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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Les bilans de Lurdo : La Famille Addams, la série animée (1992)

Publié le 21 Novembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Animation, Jeunesse, Fantastique, Horreur, Sitcom, Comédie, Addams

La Famille Addams, la série animée :

Décevant portage animé de la série, diffusé dans la foulée des films de Sonnenfeld (d'ailleurs je suis le seul à vouloir que quelqu'un relance la franchise avec Banderas en Gomez et Ricci en Morticia ? Oui ? Tant pis...).

De la série des 60s, le dessin animé ne reprend que le générique, John Astin en Gomez (toujours excellent), et un doubleur pour Fester qui fait de son mieux pour coller à l'interprétation et la voix de l'acteur original.

Exit les nuances du personnage de Lurch (qui ici se contente de grogner pour un tout et un rien, et est résumé à "Frankenstein géant stupide sans épaisseur" ; exit aussi la musique typiquement 60s, et les gimmicks sonores associés au show (souvent remplacés ici par des bruitages prout-vomi-dégueu assez nazes) ; niveau design, on revient aux comic-strips originaux, ce qui n'est pas forcément un mal, mais le medium cartoon entraîne aussi une infantilisation très prononcée du tout.

C'est régulièrement too much, avec les Addams dans l'espace, des monstres qui envahissent la ville, Thing-kong, et des épisodes entiers situés dans des univers alternatifs, avec les Addams au far-west (exactement le même épisode que celui de Beetlejuice TAS), Mémé la bikeuse, la Chose à Hollywood (avec un acteur qui parle comme Shatner comme concurrent direct)...

À l'identique, la majorité des épisodes est centrée sur les personnages les plus "gamins" : Fester, donc (dans par exemple des épisodes assez nazes de Festerman, le superhéros), la Chose (qui, si elle devient un personnage à part entière, et non plus un seul faire valoir, se retrouve souvent dans des récits axés slapstick), Cousin Machin (devenu super espion, aux aventures improbables, et aux ennemis bondesques) et surtout Wednesday (au doublage plat et monotone plutôt déstabilisant) et Pugsley (qui ont une relation sadomasochiste assez bizarre, dans certains épisodes).

De la même manière, des ennemis récurrents sont introduits, histoire d'amener des conflits : les voisins vendeurs de sous-vêtements, et leur fils qui sympathise avec W&P ; ainsi que deux espions à la Spy vs Spy, qui en veulent aux Addams et à Machin en particulier (l'occasion de placer de nombreux moments façon Bip-bip et le Coyote)...

Gomez et Morticia s'en trouvent donc un peu abandonnés, si ce n'est dans une poignée de mini-épisodes, les emmenant en Espagne, ou montrant la crise de solitude de Morticia, délaissée par sa famille (!?).

Enfin, on a droit dans un épisode sur deux ou presque, à un gimmick bien agaçant, celui de la danse finale des Addams (remplacé dans les derniers épisodes par des mini-chansons), pour clore l'épisode ; ça meuble, c'est inutile, et c'est clairement une influence directe des films, tout comme Fester et Gomez qui jonglent avec n'importe quel objet.

Donc un bon gros bof.

Ce n'est pas particulièrement mauvais, et c'est même parfois assez amusant (généralement, lorsque les épisodes sont divisés en trois sous-épisodes, ça reste agréablement rythmé et divertissant ; lorsque l'on a droit à une seule intrigue délayée sur 22 minutes, déjà moins) mais ça peine à retrouver la folie maîtrisée et le morbide, bref, le charme de la série et des films, et ça cède un peu trop aux sirènes du nawak généralisé que permet le medium cartoon...

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 10

Publié le 5 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Action, Télévision, Lifetime

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

Vampirella (1996), de Jim Wynorski :

Une vampirette extra-terrestre venue de la planète Drakulon arrive sur Terre à la poursuite de ses ennemis jurés...

Très vague adaptation du comic-book, un DTV kitschissime, anti-sexy au possible et cabotin, avec un Daltrey en roue libre, une Talisa Soto qui joue faux, et du grand nawak dans tous les coins, sans parler d'un scénario bancal, bourré de trous improbables, et extrêmement mal construit.

0.25/6, mais un bon 6/6 pour Daltrey qui est à fond dedans, et court dans tous les sens en agitant sa petite cape.

The Road (2009), de John Hillcoat :

L'épopée d'un père et de son fils, sans-abris dans un futur post-apocalyptique...

Glauque, désespéré, déprimant, visuellement très réussi et crédible, et très bien interprété, mais le tout manque un peu de rythme pour emporter totalement l'adhésion. La faute à trop de flashbacks, peut-être.

4/6

Freakdog / Red Mist (2008), de Paddy Breathnach :

Une bande de jeunes internes/étudiants en médecine provoque accidentellement le coma d'un épileptique un peu autiste. Prise de remords, l'une des  internes décide alors d'injecter au patient une drogue expérimentale de son invention, avant qu'il ne soit débranché par les autorités... mais au lieu de reprendre connaissance, le comateux se trouve soudain capable de projection astrale, une projection astrale qui peut prendre possession de n'importe qui, et qui veut se venger.

Un métrage qui prend tranquillement son temps à se mettre en place, avant de virer au slasher assez basique et pas très inspiré.

2.25/6 pour son cast sympatoche (Andrew Lee Potts, Sarah Carter, l'asiatique de Doctor Who 6x07, mais aussi Squirrel Kebbel, et un clone de Keira Knightley). 

L'Esprit d'une Autre (Secrets In The Walls - 2010), de Christopher Leitch :

Une mère et ses deux filles s'installent dans une nouvelle demeure, pour y recommencer leur vie. Mais les murs de la bâtisse cachent un sinistre secret...

Un DTV / téléfilm Lifetime, avec ce que ça implique de clichés, de scènes familiales, de terreur-gentillette-et-inoffensive et de récit convenu rythmé par les coupures pubs.

Bref, ça ne vaut pas grand chose en soi, mais c'est un peu sauvé par l'interprétation honorable de Jeri Ryan, de Peyton R. List, et de la frangine Panabaker.

À part ça, pas grand chose à signaler tant c'est balisé. Et ici ou là, il y a quelques trous dans le scénario, qui n'aident pas, d'autant que le script, en lui-même, souffre déjà d'un meublage certain, et d'une illustration musicale un peu forcée.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1046 : MOIS AVENTURE - Le Monde (presque) perdu (2009)

Publié le 26 Août 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Monde (presque) perdu (Land of the Lost - 2009) :

Paléontologue excentrique, Rick Marshall (Will Ferrell) est la risée de ses collègues, car persuadé de pouvoir ouvrir un portail à travers le temps, pour visiter le passé. Son seul soutien, la charmante Holly Cantrell (Anna Friel), le convainc de se rendre avec elle dans une grotte, au milieu du désert, où Will Stanton (Danny McBride) tente de faire du lieu étrange une attraction touristique. Mais rapidement, le trio se retrouve projeté dans une dimension inconnue, loin dans le passé, où il croisent Cha-Ka (Jorma Taccone), un jeune primate très amical, ainsi que des dinosaures, et un peuple d'hommes-lézards étranges, les Sleestaks...

Vague adaptation de la série Land of the Lost des années 70 (inédite chez nous), programme gentiment fauché mais néanmoins culte outre-atlantique, ce film commet l'erreur fatale de s'ériger en parodie de la série qu'il adapte : en lieu et place d'un film d'aventures avec de l'humour, on a ici droit à une farce graveleuse et bas-de-plafond dans laquelle Ferrell et McBride font leur numéro habituel.

Alors quand déjà, il y a dix ans, on trouvait que le numéro en question commençait à être lassant et répétitif, autant dire qu'en 2019, c'est quasi-imbuvable ; Ferrell fait son Ricky Bobby, McBride fait son Kenny Powers, Anna Friel semble être la seule à prendre le tout au sérieux, et les mini-sketches se succèdent, sans grand rythme ou structure narrative.

Pourtant, à la réalisation, c'est Brad Silberling : le réalisateur de Casper et des Orphelins Baudelaire fait habituellement dans les films plus stylisés et subtils, ou du moins, plus maîtrisés. Mais là, Ferrell et McBride parasitent ce qui aurait pu être un film familial, et en font une comédie à la Adam McKay, qui n'ose cependant pas aller totalement dans le registre de la comédie classée R, et n'est jamais assez dynamique pour être un bon film d'aventures.

Le film a donc le postérieur entre deux chaises, ni drôle, ni rythmé, trop parodique pour être intéressant, et trop spectaculaire (et avec un budget trop important) pour fonctionner sur le plan de la comédie débile et décomplexée ; malgré quelques séquences qui, prises indépendamment, fonctionnent, Land of the Lost finit par être une potacherie quelconque, plate et décousue, avec une direction artistique et une bande originale certes très réussies, mais qui ne laisse pas le moindre souvenir à peine le film terminé.

