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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "fuller"

Christmas Yulefest 2020 - 64 - Dashing in December (2020)

Publié le 4 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Paramount

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Dashing in December (2020) :

Lorsque Wyatt (Peter Porte), un cadre citadin, retourne au ranch familial pour y passer les fêtes de fin d'année, ce n'est pas sans provoquer des tensions sur place. Sa mère (Andie McDowell) est ravie de le retrouver, mais Heath (Juan Pablo Di Pace), l'employé du ranch, voit d'un mauvais oeil l'insistance de Wyatt à pousser sa mère à la vente de la ferme... jusqu'à ce que Wyatt et Heath apprennent à se connaître.

Premier film de Noël du Paramount Network, et une sorte de version western/country de A Christmas Setup, l'autre film gay de la saison : même style de récit, même clichés, avec cependant un budget clairement plus élevé ici (rien que le budget musique pourrait financer un téléfilm Hallmark en entier) et, malheureusement, vingt premières minutes de mise en place assez désagréables.

Le problème, c'est que Peter Porte passe un peu de 0 à 100 dans ses émotions, sans étape intermédiaire : ainsi, comme Wyatt et Heath sont supposés ne pas se supporter durant la mise en place du récit, Porte s'y montre ultra-bitchy, mesquin et insupportable. Pendant 20 bonnes minutes, Wyatt est ainsi hostile, malpoli et désagréable, avant d'effectuer un virage à 180° dès qu'il apprend que Heath est gay et qu'il est un partenaire potentiel.

Heath (le Fernando de Fuller House ^^) n'est pas forcément mieux loti ou plus chaleureux, même si le film tente de nous placer dans son camp : durant une grosse partie du récit, il y a un problème d'écriture des personnages, aux réactions mélodramatiques - rien de totalement rédhibitoire, cependant, puisqu'une fois la première partie franchie, le couple s'avère assez crédible et attachant.

Après, c'est un film très country, et assez mollasson, donc si l'on n'adhère pas vraiment à cette ambiance, l'intérêt du tout est assez limité.

Mais au moins, le métrage a le mérite d'exister : clairement pas aussi sympathique que A Christmas Setup (Fran Drescher >> Andie MacDowell, ici productrice, qui a une sous-intrigue romantique inintéressante, et en plus ne joue pas très bien), Dashing in December se permet cependant de placer quelques scènes sur la difficulté de grandir gay dans une petite ville rurale de ce type, ainsi qu'une scène de torses nus et luisants et plusieurs baisers fougueux (impensables chez Hallmark) - c'est toujours ça de pris, je suppose, pour ce qui appartient à un genre de métrage ultra-balisé et générique, et nul doute que le public gay appréciera plus que moi. 

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2020 - 27 - Dolly Parton : C'est Noël chez nous (2020)

Publié le 13 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Musique, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, Religion

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Dolly Parton : C'est Noël chez nous (Dolly Parton's Christmas on the Square - 2020) :

Sous l'œil mécontent d'Angel (Dolly Parton), un ange, Regina Fuller (Christine Baranski) hérite des titres de propriété de toute la ville de Fullerville, et décide prestement d'en expulser tous les habitants pour remplacer la bourgade par un centre commercial. Mais c'est sans compter sur la solidarité de ses concitoyens, bien décidés à ne pas se laisser faire...

Il faut être honnête : le premier quart d'heure de cette comédie musicale Netflix est une véritable épreuve.

Immédiatement, le film attaque le spectateur de toutes parts, en lui assénant un numéro d'ensemble qui pose toutes les bases du projet : un croisement de téléfilm ABC/NBC des années 80 (avec bons sentiments à tout va, anges gardiens, mélodrame larmoyant, etc), de comédie musicale ultra-datée (avec chansons approximatives, chorégraphies basiques, etc), et récits de Noël très dérivatifs (c'est assumé, mais ce métrage est clairement un assemblage de La Vie est belle de Capra, et du Chant de Noël de Dickens).

Le premier quart d'heure, donc, est un calvaire, avec sa réalisation plate et télévisuelle, ses décors façon Stars Hollow du pauvre, son éclairage trop lumineux, et sa chanson-titre insipide, au play-back bancal.

Heureusement, ensuite, à mesure que l'histoire progresse, le métrage trouve un semblant de rythme de croisière : c'est toujours relativement ringard et bancal, parfois bien trop forcé (l'accident de la fillette, et tout ce qui s'ensuit) mais ponctuellement, ça fonctionne à peu près, comme lors de la première chanson de Treat Williams.

Et rapidement, l'on réalise que la plupart des chansons du film (toutes composées par Dolly Parton) ne fonctionnent pas réellement en tant que chansons de comédie musicale. C'est d'autant plus frappant dans le générique de fin, durant lequel Dolly reprend l'un des morceaux collectifs du film : tout de suite, ça sonne comme une ballade country plaisante, alors que, chanté par tous les protagonistes, ça ressemblait plus à un gloubiboulga infâme et kitschouille.

Bref : ce Dolly Parton - Christmas on the Square ne plaira clairement pas à tout le monde, voire même, il ne plaira qu'à un public très restreint, une niche qui adorera probablement la proposition rétro-musicale de la star de la country, tandis que le reste des spectateurs, lui, sera certainement plus dubitatif.

Par conséquent, difficile de noter le tout objectivement.

WTF/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Blog Update ! - Janvier 2019

Publié le 3 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Hallmark, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Télévision, Update, St Valentin

Un mois de janvier assez chargé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec un certain nombre de grosses sorties de 2018 rattrapées par mes soins...

#850: Roman Polanski - Wanted & Desired (2008) - 3/6

#851 : Father of the Year (2018) - 2.5/6

#852 : Spider-Man - New Generation (2018) - 4.5/6

#853 : No Clue (2013) - 2.25/6

#854 : Christ(off) (2018) - 1.5/6

#855 : Countdown (2016) - 1.75/6

#856 : Bumblebee (2018) - 4/6

#857 : The Price of Fame (2017) - 2.5/6

#858 : Action Point (2018) - 2.5/6

#859 : Aquaman (2018) - 3.75/6

#860 : Mowgli - La Légende de la Jungle (2018) - 3.5/6

#861 : Vintage Tomorrows (2015) - 3.75/6

#862 : Psychokinesis (2018) - 2.5/6

#863 : The Wizard of Lies (2017) - 3/6

#864 : Le Règne des Supermen (2019) - 3.25/6

#865 : Sale Temps à l'Hôtel El Royale (2018) - 3.75/6

#866 : Shawn Michaels - Heartbreak & Triumph (2007) - 4.5/6

#867 : Ralph 2.0 (2018) - 3.25/6

#868 : L'Incroyable Bibliothèque de M. Lemoncello (2017) - 3.5/6

#869 : Puddle Cruiser (1996) - 3/6

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# Bilan :

Un mois plutôt satisfaisant, avec une moyenne globale de 3.1/6 : une moyenne littéralement "moyenne", principalement due à de multiples films satisfaisants, et assez peu de véritables flops, notamment au niveau des sorties 2018.

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# Film du mois :

Comme toujours, en mettant de côté les documentaires, on se retrouve avec, en tête de liste, un Spider-man : New Generation inventif, décalé et ingénieux, une vraie bonne adaptation du Tisseur et de ses versions alternatives, qui présage du meilleur pour les films d'animation Marvel/Sony à venir.

Mention honorable à Bumblebee, en deuxième place, un film qui relance la franchise Transformers avec une héroïne attachante et une approche rétro revenant aux bases des personnages et du genre, loin de l'overdose d'images, d'action et d'effets spéciaux illisibles des Michael Bay.

 

# Flop du mois :

Un seul véritable perdant, ce mois-ci : Christ(off), la comédie française mettant en vedette un groupe de prêtres choristes, et Michael Youn. C'est bête, c'est plat, c'est mou, c'est dérivatif, bref, c'est un plantage.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries, ce mois-ci, à commencer par la reprise de The Orville et de Discovery : la première continue d'hésiter entre comédie, soap et drame sérieux, tandis que la deuxième semble avoir appris de ses erreurs passées, et vouloir se lancer dans une direction plus maîtrisée.

Mentionnons aussi The Outpost (une série de fantasy fauchée), Titans (l'adaptation dark & gritty des jeunes super-héros DC), Black Mirror - Bandersnatch (la démonstration technique un peu creuse, façon épisode-dont-vous-êtes-le-héros de BM), la saison 4 de Fuller House (une série à bout de souffle), la saison 3 de Daredevil (peut-être ma préférée de la série), ou encore la saison 1 d'Insatiable (vraiment critiquée par la bien-pensance en ligne, mais finalement assez amusante et corrosive, malgré un gros problème de format).

Enfin, n'oublions pas cette chère Mme Maisel, avec une saison 2 qui m'a un peu moins convaincu que la première : la faute à des choix narratifs trahissant les quelques défauts récurrents de l'écriture d'Amy Sherman-Palladino. Rien de dramatique, heureusement, et l'interprétation globale de la distribution fait passer la pilule sans effort.

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# À venir :

Dès demain, le blog des Téléphages Anonymes met de côté sa rubrique Un film, un jour... ou presque ! jusqu'à la Saint Valentin, pour se consacrer à la romance et aux grands sentiments, avec deux semaines de longs-métrages sentimentaux et autres comédies romantiques...

 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2018 - 33 - All The Creatures Were Stirring (2018)

Publié le 20 Décembre 2018 par Lurdo dans Anthologie, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Horreur, Noël, Review, Science-Fiction, Thriller, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

All The Creatures Were Stirring :

Le soir de Noël, Max (Graham Skipper) et Jenna (Ashley Clements), qui se connaissent à peine, se retrouvent pour passer une soirée ensemble dans un théâtre, devant une pièce avant-gardiste étrange. Mais plus le spectacle avance, et plus les choses prennent un tour des plus sinistres...

Une anthologie horrifique indépendante, écrite et réalisée par un couple, clairement sans grand budget, et structurée autour d'une pièce de théâtre d'avant-garde en plusieurs actes (chaque acte = un segment). Le problème étant que, comme souvent, l'intérêt et la qualité de chaque segment sont vraiment variables... ce qui donne au final l'impression de se trouver devant un patchwork de courts-métrages mis bout à bout de manière disparate.

- The Stockings Were Hung : À l'occasion d'une fête de Noël, les employés de l'entreprise se retrouvent enfermés dans leur bureau et contraints, par un psychopathe anonyme présent dans les locaux, d'ouvrir des paquets piégés.

De faux airs de Saw pour un segment pas particulièrement abouti ni très bien interprété, assez cheap, et avec une Jocelin Donahue totalement sous-exploitée. Bof.

- Dash Away All : Alors qu'il a malencontreusement verrouillé les portes de sa voiture sur le parking désert d'un supermarché, Eric (Matt Long) se tourne vers les deux propriétaires (Catherine Parker et Mekeda Declet) d'un sinistre van stationné là...

Une histoire assez réussie d'entité démoniaque, sobre, simple, mais convaincante, et plutôt bien interprétée.

- All Through The House : Chester (Jonathan Kite) déteste Noël et tout ce qui entoure cette fête, mais il va recevoir, la nuit du 24 au 25 décembre, la visite de trois esprits qui vont le faire changer d'avis.

Une relecture caricaturale et peu inspirée du Chant de Noël de Dickens, à l'interprétation outrée, et à l'intérêt très limité (avec un caméo d'Amanda Fuller, au passage).

- Arose Such A Clatter : Suite à une collision de sa voiture avec un cerf, Guy (Mark Kelly) rentre chez lui... traqué par une force rougeoyante qui crie vengeance.

Une mise en image et un montage tournoyants et très agités (avec une vue subjective de la créature), pour un segment assez fauché, reposant sur un gag basique et prévisible (Rudolph).

- In A Twinkling : Alors qu'une pleine lune illumine la nuit de Noël, Gabby (Constance Wu), la petite amie de Steve (Morgan Peter Brown), s'invite chez ce dernier avec une bande d'amis, alors même que Steve s'apprêtait à s'enchaîner chez lui...

Un court-métrage amusant, qui feinte sur la lycanthropie pour partir dans une direction totalement différente, à base de changement de format, de passage en noir et blanc, et de créatures d'outre-espace.

- And To All A Good Night : Fin du fil conducteur, avec le spectacle scénique qui rejoint la réalité, et une fin en semi-queue de poisson pas désagréable, bien qu'assez moyennement satisfaisant.

Dans l'ensemble, une anthologie vraiment faiblarde, qui n'a que deux segments de vraiment satisfaisants, car intéressants de par leur originalité, et leur réalisation. Le reste ? Totalement oubliable et insuffisant.

1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : The Tick, saison 1 - suite et fin (2017-2018)

Publié le 15 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Amazon

Au terme des six premiers épisodes de cette nouvelle version des aventures de cette chère Tique, diffusés en août dernier par Amazon, j'avais conclu de manière optimiste, en espérant que le délicat équilibre sérialisation sérieuse/comédie absurde/action super-héroïque décalée que le programme semblait avoir enfin trouvé, à la mi-saison, allait être le mot d'ordre de ses six derniers épisodes.

The Tick 2017 - Saison 1 - suite et fin (1x07-12) :

Capturé, Arthur tente de s'échapper et d'emmener avec lui le Professeur Karamazov (John Pirkis), qui détient les secrets du VLM, et des plans machiavéliques de la Terreur...

Et d'office, premier souci : bien que j'aie (tardivement) passé en revue la première moitié de la saison courant février, je m'aperçois que, deux mois plus tard, je n'en ai pas retenu grand chose. La faute à un format de 20-25 minutes vraiment pas fait pour des demi-saisons séparées, et à un ton initialement trop hésitant, qui empêchait tant la comédie que les moments plus sérieux d'être vraiment mémorables et marquants.

Ensuite, il apparaît très rapidement que la série, à mesure qu'elle progresse dans sa première saison, continue de délaisser progressivement l'humour, pour insister sur son intrigue et son action super-héroïque.

Ce n'est pas forcément un mal (ça permet de finir la saison sur un affrontement final assez réussi), et ça ne veut pas dire pour autant que le show perd totalement son sens de l'absurde et des vannes improbables (entre Danger Boat amoureux d'Arthur, le robot soviétique, Baby Karamazov, ou encore la campagne publicitaire de la Terreur, il y a de quoi faire)... mais dans l'ensemble, on est nettement moins dans la déconnade et la parodie que ce que l'on aurait pu espérer.

Selon les épisodes, l'équilibre humour/sérieux est ainsi assez inégal : après les deux premiers épisodes de cette demi-saison, relativement sérieux, Ben Edlund repasse à la co-écriture, pour quelque chose de plus léger, le temps d'un épisode. Puis c'est retour au sérieux et aux intrigues de fond pour les trois derniers chapitres, les plus chargés en action...

