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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1496 : MillenniuM After the MillenniuM (2019)

Publié le 2 Août 2021 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Fantastique, Review, Thriller, Télévision, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

MillenniuM After the MillenniuM (2019) :

Un documentaire qui revient, plus de vingt ans après sa diffusion, sur la série MillenniuM, l'autre bébé de Chris Carter, un objet télévisuel improbable à la photographie cinématographique et au ton tellement sombre et apocalyptique qu'il préfigurait, en ce sens, toutes les séries du câble arrivées bien plus tard.

Trois saisons toutes plus différentes les unes des autres, des conflits entre Chris Carter et ses scénaristes, des showrunners aux approches radicalement opposées (Chris Carter, showrunner malgré lui en saison 1, voulait une série de profiler extrême mais réaliste ; Morgan et Wong, en saison 2, ont poussé l'apocalypse dans ses derniers retranchements, en développant la touche de fantastique sous-entendue par Carter et en poussant toujours plus loin la crise existentielle du personnage principal et de la série ; Chip Johannessen, en saison 3, a tenté de sauver les meubles de cette série en conciliant les deux approches préalables et en revenant à une formule plus procédurale, avec un binôme Mulder et Scully), une série qui n'a jamais trouvé son audience sur la Fox, aux interventions constantes car à la recherche d'un hit à la hauteur des X-files, bref, MillenniuM, malgré toutes ses qualités (et dieu sait que la série en avait), était une série difficile à aborder, et clairement digne de l'appellation "culte".

Dommage alors que ce documentaire, s'il couvre toute la gestation de la série, son côté sombre et dépressif, les difficultés de Lance à s'adapter aux méthodes de travail du monde de la télévision, le crossover raté avec X-files, etc, passe un peu sous silence tout un pan de la série : Morgan et Wong (et Kristen Cloke) sont (sans surprise) absents du documentaire, représentés par deux de leurs scénaristes (à part eux et, bizarrement, Terry O'Quinn, quasiment tout le monde est présent dans ce métrage), et leurs décisions créatives présentées comme polarisantes et ne faisant clairement pas l'unanimité - Thomas J. Wright, réalisateur aux lunettes d'aviateur, n'est pas fan du virage mythologique et crépusculaire de la saison 2, alors que Chip Johannessen, lui, regrette d'avoir tenté de passer cette saison 2 sous le tapis au début de la troisième année, persuadé, à l'époque et à tort, que Morgan et Wong avaient alors sacrifié la série et brûlé tous les ponts pour se venger de leurs conflits avec Carter et la Fox.

Une erreur d'appréciation (aujourd'hui, Carter, Morgan, Wong et compagnie sont tous réconciliés) qui trahit bien le manque flagrant de communication entre Carter et son équipe, occupés sur X-files, et Morgan et Wong, en charge de MillenniuM, au point que Carter n'avait aucune idée de ce qui se déroulait dans l'autre série, alors même qu'il devait en écrire des scénarios.

Bref, beaucoup de regrets, tant vis à vis de la production chaotique du programme, que de ce documentaire sympathique mais incomplet.

Cela dit, rien que pour l'interview avec Lance, qui a notamment de très bons souvenirs de Sarah-Jane Redmont/Lucy Butler, MillenniuM after the MillenniuM mérite un coup d'œil.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1586 : The King's Man - Première Mission (2021)

Publié le 23 Février 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, Review, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The King's Man - Première Mission (The King's Man - 2021) :

En 1914, alors que la paix entre les peuples d'Europe est menacée par les manigances du mystérieux Berger, le Duc d'Oxford (Ralph Fiennes) tente d'empêcher le chaos mondial à l'aide de ses fidèles compagnons, Polly Watkins (Gemma Arterton) et Shola (Djimon Hounsou). Mais face à eux se dressent tous les sbires du Berger, au rang desquels le cruel Raspoutine (Rhys Ifan)...

Les deux premiers Kingsman, malgré leurs défauts, parvenaient à être des pastiches de films d'espionnage à la James Bond sympathiques et modernes, non seulement grâce à la bonne alchimie de son duo de tête Firth/Egerton, mais aussi et surtout parce que les films ne se prenaient jamais au sérieux, que ce soit au travers d'une explosion de têtes symphonique, ou d'un Elton John faisant du kung-fu.

On sentait alors que Matthew Vaughn rêvait de faire un James Bond, mais que son second degré l'empêchait de verser dans un film d'action trop droit dans ses bottes.

Ici, avec ce troisième volet de la saga... Vaughn fait tout l'inverse. Il change son fusil d'épaule et, un peu comme s'il avait récemment vu 1917, il a décidé de faire un film de guerre sur les horreurs de la Première Guerre Mondiale, sur les tares de l'Empire britannique de l'époque, et tout et tout... en oubliant le second degré au passage.

C'est bien simple, la seule scène qui ressemble, de près ou de loin, au ton des deux premiers Kingsman, c'est ce moment où Raspoutine (excellent Rhys Ifan) guérit la jambe de Ralph Fiennes à coups de langue, avant de s'engager dans un combat tourbillonnant sur l'Ouverture 1812 de Tchaikovski : subitement, au bout de près d'une heure, le film se sort brièvement de sa torpeur pour partir dans un grand n'importe quoi virevoltant et rythmé, avec de l'humour, des cascades, etc.

Malheureusement, Raspoutine est probablement tout ce que l'on retiendra de ce troisième volet bipolaire, qui semble tellement vouloir proposer un film de guerre et d'espionnage sérieux que ses brèves saillies dans l'univers Kingsman paraissent presque déplacées. Ce qui n'aide pas, en plus, c'est que le film n'a pas de duo principal aussi solide et dynamique que Firth/Egerton : en tant que père et fils, Fiennes et Harris Dickinson passent leur temps à être séparés, ou à marcher mollement dans les traces du duo des deux premiers films, sans jamais marquer vraiment les esprits.

À l'identique, les dialogues semblent nettement plus plats et le rythme largement absent : doit-on voir dans l'absence de Jane Goldman au scénario la raison de ce virage vers quelque chose de moins décalé et amusant ? Est-ce que son influence, dans les films précédents (loin d'être parfaits, encore une fois), explique tous ces ressorts narratifs éventés, que le film présente pourtant comme des révélations improbables (l'identité du grand méchant, la scène du générique de fin avec l'homologue de Lenine) et ces scènes d'action étrangement inégales (un peu trop d'accélération des mouvements, de câblage, çà et là) ?

Difficile à dire, mais une chose est sûre, ce Kingsman 3 manque cruellement de fun et d'énergie, en plus de se prendre diablement au sérieux.

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1511 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003)

Publié le 23 Août 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Disney, Jeunesse, Review, Romance, USA, POTC

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl - 2003) :

Elizabeth Swann (Keira Knightley), fille du gouverneur de Port Royal, se retrouve embarquée dans une aventure inattendue lorsque son amitié avec William Turner (Orlando Bloom), un forgeron, la fait tomber aux mains de Barbossa (Geoffrey Rush), Capitaine du Black Pearl et de son équipage de pirates immortels et maudits. Sans oublier Jack Sparrow (Johnny Depp), ancien capitaine du Black Pearl, bien décidé à récupérer le navire des mains de ceux qui l'ont trahi...

Et l'on commence cette semaine Swashbuckling et piraterie avec un indéboulonnable du genre, jamais chroniqué en ces pages alors que deux de ses suites l'ont été : le premier Pirates des Caraïbes, signé Gore Verbinski, et produit par Jerry Bruckheimer.

Difficile de revenir sur un tel film sans prendre en compte l'influence qu'il a eu sur son genre cinématographique, et sur le blockbuster moderne : de la musique de Zimmer/Badelt, en passant par le savant mélange d'action et d'humour dont on retrouve la formule dans les Marvel ou d'autres films Disney comme Jungle Cruise.

POTC n'a pas forcément innové, mais a remis le genre du film de pirates au goût du jour, et a redonné un coup de fouet à une formule trop souvent délaissée : le film d'aventures familial et dynamique, à la durée de plus de deux heures.

Un film confié à Verbinski, qui a apporté au métrage et à ses suites un véritable point de vue bien à lui : dès les premières images, on sent un véritable soin apporté à l'atmosphère de cet univers, plus sombre et crasseuse que ce que l'on aurait pu attendre d'un film Disney.

Effets spéciaux mémorables, univers très tactile et crédible (avec ces immenses navires, ces batailles épiques, ces pirates aux trognes décaties, etc), thème principal ronge-crâne (avec le recul, on pardonnera à la bande originale son côté un peu trop synthétique et dérivatif, surtout lorsque l'on se souvient que Hans Zimmer ne croyait tellement pas au projet qu'il a refilé de vieilles bandes démos à ses sbires - dont Badelt - en leur disant de se débrouiller avec tout ça), gros moyens techniques, et bien entendu, une distribution qui joue le jeu à fond, totalement dominée par l'interprétation improbable de Johnny Depp.

