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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2015 - 63 - Il était une fois à Castlebury (2011)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Jeunesse, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il était une fois à Castlebury (A Princess For Christmas/A Christmas Princess/A Castlebury Christmas) :

Antiquaire américaine récemment mise au chômage, Jules Daly (Katie McGrath) élève seule son neveu Milo (Travis Turner), ado rebelle, et sa nièce Maddie (Leilah de Meza), après la mort tragique de leurs parents. Mais un soir de Décembre, Paisley (Miles Richardson), majordome du Duc Edward de Castlebury (Roger Moore), le grand-père des enfants, vient les trouver, pour les inviter à passer les fêtes de Noël dans le manoir de Castlebury, quelque part en Europe. Méfiante envers le Duc pour la manière dont il a traité feue sa soeur, Jules accepte à regret, mais une fois sur place, la voilà bien décidée à insuffler un peu d'esprit de Noël dans ce vieux manoir glacial, quitte à encourir la colère du Duc, et celle de Lady Arabella Marchand du Belmont (Charlotte Salt), qui voit d'un mauvais oeil le rapprochement de Jules et du Prince Ashton (Sam Heughan)...

Un téléfilm de Noël réalisé, écrit et produit par un acteur des Feux de l'Amour (tout de suite, ça donne le ton), ce métrage s'avère particulièrement balisé, à l'instar du plus récent Un Noël de Princesse, partage avec cette production les mêmes clichés des origines royales cachées, de la figure princière au grand coeur, de l'héroïne d'extraction modeste qui change le palais pour le meilleur, de la figure royale coincée et initialement hostile, de la promise du Prince jalouse, arriviste, et manipulatrice, et bien sûr du personnel de maison sympathique et attachant.

À contrario de Noël de Princesse, ici, l'ambiance des fêtes de Noël fonctionne très bien, grâce aux décors naturels roumains enneigés, mais aussi grâce à la musique employée, qui repompe ouvertement plusieurs compositions d'Alan Silvestri, dont le thème principal du film Les Ensorceleuses.

Cette qualité, cependant, est contrebalancée par un récit qui, dans l'ensemble, est tout simplement forcé (alors que Noël de Princesse fonctionnait de par sa décontraction) : tout est trop facile, trop rapide, on ne croit ni à cette cellule familiale recomposée Jules/Maddie/Milo (pas aidée par un Milo à baffer), ni au désespoir de Jules (McGrath n'a rien d'attachant ou de sympathique, son accent américain est médiocre, elle surjoue un peu, et je commence à croire qu'elle n'est devenue si populaire que pour sa vague ressemblance avec Keira Knightley), le changement d'attitude de Roger Moore (qui cachetonne allègrement) est trop soudain pour être crédible, et les personnages restent tous des clichés ambulants, sans véritables personnalités.

En somme, difficile de se passionner pour ce récit dont les protagonistes sont assez peu engageants... d'autant que la réalisation peine à mettre en valeur ces décors naturels (et architecturaux) pourtant très jolis. Tant pis.

2/6

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Christmas Yulefest 2015 - 65 - La Liste du Père Noël (2012)

Publié le 22 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Liste du Père Noël (Naughty or Nice) :

Krissy Kringle (Hilarie Burton) n'aime pas Noël, malgré son nom, son adresse (sur Candy Cane Lane) et ses parents  excentriques. Chaque année, en Décembre, elle reçoit en effet des milliers de lettres destinées au Père Noël, ce qui l'agace prodigieusement. Cette année, pour ne rien arranger, elle se fait renvoyer peu de temps avant de recevoir un livre étrange par la poste : la liste du Père Noël, qui recense les enfants sages et les enfants turbulents. Et rapidement, elle s'aperçoit qu'en prononçant à voix haute un nom devant ce livre, Krissy peut découvrir les pires secrets de cette personne : un pouvoir surprenant, qu'elle exploite aussitôt à son avantage, mais qui va finir par lui échapper...

Un téléfilm Hallmark de 2012 qui prouve ma théorie avancée dans la critique de Coup de Foudre pour Noël, à savoir "pour faire une bonne comédie (romantique ou non) de Noël, le plus important, c'est sa distribution" . Sauf qu'ici, c'est l'exact opposé du film sus-nommé qui se produit : le script de ce Naughty or Nice est amusant, décalé, il ne se prend jamais au sérieux et est relativement original, voire plein de potentiel ; la production est compétente, le rythme aussi, et de manière globale, il ne manque pas grand chose pour que ce film soit réussi.

Pas grand chose, sauf une distribution appropriée.

Non pas qu'Hilarie Burton soit mauvaise, non, elle met de l'énergie dans sa prestation, elle est juste, etc... c'est simplement qu'elle est particulièrement générique et interchangeable avec n'importe quelle autre actrice blonde de son âge ; idem pour Matt Dallas, beau mais fade ; idem pour sa patronne, pour sa collègue fourbe, pour sa voisine... de manière globale, la distribution de ce film est affreusement transparente, ce qui tire le récit vers le bas (ou du moins, vers l'oubli).

Alors certes, les parents excentriques sont Michael Gross et Meredith Baxter, qui jouaient déjà un couple dans la sitcom Sacrée Famille, dans les années 80... donc pour les nostalgiques, c'est un clin d'oeil sympathique, mais les deux acteurs ont vraiment trop peu à faire pour parvenir à marquer le spectateur ; et le meilleur ami de Krissy (Marco, interprété par Gabriel Tigerman) a le problème d'être écrit comme le cliché d'un meilleur ami gay typique... sauf qu'on est dans un téléfilm Hallmark, et que chez Hallmark (contrairement à la chaîne Lifetime, déjà plus progressiste), les gays n'existent pas (ou sont invisibles), donc on lui place, au détour d'un dialogue, une copine qu'on ne verra jamais... et c'est là l'essentiel de son développement.

Bref - parce que je ne vais pas épiloguer là-dessus -, ce même Naughty or Nice, avec une distribution plus inspirée, cela aurait facilement donné un 4/6, voire plus selon les acteurs.

Là, en l'état, c'est un petit 3/6, et encore...

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Christmas Yulefest 2015 - 69 - L'Ange de Noël (2015)

Publié le 23 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Drame, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Ange de Noël (Angel of Christmas) :

Journaliste détestant les fêtes de Noël, mais recherchant désespérément un sujet festif afin d'être publiée, Susan (Jennifer Finnigan) décide de consacrer un article à l'Ange de Noël que sa famille se transmet de génération en génération, et qui est supposé avoir des pouvoirs magiques. Elle mène alors l'enquête, révélant une romance impossible entre son grand-père et une actrice de Broadway, romance qui reflète étrangement la situation actuelle de Susan, tiraillée entre Derek (Tahmoh Penikett), un collègue ambitieux et totalement centré sur sa carrière, et Brady (Jonathan Scarfe), un artiste-peintre excentrique et optimiste.

Un film de Noël Hallmark qui n'est pas vraiment à sa place sur cette grille de programmation, car nettement plus proche des téléfilms diffusés sur Hallmark Movies & Mysteries : ces derniers sont en effet généralement plus sérieux, plus travaillés, moins sirupeux et superficiels, et centrés sur l'enquête menée par leur protagoniste.

Ce qui a donc des avantages et des inconvénients, et produit un résulta final assez mitigé. Au rayon des bons points, la structure globale du film, en flashbacks sur les années 20, n'est pas inintéressante, et la distribution de ce métrage est globalement sympathique (même si je dois dire que le lifting de Jenn. Finnigan est un peu gênant, et que la fusion de David Spade et de Rockstar Spud qu'est Jonathan Scarfe dégage une aura assez étrange par moments).

Au rayon des mauvais points... l'investigation (qui en soi a déjà un rythme très mollasson et pas particulièrement captivant) se conclue par un toutéliage abusif que certain(e)s trouveront peut-être formidable, mais qui m'a paru vraiment trop forcé pour fonctionner ; l'ange en bois est particulièrement laid, et ressemble à toutes ces actrices de 45 ans botoxées et collagénées qui pullulent à Hollywood ; Finnigan en fait par moments un peu trop, notamment lorsqu'elle boit son café, ou agit en Grinch au début du film (une absence de subtilité qui se retrouve dans la présentation de Brady, au visage couvert de peinture histoire de bien faire comprendre au public qu'il est peintre) ; et enfin, la production a clairement abusé de la neige artificielle, qui tombe en mousse drue dans 95% des scènes, et dont des couches de coton sont répandues sur de nombreux décors, çà et là.

Bref, un téléfilm qui n'est pas aussi "joyeux" et "léger" que toutes les productions Hallmark diffusées jusqu'à présent... mais qui n'est pas plus passionnant ou réussi que ces dernières. Ce n'est pas particulièrement mauvais, mais ce n'est pas non plus particulièrement bon, donc :

2.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 96 - Profession Père Noël (2015)

Publié le 1 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Lifetime

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Profession Père Noël (Becoming Santa) :

Holly (Laura Bell Bundy) est la fille du Père Noël (Michael Gross), mais a toujours caché sa véritable identité à son compagnon Connor (Jesse Hutch), qui travaille pour un fabricant de jouets. Mais lorsque Connor veut la demander en mariage, Holly n'a pas d'autre choix que de l'emmener au Pôle Nord, pour le présenter à ses parents. À son arrivée, elle lui raconte alors la vérité et, malgré la présence insistante de Jack Frost (Tony Cavalero), l'ex d'Holly, elle tente de le préparer (sans qu'il s'en aperçoive) à prendre la succession de son père...