Mais qui dit épisodes plus sérieux et dramatiques demande aussi des personnages convaincants. Et là, je dois bien avouer que j'ai toujours autant de mal à prendre Overkill ou Superian au sérieux, tant les acteurs me paraissent compétents, mais peu charismatiques (et pas aidés par leurs costumes).

J'ai été nettement plus convaincu par Dot, la sœur d'Arthur, et par ce dernier, deux personnages qui se réalisent vraiment dans cette demi-saison.

Quant à la Tique, problème, puisque le personnage de The Tick semble relégué au second plan, et au rôle de distributeur de punchlines décalées : la série a clairement choisi de parler d'Arthur, et de faire de lui son héros, ce qui, malheureusement, signifie que The Tick fait parfois un peu de figuration dans son propre programme.

Ce n'est pas rédhibitoire, mais difficile de ne pas regretter cette situation. Dans l'ensemble, cette version de The Tick m'a paru nettement moins attachante que la version sitcom de 2001, ce qui est paradoxal, puisque les personnages sont ici plus développés et approfondis, et que leurs relations le sont tout autant.

Mais l'accent mis sur l'intrigue de fond, au détriment de la Tique et d'un humour plus prononcé, ainsi que les seconds rôles moins charismatiques et mémorables (en 2001, on avait Liz Vassey, Nestor Carbonell, Ron Perlman, Kurt Fuller, Dave Foley, Armin Shimerman...) font que j'ai eu du mal à m'attacher à la moitié de ces nouveaux personnages, alors que je partais plutôt conquis d'avance.

Cela dit, cette nouvelle version de The Tick est loin d'être un ratage, et on ne peut qu'espérer que la saison 2, déjà commandée, saura ménager un peu plus de place à l'excentricité et à la comédie, ainsi qu'au personnage titre de la série.

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Blog Update ! - Mai 2018

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois de mai assez équilibré sur le blog des Téléphages Anonymes, avec son lot de nouveautés, de films à buzz, et de métrages plus anecdotiques...

#703 : Killing Hasselhoff (2017) 2.75/6

#704 : Mute (2018) 2/6

#705 : André le Géant (2018) 4.25/6

#706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014) 3/6

#707 : Rock Jocks (2012) 2.25/6

#708 : Profession Tueur (2018) 3/6

#709 : How To Be A Latin Lover (2017) 3/6

#710 : Lost Heroes (2014) 4.25/6

#711 : Pierre Lapin (2018) 3.5/6

#712 : Tomb Raider (2018) 2/6

#713 : Knife Fight (2012) 2.25/6

#714 : Capitaine Superslip (2017) 3/6

#715 : Anita et Moi (2002) ?/6

#716 : Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (2017) 2/6

#717 : The Better Half (2015) 3.5/6

#718 : James Arthur Ray, Gourou New Age (2016) 2.5/6

#719 : Ready Player One (2018) 3.75/6

#720 : Girlfriend's Day (2017) 2/6

#721 : Annihilation (2018) 3.5/6

#722 : Game Night (2018) 3.5/6

#723 : Le Secret du Ragnarok 2/6

#724 : L'Incroyable Jessica James 2.5/6

#725 : Lucha Mexico 3/6

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# Grand écran :

Un mois de mai qui, contre toute attente, a été l'occasion pour moi de ne pas me précipiter en salles pour aller découvrir toutes les grosses sorties du moment.

Non seulement par manque de temps, mais aussi par manque d'envie - Deadpool premier du nom était sympathique, mais pas forcément au point de me ruer en salles pour voir sa suite au prix fort ; et ne parlons même pas de Solo, un désastre de casting, de production et de promotion (et qui va probablement être le premier Star Wars nouvelle génération que je n'aurai pas vu en salle à sa sortie) - ; néanmoins, en ce mois de mai, tout de même pas mal de films atteignent la moyenne, ce qui fait toujours plaisir.

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- Film du mois :

Deux documentaires, Lost Heroes et André le Géant, se partagent la plus haute marche du podium, à la fois complets, intéressants, et amusants, tandis que juste en dessous, le talent de Steven Spielberg permet à Ready Player One de surnager un peu au-dessus de la masse (ce qui n'était clairement pas gagné, soyons francs).

- Flop du mois :

Aucun film en dessous de 2/6, ce mois-ci, ce qui est assez rafraîchissant, et une assez bonne nouvelle pour moi - d'autant que les 2/6 en question (Mute, Tomb Raider) ne sont pas des désastres pour autant, et restent des déceptions plus qu'autre chose.

La palme revient cependant à Nobody Speak, un documentaire hypocrite s'érigeant en défense de la liberté de la presse, alors qu'au nom de celle-ci, il ne fait que nier les libertés individuelles de chacun... à éviter.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la saison 2 des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire a su me réconcilier avec la série, en apportant enfin de vrais enjeux, et en sachant se détacher du film de Brad Silberling. La fin de saison 3 de Black Mirror, par contre, ne m'a pas particulièrement plus séduit que les précédentes, tout comme la première moitié de la saison 3 de Fuller House, les Electric Dreams de K. Dick, ou Ninjak vs the Valiant Universe.

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# À venir :

En juin, sur le blog des Téléphages Anonymes, on traque les réplicants avec Ryan Gosling, on démolit Chicago avec des animaux mutants et The Rock, on part aux JO d'hiver avec Eddie l'Aigle, on enquête sur les Sélénites et sur Lunopolis, on observe la mort de Staline, on voyage dans l'espace-temps avec Oprah Winfrey, on part dans l'arène avec Ferdinand, et on se perd dans l'espace sur Netflix...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017)

Publié le 4 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Télévision, Crackle, Comédie, Documentaire, Found Footage

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Office Uprising (2018) :

Lorsque la distribution de canettes d'une boisson énergétique frelatée contamine tous les employés du building d'un fabricant d'armes, ces derniers deviennent incontrôlables, et en proie à des poussées de violence débridée. Desmond (Brenton Thwaites), un glandeur du département comptabilité, Samantha (Jane Levy), sa meilleure amie en partie contaminée, et Mourad (Karan Soni), leur compère, doivent alors réussir à survivre au beau milieu de ce chaos indescriptible, et à échapper à la fureur d'Adam Nusbaum (Zachary Levi), le responsable du département comptabilité...

Une comédie horrifique de bureau disponible en streaming sur la plate-forme Crackle de Sony (avec fondus au noir pour coupures publicitaires, tous les quarts d'heure), ce métrage lorgne fortement sur des films comme The Belko Experiment, Mayhem : Légitime Vengeance, et autres satires du genre sur la vie de bureau, mais adopte un ton nettement plus déconneur et ouvertement caricatural pour en faire un film d'enragés plutôt agréable à regarder.

C'est notamment dû en grande partie au capital-sympathie de la distribution, avec bon nombre de premiers et seconds rôles plutôt sympathiques : Thwaites (Pirates des Caraïbes 5, Gods of Egypt), Jane Levy (Suburgatory et Evil Dead 2013), Zachary Levi (Chuck, qui ici cabotine affreusement en über bad guy tyrannique), Kran Soni (Dopinder de Deadpool 1 et 2), Kurt Fuller, Gregg Henry, etc...

D'autant que l'on sent clairement que le tout est réalisé par un ancien cascadeur (réalisateur de télévision, et de Braven, avec Jason Momoa) : il y a pas mal de scènes d'action, qui sont dynamiques, et dont les acteurs principaux du film semblent s'amuser à faire eux-mêmes les cascades.

Après, c'est loin d'être parfait. On a beau être dans le registre de la comédie décomplexée, ça a tendance à surjouer beaucoup, et la réalisation/les effets/la post-synchronisation parfois approximatifs ont tendance à trahir un budget que l'on imagine limité.

Mais le tout reste agréable à suivre, le trio de tête a une bonne alchimie, et c'est suffisamment enjoué et sympathique pour que l'on ne s'ennuie pas.

3.5/6

The Monster Project (2017) :

Un groupe d'apprentis-réalisateurs (Toby Hemingway, Justin Bruening, Murielle Zuker, Jamal Quezaire) décide de créer le buzz en tournant un documentaire consacré aux monstres : pour cela, ils interviewent, dans un manoir abandonné, une jeune femme se prétendant vampire (Yvonne Zima), un natif-américain affirmant être un skinwalker (Steven Flores), et une asiatique supposément possédée par un démon (Shiori Ideta). Mais rapidement, les choses se compliquent lorsque les monstres s'en prennent à eux...

Un found footage au postulat pas forcément inintéressant, mais au traitement globalement bien trop inégal pour convaincre, avec une première heure de mise en place et de présentation des personnages (et de leurs relations) des plus insipides et molles.

Ensuite, ça s'active un peu, et ça s'énerve même assez sérieusement dans les dernières vingt cinq minutes, mais malheureusement, il est un peu trop tard pour vraiment sauver le tout, d'autant que le tout repose sur un rebondissement final assez forcé, et que certaines "créatures" sont vraiment sous-exploitées.

Cela dit, ce métrage est suffisamment inventif pour se démarquer du tout-venant du genre, et on saluera le travail apporté aux effets numériques : à l'opposé, on regrettera les voix trafiquées au vocodeur, assez fauchées, ainsi que les personnages antipathiques, et l'interprétation parfois forcée de ces derniers (je pense notamment au black de service™, qui joue assez mal) ; sans oublier la justification du dispositif found footage, qui ne tient pas la route une seule seconde, et qui demande à ce que l'on éteigne assez rapidement son cerveau plutôt que de se demander qui filme, pourquoi, et qui a monté les images à un moment T.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 75 - Mara (2018) & Unfriended 2 : Dark Web (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Mara (2018) :

Lorsqu'un homme est retrouvé étranglé dans son lit, Kate Fuller (Olga Kurylenko), psychologue criminelle, découvre en interrogeant la fillette de la victime qu'il a été tué par "Mara", une entité mystérieuse. Rapidement, elle découvre alors que Mara est un démon tuant les gens dans leur sommeil, et que l'entité se propage comme une épidémie...

Encore un film d'horreur sur la paralysie du sommeil (cf Dead Awake), et encore un ratage, plat, cliché, insipide, mollasson et ultra-générique. Par ailleurs, je n'ai rien contre Olga Kurylenko, mais elle n'a pas vraiment le charisme et la présence suffisants pour réussir à porter sur ses épaules un film faiblard comme celui-ci, et ça se sent : face à un réalisateur débutant qui semble avoir donné comme mot d'ordre à sa distribution "jouez toutes vos scènes en mode hystérie", elle fait de son mieux, mais ne parvient pas à réaliser de miracles.

1.5/6 (dont une pénalité pour cette fin télégraphiée)

Unfriended 2 - Dark Web (2018) :

Lorsque Matias (Colin Woodell) décide d'utiliser un ordinateur "trouvé" pour travailler sur un logiciel lui permettant de dialoguer avec sa petite-amie sourde (Stephanie Nogueras), il ne se doute pas qu'il vient de mettre la main sur le portable d'un dangereux criminel opérant sur le dark web. Et rapidement, la situation dégénère alors que le hacker se manifeste, et menace les proches et amis de Matias tant que ce dernier ne lui a pas rendu son ordinateur...

Le premier Unfriended était un long-métrage au format et au concept intéressants, qui donnait ouvertement dans le surnaturel, mais s'avérait finalement assez répétitif et creux. Le second volet, indépendant, abandonne totalement le surnaturel pour nous parler des horreurs du web et des maychants pirates qui vous espionnent à l'insu de votre plein gré, pour vous kidnapper et vous torturer dans des barils...

Le problème étant que si le film, dans son ensemble, est regardable et pas trop mal mené, dès le début, on nous présente un personnage principal tellement stupide qu'il en devient instantanément agaçant. Le genre de protagoniste qui vole un ordinateur portable, parvient à en trouver (par chance) le mot de passe, et y entre aussitôt tous ses mots de passe et identifiants, sans même prendre la peine de vérifier le contenu de l'ordinateur ou la sécurité de ses systèmes.

Sérieusement : il allume l'ordinateur, trouve le mot de passe, ouvre aussitôt Facebook et Skype, remplace les identifiants du précédent utilisateur par les siens (y compris la clef de son réseau Wifi), et roulez jeunesse...

Et comme en plus, le film justifie ses actions par ses sentiments pour sa petite amie (il programme un logiciel qui lui permet de dicter un texte alors automatiquement retranscrit via Skype en langue des signes), une petite amie boudeuse qui, dans ses rares scènes, semble n'en avoir absolument rien à faire de son boyfriend, comment voulez-vous que l'on se prenne de sympathie pour le héros ?

(mention spéciale à la fin alternative du film, qui en rajoute encore une couche au niveau du caractère de la jeune femme sourde - une fin alternative sortie en salles, à laquelle la production a apparemment rajouté deux autres fins alternatives pour la vidéo)

Ajoutez à cela une forme inutile (tous les hackers possèdent un camouflage numérique qui les rend invisible à toute caméra, trop de faux suspense), et un récit de plus en plus improbable (une fois la première demi-heure passée, et toute la bande de potes impliquée dans l'histoire, ça perd de son intérêt, et ça devient de plus en plus irréaliste et ridicule, avec des hackers aux pouvoirs quasi-divins), et l'on se retrouve avec un film un peu meilleur que le premier (ou du moins, auquel il est plus facile de s'identifier, absence de surnaturel oblige), mais avec des protagonistes qui, faute d'un autre terme, n'ont que ce qu'ils méritent.

3/6 - 0.25 pour des personnages vraiment peu sympathiques = 2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (1/9)

Publié le 2 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Un tout petit peu plus de six mois après la fin de mon passage en revue de la saison 5, je me lance enfin dans la saison 6 de Star Trek Voyager, avant-dernière saison de la série, que je n'avais vue qu'en partie à l'époque de sa diffusion originale, et très partiellement revue depuis.

Star Trek Voyager, saison 6

6x01 - Equinox part 2 :

Suite directe de l'épisode précédent (dont je ne me souviendrais quasiment pas sans mes bilans), qui se terminait par un cliffhanger assez creux et expédié ici en deux lignes de dialogue, comme souvent. On retrouve donc le Voyager aux trousses de l'Equinox et de son équipage renégat, alors qu'une espèce trans-dimensionnelle veut exterminer les humains.

