sexe...

Un endroit à l'image des années 80, où les enfants sont laissés en liberté, sans supervision, où les attractions ne sont pas entretenues, où les blessés et les accidentés sont vaguement soignés, et où l'argent du parc et des alentours est un moyen, pour Mulvihill et son associé, de blanchir des fonds à l'origine souvent louche.

Pas inintéressant, tout ça, même s'il faut bien l'avouer, le documentaire est un peu frustrant et mécanique dans sa forme, avec de nombreuses interviews d'anciens membres du personnel et d'anonymes ayant participé, dans leur jeunesse, aux attractions du parc, et les racontant avec moult superlatifs nostalgiques, le tout illustré par des animations reconstituant les dites attractions (et leurs accidents).

Au bout d'un moment, ce format devient répétitif, pas aidé par des témoignages qui, au fil du temps et des années, ressemblent de plus en plus à des légendes urbaines et à des "on-dits" qu'à une vérité objective.

Je suppose que ça fait partie de la légende du parc, désormais, un endroit totalement improbable et inconcevable où la jeunesse populaire du New Jersey et des alentours pouvait se lâcher et évacuer toute tension... en mettant sa vie en danger. Un danger aux conséquences pourtant bien réelles, comme l'illustre la dernière ligne droite du film, avec des témoignages de personnes directement touchées par les morts et les blessés provoqués par le parc.

Malgré cela, le documentaire conserve un ton très léger et clairement positif envers le parc et la place importante qu'il tient dans le cœur de tous les intervenants : une approche très particulière, pour un endroit qui l'était tout autant.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1294 : Greed (2019)

Publié le 8 Septembre 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Greed (2019) :

À l'occasion du soixantième anniversaire de Richard McCreadie (Steve Coogan), entrepreneur richissime ayant fait fortune dans le milieu de la mode et du prêt-à-porter, une fête dantesque est organisée sur une plage grecque. De quoi revenir sur le parcours de McCreadie, et sur la débauche de luxe, d'argent et de faillites qui ont entouré sa carrière tumultueuse...

Une comédie dramatique de Michael Winterbottom, qui retrouve là son compère Steve Coogan pour une satire pas très fine ou inspirée du monde des milliardaires et des riches et puissants, très inspirée de la vie de Sir Phillip Green, milliardaire anglais magouilleur à la réputation sulfureuse.

Le vrai problème de Greed, en fait, c'est que c'est un film de "dénonce", d'indignation, qui braque un projecteur sur les inégalités sociales et monétaires du monde du travail, qui s'inscrit dans la lutte des classes, qui critique les riches en opposant leurs excentricités et leurs dépenses, leur cruauté et leur avarice, au sort malheureux de réfugiés, à l'exploitation subie par les ouvrières indiennes, etc, etc, etc.

Ce qui aurait pu être fait de manière ludique et corrosive, surtout avec une distribution constituée de Coogan, d'Isla Fisher, de Pearl Mackie, d'Asa Butterfield, ou encore de Shirley Henderson. Mais dans les faits, le film ne fonctionne vraiment que dans sa première moitié, lorsqu'il met en place cette fête d'anniversaire décadente, avec en parallèle des flashbacks sur la jeunesse et la carrière de cet industriel manipulateur, ambitieux et revanchard.

Jamais McCreadie n'est présenté comme un exemple à suivre, ou comme un anti-héro : c'est une ordure complète, d'un bout à l'autre du film, et c'est quelqu'un de finalement très Trumpien. Le seul souci, c'est que progressivement, le film s'éloigne de la comédie satirique pour partir en direction de quelque chose de plus dramatique et larmoyant, notamment lors de ces explications sur les conditions de travail dans les usines de McCreadie, etc. Le métrage sort alors les gros violons bien patauds, et le film devient aussitôt pontifiant.

Le tout culminant de manière grotesque, et bien moins efficace que prévu, par le face à face "accidentel" de McCreadie et du lion qu'il voulait avoir pour sa soirée : un bain de sang numérique pas très probant, suivi d'une conclusion tout aussi plate, et d'un générique de fin qui, à grands renforts de cartons-titres, assène des chiffres et des données statistiques sur l'état du monde, de l'économie, la répartition des richesses, etc, histoire de faire une ultime leçon de morale au spectateur.

Honnêtement, jusqu'à ce quart d'heure de fin, j'aurais mis la moyenne au film, moins percutant, amusant et corrosif qu'il n'aurait pu l'être, mais sympathique néanmoins. L'ultime quart d'heure, cependant, m'a gentiment agacé, et fait redescendre la note.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : Moonbeam City, saison 1 (2015)

Publié le 20 Février 2021 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Animation, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Thriller, Télévision, USA, Comedy Central

Série d'animation comique créée par un ancien scénariste de Conan O'Brien et diffusée en 2015 sur Comedy Central, Moonbeam City se veut une sorte de version années 80/Deux flics à Miami de la série Archer (difficile de nier les similitudes), le tout avec un graphisme saturé de néons, initialement basé sur les œuvres de Patrick Nagel, mais ressemblant aussi fortement, dans son esthétique à l'univers anime (notamment Nicky Larson).

Moonbeam City, saison 1 (2015) :

Les enquêtes de Dazzle Novak (Rob Lowe), flic à Moonbeam City sous les ordres de la caractérielle Capitaine Pizzaz Miller (Elizabeth Banks), aux côtés de Chrysalis Tate (Kate Mara), technicienne de laboratoire, et de Rad Cunningham (Will Forte), le grand rival de Novak...

Une série qui met un peu de temps à trouver ses marques, malgré son format court de 10 épisodes de 22 minutes : les premiers épisodes tentent ainsi d'imposer le style du show, un style tant visuel (l'animation est très particulière, assez limitée) que scénaristique, mais ne sont pas forcément très probants. 

En fait, le terme qui définirait le mieux le début de saison de Moonbeam City est "anecdotique" : pas forcément hilarant, pas forcément maîtrisé, le tout ressemble alors beaucoup trop à un Archer sous néons pour vraiment convaincre. Et puis, petit à petit, à mesure que la saison progresse, MC trouve plus ou moins ses marques, développant (souvent de manière absurde) ses personnages (Rad Cunningham, notamment), et partant dans des directions toujours plus improbables.

On finit ainsi par s'attacher à ces bras-cassés souvent déglingués, au fil de leurs enquêtes et de leurs mésaventures, un peu comme on suivrait les personnages d'un Brooklyn 99 prenant place dans des années 80 fantasmées.

Malgré tout, le programme ne décolle jamais totalement, ni ne s'élève au delà du simple divertissement amusant, et il n'est pas forcément surprenant de constater que la série n'a jamais connu un grand succès critique ou public, et s'est arrêtée au terme de cette première et unique saison.

D'ailleurs, pour être franc, j'écris cette critique quelques semaines après avoir terminé la série... et je n'en garde déjà pas grand souvenir - d'où ce bilan assez sommaire.

Mais la série reste tout de même agréable à suivre, portée par des doubleurs qui s'amusent franchement (Kate Mara est excellente, Elizabeth Banks crie un peu trop). À voir, sans s'attendre à un chef d'œuvre.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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