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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2014 - 64 - 1001 nuits (1/7) : Noël au Royaume des Mille et une Nuits (2010) & Sinbad (1989)

Publié le 1 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, 1001 Nuits, Review, Noël, Christmas, Télévision, Allemagne, Comédie, Romance, Action, Aventure, Fantastique

Noël est passé, la Nouvelle Année est arrivée, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël au Royaume des Mille et une Nuits (Weihnachten im Morgenland) :

Sylviculteur solitaire depuis la mort de sa femme, Florian Droste (Walter Sittler) fait pousser des sapins en Allemagne, jusqu'au jour où, agacé par tous ses proches et leur caractère envahissant, il a un accident de voiture alors qu'il est au téléphone. Convaincue qu'il est dépressif et suicidaire, sa famille décide d'emménager avec lui mais préférant plutôt les fuir, Florian choisit plutôt d'accepter un contrat improbable : partir pour Dubai en compagnie de Milena (Anica Dobra), la séduisante assistante d'un Sheick local, qui a pour souhait de planter une forêt de sapins dans le désert. Mais ses proches décident de le suivre à l'autre bout du monde...

Un téléfilm allemand diffusé sur la ZDF, et qui parvient à emporter globalement l'adhésion par sa bonne humeur et sa légèreté sympathiques.

Bon, ça n'évite pas quelques maladresses relatives à la religion musulmane, et ça ressemble parfois à une vidéo de l'office du tourisme de Dubaï, mais ce ne sont que quelques moments insignifiants, qui n'éclipsent pas forcément le reste du métrage, et l'interprétation flegmatique de l'acteur principal.

Bref : après tout une saison de fêtes menée au rythme des clichés américains du genre, ça change un peu, ce qui n'est pas désagréable.

3.5/6

Sinbad (Sinbad of the Seven Seas) :

Afin de sauver la belle princesse Alina (Alessandra Martines), tombée aux mains du maléfique sorcier Jaffar (John Steiner ), Sinbad (Lou Ferrigno) et son équipage doivent s'aventurer aux quatre coins du globe à la recherche de cinq pierres magiques, indispensables pour reconquérir le royaume...

Que dire... que dire ? Un nanard improbable, une mini-série italienne avortée made in Cannon, retransformée à l'arrache en film-patchwork totalement décousu et bordélique, à peine tenu debout par le rajout d'une narration en voix off d'une mère à sa fille dans les temps modernes.

Presque tout y est raté et cheapissime : la musique synthétique, les effets spéciaux immondes, le brushing de Lou, l'interprétation de tous les acteurs (en roue libre), la post-synchonisation baclée, le rythme, les aventures, la logique, les combats au ralenti, la steady-cam qui tremble, etc...

Le pire, c'est qu'après quelques instants de doute (l'ouverture qui prétend que ce film est adapté d'Edgar Allan Poe, alors que pas du tout), les premières scènes au Moyen Orient sont assez convaincantes, visuellement : il y a des figurants, les décors sont réussis, les costumes potables, l'ambiance est là...

Mais en quelques minutes ça s'effondre, et ensuite, ce ne sont que 93 minutes de souffrance et de rires nerveux devant cet étron filmique qui finit par prendre des allures de comédie involontaire.

0.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #787 : MOIS FRANÇAIS - Les Seigneurs (2012) & L'Ascension (2017)

Publié le 5 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Sport, Romance, Aventure

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Seigneurs (2012) :

Footballeur has-been contraint de trouver un emploi stable dans le cadre de son divorce, Patrick Orbéra (José Garcia) accepte le poste d'entraîneur d'une petite équipe bretonne à la dérive. Il recrute ainsi ses anciens coéquipiers de l'équipe de France, tous aussi paumés que lui (Ramzy Bédia, Omar Sy, Joey Starr, Gad Elmaleh, Franck Dubosc)... mais rapidement, contre toute attente, cette équipe de bras-cassés commence à trouver son rythme et à enchaîner les victoires.

Une comédie sportive qui sent bon le déjà vu, tant sur le plan de son scénario que de son illustration musicale (qui reprend à un moment crucial le thème du Dernier des Mohicans/The Gael de Dougie Maclean), et qui peine à impliquer le spectateur dans le sort de cette équipe de bras cassés aux perruques improbables.

Forcément, vu le nombre de visages familiers à l'écran, le script se démène pour les laisser chacun faire leur numéro, et il ne reste plus grand chose, en fin de compte, pour justifier un investissement émotionnel quelconque.

Ce qui n'empêche pas Olivier Dahan, entre deux biopics mélodramatiques, de tenter une dernière demi-heure ultra-premier degré, avec match de foot blindé de ralentis, de clichés récurrents dans ce genre de film, de musique ultra-dramatique (Guillaume Roussel s'est démené, peut-être même trop), de moments décisifs pleins de pseudo-tension, etc.

Plus il s'approche de sa fin, plus le film se prend au sérieux, donc, et moins il fonctionne, puisqu'à la base, on n'est pas très concerné par ce qui se passe à l'écran. La baudruche vaguement sympathique de la première heure de métrage se dégonfle donc totalement sous le poids de ses grosses ficelles, et on finit assez déçu par ce qu'on vient de voir.

2.25/6

L'Ascension (2017) :

Pour prouver à Nadia (Alice Belaïdi) qu'il est prêt à tout pour elle, Samy (Ahmed Sylla) décide de partir pour l'Everest, et d'escalader cette montagne, alors qu'il n'a jamais quitté sa banlieue du 93. Contre toute attente, avec le soutien d'une radio parisienne, Samy devient alors un phénomène de société...

Supposément une comédie romantique et d'aventures avec un Ahmed Sylla plutôt sympathique, à la base, L'Ascension arrivait auréolée d'une réputation très flatteuse, et j'avais donc des attentes certaines en attaquant ce métrage.

Et la déception est d'autant plus grande. Ce n'est pas que c'est particulièrement mauvais, bien au contraire, c'est même un film assez honorable... mais niveau humour et comédie, c'est l'encéphalogramme plat.

Blagounettes et choc des cultures éventés, rythme vraiment pépère, déroulement très classique, je n'ai vraiment rien trouvé de particulièrement mémorable dans ce premier long-métrage de l'ex-assistant réalisateur de Kassovitz et Canet.

Encore une fois, ce n'est pas mauvais, c'est visuellement plutôt réussi, et la romance est plutôt jolie (et bien interprétée), mais ça s'arrête là, et ça m'a laissé globalement de marbre.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #799 : MOIS FRANÇAIS - Les Gamins (2013) & À Toute Épreuve (2014)

Publié le 15 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Gamins (2013) :

Très épris de Lola (Mélanie Bernier), sa fiancée, et désireux de faire carrière dans la musique, Thomas (Max Boublil) rencontre enfin Gilbert (Alain Chabat), son futur beau-père, en pleine crise existentielle. Les deux hommes vont alors sympathiser et devenir inséparables, quitte à rejeter toutes leurs responsabilités pour profiter au maximum de la vie...

Premier film du réalisateur/scénariste de Robin des Bois - La Véritable Histoire, coécrit par Max Boublil, qui se met heureusement en mode mineur dans le rôle de l'apprenti-musicien romantique et au sens de l'humour mordant.

Malheureusement, tout ce qui concerne Boublil - la romance, sa carrière musicale, etc - est aussi particulièrement insipide et quelconque (et puis la résolution de sa carrière musicale, avec Iggy Pop, est assez piteuse et arrogante). Ce qui rend une bonne grosse moitié du film assez inintéressante, d'autant qu'on peut y ajouter ses personnages féminins assez sous-développés, et leurs sous-intrigues respectives.

Reste une poignée de gags qui fonctionnent, une certaine énergie, ainsi qu'Alain Chabat, qui semble clairement s'amuser dans son rôle, et est plutôt juste et attachant, en plus d'avoir une bonne alchimie avec Boublil.

Ce n'est pas énorme.

2.5/6

À Toute Épreuve (2014) :

Au lycée Le Corbusier, Greg (Thomas Solivéres), un cancre, est tombé amoureux de la belle Maeva (Mathilde Warnier). Seul problème, s'il veut poursuivre cette relation alors qu'elle part pour une école d'art à Londres, il doit décrocher une bourse. Et pour cela, il doit obtenir une mention Très Bien au bac. Une seule solution : dérober les sujets de l'examen, en compagnie de Yani (Samy Seghir), de Fati (Melha Bedia) et de Scarface (La Fouine)...

Une comédie pour adolescents filmée à l'américaine, avec énormément de rythme, et une réalisation très stylisée, agrémentée d'une bande originale orchestrale étonnamment ample et épique : une assez bonne surprise, donc, malgré un ton un peu gratuitement vulgaire, et un côté un peu cartoon qui pourrait déplaire à certains.

Mais dans l'ensemble, ça fait plaisir de voir des films aussi décomplexés sur le fond que sur la forme, et avec une distribution aussi sympathique - Solivéres passe son temps à s'en prendre plein la tête, La Fouine assure en ex-bachelier raté, la soeur de Ramzy s'amuse, et surtout, Valérie Karsenti s'en donne à coeur joie en mère de famille sexy qui couche avec le proviseur (Marc Lavoine).