Et c'est assez regardable, je dois dire, dans le genre "divertissement plein d'action pour lequel il vaut mieux oublier de brancher son cerveau." Parce que qui dit épisode en deux parties signé Braga/Berman/Menosky dit aussi pas mal de grosses ficelles honteuses (par exemple, l'Holodoc qui devient un psychopathe en puissance dès qu'on déconnecte son sens éthique... beaucoup trop facile ; d'ailleurs, l'élimination du Evil Holodoc est encore plus bâclée... ) et surtout, des personnages en roue libre : outre l'équipage de l'Equinox, toujours aussi manichéen et caricatural, on a ici Janeway qui pète un câble et vire subitement mini-dictatrice hostile et insupportable, qui décide de torturer ses victimes, de mettre tout le Voyager en danger pour éliminer Ransom et son équipage, etc... et qui envoie Chakotay en prison dès qu'il ose lui faire remarquer qu'elle part en vrille. Pour le coup, c'est bien joué par Mulgrew, mais... ça reste du n'importe quoi au niveau de la continuité des personnages.

Mais pas de panique, comme toujours dans Voyager, à la fin de l'épisode, tout est pardonné, tout est oublié, et on repart comme si de rien n'était. Assez agaçant, à la longue.

 

6x02 - Survival Instinct : 

Lorsque trois anciens Borgs appartenant à l'Unimatrice de Seven arrivent à bord, ils espèrent que cette dernière pourra les aider à séparer leurs trois esprits, et à retrouver leur individualité totale... mais bien vite, ils réalisent que Seven est responsable de leur état actuel.

Un épisode sobre et mesuré, le seul épisode de Voyager écrit en solo par Ron D. Moore (avant qu'il ne claque la porte), et centré sur Jeri Ryan et les trois autres guests, plutôt bons dans leurs rôles respectifs.

Dans l'ensemble, l'épisode est assez solide, renforçant la relation Seven/Naomi, insistant sur la différence de Seven (assimilée lors de son enfance, et ignorant tout de l'individualité que les autres Borgs, assimilés adultes, ont en mémoire et regrettent) et adoptant, dans les scènes n'impliquant pas l'intrigue de Seven, un ton plutôt léger et sympathique, qui a deux avantages : il renforce le sérieux de l'intrigue principale, et il permet de donner au Voyager et au Quadrant Delta une impression de vie et de symbiose (le Voyager est à quai, à bord d'une station, et le vaisseau est empli de visiteurs curieux).

Rien de particulièrement exceptionnel (les Borgs ont malheureusement été surexploités par la franchise, donc un épisode de plus sur ce sujet, c'est de moins en moins enthousiasmant), mais pour un premier essai de Moore dans le cadre restrictif de Voyager, c'est assez concluant.

 

6x03 - Barge of the Dead :

Lorsqu'elle est victime d'une expérience de mort imminente, B'el se retrouve sur la Barge des Morts, dans l'Au-delà klingon, où elle y croise sa mère, en route pour l'Enfer. Soudain persuadée qu'elle est là à cause d'elle, B'elanna décide de risquer sa vie pour se replonger dans l'au-delà, et sauver sa génitrice.

Une combo Bryan Fuller & Ron D. Moore, un B'elanna-centric, des Klingons = un très bon épisode, forcément très bien interprété par Roxann Dawson, bien produit, et qui développe joliment le personnage de B'elanna.Certes, il ne faut pas être allergique aux épisodes klingons, et il ne faut pas s'attendre à ce que le travail effectué dans cet épisode porte ses fruits ou soit développé ultérieurement, mais bon, on commence à être habitués, avec Voyager.

 

À suivre....

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (6/9)

Publié le 14 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a plus d'un mois et demi, une saison qui reste toujours assez inégale, naviguant entre épisodes très moyens et d'autres plus sympathiques...

Star Trek Voyager, saison 6

6x16 - Collective : 

En mission, Tom, Harry, Chakotay et Neelix tombent nez à nez avec un cube borg en piteux état, contrôlé par seulement 5 drones, et ils sont capturés. Au Voyager de les tirer de là, et de composer avec ce collectif inhabituel composé d'adolescents à demi-assimilés.

Une variation semi-intéressante des épisodes borgs habituels, même si bizarrement, il est difficile de se sentir totalement concerné par l'épisode, tant ce n'est que ça : une énième variation (pas vraiment rythmée) des épisodes borgs de Voyager, qui continue d'affaiblir la menace représentée par cette race, et n'apporte pas grand chose, à part des personnages vaguement récurrents (qui sont cependant assez bien interprétés), un bébé borg animatronique (assez glauque), et un Harry Kim en danger (dont on se contrefout royalement, soyons francs).

 

6x17 - Spirit Folk :

Parce que le programme holographique est activé 24h/24, la communauté de Fair Haven commence à connaître des bugs visibles, et les personnages commencent à s'apercevoir de l'étrangeté et des pouvoirs improbables des membres de l'équipage du vaisseau...

Une suite indirecte de l'épisode 6x11, qui tient ici de la farce éhontée demandant de fermer les yeux sur plein de grosses ficelles et de raccourcis, et de laisser son cerveau au vestiaire.

Pour peu qu'on y parvienne, et qu'on ne soit pas trop allergique aux accents, à la musique, et à l'interprétation des Irlandais de service (sur lesquels le gros de l'épisode repose), alors le tout est assez regardable, et par moments, c'est même amusant.

Mais ça reste très très anecdotique. Et très décevant de la part de Bryan Fuller.

 

6x18 - Ashes to Ashes :

Quand Lyndsay Ballard, une enseigne de vaisseau tuée des années plus tôt, retrouve soudain le Voyager, elle explique qu'elle a été ramenée à la vie par une peuplade extraterrestre, qui l'a remodelée à son image. Mais la réintégration de la jeune femme à l'équipage n'est pas si facile, surtout pour son meilleur ami Harry Kim...

Un épisode qui aurait pu s'appeler "Rétrocontinuité", tant il use et abuse de ce concept pour rendre son postulat de départ plausible... tout en refusant formellement de prendre en compte la continuité réelle de la série, puisque si l'on commence à réfléchir un peu à ce qu'on nous dit à l'écran (la chronologie, les conditions de la mort de Ballard, sa présence à bord, ses rapports avec Kim), absolument rien n'est possible.

Si l'on ferme les yeux sur tous ces problèmes, cependant, l'épisode est très regardable, et plutôt bien interprété, malgré un maquillage extraterrestre assez peu inspiré, à mi chemin entre le Cardassien pour les hommes, et la Reine borg pour les femmes.

En fait, l'épisode est bien meilleur en théorie qu'en pratique, et l'exécution n'est pas à la hauteur de son postulat, à l'image de la sous-intrigue de Seven et des enfants borgs : ce n'est pas désagréable, et la continuité avec le 6x16 est bienvenue, mais c'est un peu maladroit et surligné, et la scène final, qui tente de relier au forceps les deux intrigues de l'épisode, arrive comme un cheveu sur la soupe...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (8/9)

Publié le 18 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Star Trek, Science-Fiction

J'approche de la fin de la saison 6 de Star Trek Voyager, une saison qui semble vouloir développer un certain sens de la continuité qui fait assez plaisir à voir...

Star Trek Voyager, saison 6

6x22 - Muse :

Écrasée sur une planète primitive, B'elanna se réveille prisonnière d'un poète qui se sert d'elle comme d'une muse, pour écrire des pièces narrant ses aventures...

Un Torres-centric, ça faisait longtemps, et ça fait toujours plaisir, même si ici, le personnage passe au second plan, puisque ce qui intéresse Joe Menosky, le scénariste, c'est de parler de son métier.

Forcément, c'est son dernier script en solo sur la série, et donc, il en profite pour s'étendre en long, en large et en travers sur le métier de conteur, sur son importance sociale, sur son influence, etc ; il se permet de vanner un peu ses collègues, leur travail, la fanbase ("pourquoi rajouter des scènes de romance entre les personnages ? On s'en fout, de la romance, on n'a pas de temps à consacrer à ça !" nous explique B'elanna quand le poète imagine une scène de baiser entre Janeway et Chakotay), etc... bref, il se fait plaisir, et en soi, si c'est tout sauf rythmé, ce n'est pas forcément désagréable à suivre.

Ça ne tient pas forcément totalement sur la longueur, mais ça se regarde. Et puis ça fait toujours plaisir de revoir feue Kellie Waymire dans un petit rôle.

 

6x23 - Fury :

Une Kes âgée s'introduit à bord du Voyager, pour y tuer B'elanna, et utiliser le noyau de distorsion afin de remonter le temps, et, intégrée à l'équipage, elle tente alors de saboter sa mission...

Pauvres Michael Taylor et Bryan Fuller, contraints de tenter de faire sens/de sauver les idées calamiteuses de Berman & Braga, à l'origine de l'épisode.

Parce que même si, comme moi, on n'a jamais vraiment apprécié le personnage de Kes, on ne peut que grincer un peu des dents devant le massacre effectué par ce récit, qui fait de Kes une vieille femme psychopathe et éprise de vengeance, malheureusement sans motivations réellement convaincantes, et sans réelle logique.

On est bien loin du personnage tel qu'on le connaissait, et quand on ajoute à tout cela une Jennifer Lien qui a l'air totalement absente (déjà qu'en temps normal, ce n'est pas la meilleure actrice du monde !) et un peu empâtée, on se retrouve devant un épisode qui n'a à proposer qu'un gros débordement d'action spectaculaire, mais finalement assez creux, et une coupe de cheveux plus flatteuse pour B'elanna.

C'est très peu, et c'est surtout totalement inutile (ça me rappelle un peu le massacre effectué par les producteurs de How I Met Your Mother sur le personnage de Victoria, lorsqu'il a été ramené dans ses dernières saisons)

 

6x24 - Life Line :

Lorsque l'Holodoc découvre, par le biais du projet Pathfinder, que Lewis Zimmerman, son créateur, est atteint d'une maladie incurable, il convainc Janeway de l'envoyer sur Terre où, avec l'aide de Reginald Barclay et de Deanna Troi, il va tout faire pour tenter son soigner son "père"...

Un épisode tout simplement réussi, qui fait indirectement suite au 6x10, et développe ainsi la personnalité de l'Holodoc et de son créateur, ainsi que leurs rapports de quasi-père et quasi-fils.

Robert Picardo est excellent, et parvient à donner corps à deux personnages très similaires, mais subtilement différents, et les autres personnages secondaires ne sont pas superflus, pas même l'"assistante" de Zimmerman (très bien interprétée, d'ailleurs), dont on apprend qu'elle aussi est une création de ce dernier, et bien plus encore.

Certes, on pourrait toujours se plaindre de quelques problèmes de continuité, ou du fait que le Voyager envoie son seul médecin de bord à l'autre bout de la galaxie sans avoir de plan de secours, mais bon... ce sont des problèmes anecdotiques en comparaison du reste de l'épisode.

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15 ; 6x16-18 ; 6x19-21)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 7 (3/7)

Publié le 13 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Les bilans de Lurdo

Un début de saison 7 qui donne un peu l'impression, pour l'instant, que les scénaristes se lâchent, qu'ils ont décidé d'exploiter les concepts et les idées de scripts jusque là mis de côté, et qu'ils ont enfin accepté d'utiliser un peu de continuité, notamment au niveau du développement des personnages. Ça ne fonctionne pas toujours, mais au moins ils essaient...

 

Star Trek Voyager, saison 7

 

- 7x09-10 - Flesh and Blood : Lorsque le Voyager découvre une station holographique Hirogen dévastée, l'équipage se retrouve pris entre les Hirogens et leurs proies holographiques, devenues conscientes et s'étant révoltées contre leurs maîtres. L'Holodoc doit alors choisir entre ses semblables, et sa fidélité à l'équipage de Starfleet...

Moui. Un double épisode conçu et co-écrit par Bryan Fuller, et plutôt bien apprécié par les fans, pour tous ses thèmes et sa continuité (l'holo-technologie des Hirogens est celle que Janeway leur a offerte suite à The Killing Game, et elle se sent donc responsable des conséquences de l'utilisation de cette technologie), et pour le fait qu'ils sont à peu près bien développés sur 90 minutes.

Mon seul problème, en fait, c'est que par moments, on a des personnages qui ont des réactions typiques de Voyager, à savoir forcées et illogiques, uniquement là pour faire avancer le récit. 

Le plus flagrant, ici, étant Janeway, mais aussi et surtout l'Holodoc, qui trahit tout simplement le Voyager et son équipage sans grande hésitation, pour rejoindre ses semblables, qu'il connaît depuis quelques heures à peine. Des semblables qui, forcément, révèlent leur vrai visage un peu plus tard, en endommageant le Voyager, en kidnappant B'elanna, et en devenant dans la seconde moitié de l'épisode un groupe mené par un gros fanatique religieux extrémiste et mégalomane. Ce qui facilite bien la tâche aux scénaristes, qui n'ont alors plus à faire dans la subtilité, et peuvent donc se limiter au noir et blanc bien manichéen.

Et pour couronner le tout, à la toute fin de l'épisode, le Doc ne reçoit aucune réprimande et punition, parce que, et je cite "comment pourrais-je vous punir pour ce que vous êtes", à savoir, l'Holodoc est comme les humains, il est faillible et fait des erreurs... et ne doit pas être puni pour celles-ci, même s'il est responsable de haute trahison !? Bullshit.

 

- 7x11 - Shattered : Lorsque le Voyager rencontre une anomalie spatio-temporelle, le vaisseau se retrouve fracturé entre différentes périodes de son histoire, et seul Chakotay peut sauver le navire, en passant d'une époque à une autre, et en tentant d'y trouver de l'aide.

Un épisode amusant, mais assez creux, et qui confirme l'impression que les scénaristes (ici, Taylor et Sussman) ont décidé, cette saison, de jouer la carte de la nostalgie. 

On se retrouve donc avec un épisode qui commence plutôt bien - interactions et continuité entre Naomi, Icheb et Chakotay - et qui bascule vite dans ce qui ressemble à un best-of de la série, passant de Chaotica au futur (Naomi et Icheb adultes), de Seska à la présence d'une Seven borg à bord, en passant par la mort de Tuvok, et l'aide d'une Janeway pré-Caretaker.

Dans l'ensemble, le tout est assez agréable à suivre, mais étrangement, par moments, on a un peu l'impression que le tout est un prétexte, aux yeux de la production, pour réaffirmer une nouvelle fois tous leurs choix créatifs passés : on a ainsi droit à un Chakotay qui explique à Janeway que, malgré toutes les difficultés et les problèmes, ces sept années en valaient vraiment la peine, ou encore, qui réaffirme qu'il ne s'est rien passé entre Janeway et lui, parce que c'est une ligne qu'il ne franchiront jamais.

Un message à l'intention des fans insistants, pour un épisode léger, et finalement assez anecdotique.

 

- 7x12 - Lineage : Lorsque B'elanna découvre qu'elle est enceinte, cela fait soudain resurgir tous ses doutes et toutes ses peurs quant à ses origines, et, paniquée, elle tente alors d'éliminer toute trace de son héritage klingon du génome de sa future fille...