Une production Lifetime assez agaçante, pour de multiples raisons. Tout d'abord, du début à la fin, on a l'impression d'être devant un mauvais clone (ou une suite télévisée) de la franchise Super Noël, entre le rival Jack Frost, les elfes enfants et leur superviseur plus âgé plus grognon et plus sarcastique, la clause de mariage, etc...

Ensuite, le héros passe tout le film à être un compagnon parfait, qui endure tous les mensonges et toutes les épreuves qui se présentent à lui avec le sourire... jusqu'à ce qu'il en ait assez qu'on lui cache des choses et qu'on le critique, et qu'il décide de céder la place à plus qualifié que lui.

Et lorsqu'il revient finalement, après avoir plus ou moins été écarté du récit par un script se concentrant sur autre chose, c'est à lui de faire des excuses !? Mwé.

Enfin, ce téléfilm est un nouvel indicateur du problème récurrent de Lifetime, quasiment incapable de tourner un film de Noël sincère dans lequel le Père Noël serait réel.

Last Chance For Christmas souffrait déjà de cette distanciation de la chaîne vis à vis de son sujet : Lifetime n'assume pas (plus ?) le kitsch inhérent à ses scripts de Noël, et préfère les traiter avec ironie, à la limite de la parodie. Une approche qui pourrait fonctionner si elle était totalement assumée, mais là non plus, ce n'est pas le cas, puisque le téléfilm est trop fauché (la neige artificielle en coton est ridicule, entre autres) pour que ses éléments caricaturaux soient convaincants, et trop forcé et surjoué pour qu'à côté, l'émotion et la romance sonnent vrai (tout ce qui concerne la compagnie de jouets, notamment, est une mauvaise farce, et voir les enfants s'extasier en une fraction de seconde sur un chien en bois assez laid est assez risible).

Résultat, les productions Lifetime ont vraiment "le cul entre deux chaises", pas assez sincères et bien produites pour convaincre, et pas assez déjantées et décalées pour devenir vraiment amusantes.

Dommage, parce que le couple principal est assez sympathique, et a une bonne alchimie.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #581 : Captive (2015)

Publié le 16 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Thriller, Lifetime, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Captive (Caught) :

Parce qu'elle fréquente Justin (Sam Page), un séduisant businessman qu'elle croit célibataire, Allie (Stefanie Scott) est kidnappée par Sabrina (Anna Camp), la femme jalouse de ce dernier, aidée de sa soeur Paige (Amelia Rose Blaire). Mais bien vite, ce qui devait être une mauvaise blague faite à la jeune femme se transforme en séquestration pure et simple, alors que Sabrina perd progressivement pied, et devient de plus en plus violente...

Toujours la même routine des téléfilms Lifetime façon "une femme en péril, victime de la cruauté des hommes, ces salauds", supposément inspirés d'une histoire vraie (LOL), avec ici Anna Camp qui pète un câble à cause de son mari infidèle, et passe ses nerfs sur cette pauvre Stefanie Scott, elle aussi trompée par le mec en question. La morale de l'histoire : si elles n'avaient pas rencontré cet homme infidèle, ces deux femmes auraient vécu heureuses et sans souci...

Et histoire de rajouter dans la symbolisme pseudo-féministe à la con made in Lifetime, on finit par cette image finale de l'héroïne, enfin libérée de l'Homme maléfique, qui court sur sa piste d'athlétisme, radieuse, suivie d'une demi-douzaine d'autres femmes épanouies. *soupir*

Malheureusement, l'écriture de ce métrage est à l'image de cette image finale : pataude, bancale, très mal structurée (on a des flashbacks, des ellipses, des coupures pubs et des transitions brutales... mais aucun de ces procédés - qu'ils soient volontaires ou involontaires - ne fonctionne), et échouant totalement à faire monter la pression, pas aidée par une direction d'acteurs totalement à l'ouest.

En effet, si Scott ne s'en sort pas trop mal en victime résistante, Camp est en roue totalement libre, passant selon les scènes d'un cabotinage outrancier à une interprétation plus juste et émotive, au gré du nawak du script. J'aime beaucoup l'actrice, mais franchement, la voir projeter un gros flic massif en bas d'un escalier d'un petit geste mou... ça sort instantanément le spectateur du film, et ça fait presque basculer ce dernier dans la parodie.

Déjà que la première apparition de Camp dans le métrage (outre les voix-offs menaçantes) la place instantanément en mode survolté et déséquilibré, et empêche totalement de la prendre au sérieux....

D'ailleurs, le film aurait probablement nettement mieux fonctionné s'il avait suivi une Anna Camp "normale" qui découvre l'infidélité de son époux, met au point son plan avec sa soeur, et perd progressivement pied à mesure que le contrôle de la situation lui échappe : le script aurait pu alors basculer du point de vue de la captive, tandis que Camp devenait la méchante du film, cette psychopathe qu'ici, elle semble déjà être dès ses premières scènes.

En résumé, c'est assez mal écrit et rythmé, pas très bien dirigé, et moyennement interprété : poubelle.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #494 : Une Célibataire à New York (2003)

Publié le 17 Avril 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, ABC Family, Review, Comédie, Télévision, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Une Célibataire à New York (See Jane Date) :

Éditrice dans une maison de publication new-yorkaise, Jane (Charisma Carpenter) n'a que quelques semaines pour trouver l'homme de ses rêves, à temps pour l'union de sa cousine Dana (Kim Schraner), à laquelle elle a été invitée. Mais entre sa famille insupportable, sa vie professionnelle compliquée - sa cliente, Natasha Nutley (Holly Marie Combs), actrice hollywoodienne, est aussi son ancienne rivale de lycée -, et ses deux meilleures amies Eloise (Rachelle Lefevre) et Amanda (Sadie LeBlanc), qui la poussent à se caser, Jane peine à mettre de l'ordre dans son quotidien...

Une comédie romantique diffusée sur ABC Family et adaptée d'un livre à succès, qui choisit d'adopter un ton léger et peu sérieux pour raconter les mésaventures amoureuses de sa protagoniste.

Malheureusement, ce téléfilm a de nombreux défauts, au nombre desquels Charisma Carpenter : non pas qu'elle joue mal, au contraire, elle est même attachante... mais il y a un véritable problème de réalisme lorsque l'on essaie de nous faire croire que Charisma/Jane - ultra-sexy, constamment dans des tenues particulièrement flatteuses, souriante, drôle, sympathique, facile à approcher, intelligente, etc - n'a aucun succès en amour.

Pire, on nous demande de croire que, parmi les nombreux hommes qu'elle croise durant le film, pas un ne soit particulièrement intéressé par elle - enfin si, un, Antonio Sabato Jr (par ailleurs calamiteux dans son rôle)... qui la trompe aussitôt.

Léger problème de crédibilité, donc, qui explique d'ailleurs probablement pourquoi Charisma n'a pas enchaîné les rom-coms dans sa carrière, alors que son style de jeu est particulièrement approprié à ce genre : elle est trop sexy pour ce genre de rôle, qui demande souvent une héroïne jolie-mais-pas-trop, à laquelle toutes les spectatrices peuvent s'identifier.

Mais passons. Ce téléfilm, donc, prend des allures épisodiques, enchaînant les rendez-vous manqués avec bon nombre de visages familiers (Joshua Malina, Zachary Levi, Sabato, etc).

Cela ne fonctionne pas trop mal en soi, d'autant que la distribution secondaire du film est assez sympathique : Rachelle Lefevre, Yannick Bisson, Yanic Truesdale... ; à l'identique, Holly Marie Combs est excellente, et donne corps à un personnage moins cliché qu'il ne semblait l'être à l'origine (à vrai dire, la vrai histoire d'"amour" du film, c'est entre elle et Jane, qui se réconcilient et apprennent à s'apprécier).

On ne peut pas en dire autant de tous les autres personnages secondaires : outre les deux meilleures copines de Jane, Natasha, et Max, tous ces protagonistes sont envahissants, insupportables, caricaturaux, etc, notamment la famille de Jane, qui n'a même pas droit à une scène bien sentie durant laquelle Jane la remettrait en place.

C'est d'ailleurs peut-être là l'autre problème du film : Jane est une serpillière. Elle se fait insulter/critiquer, on se moque d'elle, on la blesse sentimentalement, on la trompe, et Jane se contente trop souvent d'encaisser, passive et transparente.

Assez frustrant, surtout avec la fin du métrage, qui tente de se présenter comme une coïncidence heureuse, mais qui a des faux airs de "on sait ce qui est bon pour toi, alors continue de rester passive, et fais ce qu'on te dit".

