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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1701 : SEMAINE SF RÉTRO - L'aventure intérieure (1987)

Publié le 28 Juillet 2022 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Science Fiction, Science-Fiction, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

L'aventure intérieure (Innerspace - 1987) :

Pilote rebelle et sarcastique, Tuck Pendleton (Dennis Quaid) participe à un projet révolutionnaire de miniaturisation devant mener à son injection dans le corps d'un lapin. Mais lorsqu'une organisation rivale, menée par le Dr. Margaret Canker (Fiona Lewis), interrompt les opérations, Tuck finit injecté dans le corps de Jack (Martin Short), un caissier névrosé et hypocondriaque qui se retrouve alors à devoir échapper aux hommes de Canker, en demandant l'aide de Lydia (Meg Ryan), l'ex-petite-amie de Tuck...

On prend les mêmes, et on recommence : deux ans après Explorers, Joe Dante s'associe de nouveau à Rob Bottin et Jerry Goldsmith, pour une production Amblin qui, encore une fois, a une légère tendance à se perdre en digression en tous genres, et à s'éparpiller un peu - sauf qu'ici, c'est nettement plus cadré et maîtrisé que dans le film précédent de Dante.

Innerspace est ainsi un one-man show de Martin Short - on accroche ou pas à son numéro d'homme téléguidé - mâtiné de comédie romantique entre Quaid et Meg Ryan (qui, honnêtement, m'a toujours laissé de marbre), et saupoudré d'un argument de science-fiction étrangement passé en filigrane : c'est peut-être ça qui m'a le plus surpris, dans ce métrage.

En effet, passé le début dynamique en mode thriller scientifique, la côté miniaturisation et injection dans le corps humain est quasiment réduit à un gimmick d'une petite voix dans la tête de Jack, pour l'aider à gérer sa nouvelle situation, et à convaincre Lydia de l'aider.

Là, la comédie fantastique s'écarte alors pour céder à la romance, et en guise d'aventure intérieure, on se retrouve plutôt avec une comédie extérieure, tandis que Jack et Lydia sont traqués par des méchants très méchants (l'occasion de placer des caméos des habitués de Dante, ici ou là).

En soi, ça permet au film de rester dynamique et léger, mais on peut s'étonner de voir le côté Voyage fantastique du récit autant en demi-teinte, d'autant que les effets spéciaux de l'intérieur du corps humain sont très réussis. Mais Dante privilégie clairement la romance et le côté comédie décomplexée et caricaturale de son métrage, et encore une fois, on accroche ou pas.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2019 - 64 - A Christmas Carol (2019)

Publié le 1 Janvier 2020 par Lurdo dans Critiques éclair, Fantastique, Drame, Horreur, Les bilans de Lurdo, Noël, Christmas, Review, Religion, Télévision, USA, Yulefest, FX, BBC

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

A Christmas Carol (2019) :

Dans le Londres du 19è siècle, la veille de Noël, Ebenezer Scrooge (Guy Pearce), un avare exploitant ses employés et détestant Noël, reçoit la visite du fantôme de Jacob Marley (Stephen Graham). Celui avertit alors Scrooge qu'il va recevoir, durant les nuits à venir, la visite de trois autres esprits - l'esprit des Noëls passés (Andy Serkis), celui des Noëls présents (Charlotte Riley), et celui des Noëls futurs (Jason Flemyng)- pour l'inciter à faire le point sur son existence, au risque de subir le même sort que Marley à sa mort...

Si pour vous, le Conte de Noël de Dickens a toujours été trop joyeux, trop optimiste et trop coloré ; si vous avez toujours voulu que ce récit soit plus sombre, plus torturé, plus violent et plus dépressif ; si à vos yeux, ce qu'il manque à ce récit classique, c'est de la pédophilie, de la sorcellerie, du harcèlement sexuel, de l'humiliation, des morts par dizaines, du chômage, etc, le tout sur près de trois heures ; si vous avez toujours pensé que la structure du récit de Dickens méritait d'être repensée, et ne devait plus se terminer sur une rédemption optimiste ; si pour vous, ce que devrait être le Christmas Carol de Dickens, c'est une origin story grimdark d'Ebenezer Scrooge... alors cette relecture de Dickens par Steven Knight, le showrunner de Peaky Blinders, et co-produite par F/X et la BBC, est faite pour vous.

Car dès les premières minutes du premier épisode, le ton est donné : un jeune s'introduit dans le cimetière où est enterré Jacob Marley, se soulage sur sa tombe tout en insultant le défunt, et l'urine traverse le sol pour tomber, goutte à goutte, sur le fantôme de Marley qui proteste et réclame qu'on le laisse reposer en paix.

Tout le reste de la mini-série sera du même acabit, avec un trait toujours plus grossier, et poussé dans des retranchements d'une noirceur forcée, presque caricaturale : si Scrooge est méchant et avare, c'est parce que son père ultra-violent l'a maltraité depuis sa plus tendre enfance, décapitant devant ses yeux sa souris blanche reçue en cadeau de Noël ; s'il est psychologiquement brisé (ce Scrooge souffre de troubles obsessionnels compulsifs et voit tout par le prisme du capital et de l'économie), c'est parce que ce même père l'a "vendu" au directeur de la pension où Ebenezer était contraint de passer Noël en solitaire, un directeur qui en profitait pour violer l'enfant avec l'assentiment tacite du père de ce dernier.

Mais Scrooge n'est pas qu'un usurier méchant et grincheux, contrairement au récit de Dickens : ici, il est banquier d'investissement sans scrupules, directement responsable, par sa négligence, son avarice, son caractère implacable et ses montages financiers, de centaines de personnes mises au chômage et de dizaines de morts dans un accident de mine. Cruel et manipulateur, il pousse la femme de Cratchit (Vinette Robinson) à lui offrir des faveurs sexuelles en échange d'un paiement des soins du petit Tim... avant de refuser de passer à l'acte et de se moquer de la pauvre femme, expliquant qu'il voulait simplement voir jusqu'où elle était prête à se rabaisser (la série en profite pour placer de la nudité gratuite à ce moment-là, parce qu'après tout, au point où on en est...).

La femme de Cratchit, justement, est ici noire... et visiblement, pour le scénariste, cela justifie le fait qu'elle soit un peu sorcière, capable de voir et d'invoquer les esprits (le film la rend clairement responsable des apparitions qui hantent Scrooge, tout en doublant le tout d'un message #MeToo/BalanceTonPorc assez pataud, faisant littéralement dire au personnage "je suis une femme, j'ai le pouvoir de faire éclater au grand jour la vérité à votre sujet, et je ne vais pas m'en priver"). Et puis il y a tous ces personnages secondaires qui sont passés à la trappe (Fezziwig, Belle), car probablement trop positifs pour cette relecture dark et edgy©.

Une relecture qui, donc, délaisse le format habituel du récit, pour quelque chose de nettement plus bancal. Ce Christmas Carol consacre en effet le premier de ses trois épisodes d'une heure à de la mise en place : présentation de Scrooge, de son monde, des personnages secondaires... et mésaventures de Jacob Marley au Purgatoire, où il rencontre un forgeron menaçant, puis l'esprit des Noël passés. La deuxième heure, elle, est dédiée à ce dernier, et à tous les flashbacks sur la jeunesse de Scrooge, avant de se terminer sur un cliffhanger de très mauvais goût : la prostitution de Mme Cratchit.

Et le troisième épisode de se consacrer à la fin de ce retour dans le passé (non content d'humilier Mme Cratchit, Scrooge a recours à un chantage vis à vis de cette dernière, en échange de son silence), et au survol des deux esprits suivants et de la conclusion, condensés en 40 minutes, et prenant place dans les jours suivant Noël (un choix étrange, qui va totalement à l'encontre du récit original, de son titre, etc) ; un dernier épisode qui remplace l'esprit des Noëls présents par le fantôme de la défunte sœur de Scrooge (une sœur qui se lance dans des déblatérations philosophico-scientifiques sur la nature humaine, la société, son fonctionnement, le capitalisme...), qui s'attarde sur les problèmes de couple des Cratchit, qui garde Jason Flemyng muet, et qui se sent bien obligé de rattacher les wagons au récit original en confrontant Scrooge à la mort de Tiny Tim.

Seul problème : le scénariste (et Scrooge, indirectement) a déjà guéri Tim plus tôt dans le récit. Il est donc obligé de mettre en scène maladroitement un accident de patins à glace coûtant la vie de Tim, un Tim qui a passé si peu de temps à l'écran que le changement d'attitude de Scrooge à son égard paraît gentiment artificiel (et ce malgré le capital sympathie du garçonnet).

En résumé, ce Christmas Carol 2019 est une relecture dark et gritty du conte de Dickens, où tous les curseurs sont poussés au maximum en direction de la déprime, du malheur, de la cruauté et du glauque, et où Scrooge est une véritable ordure. Et c'est sans surprise que la rédemption de Scrooge est ici minorée tant par ce dernier (qui explique qu'il ne changera probablement pas malgré ses efforts, et qu'il mérite ce qui va lui arriver) que par Mme Cratchit, qui conclut le film en s'adressant directement aux esprits, et en leur disant qu'il reste encore beaucoup de travail à faire sur Scrooge.

Pas de fin véritablement heureuse chez Steven Knight, pour un Chant de Noël qui, reconnaissons-le, a le mérite de prendre des risques. Des risques qui confondent profondeur et développement avec noirceur immature et irrévérence adolescente (tous les personnages balancent un "fuck" à un moment ou un autre, y compris l'un des fantômes de Noël), mais au moins, l'ambition est là : on ne peut pas en dire autant de l'immense majorité des adaptations de Dickens, qui se contentent d'adapter ce récit à la lettre, sans rien lui apporter (cf le Scrooge de Zemeckis, que je vais passer en revue dans les jours à venir).