(et pour ne rien arranger, le flop intégral du métrage a condamné Silberling à une carrière de réalisateur de DTV et de tv... comme si c'était lui le responsable de ce naufrage)

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987)

Publié le 16 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Deathstalker 2 (1987) :

Lorsque le maléfique sorcier Jarek (John La Zar) usurpe son trône, et y place un double maléfique créé par ses soins, la Princesse Evie (Monique Gabrielle) cherche de l'aide. Sous l'identité de Reena, une voyante, elle tombe alors sur Deathstalker (John Terlesky), un héros réticent, qui finit par accepter de lui prêter main forte...

Que se passe-t-il lorsqu'un réalisateur/scénariste (Jim Wynorski) embauché par Corman décide de réécrire, avec son acteur principal (et ami de longue date), le script de ce Deathstalker 2, pour en faire quelque chose à mi-chemin entre une screwball comedy et d'un cartoon de Bugs Bunny ?

On se retrouve tout simplement avec le meilleur film de sword & sorcery made in Corman, une quasi-parodie au ton pas si éloigné que ça d'un Evil Dead 2, sorti la même année : entre le héros, façon Ash Campbell/Mad Martigan et sa répartie amusante, la princesse/voyante un peu naïve et cruche, le méchant sorcier assez... efféminé, et leurs aventures improbables (match de catch chez les Amazones avec une ancienne de GLOW, etc...), le métrage s'avère une parodie du genre "barbare" plutôt sympathique et dynamique, portée par un thème musical étonnamment entêtant.

Alors certes, les défauts habituels des productions Corman sont toujours présents (post-synchro, interprétation, décors, etc...), mais ici, ça passe sans problèmes, car le film ne se prend jamais au sérieux.

Sauf, étrangement, lors du duel final entre Deathstalker et Jarek, un duel bien chorégraphié, efficace et à peu près convaincant.

Et pour couronner le tout, le métrage se permet même un bêtisier durant le générique de fin : que demander de plus ?

3.5/6

(par contre, je ne vais pas m'infliger les deux Deathstalker suivants, puisque non seulement ils ne rentrent pas dans le cadre de cette semaine Corman en Argentine - ils ont été tournés au Mexique et en Bulgarie - mais en plus, l'acteur principal change de nouveau à chaque film, et le ton redevient plus sérieux et insipide)

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Un film, un jour (ou presque) #994 : Men In Black - International (2019)

Publié le 26 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Men In Black - International (2019) :

Lorsque Molly (Tessa Thompson), jeune femme ayant consacré sa vie à prouver l'existence des Men In Black, finit par être recruté par l'Agence, elle est envoyée à Londres, où elle rencontre l'Agent H (Chris Hemsworth), superstar de la branche londonienne et chien fou incontrôlable. Ensemble, les deux agents font former un duo improbable, et tenter de résoudre le mystère de la mort d'un diplomate extraterrestre...

Troisième suite du Men In Black de 1997, ce Men In Black : International arrive un peu comme un cheveu sur la soupe (ou un poil dans le thermos), après deux suites peu mémorables, et sans son duo Will Smith/Tommy Lee Jones.

À la place, on a Chris Hemsworth et Tessa Thompson, le duo de Thor Ragnarok, un duo qui, au demeurant, fonctionne à nouveau très bien dans ce métrage. Le seul problème, c'est que le film, dans son ensemble, ne décolle jamais. Pourtant, tout semble réuni pour, au minimum, donner lieu à un blockbuster estival sympathique : le budget est là, les effets spéciaux, les gadgets et les aliens sont nombreux, c'est relativement spectaculaire... mais non.

Constamment, du début à la fin de ce métrage de près de deux heures (le film le plus long de la franchise), on a l'impression qu'il manque quelque chose.

Un manque de rythme, un manque d'énergie, un manque de fantaisie, un manque d'humour, un manque de surprises (le script est affreusement balisé de bout en bout, plein de grosses ficelles trop faciles), un manque de développement des idées et des personnages (toutes les interventions du petit alien qui s'entiche de Thompson semblent avoir été bricolées à la dernière minute, au montage, tant il est absent de bien des scènes où pourtant, il devrait être visible, alors qu'à d'autres moments, il n'apparaît que dans des plans indépendants, détachés des autres personnages), et un manque de punch, notamment dans les dialogues et les échanges entre Thor et Valkyrie.

Bref, sans être désastreux, le film semble toujours semi-abouti, et avoir connu une post-production assez chaotique, comme souvent. Ajoutez à cela une réalisation peu mémorable, et voilà, un Men In Black International qui ne restera pas plus dans les mémoires que MIB 2 ou 3.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 17 - La Malédiction de la Dame Blanche (2019)

Publié le 9 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

La Malédiction de la Dame Blanche (The Curse of La Llorona - 2019) :

À Los Angeles, dans les années 70, Anna (Linda Cardellini), une assistante sociale mère de deux enfants, Chris (Roman Christou) et Samantha (Jaynee-Lynne Kinchen), découvre les conditions étranges dans lesquelles l'une des femmes dont elle s'occupe (Patricia Velasquez) s'occupe de sa propre progéniture, paniquée à l'idée que La Llorona, un esprit vengeur, ne vienne s'emparer de ses deux garçons. Mais bien vite, Anna doit se rendre à l'évidence : la malédiction de la Llorona a été transmise à sa famille, et elle doit désormais protéger Chris et Sam d'une menace surnaturelle et incompréhensible...

Pseudo spin-off de la franchise Conjuring (après Conjuring 1 & 2, Annabelle 1 & 2, The Nun... les liens se limitent à la brève présence d'un certain prêtre, et à l'apparition éclair de la poupée Annabelle dans un flashback de ce dernier), ce La Llorona prend place dans les années 70 (ça n'apporte absolument rien au film, et pire : l'époque n'est jamais bien retranscrite à l'écran), et nous déroule une histoire de fantôme vengeur particulièrement banale et soporifique, pas aidée par une bande son inexistante (quasi-littéralement, d'ailleurs, puisque énormément de scènes sont dépourvues d'accompagnement musical, et se contentent d'un silence plus ou moins pesant).

Le vrai problème du film, c'est qu'à être trop balisé, à être trop basique, à se reposer trop souvent sur un script cousu de fil blanc, et téléphonant tous ses rebondissements (le shampooing, la poupée, l'arme à feu, le crucifix pointu...), La Llorona perd tout intérêt, toute efficacité de ses jump scares, et en devient presque risible, par moments.

Ce n'est pas la faute de ses interprètes principaux : les enfants sont très bien, et ça fait plaisir de revoir Linda Cardellini dans un film plus commercial/grand public (quand bien même son personnage serait limité à paraître fébrile, angoissée et éplorée pendant tout le film).

Mais le film n'a aucune énergie, son exposition est laborieuse, le fantôme est vraiment générique (visuellement parlant et dans son comportement), et l'exorciste stoïque interprété par Raymond Cruz ne convainc pas vraiment.

1.25 + 0.5 pour le trio principal = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 36 - Zoo (2019)

Publié le 17 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, UK

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zoo (2019) :

Ébranlé par la perte de leur bébé, le couple de Karen (Zoë Tapper) et de John (Ed Speleers) ne va pas bien. Et alors même que Karen est sur le point de demander le divorce, une épidémie zombie frappe le pays, obligeant le couple à se cloîtrer dans son appartement. Entre leurs voisins, des pilleurs, les zombies, des provisions à trouver, etc, Karen et John auront fort à faire pour survivre... et pour rebâtir leur couple.

Un film coproduit par la Suède et le Danemark, décalé et assez inégal, qui ressemble un peu à une pièce de théâtre, et qui peut se décomposer en quatre ou cinq actes/phases distinctes, aux tons radicalement différents.

Les deux premières parties - la mise en place façon crise d'un couple qui ne se parle plus, puis la venue d'une apocalypse zombie - sont assez compliquées à cerner, entre ces personnages peu sympathiques (la caractérisation de Karen, notamment, la rend rapidement énervante), ce huis-clos prenant la menace globale sur le ton de la semi-comédie, et ce couple qui, immédiatement, commence à s'entraîner et à piller les appartements voisins pour être mieux installé.

La troisième partie, qui débute à l'arrivée du second couple, est plus amusante et décalée : on assiste à un duel entre les deux couples, duel toujours motivé par une Karen hostile et manipulatrice, et qui bénéficie d'une interprétation excentrique de Jan Bijvoet en voisin paumé.

Et puis ensuite, une fois les voisins... "évacués", le film reprend une tournure plus intimiste et romantique, avant de changer à nouveau de direction pour virer à la tragédie larmoyante, à la conclusion somme toute assez prévisible.

