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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x02 & The Orville 1x03

Publié le 1 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Drame, Action, Aventure, CBS, Netflix, Fox, Orville, Discovery

​Après le pilote de Star Trek Discovery, diffusé sur CBS aux USA, la série continue... exclusivement sur la plate-forme de VOD de la chaîne... pour la seconde moitié du pilote... une seconde moitié qui fait à peine 35 minutes une fois dépouillée de ses génériques.

​Star Trek Discovery 1x02 :

Confronté à toute une flotte composée des 24 Maisons de l'Empire Klingon, le Shenzhou et son équipage sont dans une situation périlleuse... aggravée par la trahison de Michael Burnham.

Sans surprise, on a donc là affaire à une seconde moitié de pilote, une moitié tellement courte qu'on ne peut qu'en déduire que CBS a arbitrairement découpé le pilote original pour en optimiser la rentabilité, et inciter les fans à s'abonner à leur service de VOD...

Et sans surprise, toujours, les défauts et qualités du pilote sont toujours présentes : c'est spectaculaire, mais c'est inutilement bavard ; les caméras sont toujours penchées sans raison ; les ficelles narratives sont toujours un peu trop grosses pour leur propre bien (Georgiou qui part seule avec Michael - pourtant suspendue et indigne de confiance - se téléporter sur le vaisseau ennemi pour tenter de placer un Klingon en état d'arrestation.... mouais), les Klingons sont toujours problématiques et caoutchouteux (et, plus ennuyeux, ils sont dépourvus du moindre sens de l'honneur), et Michael Burnham ne me convainc toujours pas, trop émotive, trop tête brûlée, et ne correspondant pas vraiment à l'image qu'en donnent les dialogues et les flashbacks.

(ah, et j'ai un peu de mal avec cette version de Sarek, qui manque un peu du charisme et de la présence de Mark Lenard)

Pour couronner le tout, ce pilote semble ne servir que de gros prologue au reste de la série, une introduction détachée du reste, qui devrait voir Burnham sortie de prison et assignée au Discovery, comme un certain Tom Paris en son temps. Pourquoi pas... mais l'on peut se poser la question de la pertinence d'une telle technique pour vendre la série : on propose au spectateur un pilote coupé en deux, présentant des personnages, un vaisseau et une situation qui ne sont pas vraiment représentatifs de ce que sera la série ensuite, et on espère que cela suffira à convaincre le fan de payer pour voir la suite..

Mouais. Pour l'instant, Star Trek Discovery n'est pas un désastre, mais j'espère tout de même que ça proposera à l'avenir quelque chose de plus.substantiel que des Klingons qui débattent entre eux, et une héroïne qui pourrait en remontrer à Janeway au rayon décisions improbables...

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The Orville, elle, continue son bonhomme de chemin, après deux premiers épisodes particulièrement laborieux et mitigés, peinant à conjuguer humour bas de plafond et pastiche de Star Trek : The Next Generation...

The Orville 1x03 - About a Girl :

Bortus et son époux viennent d'avoir une fille, ce qui va à l'encontre des traditions de leur peuple, et ils décident de l'opérer pour qu'elle devienne un mâle ; l'équipage de l'Orville s'oppose à eux.

Troisième épisode de The Orville, un épisode qui a fait dire à de nombreux critiques et spectateurs que la série était soudain devenue une digne héritière de la franchise Star Trek, et un programme à ne pas rater...

Pourtant, MacFarlane ne fait que continuer à y reprendre à la lettre la formule Next Generation, en la pastichant fidèlement, avec cette semaine, le classique débat philosophique et sociétal qui se finit devant un tribunal, façon La Mesure d'un Homme. Et si l'intention est louable (et que le tout est clairement un pas dans la bonne direction), il faut reconnaître que l'exécution est vraiment trop simpliste pour être à ce point applaudie.

Non seulement les arguments apportés par l'équipage de l'Orville sont particulièrement faibles, mais tout le déroulement de l'intrigue manque de profondeur et de pertinence : en somme, ça ne fait pas vraiment avancer le débat, ça n'est pas particulièrement intelligent ou original, et ça fleure franchement de déjà vu, notamment du côté de chez Trek ou de Babylon 5.

Et comme en plus, il y a toujours cette couche d'humour pas très fin qui enrobe le tout (le blob qui tente de séduire le Docteur en lui montrant l'un de ses gros pseudopodes), et que Halston Sage bénéficie toujours d'un temps de présence indu par rapport à son utilité et à son intérêt (m'enfin bon, ça paie de sortir avec MacFarlane... demandez donc à Palicki), l'ensemble paraît toujours assez moyen, et surtout bien trop simpliste et basique.

Même si, encore une fois, ça avance - très lentement - dans la bonne direction.

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 2 (2020) - deuxième partie (2x06-10)

Publié le 25 Juillet 2020 par Lurdo dans Anthologie, Review, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone, Science Fiction

Suite et fin de la seconde saison du reboot de la Quatrième Dimension, confié à Jordan Peele et Simon Kinberg, après une première moitié toujours aussi inégale et moyenne mais qui, à contrario de la saison 1, semble avoir fait le choix de laisser de côté le militantisme woke et les messages engagés, pour laisser la place à quelque chose de plus classique et de moins polarisant...

The Twilight Zone : la Quatrième Dimension, saison 2 - deuxième partie (2x06-10) :

- 2x06 - 8 : En Antarctique, une équipe de scientifiques internationaux (Joel McHale, Michelle Ang...) aux motivations suspectes découvre une pieuvre appartenant à une espèce inconnue, plus intelligente - et meurtrière - que la norme...

Un bon gros bof que cet épisode horrifique pourtant signé Glen Morgan : en 30 minutes à peine, le récit peine à développer des personnages très basiques, à justifier leurs réactions, et à proposer des rebondissements naturels et crédibles, qui sortiraient de l'hommage dérivatif à The Thing.

Un peu une sensation de bâclage, à vrai dire, entre le message ultra-classique ("l'arrogance de l'homme lui coûtera sa place au sommet de la chaîne alimentaire", rien de neuf sous le soleil), l'exécution inégale (le plan de fin assez laid sur la pieuvre numérique clignotante), l'écriture bavarde bourrée d'exposition, et les moments improbables (la pieuvre qui vole le smartphone, se connecte aux systèmes de la base, déchiffre les séquences génétiques avec ses tentacules, et réécrit son propre ADN en quelques minutes... mouais)...

- 2x07 - A Human Face : Parents endeuillés par la mort de leur fille Maggie (Tavi Gevinson), Robert (Christopher Meloni) et Barbara (Jenna Elfman) tentent de passer à autre chose. Mais l'apparition, dans leur sous-sol, d'un extraterrestre métamorphe qui adopte l'apparence de Maggie va tout remettre en question...

À nouveau un épisode de 30 minutes, et à nouveau un résultat vraiment bancal : pas forcément parce qu'il est dénué de rebondissement final ou de véritable morale, mais plus parce que les personnages sont frustrants, leurs réactions peu naturelles (ou forcées par le format court de l'histoire), et qu'au final, on finit par se dire "tout ça pour ça".

Il faut dire que les kilos d'exposition maladroite débités par l'extraterrestre n'aident pas, tout comme l'écriture qui place d'office le spectateur du côté de Robert (alors que Barbara est immédiatement convaincue par l'alien, quitte à en être énervante), lui donne totalement raison, avant de le démolir en en faisant un père indigne, et de le faire succomber à son tour. Vraiment pas convaincu.

- 2x08 - A Small Town : Depuis la mort de son épouse, maire de la ville de Littleton, Jason (Damon Wayans Jr.) peine à faire son deuil, et à accepter la désertification de la bourgade, sous la direction de l'ex-adjoint au maire, le fourbe, manipulateur et menteur Conley (David Krumholtz). Jusqu'à ce que Jason découvre, dans l'église où il travaille, un modèle réduit de la ville aux pouvoirs étranges, qui répercute dans le monde réel les modifications qu'il y apporte : Jason commence alors à rénover en secret la communauté, mais Conley reçoit le crédit de ces changements miraculeux...

Un épisode qui renoue un peu avec la dénonciation sociale de la première saison, mais le fait de manière suffisamment légère et caricaturale (Krumholtz est un véritable Scrooge en puissance) pour ne pas sombrer dans la moralisation agaçante.

Alors certes, ce n'est pas forcément ultra-original ou surprenant (l'idée de base est même assez commune), certains personnages sont nettement sous-exploités (Keegan Connor-Tracy doit avoir une réplique, au mieux), le monologue final de Peele est toujours aussi peu convaincant, et le tout reste gentillet, mais dans l'ensemble, c'est encore ce qui se rapproche le plus d'un Twilight Zone old-school.

Ce qui est loin d'être désagréable, compte tenu du reste de la série, étrangement plus orientée horreur et thriller, cette saison.

- 2x09 - Try, try : Lorsque Marc (Topher Grace) sauve Claudia (Kylie Bunbury) d'un accident de bus, cette dernière tombe sous le charme de cet homme apparemment parfait, qui semble toujours savoir quoi dire et faire au bon moment. Mais Marc finit par lui avouer qu'il est pris au piège d'une boucle temporelle et qu'il revit sans cesse la même journée...

Une relecture façon horreur/slasher d'Un Jour Sans Fin, mais du point de vue d'Andie McDowell, et prenant pour hypothèse que le personnage de Bill Murray est un pur produit de la toxicité masculine patriarcale, arrogant, menteur, cynique et détestable en tous points, prêt à tout pour réussir à conquérir sa proie féminine, même à la violer.

On le voit, le tout retombe dans une certaine dénonciation sociale pas très subtile et télégraphiée (à partir du moment où Marc commence à employer des mots comme "cancelled" et "triggered" sur un ton goguenard, on comprend vite dans quelle direction l'on se dirige), surtout que l'épisode en rajoute une couche en faisant du personnage un couard qui jette l'éponge au premier signe de rébellion de sa victime. Ça se regarde une fois, c'est compétent, mais pas sûr qu'il y ait vraiment un intérêt intrinsèque dans une telle relecture.

- 2x10 - You Might Also Like : Hantée par le souvenir du bébé qu'elle a perdu, Mrs. Warren (Gretchen Mol) n'attend qu'une chose : l'Oeuf, un mystérieux objet révolutionnaire bientôt sur le marché, et qui promet de résoudre tous les problèmes du quotidien. Mais en parallèle, Mrs. Warren s'aperçoit qu'elle est enlevée, chaque nuit, par des extraterrestres...

Aïe. Pour finir la saison, il y avait mieux. Largement mieux. Une pseudo-suite à l'épisode Pour Servir l'Homme de la série de Serling, cet épisode ultra-stylisé est le fruit du travail de Oz Perkins, le fils d'Anthony Perkins, déjà réalisateur des discutables et maniérés The Blackcoat's Daughter et I'm The Pretty Thing That Lives In The House ; un Perkins qui, pour l'occasion nous livre un récit satirique, surréaliste, outré, où tout le monde surjoue, et qui tente de concilier critique de la société consumériste américaine, hypnotisée par la télévision et les publicités, avec un hommage à l'épisode de la série originale.

Sauf que tout est ultra-forcé, ultra-bancal, souffre d'une exposition laborieuse et pataude, d'extraterrestres volontairement kitschs (l'un d'eux est même doublé par George Takei), et d'une conclusion assez similaire à celle de l'épisode A Human Face (avec ce personnage endeuillé qui accueille à bras ouverts une invasion extraterrestre en échange de la promesse d'un bonheur retrouvé et d'un manque affectif comblé). Je n'ai vraiment pas aimé, donc.

--- Bilan saisonnier ---

Bonne nouvelle : dans l'ensemble, cette saison 2 de The Twilight Zone évite l'écueil global de la série woke militante donneuse de leçons maladroites, qui plombait totalement la saison 1 du programme.

Mauvaise nouvelle : cela ne fait pas de cette saison 2 une réussite, loin de là. Récits convenus et téléphonés, rebondissements assez plats, direction globale bien trop orientée vers l'horreur (au point de ressembler plus à un remake de la série Night Gallery, anthologie plus sombre et horrifique de Rod Serling, qu'à la Quatrième Dimension) - la série de Peele souffre toujours de son écriture, une écriture qui est, globalement, le produit de scénaristes souvent novices, notamment dans le genre.

