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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""twilight zone""

Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - dernière partie (1x10) et bilan saisonnier

Publié le 7 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone, Science Fiction

La première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling touche à sa fin. Malheureusement, pour le moment, cette anthologie fantastique peine vraiment à convaincre, un peu comme si les scénaristes étaient trop épris de la justice sociale de leurs scénarios pour se souvenir que la série devait être, avant tout, un programme divertissant. Et justement, à ce sujet...

The Twilight Zone (2019), saison 1 - dernière partie (1x10) :

- 1x10 - Blurryman : Sophie (Zazie Beetz), scénariste sur la série Twilight Zone de Jordan Peele, s'aperçoit qu'une mystérieuse ombre floue apparaît dans tous les épisodes de celle-ci. Bien vite, l'ombre prend corps et commence à la hanter dans les studios...

Un épisode métadiscursif de 38 minutes à peine, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, abordant frontalement l'opposition divertissement vs art/message social, comme un étrange aveu de la part des responsables de cette saison oubliant trop souvent l'un au profit de l'autre.

D'autant plus étrange que le point problématique provoquant ce débat, c'est précisément le monologue de Peele, que ce dernier estime inabouti. Un comble, puisque les monologues sont justement l'un des gros points faibles de ce reboot, et un Peele qui se donne un rôle un peu détaché du tout, tout en s'érigeant comme le défenseur d'une série mêlant message et divertissement, sans se restreindre à l'un ou l'autre.

Pour faire simple, je ne sais trop comment prendre ce récit, qui paraît tour à tour étrangement ambitieux, prétentieux, ou creux, et semble précisément délaisser tout le fond - le côté message social et philosophie -  pour se réduire à une suite de moments angoissants entre Sophie et le "fantôme". Une forme plutôt réussie, même s'il n'y a pas la moindre surprise quant à l'identité du Blurryman.

La notion du scénariste de cette nouvelle Twilight Zone hantée par le spectre de son créateur est en effet évidente, tout comme l'est l'intention de celui-ci - faire comprendre à Sophie que la Twilight Zone n'est pas que philosophie, message social et ambitions artistiques, mais englobe aussi des émotions plus directes et basiques comme la peur : en somme, que le programme se doit d'être et de rester un programme de genre, s'il veut parler à tous les spectateurs.

Certes. Sauf que s'il y a bien une chose que les neuf épisodes précédents de cette anthologie ont prouvé, c'est que la production de cette Twilight Zone 2019 a totalement échoué à prendre de telles considérations en compte. Selon la manière dont on l'aborde, Blurryman finit ainsi par ressembler à un aveu d'échec involontaire, ou à un refus d'assumer les problèmes de la série... dans un cas comme dans l'autre, c'est assez problématique.

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Bilan saisonnier :

Ce bilan va être bref. Tout comme Weird City, la précédente anthologie chapeautée par Jordan Peele, cette Twilight Zone 2019 est ratée. Elle se prend trop au sérieux, elle tente d'être bien trop woke, bien trop porteuse de messages, bien trop "artistique", alors même que la série originale, si elle est entrée dans les mémoires pour certains épisodes à la portée particulière, avait aussi son lot de programmes tenant du pur divertissement, de l'horreur, de la science-fiction, ou du fantastique.

Des morality tales qui, certes, transmettaient toujours un certain message sur l'Homme, mais qui avaient la bonne idée de ne pas s'ancrer ainsi dans le paysage géopolitique et social de leur époque.

Cette Twilight Zone 2019 semble incapable de se détacher de l'époque de sa diffusion, pour aborder des thématiques plus globales et intemporelles. Et c'est d'autant plus rageant que la production est assez réussie (même si je ne suis pas vraiment fan de la réalisation de nombreux épisodes). Avec de tels moyens confortables, on aurait pu s'attendre à quelque chose de plus maîtrisé.

Mais entre la plume de Simon Kinberg, le vrai showrunner du tout, l'implication de Peele (catapulté "grand maître du genre" après un seul film engagé aux qualités discutables), et la polarisation politico-sociale de la série, cette Quatrième Dimension peine à exister. Dommage.

 

(à suivre...)

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(retrouvez la critique des épisodes 1x01-03, 1x04-06, 1x07-09 et, en cliquant ici et ici, toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog...)

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Un film, un jour (ou presque) #2 : I'll Follow You Down (2013)

Publié le 1 Juillet 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

I'll Follow You Down :

Gabe (Rufus Sewell) et Marika (Gillia Anderson) sont les parents d'Erol (Haley Joel Osment) ; scientifique travaillant sur la théorie des wormholes, Gabe disparaît un beau jour, alors qu'Erol n'est qu'un enfant. Adulte, et devenu un génie des sciences, Erol découvre alors que son père a percé les secrets du temps et de l'espace, et qu'il est perdu, quelque part dans le passé...

Une histoire de voyage dans le temps pas désagréable, bien qu'assez bavarde et convenue. Rien d'exceptionnel, donc, et pour être franc, ça ressemble un peu au pitch d'un épisode de Outer Limits ou de The Twilight Zone, mais délayé sur 90 minutes.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - seconde partie

Publié le 21 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x13 : Une guitare maudite qui donne du talent à son possesseur, mais qui est jalouse : classique, mais efficace, avec en plus Jim Byrnes en guest.

1x14 : Une mère voit les membres de sa famille être remplacés un à un par d'autres personnes, après qu'elle ait fait le voeu "j'aimerais une autre famille". Basique, et pas terrible, surtout que le twist "Sims-like" est foireux au possible. La gamine de la série Poltergeist a bien grandi, par contre.

1x15 : Usher en flic qui tue un pimp pour protéger une prostituée, mais le pimp revient le hanter. Sans intérêt.

1x16 : Jake Busey en paumé au fond du trou, qui se voit offrir une nouvelle vie par des prédicateurs étranges, alors qu'autour de lui tout son entourage se laisse un à un convaincre par ces hommes bizarres, et qu'une crise internationale est provoquée par plusieurs satellites tombant en panne. Plutôt amusant, mais même problème que le 1x02 de MoSF : à trop essayer de nous convaincre que ce sont des aliens, on se doute bien que c'est l'autre hypothèse la bonne.

1x17 : Greg German teste un jeu vidéo érotique (Jaime Pressly), lequel dépasse sa programmation, et tombe amoureux de lui, jusqu'à en devenir jaloux. Le twist de fin façon provoc' se voit venir, mais German porte l'épisode à lui tout seul, donc c'est fun.

1x18 : Dans un futur ultrapacifié, une créature monstrueuse, violente et barbare, qu'on croyait éteinte, rôde. Et Scott Barstow part en mission avec son commando pour la buter. Un survival médiocre, et oui, le monstre est effectivement ce à quoi on pense tout de suite : un humain du 21è siècle.

1x19 : Un employé de bureau reçoit de son patron insupportable un bobblehead parlant qui décide de prendre la destinée de son propriétaire en main. Plutôt drôle et sans prétention.

1x20 : Une métaphore du Jardin D'Eden, et du Serpent tentateur, pas finaude pour un sou, avec Rob Estes et Elizabeth Berkley... "le téléphone portable, c'est Satan"...

1x21 : Un père de famille échange, via une société spécialisée, sa vie contre celle d'un milliardaire... et forcément, ça tourne mal. Pas génial, parce que ça aurait été plus à sa place dans un Contes de la Crypte.

1x22 : Une histoire de deuxième chance sans grand intérêt, avec Brian Austin Green qui découvre que des objets de son passé refont surface, remontant à une époque où un choix effectué a changé toute sa vie, et l'a rendu ultra-riche...

(à suivre...)

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Un film, un jour (ou presque) #1296 : The Vast of Night (2019)

Publié le 10 Septembre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Vast of Night (2019) :

À la fin des années 50, au Nouveau-Mexique, alors que toute la ville est réunie autour d'un match de basket dans le gymnase municipal, Fay Crocker (Sierra McCormick), une jeune standardiste téléphonique, capte un signal étrange. Avec l'aide d'Everett (Jake Horowitz), animateur radio local, elle va alors tenter de trouver l'origine de ce son venu d'ailleurs...

Long-métrage qui a fait le buzz à son arrivée chez Amazon Studios, The Vast of Night est un film indépendant au budget microscopique (700 000 $), premier métrage de son réalisateur, qui a voulu rendre ici hommage aux films de science-fiction des années 50 et à la Quatrième Dimension (le film tout entier est d'ailleurs présenté comme un épisode du Paradox Theater, un pseudo-Twilight Zone fictif avec narration d'ouverture, etc).

Et sur le papier, l'ambition du projet est des plus louables. D'ailleurs, on ne peut s'empêcher de dire que le réalisateur a une longue carrière devant lui, ne serait que pour la manière dont il exploite son budget limité, met en images ce scénario (très joli travelling avant qui traverse toute la ville, le gymnase, etc), et parvient à créer de la tension et du suspense avec seulement deux acteurs et une caméra.

Après, en pratique, c'est plus compliqué : contrairement aux récits de la Quatrième Dimension dont il s'inspire, ce film dure 90 minutes, et est donc contraint d'avoir recours à énormément de remplissage, d'artifices de mise en scène et de montage pour tenir la longueur.

Car The Vast of Night aurait fait un épisode intéressant de la Twilight Zone... avec 25-30 minutes au compteur. À la limite, un Outer Limits d'une heure. Mais là, à 90 minutes, le tout tire fréquemment à la ligne, ce qui affaiblit d'autant le récit - un récit reposant déjà, à la base, sur énormément de dialogues et de monologues statiques.

Dommage, parce que les deux acteurs sont efficaces et ont une bonne alchimie (même si quelques moments d'hystérie collective sont assez fatigants). Cela dit, reconnaissons que pour un premier film ambitieux, ça reste très honorable.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 2 (2020) - deuxième partie (2x06-10)

Publié le 25 Juillet 2020 par Lurdo dans Anthologie, Review, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone, Science Fiction

Suite et fin de la seconde saison du reboot de la Quatrième Dimension, confié à Jordan Peele et Simon Kinberg, après une première moitié toujours aussi inégale et moyenne mais qui, à contrario de la saison 1, semble avoir fait le choix de laisser de côté le militantisme woke et les messages engagés, pour laisser la place à quelque chose de plus classique et de moins polarisant...

The Twilight Zone : la Quatrième Dimension, saison 2 - deuxième partie (2x06-10) :

- 2x06 - 8 : En Antarctique, une équipe de scientifiques internationaux (Joel McHale, Michelle Ang...) aux motivations suspectes découvre une pieuvre appartenant à une espèce inconnue, plus intelligente - et meurtrière - que la norme...

Un bon gros bof que cet épisode horrifique pourtant signé Glen Morgan : en 30 minutes à peine, le récit peine à développer des personnages très basiques, à justifier leurs réactions, et à proposer des rebondissements naturels et crédibles, qui sortiraient de l'hommage dérivatif à The Thing.

Un peu une sensation de bâclage, à vrai dire, entre le message ultra-classique ("l'arrogance de l'homme lui coûtera sa place au sommet de la chaîne alimentaire", rien de neuf sous le soleil), l'exécution inégale (le plan de fin assez laid sur la pieuvre numérique clignotante), l'écriture bavarde bourrée d'exposition, et les moments improbables (la pieuvre qui vole le smartphone, se connecte aux systèmes de la base, déchiffre les séquences génétiques avec ses tentacules, et réécrit son propre ADN en quelques minutes... mouais)...

- 2x07 - A Human Face : Parents endeuillés par la mort de leur fille Maggie (Tavi Gevinson), Robert (Christopher Meloni) et Barbara (Jenna Elfman) tentent de passer à autre chose. Mais l'apparition, dans leur sous-sol, d'un extraterrestre métamorphe qui adopte l'apparence de Maggie va tout remettre en question...

À nouveau un épisode de 30 minutes, et à nouveau un résultat vraiment bancal : pas forcément parce qu'il est dénué de rebondissement final ou de véritable morale, mais plus parce que les personnages sont frustrants, leurs réactions peu naturelles (ou forcées par le format court de l'histoire), et qu'au final, on finit par se dire "tout ça pour ça".

Il faut dire que les kilos d'exposition maladroite débités par l'extraterrestre n'aident pas, tout comme l'écriture qui place d'office le spectateur du côté de Robert (alors que Barbara est immédiatement convaincue par l'alien, quitte à en être énervante), lui donne totalement raison, avant de le démolir en en faisant un père indigne, et de le faire succomber à son tour. Vraiment pas convaincu.

- 2x08 - A Small Town : Depuis la mort de son épouse, maire de la ville de Littleton, Jason (Damon Wayans Jr.) peine à faire son deuil, et à accepter la désertification de la bourgade, sous la direction de l'ex-adjoint au maire, le fourbe, manipulateur et menteur Conley (David Krumholtz). Jusqu'à ce que Jason découvre, dans l'église où il travaille, un modèle réduit de la ville aux pouvoirs étranges, qui répercute dans le monde réel les modifications qu'il y apporte : Jason commence alors à rénover en secret la communauté, mais Conley reçoit le crédit de ces changements miraculeux...

Un épisode qui renoue un peu avec la dénonciation sociale de la première saison, mais le fait de manière suffisamment légère et caricaturale (Krumholtz est un véritable Scrooge en puissance) pour ne pas sombrer dans la moralisation agaçante.

Alors certes, ce n'est pas forcément ultra-original ou surprenant (l'idée de base est même assez commune), certains personnages sont nettement sous-exploités (Keegan Connor-Tracy doit avoir une réplique, au mieux), le monologue final de Peele est toujours aussi peu convaincant, et le tout reste gentillet, mais dans l'ensemble, c'est encore ce qui se rapproche le plus d'un Twilight Zone old-school.

Ce qui est loin d'être désagréable, compte tenu du reste de la série, étrangement plus orientée horreur et thriller, cette saison.

- 2x09 - Try, try : Lorsque Marc (Topher Grace) sauve Claudia (Kylie Bunbury) d'un accident de bus, cette dernière tombe sous le charme de cet homme apparemment parfait, qui semble toujours savoir quoi dire et faire au bon moment. Mais Marc finit par lui avouer qu'il est pris au piège d'une boucle temporelle et qu'il revit sans cesse la même journée...

Une relecture façon horreur/slasher d'Un Jour Sans Fin, mais du point de vue d'Andie McDowell, et prenant pour hypothèse que le personnage de Bill Murray est un pur produit de la toxicité masculine patriarcale, arrogant, menteur, cynique et détestable en tous points, prêt à tout pour réussir à conquérir sa proie féminine, même à la violer.