2.5/6 (principalement pour la distribution)

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Un film, un jour (ou presque) #189 : Ask Me Anything (2014)

Publié le 6 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Ask Me Anything :

Jeune lycéenne sexy, impertinente, sans-gêne, irrésistible et libérée, Katie Kampenfelt (Britt Robertson) décide de prendre une année sabbatique avant d'entrer à la fac, et en profite pour narrer son quotidien, ses ébats avec son petit ami Rory (Max Carver) et ses aventures avec des hommes plus âgés (Justin Long et Christian Slater) dans un blog anonyme. Mais progressivement, les doutes et les incertitudes de la jolie blonde la rattrapent, à mesure que ses traumatismes et ses failles se révèlent aux yeux de tous...

Drame écrit, réalisé et adapté par Allison Burnett (une scénariste de comédies romantiques insipides, et d'Underworld 4) à partir de l'un de ses romans ("Undiscovered Gyrl", avec un Y, parce que pourquoi pas, après tout), ce métrage bénéficie d'une très bonne distribution, et repose entièrement sur les épaules de Britt Robertson, qui se met ici à nu, tant physiquement que dans son jeu (et ce malgré un personnage qui cumule les clichés de caractérisation dignes d'une héroïne de téléfilm Lifetime : amie qui la trahit, déconvenues amoureuses, voisin pédophile, petit ami violent, père alcoolique et absent, grossesse imprévue, chômage, avenir incertain, drogues et alcool...).

Jolie performance, donc, malgré une forme un peu faiblarde (la réalisation n'est pas très inspirée), et un récit qui choisit de jouer la carte du unreliable narrator (littéralement "narrateur peu fiable"), afin de mettre en place un retournement final assez discutable, tant par la manière dont il est amené, que par ce qu'il sous-entend comme propos.

(spoilers)

À la fin du métrage, Katie décide d'arrêter de bloguer, afin de vivre sa vie ; c'est donc sa mère qui reprend le flambeau, donnant le véritable nom de Katie, et expliquant que, dans la vie réelle (une vie dans laquelle tout est beaucoup moins glamour que dans la fiction concoctée par Katie sur son blog), Katie avait disparu quelques heures après son dernier billet, et après avoir reçu un coup de téléphone mystérieux.

La morale de l'histoire ? Euh... quand on est une adolescente séduisante et portée sur la chose, tous les hommes vous trouvent à leur goût, et donc vous veulent du mal ? Avoir des moeurs légères comme Katie, c'est un comportement malade forcément hérité de problèmes durant l'enfance, et qui, au final, n'aura que des conséquences négatives sur votre vie ? Le sexe, c'est un poison qui mène à l'alcool, à la drogue, et à la mort ?

Pas sûr que tout cela soit vraiment le message qu'ait voulu faire passer la scénariste, mais en tout cas, cette fin abrupte et douteuse, en queue de poisson, conclue le récit sur une note très amère et désagréable.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #143 : Chappie (2015)

Publié le 3 Juin 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Science-Fiction, Thriller, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Chappie : 

Dans un futur proche, les forces de police d'Afrique du Sud reçoivent l'aide d'une armée de robots-policiers faisant respecter la loi et l'ordre. Un jour, cependant, alors que Deon Wilson (Dev Patel), l'inventeur de ces robots, teste un prototype d'intelligence artificielle dans l'un des modèles mis au rebut, un couple de petits criminels (Die Antwoord) dérobe la machine. Baptisé Chappie (Sharlto Copley), le robot va alors prendre vie et, élevé comme un enfant par le duo, il va découvrir le monde ultra-violent de Johannesburg. Mais Vincent Moore (Hugh Jackman), un concurrent de Deon, est bien décidé à imposer son propre prototype de robot, en lieu et place de Chappie et de ses semblables...

Dernier métrage de Neill Blomkamp, Chappie fait preuve des mêmes défauts et qualités que ses oeuvres précédentes, en peut-être plus exacerbés. D'ailleurs, on a presque l'impression de voir une suite directe à District 9 ou Elysium, tant visuellement, on est dans le même univers : un peu de diversité et de renouvellement ne ferait pas de mal, même si en contrepartie, cet univers familier permet à Blomkamp d'assurer des effets spéciaux excellents de bout en bout.

Reste que le film, un peu longuet, paraît aussi assez brouillon : il y a là plusieurs idées fortes qui évoluent chacune de leur côté, comme autant de moyen-métrages intéressants (une relecture de Robocop vs ED209, un propos sur l'intelligence artificielle, Chappie élevé par deux criminels qui deviennent soudain parents, l'impact d'une force policière robotisée, etc) qui peinent à vraiment se développer et coexister en harmonie. D'autant que Blomkamp ne fait pas forcément dans la subtilité ou dans l'absence de manichéisme (les antagonistes sont ainsi très simplistes et basiques).

Paradoxalement, Die Antwoord s'avèrent plutôt convaincants dans leurs rôles respectifs, et si Chappie est toujours parfaitement crédible visuellement... malheureusement, on ne peut pas en dire autant de Sharlto Copley, qui le double et l'a motion-capturé. Dès que Sharlto ouvre la bouche, Chappie sonne "faux". Il sonne trop humain, il sonne trop comme Sharlto forçant son accent, et pas comme un robot qui découvre le langage humain... très rapidement, malgré les sfx superbes, on peine à considérer Chappie comme un personnage à part entière, on n'entend plus que Sharlto, on ne voit plus que la gestuelle exagérée de Sharlto, et finalement, on peine à accrocher au parcours émotionnel du personnage.

Reste cependant que le spectacle est au rendez-vous, et que l'on ne s'ennuie pas. Mais malgré tous les efforts techniques, Chappie ne convainc pas vraiment, et échoue à créer un véritable lien émotionnel avec le spectateur... ce qui est d'autant plus problématique que c'est tout l'enjeu du film.

3/6

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Catch Review : TNA Impact (29/05/2015)

Publié le 30 Mai 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Ultime Impact du mois de mai, et ultime Impact du vendredi soir, ce show arrive au terme de deux semaines chaotiques pour la compagnie, puisque, profitant de l'absence de nouveau show la semaine dernière, les dirt sheets se sont déchaînées contre la compagnie, en annonçant, ni plus ni moins, l'annulation d'Impact dès Septembre.

Ce qui a entraîné une réplique agacée de la compagnie, réplique en partie sabotée par Destination America, qui a annoncé l'arrivée de la ROH (apparemment négociée dès Novembre dernier, avant même qu'Impact ne soit signée) en lead in d'Impact dès la semaine prochaine.

Traduction : c'est le bordel. Et c'est assez amusant que ces fameuses dirt sheets si bien informées n'aient réussi à prévoir ni le changement de case horaire, ni la signature de la ROH...

Impact 29/05/2015 :

- EY dans sa voiture, en train de donner une interview, mais Angle l'attend sur place et mini-brawl, interrompu par la sécurité

 Josh Matthews & Al Snow aux comms.

- Gail vs Taryn, Cage match. Démarrage sur les chapeaux de roue, et une très belle énergie des deux femmes. Chouette match d'ouverture.

- En post-match, la Dollhouse passe Gail à tabac, pendant que Kong s'efforce d'entrer en assénant de grands coups de chaise à la porte de la cage. Efficace.

- Récap de Magnus/Mickie/Storm. Mickie dans une robe qui fait son effet, entre dans le ring, fait un début de promo ; Storm s'invite, petit échange de promos entre les deux, et Storm fait miroiter à Mickie une carrière dans la musique boostée par ses contacts. Storm continue de manipuler son petit monde de manière très réussie, et Mickie mort à l'hameçon.

- Kenny King est confiant.

- EY et Angle séparés backstage, et EY toujours plus cinglé que jamais.

- X-Division gauntlet. Dommage qu'Argos se soit sonné sur l'un de ses premiers mouvements, parce qu'il était bien parti. Un match sympatoche, avec un finish bien mené.

- Wolves vs Dirty Heels 2/5. Une mécanique parfaitement huilée, et encore une fois un excellent affrontement. 2-0 pour les Wolves, surprenant.

- MVP aux abonnés absents, King agacé.

- A-love va nous parler de Darth Velvet, et menace cette dernière de sa team de sécurité perso. Velvet reste impassible et silencieuse, ce qui n'est pas forcément un mal... jusqu'à ce qu'elle attaque, pour un mini-brawl. Rarement vu une sécu privée aussi incapable, moi...

- Anderson a prévu une cage pour Tyrus.

- Anderson vs EC3, w/ Tyrus in a cage. RAS. Un match tranquille mais tout à fait honorable. Joli finish, et, enfin, EC3 gagne à la régulière.

- Spud est extatique, et s'interroge au sujet de l'Option C.

- Angle vs EY, I Quit match. Angle se prend pour Brock Lesnar, et enchaîne les German suplexes pendant un bon moment ; et sinon, le reste du match était un main event solide, sans plus.


Un bon show, à l'action convaincante, et sans réel meublage. Même le segment de Love/Velvet était potable, c'est dire...

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Catch Review : TNA Impact (17/06/2015)

Publié le 18 Juin 2015 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après le show très mitigé d'il y a quinze jours, et un Destination X particulièrement médiocre et decevant, la semaine dernière, Impact arrive mollement à la fin de sa séance de tapings au sein de l'Impact Zone. Espérons que ça décolle enfin un peu, à moins de deux semaines de Slammiversary...

Impact 17/06/2015 :

- Bref hommage à Dusty Rhodes, ça fait toujours plaisir.