Guère surprenant de constater, ainsi, que l'épisode le plus agréable (A Small Town) est écrit par un vétéran du genre, récompensé pour un épisode d'Au-delà du Réel. L'expérience, ça compte... même si l'épisode raté de Glen Morgan semble prouver le contraire.

Bref. La saison 2 de The Twilight Zone frustre plus qu'elle ne convainc, alourdie par un format toujours très peu maîtrisé : avec ses épisodes à la durée fluctuant entre 30 et 50+ minutes, le programme reste très inégal, les épisodes les plus courts paraissant parfois bâclés, et les plus longs interminables. Et les thématiques globales sont trop peu probantes ou intéressantes pour justifier l'existence de ce reboot.

Allez, courage, peut-être qu'une saison 3 trouvera enfin un ton, des sujets et une écriture dignes du titre The Twilight Zone...

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(retrouvez les critiques des épisodes de la saison 1 en cliquant ici et toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog en allant ...)

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Christmas Yulefest 2019 - 34 - Last Christmas (2019)

Publié le 17 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Last Christmas (2019) : 

Depuis qu'elle a subi une opération du cœur, Kate (Emilia Clarke) n'est plus la personne chaleureuse et bienveillante qu'elle était autrefois : cynique, mécontente de son emploi de lutin de Noël dans une boutique londonienne de Noël tenue par "Santa" (Michelle Yeoh), et récemment mise à la porte par sa colocataire, elle se cherche, plus ou moins brouillée avec le reste de sa famille (Emma Thompson, Lydia Leonard, Boris Ivakovic). Lorsqu'elle rencontre le mystérieux Tom (Henry Golding), cependant, elle est intriguée, et, espérant le revoir, elle commence à consacrer son temps à un refuge pour sans-abris, où Tom travaille habituellement. Mais sur place, personne ne semble connaître ce dernier, et contre toute attente, Kate retrouve là un sens à sa vie...

Ça aurait pu fonctionner.

Une comédie romantique à l'anglaise, avec une actrice assez sympathique dans le rôle principal, un prétendant asiatique à la mode, des décors londoniens et une bande originale rythmée par les hits de George Michael, le tout sous la plume malicieuse d'Emma Thompson... sauf que pour cela fonctionne, il aurait fallu de la subtilité, un flegme anglais, et une main légère.

Il ne fallait pas confier le tout à Paul Feig, Américain plus habitué à l'humour graveleux qu'à la décontraction britannique ; il ne fallait pas utiliser les chansons de George Michael de manière littérale, avec des paroles illustrant exactement ce qui se passe à l'écran ; et il ne fallait pas construire ce film autour d'un twist de dernière minute, façon Fight Club du pauvre, là aussi littéralement télégraphié par la chanson-titre du métrage, et par un récit nettement moins malin qu'il ne pense l'être.

Il faut être très clair : plutôt que la comédie romantique feel good vendue par la bande-annonce et la promo, Last Christmas est en fait un semi-mélodrame où une fille paumée et un peu dépressive sur les bords réapprend à s'aimer et à trouver un sens à sa vie. Avec, vraiment en marge, une semi-romance embryonnaire avec un mystérieux inconnu, trop absent pour qu'une quelconque alchimie ait le temps de se développer entre Clarke et Golding (qui ont plus une relation de potes que d'amants potentiels).

En tant que comédie romantique, donc, Last Christmas ne fonctionne pas vraiment, tirée vers le bas par un couple falot, par une romance anémique, et par des personnages secondaires assez peu inspirés (toute la famille yougoslave de l'héroïne, avec une Emma Thompson cabotine à l'accent forcé, prétexte à un embryon sous-développé de propos politique sur le Brexit et l'immigration).

Et donc, il y a ce rebondissement de dernière minute, traité comme une révélation stupéfiante par la réalisation (à base de montage au ralenti retraçant tout le film sous un autre point de vue) et par l'écriture, et pourtant largement télégraphié par tout le métrage.

Bref, comme je le disais, ça aurait pu fonctionner. Mais en l'état, c'est assez maladroit et pataud, avec une protagoniste qui reste un long moment assez geignarde et antipathique (elle est assez américaine, dans son écriture, un peu à la Judd Apatow), et un grand final en musique, avec grand discours de leçon de vie à la clef. Forcément.

2.5/6 (heureusement qu'il y a un peu d'humour, et une Michelle Yeoh finalement plus touchante et amusante qu'Emilia Clarke)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x01-1x02 (2020)

Publié le 28 Février 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA, Picard

Bien décidé à rentabiliser sa plate-forme de streaming, et à exploiter sa franchise Star Trek au maximum, quitte à l'épuiser, CBS a lancé, en début d'année 2020, une nouvelle série dérivée en 10 épisodes de 45 minutes : Star Trek - Picard, un programme prenant place dans le futur de la Nouvelle Génération, chapeauté par Michael Chabon, Alex Kurtzman, Akiva Goldsman et d'autres, et délibérément plus sombre et dramatique.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x01 - Remembrance : Lorsqu'il reçoit la visite de Dhaj (Isa Briones), une jeune femme perdue récemment attaquée par de mystérieux assassins et dotée de capacités surhumaines, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), amiral à la retraite, ne sait sur quel pied danser. Et lorsque les origines de Dhaj commencent à refaire surface, Picard n'a d'autre choix que d'aider celle qui, peut-être, est la descendante de l'un de ses meilleurs amis...

Pour l'instant, tout va bien, comme dirait l'autre. C'est avec beaucoup d'appréhensions que j'ai abordé cette série CBS (Amazon, dans le reste du monde), échaudé par la médiocrité générale de Discovery, par le fanservice évident du matériel promotionnel (Data, Seven of Nine, les Borgs, etc, etc, etc), par le dernier Short Trek nous rejouant la partition du 11 Septembre, et par les déclarations de la production et de Stewart, annonçant vouloir faire de cette série l'équivalent de Logan pour les X-men : un récit sombre, désespéré, reflétant le monde actuel et abordant des problématiques sociétales contemporaines de manière dramatique... soit tout l'opposé d'un Star Trek lumineux, optimiste et aventureux, comme je préfèrerais le voir.

Mais pour l'instant, tout va bien. Je pourrais pinailler sur Harry Treadaway en romulien beau gosse mal rasé (pas du tout convaincant dans sa brève apparition, avec son look à la Spock de Discovery) ; sur certains dialogues un peu laborieux ; sur le français calamiteux de Patrick Stewart ; sur le côté "des méchants androïdes rebelles ont attaqué la terre" déjà peu probant, à la base ; ou sur certaines facilités, çà et là...

Mais dans l'ensemble, avec 45 minutes à peine au compteur, le tout s'avère, pour le moment, un programme posé et intéressant, porté par Stewart, avec une Alison Pill qui fait plaisir à voir, une Dhaj plutôt compétente, et un récit qui fait son choix parmi les éléments de continuité de la franchise : oui à nuTrek, oui à Nemesis, mais non à B-4... et ce n'est pas plus mal (même si ce n'est pas fait de la manière la plus élégante et subtile possible).

Pour l'instant, tout va bien.

- 1x02 - Maps and Legends : Alors que Picard mène l'enquête sur la mort et le parcours de Zhat, avec l'aide de Laris (Orla Brady), il est confronté à l'hostilité ouverte de Starfleet, qui lui claque la porte au nez...

Hum... ça va déjà moins bien. Le problème étant principalement une écriture plus laborieuse, qui se paume dans des plombes de technoblabla laborieux lors d'une scène de reconstitution de scène de crime inutile, qui utilise de gros traits pour dessiner le portrait d'un Starfleet corrompu de l'intérieur et hostile à Picard, et qui en rajoute encore une couche avec un duo frère/sœur romuliens aux relations compliquées.

Bon, j'avoue, ça n'aide pas que le tout fasse vraiment du surplace, et que l'actrice interprétant Rizzo ne m'ait pas du tout convaincu, donnant l'impression de tenter de composer une Cercei Lannister du pauvre.

À part ça, le trekkie qui sommeille en moi a apprécié que la série mentionne les problèmes de dégénérescence cérébrale de Picard (cf All Good Things, le final de TNG), mais honnêtement, après un premier épisode honorable, je suis désormais nettement plus sur la défensive.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 8 - Saison 4.0

Publié le 1 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, SyFy, Drame, BSG

- 4x01 : Roh, comment ce teaser cartonnait, avec comme point culminant le face à face Anders/Raider (qui me fait dire que les Final Five sont bien une caste supérieure de Cylons, voire même ce qui reste d'hybrides humains/cylons du Cycle précédent, un truc du genre), le côté avènement du monothéisme made in le nouveau Messie Jesus Baltar, aux dépends du polythéisme "grec" est fascinant, bref, c'était bien, je n'ai pas vu le temps passer ; le seul bémol, c'est ce faux suspense de fin, dont on se doute bien qu'il n'est là que pour placer un cliffhanger.

- 4x02 : Die Roslin, die (malgré cette superbe scène façon dispute de vieux couple entre elle et Adama - je le redis, mais autant le soap Kara/Lee est l'une des choses les plus ratées de BSG, autant le traîtement tout en finesse de Roslin/Adama est l'un de mes éléments préférés). Bon, sinon, un épisode de transition et de mise en place, notamment au niveau de l'insurrection interne des Cylons... reste que je n'ai pas vu le temps passer (bis). Ah, et Baltar qui se parle à lui-même, . Callis est excellent, dans cette scène.

- 4x03 : Cool, ils se souviennent de l'existence de Cally ! Pacool, ils nous la passent par un sas. À part ça, devant le Weapons Locker 1701D, les conflits internes Cylons sont toujours prenants, Lee se fait gentiment manipuler par Zarek pour mettre en difficulté la Présidente, bref, pour l'instant, j'aime plutôt bien ce début de saison, et je vois pas de problème de rythme particulier (contrairement à ce que l'on peut lire ici ou là), au contraire : c'est la troisième fois que je suis surpris en voyant la fin d'épisode arriver si vite.

- 4x04 : Un épisode un peu moins convaincant à mes yeux : bien interprété, bien écrit, mais je ne sais pas trop pourquoi, la mayonnaise a moins pris en ce qui me concerne. Je vais mettre ça sur la présence fantasmée d'Ellen, qui me file des boutons même en étant imaginaire (et ce quand bien même c'est amené d'une très belle manière, et que ça a sa place dans le récit). Cela dit, je trouve toujours Baltar et son intrigue passionnants, donc tout va bien.

(d'ailleurs, rien à voir, mais je viens de tilter... chez les Cylons "normaux" ya un numéro 8, mais ya pas de numéro 7 ? Moore nous réserverait-il une surprise façon "bonjour, je suis l'ultime représentant d'une série de Cylons mis au placard il y a longtemps"?)

- 4x05 : Moyennement convaincu. Toute la partie sur Kara/la mutinerie/Leoben m'a semblée franchement convenue, et vu que je n'ai pas d'affection particulière pour Tyrol, même en mode crâne rasé dépressif, son intrigue m'a laissé plus ou moins de marbre, même si son rapprochement final avec Baltar était plutôt bien amené. En fait, ça manquait juste d'une troisième intrigue un peu plus pêchue, ou bien d'un petit dogfight pour donner un petit coup de boost (par exemple, lorsque le Demetrius découvre le Raider de Leoben, ils auraient pu placer une minute de dogfights contre deux chasseurs cylons s'en prenant à Leoben, ça n'aurait fait de mal à personne, et ça aurait probablement dynamisé l'ensemble)

- 4x06 : Ah, et bien voilà, c'est ce teaser nerveux qui aurait dû conclure l'épisode précédent, ça aurait apporté la touche de tension et le cliffhanger nécessaires pour finir en beauté... Et puis en plus une excellente Nana Visitor en guest ! Tout ce qui était Roslin/sa maladie/la scène finale avec Adama était touchant, et très réussi ; la quête de Kara & co sur le baseship, pas mal du tout, par contre, la redshirt juste là pour crever, laule. Et je retiens le "the children of the one reborn will find their own country", ce qui ouvre plein de possibilités... (the children of the one reborn, on pourrait interpréter ça comme les cylons et leur créateur qui serait "re-né/réincarné", ce qui s'inscrirait pleinement dans le côté cyclique de l'histoire de BSG... et ce créateur réincarné, qui, alors ? Baltar ?). Sans oublier le fait que les FF viennent de la Terre (les Terriens peuple d'androïdes ? Ou bien les FF hybrides humains/Cylons, si on s'inscrit dans l'idée de cycle sans fin ?).