On le voit, le tout retombe dans une certaine dénonciation sociale pas très subtile et télégraphiée (à partir du moment où Marc commence à employer des mots comme "cancelled" et "triggered" sur un ton goguenard, on comprend vite dans quelle direction l'on se dirige), surtout que l'épisode en rajoute une couche en faisant du personnage un couard qui jette l'éponge au premier signe de rébellion de sa victime. Ça se regarde une fois, c'est compétent, mais pas sûr qu'il y ait vraiment un intérêt intrinsèque dans une telle relecture.

- 2x10 - You Might Also Like : Hantée par le souvenir du bébé qu'elle a perdu, Mrs. Warren (Gretchen Mol) n'attend qu'une chose : l'Oeuf, un mystérieux objet révolutionnaire bientôt sur le marché, et qui promet de résoudre tous les problèmes du quotidien. Mais en parallèle, Mrs. Warren s'aperçoit qu'elle est enlevée, chaque nuit, par des extraterrestres...

Aïe. Pour finir la saison, il y avait mieux. Largement mieux. Une pseudo-suite à l'épisode Pour Servir l'Homme de la série de Serling, cet épisode ultra-stylisé est le fruit du travail de Oz Perkins, le fils d'Anthony Perkins, déjà réalisateur des discutables et maniérés The Blackcoat's Daughter et I'm The Pretty Thing That Lives In The House ; un Perkins qui, pour l'occasion nous livre un récit satirique, surréaliste, outré, où tout le monde surjoue, et qui tente de concilier critique de la société consumériste américaine, hypnotisée par la télévision et les publicités, avec un hommage à l'épisode de la série originale.

Sauf que tout est ultra-forcé, ultra-bancal, souffre d'une exposition laborieuse et pataude, d'extraterrestres volontairement kitschs (l'un d'eux est même doublé par George Takei), et d'une conclusion assez similaire à celle de l'épisode A Human Face (avec ce personnage endeuillé qui accueille à bras ouverts une invasion extraterrestre en échange de la promesse d'un bonheur retrouvé et d'un manque affectif comblé). Je n'ai vraiment pas aimé, donc.

--- Bilan saisonnier ---

Bonne nouvelle : dans l'ensemble, cette saison 2 de The Twilight Zone évite l'écueil global de la série woke militante donneuse de leçons maladroites, qui plombait totalement la saison 1 du programme.

Mauvaise nouvelle : cela ne fait pas de cette saison 2 une réussite, loin de là. Récits convenus et téléphonés, rebondissements assez plats, direction globale bien trop orientée vers l'horreur (au point de ressembler plus à un remake de la série Night Gallery, anthologie plus sombre et horrifique de Rod Serling, qu'à la Quatrième Dimension) - la série de Peele souffre toujours de son écriture, une écriture qui est, globalement, le produit de scénaristes souvent novices, notamment dans le genre.

Guère surprenant de constater, ainsi, que l'épisode le plus agréable (A Small Town) est écrit par un vétéran du genre, récompensé pour un épisode d'Au-delà du Réel. L'expérience, ça compte... même si l'épisode raté de Glen Morgan semble prouver le contraire.

Bref. La saison 2 de The Twilight Zone frustre plus qu'elle ne convainc, alourdie par un format toujours très peu maîtrisé : avec ses épisodes à la durée fluctuant entre 30 et 50+ minutes, le programme reste très inégal, les épisodes les plus courts paraissant parfois bâclés, et les plus longs interminables. Et les thématiques globales sont trop peu probantes ou intéressantes pour justifier l'existence de ce reboot.

Allez, courage, peut-être qu'une saison 3 trouvera enfin un ton, des sujets et une écriture dignes du titre The Twilight Zone...

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(retrouvez les critiques des épisodes de la saison 1 en cliquant ici et toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog en allant ...)

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Blog Update ! - Juin 2019

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juin avec pas mal de nouveautés sur le blog des Téléphages Anonymes, mais aussi pas mal d'expériences mitigées...

#977 : Scotty et L'Histoire secrète d'Hollywood (2017) - 4.25/6

#978 : Pokémon - Détective Pikachu (2019) - 3.75/6

#979 : Doc Savage Arrive ! (1975) - 2/6

#980 : Casino Royale (2006) - 2.75/6

#981 : Justice League vs The Fatal Five (2019) - 3/6

#982 : Lego DC Comics Super Heroes - Aquaman : La Colère d'Atlantis (2018) - 3.25/6

#983 : The Dirt (2019) - 3.25/6

#984 : Studio 54 (2018) - 4.25/6

#985 : Quantum of Solace (2008) - 1.5/6

#986 : Aladdin (2019) - 2.75/6

#987 : Une Famille sur le Ring (2019) - 3/6

#988 : SkyFall (2012) - 3.5/6

#989 : The Inventor - Out for Blood in Silicon Valley (2019) - 3.75/6

#990 : Glass (2019) - 2/6

#991 : X-men - Dark Phoenix (2019) - 2/6

#992 : Rocketman (2019) - 3.75/6

#993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) - 3.75/6

#994 : Men In Black - International (2019) - 2.5/6

#995 : Batman et les Tortues Ninja (2019) - 4/6

#996 : Little (2019) - 3/6

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# Bilan :

Un mois des plus moyens, sur le blog des Téléphages Anonymes. Pas vraiment de catastrophe, mais pas vraiment de bon film non plus, juste pléthore de films moyens, tournant entre 2.5 et 3.5/6, avec parfois un petit supplément d'âme qui leur vaut quelques dixièmes de point supplémentaires.

Mais vraiment, pas grand chose de mémorable à se mettre sous la dent... et c'est bien dommage.

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# Film du mois :

Vraiment pas grand chose à signaler, ce mois-ci, hormis un Batman vs les Tortues Ninja amusant, et des documentaires sympathiques... sans plus. Mention spéciale à ce cher Détective Pikachu, très imparfait, mais une bonne surprise néanmoins.

 

# Flop du mois :

Là, il y a le choix. Mettons de côté Quantum of Solace, sorti depuis bien trop longtemps, et concentrons-nous sur les films plus récents : Men In Black 4, sous-développé, Aladdin, inutile et bordélique, Glass, atteint du syndrome Shyamalan... et bien sûr, mon flop du mois, Dark Phoenix, un film tellement dépourvu d'énergie et d'intérêt, qu'il rejoint prestement le bas du classement de la franchise X-men.

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# Petit écran :

En juin, sur le blog, on a eu droit à Shrill (dont je ne suis clairement pas le cœur de cible), à la deuxième et ultime saison de Ryan Hansen (bien plus efficace que la précédente), et nous avons attaqué la dernière saison des Baudelaire, à la conclusion assez inégale. Et puis il y a le début de la Twilight Zone de Peele, qui commence très mal...

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# À venir :

Un mois de juillet à deux facettes sur le blog des Téléphages Anonymes, avec à partir du 14 juillet, une semaine Comédie française (avec du Kad, du Kev Adams, du Gad, du Monsieur Poulpe, du Ngijol, et du Nicky Larson...) ; autour de cette semaine, le programme habituel du blog, avec des kaijus royaux, des gens du village, un Keanu Reeves assassin, Simba, les exploits de Mysterio, ou encore la vie secrète de nos chers animaux. Et bien sûr, les séries, avec la fin de la saison de la Twilight Zone de Peele, et la dernière fournée de Black Mirror.

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 34 - Into The Dark - 1x10 - Culture Shock (2019)

Publié le 16 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x10 - Culture Shock (2019) :

Le 4 juillet, une jeune femme mexicaine enceinte (Martha Higareda) tente de passer illégalement aux USA. Elle perd cependant connaissance, et à son réveil, elle se retrouve dans un village américain irréel, où elle est entourée de personnes souriantes qui ne veulent que son bien (Shawn Ashmore, Barbara Crampton)...

Un épisode de Into The Dark qui aurait pu sortir tout droit de la Twilight Zone de Peele, et qui d'ailleurs ressemble fortement à l'un des épisodes de ce remake, tant dans ses thèmes que dans sa forme. Pour faire simple, cet Into The Dark, c'est Matrix à la sauce immigration clandestine et "le gouvernement américain, c'est tous des connards", avec toute la finesse qui caractérise la satire politique moderne, et un format à rallonge qui dessert le récit, comme toujours.

Autrement dit, il n'y a pas une once de subtilité dans ce métrage : ça commence par une bonne demi-heure totalement premier degré, retraçant le parcours des immigrés clandestins mexicains, entre passeurs, violeurs, argent, etc ; tout y est terne, sérieux, réaliste, dramatique... on sent que l'équipe derrière cet épisode veut éveiller les consciences des spectateurs, leur montrer la dure réalité des immigrants, blablabla. Et soudain, on bascule dans le fantastique à proprement parler, lorsque l'héroïne se réveille dans un village façon Stepford Wives, où tout le monde sourit de manière forcée, où tous les immigrants sont parfaitement intégrés, bref, le spectateur devine immédiatement dans quelle direction se dirige le récit (il faut dire que le générique de début mettait déjà la puce à l'oreille du spectateur attentif, et que la réalisation manque cruellement de subtilité dans ses effets, parfois grotesques).

Et donc, la dernière partie, il faut "s'échapper de la Matrice", avec des éclairages verdâtres moches, un moment rape and revenge à se facepalmer, une scène de bagarre superflue, etc, et une conclusion "émouvante" sur la condition des immigrés face à un gouvernement inhumain et hostile.

Sans surprise, un peu comme la Twilight Zone de Peele, avec une femme derrière la caméra, et avec son propos woke totalement d'actualité au moment de sa diffusion (la polémique du moment étant alors les "camps de concentration" mis en place par le gouvernement Trump pour détenir les migrants dans des conditions inhumaines), cet épisode a reçu un accueil critique totalement unanime et enthousiaste outre-atlantique.

Malheureusement, j'ai trouvé le tout affreusement pataud et lourd, sans la moindre subtilité dans le fond ou dans la forme, et de manière générale, comme la plupart des métrages de cette anthologie, ça se traine jusqu'à sa conclusion, alors que le spectateur a déjà vingt longueurs d'avance sur tout le monde. Bref, un récit jamais horrifique, jamais tendu, qui abat toutes ses cartes bien trop tôt, qui aurait nettement plus eu sa place dans Au-delà du Réel, et qui a le malheur de passer après Peele et ses épisodes balourds.

Et ne me lancez pas sur ce générique de fin balourd, parodie de Fox News et des tweets de Trump...

2.5/6

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - troisième partie (1x07-09)

Publié le 6 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, aux deux tiers de la saison, la série continue de souffrir d'une écriture vraiment trop balourde, et d'un désir de pertinence sociale qui la tire constamment vers le bas... mais il est toujours temps de se reprendre.

The Twilight Zone (2019), saison 1 - troisième partie :

- 1x07 - Not All Men : Après une pluie de météorites, les hommes d'une petite bourgade deviennent tous violents, incontrôlables et agressifs. Deux femmes (Taissa Farmiga, Rhea Seehorn) tentent de survivre au milieu de ce chaos improbable...

Un épisode particulièrement agaçant, qui, plutôt que de présenter une histoire originale ou satisfaisante, semble plus préoccupé par le fait de surfer sur la vague #metoo et sur tous les termes qui lui sont désormais associés en bien comme en mal (la masculinité toxique, #notallmen, blablabla) pour nous pondre un mauvais clone de The Screwfly Solution des Masters of Horror.

Sauf qu'ici (*spoiler*), pas d'influence extérieure transformant les hommes en monstre, non, puisqu'on nous explique bien à la fin, de manière ultra-maladroite et lourde, que les météorites n'agissaient en aucune manière sur les hommes, et que ces derniers en ont juste profité pour exprimer toutes leurs pulsions violentes et détestables.

Ce qui ne colle pas franchement avec ce qu'on voit dans le reste de l'épisode, ni avec le fait que l'adolescent gay résiste délibérément à la "transformation" et explique qu'il a simplement refusé d'être violent, que c'est une simple question de volonté.

Un épisode pataud, forcé, qui a cependant pour lui une jolie montée en puissance sur la fin, et une durée raisonnable d'une quarantaine de minutes. Mais c'est peu.

- 1x08 - Point of Origin : Lorsque sa gouvernante est arrêtée par les services de l'immigration, et qu'à son tour, elle finit entre leurs mains, Eve (Ginnifer Goodwin), une mère de famille tranquille et bourgeoise, ne comprend pas ce qui lui arrive. Surtout lorsque le responsable de son interrogatoire (James Frain) commence à lui poser bon nombre de questions inexplicables...

*soupir*

Alors, dans l'ordre, la vie d'un immigré clandestin, c'est compliqué ; les services de l'immigration américaine sont inhumains, cruels, nationalistes et brutaux ; les Américains préfèrent fermer les yeux sur tout ça et traiter leur personnel de maison comme des personnes inférieures ; le white privilege, ce n'est pas bien ; et on est tous un immigré aux yeux de quelqu'un d'autre...

Voilà à peu près l'essentiel de cet épisode laborieux et encore une fois donneur de leçons, qui est trop imprégné du politiquement correct "woke" américain pour vraiment fonctionner, et qui, en prime,  s’essouffle très rapidement, dès son twist révélé (déjà qu'il était un peu éventé ^^), pour finir sur les rotules avec toute une dernière partie inutile.

Plus que deux épisodes, espérons que le show remonte la pente in extremis.

- 1x09 - The Blue Scorpion : Lorsque Jeff Storck (Chris O’Dowd) découvre le cadavre de son père, suicidé d'une balle dans la tête, le professeur d'anthropologie ne comprend pas : son père détestait les armes à feu, et ne possédait pas de pistolet. Dans les possessions de son père, il trouve alors une arme mythique, le Scorpion Bleu, ainsi qu'une seule balle marquée de son prénom, "Jeff". Lentement, la folie s'invite alors dans la vie de Jeff, alors que sa femme demande le divorce, et qu'il tente de décider à qui est destinée cette balle : à lui, ou à l'un des innombrables "Jeffs" qu'il rencontre soudain à chaque moment de sa journée ?

Autre épisode signé Glen Morgan, et à nouveau, il se dégage de cet épisode une atmosphère fortement imprégnée de X-files et des autres séries estampillées Carter de cette époque : en comparaison de la majeure partie du reste de la saison, cet épisode semble original, intéressant et amusant, bien que très imparfait.

