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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #87 : Romance Irlandaise (2012)

Publié le 17 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Romance Irlandaise (Chasing Leprechauns) :

Spécialiste en résolution de problèmes d'entreprise, Michael Garrett (Adrian Pasdar) est envoyé par son patron en Irlande, pour assurer la signature d'un contrat et l'ouverture du chantier d'une nouvelle usine. Seul problème : l'usine est apparemment sur un terrain occupé par des leprechauns, et tant qu'une experte (Amy Huberman) n'a pas donné son accord pour la construction, celle-ci ne pourra avoir lieu. Garrett doit alors composer avec la jeune femme et avec les traditions locales s'il veut espérer mener sa mission à son terme...

Un téléfilm Hallmark de Saint Patrick, assez divertissant et léger, et tourné sur place, en Irlande, alors couverte de neige. C'est d'ailleurs assez amusant de voir Pasdar et les autres acteurs lutter contre les éléments locaux, la vraie neige, le vrai vent, le vrai froid, etc...

En fait, c'est tout le métrage qui s'avère amusant, entre Pasdar qui prend un malin plaisir à jouer les américains frustrés et fonceurs tentant de s'intégrer, les habitants locaux à la limite du cliché parodique (mais qui évitent de tomber dans ce piège), les leprechauns invisibles qui sabotent tous les efforts de Pasdar (une idée qui ajoute une dose de fantaisie sympathique au téléfilm), la météo, les accents, et le ton globalement peu sérieux du tout.

En plus, le métrage ne perd pas la moindre seconde, puisque le postulat de départ est posé en moins d'une minute, que Pasdar arrive en Irlande trente ou quarante secondes plus tard, et qu'il rencontre l'experte moins de cinq minutes après le début du programme... le revers de la pièce étant que le film peine un peu à maintenir ce rythme ensuite, même s'il parvient tout de même à ne pas trop ressembler aux rom-coms habituelles de la chaîne.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #172 : Dimensions (2011)

Publié le 14 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Drame, Fantastique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dimensions :

Après la mort de leur meilleure amie Victoria, tombée au fond d'un puits dans le Cambridge des années 20, ses deux compagnons de jeu Stephen (Henry Lloyd-Hughes) et Conrad (Sean Hart), épris d'elle, se consacrent à une existence de recherche scientifique, afin de découvrir comment remonter le temps, et sauver la jeune fille ; mais la séduisante Annie (Olivia Llewellyn) vient perturber leurs plans, et sèmer la discorde entre les deux amis.

Un film anglais qui m'a un peu pris au dépourvu. Je m'attendais à un film mêlant histoire d'amour et voyage temporel de manière intriguante et équilibrée... et puis en fait, non. Avce son budget très limité, le film préfère jouer totalement la carte de la romance et du triangle amoureux, le voyage temporel n'étant qu'un détail en arrière-plan.

Ainsi, on a droit à une bonne demi-heure durant l'enfance des protagonistes, histoire de mettre en place les relations et le drame fondateur, puis environ encore une bonne demi-heure à l'âge adulte, pour continuer à décrire ces relations, ainsi que la jalousie, la rivalité et l'obsession des protagonistes. La dernière demi-heure, enfin, commence un peu à cristalliser le tout, mais de manière tellement peu affirmée qu'on en ressort forcément déçu.

Le voyage temporel, en effet, ne sert que de toile de fond au métrage, au travers d'une écriture un peu laborieuse et basique (des discours didactiques expliquant les principes du voyage dans le temps), de quelques plans à effets spéciaux (un peu ratés, comme lors du suicide par revolver), et d'un rebondissement final absolument éventé tant il est téléphoné depuis le début du film.

En fait, on ressort du film avec l'impression qu'il est passé à côté de son sujet, préférant décrire une relation peu originale et inspirée (les deux amis inventeurs qui se déchirent pour les beaux yeux d'une femme, been there, seen that), plutôt que d'exploiter pleinement le potentiel fantastique du scénario.

Pas très captivant, donc, et pas du tout ce que j'espérais, malheureusement, mais au moins c'est assez joli visuellement.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #181 : Warren Jeffs - Le Gourou Polygame (2014)

Publié le 27 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Drame, Religion, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Warren Jeffs - Le Gourou Polygame (Outlaw Prophet) :

À la mort du Prophète Rolun Jeffs (Martin Landau) de l'Église Fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours, son fils Warren Jeffs (Tony Goldwyn) prend sa place à la tête de ce mouvement sectaire polygame dérivé du mormonisme. Brutal, autoritaire, extrémiste et imprudent, Warren attire néanmoins bien vite l'attention de Gary Engels (David Keith), un enquêteur bien décidé à faire tomber Jeffs pour avoir imposé le mariage forcé à des adolescentes encore mineures, comme Elissa (Joey King)...

Adaptation d'un livre décrivant les événements ayant mené à une traque nationale de Jeffs par le FBI, ce téléfilm Lifetime s'avère à peu près aussi captivant et dynamique que peut l'être la foi mormone : c'est très manichéen, ça alterne entre le point de vue de Jeffs, et (forcément, Lifetime oblige) celui des femmes adeptes victimes du Prophète, et le rythme global est plutôt mollasson, voire même soporifique une fois que la traque commence.

Pour ne rien arranger, l'acteur principal en fait trois tonnes (probablement inspiré par le véritable Warren Jeffs) dans le surjeu caricatural, pas aidé par l'écriture pataude et racoleuse, au point de ressembler à un über-méchant caricatural de dessin animé : une manière de concentrer en un seul homme toute la folie de cette secte fondamentaliste plutôt que de risquer de choquer tous les mormons, qu'ils soient fondamentalistes ou non, en soulignant et condamnant les problèmes plus généraux de cette religion.

Quitte à passer 90 minutes devant un écran parlant de cette affaire, autant aller sur YouTube pour jeter un coup d'oeil aux multiples documentaires et reportages ayant couvert, en temps réel, tous ces évènements.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #91 : Dear White People (2014)

Publié le 23 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dear White People :

Au sein de la prestigieuse Université Winchester, principalement peuplée d'étudiants blancs, Sam White (Tessa Thompson), une animatrice radio militante aux origines métissées, n'hésite pas à provoquer la controverse en soulignant les inégalités de traitements entre blancs et noirs. Elle prend bientôt la tête de la maison Armstrong/Parker, seule confrérie afro-américaine du campus : de quoi attirer l'attention d'une émission de télé réalité, au grand dam de Coco Conners (Teyonah Parris), jalouse. Et lorsque Lionel Higgins (Tyler James Williams), un jeune étudiant noir homosexuel, est recruté par le journal de l'école pour couvrir ces évènements sous une perspective afro-américaine, il voit là une chance inespérée de trouver sa place sur le campus... 

