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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2021 - 16 - Prochain arrêt, Noël (2021)

Publié le 10 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Prochain arrêt, Noël (Next Stop, Christmas - 2021) :

Chirurgienne célibataire à l'emploi du temps bien rempli, Angie (Lyndsy Fonseca) se prépare à prendre le train pour aller passer Noël en famille, lorsqu'elle croise le chemin d'un mystérieux chef de gare (Christopher Lloyd) qui lui offre un billet étrange. Peu de temps après s'être endormie à bord du train, Angie se réveille alors dix ans dans le passé : elle vient d'obtenir une seconde chance de réussir sa vie sentimentale, et de choisir entre Tyler (Eric Freeman) et Ben (Chandler Massey), son meilleur ami d'enfance...

En théorie, ce téléfilm Hallmark avait tout pour plaire : une actrice principale attachante et dynamique, une histoire de voyage dans le temps renforcée par la présence au casting de Christopher Lloyd et de Lea Thompson (pour une réunion de Retour vers le Futur), un ton globalement léger...

D'ailleurs, outre-atlantique, tout le monde semble avoir adoré, donc je partais assez confiant... et puis non, ça n'a pas fonctionné sur moi. Peut-être parce qu'en fin de compte, l'histoire est assez classique, ses rebondissements prévisibles, et surtout, parce qu'une grosse majorité de la distribution est affreusement transparente - notamment les deux prétendants de l'héroïne, insipides au possible (ce qui enlève une grosse partie de l’intérêt de ce qui est, à la base, une comédie romantique).

Peut-être aussi parce que la musique omniprésente et insistante est envahissante, donnant une impression d'enthousiasme forcé reflété par l'interprétation de Lyndsy Fonseca, assez amusante, décontractée et sarcastique la plupart du temps, mais qui ponctuellement bascule dans une surexcitation artificielle mal canalisée par la production.

Quoiqu'il en soit, Next Stop, Christmas ne m'a pas convaincu, et je ressors donc déçu de ce Polar Express to the Future, dont l'exécution ne m'a jamais semblé à la hauteur de son potentiel ou de ses têtes d'affiche. Dommage.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1699 : SEMAINE SF RÉTRO - Starfighter (1984)

Publié le 26 Juillet 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Romance, Action, Aventure, Jeunesse, Science-Fiction, Science Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Starfighter (The Last Starfighter - 1984) :

Alors qu'il ne rêve que d'une chose - quitter le parc de maisons mobiles où il vit avec sa mère et sa petite amie Maggie (Catherine Mary Stewart)- , le jeune Alex (Lance Guest) réussit à battre le score le plus élevé de la borne d'arcade locale, Starfighter. Rapidement, il est alors contacté par Centauri (Robert Preston), et découvre que la borne d'arcade était en réalité un test visant à trouver des pilotes de combat pour le compte de la Ligue stellaire, une fédération de mondes extraterrestres habités menacés par Xur (Norman Snow) et l'armada Ko-Dan...

Un long-métrage de science-fiction très chargé en effets spéciaux numériques primitifs, dans la droite lignée de Tron (sorti deux ans plus tôt), et qui parvient à proposer un récit certes (très) dérivatif, mais aussi plutôt bien mené, et jamais ennuyeux.

Une assez bonne surprise pour moi qui n'avait jamais vu ce métrage dans mon enfance (ou ultérieurement), quand bien même ce Starfighter accuserait aujourd'hui son âge (notamment visuellement, et au niveau des maquillages, assez quelconques), et Lance Guest manquerait un peu de charisme : le film se trouve pile au croisement d'une industrie en pleine mutation, tentant de faire (bon gré mal gré) la transition entre maquettes et tout-numérique, la tonalité générale est très fluctuante (ici des enjeux galactiques et dramatiques, là de la comédie potache sur le clone androïde d'Alex qui tente de séduire Maggie, ailleurs des personnages extraterrestres goguenards et un méchant caricatural, qui jouent comme dans une parodie), mais le tout se regarde assez bien, ce qui est toujours ça de pris.

Après... ça a quand même pris un énorme coup de vieux, et le charme naïf de l'écriture a ses limites. ^^

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 01 - Kiki la petite sorcière (2014)

Publié le 26 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Japon, Halloween, Oktorrorfest

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin - 2014) :

Pour finir sa formation, Kiki (Fuka Koshiba), jeune apprentie-sorcière de 13 ans, doit passer un an parmi les gens "normaux", et part s'établir dans la ville côtière de Korico ; là, elle s'installe chez O-sono (Machiko Ono), la femme enceinte du boulanger local, et ouvre un service de livraison expresse à l'aide de son balai volant. Mais les gens de la bourgade, superstitieux, voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une sorcière dans leur communauté tranquille...

Deuxième adaptation du roman Kiki la petite sorcière (après l'adaptation animée de Miyazaki), cette version en prises de vue réelles a été écrite et réalisée par Takashi Shimizu, le papa de la franchise Ju-On (The Grudge), habituellement spécialisé dans l'horreur.

Ici, pour ce récit léger, dynamique et plein de bonne humeur, il ne parvient malheureusement pas à ce que la mayonnaise prenne vraiment, pas forcément aidé par une actrice principale légèrement trop âgée pour son rôle, par un récit au rythme assez plat, et par des effets numériques pas très réussis (le chat de Kiki, notamment, est raté tant dans ses proportions que dans son animation, et le bébé hippopotame ne convainc pas).

Pourtant, cette production Toei est plutôt agréable à suivre, puisqu'assez lumineuse, colorée et gentillette, et bénéficiant d'une bande originale aux accents de violons quasi-celtiques. Mais le tout manque de direction narrative, les traits des personnages sont probablement un peu trop caricaturaux, et il se dégage de la réalisation et de la mise en scène une impression de téléfilm, ou du moins d'une production assez datée, au budget limité.

Pas forcément honteux, mais pas non plus très réussi. Et la fin tombe relativement à plat.