Certaines scènes ne débouchent en effet sur pas grand chose (je pense ainsi à la scène de Luisa d'Oliveira en étudiante angoissée), et l'épisode joue plus la carte de l'ambiance que de l'énergie et de la direction narratives.

C'est un choix qui ne plaira pas à tout le monde, mais dans l'ensemble, c'était nettement mieux mené que 90% des épisodes de ce reboot...

... cependant, malgré tout, encore une fois, la conclusion de Peele semble arriver comme un cheveu sur la soupe, totalement déconnectée du reste du programme, et étrangement plate et générique. La série a vraiment un problème sur ce point.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - première partie (1x01-03)

Publié le 23 Juin 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Remake de la célèbre série de Rod Serling, confiée aux bons soins d'un Jordan Peele tout auréolé du succès démesuré (et abusif) de son Get Out, cette Quatrième Dimension modernisée nous arrive, via CBS, sous la forme d'une anthologie de 10 épisodes d'une heure, des épisodes aux intentions ouvertement très "woke", pour le meilleur et pour le pire...

The Twilight Zone (2019), saison 1 - première partie :

- 1x01 - The Comedian : Comique à la ramasse, Samir Wassan (Kumail Nanjiani) croise le chemin du mythique JC Wheeler (Tracy Morgan), un comique de stand-up s'étant retiré au sommet de sa gloire. Celui-ci lui conseille de laisser de côté la comédie politiquement engagée, pour parler de sa vie, de son quotidien et de son entourage. Mais si s'ouvrir ainsi à son public peut garantir le succès, ce geste a aussi un prix conséquent...

Mouais. D'office, premier problème : le format. Une heure, c'est beaucoup trop pour raconter ce qui aurait pu l'être en 30 minutes ; par conséquent, le spectateur a trois longueurs d'avance sur le script, et devine bien à l'avance tout ce qui va se dérouler... problématique, d'autant qu'à la base, la métaphore du comédien qui se livre totalement sur scène jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de sa vie est assez basique, téléphoneé, et n'apporte pas un éclairage particulièrement frais sur le sujet.

En prime, la réalisation un peu artistique n'est pas très intéressante, et les sketches, qu'ils soient avant ou après l'intervention de Tracy Morgan, sont tout aussi peu drôles.

Bref, un premier épisode peu convaincant, même si bien interprété.

- 1x02 - Nightmare at 30 000 Feet : Reporter de guerre souffrant de stress post-traumatique, Justin Sanderson (Adam Scott) monte à bord du vol 1015 à destination de Tel Aviv, où il trouve un lecteur mp3 abandonné, contenant un podcast énigmatique. Bien vite, Justin réalise que ce podcast, consacré à la disparition mystérieuse du vol 1015, prédit tout ce qui va se produire dans les heures à venir : angoissé, et avec pour seul allié à bord Joe (Chris Diamantopoulos), un ex-pilote, Justin va tout tenter pour empêcher la catastrophe...

Une variation sur un thème imposé, celui d'un classique de la Quatrième Dimension, et un épisode plus court (35 minutes), mieux rythmé, et parvenant sans problème à imposer une jolie tension. Dommage cependant que le script soit aussi prévisible, et que certains visages familiers (Katie Findlay, Nicholas Lea) n'aient pas plus de choses à faire.

Autre bémol, pour l'instant, les interventions finale de Peele, qui me paraissent thématiquement et formellement toujours aussi insérées à la truelle, et pas toujours très pertinentes. M'enfin dans l'ensemble, ce second épisode, avec sa conclusion très noire, était plus réussi que le précédent.

- 1x03 - Replay : Mère afro-américaine accompagnant son fils Dorian (Damson Idris) à l'université, Nina (Sanaa Lathan) le filme avec leur vieux caméscope. Rapidement, cependant, elle s'aperçoit qu'un officier de police zélé (Glenn Fleshler) leur en veut, mais qu'en pressant la touche "Marche arrière" du caméscope, Nina est capable de remonter le temps, pour changer le cours de événements...

Un postulat de départ très Un jour sans fin, mais qui malheureusement tourne un peu trop rapidement à vide, et manque cruellement de subtilité : on comprend très vite la métaphore principale, le parallèle entre la fuite en avant de l’héroïne pour échapper à son passé/pour échapper au policier, le fait que celui-ci la rattrape toujours, blablabla, et qu'en acceptant enfin son histoire, elle parvient à trouver le courage de faire face au présent... le vrai problème, c'est que tout le propos sur le racisme est asséné avec la finesse d'un tractopelle, surtout dans cette grande confrontation finale entre la police et tous les étudiants afro-américains.

Sans compter que, finalement, le caméscope est un gimmick superflu, qui aurait très bien pu être ignoré avec quelques réécritures rapides, pour faire quelque chose de plus proche d'un slasher sans élément fantastique.

En soi, pourquoi pas, mais comme avec Get Out ou Us, plus de finesse et de subtilité auraient été préférables pour cet épisode #BlackLivesMatter, qui a un peu tendance à partir en vrille une fois les personnages arrivés chez l'oncle.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 1 (2019) - deuxième partie (1x04-06)

Publié le 30 Juin 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone

Suite de la première saison de ce remake de la célèbre série de Rod Serling, chapeautée par Jordan Peele : pour le moment, après trois premiers épisodes inégaux, la série semble souffrir d'un problème évident de format et de subtilité de son écriture...

The Twilight Zone (2019), saison 1 - deuxième partie :

- 1x04 - A Traveler : Le soir de Noël, alors même qu'une vague de pannes électriques intermittentes frappe le secteur, le commissariat de police du Capitaine Pendleton (Greg Kinnear) fête la fin d'année, avec sa tradition du pardon d'un détenu. Mais cet année, le détenu est le mystérieux A. Traveler (Steven Yeun), apparu comme par magie dans sa cellule, et qui semble en savoir beaucoup sur les habitants de la petite ville alaskienne...

Un épisode de Noël signé Glen Morgan et qui évoque, entre autres choses, les X-files ou encore du Stephen King. Le problème, à vrai dire, c'est que le scénario finit par se résumer à "tout ça pour ça".

Il n'y a pas de véritable surprise, la trame est assez basique, la réalisation pas forcément totalement convaincante, bref... c'est très très moyen, et si, avec une dose supplémentaire de Mulder et Scully, ça aurait fait un épisode sympathique des X-files, ici, le tout se retrouve le postérieur entre deux chaises, une histoire d'extraterrestres cousue de fil blanc, histoire au demeurant bien interprétée par Yeun, mais pas plus mémorable que ça.

Il y a bien un semblant de propos sous-jacent sur les croyances aveugles, et sur la propension des gens a croire tout ce qu'on leur raconte tant que cela les conforte dans leurs opinions (surtout quand ce sont des bobards en provenance de Russie #fakenews), mais le tout reste sous-développé, et moyennement convaincant.

- 1x05 - The Wunderkind : Raff Hanks (John Cho), responsable de campagne à la dérive, décide, pour se refaire, d'appuyer la campagne présidentielle d'Oliver (Jacob Tremblay), un petit garçon extrêmement populaire sur les réseaux sociaux. Et à sa grande surprise, l'enfant parvient à se faire élire...

La série s'essaie à une grosse satire politique bien caricaturale, façon "Trump se comporte comme un gamin capricieux et mal élevé, et bien nous, on va faire un épisode avec un véritable gamin en tant que Président", et ça donne lieu à quelque chose qui évoque Black Mirror, sans réel argument fantastique ou technologique (les réseaux sociaux, à la limite, et la bêtise d'un certain public qui ne vit et décide que par ces derniers).

Là aussi, un récit et des personnages assez sous-développés (Raff est supposé être un Wunderkind de la communication politique, mais on ne le voit jamais à l'écran), qui a le bon goût de tenir en 40 minutes, mais qui ne décolle jamais vraiment : tout se déroule comme on pouvait s'y attendre (l'enfant est incontrôlable une fois président), il faut clairement fermer les yeux sur bon nombre d'implausibilités, et le monologue final de Peele (qui référence clairement Trump) est trop transparent et pataud (à l'image de l'épisode) pour son propre bien.

À noter Kimberley Sustad, Allison Tolman et John Larroquette dans de petits rôles, une fois de plus sous-exploités...

- 1x06 - Six Degrees of Freedom : Alors même qu'une mission de colonisation de Mars est sur le point de quitter la Terre à bord d'une fusée, une guerre nucléaire éclate entre la Corée du Nord, la Russie et l'Amérique. Dans la fusée, en route pour Mars, les tensions montent entre les cinq membres de l'équipage (DeWanda Wise, Jessica Williams, Jefferson White, Lucinda Dryzek, Jonathan Whitesell), incapables de communiquer avec la Terre...

Mouais. Un épisode de 55 minutes qui ne parvient jamais vraiment à transcender son postulat de huis-clos, et ce malgré une approche et un thème très Quatrième Dimension (voire même très Au-Delà du Réel) vintage.

En soi, le script n'est pas désagréable, mais très classique (le twist final ne surprendra personne, d'autant qu'il est téléphoné par l'épisode, bien à l'avance), les personnages ne sont pas très attachants, et si quelques moments de tension sont assez réussis, la réalisation toute en gros plans finit par être assez agaçante.

Encore une fois, ce n'est pas forcément mauvais, mais la durée dessert clairement le propos, et l'originalité n'est pas au rendez-vous : un épisode très oubliable.

 

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - troisième partie

Publié le 25 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Drame, Comédie, Thriller, Anthologie, UPN

Suite du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x23 : Un livreur malchanceux (Christopher Titus) découvre après un accident que tous ses problèmes sont provoqués par un homme en combinaison orange, employé d'une énorme bureaucratie du destin. Pas vraiment de chute ou de fin digne de ce nom, dommage, c'était sympathique.

1x24 : Un malade au stade terminal a un accident au cours de son ultime course à la Fast & Furious, dont il sort guéri, au prix de la vie de son meilleur ami, qui pilotait. Jacob's Ladder, ze riteurn, donc pas grand intérêt.  

1x25 : Method Man en voyant, Linda Cardellini en journaliste qui se tourne vers la voyance pour décider de son avenir, et en devient accro. Le Satan de The Collector en gay flamboyant est icon_mrgreen.gif, le reste est assez quelconque, mais Cardellini porte tout l'épisode sur ses épaules.

1x26 : Une fleuriste harcelée par un homme bizarre qui lui annonce qu'il veut la tuer... mais quand elle vérifie, il s'avère que le mec en question n'a jamais bougé de la boutique où il travaille. Assez bof, niveau intérêt. Pas de rythme.

1x27 : Un rappeur millionnaire a des flashbacks d'une vie dans laquelle il est en prison et assassin... et évidemment, on devine bientôt que tout le twist de l'épisode repose là dessus, et que sa vraie vie n'est pas celle qu'il pense... téléphoné au possible.

1x28 : Voilà enfin un épisode très réussi ! Eddie Kaye Thomas et Marisa blush.gif Coughlan entrent en possession d'un magnétophone permettant de remonter 5 minutes dans le passé... dont acte, pour tricher au casino... Très chouette, et signé d'un scénariste de Deep Space 9. icon_mrgreen.gif

1x29 : Un taggeur tue un peintre de rue pour pouvoir entrer dans un gang, et il a des remords lorsque le meurtre apparaît en peinture sur un des murs de la ville. Franchement ? Ras-le-bol des histoires de criminels et de gangs afro-américains... pas passionnant, en plus.

1x30 : Une institutrice commence soudain à voir des lueurs annonçant la mort de certains de ses élèves. Elle tente alors d'empêcher un nouveau Columbine. Pas mauvais, bien qu'un peu classique et prévisible.

1x31 : Une suite directe d'un des épisodes de la série classique, celui avec le gamin omnipotent et colérique qui martyrise une petite ville. Bill Mumy (Lennier !) reprend son rôle de quand il était petit, et sa fille joue le rôle de sa fille (elle est mimi tout plein, la petite Mumy), qui a des pouvoirs plus puissants que son père. Un très bon épisode sans morale ou twist particulier, écrit par Behr, de DS9 icon_mrgreen.gif

1x32 : Second remake d'un épisode classique, Les Monstres de Maple Street. L'original était excellent dans sa description de la Red Scare, celui-ci joue plus sur la paranoïa post-11/09, la peur du terrorisme, et le climat de haine que ça provoque. Pas mauvais, mais l'adaptation contemporaine, les effets de réalisation ratés, et le changement de twist final, qui perd énormément de sa force, le rendent beaucoup moins efficace que l'original. Andrew McCarthy est excellent.

1x33 : Épisode écrit, réalisé et interprété par Eriq LaSalle, sur un malade au stade terminal, qui, après un accident, se retrouve à Memphis, la veille de l'assassinat de Martin Luther King, et doit choisir entre venir en aide à King, ou aider la famille qui l'a recueilli. Plutôt réussi.

(à suivre...)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 40 - The Room (2020)

Publié le 22 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Science-Fiction, Review, Thriller, USA, France

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Room (2020) :

Lorsqu'ils s'installent dans leur nouvelle demeure, Matt (Kevin Janssens) et Kate (Olga Kurylenko), un jeune couple sans enfant, découvrent une pièce murée, reliée à un étrange générateur au sous-sol. une pièce qui, lorsque l'on y émet un souhait, voit celui-ci se réaliser. Mais impossible de quitter la maison avec le fruit de ces souhaits, qui se réduit aussitôt en poussière - pas vraiment un problème, jusqu'à ce que Kate demande un enfant à la pièce, et qu'elle reçoive le petit Shane en réponse...

Un long-métrage réalisé par un Français, Christian Volckman, déjà à l'œuvre sur Renaissance, et dont le postulat lorgne fortement sur la Twilight Zone (ou sur The Box de Richard Kelly, par exemple)... mais en nettement plus amateur, et avec une dernière ligne droite brouillonne en mode slasher.

Le problème, en fait, c'est que les deux personnages principaux sont rapidement agaçants, pour ne pas dire à baffer : non seulement leur couple se montre très rapidement impulsif et dysfonctionnel, avec des rapports étrangement abrasifs et des réactions peu naturelles (est-ce l'écriture ou l'interprétation inégales qui en sont responsables, mystère) mais dès qu'ils découvrent la pièce, ils abusent ouvertement de ses pouvoirs, demandant argent, alcool, fringues, tableaux de maîtres, drogue, et j'en passe, dans un montage de débauche gentiment racoleuse.

