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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2017 - 34 - TV Rétro : The Flint Street Nativity (1999) & Grandma Got Run Over By A Reindeer (2000)

Publié le 15 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Yulefest, Noël, Christmas, Animation, ITV, WB, UK

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Flint Street Nativity (1999) :

Quelque part à la frontière entre le Cheshire et le Pays de Galles, la petite école primaire de Flint Street prépare son spectacle de Noël, une crèche vivante. Mais les enfants sont tous dissipés, et la représentation dégénère très rapidement sous les regards atterrés des parents...

Comédie télévisée écrite par Tim Firth, et articulée comme une pièce de théâtre, ce métrage rappelle un peu d'autres œuvres, comme par exemple Sacré Noël ! et ses suites. Avec cependant, comme différence de taille, le fait qu'ici, les enfants soient tous interprétés par des adultes, dans des décors disproportionnés.

Ce qui confère aussitôt à ce téléfilm des allures de pièce de théâtre filmée et de farce déjantée impossible à prendre une seule seconde au sérieux : ce qui a des avantages (on s'amuse à reconnaître de multiples visages familiers, issus d'Absolutely Fabulous ou encore de Mr. Fowler, brigadier chef), et des inconvénients (il faut supporter toute une distribution d'adultes qui en font trois tonnes, et adoptent parfois des mimiques et des attitudes plus proches de l'autisme que de l'enfance).

Je m'attendais à vraiment apprécier cet exemple d'absurdité britannique (qui a une assez bonne réputation), mais en fait, j'ai eu du mal à rester intéressé jusqu'au bout : trop brouillon, trop bruyant, trop caricatural... j'ai trouvé le tout tout juste amusant, sans plus, et s'il n'y avait pas eu cette toute fin douce amère, je pense que j'aurais trouvé le tout assez médiocre, au sens premier du terme.

Grandma Got Run Over By A Reindeer (2000) :

Lorsque la grand-mère de Jake Spankenheimer disparaît, renversée par le traîneau du Père Noël, Mel, la cousine de Jake, décide alors de tout faire pour vendre la boutique familiale à Austin Bucks, un grand patron ambitieux qui possède tous les magasins de la ville...

Ouhlà.

Un dessin animé de 51 minutes, diffusé sur la WB, et adapté de la chanson parodique du même nom (sortie en 1979), ce GGROBAR est un Christmas Special bâclé et insipide, qui donne l'impression d'avoir été produit 15 ou 20 ans plus tôt, et de n'avoir eu qu'un budget microscopique pour sa production.

L'animation est ultra-simpliste et médiocre, le doublage basique, l'écriture et l'humour bas-de-plafond, et le tout ne semble exister que pour insérer de manière toujours plus artificielle et forcée d'autres chansons des mêmes musiciens dans le récit (avec numéros musicaux à la clef), quand bien même elles n'auraient qu'un vague rapport avec le schmilblick.

À oublier très vite.

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Un film, un jour (ou presque) #617 : Thor Ragnarok (2017)

Publié le 17 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Science-Fiction, Fantastique, Marvel, MCU, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Thor Ragnarok :

Lorsque Hela (Cate Blanchett) ressurgit pour conquérir le trône d'Asgard - ou le détruire, le cas échéant - Thor (Chris Hemsworth) voit son monde bouleversé : son marteau est pulvérisé, et il est envoyé à l'autre bout de l'univers, sur Sakaar, pour y devenir un gladiateur dans les jeux du cirque du Grand-Maître (Jeff Goldblum). Mais, là, il retrouve (contre toute attente) l'incroyable Hulk (Mark Ruffalo), qu'il va devoir affronter dans l'arène s'il veut s'échapper...

Troisième chapitre des aventures Thor (un pan de l'univers Marvel au succès, il faut bien l'admettre, assez mitigé), confié cette fois-ci à Taika Waititi, réalisateur et scénariste néo-zélandais très porté sur la comédie (voir l'excellent Vampires en toute intimité, et Hunt for the Wilderpeople).

Ce qui, forcément, se retranscrit à l'écran par un Thor en mode comédie pure, totalement déjanté et au parfum nostalgique 80s & néons façon Flash Gordon & pochettes d'albums de heavy metal : c'est bigarré, c'est déconneur, c'est drôle, ça part dans tous les sens (quitte à être bordélique), et pour peu qu'on accroche au ton cabotin, aux caméos improbables, ou qu'on ne soit pas trop aigri, ça fonctionne plutôt bien, un peu à l'instar d'un Spider-Man Homecoming (mais en nettement moins sage).

Alors certes, comme pour toute chose, il faut manier l'humour avec mesure et subtilité, et Thor Ragnarok a un peu tendance à systématiquement désamorcer ses scènes dramatiques avec des punchlines et des vannes - un reproche que les détracteurs font systématiquement à tous les films Marvel, mais qui, en réalité, ne s'applique qu'à une poignée d'entre eux.

On peut effectivement le regretter, et se dire que le récit de ce Thor 3 aurait pu être plus fort sans ces gags à répétition (on peut notamment regretter que l'exécution de certains personnages secondaires ne soit jamais développée, et n'ait pas de répercussions sur Thor).

Mais il ne faut pas non plus oublier que Thor Ragnarok, en dépit de son titre menaçant, est en réalité le calme avant la tempête Avengers 3 & 4 : deux films qui devraient s'avérer nettement plus sérieux et sombres que tout ce qui aura précédé, pour ne pas dire plus apocalyptiques.

Il faut donc prendre ce Ragnarok (qui pourrait aussi bien être sous-titré Asgardians of the Galaxy, tant les deux franchises ont désormais beaucoup en commun) comme une récréation qui permet enfin à Thor et à son univers d'exister loin de Jane Foster et de son cadre très étriqué : ce n'est pas plus mal, on ne s'ennuie pas un seul instant, et le film réussit son pari de divertir, tout en chamboulant assez clairement l'équilibre des forces établies du MCU.

4/6 (probablement un peu plus lorsque je le verrai en VO, parce qu'on y perd un peu en VF au niveau de la diction et de l'interprétation improbable de Jeff Goldblum)

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Un film, un jour (ou presque) - INTÉGRALE MARVEL CINEMATIC UNIVERSE - Phase 1.3 : Captain America : First Avenger (2011) & Avengers (2012)

Publié le 20 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Aventure, Fantastique, Science-Fiction, Marvel, MCU, Histoire

Avengers : Infinity War, la conclusion de 10 années de films Marvel, arrive à grand pas, et le moment est donc idéal pour revoir tous les films du MCU, dans leur ordre de diffusion initial...

Après un Iron Man 2 et un Thor assez moyens, la Phase 1 du MCU continue avec son meilleur film : Captain America.

Captain America - The First Avenger (2011) :

Après s'être porté volontaire pour subir une expérience des forces armées américaines, Steve Rogers (Chris Evans) devient le super-soldat Captain America, porte-étendard des troupes alliées sur le front allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale...

Un film de super-héros historique sincère mené d'une main de maître par Joe Johnston, et qui conjugue un script efficace, une distribution impeccable, un visuel approprié, une bande-originale mémorable d'Alan Silvestri, des effets convaincants, un méchant mémorable, et un charme indiscutable. C'est bien simple, CA est probablement l'un de mes Marvel préférés, toutes phases confondues, et cette pierre angulaire du MCU me fait vraiment regretter que l'on n'ait pas eu d'autres films mettant en scène Steve Rogers pendant la Seconde Guerre Mondiale...

4.75/6

Marvel's The Avengers (2012) :

Lorsque Loki met la main sur le Tesseract, et fait déferler sur la Terre une horde d'envahisseurs extra-terrestres, les plus grands héros de la planète - Iron Man (Robert Downey Jr.), Hulk (Mark Ruffalo), Thor (Chris Hemsworth), Captain America (Chris Evans), la Veuve Noire (Scarlett Johansson) et Hawkeye (Jeremy Renner) s'unissent sous une même bannière afin de protéger l'humanité.

L'énorme film-crossover signant la fin de la Phase 1 du MCU, et le point culminant de tous les efforts de Kevin Feige et compagnie : on ne peut pas leur retirer ce succès, celui d'un projet ambitieux et improbable mené à son terme. Et pourtant, Avengers est loin d'être un bon film, sous la plume et les caméras de Joss Whedon : mal rythmé, déséquilibré, filmé assez platement et sans ampleur, c'est bavard, ça souffre des tics narratifs habituels de Whedon, et dans l'ensemble, ça reste trop alourdi par le cahier des charges Marvel de l'époque, et par ses limites, pour vraiment exploser à l'écran de manière homogène.

Néanmoins, ça reste souvent spectaculaire, drôle, et la cohésion de l'équipe fonctionne assez bien, donc ça passe plus ou moins, même si ça aurait mérité d'être bien meilleur, et mieux écrit.