Par ailleurs, difficile de reprocher quoi que ce soit à la direction artistique, à la musique (minimaliste et évoquant un peu le travail de Zimmer sur Man of Steel), et à l'interprétation impeccable : sur ce front-là, c'est du beau boulot, il y a des images très réussies, les moyens sont là.

Reste que l'orientation unique de cette adaptation pourra toujours plaire : personnellement, je ne suis pas particulièrement fan de la provocation gratuite, de l'anticonformisme iconoclaste et de la noirceur superficielle en tant que fins en soi (ces approches faciles et creuses sont en effet trop souvent prises, par un certain public, pour de l'audace intellectuelle, pour du génie artistique, et pour un traitement adulte et mature de leur sujet), mais à en juger par l'accueil réservé au programme par ses spectateurs anglophones, ce type d'approche a tout de même ses amateurs...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Les bilans de Sygbab - Gilmore Girls, saison 3 (2002-2003)

Publié le 28 Janvier 2017 par Sygbab dans Télévision, Les bilans de Sygbab, Comédie, Romance, Gilmore Girls, Critiques éclair, Review

Sygbab regarde (beaucoup) la tv, Sygbab écrit (parfois) des bilans : retrouvez-les sur le blog des Téléphages Anonymes !

Gilmore Girls, Saison 3 : 

Contrairement aux deux précédentes saisons, celle troisième fournée est moins structurée et se perd dans des considérations qui vont parfois à l'encontre de l'effet escompté. Le premier exemple concerne l'un des fils rouges depuis le début de la série, à savoir le rêve commun qui motive Lorelai et Rory : Harvard. En effet, après l'intervention de Richard qui manipule toute sa famille pour arranger un entretien entre le directeur de Yale et sa petite-fille, cette dernière change d'avis et décide de tourner son avenir vers l'université qui a façonné celui de son grand-père.

Les scénaristes essaient tant bien que mal de nous convaincre que c'est un choix raisonnable et pratique, mais ce revirement n'est pas très crédible. La volonté de Richard et Emily de pousser Rory à être ce que leur fille n'a jamais été est beaucoup trop évidente pour que Lorelai puisse être d'accord avec ce choix aussi facilement. Ensuite, Rory est une jeune fille déterminée, et tout ce qu'elle a entrepris était dans l'unique but d'aller à Harvard. Il est donc assez étonnant qu'elle n'aille pas au bout de son projet alors qu'elle en a la possibilité.

Il est toujours possible d'arguer sur le fait que cela permet de ne pas trop éloigner Rory de sa mère, afin de ne pas briser leur relation fusionnelle. Mais cela passe pour un manque de prise de risque, et donne l'impression qu'il s'agit purement d'égoïsme de la part de Lorelai. Ce n'est d'ailleurs pas la seule situation qui laisse entrevoir ce défaut chez elle : suite à un investissement rentabilisé, son père lui donne de l'argent. Elle se précipite alors pour rembourser sa mère afin de se débarrasser de son influence et des dîners du vendredi soir, avant même de savoir si sa fille aura droit à une bourse.

Au final, ce n'est pas le cas, et cela oblige Rory à demander à ses grands-parents de leur prêter de l'argent, et les dîners sont réinstaurés... Statu quo, avec en prime un personnage principal qui dégrade son image avec sa fierté mal placée et son irresponsabilité : ce n'était clairement pas la meilleure option.

Certes, cet enchaînement d'évènements permet aussi à Lorelai de racheter le Dragon Fly avec Sookie - les voir négocier pendant l'enterrement de Fran est quand même assez limite : même si l'évènement est traité avec humour et baigne dans l'excentricité avec notamment la fanfare que Taylor avait engagée pour l'ouverture de son magasin, on aurait pu penser qu'elles étaient capables de respecter l'un des membres de leur communauté, aimé de tous -, mais le cheminement est un peu tarabiscoté.

En effet, l'incendie qui se déclare dans l'Independance Inn est abrupt, et la situation est beaucoup trop rapidement résolue. Ce qui ressort de tout cela, c'est que là où auparavant les intrigues semblaient couler de source avec l'évolution des personnages, elles sont ici mises en place pour forcer le destin. En résumé, les protagonistes sont victimes du bon gré des scénaristes, dont la précipitation à mettre en place certains éléments avant la fin de la saison est un peu trop flagrante.

Ces problèmes d'écriture se ressentent aussi au niveau de la scolarité de Rory. Le journal est complètement mis de côté pour se concentrer sur son rôle au sein du gouvernement étudiant de Chilton, et les difficultés liées à de telles responsabilités. Seulement, l'opposition de Francie n'est pas aussi forte que le laissent entendre ses intimidations ou autres tentatives de manipulation et de déstabilisation. Tout au plus réussit-elle à mettre Rory en porte-à-faux pour que Paris se sente trahie et perde toute raison, mais ça ne va pas plus loin.

En revanche, la raison invoquée pour cette crise de nerfs (le fait de parler de son petit-ami, alors qu'elle aurait préféré que cela reste secret) accentue le caractère fragile de Paris. Quand la carapace s'effrite, elle n'est plus animée d'aucune volonté, et sa non-admission à Harvard lui porte un coup monumental. Malgré tout, la cérémonie de remise des diplômes offre une belle conclusion et redore le blason : l'hommage rendu par Rory à sa mère est absolument magnifique et poignant. À n'en pas douter un des meilleurs moments de la série, sans conteste possible.

Sur le plan sentimental, sa relation avec Jess se concrétise enfin, après que Dean ait une fois de pus rompu avec elle, étant fatigué d'essayer de se convaincre qu'elle avait encore envie d'être avec lui. Et il faut dire que c'est une catastrophe : alors qu'il était presque sous-entendu en fin de saison 2 que Jess changerait à son contact, c'est tout le contraire qui se produit. Son comportement est toujours plus borderline, et il passe d'un statut de bad boy modéré et plutôt sympathique à celui d'un jeune con qui préfère foutre sa vie en l'air alors qu'il a une chance inouïe d'être avec une telle jeune femme et d'avoir un oncle qui le soutient toujours contre vents et marées.

L'humiliation qu'il fait subir à Rory devant sa grand-mère aurait normalement dû être le point de non-retour, après cela il est difficile de comprendre qu'elle puisse encore être avec quelqu'un qui la traite de manière aussi odieuse. Et la façon dont il s'en va une fois de plus est un total manque de classe. Surtout pour aller voir un père qui n'a jamais affronté ses responsabilités. Là encore, une intrigue prétexte un peu abrupte...

Dans cette histoire, Dean est un peu le dindon de la farce. Il aurait pu sortir grandi de cette rupture, puisqu'il tente de rester ami avec Rory. Son comportement envers Jess est en effet amplement mérité : le provoquer mais de manière plus intelligente que son rival le faisait n'est que justice. En revanche, c'est envers Lindsay qu'il semble ne pas être honnête. Cette nouvelle relation semble totalement fausse, pour essayer d'oublier la peine que lui a infligée Rory, alors qu'il est évident qu'il est toujours amoureux d'elle. Ça l'est encore plus quand il tente de se convaincre qu'il est heureux, en fustigeant Rory de ne pas l'être pour lui parce qu'elle est dans une relation malsaine.

Finalement, celle qui s'en sort le mieux dans toutes ces turpitudes, c'est Lane. Elle a enfin une direction : la musique devient sa vocation, et sa relation avec Dave est sur le point d'être acceptée par sa mère. Dave se fond d'ailleurs très vite dans le moule de la série (grâce à un excellent Adam Brody, débordant d'humour), et les autres membres du groupe apportent une touche un peu décalée qui se marie bien avec la folie douce de Lane. C'est la très bonne surprise de la saison, et cela ouvre des perspectives intéressantes.

Toutes ces complications amoureuses ne sont pas l'apanage des jeunes, Sookie et Jackson sont là pour en attester. Le fait de vivre ensemble et d'être amenés à se côtoyer également dans le cadre du travail rend parfois les choses difficiles, car il est dur de tracer une limite claire entre les deux et de ne pas tout mélanger. Les disputes sont donc fréquentes, mais pour l'instant le couple tient bon. Pour combien de temps ?

C'est toute la différence entre le fait d'idéaliser une relation et de la vivre, et c'est sans doute cela qui fait hésiter Lorelai et Luke, toujours à se tourner autour sans vraiment admettre qu'ils sont attirés l'un par l'autre. Mais les indices laissés ici et là - notamment le rêve de Lorelai en début de saison, complété par le rêve de Luke en fin de saison histoire de boucler la boucle - sont clairs à ce sujet. Il ne faudrait peut-être pas tarder, maintenant que Chris - dont les apparitions sont très limitées dans cette saison - n'est plus dans le paysage.

Ces multiples hésitations scénaristiques peuvent s'expliquer en considérant qu'il s'agit d'une saison de transition. Il faut préparer l'entrée de Rory à l'Université et cela va sans doute modifier la dynamique. Mais même si certains choix ne sont pas forcément heureux, la série possède la même énergie et la même bonne humeur, ce qui la rend toujours aussi agréable à regarder.

Mais c'est bien sûr grâce à la présence de Kirk au générique. Sa maladresse légendaire et sa vie misérable le rendent absolument génial quand il accomplit un exploit : son tour d'honneur trophée en main lorsqu'il remporte le marathon de la danse est impayable.

 

 

(voir aussi le bilan de Lurdo - nettement plus sommaire - des saisons 1 à 4 de la série, publié sur ce blog en 2012)

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Les bilans de Lurdo : Halloween Oktorrorfest 2017 - Wolfblood - Le Secret des Loups, saison 2 (2013)

Publié le 15 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, BBC, CBBC, Disney, UK, Comédie, Drame

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, de mi-Septembre à début Novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Plus de quatre ans après le bilan de la saison 1 de la série, je reviens enfin vers ce Wolfblood : Le Secret des Loups, pour attaquer la seconde et ultime année de présence de l'héroïne, Maddy (Aimee Kelly), au sein de ce programme jeunesse made in UK...