On pourra regretter qu'Orlando Bloom soit éclipsé par tous ses partenaires de jeu (c'est le personnage qui veut un peu ça, et il regagne un peu en charisme vers la fin du film, mais bon...) et il est assez intéressant de constater que déjà, dans ce premier film, on peut déceler des éléments qui préfigurent ce qui commencera à poser problème dans les deux suites : quelques longueurs (le film aurait gagné à être plus court d'un quart d'heure), une overdose de trahisons et de retournements de veste, une structure un peu brouillonne...

Mais ce premier film de la saga est tellement généreux et dynamique que cela ne pose pas vraiment de problème.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1513 : SEMAINE SWASHBUCKLING - Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au bout du monde (2007)

Publié le 25 Août 2021 par Lurdo dans POTC, Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Fantastique, Disney, Review, Jeunesse, Romance, USA

Au programme : pendant une semaine, des pirates, de l'aventure, et de la chasse au trésor !

Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu'au Bout du Monde (Pirates of the Caribbean : At World's End - 2007) :

Face à la menace croissante de la Compagnie des Indes, qui contrôle désormais Davy Jones (Bill Nighy) et fait régner la terreur sur les océans, Barbossa (Geoffrey Rush), Elizabeth Swann (Keira Knightley) et Will Turner (Orlando Bloom) tentent de réunir la confrérie de Pirates des sept mers, pour les convaincre d'unir leurs forces contre leur ennemi commun, et de libérer la puissance de Calypso, déesse des océans maintenue captive dans un corps humain. Mais avant tout, il va falloir retrouver Jack Sparrow (Johnny Depp), perdu dans l'au-delà pirate...

Dernière partie de la trilogie initiale POTC, une dernière partie encore plus bigger louder, longer que la précédente, et dont les défauts sont encore plus exacerbés : le film dure encore plus longtemps ; tout le monde se trahit allègrement à de multiples reprises, jusqu'à ce que le spectateur oublie qui est allié avec qui ; l'action est toujours plus improbable (on est dans le swashbuckling poussé à l'extrême, avec par exemple Sparrow et Davy Jones qui se battent en duel en haut d'un mat en pleine tempête et au cœur d'un maelstrom sans jamais être déséquilibrés, ou Sparrow qui se prend pour Tarzan entre les mats) ; le scénario frustre fréquemment avec une mythologie confuse, sous-expliquée, et en faisant des choix paradoxaux et décevants (le Kraken mort hors-champ, la grande bataille navale qui n'a jamais lieu, Calypso qui disparaît totalement du métrage une fois libérée, la sous-intrigue oubliée de Chow-Yun Fat qui prend Swann pour Calypso) ; tout le monde cabotine de plus en plus, avec en prime un humour un poil plus lourd, décomplexé et graveleux, çà et là...

Mais paradoxalement, la carte blanche clairement laissée à Verbinski et à l'équipe scénaristique donne aussi lieu à plein de bonnes choses, depuis cette introduction glaçante sur Hoist the Colors (Zimmer était motivé, pour ce troisième volet, et ses thèmes, notamment le thème romantique, sont des réussites), en passant par ce sentiment de fin d'une ère qui imprègne tout le métrage, ce face à face singeant Ennio Morricone et les westerns spaghettis, toute la séquence surréaliste de l'au-delà pirate (avec le Black Pearl voguant dans le désert), le conseil des pirates (qui s'éternise un peu, mais reste sympathique), ou encore le grand affrontement final, certes frustrant sous bien des rapports, mais aussi toujours spectaculaire, lisible, divertissant et épique (le mariage en pleine bataille)...

Un film frustrant, donc, boursouflé de partout (à l'instar de The Lone Ranger, tiens), qui ressemble un peu à un amalgame brouillon de toutes les idées en vrac que Verbinski et son équipe avaient encore en stock, mais qui reste néanmoins un blockbuster agréable à suivre, réservant son lot de scènes mémorables et énergiques, et possédant une vision artistique et une identité que l'on ne peut nier.

3.25/6

(les critiques des autres volets sont toutes en ligne et accessibles en cliquant ici)

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 24 - The Mortuary Collection (2019)

Publié le 26 Octobre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Mortuary Collection (2019) :

Dans les années 80, sur la petite île de Raven's End, Sam (Caitlin Custer) postule au poste d'assistante proposé par Montgomery Dark (Clancy Brown), l'entrepreneur de pompes funèbres local, qui lui raconte alors diverses histoires tragiques concernant les habitants décédés de l'île...

Une anthologie entièrement réalisée et écrite par Ryan Spindell, dont l'épisode de 50 States of Fright (Oregon) n'était pas particulièrement mémorable ou probant, mais faisait preuve d'un certain sens de l'humour.

Ici, il supervise donc une anthologie très travaillée visuellement (énormément de détails amusants et macabres dans cette ville sinistre et maudite), mais qui ressemble aussi à un assemblage de courts-métrages du réalisateur, le tout sous la supervision de Clancy Brown, producteur et acteur principal, maquillé comme Angus Scrimm dans les Phantasm.

À commencer par un fil conducteur probablement un peu trop orienté métadiscursif (les deux personnages parlent de l'art du storytelling, des clichés du genre, etc) et à la chute peu surprenante, mais qui fonctionne néanmoins grâce à ses interprètes, son ambiance pesante et lugubre, et ses visuels aboutis.

- #1 : lors d'une soirée, dans les années 50, une pickpocket s'éclipse brièvement dans la salle de bains, et commence à fouiller dans l'armoire à pharmacie lorsqu'elle entend des bruits étranges qui en émanent...

Un segment très court, qui ressemble diablement à un court-métrage recyclé, mais qui va droit au but, avec un monstre tentaculaire pas désagréable. Sans plus.

- #2 - Unprotected : dans une université des années 60, un séducteur (Jacob Elordi) croise le chemin de Sandra (Ema Horvath), une étudiante mystérieuse avec lequel il passe la nuit. Au réveil, cependant, il découvre qu'il attend un enfant, et que cet enfant est loin d'être normal...

Pas forcément le summum de l'originalité, un propos féministe volontairement un peu caricatural, et une dose de body-horror efficace, enrobés d'une reconstitution plutôt agréable de la période, et d'un sens de l'humour qui reste présent (et n'est pas sans rappeler du Peter Jackson ou du Sam Raimi dans sa mise en images).

Bon, çà et là, ça s'éternise un peu (un peu plus de concision et de rythme auraient probablement été bénéfiques au tout), mais ça reste plutôt efficace et agréablement décalé.

- #3 - Till Death : dans les années 70, Wendell (Barak Hardley) ne supporte plus d'être marié à son épouse catatonique (Sarah Hay), et envisage de mettre un terme "accidentel" à ses jours...

Un épisode très Contes de la Crypte, avec les mêmes qualités (l'interprétation, la réalisation, les effets, le grand final en "apesanteur") et défauts que les segments précédents, notamment sa chute prévisible et ses longueurs. C'est sans surprise, mais ça reste très bien produit.

- #4 - The Babysitter Murders : alors qu'elle sert de babysitter au petit Logan, Sam doit faire face à un tueur en série sanguinaire échappé de l'asile et qui s'est introduit dans la maison....

CQFD : ce Babysitter Murders est bien un court-métrage recyclé à l'occasion de cette anthologie, une anthologie qui, finalement, semble avoir été construite autour de ce segment. Du moins, en ce qui concerne le fil conducteur, qui trouve ici une justification, et éclaire enfin le personnage de Sam sous un angle bien différent (à défaut d'être surprenant).

En soi, ce court n'est pas forcément révolutionnaire (honnêtement, ça fonctionne nettement moins bien une fois que l'on devine la fin, surtout compte tenu du fil conducteur global), mais en tant que variation sanglante sur le thème d'Halloween (la mise en parallèle avec le slasher fictif, à la télévision, est amusante), ça se regarde, c'est très physique et c'est tout à fait honorable.

- Et donc, le fil conducteur global, qui se termine de manière ludique et logique, avec un passage de flambeau involontaire vers une nouvelle génération de croque-mort conteur d'histoires.

Honnêtement, dans l'ensemble, cette anthologie m'a plutôt agréablement surpris, de part son style et son homogénéité. Ce n'est pas sans défauts (encore une fois, il y a un problème de rythme récurrent dans ces courts-métrages), mais l'interprétation, la réalisation, les choix créatifs, les effets spéciaux et la direction artistique sont plus que convaincants : Ryan Spindell est un talent à suivre.