3.5/6

(critique plus détaillée publiée sur ce blog en 2015, à lire ici)

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Un film, un jour (ou presque) #1028 : MOIS AVENTURE - Le Roi Scorpion (2002)

Publié le 8 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Catch, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, Romance, WWE

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Le Roi Scorpion (The Scorpion King - 2002) :

En exploitant les visions de sa captive, la sorcière Cassandra (Kelly Hu), pour triompher sur le champ de bataille et conquérir le monde, le maléfique Roi Memnon (Steven Brand) tente d'accomplir une ancienne prophétie qui ferait de lui l'invincible Roi Scorpion, régnant sur toute la planète. Mais les dernières tribus libres décident d'engager l'assassin Mathayus (Dwayne Johnson), dernier représentant de son peuple, pour tuer la sorcière : une quête qui change soudain de direction lorsque Mathayus croise le chemin d'Arpid (Grant Heslov), de Balthazar (Michael Clarke Duncan) et de Philos (Bernard Hill), et qu'il tombesous le charme de Cassandra...

Une pseudo-préquelle consacrée au personnage du Roi Scorpion, préquelle (très) vaguement reliée à ce que l'on a vu de lui dans le Retour de la Momie, et qui, sous la plume de Stephen Sommers et de deux collègues, et devant la caméra de Chuck Russell (The Mask), donne lieu à un pur film de fantasy mâtiné de comédie, dans la droite lignée d'un Conan le Destructeur, ou d'un film de sword & sorcery de ce type.

Et franchement, ça marche très bien. Dès la première scène, le ton est donné : Le Roi Scorpion est un film décontracté, à la limite de la comédie et du comic book, avec de l'action improbable (mais bien moins parasitée par les effets numériques que le deuxième volet de la Momie), une bande originale épique mélangeant rock et  symphonique (merci John Debney), des personnages secondaires tous sympathiques, de l'humour décomplexé, des caméos qui font plaisir (Ralf Moeller, Branscombe Richmond, Tyler Mane), un Rock nettement plus à l'aise que dans la Momie 2 et très charismatique, et une grande histoire d'amour entre lui et son chameau/wookie.

Bref, c'est fun, c'est léger, c'est efficace, on n'a pas le temps de s'ennuyer avec à peine 90 minutes au compteur, et je crois bien que je préfère ce métrage au Retour de la Momie.

Mon seul regret, en fait, c'est que la production ait décidé de couper au montage tout un pan de l'histoire du Roi Scorpion, à savoir la prophétie, qui est présente dans de nombreuses scènes coupées du film, et qui explique bien des choses sur le pourquoi du comment.

(ça, et le fait qu'avant de se désister, Chow Yun-Fat était supposé incarner Memnon, ce qui aurait tout de même été plus imposant)

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1047 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 3D (2008)

Publié le 27 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 3D (Journey to the Center of the Earth - 2008) :

Sur le point de perdre sa carrière scientifique, Trevor Anderson (Brendan Fraser), décide de partir pour l'Islande avec son neveu, Sean (Josh Hutcherson), pour tenter de retrouver le père de ce dernier, géologue disparu alors qu'il cherchait un moyen de rejoindre le centre de la Terre. Avec l'aide d'Hannah (Anita Briem), une guide islandaise, le duo se retrouve alors plongé dans l'inconnu, avec pour seul fil directeur les pages du livre de Jules Verne, et leurs annotations...

Un film d'aventures réalisé par un spécialiste en effets spéciaux/réalisateur de seconde équipe dont c'est là le premier long-métrage, écrit par des scénaristes de tv, de films pour enfants et de DTV, et principalement axé sur le gadget de la 3D, omniprésente et totalement gratuite... forcément, ça ne pouvait pas donner un chef d’œuvre.

Et la faute en revient principalement aux effets spéciaux du film, particulièrement laids et fauchés : les créatures sont uniquement pensées pour la 3D, elles sont mal finalisées, l'étalonnage et la colorimétrie ne font que renforcer l'impression d'un tout numérique, les choix artistiques sont mal avisés, les décors font studio, et les incrustations des acteurs devant des fonds verts sont plus voyantes que jamais : c'est bien simple, c'est tout simplement hallucinant que près de 25 ans après Indiana Jones et le Temple Maudit, on puisse mettre à l'écran une course de chariots de mine encore moins crédible et moins réussie visuellement.

Niveau écriture, ce n'est guère meilleur, cela dit : si Brendan Fraser se donne à fond (comme toujours), et parvient à faire exister son personnage, ses deux compagnons ont moins de succès. Hutcherson fait ce qu'il peut avec son ado rebelle en quête de père, et Anita Briem, elle, non contente de se battre avec son accent, est tout simplement assez générique et transparente (la romance forcée que les scénaristes tentent de créer entre elle et Fraser ne fonctionne pas).

Bref : ce n'est pas désagréable à regarder, mais le passage de la 3D à une diffusion normale enlève tout l'intérêt du film, qui se retrouve à n'être, en vidéo, qu'un film d'aventures pour enfants à l'intérêt très limité, et au rendu techniquement largement dépassé.

2.25 + 0.25 pour le score de Lockington, répétitif mais efficace, et qui a le mérite d'exister = 2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1048 : MOIS AVENTURE - Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (2012)

Publié le 28 Août 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, Romance, Science-Fiction

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Voyage au Centre de la Terre 2 : L'Île Mystérieuse (Journey 2 : The Mysterious Island - 2012) :

Désormais âgé de 17 ans, Sean (Josh Hutcherson) est persuadé que son grand-père (Michael Caine), Vernien disparu à la recherche de l'Île Mystérieuse, est encore en vie. Bien décidé à le retrouver, il embarque pour l'Océan Pacifique avec son beau-père (Dwayne Johnson), et monte à bord d'un petit avion piloté par Gabato (Luis Guzmán) et sa fille Kailani (Vanessa Hudgens). Bien vite, l'avion est pris dans une tempête surnaturelle, et s'écrase sur une île ressemblant fortement aux descriptions qu'en fait Jules Verne...

Une suite qui fait table rase du passé (adieu Brendan Fraser, même pas mentionné ; Kristin Davis remplace la mère de Sean apparaissant dans le premier épisode) pour repartir sur des bases plus solides, sous la plume des frères de James Gunn, et devant la caméra de Brad Payton.

Et honnêtement, malgré ses grosses ficelles narratives, ce Journey 2 fonctionne nettement mieux que le premier, notamment grâce à ses effets spéciaux, à sa direction artistique et à sa 3D nettement plus aboutis que ceux du film de Brendan Fraser.

Qui plus est, les personnages sont aussi beaucoup plus attachants : sans surprise, The Rock a une excellente alchimie avec tous ses compagnons (avec en prime un caméo de Branscombe Richmond, clin d’œil au Roi Scorpion ?) ; Hutcherson assure son rôle ; Guzman en fait trois tonnes, mais est amusant ; Hudgens est charmante, bien qu'un peu sous-écrite ; et Michael Caine fait du Michael Caine.

Il est cependant dommage qu'après la première demi-heure (ce qui correspond environ à l'arrivée de Michael Caine dans le film), le métrage commence à perdre un peu en rythme et en énergie, la faute à des échanges moqueurs entre Caine et Rock qui ne fonctionnent pas totalement, et à un petit ventre mou qui, heureusement, ne dure pas trop longtemps.

Pour résumer, sans être particulièrement exceptionnel, ce Journey 2 est un cran au-dessus du premier épisode, et il est simplement regrettable que la scène finale (qui s'y prêtait pourtant parfaitement) n'ait pas été l'occasion, pour la production, de ramener Brendan Fraser pour une brève apparition menant à un potentiel Journey 3.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1081 : SEMAINE CORMAN EN ARGENTINE - Les Magiciens du Royaume Perdu (1985)

Publié le 14 Novembre 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review

À partir de 1983, Roger Corman a produit toute une série de films de sword & sorcery en Argentine, pour tenter de surfer sur la vague de popularité de Conan le Barbare, sorti un an plus tôt : de quoi remplir une semaine complète de notre rubrique, au rythme d'un film par jour...

Les Magiciens du Royaume Perdu (Wizards of the Lost Kingdom - 1985) :

Lorsque le sorcier Wulfrich (Edward Morrow), père de Simon (Vidal Peterson), est tué par son rival, le cruel sorcier Shurka (Thom Christopher), ce dernier prend alors la tête du royaume et tente de forcer la princesse à l'épouser. Simon, qui s'est échappé, décide de se venger du sorcier : avec l'aide de Gulfax, son monstre de compagnie, de Kor (Bo Svenson), un guerrier de légende vieillissant et de nombreux autres êtres fantastiques, Simon va tenter de reconquérir le trône...

Exception parmi les nombreux films d'exploitation tournés par Corman à cette époque, Wizards... est un film à destination du jeune public : pas de sexe, pas de sang, mais tout un éventail de créatures fauchées et d'efffets spéciaux primitifs, à commencer par Gulfax, une sorte de sous-Chewbacca albinos, fainéant et marmonneur.

Il y a des nains, des dragons, des chimères, des gnomes, des hommes-lézards, des nymphes, des mouches géantes, des hobgobelins, des chevaliers à l'apparence très Monty Python, des cyclopes, bref, c'est du grand n'importe quoi, mais ça a le mérite d'être généreux et de ne pas se prendre trop au sérieux (Kor et sa fiancée cyclopéenne ^^).

C'est probablement d'ailleurs ce qui fait que le film fonctionne en partie : il est sympathique.

