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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #979 : Doc Savage Arrive ! (1975)

Publié le 5 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Doc Savage Arrive ! (Doc Savage) :

En 1936, Doc Savage (Ron Ely), aventurier et philanthrope, revient précipitamment de sa base secrète dans l'Arctique pour retrouver ses cinq compères (Paul Gleason, William Lucking, Michael Miller, Eldon Quick et Darrell Zwerling) à New York : là, il apprend que son père a été assassiné alors qu'il explorait la République d'Hidalgo, en Amérique Centrale. Échappant de peu à un meurtre lié à ce pays, Savage et son équipe partent sur place, où ils sont confrontés à une tribu hostile aux pouvoirs magiques mortels, et aux manigances du cruel Dr Seas (Paul Wexler), à l'origine de tous les obstacles rencontrés par Savage...

Adaptation des romans d'aventure pulp du même nom, produite et supervisée par George Pal, cette version des aventures du Doc Savage est assez typique de son époque, et de l'approche gentiment kitsch et semi-parodique les caractérisant.

Du Superman avec Christopher Reeve, qui sortira trois ans après, on retrouve le même humour slapstick assez enfantin et forcé, mais aussi le même protagoniste premier degré, immédiatement convaincant : Savage/Ely en impose, il a le physique de l'emploi, et ponctuellement, on croit à ses aventures, grâce à son charisme et à sa présence.

Malheureusement, comme dans le Superman de Donner, les méchants sont affreusement cabotins et caricaturaux, en plus d'être ici assez stupides. Et là où le Superman de Donner sera capable de transcender ses défauts par sa musique mémorable, par ses effets spéciaux, et par la réalisation de Donner (ainsi que le script de Puzo), ici, on en est loin : le budget est étriqué, la musique calamiteuse (tour à tour, on a droit à des marches de Philip de Souza orchestrées n'importe comment, ou à des chansons façon générique de Davy Crockett... ou encore une musique d'accompagnement digne de vieux épisodes de Zorro), les effets assez ratés (bien que les serpents verts fassent leur petit effet), les maquillages risibles... bref, ce n'est pas bon, et rien n'est plus symptomatique du niveau global du film que cet affrontement final entre le héros et le Dr Seas, un duel d'arts martiaux parodiques où chaque style est indiqué à l'écran par des sous-titres, alors que les acteurs se livrent à du mauvais slapstick sur du mickeymousing audio ringard.

Le Doc Savage mérite mieux.

2/6 (amusant à regarder, pour la nostalgie, mais mauvais)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018)

Publié le 25 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : De Sang et de Fer (Hellboy Animated : Blood & Iron - 2007) :

De nos jours, alors que Hellboy, Liz, Abe et les agents du BPRD passent une nuit dans un manoir hanté, Broom (lui aussi présent) se remémore un combat sanglant qu'il avait mené, en 1934, contre la Comtesse Ondrushko, une vampire...

On continue avec la même équipe, et dans la droite lignée des deux productions précédentes, pour ici quelque chose de plus agréable à regarder, car très gothique, mais aussi très inspiré, à certains moments, du style Mignola (ombres très prononcées, couleurs unies, etc).

Cela élève un peu cette histoire de maison hantée somme toute assez classique, et pas très bien structurée (les flashbacks sur Broom vs la Comtesse semblent parfois placés un peu n'importe comment dans le récit, sans queue ni tête) : c'est dommage que l'écriture ne soit pas plus assurée, car le tout reste très agréable à regarder, et le duel final entre Hellboy et la déesse Hécate est plutôt réussi.

On a même droit à une séance de torture d'Abe aux mains des harpies d'Hécate, ce qui reste assez surprenant dans une production animée de ce type.

Une chose est sûre : même si ça n'atteint pas forcément des sommets, j'ai tout de même préféré ce Blood & Iron au premier Hellboy Animated.

3.5/6

Hellboy - The Troll Witch (2018) :

Hellboy se rend en Norvège, pour s'entretenir avec une sorcière qui détient les secrets de toute une série de meurtres sanglants...

Court-métrage d'animation 2D, produit par des fans de manière tout à fait professionnelle, visible sur YouTube, et qui ne dépasse pas les quelques minutes dans son adaptation du récit de Mignola.

À nouveau, difficile de critiquer un tel projet, surtout à la durée si limitée, mais dans l'ensemble, c'est très stylisé, et plutôt maîtrisé, même si le doublage est plutôt inégal (surtout Hellboy, en fait, qui fait toujours un choc lorsque l'on est habitué à entendre Ron Perlman).

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Un film, un jour (ou presque) #867 : Ralph 2.0 (2018)

Publié le 30 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Drame, Jeunesse, Marvel, Review, Science-Fiction, Star Wars

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ralph 2.0 (Ralph Breaks the Internet) :

Alors que Sugar Rush est sur le point d'être débranché, car en panne, Ralph (John C. Reilly) et Vanellope (Sarah Silverman) décident de prendre les choses en main, et de partir explorer le web, à la recherche de la pièce manquante pouvant sauver la borne d'arcade. Mais en chemin, le duo va découvrir l'économie du web, ses dangers, et ses tentations...

En dépit de sa popularité critique, je n'avais été que moyennement enthousiasmé par Les Mondes de Ralph, un long-métrage Disney ultra-référentiel et bourré de fan-service, qui connaissait à mes yeux un petit ventre mou à mi-parcours, et n'exploitait pas totalement son potentiel. C'était loin d'être honteux, et le doublage était excellent, mais je n'avais pas adhéré plus que ça, et le film ne m'a jamais fait d'impression particulièrement forte lorsque j'ai eu l'occasion de le voir et/ou re-voir.

Autant dire que je n'attendais pas particulièrement cette suite, une suite principalement vendue sur la base de son énorme crossover avec le monde Disney, ses princesses, etc, et qui, dans son sujet comme dans son ton, évoquait fortement le très mauvais Monde Secret des Emojis (avec ce personnage las de vivre dans son monde, et qui cherche à s'en extraire en passant d'app en app à la recherche d'un hacker).

Et dans les faits, c'est exactement ce avec quoi l'on se retrouve ici : une sorte de Monde Secret des Emojis à la sauce Disney, à peu près sympathique et divertissant dans sa première partie, mais qui devient particulièrement laborieux, pour ne pas dire agaçant, une fois que les protagonistes arrivent sur le web, et tentent de devenir viraux.

Qu'il y ait du placement produit à chaque instant, passe encore. Que le film ressemble par moments à un énorme spot publicitaire pour l'entité Disney et toutes ses succursales (Marvel, les Princesses, Star Wars, etc), à la limite.

Mais le tout devient tout de suite plus gênant lorsqu'une grosse partie de ce film de deux heures se déroule dans un pseudo GTA/Carmageddon terne, laid, générique, et sans intérêt intrinsèque à l'écran (y compris ses personnages, qui ne sont ni attachants ni mémorables). Et quand les enjeux du film deviennent "quelles sont toutes les bêtises que Ralph peut faire pour gagner de l'argent en ligne avec des vidéos ?", l'intérêt retombe notablement.

Le film se remet heureusement dans les rails sur la fin, après un passage assez inégal dans le dark web, lorsqu'il se recentre sur son message sur l'amitié, mais c'est un peu trop tard à mon goût : à mes yeux, Ralph 2.0 est une suite en deçà de l'original, et s'il ne fait aucun doute qu'elle plaira à certains spectateurs, elle me laisse clairement de marbre.

(et comme le film n'a pas vraiment fonctionné au box-office, la franchise Ralph risque de s'arrêter là)

Un petit 3/6 (pour la technique, toujours impeccable) + 0.25 (pour la scène de coopération des princesses, avec thèmes musicaux correspondants) = 3.25/6

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Catch Review : WWE Mae Young Classic 2017 - Quarts de Finale & Demi-finales

Publié le 23 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, WWE, MYC, Action

Le Mae Young Classic, qui oppose 32 catcheuses des quatre coins de la planète, continue sur le WWE Network...

WWE Mae Young Classic 2017 - Quarts de Finale :

- Abbey Laith vs. Mercedes Martinez. Un match compétitif, entre deux pros qui savent comment construire leurs matches. Relativement efficace sans être exceptionnel, même si j'aurais probablement préféré voir Abbey passer en demi-finale.

