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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "good place"

Un film, un jour (ou presque) #1112 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Yesterday (2019)

Publié le 2 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Musique, Review, Romance, UK, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Yesterday (2019) :

Chanteur inconnu et sans avenir, Jack Malik (Himesh Patel) tente (en vain) de lancer sa carrière, avec l'aide de sa meilleure amie d'enfance, Ellie (Lily James). Jusqu'au jour où une mystérieuse panne électrique mondiale (et un accident de vélo) propulse Jack dans une réalité qui n'a jamais connu les Beatles, le Coca-cola et les cigarettes. Seul à se souvenir des chansons de Paul, John, George et Ringo, Jack décide alors de se déclarer l'auteur de ces morceaux incontournables... et aussitôt, c'est le succès. Mais bien vite, Jack va devoir choisir entre sa carrière et l'amour d'Ellie, restée dans leur petit village natal...

Une semi-rom-com fantastique gentillette, mais bien trop balisée pour totalement convaincre. L'argument de base est pourtant très fort : un monde qui n'a pas connu les Beatles, ça pouvait donner quelque chose de fort, notamment dans les répercussions potentielles sur la société, sur la place de l'Angleterre dans la culture internationale, sur la musique, etc.

Et puis, en fait, non : aucune répercussion particulière, à part une blagounette passagère sur la non-existence d'Oasis. C'est bien là l'un des problèmes du film : il survole son sujet, pour s'attarder sur la relation de Jack et Ellie, et en faire l'un des noyaux du film. En soi, pourquoi pas... malheureusement, le tout est particulièrement balisé de bout en bout, et se déroule comme on pouvait le deviner dès les premières minutes du film.

C'est bien dommage, car les deux acteurs ont une alchimie certaine, et Lily James est très attachante... mais on est ici dans de la rom-com anglaise standard, amusante mais pas indispensable.

D'autant que tout ça s'accompagne d'une satire faiblarde de l'industrie de la musique, satire pour laquelle Richard Curtis et Danny Boyle ont recours à des acteurs du SNL. Kate McKinnon, notamment, déboule dans le film avec son jeu caricatural habituel, et fait gentiment tache dans le rôle de l'agent de Malik, contrastant fortement avec l'humour plus subtil et anglais du reste du film ; et pour ne rien arranger, Danny Boyle décide d'user et d'abuser d'effets de réalisation et de montage - effets qui donnent du rythme, certes, mais qui à la longue ne servent plus à grand chose, et lassent un peu.

Une déception, donc, que cette rom-com cousue de fil blanc, qui se démarque cependant par la musique des Beatles, intemporelle et toujours excellente.

3.25 + 0.5 pour John, surprenant = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1136 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Top End Wedding (2019)

Publié le 13 Février 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Australie

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Top End Wedding (2019) :

Jeune avocate prometteuse, Lauren (Miranda Tapsell) vient de décrocher une promotion lorsque son compagnon, Ned (Gwilym Lee) décide simultanément de quitter son emploi et de demander Lauren en mariage, avec une condition : que la cérémonie se fasse rapidement et sans chichis. Lauren accepte, mais impose elle aussi une condition en retour : que le mariage se tienne dans sa famille aborigène, à l'autre bout du pays. Plus facile à dire qu'à faire, notamment lorsque Lauren et Ned arrivent chez le père éploré (Huw Higginson) de la jeune femme : la mère de Lauren (Ursula Yovich) vient de le quitter, et a disparu dans le bush. Sans hésiter, Ned et Lauren partent alors à sa recherche...

Comédie romantique australienne co-écrite par son interprète principale, ce Top End Wedding n'est pas tant une comédie romantique orientée mariage qu'un road trip dans le bush australien mêlant romance, poids des traditions, couples mixtes, préjugés raciaux et nature sauvage.

Un mélange plutôt intéressant, notamment de par la place importante qu'il laisse à la population aborigène, et par les thématiques qu'il soulève çà et là : il est donc dommage que la structure du scénario et son rythme ne soient pas plus maîtrisés.

En effet, pendant une grosse heure, le métrage tente de concilier la structure épisodique de son road trip avec de la comédie gentiment excentrique (façon La pire semaine de ma vie), des personnages secondaires assez caricaturaux (toutes les copines, le père dépressif, la patronne, l'oncle flamboyant, la belle-mère rigide, stricte et quasi-raciste...) et un fond plus émouvant, qui se trouve longtemps relégué en filigrane.

La mayonnaise ne prend que alors que très moyennement, le film manquant régulièrement d'énergie et de dynamisme, et ayant recours à de grosses ficelles et autres coïncidences assez pataudes. Et puis, dans son dernier tiers, alors que l'héroïne revient seule dans les îles Tiwi, le métrage décolle enfin, s'éloignant de sa comédie bancale pour évoluer vers quelque chose de plus touchant, de plus sincère : l'émotion repasse sur le devant de la scène, et c'est tout l'exotisme, la bonne humeur et les traditions aborigènes qui dominent alors le film, assurant un dépaysement certain pour le spectateur européen.

Le film n'évite cependant pas quelques clichés de rom-com, comme la dispute, le changement d'avis in extremis dans un aéroport, etc, mais dans l'ensemble, il s'en affranchit assez bien, pour produire quelque chose de différent et d'intéressant.

Certes, c'est assez décousu, et plutôt inégal ; il reste cependant quelque chose de sincère dans tout ça, un retour aux sources touchant et bien interprété, ponctué de moments amusants.

3.75/6

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Catch Review : TNA One Night Only - Knockouts Knockdown 3 (2015)

Publié le 23 Août 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

TNA One Night Only - Knockouts Knockdown 3 (2015) :

- Intro made in DJ Z & Bromans, longuette, devant un public amorphe.

- Présentation de 25 minutes des n00bies de ce ONO : Mia "Jade" Yim, Alisha (aka Alexxis Nevaeh), Su Yung (aka PikaSu, en mode surexcitation extrème), Rosita (aka Mrs Austin Aries), Solo Darling (un peu comme PikaSu, surexcitée et naive), Cherry Bomb, Mary-Kate (aka Rosie Lottalove, avec 50 kilos en moins :ninja: ). À chaque fois des petits sketches semi-improvisés, plus ou moins drôles, mais qui semblent amuser et réveiller le public.

- Spud & JB aux commentaires.

- Récap des deux derniers KK.

- Brève promo anecdotique de Maddie.

- Alisha vs Madison Rayne. Maddie au micro, pour troller de manière efficace son adversaire. Match assez basique, RAS.

- Petite vidéo backstage de Rosita. Sympathique.

- Caméo de Rebel et Steve durant une promo backstage.

- Rosita vs A-Love. Pas exceptionnel, quelques problèmes de placements et de botches, et une fin en queue de poisson, avec intervention non-sensique de Steve, et de la Menagerie.

- Micro promo backstage de Cherry Bomb, suivie d'une promo générique de Gail Kim.

- Gail Kim vs Cherry Bomb. Promo générique de Gail, et match le plus professionnel et carré de la soirée, jusqu'à présent, avec une Cherry Bomb qui place même la Cattle Mutilation à un moment, et qui vend très bien les mouvements de Gail. Promo générique de Gail en post-match.

- Havok est énervée.

- Solo Darling vs Havok. Un quasi-squash. Solo Darling est sympathique, mais elle n'a pas pu montrer réellement ce qu'elle valait.

- Post-match, la musique de Kong retentit, et Havok défie Kong pour ce soir.

- Rediff de Taryn vs Havok vs Gail.

- Taryn backstage et confiante.

- PikaSue vs Taryn. PikaSue est très fun en fangirl surexcitée. Le match, lui, est assez standard, Taryn oblige, mais rien de honteux.

- Mia Yim vs Brooke. Un match frustrant, car très solide, et rappelant constamment que Mia Yim vaut mieux que la Dollhouse/son personnage de Jade.

- Kong vs Mary-Kate. Nettement plus réussi et intéressant que le Kong/Tapa de cette semaine.

- Bromans & ALove vs Menagerie, Elimination tag. RAS.

- KOs Gauntlet. Dommage qu'il n'y ait eu que des lutteuses de la TNA dans ce match, ça rendait tout le show prévisible. Plutôt réussi, néanmoins. La fin du show était amusante.

 

 

Plutôt sympathique, ce KOKD3. Rien d'exceptionnel, mais la plupart des participantes étaient intéressantes, certaines avaient un gros potentiel, et l'action était, dans l'ensemble assez honorable.

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Un film, un jour (ou presque) #1274 : Mister Dynamite (1986)

Publié le 11 Août 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, HongKong

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Mister Dynamite (Armour of God, aka Lung hing foo dai - 1986) :

Mercenaire, aventurier et chasseur de trésors, Jackie (Jackie Chan) est engagé par le Comte Bannon (Božidar Smiljanić) pour compléter l'Armure de Dieu, une armure mythique dont il possède déjà trois pièces. Les deux pièces restantes, elles, se trouvent en possession d'une secte religieuse maléfique, qui a justement enlevé Lorelei (Rosamund Kwan), ex-petite amie de Jackie et compagne actuelle d'Alan (Alan Tam), son meilleur ami. Avec Alan et May (Lola Forner), la fille de Bannon, Jackie tente d'infiltrer le monastère de la secte...

