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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "fist"

Les bilans de Lurdo : Iron Fist, saison 2 (2018)

Publié le 25 Novembre 2018 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Action, Thriller, Drame, Religion, Netflix

Après une première saison pauvre en action et souffrant d'un protagoniste transparent et guère convaincant, puis une apparition guère plus reluisante dans Defenders, Iron Fist avait commencé, avec son épisode de Luke Cage saison 2, à évoluer dans une direction enfin intéressante et plus légère. Et avec le changement de showrunner pour sa saison 2, on pouvait s'attendre à quelque chose de plus réussi, de plus nerveux, et de moins insipide. D'autant que les critiques nettement plus enthousiastes portant sur cette saison 2 pouvaient permettre d'être un minimum optimiste...

Iron Fist, saison 2 (2018) :

Bien décidé à défendre la ville après la disparition de Matt Murdock, Danny Rand (Finn Jones) tente de faire régner la loi et l'ordre à New York aux côtés de Colleen (Jessica Henwick)... mais Davos (Sacha Dhawan) et Joy (Jessica Stroup) se sont alliés pour se venger de lui, et ils ont engagé les services de Mary (Alice Eve), une ex-militaire aux personnalités multiples, pour se débarrasser de l'Iron Fist.

Nouveau showrunner (M. Raven Metzner, au CV de scénariste assez... hum... discutable), format plus court, nouveau chorégraphe pour les combats et cascades : après le tollé critique ayant touché la saison 1, la saison 2 d'Iron Fist semblait décidée à changer de cap.

Malheureusement, s'il y a effectivement du mieux par rapport à la saison 1 de la série, Iron Fist saison 2 reste une saison assez faible. Déjà, parce qu'elle souffre du syndrome Luke Cage : pour mieux gérer leur héros, les scénaristes optent pour le priver de ses pouvoirs pendant une grosse partie de la saison.

C'est plus pratique : pas d'effets spéciaux ni de combats à gérer (on garde les affrontements pour la toute fin de la saison, et encore...), uniquement des tunnels de dialogues (maladroits) entre les personnages. Le problème, c'est que cela ne fait que souligner à quel point Danny est un personnage creux et inexistant. En le privant de ses pouvoirs, les scénaristes laissent la part belle aux autres protagonistes, notamment Colleen et Misty Knight, qui ressurgit ici et aide son amie à mener l'enquête pendant que Danny est convalescent.

L'occasion pour les scénaristes de tâter le terrain pour un potentiel show Daughters of the Dragon mettant en scène les deux femmes... et force est de constater que ce serait nettement plus intéressant que Danny Bland contre son double négatif, Davos l'inexpressif en manque d'amour maternel.

Au point que l'on se dit que l'affrontement Iron Fist vs son grand rival aurait vraiment dû être mis de côté pendant une bonne demi-saison, si ce n'est plus : c'est plat, générique, et aucun des deux hommes n'a le charisme et l'énergie suffisantes pour faire fonctionner cette rivalité.

Du côté des autres personnages secondaires, rien à signaler, si ce n'est la caractérisation de Joy, totalement fluctuante sous la plume de la nouvelle équipe et du nouveau showrunner (au point que l'on ait parfois du mal à la rattacher à la Joy de la saison 1... sans même parler de la Joy de la fin de saison 2, qui fait un 180° par rapport au début).

Mary, elle, est plutôt convaincante, même si son personnage demande tout de même que le spectateur ferme les yeux sur le fait qu'elle parvienne physiquement, du haut de son mètre 65, à tenir tête/à maîtriser des experts en arts martiaux comme Danny et Davos. Mais Alice Eve fait tout son possible pour rendre ses deux personnalités distinctes, et cela fonctionne assez bien.

Et là, après quelques paragraphes, je m'aperçois que je n'ai pas grand chose à dire de plus au sujet de cette saison. Oui, c'est plus court, et les combats sont mieux chorégraphiés (mais rares). Oui, la fin est intéressante (même si l'on sait désormais qu'Iron Fist n'aura pas de suite sur Netflix) et logique, compte tenu du parcours de Colleen durant ces épisodes (mais cette fin est aussi relativement bâclée, et franchement assez mal écrite, notamment au niveau des dialogues).

Mais dans l'absolu, avec son écriture gentiment pataude (toute la sous-intrigue de Ward et de son addiction/son histoire avec son sponsor sont la définition même de remplissage, ne servant qu'à créer un parallèle maladroit avec Danny/le Fist, et à donner quelque chose à faire à l'acteur), qui peine à caractériser ses personnages de manière convaincante et à imposer un rythme cohérent à la série, la saison, assez décousue, se regarde tout aussi passivement que la précédente, sans jamais passionner ou captiver.

Moins insipide que la saison 1, certes, mais guère plus probant.

 

Retrouvez les autres séries de l'univers Marvel/Netflix passées en revue sur ce blog en cliquant ici...

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-end (3/4) - Iron Fist (2017)

Publié le 19 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Marvel, MCU, Action, Thriller, Fantastique, Netflix

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix. Le moment est donc venu pour moi de conclure, en dépit de mes premières impressions mitigées, le visionnage des séries Marvel/Netflix...

Marvel's Iron Fist, saison 1 :

Après avoir été porté disparu pendant 15 ans, Danny Rand (Finn Jones), héritier de la fortune Rand, reparaît à New York, bien décidé à reprendre sa place dans l'entreprise familiale. Mais celle-ci est désormais contrôlée par les Meachum, et en parallèle, Danny a des intentions cachées : possédant le pouvoir de l'Iron Fist après 15 ans d'entraînement en Asie, il est aussi revenu là pour détruire la Main, qui infeste la ville...

Un ratage. Pas un ratage intégral, mais un ratage tout de même. Et Marvel - ou du moins, sa branche tv s'occupant des séries Netflix - en est le principal responsable.

Principal responsable, pour avoir choisi Scott Buck (désastreux showrunner des dernières saisons de Dexter) afin de chapeauter ce projet. Responsable aussi d'avoir validé de choix de Finn Jones comme Iron Fist : un Finn Jones limité dans son jeu et pas toujours juste dès qu'il sort de sa zone de confort du jeune héritier arrogant mais charmeur, un Finn Jones jamais vraiment crédible dans les scènes d'arts martiaux (quelque part, je ne peux pas vraiment lui en vouloir, il n'a eu que deux-trois semaines pour se préparer), un Finn Jones dans une condition physique largement insuffisante pour représenter un moine guerrier qui a passé 15 ans à s'entraîner.

Bref : Finn Jones ne convainc pas, et comme toute la série repose en théorie sur ses épaules, ça ne passe pas.

D'autant plus qu'il y a tromperie sur la marchandise : la série passe ses deux premiers tiers à nous répéter et nous expliquer que l'Iron Fist est un super-guerrier invincible, mais le personnage, lui, s'avère un gamin immature, traumatisé et colérique, dont les pouvoirs sont mal définis (et artificiellement limités), dont les capacités martiales (par la faute de l'acteur, mais aussi de la réalisation souvent cache-misère) paraissent médiocres, et sont systématiquement éclipsées par celles d'autres personnages, que ce soit ses adversaires (Lewis Tan impressionne de charisme et de maîtrise lors de son combat façon drunken master.... et il fait regretter que Marvel ne l'ait pas choisi en tant qu'Iron Fist, alors qu'il était l'un des finalistes pour le rôle ; Sacha Dhawan est plus subtil et convaincant que Jones en exilé de K'un-Lun) ou ses partenaires (Jessica Henwick).

Ce qui m'amène aux personnages secondaires de la série, qui sont une réussite.

Une bonne moitié de la saison repose ainsi sur les nombreuses intrigues de bureau de la famille Meachum, malheureusement. Je dis malheureusement, car les trois acteurs impliqués (David Furr, Jessica Stroup et Faramir) se donnent à fond dans leurs rôles respectifs, et portent bien souvent l'essentiel de leurs sous-intrigues (voire de la série) sur leurs épaules.

Dommage cependant que l'écriture de ces intrigues ne leur fasse pas de cadeau et s'avère souvent insuffisante, voire soporifique.

À l'identique, là où Danny Rand finit par être agaçant, immature, impulsif et idiot, Colleen Wing est longtemps tout son contraire, un personnage de femme forte, décidée, charismatique, qui donnerait presque envie de suivre ses aventures en lieu et place de celles de Danny.

Mais là aussi, l'écriture pose problème : la caractérisation de Colleen fluctue soudain à mi-parcours, quitte à être frustrante (elle passe de sensei sérieuse et un peu distante à adolescente fébrile et amoureuse en un claquement de doigts, à mi-saison) voire incohérente (le retournement de veste dans le dernier tiers de la saison, tiré par les cheveux, et qui affaiblit grandement Colleen, en la transformant en victime des mensonges de la Main).

Et puis il y a aussi Claire Temple, une bouffée d'air frais dans la série, avec son approche plus cynique et critique de tout ce que fait Danny : à nouveau, on a presque plus envie de suivre ses aventures en compagnie de Colleen, que celles d'un Iron Fist qui se jette si souvent tête baissée dans les ennuis, et ne s'en sort que grâce à autrui, et pas parce qu'il a quinze ans d'entraînement martial rigoureux.

Bref : combats médiocres, interprète principal insuffisant, musique hors-sujet (de l'électro rétro façon Tron), personnages secondaires plus intéressants que le protagoniste (Madame Gao, toujours impeccable ; Bakuto, nettement moins convaincant et mémorable, honnêtement)... et donc, l'écriture.

Une écriture globalement très très faible, bourrée de grosses ficelles et de facilités, de caractérisations aléatoires, de remplissage inutile (le passage en Chine-tournée-à-Vancouver, totalement creux et sans raison d'être), d'exposition maladroite, de dialogues bancals, et d'un refus constant d'exploiter au mieux le sujet de l'Iron Fist.

À l'image du dernier épisode de la saison, très symptomatique du problème Iron Fist : alors que tout devrait mener vers un duel final épique (après tout, si Harold est montré, pendant toute la saison, en train de s'entraîner aux MMA dans son loft, c'est bien pour préparer l'affrontement final... non ?), on se retrouve devant un affrontement générique dans la pénombre, très peu satisfaisant, et on conclue sur un duel au cours duquel Danny se fait dominer par son adversaire, qui a une arme à feu ou un objet contondant en main, et il ne gagne que grâce à l'intervention d'autrui.

C'est presque comme si la production, tout au long de la saison, avait honte de son personnage principal, et se refusait à en exploiter la mythologie, les talents, les pouvoirs, etc, n'acceptant de les aborder que de biais (le simple fait de priver Danny de l'Iron Fist pendant plusieurs épisodes est assez parlant, à ce titre).

Et je ne parle même pas de la toute fin, qui montre Danny et Colleen dans un Tibet toujours aussi fauché et carton-pâte, vêtus de tenues de randonnée Quechua à 25€... *soupir*

Difficile aussi de se défaire de l'impression d'un changement de direction créative, à plusieurs reprises durant la gestation de la série : certains personnages, intrigues, ou directions semblent avoir été bâclées et/ou sabotés, çà et là, pour évoluer vers quelques chose de moins probant, et de moins maîtrisé.

Ça, ou bien c'est simplement le fait que Scott Buck est un scénariste et showrunner déplorable, incapable de mener sa barque de manière compétente. 

-------------

En somme, alors que les Defenders sont sur le point de se former, on peut se poser la question de l'intérêt de Danny Rand au sein du groupe : de ce que l'on a pu en voir au terme de cette saison, Daredevil est bien meilleur combattant, Luke Cage est plus résistant, Jessica Jones est plus débrouillarde et intelligente (en plus d'avoir une meilleure maîtrise de soi !), et tous les personnages secondaires de toutes les séries Marvel/Netflix ont plus de jugeote et d'intérêt que lui.

À la limite, il lui reste sa fortune...

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Un film, un jour (ou presque) #524 : Fist Fight (2017)

Publié le 29 Mai 2017 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Fist Fight :

Le dernier jour avant les vacances d'été, alors que le chaos règne dans son lycée, Andy Campbell (Charlie Day) est sur le point d'être victime de coupes budgétaires, lorsqu'il décide de sacrifier un collègue, Ron Strickland (Ice Cube), pour garder sa place. Aussitôt, ce dernier, menaçant et violent, défie Campbell en duel, un duel prévu à la fin de la journée, et qui devient rapidement le centre de l'attention de tout l'établissement...

Une comédie américaine très inspirée de 3 heures, l'heure du crime (1987), et qui repose à 90% sur les improvisations d'une grosse partie de la distribution, ainsi que sur les personnalités bien rodées de Charlie Day et d'Ice Cube : ces deux derniers font leurs numéros habituels, et si l'on est client de ces derniers, il est probable que l'on trouve là de quoi s'amuser.

Malheureusement, si l'on reste indifférent à l'impassibilité de Cube, et au débit vocal épuisant de Day, alors il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent : le film est plat, à peu près aussi médiocre dans sa réalisation que dans son script, et il faut attendre la toute fin - le combat à proprement parler, un combat un peu sur-chorégraphié, mais à la réalisation un peu plus travaillée - pour que quelque chose de valable se produise.

Dans l'intervalle, cependant, on ne peut que constater la sous-exploitation de nombreux visages sympathiques (Christina Hendricks, JoAnna Garcia, Tracy Morgan, etc), qui ne font guère plus que de la figuration dans ce film écrit par des compères de Seth Rogen, et qui tape trop souvent en dessous de la ceinture pour mériter plus que 

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-end (4/4) - The Defenders (2017)

Publié le 19 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Fantastique, Netflix, Marvel, MCU, Thriller

Précédemment, dans le monde merveilleux de Marvel/Netflix :

- deux saisons mitigées de Daredevil : du 3/6, pour des raisons un peu différentes - d'un côté, les balbutiements du héros et du MCU-Netflix, sauvés par un antagoniste mémorable, et de l'autre, un excellent Punisher, mais un arc Elektra/La Main insipide qui a rendu Murdock antipathique ;

- une saison similaire de Luke Cage : 3/6, très stylisée, mais s'effondrant totalement dans sa seconde moitié, après la mort de son premier antagoniste ; 

- une saison de Jessica Jones particulièrement encensée par la critique (la même critique qui a décrété que Wonder Woman était le meilleur film de super-héros de tous les temps, parce que girl power !!), mais que j'ai particulièrement détestée et qui, hormis Killgrave & Hellcat, est tout simplement une perte de temps (2/6) ;

- une saison d'un Iron Fist mal choisi et incapable (1.75/6), avec un protagoniste qui n'apporte rien aux personnages déjà en place, et se fait totalement éclipser par ses personnages secondaires ; une série qui peine à établir la Main comme une menace crédible, et son personnage principal comme un héros crédible.

Bref, à la veille du grand crossover entre tous ses héros, façon Avengers, un bilan plus que mitigé pour les séries Marvel/Netflix, bourrées de problèmes d'écriture, de rythme et de casting...

The Defenders :

Alexandra (Sigourney Weaver), le leader de la Main, est mourante : ramener à la vie Elektra (Élodie Yung) sous la forme du Black Sky a coûté très cher à son organisation, et Alexandra est désormais contrainte d'accélérer notablement les plans nébuleux de la Main. Mais ces manigances ne passent pas inaperçues, et vont mener à l'association de tous les justiciers de New York : Luke Cage (Mike Colter), Daredevil (Charlie Cox), Iron Fist (Finn Jones), et Jessica Jones (Krysten Ritter)...

La promesse de ce Defenders, diffusé en plein été par Netflix, c'était de réussir à plus petite échelle ce que les films Avengers avaient plus ou moins accompli au cinéma : réunir tous les héros du MCU/Netflix déjà établis dans leurs séries respectives, afin de les confronter à une menace de taille.

