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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Christmas Yulefest 2019 - 34 - Last Christmas (2019)

Publié le 17 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Last Christmas (2019) : 

Depuis qu'elle a subi une opération du cœur, Kate (Emilia Clarke) n'est plus la personne chaleureuse et bienveillante qu'elle était autrefois : cynique, mécontente de son emploi de lutin de Noël dans une boutique londonienne de Noël tenue par "Santa" (Michelle Yeoh), et récemment mise à la porte par sa colocataire, elle se cherche, plus ou moins brouillée avec le reste de sa famille (Emma Thompson, Lydia Leonard, Boris Ivakovic). Lorsqu'elle rencontre le mystérieux Tom (Henry Golding), cependant, elle est intriguée, et, espérant le revoir, elle commence à consacrer son temps à un refuge pour sans-abris, où Tom travaille habituellement. Mais sur place, personne ne semble connaître ce dernier, et contre toute attente, Kate retrouve là un sens à sa vie...

Ça aurait pu fonctionner.

Une comédie romantique à l'anglaise, avec une actrice assez sympathique dans le rôle principal, un prétendant asiatique à la mode, des décors londoniens et une bande originale rythmée par les hits de George Michael, le tout sous la plume malicieuse d'Emma Thompson... sauf que pour cela fonctionne, il aurait fallu de la subtilité, un flegme anglais, et une main légère.

Il ne fallait pas confier le tout à Paul Feig, Américain plus habitué à l'humour graveleux qu'à la décontraction britannique ; il ne fallait pas utiliser les chansons de George Michael de manière littérale, avec des paroles illustrant exactement ce qui se passe à l'écran ; et il ne fallait pas construire ce film autour d'un twist de dernière minute, façon Fight Club du pauvre, là aussi littéralement télégraphié par la chanson-titre du métrage, et par un récit nettement moins malin qu'il ne pense l'être.

Il faut être très clair : plutôt que la comédie romantique feel good vendue par la bande-annonce et la promo, Last Christmas est en fait un semi-mélodrame où une fille paumée et un peu dépressive sur les bords réapprend à s'aimer et à trouver un sens à sa vie. Avec, vraiment en marge, une semi-romance embryonnaire avec un mystérieux inconnu, trop absent pour qu'une quelconque alchimie ait le temps de se développer entre Clarke et Golding (qui ont plus une relation de potes que d'amants potentiels).

En tant que comédie romantique, donc, Last Christmas ne fonctionne pas vraiment, tirée vers le bas par un couple falot, par une romance anémique, et par des personnages secondaires assez peu inspirés (toute la famille yougoslave de l'héroïne, avec une Emma Thompson cabotine à l'accent forcé, prétexte à un embryon sous-développé de propos politique sur le Brexit et l'immigration).

Et donc, il y a ce rebondissement de dernière minute, traité comme une révélation stupéfiante par la réalisation (à base de montage au ralenti retraçant tout le film sous un autre point de vue) et par l'écriture, et pourtant largement télégraphié par tout le métrage.

Bref, comme je le disais, ça aurait pu fonctionner. Mais en l'état, c'est assez maladroit et pataud, avec une protagoniste qui reste un long moment assez geignarde et antipathique (elle est assez américaine, dans son écriture, un peu à la Judd Apatow), et un grand final en musique, avec grand discours de leçon de vie à la clef. Forcément.

2.5/6 (heureusement qu'il y a un peu d'humour, et une Michelle Yeoh finalement plus touchante et amusante qu'Emilia Clarke)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Quelles sont les paroles de "Road to hell" de Chris Réa ?

Publié le 23 Avril 2011 par Kaoteek dans Musique

Chanson-titre de l'album du même nom, sortie en 1989, Road to Hell est un morceau en deux parties et l'une des créations les plus connues du chanteur-compositeur anglais Chris Rea. Composition sombre et bluesy, le double morceau reste aujourd'hui l'un des succès incontestés de l'artiste, notamment au Royaume Uni, allant jusqu'à inspirer un titre d'ouvrage de la romancière Sheila Quickley. Chanson-titre de l'album du même nom, sortie en 1989, Road to Hell est un morceau en deux parties et l'une des créations les plus connues du chanteur-compositeur anglais Chris Rea. Composition sombre et bluesy, le double morceau reste aujourd'hui l'un des succès incontestés de l'artiste, notamment au Royaume Uni, allant jusqu'à inspirer un titre d'ouvrage de la romancière Sheila Quickley.

Sujet

Dans sa première partie, la chanson narre la rencontre imaginaire entre l'artiste et sa mère décédée, inquiète de la voie sur la laquelle s'engage son fils.

Celle du succès, celle de l'argent facile, mais aussi celle d'un système corrompu et qui ne fait pas de cadeau, comme l'explique Rea dans la partie II : tout n'est en réalité que faux-semblants et en lieu et place du bonheur et de la fortune, il n'y a là que tristesse et inquiétude si l'on sacrifie ses valeurs morales à la quête du succès. C'est la route de l'enfer.

Paroles

Part I :

Stood still on a highway
I saw a woman
By the side of the road
With a face that I knew like my own
Reflected in my window
Well she walked up to my quarterlight
And she bent down real slow
A fearful pressure paralysed me in my shadow
She said 'son what are you doing here
My fear for you has turned me in my grave'
I said 'mama I come to the valley of the rich
Myself to sell'
She said 'son this is the road to hell'.

On your journey cross the wilderness
From the desert to the well
You have strayed upon the motorway to hell.

Part II :

Well I'm standing by a river
But the water doesn't flow
It boils with every poison you can think of
And I'm underneath the streetlight
But the light of joy I know
Scared beyond belief way down in the shadows
And the perverted fear of violence
Chokes the smile on every face
And common sense is ringing out the bell
This ain't no technological breakdown.

Oh no, this is the road to hell

And all the roads jam up with credit
And there's nothing you can do
It's all just bits of paper flying away from you
Oh look out world, take a good look
What comes down here
You must learn this lesson fast and learn it well
This ain't no upwardly mobile freeway
Oh no, this is the road
Said this is the road
This is the road to hell.

(© Chris Rea/Atco/Magnet - 1989)

Chris Rea
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Blog Update ! - Janvier 2020

Publié le 31 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un tout petit mois de janvier sur le blog des Téléphages Anonymes, puisque simplement constitué de trois semaines visant à reprendre le rythme après la Christmas Yulefest 2019...

#1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019) - 2.5/6

#1096 : Maléfique - Le Pouvoir du Mal (2019) - 3.25/6

#1097 : Albator, Corsaire de l'Espace (2013) - 3.75/6

#1098 : Hot Air (2019) - 2.5/6

#1099 : Driven (2018) - 3.25/6

#1100 : Jay and Silent Bob Reboot (2019) - 3/6

#1101 : Do I Sound Gay ? (2015) - 3.5/6

#1102 : Hitman (2007) - 1.5/6

#1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017) - 2.75/6

#1104 : Hitman - Agent 47 (2015) - 2.5/6

#1105 : Gemini Man (2019) - 2/6

#1106 : Jojo Rabbit (2019) - 4/6

#1107 : Escaping the NXIVM Cult (2019) - 3/6

#1108 : Queens (2019) - 3.25/6

#1109 : Le Roi Lion (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un quasi-mois des plus moyens, avec peu de vrais bons films, et peu de plantages. Tout est plus ou moins autour de la moyenne, méritant vaguement un coup d'oeil, sans grande passion : approprié pour un mois de janvier mollasson, durant lequel on comate mollement pour se remettre des fêtes de fin d'année...

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# Film du mois :

Taika Waititi et son sens de l'humour très particulier à la tête de ce classement, ce mois-ci, avec un Jojo Rabbit certes imparfait, mais assez attachant et excentrique. Mention spéciale, à ma grande surprise, pour le film d'animation Albator (pourtant peu apprécié des fans), qui a su me séduire avec des idées et des images plutôt intéressantes.

 

# Flop du mois :

Il serait facile de pointer du doigt le premier Hitman... mais celui s'inscrit dans une longue tradition d'adaptations ratées de jeux vidéo, donc il ne fallait pas s'attendre à grand chose de plus. Gemini Man, par contre, aurait dû être d'un autre niveau ; Ang Lee, cependant, s'est tellement consacré à la technique que le reste - un scénario de DTV des années 90 - ne suscite jamais le moindre intérêt. Et puis il y a le dernier Star Wars, qui conclut sa trilogie comme elle avait commencé : dans le fanservice le plus total, enrobant une intrigue pleine de trous, et jamais pensée en amont. Un beau gâchis.

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# Petit écran :

Un petit mois en matière de télévision, avec la fin du sympathique Mandalorien de Disney, quelques Short Treks anecdotiques, un The Rook assez décevant, le début de l'ultime saison de Fuller House, et enfin, la troisième saison de Mme Maisel, une Mme Maisel s'engageant de plus en plus sur une pente glissante, dont je ne suis pas certain que ses créateurs soient vraiment conscients...

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# À venir :

En février, comme chaque année (et parce qu'il faut bien que je les case quelque part dans mon calendrier), on va commencer par la romance, avec la quinzaine Saint Valentin : au programme, deux comédies romantiques par jour jusqu'au 16 février ; ensuite, retour à la normale pour les deux dernières semaines du mois, avec un Will Smith animé, un Eddie Murphy qui fait son comeback, un John Cena pompier, un Michael Bay qui passe à Netflix, un Yéti animé, un voisin espagnol super-héroïque, des humains qui atteignent enfin la Good Place, et bien plus encore...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Juillet 2018 (seconde quinzaine) & Mois Français (première partie)

Publié le 31 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, France, Télévision

Le mois consacré à la comédie française bat son plein sur le blog des Téléphages Anonymes, malgré la chaleur écrasante qui écrase l'Hexagone...

MOIS FRANÇAIS - première partie :

#757 : Fatal (2010) & Coursier (2010) 4.25/6 & 3.5/6

#758 : Vive la France (2013) & Tout Schuss (2015) 2/6 & 1.75/6

#759 : Comme un Chef (2012) & Les Têtes de l'Emploi (2016) 3/6 & 1.75/6

#760 : Eyjafjallojökull (2013) & Raid Dingue (2016) 3/6 & 1.5/6

#761 : Halal, Police d'État (2010) & Beur sur la Ville (2011) 3.25/6 & 3.25/6

#762 : Un Ticket pour l'Espace (2005) & RTT (2009) 3/6 & 2.25/6

#763 : Les Kaïra (2012) & Pattaya (2016) 3.5/6 & 3.5/6

#764 : Robin des Bois : la véritable Histoire (2015) & Les Nouvelles Aventures de Cendrillon (2017) 1.25/6 & 1.5/6

#765 : Bis (2015) & Les Visiteurs 3 - La Révolution (2016) 3.25/6 & 0.25/6

#766 : Un Homme à la Hauteur (2016) & Brice 3 (2016) 2.5/6 & 3/6

#767 : BELGIQUE - Les Barons (2009), Il était une fois, une fois (2012) & Good Luck Algeria (2015) 3.25/6, 3/6 & 3.25/6

#768 : Case Départ (2011) & Le Crocodile du Botswanga (2014) 3/6 & 4/6

#769 : Fastlife (2014) & Coexister (2017) 2/6 & 3/6

#770 : Il Reste du Jambon ? (2010) & De l'Huile sur le Feu (2011) 3.5/6 & 3/6

#771 : Mohamed Dubois (2013) & Problemos (2017) 2.5/6 & 4/6

#772 : OSS 117 : Rio ne répond plus (2009) & Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau (2011) 4.5/6 & 2.75/6

#773 : L'École pour Tous (2006) & Débarquement Immédiat ! (2016) 2.5/6 & 2.5/6

#774 : Le Mac (2010) & À Fond (2016) 3/6 & 3.5/6

#775 : Hibou (2016) & Si j'étais un homme (2017) 2.5/6 & 2.25/6

#776 : Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (2012) & Pop Redemption (2013) 2/6 & 3.5/6

#777 : Babysitting 1 (2014) & Babysitting 2 (2015) 2/6 & 2.5/6

#778 : L'Oncle Charles (2012) & Le Grand Partage (2015) 2/6 & 1.5/6

#779 : Safari (2009) & On a marché sur Bangkok (2014) 3.5/6 & 2/6

#780 : Paris à Tout Prix (2013) & Mes Trésors (2017) 2.75/6 & 2/6

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# Grand écran :

La première chose qui me frappe vraiment, en voyant cette liste de films comiques français, c'est l'improbable médiocrité de ce genre cinématographique : les films s'élevant au dessus du 3.5/6 (qui, je le rappelle, signifie pour moi que le film est regardable, mais franchement moyen, et avec presque autant de défauts que de qualités) sont rarissimes, et lorsqu'ils y parviennent, c'est grâce à la personnalité de leurs interprètes et/ou de celui qui a écrit/réalisé le métrage.