Malgré tous ses problèmes, sa post-synchro approximative, ses effets ratés, ses combats baclés, sa musique recyclée, sa forteresse en carton-pâte, son prologue utilisant des séquences de Deathstalker et autres, etc, les personnages sont amusants (j'ai un faible pour Shurka, le sorcier colérique qui désintègre tous ses servants, et tente de remplacer la Reine par une princesse plus jeune ; et pour Kor, guerrier glandeur et décontracté), et dans l'ensemble, il se dégage un sentiment d'aventure pas désagréable, finalement assez proche de quelque chose comme La Caverne de la Rose d'Or.

Ce n'est pas bon, c'est souvent amateur, le jeune héros est clairement un pur produit des années 80, mais ça se regarde nettement plus facilement que certaines des précédentes productions Corman.

2.5/6

 

(On ne peut pas en dire autant de Wizards of the Lost Kingdom 2, tourné en 1989 en Californie (?), et qui parvient à faire encore plus fauché que le premier, sans son capital sympathie, mais avec un méchant sorcier mémorable (Sid Haig), ainsi que David Carradine et Lana Clarkson qui reprennent (à peu près) leurs rôles d'Amazone et de Kaine, histoire de faciliter le recyclage d'images de leurs films respectifs... Du 1/6, en étant généreux.)

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Un film, un jour (ou presque) #992 : Rocketman (2019)

Publié le 24 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Rocketman (2019) :

La vie plus ou moins fantasmée d'Elton John (Taron Egerton), petit prodige musical qui, dès qu'il rencontre Bernie Taupin (Jamie Bell), un parolier, trouve la voix du succès, mais aussi celle des excès et des addictions en tout genre...

Après Bohemian Rhapsody, sur lequel il était intervenu en dépannage après l'éviction de Bryan Singer, Dexter Fletcher s'est intéressé à un autre grand de la scène pop anglaise, Elton John.

Mais ici, le réalisateur et son scénariste (déjà à l'écriture de Billy Elliot et de Cheval de Guerre) font le choix d'aborder la vie d'Elton John comme une grande fantaisie flamboyante et psychédélique : Bohemian Rhapsody était une biographie formellement assez basique et réaliste du groupe Queen, Rocketman sera une biographie romancée et excentrique d'Elton John, une véritable comédie musicale où les personnages entonnent les tubes d'Elton pour décrire leurs états d'âme, des tubes qui rythment le récit, et sont accompagnés de grands numéros dansés et chantés des plus bigarrés.

Et ce côté déjanté, mélange d'imagination, d'hallucinations, de réalité et de folie fonctionne plutôt bien, d'autant que le film a un sens de l'humour assez prononcé (tout le métrage est une sorte de flashback d'Elton John, habillé dans un costume de démon flamboyant, qui participe à une réunion du type Alcooliques Anonymes), et que Taron Egerton se donne complètement à son rôle, allant jusqu'à interpréter lui-même toutes les chansons du film (à contrario de Rami Malek, doublé pour Freddie Mercury).

Cela dit, ce n'est pas pour autant que le métrage est parfait : comme souvent, le rise and fall d'un artiste est plus intéressant dans sa première partie, et lorsque l'on aborde la déchéance de l'artiste, le rythme ralentit drastiquement. Ici, comme ailleurs, c'est le cas, et la deuxième heure s'essouffle un peu, malgré quelques très jolies idées, comme lors du plongeon dans la piscine.

C'est dommage, car sous bien des aspects, Rocketman est (filmiquement) supérieur à Bohemian Rhapsody : plus audacieux, plus libéré, plus créatif... mais le film souffre de problèmes de rythme récurrents au cinéma de Dexter Fletcher (Eddie the Eagle était lui aussi un peu trop long pour son propre bien), d'une main assez lourde sur la psychologie de son sujet, et de la même décision d'arrêter la vie du protagoniste à une date donnée, pour terminer sur une ellipse et des cartons-titres résumant la suite de sa carrière.

Rocketman reste un biopic sympathique et entraînant, très bien interprété, et qui a beaucoup de qualités... mais soyons francs, par moments, c'est tellement balisé que l'on pense quand même un peu à Walk Hard : The Dewey Cow Story, qui se moquait déjà, à l'époque, des clichés du genre.

3.25 + 0.5 pour la performance d'Egerton = 3.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 21 - Brightburn, l'Enfant du Mal (2019)

Publié le 11 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Brightburn, l'Enfant du Mal (2019) :

Couple de fermiers tentant d'avoir un enfant, Kyle (David Denman) et Tori Breyer (Elizabeth Banks) voient leur vœu exaucé lorsqu'un petit bébé, tombe une nuit du ciel à bord d'une capsule. Bien des années plus tard, cependant, alors qu'il approche de l'adolescence, Brandon (Jackson A. Dunn) découvre qu'il a des pouvoirs surhumains... mais malgré l'éducation qu'il a reçu de ses parents, Brandon décide de mettre ses pouvoirs au service de ses pulsions et de son absence d'empathie.

Un film d'horreur qui a eu son petit moment de buzz durant sa gestation et sa sortie, principalement de par l'implication de James Gunn à la production : le film est écrit par ses deux frères (déjà à l'origine de Voyage au Centre de la Terre 2, avec The Rock) et réalisé par l'un de leurs collaborateurs habituels, avec en prime, devant la caméra, Elizabeth Banks, déjà dans Slither/Horribilis.

Malheureusement, toute cette hype et ces noms débouchent sur quelque chose d'assez décevant, une relecture basique et superficielle de Man of Steel et du mythe de Superman, à la sauce slasher/The Omen.

En fait, c'est bien simple, si ce Brightburn est tout à fait regardable, l'amateur de comics aura constamment l'impression d'avoir déjà vu le même concept ailleurs, en mieux exécuté (que ce soit au cinéma ou sur papier). Pire : par moments, ce Brightburn ressemble fortement à du sous-Mark Millar pas très inspiré, trop préoccupé par l'idée de détourner les passages incontournables de la genèse de Superman pour développer ses protagonistes. De ses premières minutes à la fin du film, la caractérisation des personnages est telle qu'ils évoluent tous sur des rails, sans la moindre surprise, et que le métrage reste balisé de bout en bout.

Plus gênant, puisque le film se veut un slasher avec un apprenti-superhéros dans le rôle du boogeyman, les séquences de tension et de suspense sont assez plates et peinent à convaincre.

On se retrouve donc avec un film d'horreur pas très horrifique (les quelques effets gore sont réussis, cela dit), un film de superhéros dérivatif et pas très spectaculaire, un film de tueur en série banal... pas terrible, tout ça.

3/6 (en étant gentil, et parce qu'Elizabeth Banks est ici excellente)

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 26 - Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019)

Publié le 13 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Review, Oktorrorfest, Thriller, Télévision, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x06 - Treehouse (2019) :

Chef réputé possédant une émission télévisée où il se montre imbuvable et sarcastique, Peter (Jimmi Simpson) retourne le temps d'un week-end dans la demeure familiale, où ne vit plus qu'Agnes (Nancy Linehan Charles), une gouvernante quasi-aveugle et râleuse. Là, il renoue avec son passé, jusqu'à ce qu'il croise le chemin d'un groupe de femmes  (Julianna Guill, Shaunette Renée Wilson, Stephanie Beatriz, Sophia Del Pizzo, Mary McCormick) tombées en panne dans le voisinage au beau milieu de leur enterrement de vie de jeune fille. Il les invite à passer la soirée dans sa maison vide, mais rapidement, il s'aperçoit que ses invités cachent bien leur jeu...

Un épisode qui célèbre la Journée Mondiale de la Femme, les Ides de Mars, et le concept des conséquences tardives mais inévitables pour des actions passées, en confiant le tout à James Roday... et c'est là que ça risque de coincer pour les spectateurs non-familiers du bonhomme.

Parce que James Roday, interprète et scénariste de la série Psych, a une plume très particulière, et ses scripts sont reconnaissables entre mille, entre références à la pop culture (parfois particulièrement tordues, notamment en matière de cinéma de genre), second degré, et répartie fulgurante. Sans surprise, donc, ce Treehouse possède toutes ces caractéristiques, ainsi qu'une distribution très familière à tous ceux qui ont déjà vu la série Psych, puisqu'une immense majorité des acteurs et actrices de Treehouse en est issue, Jimmi Simpson en tête.

Le métrage sera donc très polarisant pour ces raisons, mais aussi parce que, sous couvert d'hommage aux années 60/70 (notamment dans le style adopté par Roday derrière la caméra), c'est un métrage profondément ancré de nos jours, avec un message #MeToo bien marqué... probablement trop.

Le script manque en effet de finesse, malgré des efforts pour brouiller les pistes (efforts vains, puisqu'on a tendance à deviner les rebondissements du script bien à l'avance), et la morale de l'affaire finit par être pesante et maladroite.

Plus gênant, Jimmi Simpson est trop sympathique, trop charmant, trop amusant pour que son personnage de chef imbu de sa personne soit vraiment détestable à la fin du film - alors certes, c'est en partie voulu, pour que le personnage dévoile progressivement son vrai visage, et que sa rédemption façon Scrooge fonctionne un minimum... mais Simpson reste trop attachant pour qu'on le déteste vraiment malgré ses actions passées, et ça empêche le récit de vraiment fonctionner.