Avec un titre comme ça, ce métrage avait de quoi interpeller. Voyons de quoi il en retourne exactement :

"L'oeuvre d'un nouveau talent émergent digne de Spike Lee, ce film satirique partiellement crowdfundé aborde le problème des relations raciales aux USA sous un angle comique et authentique, et fait l'unanimité critique." 

Du moins, c'est comme ça que le film est vendu un peu partout. Problème : j'ai trouvé ça assez raté, en fait.

La comédie est globalement absente (c'est un métrage relativement sérieux et didactique), la satire est simpliste, et le film n'apporte pas grand chose de nouveau à la discussion raciale aux USA, en plus d'être formellement très statique et de manquer cruellement d'énergie.

Énorme bof, donc, et j'ai failli arrêter à plusieurs reprises au cours des 110 minutes du métrage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #89 : Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (2015)

Publié le 19 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (Cloudy With A Chance of Love) :

Météorologue studieuse travaillant sur sa thèse à San Diego, Deb (Katie Leclerc) découvre les joies de la popularité lorsqu'elle remplace au pied levé une présentatrice météo de la chaîne de tv locale, et devient aussitôt la favorite des spectateurs. Pour ne rien gâcher, son patron, Quentin (Michael Rady) est séduisant et assez sympathique... mais bien vite, tiraillée entre sa carrière académique et cette nouvelle carrière télévisée, Deb va se laisser entraîner dans la spirale implacable de la célébrité.

Un téléfilm Hallmark qui, au premier abord, n'a rien de très original : on a la nerd rendu "laide" par des grosses lunettes, une queue de cheval, et des vêtements moches, mais qui soudain se révèle dans toute sa beauté ; sa meilleure amie ethnique ; son autre amie/conseillère elle aussi ethnique ; le quiproquo qui provoque une rupture temporaire avec son petit ami ; le maychant manipulateur ; la rivale ; la musique envahissante et agaçante...

Mais étrangement, ici, ça fonctionne, car en lieu et place d'un triangle amoureux entre deux hommes (généralement le riche carriériste et le terre à terre passionné) et l'héroïne, compliqué par une rivale superficielle, ici, on a droit à un triangle "professionnel", avec une héroïne tiraillée entre sa passion (ses études de météorologie) et une carrière rentable à la télévision, avec comme rivale une rivale professionnelle.

Autrement dit, en faisant glisser le schéma habituel des romances Hallmark vers un domaine professionnel et intellectuel, qui assume que l'héroïne soit une étudiante douée et intelligente, et que ce sont ces caractéristiques qui propulsent le récit plus que la romance (finalement très secondaires), ce téléfilm sort un peu du lot des rom-coms de la chaîne, et se fait remarquer en bien.

De plus, ça aide que les acteurs soient tous plutôt sympathiques, que le récit soit suffisament rythmé, et que le tout se déroule dans un domaine intéressant, qui permet d'éviter les clichés habituels du retour à la campagne, et de la petite ville idéalisée où tout le monde est gentil.

Bref, bonne surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #193 : Exodus - Gods & Kings (2014)

Publié le 12 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Histoire, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Exodus - Gods and Kings :

Moise (Christian Bale) et Ramses (Joel Edgerton) sont deux princes élevés à la cour du Pharaon. Mais lorsque Ramses prend la place de son père sur le trône, il décide de bannir Moïse dans le désert en apprenant ses origines juives. Celui-ci finit cependant par revenir de son exil et, guidé par la parole divine, il va alors tenter de libérer le peuple juif de son esclavage...

Dès l'ouverture du film, avec ses cartons d'exposition, ses juifs opprimés, et ses esclaves hébreux construisant les pyramides, j'ai tout de suite compris qu'on était mal barrés avec ce métrage. Déjà qu'avec sa distribution d'acteurs tous caucasiens, ça n'augurait pas du meilleur...

Et la suite n'a fait que confirmer mes craintes, en montrant, à chaque instant, les signes d'un film typique du Ridley Scott moderne, qui est incapable de faire un bon film de moins de 180 minutes.

Ici, tout est gris, plat, terne : un parti pris "réaliste" qui tue tout semblant d'ampleur et d'épique, pour renforcer la douleur du peuple hébreu, et donner toujours plus de poids aux interminables dialogues du film.

Résultat, le métrage se traîne lamentablement, échouant à susciter la moindre empathie du spectateur pour ses acteurs, qui évoluent dans une histoire tellement balisée et connue que le soufflé global ne monte jamais, même quand Ridley Scott déchaîne les effets spéciaux comme Dieu les plaies sur l'Égypte, ou que la musique tente d'être à la hauteur des événements qu'elle illustre.

M'enfin bon, au moins ce n'est pas trop mal filmé.

2/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 28 - Suburban Gothic (2014)

Publié le 30 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Suburban Gothic :

Diplômé sans travail, Raymond (Matthew Gray Gubler) est contraint de s'installer chez ses parents, au grand bonheur de sa mère surprotectrice (Barbara Niven), mais à l'agacement de son père autoritaire (Ray Wise). Maniéré, décalé et fermement convaincu de l'existence du paranormal, Raymond sympathise avec Becca (Kat Dennings), une barmaid gothique et sarcastique. Ensemble, ils vont alors devoir faire face à un esprit vengeur déterré dans le jardin de Raymond...

Ce n'est qu'après avoir terminé de regarder cette comédie horrifique affreusement plate et bancale que j'ai réalisé que je connaissais le nom de son réalisateur-scénariste. Et pour cause, puisque j'avais visionné son premier long-métrage, Excision, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2012. Et à l'époque, j'avais trouvé cela gentiment creux, trashouille et pseudo-arty, avec la lourdeur d'un film plus racoleur qu'autre chose. 

C'est donc sans surprise que ce Suburban Gothic s'avère dans la directe continuité du précédent film, avec cependant, en lieu et place de la sexualité et du gore racoleur d'Excision, une tendance à l'humour graveleux et bas-de-plafond, qui ne fonctionne quasiment jamais.

Et c'est bien là le problème, puisque le film semble vouloir adopter un ton "John Waters du pauvre", sans le mordant ou la maîtrise, et le tout enrobé d'une sorte de détachement ironique très hipster dans l'âme, avec des personnages qui assistent aux événements sans jamais paraître particulièrement affectés par ceux-ci, et en conservant toujours une petite réplique cynique en réserve.

Autant dire qu'hormis quelques moments amusants et relativement originaux, visuellement parlant (les premières manifestations surnaturelles dans la chambre, notamment), le tout paraît forcé, décousu et bordélique, avec des acteurs qui surjouent volontairement, et quelques moments qui rappellent fortement d'autres films (le tentacule ectoplasmique qui guide brièvement le héros dans son investigation semble tout droit sorti de Donnie Darko).

