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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #612 : Death Note (2017)

Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Fantastique, Animation, Thriller, Horreur, Netflix, Jeunesse, Japon, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Death Note :

Light (Nat Wolff), un lycéen intelligent mais solitaire, découvre un jour un carnet magique, la Death Note,  qui est intrinsèquement lié à Ryuk (Willem Dafoe), une entité surnaturelle capricieuse qui se prétend Dieu de la Mort. Lorsque Light écrit un nom dans le carnet, Ryuk se charge ainsi de tuer cette personne de manière inexplicable : avec l'aide de sa nouvelle petite amie, Mia (Margaret Qualley), Light décide alors d'utiliser les pouvoirs de Ryuk pour faire le bien, et éliminer tous les criminels de la planète. Une décision qui attire sur lui l'attention d'un détective excentrique, L (Lakeith Stanfield)...

Adaptation Netflix, par Adam Wingard (Blair Witch, V/H/S), du manga du même nom, ce Death Note de 100 minutes à peine est arrivée en août dernier, auréolée d'une certain controverse, notamment dû à l'américanisation de la plupart des personnages. En l'état, cependant, cette controverse américano-américaine se résumait à beaucoup de bruit pour rien, car le film a bon nombre d'autres problèmes plus gênants...

D'office, je préviens que cette critique ne prendra absolument pas en compte l'oeuvre originale, ni ses adaptations animées : je ne les ai jamais vues/lues, et avant de regarder ce métrage, je n'avais qu'une connaissance ultra-basique du postulat de départ de Death Note... et c'est tout.

Les problèmes de ce Death Note US sont, cependant, très rapidement évidents : en condensant les nombreux tomes du manga en 1h40 de film, tout compris, Adam Wingard est contraint de survoler au maximum son intrigue, et la présentation de ses personnages. En somme, une fois la première demi-heure de mise en place écoulée, le film semble passer en avance rapide, et il ne s'en remet jamais.

On a ainsi droit à une caractérisation simplifiée au maximum, à une intrigue aux développements embryonnaires et bâclés (après une demi-heure de film, le héros a déjà fondé sa "religion" au niveau international), et, alors que le tout aurait vraiment bénéficié de se concentrer sur le carnet, sur Ryuk, sur le côté surnaturel et tentateur, sur la personnalité du héros... on part dans une intrigue internationale improbable à base de détective-prodige et d'école étrange typiquement manga, qui a instantanément détruit ma suspension d'incrédulité, en plus de ne déboucher sur rien du tout.

Alors ajoutez à cela une réalisation maniérée, débordant d'angles de caméra bancals et de moments forcés, ainsi qu'un problème de ton évident, une illustration musicale décalée et très discutable, et un script assez prévisible, et on se retrouve avec un film creux et médiocre, qui ne plaira certainement pas aux fans de l'oeuvre originale, et échouera à donner envie aux néophytes de se plonger dans celle-ci.

Raté.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #532 : Railroad Tigers (2016)

Publié le 8 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Histoire, Chine

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Railroad Tigers :

En 1941, alors que le Japon étend son occupation de la Chine orientale, un ouvrier ferroviaire (Jackie Chan) et sa bande de résistants pas très doués, surnommés les Tigres Volants, sabotent et pillent les trains qui passent dans la région, pour reverser leur butin aux pauvres paysans chinois dans le besoin. Jusqu'au jour où les Japonais en ont assez de ces incidents, et envoient sur place une garnison en renfort... mais les Tigres ont un dernier atout dans leur manche : faire sauter un pont ferroviaire gardé par les militaires, et repousser ainsi les Japonais à une distance respectable...

Jackie fait de la Résistance ? La Septième Compagnie au clair du Soleil Levant ? Le Pont de la Rivière Chan ? La perspective d'une comédie de guerre opposant la bande de résistants de Jackie Chan à de méchants occupants, avec en prime des braquages de chemins de fer, avait de quoi allécher... malheureusement, au final, on passe plus de temps à être frustré devant ce métrage qu'à profiter de ses quelques brefs moments vraiment réussis.

Pourquoi ?

1) c'est particulièrement mal rythmé : avec plus de deux heures au compteur, et malgré une structure en segment (avec titres à l'écran) et des interludes animés, le tout est particulièrement soporifique et mou.

2) c'est particulièrement mal écrit : énormément de digressions, de moments inutiles, qui donnent un récit globalement particulièrement décousu et bordélique, qui peine à intéresser.

3) c'est particulièrement laid visuellement : tout est kaki ou gris, les images de synthèse sont très inégales, et dans l'ensemble, le tout n'attire pas du tout l'oeil.

4) c'est particulièrement mal mis en musique : entre musique traditionnelle chinoise, musique de blockbuster zimmerienne, et musique... bruitiste, la bande originale ne colle jamais à ce qu'il y a à l'écran, et ça enlève 90% de l'impact des images.

5) ça ne sait pas ce que ça veut être : tour à tour comédie burlesque à la Chan (très peu de cascades et de bagarres de Jackie, cependant, ce qui peut se comprendre), film de guerre violent et dramatique, reconstitution historique, ou propagande nationaliste, les ruptures de ton sont brutales, et totalement injustifiées.

Bref, un film qui, si l'on prend séparément chacune de ses caractéristiques, échoue joyeusement dans ce qu'il entreprend (et encore, je n'ai pas parlé du casting, dont la moitié ne sert à rien).

Et pourtant, si ce Railroad Tigers frustre vraiment, c'est parce que par moments, le temps d'une scène ou d'une séquence d'action, ça fonctionne tout de même, c'est divertissant, ça fait illusion... avant de retomber rapidement, dès la scène suivante.

Autant dire que ce métrage finit par être agaçant, en plus d'être longuet, et qu'il est impossible de lui mettre plus de

2.25/6

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Blog Update ! - Juin 2017

Publié le 1 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

​Le mois de Juin est terminé, l'été est là, les vacances ne sont pas loin... j'ai donc enfin un peu de temps à consacrer aux Téléphages Anonymes, et notamment à l'administration du blog : de quoi me permettre de mettre en place des bilans mensuels faisant le point sur tous les films visionnés durant le mois précédent, afin d'en tirer des tendances, et de mettre en valeur un ou plusieurs films m'ayant vraiment plu...

​Je vais donc reprendre, en quelque sorte, le format que j'utilise déjà en fin d'année, que ce soit pour l'Halloween Oktorrorfest, le Christmas Yulefest, ou pour le bilan annuel, à commencer par une liste récapitulative de tous les films visionnés durant ce mois de Juin : 

#527 : Le Labyrinthe - La Terre Brûlée 1.5/6

#528 : Breathe In 2.25/6

#529 : Brother Nature 2/6

#530 : Un Été Secret 2.25/6

#531 : Celluloid Closet 4/6

#532 : Railroad Tigers 2.25/6

#533 : Pirates des Caraïbes 5 - La Vengeance de Salazar 3.25/6

#534 : Free Fire 2.5/6

#535 : Baby Boss 3/6

#536 : Louis Theroux - My Scientology Movie 3/6

#537 : Paganini, le Violon du Diable 2.75/6

#538 : Wonder Woman 3/6

#539 : CHIPS 1.5/6

#540 : L'Appel du Devoir 1.75/6

#541 : Dans l'ombre de mon mari 3/6

#542 : Becoming Bond 2.75/6

#543 : Power Rangers 3.25/6

#544 : C'était à Rome 2.5/6

#545 : Bleeding Heart 1.5/6

#546 : John Tucker Doit Mourir 3/6

#547 : La Résurrection de Jake The Snake 4/6

#548 : La Momie 2/6

Un mois somme toute assez peu productif, à tous les niveaux.

Sans grande surprise, c'est la catégorie Documentaire qui obtient la note la plus élevée de ce mois de juin, avec le métrage Celluloid Closet, sur la représentation de l'homosexualité dans l'histoire du cinéma américain, à égalité avec La Résurrection de Jake the Snake, sur la rédemption et la désintoxication du célèbre catcheur.

Du 4/6 gentillet, qui ne sera égalé par aucun autre film, ce mois-ci, et certainement pas par les sorties 2017 : parmi ces dernières, c'est encore Wonder Woman et Power Rangers qui s'en sortent le mieux (plus parce que ces deux films évitent d'être des bouses intégrales, que parce que ce sont réellement de bons films), ainsi que le dernier volet des Pirates des Caraïbes, qui remonte un peu le niveau par rapport à l'opus précédent.

Tout le reste est, au mieux, anecdotique, et il reste à espérer que l'imminent Spider-man : Homecoming va remonter le niveau d'un été assez mal parti.

 

Film du mois : comme mentionné ci-dessus, Celluloid Closet, un passage en revue intéressant et instructif du cinéma hollywoodien vu par le prisme (souvent tabou) de l'homosexualité.

Flop du mois : à égalité, CHIPS, une bonne grosse bouse qui rate totalement sa cible, et, malgré sa note nettement meilleure, My Scientology Movie de Louis Theroux, qui nous avait habitués à beaucoup mieux.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 7 (6/7)

Publié le 10 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Dernière ligne droite pour cette saison "best of", en espérant qu'après le petit coup de mou de la fournée d'épisodes précédents, le show se reprenne un peu pour conclure en beauté...