La comédie française semble vraiment être un genre gangréné par le copinage, et par le casting de personnalités à la mode en lieu et place de véritables acteurs comiques éprouvés, souvent relégués à des seconds rôles. Des personnalités choisies avant même que le script ne soit écrit, et autour duquel on brode un peu, avec des idées dérivatives et répétitives qui échouent à convaincre, faute de prises de risques et de choix non-consensuels, pas assez commerciaux.

Et même lorsque les films en question échappent un peu aux clichés de la comédie "à la française", et qu'ils sont plus originaux, ethniques ou décalés, ils restent profondément inégaux et bourrés de problèmes d'écriture, de rythme ou d'interprétation.

Plus ce mois français progresse, plus je me dis qu'il existe un véritable problème de contrôle qualité au sein du monde du cinéma français, et ce dès la mise en chantier et l'écriture des projets, quels qu'ils soient (bon nombre des scénarios tournés de cette liste auraient mérité au moins une réécriture ou deux pour élaguer tout ce qui n'y fonctionnait pas...)

Mais peut-être que les deux prochaines semaines vont me faire changer d'avis à ce sujet...

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- Film de la quinzaine :

Pas de grande surprise, en ce qui me concerne, pour Fatal (que je connaissais et que j'appréciais déjà, et qui reste une parodie certes dérivative, mais très aboutie et délirante, du monde de la musique) et pour OSS 117 : Rio ne répond plus, à la hauteur du premier métrage.

Découvertes agréables, cependant, pour Le Crocodile du Botswanga (que je préfère au reste des autres films du duo/trio Éboué, N'Gijol et Steketee), et pour Problemos, avec Éric Judor, une satire très pertinente et mordante d'un certain milieu, et de notre société dans son ensemble.

- Flop de la quinzaine :

Aucune surprise : les Visiteurs 3 est une daube improbable, et le chant du cygne de personnages, d'acteurs et d'un réalisateur en bout de course.

Autre ratage, Raid Dingue, dans lequel Dany Boon semble persuadé d'avoir trouvé la nouvelle star féminine du monde de la comédie française, mais ne parvient qu'à la rendre instantanément antipathique et en surjeu constant.

Et, plus anecdotique, Babysitting, présenté à sa sortie comme le renouveau de la comédie française, mais qui n'a pour lui que son énergie, tant tout le reste est dérivatif, inégal et téléphoné.

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# Petit écran :

Trois séries seulement au programme : les trois premières saisons de Bajillion Dollar Propertie$, une parodie amusante de la télé réalité immobilière, la saison 2 de Luke Cage, toujours aussi inégale et parsemée de défauts, et la première saison de Brockmire, une comédie de la chaîne IFC qui m'a laissé assez indifférent.

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# À venir :

Le mois de la comédie française continue chez les Téléphages Anonymes, et ce jusqu'au 19 août, avec notamment les derniers films de la "Bande à Fifi", plusieurs séries d'adaptation (Boule & Bill, Ducobu, Benoit Brisefer, Les Profs, Le Petit Spirou, Le Petit Nicolas), et quelques autres gros succès populaires récents...

Et au niveau séries, la saison 2 de GLOW, une sitcom déjantée (Hit The Road), et le rattrapage de l'ultime saison de Dexter...

 

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Les bilans de Lurdo : Rutherford Falls, saison 1 (2021)

Publié le 30 Mai 2021 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Sitcom, Télévision, USA, NBC

Sortie en catimini sur Peacock, la plateforme de VOD de NBC, Rutherford Falls a aussitôt reçu un accueil critique très enthousiaste, outre-atlantique.

Il faut dire que les 10 épisodes de la sitcom cochent beaucoup de cases qui plaisent à la presse américaine : un showrunner qui a le vent en poupe (Mike Schur - The Comeback, The Office, Parks & Recreation, Brooklyn 99, The Good Place), un acteur principal (Ed Helms) au capital-sympathie certain, un cadre très familier (Parks & Rec n'est pas loin) et des thèmes particulièrement d'actualité : déboulonnage de statue, droits des minorités, colonialisme, privilèges de l'homme blanc aisé, réécriture du passé de l'Amérique, etc.

Mais est-ce que tout cela fait vraiment du programme une sitcom réussie et drôle, comme semblent l'affirmer les critiques ?

Rutherford Falls, saison 1 (2021) :

À Rutherford Falls, une ville de la Côte Est des USA, la statue de Lawrence Rutherford, le fondateur de la ville, pose problème : pas à cause de son héritage, mais bien de son emplacement, qui provoque des accidents de la route. La nouvelle maire (Dana L. Wilson) propose de la déplacer, mais Nathan (Ed Helms), le descendant de Rutherford, s'y oppose. Un conflit ouvert voit alors le jour entre les deux camps, conflit qui va révéler de sombres secrets, et sur lequel va se greffer Josh (Dustin Milligan), un journaliste podcasteur en quête de scoop, et divers représentants de la tribu des Minishonkas, dont Terry (Michael Greyeyes), gérant du casino local, et Reagan (Jana Schmieding), la meilleure amie de Nathan, qui tente de développer son Centre culturel miteux...

Pour l'accompagner sur ce programme, et avoir à la tête de la série une showrunneuse d'origine native-américaine, Mike Schur s'est tourné vers Sierra Teller Ornelas, une scénariste d'Happy Endings, de Brooklyn 99 et de Superstore, qui s'est logiquement entourée de collègues issus des minorités.

De quoi permettre à NBC/Peacock de souligner la diversité (Jesse Leigh, qui joue l'assistant de Nathan, est non-binaire) et l'à propos de sa série, laquelle aborde ainsi, tout au long de ses dix épisodes, divers thèmes récurrents de la société américaine contemporaine. Et il faut bien avouer que Rutherford Falls le fait avec tact et nuance, sans sombrer dans les débats polarisants ou les caricatures trop outrées (même si bon, le personnage de Paul F. Tompkins...)

À l'identique, la communauté native-américaine n'est pas décrite comme un bloc immuable : on a Terry, businessman aux dents longues pour qui la prospérité de sa communauté ne peut se voir que sous le prisme du capitalisme, on a Reagan, plus préoccupée par le patrimoine historique des Minishonkas, et tout un assortiment de personnalités diverses et variées, aux âges, aux intérêts et aux points de vues variés.

Et toujours dans cette lignée mesurée et assez sobre, les relations entre les personnages restent toujours calmes, posées, y compris lorsque les sentiments s'en mêlent : Reagan et Josh, le journaliste, ont une relation simple et sans accroc (jusqu'à la toute fin de saison, quand le besoin de drama se fait ressentir), Nathan et la maire afro-américaine idem...

Le seul problème, c'est qu'à trop être mesurée, Rutherford Falls finit par être une série plaisante, agréable et gentillette... mais qui n'est pas vraiment drôle, voire ne suscite qu'un vague sourire çà et là.

C'est le vrai souci que j'ai eu avec la série, en tant qu'Européen forcément un peu moins concerné par toutes ces histoires de réparations, de casinos et de réécriture de l'histoire coloniale, assez typiquement américaines : oui, ça a bon fond, ça met en avant des messages pertinents, mais c'est aussi assez plat, dans l'ensemble, sans réel moment hilarant et sans réelle montée en puissance.

Après, j'avoue, ce qui n'aide pas, c'est que je ne suis pas forcément totalement fan de Ed Helms faisant du Ed Helms (en l'occurrence, le personnage de Nathan Rutherford a lui aussi bon fond, mais il a un caractère immature et caractériel, pas forcément très attachant), d'autant que le parcours de son personnage (de passionné d'histoire définissant toute son existence par le parcours de ses ancêtres, il finit paumé, en road-trip à la recherche de ses origines réelles) se conclut par un gag bas de plafond, à base de vomi, qui fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Et il est vrai que, dans l'ensemble, l'humour natif-américain est un peu différent de celui auquel on a l'habitude à la télévision américaine, car plus mesuré et en retenue.

Mais globalement, je m'attendais à un peu plus d'énergie et de rires. Peut-être est-ce aussi du fait du nombre limité d'épisodes, qui ne laisse pas forcément le temps de développer grand chose d'autre que l'intrigue la plus fondamentale, et les grandes lignes des personnages...

Reste que le bilan est mitigé, pour ma part, en espérant que ce soit le syndrome Office/Parks & Rec qui frappe à nouveau : une première saison du programme trop sage, pas très convaincante, et une série qui trouve son ton et se révèle ensuite.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Blog Update ! - Février 2019

Publié le 2 Mars 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update, St Valentin

Sur le blog des Téléphages Anonymes, un mois de février en grande partie consacré à la Saint Valentin, avec cependant une seconde quinzaine plus classique...

QUINZAINE ST VALENTIN :

#870 - L'Amour Sucré Salé (2018) & Le Roman de Notre Amour (2017) 3.75/6 & 3.5/6

#871 - Once Upon A Prince (2018) & Un Admirateur Secret (2011) 2.5/6 & 3/6

#872 - Le Retour de mon Ex (2018) & L'Amour Tombé du Ciel (2017) 2.5/6 & 2.5/6

#873 - Une Romance-photo (2014) & Je Vais Épouser un Prince ! (2018) 3.75/6 & 2/6

#874 - Coup de Coeur Sauvage (2018) & Les Braises d'une Romance (2018) 3.75/6 & 3/6

#875 - L'Aventure à Deux - Le Mariage (2018) & Love Addict (2018) 3.25/6 & 2.25/6

#876 : Deux Jours pour une Demande en Mariage (2018) & Mon Babysitter (2009) 2.75/6 & 1/6

#877 : Mon Mariage Surprise (2017) & The Big Sick (2017) 2.5/6 & 4/6

#878 : Starter For 10 (2006) & Le Mariage de la Dernière Chance (2016) 4/6 & 3/6

#879 : All's Faire in Love (2009) & Pénélope (2007) 3.5/6 & 3.5/6

#880 : Overboard (2018) & Love at Sea (2018) 1.75/6 & 2.25/6

#881 : Fugue Sentimentale (2018) & Alex & The List (2018) 2.5/6 & 3.5/6

#882 : Loue-moi ! (2017) & Under the Autumn Moon (2018) 3.75/6 & 3/6

#883 : Petits Coups Montés (2018) & Ibiza (2018) 3/6 & 1.75/6

#884 : Three Summers (2017) & Que s'est-il passé cette nuit-là ? (2017) 3/6 & 2/6

#885 : Rip Tide (2017) & How to Train Your Husband (2018) 2.5/6 & 2.25/6

#886 : Associée avec mon Ex (2018) & Destination Wedding (2018) 2.75/6 & 3.5/6

#887 : Désespérément romantique (2016) & Little Italy (2018) 2.25/6 & 2/6

#888 : Another Time (2018) & La Recette du Coup de Foudre (2018) 1.5/6 & 3.25/6

#889 : Juliet, Naked (2018) & Time Freak (2018) 3/6 & 2.75/6

#890 : Crazy Rich Asians (2018) & Winter Castle (2019) 3.25/6 & 3/6

#891 : L'Amour Fait sa Loi (2012) & A Winter Princess (2019) 2/6 & 2/6

#892 : Scottish Mussel (2015) & Sierra Burgess is a Loser (2018) 2.25/6 & 2/6

#893 : Le Mariage de mon Ex (2017) & Basmati Blues (2017) 2/6 & 2/6

#894 : Every Day (2018), In a Relationship (2018) & Crazy, Stupid, Love (2011) 3.75/6, 3/6 & 3.75/6

#895 : Trop Belle ! (2010), The Break-Up Artist (2009) & People Places Things (2015) 4.25/6, 2.25/6 & 3.5/6

#896 : Un jour, peut-être (2008), The Boy Downstairs (2017) & Mariée avant le Printemps (2014) 3.5/6, 2.25/6 & 3.5/6

#897 : Winter Love Story (2019), The Pill (2011) & L'amour est là où on ne l'attend pas (2017) 4/6, 2.5/6 & 2.5/6

#898 : SnowComing (2019), The Story of Us (2019) & Mariage à l'Anglaise (2013) 3/6, 2.75/6 & 3/6

#899 : Mariage Express (2006), Le Journal d'une Baby-Sitter (2006) & Confessions d'une Accro au Shopping (2009) 4.5/6, 3.75/6 & 3.75/6

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# Bilan :

Une première quinzaine spéciale Saint Valentin, très chargée (65 films !) et qui m'a permis d'évacuer en un bloc plus d'un an de critiques de films romantiques, que j'accumulais depuis la Saint Valentin 2018, voire même depuis plus longtemps.