Ce n'est pas drôle, ça ne fait pas peur, et ça rate trop souvent sa cible pour être intéressant.

1.75/6 (parce que la distribution est plus sympathique que celle d'Excision)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 48 - Black Butler (2014)

Publié le 10 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Japon

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Black Butler (Kuroshitsuji) :

En 2020, dans un pays à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, des meurtres étranges ont lieu : plusieurs personnalités politiques importantes sont retrouvées mortes et momifiées, avec pour seule indice une carte de tarot représentant Satan. Pour résoudre ces crimes mystérieux, le Chien de Garde de la Reine, Shiori Genpō (Ayame Gôriki) est choisie pour mener l'enquête ; riche héritière orpheline se faisant passer pour un homme afin d'assurer sa place dans sa dynastie, Shiori peut heureusement compter sur Sebastian (Hiro Mizushima), son fidèle majordome aux pouvoirs surhumains... en réalité un démon des enfers ayant passé un pacte avec Shiori, et ayant accepté, en échange de son âme, de la servir et de la protéger jusqu'à ce qu'elle parvienne à venger ses parents...

Je vais être franc : je n'ai jamais lu ni vu l'oeuvre originale dont ce film est l'adaptation, et j'ai uniquement regardé ce long-métrage sur la base de l'affiche et de la combo "majordome démoniaque + meurtres sataniques" qui pouvait laisser présager de quelque chose d'original et d'intéressant.

Pas de bol, on est en plein dans l'adaptation bancale de manga, avec tout ce que ça comporte de clichés du genre (mélange bâtard et superficiel d'Occident et d'Orient, utilisation décomplexée de la religion catholique, héroïne impassible et colérique, caricatures ambulantes, hommes androgynes, surjeu, scènes d'action ultra-stylisées mais improbables et creuses) qui m'horripilent.

Ajoutés à cela, un récit apparemment totalement réinventé par rapport au manga, avec des personnages différents, et une période temporelle nettement moins intéressante (l'époque victorienne remplacée par une époque pseudo-contemporaine et moderne) ; un film longuet (2h) et mal rythmé ; et surtout une écriture assez piteuse, à base de scènes d'exposition lourdes, pataudes et maladroites (l'héroïne qui parle soudain en voix off après une heure de film ; le méchant qui raconte son plan en tuant tout le monde...), de flashbacks à gogo, et de rebondissements capillotractés.

Bref, je n'ai pas vraiment aimé, j'ai trouvé ça basique et cliché, assez confus et éparpillé, bref, un bon gros bof, même si ce n'est pas trop mal filmé et que certains plans sont réussis.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 55 - Jessabelle (2014)

Publié le 14 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Jessabelle :

Jessie (Sarah Snook) est une jeune femme originaire du bayou. Heureuse en amour, et enceinte, elle est victime d'un terrible accident de voiture qui la prive de l'usage de ses jambes, de son futur enfant, et de son fiancé. Seule, elle est alors contrainte de s'installer dans la maison où elle a passé son enfance, dans le Sud profond des USA, et où vit encore son père alcoolique (David Andrews), à qui elle ne parle plus. Sur place, rapidement, elle renoue avec un petit-ami de lycée, Preston (Mark Webber), et met la main sur des VHS enregistrées par sa mère (Joelle Carter) de son vivant, dans les années 80. Sur les bandes, cette dernière lui tire les cartes, et lui prédit un avenir sinistre... d'autant qu'une présence fantômatique hante la maison, et en veut apparemment à Jessie et à son père.

Un film d'horreur assez basique, qui ne vaut que pour son atmosphère et son ambiance très réussies (j'ai toujours apprécié la moiteur que le Sud profond des USA confère à un métrage fantastique), principalement dûes à la maison dans laquelle l'héroïne est confinée par son fauteuil roulant, et pour son interprète principale, Sarah Snook, déjà excellente dans Predestination, et qui livre ici une prestation subtile et maîtrisée.

Le reste ? Hormis le postulat du "tarot via VHS", très efficace, le film est balisé de bout en bout, avec une histoire de vengeance assez quelconque et prévisible, avec des jumps scares agaçants qui ne font pas peur, et un récit qui se termine en queue de poisson volontairement sombre...

Autrement dit, pas grand chose de mémorable au programme.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #247 : Big Game (2014)

Publié le 10 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Finlande, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Game :

Trahi en plein vol par son garde-du-corps (Ray Stevenson), le Président des États-Unis (Samuel L Jackson) est contraint d'abandonner Air Force One avant que l'appareil ne soit abattu par des terroristes. Il s'écrase dans les étendues sauvages finlandaises, où il tombe nez à nez avec Oskari (Onni Tommila), un jeune garçon local, qui passe seul une journée de chasse en forêt, afin d'affirmer son passage à l'âge adulte. Ensemble, ils vont devoir échapper aux criminels étrangers qui veulent ajouter le Président à leur tableau de chasse...

Un film d'aventures pour enfants signé du réalisateur de Père Noël Origines (qui était déjà un film d'aventures pour enfants, un fait trop souvent oublié par les critiques de ce Big Game s'attendant à un métrage apre, dur et réaliste opposant un enfant à des mercenaires), et qui se calque en partie sur ce dernier (en plus de reprendre le jeune acteur principal et son père) pour offrir ici une déclinaison des actioners à l'américaine (punchlines semi-comiques inclues), mais avec un jeune garçon fier et un peu arrogant dans le rôle principal, et un Sam Jackson qui rappelle un peu le Jamie Foxx de White House Down (mais qui place tout de même son traditionnel "motherfucker").

Pour peu qu'on sache à quoi s'attendre avant de démarrer le métrage, ça remplit bien son office, et c'est loin d'être désagréable, mais le tout abuse tout de même des ralentis, et manque un peu de punch, en plus de se finir en queue de poisson.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #258 : Batman - Assaut sur Arkham (2014)

Publié le 25 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - Assaut sur Arkham (Batman : Assault on Arkham) : 

Lorsqu'Amanda Waller capture un groupe de super-criminels, elle leur implante un explosif dans le crâne, et les force à former sa Suicide Squad, une équipe de mercenaires sans foi ni loi. Leur mission : infiltrer l'asile d'Arkham, pour y retrouver la canne du Riddler, et récupérer une clé USB qui y est dissimulée. Mais Batman est sur les traces de la Suicide Squad, et le Joker, lui non plus, n'est pas loin...

Un long-métrage animé prenant place dans l'univers du jeu vidéo Arkham Asylum et de ses suites, ce film aurait plutôt dû s'appeler Suicide Squad, le film, puisque Batman n'y fait que de la figuration, et qu'Arkham n'est qu'un décor sans grande importance, dans lequel on peut s'introduire sans le moindre problème (cela dit, pour un joueur d'Arkham Asylum, ça fait toujours plaisir de reconnaître les décors et les designs du jeu, çà et là).