 

Star Trek Voyager, saison 7

 

- 7x22 - Natural Law : Alors que tout l'équipage est en congés, Seven et Chakotay visitent une planète locale, dont l'une des régions est mystérieusement protégée par un bouclier infranchissable. Leur navette s'y écrase malheureusement, et les deux officiers font la connaissance d'une peuplade primitive qui a toujours vécu là, à l'écart de toute civilisation.

Une métaphore assez pataude des premiers contacts avec les tribus primitives d'Amazonie, etc, cet épisode s'avère avoir de bonnes intentions, qui arrivent cependant nettement trop tard pour être efficaces à ce niveau de la série. Encore une fois, on se dit qu'ils avaient ce script en stock depuis trois saisons, et qu'ils n'avaient pas d'autre idée, à trois épisodes de la fin dleur show.

Et c'est dommage, parce que l'épisode en lui-même n'est pas mauvais : il est assez anecdotique et cliché (c'est forcément Chakotay l'amérindien qui découvre et communique avec la tribu primitive, on a forcément droit à de la musique ethnique à la flute de pan, etc), mais tout le monde remplit bien son rôle, notamment du côté des primitifs (méconnaissable Autumn Reeser).

On regrettera simplement la sous-intrigue des leçons de pilotage de Tom Paris, inutile au possible, si ce n'est pour mettre en place la scène d'action finale, et, enfin, donner à Tom l'occasion de prouver qu'il est un pilote hors-pair. Mwé. 

 

- 7x23 - Homestead : Neelix croise le chemin de réfugiés talaxiens vivant dans des astéroïdes menacés par une compagnie minière, et il doit choisir entre le Voyager et ses semblables. 

Je... euh... n'ai rien à dire sur cet épisode, pourtant l'épisode du grand départ de Neelix. Ce n'est pas mal écrit, ce n'est pas mal réalisé par LeVar Burton, ça a un très bon fond, c'est presque touchant, mais ça m'a laissé totalement de marbre, dans l'ensemble. Probablement à cause du développement défaillant de Neelix, au fil des ans.

Bref, pas honteux, regardable, mais ça s'arrête là.

 

- 7x24 - Renaissance Man : Capturé en même temps que le Capitaine, l'HoloDoc est renvoyé par leurs geôliers sur le Voyager, où il doit se faire passer pour plusieurs membres d'équipage, afin d'accomplir leur plan machiavélique...

Mouais, encore un épisode digne d'une saison précédente, et pas de l'avant-dernier épisode de la série.

Dans les faits, l'épisode est relativement facile à regarder, voire même amusant, puisque tous les acteurs semblent prendre un malin plaisir à jouer un peu différemment leurs doubles holographiques, mais à part ça, ça reste assez creux et oubliable, avec ses deux méchants en carton pâte (ils auraient dû être appelés Minux et Cortes, histoire de bien insister sur leur caractère anecdotique et incompétent), son action divertissante mais sans conséquence, et il ne faut clairement trop réfléchir à ce qui s'y produit, sous peine de commencer à voir les problèmes de plausibilité du script... ce qui en fait, en fin de compte, un assez bon condensé de tout ce qu'est Voyager depuis son début, non ? 

 

À suivre...

(épisodes 7x01-04 ; 7x05-08 ; 7x09-12 ; 7x13-17 ; 7x18-21)

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Un film, un jour (ou presque) #605 : Alien - Covenant (2017)

Publié le 24 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage du Covenant, un vaisseau colonie (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Alors faisons simple : pendant près de la moitié de ce Alien Covenant, Ridley Scott nous refait Prometheus (et Alien).

Même mise en place longuette, même équipage de bras cassés au charisme inexistant, et aux décisions improbables (première exploration d'une planète inconnue où il pleut ? On ne se protège pas, on patauge allègrement dans l'eau, on mange des plantes inconnues, etc ; un oeuf alien étrange et vivant ? Tiens, si on se foutait la tête dedans pour voir ce que ça fait ?), même schéma narratif, etc... mais sans l'intérêt, la fraîcheur, ou la direction artistique intéressante, puisque ici, tout est générique, basique et très "terrien".

Seule bonne nouvelle de cette première heure : James Franco qui ne passe pas les premières 10 minutes du métrage !

Et puis, à mesure que l'on approche de l'heure du métrage, ça commence à s'énerver un peu, pour le meilleur, et surtout pour le pire : un peu de gore lors de la naissance de l'alien albinos (assez laid et quelconque, et pas aidé par le fait qu'il est intégralement en CGI, et que ça se voit immédiatement dans ses mouvements, ce qui enlève beaucoup du réalisme et de la plausibilité du monstre), un peu plus encore lors de quelques mises à mort numériques, et beaucoup de David, l'androïde qui se prend pour Dieu, et qui crée des hybrides à gogo.

Soit. C'est clairement ce personnage qui intéresse Scott, son rapport à la création, à la divinité, etc... plus que l'alien, qui fait de la figuration au sein de sa propre franchise. Et c'est bien dommage, puisque cela donne lieu à des astuces de scénario pitoyables (l'échange David/Walter), et à énormément de remplissage et de palabres ronflantes et prétentieuses.

Zéro tension durant le plus gros du métrage, donc, et un personnage de David qui finit par ressembler à un mélange du Dr Moreau et du Colonel Kurtz, sans forcément en avoir l'intérêt.

On a droit à un combat d'androïdes qui font du kung-fu, à une grosse scène d'action débridée avec le transporteur pris d'assaut en plein décollage par un alien numérique moche (et, comble des combles, filmé en plein jour), à une scène de sexe sous la douche digne d'un mauvais slasher, à quelques moments en vue subjective de l'alien, à des incohérences de script, à des thématiques survolées, et à un affrontement final pas forcément laid, visuellement, mais totalement plat et insipide.

Combo perdante pour l'un des plus mauvais films de la franchise Alien, un métrage qui cumule tous les défauts de Prometheus, sans en avoir les qualités.

1.5/6

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Blog Update ! - Mi-Septembre 2017 - Halloween Oktorrorfest 2017

Publié le 17 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Oktorrorfest, Halloween, Les bilans de Lurdo, Horreur

La mi-septembre est arrivée sur le blog des Téléphages Anonymes et le moment est venu de faire un bilan partiel de cette rentrée, avant de céder la place, dès lundi, à l'Halloween Oktorrorfest 2017...

#594 : Peep World 2.5/6

#595 : Batman et Harley Quinn 2.5/6

#596 : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie 4.25/6

#597 : Baywatch - Alerte à Malibu 1/6

#598 : My Favorite Wedding 2.5/6

#599 : La Femme du Diplomate 1.5/6

#600 : Rivales 1.5/6

#601 : 626 Evolution 1.5/6

#602 : Cars 3 3/6

#603 : Rats 1/6

 

Un demi-mois peu productif, avec une jolie déception (Batman et Harley Quinn, qui ne sait jamais sur quel pied danser, et quel public viser), un bon documentaire (Films of Fury) à recommander à tous les passionnés de films d'arts martiaux, et énormément de médiocrité sans grand intérêt.

Film du "mois" : Films of Fury - The Kung Fu Movie Movie, très instructif.

Flop du "mois" :  Sans la moindre hésitation, Baywatch - Alerte à Malibu, une comédie lourde, mal foutue et graveleuse, qui passe totalement à côté de son sujet et se vautre totalement, de manière particulièrement énervante (même si l'on n'a qu'une vague tolérance au programme original).

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Mini-bilan TV :  pas grand chose à dire au niveau sériel, en ce début de mois - j'ai terminé Star Trek Voyager, juste à temps pour pouvoir passer à la nouvelle incarnation de la franchise Trek ; et Sygbab a terminé ses bilans Zorro, juste à temps... pour pouvoir prendre quelques vacances (il reviendra courant octobre).

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Dans moins de deux semaines, le mois d'Octobre arrive, et avec lui, son cortège de feuilles mortes, de citrouilles, et d'esprits maléfiques : c'est l'heure de l'Halloween Oktorrofest 2017, sur le blog des Téléphages Anonymes !

Avec, cette année, jusqu'au 12 novembre 2017, un programme un peu différent de celui des éditions précédentes :

- deux critiques de films de genre (fantastique/horreur) par jour.

- le week-end, un ou plusieurs bilans portant sur des séries appartenant elles-aussi aux genres fantastique/horreur.

- et le dimanche, une chronique Un film, un jour... ou presque, qui mettra en avant certains métrages n'appartenant pas totalement au genre de l'horreur pure, et donc tangentiellement liés à l'Oktorrorfest 2017. À commencer, dès cet après-midi, par A Cure For Life, un thriller fantastico-gothico-horrifique signé Gore Verbinski.

- Sans oublier, ponctuellement, quelques critiques éclair et premières impressions laissées par certains des nouveaux pilotes de séries de la rentrée 2017-2018, parmi lesquelles Star Trek Discovery...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 73 - The Sound (2017) et I Wish : Faites un Voeu (2017)

Publié le 7 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Jeunesse

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine...