Wolfblood : Le Secret des Loups - Saison 2 :

Après des mois passés dans la nature, Rhydian fait son grand retour à Stoneybridge, poursuivi par plusieurs loups, dont Alric (Alun Raglan), le meneur de sa meute. Après s'être débarrassé d'eux, le voilà désormais rejoint par Jana (Leona Vaughan), la fille d'Alric, qui semble décidée à s'installer avec les Wolfbloods de Stoneybridge, afin de découvrir la vie humaine. Mais Maddy ne l'entend pas de cette oreille...

La saison 1 de Wolfblood, bien qu'imparfaite, était une expérience assez agréable à suivre, puisque parvenant à équilibrer légèreté, mythologie, et découverte d'un univers fantastique, sans trop sombrer dans la romance impossible, ni se prendre trop au sérieux.

Rhydian était parti rejoindre sa meute, en liberté, et le reste de la petite bande vivait tranquillement dans son petit village, sans plus aucun secret entre eux. Mais malheureusement, la saison 2 décide de sacrifier tout le capital sympathie du programme sur l'autel du mélodrame facile, du triangle amoureux, et des mensonges.

Le personnage de Jana cristallise ainsi une grande majorité des problèmes inhérents à cette seconde année : ce n'est pas forcément la faute de l'actrice, plutôt compétente et attachante avec ses grands yeux, son immense sourire et ses incisives de rongeur (bien qu'étant affublée d'une coloration capillaire auburn clairement artificielle, ce qui est assez incohérent avec sa nature de Wolfblood sauvage n'ayant jamais connu la société humaine, ni des choses comme des miroirs ou des chasses d'eau), mais bien de la manière dont elle est utilisée.

Non seulement elle fait un peu office de Rhydian-bis (elle a grosso modo le même parcours narratif que le sien en saison 1), mais en plus, elle se trouve aussitôt placée au cœur d'un triangle amoureux, avec Maddy et Rhydian. Un triangle amoureux jamais vraiment acté ou concrétisé, puisque les deux filles sont en quelque sorte utilisées comme symboles des deux aspects de la vie de Rhydian (Jana est l'appel de la vie en liberté, avec une meute sauvage, Maddy est le symbole de la famille et d'une vie plus sédentaire), mais un triangle qui a pour effet, pendant le plus gros de la saison, de repousser Maddy au second plan, et de réduire son personnage à des coups d’œil jaloux, çà et là.

Pour remplir le vide laissé par une Maddy en retrait, la production a malheureusement l'idée de se concentrer sur d'autres personnages : Jana, donc, et son père Alric, chef de meute aux allures de gitan roumain, qui passe brièvement à quelques reprises durant la saison, et s'avère assez convaincant dans son rôle de garou en colère ; les trois pestes de la classe qui, pour une raison ou pour une autre, sont développées, cette année, et servent ponctuellement de remplissage comique dans certains épisodes ; et Shannon, dont le personnage prend une place énorme durant une grande partie de la saison.

Et là, problème... car les scénaristes continuent de faire de Shannon un personnage assez détestable, menteur et geignard, dans la continuité de la saison précédente : en saison 1, elle était tellement obsédée par "la Bête" qu'elle était prête à tout pour en percer son secret, quitte à ruiner la vie de Maddy & de sa famille ; ici, sous prétexte de "les protéger", Shannon installe une caméra cachée dans l'antre de la famille de Maddy, filme leurs moindres faits et gestes, et archive le tout sur son ordinateur portable.

Non seulement Shannon ne semble pas voir de problème dans cette situation, mais quand on la confronte à ses actes, un peu plus tard dans la saison, elle se place en position de victime incomprise, ce qui force même Maddy à s'excuser d'avoir détruit toutes ces données dangereuses (et ce, quand bien même elles seraient tombées dans des mains hostiles dans l'intervalle, menaçant de ruiner le secret des Smith). On a ensuite droit à Shannon qui déprime, et Shannon qui se console en se trouvant un petit ami... qui ne réapparaitra pas de la saison, puisque Shannon est aussitôt reléguée au second plan, pour que les scénaristes puissent conclure la saison sur Maddy et ses problèmes de Wolfbloods.

Il y a donc un véritable problème d'écriture et de caractérisation dans cette saison, d'autant plus prononcé que certains scénaristes sont nettement en dessous des autres, et écrivent des épisodes plus puérils et creux.

Sans oublier le fait que les scénaristes et Debbie Moon ont dû trouver un moyen d'évacuer Aimee Kelly à la fin de la saison, afin de laisser l'actrice retourner à ses études. J'ignore si ce départ était déjà prévu avant la mise en chantier de la saison (ça ne m'étonnerait pas, compte tenu de la mise en retrait de l'actrice, qui semblait d'ailleurs peu motivée çà et là, et de l'arrivée de Jana pour la remplacer sur le devant de la scène), mais dans l'ensemble, ce départ est amené de façon un peu forcée : l'un des élèves de la classe de Maddy devient aussi obsédé par la Bête que Shannon, fait des recherches en forêt, tombe sur un antre abandonné appartenant aux ancêtres de Maddy, en explore les souterrains, arrive chez Maddy alors que sa famille est transformée, s'enfuie avec une preuve ADN qu'il confie à une scientifique présentée en début de saison, laquelle décide de faire chanter la famille de Maddy si celle-ci refuse de se prêter à ses expériences. Et finalement, Maddy & compagnie décident de partir se cacher en liberté, dans la nature, à l'autre bout du monde.

En soi, pourquoi pas. Les adieux finaux sont d'ailleurs assez touchants, portés par la musique celtique toujours très appropriée et envoûtante d'Andy Price, mais... il a fallu une saison entière pour en arriver là, et malgré tout cela, les digressions et le remplissage étaient tels que cette fin de saison paraît précipitée et pas totalement convaincante.

Tout comme l'ébauche de romance entre Rhydian et Maddy, d'ailleurs, qui ne se concrétise que dans les derniers instants de la saison.

Une saison 2 assez frustrante, donc, avec du bon (le personnage de Jana est assez sympathique, le concept de famille et de clan est bien développé, l'équilibre vie scolaire/problèmes de lycanthropes reste à peu près maîtrisé), et du nettement moins bon (Shannon, la résolution de l'arc narratif de Maddy, etc).

Une chose est sûre, ça ne donne pas vraiment envie de continuer la série : Shannon, Tom et Rhydian restent encore présents en saison 3, et Jana fait son retour, pour une année qui présente Segolia, une entreprise bio-technologique louche, qui aide les Wolfbloods en tous genres, mais les étudie en secret. La scientifique de la saison 2 fait elle aussi son retour (mais cette fois-ci, interprétée par Letty Butler, de Young Dracula), et le tout se conclue sur les retrouvailles de Rhydian et Maddy, sous forme lupine, au Canada.

Ensuite, tout change (le thème musical, le générique, et la distribution), puisque Shannon, Tom et Rhydian s'en vont, et que l'action se centre désormais autour de Jana, qui s'installe dans une grande ville, retrouve un ou deux personnages secondaires (une des pestes, et leur instituteur qui s'est recyclé en auteur de romans fantastiques), et y crée une nouvelle meute avec de nouveaux personnages.

En résumé, dans ses deux ultimes saisons, la série n'a plus rien en commun avec le Wolfblood des deux premières saisons, et malgré ma sympathie pour Jana/Leona Vaughan, je n'ai pas grand intérêt pour tout ce qui suit cette fin de saison 2 (peut-être que je jetterai tout de même un coup d’œil à la saison 3, l'année prochaine, histoire de clôturer pour de bon l'arc narratif des personnages originaux, mais bon... sans grande conviction).

Au cours de ses 5 années d'existence, Wolfblood aura souffert de problèmes qui ont aussi touché Young Dracula : changement de direction, changement d'acteurs, caractérisation aléatoire, etc... et comme dans le cas de Young Dracula, c'est bien dommage, car cela a empêché le programme d'atteindre son plein potentiel.

En l'état, les deux premières saisons de Wolfblood sont un divertissement gentillet et très imparfait, qui vaut principalement pour le capital sympathie de ses interprètes (Lockwood a joliment progressé entre les deux saisons) et une approche intéressante de la lycanthropie.

Ni plus, ni moins.

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Un film, un jour (ou presque) #1341 : Seized (2020)

Publié le 28 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Seized (2020) :

Ex-agent spécial, "Nero" (Scott Adkins) est contraint de reprendre les armes lorsqu'un baron de la pègre mexicaine, Mzamo (Mario Van Peebles) prend son fils en otage : il exige que Nero abatte pour lui tous ses rivaux, en échange de la libération de sa progéniture...

Scott Adkins renoue avec Isaac Florentine pour un film direct et sans fioritures, sorte de croisement entre Taken et le Commando de Schwarzie, une vraie ligne droite qui trace vers son objectif de manière simple... voire simpliste.

Il faut bien l'avouer, à force de tourner trois films par an (une cadence que n'aurait pas reniée The Rock), Scott Adkins a tendance à se répéter : certes, il améliore ses talents d'acteur de film en film, mais ses scripts se ressemblent un peu trop pour être mémorables, et il vise clairement la quantité plus que la qualité.

Ce qui ne veut pas dire que ce Seized est honteux : c'est un actioner nerveux mais basique au possible, avec un méchant efficace (mais il n'y a pas de duel final, et c'est bien regrettable), quelques scènes d'action nerveuses, et des personnages inégalement traités (Karlee Perez, ex-Maxine à la WWE, ne sert à rien).

Ça se regarde, c'est compétent, mais ça ne fait pas grande impression.

3/6 (en étant gentil)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1402 : SEMAINE ZAZ - Hamburger Film Sandwich (1977)

Publié le 27 Mars 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Action, Review, USA, ZAZ

Le 1er Avril n'est pas loin, et pour l'occasion, pendant un peu plus d'une semaine, retour chronologique sur la filmographie des ZAZ, histoire de rire un peu en ces temps maussades...