Pas parfait, un titre trop passe-partout, un peu brouillon par moments, pas non plus follement original (on pense à plusieurs autres films, que ce soit par chez nous - Les Sous-Doués et compagnie - ou bien outre-atlantique - The Perfect Score), et un récit qui met un certain temps avant d'entrer dans le vif du sujet, mais globalement assez sympathique.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #716 : Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (2017)

Publié le 18 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Politique, Netflix, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (Trials of the Free Press) :

Un documentaire qui retrace le procès Hulk Hogan vs Gawker, lorsque le site média avait publié des images de la sex-tape de Hulk Hogan, filmée à son insu par son meilleur ami alors qu'il couchait avec la femme de celui-ci.

Le problème, en fait, c'est que le documentaire est particulièrement biaisé, et à ce titre, particulièrement agaçant : outre l'illustration musicale envahissante, l'équipe de tournage est clairement du côté de Gawker, et utilise cette affaire (et le fait que le camp Hogan était financé, lors du procès, par un ponte libertaire de la Silicon Valley qui en avait personnellement après Gawker depuis que le site avait révélé son homosexualité) pour régler ses comptes contre Silicon Valley, ses investisseurs, les politiques, la justice, etc, tout ça en s'abritant derrière "la liberté d'expression de la presse", à l'américaine.

Le problème, en fait, c'est que Gawker n'a jamais été qu'un exemple de site de news de la pire espèce, une sorte de croisement entre France Dimanche, Voici, TMZ, et les tabloïds anglais (le créateur de Gawker est anglais, coïncidence ?), prêt à tout pour avoir de gros titres racoleurs, y compris à mentir, à insulter, à délibérément mal interpréter, à se mettre hors-la-loi, et à commettre des erreurs flagrantes.

Voir alors les "journalistes" de ce site, pour la plupart assez détestables et arrogants (il faut voir le rédacteur en chef - je crois - répondre sarcastiquement aux questions posées durant sa déposition pour comprendre qu'ils se croyaient au dessus de tout ça), s'ériger comme victimes d'un système, et comme grands défenseurs de la presse libre, est tout simplement hors-sujet, et vraiment insupportable.

Et pour ne rien arranger, le documentaire tente, dès ses premières minutes, de jouer la carte Donald Trump, pour établir un lien de cause à effet entre ce procès (qui, rappelons-le encore une fois, est celui d'un site-torchon publiant une sex-tape illégale pour gagner de l'argent avec des clics) et l'avènement de Trump et des fake news.

En cours de route, le film s'appuie donc sur ce cas particulier d'un site œuvrant pourtant régulièrement dans le gossip et les fake news sans aucun code déontologique ou moral, l’érigeant en exemple à suivre, pour construire (après être passé par la case conspiration entre les médias, les grands investisseurs, le monde des services secrets, et les politiciens) un plaidoyer ronflant pour la presse américaine et sa liberté absolue, garante de démocratie et d'une information libre et objective.

Bref, un métrage frustrant, paradoxal, au ton abrasif, et au postulat de départ tellement partial qu'il ne peut qu'agacer, et par là-même affaiblir d'autant un propos global pourtant pas inintéressant ou dépourvu de pertinence.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #718 : James Arthur Ray, Gourou New Age (2016)

Publié le 22 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Drame, CNN, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

James Arthur Ray, Gourou New Age (Enlighten Us - The Rise and Fall of James Arthur Ray) :

Un documentaire étrangement indulgent et complaisant vis à vis de son sujet, James Arthur Ray, un motivational speaker comme l'Amérique sait en produire, et l'un des "philosophes" à être apparu dans le célèbre Le Secret, qui a lancé sa carrière outre-Atlantique.

Un James Arthur Ray originaire d'une famille extrêmement croyante et radicale, et qui a vu en son père pasteur et prêcheur un bon exemple sur lequel s'appuyer pour devenir télémarketeur puis guide spirituel à grande échelle en développement personnel...

Sa philosophie ? La pensée positive, et l'évolution et la transformation par la souffrance et les épreuves, soit quelque chose de vraiment classique dans le genre, mais que Ray a réussi à transcender par son charisme, et par sa présentation particulièrement agitée (limite un peu trop).

Et donc, lorsque sa récupération de rites natif-américains a mal tourné, et a provoqué la mort accidentelle de trois personnes dans une hutte à sudation, Ray a été arrêté, reconnu coupable, ruiné (en même temps, il était totalement bouffé par son égo - il se qualifie toujours de "Sauveur" - et par ses dépenses gigantesques), et envoyé en prison pendant plusieurs années.

Le documentaire s'ouvre donc sur sa sortie de prison, et fait le point sur la carrière qu'il tente de reconstruire, tout en narrant ses antécédents en flashback, par le biais de témoignages d'anciennes adeptes (une grosse majorité de femmes, c'est étrange...) et de proches.

Et c'est là que le bât blesse, puisqu'à aucun moment, le métrage ne souligne les problèmes inhérents au statut de quasi-gourou de Ray : on est clairement aux USA, et les motivational speakers comme lui (aka des psychologues de comptoir) sont monnaie courante, parfaitement acceptés.

C'est comme ça qu'on se retrouve avec un film qui présente presque Ray comme "victime" de circonstances hors de son contrôle, qui montre tout le bien qu'il a fait, qui le laisse exposer sa méthode en long, en large et en travers, qui nous montre un Ray larmoyant et repentant (enfin, il se repent tout en se laissant systématiquement des portes de sortie et des excuses), et qui laisse un Ray nous expliquer que finalement, en accord avec sa philosophie, cet "incident" mortel est une bonne chose pour lui, qui lui a permis de grandir et d'évoluer, et c'est donc la preuve que sa "philosophie" est parfaitement fondée, et qu'il est sur le droit chemin.

Instructif, mais assez agaçant, tous comptes faits, et ce bien que le bonhomme ne soit pas antipathique.

2.5/6

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - deuxième partie (2x03-04)

Publié le 5 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Netflix, Jeunesse, Drame

Après une première saison mitigée, et deux premiers épisodes de saison 2 à l'identique, on continue cette suite des mésaventures des Orphelins Baudelaire, une suite qui a, pour le moment, apporté à l'univers des Baudelaire le duo des jumeaux Quagmire, ainsi que le frère aventurier de Lemony Snicket, interprété par Nathan Fillion.

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Ersatz Elevator (2x03-04) :

Alors que tout le monde tente de retrouver Olaf, en fuite, les Baudelaire sont confiés aux bons soins du riche Jerome Squalor (Tony Hale) et de son épouse Esmé (Lucy Punch). Mais Olaf est déjà là, sous les traits de Gunther, et il tente de séduire Mme Squalor, au grand dam des enfants ; ces derniers n'ont alors qu'une seule solution : tenter de retrouver les jumeaux Quagmire avant qu'il ne soit trop tard...

Un double épisode un peu plus "frais" et intéressant que les précédents, principalement de par son environnement (le centre-ville), qui change clairement de ce dont on a l'habitude, et de par ses nouveaux personnages (Tony Hale et Lucy Punch sont vraiment impeccables).

De plus, pour une fois, les enfants sont un peu plus actifs (du moins, dans la seconde moitié de ce récit), notamment Sunny, et ne se contentent plus d'être des pions baladés à droite et à gauche.

Cela dit, ce double épisode est écrit par Daniel Handler, et cela signifie plusieurs choses :

1) un retour à des interventions fréquentes de Lemony Snicket, et à des explications de vocabulaire pas très intéressantes.

2) du remplissage qui a tendance à tuer la moindre tension narrative (tout le passage en ballon dirigeable n'a aucun intérêt quand on sait depuis le générique de début que l'épisode se terminera durant une vente aux enchères), et ce bien que le second épisode n'atteigne même pas les 40 minutes.

3) le gimmick récurrent des dialogues assez ultra-condensés débités à 200 à l'heure.

4) et, plus étonnant, un recours de plus en plus prononcé à des blagues et à des sous-entendus graveleux qui passeront totalement au-dessus de la tête des enfants, mais étonnent un peu de la part de la série (je n'ai pas le souvenir que ces allusions aient été aussi prononcées ou notables en saison 1).

À part ça, la direction artistique reste toujours aussi impressionnante, NPH se fait plaisir en clone de Karl Lagerfeld (même si son numéro musical n'apporte rien du tout, n'a pas grand sens dans le récit, et paraît très complaisant de la part de la production), Nathan Fillion et sa bibliothécaire sont amusants (mais incapables), et le tout est heureusement un peu plus nerveux... bien que la réalisation ait tendance à retomber dans des champs/contre-champs larges et face caméra dès qu'il y a plus de deux personnes à l'écran (un peu d'originalité, que diable !).

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02)

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Christmas Yulefest 2014 - 63 - Elf : Buddy's Musical Christmas (2014) & Le Petit Prince des Trolls (1987)

Publié le 1 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Animation, Comédie, Musique, Jeunesse

Noël est passé, la Nouvelle Année est arrivée, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Elf - Buddy's Musical Christmas :

Les aventures de Buddy l'elfe humain (Jim Parsons), qui part à New York pour rencontrer son père biologique et trouver l'amour.