- Candice LaRae vs. Shayna Baszler. Brockette est trop confiante, Candice place quelques contres, Brockette finit par la démolir au bout de 3 minutes. Bof. D'autant plus problématique que dans ce tournoi, son finisher (rear naked choke sur un contre) se produit systématiquement dans un coin du ring, avec l'adversaire qui est contraint de ne pas voir que les cordes se trouvent à trois centimètres de ses mains pour que ça fonctionne.

- Toni Storm vs. Piper Niven. Un affrontement plus sérieux et méthodique que les matches précédents de Toni Storm, pour ne pas dire un match plus "anglais", avec beaucoup de technique, de maîtrise, et une Piper qui est éliminée, mais n'a pas à rougir de sa performance.

- Interview backstage de la clique de Ronda, et face à face risible avec trois des Horsewomen de la WWE.

- Dakota Kai vs Kairi Sane. Affrontement de deux très petits gabarits aux styles similaires, et un match équilibré, très vif, et plutôt intelligent.

 

Forcément, plus on s'approche de la finale, plus le niveau monte, et plus les lutteuses se lâchent (surtout celles qui savent qu'elles ne vont pas en demi-finale et/ou en finale. Un épisode plutôt satisfaisant, même si le booking de Brockette Baszler est particulièrement frustrant.

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WWE Mae Young Classic 2017 - Demi Finales :

- Mercedes Martinez vs. Shayna Baszler. Mentor vs élève, Mercedes vs Brockette, un match particulièrement sec et brutal, avec une Mercedes qui domine, jusqu'à une victoire in extremis de Brockette.

- Toni Storm vs Kairi Sane. Aïe. Kairi qui saute de la troisième corde à l'extérieur du ring, Storm qui la rattrape à moitié, et Kairi qui s'écrase la tête contre la rampe en métal, avec incrustation visible de la rampe sur sa pommette, et commotion cérébrale à la clef, ça fait toujours grimacer un peu. Le match n'était pas mauvais, sinon, même si la petite Japonaise ne pouvait que passer en finale.

- Face à face final entre Sane et Baszler assez forcé, comme d'habitude.

 

Deux bons matches pour ces demi-finales, des affrontement compétitifs et percutants. Je ne peux pas dire que la finale Sane/Baszler m'enthousiasme particulièrement, mais bon...

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Christmas Yulefest 2017 - 10 - A Christmas Eve Miracle (2015)

Publié le 1 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Romance

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

A Christmas Eve Miracle :

Publicitaire et bourreau de travail, Sharron (Olivia d'Abo) a décidé de passer les vacances de Noël avec son époux (Anthony Starke) et leurs enfants dans un chalet de montagne, pour se ressourcer, et se concentrer sur sa famille. Mais sur place, elle fait malencontreusement le vœu de découvrir ce que serait sa vie si son couple n'avait jamais eu d'enfants...

Un direct-to-video au budget clairement microscopique (ça se voit immédiatement au niveau de la technique défaillante : réalisation faite à l'arrache/à la caméra portée, éclairages inexistants, décors fauchés, dialogues improvisés, stock-shots touristiques avec acteurs qui les commentent en voix off pour faire croire que c'est ce qu'ils voient, certains arrières-plans qui bavent sur les cheveux de l'héroïne, plan final avec pile de cadeaux numériques ridicule, et incrustation des acteurs mal détourés, etc) et qui visiblement fait suite à Un Noël Magique (2014), produit et tourné par la même équipe.

Le seul problème, c'est que Un Noël Magique (2014) - dont on retrouve ici un postulat de départ semblable (une famille part se ressourcer et renouer à l'occasion de Noël dans un chalet de montagne ; deux familles se disputent et se réconcilient) et certains des mêmes acteurs (les familles Jones et Carter reviennent ainsi... à se demander si les deux films n'ont pas été tournés en même temps pour économiser de l'argent ?) - souffrait des mêmes défauts que ce Christmas Eve Miracle, au point que je l'avais alors abandonné en cours de route sans avoir le courage d'en faire une critique.

Ici, on a heureusement quelques éléments qui font que j'ai tenu jusqu'au bout : l'argument fantastique (qui n'arrive qu'à la moitié du film), un Kris Kringle sympathique (William "Bus" Riley), et Olivia d'Abo (qui a enfin freiné sur le botox, et est presque revenue à son état normal - contrairement aux deux autres actrices qui lui servent de co-stars) qui se donne à fond dans son rôle.

Mais tout le reste est affreusement laborieux, mal écrit, et globalement sans intérêt ni énergie : on comprend vraiment que le tout a été produit en pilotage automatique, et que ça a été précipitamment enrobé d'une narration en voix off par la bouche du Golden Retriever familial (doublé par Jon Voight), un artifice vu et revu dans ce genre de film, et qui n'apporte absolument rien au métrage... et certainement pas la moindre magie ou atmosphère de Noël dont A Christmas Eve Miracle aurait pourtant tellement besoin.

1.5/6

(mention spéciale à l'affiche du film, avec son chalet, ses deux enfants et ses deux chiens supplémentaires qui n'apparaissent pas dans le film)

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Un film, un jour (ou presque) #662 : Les Bonnes Soeurs (2017)

Publié le 5 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Histoire, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Les Bonnes Sœurs (The Little Hours) :

Dans l'Italie médiévale, poursuivi par son maître (Nick Offerman) pour avoir couché avec l'épouse de ce dernier, Massetto (Dave Franco) se réfugie dans un couvent, où il se fait passer pour un sourd-muet, et devient rapidement l'objet des affections des jeunes nonnes (Alison Brie, Kate Micucci, Aubrey Plaza), sexuellement frustrées et réprimées...

À l'origine de cette comédie satirique américaine adaptée du Décaméron de Boccace, œuvre dont on retient principalement le côté paillard et libertin (le film de Pasolini y est pour quelque chose), se trouve son réalisateur et scénariste, Jeff Baena, par ailleurs compagnon d'Aubrey Plaza.

Un couple qui était déjà responsable, en 2014, de Life After Beth, une zombie comedy assez moyenne où l'on apercevait plusieurs des acteurs de ce Little Hours (Plaza, John C. Reilly, Molly Shannon) et dont la plupart des défauts se retrouvent, presque à l'identique, dans ce nouveau métrage.

Là où Life After Beth se concentrait tellement sur sa métaphore de base (l'ex envahissante qui réapparaît) qu'il en oubliait progressivement le genre de son film, son rythme, sa structure, et versait occasionnellement dans l'hystérie, Little Hours fait de même avec le genre de la comédie de mœurs grivoise, qui semble ici totalement phagocyté par une approche moderne, sa distanciation pince-sans-rire et sarcastique assez typique de Plaza, et son manque de maîtrise.

En lieu et place de quelque chose de drôle, de léger, de vivant et de libertin, on se retrouve avec un métrage terne, sans vie, rarement drôle (des nonnes qui picolent, qui baisent et qui jurent, c'est amusant quelques minutes, mais pas sur une heure et demi), et rarement sexy (ce n'est pas la faute des actrices, qui donnent de leur personne - surtout Micucci, d'ailleurs).

En soi, ce ne serait pas rédhibitoire si la distribution n'était pas aussi sous-exploitée (un problème récurrent des films de Baena, cf Bachelor Party), au point que l'on se demande parfois si ce tournage n'était pas un prétexte pour que Plaza et Baena emmènent toute leur bande de potes en vacances en Italie (Offerman, Paul Reiser ou Adam Pally ne font guère plus que des caméos) ; une chose est sûre, quand arrive la fin du métrage, après avoir subi le numéro habituel de Fred Armisen, arrivé en cours de film, on se dit "d'accord... mais... c'est tout ?".

Le film semble vraiment inabouti : pas assez clair et sérieux pour avoir un message, pas assez drôle ni sexy pour être une comédie grivoise, pas assez fou et vivant pour être une farce à l'italienne... bref, pas assez.

2.5/6

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Critiques éclair - The Gifted, épisode 1x01 (premières impressions)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Fantastique, Thriller, Drame, Marvel, Fox

Alors même que du côté d'ABC, on continue de tenter d'adapter les personnages et comics Marvel sans y mettre les moyens ou le talent (cf les Inhumans), sur la Fox, on exploite jusqu'à la dernière goutte la franchise des X-men, et tout ce pan de l'univers Marvel dont le studio possède les droits exclusifs.

Et pour ce faire, on confie The Gifted à Matt Nix (Burn Notice, Bailey et Stark), le showrunner, et on sort le chéquier, pour obtenir de Bryan Singer (et toute son équipe habituelle) et de Len Wiseman qu'ils réalisent les premiers épisodes de la série...