Au final, un métrage qui divisera probablement, et entraînera certainement un rejet massif de la part d'une gros partie du public. Personnellement, j'ai apprécié, notamment de par sa distribution et son humour, mais je reconnais que c'est très imparfait (et parfois un peu grotesque).

3/6 (pour le capital sympathie de tout le monde)

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Un film, un jour (ou presque) #710 : Lost Heroes (2014)

Publié le 10 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Fantastique, Histoire, Science-Fiction, Action, Jeunesse, Aventure, Canada

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Lost Heroes :

Un documentaire intéressant sur le manque inexplicable de super-héros canadiens dans l'industrie des comic-books, et sur ce que cela reflète de la société et de l'état d'esprit canadiens.

Au travers d'interviews de passionnés, d'images d'archives, et de témoignages, le métrage retrace ainsi l'histoire tumultueuse des comics canadiens, depuis leur naissance spontanée durant la Seconde Guerre Mondiale, jusqu'à aujourd'hui.

On découvre ainsi que les comics canadiens ont vu le jour suite aux restrictions imposées par le Canada durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui empêchaient l'importation des bandes dessinées américaines.

Le Canada a donc dû créer ses propres maisons d'édition, et ses propres superhéros, n'hésitant parfois pas à recruter de jeunes adolescents pour dessiner leurs numéros : Maple Leaf Publishing, avec The Iron Man, Brok Windsor, Cosmo ; Anglo-American Publishing, qui réadaptait à sa sauce les scripts des comics Fawcett (Captain Marvel), Commander Steel, Freelance ; Educational Projects, avec Canada Jack ; ou encore Bell Features, avec Johnny Canuck et Nelvana, la première super-héroïne de comics de la planète, avant même Wonder Woman.

Puis, avec la fin de la guerre, l'industrie américaine a repris le dessus, et les super-héros canadiens ont progressivement disparu, jusqu'aux années 60, où, sous l'influence de passionnés, ce pan de la culture canadienne a connu une brève renaissance, aboutissant à la création de Captain Canuck, en 1975.

Un Captain Canuck qui, malgré son succès, n'a jamais réussi à s'implanter durablement, et renaît une fois par décennie, pour disparaître quelques années plus tard, faute d'être économiquement viable.

Le documentaire s'attarde ensuite sur les superhéros "canadiens" les plus connus, à savoir Wolverine (très populaire au Canada, malgré le fait qu'il ne corresponde pas vraiment aux clichés habituels attribués aux Canadiens), et Alpha Flight (nettement moins populaires car trop clichés, et jamais vraiment mis en avant de manière durable et satisfaisante).

Puis, après un passage par la case web-série (Heroes of the North, qui connaît apparemment un succès d'estime), le documentaire tente de comprendre pourquoi les Canadiens ne parviennent pas à avoir de super-héros à leur image.

Problème commercial (la population canadienne est insuffisante pour assurer la survie d'une telle industrie, et les Américains ne s'intéressent pas aux comics étrangers), mais aussi problème d'image mal définie : les Canadiens, de leur propre aveu, peinent à définir leur identité, complexés par leur position de voisins d'USA particulièrement envahissants et dominants, culturellement parlant.

Sans oublier le fait que le Canada a toujours privilégié la discussion, la négociation et a toujours favorisé la paix, des caractéristiques intrinsèques à l'identité canadienne, et qui se marient mal au genre des comics, avec leurs super-héros bariolés qui règlent leurs problèmes par l'action et la violence...

4.25/6 (imparfait, notamment dans sa deuxième moitié, mais pas désagréable du tout)

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Un film, un jour (ou presque) #946 : Mayor of the Sunset Strip (2003)

Publié le 23 Avril 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Documentaire, Review, Musique, Biographie, Histoire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Mayor of The Sunset Strip :

Le portrait de Rodney Bingenheimer, un petit bonhomme timide et réservé, caché sous sa frange, complexé, et qui accessoirement est une légende de la radio et de la scène musicale américaine : il a côtoyé toutes les plus grandes stars, de Sinatra à Bowie en passant par Elvis et les Beatles, qui toutes sont unanimes dans leurs interviews données pour le documentaire, et adorent Rodney.

Il faut dire que le bonhomme était l'un des pionniers du rock aux USA dans les années 60 : doublure lumière du leader des Monkees, c'est lui qui a importé Bowie en Amérique, puis les Sex Pistols, Coldplay, etc...

Au cours du documentaire, qui retrace grosso modo sa vie de manière chronologique, on voit ainsi des photos et des images de Rodney en compagnie de Lennon, de Hendrix, de Zappa, bref, de tous les géants de la musique du 20è siècle. Et l'on découvre un personnage discret, qui pourtant était de toutes les fêtes et de toutes les orgies, et conserve dans son "musée" des reliques aussi diverses que le permis de conduire d'Elvis, les tenues d'Elton John, un autographe de Kennedy et de Marilyn, etc, etc, etc...

Et paradoxalement, ce documentaire est empreint d'une profonde tristesse, directement dégagée par Rodney.

Oui, il connaît tout le monde, mais il reste toujours seul. Il a toujours côtoyé les stars, sans jamais réussir à en devenir une lui-même. Il a quelques amis proches, dont sa confidente de toujours, mais il apparaît perpétuellement songeur et triste, presque dépressif... sauf lorsqu'il oublie ses soucis dans la musique.

Une mélancolie d'autant plus amplifiée par les propos d'un employé de la radio, interviewé à part, et qui explique que si Rodney a toujours son émission après toutes ces années, c'est que personne n'a le courage de le mettre à la porte, alors qu'il est clairement en décalage total avec la cible de la radio.

On se rend alors compte que Rodney est parfaitement conscient de son statut de has-been aux yeux de beaucoup. Et que la mort de sa mère l'a profondément touché. Ce qui vaut d'ailleurs une scène très émouvante, vers la fin du métrage, lorsque Rodney retourne en Angleterre pour la première fois depuis des années, pour y déverser les cendres de sa mère dans la Manche.

Le documentariste conclut alors en posant une question face caméra à Rodney : "Est-ce que tu préfères que ce film ait une fin heureuse, ou une fin triste ?" Rodney, plus déprimé que jamais, répond alors qu'il veut une fin heureuse, et que les spectateurs se soient amusés en regardant le film. Et le réalisateur de le montrer s'en allant d'un bon pas, lunettes de soleil sur le nez, avec en fond sonore une musique dynamique et optimiste.

Mais le spectateur n'est pas dupe. En regardant MOTSS, on a parfois le sentiment d'assister à l'histoire vraie de ce qui aurait inspiré Almost Famous. Sauf qu'Almost Famous célébrait ces années musicalement et culturellement exceptionnelles. MOTSS, lui, sonne plutôt comme l'éloge quasi-funèbre d'un (petit) monsieur de la musique américaine, la fin d'une ère, et de ceux qui s'en souviennent.

4.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 04 - The Cloverfield Paradox (2018)

Publié le 2 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Horreur, Halloween, Netflix, Science-Fiction, Fantastique, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Cloverfield Paradox :

En 2028, la Terre est victime d'une crise énergétique, et au bord d'une nouvelle guerre mondiale. Ultime espoir : la Station Cloverfield et son équipage international (Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl, John Ortiz, Chris O'Dowd, Aksel Hennie, Zhang Ziyi), qui tentent de faire fonctionner un accélérateur à particules censé produire une énergie gratuite et infinie. Mais lorsqu'ils y parviennent, l'accélérateur ouvre en fait une brèche entre deux réalités, qui commencent à fusionner, et à menacer le passé, le présent et le futur...

Un long-métrage de science-fiction qui lorgne très forcément sur Life, Event Horizon, et un bon paquet d'autres films du genre, et qui a été très clairement bricolé pour intégrer l'univers Cloverfield : au visionnage du produit fini, on devine très clairement que toutes les scènes terrestres mettant en scène le mari de l'héroïne ont été rajoutées pour créer du liant, tout comme les inserts vidéo çà et là (avec quelques caméos en prime, principalement vocaux : Donald Logue, Greg Grunberg, Simon Pegg...)

Et tout le reste du film est à l'image de ces rajouts : un peu décousu, un peu boiteux, rapiécé de toutes parts, et ne sachant jamais vraiment ce qu'il veut être. Un film d'horreur ? Il y a bien un peu de sang, de scènes de tension, de mises à mort inventives. Une comédie ? On peut se le demander, avec le personnage de Chris O'Dowd et son bras intelligent (!?). Un drame ? Vu tout le temps passé sur Gugu Mbatha-Raw, sa famille, son traumatisme, et les pseudo-tensions internes du groupe, c'est possible. Un film de science-fiction pure et dure ? Ça y ressemble.

Le souci, c'est qu'aucune de ces approches ne fonctionne vraiment. En matière de science-fiction, la science est bancale au possible, et la fiction dérivative ; l'humour arrive comme un cheveu sur la soupe, et paraît provenir d'un autre script ; les personnages sont sous-développés et inintéressants, et le drame ne fonctionne pas ; l'horreur, enfin, reste très basique, le film peinant à amener ces scènes naturellement, ou d'une manière cohérente.