3/6 (en étant généreux)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 26 - Le mauvais esprit d'Halloween (2022)

Publié le 19 Octobre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Review, Critiques éclair, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le mauvais esprit d'Halloween (The Curse of Bridge Hollow - 2022) :

Fraîchement arrivé à Bridge Hollow, bourgade typique de la côte est des USA, Howard (Marlon Wayans), un instituteur sceptique, est confronté au surnaturel lorsque sa fille rebelle, Sydney (Priah Ferguson) ramène accidentellement à la vie Stingy Jack, une entité malfaisante qui décide alors de posséder toutes les décorations d'Halloween de la ville, pour étendre son emprise sur le monde des humains...

En 2020, Netflix finançait Hubie Halloween, une comédie familiale d'Halloween mettant en scène Adam Sandler et sa bande, et qui faisait partie dans ce contrat rentable signé par Sandler avec la plateforme, pour des films et des spectacles de stand-up.

En 2022, s'appuyant sur un contrat similaire signé avec Marlon Wayans (et après des représentations scéniques quelconques de Wayans et les très mauvais Naked et Les sextuplés), voici donc Le mauvais esprit d'Halloween, une comédie familiale d'Halloween mettant en scène Marlon Wayans, et la jeune Priah Ferguson (remarquée dans Stranger Things).

Malheureusement, si Hubie Halloween pouvait finir par gagner la sympathie du spectateur par la bonne humeur du tout, ici, on en est loin. En même temps, avec le scénariste de Fatal Festival et du très mauvais Carnage chez les Puppets, il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une comédie dérivative, poussive et mal rythmée, aux personnages ternes (en même temps, Wayans semble en pilotage automatique du début à la fin), à l'exposition maladroite et laborieuse, et sans la moindre énergie.

En fait, ça ressemble fortement à un script écrit pour Sandler mais rejeté par ce dernier, et donc recyclé, mais sans avoir les éléments et les qualités qui rendent les films de Sandler (du moins, certains) attachants et divertissants (à défaut d'être de grande qualité).

Un énorme bof, sauvé par des effets spéciaux sympatoches, même si au final, tout cela n'est qu'une grosse resucée de pleins d'autres récits pour enfants (Chair de poule 2 n'est pas loin).

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1619 : Vacances très mouvementées (1988)

Publié le 14 Avril 2022 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Review, Romance, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Vacances très mouvementées (The Great Outdoors - 1988) :

Alors que Chet (John Candy), son épouse Connie (Stephanie Faracy) et leurs deux fils (Chris Young, Ian Giatti), originaires de Chicago, partent passer des vacances au bord d'un lac du Wisconsin, ils sont rejoints, de manière inattendue, par Kate (Annette Bening), la sœur de Connie, Roman Craig (Dan Aykroyd), un investisseur magouilleur, et leurs deux jumelles. Aussitôt, les vacances se compliquent, et peu à peu, la pression monte entre les deux familles...

Une comédie américaine écrite et produite par John Hughes juste avant Le Sapin a les boules, et ça se sent, puisque ce Great Outdoors ressemble à un nouveau volet des Vacation de la famille Griswold, un volet dont le scénario n'en serait encore qu'à son premier jet, et qui manquerait de rythme et de structure.

En soi, ça se regarde, et les acteurs s'acquittent très bien de leurs rôles, mais il est difficile de ne pas imaginer ce que ce film aurait pu donner avec un Chevy Chase alors à son sommet d'acteur comique. Et puis pour être totalement franc, la grande rédemption pleine d'aventure et d'action du personnage d'Aykroyd, à la fin, sur fond de musique de western, ainsi que le face à face gueulard avec l'ours, ne fonctionnent pas réellement... tout comme la romance adolescente de l'un des fils de Chet.

Tout ça manque d'énergie, d'humour et de développement, bref, ça tombe un peu à plat sans être forcément désastreux.

Un petit 3/6, pour le capital sympathie de tout le monde et pour les séquences sous-titrées entre les ratons-laveurs.

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Un film, un jour (ou presque) #1738 : SEMAINE ANIMATION - Le Monstre des mers (2022)

Publié le 10 Novembre 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Comédie, Fantastique, Action, USA, Aventure, Animation, Jeunesse, Netflix

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Monstre des Mers (The Sea Beast - 2022) :

Dans un monde où des équipages de chasseurs arpentent les mers pour éliminer les monstres marins terrorisant l'humanité, Jacob Holland (Karl Urban) se retrouve à faire équipe avec Maisie Brumble (Zaris-Angel Hator), une fillette montée en secret à bord de son navire, pour tenter de percer le mystère de Rouge, l'un des monstres les plus craints, qui s'avère en réalité un animal intelligent et paisible...

Un long-métrage d'animation Netflix produit par Sony et réalisé par Chris Williams (Big Hero 6, Bolt, Moana), pour un récit d'aventures marines techniquement très réussi (visuellement, c'est très joli et abouti), mais qui m'a aussi semblé vraiment trop dérivatif pour son propre bien.

Un peu de Moby Dick, un peu de kaijus, de Monster Hunter, de Master & Commander, et énormément de How to Train your Dragon au programme, avec un récit ultra-balisé, des monstres sans originalité, une musique aux accents celtiques de Mark Mancina, une animation convaincante, et une écriture assez générique, que ce soit au niveau des personnages que des enjeux du récit.

Ce n'est pas désagréable, dans l'absolu, mais ça s'arrête là, d'autant qu'on sent une fin de production un peu précipitée (ou du moins inaboutie), entre les personnages secondaires très génériques visuellement (tous les humains de la foule, les soldats), le récit qui se conclue de manière abrupte et trop facile, les nombreux éléments sous-développés (le bestiaire, la sorcière, la Cour) et certains moments de doublage un peu inégaux.

J'aurais voulu plus d'originalité et de maîtrise, pour un film qui dure près de deux heures...