Et avec seulement huit épisodes de prévus, la mini-série Defenders promettait aussi un rythme plus soutenu et mieux maîtrisé, réglant ainsi l'un des problèmes principaux de toutes les séries Netflix.

Malheureusement, autant le dire tout de suite, la promesse n'est pas tenue. Problème de budget, d'écriture, de scénario ? Une chose est sûre : Defenders tombe vraiment à plat, et plutôt que de s'appuyer sur les points positifs des séries qui l'ont précédée, la série est véritablement plombée par les défauts récurrents de celles-ci, et par leurs erreurs créatives.

À commencer par :

- Des antagonistes insipides.

La Main n'a jamais fait un adversaire particulièrement intéressant, et hormis Madame Gao, ses représentants ont toujours déçu. Ici, on en apprend plus sur leurs motivations : Alexandra et ses quatre sbires - dont Gao et Bakuto - forment les cinq doigts de la Main, ils sont immortels, ils veulent déterrer un squelette de dragon enterré sous New York, afin d'en utiliser les os pour continuer à vivre éternellement (et retrouver le chemin de K'un-Lun)... et tant pis si la ville est détruite à cette occasion.

Soit. Malheureusement, cette incarnation de la Main est tout sauf menaçante, et semble avoir licencié 95% de ses ninjas depuis la dernière saison de Daredevil. Pire : Sigourney Weaver a beau faire tout son possible, et dominer ses sbires de son charisme (et de sa taille), son personnage est affreusement sous-exploité (et cantonné à débiter des platitudes insipides).

Ce qui intéresse les scénaristes, c'est Elektra (devenue le Black Sky, l'arme suprême de la Main), et lorsque cette dernière élimine Alexandra aux deux-tiers de la saison, on ne peut qu'avoir de mauvais flashbacks de la transition Cottonmouth/Diamondback de Luke Cage.

- Elektra, donc.

Il faut être lucide : Defenders, c'est une sorte d'Iron Fist 1.5 et de Daredevil 2.5, ni plus, ni moins : Luke Cage et Jessica Jones font globalement de la figuration, puisque tout gravite autour de la Main, et des personnages ayant été en contact avec eux. Et sur le front de Daredevil, cela implique toujours plus de Murdock et d'Elektra, une romance impossible qui ne fonctionnait déjà que très moyennement dans la série de base, et qui est supposée, ici, ancrer l'apogée émotionnelle de la mini-série, et notamment les deux derniers épisodes de la saison.

Pas de chance, si l'on ne s'intéresse pas du tout au couple, on finit par regarder tout ça d'un oeil très passif, et à attendre la résolution inévitable du combat Murdock/Elektra.

- Le rythme.

Huit épisodes seulement, dont certains d'une quarantaine de minutes à peine... et pourtant, impossible de se défaire de l'impression que les showrunners sont incapables de gérer leur rythme ou leur narration, et qu'ils n'avaient que quatre ou cinq épisodes de contenu : c'est inutilement bavard, c'est souvent plat, ça privilégie les dialogues à l'action, ça fait du surplace...

- La réalisation.

J'ai bien ri en lisant les critiques extatiques qui applaudissaient la réalisation stylisée de Defenders : les deux premiers épisodes sont tout simplement affreux, de ce point de vue.

S.J. Clarkson, leur réalisatrice, a supervisé l'ensemble de la série, définissant le code couleur simpliste un héros = un éclairage coloré au néon établi dans le pilote (et abandonné en cours de saison), mais elle  possède par ailleurs un style visuel immonde, digne d'une débutante en école de cinéma, qui pense que réalisation excentrique et arty = bonne réalisation.

On se retrouve ainsi, dans les deux premiers épisodes, avec des plans debullés à gogo, des cadrages improbables, des transitions ratées, d'énormes problèmes d'axes et de raccords, d'éclairage, de découpage, un montage illisible, etc. Autant dire qu'une fois Clarkson évacuée du poste de réalisatrice, j'ai enfin pu respirer un peu, même si la réalisation de la série, dans l'ensemble, est restée quelconque et insipide.

- L'action.

Malheureusement plus proche de celle d'Iron Fist que de celle de Daredevil : souvent dans l'ombre, souvent approximative (notamment au niveau des doublures - celle de Jessica Jones est assez visible), souvent décevante et plombée par une réalisation et un montage cache-misère, et à la mise en scène particulièrement médiocre.

C'est bien simple, on se demande souvent si le budget de Defenders n'a pas été drastiquement réduit en cours de production, tant les 3/4 des affrontements et des scènes d'action souffrent de maladresses et d'astuces de films à petit budget, visant à rendre le tout artificiellement dynamique (je pense notamment aux figurants anonymes qui déplacent de nombreuses caisses dans les couloirs et escaliers de l'immeuble, lors de la première scène d'action de la série, ou encore à l'utilisation du Wu-Tang Clan en bande originale d'un affrontement).

- La gestion des personnages.

Non seulement les personnages secondaires sous assez mal utilisés (ils sont parqués dans le commissariat et n'en sortent quasiment pas ; Misty Knight, elle, est cantonnée au rôle de policière-obstacle), mais en plus, les personnages principaux ne fonctionnent réellement bien qu'en duo : Jessica Jones & Murdock, Iron Fist & Luke Cage... lorsqu'ils sont tous placés ensemble, Fist & Murdock deviennent redondants, et Jessica Jones finit par faire de la figuration dans les combats.

- L'écriture en général.

Entre toute la mythologie de la Main et du Black Sky, pas forcément totalement cohérente avec ce que l'on en sait depuis la première saison de Daredevil, les dialogues laborieux dont les acteurs s'acquittent tant bien que mal (Jones et Colter ont un peu de mal avec les scènes d'exposition), la caractérisation fluctuante de certains personnages (scène A : Colleen incite Danny à trouver des partenaires pour leur combat, Danny refuse fermement ; scène B : Danny tente de convaincre les autres Defenders de faire équipe avec lui, Colleen préfèrerait faire cavalier seul), et les ellipses inexplicables dans la narration (Cage percuté par un camion, mais qui réapparaît dans la scène suivante en ayant capturé un méchant hors-champ ; les Defenders confrontés à la police dans l'entrée de l'immeuble, Cage qui s'avance en disant qu'il ne peut pas les laisser faire, et dans la scène suivante, tout le monde est en train d'évacuer poliment l'immeuble... tout ça, ça sent les scènes coupées au montage ou au tournage), l'écriture de la mini-série sent le bâclage et la précipitation.

Bref, énormément de problèmes et de défauts récurrents dans cette mini-série, des défauts qui ne sont pas surprenants pour quiconque a visionné les séries-mères en gardant un regard objectif.

Heureusement, tout n'est pas à jeter dans ce Defenders, et j'avoue avoir été surpris pas certaines des qualités de cette saison.

+ Iron Fist.

Oui, Danny Rand est un petit con privilégié, pompeux et prétentieux, qui a un balai profondément enfoncé dans le fondement, une haute opinion de lui-même et de sa destinée, et qui, au final, n'est pas bon à grand chose.

Mais là, il est délibérément écrit comme tel, et ça change tout : alors qu'il était sensé être le héros de sa série, ici, son ineptitude fait partie intégrante du personnage.

Danny Rand est donc officiellement incapable, il tombe dans le piège d'Elektra, il se fait tabasser par les autres Defenders, il se fait remettre à sa place par Luke Cage, tout le monde se moque de son ton péremptoire, etc.

Et en prime, Danny semble murir un peu au cours de la saison, en voyant Daredevil se sacrifier pour sa ville ! Miracle ! Peut-être qu'il sera enfin supportable dans la saison 2 d'Iron Fist !

+ Jessica Jones.

Un peu comme dans le cas de Danny, Defenders m'a quasiment réconcilié avec Jessica Jones. Débarrassée de sa caractérisation caricaturale et de la plupart de ses personnages secondaires insipides, Jessica Jones trouve ici des personnages avec du répondant, et qui l'obligent à s'impliquer.

Résultat : elle devient drôle, forme un duo intéressant avec Murdock, et surtout, elle mène un gros travail d'investigation dans la première partie de la saison. On la voit enfin vraiment faire son travail, ce qui manquait cruellement à sa série, tant elle était trop centrée sur son personnage.

On pourra regretter que les scénaristes n'aient pas su vraiment comment justifier son intégration à l'équipe sur la fin (elle est dépassée en force par Luke, et n'a aucun entraînement au combat, ce qui ne la rend pas très efficace sur le champ de bataille), mais bon...

+ Stick.

Il est mort. Avec son moignon en plastique acheté dans un magasin de farces et attrapes. Bon débarras. Idem pour la Main, d'ailleurs.

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Alors que dire, au final, de cette mini-série crossover des séries du MCU/Netflix ?

Pas grand chose de positif. Au mieux, Defenders est médiocre, et se regarde distraitement, en attendant que les scénaristes en aient fini avec leurs ninjas insipides, et leur budget visiblement ultra-limité.

Et l'on se demande de quoi le futur sera fait. On sait d'office que les prochaines séries auront toujours le format 13 épisodes, ce qui posera toujours les mêmes problèmes de structure et de narration.

Daredevil saison 3 ? Une probable adaptation de l'arc Born Again, comme sous-entendu par l'image finale de Defenders...  le retour de Kingpin, l'opposition Nuke/Daredevil, la mère de Matt... mouais. Pas forcément le plus intéressant, mais ça dépendra du traitement.

Luke Cage saison 2 ? À part le bras cybernétique de Misty (d'ailleurs, ils ont raté là une belle occasion d'intégrer Stark Industries au monde Netflix), et la présence de Shades et Mariah, pas de pistes évidentes.

Iron Fist saison 2 ? Un Danny plus mûr, mieux entraîné, et... ? Mystère.

Jessica Jones saison 2 ? La réouverture d'Alias Investigations, une Jessica plus ouverte et sociable... ?

Outre le Punisher, qui devrait rester relativement indépendant des séries Defenders à venir, le futur du MCU/Netflix est assez flou, comme si les scénaristes n'avaient pas vraiment songé à celui-ci, au delà de la première saison des Defenders.

Espérons qu'ils vont profiter de ce flou artistique pour remettre les choses à plat, et repenser leur approche scénaristique (des saisons composées de deux ou trois mini-arcs seraient déjà nettement plus intéressantes qu'un seul arc principal qui s'essouffle à mi-parcours)...

  

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix

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Un film, un jour (ou presque) #478 : Ultramarines (2010)

Publié le 24 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ultramarines: A Warhammer 40,000 Movie :

Sur le Monde Chapelle de Mithron, la Compagnie des Imperial Fists vient de lancer un appel de détresse urgent. Pour le recevoir, seule une escouade d'Ultramarines débutants est disponible, le reste de la compagnie étant engagée sur un autre front. Le Capitaine Severus (Terrence Stamp) part ainsi au combat à la tête de cette troupe inexpérimentée, en espérant ne pas rencontrer une trop forte opposition sur place. Malheureusement, les forces du Chaos sont déjà là...

Une film d'animation particulièrement mauvais, qui ne fait vraiment pas honneur à l'univers Warhammer 40K, qui mérite pourtant bien mieux.

Ici, on a l'impression constante de regarder une mauvaise cinématique Playstation de 1995, avec un brouillard de guerre constant, des plans façon FPS laids et illisibles, une animation raide et médiocre, et une écriture blindée de clichés et de dialogues risibles.

Le monde des space marines pourrait pourtant donner naissance à quelque chose de tellement plus captivant et fascinant...

1.5/6

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Les bilans de Lurdo : Wu Assassins, saison 1 (2019)

Publié le 22 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Télévision, USA

Une série Netflix en 10 épisodes de 40-45 minutes environ, et qui ressemble honnêtement à ce genre de séries canadiennes à la Lost Girl, pas forcément très maîtrisées, ou avec un budget conséquent, et qui finissent invariablement sur SyFy ou sur la CW.

Wu Assassins, saison 1 (2019) :

Kai Jin (Iko Uwais), cuisinier dans un food truck de San Francisco, découvre un beau jour qu'il est le Wu Assassin, destiné à canaliser l'énergie et les techniques d'un millier de moines (Marc Dacascos) afin d'affronter les représentants des forces du Mal élémentaires dans un combat sans merci, pour assurer sa survie et celle de ses proches. Plus facile à dire qu'à faire, surtout lorsque, comme Kai, on est issu d'une famille importante des Triades, que la police (Katheryn Winnick) tente d'infiltrer celles-ci, et que le père adoptif de Kai, Uncle Six (Byron Mann), dirige le crime organisé de la ville et possède des pouvoirs surnaturels...

Un programme mettant en scène une distribution à dominante asiatique et une mythologie à l'identique, pour un résultat qui lorgne donc, comme je le disais plus haut, sur ces séries canadiennes que l'on retrouve souvent sur la chaîne SyFy ou CW.

Cela dit, Wu Assassins ressemble aussi beaucoup à ce qui pourrait se produire lorsqu'un distributeur comme Netflix est confronté à un problème de politiquement correct autour de l'un de ses programmes (en l'occurrence, Iron Fist, accusé dès sa mise en chantier de ne pas mettre en valeur un héros asiatique, blablabla), et décide de mettre précipitamment en production, pour pas cher, un succédané de cette série, avec protagonistes asiatiques, et tout et tout. Ici, on a ainsi vraiment l'impression de regarder parfois un sous-Iron Fist, entre le héros aux pouvoirs mystiques, ses deux amis d'enfance (un frère aux problèmes d'addiction et une sœur businesswoman, qui, par ailleurs, participe à des combats en cage sur son temps libre, et finit par hériter de pouvoirs - soit un beau mélange entre les deux personnages féminins principaux d'Iron Fist), sa figure paternelle corrompue et dotée de pouvoirs, etc, etc, etc

Mais cela importe finalement peu, puisque dans un cas comme dans l'autre, le résultat est... très médiocre (en étant gentil). Je suppose que c'est ce qui arrive lorsque des producteurs et scénaristes caucasiens s'attaquent à la mythologie asiatique : c'est approximatif au possible.

Et cette approximation se retrouve à tous les niveaux de la production. L'interprétation est approximative (très inégale en fonction des acteurs, et de la lourdeur de leurs répliques), l'écriture est affreusement approximative (le script multiplie les flashbacks, est complètement déstructuré, oublie en cours de route les règles de son univers, semble changer de direction à mi-saison, les dialogues sont lourds), l'illustration musicale est approximative (pour ne pas dire calamiteuse, avec du hip-hop/gangsta rap et de la pop asiatique aux moments les plus inopportuns, et tant pis si ça démolit le moindre embryon de tension, de dramaturgie ou de suspense), les effets spéciaux sont approximatifs (façon série canadienne de 2000-2010), etc, etc, etc

Il n'y a guère que les combats qui tiennent la route, et encore, cela ne suffit pas : en confiant le rôle principal de la série à Iko Uwais, la série met la barre très haut, et si l'acteur n'est pas le meilleur comédien du monde (et oublie un peu de jouer dans la seconde moitié de la saison), il assure clairement les scènes de combat. Seulement voilà : non seulement tout le postulat de départ (Kai reçoit le savoir et les techniques de mille moines, qui le remplacent dans le monde réel aux yeux d'autrui lorsqu'il se bat) est abandonné à mi-parcours (Dacascos doit être absent des 3/4 des épisodes), mais en plus, la série part du principe que tous ses personnages (Kai, son amie d'enfance, la fliquette interprétée par Katheryn Winnick, le voleur de voitures interprété par Lewis Tan) sont de super combattants (le bon vieux cliché de "tous les asiatiques savent faire du kung-fu", poussé dans ses retranchements), y compris Kai avant même de recevoir ses pouvoirs.

