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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #792 : MOIS FRANÇAIS - Les Profs (2013) & Les Profs 2 (2015)

Publié le 10 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Jeunesse, UK

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Les Profs (2013) :

Pire lycée de France, l'établissement Jules Ferry est désormais le lieu d'une expérimentation improbable, puisque, désespérée, l'Académie impose au proviseur de recruter les pires profs de France (Pierre-François Martin-Laval, Isabelle Nanty, Christian Clavier, Arnaud Ducret, Stéfi Celam, Raymond Bouchard, Fred Tousch, Alice David, etc) dans l'espoir de provoquer un électro-choc dans l'établissement...

Adaptation (écrite, réalisée et interprétée par Pef) de la bande dessinée Les Profs, ce métrage potache s'avère assez frustrant et décousu, puisqu'il n'est, au final, qu'une succession de vignettes et de gags vaguement rattachés par un semblant d'intrigue.

Pas forcément surprenant, compte tenu du format de la bande dessinée d'origine, mais pas franchement convaincant, d'autant que le trait est très forcé, que tout le monde fait son petit numéro (Ducret qui nous fait un Van Damme du pauvre... *soupir*), et que, si ça fonctionne ponctuellement de par son absurdité, ce n'est tout de même pas très drôle sur la durée (en plus d'être répétitif).

Bon gros bof (vite vu, vite oublié).

2.5 - 0.25 pour la romance insipide que Pef donne à son personnage = 2.25/6

Les Profs 2 (2015) :

Sur ordre de la Reine d'Angleterre, les Profs (Pierre-François Martin-Laval, Isabelle Nanty, Didier Bourdon, Arnaud Ducret, Stéfi Celam, Raymond Bouchard, Fred Tousch) arrivent dans le meilleur établissement privé du Royaume-Uni, pour y superviser l'éducation de Vivienne (Gaia Weiss), sa petite-fille rebelle. Mais Boulard (Kev Adams) les accompagne, et s'éprend rapidement de la jeune femme...

Énorme bof pour cette suite précipitée et molle, qui fait énormément de place à Kev Adams (affublé d'une romance insipide avec une Gaia Weiss transparente) au détriment de tous les profs.

Ces derniers se retrouvent ainsi réduits à des gags éventés et répétitifs (et flatulents !), quand ils ne font pas tout simplement de la figuration (Bourdon, qui remplace Clavier), dans une intrigue générale assez superficielle et creuse, pleine d'accents approximatifs, et totalement centrée autour du personnage de Weiss, et de ses rapports avec Kev Adams.

Bref, si ce n'était pour l'ambiance vaguement Potterienne de l'école, quelques moments amusants, et un Eric Lampaert excellent en garde-chiourme de l'école, le tout n'aurait pas grand intérêt.

2 - 0.25 pour la chanson finale de Kev (avec chorégraphie générale), insupportable = 1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #802 : MOIS FRANÇAIS - Situation Amoureuse - C'est Compliqué (2014) & Adopte un Veuf (2016)

Publié le 18 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Situation Amoureuse - C'est Compliqué (2014) :

Trentenaire parisien immature et fiancé à Juliette (Anaïs Demoustier), Ben (Manu Payet) vit une vie tranquille, jusqu'au jour où son amour d'enfance, Vanessa (Emmanuelle Chriqui), revient des États-Unis et décide de renouer avec lui...

Premier film de Manu Payet en tant que réalisateur et scénariste, SACC s'avère une comédie romantique ultra-basique, dans laquelle Payet se met en scène au cœur des attentions simultanées de deux jeunes femmes séduisantes auxquelles il ne peut pas résister. Rien que ça.

Le problème, c'est que les choix d'acteur de Payet sont assez peu intéressants, et qu'il ne fait pas un protagoniste très attachant. On peine en effet vraiment à s'intéresser à cet ado attardé et passif, à la fidélité toute relative, qui mérite bien tous les problèmes qu'il s'attire. Donc, forcément, lorsque le récit tente de jouer la carte de l'émotion, et de la happy end, ça tombe à plat.

Et alors qu'on aurait pu s'attendre à un côté humoristique plus développé et efficace, qui aurait compensé le tout, on se retrouve en fait avec de brefs moments comiques décalés, certes amusants, mais bien trop rares en regard du reste pour s'avérer convaincants.

Ajoutez à cela un rythme assez mollasson, et une première demi-heure assez inégale au niveau de la cadence des dialogues et de la mise en place, et on se retrouve avec un métrage assez décevant, qui ne m'a jamais particulièrement séduit.

2/6 (dont 0.25 pour Emmanuelle Chriqui jouer dans un français tout à fait respectable (je ne m'y attendais pas)

Adopte un Veuf (2016) :

Déprimé et veuf depuis peu, Hubert Jacquin (André Dussollier) se sent seul dans son immense appartement luxueux. Lorsqu'un quiproquo amène Manuéla (Bérengère Krief), une jeune femme exubérante à la recherche d'un endroit où se loger, à se présenter à sa porte, Jacquin finit par l'héberger chez lui. Et rapidement, le retraité se laisse contaminer par la bonne humeur et l'énergie de la jeune femme, allant même jusqu'à accueillir deux autres colocataires chez lui, Paul-Gérard (Arnaud Ducret) et Marion (Julia Piaton), eux aussi excentriques et improbables...

Une petite comédie sans prétentions et qui fonctionne principalement grâce à sa distribution très attachante, et qui a une bonne alchimie.

On voit passer brièvement Vincent Desagnat, le frère du réalisateur, on s'amuse de la cohabitation chaotique de cette petite bande, on sourit devant le côté "on n'est pas dupe des clichés de la comédie romantique", on soupire un peu devant les petites pointes de surjeu et d'hystérie ponctuelle (jamais suffisamment affirmées pour devenir un choix à part entière), on apprécie les petits moments décalés, çà et là, et on hausse les épaules en découvrant l'histoire du jeune malade, supposée assurer le quota émotion du tout mais qui laisse de marbre... bref : on passe un bon moment, certes imparfait, mais néanmoins agréable.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - Westworld, saison 1 (2016) - Bilan global

Publié le 21 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science-Fiction, Drame, Thriller, Western, HBO

La semaine dernière, j'ai fini mes mini-critiques des épisodes de cette première saison en me posant une question : Pourquoi ? Pourquoi est-ce que Westworld, une série au budget et au savoir-faire évidents, ne m'a pas passionné plus que ça ? Éléments de réponse...

Westworld saison 1 - Bilan global :

Oui, Westworld est une série très bien produite, avec une direction artistique assurée, une réalisation efficace, et une interprétation globalement juste et convaincante.

Oui, c'est une série ambitieuse, qui a bien étudié et intégré le concept de la bicaméralité de l'esprit et de la conscience, pour l'appliquer au postulat de départ du film de Michael Crichton.

Et oui, la série est, en ce qui me concerne, bien meilleure que le film en question, qui m'avait relativement déçu.

Je reste néanmoins très mitigé (mitigé positif, pour être exact) devant la première saison de ce Westworld, une première saison qui semble s'être laissée dévorer par son ambition, victime d'une écriture pas forcément à la hauteur de celle-ci.

Le problème, en fait, c'est cette narration. Une narration fragmentée et fracturée, qui joue constamment la carte du mystère, de la surprise et des multiples lignes temporelles, pour raconter des histoires qui auraient peut-être été plus efficaces en étant narrées de manière linéaire.

Car se reposer constamment sur le "mystère" demande une grande rigueur d'écriture, et malheureusement, c'est un peu là que le bât blesse : entre la sous-intrigue de Maeve, qui repose sur deux personnages secondaires quasi-comiques, et dont le rebondissement le plus important prend place dans les épisodes les plus faibles de la saison ; les discours pseudo-philosophiques et profonds de Ford, qui rappellent très clairement qu'un Nolan se trouve à la barre de la série ; et cette tendance à vouloir camoufler au maximum ses objectifs derrière des effets de montage, de réalisation, etc, pour tout finir par révéler de manière basique, via des dialogues patauds et ronflants... on s'aperçoit vite que l'écriture fait autant de bien que de mal au programme, par son manque de rigueur (le concept de violence des hôtes envers les visiteurs est ainsi à géométrie très variable selon les épisodes) et ses approximations.

En fait, avec ses thématiques et son traitement qui ne sont pas sans évoquer Blade Runner, Battlestar Galactica, et compagnie, et ses nombreux tours de passe-passe scénaristiques, la série finit par vraiment ressembler à ce piano mécanique dont la production semble particulièrement éprise : la partition est jouée de manière techniquement propre, elle est parfois même très réussie, mais elle manque cruellement d'émotion, se déroulant mécaniquement sans réellement parvenir à impliquer le spectateur dans sa démonstration.