The Sound (aka Lower Bay) :

Kelly (Rose McGowan) ne croit pas au surnaturel, et passe son temps à enquêter sur toutes les manifestations paranormales qu'on lui envoie, et dont elle chronique les explications sur son blog et dans ses livres. Jusqu'au jour où elle arrive dans une station de métro abandonnée et réputée hantée, dans laquelle elle s'aventure seule...

Un film indépendant écrit/réalisé par une actrice, et reposant entièrement sur la performance très inégale d'une Rose McGowan ayant bien souffert, arborant une perruque immonde (ou bien ayant été massacrée par un coiffeur psychopathe), et étant plongée dans la pénombre pendant 93 minutes.

Occasionnellement, un personnage secondaire croise son chemin, que ce soit Richard Gunn, Michael Eklund ou Christopher Lloyd ; de temps à autre, il se produit quelque chose de vaguement paranormal ; mais la plupart du temps, on a simplement McGowan (seule avec son téléphone et son ordinateur magiques à batteries inépuisables et qui captent parfaitement le Wi-Fi et la 4G même 50 mètres sous terre) qui live-tweete son enquête avec des hashtags dignes d'une ado de 16 ans.

Alors certes, l'ambiance sonore de tout le métrage est plutôt réussie et intéressante, mais tout le reste est plat et laborieux au possible, et lorsque l'on retombe dans une histoire de vieil asile, de station construite sur une fosse commune, d'esprits qu'il faut libérer, et de traumatismes du passé, on ne peut que pousser un grand soupir et passer à autre chose.

2/6

I Wish - Faites un Voeu (Wish Upon) :

Lorsque son père (Ryan Phillippe) offre à Clare (Joey King) une vieille boîte à musique asiatique trouvée dans une poubelle, la jeune fille découvre vite que l'objet peut exaucer sept vœux. Mais en échange, l'objet semble coûter la vie aux proches de Clare, et l'adolescente doit trouver au plus vite un moyen de se débarrasser de l'antiquité, et de la malédiction qui l'accompagne...

Un métrage de teen horror insipide, du réalisateur d'Annabelle, et qui se contente d'enchaîner les clichés les plus éculés du genre, de sous-exploiter les quelques visages familiers de la distribution (Phillippe, Elisabeth Röhm, Shannon Purser, Sherilyn Fenn, Jerry O'Connell) en leur offrant des personnages peu intéressants ou sympathiques, et de placer des scènes de mises à mort improbables lorgnant sur un Destination Finale du pauvre.

Une perte de temps pour quiconque n'est pas une adolescente de 15 ans, et encore...

(sur une note plus superficielle, Joey King a vraiment de la chance d'être une bonne actrice, et d'avoir fait preuve de son talent durant son enfance, car avec son physique de moins en moins conventionnel à mesure qu'elle vieillit, elle aurait facilement pu être reléguée aux rôles de "bonne copine" dans de tels films, plutôt que d'en décrocher la tête d'affiche)

1.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 63 - Il était une fois à Castlebury (2011)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Jeunesse, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il était une fois à Castlebury (A Princess For Christmas/A Christmas Princess/A Castlebury Christmas) :

Antiquaire américaine récemment mise au chômage, Jules Daly (Katie McGrath) élève seule son neveu Milo (Travis Turner), ado rebelle, et sa nièce Maddie (Leilah de Meza), après la mort tragique de leurs parents. Mais un soir de Décembre, Paisley (Miles Richardson), majordome du Duc Edward de Castlebury (Roger Moore), le grand-père des enfants, vient les trouver, pour les inviter à passer les fêtes de Noël dans le manoir de Castlebury, quelque part en Europe. Méfiante envers le Duc pour la manière dont il a traité feue sa soeur, Jules accepte à regret, mais une fois sur place, la voilà bien décidée à insuffler un peu d'esprit de Noël dans ce vieux manoir glacial, quitte à encourir la colère du Duc, et celle de Lady Arabella Marchand du Belmont (Charlotte Salt), qui voit d'un mauvais oeil le rapprochement de Jules et du Prince Ashton (Sam Heughan)...

Un téléfilm de Noël réalisé, écrit et produit par un acteur des Feux de l'Amour (tout de suite, ça donne le ton), ce métrage s'avère particulièrement balisé, à l'instar du plus récent Un Noël de Princesse, partage avec cette production les mêmes clichés des origines royales cachées, de la figure princière au grand coeur, de l'héroïne d'extraction modeste qui change le palais pour le meilleur, de la figure royale coincée et initialement hostile, de la promise du Prince jalouse, arriviste, et manipulatrice, et bien sûr du personnel de maison sympathique et attachant.

À contrario de Noël de Princesse, ici, l'ambiance des fêtes de Noël fonctionne très bien, grâce aux décors naturels roumains enneigés, mais aussi grâce à la musique employée, qui repompe ouvertement plusieurs compositions d'Alan Silvestri, dont le thème principal du film Les Ensorceleuses.

Cette qualité, cependant, est contrebalancée par un récit qui, dans l'ensemble, est tout simplement forcé (alors que Noël de Princesse fonctionnait de par sa décontraction) : tout est trop facile, trop rapide, on ne croit ni à cette cellule familiale recomposée Jules/Maddie/Milo (pas aidée par un Milo à baffer), ni au désespoir de Jules (McGrath n'a rien d'attachant ou de sympathique, son accent américain est médiocre, elle surjoue un peu, et je commence à croire qu'elle n'est devenue si populaire que pour sa vague ressemblance avec Keira Knightley), le changement d'attitude de Roger Moore (qui cachetonne allègrement) est trop soudain pour être crédible, et les personnages restent tous des clichés ambulants, sans véritables personnalités.

En somme, difficile de se passionner pour ce récit dont les protagonistes sont assez peu engageants... d'autant que la réalisation peine à mettre en valeur ces décors naturels (et architecturaux) pourtant très jolis. Tant pis.

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 65 - La Liste du Père Noël (2012)

Publié le 22 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Liste du Père Noël (Naughty or Nice) :

Krissy Kringle (Hilarie Burton) n'aime pas Noël, malgré son nom, son adresse (sur Candy Cane Lane) et ses parents  excentriques. Chaque année, en Décembre, elle reçoit en effet des milliers de lettres destinées au Père Noël, ce qui l'agace prodigieusement. Cette année, pour ne rien arranger, elle se fait renvoyer peu de temps avant de recevoir un livre étrange par la poste : la liste du Père Noël, qui recense les enfants sages et les enfants turbulents. Et rapidement, elle s'aperçoit qu'en prononçant à voix haute un nom devant ce livre, Krissy peut découvrir les pires secrets de cette personne : un pouvoir surprenant, qu'elle exploite aussitôt à son avantage, mais qui va finir par lui échapper...

Un téléfilm Hallmark de 2012 qui prouve ma théorie avancée dans la critique de Coup de Foudre pour Noël, à savoir "pour faire une bonne comédie (romantique ou non) de Noël, le plus important, c'est sa distribution" . Sauf qu'ici, c'est l'exact opposé du film sus-nommé qui se produit : le script de ce Naughty or Nice est amusant, décalé, il ne se prend jamais au sérieux et est relativement original, voire plein de potentiel ; la production est compétente, le rythme aussi, et de manière globale, il ne manque pas grand chose pour que ce film soit réussi.

Pas grand chose, sauf une distribution appropriée.

Non pas qu'Hilarie Burton soit mauvaise, non, elle met de l'énergie dans sa prestation, elle est juste, etc... c'est simplement qu'elle est particulièrement générique et interchangeable avec n'importe quelle autre actrice blonde de son âge ; idem pour Matt Dallas, beau mais fade ; idem pour sa patronne, pour sa collègue fourbe, pour sa voisine... de manière globale, la distribution de ce film est affreusement transparente, ce qui tire le récit vers le bas (ou du moins, vers l'oubli).

Alors certes, les parents excentriques sont Michael Gross et Meredith Baxter, qui jouaient déjà un couple dans la sitcom Sacrée Famille, dans les années 80... donc pour les nostalgiques, c'est un clin d'oeil sympathique, mais les deux acteurs ont vraiment trop peu à faire pour parvenir à marquer le spectateur ; et le meilleur ami de Krissy (Marco, interprété par Gabriel Tigerman) a le problème d'être écrit comme le cliché d'un meilleur ami gay typique... sauf qu'on est dans un téléfilm Hallmark, et que chez Hallmark (contrairement à la chaîne Lifetime, déjà plus progressiste), les gays n'existent pas (ou sont invisibles), donc on lui place, au détour d'un dialogue, une copine qu'on ne verra jamais... et c'est là l'essentiel de son développement.

Bref - parce que je ne vais pas épiloguer là-dessus -, ce même Naughty or Nice, avec une distribution plus inspirée, cela aurait facilement donné un 4/6, voire plus selon les acteurs.

Là, en l'état, c'est un petit 3/6, et encore...

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Christmas Yulefest 2015 - 69 - L'Ange de Noël (2015)

Publié le 23 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Drame, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Ange de Noël (Angel of Christmas) :

Journaliste détestant les fêtes de Noël, mais recherchant désespérément un sujet festif afin d'être publiée, Susan (Jennifer Finnigan) décide de consacrer un article à l'Ange de Noël que sa famille se transmet de génération en génération, et qui est supposé avoir des pouvoirs magiques. Elle mène alors l'enquête, révélant une romance impossible entre son grand-père et une actrice de Broadway, romance qui reflète étrangement la situation actuelle de Susan, tiraillée entre Derek (Tahmoh Penikett), un collègue ambitieux et totalement centré sur sa carrière, et Brady (Jonathan Scarfe), un artiste-peintre excentrique et optimiste.

