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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #722 : Game Night (2018)

Publié le 28 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Game Night :

Toutes les semaines, Max (Jason Bateman) et son épouse Annie (Rachel McAdams), tous deux très compétitifs, organisent une Soirée Jeux avec tous leurs amis (Billy Magnussen, Sharon Horgan, Lamorne Morris, Kylie Bunbury). Cette semaine, cependant, la soirée se tient chez Brooks (Kyle Chandler), le frère de Max, un homme séduisant et riche à qui tout réussit. Seulement voilà : Brooks a engagé une entreprise spécialisée dans les jeux de rôle, pour simuler son enlèvement, et embarquer ses invités dans une murder party ultra-réaliste. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite, Max et Annie comprennent que les deux kidnappeurs de Brooks sont de véritables criminels...

Une comédie noire réalisée par John Francis Daley et Jonathan Goldstein, et qui lorgne ouvertement (et très clairement) sur un croisement de Date Night (Crazy Night, chez nous, avec Steve Carrell et Tina Fey), de The Game de David Fincher, et de L'homme qui en savait trop... peu (avec Bill Murray), deux versions d'une histoire très similaire, sorties en 1997.

Ce qui, malheureusement, fait que l'on a une énorme longueur d'avance sur tout le récit, et ce jusqu'à ses dernières 20 minutes. Pendant ses 80 premiers minutes, en effet, le récit se déroule exactement comme on peut le supposer : mise en place longuette, déclencheur réussi et percutant, et ensuite, un enchaînement de rebondissements sans grande tension, puisqu'à aucun moment, le spectateur ne peut réellement prendre pour argent comptant ce qu'il a sous les yeux.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est dénué d'intérêt, notamment parce que le couple Bateman/McAdams fonctionne très bien, que Jesse Plemons est amusant en voisin glauque, et que les deux réalisateurs tentent ponctuellement de vraiment réaliser le film (en y injectant des idées de montage, des idées de mise en scène, etc, comme dans la scène de l’œuf de Fabergé, en simili-plan séquence), ce qui reste encore trop rare dans le genre de la comédie US.

On regrettera cependant que les personnages secondaires manquent à ce point de charisme : ils ne sont pas désagréables, et ont même quelques répliques qui fonctionnent, mais dans l'ensemble, on a souvent l'impression que les acteurs choisis n'étaient pas le premier choix des réalisateurs, et que les personnages auraient été bien meilleurs avec des seconds rôles plus mémorables.

Heureusement, lorsque la "réalité" des événements est enfin révélée, avec l'apparition d'un certain acteur en prime, le film a la bonne idée de repartir pour un tour, lors d'un dernier quart d'heure nettement plus rythmé, drôle et efficace que ce qui a précédé. Un peu comme si le scénariste en avait gardé sous le pied pour finir en apothéose.

On n'échappe cependant pas à la leçon de vie qui fait office de caractérisation dans les comédies américaines de ces dernières décennies, mais cela ne gêne pas trop, en fin de compte, et on termine le film sur une bonne impression.

Loin d'être un film particulièrement exceptionnel ou original, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #849 : Prophet's Prey (2015)

Publié le 30 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Religion, Thriller, Drame, Showtime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Prophet's Prey :

Un documentaire étrangement décevant d'Amy Berg (pourtant pas novice en la matière) qui couvre l'affaire Warren Jeffs (déjà traitée sous forme de téléfilm par la chaîne Lifetime, critiqué en ces pages), ce dirigeant auto-proclamé d'une branche fondamentaliste de l'Église Mormone qui, à la mort de son père, a pris sa place de Prophète, et a commencé à imposer un mode de vie toujours plus strict et exigeant à ses disciples.

Un Warren Jeffs qui a rapidement poussé les mœurs polygames de l'Église dans leurs derniers retranchements, en épousant des filles de plus en plus jeunes, et ce tout en s'adonnant ouvertement à des actes pédophiles sur les enfants de sa congrégation.

Une histoire particulièrement glauque, pour une personnalité hors-du-commun, et pourtant, ce documentaire peine à captiver le spectateur, ou à lui apprendre beaucoup de choses sur le personnage de Jeffs. Probablement parce que, plutôt que de s'intéresser à Jeffs, la personne, il s'intéresse à l'enquête qui a permis de le faire tomber (le documentaire est l'adaptation d'un livre, Prophet's Prey: My Seven-Year Investigation into Warren Jeffs and the Fundamentalist Church of Latter-Day Saints, dont l'auteur intervient régulièrement à l'écran).

On a donc droit à beaucoup d'intervenants qui parlent de Jeffs, qui reconstituent l'enquête, des prêches robotiques de Jeffs en voix-off, quelques preuves utilisées lors de son procès (dont un enregistrement audio assez glaçant de son dépucelage de l'une de ses "femmes" mineures), et des témoignages des proches de Jeffs - anciens disciples et membres de sa famille - qui semblent particulièrement enclins à faire reposer toutes les dérives de leur branche fondamentaliste aux pieds de Warren Jeffs.

Ce dernier - une ordure incroyable et illuminée qui, depuis sa prison, continue de diriger sa congrégation par l'intermédiaire de l'un de ses frères - sert ainsi de bouc émissaire bien pratique aux autres Mormons du FLDS et il manque vraiment, de la part du documentaire, une remise en perspective du mouvement mormon dans son ensemble et de ses dérives, pour effectuer une sorte de contre-poids critique, qui permettrait d'y voir plus clair dans tout ça.

En diabolisant ainsi Warren Jeffs, Amy Berg et ses intervenants simplifient à outrance le problème, et on finit par se demander ce que le métrage cherchait à accomplir, puisque Jeffs et ses proches restent une énigme,et que rien n'a vraiment changé depuis la fin de l'enquête et la condamnation de Jeffs à de la prison à vie.

Assez frustrant.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Channel 4, UK, Irlande

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Club des Gentlemen : Apocalypse (The League of Gentlemen's Apocalypse) :

Après des siècles de vie "paisible", le village de Royston Vasey et ses habitants déglingués sont sur le point d'être détruits : leurs créateurs, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ont en effet décidé de passer à autre chose - une fiction historique intitulée The King's Evil - et Royston est donc à l'agonie. Jusqu'à ce que certains des personnages découvrent un portail dimensionnel menant à la réalité des scénaristes et acteurs. Sans attendre, ils l'empruntent, bien décidés à sauver leur peau en convaincant le Club des Gentlemen d'écrire de nouveau pour eux...

Adaptation cinématographique de la série Le Club des Gentlemen, sortie 3 ans après la dernière saison du show (une saison plus sombre et dure que les précédentes), ce métrage a des allures de téléfilm de luxe (enfin, plutôt au budget un peu supérieur à la moyenne), et souffre de problèmes de rythme évidents : son découpage en trois parties ne lui fait pas de cadeaux, entre son premier tiers un peu maladroit, visant à ré-établir l'univers et ses personnages, et (trop) chargé en vannes graveleuses ; son second tiers se déroulant à 80% dans le monde fictif de King's Evil ; et son dernier tiers où tous les univers entrent en collision, concluant le tout dans un bain de sang.

Au niveau de l'articulation du script, c'est donc gentiment décousu et laborieux... et pourtant ça fonctionne plus ou moins bien, ou du moins, ça force la sympathie, puisque les personnages de Royston Vasey sont respectés dans ce qu'ils ont de tordu et d'improbable (pas assez de Papa Lazarou, cependant), que les interprètes sont toujours à fond dans leurs rôles respectifs, et que tout le côté métadiscursif s'avère plutôt amusant à suivre.

À part ça, comme dans Inside N°9, le trio de scénaristes-acteurs s'est par ailleurs amusé à placer quelques références bienvenues (Kubrick, Cocteau), le caméo de Simon Pegg est assez (dé)culotté, David Warner s'amuse vraiment en sorcier maléfique, et la présence de monstres en stop motion (du moins, il me semble que c'était de la stop motion) fait toujours plaisir à voir.

Bref, un portage cinématographique loin d'être parfait et totalement maîtrisé, mais qui s'avère néanmoins assez amusant, pour peu que l'on soit familier de cet univers, et que l'on n'ait pas peur d'un film somme toute assez inégal.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 06 - Mom and Dad (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Mom and Dad :

Sans raison, tous les parents habitant une petite banlieue paisible deviennent ultra-violents, et s'en prennent à leurs enfants. Carly (Anne Winters) et son petit frère Josh (Zackary Arthur) doivent ainsi trouver un moyen d'échapper à leurs géniteurs Brent (Nicolas Cage) et Kendall (Selma Blair), avant que ces derniers ne les punissent... pour de bon.