Ce n'est que bien après Operation Condor (la suite de ce Mister Dynamite) que j'ai découvert cet Armour of God, initialement par le biais d'une compilation des meilleurs combats de Jackie - et il est vrai que le dernier quart du film, qui voit Jackie Chan affronter tour à tour une horde de moines, et un quatuor d'amazones afro-américaines en talons hauts, est spectaculaire, dynamique et amusant (quand bien même les moines et les amazones seraient souvent remplacés par des cascadeurs perruqués assez visibles).

Malheureusement, le reste du film n'est pas au même niveau : Armour of God est un film qui a bien vieilli, sur de nombreux plans, entre son rythme nonchalant et mollasson, sa pop 80s (chantée par Jackie Chan), ses placements produits bien voyants, ses seconds rôles caricaturaux, le personnage agaçant d'Alan (sidekick comique et râleur), le triangle amoureux insipide, etc...

Alors oui, comme je le disais, la dernière partie du film est sympathique, il y a une poursuite en voiture pas désagréable, et le tournage en Europe amène des paysages plutôt jolis, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment eu du mal à revenir sur ce Mister Dynamite, qui a vraiment plus sa place dans un best-of des cascades de Jackie (notamment parce qu'il a failli mourir lors de la scène d'ouverture - radicalement différente du reste du film, soit dit en passant, tant au niveau de l'apparence de Jackie que de la réalisation et du montage, puisque Jackie a remplacé en cours de route le réalisateur d'origine) que dans un classement des meilleurs films de l'acteur.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 71 - CYCLE JASON - Vendredi 13 (2009)

Publié le 1 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, Oktorrorfest, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 (Friday the 13th - 2009) :

À la recherche de sa sœur (Amanda Righetti) disparue dans les bois entourant Crystal Lake, Clay (Jared Padalecki) croise le chemin de Jenna (Danielle Panabaker) et de ses amis, qui passent le week-end au bord du lac dans la propriété de Trent (Travis Van Winkle). Rapidement, cependant, il s'avère qu'un dangereux tueur rôde dans les parages, et élimine un à un les jeunes fêtards...

Reboot de la franchise sous l'égide de Marcus Nispel et de Platinum Dunes, ce Vendredi 13 décide en fait, en une petite centaine de minutes, de rejouer la partition des quatre premiers films de la saga, en piochant ici ou là dans des éléments de scénario de ces derniers (origine de Jason, premiers meurtres, le masque, les jeunes fêtards, le frère qui recherche sa soeur, etc). Tout ce qui manque, en fait, c'est un équivalent à Tommy Jarvis, pour lancer la suite.

À la place, on se retrouve ici avec des jeunes plutôt amusants (l'écriture des dialogues n'est pas mauvaise), bien castés (Ryan Hansen, Van Winkle, Julianna Guill, Ben Feldman, Jonathan Sadowski, Aaron Yoo, Jared Padalecki, Danielle Panabaker) et interprétés, confrontés à un Jason transformé.

Exit le Jason monolithique et indestructible, force de la nature implacable qui avance tel un Terminator, et place à un Jason chasseur et piégeur, qui s'est construit un réseau de tunnels souterrains où il vit, et qui y garde la sœur du héros prisonnière (parce qu'elle est supposée ressembler à sa mère - "supposée", car Righetti n'a absolument rien en commun avec Nana Visitor) ; un Jason beaucoup plus véloce et humain, qui, étrangement, n'est pas si imposant que ça face à un Padalecki et son mètre 93.

Autant dire que le Jason de cet opus ne convainc pas vraiment, et parait trop générique, sans réelle personnalité, à part celle de s'énerver et de casser des objets lorsque ses proies l'esquivent. Et pourtant, malgré cela, malgré des bruitages et une post-synchro parfois approximatifs, malgré un rythme bancal (le film met une bonne demi-heure à présenter ses personnages principaux), et malgré une fin plate au possible, je n'ai pas détesté.

Probablement parce que la franchise est, à la base, toutes ces choses, qu'elle est inégale de bout en bout, et que ce remake, finalement, s'avère fidèle aux métrages précédents : plein de défauts, quelques idées intéressantes, pour un résultat très très moyen, mais à la production suffisamment efficace pour faire un peu illusion.

3 + 0.5 pour Julianna Guill = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 67 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (1989)

Publié le 31 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Review, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (Friday the 13th Part VIII : Jason Takes Manhattan - 1989) :

Pour fêter son diplôme, Rennie Wickham (Jensen Daggett), au passé traumatique, embarque avec son oncle (Peter Mark Richman), son petit-ami (Scott Reeves), son enseignante préférée (Barbara Bingham) et tous leurs amis à bord d'un navire de croisière, le SS Lazarus, qui quitte Crystal Lake pour rejoindre New York. Mais Jason est à bord, et décide de massacrer tous les passagers du navire..

Probablement le Vendredi 13 que j'aime le moins, jusqu'à présent, tant il ne présente pas le moindre élément intéressant à mes yeux : en lieu et place de Jason à Manhattan (ce qui ne prend place que dans les dernières 20-25 minutes, plus ou moins), on a droit à Jason vs la Croisière s'amuse, un concept particulièrement creux - comment un navire de croisière passe de Crystal Lake à l'Océan Atlantique pour rejoindre New York, mystère - qui limite 75% de son action aux coursives du bateau, avec une distribution insipide (Martin Cummins et Kelly Hu dans de petits rôles, cela dit), un Jason qui prend beaucoup trop son temps (énormément de plans d'insert sur Jason qui ouvre lentement une porte, entre lentement dans une pièce, prend lentement une arme, déclenche lentement une alarme incendie, etc) et une final girl qui a des visions jamais vraiment cohérentes avec la mythologie et la chronologie de la série.

Et puis, la dernière partie new-yorkaise accumule tous les clichés des 80s sur la ville (les violeurs drogués latinos...) : certes, cela permet quelques gags amusants, et un Kane Hodder qui se lâche un peu dans les mises à mort grotesques, mais New-York se limite à quelques rues sous-éclairées, une poursuite à Times Square et dans le métro (où Jason aurait largement l'occasion de faire un massacre... mais se contente de faire peur aux gens en leur montrant son visage démasqué), et un grand final pas très cohérent dans les égouts, où Jason est dissout par des vagues de produits chimiques, et où ne subsiste qu'un masque fondu, et le cadavre de Jason, enfant, nu. Okay.

Une fin à l'image du film : décousue, brouillonne, et pas franchement pertinente, avec un rythme en dents de scie. On a vraiment l'impression que, pour le dernier film de la saga sous la bannière Paramount, le studio a bricolé un script patchwork à partir de plusieurs idées inabouties, sans se préoccuper de la cohérence ou de la logique. *soupir*

Enfin bon, au moins, le film tente des choses.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1368 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Then Came You (2020)

Publié le 13 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, UK, Écosse, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Then Came You (2020) :

Veuve et passionnée de cinéma, Annabelle (Kathie Lee Gifford) a promis à son défunt mari d'emmener ses cendres tout autour du monde, sur le lieu de tournage de leurs films préférés. À commencer par l'Écosse où, sur les rives du Loch Lomond, elle séjourne dans un gîte tenu par Howard (Craig Ferguson), un Lord écossais à la répartie foudroyante. Et malgré les fiançailles imminentes de Howard et de Clare (Elizabeth Hurley), une Londonienne arriviste, Annabelle et lui vont se rapprocher progressivement...

Une comédie romantique écrite et interprétée par Kathie Lee Gifford, présentatrice et chanteuse américaine  (entre autres) qui se met ici en scène dans une romance un peu différente, puisque prenant place entre deux sexagénaires dans ce beau pays qu'est l'Écosse.

Et c'est bien là l'un des points forts de ce film : ses paysages naturels, son manoir et le charme de l'Écosse, un charme parfaitement incarné en la personne de Craig Ferguson, au bagout idéal pour ce genre de métrage, et dont certains des échanges avec l'héroïne sont très clairement improvisés ou de sa plume.

Après, ça reste ce que c'est : une rom-com très classique, dans laquelle Gifford chante, joue, écrit, réalise, etc, tout en se payant des vacances en Écosse, avec pour résultat un métrage un peu bancal de partout. Non seulement Gifford surjoue régulièrement, mais en prime, le rythme et la structure du métrage paraissent fréquemment décousus, avec un scénario qui passe d'une scène à l'autre sans réelle transition, des scènes qui se concluent abruptement, des montages inutiles qui compressent le temps, des voix off qui débitent de l'exposition entre deux scènes, une caractérisation sommaire et aléatoire (Liz Hurley fait une apparition éclair, dans le rôle de la "méchante rivale", et n'en sort jamais), etc.

En somme, malgré le gros capital sympathie de Ferguson, de Ford Kiernan (en meilleur ami pataud de Howard) et de l'Écosse, malgré la relation naturelle existant entre Gifford et Ferguson (amis IRL), malgré le sens de l'humour du tout (le montage publicitaire pour illustrer la nuit de passion ^^), l'écriture du tout est suffisamment inégale et faiblarde pour que ça tire le tout vers le bas de manière notable.