Un excellent épisode, concentré sur Tom Paris et B'elanna, dont les interprètes se démènent pour vraiment exprimer le traumatisme ressenti par ce couple.

La continuité est agréable, l'émotion fonctionne, l'interprétation est impeccable, bref, du développement vraiment bienvenu, qui évite le meublage inutile, et s'avère même assez touchant, même s'il frôle le mélodrame larmoyant sur la toute fin, et qu'il tombe dans le piège récurrent des personnages qui ne sont jamais réprimandés pour leurs actions (même si ici, à la limite, ça peut se comprendre).
 

 

À suivre...

(épisodes 7x01-04 ; 7x05-08)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 118 - Une Nuit En Enfer, la série - Saison 1 (2014)

Publié le 2 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Télévision, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, El Rey

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

From Dusk till Dawn, saison 1 (2014) :

Criminels impitoyables et braqueurs de banque, Seth (DJ Cotrona) et Richard Gecko (Zane Holtz) sont en cavale, et tentent de rejoindre la frontière mexicaine en laissant d'innombrables cadavres sur leur passage. À leurs trousses, le Ranger Freddie Gonzalez (Jesse Garcia), bien décidé à venger son mentor, Earl McGraw (Don Johnson). En route, les Gecko prennent en otage Jacob Fuller (Robert Patrick), un ancien pasteur, et sa famille (Madison Davenport et Brandon Soo Hoo), afin de leur dérober leur van... mais Don Carlos (Wilmer Valderrama), un baron de la drogue auquel obéissent plus ou moins les Gecko, envoie les deux frères au Titty Twister, un strip club étrange qui s'avère peuplé de vampires...

Alors forcément.

Oui, forcément.

Robert Rodriguez qui lance sa chaîne de tv, et qui décide d'adapter en série tv son film culte Une Nuit en Enfer, ça fait envie, sur le papier. Dans les faits, cependant, il en va tout autrement.

Car adapter une heure 40 de métrage dynamique, fun et décomplexé, en dix épisodes d'une heure, ça pose des problèmes de taille. Non seulement le spectateur connaît déjà très largement tous les ressorts narratifs, mais il n'a qu'une envie : voir des vampires, du sang, et de l'action.

Malgré cela, Rodriguez et compagnie ont, pour une raison ou pour une autre, décidé de faire l'exact opposé, à savoir meubler, meubler et encore meubler, en délayant jusqu'à l'ennui la partie dont le spectateur, même dans le film original, se contrefoutait royalement : la première demi-heure, sans vampires.

Une première demi-heure qui prend ici plus de cinq épisodes, et s'avère un véritable calvaire à suivre, tant cette demi-saison est inintéressante, mal rythmée, mal structurée et s'attarde sur des personnages insipides au possible.

Car l'autre vrai problème de la série, c'est sa distribution : difficile de rivaliser avec les trognes, le talent et le charisme de la version ciné, que ce soit Clooney, Saxon, Parks, Trejo, Hayek, Keitel ou Tarantino (et j'en passe)... mais ce n'est pas pour autant qu'il fallait recruter toute cette collection d'endives improbables. Robert Patrick s'en sort bien, et Valderrama aussi, mais tous les autres, c'est un vrai défilé de têtes interchangeables, en particulier au niveau des deux Gecko, pourtant piliers du film et de la série.

On passe donc son temps à s'ennuyer ferme, jusqu'à ce que les vampires passent enfin à l'action en milieu de saison... et là, on retombe dans les problèmes, cette fois-ci des problèmes de budget (les effets spéciaux sont plus mauvais qu'en 1996), de meublage (tous les personnages se retrouvent avec des origines à rallonge qui n'apportent pas franchement grand chose dans certains cas ; et les déviations par rapport au film original sont assez moyennement inspirées), et encore une fois de rythme (là où le film était ultra-rythmé, toutes les scènes d'action sont ici délayées en long, en large et en travers, perdant ainsi énormément de leur punch et de leur énergie). Pour ne rien arranger, enfin, la réalisation et le montage desservent régulièrement l'action.

Bref, une première saison qui accomplit l'exact opposé du métrage qu'elle adapte, et ce à tous les niveaux.

Au lieu d'être original, c'est du réchauffé, au lieu d'être captivant, c'est mou, au lieu d'être bref, concis et déjanté, c'est longuet, redondant et assez générique, au lieu d'être sexy, c'est dépourvu de toute sexualité (il y a bien la fameuse scène de la danse avec le boa albinos, et la demoiselle est loin d'être vilaine, mais la scène est là encore tellement rallongée et "améliorée" qu'elle perd une grosse partie de sa force et de son potentiel évocateur) et au lieu de donner l'impression d'avoir été produit avec trois fois son budget, c'est régulièrement fauché.

Décevant. Et la fin de saison, façon Vampires de Carpenter, qui ouvre le tout sur une saison 2, ne fait pas vraiment envie. Ce sera sans moi.

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Blog Update ! - Janvier 2020

Publié le 31 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un tout petit mois de janvier sur le blog des Téléphages Anonymes, puisque simplement constitué de trois semaines visant à reprendre le rythme après la Christmas Yulefest 2019...

#1095 : Star Wars Épisode IX - L'Ascension de Skywalker (2019) - 2.5/6

#1096 : Maléfique - Le Pouvoir du Mal (2019) - 3.25/6

#1097 : Albator, Corsaire de l'Espace (2013) - 3.75/6

#1098 : Hot Air (2019) - 2.5/6

#1099 : Driven (2018) - 3.25/6

#1100 : Jay and Silent Bob Reboot (2019) - 3/6

#1101 : Do I Sound Gay ? (2015) - 3.5/6

#1102 : Hitman (2007) - 1.5/6

#1103 : Nelly et Simon - Mission Yéti (2017) - 2.75/6

#1104 : Hitman - Agent 47 (2015) - 2.5/6

#1105 : Gemini Man (2019) - 2/6

#1106 : Jojo Rabbit (2019) - 4/6

#1107 : Escaping the NXIVM Cult (2019) - 3/6

#1108 : Queens (2019) - 3.25/6

#1109 : Le Roi Lion (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un quasi-mois des plus moyens, avec peu de vrais bons films, et peu de plantages. Tout est plus ou moins autour de la moyenne, méritant vaguement un coup d'oeil, sans grande passion : approprié pour un mois de janvier mollasson, durant lequel on comate mollement pour se remettre des fêtes de fin d'année...

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# Film du mois :

Taika Waititi et son sens de l'humour très particulier à la tête de ce classement, ce mois-ci, avec un Jojo Rabbit certes imparfait, mais assez attachant et excentrique. Mention spéciale, à ma grande surprise, pour le film d'animation Albator (pourtant peu apprécié des fans), qui a su me séduire avec des idées et des images plutôt intéressantes.

 

# Flop du mois :

Il serait facile de pointer du doigt le premier Hitman... mais celui s'inscrit dans une longue tradition d'adaptations ratées de jeux vidéo, donc il ne fallait pas s'attendre à grand chose de plus. Gemini Man, par contre, aurait dû être d'un autre niveau ; Ang Lee, cependant, s'est tellement consacré à la technique que le reste - un scénario de DTV des années 90 - ne suscite jamais le moindre intérêt. Et puis il y a le dernier Star Wars, qui conclut sa trilogie comme elle avait commencé : dans le fanservice le plus total, enrobant une intrigue pleine de trous, et jamais pensée en amont. Un beau gâchis.

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# Petit écran :

Un petit mois en matière de télévision, avec la fin du sympathique Mandalorien de Disney, quelques Short Treks anecdotiques, un The Rook assez décevant, le début de l'ultime saison de Fuller House, et enfin, la troisième saison de Mme Maisel, une Mme Maisel s'engageant de plus en plus sur une pente glissante, dont je ne suis pas certain que ses créateurs soient vraiment conscients...

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# À venir :

En février, comme chaque année (et parce qu'il faut bien que je les case quelque part dans mon calendrier), on va commencer par la romance, avec la quinzaine Saint Valentin : au programme, deux comédies romantiques par jour jusqu'au 16 février ; ensuite, retour à la normale pour les deux dernières semaines du mois, avec un Will Smith animé, un Eddie Murphy qui fait son comeback, un John Cena pompier, un Michael Bay qui passe à Netflix, un Yéti animé, un voisin espagnol super-héroïque, des humains qui atteignent enfin la Good Place, et bien plus encore...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 7)

Publié le 3 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Star Trek, Science-Fiction

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x23 - Living Witness :

Un épisode particulièrement réussi, co-signé Braga, Menosky et Fuller, et qui repose entièrement sur le concept de "l'histoire est toujours écrite par les vainqueurs", avec ce peuple extraterrestre qui a réécrit l'histoire d'une guerre s'étant déroulée 700 ans plus tôt, histoire qui décrit désormais le Voyager et son équipage comme des psychopathes assoiffés de sang.

En résumé, un moyen de faire un épisode Univers Miroir de manière détournée, et encadrée par des segments impliquant l'HoloDoc, réactivé 700 plus tard. Le propos est maîtrisé, globalement bien joué (bien qu'un poil inégal au niveau des aliens), c'est intelligent, plutôt rythmé, et la fin est astucieuse et bien amenée. Bien joué, Voyager.

 

4x24 - Demon :

Soudain, le Voyager tombe en panne de deuterium (un deuterium dont ils ont pourtant fait le plein il y a quelques épisodes à peine), et n'a plus d'énergie (ils auraient peut-être pu s'en apercevoir plus tôt, alors il y a trois-quatre semaines, Paris jouait dans l'holodeck avec sa voiture de collection, et ça ne dérangeait personne) ; pendant que le vaisseau se met en mode économie, on envoie donc Paris et Kim sur une planète inhospitalière pour chercher ce qui manque, et là, ils trouvent une substance étrange qui les clone.

Et c'est à partir de ce postulat de départ déjà très discutable qu'on se paie un véritable gruyère scénaristique, écrit avec les pieds ("non, Chakotay, on ne peut pas risquer de vous envoyer seul à bord d'une navette pour tenter de retrouver Tom & Harry à la surface ! On va poser le Voyager sur cette planète, ça sera plus efficace !" - trois minutes plus tard, Chakotay part seul avec Seven, à pied, à la recherche de Tom & Harry, pendant qu'à bord, c'est "ah, ben on n'a plus assez d'énergie pour redécoller" :facepalm: ), et dans lequel les personnages ont tous 2 de QI ("vite, on doit retourner à la navette, car dans cette atmosphère ultra-corrosive, brûlante et toxique, sans oxygène, nos combinaisons ne vont pas tenir longtemps !" alors que ces deux abrutis ont laissé les portes de la navette grandes ouvertes avant de partir), et une caractérisation un peu à côté de la plaque par moments. Après l'excellent 4x23, cet épisode ramène brutalement à la réalité... Ouch.

(sans oublier cette fin d'épisode baclée et WTF, à base de "tiens, si je laissais cette substance étrange cloner tout mon équipage, sans vraiment demander son avis à ce dernier, et sans émettre la moindre objection quant aux informations top secrètes que la substance pourrait acquérir de cette manière")

 

4x25 - One :

Lorsque tout l'équipage est placé en stase pendant un mois pour traverser une nébuleuse aux effets secondaires toxiques, Seven se retrouve seule à bord, sous les ordres de l'HoloDoc, et doit faire face à la solitude, ainsi qu'à des hallucinatioons étranges et paranoïaques.

Un épisode plutôt efficace (car signé Jeri Taylor et centré sur deux des meilleurs acteurs du show, par ailleurs parmi les plus développés) malgré certaines facilités pardonnables, un dernier quart un peu trop démonstratif, et un côté un peu trop prévisible dès lors que Paris s'échappe de son caisson sans effets secondaires : on devine tout de suite que quelque chose cloche et que Seven va progressivement perdre la tête, dévorée par ses angoisses (paradoxalement, cependant, la fin de l'épisode laisse entendre que ce moment précis n'est pas une hallucination, mais plutôt un trou du scénario...).

Le tout reste néanmoins assez intéressant et bien mené.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (6)

Publié le 12 Juin 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mon revisionnage de la saison 5 de Star Trek Voyager :

5x11 - Latent Image :

Après un accident l'ayant amené à choisir entre la survie de Kim et celle d'un autre membre d'équipage, l'Holodoc est entré en dépression, et Janeway a dû prendre une décision de taille : effacer tout souvenir de cet incident de sa mémoire, pour éviter qu'il ne s'auto-détruise. 18 mois plus tard, cependant, le Doc retrouve des indices de cette reprogrammation, et il décide de mener l'enquête...

Un épisode cosigné, entre autres, Braga et Menosky. Ce qui veut dire, comme souvent, que le postulat de départ est intéressant, mais que sa mise en oeuvre, elle, est plus ou moins bancale. Déjà, les bons points : l'interprétation de Picardo, excellente, bien qu'elle frôle un le peu le surjeu par moments (mais c'est principalement en contraste avec l'interprétation de Mulgrew, un peu en sous-jeu) ; le postulat global, sur le dilemme posé à chaque praticien médical ; et le mystère de ces bribes de souvenirs effacés, qui se révèle progressivement au fil de l'épisode d'une manière assez efficace.

Maintenant, les problèmes, principalement inhérents à l'écriture. Ainsi, le postulat de départ, s'il est intéressant, est aussi malheureusement amené au forceps, et assez artificiel : au fil de la série, le Doc a déjà eu à prendre des décisions bien plus graves et complexes que de choisir entre la survie de Kim, un officier principal du vaisseau, et celle d'une enseigne de vaisseau anonyme, et inventée par les scénaristes pour cet épisode (d'ailleurs, encore une fois, le manque de continuité et de personnages secondaires récurrents est vraiment dommageable au show ; l'intro de l'épisode, avec Naomi Wildman, laissait supposer que sa mère aurait pu être la victime en question, ce qui aurait pu donner quelque chose de nettement plus poignant à tous points de vue).

Toujours au niveau de l'écriture, Janeway est par ailleurs un peu étrange, beaucoup plus froide et distante que d'habitude, jouée de manière trop stoïque et autoritaire par Mulgrew, et sa tirade comparant le Doc à une machine à peine plus évoluée qu'un réplicateur sonnait particulièrement faux, surtout compte tenu de ce que l'on a vu du Doc et de son évolution dans la série.

Bref, en fin de compte, un épisode assez mitigé, qui vaut principalement pour l'interprétation du Doc, mais qui, Voyager oblige, n'aura pas la moindre conséquence sur le reste du show, et est donc finalement assez vain.