Ajoutez à cela un rythme en dents de scie (un gros ventre mou), une grosse partie des dialogues en chinois (pour attirer les investisseurs locaux ?) et un film qui perd en cohérence à mesure qu'il s'approche de sa conclusion, et l'on comprend clairement que les coutures du film cèdent donc à tous les niveaux, malgré un score intéressant de Bear McCreary, des effets visuels plutôt convaincants, et une distribution pas désagréable (Mbatha-Raw se démène pendant tout le métrage, et dans l'ensemble, c'est honorable, même si j'ai eu un peu de mal avec l'interprétation d'Elizabeth Debicki).

Pas désastreux, mais bancal au possible.

2.5/6 pour les effets spéciaux et pour Gugu.

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Un film, un jour (ou presque) #914 : The Trade (2017)

Publié le 8 Mars 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Action, Biographie, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Trade :

Un semi-documentaire d'une heure à peine écrit, réalisé et "interprété" par Matthew T. Burns, dit "Sick Nick Mondo", légende de la scène du catch hardcore et des deathmatches, et qui revient ici sur sa carrière et sur sa décision d'arrêter de lutter pour la CZW.

Et si je dis semi-documentaire, c'est parce que le métrage est composé à 80% d'images d'archives, et d'interviews de lutteurs en tous genres (notamment les frères Gulak), avec pour enrober le tout, 20% de "mise en scène" s'inscrivant dans la narration, et montrant Mondo en proie à une crise de conscience.

Par le biais de ces scènes et de la narration en voix off (pleine de platitudes un peu prétentieuses), Mondo se met en scène, perdu dans un monde ultra-violent dont il a atteint les limites, en proie à ses pulsions auto-destructrices, et tentant de fuir au Japon, où il est pourtant hanté par le fantôme de sa carrière passée. Un fantôme qui le contraint à revenir une dernière fois sur le ring (ou plutôt dans la cage) après avoir littéralement déterré le cadavre de sa carrière.

De quoi donner lieu à un face à face entre "Mondo"/Burns, avec toute une symbolique métaphorique qui fait très film d'étudiant en cinéma.

D'autant qu'à côté, le métrage est assez ambivalent. On comprend bien que Burns a fait une croix sur son passé de catcheur extrême, une carrière qu'il sait sans débouchés et sans satisfaction aucune, un refuge ultra-violent dont personne ne sort gagnant, et qui trahit bon nombre de problèmes psychologiques chez ceux qui le pratiquent...

Et pourtant, en étant à ce point généreux en images de ses matches, et en montrant d'innombrables spots tous plus stupides les uns que les autres, Mondo passe à deux doigts de glorifier sa carrière. Il suffit de voir les nombreuses réactions des autres lutteurs et des fans qui s'enchaînent à plusieurs reprises dans le métrage, des fans généralement peu soignés et peu athlétiques, originaires de l'étranger, qui tous considèrent que Mondo est un dieu, qu'il est un modèle à suivre, qu'il est formidable et que ses nombreux bains de sang dans le ring étaient trop cools à voir.

Soit tout ce que la voix-off de Mondo déplore à longueur de documentaire... autant dire que le résultat semble contre-productif, puisque si Nick Mondo s'est sorti à temps de tout ce milieu, il a laissé une telle marque sur ses fans que ces derniers en porteront très longtemps les cicatrices...

Intéressant, mais maladroit et inabouti.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #397 : Batman - The Dark Knight Returns I & II (2012)

Publié le 5 Septembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Dark Knight Returns I & II :

Dix ans après que Bruce Wayne (Peter Weller) ait pris sa retraite suite à la mort de son protégé Jason Todd, le crime règne en maître à Gotham City, et le gang des mutants terrorise la ville. Jusqu'à ce que Batman fasse son grand retour, accompagné d'un nouveau Robin (Ariel Winter)... / Alors que les USA sont en pleine Guerre Froide avec l'Union Soviétique, et que Superman (Mark Valley) fait tout son possible pour aider l'Amérique à triompher, le retour de Batman déclenche la réapparition du Joker (Michael Emerson), bien décidé à mettre un terme à la carrière du justicier. Et pour ne rien arranger, le gouvernement semble vouloir, lui aussi, forcer Batman à prendre une retraite permanente...

Adaptation animée en deux parties des comics incontournables de Frank Miller, ces deux longs-métrages de 75 minutes replacent Batman et son univers en 1986 (date de parution des comics), et la production prend donc un malin plaisir à adopter le style de l'époque, pour le meilleur et pour le pire.

Le meilleur, c'est la musique de Christopher Drake, et le visuel global, à la fois daté et intemporel ; le pire, c'est l'argot ridicule des punks, l'atmosphère politique très datée (surtout avec Reagan en président), certains looks assez ridicules (Bruno) et un propos politico-sociétal toujours discutable, Miller oblige.

Néanmoins, ces deux films constituent un dyptique assez cohérent et solide, même si, je dois l'avouer, j'ai largement préféré le premier opus, plus direct et cohérent, au second (qui s'il parvient, en une scène ou deux, à rendre parfaitement la sensation d'hyper-puissance de Superman, telle qu'elle n'a jamais été perçue au cinéma, souffre aussi fortement d'un récit compressé, et un peu baclé).

Autre problème qui m'a un peu gêné, le doublage. Aucun souci avec la plupart des personnages secondaires, ou avec Robin ; malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché à Emerson en Joker, à Conan O'Brien (quasiment) dans son propre rôle, et surtout à Peter Weller, dans le rôle de Batman, un Weller vraiment inégal, tour à tour impeccable, ou totalement plat et insipide (notamment quand il fait son discours final pour rallier les Sons of Batman).

Bref, une expérience assez mitigée, pour moi, avec une première partie très solide, une seconde moins intéressante, et quelques choix de doublage assez discutables à mes yeux.

4.5/6 pour la première partie, 3.5 pour la seconde, pour un 4/6 total.

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 116 - Disney's Halloween : La Foire des Ténèbres (1983) & Les Yeux de la Forêt (1980)

Publié le 31 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Drame, Disney, Fantastique, Jeunesse

Halloween est enfin là, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Foire des ténèbres (Something Wicked This Way Comes) :

Will (Vidal Peterson) et Jim (Shawn Carson), deux jeunes garçons vivant dans la petite ville tranquille de Green Town, Illinois, sont les meilleurs amis du monde. Un jour, pourtant, tout change : la mystérieuse Foire du sinistre Mr. Dark (Jonathan Pryce) s'installe en ville, et l'un après l'autre, les habitants de la bourgade disparaissent, alors même que Mr. Dark exauce leurs voeux... en échange de leurs âmes !

La fameuse Foire des Ténèbres de Ray Bradbury, made in Disney. Ce qu'on remarque tout d'abord, c'est la bande originale de qualité, signée James Horner, qui à l'époque était encore inspiré, et ce même s'il frôle de temps en temps le papier-peint musical typique des DCOMs.

Après, je n'ai été que moyennement convaincu par le rythme et l'interprétation globale. Les comédiens sont assez inégaux (sans être mauvais, cependant), pas aidés par des dialogues assez peu naturels, et le tout est très daté, jouant sur une certaine fibre nostalgique (notamment au début) qui ne m'a pas vraiment parlé.

Encore une fois, ce n'est pas honteux, et le final est visuellement assez impressionnant pour un Disney pour enfants, mais je suis tout de même resté assez indifférent devant ce métrage, d'autant que depuis, Stephen King a plus ou moins repris le postulat de base (l'homme mystérieux qui arrive en ville et échange l'âme des gens contre leur plus grand souhait, etc) avec son Bazaar...

3/6 

Les Yeux de la Forêt (The Watcher in the Woods) :

Helen et Paul Curtis (Carroll Baker, David McCallum), un couple américain, s'installent avec leurs filles Jan (Lynn-Holly Johnson) et Ellie (Kyle Richards), dans un manoir anglais somptueux, en bordure de forêt. Rapidement, cependant, la propriétaire des lieux, Mrs Aylwood (Bette Davis), réalise que Jan ressemble étrangement à sa propre fille, Karen, disparue mystérieusement 30 ans plus tôt durant une éclipse solaire... cette même Karen dont les deux enfants semblent percevoir la voix, en provenance des bois voisins.

Un film adapté d'un roman, à l'ambiance assez réussie et pesante, et aux visuels mémorables, mais qui malheureusement est un peu plombé par l'interprétation aléatoire de l'héroine principale, et par une impression un peu brouillonne qui se dégage du récit, çà et là.

Ce qui, dans l'absolu, n'est pas vraiment étonnant, vu que le film a connu plusieurs montages et fins alternatives différentes, plus ou moins efficaces.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo : Hooten & The Lady saison 1 (2/2)

Publié le 20 Novembre 2016 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Aventure

Hooten & the Lady :

Suite et fin de la première saison de cette série anglaise sur Alex (Ophelia Lovibond, adorable comme toujours), une lady anglaise travaillant pour le British Museum, et qui fait équipe bon gré mal gré avec Hooten (Michael Landes), un aventurier/contrebandier/voleur américain pour partir aux quatre coins du monde à la recherche d'antiquités et autres ruines oubliées. 