Ce qui, forcément, enlève beaucoup du caractère spécial et unique du Wu Assassin. Mais de toute façon, les règles de l'univers sont tellement mal définies, et mises de côté à mi-saison (Ying Ying, le guide spirituel inutile de Kai, disparaît elle aussi d'un paquet d'épisodes), la caractérisation est tellement à l'ouest (Kai passe toute la saison à refuser de tuer, avant de massacrer des méchants à tour de bras dans les deux derniers épisodes, sans broncher), et le focus de l'écriture délaisse tellement les protagonistes (Kai devient monolithique, une romance sortie de nulle part voit le jour entre Winnick et Tan, bon nombre de personnages secondaires disparaissent, etc), qu'on se contrefout gentiment du sort de Kai et de ses amis.

Les scénaristes semblent de toute façon bien plus intéressés par les guest stars - Summer Glau, Kevin Durand, Tommy Flanagan - qui interprètent leurs antagonistes aux pouvoirs élémentaires, des antagonistes au développement là aussi bancal au possible (seul Flanagan a droit à une vraie caractérisation étendue puisqu'il est le big bad saisonnier, un Écossais immortel dont les flashbacks m'ont immédiatement renvoyé à un Highlander du pauvre).

Bref, arrêtons le massacre : c'est faible sur tous les plans, c'est un peu racoleur (le baiser entre Glau et Winnick, totalement gratuit), c'est totalement décousu (encore une fois, l'impression d'un changement de direction à mi-saison est très présente), c'est mal rythmé, c'est fréquemment peu cohérent, et ça se conclue en cliffhanger, après un final bavard et creux.

Honnêtement, je doute que le show obtienne une saison 2, mais même si c'est le cas, ça sera probablement sans moi.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1545 : Shang-Chi et la légende des dix anneaux (2021)

Publié le 18 Novembre 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, MCU, Marvel, Review, USA, Chine, Disney

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Shang-Chi et la légende des dix anneaux (Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings - 2021) :

Alors qu'il vit une existence tranquille et discrète à San Francisco, en tant que voiturier, Shaun (Simu Liu) est attaqué par des hommes travaillant pour son père, Xu Wenwu (Tony Leung). Car ce dernier est en réalité le chef d'une organisation terroriste internationale, les Dix Anneaux, que Shaun - de son vrai nom Shang-Chi - a fui bien des années auparavant. Avec sa meilleure amie Katy (Awkwafina), Shang-Chi doit désormais retourner au pays pour se confronter à son passé, à sa famille, ainsi qu'aux mystérieux pouvoirs que son père tire de dix anneaux métalliques tombés du ciel...

Très loin d'être le Marvel que j'attendais le plus, en plus d'être ouvertement destiné au public asio-américain (et pas au public asiatique, de la même manière que Black Panther était destiné au public afro-américain avant tout, et pas au public africain - la nuance est importante, et explique beaucoup de choses), ce Shang-Chi a eu la malchance de sortir en pleine reprise pandémique outre-atlantique, et en plein boycott des productions américaines par le marché chinois.

Résultats très mitigés au box-office, donc (tout en étant à relativiser) pour un film très orienté wuxia et arts martiaux, ce qui a clairement des qualités et des défauts : pour quelqu'un d'insensible au genre, aux combats et à l'esthétique chinoise, il y a ici de quoi rebuter, tant Shang-Chi adopte clairement tous les oripeaux de ce style de film, avec des affrontements câblés, un monde magique au bestiaire fantastique, des dragons volants, etc. Au point d'amener le spectateur, par moments, à presque oublier que le métrage appartient au MCU.

Je ne m'en suis jamais caché, je fais partie de cette catégorie de spectateurs insensibles à une grosse partie des productions asiatiques, qu'elles soient japonaises ou chinoises : tout cela ne me parle que très rarement, même si je suis, en théorie, plutôt client des univers fantastiques et de tout ce qui est arts martiaux. Je comprends donc sans aucun problème que l'on reste totalement de marbre face à ce Shang-Chi qui, en prime, a la lourde tâche d'arriver à faire oublier Iron Fist, tout en jouant quasi-exactement sur le même terrain (et sur celui du médiocre Wu Assassins de Netflix, aussi).

Et pourtant... j'ai bien aimé. J'ai bien aimé les chorégraphies martiales maîtrisées et souvent gracieuses, j'ai bien aimé le duo formé par Liu et Awkwafina, j'ai bien aimé le bestiaire, les effets spéciaux, le grand affrontement numérique final désormais synonyme des films du MCU (mais qui ici est plutôt esthétiquement réussi, et se prête bien au côté fantastique du tout), j'ai apprécié les caméos et le toutéliage prometteur (une menace extraterrestre venue du fin fond de la galaxie ? Fin Fang Foom ? Galactus ? Annihilus ?), mais j'ai aussi et surtout apprécié le fait que l'antagoniste du film (qui ici a de faux airs de Richard Berry) ne soit pas un méchant basique et simpliste, mais ait des motivations sincères et humaines.

Bref. Ce n'est pas parfait, le cynique que je suis ne peut s'empêcher de voir dans ce film une tentative de Marvel pour rattraper Iron Fist et plaire au marché chinois, mais dans l'absolu, tant que ça fonctionne et que je ne m'ennuie pas, ça ne me dérange pas trop.

Un film que je placerais probablement, à chaud, au niveau de Black Panther. Reste à voir comment, avec le temps, il évoluera dans mon esprit...

4/6

(bilan Marvel vs DC mis à jour !)

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Un film, un jour (ou presque) #1432 : Archenemy (2020)

Publié le 5 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Archenemy (2020) :

Super-héros en provenance de la planète Chromium, Max Fist (Joe Manganiello) a été expulsé de sa dimension natale lors d'un combat avec son ennemie jurée (Amy Seimetz), et il a atterri sur Terre, privé de ses pouvoirs. Du moins, c'est ce que Max, un clochard drogué et alcoolique, raconte à qui veut l'entendre, et notamment à Hamster (Skylan Brooks), un adolescent qui se rêve journaliste, dont la sœur (Zolee Griggs) est impliquée dans un trafic de drogues...

Un long-métrage indépendant pseudo-super-héroïque, qui utilise la question maintenant assez classique "est-il un vrai super-héros, ou simplement un clochard délirant et dépressif ?" (Defendor et autres films du même genre ne sont pas loin) pour donner naissance à ce qui ressemble fortement à un récit très "inspiré" par le comic-book The Maxx, mais sans budget.

Pour pallier ce manque, le réalisateur/scénariste insère fréquemment des passages animés (plus proches du motion comic que de l'animation pure et dure) souvent abstraits et psychédéliques, qui lui permettent de narrer, par le biais de la voix off de Manganiello, les aventures théoriques de son héros sur la planète Chromium.

Soit. Le problème, c'est que je n'ai pas du tout accroché à ce métrage à la réalité urbaine et crasseuse, aux deux personnages principaux peu sympathiques (la dealeuse de drogue et son frangin apprenti journaliste de rue), à son Manganiello grommelant, à Paul Scheer en mode dealer déglingué, à cette bande originale agressive et bruyante, ou encore à cette narration et à ce récit assez brouillons et décousus.

Et puis difficile de vraiment s'intéresser au tout lorsqu'un rebondissement de toute dernière minute (l'irruption de la nemesis du héros) relance trop tardivement la machine, avec une conclusion prévisible qui donne l'impression d'un pilote de série plus que d'autre chose.

Mwébof.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #588 : Boyka - Un Seul deviendra Invincible 4 (2016)

Publié le 25 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, USA, Russie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Boyka : Un Seul deviendra Invincible 4 (Boyka Undisputed) :

Désormais libre et vivant en Ukraine, Yuri Boyka (Sctt Adkins) a désormais une chance d'affronter une compétition légitime et reconnue ; mais la mort de l'un de ses adversaires, des suites de son combat contre Boyka, force ce dernier à se remettre en question. Désormais en quête de rédemption et de pardon, Boyka décide alors de retourner en Russie, où vit Alma (Teodora Duhovnikova), la veuve de son adversaire, en servitude d'un baron de la pègre locale (Alon Aboutboul). Son objectif : rendre sa liberté à cette dernière, en triomphant des multiples adversaires que le mafieux place face à lui dans la ligue de combats clandestins qu'il dirige...

Après un premier Undisputed, en 2002, dans le milieu de la boxe anglaise (avec Ving Rhames, Wesley Snipes et Peter Falk, entre autres), la franchise Undisputed a basculé en vidéo, et, sous la supervision d'Isaac Florentine, a découvert un nouveau héros, Yuri Boyka, interprété par l'exceptionnel Scott Adkins. Initialement antagoniste implacable (dans Un Seul deviendra Invincible 2 : Dernier Round - 2007), Adkins et son style virevoltant et acrobatique volent tellement la vedette au héros d'alors (Michael Jai White sous stéroïdes) qu'il devient la star de ce DTV de combats carcéraux, à tel point que, l'espace de 90 minutes, on se croirait revenu à la grande époque des films de Van Damme. Boyka devient donc le héros de Un Seul deviendra Invincible 3 : Rédemption - 2010) qui, comme son nom l'indique, place le héros sur le chemin de la rédemption, quitte à rendre le film un peu plus bavard que nécessaire.

Et donc, dans ce troisième volet des aventures de Boyka (réalisé par un mercenaire russe, mais supervisé par Florentine), Boyka a trouvé la religion, et tente de se faire pardonner pour certaines de ses actions. Le fil narratif du métrage est toujours très basique, honnêtement, mais quelque part, cette simplicité a du bon : les combats s'enchaînent, et le reste ne prend pas trop de place - ce qui n'est pas plus mal, vu que l'interprétation de certains seconds rôles est... du niveau DTV.

Mais heureusement, les combats sont là, spectaculaires, toujours bien filmés, et impressionnants (d'autant plus impressionnants quand, comme moi, on vient de finir de s'infliger la saison 1 d'Iron Fist, avec son héros incapable et ses affrontements anémiques et mal filmés).

Les différentes variations dans les affrontements sont sympathiques, et si l'on regrettera probablement que le boss final soit à peine plus qu'un tas de stéroïdes ambulants à la présentation un peu kitschouille (quoi que finalement, ça rappelle un peu les jeux Double Dragon, donc pourquoi pas...), dans l'ensemble, ça reste franchement jouissif à regarder, et toujours bien filmé (à un zoom ou deux près).

Rien de totalement indispensable, et un film peut-être un peu en dessous du précédent, mais ça reste parfaitement regardable dans le genre, et l'on ne peut que se dire que Scott Adkins mérite bien mieux qu'un simple rôle de sous-fifre anonyme dans un film Marvel...

3.5/6

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Blog Update ! - Novembre 2018

Publié le 1 Décembre 2018 par Lurdo dans Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Update

Un mois de novembre assez bref et anecdotique sur le blog des Téléphages Anonymes, tant par sa durée relativement courte que par son contenu...

#835 : Venom (2018) - 2.25/6

#836 : Wrestling with Satan (2009) - 4.25/6

#837 : Mon Oncle Rafael (2012) - 1/6

#838 : Marvel Rising - Secret Warriors (2018) - 2.5/6

#839 : Moi, Belle et Jolie (2018) - 2/6

#840 : Operation Odessa (2018) - 4.5/6

#841 : Supercon (2018) - 1.5/6

#842 : Johnny English Contre-Attaque (2018) - 2.25/6

#843 : Drôles de Dindes (2013) - 2.75/6

#844 : Une Femme Disparaît (2013) - 3/6

#845 : Ideal Home (2018) - 3/6

#846 : The Rise and Fall of ECW (2004) - 5/6

#847 : Les Indestructibles 2 (2018) - 3.75/6

#848 : Constantine - La Cité des Démons (2018) - 4/6

#849 : Prophet's Prey (2015) - 2.5/6

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# Grand écran :

Faisons simple : ce mois a été très pauvre en films de qualité, et seuls les documentaires se démarquent un peu, ainsi que quelques films d'animation. Venom, notamment, une grosse sortie de ces dernières semaines, s'est avéré un ratage créatif assez notable, à défaut de se planter au box-office.

À noter que j'ai raté plusieurs grosses sorties de ce mois (Les Animaux Fantastiques 2, Bohemian Rhapsody, Casse-Noisettes et les 4 Royaumes) qu'il faudra que je rattrape en janvier, aux côtés d'Aquamomoa et des Mondes de Ralph 2.

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# Film et flop du mois :

Un mois assez paradoxal, puisque le film du mois est aussi sa plus grande déception, et donc son flop : les Indestructibles 2.

Un film attendu au tournant, une suite à l'un des métrages marquants de Pixar, un projet qui a mis du temps à arriver... et au final, un résultat qui déçoit clairement, et ressemble à une redite du premier opus, sans grande inspiration ni panache.

Néanmoins, la technique Pixar est toujours présente, et assure suffisamment le spectacle en ce mois pauvre en qualité.

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# Petit écran :

Pas énormément de séries au programme, ce mois-ci, et surtout, pas grand chose de mémorable, entre trois saisons de The Detour pourtant pleines de potentiel, et qui finissent malheureusement par virer à la caricature forcée ; une saison 2 d'Iron Fist - qui sera la dernière du programme - et qui souffre toujours des mêmes problèmes (malgré quelques pas dans la bonne direction) ; et deux courts-métrages de Star Trek Discovery, mini-épisodes honorables, mais qui donnent l'impression désagréable d'être des chutes d'épisodes, des sous-intrigues qui auraient pu donner quelque chose de bien meilleur en plus développé, au sein de la série-mère.

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# À venir :

Dès aujourd'hui, le blog des Téléphages Anonymes se met officiellement à l'heure de Noël, et entame la Christmas Yulefest 2018, avec chaque jour une ou plusieurs critiques de film de Noël publiées en ces pages : place aux bons sentiments, à la romance, à la neige et aux guirlandes clignotantes, et ce jusqu'au début du mois de janvier.

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël déjà passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair : Deadbeat, saison 3 (première partie)

Publié le 30 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Télévision, Review, Fantastique, Comédie, Hulu

RIP : Fauchés et sans repos (Deadbeat), saison 3 - 3x01 :

Kevin Pacalioglu (Tyler Labine) est un stoner/slacker new-yorkais, bon à rien sans avenir, et qui n'a qu'un seul talent : celui de voir et de parler aux esprits ne parvenant pas à trouver la paix dans l'au-delà. Après avoir affronté et triomphé de Camomile White (Cat Deeley), une fausse médium médiatisée bien décidée à exploiter les dons de Kevin à son propre bénéfice, Kevin se retrouve de nouveau seul...

Toujours cette série sur Kevin (Tyler Labine) en médium-stoner qui aide des esprits souvent absurdes et décalés à rejoindre l'au-delà après avoir mis en ordre leurs affaires. Comme je le disais dans les deux critiques-éclairs précédentes, la série n'a jamais été très subtile, mais elle restait jusqu'à présent qualitativement plutôt homogène, aurait quasiment pu passer telle qu'elle sur un network américain, et l'affontement de Kevin et d'une fausse médium rivale faisait un fil conducteur global assez sympathique, bien qu'anecdotique.

"Jusqu'à présent", parce que là, avec ce 3x01, un cap est apparemment franchi. Et pas pour le meilleur. Et je pense que le résumé de l'épisode va parler de lui-même :

Kevin, sans un sou et toujours stoner, vit désormais dans un coin d'un salon de massage asiatique, où il est hébergé en échange de menus services (= il sert d'homme de ménage, et nettoie le sperme des clients, comme on le lui ordonne dans l'épisode). Là, il retrouve le nain dealer de la saison précédente (qui joue toujours aussi moyennement), qui n'est plus dealer, et arbore une érection de 35 centimètres sous sa serviette. Le nain lui explique que tous les personnages de la saison précédente sont morts (zou, un soft reboot), puis Kevin voit le fantôme d'un passeur de drogues mexicain, qui lui promet de l'argent s'il l'aide à finir sa dernière livraison.