The Gifted, 1x01 :

Après des années de vie normale, la vie des Strucker est bouleversée quand Andy (Percy Hynes White), le fils de la famille, révèle des pouvoirs mutants lors d'un passage à tabac par des brutes du lycée. Rapidement, ses parents (Amy Acker et Stephen Moyer) découvrent que leur fille Lauren (Natalie Alyn Lind) est elle-aussi une mutante, et, confrontés à l'hostilité du gouvernement, les Strucker sont contraints de prendre la fuite, et de se tourner vers la Résistance Mutante (Jamie Chung, Blair Redford, Sean Teale, Emma Dumont...) pour espérer survivre.

J'ai vraiment du mal à m'enthousiasmer pour l'univers X-men tel que supervisé par Singer et compagnie. À trop vouloir faire dans le "réalisme", dans la métaphore, dans le sérieux, etc, on en perd en fantaisie, et lorsque Singer se mesure justement aux concepts les plus extravagants de l'univers mutant, on se retrouve avec un X-Men : Apocalypse kitschouille et très décevant.

Ici, sans surprise, on retombe dans l'univers mutant de Singer tel qu'il était initialement conçu : contemporain, sobre, sombre, etc, sans costumes ni mutants trop identifiables.

En fait, l'univers de The Gifted, supposé ne pas appartenir de manière stricte aux continuités déjà mises en place au cinéma, ressemble pourtant fortement aux prémices du futur de X-men : Days of Future Past, avec des mutants traqués et exterminés, des Sentinelles (ici au format araignées mécaniques), aucun des grands noms des X-men... et donc, on est en terrain ultra-balisé, pour le meilleur et pour le pire.

Et si ce n'est pas particulièrement mauvais (c'est même relativement regardable, et 20 km. au dessus des Inhumans), c'est aussi assez quelconque et terne, avec une Amy Acker (blonde... mouais) sous-exploitée en mère de famille éplorée (j'espère qu'ils ont quelque chose de plus intéressant pour elle en stock, parce que là, bof), des résistants mutants assez quelconques et insipides, et une ambiance générale assez peu engageante, du moins, en ce qui me concerne.

Les critiques sont globalement positives (bien que relativement mitigées tout de même), donc ça plaira probablement nettement plus à d'autres spectateurs (d'autant que les touches de fanservice et le namedropping m'ont laissé de marbre), mais vu que je suis vraiment las des mutants à la sauce Singer, je ne pense pas continuer à suivre le show au fil de sa diffusion.

Peut-être en rattrapage, à la fin de la saison...

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Christmas Yulefest 2017 - 71 - Animation (1/2) - La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (2017) & Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (2017)

Publié le 29 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Yulefest, Noël, Christmas, Jeunesse, Musique, Animation, Disney

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma festif continuent jusqu'à l'Épiphanie...

La Reine des Neiges : Joyeuses Fêtes avec Olaf (Olaf's Frozen Adventure) :

Alors que le royaume d'Arendelle fête officiellement son premier Noël, Olaf s'aperçoit que Anna et Elsa n'ont pas de tradition familiale à l'occasion des Fêtes de fin d'année. Il décide alors de mener l'enquête,  et de proposer aux sœurs tout un assortiment des traditions les plus populaires du royaume...

Un court-métrage de 22 minutes diffusé avant Coco, de Pixar, et qui a reçu un accueil assez hostile et agacé du public... forcément, puisqu'on parle ici d'un court-métrage initialement conçu pour être diffusé à la télévision, et qui a été catapulté en première partie de Coco pour la simple et bonne raison qu'il fallait inciter les petites filles et les fans absolus de Frozen à se rendre en salles, et à payer leur place.

Pas de chance, Coco n'avait pas besoin de tout cela, et l'initiative de Disney s'est retournée contre la firme aux grandes oreilles. En même temps, ce n'est pas forcément surprenant quand on réalise que ces 22 minutes sont consacrées à un Olaf qui n'est jamais particulièrement drôle ou intéressant, et qu'il y a quasiment une chanson toutes les 90 secondes.

De quoi vraiment agacer, surtout si l'on est déjà assez réservé au sujet de cette franchise, et que la voix toujours aussi criarde de Menzel vous fatigue plus qu'elle ne vous enchante.

2.25/6 (pour l'aspect technique et visuel)

Mariah Carey Présente : Mon Plus Beau Cadeau de Noël (Mariah Carey's All I Want For Christmas is You - 2017) :

À l'approche de Noël, Mariah (Mariah Carey/Breanna Yde) n'a qu'un vœu pour les fêtes : Princess, une petite chienne repérée dans une animalerie locale. Mais ses parents refusent formellement, jusqu'à ce que son père lui confie Jack, le chiot incontrôlable de son oncle, pour voir si elle peut s'en occuper...

Un projet narré (plus ou moins bien) par Mariah Carey, illustré par ses chansons de Noël, et confié à un scénariste et à un réalisateur expérimentés dans le domaine de l'animation.

Bizarrement, alors que, dans l'absolu, j'aurais dû trouver le tout générique, prévisible, insipide, dérivatif (et ça l'est), et tiré vers le bas par une durée improbable (ça aurait dû faire 30 minutes, 45 au maximum, mais là, tout est étiré sur plus de 90 minutes), je n'arrive pas vraiment à être sévère avec ce dessin animé.

Pour peu qu'on ne soit pas trop allergique aux histoires de fillettes et de chiens, pleines de bons sentiments, ce All I Want For Christmas is You finit par être tout à fait regardable, plutôt bien doublé, et à l'animation honorable (du moins en ce qui concerne les chiens).

Tout sauf indispensable, mais ça devrait plaire aux petites filles.

3/6

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Les bilans de Lurdo - Psych : The Movie (2017)

Publié le 6 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Policier, USA

Épisode-revival de la série Psych : Enquêteur Malgré Lui, ce téléfilm de 90 minutes a été diffusé durant les fêtes de Noël 2017 sur la chaîne USA, réunissant à cette occasion toute l'équipe de la série, y compris Tim Omundson (pourtant récemment touché par une attaque cérébrale).

Psych - The Movie :

Désormais installés à San Francisco, Shawn Spencer (James Roday), Burton Guster (Dulé Hill) et Juliet O'Hara (Maggie Lawson) tentent de découvrir qui a abattu Sam (Sam Huntington), le nouveau partenaire de Juliet, alors même que les fêtes de fin d'année battent leur plein autour d'eux, et qu'un mystérieux criminel (Zachary Levi) tente de faire chanter l'inspectrice...

Un épisode spécial qui, malgré ses nombreux bons côtés, m'a tout de même un peu déçu, ou plutôt, m'a laissé assez mitigé : d'un côté, ces retrouvailles font toujours plaisir, et l'on se trouve ici dans la directe continuité de la série ; mais de l'autre, cette continuité se fait aussi pour le meilleur et pour le pire, puisque Roday et Steve Franks ont décidé de lier directement le scénario de ce spécial à une certaine intrigue récurrente de la série - pas forcément celle qui me passionnait le plus à l'époque.

Résultat : cela confère à ces 90 minutes un ton plus sérieux que prévu, surtout pour un épisode spécial diffusé à Noël. Ce n'est pas forcément rédhibitoire, mais ça déstabilise un peu, sur le coup. Néanmoins, la folie habituelle de Psych reste tout de même présente, et a de multiples occasions de s'exprimer, ne serait-ce qu'au travers de la nouvelle romance de Gus (interprétée par la fiancée de Dulé Hill IRL), ou du rêve improbable de Shawn.

Oui, il y a des longueurs - principalement des scènes qui, dans le cadre d'un épisode au format normal, auraient probablement été montées de manière plus nerveuse et raccourcies de moitié ; oui, il y a un bon paquet de caméos inutiles et gratuits, qui semblent parfois là pour placer un maximum de visages familiers et d'amis de la production (Cena, Macchio, Simpson...) ; oui, certaines sous-intrigues sont gentiment sous-développées (la fille de Karen)...

Mais dans l'ensemble, on passe néanmoins un très bon moment à retrouver toute la petite bande, d'autant que l'on ne peut que se montrer indulgent quand on connaît les conditions de production chaotique du métrage : lorsque Tim Omundson (qui a d'ailleurs une petite scène touchante, par smartphone interposé) est tombé malade, l'écriture était déjà terminée, et le tournage sur le point d'entamer sa phase principale.

Il a donc fallu tout réécrire en pleine production, ce qui explique bien des soucis de script, et des raccourcis un peu voyants.