- 4x07 : J'adore la grosse fausse piste sur Gaeta le Final Five chantant. On y croit. Sinon, très bon épisode sur tous les plans, même si je regrette un peu qu'ils oublient systématiquement qu'ils ont une 6 en cellule, ce qui aurait pu être intéressant alors qu'ils avaient pleins de Cylons comme voisins.

- 4x08 : Ah, non, je n'ai rien dit, la voilà. 6 enceinte de Tigh ? Mouais, j'y crois moyen. Enceinte de Baltar, plus probablement. Très content de revoir ce cher Romo Lampkin, et même si toute l'intrigue de Lee était plutôt téléphonée, elle était suffisamment solide point de vue écriture et interprétation pour rester intéressante. Et puis j'étais plutôt amusé de revoir mes trois candidats principaux au rôle de FF (Zarek/Romo/le Doc) avoir (plus ou moins) le devant de la scène dans un même épisode... Sans oublier le fight Adama/Tigh, plus révélateur sur le lien unissant ces deux persos que n'importe quel dialogue. Bref, un bon épisode qui met en place certains points en réglant quelques situations.

Non, définitivement, je ne vois pas cet énorme problème de rythme qui semble en avoir rebuté certains avec ce début de saison (je pense aussi que le choix narratif de ne traîter que certaines sous-intrigues dans certains épisodes peut donner cette impression de surplace, ou de coup de mou, mais il y a tellement de sous-intrigues en cours dans le show que toutes les traiter à chaque fois ferait plus de mal que bien, amha)

- 4x09 :  Les mêmes évènements, du point de vue du baseship. Et c'est décidé, j'ai du mal avec l'écriture "sérieuse" de Jane Espenson, et ses tentatives d'humour, qui tranchent un peu trop avec l'écriture générale de la série : là, c'est limite si Baltar n'a pas régressé au stade de bouffon imbu de lui-même des premières saisons, en faisant fi de l'évolution du perso depuis.

Alors James Callis est suffisamment génial pour que ça fonctionne, mais bon, c'est pas le top non plus, niveau écriture. De même, je ne suis pas sûr que les explications supplémentaires sur le dl des cylons (l'accès public à la mémoire-du-dernier-download pour tous les autres modèles de la même série) aident vraiment à expliquer le problème des deux Boomers en s1 & 2, mais bon, peu importe...

Et puis certains dialogues sonnaient faux dès qu'ils avaient recours à des oneliners ou des traits d'humour, alors que rien dans la situation ou dans les personnages ne le justifiait. Cela dit, pour un avant-dernier épisode avant le break, c'était quand même très sympathique, avec notamment toute la relation Roslin/Adama qui était superbe : la scène où Roslin se voit mourir, Adama à son chevet, et prend enfin conscience de leurs sentiments respectifs est d'une tristesse absolue, et leurs retrouvailles n'en sont alors que d'autant plus fortes...

Ah, et si Baltar frôle la mort mais s'en remet ensuite, est-ce que ça le qualifie pour le rôle de the one reborn, père des cylons ?

- 4x10 : "There are four in your fleet". Yup : il y a bien 4 Final Five activés/identifiés/conscients de leur état dans la flotte coloniale. Maintenant, est-ce que le 5è est toujours dormant, et donc peut-être non-identifié de tous, y compris de D'anna ? Est-ce qu'il est à un autre niveau de conscience, indétectable par les Cylons normaux et par D'anna, mais conscient de son état ? Ou encore : serait-il aberrant de supposer que si les 4 se sont activés en entrant dans la nébuleuse, le cinquième peut être programmé pour s'activer uniquement sur Terre... Mystère...

Bon, sinon, un half-season finale réussi, avec son lot de révélations, de scènes poignantes (Adama lorsqu'il apprend la vérité au sujet de Tigh), et une fin joyeusement sombre et "planetoftheapesque".

Bilan de demi-saison : une demi-saison bien plus convaincante que la fin de saison 3, en ce qui me concerne, et à part juste le léger problème que j'ai avec l'écriture de Jane Espenson, pas franchement adaptée à la série, je n'ai pas de reproches particuliers à faire à la team Moore.

Quant à l'identité du FF, si on écarte l'hypothèse d'un personnage sorti de nulle part (Earth), je reste sur mes positions (cf mes suppositions précédentes sur le sujet - pitié, tout le monde sauf Dualla, le perso le moins intéressant de la série...).

Ou alors c'est l'un des personnages morts (ce qui serait naze), et ya un hub de résurrection sur Terre. Ou encore soyons fous, et le dernier Cylon n'est effectivement pas humanoïde, ce qui pourrait être fun.

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Après trois premiers épisodes plutôt agréables à suivre, chroniqués en ces pages en novembre dernier, place à la suite de cette première saison du Mandalorien, toujours chapeautée par Jon Favreau et Dave Filoni.

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019) :

- Chapitre 4 - The Sanctuary : Le Mandalorien et son protégé arrivent sur une planète reculée pour s'y cacher, et ils y retrouvent une ancienne militaire en fuite (Gina Carano). Rapidement, cependant, un village local en proie à des pillards armés d'un AT-ST viennent demander l'aide des deux mercenaires...

Un épisode réalisé par Bryce Dallas Howard, et qui, une fois de plus, s'inscrit directement dans une tradition de serial western (ou samourai), façon Les 7 Mercenaires.

Ici, les Mercenaires ne sont que deux, mais tout le reste colle de très près aux passages incontournables habituels du genre, de l'entraînement des villageois en passant par la jolie veuve pas insensible au mystère du Mandalorien casqué : autant de poncifs qui frôlent le cliché éventé, qui fleurent bon les années 90 télévisuelles (les aventures de Lorenzo Lamas ou de Kevin Sorbo ne sont pas loin, dans le format), mais qui parviennent à conserver un intérêt grâce à l'univers et à de multiples petites touches sympathiques : le bébé toujours adorable et expressif, Gina Carano efficace, ou encore cet AT-ST filmé comme un dinosaure de Jurassic World.

Bref, c'est très perfectible sur de nombreux plans (la personnalité et les capacités/l'efficacité du Mandalorien restent assez vagues et brouillonnes, changeant d'épisode en épisode), mais ça se regarde tranquillement, notamment parce que c'est plutôt bien rythmé.

- Chapitre 5 - The Gunslinger : Le Mandalorien arrive sur Tatooine, pour y réparer son vaisseau endommagé dans une escarmouche. Là, il se joint à Toro Calican (Jake Cannavale), un jeune chasseur de primes, pour traquer Fennec Shand (Ming-Na Wen), une mercenaire à la tête mise à prix...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, qui décide ici se se faire plaisir, et de jouer à fond la carte du fanservice en plaçant tous les lieux incontournables de Tatooine, tous les personnages emblématiques, et autres clins d’œil bien voyants... quitte à donner l'impression d'un épisode un peu indigeste et gratuit.

Une impression pas aidée par la présence d'Amy Sedaris dans un petit rôle, une Amy Sedaris dont l'interprétation et l'apparence plus outrancière renvoie presque plus à la Bea Arthur du Holiday Special de Star Wars qu'au ton sérieux de la série.

Et une nouvelle fois, on se dit que les showrunners et scénaristes semblent peiner à trouver un ton homogène pour leur programme, entre humour, références, Bébé Yoda, action, et western spatial.

Ce n'est pas rédhibitoire, la série reste tout à fait regardable (on regrettera tout de même le gros manque de présence et de personnalité de Toro Calican - quelqu'un comme Dave Franco aurait été bien plus intéressant dans le rôle), mais cela l'empêche de vraiment décoller, pour l'instant, au-delà du programme sympatoche mais anecdotique.

- Chapitre 6 - The Prisoner : Toujours à la recherche d'une mission, le Mandalorien rejoint un groupe de mercenaires (Bill Burr, Natalia Tena, Clancy Brown, Richard Ayoade) pour libérer un criminel d'un navire-prison de la République...

Un épisode un peu plus long (une quarantaine de minutes) et divisé en deux grosses parties : une partie "film de casse" façon Rogue One, pas désagréable, et une partie huis-clos/survival, dans laquelle le Mandalorien traque un à un les membres du commando dans les couloirs verrouillés de la prison.

Dans l'ensemble un épisode sympathique, principalement grâce à sa distribution invitée qui fait toujours plaisir (grosses réserves cependant sur l'interprétation de Natalia Tena, que j'ai trouvée forcée au possible), et sur les quelques caméos référentiels (Matt Lanter, Dave Filoni).

Après, reste toujours le souci d'une série qui tente à la fois de présenter son protagoniste comme un dur à cuire de western, meilleur que tout le monde au combat, et qui, en parallèle, le place toujours en position d'infériorité dans bon nombre d'affrontements, au cours desquels il s'en prend plein la tête, et ne triomphe souvent qu'in extremis, grâce à un gros coup de chance. C'est un peu tenter d'avoir le beurre (le côté "protagoniste badass") et l'argent du beurre (les scènes d'action semi-slapstick à la Harrison Ford), sans que cela ne fonctionne totalement.

Rien de bien grave, cela dit, tant que Bébé Yoda continue de jouer à cache-cache avec des androïdes...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Catch Review : Wrestlemania XXXI

Publié le 30 Mars 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Wrestlemania, un show tellement énorme que 99.9% des chroniqueurs et des sites de catch (y compris les sites de fans pro-WWE) n'arrivent pas à croire à quel point le Mania de cette année est plat, générique, et sans inspiration. La faute à une WWE qui n'en a plus rien à faire de l'avis de ses fans, et qui est bien décidée à faire de Roman Reigns la future superstar de la compagnie, quoiqu'il en coûte, tout en repoussant les favoris du public dans la mid-card. M'enfin bon. La carte n'est pas très motivante, les résultats probables non plus, il ne reste plus qu'à croiser les doigts bien fort, et à espérer que la famille McMahon a encore une surprise ou deux dans son sac...

Wrestlemania 31 - 30/03/2015 :

Kickoff Show :

- Une arène en pleine journée, ça me rappelle certains des vieux PPVs, ce n'est pas désagréable.

- Une heure de néant, sans le moindre intérêt, avec des récaps à gogo, et en prime de la promo pleine d'autosatisfaction pour les actions caritatives de la WWE qui, comme Steph l'a tweeté hier, "sont un moyen idéal de promouvoir notre marque et d'obtenir de la publicité positive pour pas cher". Stay classy, WWE.

- Usos vs Los Matadores vs New Day vs Cesaro/Kidd, Tag team 4-way. Un Uso évacué dès les premières secondes, et un spotfest bordélique (et parfois gentiment forcé), avec intervention des filles, du nabot, un arbitre à l'ouest et un finish plat. Très moyen.

- Meublage, meublage, meublage, de l'analyse footballistique foireuse.

- Andre The Giant Memorial Battle Royale. Gros bordel, puisque tout le monde commence dans le ring, qu'on a du mal à reconnaître qui est qui, et que le tout n'est qu'un véhicule pour que le Big Show élimine tout le monde, et que Sandow se sépare de Miz. FAIL.

Ça commence mal, tout ça.

- L'hymne national (où est Rusev quand on a besoin de lui ?).

- LL Cool J qui fait un monologue d'ouverture particulièrement bien produit.

- IC Title Ladder match. D-Bry ovationné à son entrée, plus que tous les autres lutteurs jusqu'à présent. Un ladder match solide, malgré quelques spots un peu trop téléphonés dans leur mise en place. J'espère que Bryan est content de sa nouvelle place au beau milieu de la mid-card.

- "- Les mecs, on a Punk et Lesnar qui râlent parce qu'on ne les autorise pas à être sponsorisés par des marques de sports. Ya moyen qu'on organise nous-même un sponsoring de ce genre, histoire de gagner un peu de thunes en plus ?"