Seulement voilà : la drogue est toujours dans l'anus du cadavre du passeur ; Kevin s'introduit donc dans la morgue, fist-fucke le cadavre avec moultes grimaces, et pour éviter le retour de l'employée de la morgue, il se fourre aussitôt la drogue dans son propre fondement. L'employée en question le surprend pantalon baissé, le prend pour un nécrophile/scatophile en manque de sexe (comme elle), et décide de lui faire l'amour sur les cadavres.

Mais le médecin légiste les surprend, Kevin finit en prison, où il rencontre Kal Penn (qui nous refait ici Kumar), qui devient aussitôt son nouveau BFF-stoner, malgré les problèmes intestinaux et gastriques de Kevin, provoqués par la drogue ; l'employée de la morgue, bien décidée à coucher avec Kevin, le sort de prison, et tandis qu'elle tente de le forcer à faire l'amour au volant, une capsule de drogue finit par exploser dans l'estomac de Kevin ; celui-ci commence à halluciner, et se réveille au beau milieu d'une orgie avec l'employée et tous les cadavres de la morgue (dont le corps du passeur mexicain, dont on apprend ensuite que Kevin l'a joyeusement sodomisé pendant l'orgie).

Kevin décide alors de se débarrasser de la drogue au plus vite, et se rend donc au salon de massage, où, étendu sur le dos sur une table de massage, il expulse littéralement les capsules contre un mur avec l'aide d'une masseuse asiatique qui lui marche sur le ventre, et lui saute dessus. Kevin peut alors rapporter la drogue aux dealers, tout se finit bien, et il est invité à partager l'appartement de son nouveau BFF.

Voilà. Autant dire qu'à la fin de ce season premiere, j'ai bien envie d'arrêter là, et de ne pas enchaîner sur la suite de la saison, tant c'est graveleux, vulgaire, gratuit, lourd, et surtout, très peu drôle.

Comme en prime il n'y a aucune continuité avec les saisons précédentes, je vais me limiter à jeter un oeil au second épisode, en espérant très franchement que les scénaristes se soient débarrassés de toutes leurs pulsions et frustrations avec le premiere, et que la suite va repartir sur des bases moins atterrantes.

(réponse demain, pour la fin de mon bilan de visionnage)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 27 - Zombieworld (2015)

Publié le 1 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Anthologie, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Zombieworld :

Histoire de continuer dans les navets zombiesques, zou, Zombieworld, une anthologie-compilation de courts d'une durée très variable (deux ou trois minutes à 15-20), dans laquelle divers réalisateurs et scénaristes issus des quatre coins du globe racontent l'apocalypse zombie à leur manière, sous l'égide de Dread Central.

Alors déjà, avant de commencer, je tiens à préciser que certaines copies du métrage sorties en Blu-Ray (lesquelles ? Débrouillez vous !) ne contiennent pas, probablement pour des questions de droit, les deux meilleurs courts-métrages du lot, tous deux espagnols, et tous deux plus longs que la moyenne.

Je parle ici de Fist of Jesus (disponible sur Youtube), qui nous montre un Jesus nonchalant qui ramène Lazarus à la vie, et déclenche ainsi par erreur une invasion de zombies en Galilée. Assisté du trouillard Judas, Jesus doit alors se battre à mains nues (et à grands coups de poissons et de croix) comme une armée de morts-vivants nonsensiques : c'est fun, c'est très Braindead dans l'esprit, c'est décomplexé, bref, ça fait plaisir ; l'autre court, c'est Brutal Relax, lui aussi visible sur Youtube, et qui nous montre les vacances à la plage d'un psychopathe berserker en manque de détente. Forcément, il tombe en pleine invasion de zombies-démons aquatiques verdâtres, et le tout dégénère en un massacre organisé, et en une bagarre anthologique (tournée générale de baffes à la Bud Spencer pour tout le monde) sur le sable.

En résumé, deux courts-métrages au budget pas forcément très généreux, mais bien construits, distrayants et originaux.

On ne peut malheureusement pas en dire autant du reste du film, particulièrement médiocre et peu inspiré.

Dark Times est ainsi un court filmé en vue subjective, relativement dynamique, mais qui reste assez bateau ; d'autant que Dead Rush (le court ayant inspiré le film du même nom) arrive un peu plus tard dans ce Zombieworld, et propose exactement la même chose, pas forcément en mieux, et en tout aussi mollasson que la version long-métrage.

I am Lonely, court irlandais, lorgne fortement sur Shaun of the Dead, en proposant le monologue d'un homme qui se retrouve seul après la mort de son colocataire. Gros bof ; Dead Stop montre la mort d'un agent de police vue depuis la caméra embarquée de sa voiture... et c'est tout ; Home présente la survie d'une jeune femme australienne, seule dans une ferme, et qui garde son fiancé zombifié enchaîné dans une pièce : quelques moments inintéressants, mais c'est assez mal filmé dans l'action.

Teleportal est ultra-fauché, et montre un joueur de FPS se faire aspirer dans son jeu de zombies, pour y mourir aussitôt : le court dure encore moins longtemps que cette phrase, donc pas grand chose à en dire, franchement ; Marathon Apocalypse, qui arrive durant le générique de fin, se limite à la course d'une jeune femme dans les bois.

Certified, le meilleur du lot, sur un postier qui apporte une lettre recommandée à une maison isolée, et est accueilli par une petite fille ayant une histoire macabre à raconter, est aussi le seul à ne pas avoir de zombies, et à se rapprocher d'un Contes de la Crypte, avec un rendu visuel bien plus professionnel que la moyenne ; How to Survive the Zombie Apocalypse, un trio de courts en provenance des pays de l'Est, est une sorte de Zombieland fauché, ultra-dérivatif, et pas très drôle ; et Zombie News, le fil conducteur du métrage, montre un présentateur tv se transformer lentement en zombie à mesure que l'apocalypse zombie se prolonge, et qu'il doit tenir l'antenne. De la comédie pas drôle, et prévisible.

D'ailleurs, c'est ça le vrai fil conducteur de ce Zombieworld : l'absence d'idées, l'absence d'originalité, l'absence de rythme... et l'absence de budget (mais ça, ça se comprend). Quand les meilleurs segments d'une telle anthologie sont ceux qui ne sont pas inclus dans le produit final, et dans une moindre mesure, celui qui ne parle pas vraiment de zombies, autant dire que c'est un échec retentissant.

1/6 (pour la copie que j'ai vue, dans son ensemble ; les meilleurs courts méritent un bon 4/6 individuel)

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Un film, un jour (ou presque) #1426 : Mortal Kombat (2021)

Publié le 27 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, USA, HBO, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Mortal Kombat (2021) :

En grand danger d'être envahie par les armées de Shang Tsung (Chin Han), Empereur d'Outworld, en cas de défaite lors du grand tournoi Mortal Kombat, la Terre ne peut compter que sur un groupe de combattants que tout oppose, réunis par Lord Raiden (Tadanobu Asano) : Cole Young (Lewis Tan), héritier de Hanzo "Scorpion" Hasashi (Hiroyuki Sanada), Liu Kang (Ludi Lin), Kung Lao (Max Huang), Kano (Josh Lawson), Sonya Blade (Jessica McNamee) et Jax (Mehcad Brooks). Mais Shang Tsung a décidé de prendre les devants, et il envoie ses assassins, dont Sub-Zero (Joe Taslim), pour traquer les champions de la Terre avant qu'une mystérieuse prophétie ne se réalise...

Le Mortal Kombat de 1995 n'était pas un grand film, loin de là, et je n'ai jamais eu envers ce métrage (ou envers la franchise dans son ensemble) une affection ou une nostalgie particulière. Mais entre la direction artistique très stylisée, la distribution sympathique et souvent mémorable, le thème musical ronge-crâne et ultra-dynamique et l'action efficace, la version de Paul W.S. Anderson était une adaptation plutôt honorable (mais tout public) du jeu de combat, adaptation qui avait pour qualité principale de rester fun.

Cette version 2021... c'est tout le contraire.

Direction artistique insipide (c'est bien simple, à l'écran, on dirait plus une série Netflix à la limite du fanfilm qu'un long-métrage cinématographique : intérieurs étriqués, extérieurs fades...), distribution transparente et/ou médiocre (ni Raiden ni Shang Tsung, par exemple, n'ont la présence nécessaire pour leur rôle), bande original générique au possible (le thème mythique de Mortal Kombat n'apparaît que par fragments, çà et là, pendant quelques fractions de seconde et dans le générique de fin dans une version "modernisée" très discutable), action très inégale (dans certains combats, le montage et la réalisation multiplient les coupes, les faux raccords, les effets approximatifs), écriture laborieuse (les scènes d'exposition se multiplient et se répètent, les changements apportés au lore des jeux sont totalement inutiles - les tatouages, les pouvoirs, l'absence de tournoi, qui meurt aux mains de qui et comment - Goro, Kung Lao...), bref, l'intégralité du film ne fonctionne vraiment que très ponctuellement, l'espace d'une scène ou deux (Kano est amusant, notamment, et certains moments d'action sont réussis) et fait preuve d'un manque flagrant de personnalité et de style.

En même temps, ce Mortal Kombat est l'origin story d'un personnage inédit dont le spectateur se contrefout royalement, dont la famille et le background sont des parasites à l'histoire globale, qui a pour pouvoir un t-shirt en vibranium une peau en métal qui absorbe l'énergie des coups adverses et la transmet à son porteur, et qui a le charisme d'un poulpe mort (pourtant j'aime bien l'acteur, qui était mémorable dans Iron Fist, par exemple). Donc il ne faut pas s'étonner que tout le film soit à son image.

Alors les fanboys de la franchise adoreront certainement, sur la base d'un fanservice envahissant, qui enchaîne les fatalities gorasses, les références et les punchlines sorties des jeux vidéo... mais le tout reste une vraie déception flemmarde, qui sans son budget serait à peine plus aboutie qu'un Ninjak vs the Valiant Universe, ou que la suite du film original.

2/6

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Critiques éclair - Marvel's Inhumans 1x01-03 (premières impressions)

Publié le 8 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Action, Fantastique, Marvel, Drame, ABC, Science-Fiction

Marvel's Inhumans, c'est le bébé d'Ike Perlmutter, l'un des pontes de Marvel (et désormais conseiller de Trump), qui a toujours vu dans ces Inhumains une poule aux oeufs d'or inexploitée, et une alternative bon marché aux mutants des X-men.

Et pour cause : alors que les X-men sont exploités, au cinéma, par la Fox, et ne rapportent pas beaucoup d'argent à Marvel (qui ne peut pas les utiliser au cinéma ou à la télévision), les Inhumains sont totalement sous l'égide de la Maison des Idées, et peuvent être résumés à "une peuplade d'êtres aux pouvoirs surhumains, martyrisés et traqués par les humains, et qui doivent vivre dans l'ombre".

Ça tombe bien, c'est comme ça que les X-men sont vendus au grand public depuis des décennies, et Perlmutter espérait, par un tour de passe-passe, minimiser l'importance des mutants au sein de sa firme, et accroître celle des Inhumains, pour en faire les nouveaux porte-étendards de Marvel.

Dans les faits, cela s'est traduit par une mise en avant très prononcée de ces personnages dans les comics, par une intégration du concept des Inhumains dans Marvel's Agents of SHIELD, et par un projet de long-métrage Inhumans, imposé par Perlmutter à la branche cinéma de Marvel.

Seul problème... les Inhumains n'intéressent pas grand monde, et certainement pas Kevin Feige, le patron de Marvel Studios qui, dès le rachat de Marvel par Disney, a court-circuité Perlmutter, et a obtenu l'indépendance de sa branche.

Le projet de film a aussitôt été annulé, et Marvel's Inhumans a été refourgué à la branche tv de Marvel, toujours sous contrôle de Perlmutter. Une branche au succès très inégal avec ses projets, sans le budget nécessaire pour réaliser quelque chose ayant l'ampleur nécessaire au succès de l'adaptation des Inhumains, et qui a confié le tout à Scott Buck, responsable des plantages Dexter et Iron Fist.

Et pour couronner le tout, la production de ce Marvel's Inhumans a été lancée de manière précipitée, avec des délais intenables, car Perlmutter ne voulait pas s'avouer vaincu, et tenait à voir les Inhumains en salle : les deux premiers épisodes de la série ont donc été produits précipitamment pour pouvoir être diffusés dans les salles IMAX, une expérience qui s'est soldée par un échec financier, et, à en juger par le produit fini, qui ne devait pas franchement valoir le prix des billets.

Marvel's Inhumans 1x01-03 :

Sur la Lune vivent les Inhumains, dotés de pouvoirs surhumains, et réunis en une société monarchique hautement stratifiée. En bas de l'échelle, les sans-pouvoirs, contraints de travailler dans les mines. Au sommet, la famille royale de Black Bolt (Anson Mount) et Medusa (Serinda Swan). Jusqu'au jour où le frère de Black Bolt, Maximus (Iwan Rheon), dépourvu de pouvoirs, décide de se rebeller contre l'ordre établi, et de monter un coup d'état : la famille royale a tout juste le temps de s'échapper, et de se réfugier sur Terre, à Hawaï, où ils sont séparés...

On peut se demander pourquoi j'ai passé autant de temps à faire ce récapitulatif historique de la genèse de la série... ? Et bien tout simplement parce que je n'ai pas grand chose à dire sur les premiers épisodes.

C'est mauvais, tout simplement. En fait, c'est bien simple, si on enlève les paysages naturels d'Hawaï, et le capital-sympathie de Lockjaw, l'énorme chien téléporteur en images de synthèse, il ne reste absolument rien de valable.

Certainement pas la direction artistique, entre les costumes dignes d'un cosplay basique, les couleurs beiges, kakies et ternes d'Attilan, l'illustration médiocre des pouvoirs de chacun, les effets numériques inégaux, la réalisation plate, la musique hors-sujet, le carton-titre bâclé, les scènes d'action miteuses, et l'apparence de tous les personnages, avec des maquillages simplistes et basiques...

Certainement pas non plus l'écriture, ultra-laborieuse et bancale, notamment dans les dialogues... ou dans le fait que le script s'attende à ce que le spectateur se range instinctivement du côté d'une famille royale qui traite clairement certains de ses sujets comme des citoyens de seconde zone, en accord avec les traditions injustes et éculées d'une société ségrégationniste, et qui prend autrui de haut, comme si elle était supérieure à tous les êtres humains.

Et l'interprétation n'aide pas vraiment. Rheon est, comme toujours, plutôt bon, mais les autres sont très inégaux, ce qui donne lieu à des personnages souvent peu convaincants - mention spéciale à Karnak, qui est 1) mal casté, 2) mis en image comme Cassandra dans The Librarians/Flynn Carson (mâtiné de Sherlock Downey Jr. et de Docteur Strange), et 3) n'a absolument pas une once du charisme, du mordant ou de l'ambiguïté du personnage de comics... bref, il est hors-sujet.

(et je ne parle même pas de Nicola Peltz, qui se fait tuer au bout de deux lignes de dialogue, en ouverture de pilote)

Bref, ça ne ressemble à rien, c'est bavard et bancal, ça tente de faire dans la tragédie épique sans jamais dépasser le stade du "laborieux fauché façon Mutant X", ça met en scène des personnages antipathiques, et c'est bel et bien l'échec auquel tout le monde s'attendait. Je m'arrête là.

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Blog Update ! - Début Novembre 2017 & Halloween Oktorrorfest (bilan final)

Publié le 12 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

Halloween est terminé, et l'Halloween Oktorrofest 2017 s'est, bien naturellement, conclue en bonne et due forme sur le blog des Téléphages Anonymes....

