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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #652 : Happy Valley (2014)

Publié le 19 Février 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Happy Valley :

"Happy Valley", c'est le surnom donné à la région qui abrite la ville de State College, où est établie l'Université de Penn State, et son équipe de football américain. À la tête de cette dernière pendant plus de 40 ans, l'iconique Joe Paterno, un emblème d'idéalisme, de pureté et de victoire, et un homme virtuellement sanctifié par toute la ville, tant pour son palmarès que pour son code de conduite. Un homme qui, pendant plus d'une décennie, a fermé les yeux sur les agissements de Jerry Sandusky, l'entraîneur assistant, qui a violé et abusé de tous les enfants qui sont passés sous sa juridiction. Lorsque le scandale éclate, en 2012, c'est toute la ville qui sombre dans le cauchemar, et qui prend partie, faisant souvent passer son amour du football et de son histoire avant le bien-être des siens...

Un documentaire assez glaçant sur une ville où le football est une religion, où Paterno est innocent aux yeux de beaucoup... et quand bien même il serait coupable d'avoir fermé les yeux (et négocié un départ en retraite très confortable mais précipité juste avant que les choses ne deviennent publiques), "il aurait dû être laissé tranquille, en souvenir de sa carrière formidable et mémorable."

WHAT. THE. FUCK.

C'est à peu près tout ce qui m'est venu à l'esprit pendant cette chronique des évènements, qui a la bonne idée de ne pas forcément imposer son point de vue, mais de laisser plutôt les intervenants s'enterrer eux-mêmes.

On découvre ainsi des hordes d'habitants de State College qui descendent dans les rues, cassent et renversent des autos en insultant les médias qui osent dire du mal de leur "Saint" local, des fans qui préfèreraient qu'on oublie tout ça, et qu'on se concentre sur ce qui est important (le football), des supporteurs qui commencent à siffler une minute de silence en début de match pour les victimes de ce scandale, des responsables de l'Université qui ont enterré l'affaire et se plaignent désormais que tout ça a ruiné l'industrie du football local, un père de famille qui, voulant sa photo avec la statue de Paterno, vient menacer physiquement un manifestant pacifique qui se tenait à côté avec une pancarte rappelant les crimes de l'entraîneur...

... bref, tout ça fait assez peur, et pour quelqu'un qui n'a pas la culture du football américain universitaire, c'est assez incompréhensible de voir un tel fanatisme aveugle et abruti, qui préfère reporter le blâme sur les victimes des actes, et sur les médias qui en parlent.

Pas parfait (on aurait aimé un peu plus de recul, et de détails), mais assez effrayant de voir comment le culte de la personnalité et la starification des participants à un sport peuvent amener à de telles extrémités.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 70 - Le Projet Atticus (2015)

Publié le 21 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Found Footage, Documentaire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Le Projet Atticus (The Atticus Institute) :

Fondé par le Dr. Henry West (William Mapother) afin d'étudier le monde du paranormal et de la parapsychologie, l'Institut Atticus accueille, au milieu des années 70, un étrange cobaye, Judith Winstead (Rya Kihlstedt) qui possède des dons hors du commun. Bien vite, cependant, il apparaît qu'elle est possédée par un démon qui prend chaque jour plus de pouvoir... et bientôt, c'est le gouvernement qui s'en mêle, pour tenter de prendre le contrôle du démon à des fins militaires.

Un mockumentaire qui marche dans les traces de Lake Mungo, avec images d'archives, interviews face caméra, found footage, etc.

Malheureusement, les points faibles de ce métrage sont les points sur lesquels il s'éloigne de Mungo : là où Mungo esquivait habilement les écueils d'un scénario prévisible en ajoutant des rebondissements bien trouvés, ici, tout est téléphoné. On devine sans peine qui va survivre à la fin du métrage en observant simplement les témoignages face caméra, on devine les effets chocs de certaines scènes quelques instants avant qu'ils ne se produisent, on devine ce vers quoi se dirige le récit, etc...

Autre point de différence avec Mungo : l'époque. En replaçant tout dans les années 70, Atticus demande à ce que l'on croit à sa reconstitution historique : seul problème, les multiples caméras, ainsi que le rendu audio et vidéo beaucoup trop propre et net, affaiblissent considérablement cette reconstitution, qui est pourtant assez réussie de l'autre côté de la caméra.

C'est d'ailleurs ça qui est frustrant : le film réussit assez bien à faire monter la pression dans sa première partie, malgré les quelques écueils mentionnés ci-dessus, mais dès que l'armée s'en mêle, ça commence à s'affaiblir.

La faute à un récit qui freine des quatre fers, qui devient encore plus prévisible, et la faute à un témoin face caméra (l'incarnation âgée de l'agent gouvernemental) qui débite son texte d'une manière assez forcée. Quant à la fin du récit, elle cumule un effet spécial assez naze, avec un sentiment de déjà vu, notamment dans Paranormal Activity.

Pour résumer, un bel effort, notamment des acteurs (l'agent âgé excepté), une approche intéressante du film d'exorcisme, mais malheureusement, trop de scories et de moments prévisibles pour vraiment convaincre sur la durée. Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #179 : Pitch Perfect 2 (2015)

Publié le 23 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Hit Girls 2 (Pitch Perfect 2) :

Trois ans après leur première victoire nationale, le groupe des Bellas connaît un incident humiliant durant une représentation a capella devant le Président des États-Unis ; mis sur le banc de touche, le groupe commence à se désagréger, d'autant que Beca (Anna Kendrick) se désintéresse progressivement de la formation pour une carrière de productrice musicale. Il ne leur reste qu'un seul espoir : remporter les championnats du monde, et se refaire ainsi une réputation en écrasant leurs compétiteurs allemands (Birgitte Hjort Sørensen & Flula Borg)...

Le premier Pitch Perfect était une comédie de filles gentillette, clichée et un peu trop longue, qui a connu un succès planétaire principalement grâce à sa distribution sympathique (Anna Camp et Anna Kendrick en tête), à son énergie, à son côté karaoké décalé, et au Cup Song devenu viral sur le web. Pour être franc, je n'en garde pas forcément un souvenir impérissable... du 3, 3.25/6, à tout casser.

Cette suite ? Bigger, longer, louder, lazier et donc encore moins indispensable. Réalisée sans grande inspiration par Elizabeth Banks, ce second épisode semble constamment être en pilotage automatique, à commencer par Anna Kendrick, qui semble effacée et blasée, à l'instar de son personnage.

Tout le reste est d'ailleurs à l'identique : les personnages restent pour la plupart des archétypes limités à une ou deux vannes récurrentes (l'ajout d'une latina à la troupe, histoire de respecter les quotas, et d'avoir quelqu'un pour faire des blagues sur les latinos et les immigrants clandestins), voire sans la moindre ligne de dialogue (seule exception, Hailee Steinfeld, attachante et dynamique), Rebel Wilson en fait toujours trois tonnes, le script est ultra-balisé et générique (avec une exposition pataude, et une structure très mécanique), le tout manque drastiquement d'énergie et de motivation, c'est décousu, et les clichés, qu'ils soient ethniques ou autres, se succèdent jusqu'à l'épuisement.

Quant aux numéros musicaux, ils sont ici tellement sur-produits et sur-chorégraphiés qu'on père totalement l'intérêt de l'a capella, pour un résultat au mix sonore qui semble clairement sorti d'un studio de post-production et d'auto-tuning, résultat qui n'est pas aidé par des choix de morceaux et de mash-ups peu marquants ou mémorables.

En somme, on a plus l'impression d'assister à des concours de playback chorégraphiés qu'à des affrontements scéniques et crédibles de groupes vocaux... ce qui est clairement contre-productif compte-tenu du sujet du film.

(sans même parler des moments virant à la pure comédie musicale, avec bande sonore qui sort de nulle part)

Restent néanmoins d'innombrables caméos amusants (mention spéciale aux Greenbay Packers, très funs, et à Keegan Michael Key, comme toujours impeccable), des antagonistes mémorables, et le côté karaoké à la Glee qui enchantera sans nul doute les fans du premier.

2.25/6 (en plus, Anna Camp est absente pendant les 70 premières minutes, et disparait un quart d'heure plus tard, donc bon gros bof)

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Catch Review : WWE Elimination Chamber (31/05/2015)

Publié le 1 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

La carte le laissait fortement pressentir : prise de risque zéro sur ce PPV qui n'est disponible que pour les abonnés au Network, et donc qui devrait s'avérer sans le moindre changement de titre, ou enjeu sérieux.