Surtout quand, au bout d'une heure, Gifford introduit l'idée d'un test ADN montrant que feu son époux et Howard ont des liens de parenté... un rebondissement pas forcément utile et abouti, qui ne débouche d'ailleurs pas sur grand chose.

Dommage.

2.5/6

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Catch Review : WWE RAW (10/03/2014)

Publié le 11 Mars 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Télévision, Review, WWE

Un Raw qui va être assez rapide à résumer, cette semaine, puisqu'il ne consiste qu'en trois heures de vide, avec une seule exception.

La première heure, ainsi, est insipide au possible : Hogan ouvre le show, radote sur le Network, annonce une Battle Royale à Mania pour un trophée à la con (gagnant probable, Big Show), Cena le rejoint, fait ses conneries habituelles, Bray se pointe, blablabla, tout ça pour déboucher sur Rowan vs Cena, un match assez médiocre. Après un bref trollage de l'Authority, on a ensuite les Usos vs Rybaxel, sans intérêt, tout comme Big E vs Swagger.

L'heure 2 n'est guère meilleure : un duel de promos entre Heyman et Undertaker tombe joliment à plat ; le match Rhodes vs Shield prend du temps d'antenne et est solide, mais déjà vu des dizaines de fois, et le match des Divas n'est là que pour promouvoir le retour de Total Divas, cette semaine. En fin d'heure, Bryan se pointe, et dans un segment pas du tout forcé et artificiel, décrète Occupy Raw.

Heure 3 : il ramène donc une trentaine de fans, tous équipés de leurs t-shirts Bryan fournis par la WWE, et ils font un sitting, jusqu'à ce que Triple H cède aux demandes de Bryan : un match contre lui à Mania, et si Bryan gagne, il est intégré au match de championnat Orton/Batista. Soit exactement ce que tout le monde demandait depuis des semaines. Et là, se produit un phénomène magique, qui a achevé de me détourner de la Road to Wrestlemania : tous les smarks outrés par la WWE, parlant de boycotter le show, etc, achèvent de retourner leur veste, et se mettent à remercier la WWE de sa grande sagesse, d'avoir tout prévu depuis des mois, si ce n'est des années. À partir de là, que dire de plus... la WWE pourrait crucifier CM Punk en place publique, et faire enterrer Bryan par HHH à Mania que les fans pardonneraient tout à la compagnie si, dès le lendemain, Bryan récupérait un nouveau title shot à Summerslam. En lieu et place d'un leader et d'un moteur de changement, Bryan est devenu le symbole d'un public naïf et manipulable. Rien de tel qu'un bouc pour mener un troupeau de moutons, je suppose... Enfin bref. Pour conclure le tout, la WWE nous balance un Sheamus vs Christian XVIII, sans intérêt, quelques promos supplémentaires, et finit par un match par équipe Show & Bryan vs Orton & Batista, quelconque.

Bref. Pour conclure, la WWE et son public (+ l'internet) ont achevé de me détourner du produit, comme je l'ai mentionné plus haut. Les trois prochains Raws se feront donc sans moi : je passe la main, et je me contenterai de revenir pour Wrestlemania ; en fonction des évènements de Mania (pour lesquels je n'ai pas grand espoir) je verrai ce que je ferais ensuite... mais pour le moment, j'en ai assez d'avoir l'impression d'être pris pour un con, d'être le seul que cela dérange, et d'être seul à avoir un semblant de volonté.

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Catch Review : TNA Impact Live (08/05/2014)

Publié le 9 Mai 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, TNA

- Bully à Nashville, à la recherche de Dixie.

- EY dans le ring, pour annoncer qu'il est un peu teubé, qu'il est un fighting champion, et qu'il lance un open challenge, auquel répond Bobby Roode, qui veut une nouvelle chance. Un échange de promos plutôt honorable.

- MVP a prévu quelqu'un d'autre que Roode pour affronter EY.

- TBP vs Brittany & Maddie, Evening Gown match. Pas terrible, même si les demoielles en petite tenue, ce n'est jamais désagréable.

- Spud et Dixie backstage.

- Récap de EC3/Angle.

- Bram a officiellement rejoint la compagnie, et a prévu un match contre Willow pour Magnus, qui est officiellement dépassé.

- Angle vs EC3. RAS.

- Angle est "blessé".

- MVP dans le ring, pour rappeler à tout le monde qu'il est le boss, et que c'est lui qui prend les décisions importantes, bordel. Roode est mécontent, zou, un brawl.

- Bully s'introduit dans les bureaux de Dixie, fait peur à sa secrétaire, et règle son compte à Spud. Amusant.

- Knux et Rebel réceptionnent une caisse backstage.

- Roode kickbanné par MVP.

- Bromans vs Wolves, Ladder Match. Match globalement réussi, malgré un spot ou deux un peu télégraphiés dans leur mise en place.

- La ménagerie est dans la place.

- Bully n'est plus dans le bureau de Dixie.

- Knux vs Kaz. La Ménagerie est plutôt sympathique, même si Knux a besoin d'une tenue plus appropriée à son nouveau gimmick. Le match est un squash assez basique, sinon, mais efficace.

- Bully a pris le contrôle des opérations de TNA. Un bon gros WTF amusant.

- Gunner & Anderson discutent un peu backstage.

- Bully a transformé Dixieland en bordel incontrôlable. Un peu longuet pour ce que c'était.

- Promo WTF de Willow, as usual.

- Magnus (w/Bram) vs Willow. Solide pour ce que c'était, avec une fin qui développe un peu plus la relation Bram/Magnus.

- Angle va devoir repasser sur le billard.

- MVP dans le ring, again, pour s'autoproclamer nouveau challenger, et passer EY à tabac. Un heel turn surprenant, qui arrive honnêtement un peu trop tôt à mon goût (c'est cohérent, il a mis de côté un bon paquet de prétendants au titre, comme Joe, Roode et Aries, mais un GM heel, c'est trop commun et attendu).



Un show assez faible, que j'aurais probablement qualifié de médiocre s'il n'y avait pas eu le ladder match. C'était surtout la première heure qui plombait le tout, à mon sens, avec notamment le KO match, qui traîne en longueur un feud peu intéressant. Tant pis.

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Critiques éclair - Marathon d'Halloween, épisode 6

Publié le 1 Novembre 2011 par Lurdo dans Oktorrorfest, Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Found Footage, Thriller, Jeunesse

Octobre, c'est le mois d'Halloween, de l'horreur et des ténèbres : et comme tous les ans, pour Lurdo, Octobre était le mois d'un marathon de films et de séries de genre, pendant 31 jours, voire plus si affinités...

The Last Winter (2006), de Larry Fessenden :

En Alaska, les employés d'une compagnie de forage pétrolier sont confrontés à la folie et la paranoïa, alors qu'une entité étrange semble les encercler et que le climat se réchauffe... 

Un simili The Thing mâtiné de Shining en Alaska, qui malheureusement n'est pas très bien rythmé, et se délite lentement à mesure que le film progresse, que le réal nous place des images d'archives documentaires, et que les monstres (des Wendigos/caribous géants monstrueux) se font plus présents.

Un petit 3/6, malgré l'ambiguïté du tout.

Paranormal Activity 3 (2011), de Joost & Schulman :

Préquelle aux deux films précédents, qui révèle les origines mystérieuses de la hantise aux pattes de poulet qui frappe la famille de Katie...

Le premier opus était une jump scare video youtube étirée sur 90 minute, et qui fonctionnait uniquement grâce à la hype médiatique et les réflexes ataviques du spectateur, qui faisait tout le travail de peur à la place du réalisateur (forcez n'importe quelle personne à fixer un écran et à écouter le silence pendant 5 minutes, et crier lui dans l'oreille en faisant apparaître quelque chose, il sursautera, et sera ravi). Le second opus était pire, et compensait son manque d'inspiration en plaçant l'actrice principale du premier opus en bikini dans une piscine.

Là, pour le troisième opus, on remonte dans le passé, ce qui 1) pose des problèmes de continuité (d'une histoire de démon, on se retrouve avec un couvent de sorcières), 2) prive le spectateur du décolleté de Katie Featherston (qui restait le seul intérêt du tout lorsque l'on roupillait devant les deux premiers), et 3) donne lieu à un film soporifique, encore moins intéressant que ses prédécesseurs.

0.5/6

The Caller (2011), de Matthew Parkhill :

Une jeune divorcée traumatisée par son mari violent emménage dans un nouvel appartement, où elle reçoit bien vite des appels téléphoniques venus du passé. Mais son interlocutrice est instable, et décide bien vite de changer le cours de l'histoire pour obliger Mary Kee à lui parler... 

Un thriller/ghost movie/histoire temporelle assez efficace dans son genre, avec une Rachelle Lefevre toujours adorable et efficace, mais sinon, c'est stylistiquement peu finaud, et dérivatif (on pense à Fréquence Interdite, etc).

3/6

The Haunting of Molly Hartley (2011), de Mickey Liddell :

Une ado, traumatisée par la psychose meurtrière de sa mère, arrive dans un nouveau lycée, où elle tente de se refaire une vie. Mais bien vite, il apparaît que la psychose de sa mère est héréditaire, et Molly commence à faire l'expérience de phénomènes étranges...