Et finalement, c'est assez approprié, puisque cette série traite de personnages robotiques contraints de rejouer chaque jour les mêmes scènes et les mêmes numéros ; mais ces derniers finissent par développer une conscience, et par sortir des chemins tracés par leur créateur.

La série, elle, n'en est pas encore là... peut-être qu'en saison 2, elle parviendra à s'émanciper de sa forme froide et distante, de sa mécanique laborieuse, pour enfin prendre vie devant nos yeux.

 

(retrouvez aussi sur ce blog la critique des épisodes 1x01-02 ; 1x03-04 ; 1x05-06 ; 1x07-08 ; 1x09-10 )

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Un film, un jour (ou presque) #870 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : L'Amour Sucré Salé (2018) & Le Roman de Notre Amour (2017)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

L'Amour Sucré Salé (Cooking With Love - 2018) :

Lorsque la présentatrice d'une émission culinaire pour enfants (Gabrielle Rose) s'avère incapable de tourner la nouvelle saison du programme pour des raisons de santé, Kelly (Ali Liebert), l'une des productrices, décide d'engager Stephen (Brett Dalton), un chef controversé et arrogant ayant besoin de redorer son image, pour la remplacer. Une collaboration qui ne se déroule pas sans accrocs, mais qui finit par s'avérer une opportunité en or pour le duo...

Une comédie romantique de Saint Valentin à thématique culinaire, et qui fonctionne principalement sur l'alchimie de son couple principal : Brett Dalton fait un chef arrogant (mais qui a bon fond) plutôt réussi ; comme je l'avais dit lors des fêtes de Noël 2017, Ali Liebert est une héroïne très attachante et dynamique ; et les seconds rôles ne sont pas désagréables du tout (Kimberley Sustad, Janet Kidder, les enfants, etc).

Certes, la rivalité avec l'autre producteur (Preston Vanderslice) est assez générique, et l'univers des coulisses d'un show de cuisine est plus ou moins intéressant, mais dans l'ensemble, le tout se regarde tranquillement, et on passe même un moment relativement agréable devant ce téléfilm.

3.75/6

Le Roman de Notre Amour (All For Love - 2017) :

Lorsque Diana (Teryl Rothery), la directrice de publication de Jo (Sara Rue) lui annonce que le premier jet de sa nouvelle romance (à thématique militaire) est générique et insipide, cette célibataire endurcie se retrouve obligée de faire équipe avec Colin (Steve Bacic), le frère de Diana, un ancien Navy Seal cynique, avec lequel elle ne s'entend pas du tout...

Une comédie romantique Hallmark plutôt décontractée, et qui fonctionne principalement grâce à la bonne alchimie qui existe entre une Sara Rue amusante et dynamique, et un Bacic un peu fatigué et bouffi, mais qui se met au diapason de sa collègue.

La première demi-heure, à base de romancière incapable galérant en camp d'entraînement militaire, est ainsi assez rythmée et amusante ; ensuite, le film connaît un petit coup de mou, alors que la romance se développe, et que le script tente de donner une image improbable du monde de l'édition des romans sentimentaux (à base de critiques clichés qui assistent à des lancements promotionnels onéreux, de ventes par millions, etc) ; enfin, le dernier tiers retombe un peu dans les clichés habituels de la rom-com Hallmark, avec quiproquo, pseudo-rivale amoureuse, et réconciliation in extremis.

Dommage que le tout ne réussisse pas vraiment à éviter tous ces écueils, parce que dans l'ensemble, les acteurs et le ton général du film sont plutôt sympathiques.

3.5 - 0.25 pour la jaquette finale du livre, tout simplement immonde + 0.25 pour Jordana Largy, amusante dans le rôle de la confidente de l'héroïne = 3.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 63 - Il était une fois à Castlebury (2011)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Jeunesse, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il était une fois à Castlebury (A Princess For Christmas/A Christmas Princess/A Castlebury Christmas) :

Antiquaire américaine récemment mise au chômage, Jules Daly (Katie McGrath) élève seule son neveu Milo (Travis Turner), ado rebelle, et sa nièce Maddie (Leilah de Meza), après la mort tragique de leurs parents. Mais un soir de Décembre, Paisley (Miles Richardson), majordome du Duc Edward de Castlebury (Roger Moore), le grand-père des enfants, vient les trouver, pour les inviter à passer les fêtes de Noël dans le manoir de Castlebury, quelque part en Europe. Méfiante envers le Duc pour la manière dont il a traité feue sa soeur, Jules accepte à regret, mais une fois sur place, la voilà bien décidée à insuffler un peu d'esprit de Noël dans ce vieux manoir glacial, quitte à encourir la colère du Duc, et celle de Lady Arabella Marchand du Belmont (Charlotte Salt), qui voit d'un mauvais oeil le rapprochement de Jules et du Prince Ashton (Sam Heughan)...

Un téléfilm de Noël réalisé, écrit et produit par un acteur des Feux de l'Amour (tout de suite, ça donne le ton), ce métrage s'avère particulièrement balisé, à l'instar du plus récent Un Noël de Princesse, partage avec cette production les mêmes clichés des origines royales cachées, de la figure princière au grand coeur, de l'héroïne d'extraction modeste qui change le palais pour le meilleur, de la figure royale coincée et initialement hostile, de la promise du Prince jalouse, arriviste, et manipulatrice, et bien sûr du personnel de maison sympathique et attachant.

À contrario de Noël de Princesse, ici, l'ambiance des fêtes de Noël fonctionne très bien, grâce aux décors naturels roumains enneigés, mais aussi grâce à la musique employée, qui repompe ouvertement plusieurs compositions d'Alan Silvestri, dont le thème principal du film Les Ensorceleuses.

Cette qualité, cependant, est contrebalancée par un récit qui, dans l'ensemble, est tout simplement forcé (alors que Noël de Princesse fonctionnait de par sa décontraction) : tout est trop facile, trop rapide, on ne croit ni à cette cellule familiale recomposée Jules/Maddie/Milo (pas aidée par un Milo à baffer), ni au désespoir de Jules (McGrath n'a rien d'attachant ou de sympathique, son accent américain est médiocre, elle surjoue un peu, et je commence à croire qu'elle n'est devenue si populaire que pour sa vague ressemblance avec Keira Knightley), le changement d'attitude de Roger Moore (qui cachetonne allègrement) est trop soudain pour être crédible, et les personnages restent tous des clichés ambulants, sans véritables personnalités.

En somme, difficile de se passionner pour ce récit dont les protagonistes sont assez peu engageants... d'autant que la réalisation peine à mettre en valeur ces décors naturels (et architecturaux) pourtant très jolis. Tant pis.

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 65 - La Liste du Père Noël (2012)

Publié le 22 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Liste du Père Noël (Naughty or Nice) :

Krissy Kringle (Hilarie Burton) n'aime pas Noël, malgré son nom, son adresse (sur Candy Cane Lane) et ses parents  excentriques. Chaque année, en Décembre, elle reçoit en effet des milliers de lettres destinées au Père Noël, ce qui l'agace prodigieusement. Cette année, pour ne rien arranger, elle se fait renvoyer peu de temps avant de recevoir un livre étrange par la poste : la liste du Père Noël, qui recense les enfants sages et les enfants turbulents. Et rapidement, elle s'aperçoit qu'en prononçant à voix haute un nom devant ce livre, Krissy peut découvrir les pires secrets de cette personne : un pouvoir surprenant, qu'elle exploite aussitôt à son avantage, mais qui va finir par lui échapper...

Un téléfilm Hallmark de 2012 qui prouve ma théorie avancée dans la critique de Coup de Foudre pour Noël, à savoir "pour faire une bonne comédie (romantique ou non) de Noël, le plus important, c'est sa distribution" . Sauf qu'ici, c'est l'exact opposé du film sus-nommé qui se produit : le script de ce Naughty or Nice est amusant, décalé, il ne se prend jamais au sérieux et est relativement original, voire plein de potentiel ; la production est compétente, le rythme aussi, et de manière globale, il ne manque pas grand chose pour que ce film soit réussi.

Pas grand chose, sauf une distribution appropriée.

Non pas qu'Hilarie Burton soit mauvaise, non, elle met de l'énergie dans sa prestation, elle est juste, etc... c'est simplement qu'elle est particulièrement générique et interchangeable avec n'importe quelle autre actrice blonde de son âge ; idem pour Matt Dallas, beau mais fade ; idem pour sa patronne, pour sa collègue fourbe, pour sa voisine... de manière globale, la distribution de ce film est affreusement transparente, ce qui tire le récit vers le bas (ou du moins, vers l'oubli).