WWE Elimination Chamber 2015 :

- Tag Team Elimination Chamber, Tag titles. Une EC qui favorise les champions en titres dès le début, puisqu'ils sont à trois dans leur cellule... et un match plutôt fun et acrobatique (bien que bordélique, un poil trop long et sans vrai suspense), avec un ou deux catcheurs qui se croient dans un Ultimate X et font de la grimpette. Sans surprise, la tag division ouvre le PPV avec un match réussi, et Cesaro est awesome.

- Nikki Bella vs Paige vs Naomi, Divas Title. Là aussi, un match solide et assez athlétique, mais sans la moindre surprise. Le mot d'ordre, ce soir, c'est "status quo".

- Cena vs Kevin Steen. Très bon match, bien que typique de Cena (tout le monde se dégage des finishers de tout le monde), et une victoire somme toute logique, puisque le titre de Cena n'était pas en jeu. Content de voir que Steen a droit à son moment de gloire (quand bien même ce serait sur un PPV limité au Network, et même si Steen va certainement retourner à NXT après avoir fait le job pour Cena au prochain PPV), et une bonne promo post-match.

- Neville vs Bo Dallas. Un match basique, routinier et assez plat. Bof.

- IC Elimination Chamber. Mini botch avec la cellule de Mark Henry qui s'ouvre prématurément, et déséquilibre tout le reste du match, d'autant qu'ils avaient visiblement prévu (?) un truc avec Sheamus coincé dans sa cellule. Bref, un beau bordel pas très intéressant, manquant de star power, et avec un déroulement quelconque. (quant au vainqueur, téléphoné vue la présence de Dbry en bord de ring, car ils sont meilleurs potes IRL.) M'enfin les lutteurs ont fait de leur mieux.

- Promo backstage bien cheesy et apprise par coeur par Ambrose.

- Rollins vs Ambrose, HW title. Un bon match, techniquement parlant, mais tellement surbooké, et avec un finish tellement prévisible (status quo !) que j'ai vraiment eu du mal à m'y intéresser.


Un PPV assez solide, je dois dire, pour de la WWE. Les enjeux de tous les matches étant nuls et non avenus, les bookers ont laissé les lutteurs faire leur truc, et ça s'est bien passé pour la plupart : la première moitié était très bonne, la seconde nettement plus moyenne, mais dans l'ensemble c'était honorable. Dans deux semaines, Money in the Bank, et des rematches probables.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 33 - Motivational Growth (2013)

Publié le 3 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Motivational Growth :

Ian Folivor (Adrian DiGiovanni), un trentenaire dépressif, asocial et reclus, vit depuis des semaines dans son appartement minuscule, cloîtré devant son vieux poste de télévision hérité de ses parents. Lorsque celui-ci tombe en panne, cependant, c'est le drame, et Ian décide d'en finir... mais il se rate, et découvre alors qu'une moisissure murale, dans sa salle de bains, lui parle. Suivant les conseils de cette étrange créature à la voix suave (Jeffrey Combs), Ian se reprend en main, et fait alors la connaissance de Leah (Danielle Doetsch), une charmante voisine un peu excentrique. Mais la Moisissure a ses propres plans, et Leah n'en ait pas forcément partie.

Assez amusant d'enchaîner ce métrage juste après un Deep Dark qui m'a paru affreusement sage, puisque malgré un postulat de base pas si différent que ça, ce Motivational Growth en est l'opposé complet dans son exécution... jusqu'à l'excès.

Là où Deep Dark donnait plus dans la comédie satirique pas particulièrement drôle, et sous-exploitait son idée de base, ici, ce métrage au budget minimaliste (mais très bien utilisé) n'hésite pas à donner dans le bizarre et l'improbable, et ce dès sa première minute.

Tout est très stylisé et décalé, de la musique (à base de chiptunes) aux visuels (volontairement intemporels et crasseux) en passant par la structure (ça va et vient entre monde onirique animé à la manière d'une cinématique pixélisée, réalité, et divers degrés d'hallucinations télévisuelles), par les choix du script (le héros s'adresse régulièrement au spectateur, face caméra), par l'écriture des personnages (jamais vraiment crédibles en tant qu'êtres humains, mais étrangement sympathiques) et par l'interprétation, inégale, mais appropriée aux personnages, et participant à l'étrangeté globale du film.

Un film qui repose en grande partie sur le doublage décontracté et peu sérieux de "The Mold" par Jeffrey Combs, excellent comme toujours, surtout lorsqu'il parle de lui-même à la troisième personne.

J'ai donc bel et bien trouvé ici tout ce qui me manquait dans Deep Dark... et bien plus encore.

C'est d'ailleurs probablement là le problème de ce Motivational Growth : pendant un bon moment, malgré ses errances psychédéliques et irréalistes, le métrage conserve une structure et une certaine logique interne, qui font que le spectateur n'est pas trop perdu.

Dans sa dernière partie, cependant, à mesure que le héros et Leah se rapprochent d'une manière particulièrement forcée et étrange, le film déraille un peu, et laisse libre court à bon nombre de délires pas toujours très pertinents ou intéressants.

La fin, ainsi, laisse clairement libre court aux interprétations les plus diverses et variées, et le spectateur reste un peu le bec dans l'eau, insatisfait.

Néanmoins, le film est globalement un joli tour de force compte tenu de son budget (170000$), et il a le courage d'aller jusqu'au bout de son délire, quitte à laisser une partie des spectateurs sur le bas côté, et rien que ça, c'est à saluer.

Un gros 3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #473 : Célibataire, mode d'emploi (2016)

Publié le 17 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Célibataire, Mode d'Emploi (How To Be Single) :

À New York, quatre femmes tentent de trouver l'amour : Alice (Dakota Johnson), discrète et romantique, décide de rompre avec l'homme qu'elle aime pour tenter de faire le point sur elle-même, avec l'aide de Robin (Rebel Wilson), une jeune femme ronde, bruyante, décomplexée, et qui couche avec tout ce qui bouge. La soeur aînée d'Alice, Meg (Leslie Mann), est une obstétricienne carriériste refusant de s'engager, et qui décide de concevoir un bébé par insémination artificielle. Enfin, il y a Lucy (Alison Brie), une jeune femme névrosée et ultra-possessive et collante, qui cherche désespérément l'âme soeur sur des sites de rencontre.

Une comédie romantique adaptée d'un livre d'une scénariste de Sex and the City, et qui, pour faire simple, m'est apparue particulièrement déplaisante, tant, sous des atours de comédie voulant dynamiter et dépoussiérer le genre de la comédie romantique, elle se plie à ses codes et à tous ses clichés.

Sans surprise, tous les personnages féminins cherchent l'amour, mais, plus surprenant, ils ont tendance à être tous névrosés, et surtout, insupportables (les personnages masculins ne sont pas forcément mieux lotis, mais comme ils ne sont pas au centre de l'intrigue ou du film, ça pose moins de problèmes).

Le problème principal du film, en fait, c'est son héroïne fade et insipide (à l'image de son interprète) pour qui "faire le point et se chercher" se résume à mettre un terme à une relation de couple parfaite, pour passer ensuite de mec en mec, se saouler joyeusement, etc, sans jamais sortir de sa bulle égocentrique : difficile de s'intéresser, de s'attacher ou de s'identifier à elle, donc, d'autant que Johnson la joue ponctuellement un peu trop nunuche ; Rebel Wilson, elle, fait du Rebel Wilson : sans surprise là aussi, mais aussi sans intérêt ; Alison Brie fait vraiment pièce rapportée dans le film, évoluant séparément des autres protagonistes, mais faisant preuve d'un caractère particulièrement rebutant, avec crise de nerfs publique en prime ; et Leslie Mann, la carriériste indépendante qui n'a besoin ni d'homme ni de bébé pour être heureuse... finit avec un bébé, et un homme parfait, petit jeune séduisant qui accepte d'être père au foyer pour ce bébé qui n'est pas le sien. Soit.

On a donc des personnages peu attachants, qui évoluent dans des intrigues balisées et prévisibles, avec des personnages secondaires masculins pas très développés (à une ou deux exceptions près) et qui tente de dire quelque chose sur la vie, l'amour, le célibat, le bonheur, et que sais-je encore. Dommage que pour y parvenir, le chemin soit aussi tortueux et laborieux, et que le message, en fin de compte, soit à ce point conventionnel...

