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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2014 - 70 - The Secret Santa (2014)

Publié le 4 Janvier 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Noël, Christmas, Documentaire, TLC, Found Footage, Fantastique, Romance, Comédie

Noël est passé, la Nouvelle Année est arrivée, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

The Secret Santa :

À Phoenix, une journaliste (Maura Kidwell) mène l'enquête sur une série de phénomènes inexpliqués liés à un certain Lucas A. Nast, et aux fêtes de Noël...

Quand TLC (en théorie, "The Learning Channel" ; dans les faits, de la télé réalité à gogo) décide de se mettre aux films de Noël, ça donne une approche amusante du sujet : le found footage/mockumentaire. Amusante, oui, mais aussi problématique, puisqu'au final, cette forme affaiblit considérablement le script, lui-même déjà trop classique.

Parce que le film ne fonctionne jamais vraiment sur le plan du pseudo-réalisme : outre le fait que l'actrice principale soit familière aux spectateurs avisés, la forme est trop médiocre pour être crédible. Les personnages sont clairement interprétés par des acteurs (qui sont tous trop beaux, trop bien maquillés, trop parfaits, etc), les plans et les angles de caméras sont clairement peu naturels (les éclairages sont à la fois trop professionnels pour être crédibles, et trop fauchés pour vraiment convaincre), les reconstitutions sont bancales, etc...

Et sur le fond, problème aussi, puisque tout est affreusement prévisible et téléphoné, tant sur le plan de la romance que de l'anagramme qui sert de révélation finale. Restent alors quelques moments efficaces et réussis (généralement les vidéos d'"ovnis", comme celle du traîneau dans le ciel filmé par un passager d'avion), et une interprétation globalement honorable... mais c'est peu, et au final, le tout reste un mockumentaire/found footage trop long pour son propre bien, et qui n'a de véritable intérêt que d'éviter le genre "horreur", et d'avoir très bon fond.

Et c'est précisément pour ça que, visiblement, ça a marché aux USA, puisque la critique du téléfilm par Variety se paie plus de 200 commentaires de gens outrés traitant le journaliste de tous les noms, etc, parce qu'il a osé expliquer que le film était bidon (ce qui est pourtant évident dès la première minute), et qu'il ne s'est pas forcément montré indulgent avec le programme.

Mais bon, voilà, le placement du métrage au sein d'une série de documentaires de la chaîne a suffi pour convaincre le grand public américain, qui y a cru et/ou qui voulait y croire, croire à la magie de Noël, de Dieu, de Jesus, des miracles, et à la survie de leur âme d'enfant (littéralement : c'est exactement le contenu d'un paquet de commentaires visibles sur le web).

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1046 : MOIS AVENTURE - Le Monde (presque) perdu (2009)

Publié le 26 Août 2019 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Monde (presque) perdu (Land of the Lost - 2009) :

Paléontologue excentrique, Rick Marshall (Will Ferrell) est la risée de ses collègues, car persuadé de pouvoir ouvrir un portail à travers le temps, pour visiter le passé. Son seul soutien, la charmante Holly Cantrell (Anna Friel), le convainc de se rendre avec elle dans une grotte, au milieu du désert, où Will Stanton (Danny McBride) tente de faire du lieu étrange une attraction touristique. Mais rapidement, le trio se retrouve projeté dans une dimension inconnue, loin dans le passé, où il croisent Cha-Ka (Jorma Taccone), un jeune primate très amical, ainsi que des dinosaures, et un peuple d'hommes-lézards étranges, les Sleestaks...

Vague adaptation de la série Land of the Lost des années 70 (inédite chez nous), programme gentiment fauché mais néanmoins culte outre-atlantique, ce film commet l'erreur fatale de s'ériger en parodie de la série qu'il adapte : en lieu et place d'un film d'aventures avec de l'humour, on a ici droit à une farce graveleuse et bas-de-plafond dans laquelle Ferrell et McBride font leur numéro habituel.

Alors quand déjà, il y a dix ans, on trouvait que le numéro en question commençait à être lassant et répétitif, autant dire qu'en 2019, c'est quasi-imbuvable ; Ferrell fait son Ricky Bobby, McBride fait son Kenny Powers, Anna Friel semble être la seule à prendre le tout au sérieux, et les mini-sketches se succèdent, sans grand rythme ou structure narrative.

Pourtant, à la réalisation, c'est Brad Silberling : le réalisateur de Casper et des Orphelins Baudelaire fait habituellement dans les films plus stylisés et subtils, ou du moins, plus maîtrisés. Mais là, Ferrell et McBride parasitent ce qui aurait pu être un film familial, et en font une comédie à la Adam McKay, qui n'ose cependant pas aller totalement dans le registre de la comédie classée R, et n'est jamais assez dynamique pour être un bon film d'aventures.

Le film a donc le postérieur entre deux chaises, ni drôle, ni rythmé, trop parodique pour être intéressant, et trop spectaculaire (et avec un budget trop important) pour fonctionner sur le plan de la comédie débile et décomplexée ; malgré quelques séquences qui, prises indépendamment, fonctionnent, Land of the Lost finit par être une potacherie quelconque, plate et décousue, avec une direction artistique et une bande originale certes très réussies, mais qui ne laisse pas le moindre souvenir à peine le film terminé.

(et pour ne rien arranger, le flop intégral du métrage a condamné Silberling à une carrière de réalisateur de DTV et de tv... comme si c'était lui le responsable de ce naufrage)

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #671 : SEMAINE ST-PATRICK - Le Lutin (2001) & The Yank (2014)

Publié le 16 Mars 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Irlande, USA, Comédie, Romance, Jeunesse, Disney, Sport

Cette semaine, en l'honneur de la Saint Patrick, le 17 Mars, place au cinéma irlandais, dans tout ce qu'il a de plus festif et de plus réjouissant...

Le Lutin (Luck of the Irish - 2001) :

Jeune lycéen basketteur toujours chanceux, Kyle (Ryan Merriman) voit sa vie bouleversée lorsqu'il perd le sou magique offert par sa mère (Marita Geraghty) lorsqu'il était petit : aussitôt, sa chance l'abandonne, et toute sa famille commence alors à régresser, révélant sa véritable nature. Car Kyle, sa mère, et leur grand-père (Henry Gibson) sont des farfadets, et ils doivent récupérer leur or au plus vite, sous peine de voir le cruel Seamus McTiernen (Timothy Omundson) devenir le roi des farfadets...

Une DCom qui a de faux airs de Teen Wolf/Teen Wolf Too, et qui, si elle se regarde et possède un vrai message pro-immigration et intégration, tourne aussi un bon moment en rond. Il faut dire que les effets spéciaux et l'intégration des farfadets sont assez médiocres (les effets équivalents de Darby O'Gill étaient meilleurs), et que la première heure de métrage est banale au possible, avec quelques poursuites quelconques, et des accents irlandais assez inégaux.

Cela dit, une fois que Omundson intervient vraiment et se lâche, ça décolle un peu (en virant au film sportif, malheureusement), avec en prime quelques idées de réalisation et de transitions amusantes.

Regardable, sans plus (et le côté "l'Amérique est le plus beau pays du monde, on accueille tout le monde, c'est formidable", finit par être lassant).

3/6 (sur l'échelle des DComs)

The Yank (2014) :

À l'occasion du mariage d'un ami, Tom Murphy (Sean Lackey), un américain d'origine irlandaise, part pour l'Irlande en compagnie de ses amis, et de la demoiselle d'honneur de la mariée (Niki Spiridakos), qu'il ne supporte pas. Il découvre ainsi le pays de ses ancêtres, et doit alors choisir entre les attentes de ses parents (Charlotte Bradley, Fred Willard) et ce que son cœur désire vraiment...

Une comédie indépendante assez fauchée, pas très bien filmée, assez mal rythmée (plus d'une demi-heure avant l'arrivée en Irlande) et cousue de fil blanc.

Pire, par moments, ça frôle le documentaire touristique sur l'Irlande, sponsorisé par l'office du tourisme local, avec mélodies locales en fond sonore, stock shots de paysages locaux filmés depuis un hélicoptère et narration en voix off ; la romance transparente entre la jolie grecque séduisante et le protagoniste bedonnant ne fonctionne pas du tout ; et dans l'ensemble, ce n'est pas particulièrement drôle, à quelques moments près.

Cela dit, la présence de Colm Meaney est toujours un plus...

1.5/6 (j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout)

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Critiques éclair - The Orville 2x11 (2019) & Star Trek Discovery 2x11 (2019)

Publié le 31 Mars 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Orville, CBS, Fox, Netflix

Après plusieurs semaines de séparation des critiques de Star Trek Discovery et de The Orville, retour à des critiques combinées collant à peu près au rythme de diffusion...

The Orville 2x11 - Lasting Impressons : 

Lorsqu'il parvient à réactiver un smartphone trouvé lors d'une expédition archéologique, Gordon s'éprend de Laura (Leighton Meister), sa propriétaire new-yorkaise de 2015, qui a laissé de nombreuses photos, vidéos et messages dans l'appareil. Sur un coup de tête, il recrée la jeune femme et son univers dans le simulateur holographique, et commence une relation sentimentale avec elle. En parallèle, Bortus et son mari s'essaient aux cigarettes, et tombent accros...

Un épisode signé MacFarlane, qui (comme d'habitude) évoque beaucoup ce qui a déjà été fait dans le genre par Star Trek (que ce soit avec Riker et Minuet, Geordi et Leah Brahms, ou Janeway et Michael Sullivan...) sans vraiment apporter grand chose de passionnant qui justifierait une nouvelle version de cette histoire.

Enfin, ce n'est pas tout à fait vrai : il apporte à ce type d'histoire une narration et une forme très "comédie romantique américaine contemporaine", comme il l'avait déjà fait, il y a peu, pour le Doc et pour Isaac (d'ailleurs, Isaac a totalement disparu de la série depuis quelques semaines...). Ce n'est pas forcément désagréable, c'est assez bien interprété, mais dans l'absolu, c'est loin d'être captivant, et c'est cousu de fil blanc.

Heureusement, à côté, il y a Bortus et ses cigarettes, une sous-intrigue ouvertement comique et parodique, qui ne fait pas dans la subtilité, mais s'avère plutôt drôle.

Reste que ce serait tout de même bien que MacFarlane cesse de photocopier d'anciens épisodes de Trek s'il n'a rien de vraiment novateur à apporter à leur postulat de départ.

Star Trek Discovery 2x11 - Perpetual Infinity :

Alors que Burnham renoue avec sa mère (Sonja Sohn), écartelée entre plusieurs époques, Giorgiou et Tyler s'aperçoivent que Leland a été contaminé par Control, et qu'il n'est plus responsable de ses actes...

Passons sur le pléonasme du titre de l'épisode, pour nous attarder sur... euh... pas grand chose, en fait, puisque je dois bien avouer m'être profondément ennuyé devant cet épisode brouillon, qui fait énormément de remplissage sur le front de Burnham et de sa mère, qui laisse énormément (trop !) de place au surjeu de SMG, qui flirte considérablement (et de bien trop près pour que je sois en confiance) avec une "borgification" de Leland, et surtout, qui dissimule derrière trois tonnes de platitudes pseudo-philosophiques et de technobabble le fait que le scénario prenne l'eau de toutes parts, et ne soit qu'un enchaînement de rebondissements et d'idées approximatives.

Je... en réalité, je n'ai même pas envie de développer. Cet épisode m'a été vraiment pénible à suivre, il ne fait vraiment pas avancer le schmilblick dans une direction intéressante à mes yeux, et il m'a vraiment donné envie d'arrêter en cours de route - ce qui est assez mauvais signe, à une poignée d'épisodes de la fin de saison.

(j'espère vraiment qu'ils ne vont pas nous envoyer Leland dans le passé, dans le Delta Quadrant, d'une manière ou d'une autre, pour en faire le premier Borg...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 03 - The League of Gentlemen's Apocalypse (2005)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Channel 4, UK, Irlande

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Le Club des Gentlemen : Apocalypse (The League of Gentlemen's Apocalypse) :

Après des siècles de vie "paisible", le village de Royston Vasey et ses habitants déglingués sont sur le point d'être détruits : leurs créateurs, Jeremy Dyson, Mark Gatiss, Steve Pemberton et Reece Shearsmith, ont en effet décidé de passer à autre chose - une fiction historique intitulée The King's Evil - et Royston est donc à l'agonie. Jusqu'à ce que certains des personnages découvrent un portail dimensionnel menant à la réalité des scénaristes et acteurs. Sans attendre, ils l'empruntent, bien décidés à sauver leur peau en convaincant le Club des Gentlemen d'écrire de nouveau pour eux...