Alors certes, les parents excentriques sont Michael Gross et Meredith Baxter, qui jouaient déjà un couple dans la sitcom Sacrée Famille, dans les années 80... donc pour les nostalgiques, c'est un clin d'oeil sympathique, mais les deux acteurs ont vraiment trop peu à faire pour parvenir à marquer le spectateur ; et le meilleur ami de Krissy (Marco, interprété par Gabriel Tigerman) a le problème d'être écrit comme le cliché d'un meilleur ami gay typique... sauf qu'on est dans un téléfilm Hallmark, et que chez Hallmark (contrairement à la chaîne Lifetime, déjà plus progressiste), les gays n'existent pas (ou sont invisibles), donc on lui place, au détour d'un dialogue, une copine qu'on ne verra jamais... et c'est là l'essentiel de son développement.

Bref - parce que je ne vais pas épiloguer là-dessus -, ce même Naughty or Nice, avec une distribution plus inspirée, cela aurait facilement donné un 4/6, voire plus selon les acteurs.

Là, en l'état, c'est un petit 3/6, et encore...

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Christmas Yulefest 2015 - 69 - L'Ange de Noël (2015)

Publié le 23 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Drame, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Ange de Noël (Angel of Christmas) :

Journaliste détestant les fêtes de Noël, mais recherchant désespérément un sujet festif afin d'être publiée, Susan (Jennifer Finnigan) décide de consacrer un article à l'Ange de Noël que sa famille se transmet de génération en génération, et qui est supposé avoir des pouvoirs magiques. Elle mène alors l'enquête, révélant une romance impossible entre son grand-père et une actrice de Broadway, romance qui reflète étrangement la situation actuelle de Susan, tiraillée entre Derek (Tahmoh Penikett), un collègue ambitieux et totalement centré sur sa carrière, et Brady (Jonathan Scarfe), un artiste-peintre excentrique et optimiste.

Un film de Noël Hallmark qui n'est pas vraiment à sa place sur cette grille de programmation, car nettement plus proche des téléfilms diffusés sur Hallmark Movies & Mysteries : ces derniers sont en effet généralement plus sérieux, plus travaillés, moins sirupeux et superficiels, et centrés sur l'enquête menée par leur protagoniste.

Ce qui a donc des avantages et des inconvénients, et produit un résulta final assez mitigé. Au rayon des bons points, la structure globale du film, en flashbacks sur les années 20, n'est pas inintéressante, et la distribution de ce métrage est globalement sympathique (même si je dois dire que le lifting de Jenn. Finnigan est un peu gênant, et que la fusion de David Spade et de Rockstar Spud qu'est Jonathan Scarfe dégage une aura assez étrange par moments).

Au rayon des mauvais points... l'investigation (qui en soi a déjà un rythme très mollasson et pas particulièrement captivant) se conclue par un toutéliage abusif que certain(e)s trouveront peut-être formidable, mais qui m'a paru vraiment trop forcé pour fonctionner ; l'ange en bois est particulièrement laid, et ressemble à toutes ces actrices de 45 ans botoxées et collagénées qui pullulent à Hollywood ; Finnigan en fait par moments un peu trop, notamment lorsqu'elle boit son café, ou agit en Grinch au début du film (une absence de subtilité qui se retrouve dans la présentation de Brady, au visage couvert de peinture histoire de bien faire comprendre au public qu'il est peintre) ; et enfin, la production a clairement abusé de la neige artificielle, qui tombe en mousse drue dans 95% des scènes, et dont des couches de coton sont répandues sur de nombreux décors, çà et là.

Bref, un téléfilm qui n'est pas aussi "joyeux" et "léger" que toutes les productions Hallmark diffusées jusqu'à présent... mais qui n'est pas plus passionnant ou réussi que ces dernières. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais ce n'est pas non plus particulièrement bon, donc :

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 96 - Profession Père Noël (2015)

Publié le 1 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Lifetime

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Profession Père Noël (Becoming Santa) :

Holly (Laura Bell Bundy) est la fille du Père Noël (Michael Gross), mais a toujours caché sa véritable identité à son compagnon Connor (Jesse Hutch), qui travaille pour un fabricant de jouets. Mais lorsque Connor veut la demander en mariage, Holly n'a pas d'autre choix que de l'emmener au Pôle Nord, pour le présenter à ses parents. À son arrivée, elle lui raconte alors la vérité et, malgré la présence insistante de Jack Frost (Tony Cavalero), l'ex d'Holly, elle tente de le préparer (sans qu'il s'en aperçoive) à prendre la succession de son père...

Une production Lifetime assez agaçante, pour de multiples raisons. Tout d'abord, du début à la fin, on a l'impression d'être devant un mauvais clone (ou une suite télévisée) de la franchise Super Noël, entre le rival Jack Frost, les elfes enfants et leur superviseur plus âgé plus grognon et plus sarcastique, la clause de mariage, etc...

Ensuite, le héros passe tout le film à être un compagnon parfait, qui endure tous les mensonges et toutes les épreuves qui se présentent à lui avec le sourire... jusqu'à ce qu'il en ait assez qu'on lui cache des choses et qu'on le critique, et qu'il décide de céder la place à plus qualifié que lui.

Et lorsqu'il revient finalement, après avoir plus ou moins été écarté du récit par un script se concentrant sur autre chose, c'est à lui de faire des excuses !? Mwé.

Enfin, ce téléfilm est un nouvel indicateur du problème récurrent de Lifetime, quasiment incapable de tourner un film de Noël sincère dans lequel le Père Noël serait réel.

Last Chance For Christmas souffrait déjà de cette distanciation de la chaîne vis à vis de son sujet : Lifetime n'assume pas (plus ?) le kitsch inhérent à ses scripts de Noël, et préfère les traiter avec ironie, à la limite de la parodie. Une approche qui pourrait fonctionner si elle était totalement assumée, mais là non plus, ce n'est pas le cas, puisque le téléfilm est trop fauché (la neige artificielle en coton est ridicule, entre autres) pour que ses éléments caricaturaux soient convaincants, et trop forcé et surjoué pour qu'à côté, l'émotion et la romance sonnent vrai (tout ce qui concerne la compagnie de jouets, notamment, est une mauvaise farce, et voir les enfants s'extasier en une fraction de seconde sur un chien en bois assez laid est assez risible).

Résultat, les productions Lifetime ont vraiment "le cul entre deux chaises", pas assez sincères et bien produites pour convaincre, et pas assez déjantées et décalées pour devenir vraiment amusantes.

Dommage, parce que le couple principal est assez sympathique, et a une bonne alchimie.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #871 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois un Prince (2018) & Un Admirateur Secret (2011)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Il était une fois un Prince (Once Upon a Prince - 2018) :

Suite à une rencontre fortuite, Susanna (Megan Park), une jeune architecte paysagiste américaine, accepte l'aide de Nate (Jonathan Keltz), et se rapproche rapidement du jeune homme. Mais rapidement, elle découvre que celui-ci est un Prince européen, et qu'il est sur le point d'être couronné Roi...

Mouais. Encore un téléfilm Hallmark "royal", encore les mêmes formules, les mêmes ficelles, les mêmes personnages (la Reine-mère, la noble rivale, le garde-du-corps/agent de sécurité, etc), le même type de décors (sauf qu'ici, ils n'ont pas été filmer en Europe), etc, etc, etc.

Alors certes, le couple principal a ici le temps de développer un rapport crédible, et une relation amicale avant d'être amoureuse, ce qui évite le coup de foudre instantané habituellement de mise et gentiment capillotracté. Mais entre une Megan Park fatiguée, et un Keltz pas très charismatique, ça ne décolle jamais vraiment, pas aidé par une illustration musicale un peu forcée.

Un gros bof, donc.

2.5/6

Un Admirateur Secret (A Crush on You - 2011) :

Lorsqu'il s'éprend de Chloe Andersen (Christine Scott Bennett), une jolie blonde aperçue dans un café, et qu'il obtient son adresse email, Ben Martin (Sean Patrick Flanery) décide de lui envoyer une lettre romantique et anonyme. Mais sans le savoir, c'est Charley Anderson (Brigid Brannagh), mère célibataire, amie et collègue de Chloe au sein de l'entreprise de marketing dirigée par Big Jim Nelson (Michael Clarke Duncan), qui reçoit ces courriers, et c'est avec celle-ci qu'il entame une correspondance amicale, persuadé qu'il est en train conquérir Chloe. Lorsque vient le moment de se confronter à la réalité, cependant, tout change, puisque Ben et Chloe découvrent qu'ils n'ont pas grand chose en commun, tandis que Charley et lui deviennent les meilleurs amis du monde...

Une rom-com Hallmark assez basique, dérivative et prévisible, dans le genre quiproquos et identités cachées, mais pas désagréable, principalement parce que Brigid Brannagh est crédible et sympathique (plus que d'autres actrices principales de films Hallmark, en tout cas) en mère de famille discrète.

Bon, SPF surjoue un peu par moments, et devrait avoir la main plus légère sur le bronzage ; et il est plus que temps que Hallmark investisse dans une nouvelle imprimante (tous les logos et affiches de ce téléfilm semblent avoir été conçus en trois minutes et imprimés sur une vieille Epson à 20€).