Et sans surprise, les rom-coms Hallmark ne se démarquent pas particulièrement du lot, malgré quelques efforts faits sur le casting (Ali Liebert est très rafraîchissante) ou sur l'environnement (les comédies romantiques enneigées du Winterfest sont toujours plus sympathiques à regarder que bon nombre de rom-coms de Noël à la neige artificielle et fauchée ; Lacey Chabert a désormais droit à des voyages à l'étranger pour tourner ses films). À noter, cependant, la surprise Winter Love Story, très agréable à suivre.

Toujours sans surprise, le fait que les comédies romantiques les plus réussies de cette quinzaine soient celles qui, créées pour le cinéma, mélangent de l'humour à une distribution plus prestigieuse. Je pense notamment à The Big Sick, à Starter for 10, à Trop Belle ! ou encore à Mariage Express : autant de films légèrement excentriques, et surtout nettement plus originaux que le tout venant télévisuel.

# Top 3 :

- Mariage Express, une comédie romantique déjanté et amusante de la bande de Stella et de Wet Hot American Summer.

- Trop Belle !, qui fonctionne largement sur le capital sympathie et l'énergie de sa distribution.

- À égalité,, The Big Sick, une comédie dramatique touchante et attachante, Starter for 10, la caution anglaise de cette quinzaine sentimentale, et Winter Love Story, un téléfilm Hallmark avec suffisamment de peps et d'alchimie pour pallier ses inévitables clichés.

# Flop 3 :

- Another Time, une comédie romantique indépendante à base de voyage temporel, insipide au possible malgré sa distribution agréable.

- Mon Babysitter, une comédie romantique sur la différence d'âge et qui tombe totalement à plat.

- À égalité, Ibiza et Overboard, soit d'un côté un film de vacances sans direction et aux personnages peu sympathiques, et de l'autre un remake ni fait, ni à faire, qui ne convainc à aucun moment.

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#900 : Holmes et Watson (2018) 1.5/6

#901 : CM Punk - Best in The World (2012) 4.5/6

#902 : La Créature du Marais (1982) 2/6

#903 : La Créature du Marais 2 - Le Retour (1989) 1/6

#904 : Tel Père (2018) 2.5/6

#905 : Il était une fois Deadpool (2018) 3.5/6

#906 : Last Call (2012) 1/6

#907 : This Film is Not Yet Rated (2006) 4/6

#908 : Freaky Friday (2018) 1.5/6

#909 : Ocean's Eight (2018) 3/6

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# Bilan :

Rien de vraiment mémorable pour cette petite quinzaine cinématographique de février : des comédies pas drôles, des documentaires efficaces, et de vieux films peu convaincants...

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# Film du mois :

Outre les documentaires... Once Upon A Deadpool, à la limite. Et encore, c'est vraiment parce qu'il n'y avait rien d'autre...

# Flop du mois :

Holmes et Watson, sans hésiter : un superbe plantage, et un gâchis, tant de moyens que de talents...

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# Petit écran :

Ce mois a été dominé par The Orville et Star Trek Discovery, deux séries qui, après des débuts de saison prometteurs, se sont un peu perdues en chemin, et sont retombées dans leurs travers habituels. Sans oublier The Good Place, saison 3, qui m'a laissé un peu plus mitigé que la moyenne des critiques...

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# À venir :

En mars, le blog des Téléphages Anonymes continue sa chronique Un film, un jour... ou presque ! et ses séries, avec un archer sylvestre, des machines mortelles, un punisseur, une légion, du chocolat, un ange guerrier, un chanteur à moustache, un boxeur de légende, etc...

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Un film, un jour (ou presque) #665 : Good Kids (2016)

Publié le 8 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Good Kids :

Nora (Zoey Deutch), Andy (Nicholas Braun), Lion (Mateo Arias), et Spice (Israel Broussard), meilleurs amis depuis l'enfance, sont particulièrement sages et studieux. Sur le point de partir à la fac, ils décident cependant de passer un été de folie, et de rattraper en quelques semaines tout ce qu'ils n'ont jamais fait durant leur adolescence : Nora se laisse séduire par un trentenaire, Lion met de côté ses arts martiaux pour s'essayer à la drogue, Spice tente de trouver l'âme soeur, et Andy, lui, s'improvise gigolo auprès des riches quadragénaires à la libido surdéveloppée auxquelles il enseigne le tennis...

Premier film et scénario de son réalisateur, cette teen comedy s'avère particulièrement médiocre et plate, avec un cast pourtant pas désagréable et compétent, embourbé dans un récit plat et générique, sans rythme, ni beaucoup d'humour.

Bref, ça tombe trop souvent à plat, malgré quelques scènes sympathiques de-ci de-là, et malgré une distribution agréable (le caméo d'Ashley Judd en femme au foyer ultra-sexy qui s'ennuie était surprenant), qui a une bonne alchimie.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Kingdom Hospital

Publié le 25 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, ABC, Drame, Thriller

The Kingdom (Riget), plus connu chez nous sous le titre L'Hôpital et ses fantômes est un chef-d'oeuvre de fantastique télévisé signé Lars Von Trier, et diffusé de 1994 à 1997. Véritable bijou inachevé, la série danoise ne pouvait qu'attirer les convoitises de la télévision américaine... et donc, en 2004, c'est Stephen King qui s'est attelé à la tâche de l'adaptation américanisée de Riget, pour la chaîne ABC. Una adaptation en 13 épisodes qui, honnêtement, n'a simplement aucun intérêt, surtout si l'on n'a que peu de patience pour les gimmicks et les grosses ficelles dont King abuse de plus en plus en vieillissant.

Réactions à chaud :

Stephen King's Kingdom Hospital 1x01 :

Heu... c'est quoi ce pré-générique qui raconte toute l'histoire du Kingdom Hospital !? J'ai pas le souvenir de ça dans la version danoise, où le résumé pré-gen restait plus mystérieux... peut-être que je me trompe, cela dit, mais là, ça me paraît franchement relever de la technique du "on explique tout dès le début pour pas forcéer le spectateur à se poser des questions"... bof, quoi.

Sinon, comme d'hab, une adapt bancale au possible : hopital au logo démoniaque ridicule, générique joli mais à la musique totalement hors-sujet, fantôme qui apparaît au moins quinze fois dans lépisode (super effrayant  , d'autant que Jodelle Ferland a plutôt une bouille adorable), de la musique pop foireuse, de l'autobiographie kingienne, un fourmilier moche, des voix off bancales, une critique ridicule des jeux tv, zéro de tension, pas d'ambiance... une bonne adaptation de Stephen King, en somme. Je sens que je vais m'éclater pour les 12 épisodes suivants.

M'enfin, le corbeau était joli, Bruce Davison n'est pas mauvais en Stegman, Ed Begley idem, et ya Heroes' Jack Coleman. C'est peu, mais c'est mieux que rien.

SK KH 1x02 :

[mode SM]

Raaah, ce générique pop totalement hors-sujet... raaah, ces chiens qui parlent sans aucune raison... raaaah cette réalisation & ces angles de caméra bancals pour montrer qu'il se passe quelque chose d'étrange... raaaah cette chanson pop lors des moments dramatiques... raaah ce fourmillier en CGI ratés dès qu'il ouvre la gueule... raaaah le reveal totalement foiré à la fin de l'épisode, avec un gros zoom numérique bien baveux... raaaah encore 10 épisodes....

[/SM]

SK KH 1x03 :

J'adore ces épisodes qui ne durent même pas 38 minutes d'un bout à l'autre...  Le pire étant un bon gros WTF en regardant l'intro interminable de l'épisode, sur ce prisonnier tatoué qui reçoit du courrier avant de se suicider, le tout monté en parallèle avec sa femme à l'extérieur, qui fait la même chose : 10 minutes de mise en place pour ça !? D'autant que tout ça n'est là que pour justifier l'arrivée du tôlard au KH, sur fond de "Nananana Hey Hey goodbye", alors même que l'ambulance croise l'ambulance fantôme sur la route. Une scène à -douze de tension totalement désamorcée par les choix musicaux. Si c'est voulu, alors ça sous-entend que SKKH n'est pas une série d'épouvante avec des moments comiques, mais une série comique avec des moments d'épouvante, ce qui change tout. D'ailleurs, quand tout l'hosto - même les cadavres - se met à chanter en coeur "Nananana heyhey goodbye", on frôle le nawak.

Ça se veut décalé, c'est juste très con. À part ça, on a du placement produit de Stephen King... une "Nurse Von Trier" ... Bruce Davison qui se force à en faire 15 tonnes dans sa crise contre la mère de la gamine qu'il a charcuté... le mec de l'accueil qui surjoue lui aussi totalement, and last but not least, les deux fantômes hyper maquillés, avec d'un côté l'ado dans une lumière bleuté pour faire comprendre qu'il est un méchant fantôme, et de l'autre la Jodelle avec sa pitite voix toute mimi...

SK KH 1x04 :

Je viens de comprendre, en fait : SKKH, c'est une version conne de Six Feet Under ; chaque épisode commence par suivre une personne à qui il arrive quelque chose, et qui doit être admis en urgence au KH. Bien sûr, en lieu et place de la finesse qu'on peut trouver chez Ball, on a droit à de la lourdeur Kingienne, mais bon, le schéma est exactement le même, pour l'instant. Quatre épisodes, quatre fois la même structure. Mouais. Sinon, il se passe pas grand chose: Druse découvre qu'un patient de l'hôpital peut l'aider à percer le secret de KH, mais elle se voit mettre des bâtons dans les roues par le criminel de l'ép. 3, manipulé par le garçon-fantôme-maléfique-au-maquillage-foireux, qui prend l'apparence de sa femme décédée. Ça prend trois minutes de l'épi, et autour de ça, ça brode sans jamais être convaincant, et encore moins effrayant...

SK KH 1x05 :

Un des sans-abris alcoolos cinglés, hanté par les fantômes du KH, pête un cable, s'en prend au prêtre de la paroisse d'à côté, avant de se jeter dans un mur. Plein de fois. C'est donc lui l'hospitalisé de la semaine, tandis que Druss prend contact avec Coleman, que Hook fait découvrir les dessous du KH à sa copine, et que Stegman se prépare à être intronisé dans l'ordre secret des médecins... Un semblant de storyline, dans cet épi de 39 minutes, moins vide que les autres, mais ça reste toujours plus proche d'Urgences que d'autre chose, la partie surnaturelle étant limitée à cinq minutes grand max dans l'épi... et quand elle se manifeste, c'est sous l'apparence de Jodelle maquillée gothique.  Ah, et encore du placement produit King.