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #394 : La Famille Von Trapp - Une Vie en Musique (2015)

Publié le 31 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie, Musique, Biographie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

La Famille Von Trapp : Une Vie en Musique (The Von Trapp Family : A Life of Music) :

Lorsque sa nièce (Lauryn Canny) fugue de chez elle, Agathe von Trapp (Rosemary Harris) la retrouve dans une gare, et lui narre alors sa propre jeunesse en Autriche, lorsque, adolescente (Eliza Bennett), elle a dû faire face à la mort de sa mère, au remariage de son père, le Baron von Trapp (Matthew Macfadyen), et à l'avènement des forces nazies qui, après avoir ruiné sa famille, ont forcé cette dernière à tout abandonner et à fuir pour les USA...

Une coproduction américano-allemande qui prend le parti de raconter, sous la forme d'un biopic, la vie et les mésaventures de la famille von Trapp, désormais connue dans le monde entier pour être les protagonistes de la comédie musicale La Mélodie du Bonheur.

Et là, premier problème, puisque ce métrage suit la famille avant, pendant, et après les événements couverts par La Mélodie du Bonheur, mais que le tout s'arrête un peu brusquement, en queue de poisson, alors même que tout ce petit monde s'enfuie pour l'Amérique.

On a ainsi un peu l'impression d'être devant la première partie d'un double-téléfilm couvrant toute la carrière de la famille, impression encore renforcée par la narration en forme de conte de Noël raconté à une jeune fille par sa grand-mère. Pour faire simple, on pourrait tout à fait voir ce métrage sur M6 l'après-midi du 25 Décembre ; ça n'a pas plus d'ambition que bon nombre de téléfilms Hallmark (pas les comédies romantiques, mais les mini-séries ou téléfilms "de prestige" que la chaîne produisait parfois de par le passé), l'écriture et la post-sychronisation sont assez médiocres, et l'interprétation est particulièrement inégale : autant Rosemary Harris est juste, et Eliza Bennett (sur qui repose tout le film) est excellente et touchante (en plus de bien chanter), autant Macfadyen en fait parfois un peu trop, comme bon nombre de seconds rôles, assez caricaturaux.

Pourtant, le tout se regarde sans trop de problèmes, grâce à Bennett, et aussi aux paysages superbes de l'Autriche : ça ne fait pas de ce métrage quelque chose de particulièrement bon ou de mémorable, mais si l'on prend ça comme un téléfilm de luxe, on est tenté de lui donner un gentil

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (2016)

Publié le 20 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Viral :

Emma (Sofia Black D'Elia) et sa soeur Stacey (Analeigh Tipton) sont des adolescentes américaines radicalement différentes, mais lorsqu'une épidémie parasitaire étrange commence à se propager dans le monde (puis dans leur bourgade), elles sont contraintes de se serrer les coudes, et de faire face à une menace toujours croissante.

Ouhlà, la bonne grosse bouse signée Blumhouse Productions, et réalisée par les co-réalisateurs des Paranormal Activity 3 et 4...

Je ne sais pas trop par où commencer, à vrai dire : en théorie, c'est supposé être un film d'épidémie et d'infectés, mais en réalité, c'est un film pour adolescents blindé de rebondissements téléphonés au possible (le foreshadowing, c'est sympa, mais quand systématiquement, on devine ce qui va se produire ultérieurement, c'est que l'écriture est mauvaise et transparente) ; ajoutez à cela un rythme et une tension tout simplement inexistants, des personnages clichés et têtes à claques (la petite soeur studieuse et timide, la grande soeur rebelle et sarcastique, le copain fumeur et glandeur, le nouveau voisin attirant et serviable), en plus d'être assez stupides (systématiquement, ils prennent les pires décisions du monde : que ce soit se rendre à une fête ouverte à tous alors que la ville est en quarantaine, cacher son infection, tenter d'extraire un parasite inconnu armé d'une pince à épiler et de vagues notions de SVT...), des enjeux assez vagues (les tenants et aboutissants de la maladie ne sont jamais clairement exposés, et sont totalement aléatoires : on passe d'un petit parasite inoffensif étudié à l'étranger, à des zombies agressifs qui vomissent du sang, qui semblent aveugles, ont un compteur geiger, sont reliés télépathiquement et ont des vers en CGI de deux mètres de long qui leur sortent des oreilles), et on se retrouve avec un gros navet plat comme ce n'est pas permis, qui marche un peu sur les plates-bandes de The Bay, mais qui n'ose jamais être vraiment un film d'infectés, ou faire peur.

Il faut en effet 30 minutes avant que le premier infecté n'apparaisse réellement, puis on en voit brièvement passer un deuxième au bout d'une heure, puis la soeur est malade (mais guère menaçante)... et enfin, dans les 5 dernières minutes, on voit enfin un "nid" d'infectés... prestement détruit par l'armée, au cours d'un final explosif, et pourtant totalement plat, et dénué de la moindre énergie visuelle ou narrative.

On sent qu'il y a là un semblant de fond et d'idées, notamment au niveau de la relation entre les deux soeurs, mais le tout semble avoir été tellement baclé (comme la fin, honteuse) qu'on ne peut que regretter d'avoir perdu 90 minutes devant un tel gâchis.

1/6 (pour les actrices qui assurent un minimum)

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Un film, un jour (ou presque) #380 : Tarzan (2016)

Publié le 11 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Tarzan (The Legend of Tarzan) :

John Clayton III, alias Tarzan (Alexander Skarsgård), a quitté l'Afrique depuis plus de 10 ans, pour retourner en Angleterre avec son épouse Jane. Mais Leon Rom (Christoph Waltz), envoyé du Roi Leopold, a échafaudé un plan machiavélique : en échange d'un accès illimité à des mines de dimants légendaires, il promet à un vieil ennemi de Tarzan de ramener ce dernier en Afrique, et de livrer la tête de Tarzan sur un plateau...

Je ne sais pas s'il fallait attendre grand chose de ce Tarzan : un héros aussi daté et controversé (car avec lui se posent d'innombrables problèmes de racisme, de colonialisme, etc), un réalisateur aussi insipide et quelconque (David Yates n'a que rarement le sens du rythme, et il n'a aucune personnalité derrière la caméra), un acteur principal assez peu expressif (cela dit, Tarzan doit avoir une salle de musculation ultra-moderne dans son manoir anglais, vus ses abdos ; idem pour tous les membres de la tribu africaine aux muscles saillants et découpés), un spécialiste des rôles de méchants qui sombre dans l'auto-parodie, un compositeur d'entrée de gamme, et de manière générale, un projet que personne n'avait demandé...

Sans surprise, donc, le résultat est à la hauteur de ces non-attentes : un blockbuster mou, terne (visuellement, tout est gris ou délavé), mal monté (dès que l'action commence, on a droit à des ralentis et à des coupes étranges dans le mouvement), aux effets spéciaux particulièrement inégaux (les singes de la tribu de Tarzan, notamment, semblent hésiter, au gré des plans, entre le simili-gorille, et le chimpanzé stéroïdé ; les incrustations sur fond vert sont souvent assez laides ; et les doublures numériques, elles, sont assez voyantes, notamment lorsque les personnages se balancent au bout de lianes de plusieurs kilomètres de long), et au héros étrangement incompétent, qui passe son temps à se faire assommer et capturer, en plus d'arborer en permanence un air dépressif.

Mais le vrai problème reste tout de même le cruel manque d'énergie du film, pas aidé par des flashbacks récurrents qui cassent toute montée en puissance.

Vraiment dommage, car les idées à la base du récit ne sont pas mauvaises, Margot Robbie et Sam Jackson sont toujours agréables à l'écran, et que quelques moments fonctionnent plus ou moins, mais dans l'ensemble, c'est vraiment médiocre et fade au possible.

2/6 (au moins, ce n'est pas trop long)

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Un film, un jour (ou presque) #864 : Le Règne des Supermen (2019)

Publié le 25 Janvier 2019 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Reign of the Supermen (2019) :

Le monde se remet péniblement de la mort de Superman aux mains de Doomsday. Mais pour assurer sa succession, quatre pseudo-Supermen sortent de nulle part, afin de protéger la planète en arborant les couleurs du héros : Superboy (Cameron Monaghan), sponsorisé par Lex Luthor (Rainn Wilson) ; Steel (Cress Williams), portant une armure métallique et une immense masse ; l'Eradicateur (Charles Halford), impitoyable et mécanique ; et un Superman cybernétique (Patrick Fabian), mi-homme, mi-robot, possédant visiblement les souvenirs du véritable Kal-El. Refusant d'être une veuve éplorée, Lois (Rebecca Romijn) décide alors de découvrir les origines de chacun de ces nouveaux héros... 