4.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2021 - 32 - V/H/S/94 (2021)

Publié le 1 Novembre 2021 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Found Footage, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Thriller, USA, Shudder

Chez les Téléphages Anonymes, de fin septembre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

V/H/S/94 (2021) :

Nouvelle édition de l'anthologie V/H/S, après trois premiers opus aux intérêts très variables (V/H/S, V/H/S/2 et V/H/S Viral, tous chroniqués en ces pages), et qui trouve domicile sur la plateforme américaine Shudder. Au programme, quatre segments et un prologue/épilogue, aux réalisateurs/scénaristes forcément différents...

- Prologue/Épilogue - Holy Hell : Une équipe du SWAT fait une descente dans un entrepôt sinistre, où ils ne trouvent que les cadavres énucléés de membres d'un mystérieux groupe fasciné par des vidéos sanglantes...

Bon gros bof que ce fil conducteur pas très bien filmé, pas très bien interprété, et assez fauché visuellement (éclairages au néon, mise en scène, etc). Mais bon, on va dire que c'est uniquement là pour faire le lien entre les segments...

- Storm Drain : Une journaliste et son caméraman partent dans les égouts d'une petite ville pour y enquêter sur Ratman, un homme rat qui hanterait les sous-sol de la bourgade...

Très réussi, celui-là, avec son enrobage de journal télévisé rétro, son interprétation convaincante, sa créature gigeresque et sa conclusion en mode culte lovecraftien indicible dans les égouts. J'ai vraiment apprécié.

- The Empty Wake : Une nuit de tempête, une jeune employée de pompes funèbres reçoit pour mission de rester sur son lieu de travail pour effectuer seule l'accueil d'une veillée funèbre. Mais rapidement, alors qu'elle passe la nuit seule, des bruits émanent du cercueil...

Très classique, probablement trop, ce segment assez prévisible reste un peu trop flou (le pourquoi du comment est laissé à l'imagination du spectateur) et expédié pour vraiment convaincre (la fin, notamment). Pas mauvais, en soi, mais pas vraiment abouti : un bon gros bof.

- The Subject : Un vieux savant fou indonésien se filme alors qu'il tente de créer des hybrides humains-machines, mais les autorités interviennes, et le chaos s'abat sur le laboratoire du scientifique...

Un segment beaucoup plus long, du même réalisateur que Safe Haven de V/H/S/2, et qui est apparemment considéré par les critiques comme le meilleur de ce V/H/S/94. Et effectivement, l'ambiance poisseuse et les effets sont souvent réussis, tant au niveau des prothèses et maquillages que du numérique. Après... le tout m'a paru un peu trop longuet pour son propre bien, notamment la première partie, qui se limite à un acteur qui surjoue face caméra.

Et puis dans l'absolu, le côté FPS et déluge gore de la dernière ligne droite fait (délibérément) beaucoup trop jeu vidéo aux effets cartoonesques pour vraiment convaincre.

- Terror : Un groupe fondamentaliste américain décide de faire exploser un bâtiment gouvernemental à l'aide de sang de vampire qu'ils prélèvent chaque jour à un suceur de sang en captivité. Mais celui-ci finit par s'évader...

Pas désagréable, mais plus comique qu'horrifique, cette histoire de groupuscule alt-right fanatique composé de bras cassés et aux prises avec un vampire qui évoque beaucoup Guillermo Del Toro.

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Encore une fois, un opus assez inégal, qui a bizarrement fait l'unanimité auprès des critiques outre-atlantiques, mais qui souffle pourtant le chaud et le froid. Je ne retiendrai vraiment que le premier segment, sur le Ratman, les autres étant trop génériques, approximatifs ou dérivatifs pour faire forte impression (même The Subject n'est qu'une déclinaison indonésienne des horreurs biomécaniques expérimentales de Wolfenstein et des films du type Frankenstein's Army).

Parce que j'ai vraiment apprécié Storm Drain, j'ai envie de mettre la moyenne, mais de justesse.

3/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x09 & The Orville 1x09

Publié le 26 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Après une semaine de pause, je retrouve Orville et Discovery, pour la suite de la comédie de MacFarlane, et la conclusion de la première partie de la saison de Discovery...

​Star Trek Discovery 1x09 :

Alors que la guerre tourne subitement à l'avantage des Klingons, Lorca décide de jouer le tout pour le tout, afin de percer le camouflage des navires klingons... quitte à, pour cela, épuiser son ingénieur et les moteurs du Discovery...

Star Trek Discovery 1x09, ou quand le summum de la modernité, dans Trek, c'est d'avoir des "fuck" en début de saison, et une klingonne vaguement topless dans un flashback.

*soupir*

Bref. C'était rythmé, c'était plein d'action, mais le problème, dès que l'on prend quelques minutes pour y réfléchir, c'est que c'est bourré de facilités (l'équipage du Discovery qui résout le problème du camouflage ennemi en deux heures, alors que tout Starfleet planche dessus depuis des mois) et ça repose entièrement sur les 8 épisodes précédents, et sur leurs caractérisation/développement/écriture aléatoires. Autrement dit, ça aurait fait un final tout à fait convenable si ce qui était arrivé auparavant était meilleur.

En l'état, si on ferme les yeux sur la magouille finale de Lorca pour éviter de rentrer à la maison (magouille qui les envoie probablement dans un univers parallèle - pitié, pas l'Univers Miroir), sur la romance qui ne marche pas entre Burnham & Ash "non non non je ne suis pas un Cylon Klingon agent dormant qui s'ignore" Tyler, ou encore sur Burnham qui désobéit systématiquement aux ordres, et parvient à tenir tête à un Klingon en combat singulier parce que girl power et parce qu'elle est trop forte, ce n'était pas une fin de (demi)saison désagréable (bien que souffrant à nouveau d'une écriture gentiment pataude).

(par contre, je redoute de plus en plus le bottage en touche inutile de petit malin - n'oublions pas que c'est Alex "Fringe" Kurtzman à la barre - avec un "ha ha en fait, le Discovery, c'est un vaisseau qui ne provient pas de l'univers de TOS, ni de l'univers de nuTrek, ni de l'univers-miroir, mais d'un autre univers parallèle, c'est pour ça que tout est différent, on vous a bien eus !" ou une fausse bonne idée dans ce genre... avec tous les mystères mystérieux entourant Lorca et volontairement laissés en suspens, plus rien ne m'étonnerait, au point où on en est...)

The Orville 1x09 - Cupid's Dagger :

Alors que l'équipage du Orville tente de conclure un traité de paix entre deux peuples en guerre pour une même planète, l'archéologue Darulio (Rob Lowe), ex-amant de Kelly, arrive à bord, et aussitôt, la situation se complique, puisque sa présence semble déclencher des réactions inhabituelles au sein de l'équipage...

Retour sur la relation Ed/Kelly, à l'occasion d'un épisode ouvertement comique, puisqu'on est ici dans la farce à tendance The Naked Now (TOS) ou Fascination (DS9), avec un Rob Lowe en séducteur irrésistible au cœur d'un triangle amoureux avec les deux personnages sus-cités.

Alors on fermera les yeux sur le parallèle ultra-pataud qu'on devine entre la situation diplomatique de la semaine, et le conflit israélo-palestinien, ou encore sur le fait que le déroulement du script est cousu de fil blanc, et on se contentera d'admettre que cet épisode, dans son ensemble, fonctionne plutôt bien en tant que gaudriole parodique, qui se paie même le luxe d'avoir une scène de sexe entre le médecin et le blob (pour tous ceux qui voulaient savoir comment Kira et Odo avaient des rapports intimes... on a la réponse), et de multiples extra-terrestres au maquillage très réussi.

Et puis je me suis fait la remarque en cours d'épisode, mais Orville réussit totalement là où Discovery se plante : avoir de multiples personnages attachants que l'on prend plaisir à suivre semaine après semaine, et qui sont relativement bien développés compte tenu de leur maigre temps à l'écran.

(et puis il faut bien saluer l'ouverture d'esprit du show... ça fait toujours plaisir de voir une série aborder certaines relations sans la moindre hésitation)

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 1x08 & The Orville 1x08

Publié le 11 Novembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Star Trek, Comédie, Action, Aventure, Drame, Fox, CBS, Orville, Discovery

Sept épisodes partout pour Orville et Discovery, et deux séries qui restent toujours, pour le moment, très peu probantes sur la durée...

​Star Trek Discovery 1x08 :

Alors que la guerre tourne à l'avantage des Klingons, Burnham, Tyler et Saru partent explorer une planète étrange, qui permettrait à la Fédération de détecter les vaisseaux klingons camouflés... mais les apparences de cette planète sont plutôt trompeuses.

