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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour "Enterprise"

Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x01-03 (2019)

Publié le 23 Novembre 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Aventure, Drame, CBS

Retour de ces Short Treks, courts-métrages d'un petit quart d'heure prenant place dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x01 - Q & A :

Spock (Ethan Peck) arrive à bord de l'Enterprise, et se retrouve rapidement coincé avec Numéro Un (Rebecca Romijn) dans un turbolift en panne...

Une petite mésaventure amusante de ces deux personnages, qui se dévoilent un peu et établissent une certaine complicité au cours de ce bref incident. Sympathique, avec sa musique qui lorgne fortement sur le score de Michael Giacchino pour les films nuTrek (Giacchino est crédité comme étant "compositeur superviseur").

Cela dit, il faut bien avouer que ce court est problématique, puisqu'il ne fait que donner envie de suivre les aventures de cet Enterprise, et pas du tout celles du Discovery...

2x02 - The Trouble with Edward :

Lorsque Lynne Lucero (Rosa Salazar), officier scientifique de l'Enterprise, prend le commandement de son propre navire, elle découvre rapidement qu'Edward Larkin (H. Jon Benjamin), un scientifique excentrique travaillant à bord, mène des expériences sur les Tribules, pour en faire une source de nourriture inépuisable...

Un épisode totalement décomplexé et parodique, avec la voix d'Archer dans le rôle du scientifique le plus incapable de la flotte = c'est franchement amusant et déconneur, même si ce n'est, au final qu'une retcon approximative des origines des Tribules, qui ne colle pas vraiment à ce que l'on sait de l'espèce, notamment depuis Enterprise.

2x03 - Ask Not :

Alors que le la Starbase 28 est attaquée par des Tholiens, Thira Sidhu (Amrit Kaur), une jeune cadette, apprend qu'elle doit garder le Capitaine Pike (Anson Mount), accusé de mutinerie...

Un épisode de 8 minutes à peine, malheureusement très anecdotique, car cousu de fil blanc, et dont on devine la chute dès les premières secondes. Par chance, ça reste bien interprété, mais le problème reste posé : malgré leurs éventuels défauts, ces Short Treks donnent toujours bien plus envie qu'une série sur l'Enterprise de Pike soit mise en chantier, plutôt qu'une nouvelle saison de Discovery...

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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La saga Star Trek : présentation

Publié le 6 Octobre 2011 par Lurdo dans Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Institution aux USA, la saga Star Trek reste encore à ce jour méconnue en France. Présentation d'une pierre fondatrice de la science-fiction télévisée anglo-saxonne. Créée en 1966 par Gene Roddenberry, la franchise Star Trek regroupe six séries et plus d'une dizaine de longs-métrages.

1966 ... Captain Kirk

Trop souvent résumée en France à "Mr Spock en pyjama", Star Trek a pourtant posé bon nombre de pierres fondatrices de la science-fiction télévisée, dont on peut aujourd'hui encore retrouver la trace dans la majorité des programmes du genre.

  • Star Trek la série originale (1966 à 1969). La série la plus connue en France, avec son Capitaine Kirk séducteur, Mr Spock, et le vaisseau Enterprise. Trois saisons fondatrices, mais un flop d'audiences retentissant.
     
  • Star Trek la série animée (1973 à 1974). Déclinaison animée un peu fauchée de la série mère, le show ne convainc pas, et est longtemps renié par le studio Paramount, en charge de la franchise Trek.
     
  • Star Trek la nouvelle génération (1987 à 1994). Sept saisons situées 70 ans dans le futur de la série originale, et narrant les aventures du Capitaine Picard et d'un tout nouvel Enterprise. Des débuts balbutiants, mais une série brillante et exemplaire, une fois sa vitesse de croisière atteinte.
     
  • Star Trek Deep Space Nine (1993 à 1999). Déclinaison la plus sombre et épique de la saga, la série prend place sur la station spatiale DS9, au carrefour de conflits politiques, militaires, économiques et religieux.
     
  • Star Trek Voyager (1995 à 2001). Pendant sept saisons, l'USS Voyager, sa capitaine et son équipage, perdus à l'autre bout de la galaxie, tentent de rentrer chez eux.
     
  • Star Trek Enterprise (2001 à 2005). La plus controversée des séries Trek, tant pour ses dérives créatives que pour son postulat de départ : une préquelle à la série originale, racontant les aventures du premier Enterprise, commandé par le Capitaine Archer.

En parallèle de ces séries, dix films, à l'intérêt plus ou moins variable, et couvrant les aventures de Kirk et de Picard. À noter que la fin prématurée de la série Enterprise, vivement critiquée, a donné un sérieux coup de frein à la saga, l'interrompant après près de 20 années de présence quasi ininterrompue sur le petit écran. Il faudra alors attendre le succès du Star Trek de JJ Abrams (2009) pour relancer la machine, au grand bonheur des fans.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 4 (suite et fin)

Publié le 4 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 4x15-22 :

- 4x15 : Début du diptyque "pourquoi-est-ce-que-les-Klingons-ont-le-front-plissé-une-fois-sur-deux", avec un joli toutéliage avec l'intrigue des Augments.

Bon, je me souvenais en grande partie de cet épisode, vu que c'était à peu près là que j'avais repris Enterprise de manière régulière lors de sa diffusion, donc pas de grande surprise : l'explication est amusante, la démission de Trip pas crédible un seul instant, le mindmeld en tant que béquille narrative est pitoyable, Malcolm en ex-agent de la section 31, grosse rigolade, et la relation Trip/T'pol jamais crédible.

Bref, à part la mythologie qui avance, l'épisode n'était pas génial. Et c'est quand même dramatique pour la série que je sois nettement plus intéressé par la Capitaine du Columbia et son équipage que par celui de l'Enterprise.

- 4x16 : Conclusion du diptyque. Plus faiblarde que le début. Notamment à cause de scènes débiles ("tiens, si on mettait l'Enterprise et le Columbia l'un en dessous de l'autre, en positions inversées, et si on faisait passer Trip entre les deux vaisseaux au bout d'un câble, le tout à Warp 5 ?") à grands renforts de caméra tourbillonnante, et ce dès les trois premières minutes de l'épisode, histoire d'instaurer un faux suspense. D'ailleurs, tout l'épisode, c'est ça : du faux suspense instauré à coup de comptes à rebours, de scènes d'action, et de répliques dramatiques totalement vides et gratuites. Pff.

- 4x17 : Manny Coto qui écrit un épisode sur les Orion Sex Slaves. Forcément, ça n'allait pas être finaud : on a donc de la bimbo siliconée peinte en vert, qui séduit l'équipage de l'Enterprise, façon Hathor dans SG1. Je n'avais pas franchement aimé à la première vision, je n'aime toujours pas. Surtout que le seul qui ne soit pas affecté, c'est Trip, "passque lui il aimeuh T'pol, et l'amoureuh cé la plus grande des forceuhs !" (la fin de l'épisode est d'ailleurs à se pendre). 

Bon, heureusement que les Orionnes ont été un peu mieux traitées par Abrams & ses potes, parce que là, les potiches, elles faisaient vraiment strip-teaseuses au rabais.

- 4x18 : Début du diptyque univers-miroir, avec un prégénérique et un générique alternatif qui cartonnent mo-nu-men-ta-le-ment.

Dommage qu'ensuite ce ne soit pas forcément à la hauteur, retombant dans les béquilles narratives classiques de l'univers-miroir, et dans un récit super bavard.

Au rayon des satisfactions : Hoshi a enfin un rôle potable ; Evil Porthos est  ; le surjeu d'Archer passe plutôt bien dans l'univers miroir ; la Tholian Web ; et revoir le Defiant de TOS (et sa passerelle !) fait vraiment plaisir. Au rayon des déceptions: l'Enterprise encore une fois à l'origine d'un élément de la continuité postérieure, en l'occurrence l'agony booth ; le Tholien en CGI, juste hideux.

- 4x19 :  L'épisode qui, à l'époque, m'avait convaincu qu'il était tout à fait possible de refaire une série Trek moderne avec les uniformes et les décors de la série originale, sans pour autant être particulièrement kitsch ou ridicule. Et par conséquent, qui m'avait convaincu de l'inutilité de la série Enterprise.

Cela dit, ce n'est pas pour autant que cet épisode est réussi: le Gorn en CGI est très moche, pas crédible, et il ne sert à rien du tout si ce n'est à meubler en faisant une référence supplémentaire à TOS ; l'éclairage de la passerelle fait, pour le coup, par moments un peu trop studio ; la scène en ombres chinoises est affreusement surjouée ; et en fin de compte, à 3 ou 4 épisodes de la fin de série, cet épisode ne servait à rien, tout en étant très bavard, à nouveau. Mais c'était toujours rigolo à regarder.

Et un Emmy Award à Bakula pour avoir réussi à cabotiner encore plus que Shatner dans ses grands jours. Ça devait être dans son contrat, apparemment. 

- 4x20-21 : Diptyque pas hyper-convaincant sur Peter Weller en leader terroriste xénophobe qui veut faire échouer la conférence de paix pré-fédérale.

Les idées sont bonnes, mais l'exécution est franchement molassonne. En vrac, Harry Groener est toujours parfait en politicien mielleux ; laule @ l'équipage de l'Enterprise en train de dire "si ça continue comme ça, personne ne se souviendra de nous dans les livres d'histoire" ; ils ont attendu les deux derniers épisodes pour donner quelque chose à faire à Travis, mais ça n'empêche pas ce dernier d'être mauvais comme c'est pas permis ; le shipping T'pol/Trip n'est toujours pas crédible ; Weller est très bon ; la zik est assez médiocre, frôlant par moments le sous-Carpenter ; et le bébé hybride est mignon comme tout (et donc fonctionne très moyennement en tant que symbole des dangers de l'hybridation - sans compter que le mélodrame totalement artificiel de sa mort fait vraiment forcé).

- 4x22 : Un mythe. Une légende. Un épisode final de saison, de série, et de franchise, qui est désormais inscrit dans l'Histoire comme la pire heure jamais produite pour un final de Star Trek.

Un tour de force improbable de Bermaga, qui reviennent pour l'occasion au scénario, et qui réussissent en 40 minutes à se mettre à dos 99% des fans de la saga.

En faisant de cet épisode final d'Enterprise une aventure holographique de Riker et Troi (sur l'Enterprise D), et en les plaçant sur le devant de la scène (au cours de scènes d'exposition laborieuses au possible), Bermaga signent leur arrêt de mort à la tête de la franchise, et s'en verront rapidement expulsés (alors qu'en en faisant le final de s3, ou un épisode de mi-saison, ça serait déjà passé beaucoup mieux).

Non seulement les fans d'Enterprise (enfin, ceux qui ont survécu aux 4 saisons d'avant) sont furieux1, mais les acteurs aussi renient désormais l'épisode2, les fans de STTNG font la gueule3, et ceux de DS9/VGR ne sont pas franchement contents non plus4. Quant à ceux de TOS, ils se sont déjà ouvert les veines depuis un bon moment, donc...

Bref, un chef d'oeuvre.

D'ailleurs le simple fait que la Paramount se soit sentie obligée de retconner tout l'épisode à posteriori dans deux romans5, histoire de sauver la face, montre bien que c'est un épisode final parfait.

 

1 et on les comprend: le cast d'Enterprise est relégué au second plan, les personnages n'ont pas évolué d'un pouce dans les 6 années qui séparent le 4x21 de cette aventure holographique, ils ont toujours les mêmes grades, les mêmes relations, et Bermaga décident de buter Trip comme une m*rde pour couronner le tout.

2 Blalock le trouve infâme et indigne de la série, les autres ne veulent pas en entendre parler tant ils trouvent que centrer l'épisode sur les deux vieux de Next Gen était un manque de respect, comme si Bakula & co ne pouvaient pas conclure leur série seuls.

3 bah, ouais, dans la grande tradition Braga, qui a l'habitude de donner à ses redshirts condamnés le nom de ses anciens collaborateurs avec qui il est fâché - Moore, Fuller, etc - , Bermaga ont ici décidé de saboter un épisode solide de Next Gen, The Pegasus, écrit par Ron D. Moore, en faisant des aventures d'Enterprise/Archer le véritable moteur de la croissance mentale et des décisions capitales de Riker dans l'épi de Next Gen. Autant dire qu'ils prennent indirectement et de manière rétroactive tout le crédit pour cette évolution de personnage essentielle de Riker...

4 vu que la fin de l'épisode, sensée clôturer (et rendre hommage à) la franchise Trek à la tv pour un bon bout de temps, montre les trois vaisseaux Enterprise tandis que leurs capitaines respectifs déclament le "boldly go blablabla". Pas de DS9 en orbite dans un coin, pas de Voyager, pas même un Enterprise A, B, ou C...
Dommage, parce que l'idée n'était pas mauvaise, et on a même un petit frisson durant l'enchaînement Ent D/Ent de TOS... mais pas quand ça se conclut par celui d'Archer, malheureusement.

5 et d'une manière assez ironique, ce sont Jake Sisko et Nog, des créations de Moore, qui y enquêtent, révélant que cet épisode final n'est pas un compte-rendu fidèle de ce qui s'est passé réellement, que c'est donc un récit apocryphe, dont ils listent alors toutes les incohérences de continuité pondues par Bermaga. De là à étendre ce raisonnement à toute la série, il n'y a qu'un pas que je vais m'empresser de faire... 

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 2 (suite et fin)

Publié le 14 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Critiques éclair, Review

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 2x15-26:

- 2x15 : Cool, le retour de Shran, et un chouette caméo de Suzie "K'ehleyr/Mme Q" Plakson. Dommage que ce soit dans un épisode profondément soporifique, et qui une fois de plus présente les Vulcains comme de gros c#ns baratineurs imbus d'eux mêmes.

- 2x16 : Ah, quand même, enfin un épisode qui traite à nouveau de la Guerre Froide Temporelle, on a failli attendre (en fait, c'est la technique Smallville de gestion de la mythologie : un épi au début et à la fin de la saison, un au milieu, et c'est tout... ).