Et puis progressivement, alors que l'élément "bébé" arrive, les personnages continuent d'avoir des échanges artificiels, et des interactions forcées, uniquement là pour créer des rebondissements dramatiques. Plutôt que de dialoguer comme des êtres humains normaux, ils montent immédiatement sur leurs grands chevaux, se cachent des choses, etc, jusqu'à ce que le scénario se lâche totalement, en faisant passer Shane à l'âge adulte.

À partir de ce point, c'est le bordel, le film tente des délires à base de pièce dans la pièce dans la pièce (façon holodeck ou Matrice), il y a du viol incestueux de Kate par son fils, un double maléfique... et une fin attendue mais peu probante, fausse d'attachement aux personnages.

Bref, l'idée de départ était intéressante, mais sa mise en application est trop plate, et ses dialogues trop laborieux (au point de ressembler parfois à des dialogues écrits en français avant d'être traduits) pour convaincre.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 09 - Monstrous (2022)

Publié le 6 Octobre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Thriller, Drame, Halloween, Horreur, Fantastique, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

 

Monstrous (2022) :

Dans les années 50, Laura (Christina Ricci) et son jeune fils Cody (Santino Barnard) s'installent dans une maison isolée de Californie, pour fuir le père violent de Cody. Mais rapidement, une menace se fait ressentir dans les parages, prenant la forme d'une entité malfaisante émergeant d'un étang voisin...

En regardant ce métrage qui tient plus du thriller psychologique que du film d'horreur, on devine que la scénariste a dû concevoir le film comme ça : "tiens, je viens de voir le Babadook, Le Sixième Sens et Le Village de Shyamalan, si je compilais tout ça pour en faire quelque chose..."

Parce que oui, ce thriller inerte et plat combine bien un postulat de base éventé (la mère et son fils qui s'installent dans une demeure isolée, et font face à des manifestations surnaturelles qui sont très métaphoriques de leur traumatisme réel) à un double twist évident sorti de la poche de Shyamalan, le tout avec une esthétique 50s peu crédible et un côté jukebox maladroit...

Reste bien Christina Ricci, qui se démène pour rendre tout ça crédible, mais dans l'ensemble, on a l'impression d'avoir déjà vu tout ça des dizaines de fois, notamment dans des anthologies du type Twilight Zone, Creepshow et compagnie, où ce type de récit n'aurait pas dépareillé (et aurait probablement mieux fonctionné au format court).

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - première partie

Publié le 17 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Science-Fiction, Fantastique, Comédie, Drame, Thriller, UPN, Horreur

En 2002, un groupe de producteurs décide de relancer la Quatrième Dimension de Rod Serling, en la remettant au goût du jour. Le résultat ? The Twilight Zone 2002 : 44 épisodes de 20 minutes, diffusés sur la chaîne UPN, aujourd'hui défunte.

Une série ambitieuse, aux guests innombrables, mais qui a très rapidement les yeux plus gros que le ventre. À vrai dire, dès les premières images, l'on comprend que quelque chose ne fonctionne pas : en lieu et place de Rod Serling dans le rôle du narrateur, le spectateur est confronté à Forest Whitaker.

Un Forest Whitaker qui a dû enregistrer toutes ses présentations (15 secondes par épisode) en une après-midi devant un fond bleu, et en vidant quelques bouteilles, tant il a tendance à être soit hyper sérieux, soit totalement rigolard, généralement lorsque les épisodes ne s'y prêtent pas du tout.

D'ailleurs, les photos promo de la série sont très parlantes, avec un Forest qui semble s'ennuyer à mourir, ou se demander ce qu'il fait là...

N'est-ce pas...?

Bref... rapide passage en revue des 12 premiers épisodes de la série, dont on s'aperçoit rapidement que le format court n'est pas vraiment maîtrisé par les scénaristes :

1x01 : Très mauvais épisode sur une communauté qui transforme ses gamins turbulents en compost.

1x02 : Assez sympathique, avec la Mort (Jason Alexander de Seinfeld) qui décide de se suicider parce qu'elle en a marre de son taf... ce qui provoque un chaos pas possible dans l'hopital où elle est amenée.

1x03 : Un épisode made in Ira Steven Behr, sur un homme (Ventresca, l'acteur de la série Invisible Man) qui fuit en assistant au passage à tabac d'un afro-américain (qu'il a refusé d'aider) dans la rue, et qui se réveille le lendemain avec les blessures de l'homme en question en question, avant de lentement prendre son apparence. Un postulat anti-racisme téléphoné au possible (on devine la fin dès qu'il commence à changer), mais au moins c'est dans le ton du show original.

1x04 : Adrian Pasdar en artiste de comic-book confronté à la page blanche, et dont l'une de ses créations (Shannon Elizabeth) prend vie pour le motiver, façon AHA/Take on me. Ça cite Alan Moore de travers, on reconnaît des dessins de Tim Sale, mais là encore, le twist est éventé au bout de 5-10 minutes, lorsque Pasdar commence à faire une crise de jalousie, et que l'on comprend que Le Sixième Sens n'est pas loin.

1x05 : Katherine Heigl remonte le temps pour tuer Hitler dans son berceau. Avec James Remar en Papa Adolf über-caricatural, une réalisation bancale, et surtout, dès la deuxième minute de l'épisode, on devine comment l'épisode va se finir. Encore une fois.

1x06 : Pour changer, encore un épisode où le spectateur à l'impression d'avoir lui-même écrit l'histoire... Ce coup-ci, c'est un photocopillage intégral de Carnival of Souls, donc qui a vu le film devine tout le déroulement de l'histoire... et ce n'est pas en citant l'Échelle de Jacob, ou en tentant un twist supplémentaire raté avec le bus, à la toute fin, que ça sauve quoi que ce soit... puisque même le twist supplémentaire est recopié de je-ne-sais-plus-où, et donc ultra- téléphoné. Dylan Walsh ne sert à rien, en plus.

1x07 : Un blessé top secret arrive dans un hôpital, dans le coma, et pouf, un des infirmiers fait des bonds dans le futur proche, et se retrouve à l'autre bout du pays, visiblement sur le point d'assassiner la fille du Président. Assez vain, et guère original.

1x08 : Portia de Rossi, en veuve éplorée qui assiste aux derniers instants de la vie de son défunt mari lorsqu'elle chausse les lunettes de celui-ci. Kristin Lohmann en guest, dans le rôle de la meilleure amie. Forcément, un scénar de whodunit traité en 20 minutes, avec 3 acteurs, c'est transparent, et l'on voit tout venir (sans mauvais jeu de mots) avec 10 minutes d'avance. Sans compter que Portia est constamment filmée en gros plans hideux, et qu'elle est en surjeu total.

1x09 : Lou Diamond Phillips en poolboy colocataire du Doakes de Dexter, qui rêve de son assassinat, pour découvrir à son réveil qu'il porte la blessure de son rêve, etc, en boucle. Pas de bol, c'est exactement le même postulat/twist de fin que le premier épisode de Masters Of Sci-fi...

1x10 : Un épisode qui n'est pas à sa place dans cette anthologie, et qui aurait été mieux dans Amazing Stories... là, on a le jeune frère Culkin en rôliste, dont la statuette de Azoth le barbare disparaît, laissant à sa place Patrick Warburton en Azoth grandeur nature, qui va aider le gamin à se débarrasser de l'emprise tyrannique de son père alcoolique. Dommage que ce soit hyper mal écrit et réalisé.

1x11-12 : Un double épisode dans lequel Jeremy Piven (impérial, comme d'habitude, puisqu'il fait son show) gagne le pouvoir de télépathie après s'être fait frapper par la foudre. Dirigé par Jonathan Frakes, avec Olivia D'abo en guest, sous de la pluie numérique. Pas super bien écrit, à nouveau, avec les limitations de budget qui se font sentir, et un twist de fin qui n'apporte rien au récit.

(à suivre...)

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Les bilans de Lurdo - La Treizième Dimension (The Twilight Zone 2002) - dernière partie

Publié le 29 Juillet 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Fantastique, Horreur, Thriller, Comédie, Science-Fiction, Drame, Anthologie, UPN

Suite et fin du passage en revue de la seule et unique saison de The Twilight Zone 2002, remake/relaunch de la mythique série de Rod Serling :

1x34 : Scénario très bête : une tv-réalité Carte aux Trésors, pour une mère dont le fils sert d'enjeu à l'émission. Dénouement hyper convenu, réalisation & écriture très quelconques, et morale anti-tv réalité très peu finaude.

1x35 : Jeffrey Combs, libraire hypocondriaque, qui a le pouvoir incontrôlable de matérialiser sa plus grande peur, à savoir une maladie extraterrestre tirée d'un bouquin de sf. Excellent épisode, au twist très amusant.

1x36 : Identity on Ice, avec Sean Patrick Flanery et Ian McShane, pour cette histoire de savant psychotique dans une station arctique... Mouais... pas trop mal écrit, mais pas passionnant pour autant, puisque la durée de l'épisode casse toute l'efficacité des deux twists successifs. 

1x37 : Épisode façon Le Prestige, avec un magicien à la David Blaine désirant connaître à tout prix le secret d'un tour mythique, effectué une seule fois par génération, et se transmettant de légende de l'illusionisme à future légende. Il va donc tout faire pour convaincre son actuel détenteur de le lui céder. Pas inintéressant, avec Lindy Booth dans un petit rôle, mais c'est plombé par des trous dans le scénario, et par un twist très éventé. Dommage.

1x38 : Ugh. Jessica Simpson en babysitter étudiante en psychologie (lol) qui débarque chez une gamine solitaire à la collection de poupées barbie étrangement agressives. On devine la fin dès les premières 90 secondes de l'épisode, et ensuite, ça se déroule sans rythme et sans surprise. Cela dit, Simpson transformée en poupée Barbie, ça a quelque chose d'adéquat.

1x39 : Remake raté d'un épisode classique dans lequel une femme tente de se faire opérer pour être belle... jusqu'à ce qu'on s'aperçoive à la fin qu'elle est naturellement splendide, mais que la beauté dans son univers, c'est être difforme. La réalisation enlève tout intérêt à l'épisode par son manque de finesse, et à part un caméo de The Collector, rien à sauver.

1x40 : Robin Tunney en veuve éplorée qui se met à la photo, et découvre sur ses clichés l'image fantomatique de son mari, qui lui montre la maison de leurs rêves. Tunney est attachante, mais l'histoire, si elle est jolie, est trop classique et lente pour emporter l'adhésion. Le montage musical, d'ailleurs, est assez raté.

1x41 : Jeremy Sisto en présumé condamné à mort, avec Alicia Witt comme avocate. Et il échappe par 4 fois à la mort, aidé par une présence fantomatique... bien interprété, mais on devine assez rapidement où ça veut en venir; d'ailleurs, la fin, si elle est amusante, ne surprend guère.

1x42 : Gil Bellows en soldat disparu en Irak, et qui réapparaît soudain chez lui, pour devenir un père exemplaire. 10 longues minutes pour arriver à la conclusion spectrale qui s'imposait depuis le début, et 10 autres de tergiversations soporifiques débouchant sur du vide...

1x43 : Une bande d'étudiants en vacances en Terre Aztèque, et jouant à une course au trésor via le web, découvrent un antique coffre, contenant une urne remplie de sang. Lorsqu'ils la renversent, le soleil disparaît, et une ère glaciaire s'abat sur Terre. Un seul moyen de l'empêcher : un sacrifice humain. Le pitch est sympathique, les acteurs aussi... mais voilà, c'est écrit par un abruti fini, qui laisse des trous de la taille d'un jumbo jet dans le scénar. Déjà, il annonce le twist final avec de gros néons, en filant au groupe une radio. Peu importe qu'ils soient au fin fond d'une grotte, au coeur d'une montagne, en plein pays aztèque, ils arrivent quand même à capter une radio nationale américaine avec un simple petit récepteur FM à piles... dry.gif Et juste après, on nous explique que l'oxygène va se raréfier, et ils commencent tous à avoir du mal à respirer, moins de 18 heures après la disparition du soleil... wallbash.gif
N'importe quoi... En plus, ils tuent Sarah Carter... bande de chiens galeux...

1x44 : Jason Bateman en propriétaire agoraphobe d'un immeuble auquel il fait mettre le feu, tuant involontairement deux enfants... qui viennent le hanter chez lui. Voilà, c'est tout. pas de twist, juste une hantise banale, bien interprétée, mais creuse et inutile.

 

Bilan final :

Donc, ces 44 épisodes...? Et bien ils sont particulièrement dispensables. Outre Whitaker qui cachetonne sans motivation aucune, il y a souvent un très clair problème de format : en 20 minutes, faire une histoire à twist qui ne soit pas prévisible ou qui soit originale, ça requiert d'excellents scénaristes, ou du moins suffisamment de talent pour brouiller les pistes. Ce que cette incarnation de la série échoue systématiquement à faire.

En même temps, comment brouiller les pistes quand ils n'ont que 4 figurants par épisode, au maximum, que la réalisation est quasi-systématiquement immonde, et que le peu d'ambiance instaurée est systématiquement brisée par un Whitaker hilare sur fond bleu qui vient dire une phrase creuse avant de repartir...?

Restent alors quelques bons épisodes qui généralement sont soit le fruit d'un scénariste compétent (adaptation d'un vieil épisode, ou bien des scénaristes confirmés, comme Behr, ou Crocken, de Star Trek DS9), ou bien sont portés à bout de bras par l'acteur principal, comme dans le cas de l'épisode avec Piven, ou celui avec Linda Cardellini.

C'est mieux que rien, à vrai dire, et je suppose que si l'on n'a jamais vu la série originale, ou si l'on n'est pas familier du fonctionnement de telles anthologies à twist, ce relaunch peut être intéressant, ne serait-ce que pour assister à un défilé de têtes familières... mais bon... 

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 14 - Us (2019)

Publié le 7 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Us (2019) :

Lorsqu'elle retourne, le temps d'un week-end, sur les lieux qui l'ont traumatisée dans son enfance, Adelaide Wilson (Lupita Nyong'o) est plus que nerveuse, ce qui inquiète sa famille (Winston Duke, Shahadi Wright Joseph, Evan Alex). Et rapidement, son inquiétude est justifiée : quatre inconnus bestiaux s'introduisent dans leur maison de vacances et les menacent, des inconnus qui, à la grande horreur des Wilson, s'avèrent être leurs doubles... 