Au final, ce Psych - Le Film n'est ni véritablement un film à proprement parler, ni un épisode spécial de Noël, mais plutôt une sorte d'épisode spécial XXL de la série, avec ses qualités habituelles et ses défauts.

Ça n'incitera pas forcément de nouveaux spectateurs à découvrir la série, mais ça devrait permettre aux fans d'avoir une dose suffisante de Shawn & Gus pour tenir jusqu'au prochain téléfilm, qui devrait arriver un de ces jours (si je devais parier, je prédirais un épisode spécial Halloween...)

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Les bilans de Lurdo : Brockmire, saison 1 (2017)

Publié le 30 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Drame, Sitcom, IFC

Succès d'audience pour la chaîne IFC, Brockmire est initialement une sitcom en 8 épisodes de 21-23 min, qui a vu le jour dans un sketch de Funny or Die assez populaire, et a donc été développé en série par Hank Azaria et Joel Church-Cooper, scénariste de sitcoms et de web-comédies...

Brockmire, saison 1 :

Célèbre commentateur américain de baseball, Jim Brockmire (Hank Azaria) a une crise de nerfs spectaculaire en plein match, lorsqu'il découvre que son épouse (Katie Finneran) est infidèle et s'adonne à des orgies. Dix ans plus tard, désormais plus bas que terre et ayant tout laissé tomber, Brockmire décide de se concentrer de nouveau sur sa carrière, en commençant au plus bas niveau de l'échelle, et en commentant des matches de baseball dans la petite ville de Morristown, pour l'équipe de Jules James (Amanda Peet)...

Une comédie assez décomplexée, à la structure assez formatée (un flashback d'ouverture + le reste de l'épisode situé dans le présent), et qui rappelle un peu ce que Showtime pouvait produire dans les années 2000-2010 : c'est gentiment trashouille, vulgaire, politiquement incorrect, les personnages sont des épaves bourrés de défauts, et ça profite de son sujet pour égratigner l'Amérique, notamment ces villes paumées dominées par le fracking et par la drogue.

Dans l'ensemble, ça se regarde sans trop de problèmes, et c'est même assez régulièrement amusant (Katie Finneran en nymphomane omnisexuelle qui se promène avec un entourage de freaks ^^), avec tout de même le bémol qu'il faut apprécier (ou du moins supporter) le baseball, qui prend naturellement une place assez importante dans la série (mais là aussi, de manière assez déjantée).

Autre bémol, il n'y en a vraiment que pour Azaria et Amanda Peet (un peu en surjeu, d'ailleurs). Et autant leur couple improbable (qui passe d'ailleurs à l'acte dès le début de la saison, et doit gérer un avortement deux épisodes plus tard - ils avancent vite !) n'est pas désagréable à suivre, autant ils ont tendance à phagocyter un peu le reste du show - Molly Ephraïm fait presque de la figuration en barmaid, Tyrel Jackson Williams est bloqué dans son rôle de nerd coincé, David Walton est sous-exploité en bad guy...

De plus, qui dit Azaria à la production et en vedette demande aussi que l'on supporte son personnage : Brockmire a une furieuse tendance à commenter sa vie (et ses ébats amoureux) à la troisième personne, ce qui est amusant trente secondes, mais finit par être particulièrement lassant par la suite.

Bref, une série qui a connu suffisamment de succès pour qu'une saison 2 soit mise en chantier et diffusée d'avril à juin dernier... mais ce sera sans moi : je n'ai pas détesté cette première saison, mais j'avoue qu'elle ne m'a pas vraiment plus enthousiasmé que ça.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Blog Update ! - Janvier 2018

Publié le 1 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Update, Les bilans de Lurdo

En janvier, le blog des Téléphages Anonymes a mis de côté les festivités de fin d'année, pour revenir à sa rubrique quotidienne Un film, un jour... ou presque ! Au programme, un petit mois, mais place au bilan...

#622 : Exporting Raymond 2.5/6

#623 : The Layover 1.5/6

#624 : The House 1.25/6

#625 : Justice League 1.5/6

#626 : Le Monde Secret Des Emojis 1/6

#627 : The Source Family 3/6

#628 : Opening Night 3.5/6

#629 : Valérian et la Cité des Mille Planètes 1.5/6

#630 : Nobody Walks 1/6

#631 : La Tour Sombre 2/6

#632 : Tickled (2016) & The Tickle King 4.75/6

#633 : Kingsman 2 - Le Cercle Doré 3/6

#634 : Hollywoo 2.5/6

#635 : Star Wars - Épisode VIII : Les Derniers Jedis 3/6

#636 : Schlock ! - The Secret History of American Movies 3/6

#637 : Mécanique Amoureuse 2/6

#638 : Jumanji - Bienvenue dans la Jungle 3.5/6

#639 : American Grindhouse 4.25/6

#640 : Table 19 3/6

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Au programme, pour ce mois de janvier, des documentaires, quelques comédies quelconques, et pas mal de grosses sorties que j'ai rattrapées un peu tardivement... le tout pour un résultat des plus mitigés.

Si, sur le front des documentaires, on s'en sort assez honorablement - Exporting Raymond étant probablement le plus faible des documentaires visionnés ce mois, et Tickled le plus réussi (et le plus WTF) -, les grosses sorties déçoivent clairement.

Au point de faire de Jumanji 2017, pourtant pas forcément exceptionnel, la meilleure sortie blockbuster vue ce mois-ci, devant un Star Wars trop polarisant et bancal pour convaincre, et d'innombrables plantages comme Justice League et Valerian.

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Film du mois : clairement Tickled, un documentaire tellement improbable qu'il en est presque incroyable, et construit comme un thriller prenant et passionnant.

Flop du mois : comme dirait South Park, c'est un combat d'infirmes entre Valerian, la Justice League et la Tour Sombre, trois plantages créatifs et artistiques retentissants...

Au niveau des séries, un mois plutôt inégal, entre un Young Pope polarisant, un Great Fire anémique, et un Wet Hot American Summer : 10 ans après toujours aussi sympathique... et puis, bien entendu, Star Trek : Discovery, qui n'en finit pas de décevoir le fan de Trek que je suis.

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En février, on continue sur notre lancée, avec en prime un bref détour par la case romance à l'occasion de la Saint Valentin !

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Un film, un jour (ou presque) #673 : Downsizing (2017)

Publié le 20 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Downsizing :

Lorsque des chercheurs norvégiens découvrent comment rapetisser l'être humain jusqu'à la taille de 13 centimètres, l'humanité y voit là une opportunité de lutter contre la surpopulation, la pollution et bon nombre de maux touchant la planète. Dix ans plus tard, alors que leur vie semble enlisée dans une routine déprimante, Paul (Matt Damon) et son épouse (Kristen Wiig) décident de tenter l'expérience, une expérience qui va leur permettre de prendre un nouveau départ...

Tout ça pour ça.

Avec ce postulat amusant et ces effets spéciaux de qualité, on aurait pu s'attendre à quelque chose d'original, de mémorable, de drôle ou d'inventif. Et puis en fait, ce métrage de Payne et Taylor (The Descendants) ne semble tout simplement pas savoir sur quel pied danser, ou à quel genre appartenir : science-fiction/anticipation ? Comédie ? Comédie romantique ? Fable écologique ? Satire ? Drame ?

Le script et le ton global du film partent ainsi dans tous les sens, sans jamais vraiment parvenir à surprendre au fil de ses 2h15 : après 40 minutes de mise en place, Damon découvre enfin le monde miniaturisé, et à partir de là, le tout se transforme en simili-rom-com cousue de fil blanc, sur fond d'apocalypse annoncée.

Alors certes, Hong Chau est très attachante dans un rôle qui frôle pourtant le cliché de l'immigrée qui parle petit nègre (la subtilité n'est vraiment pas de mise dans ce métrage), mais le tout se prend bien trop au sérieux, adopte un rythme paresseux, multiplie les personnages inutiles (Udo Kier, la femme excentrique qui les accueille en Norvège, Kristen Wiig) et finit tout simplement par oublier toute notion visuelle de rétrécissement une fois la Norvège entrée en jeu.

Bref, ça ne capitalise nullement sur son postulat de départ, préférant transformer le tout, à mi-film, en romance et en film à message humaniste sur l'engagement social et caritatif direct, en opposition à l'écologie "théorique", à grande échelle. Soit.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas du tout sur la durée, et le film tombe vraiment à plat à force de jouer la carte du pathos et des gros violons, dans des scènes prévisibles et balisées de bout en bout.