Autant de changements de directions et de tons qui font que le film est compliqué à appréhender comme un tout, et à vraiment apprécier : le postulat de départ est intéressant, la musique grinçante met mal à l'aise (par contre, le recours à de la musique classique, çà et là, ne fonctionne pas aussi bien que prévu), mais le contraste entre les différentes phases du film (et encore, je n'ai parlé des pillards et de la menace de viol, qui sont trop clichés pour être efficaces) est trop prononcé pour que celui-ci fonctionne réellement.

Bref, ce n'est pas inintéressant, c'est relativement compétent dans sa réalisation et dans son interprétation, et le décalage nordique apporté au sujet amuse ponctuellement, mais le tout semble souvent décousu, et je n'ai pas assez adhéré au couple principal, antipathique, pour être vraiment convaincu par l'émotion entourant son sort final. Très inégal, en somme.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #671 : SEMAINE ST-PATRICK - Le Lutin (2001) & The Yank (2014)

Publié le 16 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, USA, Comédie, Romance, Jeunesse, Disney, Sport

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Le Lutin (Luck of the Irish - 2001) :

Jeune lycéen basketteur toujours chanceux, Kyle (Ryan Merriman) voit sa vie bouleversée lorsqu'il perd le sou magique offert par sa mère (Marita Geraghty) lorsqu'il était petit : aussitôt, sa chance l'abandonne, et toute sa famille commence alors à régresser, révélant sa véritable nature. Car Kyle, sa mère, et leur grand-père (Henry Gibson) sont des farfadets, et ils doivent récupérer leur or au plus vite, sous peine de voir le cruel Seamus McTiernen (Timothy Omundson) devenir le roi des farfadets...

Une DCom qui a de faux airs de Teen Wolf/Teen Wolf Too, et qui, si elle se regarde et possède un vrai message pro-immigration et intégration, tourne aussi un bon moment en rond. Il faut dire que les effets spéciaux et l'intégration des farfadets sont assez médiocres (les effets équivalents de Darby O'Gill étaient meilleurs), et que la première heure de métrage est banale au possible, avec quelques poursuites quelconques, et des accents irlandais assez inégaux.

Cela dit, une fois que Omundson intervient vraiment et se lâche, ça décolle un peu (en virant au film sportif, malheureusement), avec en prime quelques idées de réalisation et de transitions amusantes.

Regardable, sans plus (et le côté "l'Amérique est le plus beau pays du monde, on accueille tout le monde, c'est formidable", finit par être lassant).

3/6 (sur l'échelle des DComs)

The Yank (2014) :

À l'occasion du mariage d'un ami, Tom Murphy (Sean Lackey), un américain d'origine irlandaise, part pour l'Irlande en compagnie de ses amis, et de la demoiselle d'honneur de la mariée (Niki Spiridakos), qu'il ne supporte pas. Il découvre ainsi le pays de ses ancêtres, et doit alors choisir entre les attentes de ses parents (Charlotte Bradley, Fred Willard) et ce que son cœur désire vraiment...

Une comédie indépendante assez fauchée, pas très bien filmée, assez mal rythmée (plus d'une demi-heure avant l'arrivée en Irlande) et cousue de fil blanc.

Pire, par moments, ça frôle le documentaire touristique sur l'Irlande, sponsorisé par l'office du tourisme local, avec mélodies locales en fond sonore, stock shots de paysages locaux filmés depuis un hélicoptère et narration en voix off ; la romance transparente entre la jolie grecque séduisante et le protagoniste bedonnant ne fonctionne pas du tout ; et dans l'ensemble, ce n'est pas particulièrement drôle, à quelques moments près.

Cela dit, la présence de Colm Meaney est toujours un plus...

1.5/6 (j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout)

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Un film, un jour (ou presque) #731 : Chasse à l'Homme 2 (2016)

Publié le 8 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Chasse à l'Homme 2 (Hard Target 2) :

Traumatisé par la mort de son meilleur ami lors d'un affrontement de MMA, Wes Baylor (Scott Adkins) tente d'expier sa faute en se livrant à des combats clandestins en Asie. Jusqu'au jour où il est approché par Aldrich (Robert Knepper), qui lui propose un ultime combat extrêmement bien rémunéré. Mais ce combat s'avère rapidement être un piège, qui place Baylor en position de proie dans la jungle, face à une troupe de chasseurs armés jusqu'aux dents...

Une suite DTV au film de John Woo et JCVD (dont cette suite reprend des gimmicks visuels inutiles, comme les ralentis répétitifs et les envols de volatiles), et qui oppose le toujours efficace Scott Adkins à Knepper, Rhona Mitra, Temuera Morrison et à quelques autres trognes peu marquantes.

C'est bien là le problème principal de ce métrage : malgré des décors naturels assez beaux (très pratiques lorsque le budget est limité), et une réalisation compétente (ralentis exceptés, les affrontements sont filmées avec de l'ampleur... parfois même un peu trop, puisque régulièrement, on voit clairement que les coups et les frappes passent à trente centimètres de leur cible), le tout est relativement fauché, notamment au niveau de la post-production (bruitages, post-synchronisation), de certaines scènes d'action (les motos) et des seconds rôles, transparents et à l'interprétation assez inégale.

Et pour être franc, il n'y a pas franchement matière, ici, à remplir plus de 100 minutes de film : après une première demi-heure sympathique et assez pêchue, le métrage connaît ainsi un gros ventre mou lorsque le héros rencontre Ann Truong, et que commence à se développer un début de romance dans une grotte.

À partir de là, le film perd progressivement de son intérêt, malgré les efforts de Adkins et d'un Knepper qui semble vraiment s'amuser. Tout ce qui a trait à Rhona Mitra est raté (elle passe son temps à se faire démolir, elle ne sait pas vraiment se battre, etc...), certains personnages ne sont guère plus que des clichés sur pattes (l'espagnol matador avec son épée), et le métrage finit même par gagner la palme du générique de fin le plus inutile au monde, avec plusieurs minutes de Scott Adkins en train d'explorer une ville avec un air perplexe, sur une musique de suspens... sans que ça ne débouche sur quoi que ce soit.

Il faut croire que le réalisateur avait promis à l'office de tourisme local plusieurs minutes promotionnelles en échange d'un droit de tournage quelconque...

Dans l'ensemble, un DTV très passable, qui ne restera pas comme l'un des meilleurs films de Scott Adkins (malgré toute sa bonne volonté et son implication).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #762 : MOIS FRANÇAIS - Un Ticket pour l'Espace (2005) & RTT (2009)

Publié le 17 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, France, Comédie, Science-Fiction, Aventure, Histoire, Fantastique, Action, Thriller, Policier, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​ 

Un Ticket pour l'Espace (2005) :

Pour convaincre les Français de l'intérêt de la recherche spatiale, un jeu de grattage est organisé, avec à la clef deux places à bord de la navette française, aux côtés du Colonel Beaulieu (Olivier Baroux), du Capitaine Soizic (Marina Foïs) et du Professeur Rochette (Frédéric Proust). Mais les deux gagnants sont assez improbables : Stéphane Cardoux (Kad Merad), un acteur raté et mythomane, et Alexandre Yonis (Guillaume Canet), un psychopathe voulant se venger de Beaulieu...

Non, ce n'est pas fin. Non, ce n'est pas le summum de l'humour et de la subtilité. Non, ce n'est pas toujours très bien joué (entre autres, j'ai toujours du mal avec l'interprétation de Marina Foïs) ni bien rythmé (ça prend son temps à démarrer). Oui, c'est bordélique, inégal, et ça ne fonctionne réellement que ponctuellement, comme un sketch étiré sur plus de 90 minutes.

Mais un film qui joue à ce point la carte de l'absurde, qui se paie une telle bande originale (chapeau bas, Erwann Kermorvant), et qui se permet de refaire Alien avec un dindon géant mutant, le tout dans une station à l'intelligence artificielle doublée par Enrico Macias... ça force un minimum le respect.

Allez, 3/6

RTT (2009) :

Plaqué par sa compagne, Arthur (Kad Merad) décide de partir pour Miami, afin d'empêcher le mariage de celle-ci avec un riche inconnu. En chemin, cependant, il est utilisé par Émilie (Mélanie Doutey), une cambrioleuse, pour faire passer à son insu un tableau volé à l'aéroport. Arrêtés par un policier français (Manu Payet) à leur arrivée aux USA, le duo improbable prend alors la fuite dans les Everglades, les autorités sur les talons...

Une comédie d'aventures façon La Chèvre/Pierre Richard qui peine à convaincre, puisqu'elle tente de mélanger tous les genres (thriller, action, aventure, romance, policier, comédie, cambriolage), mais se limite en fait à plusieurs grosses courses-poursuites liées par une succession de grosses ficelles et de coïncidences assez honteuses et improbables, censées servir de script.

Ce n'est pas la faute de la distribution, qui fait de son mieux (même si Mélanie Doutey manque un peu de punch ou de présence pour totalement convaincre), et qui a eu droit à des vacances en Floride ; et la réalisation est d'ailleurs tout à fait honorable.