- On ouvre sur du blabla, avec la signature de contrat d'EC3/Angle. Promo sympa d'EC3, avec des références-qui-n'en-sont-pas, réplique peu impressionnée de Kurt. Kurt choisit Lashley pour affronter EC3 dans l'intervalle. Un segment pas indispensable, mais pas désagréable.

- Les Wolves viennent se plaindre des Dirty Heels, Roode répond qu'il s'en contrefout, et refuse le défi des Wolves, à moins que le gagnant ne puisse décider de la stip du match #4.

- Roode vs Eddie Edwards. Enfin un peu d'action, pour un match forcément solide, malgré une fin en queue de poisson.

- De la hype pour Bobby Lashley.

- Joseph Park backstage, prêt à se battre contre Bram. Mwé. Je suis content de revoir le personnage, et l'interprétation était bonne, mais ça sent clairement l'impro de dernière minute, puisque "Park" n'a même plus ses dents, son jogging, il n'est pas rasé, etc...

- De la hype pour Galloway.

- Bram vs Park. Park qui parvient presque a dominer Bram, euh... Pourquoi ?

- Taryn qui surjoue toujours.

- Une nouvelle KO censée débuter ? Si c'est le retour de Havok, ça risque d'être problématique niveau relations publiques, avec son scandale twitter...

- Dollhouse vs Brooke & Kong. Brawl immédiat, et match assez basique, mais finish sympa.

- Récap de Melendez vs Young.

- Melendez dans le ring, pour une bonne promo. EY intervient, explique qu'il se contrefout de Melendez, et se déchire pour tenter de faire fonctionner ce feud.

- Jessie vs Dj Z. Theme naze "ilétromaychan" pour Jessie, et un match bref, mais avec une jolie intensité de la part de Jessie, qui est énervé en post-match, et promo convaincante, jusqu'à l'intervention de Robbie. Segment efficace.

- Récap de Magnus/Storm.

- Magnus dans le ring, refuse de partir tant que Storm n'est pas dans le ring. Storm se pointe, se moque de tout le monde, et fait semblant d'avoir le landeau du Baby Magnus, qu'il fout en l'air pour s'enfuir. Un peu cheap, mais bon, pourquoi pas.

- EC3 vs Lashley. Un match compétent, malgré un finish bordélique/surbooké, et un spot joliment laborieux avec la mise en place de la chaise.


Un Impact assez bavard, et plutôt léger en action de grande qualité, mais en comparaison de la semaine dernière, c'était un net progrès. La semaine prochaine, c'est du live, donc j'espère un peu de surprises ou de progrès dans les storylines, ainsi qu'un public un peu plus énergique.

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Un film, un jour (ou presque) #871 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois un Prince (2018) & Un Admirateur Secret (2011)

Publié le 4 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Hallmark, Review, Télévision, Comédie, Romance, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Il était une fois un Prince (Once Upon a Prince - 2018) :

Suite à une rencontre fortuite, Susanna (Megan Park), une jeune architecte paysagiste américaine, accepte l'aide de Nate (Jonathan Keltz), et se rapproche rapidement du jeune homme. Mais rapidement, elle découvre que celui-ci est un Prince européen, et qu'il est sur le point d'être couronné Roi...

Mouais. Encore un téléfilm Hallmark "royal", encore les mêmes formules, les mêmes ficelles, les mêmes personnages (la Reine-mère, la noble rivale, le garde-du-corps/agent de sécurité, etc), le même type de décors (sauf qu'ici, ils n'ont pas été filmer en Europe), etc, etc, etc.

Alors certes, le couple principal a ici le temps de développer un rapport crédible, et une relation amicale avant d'être amoureuse, ce qui évite le coup de foudre instantané habituellement de mise et gentiment capillotracté. Mais entre une Megan Park fatiguée, et un Keltz pas très charismatique, ça ne décolle jamais vraiment, pas aidé par une illustration musicale un peu forcée.

Un gros bof, donc.

2.5/6

Un Admirateur Secret (A Crush on You - 2011) :

Lorsqu'il s'éprend de Chloe Andersen (Christine Scott Bennett), une jolie blonde aperçue dans un café, et qu'il obtient son adresse email, Ben Martin (Sean Patrick Flanery) décide de lui envoyer une lettre romantique et anonyme. Mais sans le savoir, c'est Charley Anderson (Brigid Brannagh), mère célibataire, amie et collègue de Chloe au sein de l'entreprise de marketing dirigée par Big Jim Nelson (Michael Clarke Duncan), qui reçoit ces courriers, et c'est avec celle-ci qu'il entame une correspondance amicale, persuadé qu'il est en train conquérir Chloe. Lorsque vient le moment de se confronter à la réalité, cependant, tout change, puisque Ben et Chloe découvrent qu'ils n'ont pas grand chose en commun, tandis que Charley et lui deviennent les meilleurs amis du monde...

Une rom-com Hallmark assez basique, dérivative et prévisible, dans le genre quiproquos et identités cachées, mais pas désagréable, principalement parce que Brigid Brannagh est crédible et sympathique (plus que d'autres actrices principales de films Hallmark, en tout cas) en mère de famille discrète.

Bon, SPF surjoue un peu par moments, et devrait avoir la main plus légère sur le bronzage ; et il est plus que temps que Hallmark investisse dans une nouvelle imprimante (tous les logos et affiches de ce téléfilm semblent avoir été conçus en trois minutes et imprimés sur une vieille Epson à 20€).

Mais sinon, ça se regarde tranquillement. Sans plus.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 4 (fin)

Publié le 16 Avril 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Star Trek, Science-Fiction, Critiques éclair

Je continue mes mini-reviews de l'intégrale de Star Trek Voyager, une intégrale commencée il y a bien longtemps, et une saison 4 qui touche à sa fin !

4x26 - Hope and Fear :

Fin de saison signée Berman, Braga et Menosky, avec la découverte, grâce à un passager extraterrestre (Ray Wise), de l'USS Dauntless, un vaisseau révolutionnaire apparemment envoyé par Starfleet dans le Delta Quadrant pour récupérer l'équipage du Voyager, suite à la prise de contact effectuée plus tôt dans la saison. Un pitch très sympathique, qui fait illusion pendant une bonne moitié de l'épisode... malheureusement, on devine très tôt (tant par le choix de l'acteur que par la réalisation un peu trop appuyée) que l'alien est fourbe et que tout ça va se retourner, forcément, contre le Voyager.

Aussi lorsque la grande révélation du plan machiavélique (et totalement capillotracté, pour ne pas dire irréaliste et infaisable) a lieu, l'épisode prend un coup dans l'aile. Déjà que son rythme inégal peine à totalement convaincre. Le plus frustrant, ce n'est même pas le retour au status-quo, à base de grosses ficelles attendues, non, c'est plutôt le fait que certaines thématiques (Janeway enfin confrontée aux conséquences de ses décisions arrogantes et moralisatrices ; Seven qui se voit soudain proposer le choix de rejoindre la Fédération, ou de retrouver le Collectif...) de l'épisode finissent par n'être qu'effleurées, et noyées dans le reste du récit. Une fin de saison en demi-teinte, donc, regardable, mais finalement assez convenue et classique. Dommage.

 

Bilan saison 4 :

Ah ben voilà, tout de suite, c'est nettement mieux. L'arrivée de Seven of Nine au sein de l'équipage, conséquence de celle de Jeri Taylor au poste de showrunneuse solo créativement libre, a forcé les scénaristes à se recentrer sur son personnage, qui a ainsi grandement bénéficié de cette attention, et évité le cliché de la bimbo sexy auquel le studio la prédisposait. Seven, son développement, son évolution, et sa relation avec Janeway sont donc une grande force de cette saison, au point de parfois donner l'impression que Star Trek Voyager est le Seven of Nine Show.

Cet impact, il se ressent particulièrement sur les autres membres d'équipage : Kim est toujours inexistant, Chakotay est toujours un cliché ambulant, Paris n'existe qu'au travers de sa relation avec B'elanna, mais lorsque Roxann Dawson se fait plus rare pour cause de grossesse, Paris cesse d'exister. Reste tout de même le Docteur Holographique, constant dans son interprétation et dans sa place à bord. Cette inégalité de traitement est assez regrettable : si les autres personnages avaient reçu ne serait-ce que la moitié de l'attention que Seven a reçu, le show en aurait été changé. Là, en l'état, le niveau global des épisodes en progrès, mais ça souffre toujours de défauts évidents et récurrents (notamment la destruction et le gaspillage de ressources qui devraient être essentielles au Voyager ; le code de conduite à géométrie variable de Janeway ; l'absence de vrai ennemi récurrent et original ; manque de fil directeur et de continuité réelle), qui ne vont pas aller en s'améliorant lorsque Jeri Taylor aura pris sa retraite, juste avant le début de la saison 5.

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Les bilans de Lurdo : Star Trek Voyager, saison 5 (1)

Publié le 8 Mai 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Science-Fiction, Star Trek

Après avoir songé un moment à alterner les dernières saisons de Voyager avec une intégrale de Babylon 5 (ça attendra que j'aie fini Voyager, en fin de compte), j'ai repris Trek.