Adaptation cinématographique de la série Le Club des Gentlemen, sortie 3 ans après la dernière saison du show (une saison plus sombre et dure que les précédentes), ce métrage a des allures de téléfilm de luxe (enfin, plutôt au budget un peu supérieur à la moyenne), et souffre de problèmes de rythme évidents : son découpage en trois parties ne lui fait pas de cadeaux, entre son premier tiers un peu maladroit, visant à ré-établir l'univers et ses personnages, et (trop) chargé en vannes graveleuses ; son second tiers se déroulant à 80% dans le monde fictif de King's Evil ; et son dernier tiers où tous les univers entrent en collision, concluant le tout dans un bain de sang.

Au niveau de l'articulation du script, c'est donc gentiment décousu et laborieux... et pourtant ça fonctionne plus ou moins bien, ou du moins, ça force la sympathie, puisque les personnages de Royston Vasey sont respectés dans ce qu'ils ont de tordu et d'improbable (pas assez de Papa Lazarou, cependant), que les interprètes sont toujours à fond dans leurs rôles respectifs, et que tout le côté métadiscursif s'avère plutôt amusant à suivre.

À part ça, comme dans Inside N°9, le trio de scénaristes-acteurs s'est par ailleurs amusé à placer quelques références bienvenues (Kubrick, Cocteau), le caméo de Simon Pegg est assez (dé)culotté, David Warner s'amuse vraiment en sorcier maléfique, et la présence de monstres en stop motion (du moins, il me semble que c'était de la stop motion) fait toujours plaisir à voir.

Bref, un portage cinématographique loin d'être parfait et totalement maîtrisé, mais qui s'avère néanmoins assez amusant, pour peu que l'on soit familier de cet univers, et que l'on n'ait pas peur d'un film somme toute assez inégal.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #857 : The Price of Fame (2017)

Publié le 16 Janvier 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Biographie, Religion, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Price of Fame :

Documentaire indépendant retraçant la carrière et l'évolution de Ted DiBiase, le célèbre Million Dollar Man des grandes années de la WWF, ainsi que l'impact que sa célébrité a eu sur sa vie de famille.

Et pendant trois bons quarts d'heure, le documentaire s'avère assez intéressant, avec de nombreux témoignages de stars de la discipline (Harley Race, Terry Funk, Jim Ross, Gene Okerland, Jim Duggan, Roddy Piper, Jake The Snake, George Steele, Virgil, Pat Patterson, Mick Foley, Lex Luger, Bruce Pritchard, Sean Waltman, Shawn Michaels...) et pas mal d'images d'archives qui illustrent la carrière du père de Ted Dibiase, sa propre carrière, et qui expliquent pas mal de choses (comme le fait que le personnage du Million Dollar Man est l'image que Vince McMahon a de lui-même ! ^^).

Le tout, encadré par une trame narrative familiale, sur Ted DiBiase Jr qui accompagne son père dans un pélerinage sur les lieux de son enfance, la tombe de son grand-père, etc.

Le problème, en fait, c'est que progressivement, le côté thérapie familial prend peu à peu le dessus, à mesure que l'on approche du moment où DiBiase a trouvé la Foi : le documentaire s'étend donc en long, en large et en travers sur la manière dont le succès de DiBiase a mené à des infidélités, à des problèmes au sein de son mariage, et comment son amitié de 30 ans avec un pasteur lui a fait voir la lumière.

À partir de là, la dernière demi-heure alterne entre témoignages emplis de platitudes béates de DiBiase et de ses proches, qui créditent Jesus de la transformation de Ted, et de sa vie actuelle, et scènes forcées de mélodrame familial durant lesquelles Ted Jr. est mis en scène de manière pataude, soit grimé en son père pour des scènes de flashbacks, soit pensif et dramatique, pour des scènes de réflexion intense. Le tout sur fond de mea culpa de Ted Sr., qui s'excuse platement devant ses fils pour tout ce qu'il a fait de mal, puis a droit à un monologue sombre et plein de regrets sur la tombe de son père, en guise de conclusion.

Un documentaire trop "moralisateur" et testimonial à mon goût (par moments, on est presque dans Confessions Intimes), et c'est bien dommage, car j'ai énormément de sympathie, à la base, pour DiBiase. De plus, je ne nie pas qu'il ait pu être "sauvé" par la religion, et que celle-ci occupe donc une place importante dans son existence.

Mais le constant recours à Dieu et à Jesus pour justifier la moindre chose positive étant arrivée aux DiBiase, et la manière dont tout tourne autour de ça dans la dernière demi-heure du métrage est assez fatigante, et j'ai fini par ne plus vraiment prêter attention à ce qu'ils racontaient, çà et là.

2/6 + 0.5 pour le dernier quart d'heure, post générique de fin, qui est une discussion décontractée entre DiBiase et Shawn Michaels, lesquels reviennent tranquillement sur leurs carrières respectives = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #878 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Starter For 10 (2006) & Le Mariage de la Dernière Chance (2016)

Publié le 8 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK, Télévision, Hallmark, Drame, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Starter For 10 (2006) :

Brian Jackson (James McAvoy), jeune étudiant issu d'un milieu populaire, décroche une chance d'entrer à l'université prestigieuse de Bristol. Là, il rencontre la superbe Alice (Alice Eve), la sarcastique Rebecca (Rebecca Hall), et intègre l'équipe de culture générale de l'université, dirigée par Patrick (Benedict Cumberbatch).

Une comédie romantique anglaise se déroulant dans les années 80, et bénéficiant donc d'une ambiance très sympathique, et d'une illustration musicale d'époque plutôt efficace (The Cure, The Smiths, Echo & The Bunnymen, New Order, Tears for Fears, etc).

Dans l'absolu, rien d'exceptionnel au niveau de l'intrigue (adaptée d'un roman par son auteur), mais pourtant, le tout fonctionne plutôt bien, aidé par le charme indiscutable de sa distribution bourrée de visages familiers (outre l'excellent et touchant McAvoy, Alice Eve et Rebecca Hall, on retrouve Benedict Cumberbatch en mode comédie, Catherine Tate en mère inquiète, James Corden en métalleux, Dominic Cooper, Charles Dance, Mark Gatiss....).

Tous ces acteurs se combinent très agréablement pour donner lieu à un métrage amusant, dynamique et léger, qui se suit sans problème, et s'avère des plus sympathiques à regarder.

4/6

Le Mariage de la Dernière Chance (Karen Kingsbury's A Time To Dance - 2016) :

Après des décennies de mariage, rien ne va plus entre Abby (Jennie Garth) et John (Dan Payne), au point qu'ils envisagent très sérieusement le divorce. Mais leur fille Nicole (Chanelle Peloso) leur annonce qu'elle va bientôt se marier, et les deux parents décident alors de garder le secret sur leurs problèmes de couple, le temps que la cérémonie s'organise...

Un téléfilm Hallmark Movies & Mysteries sans le moindre mystère, mais qui a probablement fini sur cette chaîne secondaire par défaut, car n'étant pas assez prestigieux pour être estampillé Hallmark Hall of Fame, et pas assez léger et formulaïque pour être un film Hallmark "traditionnel".

Ici, en effet, on est dans de la comédie dramatique assez sérieuse, toute en retenue et en sobriété, avec des acteurs concernés et éplorés, et des rebondissements tragiques (l'hospitalisation du père) : allergiques à ce genre de métrage (et à une illustration musicale à tendance country) s'abstenir, donc, et bien que le tout soit plutôt bien interprété.

Personnellement, je n'ai pas trouvé ça particulièrement passionnant (le drame larmoyant, pur et dur, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé), mais nul doute que ça plaira au public visé.

3/6 (parce que ça fait plaisir de revoir Chanelle Peloso dans un autre registre que la comédie)

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 6 (5/9)

Publié le 30 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Star Trek, Science-Fiction, Les bilans de Lurdo

Je continue mon passage en revue de la saison 6 de Star Trek Voyager, entamée il y a un mois, une saison qui reste toujours assez inégale et frustrante, mais néanmoins plus homogène que certaines saisons passées...

Star Trek Voyager, saison 6

6x13 - Virtuoso :

Le Voyager rencontre un peuple méprisant et arrogant, qui pourtant s'éprend instantanément de l'Holodoc dès que ce dernier commence à chanter : aussitôt, le Doc devient une superstar, et finit par envisager de s'installer chez ces extra-terrestres...

Un épisode comique centré sur le Doc, avec un Paul Williams sous-exploité en alien fasciné par la musique, et des aliens globalement tous surjoués jusqu'à la caricature, en plus de mettre en scène un Holodoc qui trahit un peu ce que l'on sait du personnage lorsqu'il décide sans hésiter de quitter le Voyager pour devenir une superstar.

Dans l'ensemble, cependant, malgré des défauts évidents, et une seconde moitié qui s'essouffle, le tout est assez agréable à regarder, notamment pour sa scène de confrontation Seven/Holodoc.

 

6x14 - Memorial :

De retour d'une mission, Chakotay, Paris, Neelix et Kim commencent à souffrir d'hallucinations particulièrement réalistes, au cours desquelles ils s'imaginent prendre part à un conflit armé sur une planète inconnue...

Un épisode assez inégal : d'un côté, le postulat de départ est intéressant, tout le monde est mis en valeur, et les moments centrés sur B'elanna, Tom, et leur vie de couple sont agréables. De l'autre, ça surjoue occasionnellement un peu, ça peine notablement à maintenir le suspense et la tension sur toute la durée de l'épisode, et la décision finale de Janeway, comme souvent, est ultra-polarisante.

Au final, le tout s'équilibre pour donner un épisode assez moyen, aux intentions intéressantes, mais à l'exécution assez discutable.

 

6x15 - Tsunkatse :

Capturé en mission, Tuvok est blessé, et ses geôliers placent Seven dans une situation intenable : elle doit prendre part au Tsunkatse, un tournoi d'arts martiaux retransmis dans tout le quadrant, si elle veut que Tuvok soit soigné...

Seven of Nine vs The Rock, featuring Jeffrey Combs & J.G. Hertzler... forcément, on ne s'attend pas à de la subtilité et de la poésie, mais à quelque chose de cabotin, plein d'action et de spectacle.

On sourit donc un peu en voyant The Rock lever son sourcil, on s'amuse en voyant un Hirogen d'un mètre 60 entrer dans l'arène, on lève les yeux au ciel en voyant le combat Seven/Rock avec sa doublure évidente et sa chorégraphie très moyenne, on soupire en s'apercevant qu'on ne reverra pas The Rock du reste de l'épisode, on se lasse rapidement des pseudo-leçons d'arts martiaux données par Hertzler à Seven, on regrette que Chakotay le boxeur n'ait pas été utilisé en lieu et place de Super-Seven, et on apprécie le jeu enthousiaste de Jeffrey Combs comme toujours excellent...

Bref, c'est amusant, ça passe le temps, mais ça s'arrête là, sans plus.

 

À suivre...

(épisodes 6x01-03 ; 6x04-06 ; 6x07-09 ; 6x10-12)

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Un film, un jour (ou presque) #100 : Le Cordonnier (2015)

Publié le 3 Avril 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Fantastique, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Cordonnier (The Cobbler) :

Fils d'un cordonnier, et lui-même cordonnier, Max Simkin (Adam Sandler) erre sans but dans la vie, déprimé et cynique. Jusqu'au jour où, contraint de réparer une paire de chaussures à la dernière minute avec l'équipement de son ancêtre, il découvre qu'en enfilant une paire de chaussures réparée avec cette machine, il adopte immédiatement l'apparence et la voix de son propriétaire. De quoi changer radicalement le quotidien du cordonnier désoeuvré...

Un long-métrage raté, et plus qu'étrange.

En effet, au premier abord, on dirait une comédie typique d'Adam Sandler, dans le registre fable fantastique familiale, comme Click, ou Histoires Enchantées. Seulement voilà : The Cobbler n'est pas produit par Happy Madison, et n'est pas un projet "de et pour" Sandler.

C'est en fait un projet de Tom McCarthy (The Visitor, Le Chef de Gare), réalisateur indépendant qui s'est fait un nom dans les comédies dramatiques douces-amères et assez "réalistes".

Et l'on se retrouve donc avec un métrage bâtard, qui a tout le potentiel d'une comédie surnaturelle à la Sandler, rythmée, improbable, et avec un fond généreux et humaniste... mais traitée de manière pseudo-réaliste, déprimante et décousue, sans l'humour habituel de Sandler, ni sa bande de potes (Buscemi excepté).