Pour une raison ou pour une autre, Elfe de Jon Favreau (un film sympatoche, mais rien de plus qu'un Will Ferrell Show vaguement déguisé en film de Noël, avec la distanciation et l'ironie qui vont avec) est devenu un nouveau classique de Noël outre-Atlantique, notamment auprès des hipsters en tous genres. Soit.

Le film a connu une version papier, une version Broadway, et voilà maintenant qu'on a droit à une adaptation jointe de la version Broadway et du film en un résumé de 42 minutes. Et c'est bien là tout le problème : 42 minutes, avec les coupures publicitaires obligatoires, et tous les passages chantés (franchement assez insipides), ça donne un tout affreusement redondant, qui raconte au moins deux fois la même histoire (une fois dans le récit principal, qui refait donc le film en condensé, et une fois dans le générique de fin, qui résume à nouveau le tout en chanson), supprime tout développement des personnages principaux (Jovie, notamment, est quasiment inexistante), et, pour résumer, ne sert à rien.

D'autant que le casting vocal est malheureusement assez frustrant : Mark Hamill est sous-exploité, on ne peut que penser à Sheldon dès que Buddy parle (ce qui le rend éminemment exaspérant), Kate Micucci n'est pas très à l'aise dans son personnage, Gilbert Gottfried transforme son personnage (celui de Peter Dinklage) en caricature surjouée...

Restent les visuels mi-film d'animation, mi-stop-motion à la Rankin Bass : ils sont très réussis, et justifient presque de jeter au moins un coup d'oeil à ce Christmas Special... quel dommage cependant qu'ils n'aient pas été utilisés pour un récit qui aurait narré de nouvelles aventures de Buddy, et pas pour un simple remake sans grand intérêt.

3/6 (uniquement pour le travail esthétique, visuel, et d'animation)

Le Petit Prince des Trolls - une fable de Noël (The Little Troll Prince) :

Bu, un petit troll atypique et timide, héritier du trône de son royaume, finit par découvrir, au contact d'une famille d'humains, les bienfaits de la bonté, de la générosité, de Dieu et des fêtes de Noël.

Un Christmas Special américain de 45 minutes, produit par Hanna-Barbera et rediffusé chaque année sur Cartoon Network, mais qui malheureusement souffre d'un propos absolument pas subtil sur la Foi, Dieu, et compagnie.

C'est d'autant plus dommage que le casting vocal VO est intéressant (Vincent Price, Don Knotts, Cloris Leachman, Jonathan Winters...), que le ton global colle assez bien aux histoires de trolls nordiques traditionnelles, et que visuellement, c'est plutôt réussi.

Mais entre le propos prosélyte et les chansons assez datées et imbuvables (du moins en VF), le tout peine à convaincre réellement.

2.25/6 (pour le caméo de David le Gnome :p)

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Un film, un jour (ou presque) #272 : Seul sur Mars (2015)

Publié le 16 Mars 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Seul sur Mars (The Martian) :

Séparé du reste de son équipage lors d'une tempête, Mark Watney (Matt Damon) se retrouve seul, abandonné sur Mars, alors que ses coéquipiers font route vers la Terre. Isolé de tout et de tous, le botaniste ne peut compter que sur ses connaissances et son savoir-faire technique pour survivre pendant des mois, en attendant l'arrivée d'hypothétiques secours. Sur Terre, cependant, la NASA finit par apprendre la survie de Watney, et décide de tout faire pour ramener ce dernier à la maison sain et sauf...

Après avoir vu ce long-métrage de Ridley Scott adapté d'un roman, soudain, je comprends mieux pourquoi il a été nommé dans la catégorie "comédie" aux Golden Globes. Non pas que ce soit une comédie, ou que ce film soit particulièrement drôle, mais le ton général de ce métrage est volontairement léger, nonchalant et désinvolte, optant régulièrement pour des moments plus ou moins comiques, au détriment de la moindre tension dramatique ou du moins suspens.

C'est bien là le problème du film : le réalisateur & son équipe ont clairement décidé que les spectateurs s'attendant à ce que Matt Damon survive jusqu'à la fin du film ; par conséquent, pour eux, il était apparemment inutile de laisser le moindre doute quand à cette survie. Matt Damon parvient ainsi à réaliser tout ce qu'il entreprend, sans grande difficulté, le sérieux des accidents qui surviennent étant désamorcé par une petit blagounette, ou par l'illustration musicale.

Bref, c'est presque une promenade de santé à laquelle on a l'impression d'assister, pas vraiment aidée par le rythme casanier du récit (2h20, tout de même), et par la réalisation très classique et posée de Scott.

Pour autant, malgré ces défauts, malgré l'écriture pas très finaude (avec tous ses personnages-fonctions qui débitent de l'exposition et des explications scientifiques à la seule destination du spectateur, façon "l'espace pour les nuls"), malgré l'irruption de Chinois héroïques et généreux clairement là pour augmenter les ventes de billets en Asie, malgré ses ellipses temporelles pas très bien gérées (le physique de Damon "change" au fil du temps, heureusement, mais en ce qui concerne ses coéquipiers et les Terriens, il n'y a pas un cheveu qui pousse !) et malgré un déroulement global très prévisible, le tout se regarde.

Heureusement, d'ailleurs, que la photographie et les effets spéciaux sont convaincants, car c'est le strict minimum dans un film de ce genre.

Reste qu'il est tout de même assez étonnant (et frustrant) qu'avec un tel sujet, on n'ait pas un seul instant le sentiment d'isolation, de solitude, de danger, ou d'éloignement que le premier tiers du dernier Riddick, par exemple, parvenait pourtant à imposer sans effort.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #288 : Synchronicity (2015)

Publié le 9 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Science-Fiction, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Synchronicity :

Expert en physique, Jim Beale (Chad McKnight) travaille avec deux collègues (Scott Poythress et AJ Bowen) sur un moyen d'ouvrir un trou de ver permettant de voyager dans le temps. Pour cela, il s'est associé à un industriel, Klaus Meisner (Michael Ironside), qui le fournit en matériaux radioactifs essentiels à ses expériences. Mais bientôt, alors que les expériences de Beale touchent à leur but, et que des événements étranges se multiplient, Meisner annonce qu'il veut faire main basse sur la technologie développée par Beale, à des fins commerciales. Au pied du mur, et embarqué dans une romance improbable avec la mystérieuse Abby (Brianne Davis), Beale n'a plus le choix, et devient le propre cobaye de son expérience...

Un film indépendant de science-fiction, écrit par l'un des réalisateurs de The Signal, et qui s'attaque, comme beaucoup d'autres, au thème du voyage temporel, avec une structure fragmentée qui ne prend sens qu'à mesure que le film avance, et que le spectateur comprend la mécanique du métrage.

Malheureusement, je vais être franc : j'avais déjà perdu tout espoir après 13 minutes de film.

Pas à cause de l'ambiance pseudo-hommage à Blade Runner (filtres bleus et obscurs omniprésents, musique synthétique façon Vangelis), pourtant rapidement fatigante ; pas à cause de la distribution particulièrement quelconque ; pas à cause de la romance générique et peu intéressante ; mais, plus simplement à cause d'un échange entre le méchant industriel et le héros, accompagné de sa belle, qui se lance alors dans une tirade sur Nikola Tesla, recyclant tous les poncifs et les légendes urbaines autour du bonhomme comme autant de faits historiques.

Et, je l'ai déjà mentionné en ces pages, il n'y a précisément rien qui m'agace autant que ces scénaristes qui ont fait deux heures de recherche sur le monde de la physique, sont tombés sur une page sur Tesla, et recyclent ce qu'ils y ont lu sans rien vérifier, en conférant au bonhomme une aura de génie maudit et persécuté qui fait plus de mal que de bien au monde de la science.

Tesla est devenu tellement à la mode grâce au web qu'on le trouve désormais dans beaucoup trop d'oeuvres de fiction (un peu comme la sempiternelle explication du trou de ver pour les nuls, avec un crayon et une feuille de papier), et j'ai largement eu ma dose du mythe Tesla, c'est bon, je n'en peux plus.

Mais refermons cette parenthèse... le film en lui-même, passé cette faute de goût, et tous les problèmes mentionnés plus haut, est assez classique, en soi.

Si l'on a déjà vu/lu de la science-fiction jouant avec les concepts de boucles temporelles, de lignes temporelles parallèles, de paradoxes, etc, on n'aura aucune peine à avoir de l'avance sur le(s) personnage(s)... ce qui est loin d'être une bonne chose, puisque ces derniers sont trop transparents et inintéressants pour compenser, par leur présence/charisme, les faiblesses du scénario.

Autant dire que j'ai eu beaucoup de mal avec ce métrage, et que, même si je n'ai pas vraiment envie d'être méchant avec le film, c'est tout de même très très très faible.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #80 : Les Pierrafeu & WWE - Stone Age Smackdown ! (2015)

Publié le 6 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Catch, Review, Animation, Jeunesse, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Pierrafeu & WWE - Stone Age Smackdown ! (The Flintstones & WWE - Stone Age Smackdown !) :

Lorsque Fred Pierrafeu gaspille toutes les économies de sa famille, il décide de mettre sur pied un spectacle de catch avec l'aide d'un collègue, John Cenastone, et de ses amis musclés, Rey Mysteriopal et l'Undertaker. Mais le maléfique CM Punkrock et son sbire Marble Henry ont une autre idée en tête...