Distribution sympathique (Hailey Bennet, Shannon Woodward, Jake Weber, Shanna Collins, et quelques autres visages familiers du petit écran), mais un récit trop balisé et convenu pour convaincre, ne serait-ce qu'un minimum. Scénarisé par un producteur/showrunner de plusieurs séries WB, on se retrouve avec un gros épisode surnaturel de Gossip Girl & co, au casting télévisuel, et aux influences trop évidentes pour ménager un semblant de suspense.

1/6 pour les quelques acteurs sympas.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (première partie)

Publié le 6 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

Voyager s4 :

4x01 - Scorpion part 2 :

Conclusion de l'épisode précédent, efficace, mais un peu en dessous. La faute à quelques raccourcis génants (Kim et Janeway qui guérissent hors-champ en trois secondes chrono), quelques moment de jeu très moyens (Lien qui joue très très mal la terreur), et à une Janeway aux réactions caricaturales et forcées (de son point de vue, elle n'a jamais tort, même lorsqu'elle se plante joyeusement, ou met en place des plans assez risibles ; la manière agressive dont elle réagit aux décisions de Chakotay lorsqu'elle se réveille est WTF).

Cela dit pour une reprise, ça aurait pu être bien pire.

4x02 - The Gift :

La suite directe de l'adaptation de Seven à sa nouvelle vie, alors qu'en parallèle, Kes est sur le départ, parce qu'elle est en train de développer des super-pouvoirs façon Jean Grey.

Mwé. Autant Jeri Ryan se donne à fond dans son rôle et est excellente, autant j'ai toujours énormément de mal avec l'interprétation de Jennifer Lien, toujours assez limite. En plus, il faut bien avouer qu'elle n'est pas aidée par son personnage, insipide et jamais développé correctement, comme si les scénaristes n'avaient jamais su quoi en faire.

Ici, son départ laisse de marbre, et coûte une navette (encore une !) au Voyager, en plus de faire gagner quelques années de voyage au vaisseau, comme par magie : pourquoi pas, mais dans les faits, ça ne sert pas à grand chose. Du côté de Seven, cet épisode ne fait que confirmer mes impressions de l'époque : Janeway est vraiment antipathique et hypocrite dans bon nombre de ses décisions, elle est manipulatrice, et à un code moral à géométrie très variable, au sein même de cet épisode. Il suffit de comparer son approche du libre-arbitre face à Seven et face à Kes pour s'en convaincre.

4x03 - Day of Honor :

B'elanna questionne son héritage et les rituels associés à celui-ci, avant de finir coincée seule avec Tom, dans des combinaisons spatiales, au milieu de nulle part, lorsque leur navette explose (encore une !), Seven s'ennuie et tente de convaincre l'équipage de lui faire confiance, et des aliens roumains demandent la charité, et s'énervent quand le Voyager ne leur donnent pas toutes leurs réserves.

Un épisode très sympathique et réussi, signé Jeri Taylor, avec un beau travail de développement du personnage de B'elanna, notamment dans ses rapports avec Tom, qui franchissent ici un nouveau palier lors d'une scène assez touchante. Du côté de Seven, j'avais oublié à quel point ils avaient eu la main lourde dans le racolage, avec sa tenue argentée initiale et son Wonder-Mega-Ultra-Bra. Non pas que ça me dérange, hein, mais bon, on sent les producteurs qui tentent d'attirer le quadrant démographique 18-34 M...

Seul vrai bémol de l'épisode, l'alien mendiant, assez agaçant dans son interprétation, et qui aurait tout à fait eu sa place dans le métro aux heures de pointe.

"Sivouplé madaaaame, un peu de dilithium pour mon vaisseau, j'ai 87 membres d'équipage à nourrir... sivouplé..."

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Un film, un jour (ou presque) #349 : The Do-Over (2016)

Publié le 29 Juin 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Netflix, Comédie, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Do-Over :

Directeur de banque loser et malheureux, Charlie (David Spade) est trompé par son épouse (Natasha Leggero), et martyrisé par ses beaux-enfants. Lors de la réunion des 25 ans de sa promotion de lycée, cependant, Charlie renoue avec son meilleur ami d'antan, Max (Adam Sandler), désormais agent du FBI, et qui le convainc de se joindre à lui sur son yacht pour passer le week-end loin de tout. Mais en acceptant, Charlie est loin de se douter qu'il va se trouver embarqué dans une aventure improbable qui va l'amener à endosser l'identité d'un homme mort et à se rapprocher de la veuve de celui-ci (Paula Patton), afin de résoudre un mystère qui le dépasse complètement...

Moins de six mois après la sortie de The Ridiculous 6, son précédent film produit pour Netflix, voici le nouveau Adam Sandler qui débarque, un Adam Sandler clairement conçu et tourné dans la précipitation, avec un budget plus limité, et à ranger dans la catégorie "film de vacances d'Adam Sandler".

Par budget plus limité, j'entends qu'ici, la distribution est nettement plus réduite que d'habitude, et nettement moins prestigieuse ; de plus, l'écriture du film est clairement plus faible, assez pauvre en gags, elle a recours à une voix off explicative jamais utilisée de manière homogène et convaincante, et le tout semble le produit de scénaristes s'étant arrêtés à leur premier jet de scénario. D'un point de vue formel, donc, le film n'est pas aussi travaillé que d'habitude.

Et paradoxalement, lorsque je parle de film de vacances de Sandler, c'est que, comme souvent chez ce dernier, le film n'est qu'un prétexte pour aller tourner au soleil (ici, Porto Rico) en compagnie de ses amis et de sa famille.

Mais comme le budget est ici plus limité, Netflix oblige, le film ne reste pas très longtemps sur place, et préfère prendre des allures de comédie d'action, avec des personnages qui passent le plus clair de leur temps sur les routes de Georgie (ce qui est déjà nettement moins glamour que Porto Rico).

Et le film souffre de cet accent mis sur une buddy comedy pas très convaincante, et aux enjeux un peu trop sérieux pour son propre bien (un vaccin universel contre le cancer, rien que ça !) : comme mentionné plus haut, les gags sont rares, recyclés, et frôlent çà et là une homophobie d'assez mauvais goût (et pourtant, on est dans un Sandler, donc la barre du mauvais goût est déjà placée assez haut) ; le récit est assez décousu, et manque d'émotion ou de sincérité (la faute, en partie, à Patton, qui n'est pas très bonne actrice, et a une diction assez médiocre ; lorsque le script, lui, tente une note d'émotion à trente minutes de la fin, ça ne marche qu'à moitié, même si ce n'est pas trop mal amené) ; et pour ne rien arranger, le rythme est un peu défaillant, avec 15 minutes de trop.

Vraiment rien de mémorable dans ce Do-Over, donc, qui s'avère l'un des Sandler les plus faibles de cette dernière décennie, ou du moins, l'un des plus rapidement oubliables.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 71 - Detention (2011)

Publié le 16 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Detention :

Dans la ville étrange de Grizzly Lake, une lycéenne rebelle (Shanley Caswell), son meilleur ami (Josh Hutcherson) et d'autres élèves doivent réussir à échapper à un tueur en série qui s'en prend à eux...

Un objet filmique non identifié signé Joseph Kahn (Torque) et qui aurait pu s'appeler "Teen Movie" tant c'est littéralement ce qu'il est : un film adolescent, en cela qu'il a le langage d'un ado, l'humour sarcastique d'un ado, l'énergie d'un ado, le déficit d'attention d'un ado, bref... Detention, c'est un peu comme être dans la tête d'un adolescent pendant 90 minutes.

Et c'est probablement pour cela que, lors de mon premier visionnage, j'avais jeté l'éponge au bout de 45 minutes, tant c'est un film qui fait dans la surenchère perpétuelle, qui mange à tous les râteliers, et qui tente de faire des références à tout ce qui s'est fait dans le genre teen movie, mais aussi en matière de slashers, de films d'action, de films fantastiques, etc. Parfois, c'est uniquement un code visuel qui est repris, parfois, c'est une intrigue, parfois, le film référencé est directement cité par les personnages... bref, ça déborde de références, jusqu'au trop plein, et jusqu'à l'overdose.

Cette fois-ci, néanmoins, j'ai décidé de tenir jusqu'au bout de ce métrage bordélique, plus préoccupé par son style que par son intrigue patchwork. Pas de surprise, la seconde moitié du film est à l'image de sa première moitié, voire même peut-être pire, puisque le prétexte du slasher est tout simplement abandonné pendant le plus gros du film, pour laisser place à des digressions assez improbables ("la mouche"), qui ne servent à rien, si ce n'est probablement à placer là une idée totalement aléatoire donc les scénaristes ne savaient que faire ailleurs.

L'appréciation de ce film se fera donc probablement en fonction de la tolérance du spectateur pour le cinéma très très flashy, et pour les intrigues décousues et surréalistes ; reste un certain paradoxe inhérent à ce métrage, qui ne semble pas avoir de public lui correspondant vraiment : c'est un film qui se veut "jeune", ironique et superficiel dans sa forme, de quoi rebuter les vieux cons comme moi, mais qui est aussi bourré de références de trentenaires cinéphiles, qui passeront très certainement au dessus de la tête des "ados" ciblés.