Nicolas Cage en roue libre dans un rôle de psychopathe cherchant à tuer ses enfants, dans une sorte de Cooties inversé et plus ciblé, le tout sous la direction de Brian Taylor (Hyper Tension 1 & 2, Ghost Rider 2, Gamer), ça laissait augurer de quelque chose de déjanté, d'implcabale et de brutal... et en fait, pas tant que ça.

En effet, de par sa structure (une bonne moitié de mise en place, une bonne moitié de huis clos), sa mise en images (la caméra portée et tremblotante est omniprésente), son illustration musicale (quelques moments décalés fonctionnent, mais le plus clair du temps, c'est du sound design bruitiste et agaçant) et son rythme artificiel (imposé par le montage), le film paraît étrangement bâclé, ou du moins, relativement décousu.

Alors certes, quand Cage s'énerve un peu, c'est amusant, et certains moments fonctionnent à peu près dans le dernier quart d'heure (même si les conséquences de l'arrivée des grands-parents sont téléphonées au possible), mais dans l'ensemble, le film ne fait jamais vraiment peur, il n'est jamais vraiment stressant, et à l'opposé, il ne pousse jamais vraiment le bouchon suffisamment loin pour virer ouvertement et durablement à la comédie noire.

On finit donc par se retrouver devant un film assez quelconque et étrangement timide (le plus gros des actes de violence est hors-champ), qui déçoit forcément au final (surtout avec cette conclusion en queue de poisson), et n'exploite jamais complètement son postulat de départ pourtant percutant, préférant se perdre dans des flashbacks inutiles cherchant à humaniser les personnages adultes - comprendre : à donner à Cage et à Blair une raison d'accepter ces rôles et une occasion de jouer autre chose que des psychopathes décérébrés le temps d'une scène ou deux.

2 + 0.5 pour Olivia Crocicchia (aperçue dans L'amour par accident, Men, Women & Children, At The Devil's Door, et Teacher of the Year), Lance Henriksen et Grant Morrison (?!) dans de petits rôles =

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 10 - Le Rituel (2018)

Publié le 5 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Netflix, UK, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Rituel (The Ritual) :

Pour rendre hommage à leur meilleur ami Robert (Paul Reid), victime d'un braquage ayant mal tourné, quatre compères anglais (Sam Troughton, Rafe Spall, Arsher Ali, Robert James-Collier) se retrouvent six mois plus tard pour une randonnée dans la forêt suédoise. Mais rapidement, lorsqu'une blessure les oblige à couper à travers bois, ils s'abritent des intempéries dans un vieux chalet abandonné, où il découvrent un autel dédié à une entité maléfique... une entité qui, rapidement, commence à les traquer.

Mouais.

David Bruckner, réalisateur de segments de The Signal, V/H/S et Southbound, décide ici de livrer un pendant masculin à The Descent (mâtiné de Blair Witch) pour une adaptation de roman d'horreur, filmée en Roumanie (en lieu et place de la Suède), et qui oppose quatre Anglais à une créature étrange, au fin fond d'une forêt perdue.

En soi, rien de honteux, et c'est d'ailleurs globalement plutôt bien filmé : la nature est superbe, la photographie travaillée, et les transitions rêves/réalité fonctionnent très bien.

Malheureusement, il n'y a ici rien de très original, puisqu'on nous ressert l'idée de l'horreur comme catharsis personnelle d'un héros traumatisé, qui va se confronter à une force surnaturelle pour en ressortir grandi et purgé de sa névrose.

Un arc narratif particulièrement balisé, donc, qui fait qu'un seul personnage (le héros) se trouve vraiment développé, alors que ses compères ne sont là que pour servir de chair à canon.

Par conséquent, il est difficile de s'attacher aux personnages sur la longueur, et le fait que le script soit à ce point cousu de fil blanc fait que l'on a un peu tendance à penser à autre chose à mi-métrage.

Et puis la dernière demi-heure du film a le bon goût de sortir un peu le film de la forêt, en envoyant les survivants dans (attention spoilers) un village de cultistes gentiment clichés (qui semblent tout droit sortis de The VVitch) : on y a droit à des paysans caricaturaux, à quelques idées sous-exploitées - la congrégation de cultistes "momifiés" - et quelques moments quasi-comiques - le coup de poing à la grand-mère, le coup de fusil qui part tout seul - et à une confrontation rapide entre le protagoniste, et la bête.

Une bête vraiment réussie, conceptuellement, et dont l'apparence dérangeante fonctionne très bien. C'est d'ailleurs l'une des qualités premières du film, avec sa réalisation, et son score musical grinçant, qui parvient à imposer ponctuellement une certaine tension (ce qui est pratique lorsque le reste du film n'y parvient pas).

Mais dans l'ensemble, le script n'est pas vraiment à la hauteur : c'est dommage, ça aurait pu être nettement plus nerveux et intéressant.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 29 - Zombies (2018)

Publié le 17 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Disney, Musique, Jeunesse, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zombies (Z-O-M-B-I-E-S) :

Dans la petite ville de Seabrook, les humains vivent aux côtés de Zombies pacifiques depuis un incident chimique 50 ans plus tôt. Mais la ségrégation bat toujours son plein, et lorsqu'un groupe de jeunes zombies intègre le lycée, cela ne se passe pas sans anicroches, notamment pour Zed (Milo Manheim), zombie rêvant d'intégrer l'équipe de football, et Addison (Meg Donnelly), apprentie-cheerleader, qui sont épris l'un de l'autre.

Je le mentionnais en parlant des Descendants, mais Disney a totalement abandonné l'idée de produire des D-Coms d'Halloween, alors que c'était, pendant près d'une vingtaine d'années, un incontournable du Disney Channel.

En 2017, il en a été de même, et Zombies (adaptation d'un pilote de série avortée intitulée Zombies & Cheerleaders, produit en 2011, au sommet de la vague zombies, et peu de temps après les High School Musical) a donc été diffusé... deux jours après la Saint Valentin. Certes. Il ne faut pas chercher à comprendre, je crois.

Zombies, donc, est une sorte de Roméo & Juliette à la sauce mort-vivant, ou pour être plus exact, c'est un mélange très clair de Hairspray (même métaphore, même environnement, même déroulement), des Descendants (mêmes producteurs, même postulat), des chorégraphies modernes des Step Up (même chorégraphe), et de High School Musical, forcément.

Alors, DCom oblige, on se retrouve avec pas mal des clichés habituels du genre, depuis la distribution (la jolie héroïne, le héros comique mais pas trop, la petite sœur, la rebelle, l'idiot, le méchant un peu efféminé, la meilleure copine rondouillarde et afro-américaine...), en passant par le maquillage des zombies (plus proches du Joker - cheveux verts et grosses cernes - que de morts-vivants), et les chansons tour à tour insipides ou lorgnant sur un style Hamiltonien.

Mais ce n'est pas forcément désagréable à regarder : les chorégraphies sont efficaces, les deux acteurs principaux ne sont pas mauvais, et il y a en prime un propos très approprié, en ces temps de Trump, sur l'intégration, la tolérance, et l'inutilité d'un mur pour repousser "l'Autre".

Bref, je ne vais pas noter, n'étant pas du tout le public visé, mais je regrette néanmoins que le film ait été sacrifié à la sortie de l'hiver, alors qu'il aurait tout à fait eu sa place en octobre.

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982)

Publié le 2 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Full Moon High (1981) :

Dans les années 60, lors d'un voyage en Roumanie avec son père agent de la CIA, Tony Walker (Adam Arkin) est mordu par un loup-garou. Désormais immortel, il passe deux décennies en réclusion, mais finit par décider de retourner au lycée, dans les années 80, pour mener à son terme la saison de football qu'il a dû abandonner...

Une comédie de Larry Cohen qui ressemble fortement à un croisement entre Teen Wolf (qui sortira quelques années plus tard) et Le Loup-Garou de Londres (sorti la même année), le tout en mode Y-a-t'il un pilote dans l'avion ? ou Young Frankenstein.

Le problème étant que le film est totalement décousu, dépourvu du moindre sens du rythme, et surtout, très plat : énormément de gags et de vannes tombent totalement à plat, ça se traîne lamentablement une fois que le héros est mordu, et on finit à l'état végétatif devant cette comédie jamais maîtrisée, peu inspirée, et assez amateure.