Mais c'est vraiment le script qui pêche, un script qui ne parvient pas vraiment à faire se développer la romance principale de manière naturelle et crédible, et qui use de raccourcis narratifs et de personnages clichés (le flic qui se découvre homosexuel à Miami) qui sonnent assez creux.

Loin d'être satisfaisant, donc, même si ce n'est pas trop mal rythmé.

2 + 0.25 pour les paysages de Floride et Miami = un petit 2.25/6

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Les bilans de Lurdo - Gilmore Girls - Une Nouvelle Année - Printemps (2016)

Publié le 10 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Romance, Netflix, Gilmore Girls

Retrouvez l'intégralité des critiques des Gilmore Girls par les Téléphages Anonymes, en cliquant ici !​​

Gilmore Girls - A Year in the Life 1x02 - Spring :

Alors que la vie professionnelle de Rory s'effondre progressivement autour d'elle, Lorelai et Luke se remettent eux aussi en question, influencés plus ou moins directement par les actions d'Emily...

Un épisode signé David Palladino, ça implique toujours quelque chose d'un peu plus décousu, chaotique et excentrique.

Pas de surprise, donc, ici, on retrouve de nombreuses scènes improbables, entre le nouveau chef d'oeuvre cinématographique de Kirk, la réunion municipale qui se finit en tentative de coming out collectif de Taylor, le festival culinaire international (avec apparition de Mrs. Kim et de Mr. Kim !), la tournée des queues de New-York (avec apparitions de Michael Ausiello, et de Mae Whitman - la fille de Lauren Graham dans Parenthood), le pétage de plomb de Paris à Chilton (avec apparitions de "Francie" et d'un faux Tristan) puis chez elle (avec Danny Strong, et leur escalier tueur de nounous), les séances de Lorelai et de sa mère chez la psy, etc, etc, etc...

Bref, il y a de quoi s'amuser, malgré une forme et une structure un peu brouillonnes. Mais le vrai sujet de cet épisode, en réalité, c'est que chacun des personnages est confronté à un profond changement, qui reflète l'espèce de cocon figé dans laquelle les personnages se sont placés depuis la fin de la série.

D'un côté, on a Emily, qui se trouve à un carrefour de son existence suite à la mort de Richard, et semble bien décidée à ne pas laisser cela bouleverser sa vie, ni celle de sa fille ; Luke, qui découvre que Richard avait mis de l'argent de côté pour l'expansion de son diner ; Lorelai, qui comprend que son couple stagne depuis des années, et qu'elle se refuse à aller de l'avant avec Luke faute de motivation ; et aussi Michel, qui trouve que le Dragonfly Inn ne progresse plus...

Et bien entendu, n'oublions pas Rory : tous les problèmes que je mentionnais la semaine dernière à son sujet reviennent ici la frapper en pleine tête. Incapable de se fixer professionnellement, elle ne fait que ruiner ses chances, les unes après les autres, faute de préparation et de maturité (l'entretien sans préparation avec Julia Goldani Telles, de Bunheads, l'interview où elle s'endort, et finit par coucher avec un inconnu...) ; et sa vie amoureuse n'est guère plus reluisante.

En fait, Rory la trentenaire n'est pas plus mûre ou adulte que Rory, l'adolescente de 16 ans, et malgré ses dénégations, elle n'a fait que profiter de son nom et de son héritage toutes ces années, sans rien accomplir de plus qu'un simple article publié dans un grand magazine : c'est bien ça son problème, et ce qui la pousse à rentrer à la maison, chercher le réconfort du cocon familial.

Malheureusement, quelque chose me dit que cela ne va pas arranger ses affaires, et que toute sa vie amoureuse misérable va finir par lui revenir, là-aussi, en pleine tête.

Nous verrons ça dans la suite de la saison, si possible avec un peu plus de rigueur structurelle et formelle, toujours autant d'excentricité, et en espérant que les choix désastreux de Rory ne seront pas passés sous le tapis pour lui offrir une happy end.

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Catch Review : WWE Mae Young Classic 2017 - Seizièmes de Finale - Round 1

Publié le 2 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, Action, WWE, MYC

Après le succès du Cruiserweight Classic, place aux femmes, avec le Mae Young Classic opposant 32 catcheuses des quatre coins de la planète...

WWE Mae Young Classic 2017 - Seizièmes de Finale - Round 1 :

- Commenté par Lita et Jim Ross (qui ne semblent pas vraiment très à l'aise, bizarrement).

- Amusant d'avoir des images d'archive de Shimmer avec le logo présent en gros dans le coin de l'écran.

- Moins amusant d'avoir un public d'über-smarks réagissant devant le moindre mouvement avec des cris extatiques, et ponctuant chaque compte de deux d'un one-two-sweeeet !

- Princesa Sugehit (Mexico) vs Kay Lee Ray (Écosse). Pas forcément un match désagréable, mais rien d'exceptionnel : le booking limitait Kay Lee Ray dans ses acrobaties, le rythme était un peu haché et le résultat était assez prévisible, vu que Sugehit est la seule représentante du Mexique dans le tournoi.

- Serena Deeb vs Vanessa Borne. Le comeback de Serena (avec des cheveux, des kilos en moins, sans alcool et sans ses prothèses mammaires), avec en prime interview de pré-match sur son passage dans la SES (hey, Punk dans des images d'archive !) vs une catcheuse débutante déjà sous contrat avec la NXT, très confiante, et possédant une bonne attitude de méchante. Sans surprise, c'est Deeb qui dirige le match, et fait le gros du travail, tandis que Borne reste très basique et limitée. RAS.

- Zeda vs Shayna Baszler. Une asiatique de la NXT ("représentant" la Chine), vs Baszler, une ex-compétitrice de MMA, copine de Ronda Rousey (présente dans le public). Un match un peu sec et abrupt, clairement là pour établir Baszler en tant que tank indestructible. RAS à nouveau.

- Kimber Lee (Abbey Laith) vs Alpha Female (Jazzy Gabert). Kimber Lee, ex-championne de la Chikara, désormais à la NXT, vs Alpha Female, l'allemande en mode tank, là aussi, avec un thème d'entrée orchestral et choral plutôt réussi. Un match assez typique de Kimber Lee, qui se fait démolir par une adversaire impressionnante, mais finit par se reprendre, et par arracher une victoire. Efficace.

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Un démarrage en douceur pour le Mae Young Classic : aucun match particulièrement mémorable, et des résultats sans trop de surprise, mais en guise d'introduction, c'était tout à fait honorable.

(prochain épisode : Marti Belle, Mia Yim, Rachel Ellering, Mercedes Martinez et Crazy Mary Dobson.... ça devrait donner quelque chose de plus pêchu, déjà.)

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Un film, un jour (ou presque) #581 : Captive (2015)

Publié le 16 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Captive (Caught) :

Parce qu'elle fréquente Justin (Sam Page), un séduisant businessman qu'elle croit célibataire, Allie (Stefanie Scott) est kidnappée par Sabrina (Anna Camp), la femme jalouse de ce dernier, aidée de sa soeur Paige (Amelia Rose Blaire). Mais bien vite, ce qui devait être une mauvaise blague faite à la jeune femme se transforme en séquestration pure et simple, alors que Sabrina perd progressivement pied, et devient de plus en plus violente...

Toujours la même routine des téléfilms Lifetime façon "une femme en péril, victime de la cruauté des hommes, ces salauds", supposément inspirés d'une histoire vraie (LOL), avec ici Anna Camp qui pète un câble à cause de son mari infidèle, et passe ses nerfs sur cette pauvre Stefanie Scott, elle aussi trompée par le mec en question. La morale de l'histoire : si elles n'avaient pas rencontré cet homme infidèle, ces deux femmes auraient vécu heureuses et sans souci...

Et histoire de rajouter dans la symbolisme pseudo-féministe à la con made in Lifetime, on finit par cette image finale de l'héroïne, enfin libérée de l'Homme maléfique, qui court sur sa piste d'athlétisme, radieuse, suivie d'une demi-douzaine d'autres femmes épanouies. *soupir*

Malheureusement, l'écriture de ce métrage est à l'image de cette image finale : pataude, bancale, très mal structurée (on a des flashbacks, des ellipses, des coupures pubs et des transitions brutales... mais aucun de ces procédés - qu'ils soient volontaires ou involontaires - ne fonctionne), et échouant totalement à faire monter la pression, pas aidée par une direction d'acteurs totalement à l'ouest.

En effet, si Scott ne s'en sort pas trop mal en victime résistante, Camp est en roue totalement libre, passant selon les scènes d'un cabotinage outrancier à une interprétation plus juste et émotive, au gré du nawak du script. J'aime beaucoup l'actrice, mais franchement, la voir projeter un gros flic massif en bas d'un escalier d'un petit geste mou... ça sort instantanément le spectateur du film, et ça fait presque basculer ce dernier dans la parodie.