61 - La Fissure (4.25/6) & The Gate II - Trespassers (2.5/6)

62 - Minutes Past Midnight (3.25/6) & Galaxy of Horrors (2.5/6)

63 - Halloweentown (1/2) : Les Sorcières d'Halloween (3.5/6) & Les Sorcières d'Halloween II - La Revanche de Kalabar (4/6)

64 - Halloweentown (2/2) : Les Sorcières d'Halloween III - Halloweentown High (4/6) & Les Sorcières d'Halloween IV - Retour à Halloweentown (2.75/6)

65 - Saga House : House (3/6) & House 2 - Le Deuxième Étage (4.5/6)

66 - Saga House : House 3 - The Horror Show (2.75/6) & House 4 (1.5/6)

67 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 1 à 3 (2.5/6 - 1.25/6 - 1.25/6)

68 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 4 à 666 (2.5/6 - 1/6 - 1/6)

69 - Saga Children of the Corn : Les Démons du Maïs 7 à 9 (0.75/6 - 1/6 - 0.5/6)

70 - Little Evil (2.5/6) & It Stains the Sands Red (3/6)

71 - La Poupée de la Terreur (2.5/6) & La Poupée de la Terreur 2 (2.25/6)

72 - La Fiancée du Vampire (2.5/6) & Dead of Night : A Darkness at Blaisedon (2/6) / Dead of Night (3/6)

73 - The Sound (2/6) et I Wish : Faites un Voeu (1.25/6)

74 - Amityville : The Awakening (1.5/6) & La Baby-Sitter (2.5/6)

75 - Animation : Realm of the Damned (2.5/6) & Monster Island (2/6)

76 - Spécial Stephen King : Jessie (4/6) & 1922 (3/6)

77 - Saga Wishmaster : Wishmaster (3/6) & Wishmaster 2 (2.25/6)

78 - Saga Wishmaster : Wishmaster 3 (1/6) & Wishmaster 4 (1.25/6)

79 - Saga Leprechaun - Leprechaun (2/6), Leprechaun 2 (3.25) & Leprechaun 3 (2.75/6) + Rumpelstiltskin (2/6)

80 - Saga Leprechaun - Leprechaun 4 : Destination Cosmos (1.25/6), Leprechaun 5 : La Malédiction (3/6) & Leprechaun 6 : Le Retour (1.5/6) + Leprechaun Origins (0.5/6)

81 - Häxan : La Sorcellerie à Travers les âges (4/6) & Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (5/6)

Pour cette dernière ligne droite, je me suis fait plaisir, avec beaucoup de nostalgie, et un passage en revue de bon nombre de franchises du cinéma d'horreur des années 80/90, pour le meilleur et (surtout) pour le pire...

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# Film(s) de la quinzaine : pas de surprise, les films des années 80 dominent, avec Killer Klowns, The Gate ou encore House II, trois films qui ont en commun un savant équilibre entre humour et horreur, comme on ne sait plus vraiment les faire aujourd'hui (cf Little Evil ou The Babysitter).

Au niveau des œuvres plus récentes, cependant, Mike Flanagan continue de s'imposer comme une valeur sûre du genre horrifique, avec Gerald's Game/Jessie, une adaptation maîtrisée de Stephen King, qui ne pêche que par sa fidélité à l’œuvre imparfaite d'origine.

# Flop(s) de la quinzaine : peut-on vraiment parler de flop(s) lorsqu'une grosse partie de cette quinzaine a été consacrée à des franchises horrifiques peu réputées pour leur qualité intrinsèque ? Je pourrais aussi bien citer dans cette catégorie l'intégralité de la franchise Children of the Corn, Wishmaster, ou autres, mais ça ne servirait pas à grand chose...

Soulignons tout de même le dernier opus de la série Amityville, insipide et inutile.

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Et maintenant que ce dernier bilan est effectué (retrouvez les bilans précédents ici), le moment est venu de décerner le grand prix (tant attendu... ou pas) de l'Oktorrorfest 2017, et son équivalent pour le plus beau plantage cinématographique de cette saison.

Meilleur film de l'Oktorrorfest 2017

En éliminant volontairement les films "classiques" que je connais par cœur (Arac Attack, Killer Klowns, etc), les deux nouveautés m'ayant le plus convaincu, cette année, restent bien The Void et The Autopsy of Jane Doe, la palme revenant à ce dernier film, un métrage indépendant joliment claustrophobe du réalisateur de Trollhunter.

Pire film de l'Oktorrorfest 2017

Là, pas de surprise, car même en éliminant tous les navets horrifiques des franchises des années 90, deux métrages restent au fond du trou, et continuent de creuser, à égalité : The Disappointments Room, avec Kate Beckinsale, et Resident Evil : Chapitre Final, avec Milla Jovovich.

D'un côté, un thriller surnaturel insipide, soporifique et sans le moindre intérêt, et de l'autre, l'énième chapitre d'une sage à bout de souffle, un chapitre qui plus est techniquement indigent. Un vrai combat d'infirmes, comme dirait Cartman dans South Park...

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Voilà, l'Halloween Oktorrorfest 2017 est terminée, et le blog des Téléphages Anonymes retrouve brièvement un fonctionnement plus régulier, avec le retour de la rubrique Un film, un jour... ou presque ! à partir de demain, pour quelques critiques de sorties plus récentes, comme Baby Driver, Thor Ragnarok, etc.

Le week-end prochain, deux jours consacrés aux super-héros Marvel de Netflix, avec un passage en revue des dernières séries du MCU à ne pas avoir été critiquées en ces pages (Luke Cage, Iron Fist, Daredevil saison 2, Defenders), et du 20 au 25 Novembre, une semaine consacrée au Punisher, dans toutes ses incarnations filmiques et animées.

Et puis, à partir du 26 novembre, le blog passera en mode festif, avec le début de la Christmas Yulefest 2017, et son festival de critiques de films de Noël en tout genre, qui se terminera, comme tous les ans, début Janvier.

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Les bilans de Lurdo : Doctor Who, saison 12 - première partie (2020)

Publié le 1 Mars 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Histoire, Review, Science-Fiction, Télévision, UK

Compagnons inégalement développés, Docteur sans réelle personnalité, épisodes génériques et moralisateurs, aucune véritable direction : la saison 11 de Doctor Who, première année de Chris Chibnall aux commandes, m'avait déplu à un point tel que j'avais fini par jeter l'éponge et par délaisser l'épisode spécial du Nouvel An 2019, ne finissant par le regarder que six mois plus tard, sans grande motivation.

Mais je ne suis pas du genre à désespérer, et j'ai donc attaqué cette saison 12 avec des espérances minimes, peu motivé par cette affiche arc-en-ciel aux intentions clairement inclusives et woke, comme si c'était là le problème de la série dans cette incarnation (ou dans ses incarnations préalables, d'ailleurs)...

Doctor Who, saison 12 - première partie (2020) :

- 12x01-02 - Spyfall : Le Docteur (Jodie Whittaker) et ses compagnons Graham O'Brien (Bradley Walsh), Ryan Sinclair (Tosin Cole) et Yasmin Khan (Mandip Gill), sont recrutés par le MI6 pour enquêter sur une série de meurtres étranges liés à Daniel Barton (Lenny Henry), patron d'un grand moteur de recherche. Afin de les assister, ils recrutent les services de O (Sacha Dhawan), un agent spécialisé dans la surveillance des formes de vie extraterrestres...

Ça commence mal, tout ça. Un double épisode signé Chris Chibnall qui fait illusion durant sa première moitié de mise en place, mais qui s'écroule dès le second épisode : aussitôt, le script semble décousu, sous-développé et brouillon à de nombreux niveaux, on a l'impression d'avoir sous les yeux des embryons d'idées de trois ou quatre épisodes différents, combinés en un seul récit ; les personnages historiques sont sous-exploités, et surtout, plus gênant, il y a Sacha Dhawan.

Un Sacha Dhawan qui m'avait déjà moyennement convaincu dans Iron Fist, et qui là, cabotine encore plus que John Simm à l'époque Tennant, sans en avoir nécessairement le charisme ou la maîtrise.

Une reprise assez bof, donc, pour le moment, même si ça a le mérite de lancer une piste pour la saison.

- 12x03 - Orphan 55 : L'équipe du Docteur se rend dans un spa extraterrestre isolé du reste de la planète Orphan 55, et des créatures sanguinaires qui la peuplent... jusqu'au moment où ces créatures prennent d'assaut le spa et ses clients.

Là, je vais être encore plus clair : ce n'était pas bon. On retombe dans les problèmes récurrents de l'ère Chibnall, à savoir des personnages secondaires beaucoup trop nombreux, transparents, inutiles et souvent agaçants ; un script à la fois prévisible au possible et pas très rigoureux ; une Yaz inutile ; et une leçon de morale finale qui a la finesse d'un tractopelle sans conducteur.

Bref, cette douzième saison ne s'annonce pas sous de très bons augures.

- 12x04 - Nikola Tesla's Night of Terror : En 1903, Nikola Tesla (Goran Višnjić) se trouve embarqué dans une aventure improbable lorsqu'il devient la cible de la Reine des Skithras, dont le vaisseau endommagé survole, invisible, le laboratoire du savant...

Arf. Tesla. J'avoue que j'en ai un peu ras-le-bol de l'exploitation et de la récupération du personnage par certains scénaristes sans inspiration, et pa des franges pseudoscientifiques et conspirationnistes, qui le déifient à grand renforts de fake news à gogo, donc ça ne me donnait pas envie de regarder ce quatrième épisode...

Un épisode à nouveau gentiment brouillon et décousu... et surtout très peu passionnant. Du Docteur Who pseudo-historique sans le fun ni la rigueur de l'écriture, et avec de méchants aliens en carton, filmés avec les pieds pour cacher l'absence de budget (franchement, la Reine scorpion, c'était du niveau de Rita Repulsa).

(quant à la musique, disons qu'elle était particulièrement médiocre)

- 12x05 - Fugitive of the Judoon : Les Judoons débarquent sur Terre, à Gloucester, à la recherche d'une fugitive, Ruth (Jo Martin), pourtant d'apparence totalement humaine. Pendant ce temps, les compagnons du Docteur sont téléportés à bord du vaisseau du Capitaine Jack (John Barrowman), qui les avertit d'un danger imminent...

Han, un épisode réussi de l'ère Chibnall, je n'y croyais plus.

En même temps, quand on sait garder le secret sur certains rebondissements des plus étonnants - le retour du Capitaine Jack ! - ou que l'on décide de partir dans une direction inédite (un autre Docteur féminin !), ça donne tout de suite envie de voir la suite.

Bon, il y a toujours un petit ventre mou aux alentours de la visite du phare, et on sent bien grincer les rouages de la mise en place de l'arc global, mais c'était assez sympathique à suivre, je dois dire.

La seule véritable question, c'est : est-ce que Chibnall, qui a co-écrit cet épisode, sait où il va, et a préparé en amont des réponses à toutes les questions qu'il pose ici ? Difficile à dire.

Va-t-il nous faire une histoire d'univers parallèle, façon Crisis on Infinite Earths, pour expliquer tout ça, ou va-t-il opter pour une réécriture féministe complète de l'histoire du Docteur, comme on le murmure dans les milieux autorisés ?

Wait and see... en tout cas, l'intérêt de cette demi-saison remonte bien avec cet épisode, et c'est tant mieux.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-End (1/4) - Daredevil, saison 2 (2016)

Publié le 18 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Fantastique, Thriller, Marvel, MCU, Netflix, Punisher

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix.

Et sans surprise, comme je suis complétiste dans l'âme, cela signifie qu'en dépit de mes meilleurs instincts (et de mes mauvaises expériences passées), je me sens obligé de conclure le visionnage des séries Marvel/Netflix, entamé avec Daredevil saison 1, et Jessica Jones.

Daredevil, saison 2 :

Alors que le Punisher (Jon Bernthal) massacre des criminels à tour de bras, New York est lentement envahi par les hordes de ninjas de la Main ; bien décidé à percer à jour le mystère de cette secte étrange, et motivé par le retour, dans sa vie, de la belle Elektra (Elodie Yung), Matt Murdock délaisse alors progressivement sa carrière d'avocat, pour rejoindre le combat de Stick (Scott Glenn) et de ses hommes contre les troupes de la Main...

Après avoir terminé la saison 1 de Daredevil, mon impression générale des aventures du Diable de Hell's Kitchen était assez mitigée. Sous la direction de Steven S. DeKnight, la série avait mis en place les grandes lignes de l'univers Marvel/Netflix, que ce soit dans ses qualités - réalisme, action - ou dans ses défauts - rythme, sous-intrigues inutiles, etc.

Ici, en saison 2, on a droit à un changement de showrunners, ce qui amène de légères différences d'approche et de structure. La saison 2 de Daredevil s'articule ainsi sur la mise en parallèle de deux grandes intrigues : d'un côté, l'arrivée du Punisher en ville, ses massacres, son arrestation, son procès et son évasion ; de l'autre, tout ce qui a trait aux ninjas de la Main, à Elektra, à Stick, etc.

Deux grandes lignes directrices qui occupent tous les personnages de la série, pour le meilleur et pour le pire.

Tout ce qui en est rapport avec le Punisher est ainsi très réussi : à ma grande surprise, alors que j'avais d'énormes appréhensions à son sujet après sa prestation désastreuse dans The Walking Dead, Jon Bernthal est excellent en Frank Castle, un Frank brutal, torturé, implacable et touchant à la fois, ayant la présence physique et l'intensité nécessaires pour rendre justice au personnage.

On pourra toujours regretter certains échanges un peu bavards et maladroits, surtout lorsque l'on aborde les thématiques du vigilantisme, ainsi que la résolution capillotractée de la "conspiration" du Blacksmith - que la présence de Frank dans le parc, avec sa famille, ait été le fruit du hasard, ou qu'il ait délibérément été pris pour cible, le résultat est le même : la coïncidence est bien trop grosse et pataude, et affaiblit la nature même du Punisher.

Mais reste que les quatre premiers épisodes de la saison sont clairement les meilleurs (et les plus courts et dynamiques), une sorte de mini-arc narratif complet et convaincant, qui lance cette seconde année de Daredevil dans une direction efficace.

Le procès du Punisher, à l'identique, fonctionne assez bien, tout comme son incarcération (formidable scène de massacre en prison, brute de décoffrage et intense), son face à face avec Fisk, et son retour à la vie civile. À nouveau, seule la résolution bancale de la conspiration déçoit, ainsi que, çà et là, quelques longueurs et improbabilités dans l'enquête de Karen Page - une Karen Page dont la reconversion en journaliste n'est pas forcément crédible, mais qui s'intègre relativement bien à l'intrigue sur le Punisher ; idem pour Foggy, d'ailleurs, dont l'évolution ne pose pas de problème flagrant.

Il n'est pas surprenant, donc, que dès que la série s'éloigne du Punisher pour s'intéresser à la Main, à Elektra, etc, elle perd pied, et commence à devenir farouchement inintéressante.

Alors que les quatre premiers épisodes de la série lançaient celle-ci dans une direction intéressante, dès la fin du quatrième, Elektra arrive, et c'est presque immédiatement que le show quitte ses rails et se perd en chemin.

On a ainsi droit à tous les clichés de l'ex trop dangereux(se), qui, au final, font de cette Elektra un personnage assez proche de ce que pouvait être Faith dans Buffy : un double négatif, une représentation des pulsions animales du héros, et une tentation perpétuelle qui l'incite à céder à ses penchants violents et débridés.

Rien de vraiment intéressant ou original, en soi, et l'interprétation arrogante d'Elodie Yung rend assez rapidement le personnage antipathique, d'autant qu'elle entraîne avec elle Matt Murdock dans sa chute : Murdock se détourne de tout le monde, et devient lui aussi assez antipathique et agaçant.

Pour ne rien arranger, toute l'intrigue de la Main, de Nobu et du Black Sky n'apporte finalement pas grand chose à la saison : trop souvent, le tout se limite à des affrontements sous-éclairés entre Daredevil/Elektra et des ninjas anonymes, sans réel enjeu autre que "il faut survivre à cet affrontement pour pouvoir en savoir plus sur les mystères mystérieux de la Main".