- Rollins vs Orton. Mwé. Rien de mauvais, mais c'est du Orton méthodique et ronronnant, avec les interventions surbookées inhérentes à l'Authority.

- Sting "le Corbeau déplumé" vs HHH, NO DQ. Sting qui a droit à une entrée précédée de tambours japonais (W.T.F !?), avec toujours son thème foireux made in WWE, et qui marche nonchalamment jusqu'au ring *soupir* ; Triple H qui a droit à une entrée sponsorisée par Terminator. Roh la vache, j'ai rarement autant ri devant l'entrée d'un catcheur.

Bon, le match, sinon, était TRÈS lent et mou, dominé par HHH, avec intervention de Degeneration Old, contre-intervention du Very Old World Order (pourquoi aident-ils Sting ? Va savoir, Charles...), contre-contre-intervention de "Sexy Middle-Age Man" Shawn Michaels, et victoire de "Fuck WCW" Triple H. HÉNAURME FACEPALM pour tout ce match, et pour son surbooking forcé et artificiel au possible.

- Un segment maladroit backstage avec tous les vétérans qui viennent féliciter Bryan, pour faire croire à tout le monde que la ceinture IC est importante.

- Pause musicale.

- Paige & AJ vs Bellas. Tout à fait honorable, sans rien d'exceptionnel néanmoins.

- Récap du HOF. Pas sûr de comprendre pourquoi Nash était la superstar de cette édition, si ce n'est qu'il est le pote de HHH.

- Cena vs Rusev, US title. Grosse entrée à la russe pour Rusev, ce qui m'a grandement amusé. Entrée pompeuse, nationaliste et patriote pour Cena, avec une musique à fond dans les speakers, ce qui cache un instant les huées du public. Parce que les fans américains veulent bien siffler Rusev, mais ils sifflent tout autant Cena, ce qui est fun.

Un match de Cena typique, à part ça : il se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer, se fait dominer, place une ou deux de ses prises habituelles, se fait contrer (...), fait son comeback final, et gagne le match. Il a bien rajouté un springboard stunner bancal à son arsenal, mais bon...

- Grosse récap sans intérêt.

- Steph et HHH en train de s'autocongratuler, et de troller le public. The Rock débarque, et zou, confrontation, avec Ronda Rousey qui s'invite en prime. Un segment très long, mais pas désagréable (et Ronda a l'air à l'aise). Reste à voir si ça débouche sur quelque chose d'autre... un tag match mixte à Mania 32 ?

- Taker vs Wyatt. Taker a l'air plus déprimé que terrifiant, ces temps-ci. Un Taker qui enchaîne tous ses spots habituels, se fait contrer, et puis ensuite, c'est la routine habituelle, en nettement moins épique, et en 15 minutes exactement. Pas un match très intéressant, à vrai dire, d'autant que Bray n'est pas génial, dans le ring, et que Taker survend un peu son âge et sa vulnérabilité.

- Brock vs Reigns, HW title. Reigns reçoit un accueil hostile, Brock est acclamé comme le messie. Reigns blesse Brock au visage à d'innombrables reprises, et Brock nous refait son match contre Cena, avec des germans à la chaîne, pendant que Reigns conserve son sourire narquois, et en redemande constamment. Rollins encaisse son MITB sur la fin du match et épingle Reigns, avant de s'enfuir avec la ceinture. Amusant à regarder, comme le match similaire Brock/Cena, mais pas forcément exceptionnel en soi.



Bilan : un show qui souffle le chaud et le froid. Un pré-show médiocre, quelques décisions et matches piteux, quelques matches honorables, et un final qui sent bon le rebooking à la dernière minute, afin d'éviter une émeute dans le public si Reigns avait gagné.

Ce n'est pas un désastre, mais c'est loin d'être le MEILLEUR MANIA DE TOUS LES TEMPS, comme je l'ai lu un peu partout.

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Christmas Yulefest 2014 - 57 - L'Arnaque de Noël (2014)

Publié le 29 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Fantastique, Drame, Religion, Télévision, Lifetime

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Arnaque de Noël (The Santa Con) :

Nick DeMarco (Barry Watson), un petit escroc désabusé tout juste sorti de prison et logeant chez sa soeur autoritaire (Melissa Joan Hart), est contraint de jouer les Santa Claus dans un magasin. Dès sa première journée, il promet à un bambin que Santa va réunir ses parents pour Noël : une promesse difficile à tenir, d'autant que Carol (Melissa Sagemiller), la mère de l'enfant, s'avère des plus séduisantes, et que son ex est un alcoolique fini...

Un téléfilm Lifetime réalisé et interprété par Melissa Joan Hart et qui s'avère assez rapidement un récit très peu engageant. En effet, contrairement à Hallmark, qui est toujours plus familial et enjoué, Lifetime a parfois tendance à donner dans le mélodrame dégoulinant de bons sentiments (parfois même religieux).

Ici, en l'occurrence, ce qui commence (en théorie) comme un récit de comédie romantique typique (l'arnaqueur Père Noël de grand magasin obligé d'aider la mère célibataire à réparer sa maison sous un faux prétexte, et qui tombe sous son charme), finit (de manière sournoise) en apologie du pardon et du sacrifice chrétien, avec un protagoniste qui retrouve la foi, et en prime les sermons d'un(e) pasteur(e) sarcastique et moralisatrice, qui est en fait un ange.

Non, on ne peut pas dire que j'aie vraiment apprécié le tout. Déjà, les premières minutes donnent le ton : ça fait dans le sombre, dans le dramatique, dans le torturé, avec des personnages antipathiques qui passent leur temps à se critiquer et à hausser la voix - Nick est un loser sans foi ni loi, assez antipathique, qui passe son temps à subir les remontrances de sa soeur (qui ne sert à rien d'autre dans le film) ; Carol est mélancolique, son fils est dépressif, le père du gamin est un alcoolique qui ment, beugle, et finit par chercher le pardon ; tout le monde semble mécontent de son existence, etc...

Et puis progressivement, tout se met en place, comme dans les Anges du Bonheur : sous l'influence de l'ange, justement, le héros va changer et devenir un homme bien, qui va amener l'alcoolique à changer et devenir à son tour un homme bien, afin qu'il puisse retrouver sa famille à Noël... whouhou, youpi, c'est captivant... et je ne mentionne même pas l'histoire finale de l'incendie, et du sauvetage, tellement capillotractée et forcée que ça sent le scénariste désespéré.

Bref, c'est déprimant, c'est laborieux, c'est dirigé sans énergie, et en lieu et place d'un téléfilm de Noël, on se retrouve sur un mélodrame sur l'alcoolisme et le besoin de croire en Dieu pour s'en sortir. Mwé.

1/6

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Un film, un jour (ou presque) #450 (1/2) - Spécial St Valentin : Un Hiver de Princesse (2017) & Un Domaine en Héritage (2017)

Publié le 14 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Comédie, Romance, Review, PixL, Télévision

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Et qui dit 14 février, dit St Valentin, donc place à la romance et aux bons sentiments sirupeux made in Hallmark et compagnie !

Un Hiver de Princesse (A Royal Winter - 2017) :

Maggie (Merritt Patterson) part passer des vacances d'hiver improvisées en Europe, dans le royaume enneigé de Calpurnia. Là, elle rencontre le séduisant Adrian (Jack Donnelly), parfait pour elle, mais ignore qu'il est en réalité le Prince héritier du Royaume. Lorsqu'elle découvre son secret, cependant, elle doit composer avec l'hostilité et les manigances de la Reine Béatrice (Samantha Bond)...

Un téléfilm hivernal Hallmark qui semble avoir été conçu pour la saison de Noël (ça ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qui s'est déjà fait dans le genre chez Hallmark, , ou ), avant d'être vaguement reformaté pour Janvier, en ôtant guirlandes et sapins avant de tourner. Résultat : oui, les décors naturels de Bucarest sont superbes et enneigés... mais tout le reste est hautement dérivatif, anecdotique et insipide, à commencer par le couple principal, transparent au possible. Absolument rien de mémorable, voir même d'intéressant, et si ce n'est pas particulièrement mauvais en soi (la direction artistique sauve les meubles), c'est tellement basique que ça s'oublie à peine regardé. 

2.25/6 (ça aurait pu être un poil plus sans cette affreuse reprise chorale d'un unique couplet de Frère Jacques, en boucle, pendant plusieurs minutes. Au secours.)

Un Domaine en Héritage (Love on the Vines) :

Avocate surmenée, Diana (Margo Harshman) hérite de son oncle la moitié du vignoble de ce dernier. Mais à son arrivée sur place, elle découvre que l'autre moitié a été donnée à Seth (Steve Talley), son ex, et le bras droit de son oncle. Malgré les tensions, le couple improbable a pour mission de mener à bien la prochaine récolte du vignoble, sous peine de voir le machiavélique Mr. Garritson (Jack Wagner), un rival, mettre main basse sur le terrain et son raisin...

Une rom-com PixL malheureusement très dérivative et générique, qui se prend beaucoup trop au sérieux pour son propre bien, et souffre vraiment d'un script mal structuré, avec de multiples personnages secondaires et sous-intrigues (les manigances interminables de Garritson, la romance du fils de Garritson avec une serveuse, l'autre serveuse qui tente de sortir de l'ombre de sa mère, etc) qui ne font qu'alourdir le tout.

Pour ne rien arranger, l'illustration musicale est assez mauvaise, et si Margo Harshman est vraiment attachante (ce regard... ♥_♥), son partenaire masculin (Talley) est lui nettement plus transparent et quelconque. Bref, bien tenté, PixL, mais c'est raté.

2/6

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Les bilans de Sygbab - Seaquest DSV : saison 1 (1993-1994)

Publié le 29 Avril 2017 par Sygbab dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Sygbab, Science-Fiction, Aventure

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab est parfois très fainéant quand il écrit des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

SeaQuest DSV - Saison 1 :

Afin de décrire cette saison, la comparaison la plus adaptée serait de considérer qu'il s'agit d'un Star Trek : The Next Generation remanié, se déroulant en plein coeur des océans en lieu et place de l'espace. Bien évidemment, les possibilités de découverte sont moindres : l'univers est infini, ce qui n'est pas le cas des étendues d'eau recouvrant notre planète.

Cette limite est néanmoins compensée par un parti pris intéressant de la part des scénaristes : la plupart des épisodes sont basés sur des recherches existantes ou des faits scientifiques établis, conférant ainsi à l'ensemble un aspect quasi documentaire. Cette idée est renforcée par les apparitions de l'océanographe Bob Ballard à chaque fin d'épisode, afin de revenir sur quelques points en étayant le propos exemples à l'appui.

De ce choix découle une structure composée essentiellement d'épisodes indépendants, dont la qualité varie en fonction du sujet mais qui gardent toujours un aspect instructif. À cela s'ajoute une situation géopolitique nouvelle, conséquence directe de la colonisation des océans par la race humaine - ce qui place plutôt la série dans la catégorie anticipation, d'ailleurs.

En effet, le monde a été réorganisé en plusieurs confédérations gérant chacune un territoire marin, et cela crée forcément des tensions. L'une des missions du SeaQuest est d'assurer la paix, tout en continuant la recherche scientifique ; ce qui n'est pas sans rappeler l'Enterprise et renforce le lien avec Star Trek.

La ressemblance entre les deux séries ne s'arrête pas là : le fait que SeaQuest DSV soit plus axé sur les histoires racontées a un impact direct sur le développement des personnages puisque ceux-ci n'évoluent pas. Il y a tout de même une exception concernant la relation père/fils qui s'installe petit à petit entre Lucas et le capitaine Bridger.

Le premier est un adolescent surdoué bien plus sympathique qu'un Wesley Crusher tête à claques, le second possède visiblement un don de prescience qui pourrait être intéressant par la suite. En revanche, si l'équipage de l'Enterprise est généralement assez froid, celui du SeaQuest est solidaire et uni derrière son captaine, faisant apparaître un véritable aspect de groupe. Il existe donc quelques éléments qui permettent de différencier les deux séries.