Après le succès (démesuré et un peu surcoté) de Get Out, et entre deux passages (très mitigés) par la case petit écran (Twilight Zone 2019 et Weird City), Jordan Peele continue son petit bonhomme de chemin dans le genre de l'horreur à message social, avec cet Us au titre à multiples niveaux de lecture (U.S., "Us" en tant que société, "Us" en tant que représentation de la famille principale, etc).

Un Us qui, pendant une grosse première partie, joue la carte du mystère, du doppelgänger, et de l'invasion de domicile, de manière assez convaincante et réussie ; le film est ainsi porté par l'interprétation habitée de Lupita Nyong'o, et par une réalisation sobre mais efficace, sachant doser ses effets et faire monter le suspense. Malheureusement, une fois que la famille Wilson parvient à s'échapper de son domicile, et que le film se tourne un peu vers ses voisins, il perd en intérêt.

En effet, le ton commence à changer, pour quelque chose se rapprochant beaucoup plus de l'humour noir, et ce contraste fait que la tension s'évapore totalement, pas aidée par un script beaucoup trop explicatif sur la fin. Une explication pas particulièrement intéressante, à vrai dire, suivie d'un twist relativement prévisible, qui conclut le film en demi-teinte.

Autre problème du métrage, il est nettement moins frontal que Get Out dans ses thématiques et ses messages, et peut paraître plus vague et brouillon sur ce front : lutte des classes, inégalités sociales et raciales, impulsions sauvages refoulées, etc, on peut voir dans Us de multiples degrés de lecture, mais aucun n'est vraiment suffisamment appuyé pour vraiment fonctionner de manière durable. Pire, ils ont un peu tendance à parasiter de manière maladroite le bon déroulement du film, manquant de finesse ou de clarté.

Ce n'est pas rédhibitoire, car le film reste tout à fait regardable - en tout cas, je l'ai préféré à Get Out et à son écriture gentiment pataude et déséquilibrée. Mais ce n'est pas non plus le chef d’œuvre instantané vénéré par la presse américaine : il reste des problèmes d'écriture, des réactions assez improbables de certains personnages, un mélange humour noir/horreur pas totalement abouti, etc...

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Black Mirror, saison 5 (2019) - suite et fin (5x03)

Publié le 28 Juillet 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Télévision, USA, UK, Thriller, Black Mirror, Comédie

Suite et fin de cette mini-saison 5 de Black Mirror, mini-saison de trois épisodes diffusée sur Netflix en juin dernier.

Black Mirror 5x03 - Rachel, Jack and Ashley Too :

Superstar de la pop, Ashley O (Miley Cyrus) est lasse de cette vie creuse, et de son image intégralement contrôlée par Catherine (Susan Pourfar), sa tante. Rachel (Angourie Rice), elle, est une jeune adolescente timide, repliée sur elle-même depuis la mort de sa mère : fan d'Ashley O, elle reçoit un petit robot à l'image de la star pour son anniversaire. Mais bien vite, alors qu'Ashley O est placée dans un coma artificiel par sa tante pour empêcher sa rébellion, il s'avère que la personnalité de la popstar a été transplantée dans le robot à son image. Rachel, sa sœur Jack (Madison Davenport), et le robot vont alors tout faire pour aider la véritable Ashley O à échapper à un sort funeste...

Un épisode bancal, considéré par beaucoup comme l'un des pires depuis le début de la série... et il est facile de voir pourquoi. Le ton (globalement positif et plus léger que la norme Black Mirror), les protagonistes adolescents, le côté Amblin de l'aventure, le sens de l'humour, et la présence de Miley Cyrus dans un rôle important sont amplement suffisants pour braquer les spectateurs s'attendant à une réflexion cynique et post-moderne sur les nouvelles technologies, si possible avec une fin dépressive.

Et pourtant, si l'on met de côté des problèmes de rythme flagrants (la structure de la première moitié de l'épisode est grinçante et laborieuse), cet épisode s'avère plutôt agréable à suivre, justement parce qu'il ne se fond pas dans le moule habituel de la série.

D'un côté, le script propose un portrait désenchanté de la gloire, avec une pop-star dépressive, qui cherche à échapper à son image et à sa manager (c'est d'actualité, quand on pense à Britney Spears et au mouvement #FreeBritney). De l'autre, l'épisode dépeint le quotidien d'une adolescente renfermée, qui n'arrive pas à gérer le deuil de sa mère, et n'a d'autre amie qu'un robot commercial et formaté.

Tant Angourie Rice que Miley Cyrus incarnent très bien leurs personnages respectifs (d'autant plus simple qu'on sent une grosse part de vécu chez Cyrus), et si ce n'était pour la structure bancale de l'épisode, le parallèle serait des plus intéressants.

Le reste de la famille de Rachel, par ailleurs, ne gère pas mieux le deuil qui les a frappés, le père s'immergeant dans son projet improbable (une souris mécanique armée d'un taser, pour dératiser des habitations), et la sœur rebelle dans la musique que sa mère écoutait : c'est relativement convenu, mais c'est assez bien traité, et pas asséné lourdement, comme dans certains épisodes de Twilight Zone 2019.

Idem pour tout le propos sur les dérives de l'industrie de la musique : hologrammes, autotuning, intelligence artificielle, drogues, merchandising... rien de vraiment révolutionnaire dans cette dénonciation du milieu, mais ça reste tout à fait honorable, sans imposer sa critique sociale et politique au spectateur de manière explicite.

La seconde partie de l'épisode, façon cambriolage à l'initiative du robot débridé (très amusant d'entendre ce petit robot bien animé balancer des insultes avec la voix de Miley, comme un mini-Chucky sans le côté meurtrier), redonne alors un bon coup d'accélérateur à l'épisode, qui jusque là peinait à trouver son rythme.

Et au final, avec ses morceaux signés Trent Reznor et remixés à la sauce pop, ce 5x03 laisse une bonne impression, pour peu que l'on parvienne à se défaire de ses attentes. Plus facile à dire qu'à faire, j'en conviens...

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Après... il faut bien reconnaître que dans l'ensemble, cette mini-saison 5 est faiblarde sur le fond comme sur la forme, et que les libertés (de format, de ton, de contenu) accordées à la série depuis son arrivée sur Netflix ne se sont pas transformées en quelque chose de particulièrement probant.

Brooker aurait bien besoin de faire des coupes dans ses scripts, et de pousser le bouchon encore un peu plus loin, s'il ne veut pas décevoir son public...

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Retrouvez aussi les critiques des saisons précédentes de Black Mirror sur ce blog en cliquant ici...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 2 (2020) - première partie (2x01-05)

Publié le 19 Juillet 2020 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Review, Thriller, Science Fiction, Télévision, CBS, Twilight Zone

Diffusée en 2019 sur la plateforme de streaming de CBS, la première saison de ce reboot de la Quatrième Dimension, confié à Jordan Peele et Simon Kinberg, s'était avérée une déception assez conséquente, comme bon nombre de reboots modernes de séries "classiques" : plus préoccupée par l'idée de paraître woke et porteuse de messages politico-sociaux contemporains que par la volonté de proposer des scripts originaux, intéressants, intemporels et bien menés, la première saison de cette anthologie finissait par tomber à plat et par agacer, à trop faire la morale sans rien proposer de bien enthousiasmant à côté.

Mais CBS ayant besoin de contenu, le programme revient, pour le meilleur et pour le pire...

The Twilight Zone : la Quatrième Dimension, saison 2 - première partie (2x01-05) :

- 2x01 - Meet in the Middle : Névrosé et malheureux, Phil (Jimmi Simpson) passe de rendez-vous raté en rendez-vous raté, jusqu'à ce qu'il découvre qu'il peut discuter mentalement avec Annie (Gillian Jacobs), une femme esseulée et malheureuse vivant à l'autre bout du pays. Rapidement, le duo se rapproche télépathiquement, et Phil décide de retrouver cette inconnue...

Sur une base de comédie romantique fantastique (on pense fortement à In Your Eyes, écrit par Joss Whedon), un épisode bien interprété, mais qui finit par frustrer, tant par sa photographie délavée, que par sa conclusion ambivalente et peu satisfaisante (spoilers) : après avoir joué la carte de la folie pendant la majeure partie de l'épisode, présentant Phil comme déséquilibré et obsessif, à la limite du stalker, on nous explique clairement qu'Annie l'a manipulé, et s'est servi de leur lien télépathique pour l'amener à tuer son mari.

Pas forcément surprenant pour le spectateur attentif, mais pas totalement convaincant non plus, car le script manque de la rigueur nécessaire pour rendre ce plan machiavélique totalement crédible. Narrateur peu fiable tentant de justifier son crime, ou manipulation extraordinaire d'une femme prête à tout : dans un cas comme dans l'autre, ça coince un peu, pas aidé par un épisode qui traine, comme toujours, un peu en longueur.

- 2x02 - Downtime : Peu de temps après avoir décroché une promotion importante dans l'hôtel où elle travaille, Michelle (Morena Baccarin) n'en croit pas ses yeux lorsque le monde, autour d'elle, se fige, à l'occasion d'une "maintenance" de ce monde virtuel. Bien vite, elle réalise que son univers n'est pas ce qu'il semblait être : elle n'est que l'avatar d'un homme dans le coma, mais lorsqu'Ellen (Serinda Swan), la femme de cet homme, et les techniciens de maintenance viennent la trouver pour la mettre hors-service, Michelle refuse de voir son existence effacée en un clin d'œil...

Un épisode signé Peele, et qui dépasse à peine les 30 minutes... mais parvient néanmoins à paraître convenu et déjà vu. Forcément, avec un tel postulat évoquant directement The Matrix et Phillip K. Dick : par chance, Peele évacue rapidement le mystère de l'épisode, avec une explication qui arrive à mi-parcours. Le problème étant ensuite que l'épisode n'a plus aucun suspense : on devine immédiatement quel va être le choix de Michelle, et l'épisode se conclut ainsi de manière discrète, presque timide.

Pas forcément mauvais, et bien interprété, mais trop dérivatif et générique pour être vraiment marquant.

- 2x03 - The Who of You : Acteur au rabais, égocentrique et sans le sou, Harry (Ethan Embry) décide de braquer une banque, mais il s'aperçoit soudain qu'il est capable de prendre possession du corps de ceux qu'il regarde dans les yeux, et qui se trouvent alors captif dans son propre corps. Avec l'Inspecteur Reece (Daniel Sunjata) et les forces de police aux trousses, Harry passe alors de corps en corps, tentant de fuir avec son butin et de reconquérir sa compagne (Carmel Amit)...

Mouais. Encore un épisode trop long pour son propre bien, et manquant de subtilité thématique (l'acteur égocentrique qui incarne littéralement les autres personnages, blablabla), ce qui frustre un peu - d'autant que le postulat n'était pas désagréable.

Pas grand chose à dire sur cet épisode, en fait : c'est compétent, mais ça n'exploite pas son sujet autant que le scénario le pourrait, et la chute finale est assez télégraphiée (ah, et tendance qui se confirme : les monologues de Peele sont toujours aussi peu probants).

- 2x04 - Ovation : Quelques instants avant son suicide, Fiji (Sky Ferreira), superstar de la pop, offre à Jasmine (Jurnee Smollett), musicienne de rue, une pièce antique porte-bonheur. Aussitôt, la carrière musicale de Jasmine décolle, alors qu'elle est découverte par JJ Malloy (Thomas Lennon), animateur du plus grand concours musical télévisé de la planète, et que ses nouveaux fans passent leur temps à l'applaudir...

La Black Canary de Birds of Prey pour un épisode (des scénaristes du 2x01) qui n'a malheureusement rien à dire de nouveau ou d'original sur la rançon de la gloire et du succès, sur le prix de la célébrité, etc. C'est convenu de bout en bout, gentiment prévisible, les personnages sont tous sous-développés (Jasmine est globalement transparente - ou bien est-ce Smollett ?) et le tout finit même par être un peu grotesque sur la fin, avec ce patient à cœur ouvert qui sort de son anesthésie pour applaudir la chanteuse.

Un énorme bof, en somme, visuellement assez fauché (l'émission tv de Malloy, supposément plus populaire que The Voice ou X-Factor, ressemble à un programme d'une tv locale sans budget), même si ça fait plaisir de voir passer Tawny Newsome (Space Force).

- 2x05 - Among the Untrodden : À peine arrivée dans son nouveau pensionnat pour filles, Irene (Sophia Macy), timide et réservée, devient la cible des moqueries de la bande de Madison (Abbie Hern). Jusqu'à ce que les deux adolescentes s'aperçoivent que Madison possède des pouvoirs psychiques inexplorés, aux conséquences inattendues...

Un épisode à la photographie travaillée, assez compétent et plutôt bien interprété... pour du Chair de Poule/Fais-moi Peur/L'Heure de la Peur.

C'est triste à dire, mais c'est tout ce que cet épisode m'a évoqué : en condensant ce Among the Untrodden à une durée de 20 minutes (soit la moitié de sa durée actuelle), on aurait eu un épisode anthologique pour enfants/adolescents tout à fait honorable, à défaut d'être particulièrement original ou surprenant.

Là, on pense un peu à Dangereuse Alliance, à Lolita Malgré Moi... mais le tout tire à la ligne, s'avère trop basique, et le rebondissement final laisse un peu de marbre.

 

(à suivre...)

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(retrouvez les critiques des épisodes de la saison 1 en cliquant ici et toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog en allant ...)

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 41 - Vol 7500 (7500 - 2012/2014), Beneath (2013), Nuits de Terreur (Darkness Falls - 2003) & Across The River (2013)

Publié le 10 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Italie

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Vol 7500 :

Lorsqu'une mort suspecte se produit à bord du vol 7500 au départ de LA, les passagers s'inquiètent. D'autant qu'après des turbulences brutales, des évènements surnaturels se produisent à bord, et certains passagers disparaissent...

Que se passe-t'il lorsqu'un scénariste assez moyen (Coup d'éclat, The Quiet Ones, Les Intrus, Half Light) décide, peut-être après avoir vu Les Passagers, ou bien l'épisode final de la série Lost, de reprendre trait pour trait le concept du show, en le simplifiant à son maximum ? On se retrouve avec un navet soporifique dans lequel <spoilers à surligner> une turbulence aérienne provoque la mort de tous les passagers d'un avion qui, inconscient de leur décès, restent bloqués dans le purgatoire de l'avion, disparaissant les uns après les autres à mesure qu'ils acceptent leur destin et font la paix avec leur conscience.<spoilers>

Le tout sous des atours de ghost movie à la mode asiatique plat et quelconque, mâtinés de références totalement clichées (l'épisode de Twilight Zone).