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1702 : SEMAINE SF RÉTRO - Chérie, j'ai rétréci les gosses (1989)

Publié le 29 Juillet 2022 par Lurdo dans Aventure, Jeunesse, Disney, Comédie, Review, Critiques éclair, Fantastique, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Cinéma

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Chérie, j'ai rétréci les gosses (Honey, I Shrunk the Kids - 1989) :

Inventeur excentrique, Wayne Szalinski (Rick Moranis) travaille depuis des années sur un rayon rapetissant, qui ne fonctionne toujours pas malgré tous ses efforts. Jusqu'à ce qu'un accident malencontreux déclenche le rayon et miniaturise ses enfants, Nick (Robert Oliveri) et Amy (Amy O'Neill), ainsi que Ron (Jared Rushton) et Russ Jr. (Thomas Wilson Brown), les deux fils des voisins (Matt Frewer, Kristine Sutherland) : voilà les quatre enfants réduits à une taille microscopique, et devant trouver un moyen de survivre dans le jardin des Szalinski, devenu une véritable jungle hostile pour eux...

Scénario de Brian Yuzna et de Stuart Gordon, réalisation de Joe Johnston, et premier rôle principal de Rick Moranis, pour une comédie de science-fiction familiale Disney qui, plus de 30 ans après sa sortie, fonctionne toujours de manière sympathique.

Certes, le script est un peu bancal, que ce soit dans son rythme ou dans son écriture, et la musique de James Horner est frustrante, car à la fois ultra-dérivative, et manquant du punch nécessaire pour apporter de l'énergie et de la folie à tout ça, mais la distribution est attachante (mention spéciale au jeune Robert Oliveri), les effets spéciaux sont toujours très réussis (surtout pour l'époque et le budget), le destin de la fourmi fait toujours un pincement au cœur (même si bon, le mini scorpion dans un jardin, ça m'a toujours surpris, en tant que non Américain) et les personnages connaissent tous une évolution prévisible, mais qui fonctionne.

Dans l'ensemble, donc, c'est imparfait, mais toujours agréable à regarder.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1703 : SEMAINE SF RÉTRO - Chérie, j'ai agrandi le bébé (1992)

Publié le 30 Juillet 2022 par Lurdo dans Aventure, Jeunesse, Disney, Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Science-Fiction, Science Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Chérie, j'ai agrandi le bébé (Honey, I Blew up the Kid - 1992) :

Trois ans après avoir rétréci ses enfants, Wayne Szalinski s'est installé dans le Nevada avec sa famille, et travaille pour un grand laboratoire de recherche aux côtés de Charles Hendrickson (John Shea), un scientifique rival et ambitieux. Il peine désormais à mettre au point un rayon agrandissant, jusqu'à ce qu'un accident, un de plus, provoque la croissance démesurée de son troisième enfant, Adam (Joshua et Daniel Shalikar) à chaque fois qu'il est mis en présence d'un champ électrique...

Une suite directe de Chérie, j'ai rétréci les gosses pour laquelle on prend les mêmes devant la caméra (ou presque, puisque les voisins ont été kelleyrisés* suite à un déménagement, et qu'Amy, la grande sœur, n'apparaît que dans une scène ou deux, le temps d'expliquer son absence dans le reste du film) mais on change tout le reste à la production : scénaristes différents, réalisateur différent, compositeur différent et ambitions différentes... le tout, pour un résultat clairement moins probant.

Le problème, en fait, c'est que le film ronronne assez rapidement, à partir du moment où il se transforme en course-poursuite entre les parents, militaires et scientifiques et le bébé géant qui court dans le désert et à Las Vegas.

Oui, les effets spéciaux sont réussis, et le petit Adam est adorable (les deux acteurs sont bavards, expressifs et réactifs, avec de nombreux moments que l'on devine improvisés, notamment dans leurs interactions avec Moranis), mais finalement, le métrage tourne un peu trop à vide, peinant à présenter autre chose que ses effets pour maintenir l'intérêt du spectateur sur la durée (John Shea, notamment, est sous-exploité en méchant cliché aux dents longues).

Ce n'est pas désastreux, c'est juste un gros cran en dessous du précédent : nettement moins inventif, plus répétitif, etc.

3/6

 

* « kelleyrisation » = disparition inexpliquée et soudaine d'un protagoniste, souvent de série télévisée, parfois expliquée par une vague ligne de dialogue, et récurrente dans les séries du scénariste David E. Kelley (Ally McBeal, Boston Justice, Chicago Hope, Big Little Lies)

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Un film, un jour (ou presque) #1734 : Me Time - Enfin Seul ? (2022)

Publié le 9 Septembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Netflix, Review, USA, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Me Time - Enfin Seul ? (Me Time - 2022) :

Père au foyer époux d'une architecte à la carrière florissante (Regina Hall), Sonny (Kevin Hart) accepte de participer à l'anniversaire de son meilleur ami d'enfance, l'excentrique Huck (Mark Wahlberg), qui l'embarque alors dans un week-end de folie poussant Sonny dans ses retranchements...

Mouais.

Une buddy comedy en pilotage automatique écrite et réalisée par le scénariste de nombreux films de Ben Stiller, ainsi que de The Boyfriend : pourquoi lui ? et de Back to School (que des chefs d'œuvre de comédie, en somme), et qui continue l'histoire d'amour de Kevin Hart et de Netflix, une histoire d'amour décidément très peu probante.

Ici, on se retrouve avec une comédie assez périmée, avec une bromance qui semble arriver avec 10 ans de retard (I Love You, Man, du même scénariste, c'était en 2009), un rythme mollasson, et un script qui, globalement, lorgne fortement sur un délire façon Very Bad Trip, sans en avoir l'inventivité, l'énergie, ou la folie, et dans lequel les deux acteurs principaux font leur numéro habituel, sans plus.

Un bon gros bof, pas désastreux en soi, mais ultra-générique et déjà vu, et qui, comédie Netflix oblige, prend près d'une demi-heure pour que ses deux protagonistes se retrouvent enfin.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1729 : Comme chiens et chats 2 - La Revanche de Kitty Galore (2010)

Publié le 2 Septembre 2022 par Lurdo dans Aventure, Action, Jeunesse, Comédie, Thriller, USA, Animation, Critiques éclair, Cinéma, Science Fiction, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Comme chiens et chats 2 -  La Revanche de Kitty Galore (Cats and Dogs: The Revenge of Kitty Galore - 2010) :

Lorsque Diggs (James Marsden), un ancien chien policier pas très doué, est recruté par Butch (Nick Nolte) pour rejoindre les rangs des services d'espionnage canins, il ne se doute pas qu'il va devoir protéger un pigeon loquace (Katt Williams), faire équipe avec une chatte espionne (Christina Applegate), et tenter de déjouer les plans de la machiavélique Kitty Galore (Bette Midler)...