Après le crossover Scooby-Doo/WWE, la Warner remet ça, avec une autre franchise Hanna-Barbera, les Pierrafeu. Et si je n'avais pas été particulièrement convaincu par le Scooby, ici... c'est bien pire. En fait, pour faire simple, on se retrouve ici face à un produit fainéant et médiocre, à la publicité mensongère.

Parce que vous voyez ce superbe poster, là, au-dessus ? Avec Daniel Bryan en plein match contre l'Undertaker, encadrés par les Bellas ? Pas de chance, Bryan n'est pas dans le film. Enfin si, dans une scène de 25 secondes. Et il y apparaît ridiculisé et aussitôt évacué du métrage par Cena.

Et toujours sur le poster, vous voyez le grand antagoniste du film, le catcheur le plus présent du métrage et mentionné explicitement dans le résumé, à savoir un certain CM Punk ? Ah, ben non, c'est vrai, il ne faudrait pas lui faire de la publicité maintenant qu'il est en procès avec la compagnie.

(ah, et les Bellas doivent être dans quatre ou cinq scènes, et elles n'ont rien à faire - comme dans la vie réelle, en fait - à part être sexy, et débiter des platitudes sur leur sex-appeal)

Bref.

Faisons abstraction de cette publicité mensongère, et concentrons-nous sur ce dessin-animé de 50 minutes.

Déjà, premier problème, 50 minutes, c'est beaucoup trop long pour ce que ça raconte, à savoir : rien. L'écriture est affreusement plate et mécanique, sans la moindre inspiration (rien que les noms préhistoriques des catcheurs, au secours) ; l'animation est très inégale, avec un character design moderne et simpliste, qui ne convainc pas vraiment ; le doublage est encore plus frustrant, avec un Punk qui cabotine et s'amuse, pendant que d'autres catcheurs et doubleurs sont en pilotage automatique ; et le film réussit le double exploit de ne rien comprendre au monde du catch (le combat final est un match handicap... dans lequel les deux maychants se font dominer par cinq héros !?), tout en prenant ses fans pour des idiots (le mot "catch" n'est jamais prononcé de tout le film, systématiquement remplacé par "divertissement sportif", conformément aux lubies révisionnistes de Vince). Forcément.

Pour résumer : ce n'est pas bien animé, ce n'est pas bien doublé, ce n'est pas bien écrit, et ce n'est pas honnête avec ses spectateurs. Ah, et bien sûr, Cenawinslol.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #204 : L'Entremetteur (1997)

Publié le 27 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L'Entremetteur (The Matchmaker) :

Désireuse de faire réélire le Sénateur John McGlory (Jay Sanders), son assistante Marcy Tizard (Janeane Garofalo) part pour l'Irlande, à la recherche des origines du politicien. Mais en arrivant dans la bourgade côtière de Ballinagra, elle découvre que c'est "la saison des entremetteurs", durant laquelle célibataires de tous bords se retrouvent au village pour trouver l'âme soeur, et confient leurs services à plusieurs entremetteurs ; prise dans la tourmente de cette tradition, Marcy tente alors d'accomplir sa mission, tout en esquivant les innombrables prétendants qui la trouvent très à leur goût...

Pas mal de clichés sur l'Irlande dans cette comédie romantique en partie scriptée par Graham Linehan (Father Ted), et datant de 1997, une époque à laquelle Janeane Garofalo était encore une tête d'affiche crédible pour des films de ce genre.

À l'époque, Garofalo était à la fois adorable et approchable, avec un immense sourire lumineux particulièrement mémorable... mais les impératifs de l'industrie étant ce qu'ils sont, rapidement, les démons de l'actrice ont pris le dessus : complexes physiques (dans une industrie où il faut être grande, sexy et mince, difficile d'être une petite brune à la bouille ronde qui aime les tatouages), troubles psychologiques (anxiété, phobies, dépression), engagement politique agressif et refus du compromis, caractère rebelle et sarcastique qui n'a fait que se renforcer de plus en plus, alcoolisme... Garofalo a progressivement coupé les ponts avec les studios, fait des choix de carrière regrettables, et a abandonné cette carrière de tête d'affiche pourtant prometteuse pour se consacrer au stand-up et à des seconds rôles jamais pérennes.

Franchement dommage, car non seulement elle est ici très attachante, mais en plus elle apporte au film une attitude et du répondant qui font par ailleurs défaut à ce dernier. Car le reste du métrage est particulièrement routinier dans le genre "comédie romantique en terre étrangère"... pire : il est même assez mal rythmé et peu intéressant, des problèmes qui s'ajoutent à un manque crucial d'alchimie entre Garofalo et l'acteur masculin principal, David O'Hara, qui n'a pas le moindre charme, et souffre d'un personnage particulièrement peu attirant (une sorte d'équivalent au Gerard Butler de certaines rom-coms récentes, mais sans le charisme et la virilité barbue).

Bref, entre cette romance qui ne fonctionne pas, le rythme mollasson, les chansons pop-rock locales et envahissantes, et le récit ultra-balisé, le tout s'avère globalement plat et décevant. Heureusement qu'il y a Garofalo, quelques seconds rôles bien castés, et les paysages irlandais pour éviter un naufrage complet.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #652 : Happy Valley (2014)

Publié le 19 Février 2018 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Documentaire, Sport, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Happy Valley :

"Happy Valley", c'est le surnom donné à la région qui abrite la ville de State College, où est établie l'Université de Penn State, et son équipe de football américain. À la tête de cette dernière pendant plus de 40 ans, l'iconique Joe Paterno, un emblème d'idéalisme, de pureté et de victoire, et un homme virtuellement sanctifié par toute la ville, tant pour son palmarès que pour son code de conduite. Un homme qui, pendant plus d'une décennie, a fermé les yeux sur les agissements de Jerry Sandusky, l'entraîneur assistant, qui a violé et abusé de tous les enfants qui sont passés sous sa juridiction. Lorsque le scandale éclate, en 2012, c'est toute la ville qui sombre dans le cauchemar, et qui prend partie, faisant souvent passer son amour du football et de son histoire avant le bien-être des siens...

Un documentaire assez glaçant sur une ville où le football est une religion, où Paterno est innocent aux yeux de beaucoup... et quand bien même il serait coupable d'avoir fermé les yeux (et négocié un départ en retraite très confortable mais précipité juste avant que les choses ne deviennent publiques), "il aurait dû être laissé tranquille, en souvenir de sa carrière formidable et mémorable."

WHAT. THE. FUCK.

C'est à peu près tout ce qui m'est venu à l'esprit pendant cette chronique des évènements, qui a la bonne idée de ne pas forcément imposer son point de vue, mais de laisser plutôt les intervenants s'enterrer eux-mêmes.

On découvre ainsi des hordes d'habitants de State College qui descendent dans les rues, cassent et renversent des autos en insultant les médias qui osent dire du mal de leur "Saint" local, des fans qui préfèreraient qu'on oublie tout ça, et qu'on se concentre sur ce qui est important (le football), des supporteurs qui commencent à siffler une minute de silence en début de match pour les victimes de ce scandale, des responsables de l'Université qui ont enterré l'affaire et se plaignent désormais que tout ça a ruiné l'industrie du football local, un père de famille qui, voulant sa photo avec la statue de Paterno, vient menacer physiquement un manifestant pacifique qui se tenait à côté avec une pancarte rappelant les crimes de l'entraîneur...

... bref, tout ça fait assez peur, et pour quelqu'un qui n'a pas la culture du football américain universitaire, c'est assez incompréhensible de voir un tel fanatisme aveugle et abruti, qui préfère reporter le blâme sur les victimes des actes, et sur les médias qui en parlent.

Pas parfait (on aurait aimé un peu plus de recul, et de détails), mais assez effrayant de voir comment le culte de la personnalité et la starification des participants à un sport peuvent amener à de telles extrémités.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 70 - Le Projet Atticus (2015)

Publié le 21 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Found Footage, Documentaire

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Le Projet Atticus (The Atticus Institute) :

Fondé par le Dr. Henry West (William Mapother) afin d'étudier le monde du paranormal et de la parapsychologie, l'Institut Atticus accueille, au milieu des années 70, un étrange cobaye, Judith Winstead (Rya Kihlstedt) qui possède des dons hors du commun. Bien vite, cependant, il apparaît qu'elle est possédée par un démon qui prend chaque jour plus de pouvoir... et bientôt, c'est le gouvernement qui s'en mêle, pour tenter de prendre le contrôle du démon à des fins militaires.

Un mockumentaire qui marche dans les traces de Lake Mungo, avec images d'archives, interviews face caméra, found footage, etc.