2 + 0.5 pour les effets d'ILM, et pour Chau = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #701 : Moi, Tonya (2017)

Publié le 27 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Sport, Drame, Comédie, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Moi, Tonya (I, Tonya) :

En 1991, Tonya Harding (Margot Robbie), patineuse américaine issue d'un milieu défavorisé et maltraitée par sa mère (Allison Janney) et son époux (Sebastian Stan), devient la première athlète américaine à placer un triple axel en compétition. Trois ans plus tard, cependant, alors qu'elle tente un comeback après avoir touché le fond, Tonya se trouve embarquée dans un scandale, lorsque l'une de ses compétitrices est agressée, et que le responsable se trouve avoir été payé par l'entourage de Harding...

Un biopic sportif plus décalé que la moyenne, et virant ouvertement à la comédie quasi-parodique par moments, à base de seconds rôles improbables, de narrateurs non fiables, de flashbacks contredisant les personnages, de déclarations face caméra, de quatrième mur brisé, de violence filmée de manière caricaturale (les moments de violence conjugale sont à deux doigts du slapstick), et de carton d'ouverture amusant.

Bref, on n'est clairement pas dans la même catégorie qu'un Battle of the Sexes plus sérieux et engagé, par exemple, et par moments, j'avais presque l'impression de voir une extension de la sitcom My Name Is Earl (pour l'ambiance générale, le milieu, le fait que les personnages soient tous des incapables notoires, et aussi parce que Margot Robbie ressemble ici comme deux gouttes d'eau à Jaime Pressly).

Malheureusement, cette biographie souffre de défauts qui, s'ils sont différents de ceux d'un BotS, n'en sont pas moins visibles : déjà, le côté jukebox du film, une caractéristique que je supporte de moins en moins dans les métrages actuels à tendance nostalgique. Ici, ça n'arrête pas, c'est presque une scène = un tube de l'époque, ce qui devient très rapidement fatigant et soûlant.

Ensuite, le rythme : deux heures, c'est long quand on n'a pas forcément grand chose à raconter. Toute la jeunesse et la carrière de Harding sont bouclées avant même que la première heure ne soit terminée, et la seconde a alors des faux airs de thriller parodique, alors que l'étau de l'enquête se resserre autour de Tonya et compagnie, et que Harding tente de gérer ce qui reste de sa carrière après le scandale.

C'est cette seconde moitié qui marche le moins, et qui tourne finalement assez souvent à vide.

Ajoutez à cela une intégration numérique ratée du visage de Robbie durant les scènes de patinage, et l'on se retrouve avec un biopic tout à fait regardable, mais finalement assez frustrant et inégal. Dommage, car Margot Robbie et Allison Janney sont impeccables.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1046 : MOIS AVENTURE - Le Monde (presque) perdu (2009)

Publié le 26 Août 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Monde (presque) perdu (Land of the Lost - 2009) :

Paléontologue excentrique, Rick Marshall (Will Ferrell) est la risée de ses collègues, car persuadé de pouvoir ouvrir un portail à travers le temps, pour visiter le passé. Son seul soutien, la charmante Holly Cantrell (Anna Friel), le convainc de se rendre avec elle dans une grotte, au milieu du désert, où Will Stanton (Danny McBride) tente de faire du lieu étrange une attraction touristique. Mais rapidement, le trio se retrouve projeté dans une dimension inconnue, loin dans le passé, où il croisent Cha-Ka (Jorma Taccone), un jeune primate très amical, ainsi que des dinosaures, et un peuple d'hommes-lézards étranges, les Sleestaks...

Vague adaptation de la série Land of the Lost des années 70 (inédite chez nous), programme gentiment fauché mais néanmoins culte outre-atlantique, ce film commet l'erreur fatale de s'ériger en parodie de la série qu'il adapte : en lieu et place d'un film d'aventures avec de l'humour, on a ici droit à une farce graveleuse et bas-de-plafond dans laquelle Ferrell et McBride font leur numéro habituel.

Alors quand déjà, il y a dix ans, on trouvait que le numéro en question commençait à être lassant et répétitif, autant dire qu'en 2019, c'est quasi-imbuvable ; Ferrell fait son Ricky Bobby, McBride fait son Kenny Powers, Anna Friel semble être la seule à prendre le tout au sérieux, et les mini-sketches se succèdent, sans grand rythme ou structure narrative.

Pourtant, à la réalisation, c'est Brad Silberling : le réalisateur de Casper et des Orphelins Baudelaire fait habituellement dans les films plus stylisés et subtils, ou du moins, plus maîtrisés. Mais là, Ferrell et McBride parasitent ce qui aurait pu être un film familial, et en font une comédie à la Adam McKay, qui n'ose cependant pas aller totalement dans le registre de la comédie classée R, et n'est jamais assez dynamique pour être un bon film d'aventures.

Le film a donc le postérieur entre deux chaises, ni drôle, ni rythmé, trop parodique pour être intéressant, et trop spectaculaire (et avec un budget trop important) pour fonctionner sur le plan de la comédie débile et décomplexée ; malgré quelques séquences qui, prises indépendamment, fonctionnent, Land of the Lost finit par être une potacherie quelconque, plate et décousue, avec une direction artistique et une bande originale certes très réussies, mais qui ne laisse pas le moindre souvenir à peine le film terminé.

(et pour ne rien arranger, le flop intégral du métrage a condamné Silberling à une carrière de réalisateur de DTV et de tv... comme si c'était lui le responsable de ce naufrage)

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987)

Publié le 16 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Deathstalker 2 (1987) :

Lorsque le maléfique sorcier Jarek (John La Zar) usurpe son trône, et y place un double maléfique créé par ses soins, la Princesse Evie (Monique Gabrielle) cherche de l'aide. Sous l'identité de Reena, une voyante, elle tombe alors sur Deathstalker (John Terlesky), un héros réticent, qui finit par accepter de lui prêter main forte...

Que se passe-t-il lorsqu'un réalisateur/scénariste (Jim Wynorski) embauché par Corman décide de réécrire, avec son acteur principal (et ami de longue date), le script de ce Deathstalker 2, pour en faire quelque chose à mi-chemin entre une screwball comedy et d'un cartoon de Bugs Bunny ?

On se retrouve tout simplement avec le meilleur film de sword & sorcery made in Corman, une quasi-parodie au ton pas si éloigné que ça d'un Evil Dead 2, sorti la même année : entre le héros, façon Ash Campbell/Mad Martigan et sa répartie amusante, la princesse/voyante un peu naïve et cruche, le méchant sorcier assez... efféminé, et leurs aventures improbables (match de catch chez les Amazones avec une ancienne de GLOW, etc...), le métrage s'avère une parodie du genre "barbare" plutôt sympathique et dynamique, portée par un thème musical étonnamment entêtant.

Alors certes, les défauts habituels des productions Corman sont toujours présents (post-synchro, interprétation, décors, etc...), mais ici, ça passe sans problèmes, car le film ne se prend jamais au sérieux.

Sauf, étrangement, lors du duel final entre Deathstalker et Jarek, un duel bien chorégraphié, efficace et à peu près convaincant.

Et pour couronner le tout, le métrage se permet même un bêtisier durant le générique de fin : que demander de plus ?

3.5/6

(par contre, je ne vais pas m'infliger les deux Deathstalker suivants, puisque non seulement ils ne rentrent pas dans le cadre de cette semaine Corman en Argentine - ils ont été tournés au Mexique et en Bulgarie - mais en plus, l'acteur principal change de nouveau à chaque film, et le ton redevient plus sérieux et insipide)

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Un film, un jour (ou presque) #994 : Men In Black - International (2019)

Publié le 26 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Men In Black - International (2019) :

Lorsque Molly (Tessa Thompson), jeune femme ayant consacré sa vie à prouver l'existence des Men In Black, finit par être recruté par l'Agence, elle est envoyée à Londres, où elle rencontre l'Agent H (Chris Hemsworth), superstar de la branche londonienne et chien fou incontrôlable. Ensemble, les deux agents font former un duo improbable, et tenter de résoudre le mystère de la mort d'un diplomate extraterrestre...

Troisième suite du Men In Black de 1997, ce Men In Black : International arrive un peu comme un cheveu sur la soupe (ou un poil dans le thermos), après deux suites peu mémorables, et sans son duo Will Smith/Tommy Lee Jones.