Pendant une grosse demi-heure, alors que le tout se met en place, on se dit que c'est tout à fait honorable, à défaut d'être marquant. C'est même assez touchant lorsque Sandler va voir sa mère en prenant l'apparence de son père disparu (Dustin Hoffman).

Et puis le métrage bascule alors dans le vif de son sujet, à savoir, une sombre histoire de businesswoman corrompue (Ellen Barkin) qui veut expulser des gens et faire de la spéculation immobilière, avec un Sandler qui jongle de chaussures en chaussures pour faire tomber celle-ci, tel un pseudo-vigilante caméléon, et doit faire face à des caricatures idiotes et offensantes comme "le gangsta black violent, misogyne, homophobe et transphobe, en qui on peut se déguiser pour voler des voitures", ou "le transsexuel dont on peut se moquer sans honte", etc.

Le film enchaîne alors les clichés sans le moindre rythme, sans la moindre énergie, et les rebondissements se suivent mollement, sans jamais susciter le moindre intérêt. Même le twist arrivant dans les dix dernières minutes tombe affreusement à plat, tant le réalisateur filme son sujet sans la moindre inspiration ou le moindre style, et bâcle sa conclusion.

On sent clairement le potentiel derrière ce métrage, ce qui a pu attirer Sandler dans le projet... mais tout ce potentiel s'évapore instantanément en fumée par la faute des choix créatifs de l'équipe McCarthy.

Incompréhensible.

2/6

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Christmas Yulefest 2020 - 16 - Christmas with the Darlings (2020)

Publié le 7 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Noël

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Christmas with the Darlings (2020) :

Jessica (Katrina Law), assistante de direction pour l'entreprise familiale Darlington, est sur le point d'être promue à un poste d'avocate d'entreprise lorsqu'une nouvelle importante lui est confiée par Charles (Steve Bacic), son patron : les neveux de ce dernier, orphelins, sont sur le point de rentrer d'Australie, avant d'être transférés en pension privée, et les Darlington ont besoin de quelqu'un pour effectuer la transition. Avec l'aide de Max (Carlo Marks), le frère de Charles, Jessica décide alors de s'occuper des enfants, et de leur offrir un Noël de rêve...

Je n'ai jamais été grand fan de La Fiancée des Neiges (2013), téléfilm Hallmark mettant en vedette Katrina Law et écrit par sa belle-sœur, et qui connaît encore à ce jour un certain succès parmi les amateurs du genre : variation screwball de la rom-com Hallmark standard, Snow Bride souffrait, à mes yeux, d'un script décousu et d'une distribution assez insipide, notamment au niveau du personnage principal masculin.

Et honnêtement, sept ans plus tard, on prend les mêmes et on recommence, en beaucoup plus générique : ce Christmas  with the Darlings, à nouveau écrit par la belle-sœur de Katrina Law, ne m'a ainsi pas beaucoup plus convaincu. Grosse mise en place laborieuse (un bon quart d'heure d'expo dump, comme disent les anglo-saxons), rythme assez quelconque, personnage principal masculin terne, le tout ronronne énormément et très rapidement, sans jamais décoller ni apporter quoique ce soit d'intéressant à la formule Hallmark.

Même Katrina Law est ici en mode mineur, à basse énergie, alors que c'était cette même énergie qui était l'une des qualités de Snow Bride.

À son crédit (encore que), saluons tout de même l'effort de diversité de la distribution de ce téléfilm, un effort certes imposé par la chaîne pour redorer son blason, mais qui se voit néanmoins à l'écran : héroïne asiatique, meilleurs amis afro-américains et d'origine indienne, nouveau patron afro-américain, client asiatique, meilleure copine rousse lesbienne, barmaid lesbienne asiatique... de quoi froisser les vieilles rombières religieuses qui constituent une grande partie du public de la chaîne Hallmark aux USA, et qui ont préféré boycotter le téléfilm à cause de ce couple de personnages secondaires gays. ^^

Reste que, de mon côté, et alors que j'apprécie Katrina Law, je n'ai pas du tout accroché à ce Noël chez les Darlings : c'est frustrant, d'où une note faiblarde.

2.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Catch Review : Chikara - 14x03 - Diamonds Are Forever (21/06/2014)

Publié le 30 Août 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, Chikara

You Only Live Twice, le premier show de la saison, ne m'avait pas convaincu ; Quantum Of Solace, encore moins. Place à Diamonds Are Forever, qui s'est déroulé le même jour que QoS...

- Los Ice Creams vs Old Fashioned : grand moment de rigolade quand les deux teams tentent de transformer le match en trios match en recrutant des enfants dans le public... :P Un bon quart d'heure de grosse déconne très très sympathique, du Chikara old-school, en somme.

- Jojo Bravo vs Max Smashmaster : un petit trapu à la queue de cheval, face au gros bedonnant de la Devastation Corp (qui a perdu plus de 50 kilos, et est désormais au gabarit de Kane) dans un squash simple et direct, qui se conclue par un superbe moonsault du colosse (un moonsault qui ressemble étrangement à celui de Tursas, qui lui aussi à perdu un poids certain... hmmmm).

- Blind Rage vs Mat Fitchett. Un high flyer aux tattoos moches vs un vétéran goth de la Chikara, pour un match bref et assez classique.

- Batiri vs Oliver Grimsly & Qefka The Quiet (de l'odditorium aka la Menagerie 2.0). Un Batiri qui démolit ses adversaires jusqu'à la disqualification. RAS.

- Juan Francisco de Coronado (aka mini-Alberto Del Rio) vs Billy Roc (un vétéran des indies, entraîneur un peu bdeonnant au style très similaire à celui de Quackenbush, en un peu moins virevoltant). Promo quelconque de JFC ; pas un match très intéressant à mes yeux, principalement parce que Coronado n'est pas un compétiteur très mémorable, et qu'une fois que le match bascule à son avantage, ça devient rapidement prévisible et basique.

- The Colony vs The Colony Xtreme Force. Tag match solide et rodé entre ces deux équipes particulièrement habituées l'une à l'autre.

- Eddie Kingston vs Jimmy Jacobs. Jacobs se pointe en tongs, trolle un peu Kingston, et tente de le convaincre de se joindre à lui pour récupérer son titre bien-aimé. Kingston s'énerve, et l'attaque, mais finit par se coucher pour Jacobs lorsqu'il mentionne son titre. Pas inintéressant, mais j'ai vraiment du mal avec le personnage de Jimmy Jacobs, qui joue les Raven-bis avec son Brood "Flood"... beaucoup trop dérivatif à mon goût.

- BDK vs 3.0 & Archie Peck. Un match bref et basique, qui vire au brawl général avec intervention de l'Odditorium et du Batiri, et qui se transforme donc en...

- Bdk & Odditorium vs Peck.0 & Batiri. Sympatoche, mais bordélique, et assez classique dans son déroulement.

 

- Bonus match ! Shynron vs Chuck Taylor. Un match assez réussi, avec un Shynron exceptionnel d'agilité, de rapidité et d'acrobaties. Dommage que les commentaires (le commentateur habituel, et l'un des deux gamins du premier match) rendent le tout assez fatiguant et saoulant par moments. M'enfin c'est toujours sympa pour le gamin.



Deux heures de show nettement plus intéressantes que les deux précédents DVDs de la compagnie. Bon, ce n'est pas encore un retour à la grande époque de la Chikara, et il y a une absence flagrante d'intrigue générale ou de direction, mais il y a du progrès, avec trois matches plus ou moins réussis sur la carte.

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Un film, un jour (ou presque) #1180 : In Search of the Last Action Heroes (2019)

Publié le 8 Avril 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

In Search of the Last Action Heroes (2019) :

Un long documentaire écrit et réalisé par un critique cinéma habitué de YouTube, financé de manière participative, et qui revient en détail sur la genèse du genre des films d'action, sur son explosion dans les années 80, et sur sa lente agonie au fil des décennies, à mesure que les action heroes musculeux d'autrefois (ces Schwarzie, Stallone, Van Damme, Norris, Seagal, Rothrock, Chan, etc) ont cédé la place à des acteurs plus "normaux", que le genre s'est démocratisé, que les effets numériques se sont perfectionnés, et que n'importe quel acteur hollywoodien peut désormais devenir un action hero avec un peu de bagout, quelques semaines d'entraînement et de bonnes doublures (qu'elles soient réelles ou numériques).

Deux heures et vingt minutes au compteur pour un documentaire assez complet, qui aborde chronologiquement toutes les grandes dates et les incontournables du genre - Bruce Lee, Indiana Jones, les Mad Max, Conan, Rambo, la Cannon, les VHS, James Cameron, Jackie Chan, l'oeuvre de Verhoeven, celle de McTiernan, les buddy comedies, etc -, s'éparpille un peu vers le milieu (quand il perd le fil de son récit chronologique), et se conclue sur un constat doux-amer sur l'évolution du genre et du métier.

Énormément d'intervenants, là aussi, avec beaucoup de premiers et de seconds couteaux de la réalisation (Verhoeven !), de l'interprétation, un Brian Tyler qui nous livre ses impressions sur la musique de film de l'époque (ça fait plaisir à entendre), un Shane Black égal à lui-même (un peu de prétention intellectuelle, beaucoup de passion pour le genre), un peu de mauvaise foi et d'amertume de la part de certains au sujet de certains projets, et une lueur d'espoir quant à l'avenir, avec des intervenants plus récents - Scott Adkins - qui placent de l'espoir en The Rock, ou qui reconnaissent que, même s'ils n'ont pas le physique des colosses de l'époque, Keanu Reeves et Tom Cruise font des action stars crédibles car ils se donnent totalement à leurs films et à leurs cascades.

Intéressant, passionné, bien qu'un poil longuet par moments, et manquant un certain nombre de films importants du genre (quitte à parler d'Alien et des Dents de la Mer, autant parler aussi de certains films de Carpenter).

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo : The Twilight Zone, saison 2 (2020) - deuxième partie (2x06-10)

Publié le 25 Juillet 2020 par Lurdo dans Anthologie, Review, Critiques éclair, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Les bilans de Lurdo, Thriller, Télévision, CBS, Twilight Zone, Science Fiction

Suite et fin de la seconde saison du reboot de la Quatrième Dimension, confié à Jordan Peele et Simon Kinberg, après une première moitié toujours aussi inégale et moyenne mais qui, à contrario de la saison 1, semble avoir fait le choix de laisser de côté le militantisme woke et les messages engagés, pour laisser la place à quelque chose de plus classique et de moins polarisant...

The Twilight Zone : la Quatrième Dimension, saison 2 - deuxième partie (2x06-10) :

- 2x06 - 8 : En Antarctique, une équipe de scientifiques internationaux (Joel McHale, Michelle Ang...) aux motivations suspectes découvre une pieuvre appartenant à une espèce inconnue, plus intelligente - et meurtrière - que la norme...

Un bon gros bof que cet épisode horrifique pourtant signé Glen Morgan : en 30 minutes à peine, le récit peine à développer des personnages très basiques, à justifier leurs réactions, et à proposer des rebondissements naturels et crédibles, qui sortiraient de l'hommage dérivatif à The Thing.

Un peu une sensation de bâclage, à vrai dire, entre le message ultra-classique ("l'arrogance de l'homme lui coûtera sa place au sommet de la chaîne alimentaire", rien de neuf sous le soleil), l'exécution inégale (le plan de fin assez laid sur la pieuvre numérique clignotante), l'écriture bavarde bourrée d'exposition, et les moments improbables (la pieuvre qui vole le smartphone, se connecte aux systèmes de la base, déchiffre les séquences génétiques avec ses tentacules, et réécrit son propre ADN en quelques minutes... mouais)...

- 2x07 - A Human Face : Parents endeuillés par la mort de leur fille Maggie (Tavi Gevinson), Robert (Christopher Meloni) et Barbara (Jenna Elfman) tentent de passer à autre chose. Mais l'apparition, dans leur sous-sol, d'un extraterrestre métamorphe qui adopte l'apparence de Maggie va tout remettre en question...

À nouveau un épisode de 30 minutes, et à nouveau un résultat vraiment bancal : pas forcément parce qu'il est dénué de rebondissement final ou de véritable morale, mais plus parce que les personnages sont frustrants, leurs réactions peu naturelles (ou forcées par le format court de l'histoire), et qu'au final, on finit par se dire "tout ça pour ça".