Avant-dernier épisode avant la pause de mi-saison, et 37 minutes (!!!) brouillonnes et décousues qui tentent d'accomplir tout et son contraire, sans jamais vraiment y parvenir.

En vrac, on a donc la romance Burnham/Tyler ; un combat spatial ; les manigances des Klingons ; la guerre qui, soudain, alors que la Fédération remportait le tout dans le précédent épisode, est désormais largement à l'avantage des Klingons ; l'ingénieur qui commence à perdre pied ; Saru, Burnham et Tyler qui visitent Ferngully ; l'Amirale capturée ; et deux grands classiques de Star Trek : d'un côté, le membre d'équipage - ici, Saru - qui perd la tête en visitant une planète d'apparence paradisiaque, et se révolte contre les siens, et de l'autre, Errand of Mercy, avec ici des pseudo-Organiens, êtres immatériels, lumineux et pacifistes qui attirent Fédération et Klingons chez eux pour tenter de leur faire faire la paix, de gré ou de force.

Tout ça en 37 minutes, donc (une nouvelle fois, comme avec le pilote, on sent bien le double épisode de 85-90 minutes hâtivement découpé en deux), avec un rendu visuel assez fauché sur la planète-des-forêts-de-Vancouver, et une interprétation parfois moyenne de SMG.

Ça fait illusion parce qu'on n'a pas vraiment le temps de réfléchir, et parce que Doug Jones est toujours impeccable, mais en soi, ce n'est pas particulièrement bon ou mémorable.

The Orville 1x08 - Into The Fold :

Lorsqu'un accident de navette sépare le Dr. Finn de ses deux enfants, ces derniers échouent sous la surveillance d'Isaac, tandis que Finn, elle, tombe aux mains d'un autochtone menaçant (Brian Thompson)...

Encore un épisode qui me laisse étrangement mitigé...

D'un côté, avec Braga & Bermanis (de Star Trek Voyager) à l'écriture, on se retrouve avec un script ultra-balisé, mêlant un bon vieux crash de navette à la Voyager, à "Data s'occupe de deux enfants", saupoudré d'une couche d'un pseudo 10, Cloverfield Lane inabouti dans lequel Penny Johnson s'acquitte très bien de sa tâche, mais ne peut éviter les problèmes de script inhérents aux deux scénaristes (on saluera notamment le moment où, assaillis par des centaines de maychants anonymes, le docteur insiste pour que son fils règle son arme sur "étourdir", car "il ne faut pas se rabaisser à leur niveau et il faut rester humain"... alors même que cinq minutes plus tard, elle n'a pas hésité à éventrer son geôlier pour pouvoir s'échapper).

Un script cliché de bout en bout, donc, sans la moindre dose d'originalité, au rythme vraiment pépère, et au premier degré confondant...

Mais paradoxalement, il ne fonctionne pas trop mal dans le genre, principalement au niveau de l'interprétation, du rendu visuel, et des liens qui se tissent entre les personnages.

Je suis par conséquent assez mitigé, comme je pouvais l'être devant bon nombre d'épisodes de Voyager plaçant des personnages sympathiques et/ou attachants dans des situations insipides et génériques.

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Humour, sitcom et... 2 - The Big Bang Theory, ou la béquille Sheldon

Publié le 30 Novembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, CBS

Je ne m'en suis jamais caché : je n'aime pas The Big Bang Theory. Ou plutôt : je n'aime pas la première saison de The Big Bang Theory, et cette sorte d'engouement populaire aveugle qui l'a accueillie.

Parce qu'avec sa représentation caricaturale des geeks, toute droit sortie des nanards des années 80/90s (Steve Urkel aurait très bien s'intégrer au cast), et ses références datées, les premiers mois de The Big Bang Theory n'étaient pas bons.

Pas forcément surprenant si l'on tient compte de qui est derrière la série : Chuck Lorre, pas réputé pour faire dans la finesse et la subtilité. Et par conséquent, la première année de TBBT est ainsi un festival de clichés éculés, de personnages en carton-pâte, de blagues éventées, et d'un duo de personnages centraux (Sheldon et Leonard) qui apparaissent plus souvent comme un vieux couple gay plutôt que comme deux geeks asociaux (assez paradoxal compte tenu de l'asexualité relative de Sheldon, mais logique compte tenu de la vie privée de Parsons ; ce n'était pas voulu, mais you can't turn a gaydar off...)

Face à Sheldon, Leonard, Raj et Howard, un autre cliché ambulant : Penny, la blondasse au QI de poulpe mort échoué par marée basse. Là aussi, on a alors longtemps droit à toutes les vannes blondes possibles et imaginables, le personnage ayant l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarettes.

Alors comment expliquer le succès fulgurant d'un show qui, dès ses premiers épisodes, reçoit les louanges tant du grand public, que de la "communauté" geek, alors même que l'écriture prend bien souvent le parti de rire de ses personnages (ie : de se moquer des geeks), et pas avec eux ?

On tient là le paradoxe du geek, entité improbable qui se définissait originellement par son existence "en dehors des normes et des étiquettes", mais qui désormais, depuis une bonne grosse décennie, ne cherche plus qu'à s'organiser en communauté, à porter fièrement l'étiquette geek, et à être reconnu/devenir respectable aux yeux du grand public. Autrement dit : comme tout le monde, le geek (quoi que cela puisse bien vouloir dire aujourd'hui) veut qu'on l'aime, et qu'on parle de lui.

D'où TBBT. Pour le grand public, pas de problèmes, voilà un show qui le conforte dans ses préjugés (innocents) sur les geeks/nerds (et les blondes ^^), tels qu'ils apparaissent dans la culture nord-américaine depuis des décennies. Pour les geeks ? On parle d'eux, on parle de leurs shows favoris (enfin, de ceux qui sont connus du grand public), et on se moque un peu d'eux au travers de caricatures outrancières : "c'est toujours mieux que rien, au moins, on existe".

Heureusement, cependant, TBBT a évolué, au cours du temps. La grève des scénaristes de 2008, notamment, qui a interrompu la première saison du show, a permis aux scénaristes de revoir un peu leur copie. Rien de bien radical, mais suffisamment pour étoffer un peu Penny, et son sens de la répartir. Et puis, progressivement, au fil des saisons, l'écriture s'est affinée, et faite plus pertinente ; les guests se sont multipliés ; les acteurs, au demeurant globalement très solides, ont donné de l'épaisseur à leurs personnages...

Et surtout, Sheldon Cooper est devenu la béquille narrative de la série. Star incontestée de TBBT, Sheldon est, grace au jeu inspiré de Parsons, devenu l'incontournable de la série, au point de totalement éclipser Johnny Galecki, peu aidé par un personnage qui n'a jamais vraiment décollé. Un Sheldon qui a su, au fil du temps, s'imposer comme l'emblème du show, ce qui malheureusement l'expose d'autant plus à une certaine fatigue du spectateur : combien de temps TBBT pourra encore se reposer autant sur Sheldon, sans que cela ne se ressente de manière trop flagrante à l'écran ?

Sur les dernières saisons diffusées, la production a tenté de contrer un peu cet effet Sheldon, en développant notablement la distribution féminine du show. Sheldon a une petite-amie aussi bizarre que lui, Leonard continue d'enchaîner les conquêtes improbables (et de fréquenter occasionnellement Penny), et Howard est marié à une jolie scientifique blonde à forte poitrine.

Un choix d'écriture qui tranche radicalement avec le postulat initial du show (quatre nerds scientifiques incapables d'approcher une femme), mais qui, s'il peut être rationnalisé comme une preuve de son évolution, montre aussi que les scénaristes sont conscients de leur tendance à tout centrer sur Sheldon. Reste à voir si, à l'avenir, la série parviendra à trouver un nouvel équilibre...

En bref : des débuts particulièrements laborieux, un humour souvent assez facile et convenu, à base de références compréhensibles par tous, mais une série à la distribution attachante, et qui finit par s'avérer tout à fait honorable, à défaut d'être réellement le chef d'oeuvre du genre que beaucoup veulent y voir.

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Catch Review : WWE RAW (14/10/2013)

Publié le 15 Octobre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Comme souvent ces temps-ci, un Raw qui se contente de faire du surplace, et de tourner intégralement autour de l'égo de Stephanie et de HHH, avec:

- une première heure sans intérêt (et un segment d'ouverture qui donne presque l'impression que le match de PPV est HBK vs Orton, tant Bryan y est aux abonnés absents)

- une seconde heure de meublage qui s'ouvre sur HHH pas même foutu de garder le silence pendant une semaine alors qu'il est supposé avoir subi une opération chirurgicale à la mâchoire pour la soigner après le KO de Show

- et une troisième heure qui joue la carte du "Beat The Clock Challenge", la béquille habituelle de la WWE lorsque la compagnie n'a pas d'idée.