Enfin, quand je dis traiter, c'est un bien grand mot : là, l'Enterprise récupère un Tardis ("But... it's bigger on the inside !"), et se fait courser par les Sulibans et les Tholiens, qui cherchent à mettre la main dessus. Et c'est tout. On n'apprend rien de plus sur l'intrigue générale, c'est simplement de l'action, et un peu de blabla. M'enfin ce n'est pas trop soporifique, c'est toujours ça de pris.

- 2x17 : Shiban, pour Prison Break in Space. Archer et le redneck capturés par des maychants, une évasion générale, blablablablabla.... ZzzzzzzZZZzZzzzZZZZ.

- 2x18 : Des fumées étranges qui prennent possession des membres de l'équipage, et les font agir bizarrement. Notamment Reed, qui cherche à sauter sur tout ce qui bouge.

Déjà, quand on comprend que les fumées sont des êtres vivants immatériels, qui rêvent de découvrir ce que ça fait d'être solide... mais qu'ils arrivent à bord d'un vaisseau énorme tout ce qu'il y a de plus tangible, on se dit qu'il y a un problème de cohérence interne... que les scénaristes tentent de contrer en expliquant que la race était autrefois solide, mais que depuis de nombreuses générations, ils n'ont plus de corps, et que leur vaisseau tombe petit à petit en panne... ce qui n'explique pas comment les fumées arrivent à piloter le dit-vaisseau, et à lui faire capturer l'Enterprise.

Et ensuite, ça se transforme en une invasion de Body Snatchers jamais convaincante, et assez molle, qui se regarde à peine d'un oeil sans jamais mettre la pression ou jouer de la paranoïa inhérente à ce type de concept...

(c'est tellement médiocre, pour l'instant, que je m'attends à ce qu'ils touchent le fond incessamment sous peu en faisant un épisode du genre "T'Pol en chaleur", ou bien "Porthos - que je n'ai pas vu depuis une demi-douzaine d'épisodes au moins - en rut")

- 2x19 : Un épisode remake de Star Trek VI, en accéléré, depuis le tribunal klingon jusqu'à Rura Penthe (qui fleure bon le studio étriqué). Bon, comme d'habitude, ça commence directement par Archer en prison, sans qu'on nous montre sa capture, mais bon, ça se regarde d'un oeil distrait, puisque c'est très dérivatif, surtout grâce au "Général Martok" en guest. Par contre, faire de l'Enterprise/d'Archer le responsable de la disgrâce de la Maison Duras, c'est comme d'habitude de la rétro-continuité ultra naze.

- 2x20 : Épisode spécial le-perso-inexploité-de-l'équipage, alias "un épisode à la Kim". Et là, c'est sur le black de service. Il a droit à un épi de ce genre par saison, et donc ici c'est transparent, comme lui. Forcément, déjà que son (mauvais) jeu d'éternel ahuri n'aide pas, on nous fait en plus tout un trip nostalgie/émotion pour un personnage dont on se fout éperdument depuis deux ans... Et passons sur l'intrigue secondaire de T'Pol critique de film 

- 2x21 : Et zou, un teaser qui retconne les tribules en en faisant une découverte de l'Enterprise, et plus précisément de Phlox, qui en introduit un à bord... comme nourriture pour l'une de ses bestioles. Meuh non, il ne faut pas y voir le mépris de Bermaga pour tout ce qui est TOS...

Bon, sinon, un épisode en pilotage automatique sur le membre d'une race extraterrestre en guerre contre les Denobuliens, secouru par l'Enterprise, et Phlox qui hésite à le soigner. Pendant ce temps, ce cher pilote-afro-américain-dont-je-n'arrive-pas-à-me-rappeler-du-nom se blesse, et finit à l'infirmerie. Encore et encore. C'est presque sa caractéristique principale, maintenant.

- 2x22 : Une race d'aliens dont la reproduction nécessite trois partenaires : un mâle, une femelle, et un cogéniteur, ce dernier étant le membre d'une minorité de leur espèce... pourquoi ça me rappelle quelque chose ? Ah, ben forcément: c'est pompé -dessus. Encore une fois, Bermaga cartonnent, niveau originalité...

Sinon, c'était regardable. Presque intéressant, même. Notamment parce que G'kar en guest. Et une apparition de Porthos ! Mais ce n'était pas original du tout. Et puis Archer qui fait de grandes leçons de morale à Trip en lui reprochant d'appliquer sa morale humaine à des aliens, alors que c'est précisément ce que le Capitaine fait non-stop depuis deux saisons, *soupir*.

- 2x23 : Les Borgs. Dans Enterprise. Enfouis depuis 100 ans sous 3 centimètres de neige en Arctique, et découverts par hasard par une archéologue qui passait par là, et a trébuché sur un cadavre de borg. Qui revient à la vie. Des Borgs. Du futur. Qui se font botter le cul par l'Enterprise, un vaisseau en carton qui n'a même pas de torpilles photoniques. Des Borgs. Qui voient la continuité de trois séries disparaître en un clin d'oeil quand le scénariste décide d'expliquer que si les Borgs veulent envahir la Terre à l'époque de Picard, c'est par la faute d'Archer & co. Et pas parce que Q provoque un premier contact, ou que la famille de Seven les étudiait.

Des Borgs. Dans un épisode étrangement réussi et pêchu, mais qui pourtant est un gros doigt d'honneur à tout ce que Picard a subi aux mains des Borgs, vu que selon cet épisode, Starfleet possédait déjà des tonnes d'informations sur la technologie et la nature de Borgs, bien avant l'époque de Kirk. Et Phlox arrivait déjà à contrer l'assimilation par une simple irradiation. Fuck Bermaga. 

- 2x24 : Flashbacks à gogo sur comment Archer a été choisi pour commander l'Enterprise : à la suite d'un concours entre lui et son meilleur ami (ce n'était pas la "Starfleet Captain Academy", mais presque... parce que pour Starfleet, "pilote d'essai belliqueux et désobéissant" = "capitaine"...). Mouais. Enterprise Begins, ce n'est pas passionnant.

- 2x25 : Lorsque je disais m'attendre à une T'Pol ou un Porthos en rut, je ne pensais pas avoir raison. Et pourtant, si : T'pol est en chaleur. Pendant que de son côté, Archer se fait une fois de plus capturer. Ça fera simplement 3 ou 4 fois en une saison... de la même manière, ça fait 3 ou 4ème fois que le show se contredit en l'espace d'une saison ; ici, T'pol refuse de parler du Pon farr parce que "c'est top secret chez les Vulcains, on n'en parle pas à des étrangers"... alors que plus tôt dans la série, et à plusieurs reprises, elle en discutait ouvertement autour d'un dîner avec ses collègues, blablabla. Je commence presque à me demander si le responsable de la continuité de la série Heroes ne travaillait pas aussi sur Enterprise, à l'époque...

Bref, ce n'était pas génial, voire même c'était embarrassant lors des scènes avec T'Pol, et à part "Gowron" et un Tellarite v.2.0, pas grand chose à sauver.

- 2x26 : Et donc le season finale/reboot/changement radical de direction de la série.

Dans lequel une nouvelle race de maychants (après les Talibans Sulibans, les Xindis), manipulée par un camp de la Guerre Temporelle, lance une attaque terroriste suicide sur le World Trade Center sur la Floride, qui tue pleins d'innocents, et qui amène les humains à envoyer l'Enterprise en expédition punitive vers l'Irak leur planète natale, parce qu'une source anonyme - l'homme du futur - leur a dit que les Xindis étaient en possession d'une arme de destruction massive...

Bref, une saison complète d'avancement dans la mythologie, condensée en 40 minutes à peine. Résultat, toutes les scènes sensées être émouvantes, ou bien donner de la sympathie pour les personnages, passent à la trappe, au profit de l'action, l'action, l'action, et de pas mal d'exposition sans intérêt. À vrai dire, cela ressemblait presque plus à un pilote, avec rythme mou, dialogues longuets, et ellipses de plusieurs mois entre deux scènes successives, plutôt qu'à un season finale qui donnerait envie de revenir la saison suivante.

 

 

Mais c'est à l'image de cette seconde saison : à côté de la plaque. Entre les personnages inexistants (Hoshi et Mayweather en tête qui, sortis de leurs épisodes respectifs, ne servent à rien), les loners asthmatiques qui font appel aux plus bas instincts du public (vannes scatologiques et contenu sexy totalement gratuit), ceux qui sont simplement inintéressants car déjà faits 25 fois ailleurs, en mieux, et l'arc narratif principal qui oublie tout simplement d'exister, c'est probablement la pire saison de toute la franchise Trek.

Alors, qu'attendre de la saison 3, durant laquelle l'Enterprise s'aventure dans une région de l'espace si bizarre que l'"Enfer" d'Event Horizon ressemble à une promenade de santé en comparaison ? Je ne garde que de très vagues souvenirs des quelques épisodes de la saison 3 que j'ai vus autrefois, mais je me prépare à une nouvelle saison d'épisodes quelconques, passés à explorer un territoire inconnu qui ne sera, au final, pas si différent que ça de l'espace extérieur...

Bref, toujours la même routine (j'espère quand même me tromper), avec peut-être une très légère dose de continuité en prime.

1.25/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 2 (première partie)

Publié le 9 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 2x01-14:

- 2x01 : Premier changement notable: les épisodes passent de 44/45 minutes à 38/39 minutes. Ça ne peut pas faire de mal. Deuxième changement : John Shiban (alias l'un des scénaristes les moins doués du genre) passe à la production en saison 2, ce qui explique probablement pourquoi cette saison est la pire du show.

Bon, l'épisode en lui même, maintenant : mou. En résumé, il ne se passe pas grand chose jusqu'au reboot final. Et s'ils ont le bon goût de ne pas rebooter la colonie détruite, saluons la présence d'esprit de Starfleet et des Vulcains, qui laissent repartir les Sulibans avec juste une petite tape sur les doigts, parce que ce n'est pas bien de tuer des gens innocents, qu'on ne vous y reprenne pas. Ah, et Hoshi topless. Et la métaphore de la gazelle. Double *soupir*.

- 2x02 : Épisode amusant. Il est toujours un peu agaçant de voir que l'Enterprise ou ses membres d'équipage découvrent/inventent encore de nouvelles choses incontournables au sein de la franchise et de l'univers - là, c'est Mamie T'pol qui, non contente d'être responsable du First Contact, "invente" le Velcro, WTF !? - mais l'épisode restait regardable. Faut-il y voir une coïncidence avec l'absence à l'écran de la majorité des acteurs habituels ?...

- 2x03 : Un épisode signé Shiban. Sur l'Enterprise qui heurte une mine camouflée (d'ailleurs, j'aime bien comment, dans Enterprise, toutes les races extraterrestres semblent posséder des dispositifs de camouflage, et pourtant, lorsque Kirk en voit un en rencontrant les Romuliens, il est stupéfait et ne sait pas ce que c'est), et sur l'équipage qui se promène sur la coque et qui discute tranquillement sous le regard consterné des Romuliens. Plein de trous de scénario, de contradictions, bref, la routine pour Enterprise, en somme.

- 2x04 :  De la continuité, un scénario pas trop soporifique, et un rythme prenant : enfin un épisode réussi !? Ah, non, la feinte de la mort du black de service (je précise d'ailleurs que l'expression "black de service" que j'emploie n'a aucune implication ou sous-entendu autre que le manque de caractérisation et d'intérêt du personnage, qui n'a aucun trait reconnaissable autre que sa couleur de peau ; le Token Black de la série, donc, pour citer South Park) était trop gratuite et téléphonée pour fonctionner, et donc la seconde partie de l'épisode tourne un peu à vide, le temps qu'ils s'aperçoivent qu'il n'est pas mort. Par conséquent, l'épisode était seulement sympathique, sans plus.

- 2x05 : J'aime beaucoup Porthos & Phlox. Mais là... non. Archer surexcité qui a des rêves érotiques au sujet de T'Pol, et qui se comporte comme un gros c*n parce qu'il a commis la bétise d'emmener son chien sur une planète extraterrestre (où ce dernier a uriné sur un arbre sacré et contracté un virus) et qu'il ne veut pas reconnaître son tort, c'est calamiteux.

- 2x06 : Le trio de l'Enterprise qui se la joue "mercenaires du pauvre" contre des maychants Klingons qui agressent des mineurs sans défense. Whouhou.

Quelle tension insoutenable que cet épisode plein d'affrontements sans aucun blessés ou morts... Notons tout de même que T'Pol se débarrasse de sa combinaison marron, pour enfiler... la même en blanc. Et puis elle fait du kung-fu. Whouhou (bis).

Je me suis presque demandé si Bermaga n'avaient pas revu A Bug's Life juste avant de proposer cet épisode.

- 2x07 : Avant d'être une scientifique vulcaine, T'Pol était une Texas Ranger de l'Espace, et elle a soudain des flashbacks de souvenirs réprimés, alors que son gouvernement l'envoie traquer une de ses anciennes proies...

Mouais, mais bon, à part Bruce Davidson et la cantina façon Trek, c'était... euh... bof. Et le black de l'équipage (non, je n'ai toujours pas retenu son nom, et ce n'est pas avec ses deux lignes par épisode que ça va changer) qui est présent à l'écran... et c'est tout. Il ne fait rien, ne dit rien, n'existe pas. Ce qui n'est pas plus mal, vu qu'il joue faux dès qu'il ouvre la bouche.

- 2x08 : Little Green Men-bis : les officiers de l'Enterprise oublient un communicateur sur une planète pre-warp (d'oh !), se font capturer en tentant de le récupérer (d'oh² !!), expliquent, pour détourner les soupçons, qu'ils sont des espions génétiquement modifiés au service de l'ennemi (d'oh² x d'oh² !!!), et les scénaristes sortent un vaisseau suliban de nulle part (enfin, si, de la cale de l'Enterprise) en guise de deus ex (D'OH !!!!).