Il faut dire que les kilos d'exposition maladroite débités par l'extraterrestre n'aident pas, tout comme l'écriture qui place d'office le spectateur du côté de Robert (alors que Barbara est immédiatement convaincue par l'alien, quitte à en être énervante), lui donne totalement raison, avant de le démolir en en faisant un père indigne, et de le faire succomber à son tour. Vraiment pas convaincu.

- 2x08 - A Small Town : Depuis la mort de son épouse, maire de la ville de Littleton, Jason (Damon Wayans Jr.) peine à faire son deuil, et à accepter la désertification de la bourgade, sous la direction de l'ex-adjoint au maire, le fourbe, manipulateur et menteur Conley (David Krumholtz). Jusqu'à ce que Jason découvre, dans l'église où il travaille, un modèle réduit de la ville aux pouvoirs étranges, qui répercute dans le monde réel les modifications qu'il y apporte : Jason commence alors à rénover en secret la communauté, mais Conley reçoit le crédit de ces changements miraculeux...

Un épisode qui renoue un peu avec la dénonciation sociale de la première saison, mais le fait de manière suffisamment légère et caricaturale (Krumholtz est un véritable Scrooge en puissance) pour ne pas sombrer dans la moralisation agaçante.

Alors certes, ce n'est pas forcément ultra-original ou surprenant (l'idée de base est même assez commune), certains personnages sont nettement sous-exploités (Keegan Connor-Tracy doit avoir une réplique, au mieux), le monologue final de Peele est toujours aussi peu convaincant, et le tout reste gentillet, mais dans l'ensemble, c'est encore ce qui se rapproche le plus d'un Twilight Zone old-school.

Ce qui est loin d'être désagréable, compte tenu du reste de la série, étrangement plus orientée horreur et thriller, cette saison.

- 2x09 - Try, try : Lorsque Marc (Topher Grace) sauve Claudia (Kylie Bunbury) d'un accident de bus, cette dernière tombe sous le charme de cet homme apparemment parfait, qui semble toujours savoir quoi dire et faire au bon moment. Mais Marc finit par lui avouer qu'il est pris au piège d'une boucle temporelle et qu'il revit sans cesse la même journée...

Une relecture façon horreur/slasher d'Un Jour Sans Fin, mais du point de vue d'Andie McDowell, et prenant pour hypothèse que le personnage de Bill Murray est un pur produit de la toxicité masculine patriarcale, arrogant, menteur, cynique et détestable en tous points, prêt à tout pour réussir à conquérir sa proie féminine, même à la violer.

On le voit, le tout retombe dans une certaine dénonciation sociale pas très subtile et télégraphiée (à partir du moment où Marc commence à employer des mots comme "cancelled" et "triggered" sur un ton goguenard, on comprend vite dans quelle direction l'on se dirige), surtout que l'épisode en rajoute une couche en faisant du personnage un couard qui jette l'éponge au premier signe de rébellion de sa victime. Ça se regarde une fois, c'est compétent, mais pas sûr qu'il y ait vraiment un intérêt intrinsèque dans une telle relecture.

- 2x10 - You Might Also Like : Hantée par le souvenir du bébé qu'elle a perdu, Mrs. Warren (Gretchen Mol) n'attend qu'une chose : l'Oeuf, un mystérieux objet révolutionnaire bientôt sur le marché, et qui promet de résoudre tous les problèmes du quotidien. Mais en parallèle, Mrs. Warren s'aperçoit qu'elle est enlevée, chaque nuit, par des extraterrestres...

Aïe. Pour finir la saison, il y avait mieux. Largement mieux. Une pseudo-suite à l'épisode Pour Servir l'Homme de la série de Serling, cet épisode ultra-stylisé est le fruit du travail de Oz Perkins, le fils d'Anthony Perkins, déjà réalisateur des discutables et maniérés The Blackcoat's Daughter et I'm The Pretty Thing That Lives In The House ; un Perkins qui, pour l'occasion nous livre un récit satirique, surréaliste, outré, où tout le monde surjoue, et qui tente de concilier critique de la société consumériste américaine, hypnotisée par la télévision et les publicités, avec un hommage à l'épisode de la série originale.

Sauf que tout est ultra-forcé, ultra-bancal, souffre d'une exposition laborieuse et pataude, d'extraterrestres volontairement kitschs (l'un d'eux est même doublé par George Takei), et d'une conclusion assez similaire à celle de l'épisode A Human Face (avec ce personnage endeuillé qui accueille à bras ouverts une invasion extraterrestre en échange de la promesse d'un bonheur retrouvé et d'un manque affectif comblé). Je n'ai vraiment pas aimé, donc.

--- Bilan saisonnier ---

Bonne nouvelle : dans l'ensemble, cette saison 2 de The Twilight Zone évite l'écueil global de la série woke militante donneuse de leçons maladroites, qui plombait totalement la saison 1 du programme.

Mauvaise nouvelle : cela ne fait pas de cette saison 2 une réussite, loin de là. Récits convenus et téléphonés, rebondissements assez plats, direction globale bien trop orientée vers l'horreur (au point de ressembler plus à un remake de la série Night Gallery, anthologie plus sombre et horrifique de Rod Serling, qu'à la Quatrième Dimension) - la série de Peele souffre toujours de son écriture, une écriture qui est, globalement, le produit de scénaristes souvent novices, notamment dans le genre.

Guère surprenant de constater, ainsi, que l'épisode le plus agréable (A Small Town) est écrit par un vétéran du genre, récompensé pour un épisode d'Au-delà du Réel. L'expérience, ça compte... même si l'épisode raté de Glen Morgan semble prouver le contraire.

Bref. La saison 2 de The Twilight Zone frustre plus qu'elle ne convainc, alourdie par un format toujours très peu maîtrisé : avec ses épisodes à la durée fluctuant entre 30 et 50+ minutes, le programme reste très inégal, les épisodes les plus courts paraissant parfois bâclés, et les plus longs interminables. Et les thématiques globales sont trop peu probantes ou intéressantes pour justifier l'existence de ce reboot.

Allez, courage, peut-être qu'une saison 3 trouvera enfin un ton, des sujets et une écriture dignes du titre The Twilight Zone...

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(retrouvez les critiques des épisodes de la saison 1 en cliquant ici et toutes les autres critiques de séries publiées sur ce blog en allant ...)

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Les bilans de Lurdo : Battlestar Galactica, pt. 8 - Saison 4.0

Publié le 1 Mars 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, SyFy, Drame, BSG

- 4x01 : Roh, comment ce teaser cartonnait, avec comme point culminant le face à face Anders/Raider (qui me fait dire que les Final Five sont bien une caste supérieure de Cylons, voire même ce qui reste d'hybrides humains/cylons du Cycle précédent, un truc du genre), le côté avènement du monothéisme made in le nouveau Messie Jesus Baltar, aux dépends du polythéisme "grec" est fascinant, bref, c'était bien, je n'ai pas vu le temps passer ; le seul bémol, c'est ce faux suspense de fin, dont on se doute bien qu'il n'est là que pour placer un cliffhanger.

- 4x02 : Die Roslin, die (malgré cette superbe scène façon dispute de vieux couple entre elle et Adama - je le redis, mais autant le soap Kara/Lee est l'une des choses les plus ratées de BSG, autant le traîtement tout en finesse de Roslin/Adama est l'un de mes éléments préférés). Bon, sinon, un épisode de transition et de mise en place, notamment au niveau de l'insurrection interne des Cylons... reste que je n'ai pas vu le temps passer (bis). Ah, et Baltar qui se parle à lui-même, . Callis est excellent, dans cette scène.

- 4x03 : Cool, ils se souviennent de l'existence de Cally ! Pacool, ils nous la passent par un sas. À part ça, devant le Weapons Locker 1701D, les conflits internes Cylons sont toujours prenants, Lee se fait gentiment manipuler par Zarek pour mettre en difficulté la Présidente, bref, pour l'instant, j'aime plutôt bien ce début de saison, et je vois pas de problème de rythme particulier (contrairement à ce que l'on peut lire ici ou là), au contraire : c'est la troisième fois que je suis surpris en voyant la fin d'épisode arriver si vite.

- 4x04 : Un épisode un peu moins convaincant à mes yeux : bien interprété, bien écrit, mais je ne sais pas trop pourquoi, la mayonnaise a moins pris en ce qui me concerne. Je vais mettre ça sur la présence fantasmée d'Ellen, qui me file des boutons même en étant imaginaire (et ce quand bien même c'est amené d'une très belle manière, et que ça a sa place dans le récit). Cela dit, je trouve toujours Baltar et son intrigue passionnants, donc tout va bien.

(d'ailleurs, rien à voir, mais je viens de tilter... chez les Cylons "normaux" ya un numéro 8, mais ya pas de numéro 7 ? Moore nous réserverait-il une surprise façon "bonjour, je suis l'ultime représentant d'une série de Cylons mis au placard il y a longtemps"?)

- 4x05 : Moyennement convaincu. Toute la partie sur Kara/la mutinerie/Leoben m'a semblée franchement convenue, et vu que je n'ai pas d'affection particulière pour Tyrol, même en mode crâne rasé dépressif, son intrigue m'a laissé plus ou moins de marbre, même si son rapprochement final avec Baltar était plutôt bien amené. En fait, ça manquait juste d'une troisième intrigue un peu plus pêchue, ou bien d'un petit dogfight pour donner un petit coup de boost (par exemple, lorsque le Demetrius découvre le Raider de Leoben, ils auraient pu placer une minute de dogfights contre deux chasseurs cylons s'en prenant à Leoben, ça n'aurait fait de mal à personne, et ça aurait probablement dynamisé l'ensemble)

- 4x06 : Ah, et bien voilà, c'est ce teaser nerveux qui aurait dû conclure l'épisode précédent, ça aurait apporté la touche de tension et le cliffhanger nécessaires pour finir en beauté... Et puis en plus une excellente Nana Visitor en guest ! Tout ce qui était Roslin/sa maladie/la scène finale avec Adama était touchant, et très réussi ; la quête de Kara & co sur le baseship, pas mal du tout, par contre, la redshirt juste là pour crever, laule. Et je retiens le "the children of the one reborn will find their own country", ce qui ouvre plein de possibilités... (the children of the one reborn, on pourrait interpréter ça comme les cylons et leur créateur qui serait "re-né/réincarné", ce qui s'inscrirait pleinement dans le côté cyclique de l'histoire de BSG... et ce créateur réincarné, qui, alors ? Baltar ?). Sans oublier le fait que les FF viennent de la Terre (les Terriens peuple d'androïdes ? Ou bien les FF hybrides humains/Cylons, si on s'inscrit dans l'idée de cycle sans fin ?).

- 4x07 : J'adore la grosse fausse piste sur Gaeta le Final Five chantant. On y croit. Sinon, très bon épisode sur tous les plans, même si je regrette un peu qu'ils oublient systématiquement qu'ils ont une 6 en cellule, ce qui aurait pu être intéressant alors qu'ils avaient pleins de Cylons comme voisins.

- 4x08 : Ah, non, je n'ai rien dit, la voilà. 6 enceinte de Tigh ? Mouais, j'y crois moyen. Enceinte de Baltar, plus probablement. Très content de revoir ce cher Romo Lampkin, et même si toute l'intrigue de Lee était plutôt téléphonée, elle était suffisamment solide point de vue écriture et interprétation pour rester intéressante. Et puis j'étais plutôt amusé de revoir mes trois candidats principaux au rôle de FF (Zarek/Romo/le Doc) avoir (plus ou moins) le devant de la scène dans un même épisode... Sans oublier le fight Adama/Tigh, plus révélateur sur le lien unissant ces deux persos que n'importe quel dialogue. Bref, un bon épisode qui met en place certains points en réglant quelques situations.

Non, définitivement, je ne vois pas cet énorme problème de rythme qui semble en avoir rebuté certains avec ce début de saison (je pense aussi que le choix narratif de ne traîter que certaines sous-intrigues dans certains épisodes peut donner cette impression de surplace, ou de coup de mou, mais il y a tellement de sous-intrigues en cours dans le show que toutes les traiter à chaque fois ferait plus de mal que bien, amha)

- 4x09 :  Les mêmes évènements, du point de vue du baseship. Et c'est décidé, j'ai du mal avec l'écriture "sérieuse" de Jane Espenson, et ses tentatives d'humour, qui tranchent un peu trop avec l'écriture générale de la série : là, c'est limite si Baltar n'a pas régressé au stade de bouffon imbu de lui-même des premières saisons, en faisant fi de l'évolution du perso depuis.