On se retrouve donc avec une sorte d'hybride des Douze Salopards et d'un polar/film de casse à la Guy Ritchie, avec un problème de taille : tout cela se veut "adulte" et "mature", mais en réalité, c'est de la maturité telle que l'imagine un ado de 13 ans.

Le film enchaîne ainsi fusillades, bagarres, nudité, sexe, violence, gore, explosions, etc, le tout dans une ambiance décontractée/vanneuse, à l'écriture assez forcée et prévisible.

Je n'ai donc pas du tout accroché à cette version racoleuse du DCU (avec son Joker surpuissant, et sa Harley idiote et débile) qui n'hésite pas à tuer les seconds couteaux les moins connus histoire de faire semblant d'avoir des enjeux importants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #374 : Fishing Naked (2015)

Publié le 3 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Fishing Naked :

David et Rodney (Bronson Pelletier et Evan Williams), un duo de jeunes vingtenaires désoeuvrés vivant dans une petite bourgade du Colorado, passent leur temps à faire peur aux touristes en se déguisant en sasquatch, afin qu'ils évacuent eurs zones de pêche. Un jour, ils rencontrent deux jeunes femmes (Elyse Levesque et Tinsel Korey) installées dans les bois, et rapidement, le quatuor décide d'en rajouter une couche, et d'amplifier leurs canulars. Mais plutôt que de faire fuir les touristes, voilà que les médias et l'armée rappliquent... et pour ne rien arranger, un véritable extra-terrestre vit apparemment dans les parages, attendant d'être rapatrié par ses semblables...

Comédie indépendante gentiment potache et un peu amateure, notamment au niveau de l'interprétation de certains seconds rôles, parmi lesquels pas mal de natifs-américains.

À vrai dire, le film fonctionne tranquillement pendant une quarantaine de minutes, pendant que tout se met en place... et puis ça freine des quatre fers lorsque les jeunes font équipe pour monter leurs canulars : le film devient alors nettement moins intéressant, meuble sérieusement, pour ne retrouver que partiellement son intérêt à mesure que la créature (au design de gros castor fluo en CGI assez amusant, bien que cartoonesque) se manifeste, et que le récit s'approche de sa conclusion.

M'enfin on ne pourra pas accuser le film de ne pas être original, et puis la "Grand-mère" totalement barrée qui parle aux aliens est plutôt marrante.

Un petit 3/6 très indulgent.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 108 - Insidious : Chapitre 3 (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Insidious : Chapitre 3 (Insidious - Chapter 3) :

Bien décidée à entrer en contact avec sa mère défunte, Quinn (Stefanie Scott) se rend chez Elise (Lin Shaye), une médium au passé tragique, hésitante à utiliser ses dons, et qui tente de décourager la jeune fille. Bien vite, néanmoins, Quinn est attaquée par une entité malfaisante, et face au père désemparé de l'adolescente (Dermot Mulroney), Elise n'a d'autre choix que de s'associer à deux parapsychologues amateurs, pour tenter de combattre le démon qui en veut à Quinn.

Une préquelle aux deux Insidious précédents, qui met en scène Stefanie Scott (la biatch de ANT Farm de chez Disney, ici accompagnée de Hayley Kiyoko, sa future co-star de Jem & les Hologrammes) et Lin Shaye dans les deux rôles principaux du métrage.

Et c'est en partie là le problème de ce film, puisque si Scott est efficace et convaincante dans son rôle, et que Shaye fait de son mieux, j'ai toujours énormément de mal à prendre Lin Shaye au sérieux. Je l'ai trop vue dans des seconds rôles improbables, décalés, et pas toujours bien joués, pour qu'elle m'apparaisse ici crédible, d'autant plus qu'elle finit accompagnée des deux nerds de la franchise, qui ont toujours été problématiques pour moi.

Le résultat, c'est un film assez soporifique, bourré de jump scares pas très efficaces, et qui prend un temps fou à se mettre en place (20-25 minutes jusqu'à l'accident de voiture).

Ce qui n'aide pas non plus, c'est cet esprit maléfique peu effrayant (un individu décharné et brûlé, aux pieds sales, avec un masque respiratoire), qui n'a pas vraiment de style ou de présence... conséquence probable du changement de réalisateur, James Wan mettant les voiles en emportant son empreinte visuelle et son savoir-faire, et laissant le tout dans les mains de son scénariste, par ailleurs acteur de l'un des deux parapsychologues débiles.

Pas vraiment convaincant, pas vraiment effrayant, pas vraiment intéressant. Mwé.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 53 - Deadtectives (2019)

Publié le 24 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Found Footage, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Deadtectives (2019) :

En perte de vitesse depuis des saisons, l'émission de télé-réalité DeadTectives est sur le point d'être annulée. Contraints par la chaîne à partir au Mexique, sous la supervision d'Abril (Martha Higareda), leur nouvelle productrice arriviste, Sam (Chris Geere), sa petite amie Kate (Tina Ivlev), Javier (José Maria de Tavira) et Lloyd (David Newman), le frère crédule de Sam, décident, avec l'aide de Bob (Mark Riley), spécialiste en effets spéciaux, de transformer une maison hantée locale en spectacle macabre totalement bidonné. Mais les véritables esprits qui hantent les lieux ne comptent pas se laisser faire...

Une comédie horrifique parodiant les Ghost Hunters et compagnie, et distribuée par Shudder, mais qui, malheureusement, souffre très clairement d'un problème de taille : c'est gueulard, hystérique, et donc hautement antipathique et épuisant.

C'est bien simple, pendant une bonne heure, il n'y a pas une vanne, pas une réplique, pas une explication qui ne soit déclamée en criant par les acteurs, et, très rapidement, ça devient assez insupportable.

Ce qui est dommage, puisque le métrage est relativement bien produit, que les effets sont sympathiques, que la distribution n'est pas forcément mauvaise, que le tout est à moitié tourné en espagnol (ce qui est suffisamment rare pour être noté), et que la bande originale place même un morceau d'Aurelio Voltaire (ce qui fait toujours plaisir).

Et dans le dernier tiers du film, un semblant d'équilibre parvient même à se créer entre la comédie et le fantastique, et le tout devient un peu moins criard... mais pour y arriver, il faut subir une heure d'un film au rythme et à l'humour peu maîtrisés, qui épuise les tympans, et lorgne fréquemment sur Fantômes contre Fantômes de Peter Jackson (sans même parler de la fin clin d’œil à Ghostbusters).