Un film de Noël Hallmark qui n'est pas vraiment à sa place sur cette grille de programmation, car nettement plus proche des téléfilms diffusés sur Hallmark Movies & Mysteries : ces derniers sont en effet généralement plus sérieux, plus travaillés, moins sirupeux et superficiels, et centrés sur l'enquête menée par leur protagoniste.

Ce qui a donc des avantages et des inconvénients, et produit un résulta final assez mitigé. Au rayon des bons points, la structure globale du film, en flashbacks sur les années 20, n'est pas inintéressante, et la distribution de ce métrage est globalement sympathique (même si je dois dire que le lifting de Jenn. Finnigan est un peu gênant, et que la fusion de David Spade et de Rockstar Spud qu'est Jonathan Scarfe dégage une aura assez étrange par moments).

Au rayon des mauvais points... l'investigation (qui en soi a déjà un rythme très mollasson et pas particulièrement captivant) se conclue par un toutéliage abusif que certain(e)s trouveront peut-être formidable, mais qui m'a paru vraiment trop forcé pour fonctionner ; l'ange en bois est particulièrement laid, et ressemble à toutes ces actrices de 45 ans botoxées et collagénées qui pullulent à Hollywood ; Finnigan en fait par moments un peu trop, notamment lorsqu'elle boit son café, ou agit en Grinch au début du film (une absence de subtilité qui se retrouve dans la présentation de Brady, au visage couvert de peinture histoire de bien faire comprendre au public qu'il est peintre) ; et enfin, la production a clairement abusé de la neige artificielle, qui tombe en mousse drue dans 95% des scènes, et dont des couches de coton sont répandues sur de nombreux décors, çà et là.

Bref, un téléfilm qui n'est pas aussi "joyeux" et "léger" que toutes les productions Hallmark diffusées jusqu'à présent... mais qui n'est pas plus passionnant ou réussi que ces dernières. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais ce n'est pas non plus particulièrement bon, donc :

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 96 - Profession Père Noël (2015)

Publié le 1 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Lifetime

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Profession Père Noël (Becoming Santa) :

Holly (Laura Bell Bundy) est la fille du Père Noël (Michael Gross), mais a toujours caché sa véritable identité à son compagnon Connor (Jesse Hutch), qui travaille pour un fabricant de jouets. Mais lorsque Connor veut la demander en mariage, Holly n'a pas d'autre choix que de l'emmener au Pôle Nord, pour le présenter à ses parents. À son arrivée, elle lui raconte alors la vérité et, malgré la présence insistante de Jack Frost (Tony Cavalero), l'ex d'Holly, elle tente de le préparer (sans qu'il s'en aperçoive) à prendre la succession de son père...

Une production Lifetime assez agaçante, pour de multiples raisons. Tout d'abord, du début à la fin, on a l'impression d'être devant un mauvais clone (ou une suite télévisée) de la franchise Super Noël, entre le rival Jack Frost, les elfes enfants et leur superviseur plus âgé plus grognon et plus sarcastique, la clause de mariage, etc...

Ensuite, le héros passe tout le film à être un compagnon parfait, qui endure tous les mensonges et toutes les épreuves qui se présentent à lui avec le sourire... jusqu'à ce qu'il en ait assez qu'on lui cache des choses et qu'on le critique, et qu'il décide de céder la place à plus qualifié que lui.

Et lorsqu'il revient finalement, après avoir plus ou moins été écarté du récit par un script se concentrant sur autre chose, c'est à lui de faire des excuses !? Mwé.

Enfin, ce téléfilm est un nouvel indicateur du problème récurrent de Lifetime, quasiment incapable de tourner un film de Noël sincère dans lequel le Père Noël serait réel.

Last Chance For Christmas souffrait déjà de cette distanciation de la chaîne vis à vis de son sujet : Lifetime n'assume pas (plus ?) le kitsch inhérent à ses scripts de Noël, et préfère les traiter avec ironie, à la limite de la parodie. Une approche qui pourrait fonctionner si elle était totalement assumée, mais là non plus, ce n'est pas le cas, puisque le téléfilm est trop fauché (la neige artificielle en coton est ridicule, entre autres) pour que ses éléments caricaturaux soient convaincants, et trop forcé et surjoué pour qu'à côté, l'émotion et la romance sonnent vrai (tout ce qui concerne la compagnie de jouets, notamment, est une mauvaise farce, et voir les enfants s'extasier en une fraction de seconde sur un chien en bois assez laid est assez risible).

Résultat, les productions Lifetime ont vraiment "le cul entre deux chaises", pas assez sincères et bien produites pour convaincre, et pas assez déjantées et décalées pour devenir vraiment amusantes.

Dommage, parce que le couple principal est assez sympathique, et a une bonne alchimie.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #581 : Captive (2015)

Publié le 16 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Captive (Caught) :

Parce qu'elle fréquente Justin (Sam Page), un séduisant businessman qu'elle croit célibataire, Allie (Stefanie Scott) est kidnappée par Sabrina (Anna Camp), la femme jalouse de ce dernier, aidée de sa soeur Paige (Amelia Rose Blaire). Mais bien vite, ce qui devait être une mauvaise blague faite à la jeune femme se transforme en séquestration pure et simple, alors que Sabrina perd progressivement pied, et devient de plus en plus violente...

Toujours la même routine des téléfilms Lifetime façon "une femme en péril, victime de la cruauté des hommes, ces salauds", supposément inspirés d'une histoire vraie (LOL), avec ici Anna Camp qui pète un câble à cause de son mari infidèle, et passe ses nerfs sur cette pauvre Stefanie Scott, elle aussi trompée par le mec en question. La morale de l'histoire : si elles n'avaient pas rencontré cet homme infidèle, ces deux femmes auraient vécu heureuses et sans souci...

Et histoire de rajouter dans la symbolisme pseudo-féministe à la con made in Lifetime, on finit par cette image finale de l'héroïne, enfin libérée de l'Homme maléfique, qui court sur sa piste d'athlétisme, radieuse, suivie d'une demi-douzaine d'autres femmes épanouies. *soupir*

Malheureusement, l'écriture de ce métrage est à l'image de cette image finale : pataude, bancale, très mal structurée (on a des flashbacks, des ellipses, des coupures pubs et des transitions brutales... mais aucun de ces procédés - qu'ils soient volontaires ou involontaires - ne fonctionne), et échouant totalement à faire monter la pression, pas aidée par une direction d'acteurs totalement à l'ouest.

En effet, si Scott ne s'en sort pas trop mal en victime résistante, Camp est en roue totalement libre, passant selon les scènes d'un cabotinage outrancier à une interprétation plus juste et émotive, au gré du nawak du script. J'aime beaucoup l'actrice, mais franchement, la voir projeter un gros flic massif en bas d'un escalier d'un petit geste mou... ça sort instantanément le spectateur du film, et ça fait presque basculer ce dernier dans la parodie.

Déjà que la première apparition de Camp dans le métrage (outre les voix-offs menaçantes) la place instantanément en mode survolté et déséquilibré, et empêche totalement de la prendre au sérieux....

D'ailleurs, le film aurait probablement nettement mieux fonctionné s'il avait suivi une Anna Camp "normale" qui découvre l'infidélité de son époux, met au point son plan avec sa soeur, et perd progressivement pied à mesure que le contrôle de la situation lui échappe : le script aurait pu alors basculer du point de vue de la captive, tandis que Camp devenait la méchante du film, cette psychopathe qu'ici, elle semble déjà être dès ses premières scènes.

En résumé, c'est assez mal écrit et rythmé, pas très bien dirigé, et moyennement interprété : poubelle.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #494 : Une Célibataire à New York (2003)

Publié le 17 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, ABC Family, Review, Comédie, Télévision, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une Célibataire à New York (See Jane Date) :

Éditrice dans une maison de publication new-yorkaise, Jane (Charisma Carpenter) n'a que quelques semaines pour trouver l'homme de ses rêves, à temps pour l'union de sa cousine Dana (Kim Schraner), à laquelle elle a été invitée. Mais entre sa famille insupportable, sa vie professionnelle compliquée - sa cliente, Natasha Nutley (Holly Marie Combs), actrice hollywoodienne, est aussi son ancienne rivale de lycée -, et ses deux meilleures amies Eloise (Rachelle Lefevre) et Amanda (Sadie LeBlanc), qui la poussent à se caser, Jane peine à mettre de l'ordre dans son quotidien...

Une comédie romantique diffusée sur ABC Family et adaptée d'un livre à succès, qui choisit d'adopter un ton léger et peu sérieux pour raconter les mésaventures amoureuses de sa protagoniste.

Malheureusement, ce téléfilm a de nombreux défauts, au nombre desquels Charisma Carpenter : non pas qu'elle joue mal, au contraire, elle est même attachante... mais il y a un véritable problème de réalisme lorsque l'on essaie de nous faire croire que Charisma/Jane - ultra-sexy, constamment dans des tenues particulièrement flatteuses, souriante, drôle, sympathique, facile à approcher, intelligente, etc - n'a aucun succès en amour.