Énorme bof, donc, malgré quelques (jeunes) visages familiers (Bob Saget ^^).

​1.75/6

National Lampoon's Class Reunion (1982) :

Lorsque les étudiants déjantés de Lizzie Borden High (Gerrit Graham, Miriam Flynn, Fred McCarren...) se retrouvent dans leur ancien établissement à l'occasion des 10 ans de leur promotion, ils ne se doutent pas qu'ils vont être pris au piège sur place, et pris pour cible par un psychopathe, Walter Baylor (Blackie Dammett), voulant se venger d'une humiliation subie en 1972...

L'une des premières productions cinématographiques National Lampoon après Animal House, ce métrage décousu n'en a ni l'énergie, ni le réalisateur, ni la cohésion, ni l'intérêt... et encore moins la distribution charismatique.

Ici, tout est très aléatoire, à la limite d'un film des ZAZ, mais le script de John Hughes (qui a, depuis, renié le film et le scénario) tourne totalement à vide, et produit un long-métrage approximatif, surjoué au possible, et qui tente de mélanger parodie de slasher et college comedy sans jamais vraiment y parvenir.

Bref, un ratage, aux quelques gags amusants fusillés par le rythme et la réalisation.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #884 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017)

Publié le 11 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Romance, Thriller, Télévision, Lifetime, Australie, UK, Musique, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Three Summers (2017) :

Trois années de suite, durant le festival musical annuel Westival, en Australie, deux musiciens irlandais - Roland (Robert Sheehan), prétentieux et élitiste joueur de thérémine, et Keevy (Rebecca Breeds), une joueuse de violon folk terre-à-terre et enthousiaste - se croisent et se rapprochent, alors qu'autour d'eux s'animent diverses communautés et autres groupes musicaux toujours plus excentriques...

Une comédie romantique écrite et réalisé par Ben Elton, légende de la télévision comique anglaise (Mr. Bean, Mr. Fowler brigadier-chef, Blackadder, The Young Ones)... et qui, en regard des antécédents de son créateur, s'avère étrangement décevante et plate.

Le problème, c'est que, plutôt que de faire un métrage purement romantique, Elton a choisi de faire de ce film une comédie collective, avec bon nombre de personnages secondaires et de moments récurrents, au sein desquels Sheehan (parfait en musicien méprisant et hautain) et Breeds évoluent et se disputent, avant de se retrouver.

Résultat, entre moments de revendication politique aborigène, chansons vaguement décalées, seconds rôles excentriques, plaidoyer pour le vivre-ensemble, humour australo-britannique, etc, la romance évolue mollement, sans vraiment passionner, et ce bien que le couple principal soit agréable.

Ce n'est pas calamiteux, c'est simplement assez quelconque.

3/6

Que s'est-il passé cette nuit-là ? (The Wrong Bed : Naked Pursuit - 2017) :

Peu de temps après avoir été renvoyée d'une compagnie d'assurance, Stella (Jewel Staite) se réveille un beau matin dans une chambre d'hôtel, nue et menottée à un séduisant pompier, Owen (Corey Sevier). Ni Stella ni Owen ne se souviennent comment ils sont arrivés là, ni qui est l'autre, mais progressivement, alors qu'ils se rapprochent, ils comprennent qu'ils sont embarqués dans une histoire de conspiration pharmaceutique qui les dépasse, et qui les oblige à fuir constamment de l'avant..

Pas vraiment une comédie romantique, puisqu'on est ici dans un téléfilm Lifetime façon thriller miteux, mais dans lequel la romance joue tout de même un rôle important (car récit adapté d'un roman Harlequin).

Adapté à quatre mains, ce téléfilm s'avère ainsi un métrage assez bâtard, bourré de choix créatifs contre-productifs (dès que le récit s'éloigne du couple principal, ça patauge) qui semblent uniquement là pour remplir un peu les 85 minutes du programme.

Ce n'est donc pas très intéressant, malgré le capital sympathie du couple principal et les paysages canadiens enneigés, et sur la fin, ça vire même au ridicule, avec ce grand méchant surjoué, qui nous fait son monologue avant de tuer les héros.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #824 : Walk Like a Panther (2018)

Publié le 14 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, UK, Drame, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Walk Like a Panther :

Lorsque le pub familial, endetté, est contraint de fermer ses portes, Mark (Stephen Graham), fils de catcheur et fan de la discipline, a l'idée de profiter d'un incident devenu viral pour organiser un spectacle caritatif avec tous les anciens lutteurs des Panthères, le groupe de catcheurs de son père. Plus facile à dire qu'à faire quand tous ces derniers n'ont pas lutté depuis les années 80...

Pilote de série tv avortée, reconverti en long-métrage surfant sur la popularité du Full Monty, cette comédie dramatique anglaise souffre d'une réalisation assez désagréable, avec un flou circulaire apparent en bordure de nombreux plans, et des angles de caméra constamment en contre-plongée légère, comme si le caméraman faisait 1m50, et avait en plus tourné tout le film assis par terre, ou sur une chaise.

Ce n'est pas rédhibitoire, en soi, mais une fois que l'on s'en aperçoit, on ne voit plus que ça, d'autant que le film n'est jamais suffisamment divertissant ou drôle pour faire oublier l'aspect technique.

Notamment sur le plan du catch, pourtant au cœur du métrage : malheureusement, du catch, il n'y en a guère dans ce film d'une heure 50 minutes. On est en plein dans de la comédie dramatique anglaise typique, et tout ce qui est catch reste hors-champ, ou limité à un bref montage au bout de 80 minutes, ainsi qu'au grand show final.

Et encore : là aussi, le tout est entrecoupé de sous-intrigues sur les gardes du corps barbus, sur la démolition du pub, etc, des digressions clairement de trop, et assez mal gérées au niveau du rythme, du montage et du cadrage.

Combinez tout cela à des personnages bien trop basiques, jamais particulièrement attachants ou intéressants, à des choix peu pertinents (le réalisateur qui utilise sa compagne, Lena Headey, dans deux scènes, pour placer une référence au Trône de Fer, et qui met en avant Jason Flemyng, lequel n'a qu'une scène et demi dans le film), et à un script (écrit par le réalisateur) assez cousu de fil blanc... et on se retrouve avec un tout particulièrement décevant et terne, qui déçoit inévitablement.

(d'autant plus que le film prétend que le monde du catch est moribond, alors qu'il ne s'est jamais aussi bien porté depuis 30 ans grâce à la nouvelle génération, sans même parler de la WWE, qui recrute à tour de bras en Angleterre)

2/6 (Michael Sosha est amusant, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #857 : The Price of Fame (2017)

Publié le 16 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Biographie, Religion, Catch

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The Price of Fame :

Documentaire indépendant retraçant la carrière et l'évolution de Ted DiBiase, le célèbre Million Dollar Man des grandes années de la WWF, ainsi que l'impact que sa célébrité a eu sur sa vie de famille.

Et pendant trois bons quarts d'heure, le documentaire s'avère assez intéressant, avec de nombreux témoignages de stars de la discipline (Harley Race, Terry Funk, Jim Ross, Gene Okerland, Jim Duggan, Roddy Piper, Jake The Snake, George Steele, Virgil, Pat Patterson, Mick Foley, Lex Luger, Bruce Pritchard, Sean Waltman, Shawn Michaels...) et pas mal d'images d'archives qui illustrent la carrière du père de Ted Dibiase, sa propre carrière, et qui expliquent pas mal de choses (comme le fait que le personnage du Million Dollar Man est l'image que Vince McMahon a de lui-même ! ^^).

Le tout, encadré par une trame narrative familiale, sur Ted DiBiase Jr qui accompagne son père dans un pélerinage sur les lieux de son enfance, la tombe de son grand-père, etc.

Le problème, en fait, c'est que progressivement, le côté thérapie familial prend peu à peu le dessus, à mesure que l'on approche du moment où DiBiase a trouvé la Foi : le documentaire s'étend donc en long, en large et en travers sur la manière dont le succès de DiBiase a mené à des infidélités, à des problèmes au sein de son mariage, et comment son amitié de 30 ans avec un pasteur lui a fait voir la lumière.

À partir de là, la dernière demi-heure alterne entre témoignages emplis de platitudes béates de DiBiase et de ses proches, qui créditent Jesus de la transformation de Ted, et de sa vie actuelle, et scènes forcées de mélodrame familial durant lesquelles Ted Jr. est mis en scène de manière pataude, soit grimé en son père pour des scènes de flashbacks, soit pensif et dramatique, pour des scènes de réflexion intense. Le tout sur fond de mea culpa de Ted Sr., qui s'excuse platement devant ses fils pour tout ce qu'il a fait de mal, puis a droit à un monologue sombre et plein de regrets sur la tombe de son père, en guise de conclusion.