En ce qui me concerne, je reconnais l'originalité du tout, et le temps et l'énergie investis par Kahn dans ce projet ; mais à mes yeux, pour bien réussir un script aussi chaotique et déjanté, le plus important est d'avoir énormément de rigueur, au risque de produire un gloubiboulga brouillon et rapidement écoeurant.

Ici, Kahn a privilégié le fun, le n'importe quoi et les effets de manche à la rigueur, et ça se voit clairement.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1052 : MOIS AVENTURE - La Recherche des Dieux (1975)

Publié le 1 Septembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Histoire, Thriller, Télévision, ABC

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

La Recherche des Dieux (Search for the Gods - 1975) :

Après une rencontre fortuite avec un vieil indien mourant, Shan Mullins (Kurt Russell), petit arnaqueur, et Willie Longfellow (Stephen McHattie), deux hommes venant de se rencontrer en garde à vue, tentent de retrouver Genera Juantez (Victoria Racimo), la petite-fille du vieil indien, pour lui remettre un médaillon ayant appartenu à son grand-père. Mais rapidement, ils comprennent que de sinistres criminels traquent l'objet, un objet qui pourrait bien bouleverser l'histoire de l'humanité à jamais...

Téléfilm pilote d'une série télévisée qui ne vit jamais le jour, Search for the Gods a été produit pour ABC alors même que la folie Von Däniken battait son plein, et que l'hypothèse des anciens astronautes acquérait ses lettres de noblesse dans la culture populaire.

Ici, cependant, le métrage de plus de 90 minutes passe plus de temps à flirter avec le shamanisme, les expérimentations à base de peyote et autres drogues hallucinogènes, et la spiritualité indienne, qu'avec des extraterrestres, de l'aventure ou des reliques étranges. Tout au plus a-t-on droit à l'ouverture d'une tombe oubliée, à la toute fin, avec sa momie et sa pièce d'un médaillon, cassé en neuf parties éparpillées aux quatre coins du globe et qui, une fois réunies, pourraient révéler un secret improbable venant d'outre-espace.

En soi, pourquoi pas, et bien produite, une telle série pourrait être intéressante, d'autant que Kurt Russell et McHattie sont de bons acteurs (Victoria Racimo, nettement moins, mais elle est évacuée à la fin de l'épisode pour permettre la mise en place d'un postulat façon road movie, très populaire à l'époque). Mais là, on comprend vite pourquoi une série n'a pas vu le jour : c'est assez mollasson, pas très intéressant, et comme bon nombre de pilotes, c'est énormément d'exposition et de mise en place pour une suite qui ne viendra jamais.

C'est donc forcément très frustrant, même si la manière assez respectueuse dont la culture indienne est traitée rassure un peu, et que le tout aurait pu donner lieu à un proto-X-files pas désagréable.

2.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2014 - 57 - L'Arnaque de Noël (2014)

Publié le 29 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Drame, Religion, Télévision, Lifetime

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Arnaque de Noël (The Santa Con) :

Nick DeMarco (Barry Watson), un petit escroc désabusé tout juste sorti de prison et logeant chez sa soeur autoritaire (Melissa Joan Hart), est contraint de jouer les Santa Claus dans un magasin. Dès sa première journée, il promet à un bambin que Santa va réunir ses parents pour Noël : une promesse difficile à tenir, d'autant que Carol (Melissa Sagemiller), la mère de l'enfant, s'avère des plus séduisantes, et que son ex est un alcoolique fini...

Un téléfilm Lifetime réalisé et interprété par Melissa Joan Hart et qui s'avère assez rapidement un récit très peu engageant. En effet, contrairement à Hallmark, qui est toujours plus familial et enjoué, Lifetime a parfois tendance à donner dans le mélodrame dégoulinant de bons sentiments (parfois même religieux).

Ici, en l'occurrence, ce qui commence (en théorie) comme un récit de comédie romantique typique (l'arnaqueur Père Noël de grand magasin obligé d'aider la mère célibataire à réparer sa maison sous un faux prétexte, et qui tombe sous son charme), finit (de manière sournoise) en apologie du pardon et du sacrifice chrétien, avec un protagoniste qui retrouve la foi, et en prime les sermons d'un(e) pasteur(e) sarcastique et moralisatrice, qui est en fait un ange.

Non, on ne peut pas dire que j'aie vraiment apprécié le tout. Déjà, les premières minutes donnent le ton : ça fait dans le sombre, dans le dramatique, dans le torturé, avec des personnages antipathiques qui passent leur temps à se critiquer et à hausser la voix - Nick est un loser sans foi ni loi, assez antipathique, qui passe son temps à subir les remontrances de sa soeur (qui ne sert à rien d'autre dans le film) ; Carol est mélancolique, son fils est dépressif, le père du gamin est un alcoolique qui ment, beugle, et finit par chercher le pardon ; tout le monde semble mécontent de son existence, etc...

Et puis progressivement, tout se met en place, comme dans les Anges du Bonheur : sous l'influence de l'ange, justement, le héros va changer et devenir un homme bien, qui va amener l'alcoolique à changer et devenir à son tour un homme bien, afin qu'il puisse retrouver sa famille à Noël... whouhou, youpi, c'est captivant... et je ne mentionne même pas l'histoire finale de l'incendie, et du sauvetage, tellement capillotractée et forcée que ça sent le scénariste désespéré.

Bref, c'est déprimant, c'est laborieux, c'est dirigé sans énergie, et en lieu et place d'un téléfilm de Noël, on se retrouve sur un mélodrame sur l'alcoolisme et le besoin de croire en Dieu pour s'en sortir. Mwé.

1/6

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Christmas Yulefest 2014 - 58 - Sous le Charme de Noël (2014)

Publié le 29 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Télévision, ION

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Sous le Charme de Noël (A Christmas Kiss 2/Another Christmas Kiss) :

À l'approche de Noël, Jenna (Elisabeth Harnois), assistante de l'éditrice d'un magazine de mode et designer en herbe, est embrassée par le séduisant playboy milliardaire Cooper Montgomery (Adam Mayfield) sous le gui, dans un ascenseur. Refusant de se laisser embarquer dans une relation sans avenir, Jenna décide de résister au charme de Cooper, par ailleurs le frère de sa patronne, Mia (Lola Glaudini). Pour le repousser, elle prétend alors être en couple avec son ami et voisin Sebastian (Jonathan Bennett), fraîchement célibataire...

Dans le premier Coup de Foudre pour Noël (2011), déjà pour ION TV, l'adorable Laura Breckenridge jouait le rôle d'une décoratrice d'intérieur qui, après un baiser impromptu avec le petit-ami (Brendan Fehr) de sa patronne (Elisabeth Röhm) dans un ascenseur, se trouvait embarquée dans une romance impossible alors qu'elle devait décorer la maison de celui-ci pour Noël. À l'époque, ce téléfilm assez classique s'avérait néanmoins plutôt sympathique, principalement grâce à sa distribution assez attachante.

Ici, pour cette "suite", ION ne se foule pas trop, et reprend les grandes lignes de son premier opus. Breckenridge cède sa place à la sympathique Elisabeth Harnois (qui a malheureusement toujours son air fatigué et sa trousse à sur-maquillage des Experts : Las Vegas, qui la vieillissent notablement), Elisabeth Röhm reprend son rôle le temps d'une poignée de scènes, le postulat de départ reste le même, l'action se déroule dans le même immeuble et le ton est toujours assez léger et sympathique.

Dommage alors que le playboy milliardaire, pourtant au centre du film, soit aussi terne et transparent (c'est un Mark-Paul Gosselaar du pauvre, en moins charismatique). Pire, pendant la plus grande partie du film, avant qu'il ne "décide de changer" pour les beaux yeux de l'héroïne, il est une véritable caricature de goujat odieux qui s'impose aux femmes de manière répréhensible, et profite de leurs moments de faiblesse ; autant dire qu'il est difficile de se ranger de son côté, d'autant qu'en parallèle, le personnage de Sebastian (écrit comme l'homme idéal pour Jenna, malgré leur relation totalement platonique et friend-zonée) est nettement plus sympathique (mais, pas de bol, il finit avec une moche... ^^).

Bref, une comédie romantique dans laquelle on ne croit pas vraiment au couple principal, c'est un peu embêtant, et ça ne convainc donc jamais vraiment. Et surtout pas lors de la grande déclaration finale, qui se conclue par un placement produit honteux pour une chaîne de bijoutiers américains.

1.75/6

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Blog Update ! - Décembre 2015

Publié le 30 Novembre 2015 par Lurdo dans Update, Cinéma, Yulefest, Critiques éclair, Review, Noël, Christmas

Ho ho ho !

Noël approche enfin, et avec cette fête, arrive toute une pléthore de films de Noël produits par les chaînes américaines !

C'est donc l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année !

Après l'Halloween Oktorrorfest 2015, changement radical d'ambiance, donc, puisqu'il est désormais temps de faire place à la romance, au merveilleux, à l'enchanteur et à la magie des fêtes de fin d'année.