Pire, on nous demande de croire que, parmi les nombreux hommes qu'elle croise durant le film, pas un ne soit particulièrement intéressé par elle - enfin si, un, Antonio Sabato Jr (par ailleurs calamiteux dans son rôle)... qui la trompe aussitôt.

Léger problème de crédibilité, donc, qui explique d'ailleurs probablement pourquoi Charisma n'a pas enchaîné les rom-coms dans sa carrière, alors que son style de jeu est particulièrement approprié à ce genre : elle est trop sexy pour ce genre de rôle, qui demande souvent une héroïne jolie-mais-pas-trop, à laquelle toutes les spectatrices peuvent s'identifier.

Mais passons. Ce téléfilm, donc, prend des allures épisodiques, enchaînant les rendez-vous manqués avec bon nombre de visages familiers (Joshua Malina, Zachary Levi, Sabato, etc).

Cela ne fonctionne pas trop mal en soi, d'autant que la distribution secondaire du film est assez sympathique : Rachelle Lefevre, Yannick Bisson, Yanic Truesdale... ; à l'identique, Holly Marie Combs est excellente, et donne corps à un personnage moins cliché qu'il ne semblait l'être à l'origine (à vrai dire, la vrai histoire d'"amour" du film, c'est entre elle et Jane, qui se réconcilient et apprennent à s'apprécier).

On ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages secondaires : outre les deux meilleures copines de Jane, Natasha, et Max, tous ces protagonistes sont envahissants, insupportables, caricaturaux, etc, notamment la famille de Jane, qui n'a même pas droit à une scène bien sentie durant laquelle Jane la remettrait en place.

C'est d'ailleurs peut-être là l'autre problème du film : Jane est une serpillière. Elle se fait insulter/critiquer, on se moque d'elle, on la blesse sentimentalement, on la trompe, et Jane se contente trop souvent d'encaisser, passive et transparente.

Assez frustrant, surtout avec la fin du métrage, qui tente de se présenter comme une coïncidence heureuse, mais qui a des faux airs de "on sait ce qui est bon pour toi, alors continue de rester passive, et fais ce qu'on te dit".

2.5/6 (principalement pour la distribution)

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Un film, un jour (ou presque) #189 : Ask Me Anything (2014)

Publié le 6 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ask Me Anything :

Jeune lycéenne sexy, impertinente, sans-gêne, irrésistible et libérée, Katie Kampenfelt (Britt Robertson) décide de prendre une année sabbatique avant d'entrer à la fac, et en profite pour narrer son quotidien, ses ébats avec son petit ami Rory (Max Carver) et ses aventures avec des hommes plus âgés (Justin Long et Christian Slater) dans un blog anonyme. Mais progressivement, les doutes et les incertitudes de la jolie blonde la rattrapent, à mesure que ses traumatismes et ses failles se révèlent aux yeux de tous...

Drame écrit, réalisé et adapté par Allison Burnett (une scénariste de comédies romantiques insipides, et d'Underworld 4) à partir de l'un de ses romans ("Undiscovered Gyrl", avec un Y, parce que pourquoi pas, après tout), ce métrage bénéficie d'une très bonne distribution, et repose entièrement sur les épaules de Britt Robertson, qui se met ici à nu, tant physiquement que dans son jeu (et ce malgré un personnage qui cumule les clichés de caractérisation dignes d'une héroïne de téléfilm Lifetime : amie qui la trahit, déconvenues amoureuses, voisin pédophile, petit ami violent, père alcoolique et absent, grossesse imprévue, chômage, avenir incertain, drogues et alcool...).

Jolie performance, donc, malgré une forme un peu faiblarde (la réalisation n'est pas très inspirée), et un récit qui choisit de jouer la carte du unreliable narrator (littéralement "narrateur peu fiable"), afin de mettre en place un retournement final assez discutable, tant par la manière dont il est amené, que par ce qu'il sous-entend comme propos.

(spoilers)

À la fin du métrage, Katie décide d'arrêter de bloguer, afin de vivre sa vie ; c'est donc sa mère qui reprend le flambeau, donnant le véritable nom de Katie, et expliquant que, dans la vie réelle (une vie dans laquelle tout est beaucoup moins glamour que dans la fiction concoctée par Katie sur son blog), Katie avait disparu quelques heures après son dernier billet, et après avoir reçu un coup de téléphone mystérieux.

La morale de l'histoire ? Euh... quand on est une adolescente séduisante et portée sur la chose, tous les hommes vous trouvent à leur goût, et donc vous veulent du mal ? Avoir des moeurs légères comme Katie, c'est un comportement malade forcément hérité de problèmes durant l'enfance, et qui, au final, n'aura que des conséquences négatives sur votre vie ? Le sexe, c'est un poison qui mène à l'alcool, à la drogue, et à la mort ?

Pas sûr que tout cela soit vraiment le message qu'ait voulu faire passer la scénariste, mais en tout cas, cette fin abrupte et douteuse, en queue de poisson, conclue le récit sur une note très amère et désagréable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #100 : Le Cordonnier (2015)

Publié le 3 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Cordonnier (The Cobbler) :

Fils d'un cordonnier, et lui-même cordonnier, Max Simkin (Adam Sandler) erre sans but dans la vie, déprimé et cynique. Jusqu'au jour où, contraint de réparer une paire de chaussures à la dernière minute avec l'équipement de son ancêtre, il découvre qu'en enfilant une paire de chaussures réparée avec cette machine, il adopte immédiatement l'apparence et la voix de son propriétaire. De quoi changer radicalement le quotidien du cordonnier désoeuvré...

Un long-métrage raté, et plus qu'étrange.

En effet, au premier abord, on dirait une comédie typique d'Adam Sandler, dans le registre fable fantastique familiale, comme Click, ou Histoires Enchantées. Seulement voilà : The Cobbler n'est pas produit par Happy Madison, et n'est pas un projet "de et pour" Sandler.

C'est en fait un projet de Tom McCarthy (The Visitor, Le Chef de Gare), réalisateur indépendant qui s'est fait un nom dans les comédies dramatiques douces-amères et assez "réalistes".

Et l'on se retrouve donc avec un métrage bâtard, qui a tout le potentiel d'une comédie surnaturelle à la Sandler, rythmée, improbable, et avec un fond généreux et humaniste... mais traitée de manière pseudo-réaliste, déprimante et décousue, sans l'humour habituel de Sandler, ni sa bande de potes (Buscemi excepté).

Pendant une grosse demi-heure, alors que le tout se met en place, on se dit que c'est tout à fait honorable, à défaut d'être marquant. C'est même assez touchant lorsque Sandler va voir sa mère en prenant l'apparence de son père disparu (Dustin Hoffman).

Et puis le métrage bascule alors dans le vif de son sujet, à savoir, une sombre histoire de businesswoman corrompue (Ellen Barkin) qui veut expulser des gens et faire de la spéculation immobilière, avec un Sandler qui jongle de chaussures en chaussures pour faire tomber celle-ci, tel un pseudo-vigilante caméléon, et doit faire face à des caricatures idiotes et offensantes comme "le gangsta black violent, misogyne, homophobe et transphobe, en qui on peut se déguiser pour voler des voitures", ou "le transsexuel dont on peut se moquer sans honte", etc.

Le film enchaîne alors les clichés sans le moindre rythme, sans la moindre énergie, et les rebondissements se suivent mollement, sans jamais susciter le moindre intérêt. Même le twist arrivant dans les dix dernières minutes tombe affreusement à plat, tant le réalisateur filme son sujet sans la moindre inspiration ou le moindre style, et bâcle sa conclusion.

On sent clairement le potentiel derrière ce métrage, ce qui a pu attirer Sandler dans le projet... mais tout ce potentiel s'évapore instantanément en fumée par la faute des choix créatifs de l'équipe McCarthy.

Incompréhensible.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 43 - The Sisterhood of Night (2014)

Publié le 8 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Drame, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Sisterhood of Night :

Dans la petite ville où Emily (Kara Hayward) vit, c'est le scandale : grâce au blog de la jeune adolescente, tous les secrets de la Sororité de la Nuit, un groupe de lycéennes étranges se réunissant la nuit dans les bois, ont été rendus publiques. Rituels de sorcellerie, magie sexuelle, violence et attouchements forcés : toutes ces pratiques secrètes font soudain les gros titres des médias, et déclenchent une véritable chasse aux sorcières à l'issue dramatique pour les trois fondatrices de la Sororité, Mary (Georgie Henley), Christina (Willa Cuthrell) et Lavinia (Olivia DeJonge).

Hier, pour The Harvest, je parlais de téléfilm Lifetime deluxe, vendu sous l'apparence d'un film d'horreur, alors que pas vraiment. Ici, à l'identique, on a un film indépendant vendu comme un succédané de Dangereuse Alliance, sur un couvent de jeunes sorcières qui crée le chaos dans une ville... mais là, pour le coup, on est vraiment dans le téléfilm Lifetime, puisque ça n'a absolument rien de surnaturel, de fantastique ou d'horreur.