Hormis la distribution sous-exploitée (Ryan Kwanten, Leslie Bibb, Jamie Chung, Amy Smart, Jerry Ferrara), et quelques moments efficaces lorsque les turbulences débutent, un bon gros encéphalogramme plat pour ce long-métrage mollasson signé du réalisateur japonais de The Grudge.

1/6

Beneath :

Pour célébrer la fin de leurs années de lycée, un groupe de jeunes part en bateau sur un lac, sans savoir qu'une créature vorace y vit ; et lorsque l'embarcation est attaquée par le monstre, les véritables personnalités de chacun se révèlent, tandis que la mort frappe à leur porte...

Le réalisateur de The Last Winter continue dans l'horreur, mais à plus petit budget, avec ce film qui, en d'autres circonstances, pourrait être assimilé à un huis-clos. Et comme The Last Winter, ce métrage a des problèmes de rythme certains, et se délite progressivement.

En effet, si les premières minutes peuvent faire illusion, avec leur cinématographie assez réussie, et leurs dialogues crédibles et sympathiques au sein de la bande de jeunes, très rapidement, on discerne les limites du scénario et du métrage : le poisson géant est en caoutchouc, les acteurs sont assez inégaux (pour ne pas dire mauvais par moments) et leurs personnages deviennent instantanément antipathiques dès que la crise commence.

Alors comme en plus, le scénario possède d'énormes manques et autres problèmes de logique, on passe très régulièrement son temps à se prendre la tête entre les mains devant ce récit qui ne convainc jamais vraiment, et qui se prend les pieds dans le tapis à vouloir mêler film de monstre fauché et dissertation philosophique balbutiante sur la nature humaine.

1.25/6

Nuits de Terreur :

Dans la petite ville de Darkness Falls, l'esprit vengeur d'une vieille femme brûlée fait rêgner la terreur sur les esprits et les demeures, en tuant tous ceux qui voient son visage ; Kyle (Chaney Kley), cependant, a réchappé à la malediction, et douze ans plus tard, voilà qu'il doit aider le petit frère de son amie d'enfance (Emma Caulfield) à faire de même...

Un long-métrage d'horreur assez basique et pépère, pas trop mal filmé, mais assez typique de son époque, entre son casting de télévision, son illustration musicale à base de nu-metal, et son scénario dérivatif, qui fait penser à de nombreux autres métrages du genre.

Bon, ce n'est pas trop honteux pour autant, quelques scènes font leur effet, les visages familiers (Kestie Morassi, Emily Browning...) sont sympathiques et la musique de Brian Tyler est réussie... mais ça s'arrête là, et ça ressemble trop à un patchwork de bouts d'idées cousues ensemble pour fonctionner.

2/6

Oltre Il Guado (Across The River) :

Quelque part à la frontière italo-solvène, un éthologue installe des caméras dans les bois, afin d'étudier le comportement des animaux locaux. Un jour, il remarque une robe flottant sur une rivière, et des carcasses aux marques étranges ; décidé à mener l'enquête, il découvre alors un village abandonné, frappé par une malédiction qui va rapidement s'abattre sur le scientifique...

Un film d'épouvante italien qui opte pour la création d'une atmosphère pesante, lente et hypnotique, plutôt que pour un film d'horreur traditionnel.

Tout repose donc sur cette ambiance moite et délabrée, dans ce village étrange, abandonné et intemporel où il ne semble plus n'y avoir que pluie et ténèbres. Et force est de constater que, quelques maladresses mises à part, cette bulle temporelle minimaliste fonctionne plutôt bien.

Malheureusement, on peut clairement regretter la micro-intrigue extérieure à tout cela, apparemment nécessaire pour expliquer l'histoire de ce village (je n'en suis pas convaincu, personnellement), et qui a tendance à casser un peu l'immersion.

M'enfin ça reste tout à fait honorable, pour peu qu'on rentre dans le trip global du métrage.

3.5/6

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Blog Update ! - Juillet 2019

Publié le 3 Août 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Update

Un mois de juillet principalement dominé, sur le blog des Téléphages Anonymes, par la semaine Comédie Française...

#997 : Making Fun - The Story of Funko (2018) - 3/6

#998 : Godzilla II - Roi des Monstres (2019) - 3.5/6

#999 : Murder Mystery (2019) - 3.5/6

#1000 : Rien n'arrête la musique (1980) - moustache/6

#1001 : Le Bout du Monde (2019) - 2.5/6

#1002 : The Hustle - Le Coup du Siècle (2019) - 2.25/6

#1003 : Spider-Man - Far From Home (2019) - 4.25/6

#1004 : John Wick (2014) - 3.5/6

#1005 : John Wick 2 (2017) - 4/6

#1006 : John Wick 3 - Parabellum (2019) - 3.75/6

#1007 : SEMAINE FRANÇAISE - Neuilly sa Mère ! (2009) & Neuilly sa Mère, sa Mère ! (2018) - 3/6 & 2.5/6

#1008 : SEMAINE FRANÇAISE - Ma Reum (2018) - 2.5/6

#1009 : SEMAINE FRANÇAISE - L'école est finie (2018) - 3.5/6

#1010 : SEMAINE FRANÇAISE - Le Doudou (2018) - 3/6

#1011 : SEMAINE FRANÇAISE - Alad'2 (2018) - 1.5/6

#1012 : SEMAINE FRANÇAISE - Budapest (2018) - 2/6

#1013 : SEMAINE FRANÇAISE - Black Snake : La Légende du Serpent Noir (2019) - 3.5/6

#1014 : SEMAINE FRANÇAISE - Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019) - 3/6

#1015 : The Rise and Fall of Carolco (2015) - 2.5/6

#1016 : Batman - Hush (2019) - 3/6

#1017 : Yéti & Compagnie (2018) - 3/6

#1018 : Nature Calls (2012) - 2/6

#1019 : See You Yesterday (2019) - 2/6

#1020 : Lady Bloodfight (2016) - 3/6

#1021 : Comme des Bêtes 2 (2019) - 2.5/6

#1022 : Life After Flash (2017) - 4/6

#1023 : Dumbo (2019) - 2.75/6

#1024 : The Con is On (2018) - 1/6

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# Bilan :

Un mois caniculaire sur le blog des Téléphages Anonymes, mais malgré les pics atteints par les températures, il n'en a pas été de même pour les notes des films : entre la Semaine Française, et les nombreux métrages quelconques, peu de nouveautés vraiment marquantes ou intéressantes, en juillet, si ce n'est le dernier Spider-Man, et le dernier John Wick (l'occasion, pour moi, de rattraper les volets précédents).

Cela dit, le mois de juillet a permis de fêter le millième numéro de la chronique (quasi) hebdomaire "Un film, un jour... ou presque !". 1000 films passés en revue depuis la création de ce blog, sans prendre en compte certains cycles spéciaux, et les Oktorrorfests et Yulefests annuels, qui rajoutent facilement plusieurs centaines de films au compteur, si ce n'est plus : ça commence à faire beaucoup... et pas sûr que la rubrique atteigne les 2000 !

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# Film du mois :

Sans la moindre hésitation, le dernier volet de Spider-man, Far From Home, un blockbuster à l'image de son prédécesseur : amusant, attachant et dynamique.

Mention spéciale, cependant à Godzilla II qui, malgré des défauts flagrants, parvient à donner vie à des combats de kaijus mémorables ; et à John Wick 2, rattrapé tardivement par mes soins, et qui reste le meilleur de la franchise.

 

# Flop du mois :

Il serait trop facile de mettre la quasi-totalité de la Semaine Française dans cette catégorie (surtout Alad'2), aussi vais-je plutôt m'intéresser au reste du mois : un mois de comédies ratées, d'exclusivités Netflix peu probantes... et Dumbo.

Un Dumbo techniquement pas si calamiteux que ça (le personnage principal permet au film de frôler la moyenne), mais qui rate le coche de son récit, et ne surnage que grâce à certains de ses effets et au savoir-faire de Tim Burton à la barre. Reste que c'est (toutes proportions gardées) très décevant en regard des attentes du studio et des spectateurs, et que ça mérite le titre de ratage du mois (même si dans l'absolu, il y a eu bien pire).

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# Petit écran :

En juillet, sur le blog,  nous avons conclu la (médiocre) Twilight Zone de Peele ; nous n'avons guère plus été convaincus par Gad Elmaleh en Californie ; et nous sommes restés mitigés devant la dernière fournée de Black Mirror... pas un mois très mémorable, en somme.

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# À venir :

En août, le soleil et la chaleur envoie le blog des Téléphages Anonymes à l'autre bout du globe, à la recherche de l'aventure, avec un mois entièrement consacré à ce genre parfois spectaculaire, et toujours dépaysant : de la saga de la Momie aux aventures de Benjamin Gates, en passant par Lara Croft, le Roi Scorpion, Alan Quatermain, Crocodile Dundee, ou encore Jules Verne, il y a de quoi faire chez les aventuriers...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Blog Update ! - Juillet 2020

Publié le 31 Juillet 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de juillet guère plus marquant que celui de juin, tant la planète traverse une passe vraiment étrange, mais les Téléphages Anonymes restent au rendez-vous !

#1240 : Les Baronnes (2019) - 2.5/6

#1241 : Red (2010) - 4/6

#1242 : Lego DC Shazam - Magie et monstres (2020) - 3/6

#1243 : QUINZAINE FRANÇAISE - 10 Jours sans Maman (2020) - 2/6

#1244 : QUINZAINE FRANÇAISE - Lucky (2020) - 3/6

#1245 : QUINZAINE FRANÇAISE - Just a Gigolo (2019) - 2/6

#1246 : QUINZAINE FRANÇAISE - Forte (2020) - 2.5/6

#1247 : QUINZAINE FRANÇAISE - Le Prince Oublié (2020) - 2.25/6

#1248 : QUINZAINE FRANÇAISE - Walter (2019) - 3/6

#1249 : QUINZAINE FRANÇAISE - Toute ressemblance... (2019) - 2/6

#1250 : QUINZAINE FRANÇAISE - Premier de la Classe (2019) - 4/6

#1251 : QUINZAINE FRANÇAISE - #JeSuisLà (2019) - 4/6

#1252 : QUINZAINE FRANÇAISE - Made in China (2019) - 3.25/6

#1253 : QUINZAINE FRANÇAISE - Joyeuse Retraite ! (2019) - 2/6

#1254 : QUINZAINE FRANÇAISE - Inséparables (2019)- 2.25/6

#1255 : QUINZAINE FRANÇAISE - La Lutte des Classes (2019) - 3.5/6

#1256 : QUINZAINE FRANÇAISE - Rendez-vous chez les Malawas (2019) - 2.25/6

#1257 : Circus of Book (2020) - 4/6

#1258 : Red 2 (2013) - 3/6

#1259 : The Old Guard (2020) - 2.5/6

#1260 : Expendables - Unité Spéciale (2010) - 3/6

#1261 : La Famille Willoughby (2020) - 3/6

#1262 : Le Chinois (1980) - 4/6

#1263 : Power of Grayskull - The Definitive History of the Masters of the Universe (2017) - 4.5/6

#1264 : Eurovision Song Contest - The Story of Fire Saga (2020) - 3/6

#1265 : Expendables 2 - Unité Spéciale (2012) - 3.25/6

#1266 : Irrésistible (2020) - 2.5/6

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# Bilan :

Un mois principalement marqué par sa première quinzaine, la Quinzaine comédie française, qui comme tout les ans "célèbre" le monde magique de la comédie franchouillarde... avec les résultats que l'on sait : pas grand chose à sauver, hormis Premier de la classe et #JeSuisLà, plus proche de la comédie romantique que de la comédie à proprement parler, et bénéficiant largement du capital sympathie de Chabat.

À part tout cela, quelques nouveautés 2020 au programme, sorties directement en VOD pour cause de pandémie, et malheureusement pas très convaincantes (Irrésistible, Eurovision Song Contest, The Old Guard, La Famille Willoughby), quelques documentaires, quelques films d'action plus ou moins réussis (le premier Red se démarque, ainsi que Le Chinois - même si pour ce dernier, c'est plus pour des raisons nostalgiques), et c'est à peu près tout.

Un mois peu mémorable, à l'image de la situation actuelle.

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# Film(s) du mois :

Par défaut, les documentaires passés en revue ce mois-ci, Power of Grayskull et Circle of Books, dans des genres totalement différents, ainsi que le premier Red, à la décontraction très sympathique.

# Flop(s) du mois :

Du côté français, le remake inutile Just a Gigolo et le Toute Ressemblance... de Denisot, sans grand intérêt. Du côté international, The Old Guard, succédané quelconque d'Highlander, Irrésistible, satire politique de Jon Stewart qui arrive après la bataille, et Les Baronnes, un polar 70s générique au possible, malgré son girl-power affirmé.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries passées en revue, ce mois-ci, en commençant par un Space Force en demi-teinte ; à l'identique, les deux premières saisons de Miracle Workers étaient un peu inégales, avec une saison 1 trop superficielle pour convaincre vraiment, et une saison 2 radicalement différente.

I Am Not Okay with This, de Netflix, n'était pas désagréable dans le genre teen comedy fantastique, sans plus (le format atypique dessert un peu le programme), tandis que The Big Show Show était bien trop formaté sitcom désuète pour vraiment fonctionner. Sans oublier Dummy, une sorte de sous-Willard féminin inabouti, ainsi que La Guerre des Mondes de la BBC, une relecture historique intéressante, mais à l'écriture parfois trop pataude. Et puis il y a eu la deuxième saison de la Twilight Zone de Peele : une saison à l'orientation différente, nettement moins empreinte de justice sociale maladroite et donneuse de leçons, mais tout aussi frustrante : le programme a vraiment intérêt à trouver une durée et un ton, car pour le moment, c'est trop inégal pour être satisfaisant.

Et puis, pour conclure ce mois chargé, Sygbab est repassé par ici, pour nous parler (et pas en bien) du Tekwar de Shatner : de quoi finir sur une note un peu piquante, mais plutôt appropriée.