Autant dire que, pour moi qui ne suis pas du tout passionné par tout ce pan de l'univers Marvel, toujours à la limite de la grosse caricature, la fin de saison centrée sur la Main a été assez laborieuse et frustrante, d'autant que cette intrigue n'était, au final, que de la mise en place pour le reste de l'univers - Iron Fist et The Defenders en tête.

En résumé :

- Une moitié Punisher intéressante, une moitié Elektra insipide.

- Des acteurs désormais à l'aise dans leurs rôles respectifs, notamment Charlie Cox, beaucoup plus crédible en Daredevil, grâce à un beau travail de posture (ce qui n'empêche pas Elden Henson et D'Onofrio de toujours avoir les quelques problèmes d'interprétation que j'avais déjà repérés en saison 1).

- Une bonne alchimie du trio de tête (détruite par le caractère et les choix de Murdock, cette saison).

- Un Clancy Brown malheureusement sous-exploité dans un rôle mal écrit (espérons qu'il revienne en flashbacks dans la série Punisher).

- Une écriture inégale.

- Des combats toujours impressionnants et bien chorégraphiés (mais pas toujours lisibles).

- Un rythme global égal à lui-même (c'est trop long, et sur la fin, c'est laborieux).

- Des thématiques (sur l'héroïsme, le vigilantisme, le destin, etc) au traitement parfois maladroit. 

Tout ça donne une saison mitigée, dont l'appréciation dépendra fortement de ce que le spectateur préfère dans le matériau de base.

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Dans l'ensemble, cependant, je suis loin d'avoir détesté cette saison de Daredevil. Elle bénéficie du travail déjà effectué en saison 1, et si elle n'en corrige pas forcément les défauts, et souffre d'une intrigue asiatique sans intérêt intrinsèque - sauf, peut-être, pour les fans du comics et des personnages - elle bénéficie largement d'un très beau travail d'intégration du Punisher à l'univers Marvel/Netflix.

C'est loin d'être parfait, mais par rapport aux autres saisons de Marvel/Netflix vues jusqu'à présent par mes soins, ça me redonnerait presque l'espoir d'un crossover satisfaisant dans les Defenders... malgré la Main et ses ninjas inintéressants.

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Les bilans de Lurdo : Defenders Week-End (2/4) - Luke Cage (2016)

Publié le 18 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Action, Thriller, Fantastique, Marvel, MCU, Netflix

Dès lundi, les Téléphages Anonymes entament une semaine Punisher, retraçant chaque jour le parcours cinématographique de ce bon vieux Frank Castle, pour finir par la série Punisher qui lui a été très récemment consacrée par Netflix. Le moment est donc venu pour moi de conclure, en dépit de mes premières impressions mitigées, le visionnage des séries Marvel/Netflix...

Luke Cage, saison 1 :

Après un séjour en prison, qui a fait de lui un combattant hors-pair, et la victime d'une expérience le dotant d'une peau invulnérable et d'une force incroyable, Luke Cage (Mike Colter) tente de se refaire une nouvelle vie à Harlem, dans le barber shop de son beau-père. Mais lorsqu'il découvre les agissements criminels de Cottonmouth (Mahershala Ali), un caïd local, Cage n'a d'autre choix que se montrer à la hauteur de ses pouvoirs, pour rétablir la paix dans son quartier...

Alors pour être totalement franc, Luke Cage a toujours été la série m'intéressant le moins de tout l'univers Marvel/Netflix. Déjà parce que le personnage ne m'intéresse guère, en soi, mais aussi parce que le Luke Cage aperçu dans Jessica Jones manquait cruellement de charisme et de présence, et, last but not least, parce qu'à en juger par les critiques et le buzz (qui louaient le communautarisme revendicatif typiquement américain de la série), je n'étais clairement pas le coeur de cible de cette série faite par des afro-américains, pour des afro-américains, avec des afro-américains.

Et puis en fait, cette série s'est avérée une assez bonne surprise. Principalement parce que ce communautarisme, ce black power, est bien intégré à l'essence même du show, et à son style très particulier : Luke Cage, avec sa musique, ses costumes, son éclairage, ses visuels, est probablement le show le plus stylisé de la gamme Marvel/Netflix, et une vraie tentative de coller au près au genre de la Blaxploitation (pour le meilleur et pour le pire).

Une tentative aux intentions souvent meilleures que son exécution, puisque Luke Cage souffre des mêmes problèmes que les autres séries Netflix, à savoir son rythme (13 épisodes, c'est beaucoup trop), son écriture (les dialogues sont souvent laborieux, les rebondissements téléphonés)... et son interprète principal.

En effet, comme dans Jessica Jones, Iron Fist, ou même Daredevil (du moins, en saison 1), Luke Cage n'est tout simplement pas au niveau de ses personnages secondaires (que ce soit Misty Knight, Cottonmouth, ou les autres), qui le dévorent tous plus ou moins de leur charisme ou de leur talent.

Le problème, en fait, c'est que Mike Colter, s'il n'est pas forcément mauvais acteur, est néanmoins, dans ce rôle, globalement assez transparent et inexistant : il est grand et musclé, certes, mais est perpétuellement impassible, généralement inexpressif, les bras ballants, il parle d'un ton monotone (le grand discours lors de la cérémonie en mémoire de Pops tombe ainsi totalement à plat), et il n'a pas le moindre langage corporel, au point que l'on remarque aussitôt sa doublure cascade dès qu'elle prend sa place.

Comme je le disais plus haut, les intentions (ici, "Luke Cage, c'est la force tranquille") ne sont pas forcément bien retranscrites à l'écran, et le Luke Cage de cette série n'est que rarement à la hauteur de son homologue de papier, beaucoup plus optimiste, ouvert et dynamique.

Dans l'absolu, ce n'est pas vraiment un problème pendant la première moitié de la saison, puisque ce qui entoure Cage est intéressant : Cottonmouth est fascinant, l'atmosphère de ce Harlem made in Marvel est palpable, les seconds rôles sont attachants, Misty Knight (Simone Missick) charismatique, l'arrivée de Claire Temple apporte encore un autre personnage fort (même si honnêtement, malgré les efforts du script, il y a moins d'alchimie entre Luke et Claire qu'entre Luke et Misty ou Claire et Murdock), Shades (Theo Rossi) est intrigant, et si l'écriture n'est pas exempte de défauts, notamment dans la structure, dans l'enchaînement des situations, etc, et que l'action est assez quelconque dans sa mise en images, le tout se suit sans problème, notamment lorsque Cage assume enfin son rôle de défenseur de Harlem.

Une première moitié de saison qui culmine avec la mort de Cottonmouth... et c'est alors qu'une véritable rupture se produit dans la série. De Cottonmouth, un petit caïd ultra-charismatique et distingué, en quête de respectabilité (l'un des grands thèmes de la série, avec la famille, etc) et aux motivations multiples, on passe à Diamondback (Erik LaRay Harvey), un marchand d'armes caricatural, interprété et écrit comme le méchant d'un mauvais film de super-héros, qui veut se venger de son demi-frère Luke Cage.

La transition est rude, et elle fait rapidement basculer le show vers quelque chose d'approximatif, d'insipide et de répétitif, d'autant que le point focal de la série bascule alors, pendant plusieurs épisodes, sur Diamondback, Shades, la corruption croissante de Mariah (Alfre Woodward) - la cousine de Cottonmouth, politicienne aux dents longues - alors même que Cage passe le plus clair de son temps alité, entre la vie et la mort, à ressasser son passé et l'expérience scientifique l'ayant transformé (bien moins passionnant que ce que le show semble penser).

Autant dire que la série freine subitement des quatre fers, le temps que Cage se remette, puis fuie la police, et, privée de son héros et du charisme d'un antagoniste compétent, Marvel's Luke Cage s'éparpille, tourne en rond, joue la carte du remplissage et finit à genoux, victime d'un affrontement final assez risible (le duel était long, certes, mais il manquait d'impact sur les corps, et entre le costume de "pimp stromptrooper" de Diamondback, le montage en parallèle avec des flashbacks inintéressants, et la conclusion du combat en pilotage automatique, le tout était particulièrement décevant), et du syndrome Netflix des séries trop longues et mal rythmées.

C'est d'autant plus dommage que le style était là, que la série était particulièrement ancrée dans le MCU, avec probablement plus de références et de liens que dans les autres séries Netflix, et que, finalement, il y avait là de quoi faire une série tout à fait honorable.

Mais entre le manque de progrès et de rythme flagrant dans la dernière ligne droite, les décisions créatives mal avisées (la mort de Cottonmouth à mi-saison), l'écriture inégale et le choix d'un ton souvent trop sérieux pour son propre bien (et pour permettre à l'interprète principal de se décoincer), on se retrouve au final avec une demi-saison intéressante et plus ou moins réussie, suivie de beaucoup de médiocrité.

D'ailleurs, le final est assez représentatif des problèmes de la série : l'affrontement Diamondback/Luke est rapidement expédié, et le discours de Luke (assez moyen, Colter oblige) au commissariat tout aussi vite éclipsé par le grand numéro d'Alfre Woodward qui suit.

Un peu comme si ce qui intéressait vraiment la production, c'était plus l'origin story de Mariah et de Shades, que les aventures de Luke Cage, qui fait parfois presque de la figuration dans sa propre série...

 

(j'ai tout de même trouvé ça plus intéressant que Jessica Jones, et je me demande ce que la même série aurait pu donner avec quelqu'un comme Terry Crews ou Morris Chestnut dans le rôle titre)

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Blog Update ! - Octobre 2018 : Halloween Oktorrorfest 2018 - Le bilan

Publié le 10 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Update

L'Halloween Oktorrorfest 2018 est enfin terminé sur le blog des Téléphages Anonymes, avec plus de 110 films fantastiques et d'horreur (sans oublier les séries) passés en revue pendant un peu plus d'un mois...

01 - Le Bouffon de l'Horreur (1994) - ?/6

02 - Tremors 6 : A Cold Day In Hell (2018) - 2.25/6

03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005) - 3.75/6

04 - The Cloverfield Paradox (2018) - 2.5/6

05 - Daphne & Velma (2018) - 2.25/6

06 - Mom and Dad (2018) - 2.5/6

07 - Hammer Horror : The Warner Bros Years (2018) - 4/6

08 - Flatliners : L'Expérience Interdite (2017) - 1.25/6

09 - The Cleanse (2016) - 3.5/6

10 - Le Rituel (2018) - 3.25/6

11 - Happy Birthdead (2017) - 3/6

12 - Jeepers Creepers 3 (2017) - 2/6

13 - Zombillénium (2018) - 4.5/6

14 - Zombiology (2017) - 2.5/6

15 - Dead Shack (2017) - 2.25/6

16 - Mayhem (2017) - 3/6

17 - Happy Family (2017) - 2.75/6

18 - Thale (2012) - 3.75/6

19 - Le Petit Vampire 3D (2017) - 2.5/6

20 - Le Manoir (2017) - 2.25/6

21 - Bad Apples (2018) - 1/6

22 - Cold Skin (2017) - 3.5/6

23 - Goal of the Dead (2014) - 2.75/6

24 - Children of the Corn : Runaway (2018) - 2.5/6

25 - Hellraiser : Judgment (2018) - 1.75/6

26 - Cargo (2017) - 3.5/6

27 - A Little Bit Zombie (2012) - 3.25/6

28 - Annabelle 2 : La Création du Mal (2017) - 3.5/6

29 - Zombies (2018) - ?/6

30 - La Malédiction Winchester (2018) - 1.25/6

31 - Dummie la Momie et le Tombeau d'Achnetut (2017) - 2.75/6

32 - Propriété Interdite (2011) - 1/6

33 - Delirium (2018) - 1.25/6

34 - Wolfcop (2014) - 3/6

35 - Another Wolfcop (2017) - 2/6

36 - 10x10 (2018) - 2/6

37 - Sans un Bruit (2018) - 3/6

38 - Le Secret des Marrowbone (2017) - 2.5/6

39 - Darkness Rising (2017) - 2.25/6

40 - The Crucifixion (2017) - 1/6

41- Neverknock (2017) - 2.5/6

42 - Hostile (2017) - 2.5/6

43 - Insidious 4 : La Dernière Clé (2018) - 1.5/6

44 - The Nanny (2018) - 3/6

45 - Devil's Gate (2017) - 3.5/6

46 - Vampire Cleanup Department (2017) - 3/6

47 - Hôtel Transylvanie 3 : Des Vacances Monstrueuses (2018) - 3/6

48 - Dead Night (2018) - 2.75/6

49 - Monsterman (2014) - 4/6

50 - Patient Zero (2018) - 2.5/6

51 - Les Enfants des Ténèbres (1991) & Ticks (1993) - 3/6 & 3/6

52 - The Creature Below (2016) & They Remain (2018) - 2.25/6 & 1/6

53 - Petits Cauchemars Entre Amis (1997) & Campfire Stories (2001) - 1.75/6 & 0.5/6

54 - En Plein Cauchemar (1983) & Petits Cauchemars avant la Nuit (1993) - 2.75/6 & 3/6

55 - Cat's Eye (1985) & Darkside, les Contes de la Nuit Noire (1990) - 2.5/6 & 2/6

56 - Terror Tract (2000) & Ghost Stories (2017) - 3.5/6 & 2.25/6

57 - Telemaniacs (1992) & Stepmonster (1993) - 3/6 & 3/6

58 - Après Minuit (1989) & Grim Prairie Tales (1990) - 1.5/6 & 3./6

59 - Les Sorcières (1990) & Troll (1986) - 3.5/6 & 4.5/6

60 - La Famille Addams (1991), Les Valeurs de la Famille Addams (1993) & La Famille Addams - La Comédie Musicale (Chicago Preview - 2009) - 4.25/6 & 5/6

61 - Witchboard (1986) & Witchboard 2 (1993) - 1.5/6 & 1.5/6

62 - Pumpkinhead : Le Démon d'Halloween (1988) & Pumpkinhead II : Blood Wings (1993) - 3.5/6 & 1/6

63 - Otoshimono : Ghost Train (2006) & The Lodgers (2017) - 2.25/6 & 3/6

64 - Phoenix Forgotten (2017) & Aliens : Zone of Silence (2017) - 2.25/6 & 0.5/6

65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982) - 1.75/6 & 1.75/6

66 - Pandemonium (1982) & Wildling (2018) - 3/6 & 2.75/6

67 - Butcher : La Légende de Victor Crowley (Hatchet - 2006) & Butcher 2 (2010) - 3.5/6 & 1.75/6

68 - Butcher 3 (2013) & Victor Crowley (2017) - 3.5/6 & 1.5/6

69 - To Hell and Back (2018) & Undead or Alive : A Zombedy (2007) - 4/6 & 2/6

70 - He's Out There (2018) & Elizabeth Harvest (2018) - 1.5/6 & 2.5/6

71 - La Malédiction de la Vallée des Rois (1980) & Vampire Clay (2017) - 2/6 & 1.75/6

72 - Office Uprising (2018) & The Monster Project (2017) - 3.5/6 & 2.5/6

73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018) - 3.5/6 & 1.5/6

74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018) - 2.25/6 & 2.25/6

75 - Mara (2018) & Unfriended 2 : Dark Web (2018) - 1.5/6 & 2.75/6

76 - Better Off Zed (2018) & La Nonne (2018) - 2.5/6 & 2/6

77 - Look Away (2018) & Stephanie (2017) - 3/6 & 3.5/6

78 - Slender Man (2018) & The Hollow Child (2017) - 1.5/6 & 2.75/6

79 - All Hallows' Eve (2013) & Terrifier (2017) - 3/6 & 2.75/6

80 - Hérédité (2018) & Le Bon Apôtre (2018) - ?/6 & 3.75/6

81 - Chair de Poule 2 (2018) & Errementari : Le Forgeron et le Diable (2017) - 3/6 & 4.25/6

# Grand écran :

Une saison assez moyenne pour l'Oktorrorfest (littéralement : moins de la moitié des films chroniqués cette saison atteint la moyenne - un chiffre en chute libre si l'on ne prend en compte que les films dépassant la moyenne, et n'étant pas des oeuvres nostalgiques), un résultat assez mitigé probablement inhérent au fait que j'ai passé en revue, cette année, une majorité de nouveautés (le terme étant tout relatif, puisqu'il englobe pour moi des films de ces deux ou trois dernières années), et une minorité d'oldies, que l'on évoque par ce terme des films sincèrement nostalgiques (les Addams, Troll...), ou des films tout simplement plus anciens - et assez mauvais (certaines anthologies ou séries de films des années 80).

