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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Halloween Septembrrrfest 2015 - 08 - Feed The Gods (2014)

Publié le 18 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Comédie, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Feed The Gods :

Will (Shawn Roberts) et Kris (Tyler Johnston) sont deux frères radicalement différents : le premier est un artiste glandeur, bodybuildé, décomplexé et fumeur de marijuana invétéré, tandis que le second, mince et sombre, est sérieux, dépressif, amer et tout en retenue. À la mort de leur mère adoptive, les deux frères découvrent alors, parmi les possessions de celle-ci, une vidéo les menant à la ville reculée de Tendale, réputée pour héberger un bigfoot, et où vivaient les parents des deux garçons. Ils partent alors en route, accompagnés par Brit (Emily Tennant), la fiancé de Kris, afin de percer à jour le mystère de la ville maudite...

Un film d'horreur très inégal, en partie crowdfundé, et qui s'avère assez frustrant, principalement parce que les bases présentes sont tout à fait saines.

Avec un postulat de ce type (des jeunes + un apprenti cinéaste glandeur et fumeur + une forêt + un bigfoot), on aurait pu craindre le pire, à savoir un métrage au format found-footage, blindé de clichés et de jeunes agaçants de débilité, avec une dose de nudité gratuite pour couronner le tout.

Et puis non, il y a là le véritable désir de raconter une histoire, de créer une légende de dieux païens et de sacrifices, d'écrire des personnages intéressants aux relations un minimum travaillées, d'imposer une ambiance, et de ménager le suspense.

Malheureusement, si le film est globalement bien joué et mis en scène (malgré une photographie un peu trop sombre, et quelques effets de style inutiles), c'est au niveau de la structure du récit que le film pêche notablement.

Pendant une bonne heure, en effet, le métrage est presque totalement premier degré, jouant la carte du mystère, de l'atmosphère pesante, de l'angoisse, avec de toutes petites touches d'humour dans l'interprétation, qui ne contrastent pas trop violemment avec le ton global.

Mais progressivement, cependant, le film perd en énergie et efficacité ; et une fois la barre des 60 minutes franchie, le script s'éparpille, semblant hésiter entre monster movie sérieux, et horror comedy décomplexée (avec notamment quelques mises à mort involontaires qui jurent totalement avec l'ambiance générale), et se concluant de manière peu satisfaisante, comme si le scénariste/réalisateur avait, petit à petit, été dépassé par son récit, probablement trop ambitieux pour son budget (ce qui se remarque notamment au niveau de la créature, assez fauchée).

Vraiment dommage.

2.5/6, voire même un petit 3/6, pour les intentions.

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 11 - The Pyramid (2014)

Publié le 20 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Found Footage, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Pyramid :

Miles et Nora Holden (Denis O'Hare et Ashley Hinshaw), un duo père-fille d'archéologues, découvrent une étrange pyramide à trois faces enfouie dans le désert égyptien. En compagnie d'une journaliste (Christa-Marie Nicola) et de son équipe, les archéologues pénètrent dans le monument, où ils se perdent rapidement, et deviennent la proie de créatures étranges, et d'une entité surnaturelle...

Un long-métrage dirigé par Grégory Levasseur, et qui s'avère une jolie déception.

Probablement parce que le film ne sait jamais s'il veut être un film d'horreur classique, ou s'il veut adhérer à son postulat de départ de found-footage : le métrage fonctionne ainsi à base de plans subjectifs de caméra, comme pour suivre le format présenté dans ses cartons-titres d'ouverture, et puis soudain, on va avoir droit à un plan d'ensemble en vue omnisciente, ou bien un gros plan gore impossible, qui détruit instantanément toute l'immersion et l'utilité du concept de found-footage (déjà que la bande originale qui accompagne tout le film n'aide pas vraiment...)

Un peu comme si le film avait été pensé comme un pur found-footage, avant que le concept ne soit abandonné en cours de route pour y rajouter trois tonnes de plans impossibles dans ces conditions.

Cela dit, ce n'est pas forcément une mauvaise chose, tant un vrai found-footage tourné par ces personnages tous horripilants aurait probablement été quelque chose d'assez pénible.

Là, en l'état, le film ne fonctionne jamais vraiment, avec ses personnages agaçants, ses monstres en CGI médiocres (des chats ; et... autre chose, forcément filmé en vision nocturne, histoire de camoufler les effets numériques), ses jump scares inefficaces, ses scènes de meublage inutiles, et son absence totale de véritable suspense ou d'horreur (désolé, mais lorsqu'une créature surnaturelle et sanguinaire est aux trousses de tes protagonistes, la moindre des choses est d'éviter de les faire discuter à voix haute de tout et de rien, comme s'ils faisaient du tourisme).

C'est plat, sombre, particulièrement prévisible et générique, bref : bof.

Restent uniquement l'ambiance générale et l'environnement égyptien, qui font toujours leur petit effet, notamment lorsqu'il y a des passages secrets et autres pièges qui se déclenchent.

2/6 (- 0.5 pour le générique final hors-sujet, à base de métal bien pourri) = 1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 78 - Slender Man (2018) & The Hollow Child (2017)

Publié le 6 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Oktorrorfest, Drame, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Slender Man (2018) :

Lorsqu'elles regardent une vidéo sur le web expliquant comment invoquer le Slender Man, Wren (Joey King), Hallie (Julia Goldani Telles), Chloe (Jaz Sinclair) et Katie (Annalise Basso) réalisent bientôt que la créature en a après elles, et l'une après l'autre, elles disparaissent mystérieusement...

Une tentative ratée de porter le creepypasta Slender Man sur grand écran, une de plus, confiée à un réalisateur français, et apparemment charcutée par le studio au montage (et lors de sa promotion), à en juger par les nombreux plans et scènes coupés que l'on peut voir dans la bande-annonce.

Mais pour être franc, même avec un paquet de scènes en plus, ce métrage n'aurait pas forcément été bien meilleur : entre son postulat générique, sa mythologie brouillonne, son atmosphère peu probante, ses bruitages un peu risibles (la cloche qui annonce la venue du Slender Man, notamment), son interprétation un peu forcée (Joey King aurait mérité d'être un peu plus canalisée), sa fin totalement plate et insipide, sa photographie très sombre, et ses personnages sous-développés, il n'y a ici pas grand chose à sauver, hormis quelques visages familiers (même si Annalise Basso ne fait malheureusement pas long feu).

À oublier très vite, donc.

1.5/6

The Hollow Child (2017) : 

Adolescente ayant du mal à s'intégrer à sa famille d'adoption, Samantha (Jessica McLeod) délaisse trop souvent sa petite sœur Olivia (Hannah Cheramy), âgée de dix ans. Jusqu'au jour où la fillette disparaît en rentrant chez elle par les bois du voisinage, alors même que Sam devait l'accompagner. Et lorsqu'Olivia reparaît, quelques jours plus tard, Samantha s'aperçoit que sa sœur a changé, et qu'elle n'a plus rien de l'enfant innocent et bienveillant qu'elle a toujours connu...

Un métrage frustrant, je dois dire, car plutôt bien interprété et bien filmé, avec une photographie efficace et une atmosphère brumeuse... mais qui évolue en terrain tellement balisé (les histoires de changeling sont vieilles comme le monde, et un classique du cinéma fantastique - rien que Troll, par exemple) qu'il ne parvient jamais à vraiment se démarquer ou à faire forte impression.

Manque de tension, déroulement trop basique, budget trop limité (les effets numériques sont assez médiocres), rebondissements trop prévisibles (la toute fin), tout ça finit par tirer un métrage pourtant tout à fait honorable vers le bas, et par le faire basculer sous la moyenne.

Dommage, vraiment, qu'il n'y ait pas eu là matière à tenir 90 minutes sans s'essouffler, car la distribution et l'ambiance étaient efficaces et intéressantes.

3/6 - 0,25 pour le manque d'originalité = 2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #959 : Alex, le Destin d'un Roi (2019)

Publié le 10 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Alex, le Destin d'un Roi (The Kid Who Would Be King - 2019) :

Alors que le Royaume-Uni sombre chaque jour un peu plus dans la division et le chaos, Alex (Louis Ashbourne Serkis), un jeune garçon harcelé par Kaye (Rhianna Dorris) et Lance (Tom Taylor), deux de ses camarades, découvre une épée plantée dans une pierre, au beau milieu d'un chantier de construction. Lorsqu'il l'en sort, il découvre qu'il est l'héritier du Roi Arthur, et qu'avec Kay, Lance, Bedders (Dean Chaumoo) et l'aide de Merlin (Angus Imrie), il a quatre jours pour déjouer les manigances de la maléfique Morgana (Rebecca Ferguson)...