Ce qui se traduit, outre-Atlantique, par une concurrence féroce entre les chaînes du cable : Hallmark, et ses innombrables romances de Noël, dont la diffusion a commencé dès début Novembre ; Lifetime, son concurrent direct, qui se fait de plus en plus discret année après année, et qui n'investit plus que dans une poignée de productions au budget un peu plus important ; les petits UpTV & ION, au budget minimaliste, et aux métrages souvent décevants (et parfois un peu religieux) ; et d'autres chaînes encore plus petites (INSP...) qui elles-aussi aimeraient bien une part du gâteau...

Pour qui adore l'ambiance de Noël, c'est du pain béni, même si la qualité est loin d'être forcément au rendez-vous ; et forcément, amateurs de bons sentiments et de romances sirupeuses s'abstenir, car l'overdose est assurée.

Mais la Christmas Yulefest reste l'occasion de se changer les idées après une Oktorrorfest éprouvante (ainsi que quelques films de transition), et de faire preuve d'indulgence envers des programmes qui s'efforcent de faire oublier, un moment, leur quotidien à leurs spectateurs.

Pour le blog des Téléphages Anonymes, la Yulefest 2015 est l'occasion d'un nouveau mini-marathon, du 1er Décembre au 6 Janvier.

En 2014, après une Oktorrorfest de plus de 150 métrages, la Yulefest avait été plus modeste, avec seulement 104 films visionnés, dont vous retrouverez la liste ici, ainsi que le bilan .

Cette année, l'Oktorrorfest a couvert 225 titres différents... un nombre en croissance exponentielle, à la limite du gérable. Pour Noël, je vais donc tenter de conserver des proportions plus raisonnables, et plus semblables à celle de la Yulefest 2014.

Je dis "tenter", car malheureusement, le calendrier de diffusion américain est encore plus chargé que d'habitude, et je risque bien de devoir transformer les six premiers jours de Janvier en fourre-tout pour toutes mes critiques en retard... on verra bien.

Dans l'intervalle, dès demain, 1er Décembre, la Christmas Yulefest 2015 commence, avec chaque jours trois critiques de film différentes, une le matin, une dans l'après-midi, et une en soirée.

Des critiques qui seront listées à leur place habituelle, dans l'index Yulefest accessible directement, ou par le menu/index de haut de blog).

Joyeuses fêtes !

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Un film, un jour (ou presque) #226 : Atari - Game Over (2014)

Publié le 12 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Jeu Vidéo, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Atari - Game Over :

Dans les années 80, l'ascension et la chute de la compagnie de jeux vidéo Atari, ainsi que, de nos jours, la quête improbable de Zak Penn pour retrouver des milliers d'exemplaires du jeu ET, supposément enterrés dans une carrière au Nouveau-Mexique.

Un documentaire de Zak Penn... ce qui sous-entend, comme son précédent documentaire avec Werner Herzog, que Penn s'y met en scène. Et malheureusement, Penn n'est pas attachant ou sympathique.

Pire, pour une raison ou pour une autre, il a demandé à Ernest Cline (auteur d'un roman imbuvable sur le rétrogaming, que Spielberg va bientôt adapter) de participer au métrage. Et Cline, lui non plus, n'est pas attachant ou sympathique. C'est même l'inverse, puisqu'il dégage une arrogance et une ostentation assez agaçantes, à la limite du hipster, comme lorsqu'il arrive à la carrière en DeLorean, avec un ET grandeur-nature dans le siège passager "parce qu'il est un trve geek, tu vois, et que la dernière fois, c'était GRR Martin qui était assis là !".

Mais bon, passons. Cela aurait pu s'avérer anecdotique si le documentaire s'était avéré à la hauteur.

Mais avec sa durée de 70 minutes environ, et son acharnement à mettre en images les fouilles dans la décharge comme une sorte d'évènement exceptionnel, une quête au trésor héroïque et dangereuse à la recherche d'une légende urbaine (qui n'en est pas une du tout, IRL, puisque l'existence de ces jeux enterrés était connue et avérée depuis des décennies, ainsi que leurs coordonnées et le détail exact de ce qui était enterré là... mais chuuut, il ne faut pas le dire), le docu réécrit l'histoire, se contredit, et passe à côté de son sujet.

Il y aurait eu de quoi détailler l'ascension fulgurante et la chute d'Atari, d'en expliquer les tenants, les aboutissants, le pourquoi d'une telle faillite, mais non. Il y aurait eu de quoi détailler les réussites et les échecs du jeu ET, d'expliquer pourquoi il est aujourd'hui considéré comme une honte, mais non.

À la place, on se retrouve avec un documentaire court et creux, qui passe trop de temps sur des fouilles sans intérêt et gentiment surdramatisées, et survole littéralement tout le reste, pour conclure par un peu de révisionnisme historique, puisqu'on nous explique qu'ET était finalement un excellent jeu mécompris. Pourquoi ? On ne le saura pas vraiment, puisque le docu ne prend même pas la peine d'expliquer le fonctionnement du jeu.

Bref, une illustration parfaite de cette nostalgie geek vaine et superficielle, qui plutôt que de laisser les choses du passé à leur place, là où elles nous ont apporté tant de joie et de bonheur, insiste pour les déterrer (ici littéralement) et pour exhiber ensuite, comme un chef d'oeuvre, leur corps, en décomposition pourtant évidente (la métaphore n'est pas de moi, mais elle s'applique parfaitement à ce docu "les jeux vidéo des 80s étaient trop bien", à la franchise Transformers, aux Tortues Ninjas, etc... ou à Ernest Cline et son oeuvre)

2.25/6

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Catch Review : WWE Extreme Rules (26/04/2015)

Publié le 27 Avril 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Vraiment absolument rien à dire sur la mise en place de ce PPV, puisque j'ai totalement arrêté de regarder les programmes de la WWE après le Raw post-Mania, et que, hormis des reviews lues ici ou là, je n'ai pas vraiment suivi ce qu'il s'y fait aujourd'hui. Tout juste puis-je dire que sur le papier, cette carte ne fait pas envie... ce qui n'est pas forcément surprenant.

WWE Extreme Rules 2015 :

- D-Bry incapable de se battre ce soir, sans surprises, donc Barrett catapulté en pré-show pour un match de remplacement.

Kickoff :

- Barrett vs Neville : Uniquement regardé d'un oeil distrait, toujours la même routine, avec Neville qui place ses spots habituels, et est clairement un chouchou actuel de Vince, vu à quel point il est booké avec force et résistance. Barrett, lui, jobbe.

- Ambrose vs Harper : un brawl semi-hardcore assez classique (façon Attitude Era), mais avec un finish en queue de poisson totalement ridicule et inutile.

- Le public commence à chanter "Boring" dès le second segment du show = c'est bien parti !

- Sheamus vs Ziggler, Kiss me Arse match. Un match générique et sans grand intérêt, avec une stipulation idiote qui n'est pas appliquée, et ce de manière très prévisible.

- New Day vs Cesaro & Kidd, Tag titles. Un bon tag match au finish assez décevant ; avec un Cesaro impressionnant, comme toujours.

- Ambrose vs Harper II : retour des deux idiots en voiture, et reprise du brawl, bouclé en deux minutes.

- Rusev vs Cena, Russian Chain Match, US Title : un bullrope match assez basique, sans rien de vraiment mémorable. Et Cenawinslol.

- Nikki Bella vs Naomi, Divas Title : un match féminin honorable, même si bon, Bellawinslol.

- Reigns vs Show, Last Man Standing : Meh. Bel effort des deux hommes, mais c'était vraiment du spot/repos/spot/repos/finisher/noselling/spot/repos, etc, avec un Reigns tellement protégé (notamment avec un finish tout naze directement repompé sur ADR/Big Show) que ça en devient risible.

- Bo Dallas vient troller un peu, et se fait démolir par Ryback.

- Cena/Rusev continue. Oh, joie.

- Orton vs Rollins in a cage. Absolument aucun intérêt intrinsèque, un match en pilotage auto, uniquement là pour meubler jusqu'à l'intervention de Kane, et le finish bancal obligatoire.


Si je devais trouver un mot pour définir ce PPV, ce serait : inutile. Inutile à booker (rien n'a avancé, les matches étaient globalement prévisibles), inutile à regarder (surtout que demain soir, on aura les matches retour), et surtout inutile à acheter (même à 9.99$, ou gratuit). Oh, allez, je suis sûr que Planète Catch lui mettra la note de 17/20.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 100 - Final Girl (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Final Girl :

Dans les années 50, un groupe de quatre jeune hommes (menés par Alexander Ludwig), a pris l'habitude d'emmener régulièrement des jeunes femmes dans les bois, où ils les traquent alors et les assassinent sans pitié. Mais leur dernière proie, Veronica (Abigail Breslin) n'est pas aussi innocente qu'elle en a l'air...

Alors là, problème.