On y rajoute Punk qui, stupide, se booke un match handicap pour le PPV ; et un main event qui jobbe les titres par équipe du Shield en les donnant aux Rhodes plutôt qu'à une vraie équipe qui en aurait besoin (le match était sympa, mais bon... tous les titres de la compagnie sont dévalués, et réduits à des objets sans valeur intrinsèque, puisque uniquement utilisés comme des accessoires secondaires dans ce grand feud entre les zentils et le maychant Triple H), et voilà, encore une semaine parfaitement oubliable, prévisible et médiocre. On commence à avoir l'habitude...

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Critique éclair - Marvel's Agents of SHIELD 1x05

Publié le 23 Octobre 2013 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Science-Fiction, Action, Thriller, Fantastique, Marvel, MCU, ABC

1x05 :

Moi qui espérait que Coulson avait deviné que Skye était une traîtresse, et jouait le jeu pour tenter de la piéger... mais non. Le SHIELD est vraiment une bande de bras-cassés peu doués ou observateurs, et on se demande parfois comment ils réussissent à accomplir leurs missions... bon, après, rien de vraiment mémorable au programme : un mutant-of-the-week qui décide subitement d'être très maychant, sans réelle motivation, parce qu'on lui donne un surnom de maychant ; une Skye toujours mise en avant, quelle que soit sa tenue (si possible légère, parce qu'il faut faire de l'audience) ; une bad girl à peu près aussi peu charismatique que l'agent double de la saison précédente ; de la musique pataude (le score pétaradant sur une poursuite à 2 à l'heure, ça m'a rappelé le film Ecks vs Sever) ; des dialogues lourds et des faux-raccords à la pelle.

Rien de bien passionnant, ça singe les grandes lignes du pilote sous un point de vue à peine différent, 7.13M de spectateurs, et pas d'épisode la semaine prochaine. Mouais. Et puis entre la redondance de Fitz & Simmons (ils vont en buter un à un moment ou un autre, non, histoire d'avoir le quota de morts Whedoniennes ?) et les persos inconsistants (Skye l'hacktiviste qui, après 5 épisodes, prend la défense du Shield, l'organisation secrète qui torture, manipule, et utilise de la technologie sur ses prisonniers, blablabla), je redoute presque un twist "en fait, la mère de Skye, c'est May", histoire de couronner le tout.

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Christmas Yulefest 2013 - 07 - Si Noël m'était conté (2013)

Publié le 3 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, Lifetime

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Si Noël m'était conté (The Twelve Trees Of Christmas) :

Lorsqu'un entrepreneur (Robin Dunne) veut raser la bibliothèque possédée par sa famille, une jolie bibliothécaire (Lindy Booth) décide d'organiser un concours d'arbres de Noël caritatif afin de motiver sa communauté, et de tenter de sauver le bâtiment...

Lindy Booth, toujours très attachante, dans un récit qui a très bon fond (mettre en valeur l'importance de la lecture et des bibliothèques dans notre monde moderne, comme un lieu de rencontre et d'épanouissement culturel), et qui a la bonne idée de ne pas se concentrer uniquement sur son couple principal, en développement des intrigues secondaires entre les autres compétiteurs du concours.

Seul problème, tout est particulièrement cousu de fil blanc, de bout en bout, Scary Spice fait une méchante très caricaturale, et le propos du film est asséné avec la subtilité d'un tractopelle, la faute à une écriture maladroite et un peu trop didactique.

Autrement dit, on s'ennuie gentiment pendant que le scénario déroule ses figures imposées, et on attend que ce téléfilm Lifetime avance enfin un peu.

2.5/6 (critique mise à jour en 12/2015)

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Christmas Yulefest 2013 - 33 - Mon Père Noël Bien Aimé (2012), Rendez-vous à Noël (2012), Le Père Noël prend sa retraite (2013), L'Invité de Noël (2008), Boule de Neige/Le Noël Rêvé d'Angela (2007) & Le Noël Rêvé de Megan (2013)

Publié le 29 Décembre 2013 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Télévision, Hallmark, Lifetime, ION, ABC Family

Noël est là, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année...

Mon Père Noël Bien Aimé (Matchmaker Santa) :

Une pâtissière va passer les fêtes de fin d'année dans le chalet familial de son fiancé, un riche entrepreneur, mais, grâce à l'intervention providentielle du Père Noël, elle finit par se rapprocher de l'assistant de celui-ci...

J'ai de la sympathie pour Lacey Chabert, mais honnêtement, elle ne fait quasiment aucune impression sur le télespectateur dans ce téléfilm Hallmark hautement oubliable, qui coche presque toutes les cases de la rom-com télévisée quelconque. La musique est envahissante, l'histoire basique, et hormis les rôles secondaires amusants, le reste s'oublie instantanément. Pas mauvais, mais particulièrement transparent.

2.5/6

Rendez-vous à Noël (Love At The Christmas Table) :

L'amitié et la relation de deux amis d'enfance qui ont l'habitude de passer Noël ensemble, et qui découvrent, progressivement, qu'ils ont des sentiments l'un pour l'autre...

Une production Asylum pour Lifetime, et une très bonne surprise, puisque cette comédie romantique pleine de fantaisie et de légèreté s'avère être charmante et dynamique, avec une distribution impeccable, des leads qui ont une jolie alchimie, des rebondissements, et une citation de Conan le Barbare en prime. Très agréable.

4.25/6 

Le Père Noël prend sa retraite (My Santa) :

Une mère célibataire tombe amoureuse du Santa du centre commercial, un jeune Santa qui s'avère être le fils du véritable Père Noël...

Un téléfilm ION TV particulièrement mauvais sur tous les plans : enchaînement de clichés et de dialogues en carton, écriture pataude, interprétation médiocre et surjouée de tout le monde (de la lead aux seconds rôles, en passant par tous les figurants), réalisation à l'identique, direction d'acteurs inexistante... bref, ION TV continue de prouver qu'elle est le discount des chaînes de tv à Noël, avec une incapacité chronique à développer autre chose qu'un projet médiocre et fauché.

1/6

L'Invité de Noël (The Most Wonderful Time Of The Year) :

Une businesswoman mère célibataire dépassée par les fêtes de fin d'année retrouve goût à Noël lorsque son oncle Ralph débarque à la maison en compagnie d'un jeune chef séduisant rencontré à l'aéroport...

Léger facepalm devant ce globe-trotter séduisant, charismatique, doux, attentionné, talentueux, etc... qui se remet en question parce qu'à 30 ans il ne s'est pas encore posé et n'a pas de famille... mais heureusement, le reste de ce téléfilm Hallmark s'avère une surprise agréable, qui ne se prend pas trop au sérieux, et avec une distribution principale qui fonctionne très bien ensemble. Au final, rien d'exceptionnel ou de particulièrement excellent, mais un film qui se regarde tranquillement néanmoins, et est même assez sympathique.

3.5/6

Le Noël Rêvé d'Angela/Boule de Neige (Snowglobe) :

Une jeune bouchère-charcutière italo-cubaine à la famille envahissante reçoit une boule à neige mystérieuse et, chaque nuit, se retrouve plongée dans le monde parfait et enneigé de la boule, où elle trouve l'amour et la magie de Noël qui lui manquait...

Je... hum. J'aime bien l'actrice principale, Christina Milian. À vrai dire, j'aime bien toute la distribution, composée d'acteurs et d'actrices sympathiques (Milian, Karpluk, Cooke, Keeslar, Willes), et au vu du pitch original, je m'attendais à apprécier ce téléfilm ABC Family... mais dès le premier quart d'heure, on comprend rapidement que ça ne va pas être possible. On a le choix entre des scènes familiales insupportables dans le monde réel, et un monde imaginaire toc, volontairement très Stepford Wives, où les personnages ne sont qu'archétypes en carton. Le tout, saupoudré d'une romance assez cousue de fil blanc avec Josh Cooke, en parallèle des scènes familiales du monde réel. Autant dire qu'on passe de Charybde en Scylla, avec des scènes sans réel poids, une héroïne indécise et peu passionnante, et un récit patchwork assez mal structuré. Dommage.

2/6 pour la distribution.

Le Noël Rêvé de Megan (A Snow Globe Christmas) :

Une scénariste-productrice de tv débordée, sarcastique et cynique de téléfilms sirupeux et romantiques de Noël se réveille, après un choc à la tête, mariée, mère de deux enfants, dans un petit village idyllique et couvert de neige, semblable à celui contenu dans la boule à neige qu'elle tenait lors de l'accident...