Film d'aventure anglo-américain réalisé et écrit par Joe Cornish (Attack The Block), et qui tente de ressusciter le charme des films d'aventure pour enfants des années 80, malheureusement sans vraiment y parvenir.

Ce n'est pas la faute des interprètes : les enfants (le fils d'Andy Serkis en tête) sont justes, Merlin est amusant (c'est même le point fort du film, ce Merlin adolescent et excentrique, qui se transforme occasionnellement en Patrick Stewart, et en chouette déplumée lorsqu'il éternue), et Rebecca Ferguson est efficace (même si elle se contente, pendant le plus gros du film, d'une voix off ou d'une doublure numérique façon harpie).

Ce n'est pas non plus la faute de la direction artistique, ou des effets spéciaux : compte tenu du budget et de la provenance géographique, le tout est assez honorable, la Morgana-harpie n'est pas désagréable, et les cavaliers squelettiques sont assez réussis, évoquant même par moments le Roi Cornu de Taram...

Non, le vrai problème, c'est que le tout manque cruellement d'énergie, de fantaisie ou d'originalité. Passée l'introduction animée, agréable, le film adopte un rythme mollasson (il dure tout de même deux heures, avec une fausse conclusion au bout de 90 minutes, et une dernière demi-heure qui remet le couvert pour un siège plus spectaculaire, mais assez dérivatif), est totalement cousu de fil blanc, et manque cruellement d'ampleur ou de sens de l'épique.

Ajoutez à ce déroulement nonchalant et un peu terne une bande originale générique (composée par un collectif spécialisé dans l'illustration musicale commerciale, et chapeauté par Damon Albarn de Blur/Gorillaz), et quelques idées pas très probantes (le pommeau d'Excalibur qui clignote quand le mal est proche, pourquoi pas, mais en pratique, ça ressemble à une pauvre LED fauchée), et on se retrouve avec un long-métrage très inégal, pas forcément pire que les Percy Jackson (hormis au niveau du budget), mais qui a trop de problèmes pour vraiment plaire à un public âgé de plus de 10 ans.

3/6 pour les enfants, 2.5/6 pour les adultes

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #1038 : MOIS AVENTURE - Le Diamant du Nil (1985)

Publié le 18 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Review

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Diamant du Nil (The Jewel of the Nile - 1985) :

Désireuse d'éviter la routine d'un tour du monde en voilier avec son compagnon Jack (Michael Douglas), Joan Wilder (Kathleen Turner) décide d'accepter l'offre d'Omar (Spiros Focas), riche dirigeant d'un pays nord-africain, qui voudrait qu'elle rédige sa biographie. Rapidement, cependant, il apparaît qu'Omar est un dictateur, et pour secourir Joan, prisonnière du tyran, Jack fait équipe avec Ralph (Danny DeVito), alléché par la promesse d'une pierre précieuse rarissime, le Diamant du Nil...

Suite directe de À la Poursuite du Diamant Vert, ce Diamant du Nil reprend son couple principal, ici à l'alchimie plus prononcée, ainsi que son comic relief en la personne de Danny De Vito, là aussi plus présent que dans le premier volet.

Des acteurs initialement revenus pour des raisons contractuelles, et peu enthousiastes à l'idée de remettre aussi tôt le couvert, surtout avec un nouveau réalisateur, un nouveau compositeur, et de nouveaux scénaristes auteurs d'un script plein de trous dont personne n'était content.

Le résultat : un film mal accueilli par la critique, et resté dans les mémoires comme étant nettement inférieur à son prédécesseur... sauf que voilà : je dois bien être le seul à avoir préféré ce film au premier volet.

Déjà parce que l'Égypte, le désert, etc, ça me parle nettement plus que la jungle colombienne et ses trafiquants de drogue. Mais aussi parce que le film, au budget doublé, est nettement plus spectaculaire et aventureux : poursuite sur le toit d'un train, évasion à bord d'un avion de combat, visite d'un palais, séjour dans une tribu locale, etc...

Alors certes, le tout souffre toujours d'un accompagnement musical totalement anémique, pour ne pas dire absent, qui fait que toutes les scènes d'actions sont plates au possible ; les bruitages et le montage sonore sont toujours vraiment approximatifs ; et pour ne rien arranger, le film adopte un regard très impérialiste/colonialiste sur l'Afrique, dépeinte ici comme une succession de clichés qui ne passeraient plus du tout de nos jours, et font grincer des dents.

Mais dans l'ensemble, si c'est très loin d'être indispensable, j'ai tout de même préféré (de peu) ce second volet, plus détendu et amusant, au précédent....

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #997 : Making Fun - The Story of Funko (2018)

Publié le 1 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Jeunesse, Netflix, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Making Fun - The Story of Funko (2018) :

Un documentaire d'une centaine de minutes sur les figurines Funko, et sur l'engouement que ces statuettes-doudous provoque aujourd'hui chez les vingtenaires et trentenaires nostalgiques...

Au fil de ce métrage, le réalisateur retrace l'histoire de la création de la marque, en 1998, par deux commerciaux excentriques eux-mêmes nostalgiques des années 50 : rapidement lancés dans le commerce de bobbleheads inspirés des mascottes de marques et de restaurants, les deux hommes opèrent dans un premier temps depuis un garage puis, le succès et la nostalgie rétro aidant, leurs opérations se sont étendues, jusqu'à la création de ces Funko Pop, désormais incontournables, l'acquisition de licences prestigieuses, etc.

En soi, pourquoi pas : le segment revenant sur l'histoire de la marque et des statuettes, s'il flirte souvent avec le publi-reportage, est instructif, et reste intéressant, notamment lorsque l'on découvre les premiers modèles, l'évolution du produit, et tout le reste.

Malheureusement, le film dure une centaine de minutes. Et pour atteindre cette centaine de minutes, il faut bien faire du remplissage... en s'attardant sur de nombreux portraits de fans, des plus célèbres aux plus anonymes.

Là, on a droit à tout : Kirk Hammett, Conan O'Brien, Elvira, Alice Cooper, Lou Ferrigno, Tony Hawk, Zack Ryder, des bikers-poseurs, des nerds timides, des complexés, des artistes, des mères de famille, des collectionneurs forcenés, etc, etc, qui tous ont des histoires émouvantes à nous raconter sur comment la marque a changé leur vie/a transcendé leur existence, et autres moments d'émotion©®™ visant à montrer combien Funko, c'est une marque sincère, honnête, proche des gens, et qui ne veut que leur bien, dans une grande communion de geeks assumant leur statut et leur passion (à ce titre, les "fêtes" Funko Pop présentées ici peuvent parfois mettre à l'aise, comme peuvent souvent le faire les rassemblements d'über-fans qu'on peut parfois voir dans les Comicons, etc).

J'aurais voulu aimer ce documentaire (après tout, j'ai deux ou trois Funko Pop à la maison, et j'en suis content), mais en trainant ainsi en longueur, et en tentant de montrer la communauté des "Funatics" comme une grande famille unie où tout le monde se soutient, le documentaire finit par s'avérer presque contre-productif, et par ne pas donner envie de se mêler à toute cette foule semblant parfois quasi-lobotomisée.

Il aurait peut-être fallu garder les deux parties distinctes : un documentaire centré sur l'histoire de la marque, un autre sur les fans. Cela serait probablement resté plus équilibré, et nettement plus facile à digérer que 100 minutes interminables qui finissent par tourner en rond, et ressemblent trop souvent à un métrage promotionnel commandé par l'entreprise pour brosser ses fans dans le sens du poil.

(mais là, c'est probablement le cynique qui sommeille en moi qui parle)

3/6

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Christmas Yulefest 2018 - 65 - Kniga Masterov : The Book of Masters (2009)

Publié le 5 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Romance, Yulefest, Russie

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Kniga Masterov - The Book of Masters :

Fille de Baba-Yaga (Liya Akhedzhakova), la Princesse de Pierre (Irina Apeksimova) est condamnée à rester enfermée dans sa forteresse, jusqu'à ce qu'elle trouve un Maître-sculpteur capable de donner vie à la pierre, et de lui conférer des pouvoirs incommensurables. Pour cela, elle dépêche ses sbires dans tout le pays, en vain. Jusqu'au jour où Ivan (Maxin Loktionov), fils d'un sculpteur enlevé par la Princesse, rencontre la séduisante Katia (Maria Andreeva), fille adoptive de la Princesse, et tombe sous son charme. Mais pour obtenir la main de Katia, Ivan va devoir devenir un Maître-sculpteur, et rompre la malédiction de la Princesse de Pierre...