Une suite-reboot du premier Comme chiens et chats, qui arrive neuf ans après son modèle, et qui a la bonne idée d'assumer beaucoup plus le côté parodie de film d'espionnage, tout en minimisant drastiquement la présence des humains dans le métrage.

Encore plus sympathique : les chats ne sont plus présentés comme des animaux unanimement maléfiques, et ils font désormais équipe avec les chiens (tout en les méprisant joyeusement - un chat reste un chat) quand la menace leur demande d'unir leurs forces. En l'occurrence, la menace est Kitty Galore, un chat nu bien animé (les effets spéciaux numériques sont montés d'un bon cran entre les deux films) doublé avec une certaine jubilation par Bette Midler.

Et honnêtement, bien que les critiques l'aient assassinée, et que ce soit un flop commercial, j'ai largement préféré cette suite à l'original : c'est plus abouti techniquement, mieux écrit, plus rythmé et plus amusant, tout en étant moins cartoon slapstick que l'original, avec un score musical plus efficace et un doublage efficace (amusant de constater que Katt Williams fait ici presque du Kevin Hart avant l'heure).

3.75 + 0.25 parce qu'il n'y a pas de Goldblum qui cachetonne = 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1746 : Clifford (2021)

Publié le 22 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Clifford (Clifford the Big Red Dog - 2021) :

Solitaire et malheureuse, Emily (Darby Camp) n'a pas d'amies de son âge, et lorsqu'elle est confiée, pour quelques jours, à son oncle glandeur et fainéant, Casey (Jack Whitehall), elle s'attend au pire. Mais une rencontre avec Mr. Bridwell (John Cleese), un étrange vieillard, amène chez Emily un petit chiot rouge à la croissance étonnamment fulgurante. Ce qui va attirer l'attention de Zac Tieran (Tony Hale), pdg d'une multinationale de biotechnologie...

Une comédie fantastique familiale adaptée d'une série de livres pour enfants, et qui s'avère tout à fait regardable, mais aussi complètement anecdotique : le script est simpliste au possible, avec des gentils très gentils, des méchants très méchants, la distribution est compétente, sans plus (Whitehall joue les Américains slackers, Hale le grand méchant, Sienna Guillory fait de la figuration, il y a des acteurs du SNL, John Cleese joue les vieux magiciens mystérieux et la petite Darby Camp, déjà vue dans les Chroniques de Noël de Netflix, est toujours sympathique), le chien a quelques animations un peu étranges (surtout lorsqu'il est bébé) mais les effets spéciaux sont honorables pour une production à 60M de dollars, et lorsque le film s'énerve un peu, se transformant en grande course poursuite à travers New York, ça se laisse suivre sans difficultés.

Après... comme je le disais, ça s'arrête là. Basique mais divertissant, surtout pour les plus jeunes.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2021 - 61 - Noël, toi et moi (2021)

Publié le 6 Janvier 2022 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest

Noël est derrière nous, 2022 est là, mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier...

Noël, toi et moi (Under The Christmas Tree - 2021) :

Arboriste pour le compte de l'état du Maine, Charlie (Tattiawna Jones) jette son dévolu sur un arbre bien précis appartenant à la famille Beltran, propriétaire d'une entreprise de décorations festives en difficultés financières. Mais Alma (Elise Bauman), la fille des Beltran (Wendy Crewson, Enrico Colantoni) bientôt retraités, n'est pas convaincue par cette offre... jusqu'à ce qu'elle rencontre Charlie, très à son goût.

Une comédie romantique Lifetime qui lorgne fortement sur les grandes lignes de Miss Noël, mais en mode LGBTQ, puisque le couple principal est un couple lesbien, jeune et dynamique, qui apporte un vrai vent de fraîcheur à un scénario finalement assez balisé.

En effet, il ne faut pas s'attendre à de l'originalité, sur le fond : les clichés habituels sont là, entre le personnage secondaire (Ricki Lake) qui a abandonné son métier de cadre en ville pour devenir pâtissière à la campagne, les valeurs traditionnelles opposées aux grandes entreprises, le quiproquo des dix dernières minutes, le concours de pain d'épices, la petite entreprise en difficultés financières, et tout et tout...

Mais porté par le ton plus léger et la bonne alchimie entre les deux actrices, le tout s'avère plutôt agréable à suivre, même en fin de saison festive. À noter, d'ailleurs, des moments dialogués qui sonnent "vrais", malgré le fait que le film ait été écrit par un vieux baroudeur d'Hollywood qui scénarise de l'horreur depuis 1989 et des films de Noël depuis 2001.

4 - 0.25 pour les clichés et la frange de Bauman = 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1813 : La Nuit au Musée - Le retour de Kahmunrah (2022)

Publié le 11 Avril 2023 par Lurdo dans Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse, Cinéma

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Nuit au Musée - Le retour de Kahmunrah (Night at the Museum : Kahmunrah Rises Again - 2022) :

Parce que le nouveau gardien du Musée a démissionné, terrifié, Larry propose à son fils de prendre le poste de gardien de nuit, lui qui est déjà familier des excentricités des habitants des lieux. Nick accepte, mais sans grande motivation... et dès sa première nuit au Musée, l'apprenti musicien libère le pharaon Kahmunrah, bien décidé à se venger de la famille de Larry.

Une suite animée à la franchise Nuit au Musée (qui n'a jamais atteint des sommets et s'essoufflait déjà un peu vers la fin), qui perd une grande partie de l'intérêt de cette dernière, à savoir des œuvres d'art, antiquités, dioramas et reconstitutions qui prennent vie... en prises de vue réelles/numériques, avec des acteurs familiers et attachants.