Hamburger Film Sandwich (The Kentucky Fried Movie - 1977) :

Ce qui est bien, quand on se replonge dans de vieux films comme ce Kentucky Fried Movie, premier long-métrage écrit par les ZAZ et réalisé par John Landis, c'est que l'on prend parfois conscience de connexions jusque là obscures, ou qui nous avaient échappé.

Ici, en l'occurrence, ce film à sketches parodiques s'ouvre sur une certaine chanson qui explique beaucoup de choses de la carrière de certains comiques français : la Carioca, qui sera reprise avec beaucoup de panache par Les Nuls dans la Cité de la Peur, en 1994.

Et il y a en effet beaucoup de ce qui deviendra les Nuls (et l'humour dit "Canal") dans ce KFM : son format parodique, qui couvre de nombreux genres (bande-annonce, film institutionnel, film publicitaire, mais aussi et surtout faux journal tv), ses guest-stars, son ton général et son désir de bousculer un peu et de provoquer.

Alors forcément, comme dans tout film à sketches, surtout de l'époque, le résultat final est parfois inégal, rate parfois de peu sa cible, ou paraît un peu gratuitement graveleux (notamment en comparaison de ce qui est aujourd'hui considéré comme "acceptable" dans l'humour).

Mais tout ce qui "fera" l'humour ZAZ durant les années 80-90 est déjà présent dans ce KFM, avec notamment, en guise de pièce de résistance, cette longue parodie d'une trentaine de minutes singeant Opération Dragon, une parodie étonnamment compétente au niveau martial, et joyeusement absurde çà et là (en particulier sa fin façon Le Magicien d'Oz ^^).

Alors oui, c'est daté, oui, c'est parfois puéril et immature, mais ça déborde aussi d'idées et d'énergie, et ça a clairement influencé toute une génération de comiques (voire plusieurs).

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #287 : We Love Happy Endings ! (2013)

Publié le 8 Avril 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

We Love Happy Endings ! (Not Another Happy Ending - 2103) :

Tom (Stanley Weber), un Français installé à Glasgow, possède une maison de publication appelée Tristesse. Il décide un jour de publier le premier roman de l'excentrique Jane (Karen Gillan), et signe avec elle un contrat pour un autre ouvrage. Mais le syndrome de la page blanche frappe rapidement la jeune femme, et Tom réalise qu'elle ne pourra finir son second livre tant qu'elle sera heureuse : il entreprend alors de lui rendre la vie difficile, afin de réveiller en elle l'inspiration...

Ouch.

Décidément, il faut vraiment que j'évite les comédies romantiques anglaises supposément "décalées". Car comme dans le cas de God Help The Girl, ce terme semble de plus en plus être un synonyme pour "film ultra-maniéré, ultra-précieux et tout sauf sincère sur le quotidien d'artistes excentriques et tellement originaux", avec ce très fort courant twee/hipster qui m'agace profondément.

Les personnages sont tous excentriques et "quirky", ils sont tous habillés de manière improbable (comme tout bon hipster, Jane se fournit en fringues vintage dans une friperie), ils ont des rapports artificiels (= qui ne sont jamais organiques et crédibles), des dialogues artificiels, des affectations bizarres ; l'interprétation elle-même est particulièrement frustrante, car il n'y a là aucune subtilité, Gillan en fait trois tonnes, pas aidée par un script en rajoute dans le décalage forcé et factice ("tiens, si elle commençait à parler et à interagir avec le personnage de son roman, ça sera tellement original et décalé").

Bref, j'ai vraiment trouvé le tout particulièrement rebutant et jamais authentique, ce qui, dans une comédie romantique, est vraiment rédhibitoire.

1.5/6

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Christmas Yulefest 2020 - 35 - Un Noël qui vient du cœur (2020)

Publié le 17 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Canada

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un Noël qui vient du cœur (The Santa Squad - 2020) :

Au chômage, Allie (Rebecca Dalton) rejoint la Santa Squad de son ami Tony (Chris Sandiford), et accepte d'aider un riche veuf, Gordon (Aaron Ashmore) à s'occuper de ses deux filles, qu'il délaisse un peu trop à l'approche des fêtes de Noël. Rapidement, la jeune femme va alors transformer le quotidien de Gordon et de ses filles...

Un téléfilm canadien acheté et diffusé par Lifetime, et qui (les spectateurs les plus assidus l'auront remarqué en lisant le résumé du film) s'avère particulièrement dérivatif, à mi-chemin entre les téléfilms royaux de Hallmark (la jeune femme au chômage qui devient la gouvernante d'un prince ou d'un roi, et bouleverse la vie de ce dernier, c'est Une Couronne pour Noël, entre autres) et Une Nounou pour Noël : autrement dit, des clichés à gogo, des passages obligés artificiels (la dispute dans la dernière ligne droite est à ce titre assez forcée), des fillettes précoces (à l'interprétation inégale), une rivale bitchy (très prestement évacuée) et un téléfilm qui ronronne rapidement...

C'est bien dommage, parce que les premiers instants du métrage laissaient présager de quelque chose d'un peu plus léger et excentrique : le meilleur ami est mémorable, la romance secondaire entre les deux pensionnaires de la maison de retraite est sympathique, le majordome britannique idem (bien que sous-exploité), et le couple principal a une très bonne alchimie, entre Ashmore qui vieillit très bien, et Dalton qui, après des seconds rôles dans Un Noël (presque) parfait et Mariage sous la neige, confirme qu'elle fait une protagoniste plutôt attachante.

Et puis il y a une certaine décontraction dans les scènes de famille et dans les dialogues, qui fait regretter que le métrage ne s'affranchisse pas plus des carcans du genre.

En l'état, c'est tout à fait regardable, reposant sur le capital sympathie du couple vedette, et surtout si l'on n'a jamais vu les autres films du même genre... mais c'est bien l'unique raison pour laquelle je mets la moyenne.

3/6 (mais ça ne le mérite pas nécessairement)

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Les bilans de Lurdo : Histoires Fantastiques, saison 1 (2020)

Publié le 2 Mai 2020 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, AppleTV+, Apple

Nouvelle version de l'anthologie Amazing Stories (Histoires Fantastiques - 1985) de Steven Spielberg, ce programme en 5 épisodes d'une heure était initialement chapeauté par Bryan Fuller pour NBC. Quelques divergences créatives (et une nouvelle plate-forme de streaming) plus tard, le projet renaît de ses cendres pour Apple Tv+, sous l'égide des deux showrunners/créateurs de la série Once Upon a Time...

Histoires Fantastiques (Amazing Stories), saison 1 (2020) :

- 1x01 - The Cellar : Alors que Sam (Dylan O'Brien) et son frère Jake (Micah Stock) rénovent une vieille ferme au fin fond de l'Iowa, une tempête propulse Sam en 1919, où il rencontre et s'éprend d'Evelyn Porter (Victoria Pedretti). Mais bien vite, prêt à tout pour la rendre heureuse, il réalise qu'il va devoir prendre une décision des plus radicales...

Un épisode ultra-classique et gentillet, qui peine un peu à convaincre tant il est convenu et balisé. Pourtant, c'est bien interprété, l'illustration musicale est agréable, et visuellement, ça fonctionne, mais tout est tellement balisé et générique que c'est aussitôt vu, aussitôt oublié.

(par contre, il y a un contraste étrange entre le générique ultra-stylisé, froid et visuellement moderne, et sa musique old-school, chaleureuse et aventureuse, signée John Williams pour la série des années 80)

- 1x02 - The Heat : Tuka (Hailey Kilgore) et Sterling (Emyri Crutchfield) sont deux adolescentes à la relation fusionnelle, qui partagent une même passion pour la course à pieds. Jusqu'au jour où Tuka trouve la mort, renversée par une auto : elle se réveille, désincarnée, et tente alors de trouver le chauffard qui l'a tuée, tout en soutenant moralement une Sterling qui ne peut la voir...

Énorme bof, à nouveau, pour ce qui n'est qu'une version street LGBTQ de Ghost, à l'interprétation et à la réalisation inégales, à l'écriture basique, et au grand final ultra-mélodramatique. Pas forcément mauvais, mais encore moins intéressant et original que le précédent.

- 1x03 - Dynoman and the Volt : Vieillard ronchon, Joe Harris (Robert Forster) se blesse au genou, et est contraint de délaisser son travail pour s'installer dans la famille de son fils. Là, il retrouve Dylan (Tyler Crumley), son petit-fils passionné de superhéros, et finit par trouver des points communs avec le garçon lorsqu'une bague magique arrive par le courrier, leur conférant les pouvoirs de Dynoman, le justicier préféré de Joe.

Ah, il y a du mieux. Un récit de rapprochement familial entre un grand-père, son fils et son petit-fils, sur fond de super-pouvoirs redonnant une seconde jeunesse au vieillard : rien de forcément exceptionnel ni de totalement original, mais au moins ça a bon fond, on ne s'ennuie pas, et c'est (forcément) bien interprété, que ce soit au niveau de Crumley, de Kyle Bornheimer, et bien sûr de Forster, dont c'était là le dernier tournage avant son décès.

Pas particulièrement mémorable, mais un bon étage au-dessus des précédents, au niveau de l'intérêt.

- 1x04 - Signs of Life : Lorsque Sara (Michelle Wilson), la mère d'Alia (Sasha Lane), sort d'un coma de six ans après un accident de voiture, quelque chose ne tourne pas rond : Sara ne semble pas être elle-même, et quand elle commence à mentir à sa fille, tout en se rapprochant de Wayne (Josh Holloway), la situation se complique...

Un épisode assez moyen, qui semble tout droit sorti d'Au Delà du Réel (ou d'une version serious business d'un épisode de Fais-moi Peur), et qui ne surprendra pas vraiment le spectateur avisé, avec son histoire *spoilers* d'entités extraterrestres électromagnétiques possédant le corps de comateux pour tenter de retrouver l'un des leurs, et rentrer chez eux au plus vite.