Suite directe de La Mort de Superman, un film d'animation qui, tout en étant relativement réussi, m'avait moins enthousiasmé que la majorité des critiques ; la faute à une écriture un peu forcée, et aux choix artistiques habituels des métrages d'animation DC (musique synthétique, design des personnages, etc), qui empêchent toujours, à mes yeux, de vraiment faire décoller ces œuvres.

Ici, on est donc en terrain très familier, avec une adaptation globalement libre des comic-books, qui s'écarte du récit original pour relier le  récit à Darkseid, et à une invasion de la Terre par les forces d'Apokolips. C'est un choix auquel on adhère ou non, et ça force le script à se débarrasser de la Justice League de manière totalement artificielle jusqu'à la toute fin du métrage, mais au moins ça relie le tout à ce que l'on pouvait deviner de Doomsday dans le film précédent, et au reste des métrages animés DC récents.

Cependant, cette histoire de Darkseid télécommandant l'un des Supermen a aussi un inconvénient de taille : la seconde moitié du film (une fois que tout est clair pour le spectateur, et qu'il n'y a plus grand suspense) connaît un sérieux coup de mou. L'écriture a beau tenter de remplacer ce mystère par de l'action et des affrontements, ça tourne tout de même un peu à vide, sans avoir forcément le poids narratif ou l'émotion nécessaires pour tout faire fonctionner.

On se retrouve donc, au final, avec une première moitié dominée par Lois et Lex Luthor (ce qui peut poser de menus problèmes tant leurs interprètes ont des voix distinctives, qui évoquent instantanément leurs visages plutôt que leurs personnages), et une seconde moitié plus bourrine et creuse.

Ça reste totalement regardable (que l'on connaisse l'intrigue originale ou non), mais finalement, c'est assez anecdotique. Et ça laisse présager d'un prochain épisode opposant encore la League à Darkseid, ce qui ne m'intéresse guère.

3.25/6 (mention spéciale à Nathan Fillion, qui semble toujours autant s'amuser à doubler la Lanterne)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1262 : Le Chinois (1980)

Publié le 27 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, Romance, USA, Chine, HongKong

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Chinois (The Big Brawl, aka Battle Creek Brawl - 1980) :

Dans les années 30, à Chicago, Jerry Kwan (Jackie Chan) vit une vie tranquille avec sa petite amie Nancy (Kristine DeBell), et son oncle Herbert (Mako), qui l'entraîne aux arts martiaux. Jusqu'à ce qu'il attire l'attention d'un mafieux (José Ferrer), qui, suite à un chantage, oblige Kwan à participer pour lui à un tournoi texan, le Battle Creek Brawl, où combat notamment le menaçant Billy Kiss (H.B. Haggerty)...

Premier film de Jackie Chan aux USA, et premier film de Jackie Chan à être arrivé chez moi, quelques années plus tard, devant mes yeux ébahis de petit garçon impressionné : forcément, j'ai du mal à être totalement objectif devant ce métrage, d'autant que son thème principal (signé Lalo Schifrin), est toujours gravé dans ma mémoire.

Et pourtant, le film est très loin d'être exempt de défauts : réalisé aux USA par Robert Clouse (qui avait dirigé Bruce Lee dans Opération Dragon), le film est empreint d'un style d'action à l'occidental, en plans larges et sans coupes, avec des catcheurs américains bedonnants et des coups très approximatifs, qui passent loin de leur cible, ne sont jamais camouflés par la réalisation et font des bruits de mandales sortis d'un Bud Spencer.

Pourtant, au milieu de tout ça, Jackie Chan se démène, dans un anglais tout à fait honorable, pour tenir un personnage sympathique, entouré de protagonistes secondaires excentriques (Mako et son amour des femmes rondes, la prostituée vulgaire,  ^^) au fil de péripéties improbables - séances d'entraînement, roller derby, grand tournoi...

Son énergie et sa rapidité font plaisir à voir, impressionnent toujours (même si le tout avance un peu au ralenti par rapport à un Jackie Chan jouant "à domicile"), et le tout se regarde sans problème, malgré un scénario aux failles et aux trous ponctuels.

Sur l'échelle des Jackie Chan, ce n'est pas exceptionnel, c'est du Chan-light, mais il m'est impossible de trouver ça mauvais : avec 90 minutes à peine, c'est suffisamment dynamique, amusant et (grâce à l'atmosphère années 30) charmant pour emporter mon adhésion.

4/6

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Critiques éclair - Unbreakable Kimmy Schmidt : Kimmy contre le Révérend (2020)

Publié le 29 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Romance, Télévision, USA

Parce que Bandersnatch, l'épisode interactif de Black Mirror, avait créé un certain buzz, Netflix s'est tourné vers ses autres créateurs pour leur proposer le même concept, celui d'un épisode-dont-vous-êtes-le-héros. Tina Fey et ses collèges ont donc répondu présent à l'appel, et ont concocté cet épisode spécial de leur série Unbreakable Kimmy Schmidt, un épisode qui sert, en quelque sorte, de grand final déjanté au programme...

Unbreakable Kimmy Schmidt - Kimmy contre le Révérend (Kimmy vs the Reverend - 2020) :

Lorsqu'elle découvre dans son sac à dos un livre-dont-vous-êtes-le-héros ne lui appartenant pas, Kimmy (Ellie Kemper) comprend que le Révérend (Jon Hamm) a enlevé d'autres femmes et les conserve dans un bunker encore inconnu. Elle décide alors de suspendre temporairement son mariage avec le Prince Frederick (Daniel Radcliffe) pour aller interroger le Révérend en prison, et tenter ainsi de libérer ces prisonnières anonymes...

Je n'avais pas été ultra-convaincu par la saison 4 de Kimmy Schmidt, une saison plus engagée et militante qui semblait pourtant donner, par moments, une impression de précipitation et de brouillon, manquant de structure et débouchant sur un happy end général logique, mais un peu inabouti.

Avec cet épisode spécial interactif, j'ai presque envie de dire que je suis réconcilié avec le programme, tant Tina Fey et son équipe jouent vraiment avec le format et avec le concept des choix multiples. Kimmy contre le Révérend propose ainsi un récit déjanté (comme d'habitude), mais aussi plus léger que l'ensemble de la saison 4 : un récit certes assez linéaire, mais qui bénéficie fortement des multiples embranchements narratifs proposés par le format.

Car les scénaristes exploitent ces derniers avec une évidente jubilation : certains embranchements donnent lieu à des conclusions abruptes et funestes, durant lesquelles les acteurs viennent vous faire la leçon et vous expliquer que vous avez fait des choix déplorables ; d'autres partent dans des directions totalement absurdes (L'apocalypse cybernétique ! Les douze jours de Noël !), qui ne se manifestent qu'en répétant volontairement, à plusieurs reprises, certains choix erronés ; certains sous-intrigues (et certaines guest stars) n'apparaissent par ailleurs qu'après avoir effectué une suite de choix bien précis... et on s'aperçoit bien vite que les dialogues et les punchlines changent légèrement selon les choix effectués, même les plus anodins.

On s'amuse donc à parcourir l'épisode en long, en large et en travers pour trouver toutes les variations, d'autant que le sens de l'humour de la série reste mordant et astucieux (le nom de l'école privée du Prince), et que l'interprétation est impeccable (Radcliffe a vraiment trouvé sa voie dans la comédie, Hamm est excellent, et tout le monde semble bien s'amuser, comme d'habitude).

Bref, un series finale à la fois ludique et efficace, qui propose une conclusion plus que satisfaisante au programme (du moins, si le spectateur fait les bons choix, et a eu droit à la fin Breakfast Club totalement absurde), et qui met un peu de bonne humeur dans cette année 2020 déplorable.

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Un film, un jour (ou presque) #1265 : Expendables 2 - Unité Spéciale (2012)

Publié le 30 Juillet 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Expendables 2 - Unité Spéciale (The Expendables 2 - 2012) :

Mr. Church (Bruce Willis) envoie les Expendables en ex-Union Soviétique, où le groupe de mercenaires tombe dans le piège d'un gang criminel, les Sangs, menés par le maléfique Vilain (Jean-Claude Van Damme). Son but : mettre la main sur un stock de plutonium dissimulé par les Russes et le revendre sur le marché noir. Pour cela, il est prêt à réduire en esclavage tous les hommes des villages alentour, et à risquer la colère de Barney Ross (Sylvester Stallone) en tuant l'un des Expendables...