- 2x09 : Tiens, un énième remake de l'Enterprise en Folie. Ah, non, pas tout à fait. M'enfin ce n'est pas franchement original, en tout cas. Alors oui, c'est amusant cinq minutes de voir tout l'équipage péter un câble, mais ça ne va pas bien loin, et ça ne sert qu'à montrer des membres d'équipage qui se disputent pendant 40 minutes. Ah, et je suis content d'apprendre que c'est cet équipage qui, une fois de plus, a inventé quelque chose d'essentiel: l'Alerte Rouge.

- 2x10 : Hoshi, qui n'a pas été développée depuis 1 saison et demi, panique après être montée dans le téléporteur, perçoit des visions bizarres et commence à lentement se déphaser sans que personne ne s'en aperçoive.

Un épisode ultra convenu, quelle que soit la série de référence... et pile quand on se dit que ça ne peut pas l'être plus, paf, le twist dit du "ah, en fait non, c'était juste un mauvais rêve, désolé." Rebooooooot !!!

(elle est vraiment soporifique, cette saison 2)

- 2x11 : Encore pire que ce que je pensais : l'Enterprise accueille une princesse bimbo-peste-insupportable qui est poursuivie par des maychants... et qui couche avec le redneck. Paris Hilton-bis sur Dagobah, ça ne fait pas un bon épisode. Du tout.

- 2x12 : Mouais, bof. Pas vraiment mauvais, mais... quelconque (par contre, ils ne sont même pas capables de se souvenir que oui, T'Pol a déjà fait du camping, en saison 1...).

- 2x13 : Tiens, un épisode de John Shiban, qui est un photocopillage intégral de Enemy Mine, le film de Petersen (et donc de la nouvelle originale). Avec un décor de surface de planète aussi fauché que dans les 60s. Nuff said.

- 2x14 : Dans la série "j'ai 25 ans de retard dans mes métaphores, mais ce n'est pas grave, je vais en profiter pour enterrer un peu plus la continuité de Trek, en faisant des Vulcains un peuple intolérant et équivalent à l'humanité des années 80", je voudrais cet épisode : on y apprend que seuls quelques rares Vulcains peuvent pratiquer le mindmeld (parce qu'ils sont nés avec cette capacité - ça doit être pour ça que tous les Vulcains rencontrés auparavant dans Trek pouvaient le pratiquer ), et qu'ils peuvent contracter ainsi une maladie grave (un "syndrome") uniquement transmissible par ce moyen.

Une maladie que tous les Vulcains connaissent (alors qu'il y a une demi-saison, on apprenait que le mindmeld était une technique ancestrale totalement oubliée, ici, on nous dit que tout le monde la connaît, et en connaît les risques ), et dont ceux qui en souffrent sont exclus de la société vulcaine, considérés comme des parias.

Non seulement la métaphore SIDA/homosexuels est transparente au possible (et arrive 20 ans après la bataille !), mais en plus la société vulcaine apparaît comme arriérée, pour le coup... surtout avec une T'Pol soudainement malade (parce qu'elle aurait été "violée" dans l'épisode de la s1, alors qu'elle était parfaitement d'accord pour son mindmeld), et un Trip qui passe par ailleurs l'épisode à flirter avec l'une des femmes de Phlox.

Youhou, Bermaga en force !!

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 3 (suite et fin)

Publié le 24 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 3x13-24:

- 3x13 : L'apparition de Shran pendant le sauvetage de l'Enterprise était excellente... quel dommage qu'ils l'aient spoilée et rendue totalement inefficace en plaçant tout le teaser à bord du vaisseau andorien. Bande d'incapables.

À part ce gâchis, un épisode plutôt bon (merci Jeffrey Combs), qui développe de manière sympathique la relation entre humains et andoriens, et le personnage de Shran, qui est certainement le personnage le plus approfondi et fouillé de la série toute entière.

(par contre, les Xindis et leurs scènes de conseil, c'est devenu soporifique tant c'est toujours la même chose, et ça n'a toujours aucun sens qu'ils aient testé leur prototype initial sur Terre, avertissant au passage leur cible de leur attaque future, avant de tester leurs projets suivants en secret dans l'Expanse, mais bon...)

- 3x14 : Et encore un in media res ! Il y en a presque autant que dans Alias, là... honnêtement, assez prévisible que cette feinte de la part de l'équipage. Probablement parce que c'est quelque chose que l'équipe de Mission Impossible faisait régulièrement, y compris dans le premier film. Regardable, mais sans plus.

- 3x15 : Bermaga + Coto =....... du cul ! Enfin, presque, mais T'pol jalouse des rapports de Trip avec une des bidasses (à forte poitrine) du vaisseau, puis la scène de sexe qui s'ensuit, c'est simplement... euh... 

Quant à Malcolm et le chef des bidasses qui se battent pour la direction du département sécurité, c'est idiot. Heureusement qu'Archer leur passe un savon à la fin de l'épisode, parce que sinon...

Ah, et puis l'alien déphasé qui menace l'Enterprise... et bien... on s'en moque un peu, en fait, tant c'est noyé dans le marasme général. Raté, alors que ça aurait dû être une avancée mythologique importante.

- 3x16 : Tiens, encore un remake de Voyager. Tiens, encore un In media res. Tiens, à part l'interprétation de Billingsley, rien à sauver tant c'est du réchauffé. Ah, si, Porthos. Mais c'est peu.

- 3x17 : Mmmmmouais. Ouhlàlàlàlà le capitaine est possédé par une entité extraterrestre, et il réagit bizarrement, vite, il faut que nous nous mutinions. Rien de neuf sous le soleil.

Et les tensions Starfleet/MACOs à bord du vaisseau font franchement trop Starfleet/Maquis pour paraître autre chose qu'une tentative désespérée de recréer une certaine dynamique Voyagerienne.

- 3x18 : Un épisode "de synthèse" pas trop mauvais, mais manquant cruellement de rythme. On a le retour du Future Guy, un Enterprise J hideux, de la continuité, un pseudo-dilemme pas vraiment convaincant, Porthos, un sacrifice encore moins convaincant que le pseudo-dilemme, de chouettes effets spéciaux, le pilote qui a enfin quelques trucs à faire et à dire, T'pol qui devient émotive, et l'Enterprise qui se fait démolir en guise de cliffhanger, bref, une intrigue générale qui avance bien. Mais c'est quand même hyper bavard, ce qui est bien dommage.

- 3x19 : Alors donc T'pol est une Vulcaine accro aux médicaments. Certes. Idée stupide, tout de même, dans l'absolu, surtout que Blalock est en surjeu... mais bon. À côté, on a bien Archer qui décide d'aborder un vaisseau innocent pour lui voler sa bobine de distorsion, afin d'intercepter les Xindis, donc on n'est plus à ça près.

Quand bien même les scénaristes tentent de rationaliser cette décision en montrant qu'elle n'est pas facile : le problème, c'est que le Archer des deux premières saisons n'aurait pas hésité une seule seconde à faire passer ses intérêts et ceux de l'humanité avant le reste, donc ses remords apparaissent bien artificiels.

- 3x20 : Encore un épisode dââââââââââârk, centré sur les pertes humaines de l'épisode précédent, et sur les tentatives d'Archer de convaincre les Xindis qu'ils se font manipuler. Pas inintéressant, cela dit, notamment parce que Trip est pour une fois assez sympathique et attachant.

- 3x21 : Tiens, un remake de DS9, alias Children of Time-bis. En moins bien. Avec un peu de retrocontinuité quant à la saison passée.

Et à nouveau, ça enterre un peu plus la continuité en affirmant que les Vulcains et les Humains ne peuvent pas se reproduire à moins d'être sous traitement (inventé par Phlox, bien entendu !). Donc dans le cas de Spock, si l'on en croit tout ce que Enterprise nous raconte, non seulement sa naissance s'est faite sous assistance médicale, mais elle a en plus abouti sur un vulcain-anomalie génétique (puisque capable de pratiquer le mindmeld).  

Sinon Old T'Pol a vachement vieilli, en 115 ans... Elle a plutôt pris un millénaire dans la tronche, là, et Blalock surjoue comme ce n'est pas permis. Ah, et le Vulcain nommé Lorien 

- 3x22 : C'est bizarre... ils font un épisode assez sérieux, mythologique, avec une bataille spatiale, un épisode dans lequel ça avance pas trop mal (malgré un côté bavard et une mort de red-shirt totalement gratuite, sponsorisée par une citation vulcaine déplacée), et paf, ils te collent une discussion inutile sur le régime de Phlox et le ver qu'il s'est mis dans le ventre, et qu'il va se retirer en s'insérant une sonde anale... J'ai du mal à comprendre le besoin de taper en dessous de la ceinture dans un tel épisode, surtout à ce niveau de progression de l'intrigue générale. Dommage.

- 3x23 : Bakula a tendance à frôler le surjeu dès qu'il doit dire de grandes répliques dramatiques, Blalock en fait toujours trois tonnes elle aussi, idem pour Malcolm, on a encore la mort d'un red-shirt, et ça met un bout de temps à démarrer, mais quand ça décolle enfin, ça fonctionne plutôt pas mal.

- 3x24 : Un gros bordel schizophrène qui part dans tous les sens (entre Archer qui est responsable de la fondation de l'UFP, les reptiliens qui mangent des souris, Archer qui fait un footing au ralenti sur fond de musique triomphante et d'explosions pyrotechniques...) qui en rajoute une couche supplémentaire toutes les cinq minutes (à ce titre, le Shran ex Machina est bien risible), et qui se finit par un cliffhanger totalement débile au possible (des extraterrestres en uniformes nazis, comme c'est original !). Mais c'était quand même divertissant.

 

Bon, bilan saisonnier : c'était médiocre. Largement meilleur que les deux premières saisons, cela dit, et ce pour une raison toute simple : l'Enterprise a une mission, l'exécute, et ne passe plus tout son temps à traîner à droite et à gauche.

La saison est donc relativement centrée sur un objectif (surtout dans son dernier tiers), ce qui évite trop de loners pitoyables comme on en avait en saisons 1 & 2. Ils sont toujours présents, cependant, ainsi que les gigantesques problèmes de continuité interne et externe, la tendance détestable des scénaristes à "voler" toutes les découvertes et les réussites des autres équipages de Starfleet pour les offrir à l'Enterprise d'Archer, les personnages épais comme du papier à cigarettes, et le jeu d'acteur très limité.

Allez, plus qu'une (dont je me souviens en grande partie, donc ça devrait aller assez vite).

2.75/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 3 (première partie)

Publié le 19 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 3x01-12:

- 3x01 : L'Expanse était sensé être un endroit aux frontières de la folie... mais après 6 semaines, il ne s'est toujours rien passé d'intéressant ou de dangereux à bord de l'Enterprise. On a donc le droit à 6 semaines d'exposition racontées par les personnages, pendant que les Xindis (un groupe bigarré d'aliens pas du tout impressionnants) discutent entre eux.

Puis Archer se fait encore emprisonner, et T'pol finit encore en petite tenue (pour ne pas dire topless). Ah, et le nouveau remix du thème musical est encore pire, le peu de dignité et de majesté de la version originale ayant disparu au profit d'une rythmique pop calamiteuse.

Au niveau des bons points... Daniel Dae-Kim. Et T'pol change un peu de tenue et de coupe de cheveux.

Youpi.

- 3x02 : Je dois avouer que cet épisode était plutôt plaisant. Certes, c'était de l'action, et pas beaucoup d'avancées dans l'histoire principale, mais les bizarreries de l'Expanse avaient un effet intéressant sur le vaisseau, et c'était assez sympathique pour ne pas s'ennuyer. Rien de génial, mais en comparaison de la saison 2, c'était un gros progrès.

Bon, par contre, il est évident que les bidasses-à-sac-à-dos embarqués en orbite terrestre dans le finale de la saison 2 ne sont là que pour servir de red-shirts aux scénaristes, et montrer que l'Expanse-c'est-très-très-dangereux-et-ça-tue-des-gens... ah, et Archer en mode Guantanamo, c'est toujours aussi peu digne d'un capitaine de vaisseau, mais bon...

- 3x03 : À ch*er. Threshold 2.0. Et les scénaristes qui s'acharnent à rendre "sexy" les massages de T'Pol à Trip, alors que ces scènes font juste forcées et gratuites... *soupir*.

- 3x04 : J'espère que ça ne va pas devenir une habitude, ces teasers consistant en une scène d'exposition par le conseil des Xindis qui s'inquiète de l'Enterprise... parce que c'est tout sauf motivant. Et quand ensuite on doit subir une intrigue téléphonée à base de bimbo blonde esclave sexuelle à forte poitrine qui demande l'asile à Archer pour échapper à son propriétaire (une blonde qui en fait n'est pas si innocente que ça, puisqu'elle commence à flirter avec tout l'équipage grâce à ses pouvoirs psychiques et tactiles) ... disons juste que ce n'est pas terrible.

Ça ressemble à du Trek période Kirk, mais sans en avoir le charme désuet ni la relative originalité. Par contre, la fusillade finale était sympathique (bien qu'avec un peu trop de ralentis), et un effort certain est fait sur la continuité, qui propulse un peu de l'avant l'Enterprise en leur donnant un but, et qui justifie en partie l'épisode... c'est appréciable, mais il y a encore pas mal d'effort à faire avant que ça ne devienne ne serait-ce que moyen...

- 3x05 : Les habituels incapables coincés sur un vaisseau rempli de zombies vulcains très très maychants. Et T'pol qui est à son tour contaminée. Regardable, mais ça tourne un peu à vide. Et les flashes lumineux pendant la moitié de l'épisode, ça fatigue rapidement.

(Quand est-ce que Manny Coto arrive, déjà ?)