Un documentaire trop "moralisateur" et testimonial à mon goût (par moments, on est presque dans Confessions Intimes), et c'est bien dommage, car j'ai énormément de sympathie, à la base, pour DiBiase. De plus, je ne nie pas qu'il ait pu être "sauvé" par la religion, et que celle-ci occupe donc une place importante dans son existence.

Mais le constant recours à Dieu et à Jesus pour justifier la moindre chose positive étant arrivée aux DiBiase, et la manière dont tout tourne autour de ça dans la dernière demi-heure du métrage est assez fatigante, et j'ai fini par ne plus vraiment prêter attention à ce qu'ils racontaient, çà et là.

2/6 + 0.5 pour le dernier quart d'heure, post générique de fin, qui est une discussion décontractée entre DiBiase et Shawn Michaels, lesquels reviennent tranquillement sur leurs carrières respectives = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #878 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Starter For 10 (2006) & Le Mariage de la Dernière Chance (2016)

Publié le 8 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK, Télévision, Hallmark, Drame, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Starter For 10 (2006) :

Brian Jackson (James McAvoy), jeune étudiant issu d'un milieu populaire, décroche une chance d'entrer à l'université prestigieuse de Bristol. Là, il rencontre la superbe Alice (Alice Eve), la sarcastique Rebecca (Rebecca Hall), et intègre l'équipe de culture générale de l'université, dirigée par Patrick (Benedict Cumberbatch).

Une comédie romantique anglaise se déroulant dans les années 80, et bénéficiant donc d'une ambiance très sympathique, et d'une illustration musicale d'époque plutôt efficace (The Cure, The Smiths, Echo & The Bunnymen, New Order, Tears for Fears, etc).

Dans l'absolu, rien d'exceptionnel au niveau de l'intrigue (adaptée d'un roman par son auteur), mais pourtant, le tout fonctionne plutôt bien, aidé par le charme indiscutable de sa distribution bourrée de visages familiers (outre l'excellent et touchant McAvoy, Alice Eve et Rebecca Hall, on retrouve Benedict Cumberbatch en mode comédie, Catherine Tate en mère inquiète, James Corden en métalleux, Dominic Cooper, Charles Dance, Mark Gatiss....).

Tous ces acteurs se combinent très agréablement pour donner lieu à un métrage amusant, dynamique et léger, qui se suit sans problème, et s'avère des plus sympathiques à regarder.

4/6

Le Mariage de la Dernière Chance (Karen Kingsbury's A Time To Dance - 2016) :

Après des décennies de mariage, rien ne va plus entre Abby (Jennie Garth) et John (Dan Payne), au point qu'ils envisagent très sérieusement le divorce. Mais leur fille Nicole (Chanelle Peloso) leur annonce qu'elle va bientôt se marier, et les deux parents décident alors de garder le secret sur leurs problèmes de couple, le temps que la cérémonie s'organise...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries sans le moindre mystère, mais qui a probablement fini sur cette chaîne secondaire par défaut, car n'étant pas assez prestigieux pour être estampillé Hallmark Hall of Fame, et pas assez léger et formulaïque pour être un film Hallmark "traditionnel".

Ici, en effet, on est dans de la comédie dramatique assez sérieuse, toute en retenue et en sobriété, avec des acteurs concernés et éplorés, et des rebondissements tragiques (l'hospitalisation du père) : allergiques à ce genre de métrage (et à une illustration musicale à tendance country) s'abstenir, donc, et bien que le tout soit plutôt bien interprété.

Personnellement, je n'ai pas trouvé ça particulièrement passionnant (le drame larmoyant, pur et dur, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé), mais nul doute que ça plaira au public visé.

3/6 (parce que ça fait plaisir de revoir Chanelle Peloso dans un autre registre que la comédie)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #886 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Associée avec mon Ex (2018) & Destination Wedding (2018)

Publié le 12 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Associée avec mon Ex (Love in Design - 2018) :

Alors que son émission de rénovation d'intérieur a elle-même besoin d'un bon coup de pinceau, Hannah (Danica McKellar) est contrainte, par son patron, de retourner dans sa ville natale, en Nouvelle-Angleterre, pour y remettre en état un manoir historique. Mais rapidement, Hannah découvre que Jeff (Andrew Walker), son ex-compagnon, a été chargé de s'assurer que les rénovations d'Hannah n'endommagent pas le caractère historique du bâtiment...

Rah, c'est dommage. Un couple sympathique, une maison plutôt jolie, mais non, ce téléfilm Hallmark automnal ne décolle jamais, ne sort jamais des sentiers archi-battus par les productions de la chaîne, et paraît constamment en pilotage automatique... ce qui n'est somme toute guère surprenant.

Ça manque de peps, ça manque d'originalité, et franchement, l'émission de rénovation, tout ça, on s'attend à voir débarquer Valérie Damidot ou Stéphane Plaza, et ça a plutôt tendance à me rebuter qu'autre chose. D'autant que la rénovation se passe plus ou moins hors champ, toute seule, comme par magie, et sans que les résultats apparaissent à l'écran. À quoi bon ?

J'ai envie de mettre la moyenne, pour le duo de tête d'affiche, mais ça ne la vaut pas nécessairement, donc :

2.75/6

Destination Wedding (2018) :

Cyniques, déprimés et désabusés, Lindsay (Winona Ryder) et Frank (Keanu Reeves) se rencontrent à l'occasion du mariage d'un ami commun, qu'ils supportent à peine... et ils se détestent aussitôt. Pourtant, au fil des heures, ils se découvrent un point de vue similaire sur la vie, l'amour et les relations humaines, et contre toute attente, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Un film indépendant qui mise tout sur l'alchimie et le charisme de ses deux acteurs principaux, pour ce qui est quasiment une pièce de théâtre filmée, Reeves et Ryder étant les seuls interprètes crédités, et le duo passant tout le film à discuter en tête à tête, sur fond de jazz manouche et d'accordéon.

Et paradoxalement, ce n'est pas désagréable du tout, puisque le duo fonctionne bien (ce qui n'est pas une surprise), et que leur caractère acariâtre, s'il est parfois à deux doigts de les rendre antipathiques, s'avère néanmoins rafraîchissant dans le cadre très formaté de la comédie romantique.

Après, pas de miracle : ça reste une comédie romantique prévisible de bout en bout, et certains échanges sont tout sauf naturels, puisqu'ils paraissent très (trop) écrits. Mais bon, comme je n'en attendais rien, que les paysages sont assez jolis, et que ce n'est jamais trop long ou mou pour lasser...

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (2016)

Publié le 27 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (Miss Peregrine's Home For Peculiar Children - 2016) :

Lorsque son cher grand-père (Terence Stamp) est retrouvé mort, Jake (Asa Butterfield) est persuadé que cette mort n'est pas naturelle. Rapidement, il découvre ainsi des indices le menant sur une île du Royaume Uni, où il découvre l'école de Miss Peregrine (Eva Green), où vivent en secret, à l'abri d'une bulle temporelle, de nombreux enfants aux pouvoirs très particuliers (Raffiella Chapman, Milo Parker, Georgia Pemberton, Hayden Keeler-Stone, Lauren McCrostie, Finlay MacMillan, Ella Purnell, Pixie Davies, Cameron King). Mais le sinistre Barron (Samuel L. Jackson) et son armée de Sépulcreux sont sur la trace des enfants particuliers, et seul Jake peut les aider à leur échapper...

Ce dernier Tim Burton, adapté d'une série de livres jeunesse un peu macabres, ne me donne vraiment pas envie de faire une critique très développée.

Non pas qu'il soit particulièrement mauvais (ni bon, d'ailleurs), mais il est victime d'un récit affreusement formaté et dérivatif (en gros, c'est X-men à la sauce gothico-macabre, mais avec le format typique d'un récit young adult façon Harry Potter à l'école des Sorciers), qu'il ne parvient jamais à transcender.

La mise en place est trop longue, et réciproquement, la seconde partie du film est un peu trop brouillonne et confuse (les particularités des boucles temporelles notamment, ne sont pas aussi claires qu'elles auraient dû l'être), et le film finit par donner l'impression de bâcler un peu ses rebondissements finaux, en condensant trop l'action du récit (ce qui est d'autant plus frustrant que la scène des squelettes, musique immonde exceptée, est très réussie).