Et donc, Star Trek Voyager saison 5 :

5x01 - Night :

Reprise qui commence assez bien, avec un équipage en pleine déprime, qui traverse depuis deux mois un espace totalement noir, sans étoiles, ce qui leur porte très sérieusement sur les nerfs, avec des coups de stress, des phobies qui se réveillent, des engueulades... et Janeway qui boude dans sa chambre dans ses quartiers.

C'est peut-être là l'un des deux gros problèmes de l'épisode : le comportement de Janeway, soudain dépressive, mais qui change du tout au tout en milieu d'épisode, dès que les emmerdes arrivent, et qui finit par virer suicidaire sur la fin. Une évolution par pas très crédible après quatre saisons, d'autant que personne ne se préoccupe d'avoir une capitaine en pleine déprime depuis des mois, pas de soutien psychologique, rien.

L'autre problème, en fait, c'est que dès qu'arrivent les aliens-de-la-semaine (ici, des aliens photophobes qui vivent dans cette zone de l'espace, et qui meurent, empoisonnés par les déchets toxiques qu'une autre race déverse dans le coin), l'intérêt de l'épisode retombe considérablement, les grosses ficelles prévisibles du tout apparaissent très nettement, et pour ne rien arranger, les problèmes habituels des scripts made in Braga & Menosky refont surface, à savoir des raccourcis génants, des one-liners foireux (Tuvok qui parle de "faire la lumière sur cette affaire", Janeway qui dit qu'il "est temps de sortir les ordures" en parlant des méchants) et de gros problèmes de logique interne.

Par exemple : les photophobes pompent toute l'énergie du vaisseau, qui se retrouve au point mort... mais l'holodeck continue étrangement de fonctionner, et l'ordinateur de bord y répond toujours aux instructions, etc ; Janeway qui, une fois de plus, décide de ce qui est bien ou mal pour les races aliennes qu'elle rencontre, sans leur demander leur avis ; le bad guy qui, lorsqu'on lui propose une technologie révolutionnaire qui pourrait changer l'évolution de son espèce (et le rendre richissime par la même occasion, vu qu'il est le seul à se voir offrir cette technologie), refuse "parce qu'il a le monopole du transport de déchets", et qu'il ne veut pas le perdre....

Reprise en demi-teinte, donc, mais qui introduit le concept de Captain Proton, ce qui fait toujours plaisir.

 

5x02 - Drone :

Brian Fuller au scénario (visiblement édité par Braga et Menosky, vu la manière précipitée dont il se conclue), et un remake très touchant de Tuvix, avec en lieu et place du Tuvix en question un nuBorg né, lors d'un problème de téléportation et de navette (encore une navette bousillée !), de la fusion de nanites borgs appartenant à Seven, et de l'holoémetteur futuriste du Doc.

C'est très bien joué (le nuBorg est très bon, Seven est exceptionnelle), c'est bien mené, c'est beaucoup plus subtil que Tuvix, et surtout, ça ne se finit pas sur une décision horripilante de Janeway (qui condamnait Tuvix à mort sans broncher), mais sur un sacrifice poignant de One, qui comprend que son existence est beaucoup trop dangereuse pour le reste de la galaxie, et qu'il est préférable de se laisser mourir plutôt que de mettre autrui en péril. Quel dommage, encore une fois, que l'affrontement final soit aussi précipité.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 92 - Summer Camp (2015)

Publié le 23 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Espagne

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Summer Camp :

Dans un camp de vacances espagnol en langue anglaise, quatre moniteurs - Christy la pimbêche (Jocelin Donahue), Antonio le séducteur (Andrés Velencoso), Michelle la sportive extrovertie (Maiara Walsh), et Will l'apprenti-vétérinaire (Diego Boneta) - sont confrontés à une épidémie d'un virus étrange, similaire à la rage, qui contamine tous les humains présents...

Quelle déception...  au vu du pitch initial, je m'attendais à une sorte de version espagnole du Cooties américain de 2015, avec des hordes d'enfants enragés. Mais en fait, pas du tout : les enfants n'arrivent que dans les deux dernières minutes de film, et dans l'intervalle, on a droit à un film d'infectés tout ce qu'il y a de plus banal, prenant place entre les murs d'une ferme en piteux état, et ayant pour protagonistes les quatre moniteurs, et une poignée de squatteurs drogués vivant non loin (et servant de chair à canon).

Le vrai problème étant que dès le générique de début, on nous explique en voix off qu'aucun des moniteurs n'a été retrouvé en vie, ce qui limite déjà les enjeux du film, et son intérêt... d'autant plus que ces quatre moniteurs sont particulièrement stupides et caricaturaux, tant dans leurs réactions que dans leurs actions, au point que le film ressemble régulièrement à une parodie.

Mention spéciale, notamment, au personnage de Jocelin Donahue, qui du début à la fin du film est joyeusement détestable, couard, strident, etc (ce qui est assez problèmatique lorsque l'on doit s'inquiéter de sa survie et de celle de Mr. "je fais des études vétérinaires, je sais de quoi je parle, laissez-moi rentrer dans la cage de ce chien enragé, mon t-shirt me protègera").

Le pire, c'est qu'on sent qu'un soin particulier a été apporté à d'autres aspects de ce script produit par Jaume Balaguero : l'infection est temporaire (ce qui est assez original), le scénario multiplie les fausses pistes (le pseudo-slasher du début, les différentes hypothèses quant à l'origine de l'épidémie), et feinte à droite et à gauche... mais au final, à trop vouloir feinter, on en devient bien trop prévisible (la souche d'arbre).

Et pour ne rien arranger, le rendu visuel est assez médiocre : avec sa photographie très sombre, le film n'est qu'un enchaînement de scènes tremblotantes, où la caméra est secouée de droite à gauche, et fait même parfois des micro zooms/dézooms pour donner l'impression d'action et d'intensité, et pour cacher l'absence de gore, qui est le plus souvent hors-champ.

Bref, un énième film d'infectés, aux personnages antipathiques (malgré une distribution agréable), qui se termine là où il devrait commencer, et dont les quelques bonnes idées ne suffisent pas à compenser les nombreux problèmes.

2.25/6 (vraiment, j'ai rarement eu autant envie de voir les personnages se faire massacrer le plus vite possible, d'autant qu'au bout d'un moment, les infectés qui hurlent en boucle, ça fatigue)

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Christmas Yulefest 2020 - 46 - Un sapin de Noël, deux amoureux (2020)

Publié le 22 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, USA

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un sapin de Noël, deux amoureux (A Christmas Tree Grows in Colorado - 2020) :

Fille du maire de Brooklyn, Colorado, Erin Chambers (Rochelle Aytes) a une idée pour redonner vie à cette bourgade moribonde : dresser un immense sapin au milieu de la place de la ville, et attirer ainsi des touristes à Brooklyn. Mais le sapin sur lequel elle a jeté son dévolu appartient à Kevin (Mark Taylor), un séduisant pompier père célibataire, qui n'a pas grande sympathie pour le Maire. Erin décide alors de tout faire pour le convaincre...

L'une de ces comédies romantiques Hallmark déclinant la formule habituelle mais avec des personnages afro-américains, A Christmas Tree Grows in Colorado (apparemment un jeu de mots inspiré d'un roman intitulé A Tree Grows in Brooklyn... vu que l'action de ce métrage se déroule à Brooklyn, Colorado) s'avère un film totalement générique et oubliable, qui peine vraiment à convaincre.

Il émane en effet de tout ça un sentiment d'artificialité qui ne satisfait jamais vraiment : l'organisation précipitée de l'événement, quelques semaines avant Noël, avec pour enjeu de sauver la ville en créant soudain, à la dernière minute, une attraction touristique ; la fille du Maire qui est au Conseil municipal et va succéder à son père ; la relation conflictuelle d'Erin avec le pompier - jamais assez conflictuelle pour rendre suffisamment naturelle et spontanée la dispute qui mène à leur baiser ; le rendez-vous d'Erin avec un autre homme, juste après ce baiser fougueux ; le quiproquo entourant cet homme, en fait homosexuel (et paf, les spectatrices US boycottent le film !) ; les dialogues de la fillette, pourtant adorable ; et même l'enthousiasme constant et exubérant de l'héroïne (l'actrice est pourtant sympathique, et elle a une bonne alchimie avec Mark Taylor)...

Rien de tout cela ne sonne particulièrement crédible et sincère, et cette impression ne fait pas vraiment de bien au film, déjà ultra-formaté de la façon la plus basique et quelconque possible (les montages musicaux, notamment le montage récapitulatif de fin, sont vraiment en pilotage automatique). Un bon gros bof.

À noter la présence de Laura Bertram (Andromeda !), dans le rôle de la meilleure amie caucasienne de l'héroïne (qui ne sert à rien, mais bon, ça fait toujours plaisir de la revoir).