SK KH 1x06 :

Tiens, le Cigarette Smoking Man des X-files... Alors c'est l'épisode de la tête tranchée, tout sauf ressemblante, et sur fond de "musique dance foireuse avec un jeu de mot sur la tête" inside... c'est l'intronisation de Stegman. Et aussi c'est le duel entre le fourmilier blessé et le gothique/fantôme maléfique, un grand moment de solitude télévisuelle... pas pire que Steg enfermé par ce même fantôme dans le domaine hanté après avoir pris l'ascenseur, et attaqué par le berger allemand aux yeux rouges... soudain l'épisode prend des airs de pantalonnade nawakesque, où ça court, ça gueule, ça surjoue, le tout en noir et blanc, et avec des bruitskifontpeur©. Arrive ensuite la réanimation du fourmilier blessé par l'esprit de Coleman, avec une Jodelle en roue libre, et là, on touche le fond. Ah, non, il restait encore l'intervention in extremis du fourmilier en CGI ressuscité qui fait peur au méchant pyromane, lequel se fout tout seul le feu sans le faire exprès, c'est ballot. Oh, et j'oubliais le cadavre sans tête dans le domaine hanté, qui court partout, se prend des murs, et essaie d'ouvrir le casier pour récupérer sa tête, toujours sur fond de dance music...

La patient de la semaine ? Il n'arrive qu'en fin d'épisode, c'est un spécialiste sismologue alcoolique qui rechûte, voit Jodelle dans une bouteille de champagne, et en arrivant à l'hosto, voit des jumelles maléfiques, des infirmières collées au plafond, encore une fois sur la même musique.

Marrant comment tout ce qui n'est pas directement copié/collé de l'original est absolument naze au possible. Une bonne grosse bouse.

SK KH 1x07 :

Le patient de la semaine, c'est un avocat véreux (pléonasme ?). Le running-gag du Janitor Johnny B Good jamais présent et remplacé par des gens aux noms encore plus stupides a cessé d'être amusant il y a 5 épisodes... et pourtant ça continue, plus lourd que jamais... et Stegman, dont le bureau est envahi de vermine, en fait trois tonnes... Il y a aussi le corps qui tient sa tête à bout de bras, dans le domaine fantôme, et qui cherche du shampooing pour laver sa tête animée en CGI... la team médicale qui se tape un délire judiciaire à base de caméras, de notaires, de papiers à signer quand vient le moment de sauver l'avocat en salle d'op  ... le cadavre sans tête qui pique sa colère dans le domaine fantôme quand le berger allemand se barre avec la tête...

Deux épisodes que ça vire au n'importe quoi total, ce truc. Ça n'a clairement plus rien de sérieux, c'est de la comédie pure et simple... mais de la mauvaise comédie.

SK KH 1x08 :

Tiens, Peter Wingfield et Evangeline Lilly...  Et forcément, ce sont eux les patients de la semaine, une histoire de suicide et de meurtre... etc... le reste ça avance un poil sur tous les fronts, mais à un rythme d'escargot. Cela dit, on évite le nawak des deux précédents (transplantation fourmilière mise à part, avec une Jodelle en roue libre  ), donc c'est un plus, même si le grand brûlé psychopathe est clairement too much... Mais apparemment, King tient à tout prix à personnifier le Mal et le Bien, que ce soit sous forme humaine, fantômatique, ou fourmillière... à croire qu'il aime pas la subtilité ou l'intangible.

SK KH 1x09 :

Un ex-joueur de baseball raté & suicidaire en patient de la semaine... Et ça passe plus de 10 minutes sur sa vie (et 3 références à Stephen King) avant de vraiment retourner au KH...  Ensuite, il y a le retour du berger allemand qui parle avec l'accent allemand... puis on retourne pendant dix bonnes minutes dans l'esprit du joueur, qui erre dans le domaine hanté, avec des zombies... on arrive enfin dans l'hosto, avec Druse qui essaie pendant dix autres minutes d'empêcher la team de scanner le joueur de baseball... puis on repart dans l'entre deux monde, avec un evilgothicboy qui s'avère être obligé de se recharger dans une cuve (WTF !?), et Coleman et Jodelle, qui tentent de sauver l'esprit du joueur...

Et là se produit un truc ridiculissime : Jodelle et Coleman entrent dans les souvenirs du joueur, lui font remonter le temps, et lui font gagner le match le plus essentiel de sa carrière. Et là pouf, dans le KH réel, le joueur se volatilise, et tout le monde devient amnésique sur ce qui s'est produit depuis le début de l'épi, Jodelle ayant littéralement réécrit le temps. Le rapport avec la série ? Aucun. Un loner de merde, uniquement là pour meubler.

SK KH 1x10 :

Alors là, c'est le Révérend de l'église du coin - celui qui ressemble à Jesus - qui est retrouvé crucifié à du grillage dans le quartier... mais il saigne toujours, et pleins de miracles se produisent autour de sa dépouille (multiplication des pains, eau en vin, etc)... donc il est rapatrié au KH, et étudié. Et ya une nouvelle secousse sismique à l'hosto, qui piège le gardien et deux docs en sous-sol.

Vala. Passionnant, tout ça. Depuis deux épisodes, ça ressemble un peu à une anthologie fantastique quelconque. Avec des histoires sans aucun rapport avec le KH, si ce n'est deux/trois dialogues entre les médecins. Là, ça parle vaguement d'un séisme destructeur qui va frapper le KH et tuer tout le monde, s'ils n'écoutent pas Jodelle... mais tout le reste du truc, c'est Jesus qui fait des miracles. Et les croyants du coin qui chantent dans la rue. Youpi.<smiley qui se pend>

SK KH 1x11 :

Ouverture de l'épisode... et première auto-référence de King (il ne se sent plus, le Stephen)... Bon, le patient du jour : un flic montant la garde pendant l'épisode précédent, et qui a une attaque cérébrale, le rendant aveugle. Et on apprend que un à un les occupants du KH font de telles attaques... à 2 épisodes de la fin de la mini-série, il était temps de faire avancer un peu tout ce schmilblick... et ce n'est pas le cas, puisqu'on nous ressert du cadavre sans tête en train de faire son footing dans le domaine hanté, plein de scènes de meublage super chiantes et pas rythmées, ce qui fait que lorsqu'arrivent enfin les morceaux intéressants... ben on dort.

Notamment, Gothicblueboy débarque soudain chez l'archiviste, accompagné d'un Doc fantôme maléfique, celui qui est responsable de la mort de Jodelle. Cool. Sauf que ça arrive comme un cheveu sur la soupe, au beau milieu de l'épisode, après une tirade saoûlante contre la technologie et les ordinateurs. Et lorsque Stegman passe devant une commission disciplinaire, il voit tous les avocats avec des dents de vampire... inutile, et ça prend une minute d'épisode. Bref, un épisode tellement essentiel, que lorsqu'on arrive à la fin, on se demande si on s'est pas endormi pendant 40 minutes tant on n'en garde aucun souvenir.

SK KH 1x12 :

Ça commence par le Evil Doc qui s'adresse directement au spectateur. Pourquoi pas. Ça n'a rien à voir avec la narration des 11 épisodes précédents, mais ça peut être intéressant... ah, non, c'est juste pour nous dire que le KH, c'est un lieu môôôôôôdit, et que nous aussi on va y rester. Merci, doc. À part ça, quoi de neuf ? Épisode 12/13, c'est pas sensé être bientôt la fin ?

Apparemment, si, parce que tout s'accélère. Bon, King trouve quand même le temps de nous recaser son chien qui parle allemand, et son cadavre sans tête qui court... mais Druse découvre enfin la dimension hantée, Hook & co se vengent de Stegman, qui pête un plomb, le evilgothicboy se prend pour Palpatine dans son duel contre le fourmilier, subitement incarné en nicegothicboy (bien partique pour faire de l'exposition, et tout expliquer avant le grand final), et la tension monte à mesure que le temps passe, preuve que King sait encore construire un récit potable, quand il le veut bien...

Bon, bien sûr, ya la grosse voix de bande annonce qui fait tout foirer et désamorce tout, en disant "Il nous reste une dernière visite à faire au KH. Certains vivront d'autres mourront. Vous voulez venir ?" à la fin de l'épi, mais bon, on ne peut rien y faire...

SK KH 1x13 :

Season finale d'1h16. Dont près de 50 min. de flashbacks pour expliquer les origines des fantômes (déjà plus ou moins expliquées en filigrane durant les quelques épisodes qui en parlaient avant, mais c'est pas grave, mieux vaut tout bien répéter, des fois qu'on ait été trop fin avec nos docteurs maléfiques et nos evilgothicboys...), et de Druse et le cast principal dans une pièce à faire de l'exposition à n'en plus finir (après avoir déjà fait une sorte de long previously de plusieurs minutes résumant les épisodes précédents... qui s'ajoutait au vrai previously de début d'épisode), deux caméos purement gratuits de King, comme d'hab, des scènes nawak pour illustrer les hallus de Stegman qui part en live...

On apprend quoi ? Que Eric Draven, c'est Anubis. Que Jodelle a compris Antibus, et que comme dans Antibuss, ya Ant, elle l'a imaginé sous une forme de fourmilier. Oki. Que Anubis Draven, avec son blouson de cuir, et sa croix ankh autour du cou, il a manipulé Jodelle pour qu'elle hante les lieux et permette un jour la libération des esprits du KH. Soit. (Même si le pourquoi du comment de l'apparence humaine d'Antipas, expliqué un épisode avant, est foireux au possible, ainsi que les origines d'evilgothicdraven, à peine survolées durant ces 13 épisodes)

Bon, sinon, ils se retrouvent tous, à 25 minutes de la fin, dans le domaine hanté, où ils passent dix minutes à déambuler en touristes, plus cinq autres min. de flashbacks sur tous les patients de la saison, y compris le corps sans tête qui court, avant de se retrouver enfin dans le passé.

Et les dix dernières minutes se font sur la musique pop qui avait ouvert le pilote, tandis que le dessinateur imagine un extincteur pour éteindre l'incendie qui a tué Jodelle & co... et il sauve tout le monde, et tout le monde est content, et quasiment tout le monde rentre chez soi...  

Wow, impressionnant comme cette fin est décevante (et pourtant, vu le niveau du reste de la mini-série, les attentes étaient minimales). Je ne retiens donc de cette adaptation ratée que le casting, plutôt très bon, mais gâché par l'écriture et par la direction d'acteurs (Allison "Profit" Hossack, notamment, est toujours aussi , Jodelle est mimi, Hook a une bonne gueule, et tous les autres sont plutôt bien castés). Stephen King, lui, ferait mieux d'arrêter d'écrire pour la tv, chaque nouvelle tentative étant plus mauvaise que la précédente.

Et bien sûr, inutile de dire que l'originale est nettement meilleur, tant les deux programmes ne jouent clairement pas dans la même catégorie...

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Un film, un jour (ou presque) #1298 : Feels Good Man (2020)

Publié le 14 Septembre 2020 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, USA, Politique, Biographie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Feels Good Man (2020) : 

Documentaire sur la création du personnage Pepe the Frog, récupéré par l'alt-right et la fachosphère après avoir été popularisé dans le comics indépendant underground Boys Club, un projet à l'humour stoner et post-universitaire assez représentatif de son créateur, Matt Furie.

On y suit donc ce dernier alors qu'il retrace la création du personnage, la popularisation de sa catchphrase ("Feels Good Man") sur les forums de bodybuilding, puis sur 4chan. À partir de là, tout commence à dégénérer, lorsque les channeurs, incels et social rejects assumés, en font le symbole de leurs sentiments et de leur trollage... un symbole qui s'est progressivement radicalisé, notamment en réponse à la récupération mainstream de Pepe par les internautes normaux (en particulier par de jeunes filles).

La suite, on la connaît : sur 4chan, Pepe est devenu un symbole de rébellion contre le système, un emblème de politiquement incorrect aussitôt coopté par l'alt-right et étroitement associé à Trump à l'occasion des élections de 2016.

Une récupération qui a accompagné le virage à droite de 4chan, qui voyait alors en Trump une sorte de bulldozer nihiliste capable de faire exploser le système - soit tout ce qu'un bon troll recherche.