Mais sinon, ça se regarde tranquillement. Sans plus.

3/6

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (fin)

Publié le 16 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Star Trek, Science-Fiction, Critiques éclair

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x26 - Hope and Fear :

Fin de saison signée Berman, Braga et Menosky, avec la découverte, grâce à un passager extraterrestre (Ray Wise), de l'USS Dauntless, un vaisseau révolutionnaire apparemment envoyé par Starfleet dans le Delta Quadrant pour récupérer l'équipage du Voyager, suite à la prise de contact effectuée plus tôt dans la saison. Un pitch très sympathique, qui fait illusion pendant une bonne moitié de l'épisode... malheureusement, on devine très tôt (tant par le choix de l'acteur que par la réalisation un peu trop appuyée) que l'alien est fourbe et que tout ça va se retourner, forcément, contre le Voyager.

Aussi lorsque la grande révélation du plan machiavélique (et totalement capillotracté, pour ne pas dire irréaliste et infaisable) a lieu, l'épisode prend un coup dans l'aile. Déjà que son rythme inégal peine à totalement convaincre. Le plus frustrant, ce n'est même pas le retour au status-quo, à base de grosses ficelles attendues, non, c'est plutôt le fait que certaines thématiques (Janeway enfin confrontée aux conséquences de ses décisions arrogantes et moralisatrices ; Seven qui se voit soudain proposer le choix de rejoindre la Fédération, ou de retrouver le Collectif...) de l'épisode finissent par n'être qu'effleurées, et noyées dans le reste du récit. Une fin de saison en demi-teinte, donc, regardable, mais finalement assez convenue et classique. Dommage.

 

Bilan saison 4 :

Ah ben voilà, tout de suite, c'est nettement mieux. L'arrivée de Seven of Nine au sein de l'équipage, conséquence de celle de Jeri Taylor au poste de showrunneuse solo créativement libre, a forcé les scénaristes à se recentrer sur son personnage, qui a ainsi grandement bénéficié de cette attention, et évité le cliché de la bimbo sexy auquel le studio la prédisposait. Seven, son développement, son évolution, et sa relation avec Janeway sont donc une grande force de cette saison, au point de parfois donner l'impression que Star Trek Voyager est le Seven of Nine Show.

Cet impact, il se ressent particulièrement sur les autres membres d'équipage : Kim est toujours inexistant, Chakotay est toujours un cliché ambulant, Paris n'existe qu'au travers de sa relation avec B'elanna, mais lorsque Roxann Dawson se fait plus rare pour cause de grossesse, Paris cesse d'exister. Reste tout de même le Docteur Holographique, constant dans son interprétation et dans sa place à bord. Cette inégalité de traitement est assez regrettable : si les autres personnages avaient reçu ne serait-ce que la moitié de l'attention que Seven a reçu, le show en aurait été changé. Là, en l'état, le niveau global des épisodes en progrès, mais ça souffre toujours de défauts évidents et récurrents (notamment la destruction et le gaspillage de ressources qui devraient être essentielles au Voyager ; le code de conduite à géométrie variable de Janeway ; l'absence de vrai ennemi récurrent et original ; manque de fil directeur et de continuité réelle), qui ne vont pas aller en s'améliorant lorsque Jeri Taylor aura pris sa retraite, juste avant le début de la saison 5.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (1)

Publié le 8 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Après avoir songé un moment à alterner les dernières saisons de Voyager avec une intégrale de Babylon 5 (ça attendra que j'aie fini Voyager, en fin de compte), j'ai repris Trek.

Et donc, Star Trek Voyager saison 5 :

5x01 - Night :

Reprise qui commence assez bien, avec un équipage en pleine déprime, qui traverse depuis deux mois un espace totalement noir, sans étoiles, ce qui leur porte très sérieusement sur les nerfs, avec des coups de stress, des phobies qui se réveillent, des engueulades... et Janeway qui boude dans sa chambre dans ses quartiers.

C'est peut-être là l'un des deux gros problèmes de l'épisode : le comportement de Janeway, soudain dépressive, mais qui change du tout au tout en milieu d'épisode, dès que les emmerdes arrivent, et qui finit par virer suicidaire sur la fin. Une évolution par pas très crédible après quatre saisons, d'autant que personne ne se préoccupe d'avoir une capitaine en pleine déprime depuis des mois, pas de soutien psychologique, rien.

L'autre problème, en fait, c'est que dès qu'arrivent les aliens-de-la-semaine (ici, des aliens photophobes qui vivent dans cette zone de l'espace, et qui meurent, empoisonnés par les déchets toxiques qu'une autre race déverse dans le coin), l'intérêt de l'épisode retombe considérablement, les grosses ficelles prévisibles du tout apparaissent très nettement, et pour ne rien arranger, les problèmes habituels des scripts made in Braga & Menosky refont surface, à savoir des raccourcis génants, des one-liners foireux (Tuvok qui parle de "faire la lumière sur cette affaire", Janeway qui dit qu'il "est temps de sortir les ordures" en parlant des méchants) et de gros problèmes de logique interne.

Par exemple : les photophobes pompent toute l'énergie du vaisseau, qui se retrouve au point mort... mais l'holodeck continue étrangement de fonctionner, et l'ordinateur de bord y répond toujours aux instructions, etc ; Janeway qui, une fois de plus, décide de ce qui est bien ou mal pour les races aliennes qu'elle rencontre, sans leur demander leur avis ; le bad guy qui, lorsqu'on lui propose une technologie révolutionnaire qui pourrait changer l'évolution de son espèce (et le rendre richissime par la même occasion, vu qu'il est le seul à se voir offrir cette technologie), refuse "parce qu'il a le monopole du transport de déchets", et qu'il ne veut pas le perdre....

Reprise en demi-teinte, donc, mais qui introduit le concept de Captain Proton, ce qui fait toujours plaisir.

 

5x02 - Drone :

Brian Fuller au scénario (visiblement édité par Braga et Menosky, vu la manière précipitée dont il se conclue), et un remake très touchant de Tuvix, avec en lieu et place du Tuvix en question un nuBorg né, lors d'un problème de téléportation et de navette (encore une navette bousillée !), de la fusion de nanites borgs appartenant à Seven, et de l'holoémetteur futuriste du Doc.

C'est très bien joué (le nuBorg est très bon, Seven est exceptionnelle), c'est bien mené, c'est beaucoup plus subtil que Tuvix, et surtout, ça ne se finit pas sur une décision horripilante de Janeway (qui condamnait Tuvix à mort sans broncher), mais sur un sacrifice poignant de One, qui comprend que son existence est beaucoup trop dangereuse pour le reste de la galaxie, et qu'il est préférable de se laisser mourir plutôt que de mettre autrui en péril. Quel dommage, encore une fois, que l'affrontement final soit aussi précipité.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 92 - Summer Camp (2015)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Summer Camp :

Dans un camp de vacances espagnol en langue anglaise, quatre moniteurs - Christy la pimbêche (Jocelin Donahue), Antonio le séducteur (Andrés Velencoso), Michelle la sportive extrovertie (Maiara Walsh), et Will l'apprenti-vétérinaire (Diego Boneta) - sont confrontés à une épidémie d'un virus étrange, similaire à la rage, qui contamine tous les humains présents...

Quelle déception...  au vu du pitch initial, je m'attendais à une sorte de version espagnole du Cooties américain de 2015, avec des hordes d'enfants enragés. Mais en fait, pas du tout : les enfants n'arrivent que dans les deux dernières minutes de film, et dans l'intervalle, on a droit à un film d'infectés tout ce qu'il y a de plus banal, prenant place entre les murs d'une ferme en piteux état, et ayant pour protagonistes les quatre moniteurs, et une poignée de squatteurs drogués vivant non loin (et servant de chair à canon).

Le vrai problème étant que dès le générique de début, on nous explique en voix off qu'aucun des moniteurs n'a été retrouvé en vie, ce qui limite déjà les enjeux du film, et son intérêt... d'autant plus que ces quatre moniteurs sont particulièrement stupides et caricaturaux, tant dans leurs réactions que dans leurs actions, au point que le film ressemble régulièrement à une parodie.

Mention spéciale, notamment, au personnage de Jocelin Donahue, qui du début à la fin du film est joyeusement détestable, couard, strident, etc (ce qui est assez problèmatique lorsque l'on doit s'inquiéter de sa survie et de celle de Mr. "je fais des études vétérinaires, je sais de quoi je parle, laissez-moi rentrer dans la cage de ce chien enragé, mon t-shirt me protègera").

Le pire, c'est qu'on sent qu'un soin particulier a été apporté à d'autres aspects de ce script produit par Jaume Balaguero : l'infection est temporaire (ce qui est assez original), le scénario multiplie les fausses pistes (le pseudo-slasher du début, les différentes hypothèses quant à l'origine de l'épidémie), et feinte à droite et à gauche... mais au final, à trop vouloir feinter, on en devient bien trop prévisible (la souche d'arbre).