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2015 - 19 - Il faut sauver Noël 2 / Northpole 2 : Noël au Pôle Nord (2015)

Publié le 7 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Il faut sauver Noël 2 / Northpole 2 - Noël au Pôle Nord (Open For Christmas) :

Experte en objets de valeur, Mackenzie (Lori Loughlin) hérite de l'hôtel de sa tante, un luxueux établissement situé dans le Vermont. Décidée à vendre le bâtiment plutôt que de le rénover, elle change d'avis lorsqu'elle rencontre le personnel de l'hôtel, ainsi que Jack (Dermot Mulroney), l'homme à tout faire de la bourgade, sa fille Jenny (Ava Telek), et l'énigmatique Clementine (Bailee Madison), fraîchement arrivée du Pôle Nord pour sauver l'hôtel, en réalité un relais énergétique indispensable à la réussite de la tournée du Père Noël (Donovan Scott)...

Le problème principal de la franchise Northpole de la chaîne Hallmark, c'est que, sous leurs atours de productions blockbusters de la chaîne (aidées par le budget nettement plus important alloué à leur production, budget découlant directement des nombreux produits dérivés), ce ne sont que des scripts basiques de téléfilms Hallmark, à peine enrobés d'une couche d'effets spéciaux et de "magie de Noël".

Northpole, ainsi, souffrait de son script routinier ; Northpole 2, lui, s'avère un vague recyclage de La Maison des Souvenirs (2013), avec quelques personnages modifiés, un peu moins de romance et quelques rebondissements surnaturels en plus.

On retrouve en effert la businesswoman citadine qui hérite d'une bâtisse remarquable à la mort de sa tante ; le love interest local, séduisant et terre à terre, qui a abandonné la ville pour se consacrer à sa passion (ici, les travaux manuels, comme d'habitude chez Hallmark) ; un autre personnage masculin prêt à tout pour convaincre l'héroïne de vendre ; la meilleure amie/collègue ethnique ; et tout le cheminement de l'intrigue, avec cette protagoniste qui se reconstruit en même temps qu'elle rénove sa demeure, etc...

Bref, l'histoire en elle-même est on ne peut plus balisée, à nouveau, et tout ce qui est en rapport avec le Pôle Nord semble souvent rattaché de manière un peu artificielle et forcée. On se retrouve ainsi avec des morceaux d'intrigue pas forcément placés au bon endroit dans le script, ainsi que d'étranges tangentes hors-sujet et avortées, comme cet adolescent qui, dans deux scènes et demi, tente de séduire l'elfette Clementine. Ça n'apporte rien, ça n'est jamais développé, bref, c'est inutile.

Cela dit, la distribution n'est, à nouveau pas désagréable (Santa a été remplacé, et ça fait une différence énorme), et Clementine a une raison valable d'être présente. À l'identique, le visuel et les décors du Pôle Nord sont toujours très sympathiques, et ce téléfilm se regarde facilement.

Mais le schéma habituel en trois actes des téléfilms Hallmark ne fonctionne jamais vraiment ici (le conflit travail/vie amoureuse n'est jamais convaincant ou suffisamment prononcé), et certains points sont étrangement éludés (la rénovation, la fête, les employés... d'où vient tout cet argent ?).

Bref, un téléfilm aussi peu convaincant que le premier opus... mais pas forcément plus mauvais.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1331 - Boss Level (2020)

Publié le 14 Janvier 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Hulu

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Boss Level (2020) :

Chaque matin, Roy (Frank Grillo) se réveille, pour être tué par des chasseurs de prime... encore et encore. Tous les jours, à chaque mort, la boucle se répète, et s'il veut en sortir, Roy va devoir trouver comment les vaincre, et percer à jour le mystère entourant son ex-compagne (Naomi Watts), chercheuse en physique avancée qui travaille pour le menaçant Clive Ventor (Mel Gibson)...

Mouais. Un long-métrage d'action signé Joe Carnahan et qui, très naturellement, ressemble beaucoup à un Mi$e à prix (Smokin' Aces) que l'on aurait mélangé à Un jour sans fin et à ses variantes habituelles, comme Happy Birthdead ou Edge of Tomorrow.

C'est d'ailleurs là le problème principal de ce Boss Level : on est en terrain ultra-balisé, et Carnahan n'en fait pas grand chose d'original. Alors certes, le parallèle avec les jeux vidéo fonctionne ponctuellement, et la relation de Roy, père absent, qui renoue avec son fils au travers de ce media et grâce à la boucle temporelle, n'est pas désagréable ; à l'identique, les scènes d'action sont plutôt efficaces, malgré des effets numériques assez médiocres, ou encore en dépit d'un duel à l'épée assez laborieux.

Mais le souci, c'est que, comme souvent chez Carnahan, le film dans son ensemble est plutôt mal rythmé, alternant scènes d'action avec couloirs de dialogues sans grand intérêt (Naomi Watts fait de la figuration, chargée d'expliquer les tenants et aboutissants du script... et ce n'est pas intéressant, tout simplement ; les personnages secondaires ne sont guère plus que des caméos - Ken Jeong, Annabelle Wallis, Michelle Yeoh, Will Sasso, et même Gibson), et optant pour une structure parfois décousue, avec flashbacks, boucles présentées dans le désordre, etc.

Ça n'apporte rien de probant au film, un film déjà alourdi par une narration en voix off de Grillo (qui a poussé de la fonte, soit dit en passant), omniprésente et parfois monotone, et par quelques soucis d'écriture et de cohérence interne (tout le film est, forcément, présenté du point de vue de Grillo, mais occasionnellement, le métrage place des scènes du point de vue des antagonistes, ou d'un point de vue plus omniscient).

Après, le concept étant ce qu'il est, ça se regarde tout de même ; cela dit, au vu du produit fini, on ne se demandera pas forcément pourquoi ce Boss Level est en development hell depuis 2012 : après tout, la première chose qui m'est passée par l'esprit à la fin du métrage, c'était "tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas revisionné Edge of Tomorrow, et je me demande si je le reverrais à la hausse", et pas "c'était bien, Boss Level".

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1333 : Locked Down (2021)

Publié le 18 Janvier 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Romance, Thriller, USA, HBO

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Locked Down (2021) :

Couple au bord de la rupture, Linda (Anne Hathaway) et Paxton (Chiwetel Ejiofor) se retrouvent confinés ensemble dans leur demeure londonienne, pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à ce que le couple décide de dérober un diamant chez Harrods, là où Linda travaillait autrefois...

Avec un postulat de départ intéressant (un casse en plein confinement), Doug Liman aux commandes, et une distribution efficace (non seulement le couple vedette, mais aussi certains des seconds rôles, qui apparaissent soit via Zoom, soit directement : Ben Stiller, Stephen Merchant, Mark Gatiss, Claes Bang, Mindy Kaling), il y avait de quoi espérer, avec ce Locked Down, un métrage surprenant et dynamique.

Et pour être surprenant, ça l'est, puisqu'en lieu et place d'un film de casse, on se retrouve en réalité avec un métrage de près de deux heures, dont 90 % sont composés d'une comédie dramatique relationnelle sur un couple aisé qui se désintègre entre les quatre murs de sa luxueuse maison londonienne.

Une comédie dramatique bien interprétée (malgré un surjeu ponctuel de tout le monde), mais qui, malheureusement, peine à faire preuve du moindre intérêt : c'est statique, c'est gentiment surécrit et pédant (un running-gag du film est que tous les agents de sécurité et autres employés de Harrods sont trop stupides pour avoir jamais entendu parler d'Edgar Allan Poe), et le script rend ses protagonistes étrangement antipathiques.

D'un côté, une Hathaway cadre d'entreprise étrangement agitée, sur le point d'être promue, et qui décide soudain de braquer l'un des clients de son employeur pour lui donner une leçon ; de l'autre, un Ejiofor prétentieux, rebelle au passé criminel improbable, qui ne trouve rien de mieux que d'aller beugler de la poésie dans les rues de son quartier à toute heure du jour et de la nuit, qui écoute tout le temps du classique, et qui n'a que sarcasme et répliques moqueuses à la bouche.

On suit donc ce couple fragmenté, qui ne se supporte plus vraiment, pendant facilement 75/80 minutes, avant que l'idée du casse ne se manifeste, et pendant encore une vingtaine de minutes avant qu'elle ne se concrétise. Autant dire que, lorsque le casse a vraiment lieu, à dix minutes de la fin, le spectateur n'est plus vraiment dedans, victime d'un drame intimiste relativement nombriliste, qui s'éparpille totalement (notamment au niveau du ton) et est parfois très théâtral dans son interprétation et dans sa mise en scène.

Et je ne parle même pas des nombreux problèmes de logique interne et autres trous de scénario : on n'est plus à ça près, et ce n'est clairement pas ce qui intéressait Liman et Knight (son scénariste, déjà responsable de Peaky Blinders, du très mauvais A Christmas Carol et du cataclysmique Serenity, tous deux de 2019).

2 + 0.25 pour le hérisson en ouverture de métrage (c'est bien) - 0.25 pour le sous-entendu que le hérisson est mort hors-champ, durant les événements du film (c'est moins bien) = 2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1356 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Holidate (2020)

Publié le 7 Février 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Noël, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Holidate (2020) :

Lassés des pressions de leur entourage respectif, Sloane (Emma Roberts) et Jackson (Luke Bracey), deux célibataires venant de se rencontrer, décident de passer ensemble chacune des fêtes à venir, de manière totalement platonique. Mais rapidement, ils se rapprochent l'un de l'autre...