Ici, comme tout est de l'animation 2D assez moyenne et simpliste, que les acteurs les plus connus de la franchise ne reprennent pas leur rôle au doublage, et que le tout adopte délibérément un ton plus infantile et immature bourré de slapstick, on a trop souvent l'impression de regarder un pilote de série animée pour enfants adaptée de la franchise...

Ce qui n'est guère surprenant, puisque le projet a vu le jour chez la Fox sous la forme d'une série télévisée, avant d'être reformaté en métrage unique lors de l'acquisition de Fox par Disney.

Bref, un gros pilote de 70 minutes, pas désagréable à suivre, plein d'action, mais jamais très inspiré dans son écriture (à un gag ou deux près, avec notamment quelques répliques qui font mouche) ou passionnant, notamment quand les scènes d'action s'enchaînent et se ressemblent dans la dernière demi-heure.

Et puis Seth, le dieu du chaos stéréotypé comic relief arabe rondouillard, mouais.

3/6, pas plus.

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Un film, un jour (ou presque) #1803 : Batman - La malédiction qui s'abattit sur Gotham (2023)

Publié le 29 Mars 2023 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Cinéma, Thriller, Fantastique, Horreur, DC, USA, Review, Critiques éclair

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Batman - La malédiction qui s'abattit sur Gotham (Batman : The Doom that came to Gotham - 2023) :

Alors qu'il tente de découvrir ce qui est arrivé à l'expédition polaire Cobblepot, Bruce Wayne réalise qu'une menace cosmique est sur le point de s'abattre sur le Gotham City des années 20, et qu'il est le seul à pouvoir l'arrêter...

Batman + les années 20 + la mythologie lovecraftienne + une adaptation d'un comic-book de Mike Mignola, ça aurait dû être exactement dans mes cordes, et finalement, non : la mayonnaise de ce métrage n'a pas du tout pris à mes yeux.

En partie à cause des choix artistiques du récit original (je ne suis pas du tout fan de la réinvention de Green Arrow ou de Poison Ivy, j'en ai un peu assez de Ras et Talia, l'utilisation d'Etrigan n'est jamais vraiment probante, le grand final improbable vire au grand nawak), mais aussi de l'adaptation : musique très synthétique, doublage assez inégal, direction artistique trop propre et structure/écriture globalement brouillonne et mal rythmée - autant de facteurs qui font de ce film d'animation quelque chose d'assez laborieux, en tout cas en ce qui me concerne.

Sans que ce soit pour autant irregardable, ça m'a semblé décousu, peut-être un peu inabouti, et en tout cas décevant.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2022 - 47 - Significant Other (2022)

Publié le 2 Novembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, USA, Paramount, Critiques éclair, Review, Romance

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Significant Other (2022) :

Ruth (Maika Monroe), une jeune femme souffrant d'anxiété et Harry (Jake Lacy), son compagnon, décident de partir en randonnée dans les montagnes du Nord-Ouest Pacifique. Rapidement, cependant, ils sont confrontés à une forme de vie tombée des étoiles, qui va radicalement changer leur destin...

Un film d'invasion extraterrestre qui décline la bonne vieille formule de The Thing ou des Body Snatchers, avec son alien tentaculaire (qu'on ne voit jamais) qui prend l'apparence et la personnalité des humains qu'il tue, et qui sert d'avant-garde d'une force d'invasion imminente.

Ce qui, sur le papier, donne un récit assez cousu de fil blanc (attention, SPOILERS quand même) : ils rencontrent l'alien, l'alien possède Harry, tue quelques quidams qui passaient par là (façon T-1000), Ruth tente de s'échapper et finit par utiliser ses anxiétés et ses faiblesses (surlignées tout au long du film) pour en faire des forces et vaincre l'envahisseur.

Le tout en mode film indépendant semi-elevated, où le gros du film est consacré aux problèmes de couple et d'anxiété de Ruth, avant que les choses ne s'énervent un peu dans la dernière demi-heure - mais un peu seulement, en fait, car il émane de ce métrage un sentiment d'inabouti, avec des rebondissements pas très convaincants (le requin), des éléments totalement oubliés (jamais Ruth ne s'intéresse au vaisseau spatial sur la plage), une anxiété à la limite de l'autisme, et une conclusion en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne convainc.

Pas désagréable, relativement bien filmé, mais assez moyen, au final.

3/6

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Christmas Yulefest 2022 - 21 - Noël en héritage (2022)

Publié le 15 Décembre 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, Noël, Yulefest, Christmas, Télévision, USA, UpTV

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Noël en héritage (The Picture of Christmas - 2022) :

Graphiste citadine aux aspirations plus artistiques que le magazine féminin pour lequel elle travaille, Ember (Chelsea Hobbs) apprend, à l'approche de Noël, que sa grand-mère lui a légué une sapinière, et les bâtiments qui l'accompagnent, dans leur petite ville natale. Elle s'y rend donc, bien décidée à vendre ces biens, mais lorsqu'elle revient dans la bourgade, elle se trouve embarquée dans la spirale des festivités de Noël, et elle tombe sous le charme de Brandon (Giles Panton), père veuf d'une petite fille, qui s'occupait de la ferme pour le compte de la grand-mère d'Ember...

Il est probable que si ce métrage, diffusé l'année dernière au Canada et cette année sur UpTV et M6, était arrivé plus tôt dans la saison, et si je ne l'avais pas vu en VF, je me serais montré plus indulgent. 

En l'état, tout ça m'a plutôt agacé, à commencer par l'énième recyclage par Reel One d'une même chanson de Noël récente (?) en ouverture de film, et par le caractère de l'héroïne, inutilement cassante et antipathique dans la première demi-heure du film (et Chelsea Hobbs minaude un peu trop à cette occasion).

Le reste ? Tous les clichés du genre, utilisés les uns après les autres sans la moindre originalité, le moindre recul ou le moindre intérêt : je crois que j'ai perdu tout espoir quand le personnage de Giles Panton (d'ailleurs assez terne) explique qu'en plus d'être papa veuf d'une petite fille adorable et impertinente (soit déjà un cliché ambulant), il était architecte dans un grand cabinet urbain, et qu'il a tout plaqué pour s'installer à la campagne et travailler de ses mains, parce que c'est plus valorisant.