Il faut tout de même noter que le programme spatial n'a pas été abandonné : l'annexion des océans n'est qu'une première étape, mais la découverte d'autres planètes habitables serait plus viable. C'est une donnée non négligeable qui pose la question de l'orientation qui sera donnée à la saison 2, puisqu'il y a un premier contact avec une race extraterrestre, et il n'est pas anodin que celle-ci se déroule sous l'eau et non sur la terre ferme

Sans être absolument indispensable, cette première saison bénéficie d'une écriture plutôt solide et d'une ambiance générale sympathique. Cela incite à plonger, juste après avoir repris sa respiration, dans un univers dont les bases qui ont été posées sont pour le moins intrigantes.

 

Retrouvez aussi le bilan de la saison 1 de Seaquest DSV publié sur ce même blog par Lurdo !

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Un film, un jour (ou presque) #548 : La Momie (2017)

Publié le 30 Juin 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Horreur

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Momie (The Mummy) :

Nick Morton (Tom Cruise), mercenaire américain pilleur de tombes, découvre, au cours d'une mission au Moyen-Orient en compagnie de son compère de toujours, Chris (Jake Johnson), la tombe d'Ahmanet (Sofia Boutella), une princesse égyptienne maudite. Mais lorsque Jennifer Halsey (Annabelle Wallis), une archéologue, intervient pour en extirper le sarcophage, l'équipe réveille la momie d'Ahmanet, qui n'a plus qu'un seul objectif : retrouver suffisamment de forces pour sacrifier Morton au dieu Set...

J'ai été tenté de placer cet énième remake de La Momie en lisière de l'Oktorrorfest du mois d'octobre prochain, parce que momie, zombies, monstres Universal, tout ça... mais en fait, non. Cette version de La Momie, signée Alex Kurtzman, est un film d'action fantastique plus qu'un film d'horreur, et je préfère autant me débarrasser de cette critique au plus vite, avant que le métrage ne disparaisse totalement de ma mémoire.

Pour faire simple, cette Momie, c'est La Momie de Brendan Fraser (énormément de passages renvoient directement au film de 1999, généralement avec une petite modification ou deux à peine suffisantes pour éviter l'impression de photocopillage

- auquel on aurait enlevé tout charme, toute personnalité et tout souffle d'aventure en le plaçant à l'époque moderne, en remplaçant le couple Fraser/Weisz par Tom Cruise en mode roublard invulnérable, et Annabelle Wallis en archéologue inutile et insipide, et en troquant son score de Jerry Goldsmith (ou même celui de la suite, made in Silvestri) par une bande originale passe-partout de Brian Tyler (du moins, dans le film ; sur cd, elle est plus intéressante) ;

- dans lequel on aurait fusionné le personnage féminin d'Anck-su-Namun et celui d'Imhotep, pour en faire une méchante sans la moindre épaisseur ;

- que l'on tenterait de faire entrer à la  truelle dans un univers partagé à la Marvel, avec le Prodigium du Docteur Jekyll - calamiteux Russell Crowe - en lieu et place du SHIELD et de Nick Fury ;

- et auquel on aurait rajouté un personnage tout droit photocopié sur Le Loup-Garou de Londres, interprété par un Johnson sympathique, mais totalement inutile.

Bref, en résumé, alors que j'avais commencé le film agréablement surpris par le ton un peu déconneur de l'ensemble, rapidement, on retombe dans du blockbuster ultra-formaté, ultra-dérivatif, ultra-plat, clairement écrit à grands coups de compromis et de notes du studio, et dans lequel les filles s'arrachent le corps de Tom Cruise, qui tire intégralement la couverture à lui.

Sans surprise, une nouvelle adaptation décevante et quelconque, qui se regarde gentiment, mais n'arrive pas un seul instant à la cheville des deux films de Stephen Sommers.

2/6

(étrangement, j'avais préféré Dracula Untold, alors supposé lancer cet univers partagé, mais apparemment, depuis, passé à la trappe)

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Un film, un jour (ou presque) #564 : Spider-Man - Homecoming (2017)

Publié le 24 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Jeunesse, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spider-Man - Homecoming :

Après son intervention durant la Guerre Civile des Avengers, Peter Parker (Tom Holland) retourne à sa vie de jeune lycéen, où il s'ennuie de plus en plus, espérant désespérément que Tony Stark (Robert Downey Jr.) le contacte à nouveau. Décidé à se montrer héroïque, à son petit niveau, Parker utilise donc ses pouvoirs pour aider son quartier de New York contre les petites frappes en tout genre. Jusqu'à ce qu'il découvre les machinations d'Adrian Toomes (Michael Keaton), qui pille depuis des années les chantiers et les entrepôts de la compagnie Damage Control, et récupère ainsi d'innombrables pièces de technologie extra-terrestre, qu'il transforme en armes revendues aux criminels...

Parfois, le hasard fait vraiment bien les choses. Traîné à l'insu de mon plein gré dans une salle de ciné pour voir Dunkerque, le dernier Nolan (qui combine tout ce qui ne m'intéresse pas au cinéma : Nolan, un film de guerre, et Dunkerque), une panne technique de projecteur a redirigé gratuitement tous les spectateurs vers la séance suivante, dans la salle voisine... Spider-Man Homecoming.

Et là, bonne surprise (surtout pour moi, qui place généralement Spider-Man en bas de ma liste de super-héros préférés, voir qui ne l'y place pas du tout) : un film volontairement à plus petite échelle que les autres Spider-Man récents et que les autres films du MCU, un hybride de teen comedy et de film super-héroïque, et dans l'ensemble, quelque chose de nettement plus frais et différent que les deux ou trois derniers Spider-Man sortis en salle.

Ici, on se retrouve avec un Spider-Man maladroit et débutant, l'humour est constant, l'environnement de Spidey est cosmopolite et moderne, le Vautour est probablement l'un des méchants les plus réussis de l'univers Marvel cinématographique (Keaton est impérial), et dans l'ensemble, on ne s'ennuie pas, le film réussissant un habile mélange de fidélité aux comics, et de modernisation du personnage pour l'adapter à l'univers un peu différent du MCU.

Bref, malgré un premier tiers formellement un peu décousu (on sent qu'il y a dû y avoir quelques coupes au montage et lors de l'écriture), un petit souci de lisibilité de certaines scènes d'action (non pas qu'elles soient incompréhensibles, loin de là, mais on devine que beaucoup d'effets de lumières, d'étincelles, de fumée, de texture, etc, ont été rajoutés pour la 3D, et ça surcharge un peu inutilement le tout, tout en empêchant ces scènes d'avoir une réelle ampleur visuelle), et un Michael Giacchino qui se sent obligé (ou qui a été obligé, allez savoir) de nous pondre encore un nouveau thème musical (médiocre) pour Iron Man (alors que le reste de cette bande originale est très réussi, notamment le logo Marvel), le tout s'avère drôle, entraînant, attachant, et globalement réussi. 

4.25/6

(je l'ai clairement préféré à Guardians of the Galaxy 2)

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Christmas Yulefest 2015 - 74 - Santa Claus : le film (1985)

Publié le 25 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Noël, Christmas

Noël est là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Santa Claus : le film (Santa Claus : the Movie) :

Dans des temps anciens, Claus (David Huddleston) a pris l'habitude de livrer des jouets chaque année aux enfants de son pays, aidé par sa femme et par ses fidèles rennes. Un nuit de Noël, cependant, il est sauvé d'une tempête de neige, et choisi par les lutins du Nord pour devenir le Père Noël, afin d'accomplir sa destinée jusqu'à la fin des temps. À la fin des années 80, cependant, dépassé par la demande croissante des enfants, le Père Noël remet en question cette vocation, ainsi que toute l'organisation du Pôle Nord. Patch (Dudley Moore), un lutin inventeur frustré par le manque de modernisation du Pôle, décide alors de rejoindre New York, et de mettre son savoir-faire au service du cruel BZ (John Lithgow), un fabricant de jouets sans scrupules...

Énorme blockbuster des années 80 (30 à 50 millions de budget !) produit par les Salkind, ce Santa Claus - Le Film a été un bon gros flop critique, publique et commercial. Mais malgré cela, il a bercé mon enfance, notamment grâce à sa bande-originale somptueuse et mémorable signé Henry Mancini, et à sa première moitié (45-55 minutes) qui prend place dans le passé, retraçant la genèse de Santa, et son voyage au travers du temps, jusqu'aux années 80.

Cette première moitié représente tout l'intérêt du film : c'est visuellement réussi, crédible (bien que par instant, cela fasse un peu studio, mais vue l'époque, c'est compréhensible), et la magie de Noël qui émane de ce segment du film est un succès... au point que l'on regrette clairement que ce Santa Claus ne soit pas une adaptation de la vie et des aventures de Santa par L. Frank Baum, un projet qui peine toujours à se concrétiser jusqu'à aujourd'hui.

On le regrette car, peu de temps après que le film arrive dans les années 80 (le premier quart d'heure dans les années 80 est tout à fait supportable), le métrage sombre dans le placement produit, dans le criard et le clinquant, dans le surjeu (j'aime beaucoup John Lithgow, mais là, non) ou le jeu très inégal, etc... un ensemble médiocre qui date affreusement le tout, alors même que la première partie du film paraissait presque intemporelle.

En fin de compte, c'est vraiment dommage : la première partie du film le plaçait facilement à un 4.5/6, voire plus si l'on a conservé son âme d'enfant (best Père Noël cinématographique ever) ; la deuxième partie, malheureusement, ramène la note globale du métrage à la moyenne, avec un demi-point supplémentaire parce que la musique de Mancini est à ce point mémorable, et que la nostalgie fonctionne à pleine capacité.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (première partie)

Publié le 6 Mars 2016 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Star Trek

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui débute sous de bons auspices, avec l'arrivée de Seven of Nine !

Voyager s4 :

4x01 - Scorpion part 2 :

Conclusion de l'épisode précédent, efficace, mais un peu en dessous. La faute à quelques raccourcis génants (Kim et Janeway qui guérissent hors-champ en trois secondes chrono), quelques moment de jeu très moyens (Lien qui joue très très mal la terreur), et à une Janeway aux réactions caricaturales et forcées (de son point de vue, elle n'a jamais tort, même lorsqu'elle se plante joyeusement, ou met en place des plans assez risibles ; la manière agressive dont elle réagit aux décisions de Chakotay lorsqu'elle se réveille est WTF).

Cela dit pour une reprise, ça aurait pu être bien pire.

4x02 - The Gift :

La suite directe de l'adaptation de Seven à sa nouvelle vie, alors qu'en parallèle, Kes est sur le départ, parce qu'elle est en train de développer des super-pouvoirs façon Jean Grey.

Mwé. Autant Jeri Ryan se donne à fond dans son rôle et est excellente, autant j'ai toujours énormément de mal avec l'interprétation de Jennifer Lien, toujours assez limite. En plus, il faut bien avouer qu'elle n'est pas aidée par son personnage, insipide et jamais développé correctement, comme si les scénaristes n'avaient jamais su quoi en faire.

Ici, son départ laisse de marbre, et coûte une navette (encore une !) au Voyager, en plus de faire gagner quelques années de voyage au vaisseau, comme par magie : pourquoi pas, mais dans les faits, ça ne sert pas à grand chose. Du côté de Seven, cet épisode ne fait que confirmer mes impressions de l'époque : Janeway est vraiment antipathique et hypocrite dans bon nombre de ses décisions, elle est manipulatrice, et à un code moral à géométrie très variable, au sein même de cet épisode. Il suffit de comparer son approche du libre-arbitre face à Seven et face à Kes pour s'en convaincre.

4x03 - Day of Honor :

B'elanna questionne son héritage et les rituels associés à celui-ci, avant de finir coincée seule avec Tom, dans des combinaisons spatiales, au milieu de nulle part, lorsque leur navette explose (encore une !), Seven s'ennuie et tente de convaincre l'équipage de lui faire confiance, et des aliens roumains demandent la charité, et s'énervent quand le Voyager ne leur donnent pas toutes leurs réserves.

Un épisode très sympathique et réussi, signé Jeri Taylor, avec un beau travail de développement du personnage de B'elanna, notamment dans ses rapports avec Tom, qui franchissent ici un nouveau palier lors d'une scène assez touchante. Du côté de Seven, j'avais oublié à quel point ils avaient eu la main lourde dans le racolage, avec sa tenue argentée initiale et son Wonder-Mega-Ultra-Bra. Non pas que ça me dérange, hein, mais bon, on sent les producteurs qui tentent d'attirer le quadrant démographique 18-34 M...