Un film de fantasy russe produit par Disney, et qui mange un peu à tous les râteliers, puisqu'il tente à la fois de concilier la fantasy épique façon Seigneur des Anneaux (clairement photocopié çà et là - les Nazguls, Barad-dûr), les contes de fées russes et leurs adaptations cinématographiques traditionnelles (les costumes, l'apparence du jeune premier, le récit), une certaine fantasy télévisuelle familiale du type de la Caverne de la Rose d'Or, et une approche post-moderne, parodique et moqueuse du genre, façon Shrek, Princess Bride, ou Les Aventures de Philibert, Capitaine Puceau.

On se retrouve donc avec un métrage tiraillé dans de multiples directions, entre un humour pataud à base de bruitages de cartoon et de gadgets modernes (le miroir magique avec une mire, l'épée sabre-laser, la pelote de laine gps...), des effets spéciaux numériques virevoltants et clinquants, une interprétation caricaturale, de la romance sincère entre un protagoniste un peu tête à claques et une jeune femme charmante (mais qui semble trop moderne pour bien s'intégrer à tout cela), et des costumes et maquillages assez kitschs.

Le résultat est assez compliqué à appréhender, d'autant qu'il fait souvent référence à d'obscurs contes russes, et qu'il met apparemment en vedette des acteurs russes connus dans des caméos assez brefs... autant dire que nous autres Européens passons largement à côté de bon nombre de clins d’œil et de références du métrage.

Ce qui pose un peu problème, d'autant que la nature décousue du récit et son approche fourre-tout donne un résultat assez indigeste. Assez indigeste, mais pas pour autant dénué d'intérêt ou de moments amusants.

Sad trombone /6

(2.5/6)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2017 - 34 - TV Rétro : The Flint Street Nativity (1999) & Grandma Got Run Over By A Reindeer (2000)

Publié le 15 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Yulefest, Noël, Christmas, Animation, ITV, WB, UK

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Flint Street Nativity (1999) :

Quelque part à la frontière entre le Cheshire et le Pays de Galles, la petite école primaire de Flint Street prépare son spectacle de Noël, une crèche vivante. Mais les enfants sont tous dissipés, et la représentation dégénère très rapidement sous les regards atterrés des parents...

Comédie télévisée écrite par Tim Firth, et articulée comme une pièce de théâtre, ce métrage rappelle un peu d'autres œuvres, comme par exemple Sacré Noël ! et ses suites. Avec cependant, comme différence de taille, le fait qu'ici, les enfants soient tous interprétés par des adultes, dans des décors disproportionnés.

Ce qui confère aussitôt à ce téléfilm des allures de pièce de théâtre filmée et de farce déjantée impossible à prendre une seule seconde au sérieux : ce qui a des avantages (on s'amuse à reconnaître de multiples visages familiers, issus d'Absolutely Fabulous ou encore de Mr. Fowler, brigadier chef), et des inconvénients (il faut supporter toute une distribution d'adultes qui en font trois tonnes, et adoptent parfois des mimiques et des attitudes plus proches de l'autisme que de l'enfance).

Je m'attendais à vraiment apprécier cet exemple d'absurdité britannique (qui a une assez bonne réputation), mais en fait, j'ai eu du mal à rester intéressé jusqu'au bout : trop brouillon, trop bruyant, trop caricatural... j'ai trouvé le tout tout juste amusant, sans plus, et s'il n'y avait pas eu cette toute fin douce amère, je pense que j'aurais trouvé le tout assez médiocre, au sens premier du terme.

Grandma Got Run Over By A Reindeer (2000) :

Lorsque la grand-mère de Jake Spankenheimer disparaît, renversée par le traîneau du Père Noël, Mel, la cousine de Jake, décide alors de tout faire pour vendre la boutique familiale à Austin Bucks, un grand patron ambitieux qui possède tous les magasins de la ville...

Ouhlà.

Un dessin animé de 51 minutes, diffusé sur la WB, et adapté de la chanson parodique du même nom (sortie en 1979), ce GGROBAR est un Christmas Special bâclé et insipide, qui donne l'impression d'avoir été produit 15 ou 20 ans plus tôt, et de n'avoir eu qu'un budget microscopique pour sa production.

L'animation est ultra-simpliste et médiocre, le doublage basique, l'écriture et l'humour bas-de-plafond, et le tout ne semble exister que pour insérer de manière toujours plus artificielle et forcée d'autres chansons des mêmes musiciens dans le récit (avec numéros musicaux à la clef), quand bien même elles n'auraient qu'un vague rapport avec le schmilblick.

À oublier très vite.

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Un film, un jour (ou presque) #617 : Thor Ragnarok (2017)

Publié le 17 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thor Ragnarok :

Lorsque Hela (Cate Blanchett) ressurgit pour conquérir le trône d'Asgard - ou le détruire, le cas échéant - Thor (Chris Hemsworth) voit son monde bouleversé : son marteau est pulvérisé, et il est envoyé à l'autre bout de l'univers, sur Sakaar, pour y devenir un gladiateur dans les jeux du cirque du Grand-Maître (Jeff Goldblum). Mais, là, il retrouve (contre toute attente) l'incroyable Hulk (Mark Ruffalo), qu'il va devoir affronter dans l'arène s'il veut s'échapper...

Troisième chapitre des aventures Thor (un pan de l'univers Marvel au succès, il faut bien l'admettre, assez mitigé), confié cette fois-ci à Taika Waititi, réalisateur et scénariste néo-zélandais très porté sur la comédie (voir l'excellent Vampires en toute intimité, et Hunt for the Wilderpeople).

Ce qui, forcément, se retranscrit à l'écran par un Thor en mode comédie pure, totalement déjanté et au parfum nostalgique 80s & néons façon Flash Gordon & pochettes d'albums de heavy metal : c'est bigarré, c'est déconneur, c'est drôle, ça part dans tous les sens (quitte à être bordélique), et pour peu qu'on accroche au ton cabotin, aux caméos improbables, ou qu'on ne soit pas trop aigri, ça fonctionne plutôt bien, un peu à l'instar d'un Spider-Man Homecoming (mais en nettement moins sage).

Alors certes, comme pour toute chose, il faut manier l'humour avec mesure et subtilité, et Thor Ragnarok a un peu tendance à systématiquement désamorcer ses scènes dramatiques avec des punchlines et des vannes - un reproche que les détracteurs font systématiquement à tous les films Marvel, mais qui, en réalité, ne s'applique qu'à une poignée d'entre eux.

On peut effectivement le regretter, et se dire que le récit de ce Thor 3 aurait pu être plus fort sans ces gags à répétition (on peut notamment regretter que l'exécution de certains personnages secondaires ne soit jamais développée, et n'ait pas de répercussions sur Thor).

Mais il ne faut pas non plus oublier que Thor Ragnarok, en dépit de son titre menaçant, est en réalité le calme avant la tempête Avengers 3 & 4 : deux films qui devraient s'avérer nettement plus sérieux et sombres que tout ce qui aura précédé, pour ne pas dire plus apocalyptiques.

Il faut donc prendre ce Ragnarok (qui pourrait aussi bien être sous-titré Asgardians of the Galaxy, tant les deux franchises ont désormais beaucoup en commun) comme une récréation qui permet enfin à Thor et à son univers d'exister loin de Jane Foster et de son cadre très étriqué : ce n'est pas plus mal, on ne s'ennuie pas un seul instant, et le film réussit son pari de divertir, tout en chamboulant assez clairement l'équilibre des forces établies du MCU.

4/6 (probablement un peu plus lorsque je le verrai en VO, parce qu'on y perd un peu en VF au niveau de la diction et de l'interprétation improbable de Jeff Goldblum)

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 1.3 : Captain America : First Avenger (2011) & Avengers (2012)

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Histoire

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Après un Iron Man 2 et un Thor assez moyens, la Phase 1 du MCU continue avec son meilleur film : Captain America.

Captain America - The First Avenger (2011) :

Après s'être porté volontaire pour subir une expérience des forces armées américaines, Steve Rogers (Chris Evans) devient le super-soldat Captain America, porte-étendard des troupes alliées sur le front allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale...

Un film de super-héros historique sincère mené d'une main de maître par Joe Johnston, et qui conjugue un script efficace, une distribution impeccable, un visuel approprié, une bande-originale mémorable d'Alan Silvestri, des effets convaincants, un méchant mémorable, et un charme indiscutable. C'est bien simple, CA est probablement l'un de mes Marvel préférés, toutes phases confondues, et cette pierre angulaire du MCU me fait vraiment regretter que l'on n'ait pas eu d'autres films mettant en scène Steve Rogers pendant la Seconde Guerre Mondiale...