- 3x06 : Tiens, ça me rappelle un épisode de Voyager, ça : l'alien exilé qui se sent tout seul, et qui s'entiche d'un membre d'équipage qui est la seule à pouvoir le percevoir, etc... M'enfin, pas trop gênant, à la limite. Le côté Beauty & the Beast est aussi un peu trop appuyé pour vraiment fonctionner.

La sous-intrigue d'Archer & Trip en navette n'est pas passionnante, mais elle amène quelques infos sur les Sphères, c'est toujours ça de pris. Par contre, je n'ai pas compris pourquoi l'alien qui en avait assez d'être seul n'est pas reparti avec l'Enterprise plutôt que de rester seul comme un idiot dans son château...

- 3x07 : Tiens, il semblerait que les scénaristes aient allumé leur cerveau, et se soient aperçus que de faire des officiers de l'Enterprise des va-t'en-guerre bushiens, c'était un peu une aberration, puisque là, on a le droit à un Archer plus calme, qui prend conscience que les Xindis ne sont pas tous de dangereux terroristes-musulmans-qui-prient, et qui sympathise même avec l'un d'entre eux. Bon, c'est un peu amené avec de gros sabots, mais c'est plutôt intéressant.

- 3x08 : Un autre épisode pas mauvais (même s'il rappelle fortement bon nombre d'épisodes similaires de Trek, et qu'il est assez bavard) avec un Archer qui se croit dans Memento, et qui passe 12 ans à être amnésique, ne se souvenant plus que de ce qui lui est arrivé après un certain incident. D'où vision d'un futur alternatif, et de pleins de lignes temporelles qui se mêlent. Bémol sur le shipping Archer/T'pol, par contre, ça ne fonctionne toujours pas.

- 3x09 : C'était trop beau pour durer. Revoilà un épisode bien merd*que, qu'on dirait sorti du pire de Voyager. Alors comme ça, les maychants aliens ont enlevé des cow-boys pour les déposer sur une planète de l'Expanse, où ils n'ont pas évolué pendant plusieurs siècles ? Et Super Archer n'a aucune difficulté à se battre mano à mano (sur fond de guitare électrique héroïque) avec un maychant cowboy, alors que son épaule a littéralement explosé d'un tir de carabine...? C'est cela, oui... (il y a bien la Annie de Men In Trees, cela dit, c'est toujours ça de pris)

- 3x10 : Bon... Manny Coto est sympathique, et tout et tout, mais le coup de "Trip sérieusement blessé, que l'on ne peut sauver qu'en lui greffant un organe issu d'un clone sorti de nulle part, et "cultivé" à cette occasion", pour illustrer le problème éthique de la culture de cellules souches blablabla, ça serait beaucoup mieux passé si le personnage de Trip était un tant soit peu attachant, si Coto n'en profitait pas pour placer du shipping honteux, si ce n'était pas le trente-millième In media res de la série, si la gestion des souvenirs du clone n'était pas risible... et si le clone ne s'appelait pas Sim.

Ouaip, Sim.

Presque impossible de prendre l'épisode au sérieux une fois que l'on apprend ça 

(jolie interprétation de Bakula, par contre)

- 3x11 : Mouais, pas terrible, cette histoire de Future Guy qui revient pour envoyer Archer & T'pol en 2004, parce que les maychants tentent de changer le passé, à la First Contact, en introduisant un virus meurtrier sur Terre.

Le problème, c'est que ça se limite à ça (un épisode sans budget filmé dans une voiture et dans une ruelle), sans expliquer un seul instant comment les maychants peuvent voyager dans le temps, quelles sont leurs motivations générales, etc... sans compter que Future Guy renvoie la petite équipe dans le passé, deux mois après que les Xindis soient arrivés, et ce sans raison, si ce n'est d'imposer un suspense artificiel à l'épisode. Il faut croire que ça aurait été trop simple de les renvoyer juste avant l'arrivée des Xindis, histoire de les intercepter à temps...

Sinon, il y avait Jeffrey Dean Morgan en maychant alien, impossible à reconnaître autrement que par sa voix.

- 3x12 : 9/11, le retour (accompagné d'un remake de l'épisode de TOS avec les aliens mi-blancs/mi-noirs). De maychants terroristes/extrémistes aux noms musulmans montent à bord de l'Enterprise, et le détournent pour l'utiliser contre des hérétiques, dont l'affront suprême est de déclarer que leur Dieu commun a construit l'Expanse en 9 jours et pas dix. C'est bon, on a compris, la religion, c'est con, le terrorisme, c'est mal, et applaudissons les courageux membres d'équipage du United 93 vaisseau qui se battent (dans des fusillades interminables) pour reprendre le contrôle de celui-ci.

Zzzzzz... décidément, Manny Coto, ce n'est pas la panacée, niveau écriture... surtout qu'au passage, zou, un reboot qui efface toutes les données de l'Enterprise sur les sphères & co. Comme c'est pratique.

 

Bilan de demi-saison: la continuité injectée dans la série est bien agréable... mais si l'écriture continue à être aussi peu inspirée, ce n'est vraiment pas la peine...

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Un film, un jour (ou presque) #407 : Star Trek Sans Limites (2016)

Publié le 7 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Star Trek, Review, Science-Fiction, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Star Trek Sans Limites (Star Trek Beyond) :

Attiré en orbite d'une planète inconnue par un message de détresse, l'Enterprise est détruit par les forces incroyables du maléfique Krall (Idris Elba). Réfugié sur la planète, l'équipage du navire fait la connaissance de Jaylah (Sofia Boutella), une extraterrestre elle-aussi victime de Krall, et ensemble, ils vont tenter de s'évader de ce piège improbable.

Il n'y a pas si longtemps, dans une galaxie très proche...

Les gardiens autoproclamés du temple de Star Trek, sur le web :

"- Même si tout le monde avait adoré à sa sortie, le web nous a convaincus : Star Trek Into Darkness, et par extension le premier Star Trek de JJ Abrams, c'est rétroactivement tout pourri, c'est du blockbuster décérébré qui enchaîne les scènes d'action débiles, qui n'a aucune profondeur, qui ne respecte pas la franchise, qui ne respecte pas l'Enterprise, et qui ne respecte pas le trio Kirk/Spock/McCoy !

Ras-le-bol d'Uhura+Spock, des Beastie Boys, de la destruction massive, des méchants en colère qui veulent se venger de Starfleet et détruire l'univers ! On veut plus de légèreté, d'optimisme, de profondeur, on veut de l'exploration spatiale, de nouveaux mondes étranges, de nouvelles civilisations extraterrestres originales !"

Paramount :

"- Rassurez-vous, nous vous avons entendus.

Bon, notre prochain Star Trek sera tout de même un blockbuster décérébré qui enchaînera les scènes d'action débiles, qui aura un méchant en colère qui veut se venger de Starfleet et détruire l'univers, et qui culminera par un morceau des Beastie Boys ; certes, on y détruira l'Enterprise, et 75% du film se se dérouleront soit sur une station spatiale ultra propre et urbaine (vous avez bien aimé les décors de la planète Xandar dans Les Gardiens de la Galaxie ? Nous aussi !), soit sur une planète moche tournée dans une carrière et dans les forêts de Vancouver (SG-1, c'est une série culte, non, chez vous ? Et bien là, on a repris les mêmes décors !) ; et puis, d'accord, notre film s'ouvrira sur Kirk en train d'expliquer que l'exploration spatiale, c'est chiant (mais l'action, c'est génial, surtout à moto !), nos ennemis seront des hordes numériques masquées et interchangeables qui visent très mal (comme dans les Star Wars et les Marvel !) et comme on a viré notre lead creature designer, Neville Page, tous nos extraterrestres auront tendance à se ressembler dans leurs designs et couleurs... mais pas de panique, vous allez adorer notre film !

On a bien compris, en voyant Star Wars Episode VII et Les Gardiens de la Galaxie, que ce qu'il fallait, pour triompher au box-office, c'est de l'humour non-stop, du fanservice et de l'action le reste du temps !

Et comme vous nous avez fatigués avec vos accusations de sexisme et d'homophobie, on a trouvé la solution idéale : on fait totalement une croix sur le film précédent, on oublie tout, et on repart à plat, avec des scènes d'action pleines de vannes en tous sens ; avec une héroïne badass qui est une fusion de Rey de Star Wars, et de Gamora des Gardiens, et qui est plus compétente que bon nombre des personnages principaux (les féministes seront contents, youpi !) ; avec le compagnon et la fille adoptive de Sulu dans une scène (les gays seront contents, youpi !) ; avec un vaisseau plus petit et maniable, qui fait des acrobaties dans des tunnels, comme le Faucon Millenium (les fans de Star Wars seront contents, youpi !) ; une Uhura mise en retrait, et dont la relation avec Spock sert plus à renforcer celle de ce dernier avec McCoy qu'à autre chose (les fans de Star Trek TOS seront contents, youpi !), et bien sûr, un peu de fanservice, pour rendre hommage à Leonard Nimoy, et pour brosser les fans d'Enterprise dans le sens du poil !"

Les gardiens autoproclamés du temple de Star Trek, sur le web :

"- BEST. STAR TREK MOVIE. EVER !!! "

 

Moi : Sans hésitation le plus faible des trois films post-reboot, et paradoxalement, probablement celui qui correspond le plus aux nombreuses critiques récurrentes dont le nuTrek de JJ Abrams est victime depuis 2009.

C'est creux, c'est vide, mais ça fait illusion le temps de la séance parce que ça ne s'arrête que rarement, que c'est un barrage de vannes et d'action, et que l'accent mis sur le trio McCoy/Spock/Kirk donne l'impression d'un film plus fidèle à la série originale, alors qu'il n'est qu'un enchaînement de clichés honteux (le décollage de l'USS Franklin = facepalm).

Un flop mérité au box-office, pour un film qui, à l'image de son studio, rate complètement l'anniversaire de la franchise.

3/6, qui redescendra probablement en cas de nouveau visionnage ultérieur.

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x04-05 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Après trois premiers épisodes amusants, mais ne donnant qu'une envie (regarder une série consacrée à l'Enterprise de Pike plutôt qu'au Discovery), retour de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, et s'attardant, à chaque fois, sur des aspects plus anecdotiques de l'univers Trek...

Short Treks 2x04 - The Girl who made the Stars : afin de calmer sa fille Michael Burnham, apeurée par le noir, son père lui raconte une légende africaine concernant une fillette ayant apporté la lumière aux peuples primitifs effrayés par l'obscurité...

Pas désagréable, en soi, mais ça lorgne fortement sur du Disney qui se prendrait mollement les pieds dans le tapis du message de curiosité et d'exploration qu'il veut exprimer. Je ne sais pas trop quoi en penser, c'est compétent, mais il y a quelque chose qui me dérange dans le côté "grâce à son courage et à sa curiosité, elle a apporté la lumière et les étoiles à son peuple (après qu'un extraterrestre de passage les lui ai donnés, influençant de fait l'évolution de l'espèce terrestre)".

Je sais qu'on est dans le conte pour enfants, dans la métaphore, et tout et tout, mais quelque part, ça explique beaucoup de choses sur le caractère rebelle et approximatif de Michael Burnham...

2x05 - Ephraim and Dot : les mésaventures d'une mère tardigrade qui décide de pondre ses œufs à bord de l'Enterprise de Kirk, au grand dam d'un robot de sécurité qui ne l'entend pas de cette oreille...

Un adorable épisode animé réalisé et mis en musique par Michael Giacchino, qui pour l'occasion nous produit un court-métrage hommage à Tex Avery, à Pixar et à toute l'histoire de Star Trek TOS, d'une bien belle manière ludique et dynamique.

C'est drôle, c'est mignon, c'est coloré, et forcément, ça a déplu à cette frange de la fanbase Trek qui prend sa franchise trop au sérieux, s'indigne du moindre manquement à la continuité, et t'explique que Star Trek, ça n'a jamais été tous publics, et que ça devrait être réservé à une élite intellectuelle, plutôt que d'être décliné sous forme de sous-Pixar destiné aux gamins... *soupir*

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 4 (première partie)

Publié le 29 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 4x01-14:

- 4x01-02 : Ou comment rebooter 3 saisons de continuité approximative sur la Guerre Froide Temporelle en un double épisode bancal et mou sur des aliens nazis, sans enjeux réels (puisqu'on se doute du reboot dès le début), et surtout qui n'apporte aucune réponse aux questions laissées en suspens par la Guerre. On ne saura donc jamais à quoi ont servi les trois premières saisons de la série, ou bien qui faisait quoi et pourquoi. Merci Bermaga & Coto pour ce reboot digne de Smallville.

(et puis, entre Archer qui nous refait First Contact en ramenant à bord de l'Enterprise une jolie afro-américaine du 20ème siècle émerveillée, Hoshi et T'Pol au bord des larmes quand Archer refait surface, les pseudo-Remans nazis, le générique pop qui n'a jamais autant fait tache que coincé entre un film de propagande nazi et un plan de la Maison Blanche ornée de croix gammées et entourée de tanks allemands, l'Enterprise en plein dogfight fauché au-dessus de NYC contre des avions nazis, et la représentation visuelle de la restauration magique de l'histoire américaine, c'est assez gratiné)

- 4x03 : L'épisode qui officialise le reboot, en faisant rentrer l'équipage sur Terre, où il sont (bien entendu ) accueillis comme des héros absolus. Archer fait de l'escalade et flirte avec une ex, par ailleurs Capitaine ; Anorex'pol et Trip vont sur Vulcain (qui soudain ressemble à la Terre ) dans la famille de T'pol, qui est confrontée à son ancien fiancé ; le pilote, Malcolm & Phlox se battent dans un bar ; Hoshi... est aux abonnés absents. Rien de vraiment passionnant, mais c'est plutôt regardable, bien qu'affreusement centré sur T'pol/Trip.

- 4x04 : Rien que pour le Big Show qui secoue Anorex'Pol à bout de bras, comme une poupée de chiffons, cet épisode est formidable.