Déjà que la première apparition de Camp dans le métrage (outre les voix-offs menaçantes) la place instantanément en mode survolté et déséquilibré, et empêche totalement de la prendre au sérieux....

D'ailleurs, le film aurait probablement nettement mieux fonctionné s'il avait suivi une Anna Camp "normale" qui découvre l'infidélité de son époux, met au point son plan avec sa soeur, et perd progressivement pied à mesure que le contrôle de la situation lui échappe : le script aurait pu alors basculer du point de vue de la captive, tandis que Camp devenait la méchante du film, cette psychopathe qu'ici, elle semble déjà être dès ses premières scènes.

En résumé, c'est assez mal écrit et rythmé, pas très bien dirigé, et moyennement interprété : poubelle.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #494 : Une Célibataire à New York (2003)

Publié le 17 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, ABC Family, Review, Comédie, Télévision, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une Célibataire à New York (See Jane Date) :

Éditrice dans une maison de publication new-yorkaise, Jane (Charisma Carpenter) n'a que quelques semaines pour trouver l'homme de ses rêves, à temps pour l'union de sa cousine Dana (Kim Schraner), à laquelle elle a été invitée. Mais entre sa famille insupportable, sa vie professionnelle compliquée - sa cliente, Natasha Nutley (Holly Marie Combs), actrice hollywoodienne, est aussi son ancienne rivale de lycée -, et ses deux meilleures amies Eloise (Rachelle Lefevre) et Amanda (Sadie LeBlanc), qui la poussent à se caser, Jane peine à mettre de l'ordre dans son quotidien...

Une comédie romantique diffusée sur ABC Family et adaptée d'un livre à succès, qui choisit d'adopter un ton léger et peu sérieux pour raconter les mésaventures amoureuses de sa protagoniste.

Malheureusement, ce téléfilm a de nombreux défauts, au nombre desquels Charisma Carpenter : non pas qu'elle joue mal, au contraire, elle est même attachante... mais il y a un véritable problème de réalisme lorsque l'on essaie de nous faire croire que Charisma/Jane - ultra-sexy, constamment dans des tenues particulièrement flatteuses, souriante, drôle, sympathique, facile à approcher, intelligente, etc - n'a aucun succès en amour.

Pire, on nous demande de croire que, parmi les nombreux hommes qu'elle croise durant le film, pas un ne soit particulièrement intéressé par elle - enfin si, un, Antonio Sabato Jr (par ailleurs calamiteux dans son rôle)... qui la trompe aussitôt.

Léger problème de crédibilité, donc, qui explique d'ailleurs probablement pourquoi Charisma n'a pas enchaîné les rom-coms dans sa carrière, alors que son style de jeu est particulièrement approprié à ce genre : elle est trop sexy pour ce genre de rôle, qui demande souvent une héroïne jolie-mais-pas-trop, à laquelle toutes les spectatrices peuvent s'identifier.

Mais passons. Ce téléfilm, donc, prend des allures épisodiques, enchaînant les rendez-vous manqués avec bon nombre de visages familiers (Joshua Malina, Zachary Levi, Sabato, etc).

Cela ne fonctionne pas trop mal en soi, d'autant que la distribution secondaire du film est assez sympathique : Rachelle Lefevre, Yannick Bisson, Yanic Truesdale... ; à l'identique, Holly Marie Combs est excellente, et donne corps à un personnage moins cliché qu'il ne semblait l'être à l'origine (à vrai dire, la vrai histoire d'"amour" du film, c'est entre elle et Jane, qui se réconcilient et apprennent à s'apprécier).

On ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages secondaires : outre les deux meilleures copines de Jane, Natasha, et Max, tous ces protagonistes sont envahissants, insupportables, caricaturaux, etc, notamment la famille de Jane, qui n'a même pas droit à une scène bien sentie durant laquelle Jane la remettrait en place.

C'est d'ailleurs peut-être là l'autre problème du film : Jane est une serpillière. Elle se fait insulter/critiquer, on se moque d'elle, on la blesse sentimentalement, on la trompe, et Jane se contente trop souvent d'encaisser, passive et transparente.

Assez frustrant, surtout avec la fin du métrage, qui tente de se présenter comme une coïncidence heureuse, mais qui a des faux airs de "on sait ce qui est bon pour toi, alors continue de rester passive, et fais ce qu'on te dit".

2.5/6 (principalement pour la distribution)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (2/9)

Publié le 9 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée la semaine dernière, une saison qui, pour l'instant, s'avère plutôt regardable...

Star Trek Voyager, saison 6

6x04 - Tinker Tenor Doctor Spy :

L'Holo-Doc a bricolé un programme pour pouvoir rêvasser en pleine journée, mais lorsqu'un peuple extraterrestre parvient à pirater ces rêveries, les exploits imaginaires du médecin deviennent pour eux la réalité de la vie à bord du Voyager...

Un épisode centré sur l'Holo-Doc et ses rêveries : c'est drôle, c'est bien joué, c'est léger, et il n'y a ici quasiment rien à jeter, puisque même les extraterrestres-de-la-semaine (qui sont des photocopies évidentes des Sontarans de Doctor Who) sont assez drôles et sympathiques.

 

6x05 - Alice :

Tom Paris récupère "Alice", une navette en piteux état, chez un brocanteur interstellaire nommé Abaddon, et commence à la remettre en état, mais rapidement, il s'avère que la navette est douée d'une volonté propre, assez jalouse de B'elanna.

Un remake à peine dissimulé de Christine de Stephen King, transposé dans l'espace sans grande finesse (le brocanteur spatial s'appelle "Abaddon" !), et souffrant d'une interprétation un peu transparente de l'incarnation humaine d'Alice.

Pas particulièrement passionnant ou surprenant, donc, même si Dawson & McNeill font tout leur possible, et que Fuller, co-scénariste, tente de rendre crédible leur relation (qui n'a pas évolué d'un pouce en trouzemille épisodes). 

 

6x06 - Riddles :

Lors d'une mission, Tuvok est abattu par un alien invisible, et à son réveil, il a perdu tout souvenir de sa vie. Neelix, qui était présent lors de la mission, décide alors de prendre en charge la rééducation du Vulcain, tandis que les aliens invisibles entourent le Voyager...

Un épisode frustrant, car il se veut une variation sur les thématiques Alzheimer/amnésies assez communes à la télévision, et assez ambitieuses si bien traitées (dans la durée) et bien interprétées. Or ici, on est dans Voyager, et le tout est forcément un peu trop forcé : on sait forcément qu'à la fin de l'épisode, tout sera revenu dans l'ordre et oublié, et pour être tout à fait franc, le duo Tuvok/Neelix n'a jamais été particulièrement passionnant ou intéressant... du moins, pas assez pour être le sujet principal d'un épisode, avec une intrigue secondaire assez faiblarde à base d'aliens invisibles.

Résultat : si ponctuellement, certaines scènes fonctionnent très bien, et si l'interprétation de Phillips et Russ assure sans aucun problème, dans l'ensemble, la mayonnaise n'a pas pris pour moi, et le tout m'a paru assez prévisible (et même un peu manipulateur, au niveau des grosses ficelles employées).

Dommage, car le potentiel était là (et ce même si l'épisode a un semblant de Tuvix dans son concept, avec un Tuvok 2.0 qui s'épanouit dans ses nouveaux loisirs, et qui doit être "éliminé" pour faire place au Tuvok 1.0).

 

À suivre....

(épisodes 6x01-03)

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Un film, un jour (ou presque) #763 : MOIS FRANÇAIS - Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016)

Publié le 18 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Musique, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​  

Les Kaïra (2012) :

Glandeurs de banlieue, Mousten (Franck Gastambide), Abdelkrim (Medi Sadoun) et Momo (Jib Pocthier) vivent à Melun, et ne font rien de leur vie. Jusqu'au jour où ils repèrent une annonce proposant de devenir acteurs de films pornographiques : voyant là l'occasion rêvée de devenir riches, célèbres, et de séduire de nombreuses femmes, le trio décide alors de tourner au plus vite leurs bandes démos... 

Adaptation par Franck Gastambide du programme court Kaïra Shopping, ce long-métrage ne fait clairement pas dans la finesse, la subtilité, et le bon goût. Cela dit, une fois qu'on a pris ça en compte... c'est assez amusant.

Et je ne sais pas si c'est parce que j'ai connu des mecs comme ce trio improbable, ou si tout simplement, parce que le film sait rester attachant et sincère avec ses personnages, mais j'ai véritablement trouvé le tout sympathique, avec de nombreux détails amusants, un Ramzy plutôt drôle en caïd de banlieue, une Pom Klementieff charmante (bien avant les Gardiens de la Galaxie 2), des caméos en tous genres...

Bref, si l'on excepte un rythme un peu inégal parfois à la limite d'une succession de sketches, et un abus de gags à base de smash cuts, Les Kaïra s'avère une comédie tout à fait honorable et bien interprétée.