Alors James Callis est suffisamment génial pour que ça fonctionne, mais bon, c'est pas le top non plus, niveau écriture. De même, je ne suis pas sûr que les explications supplémentaires sur le dl des cylons (l'accès public à la mémoire-du-dernier-download pour tous les autres modèles de la même série) aident vraiment à expliquer le problème des deux Boomers en s1 & 2, mais bon, peu importe...

Et puis certains dialogues sonnaient faux dès qu'ils avaient recours à des oneliners ou des traits d'humour, alors que rien dans la situation ou dans les personnages ne le justifiait. Cela dit, pour un avant-dernier épisode avant le break, c'était quand même très sympathique, avec notamment toute la relation Roslin/Adama qui était superbe : la scène où Roslin se voit mourir, Adama à son chevet, et prend enfin conscience de leurs sentiments respectifs est d'une tristesse absolue, et leurs retrouvailles n'en sont alors que d'autant plus fortes...

Ah, et si Baltar frôle la mort mais s'en remet ensuite, est-ce que ça le qualifie pour le rôle de the one reborn, père des cylons ?

- 4x10 : "There are four in your fleet". Yup : il y a bien 4 Final Five activés/identifiés/conscients de leur état dans la flotte coloniale. Maintenant, est-ce que le 5è est toujours dormant, et donc peut-être non-identifié de tous, y compris de D'anna ? Est-ce qu'il est à un autre niveau de conscience, indétectable par les Cylons normaux et par D'anna, mais conscient de son état ? Ou encore : serait-il aberrant de supposer que si les 4 se sont activés en entrant dans la nébuleuse, le cinquième peut être programmé pour s'activer uniquement sur Terre... Mystère...

Bon, sinon, un half-season finale réussi, avec son lot de révélations, de scènes poignantes (Adama lorsqu'il apprend la vérité au sujet de Tigh), et une fin joyeusement sombre et "planetoftheapesque".

Bilan de demi-saison : une demi-saison bien plus convaincante que la fin de saison 3, en ce qui me concerne, et à part juste le léger problème que j'ai avec l'écriture de Jane Espenson, pas franchement adaptée à la série, je n'ai pas de reproches particuliers à faire à la team Moore.

Quant à l'identité du FF, si on écarte l'hypothèse d'un personnage sorti de nulle part (Earth), je reste sur mes positions (cf mes suppositions précédentes sur le sujet - pitié, tout le monde sauf Dualla, le perso le moins intéressant de la série...).

Ou alors c'est l'un des personnages morts (ce qui serait naze), et ya un hub de résurrection sur Terre. Ou encore soyons fous, et le dernier Cylon n'est effectivement pas humanoïde, ce qui pourrait être fun.

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019)

Publié le 12 Janvier 2020 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Disney, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, Star Wars

Après trois premiers épisodes plutôt agréables à suivre, chroniqués en ces pages en novembre dernier, place à la suite de cette première saison du Mandalorien, toujours chapeautée par Jon Favreau et Dave Filoni.

Star Wars : The Mandalorian - Chapitre 4 à 6 (2019) :

- Chapitre 4 - The Sanctuary : Le Mandalorien et son protégé arrivent sur une planète reculée pour s'y cacher, et ils y retrouvent une ancienne militaire en fuite (Gina Carano). Rapidement, cependant, un village local en proie à des pillards armés d'un AT-ST viennent demander l'aide des deux mercenaires...

Un épisode réalisé par Bryce Dallas Howard, et qui, une fois de plus, s'inscrit directement dans une tradition de serial western (ou samourai), façon Les 7 Mercenaires.

Ici, les Mercenaires ne sont que deux, mais tout le reste colle de très près aux passages incontournables habituels du genre, de l'entraînement des villageois en passant par la jolie veuve pas insensible au mystère du Mandalorien casqué : autant de poncifs qui frôlent le cliché éventé, qui fleurent bon les années 90 télévisuelles (les aventures de Lorenzo Lamas ou de Kevin Sorbo ne sont pas loin, dans le format), mais qui parviennent à conserver un intérêt grâce à l'univers et à de multiples petites touches sympathiques : le bébé toujours adorable et expressif, Gina Carano efficace, ou encore cet AT-ST filmé comme un dinosaure de Jurassic World.

Bref, c'est très perfectible sur de nombreux plans (la personnalité et les capacités/l'efficacité du Mandalorien restent assez vagues et brouillonnes, changeant d'épisode en épisode), mais ça se regarde tranquillement, notamment parce que c'est plutôt bien rythmé.

- Chapitre 5 - The Gunslinger : Le Mandalorien arrive sur Tatooine, pour y réparer son vaisseau endommagé dans une escarmouche. Là, il se joint à Toro Calican (Jake Cannavale), un jeune chasseur de primes, pour traquer Fennec Shand (Ming-Na Wen), une mercenaire à la tête mise à prix...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, qui décide ici se se faire plaisir, et de jouer à fond la carte du fanservice en plaçant tous les lieux incontournables de Tatooine, tous les personnages emblématiques, et autres clins d’œil bien voyants... quitte à donner l'impression d'un épisode un peu indigeste et gratuit.

Une impression pas aidée par la présence d'Amy Sedaris dans un petit rôle, une Amy Sedaris dont l'interprétation et l'apparence plus outrancière renvoie presque plus à la Bea Arthur du Holiday Special de Star Wars qu'au ton sérieux de la série.

Et une nouvelle fois, on se dit que les showrunners et scénaristes semblent peiner à trouver un ton homogène pour leur programme, entre humour, références, Bébé Yoda, action, et western spatial.

Ce n'est pas rédhibitoire, la série reste tout à fait regardable (on regrettera tout de même le gros manque de présence et de personnalité de Toro Calican - quelqu'un comme Dave Franco aurait été bien plus intéressant dans le rôle), mais cela l'empêche de vraiment décoller, pour l'instant, au-delà du programme sympatoche mais anecdotique.

- Chapitre 6 - The Prisoner : Toujours à la recherche d'une mission, le Mandalorien rejoint un groupe de mercenaires (Bill Burr, Natalia Tena, Clancy Brown, Richard Ayoade) pour libérer un criminel d'un navire-prison de la République...

Un épisode un peu plus long (une quarantaine de minutes) et divisé en deux grosses parties : une partie "film de casse" façon Rogue One, pas désagréable, et une partie huis-clos/survival, dans laquelle le Mandalorien traque un à un les membres du commando dans les couloirs verrouillés de la prison.

Dans l'ensemble un épisode sympathique, principalement grâce à sa distribution invitée qui fait toujours plaisir (grosses réserves cependant sur l'interprétation de Natalia Tena, que j'ai trouvée forcée au possible), et sur les quelques caméos référentiels (Matt Lanter, Dave Filoni).

Après, reste toujours le souci d'une série qui tente à la fois de présenter son protagoniste comme un dur à cuire de western, meilleur que tout le monde au combat, et qui, en parallèle, le place toujours en position d'infériorité dans bon nombre d'affrontements, au cours desquels il s'en prend plein la tête, et ne triomphe souvent qu'in extremis, grâce à un gros coup de chance. C'est un peu tenter d'avoir le beurre (le côté "protagoniste badass") et l'argent du beurre (les scènes d'action semi-slapstick à la Harrison Ford), sans que cela ne fonctionne totalement.

Rien de bien grave, cela dit, tant que Bébé Yoda continue de jouer à cache-cache avec des androïdes...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Christmas Yulefest 2019 - 34 - Last Christmas (2019)

Publié le 17 Décembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Christmas, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, UK, Yulefest, Drame

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Last Christmas (2019) : 

Depuis qu'elle a subi une opération du cœur, Kate (Emilia Clarke) n'est plus la personne chaleureuse et bienveillante qu'elle était autrefois : cynique, mécontente de son emploi de lutin de Noël dans une boutique londonienne de Noël tenue par "Santa" (Michelle Yeoh), et récemment mise à la porte par sa colocataire, elle se cherche, plus ou moins brouillée avec le reste de sa famille (Emma Thompson, Lydia Leonard, Boris Ivakovic). Lorsqu'elle rencontre le mystérieux Tom (Henry Golding), cependant, elle est intriguée, et, espérant le revoir, elle commence à consacrer son temps à un refuge pour sans-abris, où Tom travaille habituellement. Mais sur place, personne ne semble connaître ce dernier, et contre toute attente, Kate retrouve là un sens à sa vie...

Ça aurait pu fonctionner.

Une comédie romantique à l'anglaise, avec une actrice assez sympathique dans le rôle principal, un prétendant asiatique à la mode, des décors londoniens et une bande originale rythmée par les hits de George Michael, le tout sous la plume malicieuse d'Emma Thompson... sauf que pour cela fonctionne, il aurait fallu de la subtilité, un flegme anglais, et une main légère.

Il ne fallait pas confier le tout à Paul Feig, Américain plus habitué à l'humour graveleux qu'à la décontraction britannique ; il ne fallait pas utiliser les chansons de George Michael de manière littérale, avec des paroles illustrant exactement ce qui se passe à l'écran ; et il ne fallait pas construire ce film autour d'un twist de dernière minute, façon Fight Club du pauvre, là aussi littéralement télégraphié par la chanson-titre du métrage, et par un récit nettement moins malin qu'il ne pense l'être.

Il faut être très clair : plutôt que la comédie romantique feel good vendue par la bande-annonce et la promo, Last Christmas est en fait un semi-mélodrame où une fille paumée et un peu dépressive sur les bords réapprend à s'aimer et à trouver un sens à sa vie. Avec, vraiment en marge, une semi-romance embryonnaire avec un mystérieux inconnu, trop absent pour qu'une quelconque alchimie ait le temps de se développer entre Clarke et Golding (qui ont plus une relation de potes que d'amants potentiels).

En tant que comédie romantique, donc, Last Christmas ne fonctionne pas vraiment, tirée vers le bas par un couple falot, par une romance anémique, et par des personnages secondaires assez peu inspirés (toute la famille yougoslave de l'héroïne, avec une Emma Thompson cabotine à l'accent forcé, prétexte à un embryon sous-développé de propos politique sur le Brexit et l'immigration).

Et donc, il y a ce rebondissement de dernière minute, traité comme une révélation stupéfiante par la réalisation (à base de montage au ralenti retraçant tout le film sous un autre point de vue) et par l'écriture, et pourtant largement télégraphié par tout le métrage.

Bref, comme je le disais, ça aurait pu fonctionner. Mais en l'état, c'est assez maladroit et pataud, avec une protagoniste qui reste un long moment assez geignarde et antipathique (elle est assez américaine, dans son écriture, un peu à la Judd Apatow), et un grand final en musique, avec grand discours de leçon de vie à la clef. Forcément.

2.5/6 (heureusement qu'il y a un peu d'humour, et une Michelle Yeoh finalement plus touchante et amusante qu'Emilia Clarke)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Critiques éclair - Star Trek : Picard 1x01-1x02 (2020)

Publié le 28 Février 2020 par Lurdo dans Télévision, Star Trek, Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, USA

Bien décidé à rentabiliser sa plate-forme de streaming, et à exploiter sa franchise Star Trek au maximum, quitte à l'épuiser, CBS a lancé, en début d'année 2020, une nouvelle série dérivée en 10 épisodes de 45 minutes : Star Trek - Picard, un programme prenant place dans le futur de la Nouvelle Génération, chapeauté par Michael Chabon, Alex Kurtzman, Akiva Goldsman et d'autres, et délibérément plus sombre et dramatique.

Star Trek : Picard - Saison 1 (2020) :

- 1x01 - Remembrance : Lorsqu'il reçoit la visite de Dhaj (Isa Briones), une jeune femme perdue récemment attaquée par de mystérieux assassins et dotée de capacités surhumaines, Jean-Luc Picard (Patrick Stewart), amiral à la retraite, ne sait sur quel pied danser. Et lorsque les origines de Dhaj commencent à refaire surface, Picard n'a d'autre choix que d'aider celle qui, peut-être, est la descendante de l'un de ses meilleurs amis...

Pour l'instant, tout va bien, comme dirait l'autre. C'est avec beaucoup d'appréhensions que j'ai abordé cette série CBS (Amazon, dans le reste du monde), échaudé par la médiocrité générale de Discovery, par le fanservice évident du matériel promotionnel (Data, Seven of Nine, les Borgs, etc, etc, etc), par le dernier Short Trek nous rejouant la partition du 11 Septembre, et par les déclarations de la production et de Stewart, annonçant vouloir faire de cette série l'équivalent de Logan pour les X-men : un récit sombre, désespéré, reflétant le monde actuel et abordant des problématiques sociétales contemporaines de manière dramatique... soit tout l'opposé d'un Star Trek lumineux, optimiste et aventureux, comme je préfèrerais le voir.