Bon, en réalité, c'est pas mal de meublage pas intéressant, mais il y a le Big Show peint en vert, Brent Spiner (qui navigue à 20000 kms au dessus de tout le reste de la distribution, niveau jeu), "Martok", et le début de l'arc sur les Eugéniques. C'est toujours ça de gagné.

Et puis l'effort pour relier la famille Soong aux Augments (aux looks pitoyables, surtout les perruques), et par conséquent à Khan Noonian Singh, est appréciable.

(même si c'est un peu tout le concept de la saison 4 : essayer de combler les trous de continuité de la franchise Star Trek)

- 4x05-06 : La suite de l'arc des Augments. Moyennement convaincant. Pour des esprits prétendument supérieurs, les Eugéniques sont assez longs à la détente, pas super finauds, et assez bourrins. On est loin du charisme et de la stature de Khan.

Bon, sinon, la conclusion est un peu faiblarde, les effets sont à peine du niveau de STTNG, Spiner écrase toujours le reste du cast de son talent (y compris Bakula, qui canalise malheureusement de plus en plus l'esprit d'Horatio Caine lorsqu'il sort ses one-liners ou ses phrases dramatiques. Il ne lui manque plus que des lunettes de soleil.), et quasiment aucun des personnages secondaires de l'équipage n'a quoi que ce soit à faire d'intéressant, à part Phlox et Trip. Par contre, la phrase finale de Soong sur la cybernétique était amusante. Du pur fanservice, mais amusant.

- 4x07 : Oh, tiens, un épisode du couple Reeves-Stevens. Donc forcément, c'est largement au dessus de la moyenne d'Enterprise. En même temps, ce n'est pas bien compliqué lorsque l'on reboote littéralement les Vulcains en leur appliquant le format Bajoran : en l'occurrence, on a là les Vulcains, peuple divisé entre deux groupes, les premiers se disant héritiers de Surak, et les autres membres terroristes d'une secte opprimée suivant les enseignements d'un autre Vulcain. Et donc l'équipe de l'Enterprise se trouve prise entre deux feux, jusqu'à découvrir que tout n'est pas aussi simple que prévu.

Honnêtement pas très original dans son déroulement (on voit venir le twist très rapidement), mais efficace, même si ça fait un peu mal au fondement de voir Archer récupérer le katra du père fondateur de la logique Vulcaine (par contre, félicitations pour avoir tué l'Amiral sans prévenir, ça fonctionne plutôt bien ; et arrêtez de faire jouer des scènes ultra-dramatiques et sérieuses à Bakula, ça ne lui réussit pas)

- 4x08 : La suite directe, mais malheureusement pas écrite par les Stevens, donc tout de suite, ça tient moins bien la route. Non seulement le Haut commandement vulcain ressemble à un studio tv mal éclairé, avec poster en guise de panorama derrière la fenêtre, mais en plus c'est extrêmement bavard, avec un bref affrontement spatial pour casser un peu la monotonie générale.

La mort de la mère de T'Pol tombe totalement à plat, mais heureusement, on introduit la menace andorienne à la fin de l'épi, ce qui laisse présager du retour de Shran dans le prochain épisode. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

- 4x09 : Yeah, Shran ! Ils en profitent donc pour rebooter toutes les conneries de Bermaga sur les Vulcains (côté épidémique du syndrome machin-truc, tabou du mindmeld, caractère menteur et fourbe des Vulcains, bref, les trois saisons précédentes) et boucler tout ça en 3 minutes à la fin de l'épisode. Car oui, c'est bien sûr Archer qui sauve la paix galactique, et remet les Vulcains sur le droit chemin de l'illumination et du bonheur... après avoir passé la moitié de l'épisode à se battre à mains nues sans aucune difficulté contre des maychants vulcains pourtant biologiquement trois fois plus forts qu'un humain.

On se demande bien comment l'univers aurait fait sans lui et l'équipage de son Enterprise... 

Sinon, ce qui commence à me fatiguer, c'est la réalisation à base de gros plans en contre-plongée sur les visages des acteurs. C'est laid, et ça ne sert à rien. Et franchement, trois épisodes pour raconter ça, c'était facilement un de trop.

- 4x10 : Tiens, un loner, ça faisait longtemps. Dommage qu'il soit très moyen : l'inventeur de la téléportation monte à bord de l'Enterprise avec sa fille pour tester un prototype... mais tous deux cachent quelque chose. Assez téléphoné de bout en bout, on dirait du STTNG saison 1 ou 2, sans le capital sympathie des personnages, et avec un red-shirt en plus. Et puis qu'est-ce qu'on peut s'en moquer, de la relation T'pol/Trip, franchement...

- 4x11 : Tiens, les Organiens. Encore un loner façon préquelle, ce qui a ses avantages (on est en terrain connu, et Manny Coto rend le tout intéressant pour qui connaît son TOS), et ses inconvénients (si Kirk et les Klingons se font capturer par les Organiens, dans TOS, c'est parce que Archer & co étaient déjà passés par là ! Comme d'habitude !). Cela dit, le "Trip & Hoshi vont mourir dans 5 h à peine si l'on ne trouve pas d'antidote", on n'y croit pas une seule seconde... mais le reste était sympathique.

Trilogie 4x12-14 : Après la trilogie Augments, la trilogie Vulcaine, et deux loners, on enchaîne sur la trilogie Protofédération vs Romuliens, ou comment les efforts d'Archer pour établir une alliance entre les différentes races de Star Trek les conduit à former la Fédération des Planètes Unies. Ben voyons.

- 4x12 : Rien de particulièrement exceptionnel : des Tellarites qui cherchent la bagarre, des Andoriens qui ont été attaqués, des Romuliens qui manipulent tout ça depuis Romulus... ça tient la route, ce n'est pas inintéressant, mais ça manque un peu de punch, malgré Shran et Brian Thompson en Romulien.

- 4x13 : Dans les 5 premières minutes de l'épisode, on nous colle deux Remans. Rien de tel pour donner envie à tout fan de Trek normalement constitué de zapper immédiatement. Ensuite, c'est un duel à mort pour l'honneur entre Shran et Archer, pour venger la mort de la schtroumpfette, pendant que Trip et Malcolm font du meublage sur le vaisseau romulien. Guère passionnant, malgré un joli moment lorsque Combs vient provoquer en duel le tellarite.

- 4x14 : Ouhlà, ce n'était pas terrible, cette conclusion. Toute cette histoire d'Andoriens-albinos télépathes tenait très moyennement la route, notamment au niveau du plan des Romuliens, et des coïncidences grosses comme des camions. Le décor de leur base souterraine était réussi, cela dit. Mais pour faire bref, une trilogie assez faiblarde, et qui, une fois de plus, fait d'Archer & co des légendes absolues de l'univers Trek.

Ça doit être pour ça que personne n'en parle jamais dans les séries postérieures.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise - le bilan global

Publié le 9 Juillet 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction

Pas de surprise, c'est mauvais. Après un Next Generation qui avait mis deux saisons à se trouver, avant de fonctionner à pleins cylindres, un Deep Space Nine qui reste à ce jour la série la plus attachante et la mieux maîtrisée de la franchise période Nouvelle Génération, et un Voyager qui s'est perdu en cours de route... Enterprise est clairement une étape de plus sur le chemin de la déliquescence de Star Trek.

Une première saison en pilotage automatique (on dirait du mauvais Voyager -> 2/6) ; une seconde saison juste lamentable (1.25/6) ; une troisième saison qui commence à comprendre que 24 loners mous à la suite, ça ne fonctionne plus lorsqu'en face on a du Battlestar Galactica (2.75/6), et une quatrième saison regardable, mais tellement désespérée qu'elle passe plus de temps à essayer de recoller les pots cassés en mettant des références à la continuité dans toutes les scènes, qu'à raconter quelque chose d'intéressant. Très vain, donc. (3.25/6).

Des acteurs dans l'ensemble assez mauvais (j'aime beaucoup Bakula dans Code Quantum, mais ici les seuls mecs à jouer correctement dans le lot, ce sont Trip et Phlox. Chez les filles, Anorex'Pol est calamiteuse - sauf dans le final, bizarrement, où elle est expressive et naturelle, tout en restant vulcaine - , et Hoshi plutôt attachante... quand elle a plus de deux lignes de texte par épisode), des effets fauchés (à côté, les effets spéciaux des premières saisons de Stargate SG-1, c'est du ILM à Oscars), des scénaristes généralement à la ramasse sur le développement des personnages et la continuité, un recours systématique à la fusillade dans les corridors pour boucler les épisodes, bref, c'est sans conteste la pire série Trek en existence.

Heureusement que le film d'Abrams (que l'on aime ou pas son reboot) a relancé la franchise, sinon, je crois bien que cela aurait été le coup de grâce pour Trek.

Maintenant, ne reste plus qu'à attendre un showrunner courageux et inspiré, qui aura les faveurs de Paramount, pour relancer Star Trek sur le petit écran.

Autant dire que ce n'est pas demain la veille...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x10

Publié le 13 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Aventure, Star Trek, Drame, CBS

La pause hivernale est terminée, et Star Trek Discovery reprend donc son cours, après une première moitié de saison soufflant le chaud et le froid...

​Star Trek Discovery 1x10 :

L'équipage du Discovery découvre que le vaisseau vient d'arriver dans l'Univers Miroir, alors même que Tyler commence à découvrir ses véritables origines...

Sans surprise, Tyler est donc bien un agent klingon dormant. Sans surprise, il n'a pas conscience de son état, et va être forcément être torturé entre ses sentiments pour Burnham et sa nature profonde de Klingon lobotomisé. Sans surprise, Burnham et Tyler n'ont toujours pas la moindre alchimie. Sans surprise, ils sont tous dans l'univers miroir (bouh ! c'est nul !). Sans surprise (parce que la série n'a pas grande originalité), ça s'inspire joyeusement du double épisode In A Mirror Darkly d'Enterprise, sur l'USS Defiant et l'univers miroir. Sans surprise, un gay y passe :ninja:. Sans surprise, le plan de Lorca & compagnie est particulièrement médiocre. Sans surprise, Tilly a l'air ridicule en mode mirror universe (mais ça, c'est cohérent avec la plupart des relookings "miroir").

Bref, sans surprise, c'est du Discovery pur jus : c'est rythmé, c'est chatoyant, ça se regarde mais ça n'apporte pas grand chose à la franchise et à l'univers, et c'est ultra-prévisible.

Maintenant, histoire de continuer dans cette prévisibilité, j'attends que les scénaristes nous révèlent que l'Empereur, c'est Michelle Yeoh, descendante de l'Impératrice Hoshi Sato d'Enterprise (ou un truc du genre ^^), et bien sûr, que Lorca avoue qu'il est le Lorca de l'univers miroir, qui a pris la place de son double à un moment ou à un autre.

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Critique éclair : Dexter, saison 6

Publié le 22 Février 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Thriller, Drame, Policier, Showtime

Saison 6 (spoiler warning, forcément) :

Ouatzefeuck did i just watch !?

Mais vraiment. Ce n'est pas Dexter, c'est presque une parodie de Dexter. Depuis que les trois showrunners principaux sont partis, avec la fin de s4, la série se décompose à vitesse grand V. On a eu le showrunner de MillenniuM s3, pour une saison qui ne valait que pour la relation de Dexter et de Lumen. Et là, on a le showrunner de Star Trek Enterprise, pour une saison qui ne vaut que pour les liens entre Dex et Mos Def... enfin, jusqu'à ce qu'ils tuent ce dernier.

Un bon gros :blink: , donc, sur tous les plans. À la vision du season premiere, j'avais cru percevoir quelques problèmes naissants.

L'évident reboot made in Manny Coto, en fait, comme dans Enterprise : on oublie les événements précédents, on saute un an en avant, ça nous permet de faire le ménage dans le cast (adieu la nounou irlandaise, finalement totalement inutile, et probablement pas assez sexy, puisque remplacée par la frangine Batista) et dans les intrigues (pas de conséquences aux événements de la saison 5, pas de référence à Lumen, aux deux autres gamins, Batista/Laguerta divorcés, et cette dernière rebootée à sa personnalité de la saison 1, etc).

Par contre, comme d'habitude sous la supervision de Coto, l'expert du fan service/continuity porn forcé, on a le droit à des références bien lourdes aux saisons plus anciennes ("quand le show était bon"), avec notamment un épisode inutile qui voit le retour du frère de Dexter, et du fils de Trinity.

Soit exactement le modus operandi habituel de Coto, qui, à son arrivée sur Enterprise, s'était empressé de redresser la barre en se débarrassant des intrigues des premières saisons, en passant à la trappe certains problèmes, et en enchaînant le fanservice avec des épisodes reprenant des éléments du passé/de la série de Kirk, réutilisés à la sauce Enterprise.

Le problème étant que, sur Enterprise, Coto était arrivé après plusieurs saisons nazes, et que son travail, au mieux moyen, paraissait bien meilleur en comparaison. Là, sur Dexter, c'est l'inverse qui se produit. D'autant qu'avec Scott Buck, le showrunner "officiel" (qui n'a hérité du titre que parce qu'il est là depuis les débuts de la série), Coto n'est pas aidé.

Scott Buck, génie créatif responsable de phrases comme "on a eu l'idée géniale de ne pas dire à Colin Hanks que le personnage d'Olmos était dans sa tête, et ce jusqu'au tournage de l'épisode 9", "non, on n'a pas vraiment préparé le terrain pour la saison suivante, et on n'a pas encore bien réfléchi à ce sur quoi l'intrigue du stagiaire informaticien geek allait déboucher" ou encore "l'idée de l'inceste entre Deb et Dex ne nous est venue que tardivement, mais on a tout de suite trouvé que c'était particulièrement intéressant, plus que le reste. D'ailleurs, on ne comprend pas comment ça peut choquer le public, alors qu'il adule Dexter, qui est un serial killer".