1x05 :

Jessica Hynes prise en otage par de méchants éthiopiens, qui exigent qu'Alex leur apporte une antiquité menant au trésor de la Reine de Saba. Pas très passionnant (le désert, c'est assez quelconque), hormis les quelques moments d'humour avec les dromadaires.

1x06 :

Hooten et Alex à Moscou, sur les traces d'un oeuf de Fabergé mythique. Pas désagréable, bien que la course au trésor de la semaine ne soit pas très palpitante en soi ; ça vaut surtout pour ce que l'on apprend du passé de Hooten, et pour le bad guy à venir, que l'on devine récurrent.

1x07 :

Le duo part au Cambodge, à la recherche de quatre artefacts qui, une fois réunis, permettent de découvrir l'emplacement d'un joyau légendaire. Jolis paysages (la série avait un budget voyage assez solide), mais ça repompe vraiment trop les Indiana Jones (le Demi-Lune de service, le Bellocq de service, la découverte du premier artefact dans son temple, la trahison de l'assistant du héros, etc, etc, etc) pour être vraiment convaincant et satisfaisant.

Et puis le bad guy récurrent que l'on apercevait dans l'épisode précédent... et bien il ne sera visiblement pas récurrent, et c'est bien dommage.

1x08 :

Season finale, et c'est loin d'être une réussite : le show semble penser qu'un épisode tourné aux Caraïbes, ça justifie un rythme soporifique au possible, et une intrigue sans le moindre enjeu. On a donc les personnages qui tentent de trouver un trésor pirate grâce à une carte au trésor - une sous-intrigue expédiée et bâclée, au profit du pseudo-triangle amoureux qui, jusque là, était resté très en filigrane. Heureusement qu'il y a toujours de l'humour là-dedans, parce que sinon, c'était vraiment assez médiocre.

À l'image de la saison, en fait : le cast est sympa, les paysages sont jolis, mais l'écriture est vraiment trop amateure pour convaincre, et le tout finit vraiment par ressembler à une série écrite par des scénaristes débutants... alors que pas du tout, en fait. 

 

Bref bilan : une distribution sympathique, des moyens évidents, un sens de l'aventure et du fun pas désagréable du tout, mais dans l'ensemble, cette série déçoit, principalement au niveau de l'écriture.

C'est simpliste, basique, parfois bâclé, ça enchaîne tous les clichés possibles et imaginables (et malheureusement pas souvent de manière décalée ou parodique), bref, c'est très médiocre sur ce plan, ce qui est d'autant plus surprenant que toute l'équipe scénaristique a de la bouteille à la télévision anglaise.

En résumé, une expérience très mitigée, qui ne parvient jamais vraiment à décoller au dessus de la moyenne, malgré son capital-sympathique certain. Dommage.

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Catch Review : Chikara - King of Trios 2016 : Night 2 (03/09/2016)

Publié le 5 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Catch, Chikara, Télévision, Review

Après la première soirée, pas de changement, le Party Tsar fait les présentations, et on enchaîne directement avec le premier match, un match 1 contre 1.

Chikara - King of Trios 2016 - Night 2 - 03/09/2016 :

- Crazy Marie Dobson vs Deonna Purrazzo. Un match brouillon et assez approximatif, avec de l'action précipitée et assez moyenne, et un finish médiocre. Les frappes de Dobson notamment, ne sont pas vraiment convaincantes.

- King of Trios - Quart de finale : Hallowicked, Icarus & Jigsaw vs Major League Moustache. Un tag match plutôt efficace, avec les heels qui se concentrent sur Dasher, passent tout le match à l'affaiblir et à dénouer son masque, jusqu'à la toute fin, lorsqu'ils aveuglent Dash en faisant tourner le masque, et qu'ils volent la victoire.

- Mark Angelosetti vs Missile Assault Man. Pas mauvais, mais Angelosetti joue les über-heels, et donc ça rend l'affrontement un peu trop bourrin dans son premier tiers.

- Promo dans le ring de Max Smashmaster, qui veut récupérer son job, et brutalise le Tsar, jusqu'à ce que Quackenbush et Princess Kimberly s'en mêlent. Jolie intensité, mais audio médiocre et peu compréhensible, comme d'habitude.

- King of Trios - Quart de finale : Team Warriors Three vs Team Original Divas Revolution. Un match mixte amusant, avec une Team ex-Divas qui joue le jeu, mais le côté mixte est fortement limité, en fait, puisque le gros du match consiste en KimberLee vs une des Divas, et ainsi de suite. Donc sympa, mais pas exceptionnel.

- Rey de Voladores Demi-Finale : Frightmare vs Space Monkey vs Candice LeRae vs Tony Nese. Un 4-way mixte plutôt sympa, même si finalement très prévisible. J'aime beaucoup Space Monkey. Il devrait y avoir plus de singes dans le monde du catch.

- King of Trios - Quart de finale : Team JWP vs The United Nations. Bof. Je ne suis pas le plus grand fan des United Nations, et je ne suis pas non plus le plus grand fan de la team JWP, très inégale, et dont les frappes sont souvent faiblardes. Donc ce match, bof, et trop brouillon pour moi.

- Rey de Voladores - Demi-Finale : Aero Star vs Amasis vs Johnny Gargano vs Wani. Je n'ai pas trouvé très réussi, en fait : dans ses deux premiers tiers, jusqu'à ce que Amasis soit sorti de manière artificielle et forcée par Frightmare, le match était maladroit, sur-chorégraphié, avec de nombreux spots, transitions et positionnements laborieux, qui fracassaient la suspension d'incrédulité. Une fois Amasis sorti, ça s'est un peu arrangé, mais dans l'ensemble, peu mieux faire.

- King of Trios - Quart de finale : Team SENDAI Girls vs The Colony. Un match mixte bien équilibré, avec des joshis qui tiennent tête sans problème aux fourmis, et un booking intelligent.

 

Une seconde soirée plus inégale, malheureusement, avec du bon comme du médiocre, et des choix de bookings surprenants, mais pas inintéressants

 

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 48 - The Wolfman (2010)

Publié le 19 Octobre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Thriller, Fantastique, Drame, Histoire

Chez les Téléphages Anonymes, Octobre est synonyme d'Halloween et d'Oktorrorfest, notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur, qui continue jusqu'en Novembre... ​​​​​​

The Wolfman :

Lawrence Talbot (Benicio Del Toro), un acteur, retourne dans le manoir familial après des années d'absence, suite à la mort de son frère. Là, il apprend l'existence d'une créature sanguinaire, un loup-garou, qui hante les environs du manoir, et, bien décidé à protéger Gwen (Emily Blunt), la fiancée de son frère, et leur père (Anthony Hopkins), il décide de se confronter à la créature...

Un remake (signé Joe Johnston) du film de 1941, et qui m'a toujours laissé particulièrement dubitatif, que ce soit dans sa version ciné de 95 minutes, ou dans la version longue de deux heures.

Une partie des problèmes que j'ai avec le film provient clairement de la genèse ultra-compliquée du métrage, à base de changement de réalisateur, de remontages et délais successifs, de changements de compositeur, de conflit studio/réalisateur, etc : tout le development hell que le film a subi se retrouve clairement dans le produit fini, qui a clairement le postérieur entre deux chaises, tant au niveau du script, que du rythme ou du montage (parfois abrupt, et semblant manquer de transitions indispensables).

Mais il y a aussi des choix artistiques qui ne m'ont pas franchement convaincu.

Johnston est un réalisateur compétent, mais il n'a pas vraiment de style propre : ici, il a trop souvent recours à certaines ficelles de réalisation assez pataudes (avec notamment des scènes à base de double jump scares télégraphiés) et à des effets de réalisation assez peu inspirés (par exemple lors des hallucinations et autres rêves) ; et visuellement, le film est délibérément très terne et brumeux, afin d'instaurer une ambiance gothique rendant hommage au cinéma d'épouvante d'autrefois.

Le seul souci, c'est qu'il y a quelque chose de trop moderne dans le rendu visuel du film, dans son format, dans sa texture, qui fait que j'ai régulièrement eu l'impression de me retrouver devant une production télévisuelle anglais (façon BBC) au budget confortable, mais pas devant un film de cinéma.

J'ai bien conscience que c'est très subjectif, mais lorsque l'on ajoute à cela une distribution peu concernée (Hopkins fait du Hopkins en mode mineur, Del Toro est en pilotage automatique, Blunt est effacée, inexistante et parfois fausse... reste Hugo Weaving, qui s'impose malgré son rôle assez limité), un script cousu de fil blanc, des effets inégaux (certaines créatures numériques et effets de transformation ont un rendu assez moyen, les doublures numériques et les mouvements des garous sont parfois ratés) et une bande sonore peu mémorable (que ce soit la musique d'Elfman, ou les bruitages, comme par exemple le hurlement des garous), on se retrouve avec un long-métrage appliqué, gentiment sanglant, mais particulièrement insipide, transparent, et vraiment oubliable.

2.25/6, dont un demi-point juste pour le final dans la demeure en flammes.