En lieu et place de tout ça, on a un teen drama indépendant partiellement financé via Kickstarter, et qui marche dans les traces de Les Sorcières de Salem (The Crucible), en racontant comment la jalousie et le mensonge d'une adolescente déclenchent une chasse aux sorcières dramatique dirigée contre un groupe d'adolescentes pas à l'aise dans leur peau, qui se réunissent autour d'un feu de camp pour partager leurs problèmes.

Alors oui, pour une première réalisation adaptée d'une brève nouvelle de 1994, c'est honorable, bien remis au goût du jour ; c'est plutôt bien casté, avec des filles qui ressemblent à des ados normales et imparfaites (et pas à des apprenties mannequins à la beauté glacée) et des parents suffisamment sympathiques pour ne pas sombrer dans la caricature ; et c'est globalement bien joué... mais reste que le tout est ultra-balisé et inoffensif.

Qui plus est, je ne suis pas certain que certains choix (comme de présenter une partie du film en mode documentaire, avec interviews face caméra de certains des protagonistes, ou encore de développer à ce point les dix dernières minutes, qui survolent la mort d'un protagoniste sans lui donner suffisamment de poids, pour ensuite tente de finir sur une touche positive et heureuse) soient particulièrement pertinents, utiles ou convaincants.

Dommage, parce que le script parvient néanmoins à construire un peu de tension, et à donner des motivations crédibles à tout le monde, évitant ainsi le manichéisme de rigueur dans les histoires de ce type, et conférant une certaine sincérité au récit.

3/6 (pas vraiment mauvais, et efficace dans ce que ça raconte, mais pas franchement intéressant ou original pour un sou)

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Un film, un jour (ou presque) #143 : Chappie (2015)

Publié le 3 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Thriller, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Chappie : 

Dans un futur proche, les forces de police d'Afrique du Sud reçoivent l'aide d'une armée de robots-policiers faisant respecter la loi et l'ordre. Un jour, cependant, alors que Deon Wilson (Dev Patel), l'inventeur de ces robots, teste un prototype d'intelligence artificielle dans l'un des modèles mis au rebut, un couple de petits criminels (Die Antwoord) dérobe la machine. Baptisé Chappie (Sharlto Copley), le robot va alors prendre vie et, élevé comme un enfant par le duo, il va découvrir le monde ultra-violent de Johannesburg. Mais Vincent Moore (Hugh Jackman), un concurrent de Deon, est bien décidé à imposer son propre prototype de robot, en lieu et place de Chappie et de ses semblables...

Dernier métrage de Neill Blomkamp, Chappie fait preuve des mêmes défauts et qualités que ses oeuvres précédentes, en peut-être plus exacerbés. D'ailleurs, on a presque l'impression de voir une suite directe à District 9 ou Elysium, tant visuellement, on est dans le même univers : un peu de diversité et de renouvellement ne ferait pas de mal, même si en contrepartie, cet univers familier permet à Blomkamp d'assurer des effets spéciaux excellents de bout en bout.

Reste que le film, un peu longuet, paraît aussi assez brouillon : il y a là plusieurs idées fortes qui évoluent chacune de leur côté, comme autant de moyen-métrages intéressants (une relecture de Robocop vs ED209, un propos sur l'intelligence artificielle, Chappie élevé par deux criminels qui deviennent soudain parents, l'impact d'une force policière robotisée, etc) qui peinent à vraiment se développer et coexister en harmonie. D'autant que Blomkamp ne fait pas forcément dans la subtilité ou dans l'absence de manichéisme (les antagonistes sont ainsi très simplistes et basiques).

Paradoxalement, Die Antwoord s'avèrent plutôt convaincants dans leurs rôles respectifs, et si Chappie est toujours parfaitement crédible visuellement... malheureusement, on ne peut pas en dire autant de Sharlto Copley, qui le double et l'a motion-capturé. Dès que Sharlto ouvre la bouche, Chappie sonne "faux". Il sonne trop humain, il sonne trop comme Sharlto forçant son accent, et pas comme un robot qui découvre le langage humain... très rapidement, malgré les sfx superbes, on peine à considérer Chappie comme un personnage à part entière, on n'entend plus que Sharlto, on ne voit plus que la gestuelle exagérée de Sharlto, et finalement, on peine à accrocher au parcours émotionnel du personnage.

Reste cependant que le spectacle est au rendez-vous, et que l'on ne s'ennuie pas. Mais malgré tous les efforts techniques, Chappie ne convainc pas vraiment, et échoue à créer un véritable lien émotionnel avec le spectateur... ce qui est d'autant plus problématique que c'est tout l'enjeu du film.

3/6

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Catch Review : TNA Impact (29/05/2015)

Publié le 30 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime Impact du mois de mai, et ultime Impact du vendredi soir, ce show arrive au terme de deux semaines chaotiques pour la compagnie, puisque, profitant de l'absence de nouveau show la semaine dernière, les dirt sheets se sont déchaînées contre la compagnie, en annonçant, ni plus ni moins, l'annulation d'Impact dès Septembre.

Ce qui a entraîné une réplique agacée de la compagnie, réplique en partie sabotée par Destination America, qui a annoncé l'arrivée de la ROH (apparemment négociée dès Novembre dernier, avant même qu'Impact ne soit signée) en lead in d'Impact dès la semaine prochaine.

Traduction : c'est le bordel. Et c'est assez amusant que ces fameuses dirt sheets si bien informées n'aient réussi à prévoir ni le changement de case horaire, ni la signature de la ROH...

Impact 29/05/2015 :

- EY dans sa voiture, en train de donner une interview, mais Angle l'attend sur place et mini-brawl, interrompu par la sécurité

 Josh Matthews & Al Snow aux comms.

- Gail vs Taryn, Cage match. Démarrage sur les chapeaux de roue, et une très belle énergie des deux femmes. Chouette match d'ouverture.

- En post-match, la Dollhouse passe Gail à tabac, pendant que Kong s'efforce d'entrer en assénant de grands coups de chaise à la porte de la cage. Efficace.

- Récap de Magnus/Mickie/Storm. Mickie dans une robe qui fait son effet, entre dans le ring, fait un début de promo ; Storm s'invite, petit échange de promos entre les deux, et Storm fait miroiter à Mickie une carrière dans la musique boostée par ses contacts. Storm continue de manipuler son petit monde de manière très réussie, et Mickie mort à l'hameçon.

- Kenny King est confiant.

- EY et Angle séparés backstage, et EY toujours plus cinglé que jamais.

- X-Division gauntlet. Dommage qu'Argos se soit sonné sur l'un de ses premiers mouvements, parce qu'il était bien parti. Un match sympatoche, avec un finish bien mené.

- Wolves vs Dirty Heels 2/5. Une mécanique parfaitement huilée, et encore une fois un excellent affrontement. 2-0 pour les Wolves, surprenant.

- MVP aux abonnés absents, King agacé.

- A-love va nous parler de Darth Velvet, et menace cette dernière de sa team de sécurité perso. Velvet reste impassible et silencieuse, ce qui n'est pas forcément un mal... jusqu'à ce qu'elle attaque, pour un mini-brawl. Rarement vu une sécu privée aussi incapable, moi...

- Anderson a prévu une cage pour Tyrus.

- Anderson vs EC3, w/ Tyrus in a cage. RAS. Un match tranquille mais tout à fait honorable. Joli finish, et, enfin, EC3 gagne à la régulière.

- Spud est extatique, et s'interroge au sujet de l'Option C.

- Angle vs EY, I Quit match. Angle se prend pour Brock Lesnar, et enchaîne les German suplexes pendant un bon moment ; et sinon, le reste du match était un main event solide, sans plus.


Un bon show, à l'action convaincante, et sans réel meublage. Même le segment de Love/Velvet était potable, c'est dire...

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Un film, un jour (ou presque) #268 : Trouver l'amour à Charm (2015)

Publié le 10 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Drame, Romance, UpTV, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Trouver l'amour à Charm (Love Finds You in Charm) :

Emma Miller (Danielle Chuchran) est une jeune femme amish vivant une vie paisible dans sa communauté, et fiancé un peu à son insu au célibataire le plus populaire des alentours, Jacob. Néanmoins, la jeune femme rêve d'autre chose : passionnée par les livres de Jane Austin, elle veut découvrir le monde et voyager. Elle profite alors des vacances estivales pour aller aider sa cousine veuve, Lydia, qui vit à Charm, une ville touristique de l'Ohio. Là, Emma s'ouvre au monde moderne et rencontre la sympathique Kelly (Tiffany Dupont), une bibliothécaire qui lui fait découvrir la vie de jeune femme contemporaine ; sans oublier le séduisant Andy (Drew Fuller), un blogger foodie local qui tombe sous le charme de la cuisine d'Emma, et Noah (Trevor Donovan), un Amish sculptural qui partage les nombreuses passions de la jeune femme.

Un téléfilm romantique Up TV, apparemment adapté de l'un des ouvrages d'une série de livres, et que j'ai principalement regardé pour Danielle Chuchran, qui se fait décidément une petite carrière sympathique, et qui ira probablement assez loin... si elle évite les scripts de ce genre.