Zéro originalité dans ce téléfilm Asylum produit pour Lifetime : on pense à It's A Wonderful Life, à The Family Man, et à d'innombrables autres téléfilms festifs de la tv américaine... en tête desquels le Snowglobe de Christina Milian. Une Christina Milian qui, coïncidence (?), apparaît ici aussi, dans le rôle d'un ange gardien malicieux.

Bref, ce n'est pas dans le scénario qu'il faut chercher quoi que ce soit ; d'ailleurs, à vrai dire, tout ce téléfilm semble resté au stade du premier jet : premier jet de scénario, avec un script au rythme hésitant et saccadé, et des personnages à l'épaisseur d'un papier à cigarettes, mais aussi premier jet de réalisation et de direction d'acteurs, avec une distribution qui surjoue légèrement pendant tout le métrage, et des réactions qui auraient mérité une deuxième prise plus subtile.

Et pourtant, le tout parvient à être dynamique, et même par moments assez amusant à regarder : principalement grâce à l'abattage d'Alicia Witt (en mode sarcastique méta) et de Donald Faison, qui forment un couple mixte (premier bon point) à la répartie amusante, et aux échanges assez crédibles et réjouissants (que des bons points !). Ça ne fait pas de ce téléfilm un chef d'oeuvre, mais en l'état, c'est assez regardable.

3.25/6

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Christmas Yulefest 2013 - 37 - Un Amour de Noël (2004), Un Amour de Noël II (2005), Un Orage de Printemps (2009), Un Noël à New York (2005), Des Fantômes pour Noël (2004) & Un Noël Trop Cool (2004)

Publié le 2 Janvier 2014 par Lurdo dans Yulefest, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Christmas, Comédie, Romance, Fantastique, Hallmark, Lifetime

La Nouvelle Année est là, et comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant tout le mois précédant les fêtes de fin d'année, et ce jusqu'à la fin des Douze Jours de Noël...

Un Amour de Noël (Single Santa Seeks Mrs. Claus) :

Pour prendre la succession de son père, le fils de Santa Claus doit trouver une femme au plus vite, et son choix se porte sur une mère célibataire businesswoman surbookée...

Un téléfilm Hallmark assez paradoxal, car typiquement le genre d'histoire qui mettrait habituellement en scène un jeune homme de 25 ans dans le rôle du fils de Santa. Sauf que là, non seulement Steve Guttenberg est un quadragénaire avancé, mais en plus il amène avec lui toute une aura d'acteur sarcastique et moqueur, qui fait que le récit est particulièrement difficile à prendre au sérieux.

Sans même mentionner, par moments, assez bizarre lorsque Guttenberg s'adresse aux enfants avec une voix sucrée, un rire forcé, et un sourire dont la sincérité n'est jamais évidente... on se demande par moments si c'est Santa, ou bien un personnage aux desseins plus discutables.

Après, au niveau de la comédie romantique, c'est balisé, convenu, terne, illustré par une musique fauchée, et Guttenberg n'a pas grande alchimie avec Crystal Bernard, par ailleurs affublée d'une perruque assez moche. Bref, le tout ressemble à un téléfilm raté des années 80 plutôt qu'à un téléfilm de 2004 repompant The Santa Clause 2, et hormis Armin Shimerman sous-utilisé en majordome, ça ne vaut pas grand chose.

2/6

Un Amour de Noël II (Meet The Santas) :

On prend les mêmes, et on recommence, avec cette fois-ci les préparatifs de mariage de Santa et de sa fiancée, à Noël.

La suite du téléfilm Hallmark précédent, tournée un an plus tard, et repompant gentiment Meet The Fockers, sorti en 2004. Nettement plus insipide et insupportable que le premier volet ; je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout, et j'ai abandonné un peu après avoir passé la première moitié du métrage. Sans regrets.

1/6

Un Orage de Printemps (The National Tree) :

Un père et son fils traversent les USA au volant d'un camion transportant l'un de leurs sapins de Noël, choisi pour être planté devant la Maison Blanche...

Un téléfilm Hallmark gentillet avec Kari Matchett et Andrew McCarthy, qui met de côté la comédie romantique sirupeuse de rigueur dans les films de ce genre, pour se contenter d'adapter en 85 minutes une histoire de roadtrip honnête et sincère, malgré quelques péripéties un peu too much (l'incendie, avec les stock shots de feux de forêt, c'est assez moyen).

3/6 

Un Noël à New York (Silver Bells - 2005) : 

Un ado rebelle las de la ferme de sapins de son père veuf décide de fuguer jusqu'à New-York, pour y faire des études et mener une nouvelle vie... là, il reçoit l'assistance d'une employée de musée veuve, qui va bientôt faire la connaissance du père furieux et inquiet.

Un téléfilm Hallmark avec Anne Heche et Tate Donovan, assez longuet, bourré de pathos épuisant, et fortement déséquilibré en faveur du drame, ce qui le rend tout simplement très peu intéressant.

1.5/6

Des Fantômes pour Noël (Karroll's Christmas) :

Traumatisé après avoir été plaqué par sa petite amie à Noël, des années plus tôt, Allen Karroll, concepteur de cartes de voeux pour un patron ronchon, passe des fêtes de Noël misérables... mais il reçoit bientôt la visite de Jacob Marley (un parent de Bob), et de trois fantômes... qui se sont tous trompés d'adresse.

Relecture comique et pas très politiquement correcte du Christmas Carol de Dickens, diffusée en 2004 sur la chaîne A&E (puis sur Hallmark), avec Tom Everett Scott, Verne Troyer, et Alanna Ubach, entre autres.

Amusant et rythmé, malgré des personnages aux réactions toutes plus improbables et caricaturales les unes que les autres, et un synthé joliment foireux en guise de musique pour l'orchestre en représentation. 

3.75/6 

Un Noël Trop Cool (A Very Cool Christmas) :

Une ado égoïste et fashion victim refuse de passer les fêtes de Noël en famille... jusqu'à ce qu'elle croise le chemin d'un Santa miteux, qui a perdu son mojo : c'est l'heure d'un relooking radical, pour moderniser le Père Noël !

Un téléfilm sympathique comme tout, qui existe en deux versions, une ("Too Cool For Christmas") avec un couple gay dans le rôle des parents de l'adolescente, et l'autre ("A Very Cool Christmas") avec un couple hétéro ; c'est cette dernière version qui a été diffusée sur Lifetime, forcément.

Et donc, une bonne surprise, qui se transforme rapidement en buddy comedy, avec son Père Noël distingué, et son adolescente tout droit sortie de Clueless, qui forment un duo très convaincant (et amusant). Seul vrai bémol, l'intrigue secondaire à base de garde de sécurité psychotique, beaucoup trop caricaturale et outrée. Néanmoins, le tout reste très attachant, et peu politiquement correct.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #42 : Adult World (2013)

Publié le 25 Août 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Adult World :

Amy (Emma Roberts) est une jeune étudiante en poésie idéaliste, maladroite et immature, qui cherche la renommée internationale ; pour subvenir à ses besoins, elle prend un job dans un sexshop, et essaie de convaincre un poète célèbre et taciturne (John Cusack) de lui servir de mentor...

Une comédie dramatique indépendante qui ne sait sur quel pied danser.

D'un côté, ça semble se vouloir une satire des rêves idiots, prétentieux et improbables d'une jeune femme immature, qui agit comme si elle avait douze ans, et dont les pensées risibles et les réactions over-the-top font qu'on ne peut que se moquer d'elle tout du long ; et de l'autre, ça prend le parcours de la demoiselle beaucoup trop au sérieux, enchaînant les clichés, les grosses ficelles narratives évidentes, et les caractérisations bancales, au point de la rendre tout simplement insupportable, en dépit du côté naturellement attachant d'Emma Roberts, avec son nez constamment rougi par le froid.

Particulièrement bancal, donc, et hésitant constamment entre deux points de vue radicalement opposés sur une même histoire.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #50 : Deuxième Chance à Brooklyn (2014)

Publié le 5 Septembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Deuxième Chance à Brooklyn (The Angriest Man in Brooklyn) :

Henry Altmann (Robin Williams), perpétuellement furieux et incontrôlable, découvre un beau jour qu'il ne lui reste que quatre-vingt dix minutes à vivre, avant qu'un anévrisme ne le tue ; il décide alors de tout quitter, pour errer en ville et tenter de mettre de l'ordre dans ses affaires avant de quitter ce monde...