 

5x12 - Bride of Chaotica :

Qu'est-ce que je disais ! Dans le 5x11 l'Holodoc était ultra-dépressif, et au bord de la folie, ici, il joue le Président de la Terre dans une holo-reconstitution du Capitaine Proton. Aucune continuité. M'enfin bon. Alors que Tom et Harry prennent part à une nouvelle aventure de Captain Proton, le Voyager se trouve échoué dans une zone de l'espace étrange, alors même qu'un peuple extraterrestre holographique tente de contacter le vaisseau, et finit par entrer en guerre avec le maléfique Chaotica...

Un épisode co-écrit par Bryan Fuller, et il n'est pas difficile d'identifier ce qu'il a écrit : la moitié de l'épisode qui se déroule dans la reconstitution est sympathique et légère, la moitié qui se déroule à l'extérieur est basique, ultra-premier degré, et assez générique. Assez déçu, je dois dire, car en comparaison des épisodes Holodecks de Deep Space Nine, par exemple, ce Bride of Chaotica ne décolle jamais, constamment tiré vers le bas par une réalisation et un rythme absolument plats et anémiques.

Résultat : le script et les acteurs (qui pourtant s'amusent) sont desservis par le tout, et on finit par s'ennuyer devant certaines qui durent trop longtemps, alors qu'elles auraient dû pétiller de bonne humeur et de légèreté. Assez frustrant, même si le Satan's Robot reste particulièrement amusant (le moment où il beugle INVADERS ! avant de se prendre une baffe de la part de Paris, qui lui ordonne de se taire... et le robot de repartir en trainant les pieds et en marmonnant "Invaders" à mi-voix :mrgreen:)

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Les bilans de Lurdo - Charmed : saison 6

Publié le 17 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Romance, Drame, Fantastique, CW, Charmed

Bilan de visionnage - Charmed saison 6 :

Bizarrement presque plus supportable à regarder que la saison précédente. Probablement parce qu'après la s5 désastreuse et sans direction, cette fois-ci, ils ont un semblant d'arc et de continuité, en l'occurence le personnage de Chris (Drew Fuller), venu d'un futur dystopien, et qui tente d'empêcher celui ci de se concrétiser.

Bon, ça n'empêche pas l'arc en question de se développer très lentement, et le Chris de jouer comme un pied durant les deux premiers tiers de la saison, mais au moins, ça a le mérite d'exister, et de donner un semblant de consistance au show. Idem pour l'évolution de Leo en Elder, suite au massacre de tous ses supérieurs en début de saison : ça donne une certaine épaisseur au personnage, voire même des pouvoirs assez badass, et ce bien qu'il soit relégué à un rôle très secondaire pendant toute la saison.

Parce qu'à part ça, c'est toujours la même routine : Holly Marie Combs étant enceinte jusqu'aux yeux IRL, son personnage le devient aussi, et elle ne tourne plus qu'une scène ou deux par épisode quand approche la fin de la saison. L'occasion pour Alyssa Milano de continuer sa monopolisation de la série.

Cette saison, malgré un discours méta sur "ras-le-bol de tous ces stupides costumes qu'on nous oblige à porter" (une critique souvent faite par les actrices dans les coulisses de la prod), Milano retrouve bien évidemment ses déguisements débiles et vulgaires : en Valkyrie, dans le double épisode d'ouverture bien naze ; en bikini sans raison pendant une moitié d'épisode ; en Mata Hari strip-teaseuse de bazar, baragouinant un français approximatif ; en Génie, façon I Dream of Jeannie, avec désert arabique de studio ; en lycéenne punk-rockeuse, dans un crossover avec une émission de real tv de la CW ; en bimbo blonde en latex ; et en Evil Phoebe à crête, dans le double épisode final façon Univers Miroir.

Histoire de compléter le tout, son personnage récupère encore de nouveaux pouvoirs supplémentaires, au point de devoir en être privée lors d'un semi reboot très Heroes dans l'esprit (un clip show procédural visant à voir si les soeurs ont abusé de leurs pouvoirs : épisode totalement artificiel et déplacé, mais bien utile aux scénaristes pour faire comme si ils n'avaient pas trop boosté le perso - et l'égo - de Milano), et se lance ensuite dans une quête mégapassionnante pour trouver le père de son futur enfant.

Car c'est encore une grande tendance de la saison : on oublie un peu le côté sexy (sauf chez Phoebe), et on booste le côté girly/romantique de la série, avec des histoires de coeur au centre de la majorité des intrigues. Ça tombe bien, cela dit, ça permet d'économiser un peu de budget, la série en a besoin.

Surtout à cause de ce qui est par ailleurs le gros éclat de rire de la saison : le Poudlard de pacotille sorti de nulle part, accessible depuis une porte magique dans la maison des Halliwell, et dont le proviseur - limite s'il ne se tortille pas les moustaches à sa première apparition, tant son jeu est subtil - s'avère le grand méchant de la saison.

Une intrigue de fond totalement... nawak, qui renforce encore plus l'impression de parodie de la série (déjà que dans la saison, on a les Valkyries à la Xena, un dragon en CGI pourris, le Chris en Spiderman, un Sleepy Hollow du pauvre, Camelot & co, un voyage à la préhistoire, "trois soeurs et un bébé", etc...) et qui achève de la faire basculer dans le registre du gros bordel assumé, forcément un peu plus sympathique que lorsque le show tentait d'être dramatique et poignant avec Cole.

M'enfin bon. Chris is dead, c'est toujours ça de pris.

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Les bilans de Lurdo : Psych 2 - Lassie Come Home (2020)

Publié le 31 Juillet 2021 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Policier, Review, Télévision, USA

Victime d'une production chamboulée par l'accident vasculaire cérébral de Tim Omundson au début du tournage, et ayant amené une réécriture complète, à la dernière minute, de son script, le premier long-métrage adapté de la série Psych : Enquêteur Malgré Lui (2017) était sympathique, mais relativement brouillon, et un peu frustrant - on était en effet plus proche d'un épisode XXL de la série, aux longueurs laissées intactes, que d'un véritable film conçu et rythmé comme tel.

3 ans plus tard, toute l'équipe remet cependant le couvert, avec cette fois-ci un Omundson en bien meilleure forme...

Psych 2 - Lassie Come Home (2020) :

Abattu de plusieurs balles et victime d'une rupture d'anévrisme, Lassiter (Tim Omundson) se remet lentement dans une clinique spécialisée. Mais rapidement, il affirme y être le témoin d'événements étranges : parce que personne ne le croit, il se tourne vers Shawn (James Roday) et Gus (Dulé Hill), trop contents de pouvoir mener l'enquête...

Et c'est ainsi autour d'Omundson que s'articule l'intrigue de ce second téléfilm, une intrigue finalement assez anecdotique et prévisible, qui passe un peu au second plan de l'émotion suscitée par le sort de Lassie.

En effet, un peu comme lors du premier film, on retrouve ici des problèmes récurrents au Psych version XXL, dépourvu d'un véritable cadre narratif et des limites imposées par le format télévisuel court de 45 minutes : libérée de ce cahier des charges imposant une structure policière plus rigoureuse, la production se fait plaisir, pour le meilleur et pour le pire, quitte à s'éparpiller.

Au niveau des guests, notamment, avec entre autres Sarah Chalke en infirmière, Joel McHale dans le rôle du père de Lassiter (jolie réinvention du gimmick des flashbacks sur l'enfance, d'ailleurs, qui voit ici ces souvenirs se centrer sur Lassie et son paternel), Allison Miller (qui joue avec Roday dans A Million Little Things) dans un petit rôle anecdotique, et Richard Schiff en chef de clinique. Des apparitions, y compris des habitués de la série (Jimmy Simpson, Kirsten Nelson, Sage Brocklebank, Kristy Swanson, Kurt Fuller, Corbin Bernsen), qui sont fréquemment de l'ordre du caméo éclair, uniquement là pour plaire aux fans...

Mais c'est surtout au niveau de l'intrigue que l'on sent un manque de rigueur assez clair : du postulat de "Lassie est en convalescence et nous fait une variation - potentiellement surnaturelle - de Fenêtre sur cour", le téléfilm ne fait pas grand chose, probablement limité par l'état d'Omundson. En effet, même si celui-ci s'est déjà bien remis, et que son interprétation est tout à fait honorable, on le sent parfois fatigué ou ralenti, et il est compréhensible que les scénaristes aient préféré l'épargner.

Ce qui se traduit, cependant, par une multiplication de sous-intrigues parallèles séparant les personnages : Shawn et Gus chez les Norvégiens, l'enquête de Jules, la petite-amie de Gus qui est jalouse, la promotion de Vick, etc, etc, etc., autant de sous-intrigues qui auraient probablement occupé une scène ou deux dans un épisode normal, mais qui ici, sont délayées jusqu'à casser le rythme global.

Ajoutez à cela une certaine prédictibilité dans les divers rebondissements de ces intrigues (la grossesse, notamment), et une enquête finalement pas très intéressante, et voilà, un scénario qui ne restera pas dans les mémoires.

Et pourtant, difficile d'en vouloir à la série lorsque le programme nous offre, en guise de conclusion, une scène touchante de Lassie retrouvant sa compagne : on comprend alors que ce qui a motivé l'existence de ce Psych 2 n'était pas tant une envie de raconter une nouvelle enquête de la bande qu'un besoin d'exorciser l'accident vasculaire cérébral de Tim Omundson (tous les dialogues de Lassiter ont ainsi un second degré de lecture poignant, IRL), et de fêter publiquement son retour à l'écran au sein de la famille Psych.

De quoi se rassurer, rassurer Omundson, et rassurer les fans. Et rien que pour ça (et parce que malgré tout, ça reste très sympathique à suivre), ce Psych 2 vaut le coup d'œil.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Pilotes - Saison 2014-2015 - Sitcoms

Publié le 13 Octobre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Comédie, Sitcom, NBC, MTV, Fox

Passage en revue de quelques-uns des pilotes des nouvelles sitcoms de cette rentrée télévisée américaine 2014-2015 :

A to Z 1x01 :

Une nouvelle rom-sitcom made in NBC, narrée par Katey Segal (avec un accent bizarre par moments...), sur la relation de Zelda (interprétée par la Mère de HIMYM), avocate blasée et distante, et d'Andrew, un employé de site de rencontres, éternel romantique un peu maladroit. Avec en prime Lenora Crishlow dans un rôle secondaire, et un caméo de Lea Thompson pour la caution geek/Retour vers le Futur. Ça se regarde, sans plus... le cast est sympa, ce n'est pas désagréable, mais bon, c'est un peu toujours la même chose, ces rom-sitcoms un peu décalées, et ça ne dure jamais plus d'une saison, donc...

Selfie 1x01 :

Sitcom ABC qui refait My Fair Lady/Pygmalion, avec Karen Gillan en bimbo décérébrée pas très futée qui place la popularité sur les réseaux sociaux avant tout le reste, vit toute sa vie en web 2.0 (à grands coups de gifs, de tumblr, d'instagram et compagnie), et est contrainte de se tourner vers un coach/expert en marketing (John Cho) pour revamper son image et se réinventer en société.

Assez agaçant dans sa forme (Gillan fait de son mieux, mais son personnage est épuisant, à tout commenter en voix off avec un accent californien maniéré, et à parler à 200 à l'heure avec une duckface constante ; les morceaux utilisés - Bad Romance, Selfie, etc - datent déjà pas mal le show), et classique dans son fond, avec son sempiternel "les réseaux sociaux, ce n'est pas la vraie vie, et tes amis facebook ne sont pas des amis IRL", ce n'est donc pas très intéressant pour l'instant. Peut-être que ça trouvera un ton plus convaincant avant d'être annulé, mais je doute.

Manhattan Love Story 1x01 :

Une énième sit-rom-com new-yorkaise made in ABC, avec Jake McDorman et Analeigh Tipton dans les rôles principaux, ceux d'un tombeur sportif qui travaille dans l'entreprise familiale, et d'une pauvre éditrice débutante, maladroite, timide et provinciale (*soupir*). Et tout ce que l'on peut dire de positif sur ce show se résume à "les deux leads sont sympathiques, fonctionnent assez bien ensemble, et Kurt Fuller a un petit rôle secondaire (aka trois répliques par épisode)". Le problème, c'est tout le reste : c'est cliché, basique, limite sexiste (l'ouverture de l'épisode sur lui qui juge et reluque toutes les filles dans la rue, elle qui fait pareil, mais avec tous les sacs à main... huhuhu hilarité), les personnages secondaires sont eux aussi des clichés ambulants, et le pire dans tout ça, c'ets tout de même les voix offs narrant les pensées des personnages en temps réel. Pronostic : annulation en moins d'une saison, voire d'une demi-saison.

Bad Judge 1x01 :

À l'origine, Kate Walsh en juge alcoolique qui couche avec ses témoins, se bourre la gueule jusqu'à l'amnésie, est batteuse dans un groupe, et possède une mémoire de poisson rouge dans le cadre de son job, mais est obligée de cohabiter avec un petit black qu'elle supervise, le tout produit par Ferrell & McKay... Après intervention de NBC, l'arrivée d'une nouvelle showrunneuse, et les réécritures/reshoots/remontages du pilote, le tout se résume à "Kate Walsh est une juge rock et facile, mais elle a bon fond, et elle est super-compétente malgré ses défauts." Le gamin est évacué à la fin du pilote, et tout se finit bien pour tout le monde. C'est gentiment inoffensif, faussement provoc, le montage est bordélique (la continuité est désastreuse), et bien sûr, ce n'est pas particulièrement drôle : en fait, ça ressemble à Bad Teacher (dans les deux cas, Ryan Hansen inside), et vu que BT a été annulé en quelques semaines...

Happyland 1x01 :

Toujours au rayon "foutons notre pilote à la poubelle, et repensons-le depuis le début", MTV avait vu Adventureland, le film de 2009 avec K-Stew & Eisenberg, et avait décidé que ce serait fun d'en faire une adaptation officieuse en sitcom. Entre temps, cependant, MTV s'est aperçu que la nostalgie 80s, ça ne marchait pas vraiment sur son public (à moins de moderniser à la Teen Wolf), et donc ils ont fout le script à la poubelle, et ont pondu une idée "extraordinaire" : une jeune employée cynique qui travaille avec sa mère dans un parc d'attraction, mais veut prendre son envol, jusqu'à ce que les abdos d'un nouveau collègue lui fassent changer d'avis. Un collègue dont elle tombe amoureuse, qu'elle embrasse, et qui s'avère être... son demi-frère. *insert dramatic chipmunk* EDGY ! MTV !! YEAAAAAH !!

*soupir*

Mulaney 1x01 :

Sitcom Fox sur un comédien de stand-up (Mulaney) qui galère, et qui décroche un job backstage pour un animateur/producteur de jeux tv à très fort caractère (Martin Short).