À la place, on a Chris Hemsworth et Tessa Thompson, le duo de Thor Ragnarok, un duo qui, au demeurant, fonctionne à nouveau très bien dans ce métrage. Le seul problème, c'est que le film, dans son ensemble, ne décolle jamais. Pourtant, tout semble réuni pour, au minimum, donner lieu à un blockbuster estival sympathique : le budget est là, les effets spéciaux, les gadgets et les aliens sont nombreux, c'est relativement spectaculaire... mais non.

Constamment, du début à la fin de ce métrage de près de deux heures (le film le plus long de la franchise), on a l'impression qu'il manque quelque chose.

Un manque de rythme, un manque d'énergie, un manque de fantaisie, un manque d'humour, un manque de surprises (le script est affreusement balisé de bout en bout, plein de grosses ficelles trop faciles), un manque de développement des idées et des personnages (toutes les interventions du petit alien qui s'entiche de Thompson semblent avoir été bricolées à la dernière minute, au montage, tant il est absent de bien des scènes où pourtant, il devrait être visible, alors qu'à d'autres moments, il n'apparaît que dans des plans indépendants, détachés des autres personnages), et un manque de punch, notamment dans les dialogues et les échanges entre Thor et Valkyrie.

Bref, sans être désastreux, le film semble toujours semi-abouti, et avoir connu une post-production assez chaotique, comme souvent. Ajoutez à cela une réalisation peu mémorable, et voilà, un Men In Black International qui ne restera pas plus dans les mémoires que MIB 2 ou 3.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 17 - La Malédiction de la Dame Blanche (2019)

Publié le 9 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Malédiction de la Dame Blanche (The Curse of La Llorona - 2019) :

À Los Angeles, dans les années 70, Anna (Linda Cardellini), une assistante sociale mère de deux enfants, Chris (Roman Christou) et Samantha (Jaynee-Lynne Kinchen), découvre les conditions étranges dans lesquelles l'une des femmes dont elle s'occupe (Patricia Velasquez) s'occupe de sa propre progéniture, paniquée à l'idée que La Llorona, un esprit vengeur, ne vienne s'emparer de ses deux garçons. Mais bien vite, Anna doit se rendre à l'évidence : la malédiction de la Llorona a été transmise à sa famille, et elle doit désormais protéger Chris et Sam d'une menace surnaturelle et incompréhensible...

Pseudo spin-off de la franchise Conjuring (après Conjuring 1 & 2, Annabelle 1 & 2, The Nun... les liens se limitent à la brève présence d'un certain prêtre, et à l'apparition éclair de la poupée Annabelle dans un flashback de ce dernier), ce La Llorona prend place dans les années 70 (ça n'apporte absolument rien au film, et pire : l'époque n'est jamais bien retranscrite à l'écran), et nous déroule une histoire de fantôme vengeur particulièrement banale et soporifique, pas aidée par une bande son inexistante (quasi-littéralement, d'ailleurs, puisque énormément de scènes sont dépourvues d'accompagnement musical, et se contentent d'un silence plus ou moins pesant).

Le vrai problème du film, c'est qu'à être trop balisé, à être trop basique, à se reposer trop souvent sur un script cousu de fil blanc, et téléphonant tous ses rebondissements (le shampooing, la poupée, l'arme à feu, le crucifix pointu...), La Llorona perd tout intérêt, toute efficacité de ses jump scares, et en devient presque risible, par moments.

Ce n'est pas la faute de ses interprètes principaux : les enfants sont très bien, et ça fait plaisir de revoir Linda Cardellini dans un film plus commercial/grand public (quand bien même son personnage serait limité à paraître fébrile, angoissée et éplorée pendant tout le film).

Mais le film n'a aucune énergie, son exposition est laborieuse, le fantôme est vraiment générique (visuellement parlant et dans son comportement), et l'exorciste stoïque interprété par Raymond Cruz ne convainc pas vraiment.

1.25 + 0.5 pour le trio principal = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 36 - Zoo (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, UK

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zoo (2019) :

Ébranlé par la perte de leur bébé, le couple de Karen (Zoë Tapper) et de John (Ed Speleers) ne va pas bien. Et alors même que Karen est sur le point de demander le divorce, une épidémie zombie frappe le pays, obligeant le couple à se cloîtrer dans son appartement. Entre leurs voisins, des pilleurs, les zombies, des provisions à trouver, etc, Karen et John auront fort à faire pour survivre... et pour rebâtir leur couple.

Un film coproduit par la Suède et le Danemark, décalé et assez inégal, qui ressemble un peu à une pièce de théâtre, et qui peut se décomposer en quatre ou cinq actes/phases distinctes, aux tons radicalement différents.

Les deux premières parties - la mise en place façon crise d'un couple qui ne se parle plus, puis la venue d'une apocalypse zombie - sont assez compliquées à cerner, entre ces personnages peu sympathiques (la caractérisation de Karen, notamment, la rend rapidement énervante), ce huis-clos prenant la menace globale sur le ton de la semi-comédie, et ce couple qui, immédiatement, commence à s'entraîner et à piller les appartements voisins pour être mieux installé.

La troisième partie, qui débute à l'arrivée du second couple, est plus amusante et décalée : on assiste à un duel entre les deux couples, duel toujours motivé par une Karen hostile et manipulatrice, et qui bénéficie d'une interprétation excentrique de Jan Bijvoet en voisin paumé.

Et puis ensuite, une fois les voisins... "évacués", le film reprend une tournure plus intimiste et romantique, avant de changer à nouveau de direction pour virer à la tragédie larmoyante, à la conclusion somme toute assez prévisible.

Autant de changements de directions et de tons qui font que le film est compliqué à appréhender comme un tout, et à vraiment apprécier : le postulat de départ est intéressant, la musique grinçante met mal à l'aise (par contre, le recours à de la musique classique, çà et là, ne fonctionne pas aussi bien que prévu), mais le contraste entre les différentes phases du film (et encore, je n'ai parlé des pillards et de la menace de viol, qui sont trop clichés pour être efficaces) est trop prononcé pour que celui-ci fonctionne réellement.

Bref, ce n'est pas inintéressant, c'est relativement compétent dans sa réalisation et dans son interprétation, et le décalage nordique apporté au sujet amuse ponctuellement, mais le tout semble souvent décousu, et je n'ai pas assez adhéré au couple principal, antipathique, pour être vraiment convaincu par l'émotion entourant son sort final. Très inégal, en somme.

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - quatrième partie (2x07-08)

Publié le 19 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques (les problèmes de rythme sont notamment toujours présents, malgré des épisodes plus courts qu'en saison 1) et de jeunes Baudelaire qui commencent à peine à exister en tant que personnages...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Hostile Hospital (2x07-08) :

En fuite, les Baudelaire se réfugient dans un hôpital en construction où, après avoir esquivé Babs (Kerri Kenney-Silver), l'administratrice de l'établissement, ils rencontrent Hal (David Alan Grier), responsable de l'immense salle des archives. Celui-ci leur fait confiance, et les enfants décident d'en profiter pour tenter de trouver une pellicule liée à Snicket et au VFD, mais Olaf, Esmé et leur bande arrivent alors, et sont prêts à tout pour éliminer les Baudelaire...

Un double épisode qui a reçu un accueil critique plus positif que certains précédents, mais qui, étrangement, m'a gentiment déçu. Probablement parce que les décors et l'environnement de l'hôpital décrépi ne sont pas particulièrement intéressants, visuellement parlant, et tout juste bons à servir à des fins de parodie de The Shining... et probablement aussi parce qu'au final, on retombe à nouveau dans le schéma narratif habituel, qui ronronne rapidement.

Cela dit, il faut souligner que, pour le meilleur ou pour le pire, depuis la mort de Jacques, les scénaristes semblent décidés à rappeler que Olaf n'est pas qu'un bouffon déguisé. Ça ne fonctionne pas totalement (la rupture est quand même brutale), mais la menace Olaf se précise, et les scénaristes profitent du milieu hospitalier pour placer Violet et Klaus en véritable danger de mort.

Certes, on se doute bien que personne ne va y passer, mais c'est plus sombre, agressif et direct que d'habitude, et ça apporte un ton un peu plus adulte et mordant à la série (comme la tenue de Lucy Punch, d'ailleurs).

Après, si ces épisodes sont plus courts (moins de 37 minutes pour le second, à peine plus pour le premier), ils n'en sont pas pour autant dénués des problèmes habituels de la série : rythme en dents de scie, interruptions superflues de Snicket, personnages secondaires prétextes, et grosses ficelles assez agaçantes, à la longue (révélations interrompues in extremis, décisions improbables uniquement là pour prolonger l'intrigue...).