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #691 : Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer (2018)

Publié le 13 Avril 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Animation, DC, Fantastique, Science-Fiction, DCAMU

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Suicide Squad - Le Prix de l'Enfer :

Afin de mettre la main sur un objet mystérieux aux pouvoirs improbables, Amanda Waller (Vanessa Williams) décide de former la Suicide Squad, en réunissant Deadshot (Christian Slater), Harley Quinn (Tara Strong), Bronze Tiger (Billy Brown), Captain Boomerang (Liam McIntyre), Killer Frost (Kristin Bauer van Straten) et Copperhead (Gideon Emery). Mais de nombreux autres criminels - parmi lesquels Vandal Savage et Zoom - ont aussi des vues sur leur objectif...

Dernier long-métrage animé prenant place dans l'univers DC, ce SSHtP se veut une sorte de version grindhouse/film d'exploitation de ce monde et de ces personnages, comme en atteste la musique assez clichée, et l'effet vieille pellicule qui orne ponctuellement l'image.

Dans l'absolu, pourquoi pas : c'est ce qu'aurait dû être le film de David Ayer, et ça permet à ce dessin animé d'être globalement assez décomplexé.

Car dans le genre, SSHtP n'y va pas par quatre chemins : c'est gentiment bourrin (les personnages meurent dans des débordements de sang et des explosions de crâne assez grotesques, à la Ken le Survivant), les personnages ont des apparences improbables (j'ai bien aimé la Banshee punkette), ça racole gentiment, et on a droit à des digressions gratuites vraiment pas indispensables, mais amusantes (toute la sous-intrigue sur le Doctor Fate strip-teaseur ressemble vraiment à du remplissage, mais ça reste néanmoins sympathique).

Cela dit, le tout traîne gentiment en longueur, et après la trouzemillième fusillade, le tout devient assez répétitif, d'autant que ça se résume à une chasse au macguffin pas très originale ou intrigante, mettant en scène des seconds couteaux particulièrement peu inspirants, sous-développés (entre Bronze Tiger et Scandal Savage, on a le choix au niveau des clones bancals de Wolverine), et au doublage très inégal.

Bref, c'est très inégal, mais ça se regarde, et c'est toujours mieux que la version en prises de vue réelles. Ce qui n'est pas difficile, convenons-en.

Un petit 3/6

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Christmas Yulefest 2019 - 63 - La Fiancée de Noël (2019)

Publié le 31 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest

Noël vient à peine de se terminer, et chez les Téléphages Anonymesc'est toujours l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

La Fiancée de Noël (Christmas on my Mind - 2019) :

Lorsqu'elle réapparaît à Bedford Harbor, dans le Maine, Lucy Lovett (Ashley Greene) est perdue : retrouvée amnésique avec une robe de mariée dans les bras, elle se pense toujours fiancée à Zach Callahan (Andrew Walker), dont elle est pourtant séparée depuis des années. Malgré tout, et avec l'aide de sa collègue et amie Anna (Donna Benedicto), la jeune femme va renouer avec son ex, et va redécouvrir qui elle est réellement en prenant part aux festivités de Noël de la ville...

Ce Christmas on My Mind aurait pu jouer la carte de l'amnésie légère et rigolote, comme plusieurs films Hallmark avant elle (Romance d'Automne, Noël avec un Inconnu, Un Noël mémorable...), et cela aurait bien convenu au couple formé par Greene et Walker, dynamique et attachant.

À la place, cependant, le film a opté pour une direction mélodrame sincère, sérieux et tout en demi-mesure, qui décline très mollement un scénario convenu aux figures imposées Hallmark désormais insupportables à ce point de la saison (le concours de bonhommes de neige, le concours de cuisine, le choix et la décoration du sapin, le dialogue "- Vous formez un joli petit couple. - Ah, mais non, il y a confusion, on n'est pas ensemble.") avec une énergie très très faible, un rythme assez indolent, et une quelque chose de nonchalant dans son écriture.

Ce n'est pas que c'est mauvais, mais c'est... mou et générique. Les deux rivaux amoureux sont mous et générique, les ruptures sont molles et génériques, les quiproquos sont mous et génériques, les festivités sont molles et génériques, les réactions de chacun à cette amnésie sont molles et génériques, bref, à la fin, on ne retient absolument rien du métrage, si ce n'est la collègue ethnique de service, assez dynamique et sympathique, et les extérieurs portuaires enneigés, assez jolis.

2.5/6 (si c'était arrivé plus tôt dans la saison, j'aurais peut-être mis la moyenne)

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 31 - Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (2017)

Publié le 19 Octobre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Jeunesse, Oktorrorfest, Review, USA, Lego

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Lego Scooby-Doo : Mystère sur la plage ! (LEGO Scooby-Doo! Blowout Beach Bash  - 2017) :

Accusés d'être rabat-joies, Fred et Velma décident d'emmener le Scooby Gang à Blowout Beach, pour s'y lâcher totalement, et devenir le Roi et la Reine de la grande fête de la ville. Mais sur place, ils trouvent un site déserté, et apprennent bien vite que les fantômes de deux pirates hantent les lieux...

Un Scooby-doo Lego qui m'a particulièrement frustré, à la fois par son environnement constamment ensoleillé, lumineux, coloré festif, que par son côté étrangement ringard. Sorti en 2017, ce Lego Scooby a donc été conçu un an/un an et demi plus tôt, ce qui nous amène en 2015-2016 ; et c'est précisément à cette période que Disney Channel, de son côté, a sorti Teen Beach 2, la suite de Teen Beach Party, comédie musicale adolescente dans la lignée de High School Musical.

Des succès d'audience rendant hommage aux films de plage des années 60 et qui, visiblement, ont incité les producteurs de ce Lego Scooby à faire de même. Résultat : ce Blowout Beach Bash a des séquences musicales, de la danse rétro façon 60s, des protagonistes au QI étrangement bas (y compris Fred et Velma, qui semblent avoir régressé au niveau adolescent des années 60 pendant le plus clair du film), des antagonistes caricaturaux (les deux enfants des hôteliers sont des clones de Sharpay et Ryan, de High School Musical), et une menace surnaturelle qui est tout simplement absente de la première demi-heure du métrage.

Coincé par son hommage à un cinéma dont aucun de ses jeunes spectateurs n'aura les codes, ce Blowout Beach Bash s'avère ainsi particulièrement insipide et générique, se trainant mollement tout au long de son récit, jusqu'à une (double) conclusion bien trop éventée pour son propre bien.

Alors, oui, visuellement et techniquement, c'est abouti, mais l'aspect créatif du film est son vrai point faible, à mon avis, et ce qui a fait que je me suis profondément ennuyé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #1164 - SAINT PATRICK : L'Hôtel des Coups de Foudre (2019)

Publié le 17 Mars 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, Irlande

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L'Hôtel des Coups de Foudre (Forever in my Heart - 2019) :

Cinq ans après quitté l'Irlande, où elle travaillait dans une auberge familiale, et avoir laissé derrière elle Charlie O'Hanlon (Jack Turner), son compagnon de l'époque, Jenna (Merritt Patterson), une cadre américaine, revient dans le secteur, à l'occasion d'une visite professionnelle. Là, malgré ses fiançailles avec Dave (Blake Berris), elle retrouve Charlie et retombe sous son charme, alors même qu'elle découvre que l'auberge est en difficultés financières...