Le vrai souci, c'est que le tout est un mélo familial assez mollasson et jamais surprenant, en plus de mettre fortement l'accent sur les bons sentiments et sur leur apprentissage par la mère extraterrestre : "Sara" finit par se sacrifier pour que l'histoire de Sara et de sa fille ait droit à une happy end, blablabla.

Et ce qui n'aide pas, c'est cette sous-intrigue de trafic de drogues du petit copain d'Alia, un côté street et gritty qui n'apporte pas grand chose au tout. Un peu comme les deux premiers épisodes, ce n'est pas forcément mauvais, mais c'est très insipide.

- 1x05 - The Rift : Lorsqu'un pilote de la Seconde Guerre Mondiale (Austin Stowell) passe au travers d'une faille dimensionnelle et se retrouve de nos jours, dans l'Ohio, une veuve démunie (Kerry Bishé) et son beau-fils (Duncan Joiner) décident de tout faire pour l'aider à retrouver son époque, malgré une agence gouvernementale mystérieuse et son représentant (Edward Burns), qui se fait de plus en plus pressant...

Encore une fois, ce n'est pas mauvais... mais c'est ultra-basique et convenu (en plus de flirter avec des thèmes très similaires au premier épisode de la saison).

Alors oui, c'est très Spielbergien dans l'âme, ça joue beaucoup sur les bons sentiments, et c'est apparemment adapté d'un roman graphique, mais ça ressemble à trouzemille autres récits de type "un être venu d'ailleurs/du futur/du passé débarque dans la vie morne d'une famille dans la tourmente, qui l'aide à repartir chez lui, et se ressoude par la même occasion", avec une dose de romance impossible en prime (Peggy Carter et Steve Rogers vous passent le bonjour), et une musique un peu trop grandiloquente pour son propre bien.

À nouveau, c'est globalement regardable, mais c'est aussi particulièrement quelconque et dérivatif - d'autant que je passe volontairement sous silence les multiples problèmes d'écriture du récit, assez visibles et gênants pour peu qu'on garde son cerveau allumé, entre problèmes de continuité (les vitres du SUV), mélo familial télégraphié (le père militaire décédé, la belle-mère au bout du rouleau, les retrouvailles du militaire avec sa fiancée), personnages un peu agaçants (le gamin précoce à l'interprétation inégale, sa mère à la moue dépressive permanente, le soldat transparent au possible), et grosses ficelles qui sont dures à avaler (la barre de chocolat, les pièces de l'avion, les règles approximatives des failles, etc).

C'est dommage, car le concept du bureau gouvernemental en charge de ces failles avait du potentiel, et aurait pu donner quelque chose de sympathique (voire même être le sujet principal d'une série) si le tout n'était pas à ce point pris au premier degré.

Bilan saisonnier :

Cinq épisodes, c'est bien trop court pour se faire une véritable idée de ce que peut donner cette nouvelle version des Histoires Fantastiques. Mais un peu comme l'originale, qui ne marquait les esprits que très (trop) ponctuellement, en fonction des talents impliqués derrière la caméra, cette nouvelle mouture ne laisse pas la moindre impression, en bien ou en mal.

C'est bien trop générique, bien trop passe-partout, bien trop lisse et carré pour marquer le spectateur, et ça peine donc à susciter ne serait-ce qu'un vague intérêt poli.

Pas forcément surprenant, quand on se souvient qu'Amazing Stories a été l'une des premières séries commandées par Apple, à l'époque où le mot d'ordre était "des programmes les plus familiaux possible, sans sexe, sans violence, et sans trop de thèmes adultes, pour ne pas ternir notre image de marque", et que la série a été confiée aux créateurs de Once Upon a Time, série tout sauf subversive ou audacieuse.

Je ne serais d'ailleurs pas surpris que la première saison ait été raccourcie au dernier moment, pour permettre à la série d'être diffusée le plus vite possible, quitte à reléguer d'autres épisodes, plus travaillés mais pas encore terminés, en saison 2.

Quoiqu'il en soit, pour le moment, Amazing Stories 2020 rejoint la Quatrième Dimension de Jordan Peele (en nettement moins donneur de leçons) et le Creepshow de Nicotero au rang des remakes totalement inutiles d'anthologies nostalgiques. Dommage.

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Un film, un jour (ou presque) #1431 : Flora et Ulysse (2021)

Publié le 4 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Flora et Ulysse (Flora & Ulysses - 2021) :

Fille d'un père créateur de comic-book en panne d'inspiration (Ben Schwartz), séparé de son épouse romancière guère plus inspirée (Alyson Hannigan), Flora (Matilda Lawler) est particulièrement cynique pour son jeune âge. Jusqu'à ce qu'elle trouve un écureuil blessé, Ulysse, qui s'avère posséder des super-pouvoirs incroyables...

Un joli petit film Disney diffusé sur Disney + et adapté d'un livre pour enfants avec un sens de l'humour et de l'autodérision des plus agréables, perceptible dès l'annonce de sa distribution : Alyson Hannigan, Ben Schwartz, Danny Pudi, Kate Micucci, Bobby Moynihan, Janeane Garofalo... autant de noms qui n'ont plus à faire leurs preuves, et qui semblent parfois sous-exploités dans un tel film jeunesse.

Et pourtant, ils apportent une touche de folie au métrage, qui fonctionne plutôt pas mal, conservant un certain recul amusé sur l'histoire improbable que le film raconte, et jamais à l'abri de gags décalés (notamment autour du petit voisin britannique supposément aveugle, et qui se prend pour un Daredevil en herbe).

Il faut probablement y voir là l'influence du scénariste, un ancien d'Arrested Development, mais aussi de la réalisatrice, déjà à l'origine du film The Tiger Hunter (avec Pudi) ; quoi qu'il en soit, le métrage s'avère plutôt attachant, par moments assez sincère et touchant, et cette histoire d'écureuil aux super-pouvoirs, capable de réunir une famille brisée, et de redonner de l'inspiration à chacun, a quelque chose de poétique, à l'image des quasi-haikus tapé par Ulysse sur la machine à écrire familiale pour communiquer avec sa famille humaine.

3.75 + 0.25 pour la petite Matilda Lawler, impeccable = 4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1420 : Prof et rebelle (1996)

Publié le 19 Avril 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, ZAZ, NotZAZ, Jeunesse

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Prof et rebelle (High School High - 1996) :

Professeur d'histoire issu d'un milieu privilégié, Richard (Jon Lovitz) débarque dans le lycée de banlieue Barry High, et tente d'inspirer ses élèves, malgré l'opposition de ses supérieurs, et l'absence de motivation de ses élèves (Mekhi Phifer, etc). Pour l'aider, heureusement, il peut compter sur sa collègue, la belle Victoria (Tia Carrere)...

Une parodie des films de type Esprits Rebelles, Le Proviseur, The Substitute, etc, co-écrite par Pat Proft, David Zucker, et Robert LoCash (déjà sur le troisième Naked Gun), et qui peine globalement à convaincre.

Le problème, en fait, c'est que le film a le postérieur entre deux chaises : d'un côté, son côté parodique dans la droite lignée des films des ZAZ, mais en bien plus générique, graveleux et plat ; et de l'autre, une intrigue principale prise étrangement au sérieux par le script, qui s'avère presque premier degré dans son traitement de son histoire et de ses personnages.

C'est difficile à expliquer, en fait, mais c'est un peu comme si les scénaristes avaient voulu raconter une histoire sincère de prof changeant la vie de ses élèves défavorisés (les clichés sur la banlieue US abondent, d'ailleurs, ce qui est assez logique) tout en s'en moquant à la moindre occasion.

Résultat : ni la parodie ni le récit en lui-même ne convainquent vraiment, les deux se sabotent mutuellement, et les quelques écarts mal dosés (faire d'une tentative de viol un ressort comique, par exemple) finissent par faire lever les yeux au ciel plus qu'autre chose.

Cela dit, c'est toujours sympathique de voir passer des visages familiers, çà et là (Eric Allan Kramer, Tia Carrere, Guillermo Diaz, Louise Fletcher...) même s'ils ne sont pas toujours très bien exploités.

2/6

#NotZAZ #PasZAZ

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Un film, un jour (ou presque) #1432 : Archenemy (2020)

Publié le 5 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, Science-Fiction, Thriller, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Archenemy (2020) :

Super-héros en provenance de la planète Chromium, Max Fist (Joe Manganiello) a été expulsé de sa dimension natale lors d'un combat avec son ennemie jurée (Amy Seimetz), et il a atterri sur Terre, privé de ses pouvoirs. Du moins, c'est ce que Max, un clochard drogué et alcoolique, raconte à qui veut l'entendre, et notamment à Hamster (Skylan Brooks), un adolescent qui se rêve journaliste, dont la sœur (Zolee Griggs) est impliquée dans un trafic de drogues...

Un long-métrage indépendant pseudo-super-héroïque, qui utilise la question maintenant assez classique "est-il un vrai super-héros, ou simplement un clochard délirant et dépressif ?" (Defendor et autres films du même genre ne sont pas loin) pour donner naissance à ce qui ressemble fortement à un récit très "inspiré" par le comic-book The Maxx, mais sans budget.

Pour pallier ce manque, le réalisateur/scénariste insère fréquemment des passages animés (plus proches du motion comic que de l'animation pure et dure) souvent abstraits et psychédéliques, qui lui permettent de narrer, par le biais de la voix off de Manganiello, les aventures théoriques de son héros sur la planète Chromium.

Soit. Le problème, c'est que je n'ai pas du tout accroché à ce métrage à la réalité urbaine et crasseuse, aux deux personnages principaux peu sympathiques (la dealeuse de drogue et son frangin apprenti journaliste de rue), à son Manganiello grommelant, à Paul Scheer en mode dealer déglingué, à cette bande originale agressive et bruyante, ou encore à cette narration et à ce récit assez brouillons et décousus.