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Un film, un jour (ou presque) #636 : Schlock ! - The Secret History of American Movies (2001)

Publié le 26 Janvier 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Schlock ! - The Secret History of American Movies :

Documentaire américain qui retrace l'histoire du cinéma d'exploitation US dans ses moindres détails, à l'aide de nombreux extraits et images d'archive, et d'interviews de leurs participants encore en vie.

On y apprend comment, dès le baby boom d'après guerre, période débordant d'une énergie euphorique et sexuelle réprimée, le studio AIP a compris qu'il fallait s'adresser à la jeunesse de l'époque, une jeunesse méfiante de ses parents et du gouvernement... et ce quitte à vendre d'innombrables projets sur la simple base d'une affiche et d'un titre.

Malgré quelques perles devenues mémorables (Le Carnaval des âmes, Un Baquet de sang), et quelques films plus ambitieux (en couleur, avec un plus gros budget, etc), ces producteurs malins ont rapidement basculé dans la sexploitation, avec notamment toute une série de films de nudistes ; puis viennent Hershell Gordon Lewis et Russ Meyer, porte-étendards de deux sous-genres, le gore et les nudie-cuties ; le cinéma d'exploitation prend alors un tour plus sombre, avec les roughies (violence et femmes maltraitées), reflétant une société progressivement plus sombre et désabusée : celle-là même qui, dans les années 60-70, voit l'ascension de Roger Corman, et de toute une génération de talents - Bogdanovich, Coppola, Fonda, Nicholson, etc - sous son aile...

Un documentaire intéressant et instructif, mais parfois un peu austère dans son propos, notamment lorsqu'il rentre vraiment dans les profondeurs des sous-genres et de leurs auteurs... tout en ignorant volontairement plusieurs pans du cinéma d'exploitation (blaxploitation, kung fu, etc).

D'autant plus que le métrage tente d'adopter une étrange posture bâtarde, avec un propos et un commentaire intellectuel et universitaire tentant de souligner l'importance et la signification profonde de ce cinéma d'exploitation... tandis qu'en parallèle, tous les intervenants responsables de ces mêmes films en rigolent, et affirment encore et encore qu'ils ne prenaient pas le moins du monde leur production au sérieux, et qu'il ne faut pas y chercher le moindre sens.

Cette position s'avère assez frustrante, en fin de compte, d'autant que s'il y a une chose que l'on ne peut pas nier, c'est bien le fait que ces "exploiteurs" ont tout simplement ouvert la porte au cinéma indépendant des années 70, qui n'a fait que rendre "acceptable" bien des audaces impensables de ces films d'exploitation plus confidentiels...

3/6

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Les bilans de Lurdo : Hollywood Darlings, saison 1 (2017)

Publié le 15 Juillet 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, PopTV, Comédie, Sitcom, Documentaire, Les bilans de Lurdo

Anciennes gloires du petit écran, dans les années 90, Christine Lakin (Notre Belle Famille), Jodie Sweetin (La Fête à la Maison) et Beverley Mitchell (7 à la Maison) sont amies dans la vie, et désormais de jeunes mamans, qui tentent de concilier vie de famille, carrière au point mort, et mésaventures du quotidien...

Hollywood Darlings - saison 1 :

Une sitcom mockumentaire (façon The Office) en huit épisodes, diffusés sur Pop Tv, et qui rappelle beaucoup la web-série de Christine Lakin, Lovin' Lakin (2012 - visible sur YouTube), qui fonctionnait sur le même concept - d'ailleurs, je ne serais pas surpris que Hollywood Darlings ait commencé comme une extension de cette web-série, et ait reçu un coup de fouet suite au succès du revival de La Fête à la Maison, sur Netflix.

Bref, on retrouve là les mêmes ressorts comiques et narratifs, le même style de réalisation, le même recours aux innombrables caméos des amis des trois actrices (entre autres, on a Patrick Duffy et Stacy Keanan de Notre Belle Famille, Andrea Barber de La Fête à la Maison, Nicholle Tom de Une Nounou d'Enfer, Jaleel White aka "Steve Urkel", Soleil Moon Frye de Punky Brewster, Lance Bass de N'Sync, Tamera Mowry des Twitches, Andrew Keegan de 7 à la Maison - "he did a lot of shows, back then. He did a lot of actresses, too."...), pour un résultat sympatoche pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

On est clairement là dans de la cringe comedy semi-improvisée jouant fortement sur la fibre nostalgique, avec un format pseudo-tv réalité (avec interviews sur canapé) pas forcément toujours maîtrisé (certains épisodes assument pleinement la filiation avec The Office & co, à base de regards caméra désespérés des protagonistes, etc, mais d'autres font comme si les caméras étaient invisibles, ce qui casse un peu la suspension d'incrédulité et l'homogénéité du concept), et des actrices n'ayant pas peur du ridicule, et qui campent des versions un peu caricaturales d'elles-mêmes - Mitchell est la mère de famille un peu naïve, sage et mal fagotée, Lakin la Californienne égocentrique toujours victime de la dernière mode et prête à tout pour trouver un rôle, et Sweetin est la grande blonde sculpturale, poumonnée et rebelle, revenue de tout, qui ronchonne et qui jure comme un charretier. 

Cela dit, bien que le show reste somme tout assez superficiel et anecdotique, le capital sympathie et l'énergie des trois actrices font que le tout fonctionne plutôt bien dans le genre : Lakin se retrouve notamment, par défaut, dans le rôle de l'"héroïne" du show, ou du moins, de celle qui se donne le plus, puisque comme à son habitude, l'actrice n'a pas peur de donner dans le slapstick ou dans le ridicule pour rendre son personnage mémorable.

De plus, comme les deux autres actrices tiennent bien leurs rôles respectifs, et que le trio n'a pas peur de donner occasionnellement dans un humour plus cru et mordant, on finit par se dire qu'il est bien dommage qu'on ne leur propose pas de rôles plus prestigieux, dans des sitcoms ou des séries de networks...

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Halloween Oktorrorfest 2017 - 70 - Little Evil (2017) & It Stains the Sands Red (2016)

Publié le 3 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Comédie, Canada, Netflix, Drame

Chez les Téléphages Anonymes, l'Halloween Oktorrorfest - notre marathon de cinéma fantastique et d'horreur - continue jusqu'à la fin de la semaine prochaine...

Little Evil :

Gary (Adam Scott) est ravi d'avoir épousé Samantha (Evangeline Lilly), une jeune mère séduisante et attachante, qu'il aime profondément. Mais Samantha a un fils un peu étrange, Lucas (Owen Atlas), assez sinistre et capable de pousser autrui à commettre l'impensable. Rapidement, Gary s'aperçoit alors que Lucas est peut-être bien l'antéchrist, et qu'il ne peut le laisser détruire le monde...

Une comédie horrifique d'Eli Craig (Tucker & Dale fightent le Mal) qui souffre d'une structure bien trop bancale pour vraiment fonctionner : en effet, pendant ses deux premiers tiers, le film se contente de parodier La Malédiction, en en reprenant toute la structure et le déroulement, et en y passant simplement une couche de sarcasmes et de vannes pas très mémorables.

Ce n'est alors pas très drôle, pas très intéressant, et ça tourne rapidement à vide, malgré les seconds rôles sympathiques (Clancy Brown, Tyler Labine, Donald Faison, Chris D'Elia, Kyle Bornheimer, Sally Field), globalement sous-exploités.

Et puis, après la première heure de métrage, le film bascule dans quelque chose d'un peu plus décalé, avec un renversement de perspective pas forcément surprenant ou imprévisible : Gary décide de protéger l'enfant, de devenir un bon beau-père pour lui, et avec l'aide des autres beaux-pères de son entourage, ils partent à l'assaut des méchants satanistes qui veulent provoquer l'apocalypse.

Encore une fois, ce n'est pas forcément nouveau, dans le genre, mais ce bref virage vers l'action permet au film de retrouver un peu de l'énergie de Tucker & Dale, ce qui rend cette partie du film déjà plus intéressante.

Malheureusement, dans l'ensemble, le tout reste assez inabouti et sous-développé (les seconds rôles restent totalement inutiles), ça se prend un peu trop au sérieux, et les fast-cuts façon Edgar Wright m'ont paru hors-sujet.

2.5/6 (en étant généreux)

It Stains the Sands Red :

En pleine apocalypse zombie, Molly (Brittany Allen), une fêtarde,  se retrouve en panne au milieu du désert du Nevada, poursuivie par un unique zombie (Juan Riedinger). Mais plus le temps passe, et plus ce dernier devient son compagnon, son confident, voire même... son ami.

Une dramédie zombiesque pas désagréable, réalisée et écrite par les Vicious Brothers (Grave Encounters), et qui fait globalement illusion pendant trois bons quarts d'heure : l'héroïne est intéressante, l'actrice joue bien, et le film est alors plutôt sympathique, avec un ton légèrement décalé qui fonctionne.