Au secours.

Bref, en soi, c'est une production assez typique de ce qui passe sur UpTv ou ION : des succédanés de téléfilms Hallmark, coulés dans le moule HM sans la moindre saveur.

2/6

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Christmas Yulefest 2022 - 54 - A Big Fat Family Christmas (2022)

Publié le 1 Janvier 2023 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Romance, Télévision, USA

Bonne année ! Chez les Téléphages Anonymesle marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusque début janvier....

A Big Fat Family Christmas (2022) :

Photojournaliste à San Francisco, Liv Chang (Shannon Chan-Kent) privilégie une vie discrète et anonyme, et, à l'approche des fêtes de fin d'année, redoute la grande fête de quartier que ses parents (Tia Carrere, Yee Jee Tso) organisent chaque année pour Noël. Mais Henry (Shannon Kook), son nouveau collègue, a décidé de couvrir cette fête pour son premier article, sans savoir que la famille de Liv est impliquée : celle-ci décide alors de lui cacher la vérité, ce qui est plus facile à dire qu'à faire...

Deuxième téléfilm "asiatique" produit par Hallmark pour ces fêtes de fin d'année, ce Big Fat Family Christmas (un titre médiocre au possible) a beaucoup en commun, thématiquement, avec le Christmas at the Golden Dragon de mi-novembre : même accent mis sur l'importance de l'intégration, de la communauté, sur le soutien des voisins entre eux, sur l'héritage, les traditions, etc, etc, etc

Un peu de diversité de culture qui fait toujours plaisir à voir, même si, je dois bien l'avouer, le métrage ne m'a pas vraiment passionné : le couple principal est assez terne, ça frôle parfois la visite touristique de San Francisco (ce qui n'est pas très festif, filmé sous un ciel bleu et ensoleillé), et une fois la supercherie éventée (au bout d'une petite demi-heure), le film se déroule gentiment en pilotage automatique, misant beaucoup sur le capital sympathie de certains de ses acteurs et sur son message positif, et la conclusion pleine de bons sentiments découle directement d'une grosse ficelle scénaristique qui fait lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Pas mauvais, en soi, mais 3/6, pas plus.

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Un film, un jour (ou presque) #1782 : Jurassic Punk (2022)

Publié le 2 Mars 2023 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Biographie, Critiques éclair, USA, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Jurassic Punk (2022) :

Un documentaire intéressant qui revient sur la transition fondamentale du monde de l'industrie des effets spéciaux du pratique au numérique, au travers du portrait de Steve Williams, petit génie de l'imagerie numérique, responsable à 90 % (à l'en croire) de cette révolution des effets spéciaux numériques (aux côtés de Mark Dippé) au travers de ses efforts sur The Abyss, Terminator 2 et Jurassic Park, lorsqu'il était chez ILM.

Un Steve Williams clairement visionnaire et très doué, qui avait su percevoir le potentiel des effets numériques au cinéma, au point d'être responsable du passage de Jurassic Park d'un projet mixte (principalement en stop-motion) à du quasi-tout-numérique, suite à un test d'animation d'un T-Rex en CGI que Williams avait bricolé dans son coin, en dépit des remontrances de tous ses supérieurs.

Parce que c'est bien cela que l'on retient de ce portrait : le caractère de Steve Williams, insupportable, immature, capricieux, alcoolique, arrogant, bref, un sale gosse rebelle incontrôlable, qui avait quitté le Canada "trop oppressif" pour rejoindre les USA, "pays de la liberté absolue", et qui toute sa vie, s'est comporté comme un mec über-viril, vindicatif et anti-conformiste, refusant toute concession... au point d'y perdre sa carrière.

Deux fois divorcé, immergé dans l'alcool, Williams a brûlé tous ses ponts professionnels, jalousant ses collègues et ses supérieurs (y compris des grands noms de la discipline, oscarisés, contre lesquels Williams a de nombreux griefs), et aujourd'hui, il ne fait plus rien, si ce n'est regretter d'avoir ouvert la boîte de Pandore des CGI au cinéma, désormais surexploités et vidés de leur sens.

En soi, un documentaire plutôt intéressant, comme je le disais, tant pour son récapitulatif de l'histoire des CGI et d'une période charnière du secteur, que pour la personnalité horripilante mais intrigante de son protagoniste. On pourra toujours reprocher au film de prendre pour argent comptant l'histoire de son sujet, et de se ranger bien souvent à ses dires, mais comme le tout se termine par un constat assez dépressif et malheureux pour lui, ça s'équilibre un peu.

4/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1924 : Le Valet (2022)

Publié le 5 Septembre 2023 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Cinéma, Hulu, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Valet (The Valet - 2022) :

Parce qu'il ne veut pas que son aventure extraconjugale avec Olivia (Samara Weaving), une actrice à succès, ne s'ébruite après avoir été pris ensemble en photo par un paparazzi, Vincent (Max Greenfield), un milliardaire, se débrouille pour faire croire à la presse (et à son épouse) qu'Olivia sort en fait avec Antonio (Eugenio Derbez), un valet de parking en instance de divorce apparaissant en arrière-plan de la photo. En échange d'une somme rondelette, Antonio accepte de jouer le jeu, et se rapproche progressivement d'Olivia...

On va dire que c'est un échange de bons procédés : après que son How To Be A Latin Lover ait été adapté en France sous le titre Just a Gigolo, Eugenio Derbez vient chercher La Doublure de Francis Veber, et l'adapte pour Hulu, à la sauce latino et américaine.

Et tout de suite, deux différences sautent au visage : d'un côté, on perd Gad Elmaleh, remplacé par Derbez (donc nettement moins charmeur et charismatique, voire même les bras étrangement ballants), et surtout, on passe d'une comédie de mœurs française de moins de 90 minutes tout compris à une comédie latino américaine qui dépasse les deux heures, et rajoute une sous-intrigue de gentrification d'un quartier, une grosse dose de valeurs familiales, de nombreux personnages secondaires latinos, des grosses ficelles mélodramatiques (la grand-mère, tout ça), des paparazzi qui finissent en couple, et plein de trucs superflus pas forcément indispensables.