Forcément, tout de suite, ça donne une certaine idée de l'ambiance dans la salle des scénaristes, et ça explique plein de choses quant au contenu de cette saison. Une saison brouillonne, hétérogène, qui ne part de nulle part (Dexter heureux papa et "promu" médecin légiste, qui a repris sa routine meurtrière, et, au passage, se fait faire une fellation par une ancienne collègue de lycée), et qui ne finit nulle part (si ce n'est avec les trente dernières secondes, forcées comme ce n'est pas possible).

Entre deux, quelques interrogations métaphysiques rapidement mises de côté une fois la bromance avec Mos Def évacuée ; des voix off encore plus omniprésentes et descriptives qu'à l'habitude ; un nombre de personnages et/ou guests sous-exploités impressionnant (Molly Parker, Olmos, Brea Grant, le flic afro-américain, la babysitter, Spiro, le geek informaticien, Cherilyn Wilson, Harry) ; un Dexter qui régresse un peu plus à chaque saison, et devient de plus en plus bête (en plus de passer un peu plus chaque saison de "vigilante qui tue les méchants ayant échappé à une justice incompétente" à "vigilante qui empêche la justice compétente de faire son travail, pour pouvoir tuer des méchants tout seul dans son coin") ; beaucoup de meublage (les problèmes de Debra avec son nouveau job, les conneries de Quinn, etc) ; etc...

Et puis, bien sûr, ce twist éventé au possible sur la réalité d'Olmos. Un twist que bon nombre de spectateurs, moi y compris, avait calculé depuis le premier épisode, et que les scénaristes, naviguant à vue, ont maintenu jusqu'au bout, jusqu'à sa révélation triomphante... et comme la production n'avait visiblement pas très bien prévu le coup, il y a alors une fracture très nette dans le flot du récit : soudain, Olmos disparaît, et en l'espace d'un cliffhanger, c'est comme si le DDK n'avait plus aucun rapport avec les méthodes et le comportement qu'il avait dans les 9 premiers épisodes.

Certes, c'est pour montrer que Colin Hanks s'est débarrassé de ses dernières hésitations mentales, mais c'est fait, comme tout le reste de la saison, avec si peu de finesse, que l'on a l'impression de se trouver devant un autre programme.

Sans oublier, cerise sur un gâteau bien moisi, cette histoire de pseudo-inceste, amenée par une psychiatre caricaturale, façon "comment écrire un psy de show tv, pour les scénaristes débutants". Ça va de pair avec les méthodes théâtrales et grandiloquentes du DDK, la réalisation pataude dans son iconisation (rooh ce plan de Dex qui pivote sur sa chaise, les ailes de l'ange étalées sur la table, dans son dos, on dirait du Smallville), la musique quasi-parodique de l'épisode avec le frère de Dexter, la voix off omniprésente, les pièges incompétents du DDK, le parallèle Dexter/DDK (mentor imaginaire, soeur aimante, code moral, etc... jusqu'à la catchphrase inversée Today's the day/Tonight's the night), la caractérisation de la majorité des personnages, ou encore la façon dont le cliffhanger de la saison est amené (Dexter, suffisamment stupide pour s'installer là où sa soeur doit se rendre ; Debra, qui ne découvre pas le secret de Dexter parce qu'elle a su mener l'enquête, mais par hasard, et parce qu'elle se croit amoureuse de lui) : c'est lourd, maladroit, l'écriture est grossière, et c'est plein de pistes et d'intrigues laissées en plan.

J'aimerais croire que cette saison était beaucoup de mise en place pour l'année prochaine, mais malheureusement, au vu des déclarations de la production ("on ne sait pas vraiment où l'on va, on avance à tâtons"), je crois que ça ne pourra aller qu'en empirant.

Ou alors il faut qu'ils embauchent quelqu'un de valable pour diriger les deux dernières saisons du show (du genre David Greenwalt, par exemple).

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 1 (suite et fin)

Publié le 4 Juin 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 1x14-26 :

- 1x14 : Il ne faut pas réveiller un Klingon qui dort... parce que ça donne un épisode soporifique. Franchement, avec des scénaristes compétents, les 15 premières minutes de l'épisode auraient tenu en un teaser de 2 minutes maximum. Et la scène de décontamination finale, avec T'Pol, Hoshi (& Malcolm qui rentre le ventre) en sous-vêtements, formidable ! Pas du tout gratuit ! Non, non !

- 1x15 : Youpi, le retour de Jeffrey Combs ! Bon, il faut admettre que le pitch de départ, selon lequel le Monastère Vulcain de The Andorian Incident aurait été attaqué après le départ de l'Enterprise, et par conséquent le gouvernement vulcain - qui est très lent à réagir, visiblement - voudrait la tête d'Archer et T'pol, fait un peu rétrocontinuité/prétexte pour ramener Shran de manière forcée, et menacer - sans être crédible - de retirer T'pol à l'équipage.

Et ce scénario est de plus un gros bordel, avec une histoire de faction rebelle quelconque qui capture Archer & T'pol, des Vulcains toujours plus maychants, antipathiques et fourbes (à contrario des Klingons, bizarrement, dont il est fait référence de manière positive), et donc un Shran ex Machina bien pratique.

MAIS Jeffrey Combs, Jeff Kober, et la scène-à-la-con®©™ d'Archer manquant d'être étouffé par la poitrine massive de T'pol, permettent de s'amuser un peu avec l'épisode. 

(C'est moi où les scénaristes espéraient alors encore une romance T'pol/Archer ?)

- 1x16 : J'aime bien le concept de l'ingénieur du vaisseau incapable de faire la différence entre les débris d'une petite navette et ceux (supposés) de l'Enterprise. J'aime bien aussi le concept d'expliquer au spectateur dès le début de l'épisode ce qui s'est réellement passé, histoire de tuer tout suspense dès les premières minutes. Et enfin j'aime bien le concept totalement capillotracté de l'épisode, uniquement écrit pour montrer Trip et Malcolm ivres morts, déprimés, en train de se disputer et d'halluciner.

- 1x17 : Laule. Laule @ T'Pol qui invente/redécouvre le vulcan mind-meld ; Laule @ un vaisseau de vulcains émotifs partis depuis 8 ans, et dont certains, malgré le Pon Farr tous les 7 ans, sont toujours célibataires ; Laule au Pon Farr devenu un secret de polichinelle en comparaison de TOS ; Laule @ un épisode basé sur T'pol qui fait des rêves érotiques ridicules sur fond de jazz ; Laule @ des communications instantanées entre l'Enterprise et la Terre, alors que chez Kirk il fallait des jours pour que le message arrive, et qu'il y ait une réponse...

- 1x18 : Mouais... convenu, très mou et pas toujours super cohérent (une planète sans soleil... mais avec plein de plantes vertes à larges feuilles !?), mais ça aurait pu être pire.

- 1x19 : Très con, mais amusant. Et puis bon, de toute façon, un épisode d'Enterprise sur les Ferengis ne pouvait pas faire dans la finesse...  Amusant donc de retrouver le frangin Howard, Neelix et Jeffrey Combs sous les maquillages de trolls de l'espace... et puis Archer qui les laisse repartir sans même leur demander leur nom, histoire de ne pas contredire la continuité de STTNG

- 1x20 : Anecdote: Bakula va saluer Auberjonois avant de tourner l'épisode, et lui dit "Chouette script, non ?"; et Auberjonois de répondre "Oui, il était déjà excellent lorsqu'on l'a tourné pour DS9". CQFD.

- 1x21 : Huhuhu... l'épisode qui t'explique avec de grosses ficelles que les Arabes TaSulibans ne sont pas tous des dangereux terroristes meurtriers, et que seule une poignée d'extrémistes est lancée dans un Jihad contre l'Amérique une Guerre contre la Fédération et les autres puissances de la galaxie.

Ah, et les camps d'internement, en fait, c'est pour le bien des prisonniers, mais ce n'est pas grave, Archer décide d'ignorer la future Prime Directive pour appliquer sa morale personnelle au conflit en question, et libérer les prisonniers de leurs méchants geôliers (même si ça signe certainement leur mort à plus ou moins long terme).

Merci Bermaga pour cette belle leçon de géopolitique. Et quel gâchis d'avoir Dean Stockwell et Scott Bakula en face à face, et de ne jamais leur faire aborder le sujet des voyages temporels.

(Cela dit, ils ont filé un PADD à Stockwell dans toutes ses scènes, on n'était pas très loin de Al... )

- 1x22 : "- Mon dieu, Capitaine, le vaisseau est envahi par de la gelée blanchâtre consciente et maychante !! - Et merdeuh, aujourd'hui, c'était soirée cinéclub."

Méga convenu et laborieux (les intentions sont bonnes, mais le "oooh, mais en fait, c'est juste une forme de vie gentille qui cherche à communiquer !" c'est juste du vu et revu ), sans même parler du capital kitsch du truc ("ouhlàlà, que j'ai peur, je suis attaqué par une tentacule en effets numériques moches..."). Et ça se finit en queue de poisson, comme d'habitude.

- 1x23 : J'adore le manque total de continuité de cette série au sujet du Pon Farr : non seulement le redneck fait comme s'il n'en avait jamais entendu parler - alors que c'était le sujet d'un épisode précédent - , mais en plus T'Pol continue d'en parler comme de quelque chose de trivial, communément abordé lors de discussions avec des étrangers - alors que dans toutes les autres séries Trek, c'est un secret semi-honteux pour les vulcains. Bermaga power !

"Le vaisseau vulcain le plus proche est au moins à une semaine de voyage de votre secteur... donc allez récupérer l'ambassadrice sur la planète voisine, puis vous avez rendez-vous avec un vaisseau vulcain dans trois jours..." Cherchez l'erreur. Bermaga power !

Bon, sinon, l'ambassadrice faisait une Vulcaine très sympathique (ce qui en tout cas faisait d'autant plus ressortir la raideur et le côté forcé de l'interprétation de Blalock), et l'épisode était regardable. Rien d'exceptionnel, mais regardable, ce qui est déjà un gros progrès - malgré la suite de l'arc "les Vulcains sont des fourbes indignes de confiance qui espionnent les gens".

- 1x24 : Yeah, Clancy Brown !!!.... eeeeet c'est tout. Un épisode soporifique dans le désert pour Redneck & Bakula. Whouhou. Ça manquait de jawas ou de vers des sables.

- 1x25 : Donc ils nous ont fatigué pendant deux épisodes avec leurs vacances sur Risa... et ça donne ça !? Trip et Malcolm, habillés comme dans les 80s, qui se prennent des râteaux, et séduisent des voleuses (comme c'est original... Vash, si tu nous lis !), Hoshi et Archer qui séduisent des inconnus (enfin, dans le cas de Hoshi, c'est le Dracula de Buffy... ^^), le Doc qui va hiberner, le black qui fait de l'escalade (et se blesse, cet imbécile), et Porthos qui semble sur le point de se suicider dans toutes ses scènes devant l'ennui général que suscite l'ensemble de l'épisode.

Heureusement, il y avait l'Enseigne Cutler, ça fait toujours plaisir.

- 1x26 : Whouhou, un season finale un tant soit peu intéressant ! L'Enterprise qui provoque la mort d'une colonie entière ! Le retour du voyageur temporel de service ! Bakula dans le futur de la série Heroes (ou presque) ! Les Sulibans !...

... c'est simplement dommage que l'épisode soit convenu au possible, et que ce soit une première partie, ce qui fait que je ne peux m'empêcher de sentir venir un reboot à la Smallville dès le début de la saison 2....

Donc, une première saison tout simplement mauvaise, durant laquelle Bermaga se contentent de photocopier ce qu'ils ont fait ailleurs ces 15 dernières années pour la franchise, en pire.

Les personnages sont transparents, pas développés, les intrigues sont sans inspiration, étirées jusqu'à plus soif, et c'est souvent une insulte à la continuité Trek établie depuis Roddenberry.

Bref, je ne retiens que Porthos, qui a lui tout seul à plus de personnalité que tout l'équipage réuni.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 2 - Saison 1

Publié le 12 Février 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, SyFy, BSG

Et l'on commence avec une première saison réduite à treize épisodes, qui donne le ton de la série à venir.

- 1x01 : Premier épisode excellent, forcément, avec un rythme étouffant, et un compte-à-rebours ultra-efficace. Un épisode qui convainc instantanément du potentiel de la série.

- 1x02 : Second épisode là aussi très bon, malgré un abus de handheld camera dans certains dialogues.

- 1x03 : Un peu plus faiblard, avec son insurrection de prisonniers moyennement réussie (par contre, le personnage de Cally est très attachant, et retrouver Apollo '78 fait toujours plaisir).

- 1x04-05 : Dyptique intéressant quant aux relations entre Starbuck et les Adama, mais gros laule devant le bricolage McGyveresque à peine crédible de Starbuck pour piloter son chasseur Cylon (et ça fait plaisir de voir que la capture du chasseur ennemi ne passe pas à la trappe, contrairement à son équivalent dans Star Trek Enterprise, où le navire ennemi capturé avait été kelleyrisé à la fin de l'épisode comme si de rien n'était).

- 1x06 : Plutôt sympa, avec ce tribunal qui met en péril l'équipe d'ingénierie empêtrée dans ses mensonges. Rien d'exceptionnel, cependant.

- 1x07 : Très amusant, ce Baltar Show, avec la réplique qui tue: "No more Mr Nice Gaius".

- 1x08 : Très bon huis-clos entre Starbuck et le Cylon, à l'écriture et l'interprétation impeccable.

- 1x09 : Un épisode assez bizarre, à moitié comédie, à moitié drame parano, et jamais totalement convaincant. Et puis en plus un nouveau perso antipathique (la femme de Tigh), ce qui n'était pas vraiment nécessaire. Bof.

- 1x10 : Très réussi, celui-ci, par contre. Entre BSG qui nous refait l'Attaque de l'Étoile Noire sur la base Cylon, et tout le côté prophétique, c'était excellent. Et puis la musique celtique était un agréable contrepoint aux percussions habituelles.