Tous ces bilans sont, bien sûr, directement accessibles depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En août, un programme assez tranquille, avec une première semaine consacrée à l’héroïsme et aux muscles de Conan et d'Hercule, suivie de trois semaines plus classiques, avec entre autres Jackie Chan l'archéologue, Christian Bale le pilote de course, Artemis Fowl, l'intégrale Future Man, et une plongée dans le monde des immortels (les vrais) avec le début d'une intégrale Highlander par Sygbab.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : Masters of Science-Fiction (2007)

Publié le 16 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Drame, Thriller, ABC, Anthologie

En 2007, l'équipe de Masters of Horror décide de remettre le couvert, mais cette fois-ci dans le genre de la science-fiction, et sur une chaîne mainstream, ABC. Le résultat, Masters of Sci-fi, met ainsi l'accent sur des récits classiques de la science-fiction littéraire, adaptés avec de nombreux acteurs connus.

Problème : rien ne différencie vraiment MOSF des autres anthologies du genre, comme Outer Limits. Pire : les récits choisis ne sont pas parmi les plus originaux, palpitants, ou réussis.

Autant dire que lors de leur diffusion, en plein été, les quatre premiers épisodes de la série ont fait un flop. Un flop menant immédiatement au retrait de la série de l'antenne, avant la diffusion des deux ultimes épisodes du show...

- 1x01 - A Clean Escape : Une psychiatre tente d'aider le Président des USA à retrouver la mémoire, pour qu'il prenne conscience de l'holocauste nucléaire qu'il a déclenché.

Meh. Heureusement qu'il y avait Allison Hossack, ça aide à maintenir un semblant d'intérêt, en ce qui me concerne. Franchement, c'est du Outer Limits, ni plus ni moins. Avec la voix robotique de Hawking en guise de narrateur... (mouais, pas du tout convaincu, par ce choix... dans une anthologie, un narrateur est synonyme de succès ou d'échec : Rod Serling était excellent ; Henri Rollins en imposait par sa seule présence ; le CryptKeeper est devenu mythique, Forrest Whitaker le faisait très moyennement ; et là, Mister Roboto, c'est pas franchement top...), la musique est inutilement grandiloquente... Et ils ont repris la police de caractère de Star Trek Deep Space Nine pour le générique.

M'enfin, du côté des bons points, ils ont l'air d'avoir mis de l'argent dans le show, et le format 40 minutes laisse moins de place aux baisses de rythme de MOH. C'est toujours ça. Même si ça n'empêche pas que ce soit super bavard, au final.

Sinon, le twist de fin : Mossieur Président a fait exploser sa super arme, a tué tout le monde, a pété un cable, et a oublié tout de l'année où il a appuyé sur le bouton rouge. La psy, c'est une ancienne militaire, qui a survécu aux bombes, mais dont la famille a été tuée par celles-ci. Et elle est malade, donc elle se suicide, mais Hossack prend sa suite, ce qui sous-entend que la torture psychologique du président est devenue, en quelque sorte, un divertissement pour ces 800-et-quelques survivants (voire qu'elle dure depuis des années, et que la psy malade n'était qu'une des nombreuses psy assignées à la torture du président).

- 1x02 - The Awakening : Un hélicoptère militaire se crashe en Irak, après avoir abattu ce qui ressemble très à un être volant non identifié... c'est la panique au gouvernement.
Alias "l'épisode avec Locke, Elizabeth Rohm, l'Homme à la cigarette (en président des States ), et Namaste-man". Problème : le twist de mi-épisode, sur la nature réelle de la créature abattue (un ange) est très rapidement éventé, tant le scénario et la réalisation mettent l'accent sur cette hypothèse dès la première scène, tout en tentant de convaincre le spectateur que la chose est un alien belliqueux.

Les personnages sont de plus assez classiques (j'ai même envie de dire bateau pour le sceptique qui a perdu la foi suite à la mort de sa femme, qui lui a cependant transmis un dernier message mystérieux, qui va l'aider à redevenir croyant, blablabla), et ça frôle clairement le prosélytisme et le préchi-précha, avec Dieu qui se rappelle aux hommes de manière bourrine... mais bon, c'est pas trop grave, à la limite, si on le prend comme on peut prendre Emprise de Paxton.

Bon, au final, c'est presque du Prince Of Darkness inversé, dans la première partie, et ensuite ce n'est pas inintéressant, mais pas franchement génial non plus, et pas super fin dans le message (la guerre c'est mal, les USA sont trop belliqueux, leur Président est un boulet xénophobe, et si l'homme ne se contrôle pas, Dieu viendra lui foutre une fessée).

- 1x03 - Jerry Was A Man : Un esclave créé en laboratoire tente d'obtenir son émancipation et que son statut d'être humain à part entière soit reconnu par tous...

Bon, ça aide d'avoir Anne Heche - qui n'est pas la dernière pour partir en vrille et faire le clown - dans le cast, un production design assez barge, une illustration musicale assez enjouée, un éléphant en CGI, d'adapter du Heinlein, et de s'inspirer aussi un peu de Measure of a Man (Star Trek Next Gen - dont le scénariste a d'ailleurs probablement dû s'inspirer d'Heinlein pour l'épisode ).

Car effectivement, c'était déjà plus sympa que les deux premiers. Bon, la voix de Mr Roboto fait toujours tache comme c'est pas permis, mais sinon, ça allait. J'ai bien aimé le serment juré sur "Dieu, Bouddha, blablablabla... et la grande tortue qui porte l'univers sur son dos". Et puis McDowell qui cachetonne, c'est toujours fun.

Par contre, bémol très clair sur le rythme, le premier quart d'heure pouvant être coupé sans problème et sans rien changer à l'histoire... à la limite, ça aurait même été plus efficace en format 25 minutes.

- 1x04 - The Discarded : Un navire en orbite terrestre, abritant de nombreux mutants exilés là, devient le seul moyen de sauver les terriens d'un virus dangereux.

Un épisode écrit par Harlan Ellison, une légende de la sci-fi (Bab 5, Trek, Outer Limits, Twilight Zone, etc), accessoirement un gros boulet dans la vie de tous les jours... et dirigé assez joliment par Jonathan "Riker" Frakes.

Et pourtant, ça reste décevant. C'est très clairement une histoire qui aurait été largement mieux traitée au format court, parce que là, ça se traîne monumentalement sans que rien de très extraordinaire ne se produise. Le format court aurait certainement masqué le côté convenu de l'histoire, et l'inutilité de plusieurs scènes, qui ne sont là que pour meubler et n'apportent rien au récit... J'ai un peu eu la même impression que devant certains MOH, donc, avec un récit délayé au possible pour un postulat de départ solide, mais mal exploité. Et puis le plombier de Wisteria Lane, il ne sert à rien...

- 1x05 - Little Brother : Une énième société dystopienne, dans laquelle la justice est administrée par des robots inflexibles, et par les consciences numérisées des innocents décédés. Un petit malin défavorisé accusé de meurtre tente alors de vaincre le système judiciaire, pour éviter la peine de mort.

C'est visuellement assez cheap, ça meuble beaucoup (yavait moyen de faire un Outer Limits de 30 minutes solide, plutôt qu'un épisode de 40 assez mou), et la fin est... peu convaincante.

- 1x06 - Watchbird : Sean Astin, moyennement crédible en inventeur de drones aériens intelligents, automatisés et surarmés, utilisés par l'armée qui veut en généraliser l'usage à la société civile pour faire baisser la criminalité et empêcher de potentielles actions terroristes (forcément arabes). Et évidemment, les drones finissent par outrepasser leur programmation...

La musique est , mais l'épisode n'est cependant pas inintéressant, et James Cromwell est très bon en boss de Sean Astin. Dommage que tout cela se termine juste en queue de poisson absolument pas satisfaisante...

 

Bilan global : une belle déception que cette série, donc. Quitte à faire une anthologie de SF/fantastique, franchement, Night Visions était beaucoup plus fun.Mais bon, je suppose qu'il ne fallait pas en attendre beaucoup plus de Mick Garris &co...

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Les bilans de Lurdo : Stephen King's Rêves et Cauchemars (2006)

Publié le 13 Décembre 2011 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Cinéma, Critiques éclair, Review, Télévision, Halloween, Fantastique, Thriller, Drame, Comédie, Anthologie, TNT

Mini-série de huit épisodes diffusés en 2006 sur la chaîne TNT, Rêves et Cauchemars est passée assez inaperçue à son apparition sur les petits écrans américains. Ne bénéficiant ni du budget ni de la publicité des autres adaptations télévisuelles de King, cette mini-série a beau posséder une distribution intéressante, elle est en effet un peu trop inégale pour convaincre totalement.

Dans le désordre, quelques impressions de visionnage :

1x02 - Crouch End :

Un couple en vacances à Londres se perd à Crouch End, portail vers une dimension lovecraftienne...

Je me souvenais un peu de la nouvelle originale, du moins de quelques passages... et là, et bien... c'est Masters of Horror 2.5. Avec ce que ça sous-entend qualitativement. Jeff Beal à la musique, sympathique... le couple est très attachant, c'est assez joli visuellement... mais effectivement, c'est du lovecraftien très classique, en moins bien, et sans réelle tension : les sfx sont moches, les persos ont des réactions peu naturelles face aux évènements (ils perdent instantanément pied... ou alors c'est qu'ils surjouent constamment, je sais pas - surtout Forlani, qui a dû prendre des cours de comédie à la Tom Welling School of Acting), la réal alterne le bon et l'hideux, ça passe d'un truc à un autre sans s'y attarder, et la fin ne fonctionne pas très bien, la faute aux mauvais SFX du chat... Paglop, donc.

2/6

1x01 - Battleground :

L'affrontement sanguinaire entre un tueur à gages, et les petits soldats envoyés par sa dernière victime, patron d'une entreprise de jouets...

Une nouvelle dont je me souvenais très bien... et cette version, écrite par le fils Matheson, et réalisée par le fils Henson, est assez marrante. William Hurt est bon, Mia Sara passe à l'écran, l'absence de dialogue ne gêne pas du tout, les sfx sont plutôt bons... Par contre, l'épisode aurait clairement gagné à être amputé des 10 premières minutes illustrant le meurtre, qui auraient facilement pu être résumées en quelques phrases au début de l'épisode, pendant le passage de Hurt à l'aéroport... et un peu plus de rythme n'aurait pas été le malvenu... mais c'est quand même fun.

4/6

1x05 - The Road Virus Heads North :

Un auteur de romans d'horreur achète un tableau sinistre dont il s'inspire... mais bientôt le tableau commence à montrer les images d'évènements dramatiques réels.

Aucun souvenir de la nouvelle si ce n'est le pitch de base... La version épisode, elle, est très bof. La réalisation est très moyenne, pleine d'effets bancals, le rythme n'est pas génial, et l'adaptation est dénuée de rythme ou de suspense : on devine le dénouement dès le premier changement du tableau, et après, tout se déroule de manière systématique, presque machinale, avec des mini-intrigues secondaires, et des personnages qui ne servent pas à grand chose, si ce n'est à donner un peu de profondeur au perso de Berenger... L'absence de conclusion n'aide pas, tout comme la musique trip-hop/jazz/je sais pas quoi, gentiment soûlante... Bref...

2/6

1x04 - The End of the Whole Mess :

Agonisant, un réalisateur narre l'expérience menée par son frère, un vrai génie, décidé à mettre un terme à la violence de la société, quel qu'en soit le prix...

Absolument aucun souvenir de celui-là non plus, donc un épisode abordé avec un esprit frais... Bon point, la présence de Ron "Office Space" Livingston. Et dans une moindre mesure, celle de Henry "E.T." Thomas, même si sa tête me rappelle trop le désastreux Chocolate. À part ça, des sfx très limités... heureusement, car s'ils devaient tous être comme le bébé qui parle, ça aurait été un vrai carnage. Je me demande d'ailleurs s'ils n'ont pas concentré tous le budget effets spéciaux dans le premier épisode, pour le coup. Sinon, un très chouette épisode, assez touchant, et très bien interprété.

4.5/6 

1x03 - Umney's Last Case :

Un écrivain s'insère dans son nouveau roman, pour tenter d'obliger son personnage principal, Umney, à prendre sa place dans la vie réelle...

Ah, celui-là, je l'ai adoré. En même temps, je suis fan de l'ambiance noire des 30s, et de Macy donc, là, c'était parfait pour moi, avec ce face à face auteur/création. Pas parfait, cela dit, avec quelques moments de surjeu un poil trop flagrant, mais rien de rédhibitoire. Et puis la réal était jolie.

4.5/6

1x06 - The Fifth Quarter :

La chasse au trésor d'un détenu, prêt à tout pour mettre la main sur de l'argent volé et dissimulé...

Aucun souvenir de la nouvelle non plus. Un épisode sans aucun passage surnaturel, ça fait un choc, mais pourquoi pas. Bowman s'amuse à faire comme dans Day Break, il rajoute des effets purement gratuits, comme du ralenti, des jump-cuts, des trucs comme ça... pas utile. Sinon, l'histoire en elle-même est pas déplaisante, mais loin d'être exceptionnelle. C'est solide, porté par de bons acteurs, mais en fin de compte (attention, paradoxe) il se passe plein de choses sans que rien vraiment ne se produise de manière crédible (tout arrive sans réelle difficulté, il arrive, il bute un gars, il repart, le tout en 4 minutes chrono, ça s'enchaîne, c'est trop rapide, et trop survolé... il y aurait pourtant de quoi en faire un long-métrage, de cette histoire, en développant un peu). Un épisode moyen.

3/6

1x08 - You Know They Got A Hell Of A Band :

Un couple arrive à un endroit assez étrange, où les fantômes des stars de la musique sont tous présents...

Beaucoup plus space, celui-là... mais pas moins fun, avec Steven Weber qui débarque avec sa femme dans une ville étrange au milieu de nulle part, où vivent toutes les stars disparues du rock'n'roll... une ville que l'on ne quitte pas facilement. Très (trop ?) Twilight Zone, effectivement, comme ils le font remarquer...

4/6

1x07 - Autopsy Room Four :

Mordu par un serpent venimeux, un homme perd conscience, et entre dans un état catatonique, qui l'amène à assister impuissant à sa propre autopsie...

Voix-off un peu saoûlante, mais ça se laisse regarder, sans plus. La scène du serpent dans l'ascenseur est particulièrement moche et ratée, mais à part ça, c'est parfois amusant. De là à en faire un épisode de 45 minutes....