Une comédie dramatique sur la maladie, le deuil, et les regrets, malheureusement pas très maîtrisée : la faute à un réalisateur et un script qui laissent tout le monde en roue libre, ce qui est assez rédhibitoire lorsque Robin Williams est dans le film.

Pour chaque moment touchant et mélancolique, il y a ainsi quatre ou cinq scènes de personnages beuglant dans tous les sens, ou des voix offs inutiles et superflues. Dommage, notamment parce que Mila Kunis et Robin Williams sont capables de bien plus subtil.

1.5/6

 

(EDIT : et quel dommage aussi que ce métrage assez faiblard soit l'un des derniers de Robin Williams, décédé après l'écriture de cette mini-review ; dommage, et aussi assez doux-amer, compte-tenu du sujet du film... Williams méritait tout de même une sortie de scène plus mémorable.)

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Un film, un jour (ou presque) #52 : Beaucoup de Bruit pour Rien (Much Ado About Nothing - 2012)

Publié le 9 Septembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Beaucoup de Bruit pour Rien (Much Ado About Nothing) :

Une adaptation moderne de la pièce de William Shakespeare, par Joss Whedon, et avec bon nombre d'acteurs habitués des oeuvres du scénariste (Amy Acker, Nathan Fillion, Alexis Denisof, Clark Gregg, Fran Kraz, etc)...

Une comédie filmée en noir et blanc (pourquoi ? Parce que Whedon est un auteur, pardi ! *soupir*) et qui suit assez fidèlement la pièce originale, en changeant quelques détails ici ou là, mais en reprenant tous les dialogues tels qu'écrits à l'époque. En l'état, c'est assez inégal : le contraste entre la langue soutenue, le noir et blanc, l'interprétation moderne, et la réalisation assez plate rend souvent le tout assez laborieux pour un spectateur peu habitué à du Shakespeare in the text. Sans compter qu'il y a un certain manque de punch dans le produit fini, avec son illustration musicale très particulière et branchée...

Je ne note pas, vu que j'ai plus ou moins décroché à plusieurs moments, même avec des sous-titres vo ou vf pour aider...

?/6

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Un film, un jour (ou presque) #54 : The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros (The Amazing Spider-Man 2 - 2014)

Publié le 12 Septembre 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Comédie, Fantastique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un Héros (The Amazing Spider-Man 2) :

Après avoir vaincu le Lézard, Spider-Man (Andrew Garfield) est désormais la coqueluche de New York, et tente de concilier vie privée et vie de superhéros avec la belle Gwen Stacy (Emma Stone). Une tâche d'autant plus compliquée que le voilà désormais confronté à Electro (Jamie Foxx), que son ami d'enfance Harry Osborn (Dane DeHaan) revient en ville, malade, et que le passé de son père le hante toujours autant...

Ce film est assez problématique... d'un côté, ça fonctionne, Spidey est fidèle à son incarnation papier, vanneur mais pas trop, les acteurs sont à l'aise, et la réal moins appliquée (dans le mauvais sens du terme) que dans le 1... et de l'autre, c'est un vrai bordel.

On oscille constamment entre Spider-Man 3 (trop de maychants, trop d'affrontements en CGI de personnages en CGI dans des environnements en CGI, le tout made in Sony et donc peu convaincant, émo-Parker plus préoccupé par ses sentiments et ses parents que par les maychants), les Batman de Joel Schumacher (Jamie Foxx ; le Docteur Kafka, énorme WTF ambulant ; Rhino malgré son temps de présence ultra-limité), et un blockbuster lambda : mal rythmé, à l'écriture pataude et transparente (le discours de promo de Gwen, qui téléphone littéralement la fin du film), au toutéliage absolument forcé et inutile (qui effectivement fait de Parker le seul être destiné à être un héros), à l'illustration musicale nettement plus agaçante à l'écran que sur cd (le thème de Spidey répété en boucle, ça va cinq minutes ; les murmures nu-metal d'Electro qui surviennent avant même qu'il ne pête un plomb, ou que Spidey ne le trahisse ; la baston finale qui se transforme en concert de musique électro-dubstep quand chaque éclair envoyé par Electro devient un accord musical de la béo), aux CGI inégaux (nan mais le Rhino, à la fin, laule) et aux personnages à la caractérisation improbable (on passera sur Parker, qui préfère voir son ami d'enfance mourir plutôt que de prendre le risque infime qu'il mute mais reste en vie ; Gwen est gentiment agaçante par moments ; les bad guys sont caricaturaux au possible).

Bref, c'est un beau bordel.

2.5/6

 

Mise à jour du 15/08/2016 :

Presque deux ans après cette première critique, j'ai redonné une chance au métrage, histoire de voir si le souvenir médiocre que j'en avais était vraiment justifié. Et finalement, je pense que je vais remonter un peu sa note.

Attention, ça ne change pas les innombrables défauts du métrage, déjà cités ci-dessus de manière à peu près aussi brouillonne que le film n'a été écrit. AS2 reste en effet un métrage qui tente d'accomplir et de condenser en 2h20 l'équivalent d'au moins trois long-métrages distincts, si ce n'est plus : la genèse du Goblin et des Sinister 7, le drame d'Electro, les mystères du père de Parker, le fantôme du père de Gwen qui hante l'esprit de Peter, la relation de Peter et de Gwen qui passe par tous les stades - amour, dispute, rupture, réconciliation, amour, deuil - en l'espace d'un film, etc.

Les thématiques intrinsèques sont là, mais comme souvent chez Kurtzman & Orci, elles sont noyées dans le chaos d'un scénario à la structure incontrôlée. Ce qui, en retour, fait que chaque moment fort, chaque point important (que ce soit la vie de couple de Parker, la transformation des méchants, la mort de Gwen, la décision de Peter de ne pas aider Harry, l'exil volontaire final de Parker, etc), est assez baclé et précipité, sans la moindre subtilité, et perd tout son poids.

D'autant plus dommage que Stone et Garfield ont, forcément, une excellente alchimie, et que ce Peter Parker/Spidey, s'il apparaît encore régulièrement comme un peu trop arrogant et sarcastique dans ses vannes, est finalement assez convaincant.

Idem pour les effets visuels : ce costume de Spidey est globalement assez réussi, et parfaitement maîtrisé par les équipes d'effets spéciaux.

Ce qui donne au personnage de Spider-man une texture et un réalisme constant, même lorsqu'il est remplacé par une doublure numérique... et aide à maintenir l'intérêt du spectateur dans un tout numérique inégal qui finit presque par remplacer à un dessin animé.

En somme, cet AS2 est trop long, baclé, brouillon, et déborde jusqu'à la gueule de notions et de scènes inutiles... et pourtant, ponctuellement, pendant dix minutes çà ou là, ça fonctionne, et on a l'impression de regarder un vrai Spider-man. Dommage qu'il faille cependant éliminer énormément de "gras" autour pour arriver à quelque chose de bon...

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #38 : Hercules (2014)

Publié le 19 Août 2014 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Action, Aventure, Histoire, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Hercule (Hercules) :

Hercule (The Rock), un mercenaire prêt à tout pour gagner un peu d'or aux côtés de sa bande de guerriers, est embauché par le Seigneur Cotys (John Hurt) pour entraîner les troupes de Thrace en vue d'un conflit armé contre un général ennemi... mais la destinée du demi-dieu le rattrape bien vite.

Une version révisionniste du personnage d'Hercule, qui se veut clairement iconoclaste et réaliste, en faisant du demi-dieu un homme moralement faible, tourmenté, et en proie à des hallucinations. Pourquoi pas, après tout : c'est un postulat de départ comme un autre, et une relecture potentiellement intéressante... mais malheureusement, plus que de rehausser l'intérêt du récit, cette approche le flingue totalement.

Car sous la caméra de Brett Rattner, la Grèce surnaturelle d'Hercule se transforme en monde terre à terre, terne et sombre, à la musique quelconque, au rendu gentiment fauché, au rythme pépère, et sans le moindre souffle épique. Les seules scènes qui font illusion dans le métrage sont les deux grosses scènes de bataille, malheureusement trop courtes, et un peu plombées par des effets spéciaux très inégaux.

Reste alors la distribution, Dwayne Johnson en tête, qui fait de son mieux avec un script prévisible, plat, et des personnages peu développés.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #72 : Une Semaine Ordinaire (2014)

Publié le 24 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Romance, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Une Semaine Ordinaire (The Longest Week) :

Riche héritier désoeuvré, Conrad Valmont (Jason Bateman) passe ses journées dans l'immense hôtel particulier de ses parents, à Manhattan... jusqu'au jour où, en l'espace d'une même semaine, il est expulsé, déshérité, et tombe amoureux.