Malheureusement, les points faibles de ce métrage sont les points sur lesquels il s'éloigne de Mungo : là où Mungo esquivait habilement les écueils d'un scénario prévisible en ajoutant des rebondissements bien trouvés, ici, tout est téléphoné. On devine sans peine qui va survivre à la fin du métrage en observant simplement les témoignages face caméra, on devine les effets chocs de certaines scènes quelques instants avant qu'ils ne se produisent, on devine ce vers quoi se dirige le récit, etc...

Autre point de différence avec Mungo : l'époque. En replaçant tout dans les années 70, Atticus demande à ce que l'on croit à sa reconstitution historique : seul problème, les multiples caméras, ainsi que le rendu audio et vidéo beaucoup trop propre et net, affaiblissent considérablement cette reconstitution, qui est pourtant assez réussie de l'autre côté de la caméra.

C'est d'ailleurs ça qui est frustrant : le film réussit assez bien à faire monter la pression dans sa première partie, malgré les quelques écueils mentionnés ci-dessus, mais dès que l'armée s'en mêle, ça commence à s'affaiblir.

La faute à un récit qui freine des quatre fers, qui devient encore plus prévisible, et la faute à un témoin face caméra (l'incarnation âgée de l'agent gouvernemental) qui débite son texte d'une manière assez forcée. Quant à la fin du récit, elle cumule un effet spécial assez naze, avec un sentiment de déjà vu, notamment dans Paranormal Activity.

Pour résumer, un bel effort, notamment des acteurs (l'agent âgé excepté), une approche intéressante du film d'exorcisme, mais malheureusement, trop de scories et de moments prévisibles pour vraiment convaincre sur la durée. Dommage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #179 : Pitch Perfect 2 (2015)

Publié le 23 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Musique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Hit Girls 2 (Pitch Perfect 2) :

Trois ans après leur première victoire nationale, le groupe des Bellas connaît un incident humiliant durant une représentation a capella devant le Président des États-Unis ; mis sur le banc de touche, le groupe commence à se désagréger, d'autant que Beca (Anna Kendrick) se désintéresse progressivement de la formation pour une carrière de productrice musicale. Il ne leur reste qu'un seul espoir : remporter les championnats du monde, et se refaire ainsi une réputation en écrasant leurs compétiteurs allemands (Birgitte Hjort Sørensen & Flula Borg)...

Le premier Pitch Perfect était une comédie de filles gentillette, clichée et un peu trop longue, qui a connu un succès planétaire principalement grâce à sa distribution sympathique (Anna Camp et Anna Kendrick en tête), à son énergie, à son côté karaoké décalé, et au Cup Song devenu viral sur le web. Pour être franc, je n'en garde pas forcément un souvenir impérissable... du 3, 3.25/6, à tout casser.

Cette suite ? Bigger, longer, louder, lazier et donc encore moins indispensable. Réalisée sans grande inspiration par Elizabeth Banks, ce second épisode semble constamment être en pilotage automatique, à commencer par Anna Kendrick, qui semble effacée et blasée, à l'instar de son personnage.

Tout le reste est d'ailleurs à l'identique : les personnages restent pour la plupart des archétypes limités à une ou deux vannes récurrentes (l'ajout d'une latina à la troupe, histoire de respecter les quotas, et d'avoir quelqu'un pour faire des blagues sur les latinos et les immigrants clandestins), voire sans la moindre ligne de dialogue (seule exception, Hailee Steinfeld, attachante et dynamique), Rebel Wilson en fait toujours trois tonnes, le script est ultra-balisé et générique (avec une exposition pataude, et une structure très mécanique), le tout manque drastiquement d'énergie et de motivation, c'est décousu, et les clichés, qu'ils soient ethniques ou autres, se succèdent jusqu'à l'épuisement.

Quant aux numéros musicaux, ils sont ici tellement sur-produits et sur-chorégraphiés qu'on père totalement l'intérêt de l'a capella, pour un résultat au mix sonore qui semble clairement sorti d'un studio de post-production et d'auto-tuning, résultat qui n'est pas aidé par des choix de morceaux et de mash-ups peu marquants ou mémorables.

En somme, on a plus l'impression d'assister à des concours de playback chorégraphiés qu'à des affrontements scéniques et crédibles de groupes vocaux... ce qui est clairement contre-productif compte-tenu du sujet du film.

(sans même parler des moments virant à la pure comédie musicale, avec bande sonore qui sort de nulle part)

Restent néanmoins d'innombrables caméos amusants (mention spéciale aux Greenbay Packers, très funs, et à Keegan Michael Key, comme toujours impeccable), des antagonistes mémorables, et le côté karaoké à la Glee qui enchantera sans nul doute les fans du premier.

2.25/6 (en plus, Anna Camp est absente pendant les 70 premières minutes, et disparait un quart d'heure plus tard, donc bon gros bof)

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Catch Review : WWE Elimination Chamber (31/05/2015)

Publié le 1 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

La carte le laissait fortement pressentir : prise de risque zéro sur ce PPV qui n'est disponible que pour les abonnés au Network, et donc qui devrait s'avérer sans le moindre changement de titre, ou enjeu sérieux.

WWE Elimination Chamber 2015 :

- Tag Team Elimination Chamber, Tag titles. Une EC qui favorise les champions en titres dès le début, puisqu'ils sont à trois dans leur cellule... et un match plutôt fun et acrobatique (bien que bordélique, un poil trop long et sans vrai suspense), avec un ou deux catcheurs qui se croient dans un Ultimate X et font de la grimpette. Sans surprise, la tag division ouvre le PPV avec un match réussi, et Cesaro est awesome.

- Nikki Bella vs Paige vs Naomi, Divas Title. Là aussi, un match solide et assez athlétique, mais sans la moindre surprise. Le mot d'ordre, ce soir, c'est "status quo".

- Cena vs Kevin Steen. Très bon match, bien que typique de Cena (tout le monde se dégage des finishers de tout le monde), et une victoire somme toute logique, puisque le titre de Cena n'était pas en jeu. Content de voir que Steen a droit à son moment de gloire (quand bien même ce serait sur un PPV limité au Network, et même si Steen va certainement retourner à NXT après avoir fait le job pour Cena au prochain PPV), et une bonne promo post-match.

- Neville vs Bo Dallas. Un match basique, routinier et assez plat. Bof.

- IC Elimination Chamber. Mini botch avec la cellule de Mark Henry qui s'ouvre prématurément, et déséquilibre tout le reste du match, d'autant qu'ils avaient visiblement prévu (?) un truc avec Sheamus coincé dans sa cellule. Bref, un beau bordel pas très intéressant, manquant de star power, et avec un déroulement quelconque. (quant au vainqueur, téléphoné vue la présence de Dbry en bord de ring, car ils sont meilleurs potes IRL.) M'enfin les lutteurs ont fait de leur mieux.

- Promo backstage bien cheesy et apprise par coeur par Ambrose.

- Rollins vs Ambrose, HW title. Un bon match, techniquement parlant, mais tellement surbooké, et avec un finish tellement prévisible (status quo !) que j'ai vraiment eu du mal à m'y intéresser.


Un PPV assez solide, je dois dire, pour de la WWE. Les enjeux de tous les matches étant nuls et non avenus, les bookers ont laissé les lutteurs faire leur truc, et ça s'est bien passé pour la plupart : la première moitié était très bonne, la seconde nettement plus moyenne, mais dans l'ensemble c'était honorable. Dans deux semaines, Money in the Bank, et des rematches probables.

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Les bilans de Lurdo - Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, saison 2 (2018) - troisième partie (2x05-06)

Publié le 12 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Drame, Jeunesse, Netflix

La seconde saison des Orphelins Baudelaire continue, avec des défauts et des qualités toujours identiques, et un ton étrangement plus chargé en sous-entendus graveleux, principalement dans la bouche du Comte Olaf...

Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events - Saison 2 - The Vile Village (2x05-06) :

Les Baudelaire sont confiés aux habitants d'un village excentrique passionné par les oiseaux, et refusant d'utiliser tout objet mécanique. Mais rapidement, Olaf et ses sbires les retrouvent, Jacques sur leurs talons ; et lorsque ce dernier est assassiné par Olaf, les enfants se retrouvent accusés du meurtre par Olaf, déguisé en Inspecteur, et par Esmé, qui se fait passer pour le nouveau chef de la police locale...

À nouveau, la première chose qui saute aux yeux devant ce double épisode, c'est le changement total d'environnement par rapport aux précédents, et l'excellente direction artistique. Je ne le dirai jamais assez : c'est vraiment là le point fort de la série, réussir à créer un univers à la fois crédible et factice, simultanément réaliste et théâtral : typique de Sonnenfeld, à nouveau à la réalisation.

Le problème, cependant, c'est que cet univers décalé ne facilite pas les choses quand vient le moment d'instaurer des enjeux plus sérieux que la moyenne ; déjà que le format et les fréquentes interruptions de Lemony Snicket ont tendance à étouffer dans l’œuf le moindre semblant de tension ou d'énergie... ça rend les choses difficiles à vraiment prendre au sérieux.

En l'occurrence, la mort subite, hors-champ, de Jacques. Une mort qui arrive après un premier épisode d'autant plus intrigant qu'il abordait frontalement les rapports de Jacques et d'Olaf, leur ancienne amitié, etc, ce qui apportait une dynamique toute autre à la série. Et une mort qui n'a pas grand poids, ni n'est suffisamment marquante vue la folie de tout le reste du programme.