3.5/6

Pattaya (2016) :

Las de la routine de leur vie de banlieue, Franky (Franck Gastambide) et Krimo (Malik Bentala) rêvent de partir pour Pattaya, une station balnéaire de Thaïlande où Reza (Ramzy Bédia), le cousin de Krimo, s'est installé et connaît la gloire et le succès. Pour s'y rendre sans dépenser un sou, le duo inscrit alors Karim (Anouar Toubali), le nain de leur quartier, au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains organisé par le Marocain (Gad Elmaleh) à Pattaya. Mais rapidement, sur place, la situation dégénère...

Sorte de suite spirituelle aux Kaira, mâtinée de Very Bad Trip 2 et de Kickboxer, cette comédie à nouveau signée Franck Gastambide s'inscrit donc dans la droite lignée du film précédent, reprenant un trio principal très similaire, et l'envoyant à l'autre bout du monde, dans des décors paradisiaques plutôt bien mis en valeur.

Et dans l'ensemble, ça fonctionne assez bien, du moins, autant que le film de 2012. Gastambide semble plus assuré, derrière et devant la caméra, et ça fourmille toujours autant d'idées et de gags absurdes, assurant le quota de rires.

Malheureusement, cela s'agrémente de multiples caméos inutiles, qui parasitent un peu le tout (Hanouna, Quarteron), d'une seconde moitié au rythme plus inégal, et de quelques pointes d'humour graveleux/scato pas forcément indispensables.

Au final, on s'amuse, le délire est assuré, mais ça manque d'un petit quelque chose pour vraiment rester dans les mémoires.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #975 - QUINZAINE ALIENS - 11 - Alien : Covenant (2017)

Publié le 30 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Science-Fiction, Horreur, Thriller, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

Alien - Covenant :

Suite à un incident technique, l'équipage (Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Michael Fassbender) du Covenant, un vaisseau-colonie, capte un appel à l'aide, lancé par Elizabeth Shaw, du Prometheus. En le suivant, ils arrivent sur une planète habitable où ils ne trouvent que David (Michael Fassbender), l'androïde de bord du Prometheus et son ultime survivant. Mais celui-ci s'avère menaçant, et ses expériences ont donné naissance à une forme de vie des plus meurtrières...

Là aussi, un film déjà passé en revue sur ce blog, et qui souffre lui aussi clairement d'un revisionnage dans le cadre de cette saga.

Covenant, c'est "on prend les mêmes, et on recommence... littéralement" : Ridley Scott a beau s'être débarrassé de Damon Lindelof, son scénariste de Prometheus, il s'est rabattu sur John Logan (Star Trek Nemesis, Penny Dreadful, les derniers James Bond, et d'autres films pour lesquels son travail a été largement surestimé), et, visiblement, il lui a demandé de faire un bon gros remake d'Alien (et de Prometheus), histoire de remplir une bonne moitié des deux heures de ce Covenant.

Résultat : un film qui cumule tous les défauts de Prometheus (personnages incapables, mise en place mollassonne, réactions improbables, narration pataude, flûte, incohérences internes et avec le reste de la saga) sans en avoir les qualités (direction artistique, visuels mémorables), et qui se concentre à nouveau sur David, un androïde atteint de la folie des grandeurs, qui semble être la seule chose qui intéresse Ridley Scott dans cette franchise (probablement que Scott voit là quelque chose qui lui tient à cœur sur le rapport créateur/création qui échappe à ce dernier, notamment vis à vis de la franchise Alien).

Covenant n'a donc pas la moindre tension (il y a bien un peu d'action, mais bon), se contente d'accumuler les mauvais clichés, les créatures numériques au rendu discutable, et ressemble trop souvent à un mauvais slasher persuadé d'être profond et intelligent, vraiment très loin de ce qu'était initialement la franchise Alien.

Très mauvais, et énervant. Scott devrait arrêter de tenter de se réapproprier ce mythe qui lui a échappé depuis longtemps, tant ça empire de film en film.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #939 : Le Retour de Mary Poppins (2018)

Publié le 12 Avril 2019 par Lurdo dans Animation, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Musique, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Le Retour de Mary Poppins (Mary Poppins Returns - 2018) :

En pleine Crise économique, lorsque la famille Banks - Michael (Ben Whishaw), ses trois enfants et sa soeur Jane (Emily Mortimer) - apprend qu'elle est sur le point d'être expulsée de chez elle, l'arrivée de Mary Poppins (Emily Blunt) lui fait l'effet d'une bouffée d'oxygène. Et, avec l'aide de Jack (Lin-Manuel Miranda), un allumeur de réverbères optimiste, Mary va (une nouvelle fois) bouleverser l'existence du petit clan...

Alors d'office, je préviens : je n'ai aucune nostalgie particulière pour le film original, que je n'ai pas revu depuis plus de 25 ans, et dont je n'ai qu'un très vague souvenir. Par conséquent, le facteur nostalgie/fanservice de ce métrage (un facteur qui semble jouer un rôle prépondérant dans la réception du film, notamment en ligne, où émettre la moindre critique de ce métrage équivaut à un sacrilège, et vous vaut apparemment d'être traité de tous les noms) n'est pas du tout entré en ligne de compte lors de mon visionnage de cette suite/remake.

Une suite/remake pas franchement utile, il faut bien l'admettre, et qui, pendant le plus gros de ses deux heures et quelques, choisit de ne pas se ranger sur le créneau de l'innovation technologique (contrairement à l'original, qui poussait la technique Disney dans ses derniers retranchements), et de produire à la place une copie fidèle et appliquée de l'original, destinée à susciter un effet Madeleine de Proust chez ses spectateurs adultes.

Et c'est bien là que le bât blesse, puisque si l'on n'est pas sensible à cet aspect doudou nostalgique, on a un peu tendance à rester de marbre devant un métrage certes bien produit et bien interprété (Blunt est excellente dans un rôle finalement peu avantageux et assez strict ; elle a heureusement l'occasion de se lâcher un peu lors d'un numéro cockney amusant), mais assez décousu, et relativement creux : les chansons assez génériques laissent de marbre, la réalisation est académique, les clins d’œil au film original sont inégaux (Dick Van Dike, ça passe ; Angela Lansbury en remplaçante évidente de dernière minute de Julie Andrews, mouais), certains choix de casting laissent dubitatifs (Meryl Streep en cousine de Poppins, la moustache de Whishaw, et même Lin-Manuel Miranda, qui fait un peu pièce rapportée), et certains choix créatifs, eux, sont discutables (les allumeurs de réverbères en BMX, qui escaladent Big Ben... alors qu'au final, ça ne sert à rien dans l'intrigue ; la conclusion, façon "la charité envers les pauvres mendiants, c'est bien, mais investir son argent pour assurer l'avenir de sa famille, c'est mieux", fait un peu grincer des dents)...

Bref, un long-métrage assez décevant, qui n'a (pour moi, j'entends bien) pas un quart du charme de l'original, et ressemble un peu à une pâle imitation manquant de rythme et de dynamisme. Ce n'est pas mauvais, loin de là, et ça assure un minimum le spectacle, mais c'est simplement inutile.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #941 : Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (2015)

Publié le 16 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, DC, Lego, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Lego DC Comics Super Heroes - La Ligue des Justiciers : L'Attaque de la Légion maudite (Justice League : Attack of the Legion of Doom - 2015) :

Lex Luthor (John DiMaggio), Black Manta (Kevin Michael Richardson) et Sinestro (Mark Hamill) décident d'unir leurs forces pour vaincre la Justice League, en recrutant des méchants à droite et à gauche : rapidement, cette Legion of Doom, parrainée par Darkseid (Tony Todd), parvient à faire tomber la Ligue dans ses filets, et, avec l'aide d'un Martian Manhunter (Dee Bradley Baker) fraîchement libéré et ignorant dans quel camp se ranger, elle ruine l'image des héros, contraints de s'exiler. Seul reste Cyborg (Khari Payton), le plus jeune des membres de la League, qui réalise que quelque chose ne tourne pas rond...

Quatrième volet des aventures Lego/DC, avec ici, à nouveau, un long-métrage de 70 minutes, une fois encore écrit par Jim Krieg.

Ce qui, malheureusement, se solde par un métrage qui tente de s'inscrire dans la continuité du précédent, voire même pousse le bouchon encore plus loin dans sa direction : on se retrouve ainsi avec un ton vraiment plus parodique, avec des punchlines constantes, énormément de slapstick (le recrutement des super-méchants en mode Wipeout), du mickeymousing audio, des personnages tous plus stupides et maladroits les uns que les autres, beaucoup de remplissage, bref, on a ici quelque chose de nettement plus enfantin et puéril, même en comparaison des jeux vidéo de la franchise.