Après, ça se regarde vaguement, même si Samara Weaving est probablement un peu en surjeu pendant tout le film, ou du moins pas forcément sur la même longueur d'onde que Derbez, plus en retrait.

Mais ça ne laisse pas de souvenir particulièrement impérissable, honnêtement, contrairement à ce que l'accueil critique très enthousiaste, outre-atlantique, laissait entendre.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2023 - 28 - Coupez ! (2022)

Publié le 12 Octobre 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Halloween, France, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Japon, Review

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur... 

Coupez ! (2022) :

Rémi Bouillon (Romain Duris), réalisateur sans ambition ni réel talent, est contacté par le Japon pour adapter un film d'horreur japonais à succès dans des conditions particulières : ce film de zombies à très petit budget devra être tourné en une prise, dans les conditions du direct, et durer 30 minutes. Plus facile à dire qu'à faire, surtout avec certains des acteurs dont dispose Bouillon...

Un remake français de Ne coupez pas !, comédie horrifique japonaise très sympathique, ici adaptée en France par Michel Hazanavicius, qui après Derrick contre Superman, La Classe américaine, The Artist, les deux premiers OSS 117, Le Prince oublié, ou encore Le redoutable, continue son approche référentielle, métadiscursive et sous influence du Cinéma.

Et honnêtement, si j'avais découvert ce Coupez ! sans avoir vu l'original, j'aurais probablement trouvé tout cela inventif et rigolo, bien qu'un peu longuet (avec un ventre mou dans la seconde partie). Mais voilà, j'ai vu l'original, et ce remake est ce qu'il est : un remake pas forcément utile ou indispensable, qui fait bien ce qu'il fait, mais ne transcende pas vraiment le matériau de base, ni ne lui apporte un éclairage particulièrement pertinent.

D'ailleurs, c'est un peu le propos même du film, qui rajoute la notion de remake au concept de base, puisque les protagonistes ont pour tâche de réaliser un remake à l'identique du film japonais, mais en en gardant les prénoms et certaines spécificités, sur l'ordre de la productrice japonaise, qui fait ici une apparition.

Une couche de méta rajoutée au méta, donc, avec des personnages qui regardent le film original pour lui être fidèle... ce qui commence à gêner aux entournures quand l'immense majorité des rebondissements (notamment la conclusion et sa pyramide humaine) sont des photocopies du scénario du film japonais, mais que les personnages semblent surpris par ces derniers.

Dans l'ensemble, un exercice honorable et compétent, donc, mais qui ne m'a pas convaincu plus que ça (contrairement à la plupart des critiques, qui semblent avoir trouvé ça génialissime).

3.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1917 : Ils ont cloné Tyrone (2023)

Publié le 25 Août 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, Science-Fiction, USA, Netflix, Review, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Ils ont cloné Tyrone (They Cloned Tyrone - 2023) :

Lorsque Fontaine (John Boyega), petit traficant de drogue du quartier de The Glen, est abattu, rien de plus normal dans ce ghetto afroaméricain en perdition. Mais lorsque Fontaine revient bien vivant, le lendemain, sans aucun souvenir de sa mort, Slick (Jamie Foxx), un proxénète flamboyant client de Fontaine, et Yo-Yo (Teyonah Parris), l'une de ses prostituées, ne comprennent plus rien... Jusqu'à ce que le trio réalise que le quartier fait l'objet d'expériences scientifiques illégales, et que Fontaine a été cloné.

Une satire sociale semi-comique made in Netflix, que l'on pourrait presque résumer à une variation de Dark City/Matrix en mode ghetto, mâtinée de blaxploitation 70. Et honnêtement, ça ne fonctionne pas trop mal, pris dans cette optique, et ça s'inscrit en plein dans la mode actuelle des films de genre afroaméricains revendicatifs, notamment portée par le travail de Jordan Peele.

Ici, tout le monde semble s'amuser devant l'écran, le propos social sur le quartier en tant que prison sans issue où tout se répète, sur le crime, sur l'assimilation, sur l'intégration, sur la communauté, etc, n'est pas trop pataud, et si la dernière ligne droite (et malheureusement, l'explication logique de tout le bazar) est un peu précipitée (malgré une durée de plus de deux heures), le tout reste agréable à regarder, surtout pour une production Netflix.

4/6 

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Christmas Yulefest 2021 - 23 - Solar Opposites : A Very Solar Opposites Holiday Special (2021)

Publié le 15 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Christmas, Les bilans de Lurdo, Noël, Science Fiction, Science-Fiction, Télévision, USA, Yulefest, Review, Solar

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

Solar Opposites - A Very Solar Opposites Holiday Special (2021) :

Alors que Korvo et sa bande s'apprêtent à fêter Noël, ils décident de s'immerger virtuellement dans La Course au Jouet, un film qu'ils n'ont jamais vu. Rapidement, cependant, il s'avère que la nullité du métrage leur a volé leur esprit de Noël : s'ils veulent le retrouver, ils doivent retourner dans l'univers du film, un univers qui, des décennies plus tard, est devenu un paysage post-apocalyptique dirigé d'une main de fer par le petit Jamie...

Après une saison 2 qui m'avait laissé un peu mitigé, voici un épisode spécial Noël de Solar Opposites, avec au programme, une recherche du véritable sens des fêtes de fin d'année.

Une interrogation à laquelle la série répond, très naturellement, par un bain de sang et de violence, assez typique du travail de McMahan et de Roiland. D'ailleurs, une nouvelle fois, cet épisode aurait très bien être un épisode spécial de Rick et Morty, tant dans son ton que dans sa morale et dans sa forme : une parodie de Jingle All The Way, mâtinée de Mad Max, de Star Wars épisode 9, du Grinch, et de plein d'autres choses, avec beaucoup d'action, de sarcasme, de concepts de science-fiction barrés et un peu de métadiscussion sur la narration et la structure filmique, etc.