La forme du film souffre aussi un peu de cet aspect "cul entre deux chaises", avec des moments macabres et des idées visuelles très réussies (les Sépulcreux, le festin oculaire, certaines scènes, certains décors, les squelettes, les créations d'Enoch, les effets spéciaux), et paradoxalement, un vrai manque de personnalité à d'autres moments, trop génériques visuellement (et pas aidés par un score quelconque qui n'est pas signé Danny Elfman).

Ajoutons à cela une interprétation tout aussi inégale (Eva Green et Sam Jackson en font trois tonnes, les enfants sont premier degré, le héros est terne), un Rupert Everett méconnaissable suite à un abus de botox, et un doublage français particulièrement médiocre, et on se retrouve avec un film bringuebalant, qui prend un peu l'eau, qui sonne un peu faux, et qui frustre plus qu'il ne convainc.

Un peu comme Dark Shadows, en fait.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 105 - Baskin (2015)

Publié le 27 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Turquie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Baskin :

En Turquie, cinq officiers de police sont appelés en renfort sur les lieux d'un incident, qui s'avère être un ancien commissariat abandonné, à la réputation étrange. Rapidement cependant, il s'avère que le bâtiment est tombé entre les mains d'une secte satanique, qui fait prisonniers les agents, et commence à les torturer...

Un film turc tourné avec un budget minimaliste (moins de 300000€), qui affiche très fièrement ses influences (Barker, Fulci, Deodateo, Argento, etc...) - au point parfois d'en souffrir un peu - mais qui est plus qu'honorable en regard des sommes et de l'expérience des personnes impliquées. C'est professionnel, c'est carré, c'est visuellement très compétent, voire même impressionnant de maîtrise par moments... mais c'est aussi, à la base, un scénario de court-métrage recyclé et rallongé pour tenir 95 minutes.

Ce qui, forcément, ne se fait pas sans heurts, et impose un rythme très très étiré, avec un récit délayé, qui tente de brouiller les pistes avec une forme un peu destructurée, et une ambiance cauchemardesque et onirique, mais qui ne parvient pas totalement à conserver l'intérêt du spectateur, la faute à des enjeux un peu trop vaporeux, et à des personnages peu attachants.

Puis, dans sa dernière demi-heure, le film passe aux choses sérieuses, en se transformant en huis-clos qui place les personnages en position de victimes, ligotées et torturées par des membres de la secte. Niveau atmosphère et rendu visuel, ça fonctionne, pas de problème, notamment parce que le leader de la secte a une tête pas croyable, et une présence mémorable... mais étrangement, j'ai été déçu par toute cette partie du métrage.

Probablement parce que les avis élogieux du web (ainsi que les attachés de presse, je suppose) parlaient de Fulci sous lsd, ultra-gore, ultra-violent, etc. Je m'attendais donc à quelque chose de particulièrement complaisant dans sa violence, et de très explicite... et puis finalement, pas tant que ça. Le film est finalement assez peu frontal dans son approche du gore, avec des effets régulièrement camouflés par des effets de flous, de mise au point, d'ombres, etc. C'est sanglant, certes, mais c'est loin d'être insoutenable... et aussi, c'est loin d'être captivant, d'autant que cette section "torture" (et le film dans son ensemble) se termine en queue de poisson, de manière particulièrement frustrante (et prévisible).

En résumé, on se retrouve ici devant un film qui sert de jolie carte de visite technique, mais qui, en soi, est plutôt décevant en regard de sa réputation, et finit par manquer de substance. Pas forcément surprenant, et plutôt prometteur pour la suite de la carrière de son réalisateur, mais finalement assez moyen.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 122 - Teen Wolf (1985) & Teen Wolf Too (1987)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Wolf :

Lycéen un peu loser, Scott Howard (Michael J. Fox) apprend un jour de la bouche de son père Harold (James Hampton) que les Howard sont des loups-garous de père en fils, et donc dotés de capacités extraordinaires : plus fort, plus agile et plus rapide, Scott devient rapidement une superstar de l'équipe de basket du lycée, et se rapproche de l'élue de son coeur, la belle Pamela (Lorie Griffin). Mais les pouvoirs du garou finissent par lui monter à la tête, et il finit par ignorer tous ses anciens amis, ainsi que la jolie Lisa (Susan Ursitti), qu'il connaît depuis son enfance...

Une comédie fantastique très 80s écrite par Jeph Loeb (devenu, depuis, incontournable dans le milieu des comic-books), et qui parvient à rester sympathique tout en esquivant le côté ringard inhérent aux années 80 : ça ne se prend pas au sérieux, ça repose entièrement sur le capital-sympathie de Michael J. Fox, et ça s'axe particulièrement sur le côté sportif du récit, ce qui donne une énergie et une direction claires à celui-ci.

Certes, on n'échappe à quelques moments kitschs de l'époque, et le script est assez basique (c'est du Jeph Loeb) mais ça tient toujours la route très sympathiquement.

4/6 + 0.25 pour la nostalgie = 4.25/6

Teen Wolf Too :

Comme son cousin Scott, Todd Howard (Jason Bateman) est un loup-garou, et lui-aussi ignore tout de son héritage ; étudiant à l'université, il paye ses études grâce à une bourse sportive, qui dépend entièrement de son succès lors d'un tournoi de boxe à venir. Heureusement pour lui, ses pouvoirs se déclenchent alors qu'il est sur le point de perdre, et Todd devient aussitôt une superstar universitaire... mais comme dans le cas de son cousin, le succès lui monte rapidement à la tête.

Exactement le même film que le premier Teen Wolf, mais à la fac, avec Gomez Addams en proviseur, de la boxe en lieu et place du basket, et Michael Bluth à celle de Marty McFly.

Nettement moins intéressant, avec un numéro musical raté en prime, une continuité toute limitée (seuls deux acteurs reprennent leurs rôles, et les autres sont recastés), et un film paradoxalement plus daté (notamment musicalement) que le premier.

2.25/6 dont 0.25 pour du Oingo Boingo en illustration musicale.

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Christmas Yulefest 2016 - 16 - À la Recherche de l'Esprit de Noël (2016)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

À la Recherche de l'Esprit de Noël (Every Christmas Has A Story) :

Peu portée sur les fêtes de fin d'année, Kate Harper (Lori Loughlin), une présentatrice tv, commet un impair devant les caméras, en avouant qu'elle n'aime pas Noël. Aussitôt, son public s'indigne, et Kate est envoyée par sa patronne à Hollyvale, une petite bourgade enneigée réputée pour être la "Ville la plus festive des USA". Là, en compagnie de Jack Brewster (Colin Ferguson), son producteur et ancien petit-ami, Kate doit désormais réaliser toute une série de reportages supposés lui rendre l'esprit de Noël. Mais Hollyvale cache un secret inattendu, que Kate va finir par découvrir un peu malgré elle...

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car il commence plutôt bien, et bénéficie d'un duo de têtes d'affiche particulièrement sympathique : Loughlin et Ferguson sont des vétérans du petit écran, et ils ont une alchimie très naturelle et crédible.

Le premier tiers du métrage s'avère ainsi plutôt dynamique et léger, ne se prenant jamais trop au sérieux, et, plus important, la romance est quasiment inexistante durant cette partie, qui se concentre plus sur les réactions de l'héroïne face à son environnement, à sa nouvelle mission, son arrivée à Hollyvale, et les débuts de son enquête, avec une distribution secondaire plutôt sympathique (notamment Bruce Harwood, ce cher Lone Gunman ; par contre, la jeune Bella Giannulli, qui joue la réceptionniste de l'hôtel, est assez mauvaise).

Le problème étant que l'enquête en question (et le mystère, dans son ensemble) sont particulièrement insipides et quelconques. Ce qui fait que le métrage perd progressivement de son intérêt dans le second tiers, alors qu'il passe lentement de "comédie de Noël légère et amusante" à "conspiration mystérieuse et capillotractée à résoudre", et qu'il vire, dans son dernier tiers, à du mélodrame un peu trop larmoyant, qui n'apporte pas grand chose aux personnages (si l'héroïne n'aime pas Noël, c'est que, ô surprise, elle a été traumatisée dans le passé, et a des problèmes avec son père, blablabla), et dont la résolution est un peu trop facile.

Et c'est assez agaçant, à vrai dire, car en lieu et place d'un téléfilm sympathique et plein d'autodérision, on finit par avoir un métrage bâtard, qui devient trop sérieux pour son propre bien dans son désir de rendre l'esprit de Noël à son héroïne. Dommage.