Et pour ne rien arranger, le rendu visuel est assez médiocre : avec sa photographie très sombre, le film n'est qu'un enchaînement de scènes tremblotantes, où la caméra est secouée de droite à gauche, et fait même parfois des micro zooms/dézooms pour donner l'impression d'action et d'intensité, et pour cacher l'absence de gore, qui est le plus souvent hors-champ.

Bref, un énième film d'infectés, aux personnages antipathiques (malgré une distribution agréable), qui se termine là où il devrait commencer, et dont les quelques bonnes idées ne suffisent pas à compenser les nombreux problèmes.

2.25/6 (vraiment, j'ai rarement eu autant envie de voir les personnages se faire massacrer le plus vite possible, d'autant qu'au bout d'un moment, les infectés qui hurlent en boucle, ça fatigue)

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 29 - Zombies (2018)

Publié le 17 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Disney, Musique, Jeunesse, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Zombies (Z-O-M-B-I-E-S) :

Dans la petite ville de Seabrook, les humains vivent aux côtés de Zombies pacifiques depuis un incident chimique 50 ans plus tôt. Mais la ségrégation bat toujours son plein, et lorsqu'un groupe de jeunes zombies intègre le lycée, cela ne se passe pas sans anicroches, notamment pour Zed (Milo Manheim), zombie rêvant d'intégrer l'équipe de football, et Addison (Meg Donnelly), apprentie-cheerleader, qui sont épris l'un de l'autre.

Je le mentionnais en parlant des Descendants, mais Disney a totalement abandonné l'idée de produire des D-Coms d'Halloween, alors que c'était, pendant près d'une vingtaine d'années, un incontournable du Disney Channel.

En 2017, il en a été de même, et Zombies (adaptation d'un pilote de série avortée intitulée Zombies & Cheerleaders, produit en 2011, au sommet de la vague zombies, et peu de temps après les High School Musical) a donc été diffusé... deux jours après la Saint Valentin. Certes. Il ne faut pas chercher à comprendre, je crois.

Zombies, donc, est une sorte de Roméo & Juliette à la sauce mort-vivant, ou pour être plus exact, c'est un mélange très clair de Hairspray (même métaphore, même environnement, même déroulement), des Descendants (mêmes producteurs, même postulat), des chorégraphies modernes des Step Up (même chorégraphe), et de High School Musical, forcément.

Alors, DCom oblige, on se retrouve avec pas mal des clichés habituels du genre, depuis la distribution (la jolie héroïne, le héros comique mais pas trop, la petite sœur, la rebelle, l'idiot, le méchant un peu efféminé, la meilleure copine rondouillarde et afro-américaine...), en passant par le maquillage des zombies (plus proches du Joker - cheveux verts et grosses cernes - que de morts-vivants), et les chansons tour à tour insipides ou lorgnant sur un style Hamiltonien.

Mais ce n'est pas forcément désagréable à regarder : les chorégraphies sont efficaces, les deux acteurs principaux ne sont pas mauvais, et il y a en prime un propos très approprié, en ces temps de Trump, sur l'intégration, la tolérance, et l'inutilité d'un mur pour repousser "l'Autre".

Bref, je ne vais pas noter, n'étant pas du tout le public visé, mais je regrette néanmoins que le film ait été sacrifié à la sortie de l'hiver, alors qu'il aurait tout à fait eu sa place en octobre.

?/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 65 - Full Moon High (1981) & National Lampoon's Class Reunion (1982)

Publié le 2 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Full Moon High (1981) :

Dans les années 60, lors d'un voyage en Roumanie avec son père agent de la CIA, Tony Walker (Adam Arkin) est mordu par un loup-garou. Désormais immortel, il passe deux décennies en réclusion, mais finit par décider de retourner au lycée, dans les années 80, pour mener à son terme la saison de football qu'il a dû abandonner...

Une comédie de Larry Cohen qui ressemble fortement à un croisement entre Teen Wolf (qui sortira quelques années plus tard) et Le Loup-Garou de Londres (sorti la même année), le tout en mode Y-a-t'il un pilote dans l'avion ? ou Young Frankenstein.

Le problème étant que le film est totalement décousu, dépourvu du moindre sens du rythme, et surtout, très plat : énormément de gags et de vannes tombent totalement à plat, ça se traîne lamentablement une fois que le héros est mordu, et on finit à l'état végétatif devant cette comédie jamais maîtrisée, peu inspirée, et assez amateure.

Énorme bof, donc, malgré quelques (jeunes) visages familiers (Bob Saget ^^).

​1.75/6

National Lampoon's Class Reunion (1982) :

Lorsque les étudiants déjantés de Lizzie Borden High (Gerrit Graham, Miriam Flynn, Fred McCarren...) se retrouvent dans leur ancien établissement à l'occasion des 10 ans de leur promotion, ils ne se doutent pas qu'ils vont être pris au piège sur place, et pris pour cible par un psychopathe, Walter Baylor (Blackie Dammett), voulant se venger d'une humiliation subie en 1972...

L'une des premières productions cinématographiques National Lampoon après Animal House, ce métrage décousu n'en a ni l'énergie, ni le réalisateur, ni la cohésion, ni l'intérêt... et encore moins la distribution charismatique.

Ici, tout est très aléatoire, à la limite d'un film des ZAZ, mais le script de John Hughes (qui a, depuis, renié le film et le scénario) tourne totalement à vide, et produit un long-métrage approximatif, surjoué au possible, et qui tente de mélanger parodie de slasher et college comedy sans jamais vraiment y parvenir.

Bref, un ratage, aux quelques gags amusants fusillés par le rythme et la réalisation.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #824 : Walk Like a Panther (2018)

Publié le 14 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, UK, Drame, Catch

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Walk Like a Panther :

Lorsque le pub familial, endetté, est contraint de fermer ses portes, Mark (Stephen Graham), fils de catcheur et fan de la discipline, a l'idée de profiter d'un incident devenu viral pour organiser un spectacle caritatif avec tous les anciens lutteurs des Panthères, le groupe de catcheurs de son père. Plus facile à dire qu'à faire quand tous ces derniers n'ont pas lutté depuis les années 80...

Pilote de série tv avortée, reconverti en long-métrage surfant sur la popularité du Full Monty, cette comédie dramatique anglaise souffre d'une réalisation assez désagréable, avec un flou circulaire apparent en bordure de nombreux plans, et des angles de caméra constamment en contre-plongée légère, comme si le caméraman faisait 1m50, et avait en plus tourné tout le film assis par terre, ou sur une chaise.

Ce n'est pas rédhibitoire, en soi, mais une fois que l'on s'en aperçoit, on ne voit plus que ça, d'autant que le film n'est jamais suffisamment divertissant ou drôle pour faire oublier l'aspect technique.

Notamment sur le plan du catch, pourtant au cœur du métrage : malheureusement, du catch, il n'y en a guère dans ce film d'une heure 50 minutes. On est en plein dans de la comédie dramatique anglaise typique, et tout ce qui est catch reste hors-champ, ou limité à un bref montage au bout de 80 minutes, ainsi qu'au grand show final.

Et encore : là aussi, le tout est entrecoupé de sous-intrigues sur les gardes du corps barbus, sur la démolition du pub, etc, des digressions clairement de trop, et assez mal gérées au niveau du rythme, du montage et du cadrage.

Combinez tout cela à des personnages bien trop basiques, jamais particulièrement attachants ou intéressants, à des choix peu pertinents (le réalisateur qui utilise sa compagne, Lena Headey, dans deux scènes, pour placer une référence au Trône de Fer, et qui met en avant Jason Flemyng, lequel n'a qu'une scène et demi dans le film), et à un script (écrit par le réalisateur) assez cousu de fil blanc... et on se retrouve avec un tout particulièrement décevant et terne, qui déçoit inévitablement.

(d'autant plus que le film prétend que le monde du catch est moribond, alors qu'il ne s'est jamais aussi bien porté depuis 30 ans grâce à la nouvelle génération, sans même parler de la WWE, qui recrute à tour de bras en Angleterre)

2/6 (Michael Sosha est amusant, cela dit)

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Un film, un jour (ou presque) #886 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Associée avec mon Ex (2018) & Destination Wedding (2018)

Publié le 12 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Romance, Télévision, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Associée avec mon Ex (Love in Design - 2018) :

Alors que son émission de rénovation d'intérieur a elle-même besoin d'un bon coup de pinceau, Hannah (Danica McKellar) est contrainte, par son patron, de retourner dans sa ville natale, en Nouvelle-Angleterre, pour y remettre en état un manoir historique. Mais rapidement, Hannah découvre que Jeff (Andrew Walker), son ex-compagnon, a été chargé de s'assurer que les rénovations d'Hannah n'endommagent pas le caractère historique du bâtiment...