Pas très intéressant, entre les passages de stand-up à la Seinfeld à chaque coupure pub, le lead assez maniéré, raide et robotique dans sa diction, ses deux colocataires - le sidekick black & la fille énergique, agressive et grande gueule -, leur pote rondouillard, le voisin un peu cinglé (et flamboyant)... rien n'est naturel, tout semble affreusement forcé et sent le déjà-vu, bref... une série avortée de plus, qui se fait joyeusement démonter par la critique.

Cristela 1x01 :

Une latina trentenaire, saoulante impertinente et un peu ronde, étudiante en droit, décroche un stage dans un cabinet d'avocats prestigieux, mais sa famille n'est pas contente. Une sitcom ABC qui n'a aucune autre ambition que d'être un Ugly Betty-like dans le milieu du droit, filmé en studios, et clairement (voire uniquement) à destination du public latino. Voilà voilà, circulez, pas grand chose à voir.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x01 (premières impressions)

Publié le 30 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS, Netflix

On ne va pas revenir en détails sur la gestation particulièrement difficile de Star Trek Discovery, qui, au fil des décisions improbables de CBS, a perdu son showrunner (Bryan Fuller), est passé à mi-parcours d'une anthologie annuelle "1 saison = 1 époque, du passé au futur de Star Trek", à une énième préquelle vendue sur son fanservice et ses références à des personnages établis, a failli avoir Edgar Wright à la réalisation (trop excentrique et original pour CBS), a perdu beaucoup de ce qui faisait l'intérêt du projet, à l'origine, et a été maintes fois retardé sous des prétextes toujours plus transparents.

On passera aussi sur le flou savamment entretenu par CBS quant à l'univers dans lequel la série prend place (ils affirment que c'est la continuité traditionnelle, alors que tout à l'écran évoque l'univers des reboots de JJ Abrams), sur l'embargo imposé aux critiques, ou sur le fait que, sur papier, l'héroïne de la série avait tout du cliché ambulant : ethnicité exotique, coupe de cheveux inhabituelle, nom étrange ("Michael"), origines dramatiques (orpheline adoptée par des Vulcains) qui la lient directement à des personnages principaux du canon Trek (c'est la demi-soeur adoptive de Spock, et donc la fille adoptive de Sarek), talents exceptionnels (c'est la seule humaine à sortir de l'Académie vulcaine), destin hors-du-commun...

... soit la définition exacte de ce que le web (et tvtropes) appelle une Mary Sue, alias le degré zéro de l'écriture.

Et n'oublions pas le problème CBS Access (qui nous touche peu, nous autres Européens), avec une chaîne qui place STD comme un produit d'appel pour sa plate-forme de VOD avec publicités, et a choisi de ne diffuser que le pilote sur sa chaîne principale, pour tenter d'attirer le chaland sur CBS Access pour voir la suite : de quoi se mettre à dos beaucoup de spectateurs potentiels, payant déjà un accès Netflix, si ce n'est plus.

Autant dire que la série ne partait pas forcément avec un buzz particulièrement positif... mais qu'en est-il, dans les faits ?

Star Trek Discovery 1x01 :

Au cours d'une mission de routine pour enquêter sur la panne d'un relais de communication, l'équipage de l'USS Shenzhou, mené par le Capitaine Georgiou (Michelle Yeoh) et son premier officier Michael Burnham (Sonequa Martin-Green) tombent nez à nez avec des Klingons belliqueux...

Et en fait... il n'y a pas grand chose à dire de ce pilote, puisqu'il ne s'y passe pas énormément de choses. Principalement parce que ce n'est qu'un demi-pilote s'arrêtant sur un cliffhanger, qui ne sera résolu que dans l'épisode 02 exclusif à CBS Access : c'est malin de la part de CBS, mais ça a aussi clairement frustré bon nombre de spectateurs, qui attendaient un pilote complet et structuré comme tel, pour se décider si oui ou non ils voulaient investir 10$ par mois pour voir la suite.

Techniquement, le pilote est assez réussi : le budget est clairement là, les effets spéciaux sont nombreux et de qualité, c'est moderne, c'est sérialisé, et on se plonge sans trop de difficultés dans ce pilote.

L'univers présenté, par contre, est difficile à concilier avec celui des Kirk & compagnie originaux, qui se déroulent pourtant dix ans plus tard ; même en mettant de côté l'aspect visuel des uniformes, la technologie, et les Klingons relookés, il existe quelques problèmes chronologiques (les Klingons capables de se camoufler, alors qu'ils n'obtiennent cette technologie des Romuliens que 13 ans plus tard) qui font que l'hypothèse d'une série prenant place dans l'univers nuTrek est toujours des plus plausibles.

Le visuel du show, d'ailleurs, est assez polarisant : c'est moderne, comme je l'ai mentionné, mais c'est aussi assez sombre, et régulièrement surchargé. Je pense notamment à tout ce qui est Klingon, des costumes aux vaisseaux, en passant par leur maquillage caoutchouteux : peu lisible à l'écran, un peu trop uniforme et interchangeable, et vraiment peu inspiré. Et je ne parle même pas de la réalisation, qui passe son temps à enchaîner les plans penchés, encore et encore, à longueur de dialogues, que la scène le nécessite ou non.

Passons au contenu : les personnages fédéraux sont assez peu attachants, dans l'ensemble... et c'est normal, puisque l'on ne nous en montre que trois (et demi, avec le médecin). Georgiou semble destinée, depuis l'annonce du projet, à être le Ned Stark de Discovery : difficile de s'attacher à elle quant on s'attend à ce qu'elle y passe d'une minute à l'autre ; Saru (Doug Jones) est sympathique, mais son personnage d'alien un peu couard n'est pas forcément très captivant ; et Burnham pose problème.

Pas forcément à cause de ses caractéristiques de Mary Sue, finalement assez peu présentes (ou du moins problématiques) dans ce pilote. Mais plutôt parce qu'il y a un gouffre entre le personnage tel qu'il semble écrit sur le papier (une humaine élevée parmi les Vulcains, et qui s'efforce constamment d'être la plus vulcaine possible), et la manière dont SMG l'interprète (un officier impulsif, aux émotions à fleur de peau et aux décisions spontanées et illogiques).

Ce qui n'aide pas, ce sont ces dialogues et cette exposition assez maladroits, à l'écriture laborieuse : non seulement ça rend toute l'introduction de l'épisode assez pataude, mais ça alourdit considérablement les scènes klingonnes, déjà peu intéressantes en tant que tel pour qui a déjà eu droit à des années de développement de cette race extraterrestre.

Dans l'ensemble, donc, bilan mitigé pour ce (demi) pilote de Star Trek Discovery.

On sent que les intentions étaient clairement de manger à tous les râteliers : une préquelle pour rassurer le grand public en lui assurant qu'il n'a pas besoin de connaître l'univers pour regarder, du fanservice pour s'assurer la sympathie des fans, de l'ultra-sérieux dark & gritty pour s'inscrire dans la tendance des prestige dramas du câble, et de l'action et un visuel ultra-chatoyant pour rassurer ceux qui ont découvert Star Trek avec les films de JJ Abrams.

Malheureusement, pour l'instant, il manque plein de chose à ce pilote pour convaincre : de l'inédit, de l'exploration, de la camaraderie, de l'humour, de la musique, de l'optimisme...

On verra bien si ça s'améliore à l'avenir, mais personnellement, comme de nombreux spectateurs, je ne paierais pas 10$/mois sur la seule base de ce pilote.

(demain, la suite)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (9/9 + bilan)

Publié le 25 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek, Review

Fin de la saison 6 de Star Trek Voyager, une saison qui, malgré un certain sens de la continuité, continue de souffler le chaud et le froid...

Star Trek Voyager, saison 6

6x25 - The Haunting on Deck Twelve:

Alors que le Voyager est plongé dans une obscurité totale le temps de traverser une nébuleuse, Neelix raconte aux enfants borgs l'histoire du Pont 12, fermé à tous les passagers suite à un incident des plus sinistres...

Star Trek Voyager nous fait une histoire de "fantômes" pas désagréable, mais qui souffre d'un gros ventre mou, et peine donc à convaincre sur la durée. Dommage, parce que les angles de caméra inhabituels, la continuité avec les enfants et Tal Celes (dont c'est malheureusement la dernière apparition), les effets, et l'interprétation de Mulgrew étaient tous plutôt convaincants, et que dans l'idée, l'épisode est sympathique, mais au final, le tout s'équilibre pour donner quelque chose de plutôt moyen.

 

6x26 - Unimatrix Zero, part 1 :

Lorsque Seven commence à rêver, elle découvre qu'une fraction rarissime du Collectif borg est capable de se transporter en pensée dans l'Unimatrix Zéro, une réalité virtuelle tropicale et idyllique, dans laquelle ces Borgs retrouvent leur identité et leur individualité. Mais le Collectif - et la Reine borg - sont bien décidés à se purger de ces erreurs biologiques, et le Voyager va tout faire pour empêcher un massacre...

Pour finir la saison, un épisode double centré sur les Borgs, définitivement surexploités, et qui paradoxalement, n'évoque même pas les enfants borgs présents à bord.

L'ensemble reste assez regardable et dynamique, même si l'idée de faire de Seven l'une des Borgs "spéciales" est probablement de trop, tout comme sa relation "virtuelle" avec l'un des autres borgs.

Et puis, je ne sais pas trop pourquoi, mais tout ça semble tellement sortir de nulle part que l'ensemble de l'épisode paraît parfois vraiment forcé... comme par exemple ce cliffhanger finalement très peu original - cf Best of Both Worlds.

Bref, à nouveau : c'est regardable, mais peu mémorable.

 

Bilan saisonnier

La saison dernière, j'avais conclu que Voyager manquait vraiment de direction, après sa saison 4 centrée sur Seven of Nine : le show n'avais plus vraiment de point focal, et se contentait bien souvent de recycler des intrigues et des antagonistes passés, sans grande motivation, et en faisant du surplace.

Cette année... il en va de même, en fait. Et comme je n'ai eu de cesse de le répéter au cours de ces neuf bilans hebdomadaires de visionnage, la saison 6 de Star Trek : Voyager est frustrante.

Frustrante, parce que malgré des épisodes problématiques et faiblards, comme chaque saison, et des idées pas toujours très probantes (Fair Haven), la série a décidé, cette année, d'introduire des personnages secondaires récurrents (Naomi Wildman est toujours là, les enfants borgs, Tal Celes, Reginald & Troi...), ce qui est une très bonne chose... mais malheureusement, elle ne les exploite pas assez dans l'ensemble, et se contente d'utiliser ces personnages le temps de deux ou trois épisodes, avant de les oublier ensuite.

Une tendance qui prend surtout place dans la seconde moitié de la saison, ce qui fait que ces personnages récurrents n'ont pas le temps de s'installer ou d'être développés correctement.

Cela dit, ça va de pair avec le sous-développement chronique de tous les personnages ne s'appelant pas Seven of Nine et Holo-Doc. Seule B'elanna s'en sort occasionnellement avec les honneurs, mais même là, elle est nettement moins présente qu'à une certaine époque, et sa relation avec Paris n'existe que quelques fractions de seconde dans la saison.

Et puis reste le problème des Borgs. Des Borgs, encore des Borgs, toujours des Borgs, trop de Borgs, qui deviennent répétitifs et insipides. Combien de fois Seven et le Voyager vont-ils rencontrer un groupe de Borgs renégats/déconnectés/perdus, etc ? Combien de fois le vaisseau va-t-il affronter une Reine Borg, triompher d'elle, et continuer son petit bonhomme de chemin ?

Franchement, en tant que spectateur, j'en suis presque arrivé à un point où j'ai envie de zapper certains épisodes dès qu'on aperçoit un cube ou un drone...

Alors qu'attendre de l'ultime saison de Voyager ? Bonne question. À l'époque de sa diffusion, je l'avais totalement ratée, tant j'avais décroché, et je n'avais rattrapé le series finale que bien plus tard, sans conviction.

Là, si j'étais optimiste, je dirais que les scénaristes vont profiter de cette dernière saison pour développer sur la durée le retour potentiel du Voyager sur Terre, ses contacts de plus en plus fréquents avec la Fédération et Starfleet, etc. Mais je suis réaliste. Connaissant la série et son équipe créative (Ron D. Moore est parti, Menosky aussi, Brannon Braga qui prend ses distances entre la saison 6 et 7 pour rejoindre Enterprise, Bryan Fuller sous-exploité), je m'attends à une saison complète de meublage, à une disparition totale des personnages récurrents de la saison 6, et à un beau gâchis général, avec toujours plus de Borgs, mais toujours moins impressionnants et menaçants.

J'espère me tromper...

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12 ; 6x13-15 ; 6x16-18 ; 6x19-21 ; 6x22-24)

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Les bilans de Lurdo : Newsradio saisons 1 et 2

Publié le 31 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom

Newsradio saison 1 :

Sitcom des 90s inside, avec pleins de têtes connues (Maura Tierney, Dave Foley, Andy Dick, Stephen Root, Kurt Fuller, Phil Hartman, etc), sur la rédaction d'une émission radio de news, comme son nom l'indique. C'est très sympathique, dans le genre, les acteurs sont forcément bons, les personnages attachants, et très bien castés (je dois avouer avoir une grosse préférence pour le patron de la radio, interprêté par Milton, de Office Space). Janeane Garofalo, notamment, est excellente, en girlfriend psychotique, dans le dernier épisode.  

Newsradio saison 2 :

- 01 : Assez amusant. L'histoire du voleur de nourriture est  (Andy Dick s'en prend plein la tronche), le boss qui s'ennuie idem, et l'intrigue des photos nues de la secrétaire est là aussi sympathique.

- 02 : Épisode très marrant, que ce soit avec les top models, la goofball, ou le taser. La boss est encore une fois hénaurme.

- 03 : Une histoire de rats plutôt marrante. Dave Foley fait un excellent straight man face à la folie ambiante.

- 04 : Duel entre les deux présentateurs vedettes, qui se tirent dans les pattes au sujet de leur âge respectif, et la relation de Foley/Tierney devient enfin publique. Bon épisode.

- 05 : John Ritter est  en psy bisexuel obsédé, de passage au bureau, et qui, accessoirement, est l'ex-professeur et amant de Tierney.

- 06 : Bill vs. deux gardes de sécurité très fendards, et la secrétaire qui récupère comme assistante une de ses amies d'enfance qui la copie en tout, c'était fun aussi.

- 07 : Bill va écrire son autobiographie, mais pour l'instant, il n'a que deux mots, et ne sait que dire... bof, comme épisode.