Ça commence comme du 4/6, ça finit comme du 2/6, donc un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 40 - D'Amour et de Glace (2015)

Publié le 20 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Comédie, Romance, Canada, Review

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

D'Amour et de Glace (40 Below and Falling) :

Kate Carter (Jewel Staite), institutrice dans une bourgade perdue au milieu des immensités blanches du Canada, a prévu de quitter cette petite vie tranquille pour se marier en ville à son fiancé qui l'attend (Mark Meer). Mais Dame Nature ne semble pas décidée à lui faciliter les choses, puisqu'en lieu et place d'un avion confortable, Kate est obligée de traverser le pays en compagnie de Redford (Shawn Roberts), un inconnu bougon, qui accepte (un peu malgré lui) de prendre Kate sur son scooter des neiges, pour la rapprocher au maximum de sa destination...

*soupir*

Une comédie romantique canadienne, façon Hallmark (mais sans le cahier des charges bien pensant de la chaîne), avec Jewel Staite, et tourné dans les splendides paysages enneigés de l'Alberta, ça avait tout pour me plaire, malgré l'absence de fêtes de Noël dans le métrage.

Malheureusement, très rapidement, on réalise que derrière le gadget de la "première comédie romantique tournée en 3D 4K", grâce auquel le film a été vendu à l'étranger, et en salles, ce D'Amour et de Glace est assez médiocre.

Certes, les paysages sont somptueux, et particulièrement mis en valeur par la réalisation, qui a clairement pensé son travail de la 3D en amont (ça se sent, même en 2D sur un écran domestique). Et certes, Jewel est toujours ultra-attachante, et se donne à fond dans son rôle, y injectant pas mal d'énergie et de bonne humeur.

Mais ça s'arrête là, puisque dès la première demi-heure, des défauts rédhibitoires font leur apparition, pour ne plus repartir : réalisation maladroite des scènes d'intérieur, qui mise tout sur une vision en salles 3D 4K, et oublie tout simplement de faire des plans moyens, serrés, des contrechamps et des plans de réaction ; rythme inexistant et décousu, qui saute d'une scène à l'autre, sans unité ni cohésion, à l'aide de moult ellipses et raccourcis bancals, ou passe beaucoup trop longtemps sur des scènes qui n'apportent rien au récit ; semi-slapstick et humour pas très convaincant ; et plus gênant, un protagoniste masculin particulièrement quelconque (c'était Albert Wesker dans les films Resident Evil, ce qui n'aide pas), et dont le look "bûcheron canadien bodybuildé" achève de tuer le peu d'alchimie entre sa partenaire et lui.

Finalement, D'Amour et de Glace est du sous-Hallmark qui manque de punch, d'humour et de romance. Mais au moins, c'est visuellement très joli.

*soupir*

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 31 - Animation en vrac (1) : Albert (2016) & Le Père Noël et le Tambour Magique (1996)

Publié le 16 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Noël, Yulefest, Review, Télévision, Nickelodeon, Animation, Jeunesse, Finlande

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Albert - The Little Tree With Big Dreams (2016) :

Albert (Bobby Moynihan), un petit sapin d'intérieur malingre et chétif, a décidé qu'à Noël, il serait le sapin choisi pour orner la place de la plus grande métropole du pays. Accompagné de Maisie (Sasheer Zamata), un palmier optimiste, et de Gene (Judah Friedlander), une mauvaise herbe installée dans le pot d'Albert, ce dernier part alors dans une quête improbable, qui va lui permettre de sauver Noël du maléfique Cactus Pete (Rob Riggle)...

À vrai dire, je m'attendais au pire en attaquant ce moyen-métrage spécial de Noël diffusé sur Nickelodeon, et ce pour plusieurs raisons : doubleurs inégaux (pas mal d'anciens du Saturday Night Live, pas réputés pour leur jeu subtile), scénario original (mais pas trop), et direction artistique débattable... et pourtant, le tout ne fonctionne plutôt pas mal.

C'est rythmé, dynamique, le rendu technique pseudo-stop motion fonctionne, les doubleurs parviennent à disparaître derrière leur personnage, l'histoire à bon fond, et c'est même parfois assez drôle (malgré un humour un peu bas-de-plafond par moments). Une bonne surprise, donc, toutes proportions gardées.

4/6 -0.25 pour les chansons ratées = 3.75/6

Le Père Noël et le Tambour Magique (Joulupukki ja noitarumpu- 1996) :

Alors que le Père Noël et toute son équipe préparent les fêtes de fin d'année dans leur village de Korvatunturi, en Laponie, ils reçoivent une lettre mystérieuse du petit Vekara, lettre assez ancienne, et simplement ornée d'un dessin des plus abstraits. Mais tandis que Santa interroge tour à tour tous ses maîtres-artisans, pour tenter de deviner ce que veut le petit Vekara, des événements étranges se produisent à Korvatunturi chaque fois que retentit le bruit d'un tambour mystérieux, qui semble être l'instrument magique d'un saboteur...

L'adaptation animée du livre pour enfants du même nom, sorti par Mauri Kunnas quelques mois avant ce métrage, dont il a d'ailleurs été le scénariste et le co-réalisateur.

L'avantage, c'est que cela permet une fidélité sans faille au récit et au trait si particulier  et inventif de Mauri Kunnas ; en contrepartie, cependant, cette co-production finno-hongroise semble tout droit sortie du début des années 80 (d'un point de vue technique), et elle hérite malheureusement d'un rythme très nonchalant, qui fait que bon nombre de scènes paraissent tout simplement superflues.

Une adaptation très fidèle, parfois même à l'image près, mais qui n'apporte pas grand chose à l'ouvrage originel (le flashback final n'est pas désagréable, cela dit), et qui peut paraître un peu trop vieillotte pour son propre bien.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 36 - Un Noël de Cendrillon (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, ION, Review, Comédie, Romance, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël de Cendrillon (A Cinderella Christmas) :

Un peu malgré elle, Angie Wells (Emma Rigby), une organisatrice événementielle, est contrainte de se plier aux quatre volontés de sa cousine égocentrique, Candace (Sarah Stouffer), condition pour qu'elle hérite un jour de l'entreprise familiale. Mais lorsqu'elle organise un bal masqué pour le riche et séduisant Nicholas Karmichael (Peter Porte), elle s'y rend en lieu et place de sa cousine, et tombe éperdument amoureuse de Karmichael. L'attraction est réciproque, mais lorsque Angie disparaît au terme de la soirée, son prétendant est prêt à tout pour la retrouver...

Un téléfilm MarVista/ION un peu meilleur que les deux précédents désastres de la saison, sans toutefois être réussi pour autant.

Comme les autres films du lot, on a ici droit à un Noël californien, sous les palmiers, etc ; à un postulat interchangeable (il aurait pu se dérouler à la Saint Valentin ou à Pâques, ça aurait été pareil) et dérivatif (Cendrillon, saupoudrée d'un peu de Cyrano, et de quelques variations qui sont les bienvenues) ; et à une distribution en grande partie composée d'inconnus... excepté l'héroïne.

Et là, problème : car pour rendre crédible Cendrillon, il faut admettre que "le Prince" soit un peu idiot, myope et tout sauf physionomiste, ou que la Cendrillon en question soit passe-partout et méconnaissable hors de sa robe. Or s'il y a bien une chose que Emma Rigby n'est pas, c'est passe-partout et méconnaissable : les spectateurs qui ont subi Once Upon A Time in Wonderland s'en souviennent, Emma Rigby a des lèvres collagénées énormes, qui deviennent ridicules dès qu'elle est un peu émue, et même avec un masque pour cacher ses yeux, elle est instantanément reconnaissable entre toutes.

Ce qui sabote un peu le postulat de départ du film (malgré les variations sus-mentionnées, qui permettent de sauver un peu le tout), puisque à part leurs tailles vaguement similaires, et le fait qu'elles soient blondes, Angie et sa cousine ne se ressemble pas du tout.

À part ce problème (pourtant essentiel), le script rajoute une sous-intrigue inutile à Karmichael et sa mère, l'interprétation est globalement assez moyenne et inégale (y compris chez Rigby, qui surjoue régulièrement), et le tout n'a vraiment d'intérêt que si l'on est fan de Rigby, ou que l'on meure d'envie de voir Cendrillon adapté à la Californie moderne de manière un peu bancale.

Autant dire que c'est un bon gros bof.