Rah, c'est dommage. Un couple sympathique, une maison plutôt jolie, mais non, ce téléfilm Hallmark automnal ne décolle jamais, ne sort jamais des sentiers archi-battus par les productions de la chaîne, et paraît constamment en pilotage automatique... ce qui n'est somme toute guère surprenant.

Ça manque de peps, ça manque d'originalité, et franchement, l'émission de rénovation, tout ça, on s'attend à voir débarquer Valérie Damidot ou Stéphane Plaza, et ça a plutôt tendance à me rebuter qu'autre chose. D'autant que la rénovation se passe plus ou moins hors champ, toute seule, comme par magie, et sans que les résultats apparaissent à l'écran. À quoi bon ?

J'ai envie de mettre la moyenne, pour le duo de tête d'affiche, mais ça ne la vaut pas nécessairement, donc :

2.75/6

Destination Wedding (2018) :

Cyniques, déprimés et désabusés, Lindsay (Winona Ryder) et Frank (Keanu Reeves) se rencontrent à l'occasion du mariage d'un ami commun, qu'ils supportent à peine... et ils se détestent aussitôt. Pourtant, au fil des heures, ils se découvrent un point de vue similaire sur la vie, l'amour et les relations humaines, et contre toute attente, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Un film indépendant qui mise tout sur l'alchimie et le charisme de ses deux acteurs principaux, pour ce qui est quasiment une pièce de théâtre filmée, Reeves et Ryder étant les seuls interprètes crédités, et le duo passant tout le film à discuter en tête à tête, sur fond de jazz manouche et d'accordéon.

Et paradoxalement, ce n'est pas désagréable du tout, puisque le duo fonctionne bien (ce qui n'est pas une surprise), et que leur caractère acariâtre, s'il est parfois à deux doigts de les rendre antipathiques, s'avère néanmoins rafraîchissant dans le cadre très formaté de la comédie romantique.

Après, pas de miracle : ça reste une comédie romantique prévisible de bout en bout, et certains échanges sont tout sauf naturels, puisqu'ils paraissent très (trop) écrits. Mais bon, comme je n'en attendais rien, que les paysages sont assez jolis, et que ce n'est jamais trop long ou mou pour lasser...

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 103 - Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (2016)

Publié le 27 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Comédie, Jeunesse, Fantastique

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Miss Peregrine et les Enfants Particuliers (Miss Peregrine's Home For Peculiar Children - 2016) :

Lorsque son cher grand-père (Terence Stamp) est retrouvé mort, Jake (Asa Butterfield) est persuadé que cette mort n'est pas naturelle. Rapidement, il découvre ainsi des indices le menant sur une île du Royaume Uni, où il découvre l'école de Miss Peregrine (Eva Green), où vivent en secret, à l'abri d'une bulle temporelle, de nombreux enfants aux pouvoirs très particuliers (Raffiella Chapman, Milo Parker, Georgia Pemberton, Hayden Keeler-Stone, Lauren McCrostie, Finlay MacMillan, Ella Purnell, Pixie Davies, Cameron King). Mais le sinistre Barron (Samuel L. Jackson) et son armée de Sépulcreux sont sur la trace des enfants particuliers, et seul Jake peut les aider à leur échapper...

Ce dernier Tim Burton, adapté d'une série de livres jeunesse un peu macabres, ne me donne vraiment pas envie de faire une critique très développée.

Non pas qu'il soit particulièrement mauvais (ni bon, d'ailleurs), mais il est victime d'un récit affreusement formaté et dérivatif (en gros, c'est X-men à la sauce gothico-macabre, mais avec le format typique d'un récit young adult façon Harry Potter à l'école des Sorciers), qu'il ne parvient jamais à transcender.

La mise en place est trop longue, et réciproquement, la seconde partie du film est un peu trop brouillonne et confuse (les particularités des boucles temporelles notamment, ne sont pas aussi claires qu'elles auraient dû l'être), et le film finit par donner l'impression de bâcler un peu ses rebondissements finaux, en condensant trop l'action du récit (ce qui est d'autant plus frustrant que la scène des squelettes, musique immonde exceptée, est très réussie).

La forme du film souffre aussi un peu de cet aspect "cul entre deux chaises", avec des moments macabres et des idées visuelles très réussies (les Sépulcreux, le festin oculaire, certaines scènes, certains décors, les squelettes, les créations d'Enoch, les effets spéciaux), et paradoxalement, un vrai manque de personnalité à d'autres moments, trop génériques visuellement (et pas aidés par un score quelconque qui n'est pas signé Danny Elfman).

Ajoutons à cela une interprétation tout aussi inégale (Eva Green et Sam Jackson en font trois tonnes, les enfants sont premier degré, le héros est terne), un Rupert Everett méconnaissable suite à un abus de botox, et un doublage français particulièrement médiocre, et on se retrouve avec un film bringuebalant, qui prend un peu l'eau, qui sonne un peu faux, et qui frustre plus qu'il ne convainc.

Un peu comme Dark Shadows, en fait.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 105 - Baskin (2015)

Publié le 27 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Turquie

Halloween approche à grands pas, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Baskin :

En Turquie, cinq officiers de police sont appelés en renfort sur les lieux d'un incident, qui s'avère être un ancien commissariat abandonné, à la réputation étrange. Rapidement cependant, il s'avère que le bâtiment est tombé entre les mains d'une secte satanique, qui fait prisonniers les agents, et commence à les torturer...

Un film turc tourné avec un budget minimaliste (moins de 300000€), qui affiche très fièrement ses influences (Barker, Fulci, Deodateo, Argento, etc...) - au point parfois d'en souffrir un peu - mais qui est plus qu'honorable en regard des sommes et de l'expérience des personnes impliquées. C'est professionnel, c'est carré, c'est visuellement très compétent, voire même impressionnant de maîtrise par moments... mais c'est aussi, à la base, un scénario de court-métrage recyclé et rallongé pour tenir 95 minutes.

Ce qui, forcément, ne se fait pas sans heurts, et impose un rythme très très étiré, avec un récit délayé, qui tente de brouiller les pistes avec une forme un peu destructurée, et une ambiance cauchemardesque et onirique, mais qui ne parvient pas totalement à conserver l'intérêt du spectateur, la faute à des enjeux un peu trop vaporeux, et à des personnages peu attachants.

Puis, dans sa dernière demi-heure, le film passe aux choses sérieuses, en se transformant en huis-clos qui place les personnages en position de victimes, ligotées et torturées par des membres de la secte. Niveau atmosphère et rendu visuel, ça fonctionne, pas de problème, notamment parce que le leader de la secte a une tête pas croyable, et une présence mémorable... mais étrangement, j'ai été déçu par toute cette partie du métrage.

Probablement parce que les avis élogieux du web (ainsi que les attachés de presse, je suppose) parlaient de Fulci sous lsd, ultra-gore, ultra-violent, etc. Je m'attendais donc à quelque chose de particulièrement complaisant dans sa violence, et de très explicite... et puis finalement, pas tant que ça. Le film est finalement assez peu frontal dans son approche du gore, avec des effets régulièrement camouflés par des effets de flous, de mise au point, d'ombres, etc. C'est sanglant, certes, mais c'est loin d'être insoutenable... et aussi, c'est loin d'être captivant, d'autant que cette section "torture" (et le film dans son ensemble) se termine en queue de poisson, de manière particulièrement frustrante (et prévisible).

En résumé, on se retrouve ici devant un film qui sert de jolie carte de visite technique, mais qui, en soi, est plutôt décevant en regard de sa réputation, et finit par manquer de substance. Pas forcément surprenant, et plutôt prometteur pour la suite de la carrière de son réalisateur, mais finalement assez moyen.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 122 - Teen Wolf (1985) & Teen Wolf Too (1987)

Publié le 2 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Comédie, Jeunesse

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Teen Wolf :

Lycéen un peu loser, Scott Howard (Michael J. Fox) apprend un jour de la bouche de son père Harold (James Hampton) que les Howard sont des loups-garous de père en fils, et donc dotés de capacités extraordinaires : plus fort, plus agile et plus rapide, Scott devient rapidement une superstar de l'équipe de basket du lycée, et se rapproche de l'élue de son coeur, la belle Pamela (Lorie Griffin). Mais les pouvoirs du garou finissent par lui monter à la tête, et il finit par ignorer tous ses anciens amis, ainsi que la jolie Lisa (Susan Ursitti), qu'il connaît depuis son enfance...

Une comédie fantastique très 80s écrite par Jeph Loeb (devenu, depuis, incontournable dans le milieu des comic-books), et qui parvient à rester sympathique tout en esquivant le côté ringard inhérent aux années 80 : ça ne se prend pas au sérieux, ça repose entièrement sur le capital-sympathie de Michael J. Fox, et ça s'axe particulièrement sur le côté sportif du récit, ce qui donne une énergie et une direction claires à celui-ci.