- 08 : Le Big Boss veut se marier, mais il n'a pas encore trouvé avec qui, et demande donc à l'équipe de lui faire une sélection... et pendant ce temps, Lisa tente de se faire embaucher à MTV News, où elle se ridicule face à Anthrax... icon_mrgreen.gif Très bon épisode.

- 09 : Compétition entre Lisa et Dave, Bill paume sa canne, et pique sa crise, et Matthew devient collant. Stephen Root est exceptionnel, comme d'hab.

- 10 : Un épisode de Noël assez fun, avec les cadeaux du boss à ses employés, cadeaux qui font des jaloux, et Bill qui est harcelé par un Santa homicide.

- 11 : Un épisode assez sérieux, pour une fois, et réussi. Lorsque le boss veut vendre la station, pour séduire une femme, toute l'équipe se mobilise. La fin est assez jolie.

- 12 : Les collègues de Dave disent du mal dans son dos, et il s'en aperçoit. Bizarrement écrit, mais pas mauvais. Parfois un peu de mal avec le sourire constant de Dave Foley, on a vraiment l'impression qu'il se retient toujours de partir en fou-rire.

- 13 : Matthew se lance dans le monde des paris, tandis que Dave doit introduire Bill lors d'une cérémonie. Épisode moyen.

- 14 : C'est le mois de Février, et donc, en février, c'est Poisson d'Avril, tandis que Bill est interviewé par un journaliste financier, et que Matthew et Lisa se battent pour une mission. Très fendard.

- 15 : Beth décide de faire se lancer dans une production industrielle de chapeaux Fat Albert, et demande des conseils au boss. Pendant ce temps, Lisa & Dave ont du mal à séparer la relation Boss/Employée de leur relation, et Bill drague en se faisant passer pour un Anglais. Plutôt sympathique là encore.

- 16 : David Cross en neveu magicien du big boss, et qui se tape l'incruste à la rédac. Amusant, sans plus.

- 17 : La jalousie de Dave envers l'ex de Lisa les ammène à la rupture. Et le reste de l'équipe se bat à grands coups de fakes publiés sur le ouèb. Amusant, tout en faisant avancer les relations.

- 18 :  La rupture entre Dave et Lisa. Plutôt amusant, dans les réactions des autres employés...

- 19 : Le boss paume Bill et la moitié de la radio au poker, avant de charger Lisa de tout récupérer lors de la partie suivante. Très fun, et je commence à trouver le Joey/MacGyver de service vachement attachant, comme perso. Et puis, l'ironie de voir Dave ne pas savoir jouer au poker, alors que Dave Foley anime le Celebrity Poker Showdown...

- 20 : Les mecs de la station se prennent la tête avec le montage d'une bande-annonce (assez fun), pendant que Matthew tente d'organiser un week-end d'entreprise (bof), et que Joe passe un examen de technicien (sympa).

- 21 : Season finale. Un incendie dans l'immeuble, tout le monde se rapproche, et Lisa & Dave se reconcilient. Pas mauvais, mais un peu trop léger pour une fin de saison.

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 1 (2017)

Publié le 5 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Jeunesse, Drame

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire (Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events) :

À la mort mystérieuse de leurs parents dans un incendie criminel, l'inventive Violet Baudelaire (Malina Weissman), l'intelligent Klaus (Louis Hynes), son frère, et leur petite soeur Sunny (Presley Smith) aux dents indestructibles, sont confiés par Mr Poe (K. Todd Freeman), exécuteur testamentaire, à la bonne garde du Comte Olaf (Neil Patrick Harris), supposément un parent éloigné. Mais rapidement, il apparaît qu'Olaf est un criminel de la pire espèce, prêt à tout pour faire main basse sur la fortune Baudelaire...

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, sorti en salles de cinéma en 2004, était un film plutôt réussi et sous-estimé, qui n'a pas connu un énorme succès en salles, malgré un Oscar pour ses maquillages, et plusieurs autres nominations.

Pourtant, il avait beaucoup pour plaire : un réalisateur à la vision affirmée (Brad Silberling, réalisateur de Casper), un ton original et corrosif (tout droit tiré des romans), une direction artistique somptueuse (signée Rich Heinrichs et Coleen Atwood, habitués de Tim Burton), un Jim Carrey mémorable en Comte Olaf (un acteur personnellement courtisé par Daniel Handler, l'auteur des romans), et dans l'ensemble, une distribution très réussie.

Apparemment, cependant, à en croire les innombrables avis qui ont pullulé en ligne à l'occasion de l'annonce et de la diffusion de cette série Netflix, le film de 2004 était médiocre et inintéressant, une adaptation ratée, bordélique, avec un Jim Carrey trop cabotin et comique pour son rôle, et de manière générale, la version 2004 méritait son échec au box-office

Il est toujours "amusant" de voir les avis "des masses populaires du web" évoluer ainsi en fonction des modes et des générations (la franchise Star Trek souffre des mêmes maux), d'autant que le film avait, à l'époque, été plutôt bien reçu ; il est donc difficile de ne pas y voir un mouvement de foule un peu hypocrite, motivé par le fait que cette fois-ci, la série Baudelaire est un projet plus "prestigieux", étant dirigé/showrunné par Barry Sonnenfeld (La Famille Addams), co-écrit par Daniel Handler, co-produit par Neil Patrick Harris (qui joue aussi Olaf et chante le générique), et diffusé sur Netflix (qui malgré tous les défauts de ses productions, semble toujours bénéficier d'un totem d'immunité inexplicable).

Un duo Sonnenfeld/Handler qui était déjà à l'origine du film de 2004, avant un départ suite à des problèmes de budget, et qui, dans l'esprit des fans, allait pouvoir se venger de cet affront en produisant une série nettement plus fidèle aux romans que le film (qui condensait les trois premiers livres en 110 minutes, contre 8 épisodes ici, couvrant les quatre premiers livres). Du moins, ça, c'était en théorie. Parce qu'en pratique... 

Saison 1 :

En pratique, cette version télévisée de Baudelaire ressemble (du moins, pour ses 6 premiers épisodes) à un portage télévisé du film, portage assez réussi au niveau de la production, mais finalement assez inutile.

La direction artistique est très similaire (avec en prime une petite touche colorée de Pushing Daisies, la série de Bryan Fuller produite par Sonnenfeld), le ton est globalement identique, l'adaptation des romans aussi fidèle, et, peut-être plus gênant, plutôt que d'incarner un Comte Olaf plus sombre et menaçant (comme l'espérait le web), Neil Patrick Harris cabotine tout autant que Jim Carrey, tout en donnant constamment l'impression de faire un cosplay du Comte Olaf de Carrey.

(assez moyen, le cosplay, d'ailleurs, puisque la perruque de NPH déséquilibre sa silhouette en lui faisant une grosse tête disproportionnée, alors que le Olaf de Carrey avait une silhouette toute en longueur et menaçante)

C'est vraiment un problème récurrent de la série : l'impression d'assister à une sorte d'adaptation télévisée du film, une sorte de remake/suite, aux rôles principaux recastés au plus près, et sans réelle plus-value.

Alors certes, il y a bien des sous-intrigues secondaires centrées sur la société secrète VFD, et sur Will Arnett/Cobie Smulders (que l'on tente un temps de nous faire passer pour le Père/la Mère Baudelaire, une feinte qui ne fonctionne pas vraiment, même si c'est assez amusant que Cobie soit créditée en tant que "Mother") ; il y a bien un Lemony Snicket nettement plus présent que dans le film, et intégré de manière originale au récit et à l'écran ; et il y a bien quelques digressions rajoutées spécialement pour étoffer la série et les épisodes.

Mais tout cela participe à un autre problème récurrent de cette série : son rythme défaillant. Malgré ses huit épisodes à peine, Baudelaire est en effet atteinte du syndrome Netflix : tout est trop long, les romans (assez courts) sont délayés en deux parties pouvant aller de 38 à 65 minutes, la narration de Snicket finit par être saoulante et redondante (tout comme les gags à base de définition de tel ou tel mot, ou de répétition par les personnages de ce que vient de dire le narrateur, gags qui deviennent systématiques et répétitifs de par la manière dont ils sont intégrés au script), bref, ça manque cruellement de dynamisme et de rythme (à contrario de Pushing Daisies, qui avait la touche de folie et l'énergie de Fuller pour faire fonctionner son univers décalé).

Et comme les six premiers épisodes ne sont qu'une redite du film, difficile de ne pas commencer à s'ennuyer au bout d'un moment.

D'autant que le ton très particulier de l'ensemble est assez fluctuant et inabouti : on sent que la série tente de trouver un juste équilibre entre pseudo-macabre mélancolique et satire décalée, entre humour littéraire et narratif et pastiche des récits victoriens, entre détails subtils et gags répétés ad nauseum... mais l'équilibre n'est pas vraiment là, et le show oscille constamment entre les deux extrêmes, sans jamais trouver comment parvenir à les fusionner de manière satisfaisante (ce qui ramène au problème de rythme récurrent de la série). Mention spéciale aux vannes ponctuelles faisant référence à Uber ou au mode de streaming de la série, vannes qui seront clairement dépassées dans 5 ans, incompréhensibles dans 10 ans, et qui jurent particulièrement avec l'univers intemporel du show.

Au niveau de la distribution, pas grand chose à dire : les acteurs sont bien choisis, même si tout le monde a tendance à se mettre au diapason de Neil Patrick Harris, pour cabotiner allègrement, quitte à faire passer tous ces adultes pour des bouffons (ce qui est un peu le but, quelque part). Tout le monde... sauf les orphelins Baudelaire.

Malheureusement, le trio est tellement terne et en retrait qu'il se fait totalement éclipser par tout ce qui l'entoure, que ce soit la direction artistique ou le jeu des autres personnages (notamment l'entourage d'Olaf, ici plus développé) ; un peu regrettable, d'autant que l'interprète de Klaus est un peu transparent (le personnage n'est pas des plus faciles à mettre en valeur, cela dit), et que Sunny est (pour être gentil) assez ratée : contrairement à la Sunny du film, la fillette est ici beaucoup plus jeune, et par conséquent, nettement moins réactive.

Les 3/4 du temps, lorsqu'elle n'est pas remplacée par un poupon inanimé dans les bras de Violet, ou intégrée numériquement dans les plans pour espérer avoir une réaction utilisable, la fillette reste totalement indifférente à ce qui l'entoure, et son babillage numérique ne fonctionne pas vraiment à l'écran.

En résumé, Baudelaire ne bénéficie pas du tout du binge watching popularisé par Netflix : longs et bavards, les épisodes souffrent aussi du caractère répétitif des romans, qui est d'autant plus souligné par ce format Netflix. Et les faiblesses de rythme se répercutent directement sur l'écriture, à tous les niveaux : humour inégal d'un scénariste à l'autre, déséquilibre entre premier et second degré, personnages principaux éclipsés par toute la folie qui les entoure, menace trop diluée pour être efficace, etc...

En fait, en regardant la série, plus encore qu'en lisant les ouvrages, on a par moments presque l'impression d'un auteur (et ici, d'une équipe composée de Daniel Handler et de trois scénaristes débutants) ayant trouvé un gimmick d'humour littéraire, et l'appliquant systématiquement à chaque épisode et à chaque scène, ce qui en atténue à chaque utilisation l'impact et l'efficacité : vers la fin de la saison, je commençais vraiment à en avoir assez de ces répétitions et explications incessantes, de ces effets de style mécaniques et de ces dialogues à rallonge, alors même que le script faisait par ailleurs du surplace.

Et malgré l'accueil unanimement positif des critiques, qui se sont empressés de proclamer la supériorité indubitable de la série sur le film... je ne peux m'empêcher de penser que si les deux oeuvres partagent 90% de leur ADN, les 10% restant sont à l'avantage du long-métrage : Olaf y reste plus menaçant (Carrey est naturellement plus inquiétant que NPH, désolé), péripéties plus rythmées, musique plus mémorable (quoique le générique d'ouverture du show est assez mémorable, un peu comme l'était la chanson du petit Elfe dans le film), effets spéciaux forcément plus convaincants (la maison qui se casse en deux, au secours), rendu forcément moins factice et artificiel... et surtout, script écrit par un véritable scénariste (le scénariste de Galaxy Quest !!!). 

Et je ne peux que me demander quel est le public visé par cette saison 1 : les enfants s'ennuieront probablement, les fans du film risquent de trouver le tout redondant, les binge watchers de trouver le show répétitif et mou, le grand public risque de rester à la porte d'un mélange inégal de tons et de genres... ne reste alors que les fans hardcore des livres, qui forment, sans surprise, l'essentiel des critiques dithyrambiques de ce show. 

Personnellement, me trouvant au croisement de plusieurs de ces catégories, je dois dire que le visionnage de la première saison des Orphelins Baudelaire a été bien moins enthousiasmant que ce à quoi je m'attendais : j'ai lu les livres, j'apprécie le film, j'aime l'univers, mais je suis resté assez déçu par l'adaptation de Sonnenfeld, qui tombe plus souvent à plat qu'elle ne fonctionne. Cela dit, ce n'est pas mauvais, en soi, c'est très bien produit, et je me demande comment j'aurais réagi si j'avais découvert cet univers plus jeune, sans avoir lu les premiers romans ni vu le film (à en juger par les réactions très dubitatives dans mon entourage, le charme n'opère pas forcément sur ce type de public). 

D'ailleurs, il est assez parlant de voir que les deux derniers épisodes de la saison permettent enfin à Baudelaire de s'écarter un peu de l'ombre du métrage, pour aborder de l'inédit. Bon, là aussi, c'est toujours très mal rythmé, trop bavard, et pas toujours très pertinent (la chanson de fin totalement WTF, qui transforme subitement le show en comédie musicale), mais cela permet de sortir un peu des sentiers battus (l'arrivée de Catherine O'Hara en ex du Comte Olaf y fait pour beaucoup dans ce regain d'intérêt, en changeant un peu la dynamique de la série et de ses personnages), et je reste tout de même curieux de voir ce que la saison 2 pourra donner, libérée de cet héritage filmique encombrant, et ayant de nouveaux protagonistes avec lesquels jouer. 

En espérant que la production apprenne de ses erreurs... mais vu que les critiques américains ne trouvent que des qualités à ce Baudelaire, j'en doute.

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 53 - Petits Cauchemars Entre Amis (1997) & Campfire Stories (2001)

Publié le 29 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Fantastique, Thriller, Anthologie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Petits Cauchemars Entre Amis (Campfire Tales - 1997) :

Anthologie horrifique sortie directement en vidéo par New Line, et assez typique des films d'horreur de la fin des années 90, avec notamment de nombreux visages familiers...