Mais pour l'instant, tout va bien. Je pourrais pinailler sur Harry Treadaway en romulien beau gosse mal rasé (pas du tout convaincant dans sa brève apparition, avec son look à la Spock de Discovery) ; sur certains dialogues un peu laborieux ; sur le français calamiteux de Patrick Stewart ; sur le côté "des méchants androïdes rebelles ont attaqué la terre" déjà peu probant, à la base ; ou sur certaines facilités, çà et là...

Mais dans l'ensemble, avec 45 minutes à peine au compteur, le tout s'avère, pour le moment, un programme posé et intéressant, porté par Stewart, avec une Alison Pill qui fait plaisir à voir, une Dhaj plutôt compétente, et un récit qui fait son choix parmi les éléments de continuité de la franchise : oui à nuTrek, oui à Nemesis, mais non à B-4... et ce n'est pas plus mal (même si ce n'est pas fait de la manière la plus élégante et subtile possible).

Pour l'instant, tout va bien.

- 1x02 - Maps and Legends : Alors que Picard mène l'enquête sur la mort et le parcours de Zhat, avec l'aide de Laris (Orla Brady), il est confronté à l'hostilité ouverte de Starfleet, qui lui claque la porte au nez...

Hum... ça va déjà moins bien. Le problème étant principalement une écriture plus laborieuse, qui se paume dans des plombes de technoblabla laborieux lors d'une scène de reconstitution de scène de crime inutile, qui utilise de gros traits pour dessiner le portrait d'un Starfleet corrompu de l'intérieur et hostile à Picard, et qui en rajoute encore une couche avec un duo frère/sœur romuliens aux relations compliquées.

Bon, j'avoue, ça n'aide pas que le tout fasse vraiment du surplace, et que l'actrice interprétant Rizzo ne m'ait pas du tout convaincu, donnant l'impression de tenter de composer une Cercei Lannister du pauvre.

À part ça, le trekkie qui sommeille en moi a apprécié que la série mentionne les problèmes de dégénérescence cérébrale de Picard (cf All Good Things, le final de TNG), mais honnêtement, après un premier épisode honorable, je suis désormais nettement plus sur la défensive.

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Retrouvez aussi toutes les critiques de la saga Star Trek publiées sur ce blog en cliquant ici ou en passant par notre Index Séries alphabétique...

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Blog Update ! - Novembre 2016 / Bilan des sorties de l'année

Publié le 30 Novembre 2016 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Yulefest, Oktorrorfest

Dès demain, c'est le début de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs films de Noël critiqués par mes soins, et ce jusqu'à l'Épiphanie, en janvier.

 

Mais en attendant...

Néanmoins, avant de passer aux films de ce cher Papa Noël, je pense qu'il est bon de faire un petit bilan cinématographique des principales sorties 2016, telles que chroniquées au fil des mois sur ce blog.

Je rappelle que si vous voulez avoir une liste exhaustive des nombreux films chroniqués en 2016 dans la rubrique "Un film, un jour... ou presque !", il suffit de vous rendre ici, ou de cliquer sur l'onglet Pages / Index Cinéma du menu de haut de page.

56 films passés en revue sur ce blog en ce qui concerne la cuvée 2016, et des tendances très nettes qui se dégagent : 

- beaucoup de gloires sur le retour, qui échouent clairement à capitaliser sur la nostalgie ou qui sont tout simplement en panne d'inspiration : Jackie Chan (Skiptrace), Adam Sandler (The Do-Over), Ben Stiller (Zoolander 2), Nicolas Cage (Army of One), Will Ferrell (Very Bad Dads), Kevin Smith (Yoga Hosers)...

- beaucoup de comédies à la limite du bâclage, soit parce que ce sont des suites produites à l'arrache, qu'elles reposent entièrement sur de la vulgarité graveleuse, ou sur le concept du "vous improvisez des vannes et des gags, on filme, et on arrangera tout ça au montage" : Dirty Papy, Mise à l'épreuve 2, The Boss, Grimsby, Nos Pires Voisins 2, The Bronze, Hors Contrôle, Bad Moms...

- deux exemples d'une conversion tv -> cinéma difficile, en matière de comédie : Keanu et Popstar, qui voient Key & Peele et Andy Samberg peiner à transposer leur humour sur grand écran. 

- une très bonne année pour Marvel et ses films : si Xmen Apocalypse a déçu, Deadpool, Captain America - Civil War et Doctor Strange permettent à la Maison des Idées de ranger 2016 dans la colonne des succès.

- un flop créatif intégral pour Warner/DC comics : oui, Batman vs Superman et Suicide Squad ont rapporté de l'argent  (beaucoup d'argent, même, grâce aux DC Fanboys qui se sont sentis obligés de s'inventer une guerre DC/Marvel pour justifier d'aller revoir ces deux métrages 25 fois en salles : "c'est pour contrer la hype négative créée par tous les critiques payés par Marvel, et par tous les fans de Marvel qui sont prêts à tout pour faire couler DC"... :facepalm:), mais ce sont des plantages spectaculaires, que ce soit en version salles, ou en version rallongée pour la sortie dvd/br.

- Disney/Pixar domine toujours qualitativement le marché du film d'animation.

- Et l'année 2016 s'est avérée particulièrement médiocre en matière de blockbusters hollywoodiens : des Tortues Ninja 2 à Star Trek (quel gâchis), en passant par Tarzan, Independance Day 2, Alice 2, Le Chasseur et la Reine des Glaces, ou encore le plantage Warcraft, pas un film n'obtient plus de la moyenne. Pas un, sauf... Gods of Egypt, étrangement, un film clairement polarisant, mais qui s'avère finalement très fréquentable, pour peu que l'on parvienne à passer outre son esthétique clinquante (pourtant assez péplum old-school).

- Ah, et bien sûr, la surprise Le Livre de la Jungle, dont je n'attendais absolument rien, et qui pourtant a su me charmer ; et Creed, qui, comme tant d'autres films actuels, a appliqué à la lettre le concept de la requel (reboot-remake-sequel) à la franchise Rocky, mais a su le faire avec talent, émotion, et énergie.

 

Sans oublier...

Sans oublier le cinéma d'horreur, bien évidemment passé en revue dans le cadre de l'Halloween Oktorrorfest 2016 :

Oktorrorfest 2016 - 04 - Pandemic (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 07 - The Boy (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 09 - JeruZalem (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 11 - The Forest (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 16 - Cabin Fever (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 18 - Orgueil et Préjugés et Zombies (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 23 - The Witch : A New England Folktale (?/6)

Oktorrorfest 2016 - 41 - Régression (1.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 47 - The Darkness (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 49 - The Curse of Sleeping Beauty (2.75/6)

Oktorrorfest 2016 - 50 - Before I Wake (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 52 - 10 Cloverfield Lane (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 58 - Cellulaire (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 76 - The Conjuring 2 (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 82 - Viral (1./6)

Oktorrorfest 2016 - 85 - Green Room (3/6)

Oktorrorfest 2016 - 91 - S.O.S. Fantômes (2.25/6)

Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (3.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 129 - Ghost Team (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 130 - Friend Request (2/6) & Instinct de Survie (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 131 - Fear Inc. (1.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 132 - Dernier Train pour Busan (4.25/6) & I Am Not A Serial Killer (4/6)

Oktorrorfest 2016 - 133 - Tell Me How I Die (2/6)

Oktorrorfest 2016 - 135 - American Nightmare 3 (2/6), 31 (1/6) & Blair Witch (1/6)

Oktorrorfest 2016 - 136 - Dans le Noir (2.5/6)

Oktorrorfest 2016 - 137 - Don't Breathe : La Maison des Ténèbres (3.5/6)

Je ne vais pas forcément m'attarder trop en profondeur sur les films de l'Halloween Oktorrorfest 2016, je l'ai déjà fait en long, en large et en travers dans le bilan de début novembre, mais je vais rapidement revenir sur les tendances de cette année : 

- Une année affreusement médiocre en termes de sorties : sur les 30 films de la cuvée 2016 chroniqués par mes soins seuls 9 atteignent la moyenne, et 2 à peine atteignent le 4/6 et plus.

- Des budgets importants jamais justifiés : les grosses sorties salles américaines (Peregrine, Ghostbusters, Cloverfield Lane, Orgueil et Préjugés...) finissent systématiquement par décevoir, et par être très moyennes, tant elles tentent de ménager tous les publics, et d'être les plus consensuelles possibles. Idem pour les films purement horrifiques sortis en salle, comme les Conjuring 2, The Forest, The Boy, Blair Witch, etc) qui sont tellement balisés et génériques qu'ils ne convainquent jamais.

- Pas grand chose à retenir dans le genre, en 2016, hormis The Witch qui, tout polarisant qu'il soit (j'ai détesté, d'autres parlent de chef d'oeuvre de l'horreur) a au moins le mérite d'être  un film instantanément mémorable, et de ne pas laisser indifférent. Ce qui est déjà énorme.

À noter que je suis, de nature, volontairement plus exigeant avec la facture technique des films d'horreur qu'avec d'autres genres cinématographiques, ou que d'autres critiques/spectateurs peuvent l'être. Probablement parce que je ne suis pas très susceptible à la peur au cinéma (l'horreur, comme la comédie, est l'un des genres les plus subjectifs), et que par conséquent, là où d'autres personnes auront été terrifiées par tel ou tel film (et en auront une impression ultra-positive, comme par exemple dans le cas des Paranormal Activity), j'aurai plutôt tendance à prendre du recul, et à regarder le film en tant qu'objet technique et cinématographique. On y gagne en appréciation technique ce qu'on y perd en ressenti, et ça influence clairement ma notation, mais c'est une autre approche, qui n'est pas forcément moins intéressante.

Et donc, dès demain...

Les habitués du blog ne seront pas surpris : à partir du premier Décembre, le site couvre principalement des films familiaux, et autres productions des chaînes câblées américaines comme Lifetime, Hallmark, etc.

Cyniques s'abstenir, donc, puisque à l'exception de quelques films d'horreur ou comédies généralistes à thématique festive (je pense notamment à Krampus ou à The Night Before), une grosse partie de ce mois de Yulefest dégoulinera de bons sentiments, de romance au coin du feu, de magie de Noël, de gnomes et autres lutins, et (on ne peut pas y couper avec les Américains), d'un peu de religion indissociable (mais heureusement généralement inoffensive) des fêtes de fin d'année outre-atlantique.

L'année dernière, j'avais chroniqué 126 métrages de Noël en tous genres, que j'avais détaillés dans le bilan correspondant, publié courant janvier. 

Cette année, cependant comme pour l'Halloween Oktorrorfest, je vais probablement lever un peu le pied, et diminuer le nombre de films passés en revue.

Quoiqu'il en soit, place à la neige et aux paquets cadeaux, avec dès demain, le premier chapitre de cette Yulefest 2016...

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 32 - Blood Night : The Legend of Mary Hatchet (2009), La Fosse du Diable (2009), Enfer Mécanique (1977) & The Resurrected (1991)

Publié le 28 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Action, Thriller, Lovecraft

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Blood Night - The Legend of Mary Hatchet :

Vingt ans après la mort de Mary Hatchet, une tueuse en série psychopathe, la nuit de son ultime massacre est devenu une nuit de fête et de chaos, durant laquelle les jeunes de la ville sèment le désordre et l'anarchie dans les rues... mais lorsqu'un petit groupe organise une séance de spiritisme sur la tombe de Mary, l'esprit de cette dernière revient se venger...

Un slasher ultra-basique et bavard, qui prend beaucoup trop son temps avant de s'énerver enfin et de virer à l'horreur (plus de 3/4 d'heure !), et qui racole gentiment dans l'intervalle, histoire de meubler. Avec Danielle Harris (décidément !) dans un rôle secondaire, dont l'importance réelle est assez téléphonée (d'ailleurs, c'est tout le métrage qui est ultra-prévisible).

0.75/6 (parce que l'intention de faire un slasher à l'ancienne, avec légende urbaine, boobs et gore, n'était pas mauvaise dans l'absolu)

The Devil's Tomb :

Sous la direction du vétéran Mack (Cuba Gooding Jr), un commando d'élite accompagne une spécialiste de la CIA (Valerie Cruz) jusqu'à un chantier de fouilles archéologiques, pour en évacuer le père de cette dernière (Ron Perlman). Mais sur place, ils découvrent que les archéologues ont déterré une forme de vie étrange et très ancienne, aux desseins maléfiques...

Un film d'horreur signé Jason Connery, et qui bénéficie d'un casting assez sympathique de seconds couteaux venus joyeusement cachetonner.