4.75/6

Marvel's The Avengers (2012) :

Lorsque Loki met la main sur le Tesseract, et fait déferler sur la Terre une horde d'envahisseurs extra-terrestres, les plus grands héros de la planète - Iron Man (Robert Downey Jr.), Hulk (Mark Ruffalo), Thor (Chris Hemsworth), Captain America (Chris Evans), la Veuve Noire (Scarlett Johansson) et Hawkeye (Jeremy Renner) s'unissent sous une même bannière afin de protéger l'humanité.

L'énorme film-crossover signant la fin de la Phase 1 du MCU, et le point culminant de tous les efforts de Kevin Feige et compagnie : on ne peut pas leur retirer ce succès, celui d'un projet ambitieux et improbable mené à son terme. Et pourtant, Avengers est loin d'être un bon film, sous la plume et les caméras de Joss Whedon : mal rythmé, déséquilibré, filmé assez platement et sans ampleur, c'est bavard, ça souffre des tics narratifs habituels de Whedon, et dans l'ensemble, ça reste trop alourdi par le cahier des charges Marvel de l'époque, et par ses limites, pour vraiment exploser à l'écran de manière homogène.

Néanmoins, ça reste souvent spectaculaire, drôle, et la cohésion de l'équipe fonctionne assez bien, donc ça passe plus ou moins, même si ça aurait mérité d'être bien meilleur, et mieux écrit.

3.5/6

(critique plus détaillée publiée sur ce blog en 2015, à lire ici)

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Un film, un jour (ou presque) #1028 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion (2002)

Publié le 8 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, WWE

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion (The Scorpion King - 2002) :

En exploitant les visions de sa captive, la sorcière Cassandra (Kelly Hu), pour triompher sur le champ de bataille et conquérir le monde, le maléfique Roi Memnon (Steven Brand) tente d'accomplir une ancienne prophétie qui ferait de lui l'invincible Roi Scorpion, régnant sur toute la planète. Mais les dernières tribus libres décident d'engager l'assassin Mathayus (Dwayne Johnson), dernier représentant de son peuple, pour tuer la sorcière : une quête qui change soudain de direction lorsque Mathayus croise le chemin d'Arpid (Grant Heslov), de Balthazar (Michael Clarke Duncan) et de Philos (Bernard Hill), et qu'il tombesous le charme de Cassandra...

Une pseudo-préquelle consacrée au personnage du Roi Scorpion, préquelle (très) vaguement reliée à ce que l'on a vu de lui dans le Retour de la Momie, et qui, sous la plume de Stephen Sommers et de deux collègues, et devant la caméra de Chuck Russell (The Mask), donne lieu à un pur film de fantasy mâtiné de comédie, dans la droite lignée d'un Conan le Destructeur, ou d'un film de sword & sorcery de ce type.

Et franchement, ça marche très bien. Dès la première scène, le ton est donné : Le Roi Scorpion est un film décontracté, à la limite de la comédie et du comic book, avec de l'action improbable (mais bien moins parasitée par les effets numériques que le deuxième volet de la Momie), une bande originale épique mélangeant rock et  symphonique (merci John Debney), des personnages secondaires tous sympathiques, de l'humour décomplexé, des caméos qui font plaisir (Ralf Moeller, Branscombe Richmond, Tyler Mane), un Rock nettement plus à l'aise que dans la Momie 2 et très charismatique, et une grande histoire d'amour entre lui et son chameau/wookie.

Bref, c'est fun, c'est léger, c'est efficace, on n'a pas le temps de s'ennuyer avec à peine 90 minutes au compteur, et je crois bien que je préfère ce métrage au Retour de la Momie.

Mon seul regret, en fait, c'est que la production ait décidé de couper au montage tout un pan de l'histoire du Roi Scorpion, à savoir la prophétie, qui est présente dans de nombreuses scènes coupées du film, et qui explique bien des choses sur le pourquoi du comment.

(ça, et le fait qu'avant de se désister, Chow Yun-Fat était supposé incarner Memnon, ce qui aurait tout de même été plus imposant)

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1047 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 3D (2008)

Publié le 27 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 3D (Journey to the Center of the Earth - 2008) :

Sur le point de perdre sa carrière scientifique, Trevor Anderson (Brendan Fraser), décide de partir pour l'Islande avec son neveu, Sean (Josh Hutcherson), pour tenter de retrouver le père de ce dernier, géologue disparu alors qu'il cherchait un moyen de rejoindre le centre de la Terre. Avec l'aide d'Hannah (Anita Briem), une guide islandaise, le duo se retrouve alors plongé dans l'inconnu, avec pour seul fil directeur les pages du livre de Jules Verne, et leurs annotations...

Un film d'aventures réalisé par un spécialiste en effets spéciaux/réalisateur de seconde équipe dont c'est là le premier long-métrage, écrit par des scénaristes de tv, de films pour enfants et de DTV, et principalement axé sur le gadget de la 3D, omniprésente et totalement gratuite... forcément, ça ne pouvait pas donner un chef d’œuvre.

Et la faute en revient principalement aux effets spéciaux du film, particulièrement laids et fauchés : les créatures sont uniquement pensées pour la 3D, elles sont mal finalisées, l'étalonnage et la colorimétrie ne font que renforcer l'impression d'un tout numérique, les choix artistiques sont mal avisés, les décors font studio, et les incrustations des acteurs devant des fonds verts sont plus voyantes que jamais : c'est bien simple, c'est tout simplement hallucinant que près de 25 ans après Indiana Jones et le Temple Maudit, on puisse mettre à l'écran une course de chariots de mine encore moins crédible et moins réussie visuellement.

Niveau écriture, ce n'est guère meilleur, cela dit : si Brendan Fraser se donne à fond (comme toujours), et parvient à faire exister son personnage, ses deux compagnons ont moins de succès. Hutcherson fait ce qu'il peut avec son ado rebelle en quête de père, et Anita Briem, elle, non contente de se battre avec son accent, est tout simplement assez générique et transparente (la romance forcée que les scénaristes tentent de créer entre elle et Fraser ne fonctionne pas).

Bref : ce n'est pas désagréable à regarder, mais le passage de la 3D à une diffusion normale enlève tout l'intérêt du film, qui se retrouve à n'être, en vidéo, qu'un film d'aventures pour enfants à l'intérêt très limité, et au rendu techniquement largement dépassé.

2.25 + 0.25 pour le score de Lockington, répétitif mais efficace, et qui a le mérite d'exister = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1048 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (2012)

Publié le 28 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (Journey 2 : The Mysterious Island - 2012) :

Désormais âgé de 17 ans, Sean (Josh Hutcherson) est persuadé que son grand-père (Michael Caine), Vernien disparu à la recherche de l'Île Mystérieuse, est encore en vie. Bien décidé à le retrouver, il embarque pour l'Océan Pacifique avec son beau-père (Dwayne Johnson), et monte à bord d'un petit avion piloté par Gabato (Luis Guzmán) et sa fille Kailani (Vanessa Hudgens). Bien vite, l'avion est pris dans une tempête surnaturelle, et s'écrase sur une île ressemblant fortement aux descriptions qu'en fait Jules Verne...

Une suite qui fait table rase du passé (adieu Brendan Fraser, même pas mentionné ; Kristin Davis remplace la mère de Sean apparaissant dans le premier épisode) pour repartir sur des bases plus solides, sous la plume des frères de James Gunn, et devant la caméra de Brad Payton.

Et honnêtement, malgré ses grosses ficelles narratives, ce Journey 2 fonctionne nettement mieux que le premier, notamment grâce à ses effets spéciaux, à sa direction artistique et à sa 3D nettement plus aboutis que ceux du film de Brendan Fraser.

Qui plus est, les personnages sont aussi beaucoup plus attachants : sans surprise, The Rock a une excellente alchimie avec tous ses compagnons (avec en prime un caméo de Branscombe Richmond, clin d’œil au Roi Scorpion ?) ; Hutcherson assure son rôle ; Guzman en fait trois tonnes, mais est amusant ; Hudgens est charmante, bien qu'un peu sous-écrite ; et Michael Caine fait du Michael Caine.

Il est cependant dommage qu'après la première demi-heure (ce qui correspond environ à l'arrivée de Michael Caine dans le film), le métrage commence à perdre un peu en rythme et en énergie, la faute à des échanges moqueurs entre Caine et Rock qui ne fonctionnent pas totalement, et à un petit ventre mou qui, heureusement, ne dure pas trop longtemps.