Et puis difficile de vraiment s'intéresser au tout lorsqu'un rebondissement de toute dernière minute (l'irruption de la nemesis du héros) relance trop tardivement la machine, avec une conclusion prévisible qui donne l'impression d'un pilote de série plus que d'autre chose.

Mwébof.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Invincible, saison 1 (2021)

Publié le 8 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Romance, Science-Fiction, Télévision, USA, Amazon

Adaptation en 8 épisodes de 45 minutes des comics de Robert Kirkman (créateur de The Walking Dead), Invincible est chapeautée par Seth Rogen et Evan Goldberg, déjà à la production d'autres séries du genre comme Preacher, Future Man et The Boys. Au programme : un portage animé fidèle au comics, dans ce qu'il avait de bon et de moins bon...

Invincible, saison 1 (2021) :

Nolan Grayson (J.K. Simmons) a une double identité : marié à Debbie (Sandra Oh), il est le père du jeune Mark (Steven Yeun), mais en parallèle, il est aussi Omni-man super-héros tout-puissant qui protège la Terre. Lorsque Mark développe ses propres pouvoirs, cependant, la donne change, et la vie des Grayson en est à jamais bouleversée...

Avec ses 144 numéros au compteur, Invincible est la deuxième grande réussite de la carrière de Robert Kirkman, aux côtés de The Walking Dead. À la fois parodie, satire et hommage au média du comic-book super-héroïque, Invincible est considérée, par beaucoup, comme une œuvre d'une grande qualité, aidée par un certain savoir-faire de l'auteur en matière de rebondissements brutaux déconstruisant les codes de ce genre, et un recours implacable au gore et à la violence totalement gratuits ("pour retranscrire la puissance qu'auraient de tels personnages IRL").

Mais 144 numéros (et de multiples séries et mini-séries dérivées), soit l'équivalent de 12 années de publication, ça a forcement ses hauts et ses bas, avec des schémas répétitifs (Invincible et ses alliés se font démolir, dans un bain de sang de plusieurs numéros, par un ennemi surpuissant, se remettent pendant plusieurs autres numéros, et reviennent plus forts et plus décidés que jamais - ce que j'appelle le syndrome shonen/DBZ), ses résolutions faiblardes (Kirkman ayant une fâcheuse tendance, au fil du temps, à se désintéresser de telle ou telle intrigue, au profit d'un personnage secondaire qui l'amuse, ou d'un idée qui le titille), ses coups de buzz pas toujours très pertinents ou probants (avortement, viol, mort surprise rapidement désamorcée, etc), ses personnages féminins au développement discutable (Atom Eve, notamment), ses digressions inutiles, ses crossovers et tie-ins un peu creux avec tout le catalogue Image, bref, il y a du bon et du mauvais au fil de ces nombreux numéros d'Invincible, et ce quand bien même les fans de comics auraient tendance à refuser de voir les défauts du titre.

Cela dit, j'ai beau ne pas être aussi enthousiaste que beaucoup de lecteurs de la bande dessinée, je dois bien admettre sa longévité. Et s'il y a bien une chose que je ne peux retirer à cette adaptation animée, c'est sa fidélité aux grandes lignes de l'œuvre originale.

Et c'est probablement pour cela que je n'ai pas grand chose à dire sur le programme dans son ensemble : il adapte assez fidèlement les premiers arcs de la série, en changeant quelques détails çà et là, en modifiant la temporalité et l'ordre de certains événements, et en faisant des choix créatifs finalement assez vains : on pourrait discuter de la manière dont la série affaiblit considérablement le twist fondateur de la version papier (la nature réelle de Nolan) dès son pilote, voire même dès son affiche promotionnelle originale, en en faisant une sous-intrigue saisonnière (les autres personnages vont-ils découvrir à temps que c'est un maychant ?) et en impliquant Damien Darkblood, un pseudo-Hellboy ; tout comme l'on pourrait se demander si c'était bien utile d'avoir fait une sorte de tri dans les sous-intrigues des deux ou trois premières années de la bd, d'avoir tout condensé en huit épisodes, tout ça pour retomber au même point qu'à la fin du premier gros arc du comic-book (à savoir les douze premiers numéros) - ça donne un peu l'impression que Kirkman (qui a écrit deux épisodes de la saison, et pas forcément les meilleurs), voulait simplement profiter de l'occasion pour faire son George Lucas ou son Zack Snyder, et revenir sur son œuvre passée pour "l'améliorer".

Mais bon, tout cela est clairement un choix assumé, et le spectateur lambda, qui n'a pas lu la bd originale, ne verra pas la différence.

À l'identique, il ne percevra pas forcément les efforts de la série pour être plus "de son temps", avec l'ajout d'une dose perceptible et gratuite (mais pas gênante) d'inclusivité et de diversité ethnique et sexuelle : Amber devient afro-américaine, Mark et sa mère sont asiatiques, Rex a la peau mate, le meilleur ami de Mark est ouvertement gay (et flamboyant), Black Sampson est nettement plus présent, certains personnages secondaires ont été genderswapped pour accroître le nombre de personnages féminins, les motivations des uns et des autres ont été modifiées pour leur donner plus à faire (ici, tout le monde se doute très tôt du caractère malfaisant de Nolan)...

Par contre, s'il y a bien un point qui ne change pas, c'est le côté gore décomplexé du récit, encore amplifié par le média de l'animation (et parfois tout aussi lassant que sur le papier), et un certain trait un peu simplifié (qui n'est pas sans rappeler l'animation DC comme Young Justice).

C'est peut-être d'ailleurs au niveau technique que j'aurais le plus à redire : l'animation, fluide et dynamique durant les combats, est beaucoup plus statique et plate le reste du temps ; le doublage, plutôt compétent (beaucoup d'acteurs connus, peut-être même trop tant bon nombre d'entre eux n'ont guère plus de trois ou quatre lignes de dialogue), m'a parfois semblé hors-sujet (j'aime beaucoup JK Simmons, mais quelque chose ne colle pas entre sa voix et le physique de Nolan ; idem pour Walton Goggins en Cecil) ; et l'illustration musicale (principalement les chansons choisies) n'ont pas du tout fonctionné sur moi.

Mais à part ça ? C'est un mélange de sang, d'hommages aux récits de super-héros d'antan, de combats, de soap adolescent, de digressions pas toujours utiles, et ça a un rythme très inégal... comme le comic-book.

Adaptation plutôt réussie, donc, et si l'on est fan de la bande dessinée, l'on devrait être fan de cette version.

Après... on peut se demander si cette déconstruction ultra-violente de la figure super-héroïque est toujours très pertinente aujourd’hui, vu qu'elle est dorénavant devenue plus ou moins la norme du genre sur le câble et en salles (The Boys est déjà passé par là pour montrer un simili-Superman ultra-violent, Snyder idem, Millar aussi, et d'ailleurs Jupiter's Legacy arrive bientôt). Mais les fans semblent en redemander, donc au point où nous en sommes, c'est plutôt une question d'offre et de demande que de réelle pertinence.

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Un film, un jour (ou presque) #1435 : La méthode Menkoff (2016)

Publié le 10 Mai 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, Thriller, Australie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La méthode Menkoff (The Menkoff Method - 2016) :

Passionné de manga, David Cork (Lachlan Woods) travaille à un poste administratif d'une entreprise de traitement de données où il ne rêve que d'une chose : devenir dessinateur de mangas. Jusqu'au jour où Max Menkoff (Noah Taylor), un pseudo-expert russe en ressources humaines, arrive avec son équipe pour y restructurer l'entreprise. Une restructuration aux méthodes soviétiques, qui transforme tous les employés en êtres drogués et serviles, mais qui cache en réalité le passé criminel de Menkoff, et les véritables raisons de sa présence. Avec l'aide de la belle Ruby Jackson (Jessica Clarke), David va alors tenter de lutter contre ce manipulateur venu du froid...

Une comédie australienne réalisée et interprétée par Noah Taylor, et qui, sur le papier, ouvrait la porte à quelque chose d'excentrique, de décalé et d'amusant.

Dans les faits, cependant, tout est trop forcé et outré pour vraiment emporter l'adhésion : rien que le personnage principal, véritable otaku névrosé et tremblotant que l'on imagine facilement avoir le nez qui saigne dès qu'une fille le regarde, a tendance à agacer, dépourvu du moindre charisme ou de la moindre caractéristique attachante (son "talent", notamment, est très limité, malgré ce qu'en disent tous les autres personnages).

Et puis il y a tous ces employés drogués, qui jouent leur rôle comme des figurants dans un film de zombies ; les Russes ultra-caricaturaux ; les innombrables plans à la caméra débullée ; les moments de thriller ou d'action qui n'ont pas de tension ou d'énergie ; etc, etc, etc...

On le comprend très vite, je n'ai pas du tout accroché à ce métrage au sens de l'humour très particulier (très australien ?) et à la facture technique semi-approximative. Un énorme bof, en somme.

2/6

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Christmas Yulefest 2019 - 69 - Le Charme de Noël (2019)

Publié le 6 Janvier 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Lifetime

Noël est terminé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Le Charme de Noël (A Date by Christmas Eve / The Naughty List - 2019) :

Développeuse d'application de rencontres, Chelsea (Vanessa Lengies) peut compter sur son voisin Fisher (Evan Williams), qu'elle connaît depuis toujours, pour l'aider en cas de problème. Mais lorsque son application est copiée par Blyth (Julie McNiven), une rivale professionnelle, Chelsea se trouve contrainte de collaborer avec elle sur le projet, une version plus romantique de la liste des enfants sages et des enfants méchants du Père Noël. L'apparition d'une Mère Noël plus vraie que nature confère cependant des pouvoirs magiques à l'application de Chelsea, qui commence à exaucer les souhaits de la jeune femme...