- 1x11 : Pas terrible. Le perso de Zarek ne me convainc toujours pas, les magouilles politiques et compagnie de Roslin ont déjà été mieux écrites dans d'autres séries, le traitement journalistique idem, bref, un gros bof.

- 1x12-13 : Bon double épisode final, cliffhanger de brute, et des scénaristes qui n'hésitent pas à y aller franco dans le sombre et le bourrin. C'était bien.

Par contre, gros bémol sur toute l'intrigue parallèle "On Cylon-Occupied Caprica", qui casse systématiquement toute immersion, n'apporte jamais rien, et est juste franchement inintéressante (sérieux, la Boomer/Cylon enceinte, ). Et le jeu de Boomer n'est pas toujours hyper-probant, que ce soit sur Caprica ou à bord du BSG, mais je vais mettre ça sur le dos de son statut de taupe infiltrée...

Bref, une saison 1 solide, pas dénuée de scories, mais en comparaison de ce qui se faisait dans le genre à l'époque (Stargate, et Enterprise saison 3), est très très très largement au-dessus, voire même dans une classe radicalement supérieure. Après, dommage que le cast ne soit pas plus attachant...

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Les bilans de Sygbab - Seaquest DSV : saison 1 (1993-1994)

Publié le 29 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Aventure

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab est parfois très fainéant quand il écrit des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

SeaQuest DSV - Saison 1 :

Afin de décrire cette saison, la comparaison la plus adaptée serait de considérer qu'il s'agit d'un Star Trek : The Next Generation remanié, se déroulant en plein coeur des océans en lieu et place de l'espace. Bien évidemment, les possibilités de découverte sont moindres : l'univers est infini, ce qui n'est pas le cas des étendues d'eau recouvrant notre planète.

Cette limite est néanmoins compensée par un parti pris intéressant de la part des scénaristes : la plupart des épisodes sont basés sur des recherches existantes ou des faits scientifiques établis, conférant ainsi à l'ensemble un aspect quasi documentaire. Cette idée est renforcée par les apparitions de l'océanographe Bob Ballard à chaque fin d'épisode, afin de revenir sur quelques points en étayant le propos exemples à l'appui.

De ce choix découle une structure composée essentiellement d'épisodes indépendants, dont la qualité varie en fonction du sujet mais qui gardent toujours un aspect instructif. À cela s'ajoute une situation géopolitique nouvelle, conséquence directe de la colonisation des océans par la race humaine - ce qui place plutôt la série dans la catégorie anticipation, d'ailleurs.

En effet, le monde a été réorganisé en plusieurs confédérations gérant chacune un territoire marin, et cela crée forcément des tensions. L'une des missions du SeaQuest est d'assurer la paix, tout en continuant la recherche scientifique ; ce qui n'est pas sans rappeler l'Enterprise et renforce le lien avec Star Trek.

La ressemblance entre les deux séries ne s'arrête pas là : le fait que SeaQuest DSV soit plus axé sur les histoires racontées a un impact direct sur le développement des personnages puisque ceux-ci n'évoluent pas. Il y a tout de même une exception concernant la relation père/fils qui s'installe petit à petit entre Lucas et le capitaine Bridger.

Le premier est un adolescent surdoué bien plus sympathique qu'un Wesley Crusher tête à claques, le second possède visiblement un don de prescience qui pourrait être intéressant par la suite. En revanche, si l'équipage de l'Enterprise est généralement assez froid, celui du SeaQuest est solidaire et uni derrière son captaine, faisant apparaître un véritable aspect de groupe. Il existe donc quelques éléments qui permettent de différencier les deux séries.

Il faut tout de même noter que le programme spatial n'a pas été abandonné : l'annexion des océans n'est qu'une première étape, mais la découverte d'autres planètes habitables serait plus viable. C'est une donnée non négligeable qui pose la question de l'orientation qui sera donnée à la saison 2, puisqu'il y a un premier contact avec une race extraterrestre, et il n'est pas anodin que celle-ci se déroule sous l'eau et non sur la terre ferme

Sans être absolument indispensable, cette première saison bénéficie d'une écriture plutôt solide et d'une ambiance générale sympathique. Cela incite à plonger, juste après avoir repris sa respiration, dans un univers dont les bases qui ont été posées sont pour le moins intrigantes.

 

Retrouvez aussi le bilan de la saison 1 de Seaquest DSV publié sur ce même blog par Lurdo !

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Critiques éclair - Star Trek Discovery - Short Treks 2x06 (2020)

Publié le 18 Janvier 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Drame, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo, Star Trek, Anthologie

Avec son approche décomplexée et très cartoony de l'univers Trek, le cinquième épisode de ces Short Treks, courts-métrages d'une dizaine de minutes prenant place (théoriquement) dans la continuité de Star Trek Discovery, avait divisé les fans ; place au dernier épisode de cette mini-saison, un épisode supposé servir de passerelle menant à la série consacrée à Picard...

Short Treks 2x06 - Children of Mars :

Kima (Ilamaria Ebrahim) et Lil (Sadie Munro), deux fillettes dont les parents travaillent sur Mars, ne se supportent pas, et en viennent même aux mains à l'école. Mais contre toute attente, une attaque dévastatrice sur la Planète Rouge va les rapprocher...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à en dire. L'épisode, de huit minutes à peine, ne raconte rien de plus : en grande partie muet, et illustré (de manière un peu pompeuse) par une reprise lugubre de Heroes de Bowie, ce court est très contemplatif, et se termine par des bulletins d'information annonçant l'attaque, qui amène les deux fillettes à se tenir par la main.

Un côté "serrons-nous les coudes dans l'adversité" un peu naïf, qui m'a gentiment agacé, car il m'a directement renvoyé à Star Trek Enterprise, pour son portrait d'une Amérique Fédération traumatisé par une attaque terroriste pratiquée par les Talibans Sulibans.

Et ce n'est pas la brève apparition de Picard sur un écran qui y change grand chose : la promesse d'un Star Trek - Picard dépressif et sinistre, où la Fédération serait meurtrie et blessée, ne m'inspire guère, tout simplement.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de Star Trek Discovery et de la saga Trek publiées sur ce blog en cliquant ici...

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Enterprise, saison 1 (première partie)

Publié le 31 Mai 2013 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek

Disclaimer : Ce bilan (en deux parties) n'en est pas vraiment un, mais est plutôt une chronique de visionnage, établie courant 2008 lors d'une séance de rattrapage intégral de la série, et initialement publiée sur un forum en temps réel, jour après jour. À prendre avec du recul, donc, la mise en forme n'étant pas vraiment digne du terme "bilan", et nécessitant un travail de réécriture encore à venir.

Enterprise 1x01-1x13 :

- 1x01-02 : Soit ça pète dans tous les sens, soit c'est insupportablement bavard (pas de juste milieu), la distribution est transparente au possible (exceptés le chien, le docteur et Bakula - qui, à l'instar de Tucker, parle par moments comme George Bush), Robo-Blalock est en sous-vêtements, la brève scène des Sulibans en "infra-rouges" est assez laide, les humains chez les Klingons, mouais, et la chanson du générique ne va simplement pas du tout avec les images (d'ailleurs exclusivement américano-centriques dès que l'on aborde la conquête spatiale). Bref, rien de neuf sous le soleil.

- 1x03 : L'Enterprise traîne au milieu de nulle part, sans trop savoir quoi faire ou où aller. Ça commence bien, cette série.

Bon, sinon, c'est l'habituelle exploration d'une épave, disputes, méchants qui arrivent pile quand l'armement du vaisseau est en panne, Toshi qui fait son Reginald Barclay névrosé, et T'pol qui prend des poses de top modèle. Laule.

- 1x04 : Le classique Une mission sur une planète inhabitée et paradisiaque, mais qui se révèle plus dangereuse que prévue. Par chance, il n'y a pas de red shirt, ce coup-ci.

Par contre, c'est assez quelconque, notamment parce que les membres de la distribution principale présents sur la planète sont les moins intéressants de l'équipe, que la paranoïa ambiante est trop limitée, et parce que les effets sont ratés. Reste une Crewwoman Cutler assez attachante (pendant ses 5 minutes de présence à l'écran), et c'est amusant de voir Porthos gambader joyeusement au début de l'épisode.

- 1x07 : Jeffrey Combs, yes ! À lui tout seul, il sauve presque l'épisode de la médiocrité !

Presque, parce que c'est tout de même un épisode très mou, à nouveau téléphoné de bout en bout, avec un teaser naze de 40 secondes (encore une fois) et des vulcains fourbes, menteurs, et qui se font assommer d'un seul coup de poing. Ah, et cette fin en queue de poisson, comme s'ils ne savaient pas comment finir, ou alors comme s'ils avaient 5 minutes de trop dans l'épisode, qui ont dû être coupées...

- 1x08 : Là, le teaser était plus solide. En même temps, ce n'est pas un épisode made in Bermaga, donc c'est normal. Cela dit, c'est pas pour ça que c'était bien. Déjà, il y a une sous-intrigue totalement délayée de deux officiers du vaisseau en vadrouille sur une comète. Ça ne sert à rien, si ce n'est à passer un peu de temps, et à amener une fin totalement artificielle...

Toujours dans la même catégorie, une scène de meublage de 5 minutes qui aurait pu être dans n'importe quel autre épisode de la série, sur l'équipage qui enregistre une vidéo pour des enfants terriens. 

Bon, ensuite, ça essaie d'approfondir les relations entre humains et vulcains, mais l'écriture suit très moyennement, entre la Fédération paranoïaque qui pirate les messages privés de RoboBlalock (tout ça pour apprendre qu'on a droit à une rediffusion du mariage arrangé vulcain d'Amok Time), un début de shipping entre elle et le redneck, et un vaisseau vulcain dont la présence n'est pas très cohérente (s'ils suivaient comme une ombre l'Enterprise depuis le début de la série, où étaient-ils lorsque le monastère vulcain de l'épisode précédent a été attaqué par les Andoriens ?)

Et toujours ce rythme bancal... 

On a vraiment l'impression que la production tourne sans aucune idée solide, ou plutôt, un peu à la manière de Parker & Stone pour les dernières saisons de South Park, sur une seule idée de base, qu'ils étirent au maximum, et autour de laquelle ils meublent sans réelle cohérence ou sens de la narration.

- 1x09 : Ils recyclent l'habituel away team en vadrouille sur une planète primitive, mais là où je ris, c'est lorsque tous les membres de l'équipe portent des cagoules... sauf T'Pol, la plus extraterrestre de tous, qui préfère se contenter  de mettre une perruque légère pour cacher ses oreilles pointues. *soupir*.

*soupir* aussi pour Archer qui flirte parce que son traducteur est en panne, ou pour Bellick avec des cheveux... Bon, sinon, c'est super mou, comme d'habitude, il ne se passe strictement rien, et à aucun moment on ne s'intéresse au récit...

- 1x10 : "Nous sommes Starfleet, nous n'avons aucune juridiction ici, mais ça ne nous empêchera pas d'y imposer notre loi, parce que nous détenons la vérité absolue, que nous avons de gros flingues, et que nous sommes les Gendarmes de la Galaxie !! Hum? Désarmer les méchants pirates pour éviter qu'ils ne récidivent ? Récupérer tout ce qu'ils ont volé et entreposé dans leur base secrète ? Non, ce nétait pas dans le scénario : nous sommes supposés arriver, nous mêler de ce qui ne nous regarde pas, et repartir en laissant tout en plan ! "...

Et entre Mayweather le gouffre à charisme, et le capitaine du vaisseau civil, tout droit sorti de la Ben Affleck School of Acting, ce n'est pas brillant. Par contre, pour la première fois, la passerelle du vaisseau civil avait vraiment un look et un feeling Trek Classic (je crois que c'est l'éclairage rose qui faisait ça ). Ça, et les Nausicaans qui faisaient vraiment latex. 

- 1x11 : Si on fait l'impasse sur le côté "bonjour, je viens du futur, cela fait 6 mois que je suis infiltré dans l'équipage, et ce même si les scénaristes n'ont jamais pensé à me faire passer en arrière plan dans aucun des 10 épisodes précédents", c'était plutôt amusant, cet épisode mythologique.

Bon, le méchant du futur qui punit le Suliban en le renvoyant sur le terrain, plus faible qu'avant, c'était aussi un peu idiot, tout comme le Suliban qui fait de la chute libre dans l'espace, m'enfin ce n'est pas grave...

- 1x12 : Ça tient plus ou moins la route tant que le vaisseau ennemi reste silencieux, mais dès qu'ils passent à l'assaut, et qu'on les voit dans toute leur laideur made in effets numériques ratés, l'épisode perd cruellement en rythme et en intérêt, meublé qui plus est par une intrigue inutile sur Hoshi qui essaie de découvrir le plat préféré de l'écossais. Youpi.

- 1x13 : WTF !?

D'un côté, l'épisode est assez réussi, niveau rythme (teaser excepté, comme d'habitude), et plutôt sympathique, à première vue, avec sa narration sous forme de correspondance avec Phlox (pas hypra-original, mais bon) et le retour de l'Enseigne Cutler qui flirte avec ce même Phlox.

De l'autre, cependant, on se retrouve avec Phlox et Archer qui décident (de sang froid) de signer l'arrêt de mort d'une population alien avancée (via un refus de leur apporter des soins ou un moyen de propulsion pour lutter contre l'épidémie qui les décime) pour ne pas interférer avec le développement d'une autre population alien (primitive mais pleine de potentiel. Si, si.) qui vit sur la même planète.

Le raisonnement est tellement bourré de problèmes logiques que je ne saurais même pas par où commencer pour le démonter... hallucinant... surtout que tout ça, c'est juste le prétexte pour servir la soupe à Archer, qui est beau, grand, intelligent, plein de compassion, a toujours raison, et applique la Prime Directive... même si elle n'existe pas encore, et que depuis le début de la saison, ils passent leur temps à la bafouer.