Pour résumer, sans être particulièrement exceptionnel, ce Journey 2 est un cran au-dessus du premier épisode, et il est simplement regrettable que la scène finale (qui s'y prêtait pourtant parfaitement) n'ait pas été l'occasion, pour la production, de ramener Brendan Fraser pour une brève apparition menant à un potentiel Journey 3.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985)

Publié le 14 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Les Magiciens du Royaume Perdu (Wizards of the Lost Kingdom - 1985) :

Lorsque le sorcier Wulfrich (Edward Morrow), père de Simon (Vidal Peterson), est tué par son rival, le cruel sorcier Shurka (Thom Christopher), ce dernier prend alors la tête du royaume et tente de forcer la princesse à l'épouser. Simon, qui s'est échappé, décide de se venger du sorcier : avec l'aide de Gulfax, son monstre de compagnie, de Kor (Bo Svenson), un guerrier de légende vieillissant et de nombreux autres êtres fantastiques, Simon va tenter de reconquérir le trône...

Exception parmi les nombreux films d'exploitation tournés par Corman à cette époque, Wizards... est un film à destination du jeune public : pas de sexe, pas de sang, mais tout un éventail de créatures fauchées et d'efffets spéciaux primitifs, à commencer par Gulfax, une sorte de sous-Chewbacca albinos, fainéant et marmonneur.

Il y a des nains, des dragons, des chimères, des gnomes, des hommes-lézards, des nymphes, des mouches géantes, des hobgobelins, des chevaliers à l'apparence très Monty Python, des cyclopes, bref, c'est du grand n'importe quoi, mais ça a le mérite d'être généreux et de ne pas se prendre trop au sérieux (Kor et sa fiancée cyclopéenne ^^).

C'est probablement d'ailleurs ce qui fait que le film fonctionne en partie : il est sympathique.

Malgré tous ses problèmes, sa post-synchro approximative, ses effets ratés, ses combats baclés, sa musique recyclée, sa forteresse en carton-pâte, son prologue utilisant des séquences de Deathstalker et autres, etc, les personnages sont amusants (j'ai un faible pour Shurka, le sorcier colérique qui désintègre tous ses servants, et tente de remplacer la Reine par une princesse plus jeune ; et pour Kor, guerrier glandeur et décontracté), et dans l'ensemble, il se dégage un sentiment d'aventure pas désagréable, finalement assez proche de quelque chose comme La Caverne de la Rose d'Or.

Ce n'est pas bon, c'est souvent amateur, le jeune héros est clairement un pur produit des années 80, mais ça se regarde nettement plus facilement que certaines des précédentes productions Corman.

2.5/6

 

(On ne peut pas en dire autant de Wizards of the Lost Kingdom 2, tourné en 1989 en Californie (?), et qui parvient à faire encore plus fauché que le premier, sans son capital sympathie, mais avec un méchant sorcier mémorable (Sid Haig), ainsi que David Carradine et Lana Clarkson qui reprennent (à peu près) leurs rôles d'Amazone et de Kaine, histoire de faciliter le recyclage d'images de leurs films respectifs... Du 1/6, en étant généreux.)

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Un film, un jour (ou presque) #992 : Rocketman (2019)

Publié le 24 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Rocketman (2019) :

La vie plus ou moins fantasmée d'Elton John (Taron Egerton), petit prodige musical qui, dès qu'il rencontre Bernie Taupin (Jamie Bell), un parolier, trouve la voix du succès, mais aussi celle des excès et des addictions en tout genre...

Après Bohemian Rhapsody, sur lequel il était intervenu en dépannage après l'éviction de Bryan Singer, Dexter Fletcher s'est intéressé à un autre grand de la scène pop anglaise, Elton John.

Mais ici, le réalisateur et son scénariste (déjà à l'écriture de Billy Elliot et de Cheval de Guerre) font le choix d'aborder la vie d'Elton John comme une grande fantaisie flamboyante et psychédélique : Bohemian Rhapsody était une biographie formellement assez basique et réaliste du groupe Queen, Rocketman sera une biographie romancée et excentrique d'Elton John, une véritable comédie musicale où les personnages entonnent les tubes d'Elton pour décrire leurs états d'âme, des tubes qui rythment le récit, et sont accompagnés de grands numéros dansés et chantés des plus bigarrés.

Et ce côté déjanté, mélange d'imagination, d'hallucinations, de réalité et de folie fonctionne plutôt bien, d'autant que le film a un sens de l'humour assez prononcé (tout le métrage est une sorte de flashback d'Elton John, habillé dans un costume de démon flamboyant, qui participe à une réunion du type Alcooliques Anonymes), et que Taron Egerton se donne complètement à son rôle, allant jusqu'à interpréter lui-même toutes les chansons du film (à contrario de Rami Malek, doublé pour Freddie Mercury).

Cela dit, ce n'est pas pour autant que le métrage est parfait : comme souvent, le rise and fall d'un artiste est plus intéressant dans sa première partie, et lorsque l'on aborde la déchéance de l'artiste, le rythme ralentit drastiquement. Ici, comme ailleurs, c'est le cas, et la deuxième heure s'essouffle un peu, malgré quelques très jolies idées, comme lors du plongeon dans la piscine.

C'est dommage, car sous bien des aspects, Rocketman est (filmiquement) supérieur à Bohemian Rhapsody : plus audacieux, plus libéré, plus créatif... mais le film souffre de problèmes de rythme récurrents au cinéma de Dexter Fletcher (Eddie the Eagle était lui aussi un peu trop long pour son propre bien), d'une main assez lourde sur la psychologie de son sujet, et de la même décision d'arrêter la vie du protagoniste à une date donnée, pour terminer sur une ellipse et des cartons-titres résumant la suite de sa carrière.

Rocketman reste un biopic sympathique et entraînant, très bien interprété, et qui a beaucoup de qualités... mais soyons francs, par moments, c'est tellement balisé que l'on pense quand même un peu à Walk Hard : The Dewey Cow Story, qui se moquait déjà, à l'époque, des clichés du genre.

3.25 + 0.5 pour la performance d'Egerton = 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 21 - Brightburn, l'Enfant du Mal (2019)

Publié le 11 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Brightburn, l'Enfant du Mal (2019) :

Couple de fermiers tentant d'avoir un enfant, Kyle (David Denman) et Tori Breyer (Elizabeth Banks) voient leur vœu exaucé lorsqu'un petit bébé, tombe une nuit du ciel à bord d'une capsule. Bien des années plus tard, cependant, alors qu'il approche de l'adolescence, Brandon (Jackson A. Dunn) découvre qu'il a des pouvoirs surhumains... mais malgré l'éducation qu'il a reçu de ses parents, Brandon décide de mettre ses pouvoirs au service de ses pulsions et de son absence d'empathie.

Un film d'horreur qui a eu son petit moment de buzz durant sa gestation et sa sortie, principalement de par l'implication de James Gunn à la production : le film est écrit par ses deux frères (déjà à l'origine de Voyage au Centre de la Terre 2, avec The Rock) et réalisé par l'un de leurs collaborateurs habituels, avec en prime, devant la caméra, Elizabeth Banks, déjà dans Slither/Horribilis.

Malheureusement, toute cette hype et ces noms débouchent sur quelque chose d'assez décevant, une relecture basique et superficielle de Man of Steel et du mythe de Superman, à la sauce slasher/The Omen.

En fait, c'est bien simple, si ce Brightburn est tout à fait regardable, l'amateur de comics aura constamment l'impression d'avoir déjà vu le même concept ailleurs, en mieux exécuté (que ce soit au cinéma ou sur papier). Pire : par moments, ce Brightburn ressemble fortement à du sous-Mark Millar pas très inspiré, trop préoccupé par l'idée de détourner les passages incontournables de la genèse de Superman pour développer ses protagonistes. De ses premières minutes à la fin du film, la caractérisation des personnages est telle qu'ils évoluent tous sur des rails, sans la moindre surprise, et que le métrage reste balisé de bout en bout.

Plus gênant, puisque le film se veut un slasher avec un apprenti-superhéros dans le rôle du boogeyman, les séquences de tension et de suspense sont assez plates et peinent à convaincre.

On se retrouve donc avec un film d'horreur pas très horrifique (les quelques effets gore sont réussis, cela dit), un film de superhéros dérivatif et pas très spectaculaire, un film de tueur en série banal... pas terrible, tout ça.

3/6 (en étant gentil, et parce qu'Elizabeth Banks est ici excellente)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 26 - Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019)

Publié le 13 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Review, Oktorrorfest, Thriller, Télévision, Hulu

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Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019) :

Chef réputé possédant une émission télévisée où il se montre imbuvable et sarcastique, Peter (Jimmi Simpson) retourne le temps d'un week-end dans la demeure familiale, où ne vit plus qu'Agnes (Nancy Linehan Charles), une gouvernante quasi-aveugle et râleuse. Là, il renoue avec son passé, jusqu'à ce qu'il croise le chemin d'un groupe de femmes  (Julianna Guill, Shaunette Renée Wilson, Stephanie Beatriz, Sophia Del Pizzo, Mary McCormick) tombées en panne dans le voisinage au beau milieu de leur enterrement de vie de jeune fille. Il les invite à passer la soirée dans sa maison vide, mais rapidement, il s'aperçoit que ses invités cachent bien leur jeu...