À cela, se rajoute un casting vocal pas inintéressant (Mark Hamill est là, notamment, mais aussi Tony Todd), pas toujours très bien exploité (Captain Cold est un ratage, le Manhunter ne convainc pas), et une histoire centrée sur Cyborg, qui tente de s'intégrer et de trouver sa place au sein de la Ligue.

Mais comme le ton du métrage est nettement plus parodique que d'habitude, le Cyborg que l'on a là est clairement le Cyborg des Teen Titans Go, immature, caricatural, passant son temps à danser, avec un humour à base de pet, la voix de Khary Payton, et des "Booya !" à gogo : pas de problème dans sa série originale, où tout le monde est comme ça, mais ici, il dénote un peu, et est probablement la raison pour laquelle tout ce téléfilm semble avoir des traits à ce point forcés.

Résultat : bien que le tout soit une origin story pas désagréable pour le Manhunter (avec un vague propos sur le racisme), et que le parcours de Cyborg soit pertinent, je n'ai pas vraiment accroché à ce Justice League : Attack of the Legion of Doom, trop bas de plafond et simpliste pour moi. En plus, pour ne rien arranger, j'ai eu l'impression que l'animation et les décors avaient été simplifiés, comme pour faire des économies...

Dommage.

2.5/6  

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Les bilans de Lurdo : Marley's Ghosts, saison 1 (2015)

Publié le 11 Mai 2019 par Lurdo dans Comédie, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Sitcom, UK, Télévision

Série comique anglaise diffusée en 2015 et en 2016 sur la chaîne Gold, Marley's Ghosts a connu deux saisons, pour un total de neuf épisodes d'une petite demi-heure, tous écrits par Daniel Peacock, acteur, réalisateur et scénariste officiant à la télévision britannique depuis la fin des années 70...

Marley's Ghosts, saison 1 (2015) :

La vie de Marley Wise (Sarah Alexander), une quadragénaire magistrate, n'est pas des plus tranquilles, entre un mariage malheureux avec Adam (John Hannah), et une relation extraconjugale compliquée avec Michael (Nicholas Burns). Et la situation ne s'arrange pas lorsque Adam s'étouffe, le jour même où Michael a un accident de voiture fatal avec une vicaire (Jo Joyner)... d'autant que les fantômes de ces trois morts décident de s'installer chez Marley et de la hanter !

Une première saison qui n'atteint même pas les 90 minutes d'un long-métrage, et qui s'avère, par conséquent, assez superficielle, et finalement peu convaincante. Après un premier épisode de mise en place, la série tente rapidement d'exploiter son postulat de départ, en faisant venir une exorciste excentrique (Cariad Lloyd) et une cambrioleuse (Sydney Rae White) puis, dans le dernier épisode, en allant dans une direction plus mélodramatique, avec Beth (Beattie Edmondson), la fille cachée d'Adam, qui débarque et cherche à connaître son père.

En soi, pourquoi pas... mais le souci principal de la série, c'est son rythme. La série manque ainsi cruellement de dynamisme, de timing comique et d'énergie, et cela se ressent dans chaque épisode : sur les 35 minutes de ces derniers, on a souvent l'impression que l'épisode est terminé au bout d'une vingtaine de minutes, et que les dix dernières servent de remplissage.

À l'identique, malgré des acteurs attachants (Hannah, Alexander, Mina Anwar dans le rôle de la voisine ; les autres personnages, je suis moins convaincu, notamment Nicholas Burns, qu'on a un peu de mal à prendre au sérieux en tant qu'amant séduisant de l'héroïne), les dialogues ne pétillent que trop rarement, et les moments vraiment amusants sont rares, alors même que la série semble régulièrement vouloir adopter les codes du théâtre de boulevard.

Bref, ça ne fonctionne pas réellement, malheureusement, à tel point que j'ai fréquemment eu l'envie, au fil de ces trois épisodes, d'arrêter là sans passer à la seconde saison.

Cela dit, le tout dernier épisode donne lieu à quelques échanges assez touchants entre Adam et sa fille, et cela m'a donné envie de voir si, oui ou non, la série allait trouver son ton en saison 2. Une saison 2 composée de six épisodes, que j'espère plus maîtrisés, et moins éparpillés...

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Les bilans de Lurdo : Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 3 (2019) - troisième partie (3x05-06)

Publié le 22 Juin 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Netflix, Télévision

Les deux précédents épisodes de la saison 3 des Orphelins Baudelaire s'étaient avérés une très bonne surprise, envoyant les enfants 20 000 lieues sous les mers, et les rapprochant enfin du dénouement de leur aventure... place à la suite.

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - 3x05-06 - The Penultimate Peril :

En compagnie de Kit Snicket, les jumeaux Baudelaire rejoignent l'Hôtel Dénouement, tenu par les frères Dénouement (Max Greenfield), aux allégeances diverses ; là, ils découvrent que la Juge Strauss (Joan Cusack) a réuni tous les témoins des mésaventures des Baudelaire, pour monter un dossier et enfin envoyer Olaf en prison. Plus facile à dire qu'à faire, car les alliés d'Olaf sont eux aussi de la partie...

Deux épisodes très chargés (près d'une heure chacun) et assez dense sur de nombreux fronts : on apprend enfin le fin mot du schisme entre les deux camps du VDF (un fin mot étrangement peu convaincant, pour être franc), on assiste au procès d'Olaf (qui se transforme en procès des Baudelaire de manière là aussi peu probante, entre le rebondissement téléphoné concernant l'identité des deux juges, le gag très plat de la justice aveugle, et la tentative thématique assez bancale de montrer qu'il n'y a pas de gentils et de méchants, mais des nuances de gris, en présentant les Baudelaire comme responsables d'actes criminels), on retrouve un grand nombre de visages familiers issus des saisons précédentes, et on constante, en fin de compte, que tous les personnages sont vraiment un peu trop stupides pour que le récit fonctionne totalement.

C'est un problème qui a toujours hanté la série, une série aimant présenter ses orphelins comme les victimes absolues d'adultes tous plus bêtes que leurs pieds : si tous les personnages sont bêtes à manger du foin, et méritent ce qui leur arrive, ou bien sont ultra-passifs comme les orphelins peuvent l'être çà et là, comment en vouloir aux antagonistes qui profitent de cette bêtise. Et réciproquement, lorsque le fondement même de la série (le schisme, VDF vs Olaf, etc) repose sur des bases à ce point fragiles, ne justifiant jamais les actes des "méchants" (ni des "gentils", d'ailleurs), comment prendre cette résolution dramatique au sérieux... ?

Néanmoins, il faut reconnaître que l'interprétation, dans ce double épisode, est impeccable, tant du côté des enfants que de Lucy Punch et NPH, et que le tout se regarde sans problème. Et ce double épisode de se terminer de manière assez définitive, par un montage musical en forme de bilan, une boucle bouclée pour Lemony Snicket, et une chute qui aurait fait une très bonne fin de série.

Seulement voilà, il reste encore un épisode de conclusion, et je me demande bien comment tout cela va bien pouvoir se terminer de manière semi-satisfaisante... ?

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(retrouvez aussi sur ce blog les critiques des épisodes 3x01-02, 3x03-04, et celles des saisons précédentes en cliquant ici...)

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Un film, un jour (ou presque) #979 : Doc Savage Arrive ! (1975)

Publié le 5 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Doc Savage Arrive ! (Doc Savage) :

En 1936, Doc Savage (Ron Ely), aventurier et philanthrope, revient précipitamment de sa base secrète dans l'Arctique pour retrouver ses cinq compères (Paul Gleason, William Lucking, Michael Miller, Eldon Quick et Darrell Zwerling) à New York : là, il apprend que son père a été assassiné alors qu'il explorait la République d'Hidalgo, en Amérique Centrale. Échappant de peu à un meurtre lié à ce pays, Savage et son équipe partent sur place, où ils sont confrontés à une tribu hostile aux pouvoirs magiques mortels, et aux manigances du cruel Dr Seas (Paul Wexler), à l'origine de tous les obstacles rencontrés par Savage...

Adaptation des romans d'aventure pulp du même nom, produite et supervisée par George Pal, cette version des aventures du Doc Savage est assez typique de son époque, et de l'approche gentiment kitsch et semi-parodique les caractérisant.

Du Superman avec Christopher Reeve, qui sortira trois ans après, on retrouve le même humour slapstick assez enfantin et forcé, mais aussi le même protagoniste premier degré, immédiatement convaincant : Savage/Ely en impose, il a le physique de l'emploi, et ponctuellement, on croit à ses aventures, grâce à son charisme et à sa présence.