Mais bon, à ce point de la série, ce n'est plus surprenant, et il ne sert plus à grand chose de s'en plaindre. Plus que deux épisodes...

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04 ; 2x05-06)

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Un film, un jour (ou presque) #747 : G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (2009)

Publié le 2 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

G.I. Joe - Le Réveil du Cobra (G.I. Joe : The Rise of Cobra) :

Lorsque leur convoi est attaqué par la Baronne (Sienna Miller) et les troupes de Cobra, alors qu'ils transportaient des missiles révolutionnaires créés par James McCullen (Christopher Eccleston), Duke (Channing Tatum) et Ripcord (Marlon Wayans) sont sauvés par les Joes, une unité d'élite dirigée par Hawk (Dennis Quaid). En compagnie des Joes (Ray Parks, Rachel Nichols, Saïd Taghmaoui, Adewale Akinnuoye-Agbaje), les deux soldats vont devoir faire leurs preuves, et empêcher le Cobra Commander (Joseph Gordon-Levitt) de faire régner la terreur sur Terre...

D'une manière assez appropriée, compte tenu de son sujet, GI Joe est un film qui ressemble à l'imaginaire d'un jeune garçon, à qui on donnerait une caisse emplie de GI Joes : c'est généreux, bordélique, décousu, simpliste, pas très inspiré, et bourré de scènes d'action à rallonge, durant lesquelles l'enfant en question prendrait ses jouets et les jetterait les uns sur les autres dans des combats à mort.

Sauf que bon, l'enfant en question, il s'appelle Stephen Sommers, et qu'il dispose d'un budget de blockbuster considérable.

Déjà, à l'époque de la sortie du film, j'avais pu constater à quel point le film était bancal, tant dans son interprétation (Tatum est inexpressif, Taghmaoui peine avec son anglais, le doublage de Levitt est hors-sujet, Quaid en fait trois tonnes, etc, etc, etc), que dans ses effets spéciaux (la quantité a clairement été privilégiée à la qualité, et ça se voit régulièrement, avec des doublures et autres véhicules numériques qui n'ont pas de masse, et des textures médiocres), dans sa musique (Silvestri est peu inspiré), dans ses costumes (alors que l'intérêt de la gamme GI Joe, c'est la variété des personnages et de leurs tenues, ici, tout le monde est en noir ; et Snake Eyes est un désastre de latex rigide), dans sa direction artistique (les avions et autres véhicules insipides), dans son script (Sommers et ses scénaristes ont clairement revus les deux trilogies Star Wars avant de concevoir ce GI Joe ; les dialogues sont laborieux et forcés), dans son casting (la romance Wayans/Nichols, pourquoi ?)... et dans son placement produit Cisco et Norton Antivirus, ridicule.

Bref, c'est un bordel pas possible, qui s'effondre sous le poids de ses propres ambitions et de sa liberté totale... et pourtant, je n'arrive pas à détester le métrage, tant il me rappelle ce que je faisais, enfant, avec mes figurines.

2/6, mais un 4/6 du cœur = 3/6 (ça ne les vaut clairement pas, mais j'ai envie d'être indulgent)

(cela dit, ça manquait clairement de Sergeant Slaughter, et de Timber, le loup de Snake Eyes)

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Un film, un jour (ou presque) #722 : Game Night (2018)

Publié le 28 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Policier, Thriller, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Game Night :

Toutes les semaines, Max (Jason Bateman) et son épouse Annie (Rachel McAdams), tous deux très compétitifs, organisent une Soirée Jeux avec tous leurs amis (Billy Magnussen, Sharon Horgan, Lamorne Morris, Kylie Bunbury). Cette semaine, cependant, la soirée se tient chez Brooks (Kyle Chandler), le frère de Max, un homme séduisant et riche à qui tout réussit. Seulement voilà : Brooks a engagé une entreprise spécialisée dans les jeux de rôle, pour simuler son enlèvement, et embarquer ses invités dans une murder party ultra-réaliste. Mais les apparences sont trompeuses, et bien vite, Max et Annie comprennent que les deux kidnappeurs de Brooks sont de véritables criminels...

Une comédie noire réalisée par John Francis Daley et Jonathan Goldstein, et qui lorgne ouvertement (et très clairement) sur un croisement de Date Night (Crazy Night, chez nous, avec Steve Carrell et Tina Fey), de The Game de David Fincher, et de L'homme qui en savait trop... peu (avec Bill Murray), deux versions d'une histoire très similaire, sorties en 1997.

Ce qui, malheureusement, fait que l'on a une énorme longueur d'avance sur tout le récit, et ce jusqu'à ses dernières 20 minutes. Pendant ses 80 premiers minutes, en effet, le récit se déroule exactement comme on peut le supposer : mise en place longuette, déclencheur réussi et percutant, et ensuite, un enchaînement de rebondissements sans grande tension, puisqu'à aucun moment, le spectateur ne peut réellement prendre pour argent comptant ce qu'il a sous les yeux.

Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est dénué d'intérêt, notamment parce que le couple Bateman/McAdams fonctionne très bien, que Jesse Plemons est amusant en voisin glauque, et que les deux réalisateurs tentent ponctuellement de vraiment réaliser le film (en y injectant des idées de montage, des idées de mise en scène, etc, comme dans la scène de l’œuf de Fabergé, en simili-plan séquence), ce qui reste encore trop rare dans le genre de la comédie US.

On regrettera cependant que les personnages secondaires manquent à ce point de charisme : ils ne sont pas désagréables, et ont même quelques répliques qui fonctionnent, mais dans l'ensemble, on a souvent l'impression que les acteurs choisis n'étaient pas le premier choix des réalisateurs, et que les personnages auraient été bien meilleurs avec des seconds rôles plus mémorables.

Heureusement, lorsque la "réalité" des événements est enfin révélée, avec l'apparition d'un certain acteur en prime, le film a la bonne idée de repartir pour un tour, lors d'un dernier quart d'heure nettement plus rythmé, drôle et efficace que ce qui a précédé. Un peu comme si le scénariste en avait gardé sous le pied pour finir en apothéose.

On n'échappe cependant pas à la leçon de vie qui fait office de caractérisation dans les comédies américaines de ces dernières décennies, mais cela ne gêne pas trop, en fin de compte, et on termine le film sur une bonne impression.

Loin d'être un film particulièrement exceptionnel ou original, mais ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #849 : Prophet's Prey (2015)

Publié le 30 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Religion, Thriller, Drame, Showtime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Prophet's Prey :

Un documentaire étrangement décevant d'Amy Berg (pourtant pas novice en la matière) qui couvre l'affaire Warren Jeffs (déjà traitée sous forme de téléfilm par la chaîne Lifetime, critiqué en ces pages), ce dirigeant auto-proclamé d'une branche fondamentaliste de l'Église Mormone qui, à la mort de son père, a pris sa place de Prophète, et a commencé à imposer un mode de vie toujours plus strict et exigeant à ses disciples.

Un Warren Jeffs qui a rapidement poussé les mœurs polygames de l'Église dans leurs derniers retranchements, en épousant des filles de plus en plus jeunes, et ce tout en s'adonnant ouvertement à des actes pédophiles sur les enfants de sa congrégation.

Une histoire particulièrement glauque, pour une personnalité hors-du-commun, et pourtant, ce documentaire peine à captiver le spectateur, ou à lui apprendre beaucoup de choses sur le personnage de Jeffs. Probablement parce que, plutôt que de s'intéresser à Jeffs, la personne, il s'intéresse à l'enquête qui a permis de le faire tomber (le documentaire est l'adaptation d'un livre, Prophet's Prey: My Seven-Year Investigation into Warren Jeffs and the Fundamentalist Church of Latter-Day Saints, dont l'auteur intervient régulièrement à l'écran).

On a donc droit à beaucoup d'intervenants qui parlent de Jeffs, qui reconstituent l'enquête, des prêches robotiques de Jeffs en voix-off, quelques preuves utilisées lors de son procès (dont un enregistrement audio assez glaçant de son dépucelage de l'une de ses "femmes" mineures), et des témoignages des proches de Jeffs - anciens disciples et membres de sa famille - qui semblent particulièrement enclins à faire reposer toutes les dérives de leur branche fondamentaliste aux pieds de Warren Jeffs.