Un épisode qui célèbre la Journée Mondiale de la Femme, les Ides de Mars, et le concept des conséquences tardives mais inévitables pour des actions passées, en confiant le tout à James Roday... et c'est là que ça risque de coincer pour les spectateurs non-familiers du bonhomme.

Parce que James Roday, interprète et scénariste de la série Psych, a une plume très particulière, et ses scripts sont reconnaissables entre mille, entre références à la pop culture (parfois particulièrement tordues, notamment en matière de cinéma de genre), second degré, et répartie fulgurante. Sans surprise, donc, ce Treehouse possède toutes ces caractéristiques, ainsi qu'une distribution très familière à tous ceux qui ont déjà vu la série Psych, puisqu'une immense majorité des acteurs et actrices de Treehouse en est issue, Jimmi Simpson en tête.

Le métrage sera donc très polarisant pour ces raisons, mais aussi parce que, sous couvert d'hommage aux années 60/70 (notamment dans le style adopté par Roday derrière la caméra), c'est un métrage profondément ancré de nos jours, avec un message #MeToo bien marqué... probablement trop.

Le script manque en effet de finesse, malgré des efforts pour brouiller les pistes (efforts vains, puisqu'on a tendance à deviner les rebondissements du script bien à l'avance), et la morale de l'affaire finit par être pesante et maladroite.

Plus gênant, Jimmi Simpson est trop sympathique, trop charmant, trop amusant pour que son personnage de chef imbu de sa personne soit vraiment détestable à la fin du film - alors certes, c'est en partie voulu, pour que le personnage dévoile progressivement son vrai visage, et que sa rédemption façon Scrooge fonctionne un minimum... mais Simpson reste trop attachant pour qu'on le déteste vraiment malgré ses actions passées, et ça empêche le récit de vraiment fonctionner.

Au final, un métrage qui divisera probablement, et entraînera certainement un rejet massif de la part d'une gros partie du public. Personnellement, j'ai apprécié, notamment de par sa distribution et son humour, mais je reconnais que c'est très imparfait (et parfois un peu grotesque).

3/6 (pour le capital sympathie de tout le monde)

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Un film, un jour (ou presque) #710 : Lost Heroes (2014)

Publié le 10 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Histoire, Science-Fiction, Action, Jeunesse, Aventure, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lost Heroes :

Un documentaire intéressant sur le manque inexplicable de super-héros canadiens dans l'industrie des comic-books, et sur ce que cela reflète de la société et de l'état d'esprit canadiens.

Au travers d'interviews de passionnés, d'images d'archives, et de témoignages, le métrage retrace ainsi l'histoire tumultueuse des comics canadiens, depuis leur naissance spontanée durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui.

On découvre ainsi que les comics canadiens ont vu le jour suite aux restrictions imposées par le Canada durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui empêchaient l'importation des bandes dessinées américaines.

Le Canada a donc dû créer ses propres maisons d'édition, et ses propres superhéros, n'hésitant parfois pas à recruter de jeunes adolescents pour dessiner leurs numéros : Maple Leaf Publishing, avec The Iron Man, Brok Windsor, Cosmo ; Anglo-American Publishing, qui réadaptait à sa sauce les scripts des comics Fawcett (Captain Marvel), Commander Steel, Freelance ; Educational Projects, avec Canada Jack ; ou encore Bell Features, avec Johnny Canuck et Nelvana, la première super-héroïne de comics de la planète, avant même Wonder Woman.

Puis, avec la fin de la guerre, l'industrie américaine a repris le dessus, et les super-héros canadiens ont progressivement disparu, jusqu'aux années 60, où, sous l'influence de passionnés, ce pan de la culture canadienne a connu une brève renaissance, aboutissant à la création de Captain Canuck, en 1975.

Un Captain Canuck qui, malgré son succès, n'a jamais réussi à s'implanter durablement, et renaît une fois par décennie, pour disparaître quelques années plus tard, faute d'être économiquement viable.

Le documentaire s'attarde ensuite sur les superhéros "canadiens" les plus connus, à savoir Wolverine (très populaire au Canada, malgré le fait qu'il ne corresponde pas vraiment aux clichés habituels attribués aux Canadiens), et Alpha Flight (nettement moins populaires car trop clichés, et jamais vraiment mis en avant de manière durable et satisfaisante).

Puis, après un passage par la case web-série (Heroes of the North, qui connaît apparemment un succès d'estime), le documentaire tente de comprendre pourquoi les Canadiens ne parviennent pas à avoir de super-héros à leur image.

Problème commercial (la population canadienne est insuffisante pour assurer la survie d'une telle industrie, et les Américains ne s'intéressent pas aux comics étrangers), mais aussi problème d'image mal définie : les Canadiens, de leur propre aveu, peinent à définir leur identité, complexés par leur position de voisins d'USA particulièrement envahissants et dominants, culturellement parlant.

Sans oublier le fait que le Canada a toujours privilégié la discussion, la négociation et a toujours favorisé la paix, des caractéristiques intrinsèques à l'identité canadienne, et qui se marient mal au genre des comics, avec leurs super-héros bariolés qui règlent leurs problèmes par l'action et la violence...

4.25/6 (imparfait, notamment dans sa deuxième moitié, mais pas désagréable du tout)

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Un film, un jour (ou presque) #946 : Mayor of the Sunset Strip (2003)

Publié le 23 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Review, Musique, Biographie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Mayor of The Sunset Strip :

Le portrait de Rodney Bingenheimer, un petit bonhomme timide et réservé, caché sous sa frange, complexé, et qui accessoirement est une légende de la radio et de la scène musicale américaine : il a côtoyé toutes les plus grandes stars, de Sinatra à Bowie en passant par Elvis et les Beatles, qui toutes sont unanimes dans leurs interviews données pour le documentaire, et adorent Rodney.

Il faut dire que le bonhomme était l'un des pionniers du rock aux USA dans les années 60 : doublure lumière du leader des Monkees, c'est lui qui a importé Bowie en Amérique, puis les Sex Pistols, Coldplay, etc...

Au cours du documentaire, qui retrace grosso modo sa vie de manière chronologique, on voit ainsi des photos et des images de Rodney en compagnie de Lennon, de Hendrix, de Zappa, bref, de tous les géants de la musique du 20è siècle. Et l'on découvre un personnage discret, qui pourtant était de toutes les fêtes et de toutes les orgies, et conserve dans son "musée" des reliques aussi diverses que le permis de conduire d'Elvis, les tenues d'Elton John, un autographe de Kennedy et de Marilyn, etc, etc, etc...

Et paradoxalement, ce documentaire est empreint d'une profonde tristesse, directement dégagée par Rodney.

Oui, il connaît tout le monde, mais il reste toujours seul. Il a toujours côtoyé les stars, sans jamais réussir à en devenir une lui-même. Il a quelques amis proches, dont sa confidente de toujours, mais il apparaît perpétuellement songeur et triste, presque dépressif... sauf lorsqu'il oublie ses soucis dans la musique.

Une mélancolie d'autant plus amplifiée par les propos d'un employé de la radio, interviewé à part, et qui explique que si Rodney a toujours son émission après toutes ces années, c'est que personne n'a le courage de le mettre à la porte, alors qu'il est clairement en décalage total avec la cible de la radio.

On se rend alors compte que Rodney est parfaitement conscient de son statut de has-been aux yeux de beaucoup. Et que la mort de sa mère l'a profondément touché. Ce qui vaut d'ailleurs une scène très émouvante, vers la fin du métrage, lorsque Rodney retourne en Angleterre pour la première fois depuis des années, pour y déverser les cendres de sa mère dans la Manche.

Le documentariste conclut alors en posant une question face caméra à Rodney : "Est-ce que tu préfères que ce film ait une fin heureuse, ou une fin triste ?" Rodney, plus déprimé que jamais, répond alors qu'il veut une fin heureuse, et que les spectateurs se soient amusés en regardant le film. Et le réalisateur de le montrer s'en allant d'un bon pas, lunettes de soleil sur le nez, avec en fond sonore une musique dynamique et optimiste.

Mais le spectateur n'est pas dupe. En regardant MOTSS, on a parfois le sentiment d'assister à l'histoire vraie de ce qui aurait inspiré Almost Famous. Sauf qu'Almost Famous célébrait ces années musicalement et culturellement exceptionnelles. MOTSS, lui, sonne plutôt comme l'éloge quasi-funèbre d'un (petit) monsieur de la musique américaine, la fin d'une ère, et de ceux qui s'en souviennent.