Outre cet historique de la radicalisation d'un personnage de comics, le documentaire s'intéresse aussi aux réactions de Matt Furie, un artiste un peu déconnecté et bro, qui vit en colocation avec sa copine, leur fille et son meilleur copain, un stoner à cheveux longs.

Cet artiste naïf, qui a trop longtemps laissé les channeurs faire ce qu'ils voulaient de Pepe, a désormais décidé de se réapproprier le personnage, et l'on suit ainsi ses tentatives légales et créatives visant à empêcher des gens comme Alex Jones (ou d'autres individus aussi peu fréquentables) de se faire de l'argent en exploitant l'image d'un Pepe raciste et haineux. De manière assez ironique, c'est grâce à l'Asie, et de manière organique, que le blason de Pepe est redoré, lorsque ce dernier devient l’emblème des manifestants pro-démocratie à Hong-Kong...

Dans sa forme, ce documentaire est loin d'être inintéressant, associant la narration documentaire à des séquences d'animations signées Matt Furie ; le fond du métrage, lui, retrace de manière assez complète l'histoire de Pepe, une création détournée de ses origines par des internautes immatures qui n'avaient qu'un seul désir : troller la planète.

Reste qu'on ne peut s'empêcher de se dire qu'en intervenant plus tôt, à un niveau ou un autre, toute cette dérive aurait pu être (au moins partiellement) évitée... et qu'on se demande à quel point le témoignage d'un "occultiste" est vraiment pertinent, même pour analyser la "religion" que les channeurs ont construite autour de Pepe.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1189 : Good Boys (2019)

Publié le 21 Avril 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Good Boys (2019) :

Bien décidés à assister à la fête donnée par l'un de leurs amis, Max (Jacob Tremblay), Thor (Brady Noon) et Lucas (Keith L. Williams), préadolescents naïfs et inséparables, décident d'apprendre comment embrasser les filles en espionnant leurs voisines avec le drone du père de Max. Un geste mal avisé qui va déclencher une folle journée mêlant trafic de drogues, poursuite en vélo, paintball, gorgées de bière, et voyage jusqu'au centre commercial...

Un long-métrage produit par Evan Goldberg et Seth Rogen, écrit et réalisé par les scénaristes du médiocre L'an 1 et du quelconque Bad Teacher (ainsi que de The Office), et qui se veut une tween comedy, l'équivalent d'un Supergrave - mêmes préoccupations, même sens de l'humour en dessous de la ceinture, même orientation un peu graveleuse, façon sexe, drogues et rébellion adolescente - mais appliqué à la tranche démographique inférieure... et c'est là tout l'intérêt du projet.

Car de par l'âge de ses trois protagonistes (et donc, l'environnement dans lequel ils évoluent), tout le film est obligé de se mettre au niveau de ces enfants de CM2/6è qui découvrent à peine la vie et la préadolescence : les enjeux du film sont à leur mesure (trouver de l'argent ou récupérer un drone appartenant au père de l'un d'entre eux, apprendre comment embrasser une fille), la violence est à leur mesure (trafic de drogues et fusillade au paintball), les péripéties aussi (comment traverser la bretelle d'autoroute quand on n'a qu'un vélo), le contenu sexuel est forcément ramené au bisou et à la manière décalée dont l'esprit de petits garçons interprète les objets qu'ils trouvent çà et là, et le côté bromance donne lieu à une jolie prise de conscience qui permet de réaliser que, lorsque l'on a 11/12 ans, les amitiés ne durent pas forcément pour la vie.

Bref, alors que je m'attendais à quelque chose de bas-de-plafond et de profondément graveleux, Good Boys s'est avérée une comédie amusante et plus intelligente que prévue, qui a su détourner les codes d'un genre pour les appliquer à des enfants plus "innocents", sans pour autant trop taper à côté de la plaque. Ce n'est clairement pas un film pour les enfants, mais bien avec des enfants, et destiné à un public ayant conscience des clichés de certains genres cinématographiques.

Tout au plus pourrais-je reprocher une interprétation inégale des plus jeunes acteurs, en fonction de certaines scènes... mais rien de bien méchant. Une vraie bonne surprise, avec des personnages qui, malgré leur jeune âge, sont intelligents et vifs d'esprit, sans forcément paraître écrits par des adultes.

4.5/6

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Critiques éclair - Pilotes 2013 - Back in the Game & We Are Men

Publié le 19 Septembre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Sitcom, Comédie, Sport, CBS, ABC

Back in the Game 1x01 :

Maggie Lawson de Psych en mère célibataire ancienne joueuse de softball, qui se retrouve à coacher l'équipe de bras-cassés de son fils, sous le regard critique du grand-père acariâtre de ce dernier, James Caan.

Le cast est attachant, le pitch est basique (on est dans de la feel-good sports comedy classique), mais j'ai trouvé ça assez sympathique et amusant.

Rien de révolutionnaire, mais c'est distrayant, léger et bon enfant (et comme c'est coincé entre Modern Family et The Middle, ça devrait marcher).

We are men 1x01 :

Une sitcom CBS daubesque, qui semble tout droit sortie de la saison dernière, avec sa thématique "les femmes, toutes des salopes, heureusement que les mecs peuvent compter les uns sur les autres, bro power !".

Avec Kal Penn, Jerry O'Connell, Tony Shaloub et un autre qui ont des problèmes de couple, et s'installent ensemble dans un motel où ils se tapent tout ce qui bouge. C'est très mauvais.

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Un film, un jour (ou presque) #147 : Die Hard - Belle journée pour mourir (A Good Day to Die Hard - 2014)

Publié le 9 Juin 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Die Hard - Belle journée pour mourir :

Afin d'aider son fils Jack (Jai Courtney) à éviter la prison, John McClane (Bruce Willis) doit se rendre en Russie, où il se trouve bien vite embarqué dans un sinistre complot politico-terroriste...

Die Hard 4 était décevant, mais regardable, et parfois même sympathique. Ce Die Hard 5 ? Une purge immonde. Vraiment. Je m'attendais à quelque chose du niveau du 4, au pire... mais non. Ce tâcheron de John Moore, associé à un Skip Woods tout aussi incapable, nous livrent ici un film en pilotage automatique intégral, où tout pue l'amateurisme et le je-m'en-foutisme.

Le script ? Il enchaîne les clichés, les raccourcis hasardeux, les dialogues foireux, et les personnages en carton-pâte. La mise en images ? C'est confus, baclé, terne et laid, avec un montage qui plombe toute narration, et une caméra portée tremblotante et inutile. L'interprétation ? Le "fils de McClane" est inexistant, et Willis est devenue une caricature de lui-même (comme McClane, d'ailleurs), un absolu de non-jeu et de glande qui rivalise avec les pires Steven Seagal. Les effets spéciaux ? À peu près aussi crédibles que dans une production Asylum.

Reste alors l'action. Et là, oui, ça pête dans tous les sens. Jusqu'au point de non-retour, qui transforme le tout en parodie de Die Hard, avec un McClane tank humain qui traverse sans broncher et sans la moindre égratignure des scènes d'action illisibles, amorphes et dépourvues du moindre rythme.

Bref, A Good Day To Die Hard, c'est un peu Le Police Academy à Moscou de la franchise Die Hard... en pire.

0.5/6 (dont un point pour le caméo de Mary Elizabeth Winstead... et un demi-point en moins pour l'avoir totalement coupé au montage de la version longue du film !)

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Un film, un jour (ou presque) #262 : Le Voyage d'Arlo (2015)

Publié le 2 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Disney, Pixar, Aventure, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Voyage d'Arlo (The Good Dinosaur) :

Dans un monde où les dinosaures sont l'espèce dominante, et vivent une paisible existence de fermiers et d'éleveurs, Arlo, un jeune apatosaure peureux, tente de se montrer à la hauteur de ses parents, de son frère et de sa soeur. Malheureusement pour lui, une tempête coûte la vie à son père, et emmène Arlo loin de chez lui. Seul, mais bien décidé à retrouver sa famille, Arlo finit par faire équipe avec Spot, un petit homme des cavernes, pour traverser le pays, et faire face aux dangers de cette époque hostile.

Second Pixar de 2015, avec Vice-Versa, et malheureusement, c'est clairement ce Good Dinosaur qui a le plus souffert de ce calendrier ambitieux.

En effet, le film a connu un développement créatif très mouvementé, ce qui se ressent dans le produit fini : les ruptures tonales sont nombreuses (il y a quelques moments assez noirs et sombres, mais le film ne semble jamais vraiment les assumer, et ils apparaissent donc comme des anomalies étranges), le rythme est inégal (l'heure et demi semble plus longue), et le script très basique (façon "un garçon et son chien") est beaucoup trop influencé par le Roi Lion pour convaincre.

D'autant que la musique des frères Danna, ainsi que plusieurs scènes (les T-rexs cowboys, le coin du feu, les grandes plaines, le ranch, etc) semblent indiquer qu'à une certaine époque de sa gestation, le film avait pour intention de faire de cette aventure une fresque aux accents de western... mais là aussi, ça n'est jamais totalement homogène dans tout le métrage, et ça finit par paraître créativement inabouti et brouillon.

Malgré tout cela, il faut néanmoins souligner la beauté visuelle, quasi photo-réaliste, des décors et des environnements du film ; une beauté qui, au début, peut contraster un peu trop violemment avec l'approche graphique des personnages, très caricaturale, mais qui finit par s'y mêler pour donner un tout très esthétique.

Ce film est superbe, visuellement ; quel dommage, donc, que le scénario ne suive pas vraiment, et sente autant le déjà vu...

3.25/6 (parce que malgré tout, la séparation finale fait son petit effet)

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Christmas Yulefest 2019 - 25 - Père Noël Incognito (2019)

Publié le 12 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Père Noël Incognito (Random Acts of Christmas - 2019) :

Alors qu'un bon Samaritain mystérieux organise des événements festifs en ville à l'occasion de Noël, Sydney (Erin Cahill), une journaliste, tente de comprendre les motivations et l'identité du bienfaiteur inconnu. Elle reçoit alors l'aide inespérée de Cole (Kevin McGarry), lui aussi reporter, et qui l'aide à retrouver l'esprit de Noël...

Et si Bruce Wayne, au lieu de devenir Batman et de se battre contre le crime dans les rues de Gotham, avait décidé de mettre sa fortune au service de Noël pour, durant les fêtes de fin d'année, contrevenir à toutes les lois en organisant des surprises festives illégales dans les rues de la ville, afin d'expliquer aux citoyens de Gotham comment fêter Noël de manière correcte ?

Avec son postulat de départ discutable (quand on y réfléchit plus de 2 secondes, le personnage de Cole est problématique) qui n'est pas sans rappeler le Good Sam de Netflix (critique à venir en février), en nettement plus forcé et caricatural (l'enthousiasme débridé d'Erin Cahill n'a d'équivalent que l'incompétence chronique de son personnage), ce téléfilm Lifetime laisse donc une impression très mitigée.

D'un côté, le tout se regarde tranquillement (principalement parce que le couple principal fonctionne bien et s'avère sympathique), mais de l'autre, c'est très moyen sur tous les plans, entre l'intrigue souvent assez forcée, les effets spéciaux fauchés, l'interprétation très inégale (le petit garçon), le cachetonnage de Patrick Duffy et de Jaclyn Smith, et les quelques idées un peu idiotes (les innombrables poinsettias posés à même la neige, le "chocolat chaud pour adultes" révolutionnaire - un mocha !...).

Bref, même si c'est suffisamment bien mené pour ne pas être soporifique, ça reste vraiment quelconque et anecdotique, surtout si l'on a vu Good Sam (ou l'un des métrages similaires) il y a peu.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Blog Update ! - Décembre 2019 - Christmas Yulefest 2019 : le bilan

Publié le 11 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Noël, Review, Télévision, Update, Yulefest

Les fêtes de Noël semblent désormais commencer de plus en plus tôt, et pourtant, lorsque le mois de janvier arrive, difficile de ne pas regretter cette période magique emplie de féérie, de bons sentiments... et de grèves !? Quoi qu'il en soit, l'heure est au bilan sur le blog des Téléphages Anonymes...