Jacques est donc évacué (Nathan Fillion me manquera), et il faut alors remplir le reste de ces deux épisodes atteignant à peine les 40-43 minutes chacun. Ce qui, Daniel Handler à l'écriture oblige, implique pas mal de remplissage - tout ce qui concerne la demeure volante, le grand final du second épisode, etc - et quelques ficelles un peu voyantes - les feuilles du carnet, et le départ des Quagmire, qui n'auront servi que de MacGuffins, le temps d'une scène et demi.

(heureusement, pas de sous-entendus graveleux, cette fois-ci, ou alors plus discrets)

Le second épisode s'avère ainsi un peu statique, avec des Baudelaire pris au piège dans une cellule, et NPH & Lucy Punch qui font leur grand numéro. Pourquoi pas (et le caméo de Mindy Sterling & compagnie en Anciens du village est sympathique), mais dans l'ensemble, le deuxième épisode ne s'avère pas vraiment à la hauteur du premier, plus intéressant dans ce qu'il sous-entendait du passé d'Olaf... 

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique de la saison 1, et des épisodes 2x01-02 ; 2x03-04)

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Christmas Yulefest 2018 - 02 - L'Homme qui inventa Noël (2017)

Publié le 2 Décembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Christmas, Noël, Yulefest, Biographie, Histoire, Comédie, Drame, Angleterre

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Homme qui inventa Noël (The Man Who Invented Christmas - 2017) :

En panne d'inspiration, et de plus en plus endetté, Charles Dickens (Dan Stevens) décide soudain, à deux mois de Noël 1843, d'écrire une histoire de fantômes de Noël, et de l'auto-publier. Mais il n'a pas la moindre inspiration, et lorsque son père ruiné s'installe sans prévenir chez lui, Dickens choisit de s'inspirer de ses proches et de ses amis pour écrire Un Conte de Noël, et exorciser les démons de son passé...

C'est amusant : en découvrant ce métrage pseudo-biographique retraçant la création de A Christmas Story, je n'ai pu m'empêcher d'avoir le sentiment mitigé de me trouver devant une origin story superhéroïque, tant le film en reprend les codes, notamment au niveau du fanservice, et de tous les moindres détails de la nouvelle, ici expliqués à grands renforts de clins d'oeil et de références supposées flatter le spectateur averti dans le sens du poil.

Sauf que ce qui ne passe pas du tout dans un Solo hyper-sérieux et académique, par exemple, fonctionne nettement mieux dans le cadre de cette comédie dramatique plus comique que vraiment dramatique.

Rien que l'interprétation frénétique de Stevens permet de donner un ton plus léger à l'ensemble, et de rendre ces 100 minutes assez agréables à suivre.

Ce qui n'empêche pas le métrage d'avoir des défauts évidents : si l'interprétation est globalement très bonne, et le script n'est pas désagréable, il a des problèmes de rythme évidents (le film tire à la ligne dans sa dernière ligne droite, alors qu'il se fait plus sérieux et mélodramatique), et surtout, la réalisation et la direction artistique sont assez moyennes et passe-partout.

On est ainsi plus souvent près d'un téléfilm de luxe que d'un long-métrage cinématographique digne de ce nom, notamment lors des apparitions des "spectres" (très basiques), ou dans la manière dont quasiment toutes les fenêtres de la demeure de Dickens sont occultées pour cacher l'extérieur (que l'on devine moderne ou de studio) : cela donne l'impression d'une pièce de théâtre filmée, assez étriquée visuellement, et plutôt terne.

Rien de rédhibitoire, mais couplé à des effets de réalisation faiblards (les flashbacks, par exemple), cela tire le film vers le bas, plutôt que de l'aider. Au final, un film assez agréable à suivre, comme je l'ai dit, mais qui ne s'élève ni ne transcende jamais son sujet, malgré les efforts de sa distribution (Stevens, Christopher Plummer, et Jonathan Pryce en tête).

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo : Youth & Consequences, saison 1 (2018)

Publié le 22 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Drame, Comédie, YouTube

Série dramatique pour ados en 8x25-30 minutes, diffusée en exclusivité sur YouTube Red, la plate-forme payante du diffuseur de contenu...

Youth & Consequences, saison 1 :

À Central Rochester High, Farrah Cutney (Anna Akana) est la reine incontestée du lycée, manipulatrice et rusée, entourée de ses amies & sous-fifres Sara (Katie Sarife), Jayne (Kara Royster)  et Jane (Sophie Reynolds). Mais si elle fait la pluie et le beau temps au lycée, c'est parce qu'elle connaît l'identité du responsable de The Crotch, le site de gossip particulièrement puissant de l'établissement : Colin (Sean Grandillo), le fils asocial du proviseur (Marcia Cross), qui en pince pour elle...

Allergiques aux comédies dramatiques et autres séries lycéennes façon Gossip Girl, passez votre chemin : ici, on est vraiment dans quelque chose de balisé au possible, pour ne pas dire de dérivatif, avec le parcours de cette diva de lycée, manipulatrice et bitchy, qui progressivement finit par se faire rattraper par le monde qui l'entoure, et par s'effondrer.

Tous les clichés du genre y passent, de l'ancienne meilleure amie (Savannah Jayde) devenue ennemie jurée suite à une trahison, à la création (Grace Ho) qui finit par remplacer sa créatrice, en passant par les problèmes familiaux justifiant le caractère (faussement) froid et manipulateur de l'héroïne, le shipping de l'héroïne et du nerd asocial pour lequel elle a un faible, les jalousies, les coups de couteau dans le dos, le mystérieux maître-chanteur qui menace l'héroïne et ses secrets, la clique de Farrah vêtue et stylée de manière tout sauf adolescente ou lycéenne, etc, etc, etc.

On a droit à toutes ces ficelles plutôt convenues, saupoudrées d'une bonne couche de justice sociale estampillée millennial et post-millennial (malgré son caractère froid et manipulateur, Farrah est de toutes les grandes causes, et on passe donc par la défense de l'égalité des sexes, des droits LGBTQ, par les problèmes de commotions cérébrales sportives...), et d'une héroïne qui déclame tout à fait sérieusement, en voix off, que la génération actuelle de lycéens a une vie bien plus dure, compliquée et sous pression que toutes les générations précédentes, principalement à cause des réseaux sociaux.

(ce à quoi on a envie de leur répondre qu'ils feraient mieux de sortir un peu leur bulle... m'enfin bon)

Youth & Consequences est une série assez frustrante, puisqu'elle est produite de manière compétente, assez bien interprétée, que le casting est réussi, et que les huit épisodes forment un ensemble assez dynamique pour que l'on ne s'ennuie pas trop devant... mais voilà : tout ça, c'est du déjà vu, c'est de l'éventé, et ça n'apporte vraiment pas grand chose au genre.

Vraiment rien de neuf sous le soleil des high schools américaines.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #812 : Ant-Man & La Guêpe (2018)

Publié le 29 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Ant-Man & La Guêpe (Ant-Man & the Wasp) :

Encore secoué par les événements de la "Guerre Civile" entre super-héros, Scott Lang (Paul Rudd) a mis son identité d'Ant-Man de côté, et peine à concilier sa vie de père divorcé assigné à résidence avec son métier de conseiller en sécurité, en compagnie de ses amis Luis, Kurt et Dave (Michael Peña, Tip "T.I." Harris & David Dastmalchian). Lorsque Hope (Evangeline Lilly) et Hank Pym (Michael Douglas) viennent le chercher pour qu'il les aide à pénétrer dans la dimension quantique, afin de retrouver Janet (Michelle Pfeiffer), la mère de Hope, Scott n'hésite pourtant pas... mais entre le FBI (Randall Park), la pègre (Walton Goggins), et un mystérieux antagoniste capable de passer au travers des murs, le Fantôme (Hannah John-Kamen), Ant-Man aura fort à faire pour réussir sa mission.

Suite du premier opus de 2015, un premier opus qui a mis un certain temps à me convaincre totalement (voir ma critique originale ici, et sa révision de février dernier ici), et qui arrive avec la lourde tâche de passer après Avengers : Infinity War, et sa fin sans appel.

Autant dire que la pression était importante sur les épaules de Paul Rudd et compagnie, qui n'avaient que deux choix s'offrant à eux : soit prendre le pari de faire encore plus épique, encore plus spectaculaire et encore plus dramatique qu'Avengers (une mission clairement impossible), soit partir dans une direction opposée, et livrer un métrage léger, amusant et décontracté, servant de pause estivale dans un univers en plein tourment.

Par chance, on se retrouve donc ici avec l'option b, un Ant-Man 2 mieux rythmé (malgré encore quelques scories dans sa première moitié), plus inventif, plus dynamique, plus décomplexé et drôle que son prédécesseur ; un film qui fonctionne très bien en tant que préquelle à l'Infinity War (qu'elle rejoint dans ses scènes post-générique), et qui apporte au prochain Avengers des pistes intéressantes pour vaincre Thanos ("vortex temporel", hmmmm).