Ce dernier - une ordure incroyable et illuminée qui, depuis sa prison, continue de diriger sa congrégation par l'intermédiaire de l'un de ses frères - sert ainsi de bouc émissaire bien pratique aux autres Mormons du FLDS et il manque vraiment, de la part du documentaire, une remise en perspective du mouvement mormon dans son ensemble et de ses dérives, pour effectuer une sorte de contre-poids critique, qui permettrait d'y voir plus clair dans tout ça.

En diabolisant ainsi Warren Jeffs, Amy Berg et ses intervenants simplifient à outrance le problème, et on finit par se demander ce que le métrage cherchait à accomplir, puisque Jeffs et ses proches restent une énigme,et que rien n'a vraiment changé depuis la fin de l'enquête et la condamnation de Jeffs à de la prison à vie.

Assez frustrant.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Channel 4, UK, Irlande

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Club des Gentlemen : Apocalypse (The League of Gentlemen's Apocalypse) :

Après des siècles de vie "paisible", le village de Royston Vasey et ses habitants déglingués sont sur le point d'être détruits : leurs créateurs, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ont en effet décidé de passer à autre chose - une fiction historique intitulée The King's Evil - et Royston est donc à l'agonie. Jusqu'à ce que certains des personnages découvrent un portail dimensionnel menant à la réalité des scénaristes et acteurs. Sans attendre, ils l'empruntent, bien décidés à sauver leur peau en convaincant le Club des Gentlemen d'écrire de nouveau pour eux...

Adaptation cinématographique de la série Le Club des Gentlemen, sortie 3 ans après la dernière saison du show (une saison plus sombre et dure que les précédentes), ce métrage a des allures de téléfilm de luxe (enfin, plutôt au budget un peu supérieur à la moyenne), et souffre de problèmes de rythme évidents : son découpage en trois parties ne lui fait pas de cadeaux, entre son premier tiers un peu maladroit, visant à ré-établir l'univers et ses personnages, et (trop) chargé en vannes graveleuses ; son second tiers se déroulant à 80% dans le monde fictif de King's Evil ; et son dernier tiers où tous les univers entrent en collision, concluant le tout dans un bain de sang.

Au niveau de l'articulation du script, c'est donc gentiment décousu et laborieux... et pourtant ça fonctionne plus ou moins bien, ou du moins, ça force la sympathie, puisque les personnages de Royston Vasey sont respectés dans ce qu'ils ont de tordu et d'improbable (pas assez de Papa Lazarou, cependant), que les interprètes sont toujours à fond dans leurs rôles respectifs, et que tout le côté métadiscursif s'avère plutôt amusant à suivre.

À part ça, comme dans Inside N°9, le trio de scénaristes-acteurs s'est par ailleurs amusé à placer quelques références bienvenues (Kubrick, Cocteau), le caméo de Simon Pegg est assez (dé)culotté, David Warner s'amuse vraiment en sorcier maléfique, et la présence de monstres en stop motion (du moins, il me semble que c'était de la stop motion) fait toujours plaisir à voir.

Bref, un portage cinématographique loin d'être parfait et totalement maîtrisé, mais qui s'avère néanmoins assez amusant, pour peu que l'on soit familier de cet univers, et que l'on n'ait pas peur d'un film somme toute assez inégal.

3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 06 - Mom and Dad (2018)

Publié le 3 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Comédie, Thriller

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Mom and Dad :

Sans raison, tous les parents habitant une petite banlieue paisible deviennent ultra-violents, et s'en prennent à leurs enfants. Carly (Anne Winters) et son petit frère Josh (Zackary Arthur) doivent ainsi trouver un moyen d'échapper à leurs géniteurs Brent (Nicolas Cage) et Kendall (Selma Blair), avant que ces derniers ne les punissent... pour de bon.

Nicolas Cage en roue libre dans un rôle de psychopathe cherchant à tuer ses enfants, dans une sorte de Cooties inversé et plus ciblé, le tout sous la direction de Brian Taylor (Hyper Tension 1 & 2, Ghost Rider 2, Gamer), ça laissait augurer de quelque chose de déjanté, d'implcabale et de brutal... et en fait, pas tant que ça.

En effet, de par sa structure (une bonne moitié de mise en place, une bonne moitié de huis clos), sa mise en images (la caméra portée et tremblotante est omniprésente), son illustration musicale (quelques moments décalés fonctionnent, mais le plus clair du temps, c'est du sound design bruitiste et agaçant) et son rythme artificiel (imposé par le montage), le film paraît étrangement bâclé, ou du moins, relativement décousu.

Alors certes, quand Cage s'énerve un peu, c'est amusant, et certains moments fonctionnent à peu près dans le dernier quart d'heure (même si les conséquences de l'arrivée des grands-parents sont téléphonées au possible), mais dans l'ensemble, le film ne fait jamais vraiment peur, il n'est jamais vraiment stressant, et à l'opposé, il ne pousse jamais vraiment le bouchon suffisamment loin pour virer ouvertement et durablement à la comédie noire.

On finit donc par se retrouver devant un film assez quelconque et étrangement timide (le plus gros des actes de violence est hors-champ), qui déçoit forcément au final (surtout avec cette conclusion en queue de poisson), et n'exploite jamais complètement son postulat de départ pourtant percutant, préférant se perdre dans des flashbacks inutiles cherchant à humaniser les personnages adultes - comprendre : à donner à Cage et à Blair une raison d'accepter ces rôles et une occasion de jouer autre chose que des psychopathes décérébrés le temps d'une scène ou deux.

2 + 0.5 pour Olivia Crocicchia (aperçue dans L'amour par accident, Men, Women & Children, At The Devil's Door, et Teacher of the Year), Lance Henriksen et Grant Morrison (?!) dans de petits rôles =

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 10 - Le Rituel (2018)

Publié le 5 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Drame, Netflix, UK, Fantastique

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Rituel (The Ritual) :

Pour rendre hommage à leur meilleur ami Robert (Paul Reid), victime d'un braquage ayant mal tourné, quatre compères anglais (Sam Troughton, Rafe Spall, Arsher Ali, Robert James-Collier) se retrouvent six mois plus tard pour une randonnée dans la forêt suédoise. Mais rapidement, lorsqu'une blessure les oblige à couper à travers bois, ils s'abritent des intempéries dans un vieux chalet abandonné, où il découvrent un autel dédié à une entité maléfique... une entité qui, rapidement, commence à les traquer.

Mouais.

David Bruckner, réalisateur de segments de The Signal, V/H/S et Southbound, décide ici de livrer un pendant masculin à The Descent (mâtiné de Blair Witch) pour une adaptation de roman d'horreur, filmée en Roumanie (en lieu et place de la Suède), et qui oppose quatre Anglais à une créature étrange, au fin fond d'une forêt perdue.

En soi, rien de honteux, et c'est d'ailleurs globalement plutôt bien filmé : la nature est superbe, la photographie travaillée, et les transitions rêves/réalité fonctionnent très bien.

Malheureusement, il n'y a ici rien de très original, puisqu'on nous ressert l'idée de l'horreur comme catharsis personnelle d'un héros traumatisé, qui va se confronter à une force surnaturelle pour en ressortir grandi et purgé de sa névrose.

Un arc narratif particulièrement balisé, donc, qui fait qu'un seul personnage (le héros) se trouve vraiment développé, alors que ses compères ne sont là que pour servir de chair à canon.

Par conséquent, il est difficile de s'attacher aux personnages sur la longueur, et le fait que le script soit à ce point cousu de fil blanc fait que l'on a un peu tendance à penser à autre chose à mi-métrage.

Et puis la dernière demi-heure du film a le bon goût de sortir un peu le film de la forêt, en envoyant les survivants dans (attention spoilers) un village de cultistes gentiment clichés (qui semblent tout droit sortis de The VVitch) : on y a droit à des paysans caricaturaux, à quelques idées sous-exploitées - la congrégation de cultistes "momifiés" - et quelques moments quasi-comiques - le coup de poing à la grand-mère, le coup de fusil qui part tout seul - et à une confrontation rapide entre le protagoniste, et la bête.

Une bête vraiment réussie, conceptuellement, et dont l'apparence dérangeante fonctionne très bien. C'est d'ailleurs l'une des qualités premières du film, avec sa réalisation, et son score musical grinçant, qui parvient à imposer ponctuellement une certaine tension (ce qui est pratique lorsque le reste du film n'y parvient pas).

Mais dans l'ensemble, le script n'est pas vraiment à la hauteur : c'est dommage, ça aurait pu être nettement plus nerveux et intéressant.

3.25/6

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