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour faire apparaître la liste des films passés en revue cette année :

Semaine 1 :

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# Bilan :

L'année dernière, à l'occasion du bilan de la Yulefest 2018, je faisais un constat simple : le nombre de téléfilms de Noël se multiplie exponentiellement d'année en année, leur qualité s’homogénéise et baisse progressivement, et les chaînes, confrontées à la pression des réseaux sociaux, s'efforcent de diversifier la distribution de leurs métrages, sans grand succès.

Et cette année, ces tendances se confirment, voire même s'amplifient. Niveau diversité, notamment, les deux chaînes principales (Lifetime et Hallmark) s'affrontent clairement, avec Hallmark qui multiplie les téléfilms "pour afroaméricains", et s'engage timidement et très maladroitement sur le front des célébrations juives (par contre, pas d'asiatiques, pas de latinos, pas d'indiens, etc). Chez Lifetime, c'est un peu pareil, même si la stratégie Lifetime (acheter des téléfilms à droite et à gauche et leur apposer la marque Lifetime) permet d'avoir une production à la fois plus hétérogène et plus variée.

Hallmark reste cependant la chaîne reine de la saison, dominant totalement le marché de fin octobre à fin décembre : une position qui fait des envieux, mais qui crée aussi bien des problèmes au network.

Cette année, entre les soucis relatifs aux problèmes judiciaires de Lori Loughlin, un outrage partiellement artificiel centré sur les quelques films de Hanoucca de la chaîne (présentés comme antisémites par des journalistes ne les ayant pas vus, sur la simple base de leur postulat de départ), les moqueries des différents programmes comiques américains au sujet du cahier des charges et des clichés de la chaîne, et un scandale centré sur une publicité diffusée puis retirée puis remise à l'antenne par la chaîne, au gré des pressions des groupes conservateurs religieux et des réseaux sociaux, Hallmark a passé une saison tumultueuse, pas aidée par une cuvée de programmes 2019 mécaniques et peu inspirés, aux audiences en baisse.

La concurrence n'a guère plus marqué les esprits, qualitativement parlant, et plus que jamais, tant sur ce blog qu'outre-atlantique, une certaine lassitude s'installe parmi les personnes chroniquant habituellement les films de ce type. Ce qui n'empêche pas les chiffres de continuer à enfler d'année en année : cette année, j'ai passé en revue 69 films (+ quelques séries et mini-séries), soit approximativement le même nombre de métrages que l'année dernière (il me serait physiquement difficile d'en chroniquer plus !), mais pour y parvenir, j'ai dû faire un tri drastique parmi les programmes diffusés cette année (une petite centaine de téléfilms, en tout).

Et les audiences du blog ont augmenté de 20 % par rapport à la Christmas Yulefest 2018 : comme quoi, en ces temps de grèves, de conflits sociaux et internationaux, et de divisions en tous genres, les films feel-good ont un public de plus en plus important, clairement en demande.

Comme l'année dernière, cependant, plus des 2/3 des films chroniqués ont obtenu une note de 3/6 à peine, ou inférieure : de quoi facilement faire trier le bon grain de l'ivraie, et établir des Top 3/Flop 3 assez clairs.

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# Top 3 :

Un Top 3 assez facile à établir, avec en première place du classement, à égalité (4.5/6) :

~ La légende de Klaus (Netflix), un film d'animation plutôt réussi, tant au niveau technique, visuel, ou narratif ; et Double Holiday (Hallmark), un téléfilm qui est la preuve qu'avec un peu d'énergie, des acteurs attachants et concernés, et une volonté d'esquiver un peu les clichés imposés par la chaîne (ou du moins, de les détourner), il est possible de produire des rom-coms festives amusantes et rythmées.

Idem pour :

~ Holiday Hearts (Hallmark Movies & Mysteries), un peu plus convenu (4/6), mais bénéficiant des mêmes qualités que Double Holiday, notamment celle de ne pas succomber à tous les passages obligés du cahier des charges Hallmark. À égalité avec Christmas Time : My Brother the Time Traveler, une comédie indépendante fantastique pas désagréable du tout, et bénéficiant d'extérieurs enneigés très sympathiques.

Et puis, à 3.75/6, arrivent toute une batterie de comédies romantiques possédant un petit plus - une alchimie particulière de leur couple principal, un rythme plus enlevé, un scénario moins convenu, un cadre différent, un peu d'humour, etc :

~ Santa Girl, Au secours je suis dans un film de Noël, Une romance de Noël en sucre d'orge, Two turtle doves, Christmas under the stars, Un Noël à Rome, Christmas Unleashed, Grounded for Christmas...

# Flop 3 :

Sur la première marche de ce podium (si tant est que l'on puisse parler de première marche), deux films ex-æquo, à 1/6 :

~ le piteux Sacré Noël 4 : Nativity Rocks, énième déclinaison d'une série de films comiques à l'intérêt décroissant, et en pilotage automatique depuis le volet précédent. C'est hystérique, épuisant, et d'une facture très approximative.

~ 12 Pups of Christmas (ION), ou comment l'association d'une actrice principale glaciale, d'une écriture bancale, d'une musique caricaturale et de personnages antipathiques donne lieu à un vrai gros flop inintéressant, pour ne pas dire énervant.

Seul sur la seconde marche du podium, avec 1.25/6 :

~ Un décor de rêve pour Noël (Lifetime), un téléfilm fauché et bourré de problèmes, notamment son interprète principal masculin, dont il se dégage ponctuellement l'aura d'un Dexter en puissance, avec des regards bien trop intenses, vides et appuyés qui donnent l'impression qu'il est en train de réfléchir au meilleur moyen de se débarrasser du futur cadavre de l'héroïne.

Enfin, sur la troisième marche du podium, à 1.5/6 :

~ Buttons : A Christmas Tale, un film indépendant qui lorgne sur les comédies musicales Disney de la grande époque, et semble bourré de bonnes intentions, mais n'a ni le budget ni le savoir-faire suffisants pour concrétiser ces dernières.

Mentions spéciales, enfin, pour Noël dans la prairie et Le meilleur pâtissier de Noël, deux téléfilms à 1.75/6 qui n'ont absolument rien de mémorable, et pour J'ai rencontré le Père Noël et Elfette sauve Noël, objectivement assez mauvais, mais pour lesquels des facteurs secondaires (la nostalgie, le WTF)) permettent au tout d'entrer dans une catégorie "autre".

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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# À venir :

Dès demain, retour à la normale pour le blog des Téléphages Anonymes, qui délaisse enfin les films de Noël pour revenir aux séries et à notre rubrique quotidienne Un film, un jour... ou presque !

Au programme, une critique de film par jour, et le week-end, des séries, avec ce mois-ci, entre autres, le dernier Star Wars, Le Mandalorien, Star Trek - Short Treks, Maléfique, Albator, Jay & Silent Bob, The Rook, Simba, Will Smith, Mme Maisel et bien plus encore...

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Un film, un jour (ou presque) #655 : Alexandre et sa Journée Épouvantablement Terrible et Affreuse (2014)

Publié le 22 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Alexandre et sa journée épouvantablement terrible et affreuse (Alexander and the Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Day) :

La veille de ses 12 ans, Alexander (Ed Oxenbould) passe une journée horrible. Mais lorsqu'il en parle à ses proches, tout le monde l'ignore. Alors il fait un souhait en soufflant sa bougie d'anniversaire : que sa mère (Jennifer Garner), son père (Steve Carell), son frère (Dylan Minette) et sa soeur (Kerris Dorsey) passent à leur tour une journée calamiteuse ; un souhait qui, étrangement, se réalise bientôt...

Adaptée d'un livre pour enfant de 1972, une comédie familiale produite par Disney, et qui est énergique, bien interprétée (avec en prime quelques seconds rôles sympathiques, comme Megan Mullally, Bella Thorne, Donald Glover, Jennifer Coolidge, Jonathan Slavin, et Dick van Dyke), et agréable à suivre, mais très classique et générique.

Rien de mauvais, mais absolument rien de marquant non plus.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014)

Publié le 4 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, DCOM, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jack Parker, le Roi des Menteurs (Pants on Fire) :

À 15 ans, Jack Parker (Bradley Steven Perry) est un menteur invétéré, qui obtient tout ce qu'il veut grâce à ses bobards, et est prêt à tous les baratins pour obtenir le trophée de l'étudiant de l'année. Mais bien vite, Jack s'aperçoit qu'un à un, ses mensonges se concrétisent, et menacent de ruiner son existence...

Un téléfilm Disney XD gentillet et inoffensif, avec le plus jeune garçon de Good Luck Charlie, et celui de Lab Rats, pour une variation adolescente sur le thème de Menteur, menteur.

Absolument rien d'original ou d'ultra-mémorable, mais le tout se regarde néanmoins très bien, principalement parce que Bradley Steven Perry est particulièrement naturel et à l'aise, et que le métrage bénéficie d'un second degré très marqué qui fait tout passer comme une lettre à la poste.

3/6

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Christmas Yulefest 2017 - 09 - Organiser le Noël Parfait (2017)

Publié le 1 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Organiser le Noël Parfait (Christmas in the Air, aka 12 Days) :

Créateur de jouets surbooké tentant de négocier un contrat conséquent, Robert (Eric Close) aimerait passer plus de temps avec ses deux enfants (Trinity Rose Likins & Jesse Filkow) à l'approche de Noël. Mais il ne lui reste plus que 12 jours pour mettre un peu d'ordre dans son existence, et il n'a d'autre choix que de demander l'aide de Lydia (Catherine Bell), une spécialiste en organisation...

Mouais. Une rom-com Hallmark diffusée sans raison sur Hallmark Movies & Mysteries, et dans laquelle Catherine Bell, en pilotage automatique, nous rejoue sa partition de Good Witch botoxée au sourire énigmatique et aux bons conseils et autres platitudes insipides.

Franchement rien de mémorable, de son côté, même si face à elle, Eric Close s'avère plutôt sympathique, et a des rapports très naturels avec ses enfants ; d'ailleurs, tout le côté "père surbooké qui tente de concilier carrière et famille" fonctionne assez bien, aidé par des décors naturels à la neige constante, réelle et omniprésente.

La romance, elle, plus adulte et mûre que d'habitude, laisse gentiment de marbre, souffrant en plus d'un quiproquo de dernière minute assez forcé, et d'une conclusion un peu plate et expédiée.

Bof, en somme.

2.5/6

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Christmas Yulefest 2019 - 33 - Noël à la une (2019)

Publié le 16 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Lifetime

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël à la une (Christmas 9 to 5 - 2019) :

Journaliste dans un quotidien, Jennifer (Tiya Sircar) reçoit pour Noël une mission improbable : se faire passer, le temps des fêtes, pour une employée saisonnière chez Desmonds, un grand magasin incontournable de la ville. Là, elle rencontre des employés attachants, un jeune patron séduisant (Joe Dinicol), et elle retrouve le véritable sens de Noël, alors même qu'elle réalise que l'avenir de Desmonds est compromis...

Un long-métrage Lifetime qui partait assez bien, entre son actrice principale sympathique, sa distribution secondaire amusante, et son cadre toujours agréable (un grand magasin à l'ancienne, à l'approche de Noël)... et puis finalement, le tout s'avère assez moyen, pour plusieurs raisons.

La romance principale, déjà, n'est pas très intéressante : Joe Dinicol change un peu du tout-venant des acteurs Hallmark/Lifetime, avec son personnage un peu nerdy, mais il a peu de présence, et sa relation avec Tiya Sircar reste assez terne. Il faut dire que cette dernière n'aide pas forcément : comme dans Good Sam (où elle tenait déjà un personnage assez similaire), l'actrice est compétente, mais laisse toujours, très ponctuellement, l'impression de ne pas être totalement sincère.

C'est dû au personnage, bien entendu (elle ment sur la raison de sa présence, et elle fouine à droite et à gauche), mais aussi à l'interprétation de Sircar : il y a toujours un moment ou un autre où l'actrice ne sonne pas convaincue, où elle semble très légèrement fausse, et ne jamais croire aux bons sentiments qui l’entourent.