Une rom-com Lifetime produite par Gaumont (et donc un peu fauchée), mais qui a la bonne idée de compenser cette absence de moyens par une intrigue un peu excentrique, à base d'application magique et de souhaits exaucés.

Bon, j'avoue, ça aide que la distribution féminine principale (Lengies et McNiven) soit naturellement plutôt sympathique (Evan Williams manque un peu de présence et d'alchimie avec Lengies, je dois dire), et que j'aie toujours un faible pour les téléfilms de ce genre, qui assument ouvertement leur côté décomplexé et fantastique.

Cela dit, le tout manque un peu de finition, malheureusement, et ne restera pas forcément dans les mémoires.

Néanmoins, ça reste un petit moment agréable à passer devant un téléfilm ne se prenant pas trop au sérieux.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2019 - 27 - L'Alchimie de Noël (2019)

Publié le 13 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Jeunesse

)Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Alchimie de Noël (The Knight Before Christmas - 2019) :

À l'approche de Noël, Brooke (Vanessa Hudgens) rêve de rencontrer l'âme sœur, sans trop y croire ; mais lorsque sa voiture heurte Cole (Josh Whitehouse), un chevalier médiéval transporté par delà les époques pour accomplir avant Noël une quête dont il ne sait rien, elle tombe sous le charme, et décide de l'aider...

J'ai un peu eu la même réaction devant ce Knight Before Christmas que devant La Princesse de Chicago de l'année dernière : malgré l'enthousiasme indulgent de la plupart des critiques, je suis incapable de faire autre chose que de hausser les épaules, et d'émettre un énorme bof devant un tel métrage dérivatif, approximatif et insipide.

On se retrouve ici devant une sorte de mélange générique de Kate et Léopold mâtiné de Outlander, sans la rigueur historique ou le charisme du voyageur temporel de ces deux œuvres : ici, Cole est affreusement transparent, enchaîne tous les clichés du voyageur temporel qui découvre une nouvelle époque, et cela confère à sa romance avec Vanessa Hudgens un côté mécanique, sans grande alchimie (ce qui est assez paradoxal, vu le titre du film).

Ajoutez à cela une écriture vraiment plate et forcée, entre les échanges de Brooke avec son élève, les scènes sirupeuses des proches de Brooke (une Emmanuelle Chriqui qui cachetonne dans le rôle ingrat de la sœur de l'héroïne) et de la famille défavorisée de la ville, tous les poncifs du Moyen-Âge vu par les Américains, la fin abrupte, les sous-intrigues abandonnées en cours de route (l'ex, la voisine), etc, et l'on se retrouve avec un film qui, étrangement, donne l'impression d'avoir été conçu pour un public adolescent, avec ce que ça implique de rigueur moindre à de nombreux niveaux.

Vraiment pas convaincu, donc. Et le manque d'énergie du tout semble s'être transmis à Hudgens, qui paraît nettement plus effacée et en retrait que dans La Princesse de Chicago.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1224 : Le Catcheur Masqué (2020)

Publié le 9 Juin 2020 par Lurdo dans Action, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, Sport, USA, WWE

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Le Catcheur Masqué (The Main Event - 2020) :

Harcelé par d'autres élèves, Leo (Seth Carr) est passionné par la WWE, et bien décidé à devenir une superstar du catch, soutenu dans cette passion par sa grand-mère (Tichina Arnold). Jusqu'au jour où il trouve un masque magique, qui lui confère un charisme, une force, et un bagout hors du commun : aussitôt, Leo adopte l'identité de Kid Chaos, et profite d'une épreuve de sélection de la WWE pour tenter d'intégrer la fédération...

Une comédie Netflix coproduite par la WWE, et qui s'avère destinée aux plus jeunes, de manière quasi-exclusive. En effet, un adulte aura bien du mal à trouver grand-chose à se mettre sous la dent, devant ce métrage enfantin, surjoué par tout le monde, aux cascades au câblage bancal, qui traite à nouveau le catch comme un véritable sport de combat, et à l'humour bas-de-plafond (Otis qui utilise son finisher - un pet cataclysmique filmé au ralenti, avec onde de choc numérique qui emporte tout sur son passage et déforme le visage de tout le public).

Alors très ponctuellement, la bonne humeur et l'enthousiasme des catcheurs de la fédération (Miz, Kofi, Sheamus, Babatunde, Mia Yim, Otis, et surtout Keith Lee, plutôt bon acteur) font que certains moments fonctionnent (j'ai notamment bien aimé Renée Young, assoiffée de sang) ; à l'identique, les acteurs les plus confirmés parviennent à donner de l'énergie à leurs personnages (Adam Pally, en père absent, est en mode mineur, mais Tichina Arnold est sympathique en grand-mère un peu chaude qui bave sur les muscles des catcheurs, et Ken Marino s'amuse en manager véreux)... mais l'écriture est trop approximative, le tout ressemble trop souvent à une grosse publicité pour les produits dérivés WWE et pour la fédération, et toutes les sous-intrigues relatives aux enfants et à leurs relations sont trop génériques pour intéresser.

Pour un jeune fan de catch de l'âge des protagonistes, peut-être la moyenne.

Pour un spectateur adulte, 1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1208 : Corporate Animals (2019)

Publié le 18 Mai 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Corporate Animals (2019) :

Une excursion d'entreprise menée par Lucy (Demi Moore), la patronne mégalomane d'Incredible Edibles, dégénère rapidement lorsque tous ses subordonnés (Jessica Williams, Karan Soni, Isiah Whitlock Jr, Martha Kelly, Dan Bakkedahl, Calum Worthy, Jennifer Kim, Nasim Petrad) se retrouvent pris au piège avec elle sous terre, dans une grotte aux parois effondrées. Pendant plusieurs jours, le groupe doit alors apprendre à survivre et à mettre leurs inimitiés de côté... ou plus simplement, à céder à leurs pulsions les plus primitives.

Une comédie de bureau assez noire au casting assez sympathique, et écrite par Sam Bain, scénariste anglais de nombreuses séries, dont Peep Show : de quoi partir plus ou moins confiant... mais malheureusement, ce métrage est un bon gros flop.

Totalement dépourvu de rythme, de personnages sympathiques, et donnant souvent l'impression d'être un postulat de court-métrage délayé sur 85 minutes, ce Corporate Animals ne parvient jamais à emporter l'adhésion plus de quelques secondes à la fois, le temps d'un gag ou d'une scène vaguement amusante : le reste du temps, ce sont des personnages assez clichés (difficile de ne pas penser à The Office quand en plus, Ed Helms est brièvement de la partie) qui passent leur temps à s'engueuler et à se jeter des insultes à la tête.

Ah, et qui ont (bien évidemment) recours au cannibalisme.

Pas rythmé, pas vraiment drôle, pas assez mordant ou original... bof, en somme.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #638 : Jumanji - Bienvenue dans la Jungle (2017)

Publié le 30 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Jeunesse, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Jumanji - Bienvenue dans la Jungle (Jumanji : Welcome to the Jungle) :

Lorsque quatre adolescents - Spencer (Alex Wolff), Martha (Morgan Turner), Fridge (Ser'Darius Blain) et Bethany (Madison Iseman) - découvre une vieille console de jeux oubliée, équipée de Jumanji, un mystérieux jeu d'aventures, ils se retrouvent propulsés dans ce monde virtuel où, possédant les pouvoirs et l'apparence de leurs personnages (Dwayne Johnson, Karen Gillan, Kevin Hart & Jack Black), ils doivent sauver le monde du maléfique Van Pelt (Bobby Cannavale).

Pour une raison que je ne m'explique guère, Jumanji - le métrage original de 1995, une comédie fantastique familiale inégale, à 3.5/6, aux effets spéciaux déjà gentiment datés à l'époque de sa sortie (je sais qu'ILM est assez fier de son travail, mais certaines des créatures - les singes, notamment - sont franchement ratées), et au Robin Williams sortant tout juste de Hook, Toys, Mme Doubtfire et Being Human, ouch - jouit désormais d'une réputation de film excellent et incontournable, un classique cinématographique des années 90.

De quoi susciter une levée de boucliers à l'annonce de cette suite/remake, comme si ce nouveau volet allait ternir l'image de la franchise Jumanji. D'autant plus amusant que ce Jumanji 2017 s'avère une bonne surprise, un film d'aventures familial assez rythmé et amusant, au casting impeccable, qui joue totalement le jeu et parvient à rendre crédibles ces personnages adolescents coincés dans des corps qui ne sont pas les leurs.

Ce n'est pas pour autant un chef d’œuvre - le script est assez basique, la réalisation est fonctionnelle, ça manque de singes, c'est prévisible, trop sage et certains effets spéciaux risquent de mal vieillir - , mais en tant que divertissement familial de fin d'année, ça tient suffisamment la route pour ne jamais ennuyer, et pour distraire pendant moins de 2 heures.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2017 - 68 - Noël avec le Témoin Amoureux (2017)

Publié le 28 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Comédie, Romance, Hallmark

Noël est passé, mais chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Noël avec le Témoin Amoureux (The Christmas Cottage - 2017) :

Designeuse d'intérieur, Lacey (Merritt Patterson) vit une vie bien rangée et ordonnée, des tendances qui la rendent très efficace dans le cadre de son travail, et dans sa vie de couple avec Roger (Victor Zinck), son patron. Mais alors qu'elle prend quelques jours de vacances, à l'approche de Noël, pour servir de demoiselle d'honneur à sa meilleure amie Ava (Brittney Wilson), elle retrouve le frère de celle-ci, Ean (Steve Lund), un chef itinérant décontracté et spontané, qui était son petit-ami lorsqu'ils étaient plus jeunes...