Une comédie romantique Hallmark au titre à peu près aussi générique que son scénario, ce qui s'avère son plus gros point faible. Parce que dans l'absolu, Merritt Patterson est sympathique, le couple des meilleurs amis locaux (mené par une Róisín O’Donovan très amusante) est attachant, et le tournage sur place, en Irlande, donne lieu à des extérieurs plutôt charmants... mais le tout est tellement plat, quelconque, et dépourvu d'énergie (un peu à l'image de l'interprétation de Jack Turner, qui semble confondre "accent irlandais" avec "je marmonne tous mes dialogues de manière presque inaudible et le souffle court") qu'il est difficile de s'y intéresser plus que ça.

Décevant : pour une fois que Hallmark sortait un peu des sentiers battus, avec un couple déjà établi et qui se retrouve, et un tournage en Irlande, on pouvait s'attendre à un peu d'originalité. Mais non, on se retrouve avec quelque chose de vraiment insipide et d'inintéressant. *soupir*

2 + 0.25 pour l'Irlande = 2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 29 - Come to Daddy (2020)

Publié le 16 Octobre 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Nouvelle-Zélande, Canada, USA, Irlande

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Come to Daddy (2020) :

Après des décennies de séparation, Norval Greenwood (Elijah Wood), un DJ aisé vivant à Beverly Hills, reçoit une lettre de son père Brian, l'invitant à venir lui rendre visite dans son chalet, au fin fond de l'Oregon. Mais sur place, Brian (Stephen McHattie) se montre violent, incontrôlable et meurt d'une crise cardiaque... juste à temps pour que Norval réalise que Brian se nomme en fait Gordon, et que le véritable Brian, son père (Martin Donovan), est enchaîné au sous-sol.

Comédie noire qui passe d'un métrage tendu à un portrait du deuil d'un personnage atteint de daddy issues, avant de virer, dans son dernier tiers, en thriller déglingué, Come to Daddy est le premier long-métrage de son réalisateur, par ailleurs producteur néozélandais de Deathgasm, de Housebound et des ABCs of Death.

Mélange des genres, donc, et mélange des sensibilités, puisque le tout est écrit par un Anglais : on a donc de l'humour néozélandais, de l'humour anglais, des digressions non-sensiques, des personnages tous bizarres, et un récit qui vire, vers la fin, au jeu de massacre durant lequel Elijah Wood s'en prend plein la tête.

Pas désagréable, dans l'ensemble, mais les ruptures de ton et les virages du récit se font fréquemment au détriment de son homogénéité et de sa structure : le film paraît un peu décousu, ses diverses sections peinent à conserver un même niveau d'intérêt, et au final, l'essai n'est que partiellement transformé.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2020 - 54 - Nightmare Island (2020)

Publié le 28 Octobre 2020 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Nightmare Island (Blumhouse's Fantasy Island - 2020) :

Grands gagnants d'un concours, un groupe de touristes arrivent sur une île étrange, baptisée l'Île Fantastique, où ils sont accueillis par Mr. Roarke (Michael Peña). Ce dernier leur explique que l'île exauce le souhait le plus profond de chacun : pour Bradley (Ryan Hansen) et Brax (Jimmy O. Yang), c'est une fête sans fin ; pour le policier Patrick (Austin Stowell), c'est s'engager dans l'armée, comme son père ; pour Elena (Maggie Q), c'est accepter une demande en mariage autrefois refusée ; Melanie (Lucy Hale), enfin, veut se venger d'une ancienne rivale. Mais ces souhaits prennent un tour sinistre, car l'île recèle un sombre secret...

Adaptation très libre de la série l'Île Fantastique par la maison de production Blumhouse, ce métrage écrit et filmé par le réalisateur de Kick-Ass 2, d'Action ou Vérité, et des Mémoires d'un Assassin International ne semble jamais savoir ce qu'il veut être.

Assez long (1 h 50), le film tente de se placer au carrefour des genres, un temps comédie pas drôle, un temps portage fidèle de la série originale avec émotion®™© et larmoiements, avant d'entamer un virage vers le film d'horreur/slasher à twist tendance Souviens-toi l'été dernier, qui toutélie tous les personnages de manière assez artificielle (et honnêtement peu convaincante).

Bref, ça ne fonctionne jamais vraiment : à la limite, la première partie se regarde, mais le reste du film ne décolle jamais, tentant (en vain) de créer le suspense et la tension, assénant quelques coups de coude au spectateur à la recherche de références à la série originale (la toute fin, notamment), et déroulant un récit assez générique, trop souvent prévisible et éventé, et aux effets spéciaux quelconques.

À oublier très vite, donc.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1308 : Borat - Nouvelle Mission (2020)

Publié le 2 Novembre 2020 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Review, Politique, USA, Amazon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Borat : Nouvelle Mission (Borat Subsequent Moviefilm : Delivery of Prodigious Bribe to American Regime for Make Benefit Once Glorious Nation of Kazakhstan - 2020) :

Suite aux événements du premier film, Borat (Sasha Baron Cohen) est devenu un paria dans son pays natal. Jusqu'au jour où son gouvernement décide de le renvoyer aux USA pour offrir un cadeau au vice-président Mike Pence... mais contre toute attente, Borat se retrouve sur place avec Tutar (Maria Bakalova) une fille dont il ignore tout.

Confession : je n'ai jamais été ultra-fan de tout ce qui est caméra cachée, et par conséquent, les films de Sasha Baron Cohen n'ont jamais particulièrement fonctionné sur moi - tout en reconnaissant sans problème leurs qualités, leur message, et l'intérêt de présenter un miroir semi-déformant au visage d'une Amérique trop satisfaite et hypocrite.

En 2020, à l'aube d'une élection décisive, Borat et ses pérégrinations politiquement incorrectes sont d'autant plus pertinentes, et il faut bien avouer qu'en regardant certaines des séquences du film (l'avortement, Rudy Giuliani...), on retrouve bien le mordant du premier film, et son désir de pousser le bouchon toujours plus loin, pour voir jusqu'où les Américains sont prêts à tolérer les dérives idéologiques d'autrui, tant qu'elles n'empiètent pas sur leur petite vie.

Et ça fonctionne globalement, d'autant que le tout est ancré par une ligne narrative, en filigrane, celle de Borat et de sa fille (excellente Maria Bakalova, qui vole la vedette à Cohen) : une histoire de paternité, de féminisme, d'acceptation et de tolérance toujours traitée à la sauce Borat, certes, mais qui donne une sorte de sincérité à ce récit plutôt absurde.