Certes, on n'échappe à quelques moments kitschs de l'époque, et le script est assez basique (c'est du Jeph Loeb) mais ça tient toujours la route très sympathiquement.

4/6 + 0.25 pour la nostalgie = 4.25/6

Teen Wolf Too :

Comme son cousin Scott, Todd Howard (Jason Bateman) est un loup-garou, et lui-aussi ignore tout de son héritage ; étudiant à l'université, il paye ses études grâce à une bourse sportive, qui dépend entièrement de son succès lors d'un tournoi de boxe à venir. Heureusement pour lui, ses pouvoirs se déclenchent alors qu'il est sur le point de perdre, et Todd devient aussitôt une superstar universitaire... mais comme dans le cas de son cousin, le succès lui monte rapidement à la tête.

Exactement le même film que le premier Teen Wolf, mais à la fac, avec Gomez Addams en proviseur, de la boxe en lieu et place du basket, et Michael Bluth à celle de Marty McFly.

Nettement moins intéressant, avec un numéro musical raté en prime, une continuité toute limitée (seuls deux acteurs reprennent leurs rôles, et les autres sont recastés), et un film paradoxalement plus daté (notamment musicalement) que le premier.

2.25/6 dont 0.25 pour du Oingo Boingo en illustration musicale.

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Christmas Yulefest 2016 - 16 - À la Recherche de l'Esprit de Noël (2016)

Publié le 8 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

À la Recherche de l'Esprit de Noël (Every Christmas Has A Story) :

Peu portée sur les fêtes de fin d'année, Kate Harper (Lori Loughlin), une présentatrice tv, commet un impair devant les caméras, en avouant qu'elle n'aime pas Noël. Aussitôt, son public s'indigne, et Kate est envoyée par sa patronne à Hollyvale, une petite bourgade enneigée réputée pour être la "Ville la plus festive des USA". Là, en compagnie de Jack Brewster (Colin Ferguson), son producteur et ancien petit-ami, Kate doit désormais réaliser toute une série de reportages supposés lui rendre l'esprit de Noël. Mais Hollyvale cache un secret inattendu, que Kate va finir par découvrir un peu malgré elle...

Un téléfilm Hallmark assez frustrant, car il commence plutôt bien, et bénéficie d'un duo de têtes d'affiche particulièrement sympathique : Loughlin et Ferguson sont des vétérans du petit écran, et ils ont une alchimie très naturelle et crédible.

Le premier tiers du métrage s'avère ainsi plutôt dynamique et léger, ne se prenant jamais trop au sérieux, et, plus important, la romance est quasiment inexistante durant cette partie, qui se concentre plus sur les réactions de l'héroïne face à son environnement, à sa nouvelle mission, son arrivée à Hollyvale, et les débuts de son enquête, avec une distribution secondaire plutôt sympathique (notamment Bruce Harwood, ce cher Lone Gunman ; par contre, la jeune Bella Giannulli, qui joue la réceptionniste de l'hôtel, est assez mauvaise).

Le problème étant que l'enquête en question (et le mystère, dans son ensemble) sont particulièrement insipides et quelconques. Ce qui fait que le métrage perd progressivement de son intérêt dans le second tiers, alors qu'il passe lentement de "comédie de Noël légère et amusante" à "conspiration mystérieuse et capillotractée à résoudre", et qu'il vire, dans son dernier tiers, à du mélodrame un peu trop larmoyant, qui n'apporte pas grand chose aux personnages (si l'héroïne n'aime pas Noël, c'est que, ô surprise, elle a été traumatisée dans le passé, et a des problèmes avec son père, blablabla), et dont la résolution est un peu trop facile.

Et c'est assez agaçant, à vrai dire, car en lieu et place d'un téléfilm sympathique et plein d'autodérision, on finit par avoir un métrage bâtard, qui devient trop sérieux pour son propre bien dans son désir de rendre l'esprit de Noël à son héroïne. Dommage.

Ça commence comme du 4/6, ça finit comme du 2/6, donc un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2016 - 40 - D'Amour et de Glace (2015)

Publié le 20 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Comédie, Romance, Canada, Review

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

D'Amour et de Glace (40 Below and Falling) :

Kate Carter (Jewel Staite), institutrice dans une bourgade perdue au milieu des immensités blanches du Canada, a prévu de quitter cette petite vie tranquille pour se marier en ville à son fiancé qui l'attend (Mark Meer). Mais Dame Nature ne semble pas décidée à lui faciliter les choses, puisqu'en lieu et place d'un avion confortable, Kate est obligée de traverser le pays en compagnie de Redford (Shawn Roberts), un inconnu bougon, qui accepte (un peu malgré lui) de prendre Kate sur son scooter des neiges, pour la rapprocher au maximum de sa destination...

*soupir*

Une comédie romantique canadienne, façon Hallmark (mais sans le cahier des charges bien pensant de la chaîne), avec Jewel Staite, et tourné dans les splendides paysages enneigés de l'Alberta, ça avait tout pour me plaire, malgré l'absence de fêtes de Noël dans le métrage.

Malheureusement, très rapidement, on réalise que derrière le gadget de la "première comédie romantique tournée en 3D 4K", grâce auquel le film a été vendu à l'étranger, et en salles, ce D'Amour et de Glace est assez médiocre.

Certes, les paysages sont somptueux, et particulièrement mis en valeur par la réalisation, qui a clairement pensé son travail de la 3D en amont (ça se sent, même en 2D sur un écran domestique). Et certes, Jewel est toujours ultra-attachante, et se donne à fond dans son rôle, y injectant pas mal d'énergie et de bonne humeur.

Mais ça s'arrête là, puisque dès la première demi-heure, des défauts rédhibitoires font leur apparition, pour ne plus repartir : réalisation maladroite des scènes d'intérieur, qui mise tout sur une vision en salles 3D 4K, et oublie tout simplement de faire des plans moyens, serrés, des contrechamps et des plans de réaction ; rythme inexistant et décousu, qui saute d'une scène à l'autre, sans unité ni cohésion, à l'aide de moult ellipses et raccourcis bancals, ou passe beaucoup trop longtemps sur des scènes qui n'apportent rien au récit ; semi-slapstick et humour pas très convaincant ; et plus gênant, un protagoniste masculin particulièrement quelconque (c'était Albert Wesker dans les films Resident Evil, ce qui n'aide pas), et dont le look "bûcheron canadien bodybuildé" achève de tuer le peu d'alchimie entre sa partenaire et lui.

Finalement, D'Amour et de Glace est du sous-Hallmark qui manque de punch, d'humour et de romance. Mais au moins, c'est visuellement très joli.

*soupir*

2.25/6

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Christmas Yulefest 2016 - 36 - Un Noël de Cendrillon (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, ION, Review, Comédie, Romance, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël de Cendrillon (A Cinderella Christmas) :

Un peu malgré elle, Angie Wells (Emma Rigby), une organisatrice événementielle, est contrainte de se plier aux quatre volontés de sa cousine égocentrique, Candace (Sarah Stouffer), condition pour qu'elle hérite un jour de l'entreprise familiale. Mais lorsqu'elle organise un bal masqué pour le riche et séduisant Nicholas Karmichael (Peter Porte), elle s'y rend en lieu et place de sa cousine, et tombe éperdument amoureuse de Karmichael. L'attraction est réciproque, mais lorsque Angie disparaît au terme de la soirée, son prétendant est prêt à tout pour la retrouver...

Un téléfilm MarVista/ION un peu meilleur que les deux précédents désastres de la saison, sans toutefois être réussi pour autant.

Comme les autres films du lot, on a ici droit à un Noël californien, sous les palmiers, etc ; à un postulat interchangeable (il aurait pu se dérouler à la Saint Valentin ou à Pâques, ça aurait été pareil) et dérivatif (Cendrillon, saupoudrée d'un peu de Cyrano, et de quelques variations qui sont les bienvenues) ; et à une distribution en grande partie composée d'inconnus... excepté l'héroïne.

Et là, problème : car pour rendre crédible Cendrillon, il faut admettre que "le Prince" soit un peu idiot, myope et tout sauf physionomiste, ou que la Cendrillon en question soit passe-partout et méconnaissable hors de sa robe. Or s'il y a bien une chose que Emma Rigby n'est pas, c'est passe-partout et méconnaissable : les spectateurs qui ont subi Once Upon A Time in Wonderland s'en souviennent, Emma Rigby a des lèvres collagénées énormes, qui deviennent ridicules dès qu'elle est un peu émue, et même avec un masque pour cacher ses yeux, elle est instantanément reconnaissable entre toutes.

Ce qui sabote un peu le postulat de départ du film (malgré les variations sus-mentionnées, qui permettent de sauver un peu le tout), puisque à part leurs tailles vaguement similaires, et le fait qu'elles soient blondes, Angie et sa cousine ne se ressemble pas du tout.