Bref, un bon moment à passer en salles, et un Marvel mineur mais rafraîchissant, qui prépare le terrain pour la suite tout en se payant le luxe d'avoir une intrigue bouclée, sans grand méchant connaissant une mort atroce, et avec un protagoniste plus libre dans la comédie qu'il ne l'était dans le premier épisode, où l'on sentait Paul Rudd un peu gêné aux entournures de son personnage de superhéros Marvel.

Ne manquait peut-être qu'une scène d'action supplémentaire à base de fourmis afin de rythmer encore un peu plus le tout, et ça aurait été nettement supérieur au premier épisode. Là, en l'état, c'est tout juste au-dessus.

4/6

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Humour, sitcom et... 6 - Mike & Molly, big big love

Publié le 8 Janvier 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CBS, Romance

Au programme, une critique éclair particulièrement rapide...parce que pour être franc, il n'y a pas grand chose à dire de Mike & Molly, qui a entamé sa troisième saison fin septembre.

Ou plutôt, si : parlons CBS.

De manière générale, et sans vouloir se montrer insultant ou méprisant, les sitcoms CBS sont généralement vues comme les plus "généralistes" du paysage télévisuel américain, pour ne pas dire les plus populaires.

La subtilité et la finesse d'esprit, on ne connaît pas vraiment, sur CBS, et l'humour y est souvent cliché, basique, et convenu. On a ainsi droit à Mon Oncle Charlie (très orienté mâle de 18-34 ans), 2 Broke Girls (avec ses clichés ethniques à la limite du racisme, et ses vannes sur le viol), The Big Bang Theory (et ses archétypes nerds tout droit sortis des années 80), Rules of Engagement (et son recyclage éhonté de tout ce qui existe dans le genre sitcom de couple) ou, encore plus récemment Partners (un recyclage d'un pilote Fox d'il y a 15 ans, remis au goût du jour en le "gayifiant" de manière pesante).

Autant de sitcoms de studio, avec rires enregistrés, blagues souvent éventées, et, plus bas dénominateur commun oblige, à l'assez beau succès public pour la majorité de ces programmes (encore une fois, éteindre son cerveau devant un programme tv n'est pas un crime... pour peu qu'on ait tout de même conscience de la qualité réelle de ce que l'on regarde). Longtemps, seule How I Met Your Mother a semblé faire de la résistance sur la grille de programmes de la chaîne, tant dans sa forme, plus inventive, que dans son écriture... mais même dans ce cas, la série a fini par lentement se désagréger, par devenir redondante, et par se "simplifier".

Bref, en voyant débarquer, en 2010, Mike & Molly, du créateur de Mon Oncle Charlie, on pouvait craindre le pire, une première impression qui ne faisait que s'amplifier à mesure que les premiers épisodes étaient diffusés : une sitcom sur un couple d'obèses, avec des blagues sur les gros, un meilleur pote black et flic, histoire de cumuler les clichés sur les noirs et les policiers, une soeur aîné nympho, et des mères acariatres... bref, le potentiel pour un beau désastre.

Et pourtant, la série évite au final de sombrer dans les pires clichés, en choisissant de se concentrer non pas sur le surpoids de ses personnages, mais sur leur romance : Mike & Molly, c'est une comédie romantique au format sitcom, entre deux personnages qui sont amoureux, et qui se trouvent être gros.

C'est bien là ce qui sauve le show, en réalité. Car si bon nombre de ses épisodes sont assez routiniers et basiques, les personnages secondaires étant là pour assurer le quota de vannes prévisibles et autres grosses ficelles, reste toujours un fond sentimental qui fonctionne bien, tant la relation entre Mike et Molly est traîtée avec une certaine justesse. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c'est de la must-see TV, loin de là.

En bref : Mike & Molly est globalement très anecdotique, et finalement peu mémorable. Mais malgré les vannes obligatoires sur les gros, le coeur de la série bat plutôt bien, et empêche le programme de n'être qu'un show CBS de plus, le rendant au contraire un peu plus attachant que la moyenne.

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Catch Review : WWE United Kingdom Championship Special (19/05/2017)

Publié le 27 Mai 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Catch, WWE, UK

La WWE est bien décidée à dominer l'industrie du catch, partout autour de la planète, et cela passe par tous les styles régionaux : suite au succès de l'United Kingdom Championship Tournament de janvier dernier (cf ici et ), la compagnie se prépare à lancer une émission dédiée à la scène UK (un peu comme ce qu'ils ont fait pour 205 Live/les cruiserweights), et fait donc monter la pression avec cet épisode spécial de 90 minutes, en direct de Norwich, en Angleterre, commenté par Jim Ross et Nigel McGuinness.

WWE United Kingdom Championship Special :

- Wolfgang vs Joseph Conners.

Un affrontement méthodique, pépère, pas particulièrement mémorable, mais pas forcément mauvais pour autant, notamment parce que le selling de Wolfgang était consistant. Wolfgang et Conners ont cependant des apparences trop génériques pour vraiment marquer les esprits.

- Rich Swann & Dan Moloney vs TJP & Brian Kendrick.

Je ne suis pas certain de ce que ce match fait là, on n'est pas dans un 205 Live Special, mais bon... pas de surprise, un tag match solide, avec TJP & Kendrick qui jouent les super-heels, Moloney le favori du public, et Swann qui est de plus en plus un R-Truth 2.0. Solide, donc, mais pas exceptionnel ni mémorable, à nouveau.

- Trent Seven vs Pete Dunn, #1 Contender for the UK Title.

Dunn fait vraiment un méchant formidable, sadique et brutal, qui torture le bras blessé et les articulations de Seven avec un rictus sadique sur le visage. Un très bon match, plein de suspense, malgré les (ou grâce aux) limites imposées par le booking et la blessure de Seven.

- Tyler Bate vs Mark Andrews, UK Title match.

Un très bon match, tour à tour technique, dynamique, acrobatique, etc. Ça prouve encore une fois que s'il reste en bonne santé et évite les blessures, Tyler Bate devrait aller très loin dans ce business, possiblement même jusqu'à un ou plusieurs titres de la WWE. Et ça prouve aussi que la TNA a vraiment gâché le potentiel de Mandrews. 

 

Deux premiers matches anecdotiques, qui servaient de tour de chauffe pour le public anglais (très bruyant, mais aussi très dissipé), et deux matches finaux mettant la barre très haut, 24 heures avant NXT Takeover - Chicago. Les Anglais sont motivés, et si la WWE voulait bien les intégrer au roster principal, nul doute que Tyler Bate et Pete Dunn auraient une carrière en or, jusqu'aux sommets de leur profession.

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Un film, un jour (ou presque) #608 : L'Apprenti Sorcier (2010)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Action, Jeunesse, Disney, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'Apprenti Sorcier (The Sorcerer's Apprentice) :

Depuis des siècles, Balthazar Blake (Nicolas Cage), un sorcier formé par Merlin l'enchanteur, affronte les forces du mal, incarnées par les disciples de Morgane la Fée (Alice Krige), au nombre desquels Maxim Horvath (Alfred Molina) et Drake Stone (Toby Kebbell). Mais il recherche par ailleurs le futur héritier de tous les pouvoirs de Merlin : ce sera Dave (Jay Baruchel), étudiant en physique épris de la belle Becky (Teresa Palmer), et qui devient malgré lui le nouvel apprenti du Sorcier...

Je continue mon micro-cycle "Nicolas Cage a des pouvoirs improbables dans des films fantastiques à la qualité débatable", avec ce Sorcerer's Apprentice, vaguement inspiré de Fantasia (d'où le passage avec les balais), et qui n'a pas connu un grand succès au box-office.

Et franchement, c'est assez dommage, ce plantage, parce que le film est plutôt sympathique à suivre.

Alors oui, le métrage a les tares habituelles des productions Bruckheimer : réalisation passe-partout (Turteltaub est un faiseur au sens le plus basique du terme), Nicolas Cage en vedette (encore qu'il s'en sort relativement bien et est assez sobre, malgré une apparence improbable), musique calamiteuse au possible (franchement, Trevor Rabin devrait pointer à l'ANPE avec ses synthétiseurs pourris, et éviter de photocopier le Hans Zimmer de Pirates des Caraïbes), scénario simpliste (on comprend tous les enjeux et le déroulement du film au bout de 10 minutes, et le reste est en pilotage automatique)...

Sauf que pour une fois, le déluge habituel d'effets spéciaux de ce genre de blockbuster décérébré est plutôt judicieux, et approprié au métrage : sorts, boules de feu, éclairs, balais dansants, aigles de fer, dragons, pentagrammes géants, miroirs ensorcelés, voitures qui se métamorphosent, etc, tout ça n'arrête pas, et assure le spectacle.

À se demander s'il y avait un quota de 50M$ assigné aux effets de chaque demi-heure de métrage, ce n'est pas possible autrement. En tout cas, ça en jette, et ça fonctionne.