Parce qu'autant la plus grosse majorité de ce métrage est sympathique, et se suit tranquillement, à mesure que Emma s'ouvre au monde moderne, et découvre qu'il n'y a pas que la religion et les valeurs amishs dans la vie... autant les dernières vingt minutes sont tout simplement écoeurantes de conservatisme et de communautarisme.

Certes, le triangle amoureux mis en place était finalement assez classique et prévisible (l'amish blond aryen et athlétique, intelligent et sensible, toujours en blanc VS le blogger brun mal rasé, toujours en noir, et qui n'a rien en commun avec l'héroïne), mais la manière dont il est résolu, en faisant d'Andy, en une scène, un fils à papa cupide, violent, et inculte qui tente soudain de violer Emma, est vraiment le degré zéro de l'écriture, et est même insultant pour le spectateur.

Surtout qu'ensuite, forcément, Up TV oblige (Up TV, la chaîne des valeurs traditionnelles chrétiennes !), Emma range tous ses rêves au placard, et choisit de retourner à la communauté amish pour y épouser Noah, et avoir ses enfants. Whouhou ! Live the dream !

Bref. 3.5/6 jusqu'aux 20 dernières minutes, 0/6 pour ces vingt dernières minutes.

1.5/6

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Catch Review : TNA Impact (17/06/2015)

Publié le 18 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après le show très mitigé d'il y a quinze jours, et un Destination X particulièrement médiocre et decevant, la semaine dernière, Impact arrive mollement à la fin de sa séance de tapings au sein de l'Impact Zone. Espérons que ça décolle enfin un peu, à moins de deux semaines de Slammiversary...

Impact 17/06/2015 :

- Bref hommage à Dusty Rhodes, ça fait toujours plaisir.

- On ouvre sur du blabla, avec la signature de contrat d'EC3/Angle. Promo sympa d'EC3, avec des références-qui-n'en-sont-pas, réplique peu impressionnée de Kurt. Kurt choisit Lashley pour affronter EC3 dans l'intervalle. Un segment pas indispensable, mais pas désagréable.

- Les Wolves viennent se plaindre des Dirty Heels, Roode répond qu'il s'en contrefout, et refuse le défi des Wolves, à moins que le gagnant ne puisse décider de la stip du match #4.

- Roode vs Eddie Edwards. Enfin un peu d'action, pour un match forcément solide, malgré une fin en queue de poisson.

- De la hype pour Bobby Lashley.

- Joseph Park backstage, prêt à se battre contre Bram. Mwé. Je suis content de revoir le personnage, et l'interprétation était bonne, mais ça sent clairement l'impro de dernière minute, puisque "Park" n'a même plus ses dents, son jogging, il n'est pas rasé, etc...

- De la hype pour Galloway.

- Bram vs Park. Park qui parvient presque a dominer Bram, euh... Pourquoi ?

- Taryn qui surjoue toujours.

- Une nouvelle KO censée débuter ? Si c'est le retour de Havok, ça risque d'être problématique niveau relations publiques, avec son scandale twitter...

- Dollhouse vs Brooke & Kong. Brawl immédiat, et match assez basique, mais finish sympa.

- Récap de Melendez vs Young.

- Melendez dans le ring, pour une bonne promo. EY intervient, explique qu'il se contrefout de Melendez, et se déchire pour tenter de faire fonctionner ce feud.

- Jessie vs Dj Z. Theme naze "ilétromaychan" pour Jessie, et un match bref, mais avec une jolie intensité de la part de Jessie, qui est énervé en post-match, et promo convaincante, jusqu'à l'intervention de Robbie. Segment efficace.

- Récap de Magnus/Storm.

- Magnus dans le ring, refuse de partir tant que Storm n'est pas dans le ring. Storm se pointe, se moque de tout le monde, et fait semblant d'avoir le landeau du Baby Magnus, qu'il fout en l'air pour s'enfuir. Un peu cheap, mais bon, pourquoi pas.

- EC3 vs Lashley. Un match compétent, malgré un finish bordélique/surbooké, et un spot joliment laborieux avec la mise en place de la chaise.


Un Impact assez bavard, et plutôt léger en action de grande qualité, mais en comparaison de la semaine dernière, c'était un net progrès. La semaine prochaine, c'est du live, donc j'espère un peu de surprises ou de progrès dans les storylines, ainsi qu'un public un peu plus énergique.

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Catch Review : TNA Impact (24/06/2015)

Publié le 25 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après quelques Impacts médiocres, la semaine dernière remontait un peu la pente, sans plus. Et cette semaine, pour une raison inexplicable, une hype énorme de dernière minute a commencé à se faire, à quelques heures de l'enregistrement du show, avec notamment des dirt sheets parlant de show historique dans l'histoire de la compagnie... restons méfiants, mais gardons espoir.

Impact du 24/06/2015 :

- EC3 confiant backstage.

- Angle dans le ring, attend son adversaire ; EC3 meuble un peu, et finit par répliquer en annonçant l'adversaire de Kurt, Matt Hardy. Mwé, pas vraiment de quoi trembler dans ses bottes.

- Low Ki vs Grado vs Tigre Uno, Elimination X-Div Title. Josh Matthews qui survend la popularité de Grado = :( ; Low Ki qui élimine Grado rapidement = :) ; pas un match formidable, mais bon au moins Grado n'a pas gagné, et Tigre est champion.

- Bram backstage, attend son prochain adversaire, et Vader (?) semble répondre à l'appel. Mwé.

- The Dollhouse se dispute backstage. Mwé. Toujours très cheap et cheesy.

- Velvet vs Angelina. Aucune surprise vue la stipulation "si Velvet gagne, elle retrouve sa place au sein du roster". Mwé. Générique et quelconque.

- Les Dirty Heels sont confiants.

- À nouveau une vidéo teaser de la nouvelle KO, qui visiblement ne fera pas d'apparition ce soir.

- MVP shoote un peu sur les dirt sheets, et est confiant (décidément).

- Dirty Heels vs Wolves, match 4 sur 5, Full Metal Mayhem. Pas mal de meublage, pour ce qui est probablement le match le plus faible de la série. Ce qui ne veut pas dire que c'était mauvais, mais simplement un peu décousu.

- Hardy s'explique.

- Jarrett dans le ring pour faire la pub de sa fédération, et annoncer qu'il va participer au King of the Mountain à Slammy = mwé. Long, larmoyant, et inutile.

- Bram vs Vader. Vader n'était pas mauvais, pour son âge et son état physique. À part ça, bof. Et Matt Morgan qui se pointe en post-match, encore moins enthousiasmant.

- EY vs Melendez. Médiocre, mais pas trop long.

- BDC et Rising se battent, Hernandez se pointe, attend maladroitement au bord du ring, et rejoint le BDC. De moins en moins motivant.

- Angle vs Matt Hardy. À peu près ce à quoi on pouvait s'attendre. Pas mauvais mais rien de forcément génial ou mémorable. Ec3 attaque Angle en post-match, mais se fait contrer.

 

Plutôt que de se tourner vers le futur, apparemment, TNA a décidé de se tourner vers le passé, avec Jarrett, Velvet, Morgan, Hernandez, Vader, les Hardyz, le KOTM. Je ne peux pas vraiment dire que cela me plaise beaucoup, d'autant que cela se fait souvent au détriment des nouveaux talents, qui voient leur temps d'antenne diminué ou servent de faire valoir.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 01 - Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie (2015)

Publié le 19 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Manuel de Survie à l'Apocalypse Zombie (Scouts Guide to the Zombie Apocalypse) :

Ben (Tye Sheridan), Carter (Logan Miller) et Augie (Joey Morgan) sont les trois seuls scouts de leur région, et deux d'entre eux songent sérieusement à quitter la troupe, lorsque des morts vivants sanguinaires envahissent la ville. Avec l'aide de Denise (Sarah Dumont), serveuse dans un club de strip-tease, le trio doit alors tout faire pour sauver l'humanité, et mettre un terme à cette épidémie mortelle...

Une zombie teen comedy (réalisée par le scénariste des Paranormal Activity) qui a reçu un accueil assez positif par chez nous, et plutôt négatif outre-atlantique... et honnêtement, je me range sans problème du côté des avis négatifs. Ou du moins très mitigés.

Car il faut bien admettre que ce Manuel de Survie n'apporte strictement rien au genre (déjà bien épuisé) de la zom-com : déjà, le film est très long à démarrer. Si l'on excepte l'intro de 6 minutes, totalement détachée du reste et uniquement là pour montrer Blake Anderson de Workaholics en train de faire le con, il ne se passe globalement rien du tout pendant une bonne demi-heure.

Et lorsque l'action se déclenche enfin, elle est constamment parasitée par un ton global bas de plafond et graveleux (façon pipi caca prout bite couille pet chatte), et par de nombreux ventres mous récurrents. Sans même parler de la scène d'action principale, qui place ses zombies dans un night-club éclairé au néon et au stroboscope, ce qui flingue tout l'intérêt de ce moment, et une grosse partie de sa lisibilité.

Bref, une comédie assez insipide et plutôt banale, sans grande originalité, avec des scènes généralement trop longues et prévisibles pour leur propre bien, et une distribution assez transparente (les trois scouts sont peu mémorables, et Sarah Dumont l'est tout autant).