Quel dommage alors que le métrage ne soit qu'une pauvre resucée de La Chose/Prince des Ténèbres/Doom et compagnie, le budget en moins, et le non-jeu de Gooding en plus.

Bref, ça se regarde très vaguement, d'un oeil peu attentif tant tout est balisé, en attendant que, dans le dernier quart du film, ça s'énerve un peu.

Ce n'est même pas particulièrement mauvais, en fait, mais simplement très oubliable.

1.75/6

The Car :

Dans une petite ville perdue dans le désert californien, des accidents suspects mettent la puce à l'oreille des autorités : une voiture noire, bruyante et sans conducteur apparent, semble avoir décidé de semer la mort et le chaos dans les environs, sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter...

Un petit film d'horreur qui lorgne très clairement sur Duel et Les Dents de la Mer, mais dans un environnement terrestre poussiéreux et hostile, aux paysages frappants.

Et étrangement, ça fonctionne plutôt bien (quelques moments en accéléré exceptés) : la voiture diabolique est réellement impressionnante, visuellement parlant ; son klaxon de 38 tonnes lui donne une "voix" mémorable ; et avec cette musique qui, comme dans The Shining, reprend Berlioz, le tout parvient à imposer une atmosphère pesante et inquiétante, tout en se permettant de brosser le portrait de cette communauté, et des problèmes de chacun, de manière plus légère et sympathique.

J'ai bien conscience que les histoires de James Brolin, de ses filles et de sa maîtresse n'intéresseront pas forcément tous les spectateurs venus voir une voiture possédée faire un massacre, mais moi, j'ai trouvé ça rafraîchissant, puisque ça donne de l'épaisseur au protagoniste principal, et ça rend son parcours (et les pertes qui le touchent) plus efficaces.

(par ailleurs, j'ai apprécié de voir une présence prononcée de natifs-américains dans la population locale, et dans des rôles plus importants, c'est suffisamment rare pour être souligné.)

4/6

The Resurrected (aka Shatterbrain) :

Lorsque le chimiste Charles Dexter Ward (Chris Sarandon) passe de plus en plus de temps enfermé dans un chalet reculé appartenant à sa famille pour y conduire des expériences étranges, son épouse Claire (Jane Sibbett) engage un détective privé pour mener l'enquête, et en savoir plus...

Une adaptation moderne de "L'Affaire Charles Dexter Ward" de Lovecraft par Dan O'Bannon, adaptation qui souffre de quelques problèmes évidents : interprétation et post-synchro pas toujours très justes, budget clairement limité avec des décors et un éclairage parfois fauchés, et un rythme trop inégal pour vraiment convaincre.

Cela dit, si le tout manque un peu de punch, reste que le récit s'avère assez fidèle à l'atmosphère et au déroulement de la nouvelle originale, ce qui en fait une adaptation assez réussie, au dénouement final plutôt prenant, grâce à ses créatures et autres effets spéciaux.

4.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 36 - Action ou Vérité (Truth or Dare - 2012), Devil's Mile (2014), The Battery (2012) & At The Devil's Door (2014)

Publié le 3 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, UK

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Action ou Vérité/Truth or Dare/Truth or Die :

Invité chez l'une de leurs connaissances fortunées pour un anniversaire, un groupe de jeunes britanniques désinvoltes visite une cabine isolée, où ils sont bientôt soumis à un jeu d'Action ou Vérité des plus sanglants par le frère de leur hôte, désireux de venger le suicide de celui-ci...

Un thriller psychologique anglais pas désagréable du tout, principalement grâce à une interprétation convaincante de tout ce petit monde, dans des rôles pourtant peu sympathiques : en effet, tous les personnages, friqués et arrogants, sont antipathiques au possible (Jennie Jacques a bien des.... atouts charmants, et ce rôle déjanté la change radicalement de WPC56, mais... son personnage est - volontairement - à baffer.) et paradoxalement, on se surprend par moments à se ranger du côté du bad guy (très bien interprété par David Oakes).

Une approche intéressante, donc, qui fait de tout le cast des têtes-à-claques en puissance, et parvient néanmoins à conserver l'intérêt du spectateur pour ces personnages et leur survie.

Petit bémol, le twist final, assez pataud, aurait pu être nettement mieux amené par le scénario, car en l'état, il tire un peu le film vers le bas.

3.5/6

Devil's Mile :

Après avoir kidnappé deux adolescentes asiatiques, désormais enfermées dans le coffre d'une voiture, trois criminels amènent leurs prisonnières jusqu'à leur employeur, mais se retrouvent bien vite pris au piège sur une route perdue, qui ne semble avoir ni début, ni fin, et sur laquelle les cauchemars prennent vie...

Mouais. C'est vendu un peu partout comme un thriller lovecraftien, ou que sais-je encore, mais en réalité, c'est plutôt un film d'horreur fauché, pas très bien réalisé (énormément d'effets visuels pratiques - flous, zooms, décadrages, etc - pour cacher la misère) et fréquemment surjoué, qui se traîne mollement jusqu'à son dénouement.

Alors certes, le métrage a un concept assez ambitieux en théorie, mais en pratique, c'est tout simplement trop médiocre pour intéresser plus d'une demi-heure.

1.5/6

The Battery :

Radicalement différents l'un de l'autre, Ben (Jeremy Gardner) et Mickey (Adam Cronheim), deux anciens joueurs de baseball, errent dans une Nouvelle Angleterre tombée aux mains des zombies. Lorsqu'ils interceptent une transmission radio faisant état d'une communauté humaine protégée des zombies, les deux hommes s'opposent alors quant à la suite des évènements...

Un zombie movie au budget ultra-limité (6000$) ce qui implique, bien évidemment, de nombreuses astuces pour faire illusion : deux acteurs principaux (dont le réalisateur & scénariste), quelques figurants zombies, une vieille voiture, et beaucoup de plans contemplatifs sur la nature, la campagne, le soleil, les éléments, etc.

Comme en prime la bande-originale est très axée indie/hipster, on se retrouve donc avec un film à la limite du mumblecore/mumblegore, souffrant de tares inhérentes tant à ce style qu'à son budget, avec des clichés et un rythme trop inégal pour son propre bien... mais qui parvient néanmoins à rendre ses personnages intéressants et en partie attachants.

On ne s'ennuie donc pas trop, et en regard du budget, on peut dire que c'est un essai globalement transformé.

3.5/6 

At The Devil's Door :

Satan veut s'incarner dans un enfant innocent, et recherche une mère porteuse pour sa progéniture : trois femmes que (presque) tout sépare vont ainsi se trouver prises dans la toile du démon, pour un jeu à l'issue funeste...

Un film d'horreur à l'ambiance pesante et étouffante, aux effets et à la mise en place efficaces, mais dont la structure décousue et brouillonne handicape un peu l'efficacité. En fait, on a souvent l'impression de trois films en un, avec changements d'héroïne en cours de route... ce qui pourrait être une idée intéressante, si elle était plus développée, et moins parasitée par des flashbacks pas forcément indispensables. Dommage.

3/6

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Blog Update ! - Août 2017

Publié le 1 Septembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Update

On attaque le mois de septembre, donc, place au bilan mensuel des films et séries visionnés ce mois-ci par les Téléphages Anonymes...

#570 : Men In Suits 4.5/6

#571 : Sex and Death 101 2/6

#572 : Cars 3/6

#573 : Sleight 2.5/6

#574 : The Perfect Catch 2.75/6

#575 : That Guy Dick Miller 4.5/6

#576 : Cars 2 3.75/6

#577 : All Nighter 2/6

#578 : Austin Found 2/6

#579 : Marchands de Doute 3.5/6

#580 : Kung Fu Yoga 2.5/6

#581 : Captive 1.75/6

#582 : The Outcasts 3.5/6

#583 : Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur 1.5/6

#584 : Maman par Intérim 3/6

#585 : Plastic Galaxy - The Story of Star Wars Toys 3.5/6

#586 : Larguées 2/6

#587 : Red Knot ?/6

#588 : Boyka - Un Seul deviendra Invincible 4 3.5/6

#589 : Being Canadian 2/6

#590 : Naked 1.5/6

#591 : La Guerre des Cookies 3/6

#592 : 2:22 2.5/6

#593 : White Rabbit 3/6

L'été 2017 continue... et le bilan global reste très très moyen.

Au niveau des sorties récentes, c'est le néant total, dont seuls se tirent (vaguement) le dernier Boyka et The Outcasts, une teen comedy inoffensive, à la distribution sympathique. Tout le reste ? Un flop, notamment le Roi Arthur de Guy Ritchie.

Comme toujours, les documentaires s'avèrent une valeur plus ou moins sûre, dans le domaine du cinéma : Men in Suits et That Guy Dick Miller reviennent de manière intéressante sur des pans peu connus du cinéma de genre, et s'avèrent passionnants. Dans les autres domaines, il en va un peu autrement : si Marchands de Doute et Plastic Galaxy restent intéressants malgré leur forme inégale, Being Canadian est insipide et sans intérêt.

Ne reste alors que des téléfilms peu probants, et deux métrages Pixar : Cars et Cars 2, soit la franchise la moins intéressante de tout le catalogue Disney/Pixar. Et pourtant, Cars 2, malgré sa réputation de suite bâclée, m'a nettement plus intéressé que le premier opus, porteur d'une nostalgie ne me parlant pas du tout. Comme quoi...

Film du mois : Pas vraiment de film du mois, étrangement... à la limite, deux bons documentaires : Men in Suits & That Guy Dick Miller, qui parleront aux amateurs de cinéma.

Flop du mois : Le Roi Arthur de Guy Ritchie, ou quand Ritchie décide de cacher l'immense vide d'un scénario inexistant et d'une relecture inutile derrière d'innombrables effets de manche, de structure et de réalisation.

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Mini-bilan TV : Ce mois-ci, Sygbab a terminé Farscape, et a entamé Zorro - un grand écart télévisuel qui permet de couvrir des genres différents, et d'éviter l'overdose de science-fiction. D'autant que, de mon côté, j'ai continué l'intégrale de la dernière saison de Star Trek Voyager, et, histoire de changer un peu, j'ai passé la première saison du Dirk Gently de Max Landis en review : un programme qui ne m'a pas totalement convaincu, notamment au niveau du ton, mais qui pourra plaire à certains.

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Jusqu'au 17 Septembre, les Téléphages Anonymes vont continuer sur leur lancée habituelle, mais dès le 18, changement de formule, avec le début de notre Halloween Oktorrorfest annuelle, de mi-septembre à début novembre.

Cette année, au programme, une Halloween Oktorrorfest un peu différente et plus variée, mais nous y reviendrons lors du mini-bilan de mi-septembre...

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 16 - The Devil's Hand (Where The Devil Hides - 2014)

Publié le 23 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Jeunesse, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Devil's Hand (Where The Devil Hides) :

Dans le petit village pseudo-amish de New Bethlehem, une étrange prophétie règne : six jeunes filles nées le sixième jour du sixième mois amèneront l'avènement de Satan le jour de leur 18ème anniversaire, lorsqu'une seule d'entre elles restera en vie, et deviendra le réceptacle du Malin. Vivant dans la terreur, la communauté tente ainsi d'empêcher cette catastrophe de se produire, sous les ordres du sinistre et pervers Elder Beacon (Colm Meaney). Mais la date funeste approche, et pour la jeune Mary (Alycia Debnam-Carey), victime de crises d'épilepsie et de visions, la protection de son père (Rufus Sewell) ne suffit plus à la protéger du courroux de ses semblables...

Un film peu inspiré et bourré de problèmes, à tous les niveaux.

Autant commencer par les bons points : la distribution est globalement bonne, même si Jennifer Carpenter est cruellement sous-exploitée, et que Colm Meaney a une trop bonne trogne pour être crédible en Elder pervers et fanatique ; le film est assez court (1h25) ; et c'est à peu près tout.

Parce qu'en fait, ce métrage à la genèse compliquée n'a de film d'horreur que son nom, et ses cinq dernières minutes. Le reste du temps, il oscille entre teen movie chez les amishs (avec ses adolescentes qui découvrent l'amour et la tentation), thriller psychologique sur le fanatisme religieux et les dérives sectaires, slasher basique et grotesque (la scène du puits est un grand moment de comédie involontaire), et drame mollasson... ce qui, il faut bien le dire, donne un tout assez décousu.

D'autant que le film rappelle d'autres oeuvres du même genre : La Ferme de la Terreur, forcément, La Malédiction, bien sûr, mais aussi et surtout Emprise, de Bill Paxton. Et là, en disant cela, je spoile probablement beaucoup trop.