Seul vrai bémol de l'épisode, l'alien mendiant, assez agaçant dans son interprétation, et qui aurait tout à fait eu sa place dans le métro aux heures de pointe.

"Sivouplé madaaaame, un peu de dilithium pour mon vaisseau, j'ai 87 membres d'équipage à nourrir... sivouplé..."

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 08 - Underwater (2020)

Publié le 1 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Underwater (2020) :

Au fond de la fosse des Mariannes, l'équipage de la station de forage Kepler 822 (Kristen Stewart, Vincent Cassel, TJ Miller, Jessica Henwick, John Gallagher Jr, Mamoudou Athie) est confronté à une forme de vie inconnue qui les traque et les tue un à un... 

Aïe. Je suis bien embêté, car ce métrage, du réalisateur de The Signal, s'est totalement planté au box-office, tout en récoltant des critiques plutôt positives et enthousiastes de la part des amateurs de genre.

Peut-être faut-il y voir là une certaine nostalgie de ces derniers pour les Abyss, Leviathan, Alien, MAL et compagnie, dont cet Underwater semble très souvent être une copie moderne, avec tout ce que ça implique de clichés, de personnages archétypaux, et de grosses ficelles... ou plutôt une tendance à applaudir systématiquement certains projets les brossant dans le sens du poil (cf la fin du film et son fanservice lovecraftien).

En tout cas, une chose est sûre, je n'ai pas du tout accroché au tout, et ce dès la première scène : une Kristen Stewart en petite tenue, dans le vestiaire de la station, qui débite des platitudes dépressives en voix off, avant d'être plongée dans une catastrophe tremblotante à l'échelle de la station.

Immédiatement, le film m'a frustré, une impression qui n'a fait que se confirmer au fil de son déroulement : sa réalisation déplaisante, pleine d'effets de style gratuits et de plans serrés en contre-plongée (façon Pitof), sa narration décousue, ses personnages présentés dans l'action (mais sous-développés), leurs relations forcées et artificielles, le rythme inégal, la géographie illisible de la base et de ses environs...

C'est bien simple, tout au long de ces 90 minutes, j'ai eu l'impression d'avoir manqué 15-20 minutes de mise en place et de développement, des minutes indispensables, qui m'auraient permis de m'attacher un minimum aux personnages et à leur sort. À la place, j'y ai vu des personnages clichés qui y passent les uns après les autres sans que le film ne parvienne vraiment à susciter la peur ou le suspense, malgré une direction artistique plutôt efficace (j'aime beaucoup l'apparence des scaphandres), et un film constamment plongé dans une pénombre numérico-aquatique permettant, en théorie, bien des jump scares (mais se traduisant, dans les faits, par une bouillie numérique trop souvent sous-éclairée).

Je suis d'autant plus frustré que j'aime beaucoup ce genre de films sous-marins, et que l'apparition, à la toute fin, d'une créature indicible, tentaculaire et titanesque (malheureusement vite liquidée) m'a fait plaisir. Mais je suis constamment resté à la porte de ce métrage bancal et hautement dérivatif, et ça m'a fréquemment donné envie d'appuyer sur la touche avance rapide de mon équipement.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 71 - CYCLE JASON - Vendredi 13 (2009)

Publié le 1 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Review, Oktorrorfest, Thriller, Friday

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Vendredi 13 (Friday the 13th - 2009) :

À la recherche de sa sœur (Amanda Righetti) disparue dans les bois entourant Crystal Lake, Clay (Jared Padalecki) croise le chemin de Jenna (Danielle Panabaker) et de ses amis, qui passent le week-end au bord du lac dans la propriété de Trent (Travis Van Winkle). Rapidement, cependant, il s'avère qu'un dangereux tueur rôde dans les parages, et élimine un à un les jeunes fêtards...

Reboot de la franchise sous l'égide de Marcus Nispel et de Platinum Dunes, ce Vendredi 13 décide en fait, en une petite centaine de minutes, de rejouer la partition des quatre premiers films de la saga, en piochant ici ou là dans des éléments de scénario de ces derniers (origine de Jason, premiers meurtres, le masque, les jeunes fêtards, le frère qui recherche sa soeur, etc). Tout ce qui manque, en fait, c'est un équivalent à Tommy Jarvis, pour lancer la suite.

À la place, on se retrouve ici avec des jeunes plutôt amusants (l'écriture des dialogues n'est pas mauvaise), bien castés (Ryan Hansen, Van Winkle, Julianna Guill, Ben Feldman, Jonathan Sadowski, Aaron Yoo, Jared Padalecki, Danielle Panabaker) et interprétés, confrontés à un Jason transformé.

Exit le Jason monolithique et indestructible, force de la nature implacable qui avance tel un Terminator, et place à un Jason chasseur et piégeur, qui s'est construit un réseau de tunnels souterrains où il vit, et qui y garde la sœur du héros prisonnière (parce qu'elle est supposée ressembler à sa mère - "supposée", car Righetti n'a absolument rien en commun avec Nana Visitor) ; un Jason beaucoup plus véloce et humain, qui, étrangement, n'est pas si imposant que ça face à un Padalecki et son mètre 93.

Autant dire que le Jason de cet opus ne convainc pas vraiment, et parait trop générique, sans réelle personnalité, à part celle de s'énerver et de casser des objets lorsque ses proies l'esquivent. Et pourtant, malgré cela, malgré des bruitages et une post-synchro parfois approximatifs, malgré un rythme bancal (le film met une bonne demi-heure à présenter ses personnages principaux), et malgré une fin plate au possible, je n'ai pas détesté.

Probablement parce que la franchise est, à la base, toutes ces choses, qu'elle est inégale de bout en bout, et que ce remake, finalement, s'avère fidèle aux métrages précédents : plein de défauts, quelques idées intéressantes, pour un résultat très très moyen, mais à la production suffisamment efficace pour faire un peu illusion.

3 + 0.5 pour Julianna Guill = 3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 67 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (1989)

Publié le 31 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Review, Friday

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Vendredi 13 - Chapitre VIII : L'Ultime Retour (Friday the 13th Part VIII : Jason Takes Manhattan - 1989) :

Pour fêter son diplôme, Rennie Wickham (Jensen Daggett), au passé traumatique, embarque avec son oncle (Peter Mark Richman), son petit-ami (Scott Reeves), son enseignante préférée (Barbara Bingham) et tous leurs amis à bord d'un navire de croisière, le SS Lazarus, qui quitte Crystal Lake pour rejoindre New York. Mais Jason est à bord, et décide de massacrer tous les passagers du navire..

Probablement le Vendredi 13 que j'aime le moins, jusqu'à présent, tant il ne présente pas le moindre élément intéressant à mes yeux : en lieu et place de Jason à Manhattan (ce qui ne prend place que dans les dernières 20-25 minutes, plus ou moins), on a droit à Jason vs la Croisière s'amuse, un concept particulièrement creux - comment un navire de croisière passe de Crystal Lake à l'Océan Atlantique pour rejoindre New York, mystère - qui limite 75% de son action aux coursives du bateau, avec une distribution insipide (Martin Cummins et Kelly Hu dans de petits rôles, cela dit), un Jason qui prend beaucoup trop son temps (énormément de plans d'insert sur Jason qui ouvre lentement une porte, entre lentement dans une pièce, prend lentement une arme, déclenche lentement une alarme incendie, etc) et une final girl qui a des visions jamais vraiment cohérentes avec la mythologie et la chronologie de la série.

Et puis, la dernière partie new-yorkaise accumule tous les clichés des 80s sur la ville (les violeurs drogués latinos...) : certes, cela permet quelques gags amusants, et un Kane Hodder qui se lâche un peu dans les mises à mort grotesques, mais New-York se limite à quelques rues sous-éclairées, une poursuite à Times Square et dans le métro (où Jason aurait largement l'occasion de faire un massacre... mais se contente de faire peur aux gens en leur montrant son visage démasqué), et un grand final pas très cohérent dans les égouts, où Jason est dissout par des vagues de produits chimiques, et où ne subsiste qu'un masque fondu, et le cadavre de Jason, enfant, nu. Okay.

Une fin à l'image du film : décousue, brouillonne, et pas franchement pertinente, avec un rythme en dents de scie. On a vraiment l'impression que, pour le dernier film de la saga sous la bannière Paramount, le studio a bricolé un script patchwork à partir de plusieurs idées inabouties, sans se préoccuper de la cohérence ou de la logique. *soupir*

Enfin bon, au moins, le film tente des choses.

1.5/6

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Catch Review : Impact Wrestling (10/10/2013)

Publié le 11 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Bound for Glory 2013 approche à grands pas, et malgré la restructuration de la compagnie (et le chaos qui l'accompagne), malgré les contrats parfois non-renouvelés, et malgré la négativité générale entourant TNA sur les sites de catch (rarement objectifs), la fédération continue son petit bonhomme de chemin, produisant chaque semaine des Impacts plus intéressants et divertissants que les produits de la concurrence. 

Cette semaine, l'objectif de la compagnie était clairement de consolider la carte de BFG : alors, mission accomplie ? 

Impact Live :

- HeelDixie, sifflée par les fans dès son entrée dans le ring, enterre tous les autres promoteurs, continue de parler, volontairement totalement indifférente au public, puis elle enterre Sting quand il se pointe, et le menace d'un renvoi. Dixie est toujours un peu brouillonne, mais son personnage trollesque se précise de plus en plus.
- Promo efficace de Aries.
- AJ's back, et prêt à se battre.
- Hardy vs Aries. Très bon match, forcément.
- Joe se pointe et se rajoute à l'Ultimate X. Surprenant, mais intéressant.
- Les Bromans se charrient gentiment.
- EY & Park en road trip live sur la route jusqu'à BFG, amusant.
- Les Bromans défient ODB.
- ODB vs Jesse. Le match commence à peine, et Lei'D Tapa débarque pour démolir ODB. J'attends toujours de voir dans quelle direction ils se dirigent avec Lei'd, pour vraiment donner un avis.
- La révolte des Aces continue, et Bully se cache derrière ses sbires.
- Magnus est prêt à se battre contre Sting. Bon segment backstage.
- EGO derrière leur porte, LMAO.
- EGO se pointent dans des costumes flamboyants ( :mrgreen: ), font un speech sur les HOFs foireux, avant d'accueillir Roode dans leur HOF, via une vidéo franchement marrante. Segment particulièrement fun, et retour de Kurt à la clef.
- Roode est en colère.
- Velvet vs Assmacher. RAS. Velvet un peu en retard sur un spot ou deux, mais elle compense un peu par un effort placé sur le selling de sa blessure.
- ETHAN.... CARTER.... THE THIRD.... E...C...3... vivement. Et je me demande s'il est un "cousin" ou un "neveu" de Dixie Carter.
- Sting & Magnus vs Kazaniels. Tag match solide et standard, plus orienté sur l'intrigue générale du feud, que sur le match en lui-même.
- HeelDixie trolle AJ backstage, et c'est encore plus fun.
- Aj vs Bisch & Knux. Tenay expulsé par Bully, qui prend sa place. Match brouillon, mais post-match efficace, avec passage à tabac d'AJ par les Aces. Un finish visant clairement à augmenter la pression pour BFG.

Un Impact dans lequel il y en avait pour tout le monde : de la comédie, de l'action, des Knockouts, Dixie, de la progression, des nouveaux matches annoncés pour BFG... pas désagréable du tout, à défaut d'être le meilleur Impact de ces dernières semaines.

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 36 - Action ou Vérité (Truth or Dare - 2012), Devil's Mile (2014), The Battery (2012) & At The Devil's Door (2014)

Publié le 3 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, UK

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Action ou Vérité/Truth or Dare/Truth or Die :

Invité chez l'une de leurs connaissances fortunées pour un anniversaire, un groupe de jeunes britanniques désinvoltes visite une cabine isolée, où ils sont bientôt soumis à un jeu d'Action ou Vérité des plus sanglants par le frère de leur hôte, désireux de venger le suicide de celui-ci...