4.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 04 - The Cloverfield Paradox (2018)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Netflix, Science-Fiction, Fantastique, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Cloverfield Paradox :

En 2028, la Terre est victime d'une crise énergétique, et au bord d'une nouvelle guerre mondiale. Ultime espoir : la Station Cloverfield et son équipage international (Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl, John Ortiz, Chris O'Dowd, Aksel Hennie, Zhang Ziyi), qui tentent de faire fonctionner un accélérateur à particules censé produire une énergie gratuite et infinie. Mais lorsqu'ils y parviennent, l'accélérateur ouvre en fait une brèche entre deux réalités, qui commencent à fusionner, et à menacer le passé, le présent et le futur...

Un long-métrage de science-fiction qui lorgne très forcément sur Life, Event Horizon, et un bon paquet d'autres films du genre, et qui a été très clairement bricolé pour intégrer l'univers Cloverfield : au visionnage du produit fini, on devine très clairement que toutes les scènes terrestres mettant en scène le mari de l'héroïne ont été rajoutées pour créer du liant, tout comme les inserts vidéo çà et là (avec quelques caméos en prime, principalement vocaux : Donald Logue, Greg Grunberg, Simon Pegg...)

Et tout le reste du film est à l'image de ces rajouts : un peu décousu, un peu boiteux, rapiécé de toutes parts, et ne sachant jamais vraiment ce qu'il veut être. Un film d'horreur ? Il y a bien un peu de sang, de scènes de tension, de mises à mort inventives. Une comédie ? On peut se le demander, avec le personnage de Chris O'Dowd et son bras intelligent (!?). Un drame ? Vu tout le temps passé sur Gugu Mbatha-Raw, sa famille, son traumatisme, et les pseudo-tensions internes du groupe, c'est possible. Un film de science-fiction pure et dure ? Ça y ressemble.

Le souci, c'est qu'aucune de ces approches ne fonctionne vraiment. En matière de science-fiction, la science est bancale au possible, et la fiction dérivative ; l'humour arrive comme un cheveu sur la soupe, et paraît provenir d'un autre script ; les personnages sont sous-développés et inintéressants, et le drame ne fonctionne pas ; l'horreur, enfin, reste très basique, le film peinant à amener ces scènes naturellement, ou d'une manière cohérente.

Ajoutez à cela un rythme en dents de scie (un gros ventre mou), une grosse partie des dialogues en chinois (pour attirer les investisseurs locaux ?) et un film qui perd en cohérence à mesure qu'il s'approche de sa conclusion, et l'on comprend clairement que les coutures du film cèdent donc à tous les niveaux, malgré un score intéressant de Bear McCreary, des effets visuels plutôt convaincants, et une distribution pas désagréable (Mbatha-Raw se démène pendant tout le métrage, et dans l'ensemble, c'est honorable, même si j'ai eu un peu de mal avec l'interprétation d'Elizabeth Debicki).

Pas désastreux, mais bancal au possible.

2.5/6 pour les effets spéciaux et pour Gugu.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Un film, un jour (ou presque) #914 : The Trade (2017)

Publié le 8 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Biographie, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Trade :

Un semi-documentaire d'une heure à peine écrit, réalisé et "interprété" par Matthew T. Burns, dit "Sick Nick Mondo", légende de la scène du catch hardcore et des deathmatches, et qui revient ici sur sa carrière et sur sa décision d'arrêter de lutter pour la CZW.

Et si je dis semi-documentaire, c'est parce que le métrage est composé à 80% d'images d'archives, et d'interviews de lutteurs en tous genres (notamment les frères Gulak), avec pour enrober le tout, 20% de "mise en scène" s'inscrivant dans la narration, et montrant Mondo en proie à une crise de conscience.

Par le biais de ces scènes et de la narration en voix off (pleine de platitudes un peu prétentieuses), Mondo se met en scène, perdu dans un monde ultra-violent dont il a atteint les limites, en proie à ses pulsions auto-destructrices, et tentant de fuir au Japon, où il est pourtant hanté par le fantôme de sa carrière passée. Un fantôme qui le contraint à revenir une dernière fois sur le ring (ou plutôt dans la cage) après avoir littéralement déterré le cadavre de sa carrière.

De quoi donner lieu à un face à face entre "Mondo"/Burns, avec toute une symbolique métaphorique qui fait très film d'étudiant en cinéma.

D'autant qu'à côté, le métrage est assez ambivalent. On comprend bien que Burns a fait une croix sur son passé de catcheur extrême, une carrière qu'il sait sans débouchés et sans satisfaction aucune, un refuge ultra-violent dont personne ne sort gagnant, et qui trahit bon nombre de problèmes psychologiques chez ceux qui le pratiquent...

Et pourtant, en étant à ce point généreux en images de ses matches, et en montrant d'innombrables spots tous plus stupides les uns que les autres, Mondo passe à deux doigts de glorifier sa carrière. Il suffit de voir les nombreuses réactions des autres lutteurs et des fans qui s'enchaînent à plusieurs reprises dans le métrage, des fans généralement peu soignés et peu athlétiques, originaires de l'étranger, qui tous considèrent que Mondo est un dieu, qu'il est un modèle à suivre, qu'il est formidable et que ses nombreux bains de sang dans le ring étaient trop cools à voir.

Soit tout ce que la voix-off de Mondo déplore à longueur de documentaire... autant dire que le résultat semble contre-productif, puisque si Nick Mondo s'est sorti à temps de tout ce milieu, il a laissé une telle marque sur ses fans que ces derniers en porteront très longtemps les cicatrices...

Intéressant, mais maladroit et inabouti.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #397 : Batman - The Dark Knight Returns I & II (2012)

Publié le 5 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Dark Knight Returns I & II :

Dix ans après que Bruce Wayne (Peter Weller) ait pris sa retraite suite à la mort de son protégé Jason Todd, le crime règne en maître à Gotham City, et le gang des mutants terrorise la ville. Jusqu'à ce que Batman fasse son grand retour, accompagné d'un nouveau Robin (Ariel Winter)... / Alors que les USA sont en pleine Guerre Froide avec l'Union Soviétique, et que Superman (Mark Valley) fait tout son possible pour aider l'Amérique à triompher, le retour de Batman déclenche la réapparition du Joker (Michael Emerson), bien décidé à mettre un terme à la carrière du justicier. Et pour ne rien arranger, le gouvernement semble vouloir, lui aussi, forcer Batman à prendre une retraite permanente...

Adaptation animée en deux parties des comics incontournables de Frank Miller, ces deux longs-métrages de 75 minutes replacent Batman et son univers en 1986 (date de parution des comics), et la production prend donc un malin plaisir à adopter le style de l'époque, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur, c'est la musique de Christopher Drake, et le visuel global, à la fois daté et intemporel ; le pire, c'est l'argot ridicule des punks, l'atmosphère politique très datée (surtout avec Reagan en président), certains looks assez ridicules (Bruno) et un propos politico-sociétal toujours discutable, Miller oblige.

Néanmoins, ces deux films constituent un dyptique assez cohérent et solide, même si, je dois l'avouer, j'ai largement préféré le premier opus, plus direct et cohérent, au second (qui s'il parvient, en une scène ou deux, à rendre parfaitement la sensation d'hyper-puissance de Superman, telle qu'elle n'a jamais été perçue au cinéma, souffre aussi fortement d'un récit compressé, et un peu baclé).

Autre problème qui m'a un peu gêné, le doublage. Aucun souci avec la plupart des personnages secondaires, ou avec Robin ; malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché à Emerson en Joker, à Conan O'Brien (quasiment) dans son propre rôle, et surtout à Peter Weller, dans le rôle de Batman, un Weller vraiment inégal, tour à tour impeccable, ou totalement plat et insipide (notamment quand il fait son discours final pour rallier les Sons of Batman).

Bref, une expérience assez mitigée, pour moi, avec une première partie très solide, une seconde moins intéressante, et quelques choix de doublage assez discutables à mes yeux.

4.5/6 pour la première partie, 3.5 pour la seconde, pour un 4/6 total.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 116 - Disney's Halloween : La Foire des Ténèbres (1983) & Les Yeux de la Forêt (1980)

Publié le 31 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Drame, Disney, Fantastique, Jeunesse

Halloween est enfin là, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Foire des ténèbres (Something Wicked This Way Comes) :

Will (Vidal Peterson) et Jim (Shawn Carson), deux jeunes garçons vivant dans la petite ville tranquille de Green Town, Illinois, sont les meilleurs amis du monde. Un jour, pourtant, tout change : la mystérieuse Foire du sinistre Mr. Dark (Jonathan Pryce) s'installe en ville, et l'un après l'autre, les habitants de la bourgade disparaissent, alors même que Mr. Dark exauce leurs voeux... en échange de leurs âmes !