Le script, lui, est plutôt amusant (pas l'histoire, hein, mais le script), il y a un énormément d'idées très sympathiques et drôles (Drake, le faire-valoir de Molina, est un Criss Angel à 2€50), les acteurs tiennent bien leur rôle (on me rétorquera que Baruchel interprète toujours le même personnage depuis 10 ans, et je suis d'accord, mais il le tient bien et est un protagoniste attachant), et ça aurait peut-être été l'un de mes films de chevet si je l'avais découvert enfant, dans les années 80, comme un certain Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (même si, c'est une évidence, les deux films ne jouent pas dans la même cour).

Reste que c'est du Bruckheimer, comme je le disais au début de cet avis, et que par conséquent, le potentiel certain du métrage est régulièrement tiré vers le bas par les tares du film, et par 10 bonnes minutes de trop. Et comme en plus, c'est clairement un film d'hiver, visuellement parlant (New-York, la nuit, les ruelles sombres, etc), je ne suis pas surpris que le film se soit planté au box-office avec une sortie en plein été.

Un gentil 4/6, pour le spectacle.

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Un film, un jour (ou presque) #583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (2017)

Publié le 18 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (King Arthur - Legend of the Sword) :

À la mort de son père, Uther Pendragon (Eric Bana), le jeune Arthur (Charlie Hunnam) est élevé dans une maison close de Londres, tandis que son oncle, le maléfique Vortigen (Jude Law) fait rêgner la terreur depuis Camelot. Jusqu'à ce que Arthur finisse par retirer Excalibur de la pierre, devenant anisi le meneur de la résistance contre le sorcier qui exploite le royaume... 

Par la barbe de Merlin, quelle merde ! Pourtant, généralement, je suis assez client des films de Guy Ritchie (du moins, de ses films de pègre anglaise, voire même du premier Sherlock), mais là, on touche le fond. 

Ce Roi Arthur, c'est ce qui se produit quand les effets de manche récurrents de Guy Ritchie - dialogues populaires, personnages décomplexés, montage nerveux, effets de style à gogo, et surtout, narration déstructurée, façon "scène de dialogue entre plusieurs personnages, entrecoupée d'un montage en flashback ou en accéléré montrant justement ce dont discutent les personnages, de manière à installer un décalage comique" - sont répétés toutes les cinq minutes, pendant deux heures de film.

Au cinéma et à la télévision, on dit souvent qu'une oeuvre réussie doit "montrer, pas expliquer verbalement" ("show, don't tell"), car ce sont des médias visuels, et le langage de l'image doit être suffisant pour faire passer les informations au spectateur. Guy Ritchie, lui, montre ET explique verbalement, voir même répète et montre ses explications à plusieurs reprises, jusqu'à l'écoeurement. 

Alors quand cette narration décousue est ainsi utilisée de manière systématique et mécanique, au service de personnages interchangeables et sous-développés, d'un rendu visuel grisâtre dégueulasse, et d'un récit qui repompe ses idées à droite et à gauche (Robin des Bois, Arthur, etc, une bonne dose de photocopillage du Death Dealer de Frazetta pour le boss final, une touche d'Assassin's Creed pour les plans panoramiques de Camelot survolé par l'aigle lié télépathiquement à la mage encapuchonnée, un Burly Brawl 2.0 aussi moche et raté techniquement que celui de Matrix Reloaded, il y a près de 15 ans, des Oliphants évadés du Seigneur des Anneaux, etc, etc, etc, sans oublier bien sûr l'influence évidente du cinéma de gangster de Ritchie lui-même, et des jeux vidéo du genre God of War), on se retrouve avec un Guy Ritchie qui se parodie involontairement, et un film totalement à côté de la plaque, dont je me suis progressivement désintéressé en cours de route, et qui a fini par m'agacer plus que je ne l'aurais cru possible.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #399 : Ninja Turtles 2 (2016)

Publié le 7 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure, Fantastique, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ninjas Turtles 2 (Teenage Mutant Ninja Turtles - Out of the Shadows) :

Lorsque Shredder (Brian Tee) s'évade de prison, et s'associe au maléfique Général Krang (Brad Garrett), une créature étrange venue d'un autre univers, à Baxter Stockman (Tyler Perry), un savant dérangé, et à Bebop et Rocksteady (Gary Anthony Williams & Sheamus), deux voyous transformés en créatures mutantes, les Tortues doivent passer à l'action. Avec l'aide d'April (Megan Fox), de Vernon (Will Arnett) et de Casey Jones (Stephen Amell), un officier de police devenu justicier, les quatre ninjas mutants n'ont d'autre choix que de se révéler au grand public s'ils veulent sauver le monde...

Tous comptes faits, j'avais bien aimé le premier opus de ces nouvelles Tortues Ninjas, malgré tous ses défauts intrinsèques, son script semi-improvisé, ses changements de scénario de dernière minute, et son humour assez lourd : l'action était très solide, les effets spéciaux remarquables, et finalement, c'était assez proche du dessin animé des années 80-90.

Ici, visiblement, la décision a été prise d'aller encore plus dans cette direction, et de jouer à fond la carte du fanservice, avec Krang, Baxter, Bebop, Rocksteady, le Technodrome, Casey Jones, le van, etc.

Malheureusement, comme dans le premier opus, c'est le casting humain qui, la plupart du temps, s'avère le talon d'achille du métrage : si Arnett assure, et que Megan Fox semble un peu moins botoxée que dans le premier film (sans faire pour autant une bonne April - Lauren Cohan aurait été très bien, par exemple), Stephen Amell est absolument insipide en Casey Jones, Tyler Perry fait peur, les figurantes asiatiques (uniquement présentes pour faire plaisir aux investisseurs chinois) n'ont pas une ligne de dialogue, et moins compréhensible encore, Johnny Knoxville a été remplacé au doublage de Leonardo - ce qui rend le personnage ultra-fade et transparent dans ce second opus.

Autre changement notable, la bande originale : exit Tyler, enter Jablonsky, en pilotage automatique (comme toujours depuis Transformers), qui a cela dit le mérite d'utiliser ici de vrais cuivres pour ses thèmes (dérivatifs), et pas ses samples habituels.

En ce qui concerne le reste, la réalisation n'est pas forcément moins bonne que celle de Liebesman, dans le premier ; les sfx sont toujours aussi réussis et impressionnants (merci ILM), et les scènes d'actions avec les Tortues sont mémorables (l'avion !) ; quant au script, c'est un peu le même problème qu'avec le premier film : il y a des trous, des raccourcis constants, des facilités énormes, c'est décousu, et le climax du récit s'avère, en fin de compte, assez décevant. 

Un petit 3/6 (c'est ultra-fidèle au cartoon, le fanservice fait très plaisir, mais est parfois poussé un peu trop loin, et les choix créatifs de ce second opus le rendent moins attachant que son prédécesseur)

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 123 - Teen Witch (1989) & L'Initiation de Sarah (2006)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Télévision, ABC Family, Comédie, Thriller, Fantastique, Halloween, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Witch :

Lycéenne timide et complexée, Louise (Robyn Lively) découvre qu'elle possède des pouvoirs magiques qu'elle pourra utiliser dès le jour de ses 16 ans. Aussitôt, elle les exploite pour obtenir ce qu'elle a toujours désiré : être populaire au lycée, et conquérir le coeur de Brad (Dan Gauthier), le sportif le plus populaire de l'établissement. Mais bien vite, son comportement se retourne contre elle...

Spin-off officieux de la série des Teen Wolf (le film a été conçu comme une déclinaison féminine des deux Teen Wolf, avant d'être transposé des garous aux sorcières), ce métrage est tellement daté "années 80" qu'il en est devenu involontairement culte ; générique de début périmé, histoire insipide grandement calquée sur les Teen Wolf (avec Jean-Pierre Stevens dans le rôle du père, et Zelda Rubinstein dans celui d'une voyante), passages musicaux involontairement hilarants (des rap battles épiques !) et à la chorégraphie bancale, tenues improbables, bande originale au saxophone, bref : c'est objectivement calamiteux, mais subjectivement, c'est tellement kitsch que ça en devient incontournable... au second degré.

1.5/6

L'Initiation de Sarah (The Initiation of Sarah) :

Deux soeurs, Sarah (Mika Boorem) et Lindsay (Summer Glau), arrivent à l'université, et sont impatientes d'intégrer Alpha Nu, une sororité à laquelle leur mère (Morgan Fairchild) appartenait autrefois, et qui est désormais dirigée par Corrine (JoAnna Garcia). Mais en parallèle, Eugenia Hunter (Jennifer Tilly) gère la sororité Pi Epsilon Delta, et elle aussi est intéressée par les deux arrivantes : en effet, Sarah et Lindsay ont des pouvoirs inexplicables, et le campus va bientôt se transformer en champ de bataille lors d'un affrontement de sorcières et de maisons rivales...

Remake d'un téléfilm de 1978, ce téléfilm ABCfamily vaut surtout pour sa distribution sympathique (même si Boorem et Glau n'auront jamais l'air de soeurs, ni d'être les filles de Fairchild) ; car s'il a beau être très regardable, bénéficier d'un budget confortable, et ne pas être trop mal écrit, il souffre aussi d'un énorme coup de mou une fois la première heure passée, et reste donc extrèmement anecdotique et dispensable.

(reste toujours la curiosité de voir une Summer Glau bimbo-ifiée, ce qui est toujours amusant)

2.75/6

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