Avec en prime une sous-intrigue solo de Pupa, qui joue les bons Samaritains de Noël et réunit un fugueur avec sa famille, sous le regard ému de Jésus Christ : là aussi, malgré le côté apparemment sincère et premier degré du tout, on devine la satire du genre des récits de Noël dégoulinants de bons sentiments et de piété artificielle.

Dans l'ensemble, donc, un épisode de Noël plutôt amusant, dans la droite continuité du reste de la série : c'est divertissant, mais ça continue de paraître un peu dérivatif... ce qui ne gênera pas forcément le spectateur lambda.

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Christmas Yulefest 2019 - 32 - Le Voyageur de Noël (2017)

Publié le 16 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Christmas, Fantastique, Noël, Review, Science-Fiction, Yulefest

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Le Voyageur de Noël (Christmas Time : My Brother The Time Traveler - 2017) :

Après que leurs parents aient été victimes d'un accident de voiture tragique, les frères Jake (Jake Van Wagoner) et Maclain (Maclain Nelson) se sont progressivement éloignés. Toujours hanté par le souvenir de cet accident, Maclain s'est reconstruit aux côtés de son épouse Clare (Clare Niederpruem) ; Jake, lui, est devenu un vagabond, et affirme être capable de voyager dans le temps. Et à l'occasion des fêtes de Noël, Jake, Maclain et Clare vont cependant se retrouver dans le chalet enneigé familial, où ils vont passer plusieurs jours des plus compliquées...

Une petite comédie de Noël cofinancée par Kickstarter, et tournée presque en temps réel (6 jours de tournage) en hiver dans l'Utah par une équipe technique réduite (les deux acteurs principaux, déjà à l'origine des mauvais Dudes et Dragons et de Vamp U, sont aussi à l'écriture et à la réalisation), pour un résultat plutôt surprenant et sympathique.

Libéré des contraintes et de l'ambition inhérentes au cinéma de genre, ce Christmas Time se résume à un huis-clos familial assez agréable, avec trois acteurs principaux naturels, compétents et attachants, des extérieurs très enneigés particulièrement esthétiques, une petite touche d'émotion vers la fin, et un doute soigneusement entretenu sur la réalité des capacités temporelles de Jack.

Une agréable surprise, donc, bien qu'imparfaite (certaines scènes durent en effet un peu trop longtemps, comme des sketches qui ne sauraient quand s'arrêter - par exemple, tout ce qui concerne le psychiatre incapable, joué par James Murray, du show Impractical Jokers) et aux moyens limités.

Des moyens qui n'empêchent cependant pas le tout d'être gentiment absurde, et de bénéficier d'un inattendu générique d'ouverture en stop-motion résumant la vie des deux frères.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2023 - 51 - Elvira, maîtresse des ténèbres (1988)

Publié le 30 Octobre 2023 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...  

Elvira, maîtresse des ténèbres (Elvira : Mistress of the Dark - 1988) :

Elvira (Cassandra Peterson), présentrice tv de Los Angeles, rêve de se produire à Las Vegas, mais pour réunir les fonds nécessaires à ce projet, elle mise sur l'héritage qu'elle doit toucher de sa grand-tante Morgana. Elle se rend donc à Fallwell, dans le Massachusetts, une bourgade sage et rangée, où son apparence explosive crée le scandale, et y découvre qu'elle hérite d'une vieille maison en ruines, d'un livre étrange et d'un caniche agressif...

Une comédie très 80s, assez graveleuse et bas de plafond, que ce soit sur le plan de l'écriture, de la caractérisation (Elvira enchaîne les one-liners comme une comédienne de stand-up) ou de la réalisation (avec plein de plans serrés sur les courbes d'Elvira, entre autres). 

Le rythme est un peu bancal, avec des accélérés, du slapstick plus ou moins probant, la narration ne décolle vraiment que vers la fin, quand le surnaturel se déclenche vraiment, et le love interest d'Elvira, délibérément himbo, n'a pas grande présence à l'écran, ni même la moindre alchimie avec Elvira... mais bizarrement, le film se regarde. 

Malgré tous ses défauts, en effet, le fait que ce Elvira, maîtresse des ténèbres ne se prenne jamais au sérieux joue en sa faveur : c'est une comédie assez typique de son époque, pas très aboutie, jamais subtile, mais son interprète principale y met tellement d'énergie et de bonne volonté qu'il est difficile de détester le résultat final.

3/6 (en étant gentil)

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Christmas Yulefest 2023 - Noël à tout prix 2 (2023)

Publié le 16 Décembre 2023 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Yulefest, Christmas, Review, USA, Canada, Télévision

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...  

Noël à tout prix 2 (Haul out the Holly 2 : Lit Up ! - 2023) :

L'arrivée, à Evergreen Lane, de la famille Johnson (Seth Morris, Jennifer Aspen), célèbre pour une émission de télé-réalité festive, chamboule l'écosystème de la petite communauté : rapidement, les Johnson s'imposent comme les nouveaux patrons du quartier, et une véritable guerre se déclenche entre les nouveaux venus et le groupe de Jared (Wes Brown), Emily (Lacey Chabert), Pamela (Melissa Peterman) et leurs voisins... 

Suite du Noël à tout prix de l'année dernière, un téléfilm Hallmark assez rafraîchissant et décomplexé, moins centré sur la romance, et plus sur une "guerre des guirlandes" au sein d'un voisinage très décalé et caricatural. 

Une approche assez sitcom du genre, plutôt efficace, et qui faisait du premier volet une bonne surprise de la saison dernière ; pour ce second volet, on continue dans cette direction, en forçant un peu plus le trait (la famille Johnson est très simpliste et manichéenne, tout le monde en fait un peu trop dans la première moitié du métrage), et en rajoutant un peu plus de conflit, mais la formule fonctionne toujours, quand bien même la romance serait totalement reléguée à quelques minutes en fin de scénario.

C'est divertissant, c'est amusant, ça part dans tous les sens et ça ne se prend pas du tout au sérieux, même si ce n'est pas forcément meilleur que le précédent (un peu plus de retenue dans la première moitié aurait été appréciable).

3.75/6

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