Rom-com Hallmark particulièrement balisée et insipide, qui donne tout simplement l'impression d'avoir été produite en pilotage automatique : l'intrigue (adaptée d'un roman) est basique au possible, l'écriture plate et générique, la direction artistique quelconque (aucun effort sur la neige, notamment : le chalet est supposément pris dans une tempête de neige... ce qui se traduit, à l'écran, par deux flocons et demi, et pas du tout de neige dans les allées ; les guirlandes miteuses en thuya accrochées sur la cheminée et un peu partout ; et lorsqu'ils vont acheter un sapin, on voit littéralement la fausse neige mousser et dégouliner des branches, au premier plan), bref, le tout est éminemment oubliable et dérivatif.

Un point pour Steve Lund, toujours sympathique, un point pour Merritt Patterson (charmante et plus intéressante ici que dans A Royal Winter), et 0.25 pour le reste.

2.25/6

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Comme toujours, retrouvez la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog les années précédentes, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Un film, un jour (ou presque) #1185 : This is Spinal Tap (1984)

Publié le 15 Avril 2020 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

This is Spinal Tap (1984) :

Fin 1982, le réalisateur Marty Di Bergi (Rob Reiner) décide de suivre avec une caméra le groupe de hard rock Spinal Tap (Michael McKean, Christopher Guest, Harry Shearer, RJ Parnell, David Kaff) alors qu'il est sur le point de sortir son nouvel album, Smell the Glove, et de partir en tournée aux USA pour tenter d'y reconquérir son public...

On ne présente plus ce rockumentaire de la bande de Christopher Guest, et son infinité de moments et de scènes cultes : les versions 60s et 70s du groupe, l'herpès labial de tout le monde, le running-gag des batteurs qui décèdent les uns après les autres, Stonehenge et ses nains dansants, le cocon qui reste bloqué, les rivalités entre le guitariste et la petite amie du chanteur, la réinvention free jazz de Spinal Tap, etc, etc, etc.

Avec en prime des caméos de multiples visages connus, de Fran Drescher à Patrick Macnee en passant par Dana Carvey, Billy Crystal, Paul Shaffer, Anjelica Huston, Fred Williard, Ed Begley JR et bien plus encore...

Un pastiche du monde de la musique et des documentaires musicaux particulièrement pertinent, un mockumentaire fondateur d'un genre, un métrage incontournable qui, aujourd'hui encore, fonctionne très bien, principalement parce qu'il était déjà très très proche de la réalité de certains groupes.

11/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 56 - Wedding Nightmare (2019)

Publié le 25 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Wedding Nightmare (Ready or Not - 2019) :

Le jour de son mariage, Grace (Samara Weaving) apprend que la famille de son époux (Mark O'Brien), très aisée et excentrique, a une tradition étrange : jouer à un jeu de société tiré au hasard par la mariée. Mais lorsque Grace tire la carte du cache-cache, sa belle famille (Adam Brody, Henry Czerny, Andie MacDowell) commence alors à la traquer, armes à la main, pour la sacrifier à une entité maléfique assurant leur bonne fortune...

Une comédie horrifique de deux des membres du collectif Radio Silence (déjà à l'origine de V/H/S, du très médiocre The Baby, et du sympathique 666 Road : Southbound), comédie qui a connu un certain succès critique et public outre-atlantique, mais qui s'avère, au final, très inégale.

En fait, c'est un film "à peu près" : Ready Or Not part d'un postulat amusant, le cache-cache, et tente de produire une comédie noire et décalée mêlée à un survival tendu, mais il n'y parvient qu'à peu près.

Le mélange comédie/horreur ne fonctionne que trop aléatoirement, la faute à un rythme bancal, à une distribution assez disparate (Weaving est plutôt convaincante en mariée battante à la langue bien pendue, McDowell idem, mais les autres personnages sont plus inégaux, voire même insipides - le jeune marié), et à un film qui abandonne son postulat de départ (le cache-cache) et son environnement initial (le manoir) assez rapidement.

Alors c'est ponctuellement amusant, mais jamais suffisamment sur la durée, tout comme ce n'est jamais suffisamment tendu, ou décomplexé, pour vraiment emporter l'adhésion. Il aurait fallu choisir un ton plus affirmé : soit une vraie comédie décalée, à l'image du sort final de la famille, soit quelque chose de vraiment tendu et hargneux, mais pas cet entre deux un peu frustrant, qui donne l'impression de ne pas aller au bout de ses idées.

2.5 + 0.25 pour la mélodie sinistre du cache-cache, telle que jouée par le 33 tours = 2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 54 - Doom - Annihilation (2019)

Publié le 25 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Doom - Annihilation (2019) :

Une escouade de Marines de l'UAC (Amy Manson, etc) arrive sur Phobos, la lune de la planète Mars, où un laboratoire scientifique ne répond plus après avoir activé un portail ancestral et mystérieux...

Nouvelle adaptation de la franchise vidéoludique Doom, après un premier métrage très moyen, et ce malgré sa distribution sympathique (The Rock, Karl Urban, Rosamund Pike)... et ici, c'est encore pire.

Nettement, même, puisqu'on se trouve ici devant un DTV cheapouille, tourné dans les pays de l'Est, avec une distribution insipide, une écriture médiocre, des costumes fauchés, et des monstres au compte-goutte (si l'on omet les deux dernières minutes, il n'y a que de pauvres humains vaguement zombifiés, et un seul vrai monstre dans ce film, toujours le même cascadeur en costume qui se fait tuer et ressurgit un peu plus tard...), tout ça dans un métrage de couloirs sombres et de fusillades génériques.

Alors certes, il y a bien quelques moments ponctuellement intéressants (le clin d’œil à Wolfenstein, la brève visite finale dans la dimension démoniaque intégralement numérique), mais dans l'ensemble, entre son héroïne baptisée Joan Dark ("Jeanne d'Arc"), son BFG en plastique tenu n'importe comment, et l'inintérêt chronique de tout le script, c'est, dans l'ensemble, vraiment mauvais.

1.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 62 - CYCLE JASON - Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 dimensions (1982)

Publié le 29 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

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Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 dimensions (Friday the 13th, Part 3 - 3D - 1982) :

Temporairement vaincu, Jason Voorhees parvient à s'échapper, et à reprendre son massacre : cette fois-ci, il tourne ses attentions vers Chris Higgins (Dana Kimmell) et ses amis (Paul Kraka, David Katims, Jeffery Rodgers, Tracie Savage, Larry Zerner...), venus se détendre sur le terrain de camping privé de la famille de Chris. Sans oublier un gang de bikers locaux, décidés à en découdre avec certains de ces campeurs apeurés...

On prend les mêmes et on recommence, ou presque, puisque Steve Miner reprend les commandes de ce troisième épisode, censé être le dernier de la saga.

Un épisode tourné pour la 3D (les effets sont assez nazes et peu inspirés), qui souffre de tous les problèmes du film précédent (10 premières minutes de recyclage du film précédent, et de générique kitschouille, jeunes insipides - sauf Shelly le comic relief, qui existe un peu plus -, interprétation inégale, toujours ces feintes innombrables qui désamorcent tout, Jason toujours trop humain et vulnérable, etc), avec quelques progrès, çà et là.

Ainsi, une fois que Jason récupère son look final (machette et masque de hockey), le film décolle un peu, d'autant que la final girl (si elle manque toujours de charisme ou d'intérêt) est plus débrouillarde que d'habitude.

Malheureusement, Jason reste toujours étrangement nonchalant et peu efficace, passant son temps à s'écrouler sous des coups faiblards, et à gémir de douleur ; et les bikers font vraiment pièce rapportée, à la fois ridicules et inutiles.

Ajoutez à cela une fin assez plate, qui photocopie directement la fin du premier film, et voilà : c'est un peu au-dessus du second film, et probablement meilleur que le premier, mais c'est aussi totalement oubliable, hormis pour avoir donné à Jason son apparence définitive.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 60 - CYCLE JASON - Vendredi 13 (1980)

Publié le 29 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Friday

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Vendredi 13 (Friday the 13th - 1980) :

Hanté par le souvenir de meurtres sanguinaires dans les années 50, le Camp Crystal Lake rouvre pourtant ses portes en 1979, avec tout un nouveau groupe de moniteurs : Jack (Kevin Bacon), Alice (Adrienne King), Bill (Harry Crosby), Marcie (Jeannine Taylor) et Ned (Mark Nelson). Mais les habitants de la région n'ont pas oublié le massacre de 1958, et ils avertissent les campeurs, en vain : rapidement, les cadavres s'empilent au camp de vacances, victimes d'un mystérieux tueur invisible...

Halloween est quasiment là, et quoi de mieux pour fêter Samhain que de revenir sur l'un des mythes incontournables de l'horreur cinématographique et du slasher : Jason Voorhees.

J'entame donc aujourd'hui un Cycle consacré à la franchise Vendredi 13, en commençant par le premier opus, un film que je n'ai pas revu depuis... ouhlà, au moins 25 ans, et qui, il faut bien l'avouer, a assez mal vieilli.

Il faut dire que, dès son introduction en vue subjective, le film de Sean Cunningham trahit l'influence énorme que le Halloween de Carpenter a eue sur lui. Mais Cunningham n'a pas la maestria ni la subtilité de Papy Carpenter, et rapidement, on perçoit le rythme bancal du métrage, avec ses personnages sous-développés, son meurtrier invisible, son remplissage peu palpitant, et sa final girl assez insipide (paradoxalement, Annie, la première campeuse moderne à apparaître à l'écran, est beaucoup plus sympathique, et aurait probablement été plus intéressante dans le rôle de la survivante).

Alors certes, pour l'époque, les effets spéciaux sont réussis, et ça fait toujours plaisir de revoir Kevin Bacon dans ce petit rôle. Mais malgré le fait que le tout s'avère moins racoleur que bon nombre de slashers qui ont suivi, il manque quelque chose pour emporter l'adhésion, notamment dans son affrontement final, parfois un peu involontairement risible.

2.5/6 pour le côté historique du film, mais honnêtement, ça ne les vaut pas nécessairement, tant les années n'ont pas été tendres avec le film.

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