Un thriller psychologique anglais pas désagréable du tout, principalement grâce à une interprétation convaincante de tout ce petit monde, dans des rôles pourtant peu sympathiques : en effet, tous les personnages, friqués et arrogants, sont antipathiques au possible (Jennie Jacques a bien des.... atouts charmants, et ce rôle déjanté la change radicalement de WPC56, mais... son personnage est - volontairement - à baffer.) et paradoxalement, on se surprend par moments à se ranger du côté du bad guy (très bien interprété par David Oakes).

Une approche intéressante, donc, qui fait de tout le cast des têtes-à-claques en puissance, et parvient néanmoins à conserver l'intérêt du spectateur pour ces personnages et leur survie.

Petit bémol, le twist final, assez pataud, aurait pu être nettement mieux amené par le scénario, car en l'état, il tire un peu le film vers le bas.

3.5/6

Devil's Mile :

Après avoir kidnappé deux adolescentes asiatiques, désormais enfermées dans le coffre d'une voiture, trois criminels amènent leurs prisonnières jusqu'à leur employeur, mais se retrouvent bien vite pris au piège sur une route perdue, qui ne semble avoir ni début, ni fin, et sur laquelle les cauchemars prennent vie...

Mouais. C'est vendu un peu partout comme un thriller lovecraftien, ou que sais-je encore, mais en réalité, c'est plutôt un film d'horreur fauché, pas très bien réalisé (énormément d'effets visuels pratiques - flous, zooms, décadrages, etc - pour cacher la misère) et fréquemment surjoué, qui se traîne mollement jusqu'à son dénouement.

Alors certes, le métrage a un concept assez ambitieux en théorie, mais en pratique, c'est tout simplement trop médiocre pour intéresser plus d'une demi-heure.

1.5/6

The Battery :

Radicalement différents l'un de l'autre, Ben (Jeremy Gardner) et Mickey (Adam Cronheim), deux anciens joueurs de baseball, errent dans une Nouvelle Angleterre tombée aux mains des zombies. Lorsqu'ils interceptent une transmission radio faisant état d'une communauté humaine protégée des zombies, les deux hommes s'opposent alors quant à la suite des évènements...

Un zombie movie au budget ultra-limité (6000$) ce qui implique, bien évidemment, de nombreuses astuces pour faire illusion : deux acteurs principaux (dont le réalisateur & scénariste), quelques figurants zombies, une vieille voiture, et beaucoup de plans contemplatifs sur la nature, la campagne, le soleil, les éléments, etc.

Comme en prime la bande-originale est très axée indie/hipster, on se retrouve donc avec un film à la limite du mumblecore/mumblegore, souffrant de tares inhérentes tant à ce style qu'à son budget, avec des clichés et un rythme trop inégal pour son propre bien... mais qui parvient néanmoins à rendre ses personnages intéressants et en partie attachants.

On ne s'ennuie donc pas trop, et en regard du budget, on peut dire que c'est un essai globalement transformé.

3.5/6 

At The Devil's Door :

Satan veut s'incarner dans un enfant innocent, et recherche une mère porteuse pour sa progéniture : trois femmes que (presque) tout sépare vont ainsi se trouver prises dans la toile du démon, pour un jeu à l'issue funeste...

Un film d'horreur à l'ambiance pesante et étouffante, aux effets et à la mise en place efficaces, mais dont la structure décousue et brouillonne handicape un peu l'efficacité. En fait, on a souvent l'impression de trois films en un, avec changements d'héroïne en cours de route... ce qui pourrait être une idée intéressante, si elle était plus développée, et moins parasitée par des flashbacks pas forcément indispensables. Dommage.

3/6

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Blog Update ! - Août 2017

Publié le 1 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

On attaque le mois de septembre, donc, place au bilan mensuel des films et séries visionnés ce mois-ci par les Téléphages Anonymes...

#570 : Men In Suits 4.5/6

#571 : Sex and Death 101 2/6

#572 : Cars 3/6

#573 : Sleight 2.5/6

#574 : The Perfect Catch 2.75/6

#575 : That Guy Dick Miller 4.5/6

#576 : Cars 2 3.75/6

#577 : All Nighter 2/6

#578 : Austin Found 2/6

#579 : Marchands de Doute 3.5/6

#580 : Kung Fu Yoga 2.5/6

#581 : Captive 1.75/6

#582 : The Outcasts 3.5/6

#583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur 1.5/6

#584 : Maman par Intérim 3/6

#585 : Plastic Galaxy - The Story of Star Wars Toys 3.5/6

#586 : Larguées 2/6

#587 : Red Knot ?/6

#588 : Boyka - Un Seul deviendra Invincible 4 3.5/6

#589 : Being Canadian 2/6

#590 : Naked 1.5/6

#591 : La Guerre des Cookies 3/6

#592 : 2:22 2.5/6

#593 : White Rabbit 3/6

L'été 2017 continue... et le bilan global reste très très moyen.

Au niveau des sorties récentes, c'est le néant total, dont seuls se tirent (vaguement) le dernier Boyka et The Outcasts, une teen comedy inoffensive, à la distribution sympathique. Tout le reste ? Un flop, notamment le Roi Arthur de Guy Ritchie.

Comme toujours, les documentaires s'avèrent une valeur plus ou moins sûre, dans le domaine du cinéma : Men in Suits et That Guy Dick Miller reviennent de manière intéressante sur des pans peu connus du cinéma de genre, et s'avèrent passionnants. Dans les autres domaines, il en va un peu autrement : si Marchands de Doute et Plastic Galaxy restent intéressants malgré leur forme inégale, Being Canadian est insipide et sans intérêt.

Ne reste alors que des téléfilms peu probants, et deux métrages Pixar : Cars et Cars 2, soit la franchise la moins intéressante de tout le catalogue Disney/Pixar. Et pourtant, Cars 2, malgré sa réputation de suite bâclée, m'a nettement plus intéressé que le premier opus, porteur d'une nostalgie ne me parlant pas du tout. Comme quoi...

Film du mois : Pas vraiment de film du mois, étrangement... à la limite, deux bons documentaires : Men in Suits & That Guy Dick Miller, qui parleront aux amateurs de cinéma.

Flop du mois : Le Roi Arthur de Guy Ritchie, ou quand Ritchie décide de cacher l'immense vide d'un scénario inexistant et d'une relecture inutile derrière d'innombrables effets de manche, de structure et de réalisation.

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Mini-bilan TV : Ce mois-ci, Sygbab a terminé Farscape, et a entamé Zorro - un grand écart télévisuel qui permet de couvrir des genres différents, et d'éviter l'overdose de science-fiction. D'autant que, de mon côté, j'ai continué l'intégrale de la dernière saison de Star Trek Voyager, et, histoire de changer un peu, j'ai passé la première saison du Dirk Gently de Max Landis en review : un programme qui ne m'a pas totalement convaincu, notamment au niveau du ton, mais qui pourra plaire à certains.

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Jusqu'au 17 Septembre, les Téléphages Anonymes vont continuer sur leur lancée habituelle, mais dès le 18, changement de formule, avec le début de notre Halloween Oktorrorfest annuelle, de mi-septembre à début novembre.

Cette année, au programme, une Halloween Oktorrorfest un peu différente et plus variée, mais nous y reviendrons lors du mini-bilan de mi-septembre...

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 16 - The Devil's Hand (Where The Devil Hides - 2014)

Publié le 23 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Jeunesse, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Devil's Hand (Where The Devil Hides) :

Dans le petit village pseudo-amish de New Bethlehem, une étrange prophétie règne : six jeunes filles nées le sixième jour du sixième mois amèneront l'avènement de Satan le jour de leur 18ème anniversaire, lorsqu'une seule d'entre elles restera en vie, et deviendra le réceptacle du Malin. Vivant dans la terreur, la communauté tente ainsi d'empêcher cette catastrophe de se produire, sous les ordres du sinistre et pervers Elder Beacon (Colm Meaney). Mais la date funeste approche, et pour la jeune Mary (Alycia Debnam-Carey), victime de crises d'épilepsie et de visions, la protection de son père (Rufus Sewell) ne suffit plus à la protéger du courroux de ses semblables...

Un film peu inspiré et bourré de problèmes, à tous les niveaux.

Autant commencer par les bons points : la distribution est globalement bonne, même si Jennifer Carpenter est cruellement sous-exploitée, et que Colm Meaney a une trop bonne trogne pour être crédible en Elder pervers et fanatique ; le film est assez court (1h25) ; et c'est à peu près tout.

Parce qu'en fait, ce métrage à la genèse compliquée n'a de film d'horreur que son nom, et ses cinq dernières minutes. Le reste du temps, il oscille entre teen movie chez les amishs (avec ses adolescentes qui découvrent l'amour et la tentation), thriller psychologique sur le fanatisme religieux et les dérives sectaires, slasher basique et grotesque (la scène du puits est un grand moment de comédie involontaire), et drame mollasson... ce qui, il faut bien le dire, donne un tout assez décousu.

D'autant que le film rappelle d'autres oeuvres du même genre : La Ferme de la Terreur, forcément, La Malédiction, bien sûr, mais aussi et surtout Emprise, de Bill Paxton. Et là, en disant cela, je spoile probablement beaucoup trop.

Autant continuer, alors : en effet, comme dans Emprise, le spectateur est, pendant tout le film, placé dans la position de victime ; c'est à Mary que l'on s'identifie, c'est par ces yeux que l'on découvre la folie religieuse qui l'entoure, la prophétie, tout ça. Et comme dans Emprise, il s'avère qu'à la toute fin, les croyants avaient raison. Sauf qu'ici, ce n'est pas un Dieu vengeur et impitoyable qui guide la main du tueur, mais bien Satan, qui n'attendait apparemment qu'une chose : que la mère de Mary tue toutes les autres filles de la prophétie, pour pouvoir transmettre ses pouvoirs à la dernière survivante.

On finit donc avec une Mary aux superpouvoirs démoniaques qui (dans une séquence bien risible, car montée en jump-cuts ultra-obscurs et illisibles sur du rock qui fait tache) va se venger de la communauté, et du maychant Beacon.

Quelques minutes à peine de surnaturel après 80 minutes de ronronnement, c'est peu, d'autant plus que ces deux retournements successifs (l'identité du tueur, et la réalité de la prophétie) sont assez prévisibles, surtout si l'on a une certaine habitude du genre.

M'enfin ça aurait pu être pire, et ça a l'avantage de se dérouler dans un environnement assez sous-exploité au cinéma. C'est toujours ça de pris.

2.25/6 

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x04-05 : Chapitres 12 & 13 (2020)

Publié le 9 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Disney, Drame, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Le troisième épisode de cette seconde saison du Mandalorien mettait enfin le pied à l'étrier, et promettait des avancées mythologiques et narratives importantes. Après un petit mois de pause pour cause de Christmas Yulefest 2020, reprenons donc le visionnage de la série Disney +...

Star Wars : The Mandalorian - 2x04 - Chapitre 12 (2020) - The Siege : En échange de réparations, le Mandalorien aide Greef Karga et Cara Dune à reprendre une base impériale cachée sur Nevarro - mais sur place, ils découvrent un sombre secret lié au Moff Gideon...

Un épisode en demi-teinte, pour moi, avec l'impression d'un retour en arrière, un retour sur Nevarro, qui laisse la vedette à Gina Carano (qui a l'air d'avoir encore pris de la masse, pour être poli) et à Carl Weathers (qui réalise par ailleurs l'épisode).

Ce n'est pas pour autant qu'il y a moins de Bébé Yoda, au contraire, et ses moments de présence à l'écran sont d'ailleurs assez mignons, mais bon : en tant que spectateur, je n'ai pas assez d'attachement envers Karga et Dune (et ce sans même prendre en compte les nombreuses dérives MAGA/alt-right/QAnon complotistes de Carano IRL) pour vraiment m'intéresser à leur sort quand le script et la réalisation les séparent de Mando pendant 10 bonnes minutes.

Après, si je n'étais pas forcément ultra passionné par le tout, ce n'est pas pour autant que j'ai détesté, et j'attends de voir où le reste de la saison nous emmène avec ce Gideon qui semble injecter du sang de personnes sensibles à la Force (et donc des midichloriens ?) à ses super-soldats... pour les booster ?