Initialement prévue pour être intégrée au Christmas Yulefest de décembre dernier, plus près de sa diffusion originale sur Netflix, cette comédie romantique m'a rapidement fait changer d'avis au visionnage, le côté festif n'y étant que très superficiel et anecdotique (le film se déroule sur une année, et Noël n'y prend donc que 5 à 10 %).

Par conséquent, voilà cet Holidate relégué à la Saint Valentin, un Holidate qui, soyons francs, ne fait pas forcément d'étincelles. Je partais pourtant optimiste, puisque j'ai une certaine sympathie pour Emma Roberts (qui retrouve ici la scénariste de son adaptation de Nancy Drew), et que le reste de la distribution est plutôt sympathique (même si Luke Bracey est un peu une version discount de Chris Hemsworth, il reste efficace dans son rôle). Mais cette production McG n'a pas véritablement réussi à me convaincre.

Déjà, parce qu'elle est hautement dérivative, et qu'elle ne s'en cache pas du tout. C'est écrit sur l'affiche "Who's your perfect plus-one ?"... comme dans Plus One, comédie romantique chroniquée l'année dernière, et qui a grosso modo un pitch très similaire. Avec Holidate, on se retrouve donc devant une version Netflix de Plus One, plus policée, plus calibrée, plus lisse (malgré quelques débordements supposément politiquement incorrects, comme des références sexuelles et une scène de diarrhée, qui sont dans la droite lignée des moments trashouilles de Mes Meilleures Amies, Crazy Amy, etc - et, calculés, ne surprennent plus beaucoup), qui se moque gentiment des clichés de comédie romantique tout en les utilisant tous sans broncher, et qui souffre d'un certain manque de rythme se traduisant par des digressions inutiles et des moments de flottement durant lesquels les échanges manquent de peps, d'originalité ou d'énergie.

Encore une fois, je partais convaincu, mais progressivement, j'ai commencé à faire autre chose en parallèle, peu passionné par ce qui se déroulait à l'écran. Après, ça reste bien produit, bien interprété et il y a pire dans le genre... mais c'est trop générique pour me convaincre.

3/6 (dont 0.25 pour Aimee Carrero, sous-exploitée mais toujours sympathique)

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Un film, un jour (ou presque) #1352 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Palm Springs (2020)

Publié le 5 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Romance, Review, Science-Fiction, USA, Hulu, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Palm Springs (2020) :

Après être entré dans une étrange grotte au milieu du désert californien, Nyles (Andy Samberg) est pris au piège d'une boucle temporelle, condamné à revivre non-stop la journée du mariage d'une amie, à laquelle il est invité. Résigné, il commence néanmoins à envisager cette vie répétitive sous un autre angle lorsque Sarah (Christin Milioti), sœur de la mariée, se retrouve à son tour prisonnière de ce jour sans fin...

Encore une relecture d'Un Jour Sans Fin à la sauce comédie purement romantique, mais cette fois-ci, ça marche vraiment grâce aux multiples idées et ajouts que le scénario fait à ce postulat de départ.

Déjà, il faut bien l'avouer, le couple principal est très attachant, entre un Andy Samberg qui débute le film dans un état désabusé, déprimé et résigné, coincé dans sa bulle temporelle depuis des centaines et des centaines d'occurrences, et une Christin Milioti toujours immédiatement attachante et expressive. On croit à leur relation, on s'y intéresse, et on espère qu'ils finiront ensemble (ce qui ne fait jamais vraiment aucun doute, mais c'est le jeu).

Ensuite, je parlais de ces rajouts et de ces idées intéressantes : le fait de donner une forme physique à la boucle temporelle (une grotte mystérieuse dans le désert) permet de multiplier les prisonniers de la boucle ; le simple fait d'avoir deux protagonistes captifs de cette bulle temporelle permet de changer totalement la dynamique d'Un Jour Sans Fin, pour en faire une sorte de métaphore de l'amour et des premiers instants d'une relation.

À mesure que le duo apprend à se connaître, se rapproche et fait les quatre cent coups ensemble, le reste du monde n'a progressivement plus aucune importance : ils sont dans une bulle, à la fois métaphorique, existentielle et science-fictive, et seule la compagnie l'un de l'autre à de la valeur à leurs yeux.

Et puis il y a l'ajout, à la marge, de JK Simmons, sorte d'Elmer Fudd ou de Yosemite Sam confronté au Bugs d'Andy Samberg, un chasseur qui traque sa proie pour se venger : un peu sous-exploité, au final, mais plutôt amusant.

Bref, ce Palm Springs (titre passe-partout s'il en est...) fonctionne bien, et est une agréable surprise. Pas parfait (la dernière demi-heure est un peu plus conventionnelle, et Meredith Hagner est soûlante et stridente, même dans un petit rôle), mais très sympathique, et rafraîchissant.

4.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1361 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Dans ses rêves (2005)

Publié le 9 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Review, Romance, Télévision, USA, St Valentin, ABC Family

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Dans ses rêves (Everything you want/Love Surreal - 2005) :

Dotée d'un tempérament artistique et d'un caractère rêveur, Abigail (Shiri Appleby) a fini par s'imaginer un petit-ami parfait, Sy (Orlando Seale), qui l'accompagne depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, à la faculté d'art. Cependant, lorsqu'elle rencontre Quinn (Nick Zano), un étudiant arrogant et antipathique, elle se retrouve à lui servir de tuteur et à devoir passer du temps avec lui... de quoi leur permettre de se rapprocher, malgré des tempéraments radicalement différents.

Une comédie romantique télévisée diffusée en 2005 sur ABC Family, et particulièrement datée de son époque : la mode, les coiffures trop travaillées, la musique pop-rock insipide, le casting masculin exempt de tout charisme, tout renvoie directement au début des années 2000, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur étant une Shiri Appleby à peine sortie de Roswell, attachante et radieuse, le pire étant... un peu tout le reste. Notamment un couple principal qui ne fonctionne pas du tout, en mode rivalité/hostilité pendant plus d'une demi-heure, jamais compensé par la moindre alchimie.

Pas aidé par une écriture plate et un personnage trop souvent premier degré, Zano a en effet tout du cliché du jock balourd, qui finit par révéler qu'il est sensible, artistique et intelligent ; de son côté, Orlando Seale n'est guère plus marquant ou convaincant, en petit-ami imaginaire british et jaloux, et n'a pas plus d'alchimie avec Appleby. Idem pour K.C. Clyde, le patron, tout aussi générique et transparent.

Résultat : tout le côté romance et triangle amoureux du métrage tombe un peu à plat, et malgré les efforts d'Appleby et des autres (Alexandra Holden, notamment, mais aussi Will Friedle, franchement amusant en meilleur copain déglingué de Quinn), le ton global du film reste incertain, oscillant entre légèreté caricaturale (tout le monde joue, à un moment ou à un autre, de manière un peu outrée ; les parents d'Abigail décorent leur future tombe de décorations de Noël, et les scènes de Friedle partent dans des directions improbablement cartoonesques) et absence totale de plausibilité (personne ne s'inquiète vraiment de la relation psychologiquement problématique d'Abigail et de Sy, pour qui elle cuisine, se fait belle, fait semblant de le cacher aux yeux des autres, avec qui elle se dispute, etc).

Bref : je vois bien quelle était l'idée du film (le passage à l'âge adulte, tout ça), c'est gentillet, mais je n'ai pas vraiment accroché au tout, malgré une atmosphère hivernale et festive (neige, Thanksgiving, etc) pas désagréable, et quelques moments amusants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1366 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love, Weddings and Other Disasters (2020)

Publié le 12 Février 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance, St Valentin, USA

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Love, Weddings and Other Disasters (2020) :

Apprentie wedding planner à la réputation désastreuse suite à un incident de parachutisme, Jessie (Maggie Grace) est en concurrence avec Lawrence Phillips (Jeremy Irons), une sommité dans ce domaine, pour organiser le mariage imminent du futur Maire de Boston (Dennis Staroselsky) et de sa fiancée (Caroline Portu). À l'occasion de cette cérémonie, les destins de nombreuses personnes (Diane Keaton, Andrew Bachelor, Diego Bonita, JinJoo Lee, Jesse McCartney, Andy Goldenberg, Veronica Ferres, Melinda Hill, Chandra West...) et de la mafia russe (!) se croisent et s'entremêlent...

Un long-métrage écrit et réalisé par un compère d'Adam Sandler... et ça se ressent tout de suite, tant le film a une tendance au slapstick balourd et à la caractérisation assez caricaturale (les mafieux russe, la strip-teaseuse, etc, voire même le personnage d'Andy Goldenberg, qui est un proto-Sandler), tendance qui affaiblit considérablement sa nature de comédie romantique collégiale, façon Love Actually.

Il faut dire que déjà, à la base, le tout ne fonctionne vraiment que ponctuellement, à des moments précis, grâce à une certaine décontraction globale et à un semblant de sincérité des acteurs : ce sont eux qui font l'intérêt du film, et pas le scénario.