Et force est de constater que l'horreur moderne est loin d'être très réussie, du moins en ce qui concerne les flots de production mainstream, façon Blumhouse et compagnie.

On me rétorquera probablement que c'est faux, qu'un film comme Hereditary montre que l'horreur indépendante se porte bien, et qu'elle sait imposer de nouveaux "classiques instantanés". Seulement voilà : les "classiques instantanés" de l'horreur indépendante, généralement très stylisés et "artistiques", ne se montrent jamais à la hauteur de leur hype et de leur buzz, symptôme d'un web caisse de résonance qui fait probablement plus de mal que de bien aux films en question.

Comment garder son objectivité (dans un sens comme dans l'autre) devant un tel film (ou devant ses homologues des années précédentes, puisque c'est un phénomène désormais récurrent et annuel), quand tout le monde, critiques et internautes inclus, clame depuis des mois que c'est un chef d’œuvre incontestable, une date dans l'histoire du cinéma d'horreur, et que si tu n'aimes pas, c'est que tu n'as pas compris le film et son génie pourtant évident... ?

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# Les 3 films du mois :

Cette année, les meilleures notes de l'Oktorrorfest - hors documentaires et "classiques" nostalgiques - ont été décrochées par des métrages assez inattendus.

- Errementari : le Forgeron et le Diable, un conte populaire stylisé et maîtrisé, et une très bonne surprise.

- Zombillénium, film d'animation français, et preuve qu'on peut nous aussi adapter nos bandes-dessinées avec succès, et sans tomber dans les comédies racoleuses mettant en vedette tel ou tel comique.

- Mention spéciale (et égalité) à The League of Gentlemen's Apocalypse, Thale et Le Bon Apôtre (3.75/6), trois propositions totalement différentes d'un cinéma de genre, avec d'un côté de la comédie anglaise macabre, de l'autre, une vision nordique et minimaliste des habitants de la forêt, et enfin, de la brutalité sectaire.

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# Les 3 flops du mois :

Alors là, on a l'embarras du choix.

- À commencer par le pire film de l'Oktorrorfest 2018, un beau 0.5/6, avec Aliens : Zone of Silence (à égalité avec une anthologie de 2001), un found footage calamiteux, mal joué, mal écrit, mal pensé, et à oublier très vite.

- Viennent alors (1/6) Bad Apples (slasher amateur et sans intérêt), Propriété Interdite (quand la France utilise un postulat de maison hantée pour se lancer dans un pamphlet bancal et maladroit sur l'immigration clandestine), The Crucifixion (film d'exorcisme ultra-générique et quelconque), et They Remain (un film poseur qui tente d'être profond et artistique, mais ne parvient qu'à être creux et agaçant).

- Et puis, bien sûr, un duo de films plus "mainstream", avec Flatliners, et Winchester : c'est vide, c'est peu inspiré, ça n'a pas grand intérêt, et ça mérite son 1.5/6...

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# Petit écran :

Un certain nombre de séries passées en revue, cette année, et peu de véritables déceptions, hormis la saison 1 de The Terror, que j'attendais pourtant avec une certaine impatience. Des séries comme Amandine Malabul, Spooksville ou Tremors ne m'ont pas particulièrement convaincu, mais je n'en attendais pas forcément grand chose à la base... 

Du côté comédie, l'Angleterre assure toujours le spectacle (Inside No.9 1, 2, 3, 4, épisode Spécial Halloween ; Le Club des Gentlemen) et la Nouvelle-Zélande s'avère elle-aussi une escale sympathique (à défaut d'être très mémorable - Wellington Paranormal, sorte de Death Valley à la sauce kiwi) ; et puis il y a Ash et ses cadavéreux, une série forcément inégale, mais néanmoins agréable à suivre.

Enfin, des anthologies, pour les plus jeunes (Creeped Out), ou pour les plus engagés politiquement (Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters) : plus ou moins inégal, plus ou moins inspiré, plus ou moins intéressant.

Sans oublier le succès de cette saison, The Haunting of Hill House, ou comment Mike Flanagan, véritable artisan et valeur sûre du cinéma de genre depuis plusieurs années déjà (cf les bilans des Oktorrorfests précédentes) revisite à sa sauce (celle d'un drame familial pluri-générationnel) l'un des classiques du genre, avec ingéniosité et maîtrise.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2018 cède sa place, sur le blog des Téléphages Anonymes, à la rubrique habituelle Un film, un jour... ou presque ! avec un retour à des critiques quotidiennes de films plus "normaux", allant de Venom à des films d'animation super-héroïques (Constantine : City of Demons, Les Indestructibles 2...), en passant par des comédies (Johnny English Contre-Attaque), et bien d'autres choses encore. Sans même mentionner les séries tv, dont l'intégrale de la série The Detour, et la saison 2 d'Iron Fist...

Un petit mois, cependant, puisque dès le 1er décembre, le blog passe en mode Noël, pour sa Christmas Yulefest annuelle. Une Yulefest désormais traditionnelle chez les Téléphages, car très populaire, et avec chaque jour deux films de Noël passés en revue sur le blog...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Luke Cage, saison 2 (2018)

Publié le 23 Juillet 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Netflix, Marvel, Action, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo

Malgré ses défauts évidents, la première saison de Luke Cage ne m'avait pas laissé un trop mauvais souvenir, notamment grâce à son identité forte, à son style assumé, et à ses personnages secondaires intéressants.

Et pourtant, ces défauts étaient multiples, et très perceptibles. Outre les problèmes inhérents aux séries Netflix (rythme, écriture), il y avait en saison 1 une rupture très franche à mi-parcours, à la mort de Cottonmouth, le mémorable antagoniste du héros. Un antagoniste qui faisait alors place à un méchant de seconde zone lié par le sang à Luke Cage (le thème de la famille était un incontournable de la saison 1), et à une montée en puissance des personnages de Black Mariah et de Shades...

C'est donc sans surprise que la saison 2 continue directement sur cette lancée, pour le meilleur et pour le pire...

Luke Cage, saison 2 :

Alors que Mariah Dillard (Alfre Woodard) règne sur Harlem aux côtés de Shades (Theo Rossi), une nouvelle menace place sur le quartier : Bushmaster (Mustafa Shakir), un Jamaïcain doté de capacités surhumaines et d'une brutalité sans nom, qui semble en vouloir personnellement à Mariah. Et tandis que Mariah et Bushmaster se font la guerre, Luke Cage (Mike Colter), lui, tente de trouver sa place sur ce champ de bataille, et de protéger les habitants de son quartier...

En théorie, la saison 2 de Luke Cage aborde de nombreuses thématiques, comme la famille, les péchés des ancêtres, la respectabilité, le succès afro-américain dans la société US, le pardon, etc. Luke Cage, lui, passe la saison à tenter de trouver sa place dans la société qui l'entoure : las de jouer les bons samaritains sans que cela ne débouche sur quoi que ce soit de positif, il est tenté de mettre de côté son code de l'honneur, qu'il suit constamment, pour ne plus prendre de pincettes avec le crime.

Une tentation d'autant plus grande que face à lui se trouve Bushmaster, un antagoniste qui est son double négatif : de grands pouvoirs, utilisés pour faire régner l'ordre et la paix de manière brutale et protéger sa communauté de ses ennemis. Un Bushmaster (au demeurant bien interprété et convaincant, après une première apparition assez moyenne) obsédé par le passé - comme Luke, dont le retour de son père prêcheur (Reg E. Cathey) dans sa vie ranime une colère enfouie - et qui laisse sa rage le guider, ce qui semble assez tentant au héros de Harlem; d'autant plus que Claire (Rosario Dawson, au personnage réduit ici au rôle de "petite amie inquiète et moralisatrice") le quitte rapidement, le laissant seul face à son questionnement.

En théorie, donc, il y a là de quoi développer de manière intéressante le personnage, pour le faire évoluer en parallèle de Bushmaster, mais aussi de Misty Knight (qui traverse une crise similaire suite à la perte de son bras, et qui est tentée de falsifier des preuves pour pouvoir arrêter un criminel, comme l'avait fait son mentor avant elle) et de Mariah & Shades.

Le seul problème, en fait, c'est que les scénaristes ont choisi de prendre le problème à l'envers. Plutôt que de placer Luke Cage au centre de tout, comme le point autour duquel gravitent tous les autres personnages, ils ont fait de Luke Cage un satellite en orbite de son propre show : la saison est ainsi très largement dominée par Mariah et Shades, par leurs états d'âme, leur romance, et leurs manigances... on apprend tout sur Mariah, sur sa jeunesse, sur sa fille cachée, Tilda (Gabrielle Dennis), etc ; on découvre que Shades et son meilleur ami avaient une relation fusionnelle, notamment en prison ; on comprend que les Stokes ont trahi la famille de Bushmaster ; on voit une Mariah tour à tour manipulatrice, triomphante, sans pitié, meurtrière, amoureuse, terrifiée, inquiète, sincère, menteuse, etc, etc, etc.

De quoi laisser le champ totalement libre à Alfre Woodard pour faire ce qu'elle veut de son personnage. Et elle ne s'en prive pas, ayant droit à de longs monologues, et ayant largement là de quoi se composer une bande démo pour de futurs rôles (bien qu'elle n'en ait pas besoin)... pour peu que l'on adhère au jeu parfois très particulier de Woodard (dont l'interprétation donne parfois l'impression que Mariah est ivre morte), il y a beaucoup de bonnes choses du côté de Mariah et Shades.

Le souci, c'est que ces choses se répètent, en boucle, de manière assez lassante, tout au long de ces 13 épisodes. Car à nouveau, 13 épisodes, c'est beaucoup trop. Surtout quand, lorsque l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il n'y a guère plus que l'équivalent de 6 ou 7 épisodes de contenu dans cette saison.

Alors la production fait du remplissage : elle développe plus que de mesure les sous-intrigues de tous les personnages secondaires, elle rajoute des personnages inutiles (la fliquette rivale de Misty est à ce titre ridicule, un vrai personnage de mean girl façon lycéenne sans la moindre subtilité), elle place toujours plus de performances musicales, toujours plus de ralentis, elle télégraphie souvent ses rebondissements et ses révélations, elle passe son temps à isoler ses personnages pour qu'ils aient de longues discussions, etc, etc, etc

Sans oublier les connexions avec le reste de l'univers Marvel/Netflix : Luke Cage est probablement le show le plus relié à cet univers partagé, que ce soit par le biais de Foggy Nelson (Elden Henson), qui joue les avocats pour Luke le temps d'un épisode, de Colleen (Jessica Henwick), qui vient redonner un peu de peps à Misty, ou par cet épisode 10, qui voit Danny Rand (Finn Jones) s'inviter dans la série, pour la transformer en backdoor pilot pour un spin-off potentiel Heroes For Hire.

Première conséquence de tout ce remplissage : la saison est terminée à l'épisode 09. Bushmaster est vaincu, Mariah ruinée, Luke est réconcilié avec son père, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais comme il reste encore 4 épisodes à produire, les scénaristes rebootent tout ça de manière gentiment artificielle et peu convaincante, et ça repart pour un tour.

Seconde conséquence : comme je le disais plus haut, les scénaristes rajoutent tellement de sous-intrigues, de personnages, etc, que Luke Cage semble faire de la figuration dans son propre show. Toute la saison tourne autour de Mariah, donc (ce qui n'est pas forcément surprenant compte tenu de la manière dont la saison se termine), et Cage se retrouve en spectateur quasi-impuissant du conflit de celle-ci et de Bushmaster. Cage affronte brièvement ce dernier à deux reprises, perd, et retourne panser ses blessures en menant l'enquête dans son coin, pendant que l'avenir de Harlem se joue sans lui...

Quelque part, c'est très pertinent au vu de l'arc narratif de Luke, cette saison. S'il finit par prendre une décision qui n'est pas sans rappeler celle d'Angel à la fin de la saison 4/au début de la saison 5 du show de Joss Whedon, c'est pour ne plus être ainsi mis de côté. Thématiquement, cette mise à l'écart de Cage fonctionne... mais dans les faits, on a simplement l'impression que la série aurait dû s'intituler Black Mariah & Shades vs. the world, feat. Misty Knight (with special appearances by Luke Cage).

Troisième conséquence de cette saison à rallonge : l'écriture ne parvient pas toujours à suivre. Elle téléphone ses effets, donc (le baiser de l'araignée), elle étire ses intrigues principales jusqu'au point de rupture sans jamais leur apporter suffisamment de rebondissements pour surprendre le spectateur (Mariah/Comanche/Shades et ses conséquences, c'est cousu de fil blanc du début à la fin de saison), et elle impose parfois une caractérisation à géométrie variable, avec des personnages qui font un virage à 180° en l'espace d'un épisode, et une étrange impression, par moments, d'un manque de cohérence interne.

En résumé, on regrettera, encore une fois, que le format Netflix affaiblisse à ce point ses programmes : une saison à l'anglaise, de 8-10 épisodes, aurait amplement suffi pour développer les mêmes thèmes, les mêmes personnages, et pour arriver au même point (surtout avec des épisodes approchant ponctuellement les 70 minutes).

Là, en l'état, tout est trop dilué, répétitif, et redondant pour vraiment convaincre, malgré les efforts de la distribution, Woodard en tête.

Du point de vue production, on regrettera toujours une certaine mollesse dans les affrontements et dans leur mise en images : déjà que ces derniers sont assez rares et peu variés (Luke Cage passe le plus clair de son temps à donner des baffes à des petites frappes), mais en prime, le manque de langage corporel de Mike Colter transforme la nonchalance voulue de Luke Cage en sorte de maladresse involontaire. Ce n'est alors pas surprenant de voir que les combats les mieux réalisés et les plus dynamiques de la saison impliquent Bushmaster et Danny Rand, qui imposent un rythme et une énergie nécessaires à Colter.

Au niveau musical, j'ai été moins convaincu cette saison : le reggae se prête moyennement à l'instauration d'une tension à l'écran, et il y a un peu trop de morceaux dont les paroles sont censées illustrer les thématiques et l'action : au bout d'un moment, les montages musicaux lassent vraiment.

En fin de compte, cette saison 2 s'inscrit totalement dans la lignée de la saison 1, tant dans ses qualités (style, ambiance, point de vue, Misty) que dans ses défauts (Luke Cage de plus en plus mis de côté et au développement erratique/incohérent, Alfre Woodard au centre de tout, combats et action assez anecdotiques, thématiques envahissantes, rythme bancal, méchant charismatique évacué de manière faiblarde) ; la série évite heureusement le gouffre qualitatif à mi-parcours, mais tombe dans le piège de la répétition et oublie trop souvent que son personnage principal peut aussi être fun et divertissant.