Reste finalement du gore (numérique) assez généreux, quelques idées amusantes (les chats zombies) mais sous-exploitées, et une illustration musicale adéquate de Matthew Margeson.

C'est peu. Mais je suppose que si l'on est client de l'humour graveleux façon American Pie, ce film peut fonctionner.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #871 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois un Prince (2018) & Un Admirateur Secret (2011)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Il était une fois un Prince (Once Upon a Prince - 2018) :

Suite à une rencontre fortuite, Susanna (Megan Park), une jeune architecte paysagiste américaine, accepte l'aide de Nate (Jonathan Keltz), et se rapproche rapidement du jeune homme. Mais rapidement, elle découvre que celui-ci est un Prince européen, et qu'il est sur le point d'être couronné Roi...

Mouais. Encore un téléfilm Hallmark "royal", encore les mêmes formules, les mêmes ficelles, les mêmes personnages (la Reine-mère, la noble rivale, le garde-du-corps/agent de sécurité, etc), le même type de décors (sauf qu'ici, ils n'ont pas été filmer en Europe), etc, etc, etc.

Alors certes, le couple principal a ici le temps de développer un rapport crédible, et une relation amicale avant d'être amoureuse, ce qui évite le coup de foudre instantané habituellement de mise et gentiment capillotracté. Mais entre une Megan Park fatiguée, et un Keltz pas très charismatique, ça ne décolle jamais vraiment, pas aidé par une illustration musicale un peu forcée.

Un gros bof, donc.

2.5/6

Un Admirateur Secret (A Crush on You - 2011) :

Lorsqu'il s'éprend de Chloe Andersen (Christine Scott Bennett), une jolie blonde aperçue dans un café, et qu'il obtient son adresse email, Ben Martin (Sean Patrick Flanery) décide de lui envoyer une lettre romantique et anonyme. Mais sans le savoir, c'est Charley Anderson (Brigid Brannagh), mère célibataire, amie et collègue de Chloe au sein de l'entreprise de marketing dirigée par Big Jim Nelson (Michael Clarke Duncan), qui reçoit ces courriers, et c'est avec celle-ci qu'il entame une correspondance amicale, persuadé qu'il est en train conquérir Chloe. Lorsque vient le moment de se confronter à la réalité, cependant, tout change, puisque Ben et Chloe découvrent qu'ils n'ont pas grand chose en commun, tandis que Charley et lui deviennent les meilleurs amis du monde...

Une rom-com Hallmark assez basique, dérivative et prévisible, dans le genre quiproquos et identités cachées, mais pas désagréable, principalement parce que Brigid Brannagh est crédible et sympathique (plus que d'autres actrices principales de films Hallmark, en tout cas) en mère de famille discrète.

Bon, SPF surjoue un peu par moments, et devrait avoir la main plus légère sur le bronzage ; et il est plus que temps que Hallmark investisse dans une nouvelle imprimante (tous les logos et affiches de ce téléfilm semblent avoir été conçus en trois minutes et imprimés sur une vieille Epson à 20€).

Mais sinon, ça se regarde tranquillement. Sans plus.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 6)

Publié le 2 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Critiques éclair

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x20 - Vis à vis :

Le problème avec un épisode comme celui-ci, c'est que c'est un épisode tellement détaché de toute continuité qu'il aurait pu se dérouler en saison 2 ou 3. Ici, on a Tom Paris qui s'ennuie et en a assez de sa vie à bord (depuis quand ? Ce n'est pas comme si la vie à bord était très paisible et routinière, surtout une semaine après une invasion de nazis hirogens), et qui sympathise avec un extraterrestre récemment rencontré, lequel échange son corps avec Tom et prend sa place à bord du Voyager.

Une histoire de body-swap assez basique (mais bien jouée), aux rebondissements classiques, et au ton pas trop sérieux, ce qui fait que ça se regarde tranquillement, mais ce n'est vraiment rien de bien neuf ou de mémorable, donc, avec une caractérisation de Tom qui sort un peu de nulle part (Tom qui fait un caca nerveux quand il arrive en retard à un rendez-vous avec B'el, WTF), ne correspond pas vraiment à ce qui nous avait été montré jusque là, et semble souvent n'exister que pour provoquer des conflits artificiels entre les personnages.

Ah, et puis tout l'épisode tourne autour de ce pilote extraterrestre d'un prototype de vaisseau révolutionnaire, dont Tom parvient à optimiser les moteurs... et pourtant, quand arrive la fin de l'épisode, la technologie révolutionnaire en question a été passée à la trappe, et plus personne n'en parle à bord.

 

4x21 - The Omega Directive :

Le Voyager passe en état d'alerte lorsque le vaisseau détecte Omega, une molécule au potentiel destructeur immense, que tout capitaine de Starfleet doit détruire sur le champ. Les Borgs, eux, la considèrent comme un symbole de perfection ultime, et Seven fait, à son contact, une expérience spirituelle qui la bouleverse.

Un bon épisode, au sujet intrigant, et au traitement plutôt réussi, notamment du côté de Seven, qui est clairement le gros atout de cette saison (et est probablement plus développée et nuancée que la moitié de l'équipage combinée). Pas un épisode parfait (la téléportation facile d'une molécule aussi instable me pose problème), mais du bon divertissement.

 

4x22 - Unforgettable :

Le concept de base n'est pas mauvais - le vaisseau recueille une extraterrestre en difficulté, qui prétend appartenir à une race s'effaçant automatiquement de la mémoire et des banques de données d'autrui, et qui explique que non seulement elle a passé des semaines à bord, mais qu'en plus elle a vécu une histoire d'amour avec Chakotay - mais le traitement de l'histoire est assez générique et prévisible, au point d'en être quasi soporifique.

Ce n'est techniquement même pas mauvais (quoique, les motivations des personnages sont gentiment hypocrites, et les explications biologiques de l'amnésie sont, au mieux, capillotractées, et au pire, ridicules), mais simplement quelconque au possible, avec des scènes interminables et mécaniques entre l'alienne (Virginia Madsen) et Chakotay.

Ce qui rend le tout, assez ironiquement compte tenu du titre, très oubliable.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (fin)

Publié le 16 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Star Trek, Science-Fiction, Critiques éclair

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x26 - Hope and Fear :

Fin de saison signée Berman, Braga et Menosky, avec la découverte, grâce à un passager extraterrestre (Ray Wise), de l'USS Dauntless, un vaisseau révolutionnaire apparemment envoyé par Starfleet dans le Delta Quadrant pour récupérer l'équipage du Voyager, suite à la prise de contact effectuée plus tôt dans la saison. Un pitch très sympathique, qui fait illusion pendant une bonne moitié de l'épisode... malheureusement, on devine très tôt (tant par le choix de l'acteur que par la réalisation un peu trop appuyée) que l'alien est fourbe et que tout ça va se retourner, forcément, contre le Voyager.

Aussi lorsque la grande révélation du plan machiavélique (et totalement capillotracté, pour ne pas dire irréaliste et infaisable) a lieu, l'épisode prend un coup dans l'aile. Déjà que son rythme inégal peine à totalement convaincre. Le plus frustrant, ce n'est même pas le retour au status-quo, à base de grosses ficelles attendues, non, c'est plutôt le fait que certaines thématiques (Janeway enfin confrontée aux conséquences de ses décisions arrogantes et moralisatrices ; Seven qui se voit soudain proposer le choix de rejoindre la Fédération, ou de retrouver le Collectif...) de l'épisode finissent par n'être qu'effleurées, et noyées dans le reste du récit. Une fin de saison en demi-teinte, donc, regardable, mais finalement assez convenue et classique. Dommage.

 

Bilan saison 4 :

Ah ben voilà, tout de suite, c'est nettement mieux. L'arrivée de Seven of Nine au sein de l'équipage, conséquence de celle de Jeri Taylor au poste de showrunneuse solo créativement libre, a forcé les scénaristes à se recentrer sur son personnage, qui a ainsi grandement bénéficié de cette attention, et évité le cliché de la bimbo sexy auquel le studio la prédisposait. Seven, son développement, son évolution, et sa relation avec Janeway sont donc une grande force de cette saison, au point de parfois donner l'impression que Star Trek Voyager est le Seven of Nine Show.

Cet impact, il se ressent particulièrement sur les autres membres d'équipage : Kim est toujours inexistant, Chakotay est toujours un cliché ambulant, Paris n'existe qu'au travers de sa relation avec B'elanna, mais lorsque Roxann Dawson se fait plus rare pour cause de grossesse, Paris cesse d'exister. Reste tout de même le Docteur Holographique, constant dans son interprétation et dans sa place à bord. Cette inégalité de traitement est assez regrettable : si les autres personnages avaient reçu ne serait-ce que la moitié de l'attention que Seven a reçu, le show en aurait été changé. Là, en l'état, le niveau global des épisodes en progrès, mais ça souffre toujours de défauts évidents et récurrents (notamment la destruction et le gaspillage de ressources qui devraient être essentielles au Voyager ; le code de conduite à géométrie variable de Janeway ; l'absence de vrai ennemi récurrent et original ; manque de fil directeur et de continuité réelle), qui ne vont pas aller en s'améliorant lorsque Jeri Taylor aura pris sa retraite, juste avant le début de la saison 5.

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