3/6

 

Bilan :

Sur huit épisodes, le bilan est très mitigé : près de la moitié des épisodes peine à atteindre la moyenne, tandis que l'autre moitié ne s'élève finalement pas très haut (deux épisodes sympas, sans plus, et deux bons épisodes qui ont tout de même des défauts évidents). Cela dit, ce n'est pas pire que le bilan des Masters of Horror et autre Fear Itself, donc après tout... et le générique et sa musique, très Tales from the Crypt dans l'esprit, sont très sympathiques, ça aide.

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Les bilans de Lurdo : R.L. Stine's The Haunting Hour, saison 1

Publié le 24 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Hub

Nouvelle série de 2010, inspirée par l'anthologie Nightmare Hour de R.L. Stine, et par le téléfilm The Haunting Hour : Don't Think About It (2007). Au programme, comme dans Chair de Poule, des histoires au format 23 minutes, parfois regroupés en double-épisodes pas forcément pertinents.

Épisodes :

- 01-02 : Premier épisode du nouveau show de RL Stine, après Chair De Poule. Avec pour commencer une histoire de real doll pour enfants qu'acquiert une petite peste pourrie gâtée (la petite soeur de Terabithia, qui a toujours sa bonne bouille, et joue bien), qui voit alors la doll devenir vivante, pour prendre lentement sa place dans sa famille, et vice-versa. Plutôt bien joué par tout le monde, avec un caméo de Britt Irvin en prime, et niveau visuel, c'est beaucoup moins cheap et tv que ne pouvait l'être Chair de Poule, mais bon, le récit est hautement convenu, et rien de plus qu'une énième variation sur un thème vu et revu dans les anthologies de ce genre. En plus d'avoir une happy end totalement déplacée. À noter cela dit un jump scare assez fun, à la Paranormal Activity.

- 03 : Épisode de Noël, sur une famille qui affronte un goblin meurtrier sorti d'un paquet cadeau. Pas trop mal joué, et assez dynamique, mais affreusement convenu et téléphoné, à nouveau, et relativement cheap.

- 04 : Un ado constamment tourmenté par d'autres élèves finit par se venger avec l'aide d'un nouvel élève fantômatique plus agressif que prévu. Pas désagréable à suivre, même si le twist final est assez convenu.

- 05 : Un ado et sa mère passent une nuit dans un hôtel isolé et hanté par des garous. Encore une fois, c'est clairement plus lêché visuellement que les séries précédentes du genre, mais bon, ça reste quelconque, et là, en l'occurence, ça abuse des jump scares.

- 06 : Petits cameos d'Elise Gatien et d'Emmanuelle Vaugier pour une histoire assez médiocre de robe volée par une nerd timide dans une boutique magique, cette dernière retrouvant aussitôt confiance en soi et pouvoir de séduction, mais à un prix certain. Pas super bien joué, en plus...

- 07 : Une ado et son frangin, habitués des cimetières, sont confrontés à un fantôme qui prend possession du petit frère. À l'ado de le sauver avant l'aube. Pas très bien rythmé, et la fin était assez téléphonée.

- 08 : Gina Holden en guest dans l'histoire d'une famille s'installant dans une nouvelle maison, et de l'ado confronté au goblin maléfique qui hante ses murs. Manque de rythme, mais pas désagréable, notamment lorsque le gamin découvre l'identité du streum dans son Guide des Monstres de D&D, et c'est même plutôt fun sur la fin. 

- 09 : Deux gamers testent un nouveau zombie shooter, qui les transporte directement dans le jeu. Cheap, déjà daté, et pas du tout original.

- 10 : Un jeune geek passionné d'aliens rencontre deux élèves de son écoles, des aliens déguisés qui lui proposent de prendre part à un programme secret d'échange ; Gentiment surjoué, téléphoné, et sans intérêt. 

- 11 : Ariel Winter, en petite-fille d'un psy possédant un magnétophone magique qui rend réelles les peurs de ses patients, une fois que le magnétophone est mis en lecture. Sympathique, même si ça cabotine joyeusement une fois que la Peur se tape l'incruste.

- 12 : Un gamin à la recherche d'un animal domestique se retrouve avec un zombie sur les bras. Pas désagréable, mais ça ne vaut surtout que pour la toute fin.

- 13 : Des gamins s'introduisent dans une maison abandonnée, et y découvrent un masque, qui semble être une fenêtre sur le passé, et sur un drame s'étant déroulé dans la demeure. Assez bien joué, et avec une jolie atmosphère.

- 14 : À la veille de son 13è anniversaire, un ado coulrophobe se croit traqué par des clowns arrivés en ville. RAS niveau jeu, mais le scénar est franchement trop téléphoné pour être intéressant.

- 15 : Un pré-ado découvre que sa grande soeur (Jodelle Ferland, qui a bien grandi ) fraîchement rentrée de son pensionnat a désormais tout d'une sorcière maléfique. Pas hyper passionnant, et là aussi assez convenu.

- 16 : Debby Ryan (une Disney girl à la bouille sympatoche) en biatch de lycée caricaturale, qui se trouve prise dans un remake de Drag Me to Hell, avec une vieille gitane vengeresse. Amusant, dans le registre "copie".

- 17 : Un petit gros, fasciné par un camion de glaces fantômes, est prêt à tout pour en goûter les glaces. Assez prévisible.

- 18 : Un ado hawaiien traumatisé par une attaque de requin dans son enfance revit son drame dans une piscine municipale. Sans grand intérêt.

- 19 : Un ado sceptique et ses deux amis décident de débunker Ghost Hunters & co en faisant leur propre vidéo bidon de ce genre dans un asile. Sauf que forcément, l'asile est hanté. Pas trop mal filmé et interprété, mais le twist final, comme souvent, est déjà vu.

- 20 : Bon gros recyclage, avec l'histoire de deux frères d'un âge similaire, l'un supra doué, l'autre moyen, aux parents froids et exigeants. Et quand l'un des deux frangins se met à avoir des vertiges, perdre connaissance, et bégayer, il est envoyé "à la clinique" par ses parents. Twist mégaprévisible pour qui a déjà vu un Twilight Zone/Fais Moi Peur/Shyamalan/etc avant, mais réal et interprétations honorables.

- 21-22 :
- Première partie du double season finale, avec une ado timide qui joue à Scary Mary, et entre en contact avec l'entité de l'autre côté du miroir. Un mélange de Mirrors et de Bloody Mary, donc, pas particulièrement exceptionnele un à un les humains, un truc du genre.
- L'ado se réveille de l'autre côté du miroir, où toutes les filles qui y vivent n'ont plus de visage, et se cachent derrière des masques informes, au service de la Scary Mary originale, qui leur vole leur visage. S'engage alors une course contre la montre pour les amis de l'héroine, à l'extérieur du monde des miroirs. Une ambiance gentiment glauque, et un épi plutôt juste dans l'interprétation.

Bilan de la saison 1 :

Niveau visuel, c'est clairement plusieurs degrés au dessus de Fais-moi Peur et autres Chair de Poule ; c'est beaucoup plus professionnel, mieux léché, et assez bien interprété dans l'ensemble... problème, les scénars sont assez faiblards, et rarement originaux, comme souvent chez Stine.

Dommage. Mais ça reste assez sympa à regarder, surtout compte tenu de l'absence d'alternative plus adulte dans le genre, et le tout est souvent assez sombre pour un show à destination des enfants.

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Les bilans de Lurdo : Chair de Poule, saison 1

Publié le 18 Janvier 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Anthologie, Fantastique, Horreur, Comédie, Jeunesse, Fox

On ne présente plus non plus Goosebumps, l'anthologie fantastique pour enfants/ados inspirée des romans de R.L. Stine : succès international, omniprésence médiatique, le show, diffusé de 1995 à 1998 aux USA, est l'un des succès indubitables du petit écran pour enfants. Au point que la série a quasiment éclipsé Fais-moi peur dans la mémoire de plusieurs générations, cette dernière étant souvent considérée comme moins effrayante et plus cheap que ce Chair de Poule.

Saison 1 :

Et pourtant, en regardant la première saison de Goosebumps, l'on s'aperçoit très rapidement qu'il n'en est rien, et que la réalité est même plutôt toute autre. Immédiatement, en effet, on sent le gouffre qui existe entre les deux séries. Fais-Moi Peur était principalement un série à destination des enfants & ados (8-14 ans, je dirais), un peu cheap dans les premières saisons, mais totalement regardable par des spectateurs plus âgés (même une fois le facteur nostalgie évacué), et somme toute assez bien ficelée, lors des bonnes saisons.

Goosebumps, elle, est une série Fox Kids, beaucoup plus enfantine et basique (limite un peu niaise), difficilement appréciable pour un spectateur désormais adulte. Tout est constamment étriqué et fauché dans sa réalisation comme dans ses sfx, c'est rarement rythmé, les fins d'épisodes sont abruptes (comme s'ils avaient perdu la dernière page du script) et le show tout entier est clairement destiné à une tranche d'âge inférieure à celle de FMP. Sans compter que, contrairement à cette dernière, le cast de Goosebumps manque affreusement de diversité ethnique, avec des persos principaux quasi-exclusivement blancs dans les premières saisons. Ce qui fait un peu tâche alors que l'une des grandes qualités de FMP, c'était précisément d'avoir un cast pluri-ethnique ultra varié.

Donc pour sa première saison, alors en concurrence directe avec la saison 5 de Fais-Moi Peur, Chair de Poule ne fait franchement pas le poids. Après, nul doute que pour ceux qui étaient fans des bouquins, les voir portés à l'écran devait être suffisant pour passer un bon moment...

Épisodes :

01/02 - R.L. Stine qui fait la présentation, ça ne le fait pas. Pas motivé, robotique, il n'est pas à l'aise, et ça se sent. Bon, sinon, le fameux épisode du masque d'Halloween qui transforme son porteur en monstre. L'héroine est est assez agaçante, avec son côté peur de tout et de tout le monde joyeusement surjoué (sans compter qu'en plus elle vole le masque en question), l'exposition est plutôt maladroite, et le fameux masque sensé être "plus vrai que nature, et bouger comme de la vraie peau" est affreusement rigide. Un double épisode qui est, en plus, trop long pour ce que ça raconte.

03 - Un ado de 12 ans (le Stifler des dtv American Pie) décide de se venger de sa petite soeur en endommageant l'horloge de ses parents pour lui faire porter le chapeau... mais à la place, l'horloge lui fait remonter le temps. Assez simpliste, à la fois dans l'histoire et la réal, et la fin est WTF, avec l'ado qui, tout content, efface la naissance de sa soeur de l'histoire, et retourne fils unique à son époque.

04 - Une ado qui crie "au monstre" tout le temps, finit par en voir un vrai à la bibliothèque, mais personne ne la croit. Uber-convenu, ça cabotine, et des bouts de la scène de métamorphose du monstre sont même répétés plusieurs fois... reste le twist de fin, amusant, mais absolument pas crédible.

05/06 - Une tête familière (déjà dans FMP, qui plus est la même année) arrive dans un camp de vacances bizarre, autour duquel rôde un garou. Un double épisode qui tourne plutôt à vide, et qui se conclut par un double twist bancal au possible - 1) tout ça n'était qu'un test du gouvernement, et 2) "maintenant que tu es prêt, nous pouvons partir en expédition sur Terre, c'est un endroit bizarre et dangereux" (avec plan de la Terre dans le ciel, comme vue de la Lune) - Euh... okay.

07 - Encore une adapt du Fantôme de l'Opéra, bien soporifique, et avec une fin en queue de poisson. Zzzzzzz....

08 - Un épisode bancal, qui mélange trois intrigues différentes (un piano hanté qui joue une mélodie la nuit, un prof de piano bizarre obsédé par les mains de ses élèves, et un homme de ménage ingénieur en robotique) qui ne fonctionnent jamais vraiment de manière homogène, qui sont baclées, et qui annihilent l'effet de la seule scène potentiellement marquante de l'épisode. Et encore une fin à l'arrache.

09 - Le jeune conteur de FMP (le seul à être revenu en régulier pour les deux dernières saisons) dans une histoire de Momie qui revient à la vie à l'ouverture d'une tombe. Enfin, il faut attendre les 5 dernières minutes pour que quelque chose se produise... et quand ça se produit... ça dure 1 minute, et c'est fini.

10 - Marionnette maléfique, tout ça... Bof.

11 - Un jeune garçon se transforme petit à petit en chien, après s'être mis de la lotion solaire étrange. Ça aurait pû être fun (notamment le twist de fin) si ça n'était pas aussi cheap et mal joué.

12/13 - Deux gamins qui se battent contre la plante body-snatcheuse qui a pris la place de leur père et le maintient en captivité au sous-sol. Beaucoup trop long pour le peu que ça a à raconter.

14 - Amanda Tapping & Katharine Isabelle emménagent dans une nouvelle maison, occupée par une éponge carnivore porteuse de malchance. Cheapissime (la tronche de l'éponge, on dirait un muppet foireux), pas trop mal interprété, mais loin d'être palpitant.

15 - Tiens, une photocopie de l'épisode de FMP sur l'appareil photo qui prédit la malchance... apparemment, le roman original de Chair de Poule est sorti quelques semaines avant la diffusion de l'épisode de FMP, donc soit il y a eu pompage ultra-rapide de FMP sur Stine, soit les deux ont développé le même concept à partir de l'épisode de la Twilight Zone qui avait un thème similaire. En tous cas, dans celui-ci, il y a Ryan Gosling, un méchant à la perruque immonde, un appareil photo au design ridicule... et cet épisode n'arrive, après tout, que trois ans après celui de Fais-moi Peur.

16/17 - Stine qui présente à nouveau le show, toujours aussi peu à l'aise. Une actrice du pilote qui revient. Deux gamins poursuivis par un bourreau fantôme lors d'une visite à la Tour de Londres. Encore une fois, si ce n'est pas trop mal interprété (du moins en ce qui concerne les gamins, parce que du côté des péquenots et de leur quasi- "Burn The Witch", ça cabotine à fond) c'est un double épisode vide, l'histoire n'étant pas suffisante pour remplir plus d'un épi normal. Et le twist de fin, qui est supposé apporter un éclairage différent sur le double épisode, est franchement trop capillotracté pour être convaincant.

18/19 - À nouveau, Stine, et à nouveau, un double épi, sur Brendan Fletcher qui s'installe dans une vieille baraque au milieu du bayou avec sa famille, qui trouve un chien, et qui est confronté à un loup-garou. Mouais, ça n'avance pas du tout et c'est hypra convenu.

Bilan : une saison guère engageante, mollassonne et peu inspirée. Ça ne promet pas grand chose pour la suite...

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