La fameuse Foire des Ténèbres de Ray Bradbury, made in Disney. Ce qu'on remarque tout d'abord, c'est la bande originale de qualité, signée James Horner, qui à l'époque était encore inspiré, et ce même s'il frôle de temps en temps le papier-peint musical typique des DCOMs.

Après, je n'ai été que moyennement convaincu par le rythme et l'interprétation globale. Les comédiens sont assez inégaux (sans être mauvais, cependant), pas aidés par des dialogues assez peu naturels, et le tout est très daté, jouant sur une certaine fibre nostalgique (notamment au début) qui ne m'a pas vraiment parlé.

Encore une fois, ce n'est pas honteux, et le final est visuellement assez impressionnant pour un Disney pour enfants, mais je suis tout de même resté assez indifférent devant ce métrage, d'autant que depuis, Stephen King a plus ou moins repris le postulat de base (l'homme mystérieux qui arrive en ville et échange l'âme des gens contre leur plus grand souhait, etc) avec son Bazaar...

3/6 

Les Yeux de la Forêt (The Watcher in the Woods) :

Helen et Paul Curtis (Carroll Baker, David McCallum), un couple américain, s'installent avec leurs filles Jan (Lynn-Holly Johnson) et Ellie (Kyle Richards), dans un manoir anglais somptueux, en bordure de forêt. Rapidement, cependant, la propriétaire des lieux, Mrs Aylwood (Bette Davis), réalise que Jan ressemble étrangement à sa propre fille, Karen, disparue mystérieusement 30 ans plus tôt durant une éclipse solaire... cette même Karen dont les deux enfants semblent percevoir la voix, en provenance des bois voisins.

Un film adapté d'un roman, à l'ambiance assez réussie et pesante, et aux visuels mémorables, mais qui malheureusement est un peu plombé par l'interprétation aléatoire de l'héroine principale, et par une impression un peu brouillonne qui se dégage du récit, çà et là.

Ce qui, dans l'absolu, n'est pas vraiment étonnant, vu que le film a connu plusieurs montages et fins alternatives différentes, plus ou moins efficaces.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Hooten & The Lady saison 1 (2/2)

Publié le 20 Novembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Aventure

Hooten & the Lady :

Suite et fin de la première saison de cette série anglaise sur Alex (Ophelia Lovibond, adorable comme toujours), une lady anglaise travaillant pour le British Museum, et qui fait équipe bon gré mal gré avec Hooten (Michael Landes), un aventurier/contrebandier/voleur américain pour partir aux quatre coins du monde à la recherche d'antiquités et autres ruines oubliées. 

1x05 :

Jessica Hynes prise en otage par de méchants éthiopiens, qui exigent qu'Alex leur apporte une antiquité menant au trésor de la Reine de Saba. Pas très passionnant (le désert, c'est assez quelconque), hormis les quelques moments d'humour avec les dromadaires.

1x06 :

Hooten et Alex à Moscou, sur les traces d'un oeuf de Fabergé mythique. Pas désagréable, bien que la course au trésor de la semaine ne soit pas très palpitante en soi ; ça vaut surtout pour ce que l'on apprend du passé de Hooten, et pour le bad guy à venir, que l'on devine récurrent.

1x07 :

Le duo part au Cambodge, à la recherche de quatre artefacts qui, une fois réunis, permettent de découvrir l'emplacement d'un joyau légendaire. Jolis paysages (la série avait un budget voyage assez solide), mais ça repompe vraiment trop les Indiana Jones (le Demi-Lune de service, le Bellocq de service, la découverte du premier artefact dans son temple, la trahison de l'assistant du héros, etc, etc, etc) pour être vraiment convaincant et satisfaisant.

Et puis le bad guy récurrent que l'on apercevait dans l'épisode précédent... et bien il ne sera visiblement pas récurrent, et c'est bien dommage.

1x08 :

Season finale, et c'est loin d'être une réussite : le show semble penser qu'un épisode tourné aux Caraïbes, ça justifie un rythme soporifique au possible, et une intrigue sans le moindre enjeu. On a donc les personnages qui tentent de trouver un trésor pirate grâce à une carte au trésor - une sous-intrigue expédiée et bâclée, au profit du pseudo-triangle amoureux qui, jusque là, était resté très en filigrane. Heureusement qu'il y a toujours de l'humour là-dedans, parce que sinon, c'était vraiment assez médiocre.

À l'image de la saison, en fait : le cast est sympa, les paysages sont jolis, mais l'écriture est vraiment trop amateure pour convaincre, et le tout finit vraiment par ressembler à une série écrite par des scénaristes débutants... alors que pas du tout, en fait. 

 

Bref bilan : une distribution sympathique, des moyens évidents, un sens de l'aventure et du fun pas désagréable du tout, mais dans l'ensemble, cette série déçoit, principalement au niveau de l'écriture.

C'est simpliste, basique, parfois bâclé, ça enchaîne tous les clichés possibles et imaginables (et malheureusement pas souvent de manière décalée ou parodique), bref, c'est très médiocre sur ce plan, ce qui est d'autant plus surprenant que toute l'équipe scénaristique a de la bouteille à la télévision anglaise.

En résumé, une expérience très mitigée, qui ne parvient jamais vraiment à décoller au dessus de la moyenne, malgré son capital-sympathique certain. Dommage.

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Catch Review : Chikara - King of Trios 2016 : Night 2 (03/09/2016)

Publié le 5 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Catch, Chikara, Télévision, Review

Après la première soirée, pas de changement, le Party Tsar fait les présentations, et on enchaîne directement avec le premier match, un match 1 contre 1.

Chikara - King of Trios 2016 - Night 2 - 03/09/2016 :

- Crazy Marie Dobson vs Deonna Purrazzo. Un match brouillon et assez approximatif, avec de l'action précipitée et assez moyenne, et un finish médiocre. Les frappes de Dobson notamment, ne sont pas vraiment convaincantes.

- King of Trios - Quart de finale : Hallowicked, Icarus & Jigsaw vs Major League Moustache. Un tag match plutôt efficace, avec les heels qui se concentrent sur Dasher, passent tout le match à l'affaiblir et à dénouer son masque, jusqu'à la toute fin, lorsqu'ils aveuglent Dash en faisant tourner le masque, et qu'ils volent la victoire.

- Mark Angelosetti vs Missile Assault Man. Pas mauvais, mais Angelosetti joue les über-heels, et donc ça rend l'affrontement un peu trop bourrin dans son premier tiers.

- Promo dans le ring de Max Smashmaster, qui veut récupérer son job, et brutalise le Tsar, jusqu'à ce que Quackenbush et Princess Kimberly s'en mêlent. Jolie intensité, mais audio médiocre et peu compréhensible, comme d'habitude.

- King of Trios - Quart de finale : Team Warriors Three vs Team Original Divas Revolution. Un match mixte amusant, avec une Team ex-Divas qui joue le jeu, mais le côté mixte est fortement limité, en fait, puisque le gros du match consiste en KimberLee vs une des Divas, et ainsi de suite. Donc sympa, mais pas exceptionnel.

- Rey de Voladores Demi-Finale : Frightmare vs Space Monkey vs Candice LeRae vs Tony Nese. Un 4-way mixte plutôt sympa, même si finalement très prévisible. J'aime beaucoup Space Monkey. Il devrait y avoir plus de singes dans le monde du catch.

- King of Trios - Quart de finale : Team JWP vs The United Nations. Bof. Je ne suis pas le plus grand fan des United Nations, et je ne suis pas non plus le plus grand fan de la team JWP, très inégale, et dont les frappes sont souvent faiblardes. Donc ce match, bof, et trop brouillon pour moi.

- Rey de Voladores - Demi-Finale : Aero Star vs Amasis vs Johnny Gargano vs Wani. Je n'ai pas trouvé très réussi, en fait : dans ses deux premiers tiers, jusqu'à ce que Amasis soit sorti de manière artificielle et forcée par Frightmare, le match était maladroit, sur-chorégraphié, avec de nombreux spots, transitions et positionnements laborieux, qui fracassaient la suspension d'incrédulité. Une fois Amasis sorti, ça s'est un peu arrangé, mais dans l'ensemble, peu mieux faire.

- King of Trios - Quart de finale : Team SENDAI Girls vs The Colony. Un match mixte bien équilibré, avec des joshis qui tiennent tête sans problème aux fourmis, et un booking intelligent.

 

Une seconde soirée plus inégale, malheureusement, avec du bon comme du médiocre, et des choix de bookings surprenants, mais pas inintéressants

 

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