Après un premier épisode très moyen, mais amusant à suivre, Stallone passe la caméra à Simon West, faiseur habitué des grosses productions d'action (Les Ailes de l'Enfer, Lara Croft : Tomb Raider) : le résultat se voit immédiatement à l'écran, soulageant le film d'un problème du premier opus, à savoir la lisibilité de l'action.

West n'a pas recours à la shaky-cam, il film tout de manière lisible et ample, et si ça manque parfois d'une nervosité ou d'une inventivité qui auraient été les bienvenues (Statham vs Scott Atkins est un beau gâchis), c'est déjà nettement moins agaçant que dans Expendables, premier du nom.

Mais qui dit Expendables dit aussi deux choses : une distribution pleine de gueules cassées du cinéma d'action (outre JCVD, qui compose un personnage excentrique intéressant, il y a Atkins, sous-exploité, mais aussi Chuck Norris, au caméo quasi-parodique, et tout ce petit monde qui rempile, parfois brièvement - Jet Li), et un scénario prétexte plein de trous, de grosses ficelles, et d'humour référentiel plus ou moins pertinent.

Et là, on est servi : le script est un joli gruyère débordant de moments improbables ou à la logique bancale, qui font du métrage une quasi-comédie d'action, aux effets numériques parfois approximatifs, et aux personnages passant leur temps à s'envoyer des répliques goguenardes pas forcément désagréables (sauf quand cela concerne les échanges Willis/Schwarzie, laborieux et forcés au possible).

Et pourtant... malgré tout cela, malgré un Liam Hemsworth qui a le mot "red shirt" tatoué sur le front dès sa première apparition, et malgré une Yu Nan efficace, mais pas indispensable (si ce n'est pour valider le quota d'un acteur asiatique par film de la franchise), cet Expendables 2 est un peu au dessus du premier volet. Plus décontracté, mais aussi plus efficace dans l'action, le tout s'avère agréable à suivre... même si, honnêtement, ça reste du film d'action bas de plafond et qualitativement très inégal.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1288 : La formidable aventure de Bill et Ted (1989)

Publié le 31 Août 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Science-Fiction, USA, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

La formidable aventure de Bill et Ted (Bill & Ted's Excellent Adventure - 1989) :

Sur le point d'être séparés suite à leurs résultats scolaires médiocres, Bill (Alex Winter) et Ted (Keanu Reeves), deux lycéens idiots passionnés de musique, n'ont que quelques heures pour rédiger un exposé sur les réactions imaginaires de grandes figures historiques confrontées à la réalité des années 80. Ils reçoivent alors un coup de pouce inattendu de la part de Rufus (George Carlin), venu d'un futur où Bill et Ted sont vénérés : armés d'une machine à voyager dans le temps, Bill et Ted repartent alors dans le passé, pour y récupérer Napoléon (Terry Camilleri), Billy the Kid (Dan Shor), Socrate (Tony Steedman), Sigmund Freud (Rod Loomis), Genghis Khan (Al Leong), Jeanne d'Arc (Jane Wiedlin), Abraham Lincoln (Robert V. Barron) et Beethoven (Clifford David) afin de les utiliser dans le cadre de leur devoir...

Une comédie culte des années 80, mais qui m'a toujours laissé un peu mitigé avec son mélange de Time Bandits et de Wayne's World (les sketches du SNL existaient en effet déjà depuis quelques années en 1989, sous une forme ou une autre) façon stoner comedy, et ses personnages plus bêtes que leurs pieds.

Il faut dire que je n'ai pas connu ce film à l'âge des protagonistes, mais bien plus tard : nul doute que j'aurais plus de sympathie ou de nostalgie pour ce Bill et Ted si je l'avais vu pour la première fois à l'adolescence. Là, en l'état, après l'avoir découvert initialement à l'âge de 25 ans, et l'avoir revu très récemment, je ne peux m'empêcher de trouver le tout amusant, mais finalement assez quelconque.

Ça ressemble fortement à un délire conçu sous l'influence de la drogue, et qui n'aurait pas forcément de quoi tenir ses 90 minutes : le scénario est un peu creux, le film ne semble plus trop savoir quoi faire dans sa dernière demi-heure (si ce n'est montrer les péripéties puériles des figures historiques transposées dans le présent), et le tout manque un peu de rythme dans sa structure.

Ajoutez à cela des acteurs assez inégaux - Keanu arrive à sonner faux malgré ses dialogues limités, le Napoléon baragouine un français incompréhensible - et voilà : un film culte pas forcément des plus mémorables ni des plus réussis, mais qui se regarde néanmoins assez facilement grâce à sa décontraction globale (et à son vocabulaire improbable).

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 16 - After Midnight (2020)

Publié le 7 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

After Midnight (2020) :

Après dix années de vie de couple, Abby (Brea Grant) quitte subitement Hank (Jeremy Gardner), disparaissant un beau matin en laissant un mot, alors qu'ils sont installés dans la demeure familiale de Hank, dans le bayou. Hanté par le souvenir de cette relation qui s'est désintégrée, Hank tente de comprendre ce qui a mal tourné... mais rapidement, lorsque vient la nuit, une créature sanguinaire tente de s'introduire dans la maison, et Hank doit se barricader.

Mélange de film de monstre, de romance, et de métaphore sur un couple qui se désagrège et sur les remords qui vous rongent après une séparation, After Midnight est un film ambitieux pour le réalisateur et scénariste de The Battery.

Racontant la déliquescence de sa romance principale en flashbacks, ponctués par les assauts répétés de ce monstre invisible qui ne frappe qu'une fois la nuit tombée, le film se concentre ainsi beaucoup plus sur le côté romance et psychologie de sa relation que sur l'horreur et la créature.

C'est un parti-pris très clair, qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui fonctionne néanmoins, notamment grâce à l'alchimie et au naturel de ce couple atypique. C'est d'ailleurs probablement ce qui a valu au métrage des critiques professionnelles globalement très enthousiastes : le film est, par moments, presque plus proche d'une pièce de théâtre expérimentale (le long dialogue d'une dizaine de minutes, aux 2/3 du film, pendant lequel les deux acteurs se disent calmement leurs quatre vérités, en plan fixe), que d'un film d'horreur.

C'est aussi probablement pour ça que je suis resté assez dubitatif devant l'ensemble du métrage : la première hypothèse à laquelle j'ai pensé (Abby est le monstre) est désamorcée lors de ce long dialogue, et la seconde (le monstre est la matérialisation métaphorique des anxiétés et des failles de Hank), si elle finit par s'avérer juste, est finalement anecdotique et symbolique.

C'est bien simple, la séance de karaoké qui précède l'assaut final de la bête dure probablement deux fois plus longtemps que l'affrontement (gentiment bâclé) entre celle-ci et Hank.

On le comprend clairement : le monstre est un prétexte, une métaphore qui permet au(x) réalisateur(s) de parler d'un couple au point mort, séparé par leurs ambitions, leurs origines et une vision divergente de leur futur commun.

On accroche ou pas, mais il est difficile de ne pas avoir l'impression que le tout se dégonfle gentiment sur la fin, à partir du moment où Abby fait son retour, et que le mystère et la tension disparaissent.

Un petit 3/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 24 - Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (2008)

Publié le 13 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Scooby-Doo et la Créature des Ténèbres (Scooby-Doo and the Goblin King - 2008) :

Frustré d'avoir vu son spectacle d’illusionnisme ruiné par Shaggy et Scooby-Doo, Krudsky (Wayne Knight) décide de se venger en capturant une fée (Hayden Pannetierre) et en utilisant ses pouvoirs pour mettre la main sur le sceptre du Roi des Gobelins (Tim Curry), un objet magique qui, le soir d'Halloween, peut conférer des pouvoirs incommensurables à celui qui le possède. Pour l'arrêter, Shaggy et Scooby partent pour le monde des esprits, afin de récupérer le sceptre avant Krudsky...

Alors même que la Warner tente de promouvoir le Happy Halloween, Scooby-Doo ! de ce mois d'octobre 2020 comme "le premier épisode spécial Halloween de la franchise !", retour sur ce Goblin King qui, entre ses citrouilles, son cavalier sans tête, ses sorcières, son train vers l'au-delà, ses squelettes dansants, et sa fête foraine d'Halloween, correspond déjà bien mieux à cette description.