- The Hook : malgré la menace d'un tueur de série arborant un crochet et en liberté, Jenny (Amy Smart) et Eddie (James Marsden), un jeune couple des années 60, passe un peu de temps, seul en pleine nature, dans son automobile... 

Absolument rien à dire sur cette légende urbaine que tout le monde connaît par cœur, et ce segment en noir et blanc ne sert que d'introduction, une introduction de deux ou trois minutes à peine, mal filmée, et peu intéressante.

- Fil conducteur : de retour d'un concert, Cliff (Jay R. Ferguson), Lauren (Christine Taylor), Eric (Christopher Masterson) et Alex (Kim Murphy) ont un accident de voiture dans les bois et, en attendant les secours, ils allument un feu de camp dans une chapelle abandonnée, puis commencent à se raconter des histoires effrayantes...

Un segment prétexte qui met en place une narration évidente, et qui a recours, à la fin du métrage, à un rebondissement (assez prévisible) façon Le Carnaval des Âmes. Cela dit, au moins ce n'est pas trop mal interprété.

- The Honeymoon : Rick (Ron Livingston) et Valérie (Jennifer Macdonald), un couple de jeunes mariés, arpentent la nature à bord de sa caravane. Rapidement, ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas seuls dans les bois, mais lorsque Cole (Hawthorne James) les met en garde contre des créatures inconnues, ils ne prennent pas au sérieux ses avertissements...

Là encore, rien de vraiment très intéressant, puisque ce segment est particulièrement étiré en longueur, et que cela l'affaiblit considérablement : scène de sexe, nudité, meurtres à rallonge, et surtout, alors même que toute la force de la légende urbaine de base est d'être confiné à la caravane, du point de vue de l'épouse, et de ne pas savoir si quelque chose rôde vraiment autour, ici, on a droit à des scènes du point de vue des autres personnages : l'indien, qui se défend plus ou moins, le mari, qui part dans les bois sans raisons, le policier qui arrive au petit matin, etc.

De quoi tuer le moindre sentiment de mystère ou de claustrophobie, déjà que les personnages, dans leur écriture, sont particulièrement stupides (mention spéciale à Valérie qui, dès qu'elle trouve une arme efficace, s'empresse de la lâcher après l'avoir utilisée une seule et unique fois), et que la créature est dotée de bruitages assez caricaturaux. Cela dit, à nouveau, ce n'est pas mal interprété.

- People can lick too : fillette comme les autres, Amanda (Alex McKenna) passe la soirée seule chez elle, en compagnie de son chien Odin. Elle ignore cependant qu'un pédophile (Jonathan Fuller) discute quotidiennement avec elle sur le web, et qu'il va en profiter pour tenter de l'approcher...

À nouveau une légende urbaine très (trop) familière, qui en plus a droit ici à un traitement relativement malsain : en effet, pour une raison que je ne m'explique pas, la production a décidé qu'il serait judicieux d'adopter en grande partie le point de vue du pédophile, et de filmer les scènes de la jeune héroïne - 12 ans - comme les scènes d'un slasher normal : on a donc droit à Amanda qui prend sa douche, qui se sèche en manquant de perdre sa serviette, qui essaye des vêtements, qui se déshabille (avec caméra qui suit la serviette qui tombe par terre), etc, ainsi qu'à des plans sur le criminel en extase lorsqu'il frôle les cheveux de la fillette, dehors, et, bien entendu, la chute de cette histoire, lorsqu'il se cache sous son lit pour lui lécher les doigts.

Un segment qui a la subtilité d'un hippopotame bourré à la bière, donc, et qui réussit à mettre mal à l'aise, mais pas pour les bonnes raisons. Le chien est sympathique, cela dit.

- The Locket : Scott (Glenn Quinn) tombe en panne de moto près de la demeure de Heather (Jacinda Barrett), muette. Pour éviter les intempéries, il passe la nuit chez elle, et se rapproche de la jeune femme, mais rapidement, des phénomènes inexplicables se multiplient...

Une histoire de fantômes assez creuse, pas trop mal filmée, mais qui téléphone sérieusement la chute du fil conducteur.

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Dans l'ensemble, une anthologie qui a la mauvaise idée d'adapter sans panache, sans originalité et à la lettre des légendes urbaines éventées au possible, que tout le monde connaît, et qui ne réservent plus aucune surprise. Reste la distribution, sympatoche.

1.75/6

Campfire Stories (2001) :

Une anthologie horrifique sortie directement en dvd, tournée sans budget par des producteurs tv pourtant aguerris, avec des effets spéciaux primitifs, une prise de son amateure, une illustration musicale digne d'une série pour enfants, et un script insipide. Seul intérêt : sa distribution, composée de multiples visages familiers que l'on a depuis retrouvés dans plusieurs séries, notamment du câble.

- Quatre lycéens sportifs pas très finaux (Perez Hilton, John Hensley, Mark Shunock, Kevin Thoms) s'en prennent à l'homme à tout faire de l'établissement (George Kmeck), sans se douter qu'il est un dangereux psychopathe évadé d'un asile, qui va finir par se venger d'eux.

Plat, insipide, avec une réalisation cache-misère pour les mises à mort, une interprétation quelconque, et aucune tension, à aucun moment. 1.5/6

- Un trio de jeunes arrogants (Tommy Nohilly, Eric Axen & Sunrise Coigney) décide de s'en prendre à un shaman indien (Kenneth Miller) pour lui dérober ses "drogues". Mais le trip qui en découle alors s'avère des plus funestes.

Illustration musicale calamiteuse, innombrables hallucinations numériques dignes de 1990, surjeu global, réalisation assez laide... bref, passons (cela dit, le rebondissement final est amusant). 2/6

- Pour se venger de leurs petits amis (Rob McElhenney & Forbes March), Melissa (Abigail Spencer), une jeune femme un peu paranoïaque, et sa meilleure amie bisexuelle, Beatrice (Kerry Butler), décident de leur rendre la monnaie de leur pièce, en leur jouant un mauvais tour. Mais rapidement, la situation dégénère, et quelqu'un assassine un à un les membres du groupe...

Encore un segment insipide, malgré quelques visages familiers : c'est longuet, répétitif, creux, et les fausses pistes ne fonctionnent pas particulièrement. 1/6

- Fil conducteur : deux compères (Joshua Harto, Charlie Day) tombent sur une jeune femme (Jamie-Lynn Sigler) en panne en pleine forêt, et acceptent de l'aider, mais ils croisent alors le chemin d'un garde forestier (Dave Johansen) qui décide de leur narrer des histoires effrayantes au coin du feu, le temps que la dépanneuse arrive...

Un fil rouge sans le moindre contenu, qui se résume à Dave Johansen qui en fait trois tonnes dans son rôle, pendant que les trois jeunes jouent l'inquiétude. La chute du métrage, elle (qui se déroule lors d'un concert des Misfists... !?), est à la fois non-sensique et prévisible, et donc tout à fait dans le ton du reste du film.

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C'est mauvais, tout simplement. Impossible de défendre le métrage, franchement, c'est mal écrit, mal joué, mal tourné, mal mis en musique, etc, etc, etc...

1 - 0.5 pour le crâne enflammé en images de synthèse qui narre les deux premières minutes du film, et est tout simplement incompréhensible = 0.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (suite - 5)

Publié le 27 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui continue tranquillement son chemin, plus rythmée et dynamique qu'auparavant !

4x16 - Prey :

Un épisode bien noté et apprécié par les fans (et il est vrai que formellement, c'est assez bien mené), mais qui personnellement me file des boutons, tant il est symptomatique du syndrome "Janeway est une hypocrite écrite sans la moindre constance et homogénéité, et dont le code moral à géométrie variable ne devrait clairement pas être présenté par les scénaristes comme un exemple à suivre".

Ici, donc, on a Voyager qui trouve une épave hirogen, avec à son bord un chasseur blessé (Tony Todd, excellent), qui poursuivait un membre de l'espère 8472. Lequel est lui-aussi blessé, s'introduit dans le Voyager, tue quelques membres d'équipage, et finit par être arrêté. En cellule, le 8472 joue la carte du "je suis tout seul, je suis perdu, ils sont maychants avec moi, aidez-moi à rentrer chez moi sivouplé", pendant que d'autres Hirogens arrivent, et menacent de détruire le Voyager si on le leur rend pas leur collègue et leur proie. Janeway est contre, Seven est pour, paf, débat idéologique.

Sauf que bon, la position manichéenne de Janeway (qui veut rouvrir un portail vers la dimension des 8472 afin de renvoyer le captif chez lui, et qui est prête à mettre la vie de son équipage en danger pour cela) est intenable, et n'a pas grand sens compte tenu des décisions passées du capitaine, notamment lors de l'invasion des 8472. Et pourtant, ça ne l'empêche pas de faire une grande leçon de morale et d'humanité à Seven, et de la punir en fin de compte parce que la Borg n'est pas d'accord avec elle, a fait preuve d'individualité, et a préféré sauver le vaisseau plutôt que de le sacrifier pour le 8472 (gros bug de scénario, d'ailleurs, à ce moment là, puisque Seven of Nine téléporte l'Hirogen et le 8472 depuis le Voyager jusqu'à un autre vaisseau, alors qu'ils sont tous les deux en pleine bataille, boucliers levés ; m'enfin c'est du Braga, on a l'habitude des trous de scénario et des grosses ficelles un peu trop faciles).

Joli moment d'hypocrisie, donc, que Seven souligne en partie, et qui aurait certainement provoqué une mutinerie à bord d'un autre vaisseau de la flotte, ou si les scénaristes étaient consistants :

"Janeway à l'équipage : vous vous souvenez de cette race que nous avons partiellement exterminée, après qu'elle ait envahi notre espace pour nous détruire tous en représailles d'une tentative d'assimilation par les Borgs ? Et bien nous avons un représentant de cette espèce à bord, il vient de tuer quatre d'entre nous, et il est poursuivi par les Hirogens. Mais parce que j'aime beaucoup avoir l'ascendant moral sur le reste du monde, pour lui faire la leçon, et parce que la chasse, ce n'est pas bien, c'est cruel et c'est barbare, nous allons tenter de rouvrir un portail dimensionnel jusqu'à la dimension d'origine du 8472, pour y déposer ce dernier, et ce tout en subissant le feu nourri des Hirogens, qui se demandent pourquoi on intervient dans leur mode de vie et dans leurs conflits personnels, et qui vont probablement réussir à nous détruire dans quelques minutes. Ah, et le 8472 est en train de se régénerer, et va probablement tenter de quitter sa cellule et de nous tuer dès qu'il ira mieux, mais on s'en moque, la chasse, c'est mal, et moi, je suis la personne la plus sage du vaisseau."

(une saison ou deux plus tôt, c'était cette même Janeway qui affirmait "ma première responsabilité, avant même la Prime Directive, c'est la survie de mon équipage, qui doit passer avant tout le reste". LOL)

(et je n'ai même pas mentionné le fait que tout l'épisode aurait pu être 100 fois meilleur et plus intéressant si l'identité de la proie n'avait pas été révélée dès la première scène de l'épisode ; on aurait eu Voyager découvrant une épave hirogen, et son prisonnier ; ce prisonnier expliquant sa chasse, et que sa proie dangereuse est probablement à bord de Voyager ; les autres Hirogens qui débarquent, menaçant le Voyager, et Janeway qui, instinctivement, prend la défense de la proie, par principe ; Janeway & l'équipage qui découvrent alors que la proie est 8472 : zou, choc, surprise, débat idéologique, conflit, suspense, etc, de manière bien plus agréable du point de vue du spectateur. M'enfin bon...)

 

4x17 - Retrospect :

Un épisode cosigné Bryan Fuller, et qui repose principalement sur l'interprétation excellente de Jeri Ryan, de Picardo et sur celle de la guest star de la semaine, Michael Horton. Ici, on a droit à Seven qui souffre de stress post-traumatique, et l'Holo-Doc qui utilise des techniques d'hypnose douteuses sur la Borg pour débloquer des souvenirs refoulés : elle a été victime d'un "viol" technologique pratiqué par un marchand d'armes paranoïaque avec lequel Voyager fait actuellement affaire... sauf qu'en fait non, ces souvenirs n'étaient que des souvenirs imaginaires, et ça débouche sur la mort de l'accusé dans une explosion.

Et c'est là que c'est problématique, en fait, puisque le script est un peu maladroit et confus : il semble sous-entendre que le marchand est innocent, et que Seven a tout imaginé, mais en parallèle, ce point n'est jamais vraiment confirmé, et la réaction exagérée de l'accusé peut laisser la porte ouverte à une culpabilité réelle tout simplement invérifiable. Et donc, sur cette base assez floue et insatisfaisante, le script conclut en bottant en touche, sans la moindre conséquence pour l'équipage du Voyager, ou pour l'Holodoc, plus ou moins directement (et agressivement) responsable de la mort d'un homme innocent ; contrairement à Seven dans l'épisode précédent, le Doc n'a droit qu'à un "pas grave, doc, tout le monde peut se tromper" de la part de Janeway, après qu'il ait fait son mea culpa. Seven, par contre, a droit à un regard noir et furieux de la part du Capitaine, on se demande pourquoi. Mwé.

 

4x18-19 - The Killing Game :

Arf, ce double épisode :rolleyes:. Sur papier, pourtant, ce n'est pas forcément désagréable, c'est simplement un peu idiot : les Hirogens ont capturé le Voyager, et l'ont transformé en holodeck géant, pour y enfermer l'équipage lobotomisé dans (entre autres) une simulation de la France occupée par les Nazis, dans laquelle Janeway est la tenancière d'un cabaret et meneuse de la résistance locale. Un épisode spécial holodeck assez typique, malheureusement écrit par le duo infernal Braga/Menosky, ce qui veut dire qu'ils ont eu l'idée "Nazis vs Klingons", et qu'ils ont construit un double épisode plein de trous, de choix narratifs abusifs et de rebondissements improbables autour de ça.

Alors oui, les acteurs s'amusent, Jeri Ryan pousse la chansonnette, Kim est enfin utile, et c'est assez bien produit (bien qu'un peu cheap et cliché par moments), mais 90 minutes, c'est beaucoup beaucoup trop long pour ce que ça raconte, et ça laisse beaucoup trop de temps et de place au spectateur pour remarquer les problèmes du scénario et pour s'ennuyer, notamment à cause des scènes d'action répétitives de la seconde moitié.

Et puis bon, on ne peut pas dire que les Hirogens aient été gâtés par les scénaristes, que ce soit esthétiquement - ils perdent beaucoup de leur superbe une fois débarrassés de leurs armures, et engoncés dans des uniformes nazis mal taillés - ou conceptuellement - cinq épisodes et puis s'en vont.

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