Sur la base de ce pitch, et du titre faisant référence au cliché de la survivante dans tous les films d'horreur, on pouvait s'attendre à un long-métrage horrifique singeant les slashers, pour en détourner le concept habilement, en faisant des bourreaux les proies... un peu à l'instar d'Une Nuit en Enfer, on pouvait espérer un récit roublard, paraissant partir dans une direction banale, avant de changer totalement de cap au bout d'une demi-heure... le tout dans une ambiance joyeusement sanglante et violente.

Et puis en fait pas du tout.

Pire : ce film n'a pas vraiment sa place dans la catégorie horreur.

Le réalisateur, un photographe dont c'est le premier film, a en effet choisi d'adopter une approche totalement peu instinctive, et de placer tout le film du point de vue d'Abigail Breslin. On suit donc la demoiselle depuis son enfance, lorsqu'elle est recrutée par Wes Bentley pour être entraînée et devenir tueuse (pour le compte de qui ou de quoi, mystère), on saute 12 ans plus tard, on assiste à une partie de son entraînement, on découvre que sa prochaine mission est de tuer les quatre sociopathes, et après une petite demi-heure, on la voit se laisser prendre au piège par les tueurs, être emmenée dans les bois, et lentement, reprendre le dessus.

Dans l'absolu, pourquoi pas... ça annihile tout effet de surprise, mais un bon réalisateur pourrait rendre tout cela passionnant et plein de suspense, à la Dexter.

Mais comme je le disais en ouverture, problème : le réalisateur de Final Girl n'est pas un bon réalisateur. Ou plutôt, c'est un artiste, dans le sens "arty, poseur, prétentieux et maniéré" du terme. Et cela se ressent dans la moindre image du film, à commencer par son époque, une sorte de Fifties éthérées et pas vraiment réelles, dans lesquelles chaque plan sonne artificiel et théâtral tant dans ses éclairages que dans sa mise en scène très photographique.

L'image passe ici clairement avant le reste, ce qui donne des plans assez jolis, mais qui plombe totalement le reste, à commencer par le récit (qui se permet de grosses digressions inutiles), par sa vraisemblance (Breslin n'est jamais crédible dans son rôle de tueuse entraînée pendant 12 ans : elle est trop émotive, gamine, déconcentrée, etc... et paradoxalement, c'est le capital sympathie et le naturel de l'actrice qui rend le film un minimum intéressant), par l'interprétation de certains acteurs, et par le montage des scènes d'action, cache-misère.

Le tout semble clairement indiquer que le réalisateur pensait en terme d'images, de concepts visuels et de vignettes, plus que de film au complet, et malheureusement, cela se ressent, avec un métrage qui finit par se résumer à des jeunes qui font les cons en forêt dans des fringues rétro, tout en étant rétroéclairés par des projecteurs cachés dans les bois.

Rien de vraiment passionnant, en somme.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Perdus dans l'Espace, saison 1 (2018) - deuxième partie (1x03-04)

Publié le 9 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Drame, Netflix, Aventure, Lost in Space

Pas dénués de défauts, notamment au niveau de l'écriture et d'une direction artistique limitée, les deux premiers épisodes de ce reboot de la série d'Irwin Allen n'étaient cependant pas désagréable à regarder, grâce à leur distribution sympathique, et à leurs effets spéciaux réussis... place à la suite.

Perdus dans l'Espace (Lost In Space - 2018) - deuxième partie (1x03-04) :

- 1x03 : Toujours pris par les glaces, le Jupiter 2 est désormais victime d'une nouvelle menace : des anguilles extraterrestres qui se sont introduites dans le vaisseau, et en dévorent son carburant. Et tandis que le reste de la famille Robinson tente de se débarrasser des créatures, Will, lui, est gardé en sécurité par le robot, en compagnie du Dr. Smith...

Évacuons tout de suite le premier souci de cet épisode : le générique. Un générique qui, visuellement, semble photocopié sur celui de Star Trek Enterprise... ce qui, d'office, n'incite pas à l'optimisme.

L'épisode, lui, est assez agréable à suivre, avec de l'action, des monstres, de l'humour, et une Parker Posey en mode mineur, ce qui rend son personnage plutôt efficace, et permet de pallier les facilités de ses flashbacks (Selma Blair vient faire coucou au passage, dans une scène assez télégraphiée).

À part ça, si l'on met de côté quelques effets de réalisation assez quelconques (Neil Marshall a cédé la place à un réalisateur canadien bien moins inspiré), rien de bien méchant à signaler dans cet épisode, si ce n'est que le robot continue de sérieusement poser des problèmes de crédibilité visuelle.

Je me répète, mais... ça se regarde tranquillement.

- 1x04 : Tandis que les parents Robinson partent à la rencontre d'autres survivants, les deux sœurs de Will découvrent la vérité au sujet du robot, et en compagnie du garçon, elles partent en expédition pour le cacher dans une grotte voisine... sans se douter qu'elles sont suivies par le Dr. Smith.

Un épisode assez long, souffrant (comme toujours) de trop de remplissage, de moments convenus et télégraphiés (Will et le rocher énorme, le robot qui ajoute son empreinte à la peinture rupestre, la fin d'épisode façon Ferris Bueller, avec le montage en parallèle des parents et des enfants qui rentrent séparément au vaisseau), et de grosses ficelles narratives (Penny qui a le coup de foudre pour le fils du responsable administratif de la colonie, et qui le fait chanter avec l'enveloppe tombée là quelques secondes plus tôt, quelle coïncidence bien pratique ; l'antenne satellite qui tombe et isole les parents pour les obliger à se dire leurs quatre vérités), mais qui se suit néanmoins sans trop de problèmes, notamment parce que ça avance un peu.

Ah, et bien que je ne sois pas vraiment fan de tous ces nouveaux colons, je suis ravi de retrouver ce bon vieux Cary-Hiroyuki Tagawa.

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02)

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Les bilans de Sygbab - Seaquest DSV : saison 1 (1993-1994)

Publié le 29 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Aventure

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab est parfois très fainéant quand il écrit des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

SeaQuest DSV - Saison 1 :

Afin de décrire cette saison, la comparaison la plus adaptée serait de considérer qu'il s'agit d'un Star Trek : The Next Generation remanié, se déroulant en plein coeur des océans en lieu et place de l'espace. Bien évidemment, les possibilités de découverte sont moindres : l'univers est infini, ce qui n'est pas le cas des étendues d'eau recouvrant notre planète.

Cette limite est néanmoins compensée par un parti pris intéressant de la part des scénaristes : la plupart des épisodes sont basés sur des recherches existantes ou des faits scientifiques établis, conférant ainsi à l'ensemble un aspect quasi documentaire. Cette idée est renforcée par les apparitions de l'océanographe Bob Ballard à chaque fin d'épisode, afin de revenir sur quelques points en étayant le propos exemples à l'appui.

De ce choix découle une structure composée essentiellement d'épisodes indépendants, dont la qualité varie en fonction du sujet mais qui gardent toujours un aspect instructif. À cela s'ajoute une situation géopolitique nouvelle, conséquence directe de la colonisation des océans par la race humaine - ce qui place plutôt la série dans la catégorie anticipation, d'ailleurs.

En effet, le monde a été réorganisé en plusieurs confédérations gérant chacune un territoire marin, et cela crée forcément des tensions. L'une des missions du SeaQuest est d'assurer la paix, tout en continuant la recherche scientifique ; ce qui n'est pas sans rappeler l'Enterprise et renforce le lien avec Star Trek.

La ressemblance entre les deux séries ne s'arrête pas là : le fait que SeaQuest DSV soit plus axé sur les histoires racontées a un impact direct sur le développement des personnages puisque ceux-ci n'évoluent pas. Il y a tout de même une exception concernant la relation père/fils qui s'installe petit à petit entre Lucas et le capitaine Bridger.

Le premier est un adolescent surdoué bien plus sympathique qu'un Wesley Crusher tête à claques, le second possède visiblement un don de prescience qui pourrait être intéressant par la suite. En revanche, si l'équipage de l'Enterprise est généralement assez froid, celui du SeaQuest est solidaire et uni derrière son captaine, faisant apparaître un véritable aspect de groupe. Il existe donc quelques éléments qui permettent de différencier les deux séries.

Il faut tout de même noter que le programme spatial n'a pas été abandonné : l'annexion des océans n'est qu'une première étape, mais la découverte d'autres planètes habitables serait plus viable. C'est une donnée non négligeable qui pose la question de l'orientation qui sera donnée à la saison 2, puisqu'il y a un premier contact avec une race extraterrestre, et il n'est pas anodin que celle-ci se déroule sous l'eau et non sur la terre ferme

Sans être absolument indispensable, cette première saison bénéficie d'une écriture plutôt solide et d'une ambiance générale sympathique. Cela incite à plonger, juste après avoir repris sa respiration, dans un univers dont les bases qui ont été posées sont pour le moins intrigantes.

 

Retrouvez aussi le bilan de la saison 1 de Seaquest DSV publié sur ce même blog par Lurdo !