Je partais pourtant assez dubitatif : ce métrage est un dessin-animé très old-school, avec musique en mode mickey-mousing, et bruitages rétros tout droit sortis des années 60 à 80. Pire : Shaggy et Scooby s'y montrent assez détestables dans le premier quart d'heure, puisque pour se venger de Krudsky (qui a interdit à Scooby, un chien incontrôlable et maladroit, d'assister à son spectacle de magie), le duo décide de monter sur scène et de saboter tout le spectacle, humiliant le magicien et ridiculisant ses tours de passe-passe devant le public.

Une caractérisation qui m'a fait vraiment grincer des dents, et qui a bien failli me gâcher le reste du film. Heureusement, rapidement, l'équipe créative ouvre les vannes du bestiaire d'Halloween, évoquant çà et là L'Étrange Noël de Mr Jack, Les Noces Funèbres, Sleepy Hollow, et bien d'autres œuvres festives de ce genre, avec des numéros musicaux, des créatures en tous genres, de la magie, du surnaturel, des transformations improbables, etc.

On est loin de la formule habituelle de Scooby-Doo, et d'ailleurs, Fred, Velma et Daphne sont quasiment absents des 2/3 du film... mais pour une fois, je dois dire que ça ne m'a pas dérangé. Scooby Doo et la Créature des Ténèbres (quelle créature, au fait ?) est un téléfilm un peu vieillot sous certains aspects, mais dont l'esprit à la fois macabre et enjoué, typiquement Halloween, compense bien des défauts.

Reste à voir si Happy Halloween, Scooby-Doo ! saura en faire autant.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2019 - 65 - Sous les Lumières de Noël (2019)

Publié le 2 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Sous les Lumières de Noël (The Christmas Temp - 2019) :

Artiste en panne de créativité, Hazel (Sara Canning) accepte bon gré mal gré la proposition de sa sœur pour se sortir de sa torpeur et se renflouer un peu financièrement : créer la décoration de Noël d'un grand hôtel, géré par Jonah (Robin Dunne). Mais rapidement, elle va s'apercevoir qu'elle n'est pas insensible  à ce dernier, et elle va commencer à retrouver l'inspiration...

Un téléfilm Lifetime de fin de saison, dont le titre, le scénario, et les divers résumés publiés ici ou là n'ont plus grand chose à voir les uns avec les autres - ce qui témoigne généralement d'un projet remanié encore et encore, et en lequel la chaîne n'avait pas grande confiance.

Pourtant, le résultat final n'est pas pire (ni meilleur) que la majorité des téléfilms de Noël diffusés jusqu'à présent en 2019. Il est compétent, il n'est pas particulièrement fauché, Sara Canning (déjà vue dans Les Orphelins Baudelaire et les Banana Splits) est efficace (et rappelle un peu Anna Chlumsky, bizarrement), et le tout se déroule tranquillement à l'écran.

Seulement voilà : en tant que film mineur de la saison, le métrage souffre d'une distribution secondaire assez transparente (Julian Richings excepté), et son lead masculin, Robin Dunne, n'est guère plus marquant.

À l'image du film, Dunne est un acteur compétent, il peut même se montrer amusant (vers la fin du film, il a quelques scènes de remplissage comique avec des ouvriers et un policier, et si ces scènes arrivent comme un cheveu sur la soupe, elles ne sont pas désastreuses pour autant) mais disons que niveau charisme, sex-appeal ou charme, c'est l'encéphalogramme plat.

Et donc sa relation avec Canning ne donne jamais l'impression d'être autre chose que de l'amitié, même lorsqu'ils sont sur le point de s'embrasser.

Et puis il faut bien avouer que, comme souvent dans les films de ce genre, dès qu'un personnage se présente comme "artiste", il est fréquemment à baffer dans ses prétentions auteurisantes et pseudo-profondes. Il faut entendre l'héroïne décrire son travail et l'importance de celui-ci... arg.

C'est dommage, car avec un meilleur script, l'énergie de Canning aurait pu donner quelque chose d'intéressant. Là, c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

2.5/6 

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Un film, un jour (ou presque) #1301 : Project Power (2020)

Publié le 17 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Project Power (2020) :

Alors qu'une drogue conférant cinq minutes de super-pouvoirs aléatoires se répand dans les rues de la Nouvelle-Orléans, policiers comme criminels tentent de mettre la main sur le fournisseur du produit. C'est ainsi que Frank (Joseph Gordon-Levitt), un policier n'hésitant pas à utiliser le produit, croise le chemin d'Art (Jamie Fow), un ancien soldat ayant servi de cobaye à cette drogue, et de Robin (Domonique Fishback), une jeune dealeuse, pour percer ce mystère à jour...

Une production Netflix au budget de 85 millions de dollars, par les réalisateurs de Paranormal Activity 3 et 4, et qui m'a fortement rappelé Bright, déjà de Netflix : même côté cop movie urbain pluvieux, aux visuels sombres et réalistes, aux têtes d'affiche compétentes, à la durée conséquente (près de deux heures) et au postulat fantastique pas inintéressant... et même résultat jamais vraiment convaincant.

Pire, alors que je suis généralement le dernier à me poser ce genre de questions, j'ai trouvé tout l'univers urbain du film - son atmosphère clairement street/ghetto, avec cette gamine des rues afro-américaine qui deale de la drogue pour acheter des médicaments à sa mère et veut devenir une rappeuse, ce jargon, cette ambiance saturée de néons et de graffitis, cette bande originale orientée hip-hop, etc - tellement peu probant, trop cliché, trop forcé, trop artificiel, que j'en suis presque venu à me demander si c'était un problème inhérent au fait que le film avait été écrit par un trio de caucasiens n'ayant jamais vraiment connu la pauvreté, la misère sociale et/ou la vie en banlieue.

Cela dit, cette impression n'a pas été forcément aidée par un script globalement gentiment brouillon et décousu, et une mise en images guère plus mémorable - malgré quelques scènes spectaculaires plutôt réussies (le budget est clairement passé dans les effets spéciaux et dans le salaire des deux acteurs principaux), la réalisation abuse d'effets gratuits, de plans débullés, de shaky cam, etc, qui finissent par lasser.

En fin de compte, il émane de ce Project Power quelque chose d'inabouti et de trop superficiel pour convaincre, d'autant que le tout n'est pas très bien rythmé. Ça ne rassure pas forcément pour The Batman, qui sera coécrit par le même scénariste.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1378 : Kung Fu Nanny (2010)

Publié le 23 Février 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Kung Fu Nanny (The Spy Next Door - 2010) :

Espion chinois travaillant pour la CIA, Bob Ho (Jackie Chan) vit une existence paisible en banlieue américaine, où il s'est rapproché de sa voisine, la jolie Gillian (Amber Valletta). Mais celle-ci est mère célibataire de trois enfants (Madeline Carroll, Will Shadley, Alina Foley) qui voient d'un mauvais œil la relation amoureuse de Bob et Gillian. Et lorsque des criminels russes (Magnús Scheving, Katherine Boecher) s'en prennent à Bob alors que celui-ci babysitte les enfants, la situation se complique...

Une comédie d'action clairement alimentaire pour Jackie Chan, qui se plie là à l'exercice du Babysittor, Un flic à la maternelle, ou encore Playing with Fire, sous la caméra de Brian Levant, spécialiste des films sans ambition généralement à destination des plus jeunes (Beethoven, La Famille Pierrafeu, La Course au Jouet, Chiens des Neiges, A Christmas Story 2, les téléfilms Scooby-Doo).

Autant dire que le niveau est bas, à la fois mal écrit, mal dirigé (la direction d'acteurs est affreuse, et tout le monde joue faux à un moment ou un autre), mal rythmé, et mal mis en scène (la réalisation ne camoufle jamais le câblage des scènes d'action de Jackie), en images (ça fait très téléfilm) ou en musique (le score, parodie de film d'espionnage, est envahissant et incessant).

Pas grand chose à sauver de ce métrage, à vrai dire, si l'on a plus de 10 ans : c'est ultra-dérivatif, à l'image de ce générique d'ouverture, qui reprend les meilleures scènes d'action de la carrière de Jackie pour en faire la carrière de super-espion de Bob - le contraste est d'autant plus rude quand arrivent les scènes d'action de ce métrage (rien de vraiment honteux, Jackie fait son numéro habituel, mais la magie n'est pas vraiment là).

Bref, c'est approximatif, déjà vu, sans grand intérêt, et probablement l'un des moins bons films de la carrière récente de Jackie. Mais je suppose que Jackie, lui aussi, doit bien faire entrer de l'argent pour payer ses factures, d'une manière ou d'une autre...