À part ce problème (pourtant essentiel), le script rajoute une sous-intrigue inutile à Karmichael et sa mère, l'interprétation est globalement assez moyenne et inégale (y compris chez Rigby, qui surjoue régulièrement), et le tout n'a vraiment d'intérêt que si l'on est fan de Rigby, ou que l'on meure d'envie de voir Cendrillon adapté à la Californie moderne de manière un peu bancale.

Autant dire que c'est un bon gros bof.

2.25 + 0.25 pour la fille de Danny DeVito dans un petit rôle = 2.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 35 - Le Temps d'un Noël (2016)

Publié le 18 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Hallmark, Fantastique, Review, Télévision, Comédie, Romance

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Le Temps d'un Noël (Journey Back to Christmas) :

Dans les années 40, après un accident de voiture, Hanna (Candace Cameron Bure), une infirmière et veuve de guerre, se réfugie dans un grange, alors même que passe une comète rarissime dans le ciel nocturne. Lorsqu'elle revient à elle, elle découvre qu'elle a été transportée en 2016, et, avec l'aide de Jake (Oliver Hudson), le shérif local, et de sa famille, elle va devoir résoudre le mystère de ce déplacement temporel....

Un téléfilm Hallmark qui n'a pas grand chose de romantique (spoiler : il n'y a pas de romance entre l'héroïne et le shérif, mais entre ce dernier et son adjointe, et c'est une sous-intrigue qui prend environ trois minutes de métrage, au maximum), et qui change un peu du tout venant de la production de la chaîne.

Postulat de départ sympathique, réalisation compétente, direction artistique à l'identique, et distribution secondaire plutôt attachante (Meghan Heffern, Tom Skerritt, Brooke Nevin...) : bref, à priori, de quoi avoir un métrage un peu rafraîchissant dans cet océan de scripts photocopiés.

Malheureusement, ici, les problèmes sont ailleurs : déjà, on a un peu l'impression que ce téléfilm a été tourné à partir d'un premier jet du script. Le tout est assez mal rythmé, passe près d'une demi-heure dans le passé avant même le voyage temporel, et ensuite se contente de survoler tout ce qui aurait pu faire le sel du récit (une infirmière des années 40 qui découvre 2016, il y a de quoi faire, tant sur le plan social que technologique), ou ce qui aurait pu rendre la présence de Skerritt dans ce métrage intéressante (là, il se contente de débiter de l'exposition dans le dernier quart du film, et puis c'est tout).

Et ce qui n'arrange rien, c'est justement Candace Cameron Bure. Je ne suis pas le plus grand fan de la demoiselle, à la base, mais selon les films, elle s'en sort plus ou moins bien : ici, elle est très passive et spectatrice, ses expressions sont figées et un peu forcées, et elle manque clairement du charisme et de l'énergie nécessaires pour rendre son personnage attachant.

Résultat, Hanna devient plus un catalyseur qu'un véritable personnage, et le téléfilm finit par manquer de point central auquel véritablement se raccrocher, préférant placer de pseudos-antagonistes qui ne servent à rien.

Dommage, il aurait suffi de quelques réécritures çà et là, et/ou d'une autre actrice principale, pour que ce Journey Back To Christmas soit réussi.

3.5/6

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Christmas Yulefest 2016 - 41 - La Rose de Noël (A Christmas in Vermont - 2016)

Publié le 21 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Christmas, Noël, ION, Review, Télévision, Comédie, Romance

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

A Christmas in Vermont (a.k.a. A Vermont Christmas Vacation) :

Riley (Abigail Hawk), une jeune businesswoman ambitieuse, est envoyée par son patron insensible (Chevy Chase) dans le Vermont, pour aller fermer l'une des filiales de la firme, une compagnie de tenues de randonnée. Mais cette petite entreprise fait vivre toute une ville, et Riley doit faire face au séduisant Wyatt (David O'Donnell), président actuel de la société. Et pour cela, elle commence par recruter Nick (Howard Hesseman), créateur de l'entreprise et désormais à la retraite, pour lui servir d'assistant et de conseiller...

Une production Hybrid, pour ION, réalisée par ce bon vieux Fred Olen Ray, grand tâcheron parmi les tâcherons, et qui se paie des caméos vraiment piteux de Morgan Fairchild et de Chevy Chase, en mode "on est vieux, on cachetonne, on s'en fout".

Et le reste du film, malheureusement, possède à peu près le même niveau d'énergie : c'est mou, c'est quelconque, c'est balisé, c'est... étrangement mieux produit que pas mal de films Hallmark de cette saison (!)... mais c'est tout sauf intéressant.

Le métrage finit par ronronner, nonchalant, en pilotage automatique, pendant que le spectateur pense à autre chose, et se dit que même dans un petit rôle, ça fait plaisir de revoir Zack Ward dans un film de Noël ; que l'héroïne ressemble comme deux gouttes d'eau à Janet Varney, et que l'on aimerait bien voir Varney dans une comédie festive et décalée ; que Hesseman se donne bien du mal pour s'imposer dans ce film, et y parvient presque ; que... oh, tiens, le film est fini.

Comme quoi, quand on fait ou qu'on pense à autre chose, les téléfilms médiocres passent assez vite !

2.5/6 (dont un bonus de 0.25 pour avoir osé placer Un Prince pour Noël, du même réalisateur/studio/network, en seule tête d'affiche du cinéma de la ville... Si c'est ça le seul film visible au cinéma local, ça explique totalement la torpeur insipide qu'évoque ce Noël dans le Vermont !) 

(apparemment, la France a décidé de diffuser ce Christmas in Vermont le 31 Décembre prochain sous le titre La Rose de Noël - un titre totalement hors-sujet, et qui est en fait, en VO, celui d'un téléfilm Hallmark inédit à la diffusion prévue, aux USA, le 1er Janvier. On va dire que nos chers diffuseurs français se sont emmêlés les pinceaux à un moment ou un autre, et que la situation se réglera d'elle-même en 2017)

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Christmas Yulefest 2016 - 60 - Bad Santa 2 (2016)

Publié le 30 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Drame

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à l'arrivée des Rois Mages...

Bad Santa 2 :

Suicidaire, alcoolique et déprimé, Willie (BIlly Bob Thornton) continue d'arnaquer son prochain, malgré ses démêlées à répétition avec la justice, et la présence perpétuelle, dans sa vie, de Thurman Merman (Brett Kelly), l'enfant qu'il a connu il y a des années, à Noël. Et lorsque Marcus (Tony Cox), son ancien associé, le recontacte pour mettre en place un nouveau casse à Chicago, Willie saute sur l'occasion... jusqu'à ce qu'il découvre que le mystérieux associé de Marcus est en fait sa propre mère, Sunny (Kathy Bates), et que le casse doit avoir lieu au sein d'un foyer pour sans-abris tenu par la séduisante Diane (Christina Hendricks).

Plus tôt durant cette Yulefest, j'ai chroniqué le premier Bad Santa, qui m'a toujours paru des plus bancals, en partie à cause de sa gestation compliquée, mais aussi de son incapacité à dépasser son postulat de départ (un Santa ultra-cynique et dépravé, et une corruption totale de l'esprit de Noël) pour en faire quelque chose de vraiment drôle ou de pertinent.

Et donc, 13 ans plus tard, cette suite voit le jour. Sans son réalisateur et ses scénaristes originaux, sans Lauren Graham, Cloris Leachman, John Ritter et Bernie Mac. Et sans la moindre originalité.

En guise de suite, ici dirigée par Mark Waters (pourtant un réalisateur émérite et maîtrisant l'humour noir), on a presque droit à un quasi-remake : on reprend les mêmes (Thornton a pris un gros coup de vieux, Cox est égal à lui-même, Brett Kelly a bien changé... et son personnage, lui, est officiellement devenu attardé), on leur rajoute une Kathy Bates dans le rôle de la mère de Thornton (un rôle assez monotone, car toujours limité aux mêmes ressorts comiques et provoc'), Christina Hendricks dans un rôle tout aussi creux que celui de Graham dans l'original, et quelques seconds rôles assez peu intéressants (notamment l'agent de sécurité), on change de ville, de cadre pour le casse (d'un centre commercial, on passe à une opération caritative), et on double le nombre de vannes graveleuses, d'insultes et de cynisme.

Ce qui, au mieux, donne l'impression que le film n'est qu'une pâle photocopie de l'original, et, au pire, du fanservice creux et sans âme, un peu mieux structuré que le premier du nom (car moins bricolé en post-production, à priori), mais sans en avoir la fraîcheur ni l'intérêt (un peu comme Zoolander 2 par rapport au premier).

2/6 (le caméo de Ryan Hansen fait plaisir, tout inutile qu'il soit)

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