C'est ainsi assez paradoxal que l'épisode le plus réussi et mémorable de la saison soit l'épisode Heroes For Hire, avec Danny Rand. Certes, c'est un épisode quasi-unitaire, durant lequel l'intrigue générale n'avance pas, et l'écriture reste faiblarde (les échanges Danny/Luke manquent de punch), mais la présence d'Iron Fist apporte une vraie bouffée d'air frais dans ce Black Mariah-show étouffant et répétitif, et rappelle qu'on se trouve aussi dans une série de super-héros.

En conclusion, il est plus que temps que Netflix et Marvel revoient leur copie : après une saison 2 de Jessica Jones qui a divisé ceux qui l'ont vue (ce n'est pas mon cas), une saison 2 de Daredevil qui n'a pas vraiment convaincu, et cette saison 2 de Luke Cage, répétitive au possible, il serait temps de se secouer un peu, avant que Punisher ne connaisse le même sort.

 

Retrouvez les autres séries de l'univers Marvel/Netflix passées en revue sur ce blog en cliquant ici...

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Les bilans de Lurdo : Jessica Jones, saison 1 (2015)

Publié le 12 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Marvel, Thriller, Fantastique

Après Daredevil (passé en revue ici et ici), dont la première saison m'avait laissé particulièrement mitigé, je m'attaque à la suite de l'univers partagé Marvel/Netflix, à savoir, Jessica Jones.

Et pour être totalement franc, initialement, j'avais prévu d'adopter le même format une demi-saison = un bilan pour traiter de Jessica : malheureusement, j'ai très vite changé d'avis durant le visionnage de la série, qui m'a tellement frustré que j'ai décidé de limiter la casse. Un seul bilan, donc, cette fois-ci, pour une série qui a réussi l'exploit de me détourner de quasiment tout le reste de l'univers Marvel/Netflix.

Jessica Jones, saison 1 :

Après avoir subi l'impensable aux mains de Kilgrave (David Tennant), un criminel capable de manipuler l'esprit d'autrui, Jessica Jones (Krysten Ritter), apprentie super-héroïne réticente, décide de jeter l'éponge, et s'installe à New York, traumatisée, où elle officie en tant que détective privée. Mais bien vite, alors même qu'elle se rapproche de Luke Cage (Mike Colter), un barman doué de pouvoirs surhumains, comme elle, Kilgrave refait surface, entraînant Jessica Jones à sa poursuite...

Seconde série Marvel/Netflix, adaptée du comic-book ALIAS réservé à un public averti, et de tout ce qui en a découlé, Jessica Jones était peut-être la série pour laquelle j'étais le plus optimiste, en théorie. Pas forcément parce que j'ai de l'attachement pour les personnages concernés (pas particulièrement, du moins), mais plus parce que la combinaison de la showrunneuse Melissa Rosenberg (autrefois sur Dexter, avant que la série ne sombre), de David Tennant en grand méchant, et de Krysten Ritter (qui ne correspondait PAS DU TOUT à ma vision du personnage, mais que j'appréciais néanmoins dans Don't Trust the B---- in Apartment 23) laissait présager de quelque chose de plus original et intéressant que Daredevil ou Luke Cage. Malheureusement, après cette première saison, force est de constater que j'ai probablement préféré la première saison de Daredevil, avec tous ses défauts... et de loin.

L'un des problèmes principaux, en fait, c'est que Daredevil, malgré tous ses défauts, s'efforçait tout de même de faire dans la série super-héroïque. Ici, avec Jessica Jones, Melissa Rosenberg a choisi (assez naturellement, vu le personnage) de faire dans le pseudo-noir, avec détective torturée qui narre ses enquêtes en voix-off, ville terne et grise, musique avec cuivres et guitare lancinante, et tout et tout. Et non seulement elle fait du pseudo-noir, mais elle fait du pseudo-noir (genre habituellement très codifié d'un point de vue masculin) détourné pour être placé sous une optique féminine.

C'est l'un des points mis en avant par la production et par la chaîne ("la première série super-héroïque sérieuse écrite par une femme, et centrée sur des personnages féminins"), c'est ce qui a valu à la série des torrents et des torrents de louanges critiques, et de commentaires en tous genres de la part de tous les blogs et autres sites féministes applaudissant le caractère supposément révolutionnaire de la série, et tout et tout. Et en théorie, pourquoi pas.

Ou du moins, pourquoi pas, si ces intentions et ce point de vue n'entraient pas en perpétuel conflit avec les aspects super-héroïques et polar noir du show : ces derniers finissent par sembler n'être qu'un simple habillage moins intéressant pour les scénaristes que la psychologie de Jessica, et ses rapports avec les autres personnages (principalement féminins).

Ainsi, une constante, dans cette première saison, c'est que le côté super-héroïque de la série est minimisé au possible (Jessica Jones n'exploite que très rarement sa force et ses pouvoirs, très vagues et nettement affaiblis par rapport aux comics ; et donc, à l'écran, elle paraît souvent visuellement assez chétive et peu intéressante ; Luke Cage a déjà un peu plus d'impact); et quand il est mis en images, c'est tout simplement bâclé, comme si cela n'intéressait pas du tout la production : les effets, les combats, tout paraît fait à l'arrache, mal cadré, improvisé en quelques minutes devant les caméras, bref, médiocre au possible, surtout en comparaison du travail effectué sur Daredevil.

Un problème encore renforcé par l'absence totale d'athlétisme de Ritter, qui semble mal à l'aise et maladroite dès qu'elle a la moindre scène d'action, et par le fait que les pouvoirs de Jessica sont affreusement aléatoires et mal gérés par la production : dans un épisode, elle peut passer des gens sans broncher au travers d' un mur, alors que dans un autre, Ritter peine à actionner le verrou d'un sas blindé...

On se dit alors qu'à la limite, si le côté super-héroïque de la série est raté, peut-être que c'est compensé par des enquêtes captivantes, histoire de justifier le côté polar... mais là aussi, ça tombe à plat. Déjà, parce que le show est tellement centré sur Kilgrave qu'il ne prend vraiment jamais le temps de montrer le quotidien de détective de Jessica. On la voit sur le terrain, on l'entend débiter des monologues en voix off (Ritter n'est pas très convaincante dans ce domaine, d'ailleurs), on la voit faire vaguement une filature (assez ratée, car mal filmée et ponctuée de one-liners inutiles), on nous dit qu'elle est une bonne détective, mais le peu de travail d'enquêtrice qu'elle mène est systématiquement ramené à Kilgrave, et honnêtement peu captivant (puisqu'on se doute bien que Kilgrave ne va pas tomber avant le dernier épisode de la saison). 

Mais un autre problème qui affecte le côté polar noir, c'est la personnalité de Jessica Jones. Oui, elle est torturée, traumatisée, elle souffre de PTSD, et toute la série n'est qu'une grosse étude de personnages gérant chacun un traumatisme (viol, manipulation, mort de l'être aimé, etc) et/ou une addiction (drogue, amour, pouvoir, etc) d'une manière différente ... sauf que le résultat, c'est qu'on se retrouve avec un personnage principal non seulement assez cliché (l'enquêteur sarcastique et coriace au passé traumatique, c'est un peu un classique de la littérature de genre, qu'il soit de sexe masculin ou féminin), mais aussi rapidement épuisant d'antipathie, de répliques sardoniques, d'attitudes hostiles, etc. Par moments, plutôt que d'avoir à l'écran une femme traumatisée par la vie et par un criminel odieux, on a presque l'impression d'une adolescente capricieuse et émo, qui boude et n'en fait qu'à sa tête.

Le traumatisme de Jessica finit d'ailleurs par prendre tellement le dessus sur les autres aspects du show qu'il les rend accessoires... ce qui aurait pu passer si l'interprète de Jessica avait les épaules suffisantes pour rendre son personnage un minimum attachant. Or le jeu renfrogné et régulièrement faiblard de Krysten Ritter (le pétage de plomb de Ritter, durant l'épisode 4, est tout simplement risible de non-jeu) fait qu'à aucun moment, je ne me suis vraiment intéressé à son sort. D'autant que l'écriture ne lui fait pas de cadeaux (son caractère, mais aussi ses décisions souvent idiotes, comme par exemple son plan final pour vaincre Kilgrave), et que toute la série est plus ou moins vue par son prisme.

Ce qui, forcément, a des conséquences directes sur le reste du show : puisque tout est vu au travers du prisme de Jessica et de son traumatisme, tout le reste passe au second plan pour les scénaristes, qui semblent parfois plus préoccupés par la portée de leurs messages sociaux que par l'idée de faire une série bien équilibrée.

Par exemple, on retombe ainsi dans les travers de certains scénaristes qui, fiers d'avoir un personnage principal féminin fort et affirmé, semblent refuser de l'accompagner de personnages masculins du même calibre, par peur qu'ils ne lui volent la vedette. Dans Jessica Jones, tous les personnages masculins sont ainsi soit faibles (le drogué, le voisin, etc), soit des antagonistes criminels à punir ; j'inclus aussi dans cette liste Will Simpson, alias "reverse-Captain America" (jusque dans son look), le flic qui se rapproche de Trish, puisque après une ébauche de développement, non seulement toute son expérience militaire est instantanément rejetée par Jessica, mais en plus, il bascule du côté obscur vers la fin de la saison (avant de disparaître).

Les deux seuls personnages masculins qui sortent du lot sont ainsi Kilgrave (David Tennant est formidable, et la seule raison pour laquelle j'ai tenu jusqu'au bout) et Luke Cage (absent de la moitié de la saison), des personnages qui, lorsqu'ils sont réduits à leurs caractéristiques de base, semblent tout droit sortis d'une mauvaise série romantique ou d'un roman de chick-lit : Kilgrave, l'ex plus âgé, sophistiqué, européen, au physique élancé et mince, mais au caractère manipulateur, et toujours obsédé par l'héroïne ; Luke, le nouveau, brut de décoffrage, issu de la rue, grand, musclé, un afro-américain fort, mais aussi doux et sensible (il a perdu un être cher), et qui comprend ce que Jones traverse parce qu'il est "comme elle".

Deux archétypes assez flagrants, qui n'existent presque qu'au travers de leurs rapports avec Jessica, et qui ne font que renforcer les problèmes de caractérisation du show (Mike Colter est sympathique, mais j'ai passé toute la série à me demander s'il était volontairement tout en retenue et en intériorisation, ou si on lui avait simplement dit de non-jouer... j'ai vraiment du mal à le voir en protagoniste principal d'une série, tant il était souvent inexistant ici).

Et au rayon des clichés, les femmes ne sont guère mieux loties, entre Hogarth la lipstick lesbian aux dents longues sortie des années 80 (un homme, dans le comic-book), la stage-mom manipulatrice et menteuse de Patsy, la voisine psychotique à la limite de l'inceste, et une autre prisonnière butch lesbian sortie d'Orange is the New Black, on navigue en plein dans les clichés à gogo. S'en sort néanmoins Patsy "Trish" Walker (à ma grande surprise, puisque le personnage m'importe peu dans les comics, et que Rachael Taylor ne m'a jamais fait forte impression), au parcours intéressant, et dans une moindre mesure, Hope, la victime de Kilgrave, qui ne se sort cependant jamais de ce rôle.

L'on pourrait arguer que "tout ça, c'est voulu, c'est pour renverser les clichés et les rapports de force des récits noirs habituels, dans lesquels le héros dur à cuire est toujours entouré de personnages masculins clichés, et de femmes faibles et/ou n'existant que par leurs relations amoureuses/sexuelles avec le héros". Mais cet argument ne tient pas pour une simple et bonne raison : un récit noir classique n'est pas supposé tenir le spectateur en haleine pendant près de 13 heures. Jessica Jones, si, malheureusement, et ça exige un développement des personnages plus rigoureux.

En somme, entre les personnages peu engageants (les personnages secondaires sont unanimement oubliables, que l'on parle du drogué, du voisin, de Hogarth, etc, voire insupportables - la voisine déglinguée), les acteurs pas forcément ultra-charismatiques ou bien choisis (comme je le disais, Ritter est franchement peu adaptée à ce rôle : assez monotone, pas assez physique, elle n'incarne pas Jessica Jones de manière convaincante, et semble souvent se demander ce qu'elle fait là), la photographie terne, la réalisation basique (voire assez laide dans certains de ses effets, en début de saison), la musique un peu risible (dans l'épisode 6, ce solo de guitare électrique façon Hollywood Night, splendide ! ^^), et l'écriture qui privilégie la description très détaillée d'un stress post-traumatique à des choses élémentaires comme de la tension, du rythme, ou du dynamisme, forcément, difficile pour moi de m'intéresser à Jessica Jones

Même des choses élémentaires comme le couple Jessica/Luke, pourtant essentiel au comic-book, ne fonctionnent que très peu à l'écran. Pas aidés par une dramatisation inutile de leur relation (la mort de la femme de Luke), Colter et Ritter n'ont pas grande alchimie (lorsque les scénaristes se sentent obligés de faire dire à Trish "mon dieu, c'est évident que vous avez une alchimie du tonnerre", alors qu'il n'y avait pas la moindre étincelle entre les deux acteurs dans la scène d'avant, c'est qu'il y a un vrai problème)... et leurs scènes de sexe sont, pour être totalement franc, à mourir de rire tant elles sont caricaturales et forcées dans leur auto-censure.

En résumé, hormis Tennant, qui cabotine totalement et parvient à faire de son Kilgrave un personnage à part entière, tour à tour sincère et psychopathe, menaçant et attachant, dans l'ensemble, Jessica Jones ne m'a pas convaincu. 

Pire, au fil de la saison, et à mesure que les scénaristes usaient et abusaient de grosses ficelles évidentes pour retarder au maximum la confrontation finale Kilgrave/Jones, j'ai commencé à perdre patience. En 8 épisodes, la série serait probablement mieux passée ; en 10 épisodes, ça aurait encore pu être regardable ; mais en 13 épisodes, avec une héroïne antipathique et amorphe, un script très très moyen, et des effets ratés, ça ne fonctionne pas.

À partir de l'épisode 10, notamment, alors que Kilgrave s'échappe une nouvelle fois grâce à l'intervention (à peine forcée) de Hogarth, que la voisine prend de plus en plus d'importance (jusqu'à assommer Jessica en un coup avec une poutre *facepalm*), que les coïncidences bien pratiques se multiplient, que les dialogues sont de plus en plus laborieux (...), tout commence à se déliter, à perdre cruellement le peu d'intérêt que la série avait encore... jusqu'à cette conclusion plate, à base d'écouteurs dans les oreilles (*soupir*) et de face à face quelconque sur un quai.

Et même l'insertion au tractopelle de Claire Temple (la Nick Fury du Marvel/Netflixverse !) n'aide pas à redonner de l'intérêt au tout, tant le personnage arrive comme un cheveu sur la soupe et fait de la figuration.

Bref.

Je ne vais pas me répéter : Jessica Jones, c'est (au mieux) médiocre au possible, nettement en dessous de Daredevil (je n'aurais jamais cru dire ça ^^), et ça a réussi à me couper l'envie de voir une éventuelle saison 2 (Ritter est hors-sujet), de voir Luke Cage (déjà que les critiques étaient assez mitigées, mais en plus Colter ne m'a pas du tout convaincu ; à la limite, j'aurais préféré une mini-série sur Hellcat), et probablement même de tenter Iron Fist (un peu le même problème de casting que pour Jessica Jones : un acteur principal qui semble hors-sujet).

Je finirai bien par m'intéresser à Daredevil saison 2 (pour le Punisher), ainsi qu'à The Defenders, la grosse série crossover, mais pour l'instant, Marvel/Netflix, c'en est fini pour moi. Merci, Jessica Jones !

(et je l'ai déjà dit, mais dans la catégorie "utilisation du genre super-héroïque pour raconter l'histoire d'une jeune femme peinant à se remettre d'un viol, et confrontée frontalement à son agresseur", Sweet/Vicious, de MTV, est nettement plus réussi, plus dynamique, et moins soporifique)

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