1.5/6 (si l'on a plus de 10 ans, sinon, ça peut passer, à la limite)

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Un film, un jour (ou presque) #1330 - Les Croods 2 : une nouvelle ère (2021)

Publié le 13 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Dreamworks

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Les Croods 2 - Une nouvelle ère (The Croods : A New Age - 2021) :

Alors qu'ils se cherchent toujours un nouveau foyer, les Croods (Nicolas Cage, Emma Stone, Ryan Reynolds, Catherine Keener, Cloris Leachman, Clark Duke) découvrent la demeure des Betterman (Leslie Mann, Peter Dinklage, Kelly Marie Tran) où ils s'installent un temps. Mais lorsque les Betterman tentent de faire de Guy l'un des leurs, les choses se compliquent...

Suite du long-métrage de 2013 (dont je ne garde pas grand souvenir, bien que je ne l'aie pas détesté à l'époque) toujours produite par Dreamworks, ce Croods 2 perd les réalisateurs et les scénaristes du premier film, remplacés par quatre scénaristes et un réalisateur dont c'est le premier long-métrage.

Peut-être faut-il y voir là la raison de cette désagréable impression d'une suite un peu calculée, un bigger louder qui rejoue un peu les mêmes cartes thématiques que le film précédent (les difficultés paternelles, la différence entre hommes des cavernes primitifs et les autres, plus modernes, la tolérance) en y rajoutant une grosse dose de féminisme girl power (c'est là que le côté calculé se ressent un peu), avec de la romance adolescente, une amitié féminine entre Eep et la fille Betterman (un personnage visuellement générique au possible, aux expressions semblant modelées sur Raiponce),  des personnages masculins qui se font capturer, et tous les personnages féminins (ainsi que le teubé de service qui ne sert à rien) qui se font des peintures de guerre et vont les libérer sur fond de hard rock féminin ultra-dynamique.

Ce qui n'aide pas non plus à vraiment se passionner pour ce récit, c'est qu'une grosse partie du film semble en pilotage automatique créatif : le design et la caractérisation des Betterman sont assez quelconques, la musique aussi (toujours le cliché Dreamworks des chansons modernes qui arrivent comme un cheveu sur la soupe pour ponctuer une scène), toute la découverte du "monde moderne" par les Croods est prévisible et basique au possible, et l'affrontement final est télégraphié dès les premiers instants où le père Betterman interdit aux Croods de toucher aux bananes.

Par ailleurs, après une première moitié classique, mais assez bien structuré, le film a tendance à dégénérer en un déluge d'action et de péripéties un peu hystériques, qui finissent par fatiguer. Dommage, d'autant que visuellement, le tout est toujours très bigarré, excentrique, et suffisamment dynamique pour que les plus jeunes apprécient. Sans oublier le doublage efficace et déjanté de tout ce petit monde, notamment de Nicolas Cage, excellent.

Mais honnêtement, il manque un petit quelque chose pour que l'on puisse se défaire de l'impression d'une suite superflue et un peu opportuniste, plus là pour prolonger une franchise sous-exploitée par le studio, que parce qu'il restait quelque chose de pertinent à dire au sujet de ses personnages.

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1414 : Dark Crystal (1982)

Publié le 9 Avril 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Drame, Jeunesse, Aventure, Animation, USA, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Dark Crystal (The Dark Crystal - 1982) :

Ravagée par les Skeksis, qui ont mis la main sur le Crystal de la Vérité leur permettant de vivre éternellement et l'ont exploité jusqu'à le fissurer, la planète Thra est au bord de l'extinction écologique. Jen, ultime représentant de la race des Gelflings, reçoit alors de Maître UrSu, qui l'a élevé, un dernier message d'espoir : une conjonction céleste va bientôt avoir lieu, et, à cette occasion, Jen est destiné à retrouver un éclat perdu du Cristal, afin de guérir ce dernier, et de mettre un terme au règne de terreur des Skeksis. C'est là le début d'une quête épique et dangereuse...

Un cas assez à part dans le cadre de ma cinéphilie, puisque je n'ai pas revu ce Dark Crystal depuis plus de 30 ans, et que je n'en garde aucun souvenir. Pourtant, je suis plutôt fan du travail de Jim Henson et de Brian Froud (Labyrinth reste l'un de mes films préférés), mais quelque chose m'a toujours empêché de me replonger dans l'univers des Gelflings et de Skeksis, et je n'ai par conséquent jamais eu la moindre nostalgie pour le film, pour ses personnages, pour son univers, etc.

En le revoyant aujourd'hui, la première chose qui me frappe (et ce, dès les premières secondes du métrage), c'est la musique de Trevor Jones, une musique très particulière, mais qui dès ses premières notes, me met étrangement mal à l'aise. Je ne me l'explique pas, mais, plus que les créatures, les Skeksis décatis, l'ambiance générale, etc, ce sont ces quelques notes d'ouverture du thème principal qui me troublent, et ont tendance à me rebuter.

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle je n'ai jamais eu envie de revoir le film... mais pas que : j'ai toujours eu du mal avec son script un peu trop basique dans son application du monomythe, avec son protagoniste insipide et inexpressif au possible, avec sa narration omniprésente qui alourdit cette aventure, et avec le design un peu brouillon des Skeksis (les scènes d'intérieur des Skeksis ont un peu tendance à être à la fois surchargées - l'apparence et les tenues des Skeksis - et ternes - couches de tons gris et marrons sur couches de tons gris et marrons).

Pourtant, en soi, Dark Crystal est une œuvre indubitablement ambitieuse, et visuellement somptueuse. L'univers de Thra est splendide, regorge de vie et d'inventivité, et possède un certain charme suranné, qui n'est pas sans rappeler celui des forêts de studio de Legend. L'attention portée au moindre détail de cet univers par l'équipe Henson est palpable, et d'un point de vue technique, le film est une réussite.

Reste que l'univers de Dark Crystal et son histoire ne parviennent toujours pas à m'enchanter, et à m'ôter ce sentiment de malaise que j'éprouve avant même la première apparition à l'écran du moindre personnage. Peut-être que la série préquelle y parviendra.

À voir ce dimanche...

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1399 : Raya et le dernier dragon (2021)

Publié le 24 Mars 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Raya et le dernier dragon (Raya and the Last Dragon - 2021) :

Pour lutter contre les forces maléfiques qui envahissent lentement son royaume depuis que les divers clans le formant se sont déchirés et que les derniers Dragons protecteurs ont disparu, Raya (Kelly Marie Tran) arpente le pays à la recherche des fragments d'une pierre précieuse renfermant la magie des dragons. Avec l'aide de Sisu (Awkwafina), la dernière des dragonnes, et d'un groupe hétéroclite de compagnons, Raya va tout tenter pour sauver la planète de la destruction...

Dernier Disney en date, sorti à la fois sur Disney + et en salles, Raya et le dernier dragon se voulait un pas de plus dans la direction de la diversité et de la représentativité ethnique, ce qui n'est jamais une mauvaise chose.

Léger bémol pour moi, cependant : une absence totale d'affinité ou de réel intérêt de ma part pour l'esthétique sud-asiatique dont s'inspire grandement ce métrage animé pour donner naissance à son univers, un univers au carrefour des cultures et qui n'a pas été sans m'évoquer le monde d'Avatar, le dernier maître de l'air, notamment pour ses divers clans que l'héroïne tente d'unir.

Après, je mentirais en disant que je n'ai pas été agréablement surpris : contre toute attente, et malgré un récit assez balisé (principalement dans sa dernière ligne droite), j'ai trouvé le tout plutôt sympathique, tant au niveau de ses personnages secondaires (j'ai un faible pour Tuk Tuk, le chien-tatou de l'héroïne) que de son récit et de son esthétique.

Awkwafina, notamment, est comme toujours excellente dans son rôle, et ce quand bien même les dialogues et les expressions un peu trop modernes de sa dragonne (et de Raya elle-même, d'ailleurs) jurent un peu avec le décorum de cet univers de fantasy asiatique (c'était probablement voulu, mais en l'état, c'est à la fois trop peu pour fonctionner, et un peu trop pour être imperceptible - le postérieur entre deux chaises, en somme).

Bref, Raya, c'est techniquement très réussi (Disney oblige), c'est bien doublé et c'est divertissant (sans oublier l'avantage de ne pas avoir de chansons insipides toutes les dix minutes) ; cependant, tout cela ne suffit pas forcément pour en faire autre chose qu'un énième long-métrage Disney compétent, bien produit mais finalement pile dans la moyenne du studio - ça ne marquera pas forcément éternellement les mémoires et ça ne sera jamais un nouveau classique du genre... mais après tout, est-ce vraiment ce qu'on lui demandait ?