Dans la dernière demi-heure, cependant, tout commence à se déliter un peu, à commencer par des micro-flashbacks (pas très réussis et en mode contemplatif) servant à développer un peu le personnage et à lui donner une composante émotionnelle et un parcours rédempteur qui ne convainquent pas ; par une tentative de viol clichée et inutile ; et par quinze dernières minutes tout simplement quelconques (l'aéroport et tout ce qui suit), qui finissent le film de manière anémique. Dommage.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #202 : X-men : Days of Future Past - The Rogue Cut (2014)

Publié le 25 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Fantastique, Science-Fiction, Action, Marvel, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

X-men : Days of Future Past - The Rogue Cut :

Dans les années 70, inquiet de l'avènement de la menace mutante, le Dr. Bolivar Trask (Peter Dinklage) met au point les Sentinelles, d'énormes géants robotiques programmés pour traquer et annihiler les mutants. Mais bien des décennies plus tard, les Sentinelles sont devenues des machines de mort ayant anéanti la plupart des mutants, et transformé la planète en désert apocalyptique. Pour empêcher ce futur désastreux de ce produire, le Professeur Xavier (Patrick Stewart) et Magneto (Ian McKellen) associent leurs forces et réunissent les derniers mutants survivants pour soutenir un dernière siège contre les robots. Leur objectif : renvoyer l'esprit de Wolverine (Hugh Jackman) dans le passé, afin d'empêcher le lancement des Sentinelles...

J'ai un rapport assez étrange aux films de Bryan Singer : en salle, je les apprécie vraiment ; ensuite, ils vieillissent assez mal dans ma mémoire, et je commence ne me souvenir que de leurs défauts (bien souvent, les quelques choix artistiques toujours kitchouilles que Singer fait çà et là) ; et puis quand je me décide à les revoir en dvd, je les apprécie de nouveau.

Ici, c'est la même chose : j'avais le souvenir d'une double intrigue temporelle confuse, qui faisait entrer au forceps un maximum de personnages et de visages familiers de la série dans ce métrage, et qui traînait un peu la patte sur la distance.

Et puis en fait, revoir le film en dvd (et en version longue, pas forcément totalement indispensable, mais néanmoins très satisfaisante) m'a rassuré.

Le script est très solide, privilégiant toujours la caractérisation de ses personnages à l'action pétaradante et décérébrée de beaucoup de films super-héroïques ; la mise en scène, le montage et les transitions entre le présent et le futur sont souvent excellentes, dans un mouvement et une continuité visuelle subtile et maîtrisée ; l'interprétation est convaincante de bout en bout ; et si X-men : Le Commencement était un Magneto begins à peine voilé, ici, c'est à un Charles Xavier begins qu'on a droit, avec un McAvoy excellent.

Bref, un passage de flambeau très réussi, qui met un terme aux aventures du cast des premiers X-men, et passe officiellement le relai à ceux de X-men : Le Commencement ; on pourra juste regretter le traitement de Logan dans cet épisode : oui, Wolverine est la figure phare de la saga, et le studio n'allait pas laisser un film X-men se passer de lui, mais il aurait dû soit être plus utilisé durant les scènes d'action (Wolverine vs une Sentinelle, bon sang !), soit cantonné dans le futur, comme dans le comic-book.

M'enfin c'est du pinaillage, d'autant que Hugh Jackman est, comme toujours, à fond dans son personnage.

4.5/6

(et revoir ce film après avoir subi Les 4 Fantastiques fait assez mal, qualitativement parlant)

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Un film, un jour (ou presque) #310 : The Descendants (2011)

Publié le 9 Mai 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Descendants :

Héritier d'une dynastie royale hawaiienne, le développeur immobilier Matt King (George Clooney) est en pleine négociation d'une vente de terrain considérable lorsque sa femme a un tragique accident de bateau. Laissé seul avec ses deux filles turbulentes (Amara Miller et Shailene Woodley), Matt doit renouer avec ces dernières, tout en gérant les pressions professionnelles qui l'entourent : une tâche particulièrement difficile, alors même qu'il découvre que sa femme le trompait avec un agent immobilier (Matthew Lillard) qui avait des intérêts dans la transaction qu'il négocie.

Un drame à Oscars adapté d'un premier roman, et filmé par un réalisateur apprécié des critiques, avec un Clooney en tête d'affiche : sans surprise, ce film calibré pour plaire aux journalistes a connu un grand succès, et a reçu bon nombre de récompenses à sa sortie.

Quatre ans après, qu'en reste-t-il ? Un drame relativement convaincant, qui a l'intelligence (à contrario de Aloha, par exemple, avec son exotisme magique de carte postale), de mettre en contraste la beauté des paysages naturels de Hawaii avec la misère qui y règne, une misère aussi bien tangible (le début du film) qu'émotionnelle (tout ce que vit King durant le film montre bien que non, la misère n'est pas moins pénible au soleil, même beignée d'une musique hawaïenne perpétuelle).

D'ailleurs, autre différence avec Aloha : ici, si la distribution est à nouveau principalement caucasienne, c'est justifié par le statut privilégié des personnages, qui le mentionnent (et le critiquent) même dans les dialogues du film (les personnages ont beau avoir du sang royal dans les veines, ils se sont tous américanisés au possible, et sont un peu la bourgeoisie coloniale d'autrefois, décidant du destin des autochtones et de leurs terres).

Niveau interprétation, le film est néanmoins assez inégal, puisque si la distribution principale (Clooney, Willard, Woodley, Miller, et sans oublier Judy Greer, qui est excellente dans ses quelques scènes) est impeccable, les seconds rôles locaux sont moins à l'aise et naturels.

Enfin, au niveau du rythme, on regrettera que le film ne soit pas plus court et concis. Pendant deux heures, il évolue en effet en suivant trois axes principaux : le contrat territorial, Matt qui renoue avec ses filles et fait face à la mort imminente de sa femme, et Matt qui part à la recherche de l'amant de sa femme. Les trois parties ont un intérêt narratif inégal, et le spectateur ne peut se défaire de l'impression qu'en élaguant un peu le tout, le métrage aurait fini par être plus homogène et percutant.

En l'état, reste un film à Oscars calibré et probablement surcôté, mais qui n'est pas forcément mauvais pour autant, et qui a la bonne idée de partir de personnages caricaturaux (la femme trompée, le boyfriend idiot, l'amant, etc), pour les faire lentement évoluer vers quelque chose de plus touchant.

3.75/6

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Christmas Yulefest 2015 - 35 - L'Assistant du Père Noël (2015)

Publié le 12 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, ABC Family, WWE, Comédie, Romance, Action

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

L'Assistant du Père Noël (Santa's Little Helper) :

Dax (The Miz), un cadre arrogant, vantard et sans pitié, est renvoyé à quelques jours de Noël, et est sur le point de tout perdre lorsqu'une charmante blonde, Billie (AnnaLynne McCord), sonne à sa porte, pour lui proposer un marché irrésistible : s'il parvient à passer les quelques épreuves qu'elle va lui proposer, alors une carrière de rêve s'offrira à lui. Dax accepte sans hésiter, sans se douter que Billie est une elfe du Père Noël (Eric Keenleyside), qui cherche un successeur à son maître d'atelier... mais la jalouse Eleanor (Paige), fille de l'ancien maître d'atelier, est bien décidée à hériter du poste de son père, et à empêcher Dax de remporter celui-ci.

La précédente comédie de Noël de The Miz, Christmas Bounty, diffusée sur ABC Family, était particulièrement mauvaise, jamais vraiment crédible, festive, ou drôle, et avec un Miz encore assez moyen dans son interprétation. Ici, le téléfilm est à destination d'USA Network, et s'avère un programme clairement meilleur... ce qui ne veut pas forcément dire grand chose.

Le problème n'est pas dans la distribution - Miz est encore un peu raide et mécanique dans sa diction, mais il s'est amélioré ; McCord est enthousiaste et sympathique ; et Paige, de manière peu surprenante, est convaincante en elfette raleuse et mécontente, bien que les pointes de ses oreilles soient trop bronzées pour être raccords avec sa peau d'albâtre - mais bien dans le reste de la production, et surtout dans l'écriture très faiblarde : sur l'heure trente de métrage, on a près d'une heure durant laquelle Miz passe des épreuves creuses et insipides, tournées pour pas cher en Californie ; puis il apprend l'existence de Santa, on a droit à quelques scènes façon Un Conte de Noël ou La Vie Est Belle, et Miz part au Pôle Nord, où il affronte enfin Paige, jusque là quasi-inexistante.

Et alors que cet affrontement, s'il avait été bien écrit, ou si Paige avait été utilisée comme une antagoniste récurrente pendant tout le film, aurait pu être très distrayant, il se traduit à l'écran par un parcours du combattant mollasson dans une forêt verdoyante, alors que les habitants du Pôle Nord regardent le tout (en surjouant l'excitation) depuis une salle multimédia, devant un écran géant.

Bref, le script donne vraiment l'impression d'un premier jet de scénario mis en production hâtivement, avec des dialogues maladroits et des scènes inutiles, et filmé à la va-vite, sans grand budget, avant d'être illustré musicalement comme un mauvais téléfilm des années 90s.

Assez frustrant, car il y avait là le potentiel d'un film de Noël sympathique et décomplexé, en résumant par exemple les "épreuves" à la première demi-heure de film, en faisant de Paige un personnage plus présent et manipulateur, ou en passant plus de temps au Pôle Nord... mais en l'état, le tout se regarde, sans être particulièrement calamiteux.

C'est juste particulièrement médiocre... ce qui est toujours mieux que Christmas Bounty.

2.5/6

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