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Critique éclair - Dexter, saison 5

Publié le 6 Novembre 2011 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Drame, Thriller, Policier, Showtime, Les bilans de Lurdo

Longtemps après tout le monde, et alors que la saison 6 est commencée depuis plusieurs semaines...

Dexter, saison 5 :

Une saison 5 que je craignais fortement avant visionnage : avec l'arrivée aux commandes de deux showrunners aux antécédents douteux (Johannessen, responsable de la pire saison de MillenniuM, et Manny Coto, à l'oeuvre sur Star Trek Enterprise), je craignais le pire, avant même d'en voir les premières images...

Et à vrai dire, cette nouvelle année de Dexter a confirmé une grande partie de mes craintes. À commencer par, facilement, une demi-saison sans intérêt, à base de grosses ficelles über-prévisibles sur tous les points, de redite (même si elle est partiellement voulue, rien qu'au niveau des noms, Lumen = "lumière" vs Lila = "nuit"), d'enquête de la police totalement déconnectée du reste du show, de disparition des gamins, de Peter Weller sous-exploité, et de personnages aux réactions assez idiotes.

Et puis, à partir de l'arrivée de Lumen (malgré le fait qu'elle soit parfois un beau boulet, et que finalement, le traitement de son personnage soit assez convenu et basique, dans le genre Rape & Revenge + Rescue Romance), ça commence à retrouver une certaine direction, du moins la moitié du temps...

...mais là encore, ça reste assez grossier dans l'écriture, ça "oublie" certains éléments de scénario trop gênants (je pense notamment à un certain coup de téléphone passé par quelqu'un sur le point de mourir), et si la tension finit par monter (après tout, il reste quelques scénaristes des saisons précédentes, et ils ne sont pas forcément totalement incompétents), et les deux versants de la série par se rejoindre enfin, le tout se conclue de manière tellement peu convaincante ou subtile que le soufflé, déjà peu appétissant, s'écrase gentiment sur la fin (à une scène ou deux près, qui valent principalement pour l'interprétation).

Bref, manque d'homogénéité, manque de direction, manque de Harry, manque de subtilité et d'équilibre, manque de mystère = ça se regarde sans problèmes, mais c'est clairement une saison de Dexter très faible.

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Un film, un jour (ou presque) #1062 : Lego DC Batman - Family Matters (2019)

Publié le 13 Septembre 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, Lego

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lego DC Batman - Family Matters (2019) :

Alors que Batman songe à se débarrasser de Wayne Enterprises pour se concentrer sur sa vie de justicier, il reçoit une invitation mystérieuse, de la part d'un inconnu. Bien vite, Batgirl, Robin, Nightwing et Batwoman reçoivent des invitations similaires, et la Bat-famille découvre que le maléfique Red Hood, expéditeur de ces invitations, est à leurs trousses...

Une relecture pas très motivante de l'arc Red Hood, à la sauce Lego, et étrangement sérieuse et premier degré en comparaison des autres films Lego DC.

Il faut probablement y voir là le résultat d'un changement de scénariste, Jeremy Adams étant ici en solo pour la première fois : le résultat, c'est que le film n'est tout simplement pas très intéressant, déroulant un arc scénaristique cousu de fil blanc (et un peu surexposé) à un rythme basique, avec un Bruce Wayne/Batman un peu out-of-character, et un ton global suffisamment différent des précédents films pour que cela paraisse troublant.

Sans oublier la sous-intrigue sur Billy Batson, intégrée au forceps et clairement uniquement là pour le côté synergie d'entreprise avec la division live-action de Warner : un peu comme ces nombreuses références aux master-builders et à la buildology (parfois envahissantes, et renvoyant directement aux deux films La Grande Aventure Lego), c'est maladroit, pas franchement utile, et on se dit que les grands patrons de la Warner ont dû intervenir à un moment ou à un autre pour insister sur de tels ajouts.

Et pour ne rien arranger, d'un point de vue scénaristique, la dernière partie du métrage ne fonctionne pas vraiment : une fois le mystère Red Hood résolu, le film bascule sur un "Bat-famille vs Omac" assez sous-développé et générique, qui ne convainc pas vraiment.

Attention : ce n'est pas pour autant désastreux ou indigne de la marque Lego DC... c'est très compétent, techniquement parlant (malgré une bande originale insipide), mais je n'ai pas vraiment accroché au tout.

Un petit 3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

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Critiques éclair - The Orville 2x13 (2019)

Publié le 28 Avril 2019 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Science-Fiction, Orville, Star Trek, Fox, Télévision

Maintenant que la diffusion de Star Trek Discovery est terminée, et que la série s'est joyeusement vautrée sur la ligne d'arrivée, The Orville reste seule en piste pour faire bonne impression...

The Orville 2x13 - Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow : 

Lorsqu'un incident technique déclenche l'apparition à bord d'un double temporel de Kelly, plus jeune de 7 ans, l'équipage de l'Orville ne sait comment la gérer. Ted, en particulier, est bien tenté de reprendre une relation sentimentale avec la jeune femme, qui n'a pas encore connu leur mariage et leur divorce...

Mouais. Cette critique, je vais la faire brève.

The Orville nous refait (encore) un remake d'un épisode de Star Trek : ici, Second Chances, de Next Generation, avec son double de Riker qui tente de reprendre une relation amoureuse avec Troi lorsqu'il arrive sur l'Enterprise.

Sauf que The Orville nous le refait sans panache, sans rythme, sans sous-intrigue secondaire qui permettrait de dynamiser tout ça (les quelques instants de menace kaylonne sont visuellement jolies, mais ça s'arrête là) et, pire encore, il nous le fait avec un couple dont bon nombre de spectateurs (moi y compris) se moquent royalement.

Je l'ai toujours dit, depuis le début de la série : Ted/Kelly, et le shipping qui accompagne cette relation avortée, ça ne m'intéresse pas, ça n'a jamais été particulièrement bien traité, et par conséquent, 48 minutes consacrée intégralement à cette relation, c'est soporifique à mes yeux.

D'autant qu'à côté, l'humour est largement absent (à part deux ou trois pas de danse), et que l'épisode continue d'ignorer toute continuité concernant 1) le couple de Bortus en difficulté, et 2) les actions et le statut d'Isaac à bord.

À se demander si, en fait, ce n'était pas un épisode stand-alone, prévu pour plus tôt dans la saison, et replacé là au petit bonheur la chance, en fonction de demandes de programmation de la chaîne.

Bof, donc, et j'espère que le season finale de la semaine prochaine sera meilleur.

(ah, et mention spéciale à la perruque immonde de Kelly-jeune)

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Critiques éclair - The Orville 1x05

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Fox, Orville

Après quatre épisodes, The Orville ne parvient pas à se défaire du fait qu'elle n'est, à la base, qu'un clone de Star Trek, sur lequel une couche de vannes peu inspirées, de références contemporaines et de guest-stars a été rajoutée.

Alors oui, effectivement, si l'on est fan de Star Trek, on peut tout à fait trouver ça sympathique de par ses nombreuses similitudes avec l’œuvre originale... mais on peut aussi trouver que cela tient plus du photocopillage sans inspiration que de l'hommage.

The Orville 1x05 - Pria :

Lorsque l'Orville recueille à son bord Pria (Charlize Theron), capitaine d'un navire en perdition, celle-ci tape dans l’œil du capitaine, et suscite la jalousie du premier officier du vaisseau. Mais Pria semble cacher un secret venu du futur... tandis que Malloy tente d'expliquer ce qu'est l'humour à Isaac l'androïde.

Guest-star/"amie" de MacFarlane dans un petit rôle ? Ouaip.

Inspiration évidente de Next-Gen, avec quelques modifications plus ou moins superficielles (5x09 - Question de Temps, notamment) ? Ouaip.

Recyclage d'une sous-intrigue de Next-Gen (Data qui ne comprend pas l'humour humain) ? Ouaip.

Scénario façon fanfiction self-insert, dans lequel MacFarlane est l'objet des attentions amoureuses de plusieurs personnages féminins ? Ouaip.

Références contemporaines qui font tache (ici, Seinfeld) ? Ouaip.

La formule Orville, telle qu'écrite par MacFarlane (responsable de tous les scénarios depuis le début du show), ne change pas d'un pouce, reste toujours aussi prévisible et oubliable... et pourtant, cette semaine, ça fonctionnait un peu mieux que d'habitude.

Probablement parce que l'équilibre humour/sérieux était ici un peu mieux maîtrisé et plus jusqu'au-boutiste que Trek ne pourrait se le permettre (tout ce qui était Mr Patate et la jambe en moins, c'était relativement amusant), et parce que les départements musique et effets spéciaux étaient bien là pour donner un peu de poids à l'intrigue de fond de l'épisode.

Cela dit, le problème MacFarlane reste entier (en tant que scénariste et en tant que protagoniste héroïque et romantique), et le rythme des épisodes est toujours très inégal (mais c'est un problème qui découle directement du fait que la plupart des scripts, jusqu'à présent, ne sont guère plus que du recyclage bancal, ce qui rend les épisodes ultra-prévisibles, et donc ultra-mollassons).

Espérons qu'avec le prochain épisode, écrit par un ancien de Star Trek : Enterprise, le show se sorte un peu de cette routine qui lui coûte chaque semaine de nouveaux spectateurs.

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Critiques éclair - The Orville 1x06

Publié le 22 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Aventure, Comédie, Action, Fox, Orville

Cinq épisodes diffusés, et The Orville continue de n'être qu'un clone ultra-basique de Star Trek : The Next Generation, avec plus de moyens, mais aussi avec beaucoup moins d'idées. En temps normal, la communauté des fans de Star Trek aurait couvert d'opprobres cette série opportuniste et facile...

... mais voilà, The Orville est en concurrence directe, dans le cœur des trekkies/trekkers, avec un Star Trek Discovery des plus polarisants, et bon nombre de fans choisissent étrangement de fermer les yeux sur les défauts de Orville, série plus proche de l'esprit Trek (tel qu'ils le perçoivent) que ne l'est Discovery à leur yeux.

On se retrouve donc avec deux camps qui s'opposent, comme s'il était impossible d'aimer (ou de détester) les deux programmes en simultané. Choisis ton camp, camarade... ou pas.

The Orville 1x06 - Krill :

Mercer et Malloy utilisent une navette krill volée pour infiltrer l'un des vaisseaux ennemis, et leur dérober un texte religieux sacré. Mais leur mission change soudain lorsqu'ils apprennent l'existence à bord d'une bombe krill destinée à une colonie de l'Union : désormais, les deux officiers vont devoir éliminer l'équipage krill avant qu'ils ne commettent un massacre... mais il y a des enfants à bord.

Premier épisode à ne pas être écrit par Seth MacFarlane, et premier épisode à ressembler à quelque chose de satisfaisant, qui ne semble pas directement plagié sur du Trek existant.

Bon, ce n'est pas forcément le comble de l'originalité, mais la structure est nettement plus homogène (c'est un ancien de Star Trek Enterprise qui a écrit le tout, et Jon "24 heures chrono" Cassar qui réalise), l'humour nettement plus naturel et mieux intégré, la guest star est anecdotique (Kelly Hu en officier supérieur de l'Union pendant trente secondes), et si la série reste à la gloire de MacFarlane, action hero & séducteur, le tout était déjà nettement plus compétent et honorable que précédemment.

Reste toujours le problème de ces références pop contemporaines (Katniss, Avis, Hertz, etc), qui seraient totalement naturelles dans la bouche de l'équipage... si l'on était dans Galaxy Quest - la série (avec des membres d'équipage issus de notre Terre actuelle), et pas plusieurs siècles dans le futur. Mais bon...

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x11

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Action, Aventure, Drame, CBS

La semaine dernière, Star Trek Discovery a repris le cours de la seconde moitié de sa saison, envoyant ses personnages dans l'univers miroir, sans toutefois apporter grande originalité à sa narration et à ses rebondissements...

​Star Trek Discovery 1x11 :

Dans l'Univers Miroir, Burnham continue de se faire passer pour son double, tandis que Tyler, lui, commence à perdre pied.

Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Ça aurait dû être un épisode plein de rebondissements imprévisibles et de moments choquants, et puis... non. J'ai trouvé ça soporifique, sans grand intérêt, au point que j'ai mis l'épisode en pause à mi-parcours, et que je n'y suis pas revenu avant plusieurs heures.

Le problème, c'est cette écriture, qui a passé d'innombrables épisodes à établir la relation Burnham/Tyler, une romance sans la moindre alchimie et à la conclusion évidente : comme les scénaristes sont incapables de se montrer surprenants, et enchaînent les rebondissements télégraphiés (je n'attends plus que "Lorca vient de l'univers-miroir", dans un épisode à venir), tout tombe à plat, pas aidé par un rythme bancal.

Je ne parle même pas de tout ce temps passé sur Tilly, une cadette - même pas une enseigne, hein, une cadette, à savoir une étudiante en stage d'observation en milieu professionnel - sans expérience médicale, placée seule en charge du cas de l'ingénieur comateux, sans même un médecin présent. D'accord.

Et puis comme toute la série tourne autour de Burnham, qui est tellement exceptionnelle, blablabla, que tout se doit d'être relié à elle (son compagnon est un espion torturé, sa meilleure amie Tilly est la capitaine du vaisseau dans l'univers-miroir et s'occupe seule de Stamets sur le Discovery, Mirror-Burnham est la capitaine la plus badass de l'univers-miroir, son mentor-miroir est impératrice, son père d'adoption est Sarek, qui est aussi le conseiller des peuples alliés de l'univers miroir - d'ailleurs Sarek éminence grise de la rébellion et Spock premier officier de l'Enterprise, bonjour les réunions de famille - , etc) que ça en devient lassant, à deux doigts d'une mauvaise fanfiction.

Bref, j'ai vraiment énormément de mal avec la tournure que prend la série, et j'ai hâte que le Discovery quitte l'univers-miroir pour passer à autre chose, en espérant que ça redonne un petit coup de fouet au tout.

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