Car ce scénario est assez décousu, une succession de vignettes qui passe d'une sous-intrigue à une autre de manière pas très fluide, et clairement très inégale : certaines sous-intrigues ne fonctionnent pas du tout (la mafia russe, donc, le jeu télévisé ultra-fauché et stupide, mais aussi la romance de Jeremy Irons et Diane Keaton, qui pourtant aurait pu donner quelque chose de plus sincère et touchant, mais qui succombe trop souvent à des gamelles forcées, et à des scènes assez artificielles), et les 95 minutes du métrage donnent, paradoxalement, l'impression de durer bien plus longtemps.

Pas terrible, donc, malgré les efforts des acteurs, Maggie Grace en tête.

À noter que le métrage est rythmé par la musique de la fille de Rob Schneider, un autre habitué des productions Sandler, histoire de bien compléter le bingo.

2/6

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Les bilans de Lurdo : Corporate, saison 2 (2019)

Publié le 14 Septembre 2019 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Comedy Central, Sitcom

Suite de cette série comique diffusée sur Comedy Central (saison 1 passée en revue ici), et qui relate, avec beaucoup d'humour noir et de cynisme, le quotidien d'une grande corporation clairement maléfique dirigée par l'impitoyable Christian Deville (Lance Reddick)...

Corporate, saison 2 (2019) :

Alors que Christian DeVille décide de lancer Hampton DeVille dans le monde des chaines d'information en continu, ses subordonnés s'humanisent un peu, cependant toujours lobotomisés par leur travail et par la vie au sein d'une entreprise cruelle et sans pitié...

Une deuxième saison dans la droite lignée de la première, et qui continue d'aborder des thèmes comme le vieillissement, les romances professionnelles, la guerre des sexes, la pression du groupe, la manipulation des médias, etc, sous un angle particulièrement corrosif, décalé et toujours très inventif.

On pourra notamment citer, cette année, l'épisode façon Usual Suspects, dans lequel Jake, Matt, John et Kate tentent de justifier de frais professionnels considérables en inventant une rencontre avec une Kyra Sedgwick très trumpienne ; la mise en place d'un système de surveillance de tous les employés, qui dégénère en dictature supervisée par Matt ; les vacances improbables de Matt dans un pays méditerranéen ; ou encore, l'épisode quasi-slasher, dans lequel Matt et Jake se croient seuls au bureau à l'occasion de la Fête du Travail, et en profitent pour fouiller dans les affaires de leurs collègues... jusqu'à l'arrivée de Christian DeVille.

Mais l'épisode le plus marquant est sans nul doute l'épisode "catastrophe nationale", qui souligne l'hypocrisie complète des entreprises, des célébrités et des particuliers lors d'une tragédie : tout le monde (sauf Jake) s'y révèle plus préoccupé par la course à la charité et aux likes que par la tragédie, tout le monde veut se faire bien voir en publiant des messages compatissants et creux, tout le monde gagne de l'argent et de la popularité sur le dos des victimes... avec en prime, un caméo d'Andy Richter en pseudo-victime de la tragédie (ayant un film à promouvoir), et une Anna Akana toujours impeccable en manipulatrice "voleuse de publication".

Sans oublier le season finale, qui voit Hampton DeVille pousser sa chaîne d'informations dans une direction toujours plus catastrophiste, façon Fox News, pour promouvoir une apocalypse fictive, et décupler les rentrées d'argent des autres départements de l'entreprise. Un marketing de la peur qui se termine par un message très désabusé de "les rêves et les espoirs, ça ne sert à rien, résous-toi à la médiocrité de ton quotidien, et soumets-toi à ton sort", finalement totalement cohérent avec le reste de la série.

Comme l'année dernière, la saison 2 de Corporate est une saison particulièrement glauque et cynique, tout en étant très amusante à suivre dans son refus de prendre des gants, et dans son sens de l'humour très noir.

Vivement conseillé, donc, pour peu qu'on accroche à ce style d'humour.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici.

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 12 - Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (2015) & Le Fantôme d'Hollywood (2016)

Publié le 5 Octobre 2020 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Lego

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Lego Scooby-Doo : Terreur au Temps des Chevaliers (Lego Scooby-Doo ! : Knight Time Terror - 2015) :

Le Scooby Gang (Frank Welker, Matthew Lillard, Kate Micucci, Grey Griffin) passe la nuit au manoir Grimsly, réputé hanté par un Chevalier en armure, et abritant supposément un trésor inestimable...

Galop d'essai pour l'association Lego/Scooby-Doo, avec ce moyen-métrage télévisé d'une vingtaine de minutes qui conserve le format classique des Scooby-Doo, leur esthétique rétro 70s, et la caractérisation habituelle des personnages, pour un résultat plutôt efficace et fidèle à son modèle.

Lego Scooby-Doo : Le Fantôme d'Hollywood (Lego Scooby-Doo ! : Haunted Hollywood - 2016) :

Le Scooby-Gang remporte un concours et gagne une visite des studios Brickton, sur le point de fermer leurs portes. Là, ils rencontrent le propriétaire, Chet (James Arnold Taylor), prêt à vendre les studios à Atticus Fink (JB Blanc) ; Junior (Scott Menville), le guide qui leur fait visiter les lieux ; et Drella Diabolique (Cassandra Peterson), animatrice tv présentatrice des nombreux films d'horreur autrefois tournés sur place. Mais les studios semblent hantés par les esprits des multiples monstres incarnés par feu Boris Karnak durant l'âge d'or de l'industrie...

Mouais. Je dois dire que je suis très mitigé sur ce premier long-métrage Lego Scooby-Doo. D'un côté, j'ai apprécié tout le côté hommage à un cinéma en voix de disparition, au vieil Hollywood des films de genre, à Boris Karloff, etc, et la présence d'Elvira dans l'un des rôles secondaires fait plaisir.

Mais de l'autre, j'ai trouvé le tout un peu trop creux pour son propre bien. On sent que le schéma standard des Scooby-Doo n'est pas fait pour une durée de 75 minutes, et par conséquent, il y a énormément de remplissage et de digressions en tous genres, qui parasitent l'enquête du Gang : Fred qui s'improvise réalisateur et se prend au jeu, Daphné qui est prête à tout pour être actrice, Shaggy et Drella qui tournent une comédie romantique, etc, etc, etc.

Velma, elle, est quasi-effacée, et le script semble peiner à vraiment utiliser le Gang au meilleur de ses capacités, préférant mettre en avant le personnage de Diabolique ; le mystère, lui, est cousu de fil blanc (en même temps, c'est du Scooby-Doo, pas du Agatha Christie), ce qui n'aide pas à se passionner pour l'intrigue, déjà bien trop délayée pour être efficace.

Bref : techniquement et visuellement, c'est efficace, avec un peu de continuité renvoyant directement au court-métrage précédent, mais sur le fond, le tout aurait probablement été bien meilleur au format 45 minutes. En l'état, ça se perd en route, et ça ne retrouve jamais le droit chemin.

3/6 (pour Elvira)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 19 - Peninsula : Dernier Train pour Busan 2 (2020)

Publié le 9 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Corée

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Peninsula - Dernier Train pour Busan 2 (2020) :

Quatre ans après s'être enfui de Corée du Sud, désormais en quarantaine généralisée, Jung-seok (Kang Dong-won), un soldat, y retourne avec son beau-frère Cheol-min (Kim Do-yoon) et un groupe de contrebandiers pour aller récupérer un camion empli d'argent, et le ramener à Hong-Kong. Mais sur place, ils sont confrontés à l'Unité 631, une milice sans scrupules, et aux hordes de zombies qui ont envahi le pays. Heureusement, Min-Jung (Kim Do-yoon) et ses deux filles, des survivantes, sont là pour les aider.

Une jolie déception que cette suite/spin-off du Dernier Train pour Busan, que j'avais plutôt apprécié lors de sa sortie malgré une tendance un peu fatigante aux ralentis avec gros violons larmoyants.

Là, ce Peninsula semble amplifier tous les défauts du premier opus, sans en avoir les qualités : encore plus de ralentis débordant d'émotion™®©, encore plus de personnages à la mort télégraphiée, encore plus de personnages secondaires inutiles, mais des personnages principaux assez insipides, une unité de lieu forcément absente de ce deuxième film (plus proche d'un concept à la Escape from New-York que d'un Snowpiercer), et pas une once de tension ou de suspense.

Donc forcément, puisque je ne me suis pas intéressé un seul instant au sort des protagonistes (un sort de toute façon évident compte tenu du script), je n'ai pas vraiment accroché au récit, par ailleurs assez mollasson, et souffrant d'un gros ventre mou.

Ah, et puis ici ou là, je vois apparaître Mad Max : Fury Road comme référence des deux poursuites automobiles qui ponctuent le récit : pas de chance, on en est loin, entre ces véhicules numériques aux mouvements et à la masse approximatifs, et une mise en scène peu probante, qui voit une adolescente conduire une voiture comme un pilote de Formule 1 éprouvé (ou un Vin Diesel boudeur). La vraie référence de ce Busan 2, en fait, c'est plus Fast & Furious (y compris au niveau de la qualité des effets spéciaux) et Carmageddon que Mad Max, mais quand en plus l'une des séquences se fait sur fond de flamenco...

En somme, comme je le disais, un énorme bof qui, pour ne rien arranger, est assez chiche en zombies, toutes proportions gardées.

2/6

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