Après, il reste toujours le problème récurrent de ce type de films, qui effectue un travail d'équilibriste constant entre séquences scénarisées et caméras cachées, au point de brouiller parfois un peu trop les cartes...

Mais bon, dans l'ensemble, c'était tout de même plutôt amusant à suivre.

4/6

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Les bilans de Lurdo : Harley Quinn, saison 2 (2020)

Publié le 19 Septembre 2020 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Comédie, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science-Fiction, Télévision, USA

En dépit de l'engouement critique outre-atlantique (comme toujours dès que le personnage de Harley Quinn est concerné, avec son supposé message d'émancipation), la première saison de cette série d'animation m'avait laissé plutôt dubitatif, rendu perplexe par un programme aussi schizophrène que son héroïne : un début immature et vulgaire, une première moitié de saison parfois discutable (mais globalement amusante), et une deuxième moitié partant en vrille dans des directions pas forcément toutes probantes, mais où l'ultra-violence rigolarde dominait pour accompagner les aventures post-apocalyptiques de Harley...

Place à la saison 2, une saison dont je ne sais pas vraiment quoi attendre, si ce n'est à la très forte probabilité d'une bonne dose de shipping entre Ivy et Harley, l'un des points de la saison 1 les plus critiqués par les fans (Ivy avait été placée dans une relation amoureuse, sortie de nulle part, avec... Kiteman !?)...

Harley Quinn, saison 2 (2020) :

Congelée pendant deux mois, Harley est secourue par ses alliés, et découvre que, en son absence, et en l'absence de Batman, Gotham a été ravagée : les membres de l'Injustice League ont partagé les restes de la ville... mais Harley est bien décidée à leur donner une bonne leçon, l'un après l'autre.

À nouveau, une saison à la structure assez inégale. La première moitié de la saison, en effet, se consacre à la revanche d'Harley sur ses ennemis, une revanche qui commence par Pingouin (violemment exécuté), puis passe à Riddler (qui s'est installé dans l'université locale, et y sert de Doyen), avant d'enchaîner avec le Dr. Trapp, et avec Mr Freeze.

De quoi permettre aux scénaristes de varier les ambiances, de continuer dans la violence gratuite et ultra-sanglante, et de parodier l'univers de Batman, avec son Gordon (vraiment trop) pathétique et loser, son Robin miniature assez risible, etc.

Mais cette première moitié de saison est globalement agréable à suivre, profitant de son cadre improbable (Gotham City est en ruines, et les USA s'en désolidarisent) pour narrer l'origin story de Batgirl (visuellement très proche de la Batgirl of Burnside des comics) et pour réinventer Freeze de manière absurde - tout en conservant son côté tragique.

Agréable à suivre, sans être parfaite : outre les sbires de Harley, aux intrigues secondaires pas toujours probantes, les scénaristes, désireux de contrer les critiques de la saison 1, mettent fortement l'accent sur le côté shipping, avec en ligne de mire, la relation Harley/Ivy. Une relation pourtant longtemps présentée comme celle de deux meilleures copines inséparables, d'autant plus que l'écriture passe toute cette moitié de saison à renforcer la sincérité de la relation Ivy/Kiteman et des sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, alors qu'ils préparent leur mariage.

Et puis, à mi-parcours, c'est le drame. Faut-il blâmer le confinement et le chaos qui en a découlé, difficile à dire, mais la série fait quelques sorties de route, semblant se perdre un peu dans ses errances : un épisode métadiscursif (qui se moque au passage des incels du web critiquant le show et soutenant la Snyder Cut) sans Harley et Ivy, consacré à un Batman handicapé moteur et immature, qui refuse de voir Batgirl lui voler la vedette et endosse une armure à la Iron Man (avec parodie de Knightfall à la clef contre Bane), puis un épisode sur Harley et Ivy qui se persuadent qu'un barman est en fait le Joker revenu à son état normal, amnésique (l'occasion de gros flashbacks sur la première rencontre d'Harley avec Ivy, le Joker, Dent, etc)... et enfin, l'épisode où tout bascule : envoyées dans le "Trou" de Bane pour y être rééduquées par ce dernier, Harley et Ivy finissent par s'embrasser après un sauvetage de dernière minute.

En théorie, pourquoi pas, et d'ailleurs, cette évolution de la relation Harley/Ivy a été (forcément) très bien accueillie par le web.

Le problème, c'est qu'elle est écrite avec la subtilité d'une série pour ados de la CW, comme le prouve la suite de la saison : les deux femmes refusent de parler de ce baiser, Harley (frustrée et jalouse) pique une crise et fait un détour par Apokolips parce qu'elle veut détruire la Terre, et toute la bande part fêter l'enterrement de vie de jeune fille d'Ivy sur l'île de Themiscyra... ce qui mène à deux nuits de passion alcoolisée entre les deux femmes.

À partir de là, on tombe vraiment dans les clichés du genre, les non-dits, les mensonges, le triangle amoureux avec Kiteman qui ignore tout de cette aventure extraconjugale, et n'a pas voix au chapitre... ça aurait pu fonctionner avec plus de subtilité, si la série n'avait pas passé deux saisons à mettre en place Ivy/Kiteman, si le tout ne ressemblait pas aux pires heures de Rachel/Ross dans Friends, et si ce n'était pas d'une simplicité binaire assez typiquement américaine.

(je ne demande pas non plus à ce que Harley, Ivy et Kiteman se mettent en trouple, mais bon, là, on passe presque en un claquement de doigt de "Poison Ivy, hétéro amoureuse et satisfaite sur le point de se marier" à "Poison Ivy, lesbienne menteuse et infidèle incapable de contrôler ses pulsions"... et Kiteman est le dindon de la farce, dans cette affaire)

M'enfin bon. Vu que je suis l'un des rares à émettre une objection sur la manière dont cette relation a été écrite, j'en déduis que pour la plupart des gens, le résultat Ivy+Harley est plus important que la façon d'aboutir à ce résultat (et ce n'est pas la fin de saison, avec Kiteman qui voit le mariage de ses rêves ruiné et préfère partir en laissant Ivy et Harley ensemble, pour un final à la Thelma et Louise, qui y change quoi que ce soit).

Bref, passons sur cette relation fanservice que j'ai trouvée forcée et artificielle, et saluons cependant la manière dont l'ensemble de la saison a été construite : si l'on excepte les errances de mi-parcours, et certaines idées dont on se demande qui les a validées (King Shark a droit à une parodie assez lamentable d'Aquaman et de la Petite Sirène, avec un crabe jamaïcain qui chante sur les différentes manières de faire caca sous la mer ; un caméo de George Lopez ; la caractérisation bitchy de Catwoman ; "Tim Burton"), la seconde moitié de saison parvient à réutiliser de multiples éléments mis en place précédemment, pour conclure le tout de manière cohérente.