Malheureusement, comme dans le Superman de Donner, les méchants sont affreusement cabotins et caricaturaux, en plus d'être ici assez stupides. Et là où le Superman de Donner sera capable de transcender ses défauts par sa musique mémorable, par ses effets spéciaux, et par la réalisation de Donner (ainsi que le script de Puzo), ici, on en est loin : le budget est étriqué, la musique calamiteuse (tour à tour, on a droit à des marches de Philip de Souza orchestrées n'importe comment, ou à des chansons façon générique de Davy Crockett... ou encore une musique d'accompagnement digne de vieux épisodes de Zorro), les effets assez ratés (bien que les serpents verts fassent leur petit effet), les maquillages risibles... bref, ce n'est pas bon, et rien n'est plus symptomatique du niveau global du film que cet affrontement final entre le héros et le Dr Seas, un duel d'arts martiaux parodiques où chaque style est indiqué à l'écran par des sous-titres, alors que les acteurs se livrent à du mauvais slapstick sur du mickeymousing audio ringard.

Le Doc Savage mérite mieux.

2/6 (amusant à regarder, pour la nostalgie, mais mauvais)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1070 : SEMAINE HELLBOY - Hellboy : De Sang et de Fer (2007) & The Troll Witch (2018)

Publié le 25 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Horreur, Review, Science-Fiction

L'Halloween Oktorrorfest 2019 est presque là sur le blog des Téléphages Anonymes, et pour se mettre en douceur dans une ambiance sinistre et fantastique, rien de tel qu'une semaine consacrée au plus célèbre des démons chasseurs de monstres : ce bon vieux Hellboy... ​​

Hellboy : De Sang et de Fer (Hellboy Animated : Blood & Iron - 2007) :

De nos jours, alors que Hellboy, Liz, Abe et les agents du BPRD passent une nuit dans un manoir hanté, Broom (lui aussi présent) se remémore un combat sanglant qu'il avait mené, en 1934, contre la Comtesse Ondrushko, une vampire...

On continue avec la même équipe, et dans la droite lignée des deux productions précédentes, pour ici quelque chose de plus agréable à regarder, car très gothique, mais aussi très inspiré, à certains moments, du style Mignola (ombres très prononcées, couleurs unies, etc).

Cela élève un peu cette histoire de maison hantée somme toute assez classique, et pas très bien structurée (les flashbacks sur Broom vs la Comtesse semblent parfois placés un peu n'importe comment dans le récit, sans queue ni tête) : c'est dommage que l'écriture ne soit pas plus assurée, car le tout reste très agréable à regarder, et le duel final entre Hellboy et la déesse Hécate est plutôt réussi.

On a même droit à une séance de torture d'Abe aux mains des harpies d'Hécate, ce qui reste assez surprenant dans une production animée de ce type.

Une chose est sûre : même si ça n'atteint pas forcément des sommets, j'ai tout de même préféré ce Blood & Iron au premier Hellboy Animated.

3.5/6

Hellboy - The Troll Witch (2018) :

Hellboy se rend en Norvège, pour s'entretenir avec une sorcière qui détient les secrets de toute une série de meurtres sanglants...

Court-métrage d'animation 2D, produit par des fans de manière tout à fait professionnelle, visible sur YouTube, et qui ne dépasse pas les quelques minutes dans son adaptation du récit de Mignola.

À nouveau, difficile de critiquer un tel projet, surtout à la durée si limitée, mais dans l'ensemble, c'est très stylisé, et plutôt maîtrisé, même si le doublage est plutôt inégal (surtout Hellboy, en fait, qui fait toujours un choc lorsque l'on est habitué à entendre Ron Perlman).

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Christmas Yulefest 2018 - 06 - The Holiday Calendar (2018)

Publié le 5 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Yulefest, Netflix

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Holiday Calendar (2018) :

Abby (Kat Graham), une jeune photographe tentant de vivre de sa passion, reçoit de son grand-père un calendrier de l'avent ancien, supposément magique, qui chaque jour la guide en direction de celui qu'elle pense être l'élu de son coeur, Ty (Ethan Peck), un séduisant médecin célibataire. Mais rapidement, Abby réalise que son meilleur ami Josh (Quincy Brown) pourrait bien être celui qui est vraiment fait pour elle...

Rom-com Netflix à tendance afro-américaine, mais qui a le bon goût de proposer, dans un premier temps, une romance racialement mixte, chose rarissime dans le genre aux USA.

Malheureusement, rapidement, les grosses ficelles de ce métrage apparaissent, et on comprend rapidement que (attention spoiler ^^) le meilleur ami de l'héroïne (musicien/acteur au look assez ridicule) est son âme sœur, et que cette romance mixte n'est qu'une diversion temporaire. D'ailleurs, elle est évacuée dès le deuxième tiers du métrage, laissant 40 minutes à ce dernier pour... euh... pour que l'héroïne (une Kat Graham au demeurant sympathique) rattrape péniblement tout le retard qu'elle a sur le spectateur, et comprenne le pourquoi du comment de toutes les sous-intrigues de ce Holiday Calendar.

Bref : rythme bancal (tout le dernier tiers se traîne gentiment, d'autant que le fameux quiproquo/obstacle final au couple vedette est ici vraiment forcé) et énergie mollassonne, script et rebondissement vraiment cousus de fil blanc (et dérivatifs de nombreux autres téléfilms du genre, comme ceux centrés autour des 12 Cadeaux de l'Avent ou du Secret Santa, etc), placement produit Netflix gentiment forcé, tout ça pour un métrage qui n'aurait pas dépareillé sur Hallmark (du moins, sur Hallmark version 2018, puisque avant de se faire rappeler à l'ordre par le web et les millenials, la chaîne ne faisait habituellement pas vraiment dans les romances afro-américaines, afin de ne pas repousser les spectatrices blanches chrétiennes bien-pensantes qui ont voté Trump et qui constituent une part énorme du public de la chaîne).

L'interprétation (et la distribution) sont tout à fait honorables, mais bon... bof.

2.75/6 (il aurait fallu plus d'originalité et de rythme pour atteindre la moyenne)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Tourist Trap, saison 1 (2018)

Publié le 26 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, UK, BBC, Documentaire

Comédie semi-improvisée en 6 épisodes d'une petite demi-heure produite par la BBC Wales, Tourist Trap adopte un format des plus familiers aux amateurs de comédie télévisée : celui du mockumentaire, un mockumentaire centré sur une équipe d'employés gouvernementaux incapables, menés par une responsable pleine de bonne volonté, mais pas très douée...

Tourist Trap, saison 1 (2018) :

Responsable du projet Wow Wales, Elaine Gibbons (Sally Phillips), une Anglaise inexpérimentée, a pris la tête de l'Office du Tourisme du Pays de Galles, avec pour projet de faire de la région le nouveau spot touristique à la mode... plus facile à dire qu'à faire, surtout compte tenu de l'équipe de bras-cassés qui l'entoure (Elis James, Mali Ann Rees, Mike Bubbins, Mari Beard, Leroy Brito, Tom Price, Remy Beasley, Sara Gregory, Tudur Owen, Sion Pritchard...).

Sans surprise, on pense immédiatement à The Office, et pour être plus précis, on pense aussi et surtout à Parks and Recreation, tant ce Tourist Trap semble modelé sur la série américaine : même type d'environnement, même type d'organisation, même type de distribution, même format - tout évoque clairement les mésaventures de Leslie Knope et de sa petite bande de bras-cassés, mais avec une bonne dose d'humour gallois/anglais en prime.

En lieu et place d'Amy Poehler, on trouve Sally Phillips, figure incontournable de la scène comique télévisée britannique, et ce depuis Smack The Pony - elle incarne ici une responsable de projet assez inefficace, bien qu'enthousiaste. Autour d'elle, de nombreux personnages excentriques, qui occupent tous les postes de cet office du tourisme gallois : un couple de cadres à la libido surdéveloppée, un trio de jeunes responsables du marketing, un responsable TI syndicaliste, les trois préposés au kiosque de l'Office du Tourisme, un agent de contact rural, une handicapée tentant de piéger les hôtels locaux pour s'assurer qu'ils sont aux normes, une jeune employée sarcastique d'un centre d'appel, etc...

Une belle gallerie de personnages improbables, plutôt bien interprétés, qui apportent au programme une bonne dose de folie et de décalage... une dose malheureusement insuffisante pour rendre ce Tourist Trap vraiment attachant. La série n'est pas mauvaise, en soi, mais elle est globalement bien trop anecdotique pour fonctionner.

La faute, principalement, à des épisodes qui s'éparpillent, sans réel début ni fin, sans structure vraiment travaillée, et à l'intérêt très inégal : le tout donne une impression de brouillon inabouti, manquant d'unité au sein de ses épisodes, et finissant par ressembler à une succession de mini-sketches sans continuité ni transitions.

Il manque probablement une véritable vision créative derrière Tourist Trap pour que la série trouve son ton et son rythme de croisière : en l'état, le programme est tout à fait regardable, mais il ne marque absolument pas les esprits (surtout dans ce genre de mockumentaire tv jalonné d'incontournables), et est tout aussi rapidement oublié qu'il aura été visionné.

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