Un petit 4/6

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Les bilans de Lurdo : SEMAINE ZAZ - Police Squad, saison 1 (1982)

Publié le 29 Mars 2021 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Télévision, Comédie, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Policier, USA, ABC, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Police Squad, saison 1 (Police Squad!, season 1 - 1982) :

Les enquêtes loufoque de l'Inspecteur Frank Drebin (Leslie Nielsen), qui officie au sein de l'unité spéciale de la Police Squad de Los Angeles...

Deuxième vrai tour de piste pour Zucker, Abrahams et Zucker, après le script du Hamburger Film Sandwich de John Landis (qui réalise ici quelques épisodes), et le succès de Y a-t-il un Pilote dans l'avion ? (1980), cette série ABC en 6 épisodes à peine (de 25 minutes à chaque fois) est un précurseur aux Y a-t-il un flic... que l'on connaît désormais sur le bout des doigts.

Pour cette série, les ZAZ sont accompagnés, à l'écriture, de Pat Proft, leur compère de toujours, pour un résultat assez typique de cette petite bande : des enquêtes absurdes et non-sensiques parodiant la série The M Squad (avec Lee Marvin), un générique mémorable (avec systématiquement une guest star apparaissant dans le générique pour s'y faire aussitôt tuer), des titres sans rapport avec le récit de l'épisode (ou même avec le titre annoncé par le narrateur), des gags récurrents (on peut citer, par exemple, les conseils malsains du policier scientifique aux enfants, le monologue d'ouverture de Drebin, ou encore l'image arrêtée de fin d'épisode, pour laquelle les acteurs se figent en pleine action et tiennent la pose, tandis qu'un élément ou un autre continue d'évoluer parmi eux), et de manière globale, un grand n'importe quoi général... parfois un peu inégal.

En effet, le souci du format série, c'est son côté répétitif : si cela permet d'établir un certain comique de répétition avec quelques séquences, cela souligne aussi malheureusement les gimmicks d'écriture des ZAZ.

Au rythme de diffusion normal, probable qu'il est moins évident de relever ces ficelles scénaristiques et ces gags fonctionnant toujours sur le même schéma. Par contre, en mode binge watching, ces astuces d'écriture sautent aux yeux, et lassent parfois un peu : les jeux d'échelle avec personnes de petite taille, les métaphores prises au premier degré, l'indic/cireur de chaussures omniscient qui donne des conseils à des stars, l’ascenseur qui s'ouvre sur des scènes improbables, on retrouve fréquemment les mêmes ressorts comiques, et, en fonction du scénariste, de l'enquête ou du récit, ça marche plus ou moins bien.

À l'identique, certaines séquences manquent leur cible/tombent tout simplement à plat (le mime français), et comme elles ont tendance à traîner en longueur...

Après, ce côté répétitif et formulaïque de certains gags s'efface rapidement derrière la folie de l'ensemble : on est clairement dans du ZAZ déjanté, et bien souvent, le spectateur n'a pas vraiment le temps de souffler devant l'avalanche de gags visuels, textuels et absurdes, portés par des acteurs qui sont totalement dans le délire ambiant. Ce n'est pas forcément toujours hilarant, mais l'on a un tout de même un sourire constant sur le visage, que ce soit de par l'efficacité des blagues, ou leur nombre affolant.

À voir, donc, même si le programme est imparfait, et qu'il est très possible que, de toute façon, il n'aurait pas vraiment réussi à tenir sur la durée sans s'essouffler...

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Christmas Yulefest 2020 - 49 - Le Lapin de velours (2009)

Publié le 24 Décembre 2020 par Lurdo dans Animation, Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, USA, Yulefest

Noël est là : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Lapin de velours (The Velveteen Rabbit - 2009) :

À l'approche de Noël, le petit Toby (Matthew Harbour) est confié par son père distant (Kevin Jubinville) à sa grand-mère froide et autoritaire (Una Kay). Là, il trouve refuge dans le grenier de sa demeure, et y découvre un vieux coffre à jouets. Rapidement, il se prend alors d'affection pour un petit lapin en velours avec lequel il va vivre d'intenses aventures imaginaires...

À l'origine, le Lapin de velours est un livre pour enfants doux-amer centré autour des fêtes de Noël, et qui voit un petit lapin en velours, éclipsé par des jouets plus modernes, découvrir le triste sort des jouets abandonnés, lorsque les enfants s'en désintéressent et grandissent.

Sous la plume et la caméra de Michael Landon Jr., ce Lapin de velours se transforme en une ode au pouvoir de l'imagination pour s'extirper d'un quotidien morose (Terabithia n'est pas loin), et a un appel à l'unité familiale, porté par une grosse métaphore sur fond de "aimer, c'est être réel" (sous-entendu : le père veuf, distant et froid a oublié ce que c'était d'aimer autrui, et ce n'est que lorsqu'il s'en rappelle qu'il redevient "réel", à savoir un être vivant empli de sentiments et d'empathie et un père de famille digne de ce nom).

Cette métaphore, qui met en parallèle le parcours du père et du lapin de manière un peu artificielle, change forcément l'optique du récit original, qui se trouve ici délayé sur près de 90 minutes : il y a donc beaucoup d'inventions scénaristiques, qui brodent tout autour du postulat de base, et changent un peu son ton global.

Le tout, illustré à l'écran par un mélange d'images en prise de vue réelle (la réalité sombre et triste), d'animation 2D (les personnages imaginaires) et d'animation 3D (les décors du monde imaginaire) assez primitive.

C'est loin d'être désagréable, porté par une bande originale d'Alan Williams, compositeur méconnu et toujours efficace, mais le film ne peut s'empêcher de verser çà et là dans le sirupeux et le superflu, notamment lorsque la fin approche ; en particulier, toute une scène animée illustrant la destruction du monde imaginaire lors de la fièvre malade de Toby, scène qui semble uniquement là pour amener de l'action, de l'émotion et des effets spectaculaires à l'écran, et qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.

Ce n'est pas mauvais, loin de là, mais je suis resté mitigé devant certains choix créatifs : la force du récit de base, c'était sa concision et sa fantaisie, et certaines des digressions de cette adaptation libre affaiblissent un peu le tout.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1234 : Iron Sky (2012)

Publié le 23 Juin 2020 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, Comédie, Fantastique, Drame, Action, Science-Fiction, Histoire, Finlande, Allemagne

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Iron Sky (2012) :

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Nazis se sont enfuis pour la face cachée de la Lune, où depuis plus de 70 ans, ils préparent leur retour et la conquête de la Terre. Lorsque James Washington (Christopher Kirby), un astronaute afro-américain, met le pied sur l'astre lunaire, il est fait prisonnier, et devient l'objet des attentions de Renate Richter (Julia Dietze), idéaliste fascinée par cet homme étrange. Mais les Nazis ont décidé que le moment de passer à l'action était arrivé, et Klaus Adler (Götz Otto) prend ainsi le commandement d'un premier vaisseau, pour aller rencontrer la Présidente des USA...

Je me souviens, en 2012 ou 2013, avoir regardé cet Iron Sky dans sa version longue lui rajoutant 20 minutes, et m'être royalement ennuyé. Au point d'avoir tout oublié du film, quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, donc, je jette de nouveau un coup d'œil à la version cinéma du métrage (90 minutes environ, ce qui est déjà nettement plus comestible), un métrage produit par l'équipe finlandaise de Star Wreck : In the Pirkinning, parodie combinant Star Trek et Babylon 5 dans un fan-film à l'humour médiocre et indigeste, mais aux effets spéciaux remarquables.

Sans surprise, il en va plus ou moins de même pour cet Iron Sky, au postulat très Wolfenstein (Nazis ! In Space !), qui bénéficie de visuels très réussis, mais dont l'écriture est assez calamiteuse, et l'humour particulièrement éventé (la présidente façon Sarah Palin, le côté blaxploitation du pilote américain, la satire bancale...).

Si ces 90 minutes se regardent sans trop de problème, grâce à l'inventivité de la direction artistique (en même temps, j'ai toujours apprécié ce style rétro-futuriste, comme dans Sky Captain), et à la musique de Laibach (parfois totalement incongrue, mais toujours intéressante),  ça ne fait pas pour autant de cet Iron Sky un bon film, loin de là.

Ça divertit, mais ça s'arrête là. Je reste cependant curieux de voir si les créateurs d'Iron Sky ont appris de leurs erreurs entre ce premier métrage et sa suite...

2.5/6

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