2.25 + 0.25 pour la fille de Danny DeVito dans un petit rôle = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 35 - Le Temps d'un Noël (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Fantastique, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Temps d'un Noël (Journey Back to Christmas) :

Dans les années 40, après un accident de voiture, Hanna (Candace Cameron Bure), une infirmière et veuve de guerre, se réfugie dans un grange, alors même que passe une comète rarissime dans le ciel nocturne. Lorsqu'elle revient à elle, elle découvre qu'elle a été transportée en 2016, et, avec l'aide de Jake (Oliver Hudson), le shérif local, et de sa famille, elle va devoir résoudre le mystère de ce déplacement temporel....

Un téléfilm Hallmark qui n'a pas grand chose de romantique (spoiler : il n'y a pas de romance entre l'héroïne et le shérif, mais entre ce dernier et son adjointe, et c'est une sous-intrigue qui prend environ trois minutes de métrage, au maximum), et qui change un peu du tout venant de la production de la chaîne.

Postulat de départ sympathique, réalisation compétente, direction artistique à l'identique, et distribution secondaire plutôt attachante (Meghan Heffern, Tom Skerritt, Brooke Nevin...) : bref, à priori, de quoi avoir un métrage un peu rafraîchissant dans cet océan de scripts photocopiés.

Malheureusement, ici, les problèmes sont ailleurs : déjà, on a un peu l'impression que ce téléfilm a été tourné à partir d'un premier jet du script. Le tout est assez mal rythmé, passe près d'une demi-heure dans le passé avant même le voyage temporel, et ensuite se contente de survoler tout ce qui aurait pu faire le sel du récit (une infirmière des années 40 qui découvre 2016, il y a de quoi faire, tant sur le plan social que technologique), ou ce qui aurait pu rendre la présence de Skerritt dans ce métrage intéressante (là, il se contente de débiter de l'exposition dans le dernier quart du film, et puis c'est tout).

Et ce qui n'arrange rien, c'est justement Candace Cameron Bure. Je ne suis pas le plus grand fan de la demoiselle, à la base, mais selon les films, elle s'en sort plus ou moins bien : ici, elle est très passive et spectatrice, ses expressions sont figées et un peu forcées, et elle manque clairement du charisme et de l'énergie nécessaires pour rendre son personnage attachant.

Résultat, Hanna devient plus un catalyseur qu'un véritable personnage, et le téléfilm finit par manquer de point central auquel véritablement se raccrocher, préférant placer de pseudos-antagonistes qui ne servent à rien.

Dommage, il aurait suffi de quelques réécritures çà et là, et/ou d'une autre actrice principale, pour que ce Journey Back To Christmas soit réussi.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 41 - La Rose de Noël (A Christmas in Vermont - 2016)

Publié le 21 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, ION, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas in Vermont (a.k.a. A Vermont Christmas Vacation) :

Riley (Abigail Hawk), une jeune businesswoman ambitieuse, est envoyée par son patron insensible (Chevy Chase) dans le Vermont, pour aller fermer l'une des filiales de la firme, une compagnie de tenues de randonnée. Mais cette petite entreprise fait vivre toute une ville, et Riley doit faire face au séduisant Wyatt (David O'Donnell), président actuel de la société. Et pour cela, elle commence par recruter Nick (Howard Hesseman), créateur de l'entreprise et désormais à la retraite, pour lui servir d'assistant et de conseiller...

Une production Hybrid, pour ION, réalisée par ce bon vieux Fred Olen Ray, grand tâcheron parmi les tâcherons, et qui se paie des caméos vraiment piteux de Morgan Fairchild et de Chevy Chase, en mode "on est vieux, on cachetonne, on s'en fout".

Et le reste du film, malheureusement, possède à peu près le même niveau d'énergie : c'est mou, c'est quelconque, c'est balisé, c'est... étrangement mieux produit que pas mal de films Hallmark de cette saison (!)... mais c'est tout sauf intéressant.

Le métrage finit par ronronner, nonchalant, en pilotage automatique, pendant que le spectateur pense à autre chose, et se dit que même dans un petit rôle, ça fait plaisir de revoir Zack Ward dans un film de Noël ; que l'héroïne ressemble comme deux gouttes d'eau à Janet Varney, et que l'on aimerait bien voir Varney dans une comédie festive et décalée ; que Hesseman se donne bien du mal pour s'imposer dans ce film, et y parvient presque ; que... oh, tiens, le film est fini.

Comme quoi, quand on fait ou qu'on pense à autre chose, les téléfilms médiocres passent assez vite !

2.5/6 (dont un bonus de 0.25 pour avoir osé placer Un Prince pour Noël, du même réalisateur/studio/network, en seule tête d'affiche du cinéma de la ville... Si c'est ça le seul film visible au cinéma local, ça explique totalement la torpeur insipide qu'évoque ce Noël dans le Vermont !) 

(apparemment, la France a décidé de diffuser ce Christmas in Vermont le 31 Décembre prochain sous le titre La Rose de Noël - un titre totalement hors-sujet, et qui est en fait, en VO, celui d'un téléfilm Hallmark inédit à la diffusion prévue, aux USA, le 1er Janvier. On va dire que nos chers diffuseurs français se sont emmêlés les pinceaux à un moment ou un autre, et que la situation se réglera d'elle-même en 2017)

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Christmas Yulefest 2016 - 60 - Bad Santa 2 (2016)

Publié le 30 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Drame

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Bad Santa 2 :

Suicidaire, alcoolique et déprimé, Willie (BIlly Bob Thornton) continue d'arnaquer son prochain, malgré ses démêlées à répétition avec la justice, et la présence perpétuelle, dans sa vie, de Thurman Merman (Brett Kelly), l'enfant qu'il a connu il y a des années, à Noël. Et lorsque Marcus (Tony Cox), son ancien associé, le recontacte pour mettre en place un nouveau casse à Chicago, Willie saute sur l'occasion... jusqu'à ce qu'il découvre que le mystérieux associé de Marcus est en fait sa propre mère, Sunny (Kathy Bates), et que le casse doit avoir lieu au sein d'un foyer pour sans-abris tenu par la séduisante Diane (Christina Hendricks).

Plus tôt durant cette Yulefest, j'ai chroniqué le premier Bad Santa, qui m'a toujours paru des plus bancals, en partie à cause de sa gestation compliquée, mais aussi de son incapacité à dépasser son postulat de départ (un Santa ultra-cynique et dépravé, et une corruption totale de l'esprit de Noël) pour en faire quelque chose de vraiment drôle ou de pertinent.

Et donc, 13 ans plus tard, cette suite voit le jour. Sans son réalisateur et ses scénaristes originaux, sans Lauren Graham, Cloris Leachman, John Ritter et Bernie Mac. Et sans la moindre originalité.

En guise de suite, ici dirigée par Mark Waters (pourtant un réalisateur émérite et maîtrisant l'humour noir), on a presque droit à un quasi-remake : on reprend les mêmes (Thornton a pris un gros coup de vieux, Cox est égal à lui-même, Brett Kelly a bien changé... et son personnage, lui, est officiellement devenu attardé), on leur rajoute une Kathy Bates dans le rôle de la mère de Thornton (un rôle assez monotone, car toujours limité aux mêmes ressorts comiques et provoc'), Christina Hendricks dans un rôle tout aussi creux que celui de Graham dans l'original, et quelques seconds rôles assez peu intéressants (notamment l'agent de sécurité), on change de ville, de cadre pour le casse (d'un centre commercial, on passe à une opération caritative), et on double le nombre de vannes graveleuses, d'insultes et de cynisme.

Ce qui, au mieux, donne l'impression que le film n'est qu'une pâle photocopie de l'original, et, au pire, du fanservice creux et sans âme, un peu mieux structuré que le premier du nom (car moins bricolé en post-production, à priori), mais sans en avoir la fraîcheur ni l'intérêt (un peu comme Zoolander 2 par rapport au premier).

2/6 (le caméo de Ryan Hansen fait plaisir, tout inutile qu'il soit)

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 06 - SiREN (2016)

Publié le 20 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

SiREN :

Pour fêter le mariage imminent de Jonah (Chase Williamson), son frère et ses amis (Michael Aaron Milligan, Hayes Mercure & Randy McDowell) lui offrent un enterrement de vie de garçon mémorable dans un établissement très privé et très exclusif, dirigé par Nyx (Justin Welborn) et empli de clients tous plus étranges les uns que les autres. Mais lorsque Jonah tombe sur Lily (Hannah Fierman), une jeune femme innocente à la voix magique, prisonnière de Nyx, il décide de la libérer, sans savoir que Lily est une dangereuse prédatrice à la recherche d'un partenaire...