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Un film, un jour (ou presque) #548 : La Momie (2017)

Publié le 30 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Momie (The Mummy) :

Nick Morton (Tom Cruise), mercenaire américain pilleur de tombes, découvre, au cours d'une mission au Moyen-Orient en compagnie de son compère de toujours, Chris (Jake Johnson), la tombe d'Ahmanet (Sofia Boutella), une princesse égyptienne maudite. Mais lorsque Jennifer Halsey (Annabelle Wallis), une archéologue, intervient pour en extirper le sarcophage, l'équipe réveille la momie d'Ahmanet, qui n'a plus qu'un seul objectif : retrouver suffisamment de forces pour sacrifier Morton au dieu Set...

J'ai été tenté de placer cet énième remake de La Momie en lisière de l'Oktorrorfest du mois d'octobre prochain, parce que momie, zombies, monstres Universal, tout ça... mais en fait, non. Cette version de La Momie, signée Alex Kurtzman, est un film d'action fantastique plus qu'un film d'horreur, et je préfère autant me débarrasser de cette critique au plus vite, avant que le métrage ne disparaisse totalement de ma mémoire.

Pour faire simple, cette Momie, c'est La Momie de Brendan Fraser (énormément de passages renvoient directement au film de 1999, généralement avec une petite modification ou deux à peine suffisantes pour éviter l'impression de photocopillage

- auquel on aurait enlevé tout charme, toute personnalité et tout souffle d'aventure en le plaçant à l'époque moderne, en remplaçant le couple Fraser/Weisz par Tom Cruise en mode roublard invulnérable, et Annabelle Wallis en archéologue inutile et insipide, et en troquant son score de Jerry Goldsmith (ou même celui de la suite, made in Silvestri) par une bande originale passe-partout de Brian Tyler (du moins, dans le film ; sur cd, elle est plus intéressante) ;

- dans lequel on aurait fusionné le personnage féminin d'Anck-su-Namun et celui d'Imhotep, pour en faire une méchante sans la moindre épaisseur ;

- que l'on tenterait de faire entrer à la  truelle dans un univers partagé à la Marvel, avec le Prodigium du Docteur Jekyll - calamiteux Russell Crowe - en lieu et place du SHIELD et de Nick Fury ;

- et auquel on aurait rajouté un personnage tout droit photocopié sur Le Loup-Garou de Londres, interprété par un Johnson sympathique, mais totalement inutile.

Bref, en résumé, alors que j'avais commencé le film agréablement surpris par le ton un peu déconneur de l'ensemble, rapidement, on retombe dans du blockbuster ultra-formaté, ultra-dérivatif, ultra-plat, clairement écrit à grands coups de compromis et de notes du studio, et dans lequel les filles s'arrachent le corps de Tom Cruise, qui tire intégralement la couverture à lui.

Sans surprise, une nouvelle adaptation décevante et quelconque, qui se regarde gentiment, mais n'arrive pas un seul instant à la cheville des deux films de Stephen Sommers.

2/6

(étrangement, j'avais préféré Dracula Untold, alors supposé lancer cet univers partagé, mais apparemment, depuis, passé à la trappe)

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Un film, un jour (ou presque) #564 : Spider-Man - Homecoming (2017)

Publié le 24 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Jeunesse, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - Homecoming :

Après son intervention durant la Guerre Civile des Avengers, Peter Parker (Tom Holland) retourne à sa vie de jeune lycéen, où il s'ennuie de plus en plus, espérant désespérément que Tony Stark (Robert Downey Jr.) le contacte à nouveau. Décidé à se montrer héroïque, à son petit niveau, Parker utilise donc ses pouvoirs pour aider son quartier de New York contre les petites frappes en tout genre. Jusqu'à ce qu'il découvre les machinations d'Adrian Toomes (Michael Keaton), qui pille depuis des années les chantiers et les entrepôts de la compagnie Damage Control, et récupère ainsi d'innombrables pièces de technologie extra-terrestre, qu'il transforme en armes revendues aux criminels...

Parfois, le hasard fait vraiment bien les choses. Traîné à l'insu de mon plein gré dans une salle de ciné pour voir Dunkerque, le dernier Nolan (qui combine tout ce qui ne m'intéresse pas au cinéma : Nolan, un film de guerre, et Dunkerque), une panne technique de projecteur a redirigé gratuitement tous les spectateurs vers la séance suivante, dans la salle voisine... Spider-Man Homecoming.

Et là, bonne surprise (surtout pour moi, qui place généralement Spider-Man en bas de ma liste de super-héros préférés, voir qui ne l'y place pas du tout) : un film volontairement à plus petite échelle que les autres Spider-Man récents et que les autres films du MCU, un hybride de teen comedy et de film super-héroïque, et dans l'ensemble, quelque chose de nettement plus frais et différent que les deux ou trois derniers Spider-Man sortis en salle.

Ici, on se retrouve avec un Spider-Man maladroit et débutant, l'humour est constant, l'environnement de Spidey est cosmopolite et moderne, le Vautour est probablement l'un des méchants les plus réussis de l'univers Marvel cinématographique (Keaton est impérial), et dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas, le film réussissant un habile mélange de fidélité aux comics, et de modernisation du personnage pour l'adapter à l'univers un peu différent du MCU.

Bref, malgré un premier tiers formellement un peu décousu (on sent qu'il y a dû y avoir quelques coupes au montage et lors de l'écriture), un petit souci de lisibilité de certaines scènes d'action (non pas qu'elles soient incompréhensibles, loin de là, mais on devine que beaucoup d'effets de lumières, d'étincelles, de fumée, de texture, etc, ont été rajoutés pour la 3D, et ça surcharge un peu inutilement le tout, tout en empêchant ces scènes d'avoir une réelle ampleur visuelle), et un Michael Giacchino qui se sent obligé (ou qui a été obligé, allez savoir) de nous pondre encore un nouveau thème musical (médiocre) pour Iron Man (alors que le reste de cette bande originale est très réussi, notamment le logo Marvel), le tout s'avère drôle, entraînant, attachant, et globalement réussi. 

4.25/6

(je l'ai clairement préféré à Guardians of the Galaxy 2)

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Un film, un jour (ou presque) #424 : Kingsglaive - Final Fantasy XV (2016)

Publié le 9 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Animation, Jeu Vidéo, Review, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kingsglaive - Final Fantasy XV :

Le royaume légendaire de Lucis est alimenté par un Cristal magique tout-puissant, que convoite l'empire industriel de Niflheim. Après des années de guerre implacable, seule la ville d'Insomnia résiste encore à l'envahisseur, défendue par le Kingsglaive, les troupes d'élite du Roi Regis (Sean Bean). Parmi ceux-ci, Nyx (Aaron Paul), au passé trouble, et qui doit protéger la princesse Lunafreya (Lena Headey) des troupes maléfiques de Niflheim.

Je me souviens, avec une certaine nostalgie, des dizaines d'heures que j'ai passées sur les Final Fantasy (principalement le IX et le VII) et autres J-RPG.... malheureusement, au fil des ans, cet intérêt m'a tout simplement abandonné, à mesure que la saga des FF enchaînait les épisodes toujours plus excentriques, toujours plus bordéliques, et débordant de clichés typiquement japonais. Je me souviens aussi de Final Fantasy - Les Créatures de l'Esprit, le long-métrage de 2001, pas forcément réussi, mais dont certains moments révélaient vraiment le potentiel du tout-numérique photoréaliste.

Ici, nous avons affaire à un long-métrage (très long !) servant de semi-préquelle au jeu Final Fantasy XV, un film au rendu technique parfois ébouriffant, mais qui malheureusement, n'a pas grand intérêt sorti de là.

Abordons la technique pure et dure, tout d'abord : c'est photoréaliste au possible, c'est souvent bluffant... mais ce photoréalisme du rendu, des textures et des personnages est trop souvent saboté par une animation raide, peu naturelle, par des mouvements à la masse aléatoire, et par des mouvements labiaux assez désastreux, qui révèlent immédiatement des problèmes conséquents.

C'est bien dommage, parce que la bande originale n'est pas mauvaise, et que les scènes d'actions sont spectaculaires... là aussi, cependant, ce n'est pas parfait, puisque le tout souffre d'un montage trop serré, et d'une tendance à vouloir en faire trop visuellement, quitte à surcharger régulièrement l'image.

Autre problème qui plombe tout simplement le film : le récit. Ultra-basique, avec des noms et des looks improbables et typiquement japonais, et un étrange mélange entre un univers contemporain (avec placements produits à tout va) et de la fantasy médiévale totalement décomplexée, aux idées originales (le lancer de dague/téléportation est un concept génial).

On se retrouve donc avec un rendu visuel très bancal, tant conceptuellement que techniquement, qui passe son temps à enchaîner les bonnes idées visuelles et du photoréalisme stupéfiant, avec de la grisaille laide, des Audis qui roulent dans les rues, et des décors ou personnages secondaires/figurants pas du tout convaincants et mal doublés (un exemple parfait : la scène de post-générique, avec les personnages du jeu) ; le tout illustrant un récit pas très passionnant (les personnages ne sont aucunement intéressants ou attachants), qui traîne clairement en longueur, et ne peut s'empêcher de placer des affrontements interminables, lesquels valident définitivement le fait que trop d'épique tue l'épique.

En résumé, une jolie démo technique, qui aurait mieux valu ne durer que 45 minutes, tant elle est remplie de vide, et laisse globalement de marbre le spectateur lambda.

2.5/6

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