2x05 - Chapitre 13 - The Jedi : Le Mandalorien arrive sur la planète Corvus, polluée et ravagée, à la recherche d'Ahsoka Tano (Rosario Dawson), lorsqu'il est engagé par la Magistrate Elsbeth, qui règne sur le secteur d'une main de maître. Celle-ci lui confie alors pour mission de tuer Tano...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, et ça se sent tout de suite, tant ces 45 minutes sont chargées en mythologie, en fanservice et en références au canon de Star Wars (ainsi qu'à des œuvres et jeux vidéo non-canons), en plus d'ajouter une atmosphère très pesante et très "film de samouraï" au tout.

À commencer, bien entendu, par Ahsoka Tano, l'ex-apprentie d'Anakin, ici très bien incarnée par Rosario Dawson.

Et avec la présence d'Ahsoka, la série s'ouvre aux Jedis : double sabre laser, utilisation de la Force, révélation du nom de Bébé Yoda (Gorgu) qui réagit de manière adorable à chaque fois qu'on l'appelle par celui-ci, et surtout, last but not least, un duel à l'épée, et le name-dropping d'un personnage capital de l'univers Star Wars : le Grand Amiral Thrawn.

De quoi ouvrir bien des pistes potentielles pour la suite de la série, et laisser espérer une apparition de Thrawn en personne, à un moment ou un autre - et puis il reste toujours la question de l'éventuel Jedi qui pourrait venir à la rencontre de Mando et Grogu, si tant est qu'ils ne soient pas capturés avant : va-t-on revoir un visage familier ? Un nouveau personnage ? Mystère...

Quoiqu'il en soit, un épisode très sympathique, à nouveau, même si, comme parfois avec Filoni, les rouages du récit grincent de manière un peu flagrante, et que le Mando est redirigé, à nouveau, dans une side-quest supplémentaire.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1183 : The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019)

Publié le 13 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, Télévision, UK, USA, ABC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Show Must Go On - The Queen + Adam Lambert Story (2019) :

Documentaire co-produit pour la télévision anglaise et américaine (à l'image du groupe Queen, désormais composé de ses musiciens anglais, et de son chanteur américain) consacré à la renaissance du groupe, et à ses années creuses après la mort de Freddie Mercury.

Un documentaire qui a la bonne idée de mettre en parallèle, à base de montage alterné, le parcours de Queen sans Freddie, et celui d'Adam Lambert, le tout illustré de nombreux extraits des concerts de Queen + AL, et d'intervention de musiciens et de célébrités (Foo Fighters, Def Leppard, Rami Malek, Simon Cowell...).

On y redécouvre rapidement la carrière de Queen, le concert-hommage de Wembley en 1992, puis la séparation du groupe, leurs embryons de carrières solo, la comédie musicale We Will Rock You (que Roger Taylor déteste cordialement), le concert de Capetown, en 2003, pour Nelson Mandela (qui leur a redonné le goût de tourner), le projet Queen + Paul Rodgers (pas forcément fructueux, de l'avis de tout le monde), etc, tout ça jusqu'à la découverte, lors d'un épisode d'American Idol, d'Adam Lambert, un musical theater kid ouvertement gay, à la voix tonitruante.

Un Adam Lambert qui, mal conseillé à la sortie d'American Idol (qu'il n'a pas gagné, car entouré d'un pseudo-scandale sur sa sexualité, qu'il aurait supposément caché aux médias), connaît une période de doute après avoir ultra-sexualisé son image... jusqu'à ce qu'une remise en question l'amène à accepter l'offre de Queen, avec le résultat que l'on connaît : une seconde jeunesse pour le groupe, qui visite désormais des pays autrefois inconnus à la formation, pour la plus grande joie de ses membres.

D'ailleurs, il est assez amusant d'entendre les explications de Roger Taylor au sujet du recrutement de Lambert : comment lui et May ne voulaient absolument pas d'un clone de Freddie, d'un imitateur se teignant les cheveux ou se plaquant une fausse moustache, ni d'un clone vocal parfait sans la moindre personnalité - le message est clair, et arrive en réponse aux complaintes sempiternelles des fans, qui critiquent toujours le groupe pour ne pas avoir sélectionné un ou deux chanteurs bien particuliers pour remplacer Mercury "parce qu'ils ressemblent à/chantent exactement comme Freddie et ils méritent donc plus sa place".

Mais May et Taylor sont clairs : ils ne veulent pas de quelqu'un qui transforme le groupe en tribute band cherchant à singer au plus proche le Queen de la grande époque; ils veulent s'amuser, et Lambert, aussi flamboyant que Freddie, mais doté d'une personnalité résolument moderne et dynamique, est parfait, à leurs yeux, pour emmener Queen + AL dans le 21è siècle.

Un documentaire intéressant, parfois touchant (le Who Wants to Live Forever de cette version de Queen+ me met toujours la larme à l’œil), et voir les répétitions et les harmonies vocales du groupe en coulisses, avant un morceau, est un joli moment pour le fan que je suis.

4.5 - 0.25 pour les coupures pub = 4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1142 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Unicorn (2019) & The Giant Mechanical Man (2012)

Publié le 16 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

The Unicorn (2019) :

Après avoir découvert que ses parents (Beverly D'Angelo et John Kapelos) ont l'habitude de faire des plans à trois avec des ami(e)s, Malory (Lauren Lapkus) commence à remettre en question la monotonie de son propre couple. Et quand, avec son compagnon Caleb (Nick Rutherford), ils rencontrent au détour d'une soirée la mystique et excentrique Jesse (Lucy Hale), ils envisagent de se laisser eux aussi tenter... sauf que tout ne se déroule pas comme prévu. Bien décidés cependant à trouver la perle rare, la "licorne" prête à partager leur lit, ils passent alors de rencontre en rencontre, chaque échec compliquant un peu plus leur propre relation.

Une comédie indépendante un peu frustrante et inaboutie, signée du frère de Jason Schwartzman, et qui peine, dans l'ensemble, à se montrer surprenante ou très originale.

Le cheminement du couple principal est ainsi cousu de fil blanc : on devine rapidement que ce couple va faire des expériences toujours plus catastrophiques (en réalité, elles se limitent à trois tentatives avortées), que cela va créer des tensions, qu'ils vont se disputer, avant de réaliser qu'ils s'aiment et qu'ils n'ont pas besoin de ça pour être heureux, blablabla, marions-nous.

Et donc ce métrage se déroule sans surprise, avec quelques moments amusants, mais dans l'ensemble de manière un peu routinière et plate. Ce qui n'aide pas, c'est le surjeu des deux membres du SNL, Beck Bennett (en bisexuel responsable de club de strip-tease) et Kyle Mooney (en garde à l'entrée d'une maison de retraite), et le convenu du traitement, qui aurait mérité un peu plus de punch ou de fantaisie pour maintenir l'intérêt sur la durée.

2 + 0.5 pour le capital sympathie de Lauren Lapkus = 2.5/6

The Giant Mechanical Man (2012) :

Trentenaire paumée et intérimaire, Janice (Jenna Fischer) vit temporairement chez sa sœur (Malin Akerman), qui semble bien décidée à mettre Janice en couple avec Doug (Topher Grace), un auteur à succès prétentieux et superficiel. Mais lorsqu'elle rencontre Tim (Chris Messina) dans le zoo de Detroit où ils travaillent tous les deux, une amitié se noue... sans savoir que Tim est aussi l'artiste qui incarne une statue muette dans les rues de la ville, et à laquelle Janice a pris l'habitude de se confier.

Une jolie comédie sentimentale indépendante écrite et réalisée par Lee Kirk, le mari de Jenna Fischer, et dans laquelle on retrouve plusieurs visages familiers, outre ceux déjà mentionné plus haut : Lucy Punch, Bob Odenkirk, Sean Gunn (ex-beau-frère de Fischer), Rich Sommer, etc, dans de multiples petits rôles à la caractérisation pas toujours très subtils, mais efficaces.

D'ailleurs, c'est ce que l'on peut retirer de ce métrage : ce n'est pas forcément exceptionnel, mais c'est efficace. Jenna Fischer est forcément attachante, Messina tient bien son rôle, et leur relation en filigrane, toute en retenue, fait que l'on accroche vraiment à ces deux êtres solitaires un peu perdus qui se trouvent et se complètent.

Ajoutez à cela un Détroit enneigé, des animaux au zoo, et une résolution classique mais qui fonctionne grâce aux acteurs, et voilà, un film sans ambitions démesurées, mais qui s'avère très sympathique.

4.25/6

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Blog Update ! - Novembre 2019

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de novembre "entre deux", toujours un peu bancal, pris entre le marathon intensif de l'Halloween Oktorrorfest, et la Christmas Yulefest de décembre, alors même qu'en France comme à l'étranger, la télévision s'est déjà mise à l'heure de Noël...

#1073 : Endiablé (2000) - 3.5/6

#1074 : Stuber (2019) - 2.25/6

#1075 : Teen Titans Go ! vs. Teen Titans (2019) - 4.5/6

#1076 : Tron (1982) - 4.25/6

#1077 : Tron - L'héritage (2010) - 3.75/6

#1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983) - 1.5/6

#1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984) - 2.5/6

#1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985) - 1.5/6

#1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985) - 2.5/6

#1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986) - 2/6

#1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987) - 3.5/6

#1084 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Stormquest : Kimbia, la Cité des Femmes (1987) - 1/6

#1085 : Bigger, Stronger, Faster* (2008) - 3.5/6

#1086 : Prescription Thugs (2015) - 2.5/6

#1087 : Dora et la Cité Perdue (2019) - 4/6

#1088 : Wonder Woman - Bloodlines (2019) - 3/6

#1089 : La Petite Sirène (2018) - 2/6

#1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019) - 2.5/6

#1091 : Terminator - Dark Fate (2019) - 1.75/6

#1092 : Icarus (2017) - 4.5/6

#1093 : The Oath (2018) - 3/6

#1094 : The Turkey Bowl (2019) - 2.75/6

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# Bilan :

Comme prévu, un petit mois pour les Téléphages Anonymes, un mois de récupération, qui nous a permis de partir en Argentine pour toute une collection de films particulièrement bancals, mais assez amusants néanmoins.

À part cette semaine Corman, et quelques documentaires plus ou moins réussis, on pourra noter des films d'animation assez quelconques (Wonder Woman, Angry Birds 2) et deux films de Thanksgiving qui ne pourraient pas plus être aux antipodes l'un de l'autre (l'un étant une comédie bas de plafond, l'autre une satire politique anti-Trump).

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# Film du mois :

Et ce mois-ci, ce sont une nouvelle fois les Teen Titans Go ! qui s'imposent avec un nouveau long-métrage toujours amusant, et bien plus malin que l'on ne veut bien souvent le croire. Sans oublier une mention spéciale pour l'adaptation en prises de vue réelles de Dora l'exploratrice, surprenante et inattendue...

# Flop du mois :

Mettons de côté la semaine Corman en Argentine, une semaine délibérément consacrée à des nanars éprouvés, et qui seraient trop facile à pointer du doigt dans la catégorie flop. Non, le véritable flop de ce mois de novembre, c'est Terminator Dark Fate, un blockbuster anémique et inintéressant, qui n'a bénéficié de l'indulgence des critiques que parce que le nom de James Cameron était vaguement rattaché au script. C'est insipide, le Terminator est transparent, les doublures numériques sont caoutchouteuses, bref, rien à sauver...

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# Petit écran :

Un petit mois, niveau séries, avec les premiers épisodes des Short Treks de Star Trek Discovery (des vignettes sympathiques, mais qui ne donnent paradoxalement pas envie de voir la suite de Discovery), ceux de Star Wars : The Mandalorian (un début de saison là aussi sympathique, malgré des défauts évidents), la première saison de NOS4A2 (bon gros bof), celle de Carnival Row (bon gros bof, bis), et l'ultime saison de The Detour (bon gros bof, ter).

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# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début janvier, place à la Christmas Yulefest 2019, ce festival de films de Noël débordant de bons sentiments et de films douillets... des films dont vous pouvez toujours retrouver la liste alphabétique en cliquant ici ou en passant par l'Index de haut de page...

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