Alors c'est une impression très subjective, j'en conviens, et cela pourrait aussi bien venir de l'écriture, de l'interprétation de Sircar, que de mon ressenti personnel, mais j'avais déjà eu la même impression lorsque je regardais Good Sam, avec une Sircar juste à 80%, et étrangement peu convaincante à 20%.

Mais passons. Outre ce souci, le téléfilm reste tout à fait honorable, notamment au niveau de la direction artistique. On regrettera seulement que l'héroïne avoue son mensonge dès la moitié du métrage : cela évacue une grosse partie de la tension dramatique du script, qui bascule alors, de manière moyennement plausible, vers un énième sauvetage de bâtiment historique à Noël, comme on en voit chaque année dans ces histoires.

Un téléfilm assez moyen, mais qui a pour lui un environnement assez agréable.

Un petit 3/6

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Catch Review : TNA Impact (01/05/2015)

Publié le 2 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après l'Impact spécial Knockouts de la semaine dernière, un peu décousu, place à Hardcore Justice.

Impact Wrestling 01/05/2015 - Hardcore Justice :

- Al Snow aux comms avec Josh, et avec une veste immonde.

- Revolution vs Hardys & Davey Richards, Hardcore match. Début direct, sur les chapeaux de roues, et un match hardcore assez bordélique, mais pas désagréable (surtout compte tenu du fait que ce genre de match est loin d'être parmi mes préférés). Khoya ne s'en est pas trop mal sorti.

- Anderson trouve que le speech d'EC3  de la semaine dernière était soporifique, et fait le sien, direct, et assez bref, interrompu par EC3. Duel de promos entre les deux hommes, pour mettre en place un match la semaine prochaine, en live.

- Tigre Uno vs Mandrews vs Spud vs King. Ladder match, #1 Contender. Très chouette match de X-div old-school, avec des acrobaties dans tous les sens, et une victoire plutôt bien amenée.

- EY est motivé pour son stretcher match contre Angle ce soir.

- Le BDC a retrouvé le sourire.

- Spud est ému et motivé.

- La Dollhouse est dans la place.

- Brooke vs Taryn. KO Title. Un match tranquillou, et tout à fait honorable.

- La Dollhouse se vante au micro, jusqu'à ce que Gail Kim et Kong se pointent. Je suppose qu'ils vont nous faire du 3 vs 3 avec, possiblement un retour de Havok.

- Low Ki vs Drew Galloway, Pipe on a pole match. Un match réussi, avec une opposition de styles intéressante.

- Storm joue les stalkers avec Mickie.

- Confrontation Storm/Magnus dans le ring, avec un Magus qui se fait manipuler comme un bleu par le cowboy.

- Angle vs EY, stretcher match. Un main event efficace, au résultat un peu prévisible, puisque "non-title match".


Un Impact que je n'ai pas vu passer, à vrai dire, et ce même si par moments, c'était plus de la mise en place pour l'épisode live de la semaine prochaine, que des développements immédiats et surprenants. Al Snow ne s'en est pas trop mal tiré, même si je ne suis pas certain de le vouloir aux commentaires à plein temps.

La semaine prochaine, de nombreuses surprises au programme, des retours, le premier show de Billy Corgan, et des matches intéressants... sans oublier le grand chambardement de la Tag Division, puisque les Hardy ne sont plus en état de se battre...

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 3.5 : Captain Marvel (2019) et CLASSEMENT MCU

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction

Avengers : Endgame, l'aboutissement de 10 années de films Marvel, est enfin en salles, et le moment est donc venu de reprendre notre intégrale MCU, en revoyant les dernières sorties du studio, et en VO, s'il-vous-plaît...

Avec Infinity War et Ant-Man 2, le MCU entamait une jolie fin de cycle... jusqu'au controversé Captain Marvel, qui a fait sortir de leur tanière tous les trolls du web, a divisé le web, tout en battant des records au box-office...

Captain Marvel :

Soldat d'élite Kree, Vers (Brie Larson) combat pour l'Empire aux côtés d'une unité d'élite menée par Yon-Rogg (Jude Law). Jusqu'au jour où un affrontement contre les Skrulls amène Vers sur Terre : là, elle croise le chemin de Nick Fury (Samuel L. Jackson), et réalise bientôt qu'elle est humaine, que les Krees lui ont menti, et qu'elle a tout oublié de son passé...

Comme je l'expliquais dans la critique salles, plus complète et accessible ici, Captain Marvel partait avec un handicap certain à mes yeux, même en faisant abstraction du bad buzz trollesque et de certaines critiques très mitigées : à la base, je n'aime pas vraiment le personnage de Carol Danvers, et je suis, au mieux, indifférent au travail de Brie Larson (il faut dire que j'ai toujours imaginé quelqu'un comme Katheryn Winnick dans ce rôle).

Et pourtant, si le film n'est pas dénué de défauts (réalisation assez plate, musique insipide, certaines idées inabouties ou discutables, structure manquant un peu de punch), le tout fonctionne néanmoins de manière plutôt honorable, notamment grâce à une certaine décontraction à tous les niveaux - les Skrulls, Samuel L. Jackson, le Flerken -, y compris dans l'interprétation de Brie Larson, qui fait de sa Carol Danvers une army brat attachante, impertinente et sarcastique.

Alors que je redoutais le pire à son sujet, j'ai immédiatement accroché aux personnages, à leur alchimie,  et à cette origin story efficace, qui aurait certes bénéficié d'un peu plus d'audace et d'expérience derrière la caméra et à l'écriture, mais qui remplit aussi bien son office qu'un Ant-Man ou un Black Panther.

3.75/6

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Et pour conclure, faisons un petit classement récapitulatif de tous les films du MCU, en fonction de leur note sur 6 attribuée par mes soins...

(toutes les critiques de ces films sont accessibles en cliquant ici ou sur le titre de chaque métrage)

Première place ex-æquo :

Avengers - Infinity War (2018) : 4.75/6

Captain America - The First Avenger (2011) : 4.75/6

Captain America 2 - The Winter Soldier (2014) : 4.5/6

Spider-Man - Homecoming (2017) : 4.5/6

Deuxième place ex-æquo :

Captain America 3 - Civil War (2016) : 4.25/6

Iron Man (2008) : 4.25/6

Guardians of the Galaxy (2014) : 4.25/6

Thor 3 - Ragnarok (2017) : 4.25/6

Doctor Strange (2016) : 4.25/6

Troisième place ex-æquo :

Black Panther (2018) : 4/6

Ant-Man & The Wasp (2018) : 4/6

Quatrième place ex-æquo :

Ant-Man (2015) : 3.75/6

Captain Marvel (2019) : 3.75/6

Cinquième place ex-æquo :

Iron Man 2 (2010) : 3.5/6

Thor (2011) : 3.5/6

Marvel's The Avengers (2012) : 3.5/6

Les Gardiens de la Galaxie - vol. 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2 - 2017) : 3.5/6

Sixième place ex-æquo :

Avengers 2 : Age of Ultron (2015) : 3/6

Iron Man 3 (2013) : 3/6

Thor 2 - The Dark World (2013) : 3/6

Dernière place :

The Incredible Hulk (2008) : 2/6

 

Reste maintenant à voir où Avengers : Endgame se rangera dans ce classement finalement plutôt honorable.

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Blog Update ! - Bilan Oktorrorfest 2016

Publié le 7 Novembre 2016 par Lurdo dans Update, Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision

Et voilà, une fois de plus l'Halloween Oktorrorfest a tiré sa révérence sur le blog des Téléphages Anonymes, avec, cette année, 187 films (et 2 séries) au compteur.

Ce chiffre est nettement inférieur aux 225 films de l'Oktorrorfest 2015, et honnêtement, ce n'est pas forcément un mal : malgré cette différence de 38 films, les audiences du blog ont pourtant progressé, et cette quantité de films critiqués est nettement plus gérable pour moi.

Qui plus est, en faisant l'impasse sur bon nombre de navets et autres métrages Direct-to-Video, j'ai pu éviter le burnout...

Ce qui ne veut pas dire pour autant que l'Oktorrorfest 2016 était une cuvée particulièrement satisfaisante : comme toujours, le cinéma d'horreur est bourré de productions médiocres et décevantes, qui sortent indifféremment en salles ou en dvd.

Contrairement aux années précédentes, j'ai choisi cette année de limiter mon bilan aux métrages auxquels j'ai mis la moyenne. Cela dit, vous pouvez toujours retrouver l'intégralité de ces 189 chroniques (ainsi que toutes les chroniques des années précédentes) sur cette page dédiée (aussi accessible par le menu/index de haut de blog), ou bien directement cliquer sur ces petites balises bien pratiques, au cas où seule la cuvée 2016 vous intéresse :

Passons donc en revue toutes ces critiques, à commencer par ces 50 premiers films visionnés. On s'aperçoit vite, en s'attardant sur les notes, que près de deux-tiers des films n'atteignent pas la note couperet de 3/6. Pire, l'immense majorité de ces 50 films reste en dessous du 4/6, qui est la note minimale, à mes yeux, pour qualifier un film d'un tant soit peu réussi.

Une petite quinzaine de films se trouve en effet à voguer quelque part entre 3 et 4/6, soit "rien de très mémorable, mais au moins on n'a pas l'impression de perdre son temps".

Parfois, cela est dû à une approche originale ou un ton marquant (Ava's Possession, Freaks of Nature, Deep Dark, Motivational Growth, Society) ; parfois c'est simplement un petit film sans ambition, mais qui parvient à accomplir ce qu'il cherchait à faire (Emelie, JeruZalem, Occult) : ou bien, cas de plus en plus fréquent, de gros budgets aux têtes d'affiche connues, mais qui sont tellement parasités par les exigences du système hollywodien qu'ils finissent par avoir presque autant de défauts que de qualités (Le Dernier Chasseur de Sorcières, Orgueil et Préjugés et Zombies, Victor Frankenstein, Hôtel Transylvania 2). Reste aussi le cas The Witch, très polarisant, et que je n'ai pas su noter tant je suis resté à la porte de ce film qui fait pourtant une quasi-unanimité dans les milieux concernés.

Sans oublier, dans la catégorie "bons films", le Noroi japonais (4.5/6), Southbound (enfin une bonne anthologie. - 4/6), et les deux sorties de Mike Flanagan (Before I Wake, 3.5/6, et Pas un Bruit/Hush, 4/6), un réalisateur indépendant qui n'a à son actif que des films solides, maîtrisés et intéressants, et qui développe, progressivement, une voix et une carrière bien à lui, promettant un avenir radieux.

Le bilan est un petit peu meilleur (à peine, à vrai dire) pour ces 50 films suivants.

Comme précédemment, la majorité des films chroniqués se trouve en dessous de la moyenne (mention spécial au flop spectaculaire du remake/reboot de Ghostbusters), tandis que plus d'une quinzaine se trouvent dans la zone funeste de 3 à 4/6.

On retrouve là encore quelques grosses productions qui, sans être mauvaises, déçoivent (10 Cloverfield Lane, La Cabane dans les Bois, Constantine, et surtout Crimson Peak) ; des petites productions qui ont suffisamment de personnalité pour s'arracher à la masse des films de genre produits chaque année (The ReZort, The Hexecutioners, February, Nina Forever, Green Room, Black Mountain Side) ; des comédies plus ou moins noires, et plus ou moins inégales (Night of the Living Deb, My Boyfriend's Back) ; et des films plus anciens, pas forcément à la hauteur de leur réputation (The Spider Labyrinth, Les Ailes de la Nuit, La Féline).

Heureusement, on peut toujours compter sur un mélange de valeurs sûres (Le Maître des Illusions, 4.25/6) et de bonnes surprises (Cult, 4/6 ; Hellmouth, 4.25/6 ; Blood Punch, 4.25/6) pour relever un peu le niveau.