Un monster movie dérivé du segment "Amateur Night" de l'anthologie V/H/S, dont le réalisateur a très vaguement repris le postulat de départ (une victime innocente s'avère une prédatrice meurtrière et monstrueuse) et l'héroïne pour en faire quelque chose qui n'aurait pas dépareillé au catalogue de Full Moon Pictures, ou parmi les innombrables films de genre sortis directement en vidéo dans les années 80/90 : même calibre d'acteurs, mêmes effets spéciaux gentiment fauchés, même réalisation basique et un peu laborieuse, même meublage évident à partir d'une idée de base insuffisante pour tenir 90 minutes, même racolage et nudité gratuite, etc...

Ici, c'est peut-être même plus gênant, puisque le film tire une grosse partie de ses cartouches avant d'atteindre la moitié de sa durée : malgré des personnages antipathiques (même problème que dans le segment de V/H/S), la mise en place est intrigante, et frôle même, par moment, du Clive Barker, avec cet établissement étrange peuplé de personnages tous très bizarres et monstrueux, et ce sadomasochisme évident sur scène.

Mais le script se refuse étrangement à assumer ses bizarreries, et à aller jusqu'au bout de son univers glauque et tordu ; une fois la créature libérée, le métrage bascule en effet en mode poursuite tout ce qu'il y a de plus basique... et de plus quelconque.

Même le "viol" du héros par Lily semble dérivatif, puisque ce genre de scène et de relation n'est pas vraiment nouveau (j'ai pensé à Splice ou à La Mutante, entre autres).

Et d'ailleurs, c'est dans cette seconde moitié de film que le métrage peine à trouver son rythme, ou sa structure, et tourne donc assez rapidement à vide, avec pas mal de digressions qui n'apportent rien.

Pas assez malsain, pas assez original, pas assez sérieux ou tendu, mais paradoxalement pas non plus assez déjanté ou décalé, et probablement un peu trop fauché pour son propre bien, bref, ça partait de manière intéressante, mais ça finit en pétard mouillé.

2.75/6

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Automne (2016)

Publié le 25 Mars 2017 par Sygbab dans Télévision, Critiques éclair, Review, Romance, Comédie, Netflix, Les bilans de Sygbab, Gilmore Girls

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x04 - Fall :

Signé de la main d'Amy Sherman-Palladino, ce final représente pour elle une chance d'apporter une conclusion - même si une suite est tout à fait envisageable - à cette fresque vivante, car elle n'en avait pas eu l'occasion en quittant la série originelle à la fin de la saison 6. Et elle s'en acquitte de fort belle manière, en bouclant la boucle.

La scène où Lorelai appelle Emily pour lui raconter une anecdote à propos de son défunt père - celle qu'elle aurait dû évoquer lors de ses funérailles - est vraiment pleine d'émotion et met en route un processus de réconciliation qui apporte une certaine satisfaction. Après tant de tumultes, il était temps que leur relation s'apaise, et il aura fallu la perte de Richard pour les rapprocher. C'est écrit avec justesse, comme aux plus beaux jours de la série.

Au final, le voyage introspectif de Lorelai lui aura servi, même s'il n'a même pas commencé la randonnée qu'elle envisageait. Elle met tout en place pour résoudre tous les problèmes qu'elle rencontre, et décide de se marier pour de bon avec Luke (leur mariage est féérique et magique comme on on aurait pu l'attendre dans cette série), et de demander de l'argent à sa mère pour trouver un nouvel endroit où agrandir le Dragon Fly. Histoire de conserver Michel avec elle, mais pas Sookie qui fait pourtant une petite apparition. Outre l'aspect physique de Melissa McCarthy qui a bien changé, c'est surtout sa voix qui choque au départ. Son timbre n'est plus tout à fait le même, et ça modifie un peu la vision du personnage.

Les avantages que présentaient le concept ont également quelques inconvénients puisque les évènements sont très condensés, mais Chris et Dean sont aussi de passage. L'hommage rendu par Rory à ce dernier est poignant, et rappelle qu'il était effectivement le petit ami parfait. C'est ce que je trouve assez réussi dans cette mini-série : faire appel à la mémoire des téléspectateurs pour se souvenir des bons moments et instaurer une douce nostalgie, tout en faisant avancer les personnages. Les prétextes amenant à certains caméos sont parfois bien commodes, mais c'est inhérent à la volonté de faire apparaître tous les personnages.

Cet épisode propose également une mise en abîme intéressante par le biais de Rory. D'abord avec le livre qu'elle tente d'écrire et qu'elle nomme comme la série - à l'exception du The que sa mère lui conseille d'enlever, ensuite avec l'annonce de sa grossesse, qui la met en position de devoir élever un enfant seule, tout comme Lorelai. Une parfaite manière de boucler la boucle, finalement.

Malgré certains défauts, cette mini-série offre une conclusion plus que satisfaisante si l'on devait en rester là. Elle ouvre également des perspectives intéressantes si l'aventure devait continuer. Il n'était pas évident de proposer une suite en ne jouant pas uniquement sur la nostalgie, et pourtant le pari est réussi. Un seul mot à dire : bravo.

 

Retrouvez l'intégrale des bilans Gilmore Girls de Sygbab en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #464 : Raiponce (2010) & Le Mariage de Raiponce (2012)

Publié le 6 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Jeunesse, Aventure, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raiponce (Tangled) :

Enlevée dans son berceau royal par Mère Gothel (Donna Murphy), Raiponce (Mandy Moore) possède une chevelure magique, capable de soigner les blessures et d'empêcher le vieillissement tant que les cheveux restent attachés à la tête de la jolie princesse. Raiponce passe donc toute sa jeunesse enfermée dans une tour par Mère Gothel, qui prétend ainsi la protéger du monde extérieur... jusqu'au jour où Flynn Rider (Zachary Levi), un jeune voleur en fuite, découvre la tour, et bouleverse la vie de Raiponce.

C'est amusant de revoir ce métrage animé avec du recul, maintenant que La Reine des Neiges est devenue le phénomène qu'elle est désormais, et que tous les dessins animés Disney sont jugés à son aune.

En effet, Raiponce, sur un script de Dan Fogelman (Galavant), lui est nettement supérieur en d'innombrables points : humour, rythme, personnages attachants, animation et expressivité, couleurs chatoyantes, animaux attachants et utiles qui servent de sidekicks, etc.

Là où Frozen donnait souvent l'impression de suivre bêtement un cahier des charges laborieux, avec énormément de personnages ne servant à rien ou n'étant jamais suffisamment développés pour être utiles (le renne, Olaf, les Trolls), et des chansons insérées mécaniquement, à la chaîne, dans la première demi-heure du film, ici, on a une certaine économie et simplicité, qui fait que le script fonctionne nettement mieux.

Le point faible de Raiponce, néanmoins, est aussi le point fort de Frozen : les chansons. De manière générale, Raiponce est assez oubliable, sur ce front, et le score d'Alan Menken est un peu trop dans la continuité d'Il était une fois pour vraiment marquer.

Néanmoins, contrairement à Frozen qui passe de moins en moins bien à chaque rediffusion télévisée, Raiponce vieillit plutôt bien. On regrettera une méchante sorcière qui aurait mérité une apparence plus mémorable, et on s'amuse en réalisant que Disney s'est privé d'une poule aux oeufs d'or en terminant le film avec une Raiponce débarrassée de sa chevelure iconique, mais bon...

4.25/6

Le Mariage de Raiponce (Tangled Ever After) :

Le jour du mariage de Raiponce et de Flynn, Pascal le caméléon et Max le fier destrier reçoivent la responsabilité de garder les alliances... qu'ils perdent prestement, alors même que la cérémonie est en cours. À eux de tout faire pour les récupérer avant le moment fatidique...

Un court-métrage de 6 minutes qui consiste, tout simplement, en une course-poursuite non-stop des deux animaux à travers la ville, avec ce que ça comporte de slapstick non-sensique et plutôt distrayant. 

4/6

(faute de pouvoir tourner une suite à Raiponce, qui a coupé ses cheveux, Disney va commencer la diffusion, en ce mois de Mars, d'une série animée 2D prenant place entre le long-métrage, et le mariage ; dans celle-ci, Raiponce récupère - forcément - sa chevelure blonde et s'aperçoit qu'elle ne peut plus la couper ; reste à voir si l'humour sera au rendez-vous...)

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