L'excursion vers Apokolips, suggérée par Dr. Psycho, amène ainsi Gotham à être envahie par les Paradémons de Darkseid, laissés sans contrôle : de quoi motiver Gordon à cesser de boire, et à reprendre la ville. D'autant que Psycho trahit tout le monde, prend le contrôle des Paradémons, et réduit Gotham à feu et à sang. Ne reste qu'une solution : retrouver la Justice League, enfermée en fin de saison 1 dans le livre de la Reine des Fables. Et le seul à savoir où se trouve ce livre, c'est le Joker, amnésique.

Tout se lie donc plutôt bien, notamment le personnage du Joker qui, une fois de nouveau en possession de ses moyens, décide que finalement, il va essayer de conserver la relation amoureuse qu'il avait, sous son identité de barman, avec une mère de famille. Était-ce bien nécessaire, cependant, de faire ouvrir et fermer un épisode par la plante carnivore en mode discussion de stoner sur canapé, et qui souligne à maintes reprises de manière mi-goguenarde, mi-sérieuse, à quel point la saison est bien écrite et pensée à l'avance ?

En conclusion de ce bilan bien plus long que prévu, j'ai préféré cette saison 1 à la première, et ce malgré la façon dont la relation Ivy/Harley a été écrite. Moins gratuitement vulgaire, moins puérile, plus excentrique et audacieuse, cette saison 2 fonctionne mieux, sans être pour autant un chef d'œuvre du genre. C'est amusant (j'ai un faible pour le Clayface de Tudyk), ça se regarde facilement, mais ça ne vole pas forcément très haut.

Mais en même temps, qu'attendre d'autre d'une version de l'univers DC où tous les personnages, héros comme méchants, sont plus ou moins débiles et caricaturaux... ?

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Christmas Yulefest 2020 - 33 - Cup of Cheer (2020)

Publié le 16 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Cup of Cheer (2020) :

Mary (Storm Steenson), journaliste citadine, est envoyée pour Noël à Snowy Heights, sa ville natale, pour y écrire un article sur l'esprit festif qui y règne. Sur place, elle rencontre Chris (Alexander Oliver), propriétaire d'une boutique de chocolat chaud dans la tourmente. Mary décide alors d'aider Chris à sauver sa boutique... et Noël.

Un film indépendant canadien qui se veut une parodie de toutes les comédies romantiques festives Hallmark et compagnie, mais qui malheureusement, se rapproche plus du travail de Friedberg et Seltzer sur les XXXXX Movie que des ZAZ ou de Mel Brooks.

Car si certains moments ou certaines références feront sourire les habitués de tels téléfilms, le tout est clairement le produit d'un jeune réalisateur-scénariste vingtenaire, entouré de potes, et sans personne pour recadrer la production.

Résultat : Cup of Cheer est un gros bordel immature, absurde, graveleux, scatologique, cynique, très souvent laborieux, et franchement mal rythmé, malgré ses 90 minutes à peine.

Tout le monde agit de manière débile, les gags tombent à plat, les scènes durent trop longtemps, et dans l'ensemble, le film donne vraiment l'impression d'une production approximative, qui se croit bien plus mordante et hilarante qu'elle ne l'est vraiment.

1.25/6

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Christmas Yulefest 2020 - 13 - Noël est au rendez-vous (2020)

Publié le 6 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Noël, Romance, Review, Yulefest, UK, Drame

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Noël est au rendez-vous (My Dad's Christmas Date - 2020) :

Deux ans après la mort de son épouse, David (Jeremy Piven) ne parvient toujours pas à faire le deuil de son couple, et à gérer Jules (Olivia-Mai Barrett), sa fille adolescente, elle aussi marquée par la mort de sa mère. À l'approche de Noël, alors que David est pris de mélancolie, Jules décide de l'inscrire sur de multiples sites de rencontre, pour tenter de lui redonner goût à la vie...

Malgré son affiche et son titre léger et romantique (que l'on devine le produit d'une réflexion marketing visant à mieux vendre un métrage atypique), ce film est une comédie dramatique anglaise prenant place à Noël dans la jolie ville de York, et qui se concentre sur cette relation difficile entre un père et une fille qui souffrent tout autant d'un deuil... une souffrance qui s'exprime de manière différente pour l'une et l'autre.

En résulte donc un film festif doux-amer, où l'on pleure un peu, où Piven et Barrett (qui ressemble à une jeune Perdita Weeks) sont excellents, et où subsiste malgré tout un certain sens de l'humour et un recul qui font que le sourire n'est jamais bien loin.

Alors certes, ce métrage bascule par moments un peu trop dans le mélo pour son bien, la toute fin n'est pas indispensable, et l'on peut se demander si la sous-intrigue de Joely Richardson est bien utile, mais finalement, tout cela n'est pas désagréable à suivre.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2020 - 15 - Un Noël tombé du ciel (2020)

Publié le 7 Décembre 2020 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Netflix, Review, Romance, USA, Yulefest

Noël est en chemin : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefestet ce jusqu'à mi-janvier...

Un Noël tombé du ciel (Operation Christmas Drop - 2020) :

Assistante auprès d'une membre du congrès américain (Virginia Madsen), Erica (Kat Graham) est envoyée, pour Noël, sur une base militaire située au Guam pour y évaluer sa nécessité, et potentiellement la fermer, après qu'un article ait été publié au sujet de ses activités festives peu réglementaires. Sur place, elle rencontre le séduisant Andrew (Alexander Ludwig), militaire en charge de ces festivités, et qui ne voit pas d'un très bon œil l'arrivée de la jeune femme...

Un téléfilm Netflix de Noël assez ensoleillé et tropical... et c'est bien là, avec son duo principal sympathique, l'un des seuls points vraiment positifs du tout : les décors naturels sont paradisiaques, et il fait beau. Après, le reste... mouais.

Passons sur le côté propagande pour l'armée américaine (le Christmas Drop est une opération annuelle bien réelle, etc, et tout le film insiste sur la générosité et la bienveillance des troupes US qui aident ces pauvres sauvages autochtones démunis et primitifs) : le vrai problème, c'est que l'ensemble du métrage est particulièrement plat et générique, entre une écriture assez laborieuse (toute l'hostilité initiale entre Andrew et Erica parait très artificielle et forcée), des personnages assez sommaires (la méchante congresswoman au cœur de pierre, qui a un revirement de dernière minute quasi-larmoyant), quelques moments niais (Erica qui fait don de son sac à main à une fillette) et un déroulement globalement dépourvu de rythme et d'énergie, plus proche d'une production de l'office du tourisme de Guam que d'un récit scripté et intéressant.

Un bon gros bof, qui n'exploite jamais vraiment le potentiel de son couple principal.

2.25/6 (pour les paysages)

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