Spoiler:

101 - Murder Party (2007)

102 - L'Au-delà (1981)

103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (2016)

104 - Uzumaki (2000)

105 - Baskin (2015)

106 - Ma Sorcière Bien-Aimée (2005)

107 - Pickman's Muse (2010)

108 - AfterDeath (2015)

109 - Observance (2015)

110 - Shelley (2016)

111 - Deux Yeux Maléfiques (1990)

112 - Histoires Extraordinaires (2013)

113 - Stranger Things, saison 1 (2016)

114 - Ghostwatch (1992)

115 - Disney's Halloween : Fantômes pour Rire (1986) & La Fiancée de Boogedy (1987)

116 - Disney's Halloween : La Foire des Ténèbres (1983) & Les Yeux de la Forêt (1980)

117 - Disney's Halloween : Chasseurs de Vampire (2000) & The Halloween That Almost Wasn't (1979)

118 - La Nuit des Démons 1 (1988) & 2 (1994)

119 - La Nuit des Démons 3 (1997) & Night of the Demons (2009)

120 - Dead Air (2009) & L'Emprise (1982)

121 - Scooby-Doo : le Mystère Commence (2009) & Scooby-Doo et le Monstre du Lac (2010)

122 - Teen Wolf (1985) & Teen Wolf Too (1987)

123 - Teen Witch (1989) & L'Initiation de Sarah (2006)

124 - Casper (1995), Casper, l'Apprenti Fantôme (1997) & Casper et Wendy (1998)

125 - I Am The Pretty Thing That Lives in The House (2016), Within (2016) & The Night Before Halloween (2016)

126 - Transylvania Twist (1989), High Spirits (1988) & The Monster Squad (1987)

127 - After.Life (2009), Les Témoins (2003) & The Unspoken (2015)

128 - Mommy's Little Girl (2016), Prémonitions (1999) & Le Masque de la Mort Rouge (1964)

129 - Legion (2010), Accidental Exorcist (2016) & Ghost Team (2016)

130 - Mostly Ghostly 3 (2016), Friend Request (2016) & Instinct de Survie (2016)

131 - Happy Birthday (2016), Fear Inc. (2016) & Forbidden Siren (2006)

132 - In The Deep (2016), Dernier Train pour Busan (2016) & I Am Not A Serial Killer (2016)

133 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (1) : Sector 7 (2011), Teketeke 1 & 2 (2009), Abattoir (2016), Tell Me How I Die (2016) & L'Ange des Ténèbres (1988)

134 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (2) : Les Sorcières d'Eastwick (1987), Wolf (1994), Les Ensorceleuses (1998), La Mort vous va si bien (1992), The Midnight hour (1985) & Aux Portes du Cauchemar (2001-2002)

135 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (3) : American Nightmare 3 - Élections (2016), 31 (2016), Blair Witch (2016), Satanic (2016), Howard Lovecraft & the Frozen Kingdom (2016) & The Alchemist Cookbook (2016)

136 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (4) : Vamp (1986), Dans le Noir (2016), Fender Bender (2016), All Hallow's Eve (2016), Patient Seven (2016) & Blood - The Last Vampire (2009)

137 - Tricks & Treats 2016 : Films en vrac (5) : La Maison des Ténèbres (2016), Pumpkin Pie Wars (2016), The Dark Stranger (2015), The Watcher (2016), Dead 7 (2016) & The Good Neighbor (2016)

Et pour terminer, un assortiment de critiques qui, malgré la présence de daubes improbables et impossibles à défendre (comme l'adaptation de Ma Sorcière Bien-Aimée, Abattoir, ou encore 31), ont un niveau global nettement supérieur aux 100 premières critiques publiées (près de la moitié des films atteint ici la moyenne).

Un net progrès principalement dû à la présence, dans ces métrages, de bon nombre d'oeuvres des années 80 (Les Sorcières d'Eastwick, La Mort Vous Va Si Bien, High Spirits) à la qualité éprouvée, et de métrages pour enfants (notamment tout ce qui est Disney, Scooby Doo, Casper, Monster Squad, Teen Wolf) qui ne sont naturellement pas notés suivant les mêmes critères que des films d'horreur purs et durs.

Mais même en mettant de côté la nostalgie, et le savoir-faire d'une époque révolue, on retrouve des oeuvres plutôt intéressantes, et plus modernes. Si le dernier Burton, Miss Peregrine, n'est qu'assez mitigé (3.5/6), Dernier Train pour Busan (4.25/6) prouve que le film de zombies a encore un peu de souffle (pas énormément, mais bon) et Pickman's Muse (4/6) que l'on peut adapter Lovecraft avec succès, sans avoir un budget énorme.

Enfin, difficile d'ignorer la saison 1 de Stranger Things, qui a fait un carton absolu tout autour du monde. Une série jouant à 200% la carte de la nostalgie et du fanservice, pour le meilleur et pour le pire.

En conclusion

 

Voilà, ce bilan touche lui-aussi à sa fin. Quel constat faire de cette nouvelle saison d'horreur, de sang et de cadavres réanimés ?

Peut-être que plus les choses changent, et plus elles restent les mêmes : l'immense majorité des productions de genre sort directement en vidéo ou en VOD, et ne vaut même pas la peine d'être regardée ; les gros blockbusters affiliés à l'horreur ou au surnaturel finissent tous par être très moyens, et ne méritent que rarement un visionnage en salles ; et il faut chercher çà et là pour trouver des titres obscurs et originaux, ayant une approche intéressante et inattendue du genre, et évitant les clichés habituels de ce dernier.

Pour finir, je regretterai l'absence de relève aux grands maîtres du genre des années 80. De nos jours, ce que l'on a de plus proche, ce sont les films de James Wan et autres productions Blumhouse, qui dominent le marché, sans être particulièrement réussies ou pertinentes. C'est aussi pour cela que je place beaucoup d'espoirs en Mike Flanagan qui, s'il parvient à ne pas se laisser embarquer par la machine hollywoodienne, pourrait bien être un nom voué à de grandes choses...

Prochainement

Dès le 1er décembre, la Christmas Yulefest 2016 ouvre ses portes sur le blog, avec comme d'habitude, plusieurs critiques quotidiennes de cinéma de Noël, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 8 Janvier.

Les habitués du blog le savent (cf. le bilan de la cuvée 2015, par exemple), le genre de films critiqués dans le cadre de la Yulefest sera radicalement différent de ceux passés en revue durant l'Oktorrorfest, avec, comme chaque année à cette période, beaucoup de neige, de féerie, de romance et de bonhommes magiques au gros ventre rond et à la barbe blanche.

Cyniques s'abstenir, donc, pour ce qui sera un festival de films familiaux, merveilleux, festifs, sirupeux, et avec peut-être, çà ou là, quelque chose d'un peu plus corrosif pour pimenter les fêtes de fin d'année.

 

Et maintenant

 

Mais dans l'intervalle, la rubrique "Un film, un jour... ou presque !" reprend du service dès cette après-midi, histoire d'assurer l'intérim pendant un peu plus de trois semaines, avec plusieurs grosses sorties récentes (Doctor Strange, Star Trek Sans Limites, Comme des Bêtes, etc) passées en revue par mes soins.

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Christmas Yulefest 2020 - 64 - Dashing in December (2020)

Publié le 4 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Paramount

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dashing in December (2020) :

Lorsque Wyatt (Peter Porte), un cadre citadin, retourne au ranch familial pour y passer les fêtes de fin d'année, ce n'est pas sans provoquer des tensions sur place. Sa mère (Andie McDowell) est ravie de le retrouver, mais Heath (Juan Pablo Di Pace), l'employé du ranch, voit d'un mauvais oeil l'insistance de Wyatt à pousser sa mère à la vente de la ferme... jusqu'à ce que Wyatt et Heath apprennent à se connaître.

Premier film de Noël du Paramount Network, et une sorte de version western/country de A Christmas Setup, l'autre film gay de la saison : même style de récit, même clichés, avec cependant un budget clairement plus élevé ici (rien que le budget musique pourrait financer un téléfilm Hallmark en entier) et, malheureusement, vingt premières minutes de mise en place assez désagréables.

Le problème, c'est que Peter Porte passe un peu de 0 à 100 dans ses émotions, sans étape intermédiaire : ainsi, comme Wyatt et Heath sont supposés ne pas se supporter durant la mise en place du récit, Porte s'y montre ultra-bitchy, mesquin et insupportable. Pendant 20 bonnes minutes, Wyatt est ainsi hostile, malpoli et désagréable, avant d'effectuer un virage à 180° dès qu'il apprend que Heath est gay et qu'il est un partenaire potentiel.

Heath (le Fernando de Fuller House ^^) n'est pas forcément mieux loti ou plus chaleureux, même si le film tente de nous placer dans son camp : durant une grosse partie du récit, il y a un problème d'écriture des personnages, aux réactions mélodramatiques - rien de totalement rédhibitoire, cependant, puisqu'une fois la première partie franchie, le couple s'avère assez crédible et attachant.

Après, c'est un film très country, et assez mollasson, donc si l'on n'adhère pas vraiment à cette ambiance, l'intérêt du tout est assez limité.

Mais au moins, le métrage a le mérite d'exister : clairement pas aussi sympathique que A Christmas Setup (Fran Drescher >> Andie MacDowell, ici productrice, qui a une sous-intrigue romantique inintéressante, et en plus ne joue pas très bien), Dashing in December se permet cependant de placer quelques scènes sur la difficulté de grandir gay dans une petite ville rurale de ce type, ainsi qu'une scène de torses nus et luisants et plusieurs baisers fougueux (impensables chez Hallmark) - c'est toujours ça de pris, je suppose, pour ce qui appartient à un genre de métrage ultra-balisé et générique, et nul doute que le public gay appréciera plus que moi. 

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #69 : The Pretty One (2013)

Publié le 19 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Pretty One :

Contrairement à sa soeur jumelle Audrey (Zoe Kazan), populaire et heureuse, Laurel, complexée et timide, vit une vie médiocre chez ses parents... mais la mort de sa soeur dans un accident de voiture va lui permettre de prendre la place de cette dernière et de vivre son existence, trouvant par là-même un sens à sa propre vie...

Une comédie dramatique qui repose intégralement sur le capital sympathie de Zoe Kazan, qui fait de son mieux dans un rôle étrangement assez caricatural. En effet, il ne faut pas forcément compter sur le pitch, assez classique, ou sur la mise en image (et en musique) clairement typiquement indie/hipster, pour élever cette histoire assez prévisible et basique, qui en prime finit par placer son héroïne en position de "méchante", obligée de s'excuser auprès de tout le monde dans la dernière demi-heure du film.

Pas sûr que cela ait été le meilleur choix scénaristique à adopter, déjà que le personnage était à la limite de l'agaçant de par son impuissance, sa timidité maladive, et son attitude globalement maniérée et excentrique. M'enfin bon. Un peu déçu, je dois dire.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #115 : Sauvés par le Gong, l'histoire interdite (2014)

Publié le 24 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Lifetime, Comédie, Biographie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Sauvés par le Gong, l'histoire interdite (The Unauthorized Saved by the Bell Story) :

Un groupe de jeunes acteurs - Mark-Paul Gosselaar (Dylan Everett), Mario Lopez (Julian Works), Elizabeth Berkley (Tiera Skovbye), Dustin Diamond (Sam Kindseth), Tiffany Amber Thiessen (Alyssa Lynch) et Lark Voorhies (Taylor Russel) - tente de s'adapter à la vie publique et au succès lorsque leur série télévisée, Sauvés par le Gong, devient un hit à la fin des années 80.

Un pseudo-biopic Lifetime qui est supposé s'inspirer de la biographie de Dustin Diamond (Screech), et tout révéler sur les coulisses controversées de la série... pas de chance : le livre était bidonné de bout en bout, et ce métrage s'avère finalement aussi inoffensif et creux qu'un épisode de la série originale.

Pire : la distribution est à côté de la plaque (pas tant au niveau de l'interprétation, mais plus simplement au niveau du casting, le seul étant à sa place étant justement Dustin Diamond), le récit est donc dépourvu de la moindre énergie, n'apporte rien de neuf, et le tout passe, de plus, une bonne couche de brosse à Diamond, qui est ici placé en victime des circonstances, innocent, méprisé de tous, et éclipsé par ses co-stars... Mouais.

1.25/6

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