Autant continuer, alors : en effet, comme dans Emprise, le spectateur est, pendant tout le film, placé dans la position de victime ; c'est à Mary que l'on s'identifie, c'est par ces yeux que l'on découvre la folie religieuse qui l'entoure, la prophétie, tout ça. Et comme dans Emprise, il s'avère qu'à la toute fin, les croyants avaient raison. Sauf qu'ici, ce n'est pas un Dieu vengeur et impitoyable qui guide la main du tueur, mais bien Satan, qui n'attendait apparemment qu'une chose : que la mère de Mary tue toutes les autres filles de la prophétie, pour pouvoir transmettre ses pouvoirs à la dernière survivante.

On finit donc avec une Mary aux superpouvoirs démoniaques qui (dans une séquence bien risible, car montée en jump-cuts ultra-obscurs et illisibles sur du rock qui fait tache) va se venger de la communauté, et du maychant Beacon.

Quelques minutes à peine de surnaturel après 80 minutes de ronronnement, c'est peu, d'autant plus que ces deux retournements successifs (l'identité du tueur, et la réalité de la prophétie) sont assez prévisibles, surtout si l'on a une certaine habitude du genre.

M'enfin ça aurait pu être pire, et ça a l'avantage de se dérouler dans un environnement assez sous-exploité au cinéma. C'est toujours ça de pris.

2.25/6 

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Critiques éclair - Star Wars : The Mandalorian - 2x04-05 : Chapitres 12 & 13 (2020)

Publié le 9 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Disney, Drame, Science-Fiction, Star Wars, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision

Le troisième épisode de cette seconde saison du Mandalorien mettait enfin le pied à l'étrier, et promettait des avancées mythologiques et narratives importantes. Après un petit mois de pause pour cause de Christmas Yulefest 2020, reprenons donc le visionnage de la série Disney +...

Star Wars : The Mandalorian - 2x04 - Chapitre 12 (2020) - The Siege : En échange de réparations, le Mandalorien aide Greef Karga et Cara Dune à reprendre une base impériale cachée sur Nevarro - mais sur place, ils découvrent un sombre secret lié au Moff Gideon...

Un épisode en demi-teinte, pour moi, avec l'impression d'un retour en arrière, un retour sur Nevarro, qui laisse la vedette à Gina Carano (qui a l'air d'avoir encore pris de la masse, pour être poli) et à Carl Weathers (qui réalise par ailleurs l'épisode).

Ce n'est pas pour autant qu'il y a moins de Bébé Yoda, au contraire, et ses moments de présence à l'écran sont d'ailleurs assez mignons, mais bon : en tant que spectateur, je n'ai pas assez d'attachement envers Karga et Dune (et ce sans même prendre en compte les nombreuses dérives MAGA/alt-right/QAnon complotistes de Carano IRL) pour vraiment m'intéresser à leur sort quand le script et la réalisation les séparent de Mando pendant 10 bonnes minutes.

Après, si je n'étais pas forcément ultra passionné par le tout, ce n'est pas pour autant que j'ai détesté, et j'attends de voir où le reste de la saison nous emmène avec ce Gideon qui semble injecter du sang de personnes sensibles à la Force (et donc des midichloriens ?) à ses super-soldats... pour les booster ?

2x05 - Chapitre 13 - The Jedi : Le Mandalorien arrive sur la planète Corvus, polluée et ravagée, à la recherche d'Ahsoka Tano (Rosario Dawson), lorsqu'il est engagé par la Magistrate Elsbeth, qui règne sur le secteur d'une main de maître. Celle-ci lui confie alors pour mission de tuer Tano...

Un épisode écrit et réalisé par Dave Filoni, et ça se sent tout de suite, tant ces 45 minutes sont chargées en mythologie, en fanservice et en références au canon de Star Wars (ainsi qu'à des œuvres et jeux vidéo non-canons), en plus d'ajouter une atmosphère très pesante et très "film de samouraï" au tout.

À commencer, bien entendu, par Ahsoka Tano, l'ex-apprentie d'Anakin, ici très bien incarnée par Rosario Dawson.

Et avec la présence d'Ahsoka, la série s'ouvre aux Jedis : double sabre laser, utilisation de la Force, révélation du nom de Bébé Yoda (Gorgu) qui réagit de manière adorable à chaque fois qu'on l'appelle par celui-ci, et surtout, last but not least, un duel à l'épée, et le name-dropping d'un personnage capital de l'univers Star Wars : le Grand Amiral Thrawn.

De quoi ouvrir bien des pistes potentielles pour la suite de la série, et laisser espérer une apparition de Thrawn en personne, à un moment ou un autre - et puis il reste toujours la question de l'éventuel Jedi qui pourrait venir à la rencontre de Mando et Grogu, si tant est qu'ils ne soient pas capturés avant : va-t-on revoir un visage familier ? Un nouveau personnage ? Mystère...

Quoiqu'il en soit, un épisode très sympathique, à nouveau, même si, comme parfois avec Filoni, les rouages du récit grincent de manière un peu flagrante, et que le Mando est redirigé, à nouveau, dans une side-quest supplémentaire.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 10 - Army of the Dead (2021)

Publié le 8 Octobre 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Netflix, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Army of the Dead (2021) :

Ville murée depuis qu'une épidémie de zombies s'y est déclarée, Las Vegas va être détruite dans quelques jours par une frappe atomique. Juste avant, Bly Tanaka (Hiroyuki Sanada), propriétaire de casino, dépêche sur place une équipe de mercenaires menés par Scott Ward (Dave Bautista) pour y ouvrir le coffre-fort de son établissement, et repartir avec 200 millions de dollars en liquide. Accompagné de Martin (Garret Dillahunt), l'associé de Tanaka, Ward, Cruz (Ana de la Reguera), Vanderohe (Omari Hardwick), Peters (Tig Notaro), Dieter (Matthias Schweighöfer), Guzman (Raul Castillo), Chambers (Samantha Win) ainsi que Kate (Ella Purnell), la fille de Ward, et Lily (Nora Arnezeder), guide connaissant la ville comme sa poche, entrent alors dans la ville dévastée...

Premier projet de Zack Snyder depuis le fiasco Justice League (et son Director's Cut), AOTD voit le retour du réalisateur à une valeur sûre (le film de zombies), qu'il avait déjà abordée en 2004 avec son Dawn of the Dead (malencontreusement traduit chez nous par L'Armée des Morts) alors écrit par James Gunn.

Cette fois-ci, cependant, pas de James Gunn à l'écriture, mais Snyder, accompagné d'un scénariste de John Wick 3 et du scénariste du Roi Arthur - et malheureusement, ça se sent tout de suite. Pas tant parce que le scénario évoque immédiatement celui de Busan 2 : Peninsula, déjà chroniqué en ces pages, mais bien parce que cet Army of the Dead, pour lequel Snyder a eu carte blanche de Netflix, est un gros bordel mal rythmé, bourré de ralentis et de scènes d'émotion™ pataudes, avec des personnages sous-développés, et des idées inabouties.

Un film typique du Zack Snyder actuel, me répliquera-t-on, et il est vrai que le métrage en a de nombreux aspects : humour balourd, un peu de racolage, des choix esthétiques très discutables (la photographie semi-floue), une illustration musicale vraiment évidente, et une incapacité chronique a créer une véritable tension (cf. la scène des zombies en hibernation, qui aurait pu être un summum de tension, et qui en fait finit par dégénérer en une fusillade pseudo-badass)... 

Ajoutez à cela des infectés intelligents évoquant immédiatement le Ghosts of Mars de Carpenter (en même temps, Snyder a repris le même acteur que dans GoM pour incarner le leader des infectés), et dont les déplacements sauvages ne dévient guère de ce qui est désormais la norme du genre, un récit qui met 50 bonnes minutes à démarrer, et des effets spéciaux qui sont totalement à bout de souffle quand arrive la dernière ligne droite du métrage... et voilà, un film de zombies assez typique de Snyder, qui se regarde vaguement, mais qui peine à convaincre.

Et encore, je n'ai pas parlé des idées à la con inexpliquées (les zombies robots, les aliens, la boucle temporelle) qui permettent à Snyder de faire le buzz en interview en teasant des projets futurs (mais semblent simplement avoir été ajoutés au film sur un coup de tête, parce que ça amusait le réalisateur), des rebondissements tous prévisibles au possible (tout ce qui concerne Theo Rossi, par exemple) ou des passages qui évoquent fréquemment d'autres œuvres similaires, bien meilleures...

Un bon gros bof.

2.5/6 (pour une Ella Purnell qui se donne à fond, une Nora Arnezeder efficace et un Batista toujours sympathique)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Novembre 2019

Publié le 30 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Un mois de novembre "entre deux", toujours un peu bancal, pris entre le marathon intensif de l'Halloween Oktorrorfest, et la Christmas Yulefest de décembre, alors même qu'en France comme à l'étranger, la télévision s'est déjà mise à l'heure de Noël...

#1073 : Endiablé (2000) - 3.5/6

#1074 : Stuber (2019) - 2.25/6

#1075 : Teen Titans Go ! vs. Teen Titans (2019) - 4.5/6

#1076 : Tron (1982) - 4.25/6

#1077 : Tron - L'héritage (2010) - 3.75/6

#1078 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker (1983) - 1.5/6

#1079 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Kaine le Mercenaire (1984) - 2.5/6

#1080 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Barbarian Queen (1985) - 1.5/6

#1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985) - 2.5/6

#1082 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Amazons (1986) - 2/6

#1083 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Deathstalker 2 (1987) - 3.5/6

#1084 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Stormquest : Kimbia, la Cité des Femmes (1987) - 1/6

#1085 : Bigger, Stronger, Faster* (2008) - 3.5/6

#1086 : Prescription Thugs (2015) - 2.5/6

#1087 : Dora et la Cité Perdue (2019) - 4/6

#1088 : Wonder Woman - Bloodlines (2019) - 3/6

#1089 : La Petite Sirène (2018) - 2/6

#1090 : Angry Birds 2 - Copains comme Cochons (2019) - 2.5/6

#1091 : Terminator - Dark Fate (2019) - 1.75/6

#1092 : Icarus (2017) - 4.5/6

#1093 : The Oath (2018) - 3/6

#1094 : The Turkey Bowl (2019) - 2.75/6

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# Bilan :

Comme prévu, un petit mois pour les Téléphages Anonymes, un mois de récupération, qui nous a permis de partir en Argentine pour toute une collection de films particulièrement bancals, mais assez amusants néanmoins.

À part cette semaine Corman, et quelques documentaires plus ou moins réussis, on pourra noter des films d'animation assez quelconques (Wonder Woman, Angry Birds 2) et deux films de Thanksgiving qui ne pourraient pas plus être aux antipodes l'un de l'autre (l'un étant une comédie bas de plafond, l'autre une satire politique anti-Trump).

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# Film du mois :

Et ce mois-ci, ce sont une nouvelle fois les Teen Titans Go ! qui s'imposent avec un nouveau long-métrage toujours amusant, et bien plus malin que l'on ne veut bien souvent le croire. Sans oublier une mention spéciale pour l'adaptation en prises de vue réelles de Dora l'exploratrice, surprenante et inattendue...

# Flop du mois :

Mettons de côté la semaine Corman en Argentine, une semaine délibérément consacrée à des nanars éprouvés, et qui seraient trop facile à pointer du doigt dans la catégorie flop. Non, le véritable flop de ce mois de novembre, c'est Terminator Dark Fate, un blockbuster anémique et inintéressant, qui n'a bénéficié de l'indulgence des critiques que parce que le nom de James Cameron était vaguement rattaché au script. C'est insipide, le Terminator est transparent, les doublures numériques sont caoutchouteuses, bref, rien à sauver...

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# Petit écran :

Un petit mois, niveau séries, avec les premiers épisodes des Short Treks de Star Trek Discovery (des vignettes sympathiques, mais qui ne donnent paradoxalement pas envie de voir la suite de Discovery), ceux de Star Wars : The Mandalorian (un début de saison là aussi sympathique, malgré des défauts évidents), la première saison de NOS4A2 (bon gros bof), celle de Carnival Row (bon gros bof, bis), et l'ultime saison de The Detour (bon gros bof, ter).

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# À venir :

Dès cet après-midi, et jusqu'à début janvier, place à la Christmas Yulefest 2019, ce festival de films de Noël débordant de bons sentiments et de films douillets... des films dont vous pouvez toujours retrouver la liste alphabétique en cliquant ici ou en passant par l'Index de haut de page...

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