Une comédie romantique assez volontairement décalée et stylisée, pas loin d'un Wes Anderson hipster/bourgeois mâtiné de Woody Allen, et à l'ambition démesurée.

Ça se veut en effet la satire d'un univers pseudo-intellectuel, où évoluent des personnages creux, pompeux et prétentieux, mais malheureusement, ça n'a ni le décalage nécessaire pour amener le public dans cette satire, ni l'humour suffisant pour la rendre intéressante.

Résultat, il se dégage du métrage une atmosphère forcée et antipathique, et rien ne permet au spectateur d'éprouver le moindre intérêt pour ces pantins friqués (pourtant interprétés par des acteurs sympathiques) qui ont des problèmes de coeur. Assez agaçant.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #56 : L'interview qui tue ! (2014)

Publié le 2 Février 2015 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

L'interview qui tue ! (The Interview) :

Présentateur-interviewer vedette américain, Dave Skylark (James Franco) et son producteur Aaron Rapaport (Seth Rogen) sont invités par Kim Jong Un (Randall Park), le dictateur à la tête de la Corée du Nord, pour tourner une interview exclusive avec lui. Mais la CIA a d'autres plans, et demande au duo d'empoisonner le leader nord-coréen...

Faisons abstraction de toute la polémique de Décembre dernier, et concentrons-nous sur le film en lui-même : en valait-il la peine ? Et la réponse est simple et directe : non.

Non seulement ce métrage se traîne gentiment, avec une durée de près de deux heures, un rythme irrégulier, et un manque cruel de réels gags marquants ou hilarants, mais le vrai problème à mes yeux, c'est surtout James Franco en roue totalement libre, qui surjoue comme ce n'est pas permis, en face d'un Seth Rogen qui est contraint de jouer les straight-men.

Cela dit, ce n'est pas un échec total, puisque par moments, la satire est bien vue, que Randall Park est excellent, et que les vingt dernières minutes partent dans un délire de violence non-sensique et improbable qui finit par être assez fun.

3/6

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Halloween Novembrrrfest 2014 - 44 - Gallows Hill (aka The Damned - 2014), Evil Feed (2013), Delivery : The Beast Within (2013) & Maximum Overdrive (1986)

Publié le 14 Novembre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Drame, Action, Comédie, Canada, Found Footage

Halloween s'en est allé, et l'heure est venue, pour le blog des Téléphages Anonymes, de conclure l'Oktorrorfest 2014, un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Gallows Hill/The Damned :

David Reynolds (Peter Facinelli), jeune veuf américain, part pour Bogota en compagnie de sa fiancée (Sophia Myles) pour y retrouver sa fille biologique, Jill (Nathalia Ramos). Mais après une panne de voiture sur le chemin du retour, ils sont contraints de se réfugier dans une auberge isolée, où ils découvrent bien vite que le propriétaire des lieux garde une jeune fille enfermée dans la cave. N'écoutant que leur conscience, ils décident de libérer celle-ci...

Un film de possession que j'ai tout simplement détesté de bout en bout : ça se veut atmosphérique, original, avec un antagoniste démoniaque qui passe de corps en corps à chaque décès de son porteur... mais en fait, c'est plat, soporifique, cliché, et sans la moindre atmosphère ou le moindre suspense.

Pire : les personnages sont tous à baffer, soit totalement transparents, soit stupides et irritants, avec en prime une post-synchro bancale dans la première demi-heure.

Bref, on oublie vite fait, et on lui met la note de 1/6 pour le rendu visuel, tout de même assez travaillé.

Evil Feed :

Pour retrouver un proche, un groupe de jeunes artistes martiaux infiltre un tournoi clandestin, où le perdant de chaque combat est découpé en morceaux, et servi dans les assiettes d'un restaurant chinois très spécial...

Une action-comédie horrifique indépendante canadienne, qui a pour principal atout d'être dynamique, généreuse sur le gore, et surtout de ne pas se prendre au sérieux.

Ça fait des vannes volontairement pourries, ça donne dans les clins d'oeil débiles, les scènes improbables, les personnages nawaks et la nudité gratuite, le tout au milieu de combats plutôt bien foutus pour le budget limité du film.

Bref, c'est caricatural, très stylisé, et pas très fin, mais c'est plutôt fun. Quel dommage alors que le métrage souffre d'un rendu visuel si sombre que ça ne peut qu'être un moyen de cacher la misère... et ça marche, mais au prix de certaines scènes tellement obscures qu'on n'y voit plus grand chose.

3.5/6

Delivery - The Beast Within :

Après des mois d'essais infructueux, Kyle (Danny Barclay) & Rachel (Laurel Vail) apprennent qu'ils attendent enfin un enfant, et ce devant les caméras de télévision de l'émission de tv-réalité qui les suit au quotidien ; mais après un semblant de fausse couche, il s'avère bien vite que l'enfant à naître n'est pas tout à fait humain...

Mwé. Un film d'horreur qui a été bien accueilli outre-Atlantique, mais qui me pose bien des problèmes. À la base, c'est Rosemary's Baby, ni plus, ni moins. Pas trop mal rythmé, avec des acteurs convaincants, et qui se regarde sans problème.... mais Rosemary's Baby néanmoins.

Sur ce canevas basique et franchement convenu se rajoute ensuite une couche de reality tv américaine, avec son générique, ses codes, son montage, etc. Et pour conclure, là-dessus se rajoute en plus une couche de documenteur dans le format found-footage, avec commentaires face caméra, angles de caméras infra-rouges/de surveillance, et compagnie.

Bref, c'est un véritable château de cartes que ce Delivery... un château de cartes qui finit par s'écrouler pour une simple raison : l'absence totale de peur ou de tension. On se contente de regarder le tout ultra-passivement tant tout est prévisible, on se dit que, peut-être, la fin du film va apporter quelque chose de frappant ou de spectaculaire, et lorsqu'arrive la fin en question, minimaliste, catapultée, et un peu gratuite, on se demande si tout cela en valait bien la peine.

Pas vraiment, en fait.

2.25/6

Maximum Overdrive :

Alors que la Terre passe pendant huit jours dans la queue d'une comète mystérieuse, toutes les machines, des plus petites aux plus grandes, prennent vie tout autour du globe, bien décidés à exterminer l'humanité ; un groupe de survivants doit ainsi réussir à échapper à une horde de 38 tonnes meurtriers qui les encercle...

Un nanard de compétition écrit, réalisé et brièvement interprété par Stephen King lui-même, qui adapte ainsi une de ses brèves nouvelles au cinéma... malheureusement, plutôt que d'opter pour le suspense ou l'horreur, il choisit la pantalonnade lourdingue, inconsistante (il n'y a aucune logique dans ce qui est "possédé" ou non), et assez plate, avec pas mal d'humour noir (ou plutôt grisâtre, tant ça reste inoffensif), des personnages transparents et/ou insupportablement surjoués (Yeardley Smith est à baffer), et une musique d'AC/DC qui détonne gentiment.

Ce film n'est jamais autre chose que fatigant et stupide (zéro ambiance, zéro suspense, zéro frisson, zéro rire) : j'ai envie de dire que c'est un flop joliment retentissant, d'autant que les camions meurtriers et autres véhicules possédés, on en a fait le tour en mieux, ailleurs, y compris à la télévision, puisque Trucks : les Camions de l'Enfer réadapte en 1997 la même nouvelle de King (en déjà un peu plus sérieux)...

1/6

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Christmas Yulefest 2014 - 13 - Un Foutu Conte de Noël (2014)

Publié le 7 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Foutu Conte de Noël (A Merry Friggin' Christmas) :

Boyd Mitchler (Joel McHale) et sa famille vont passer Noël chez leurs proches, un clan d'individus tous plus excentriques les uns que les autres. Lorsqu'il réalise qu'il a laissé les cadeaux de son fils à la maison, Boyd reprend la route en compagnie de son père Mitch (Robin Williams), un homme particulièrement acariâtre et râleur, avec qui il ne s'entend pas...

Une distribution attachante et prometteuse, entre Williams, McHale, Candice Bergen, Bebe Wood, Lauren Graham, et compagnie, mais un film qui enchaîne les clichés de la dramédie indépendante, sans être jamais particulièrement drôle ou touchant.

La faute à une écriture un peu pataude, à des personnages trop décalés et improbables, et à une trame prévisible dans son déroulement.

Qui plus est, entre ce film et The Angriest Man In Brooklyn, Robin Williams continue dans les rôles sombres et résignés, ce qui, compte tenu de sa fin tragique, n'aide pas vraiment à apprécier son personnage de père indigne alcoolique et dépressif...

2/6

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Christmas Yulefest 2014 - 37 - Le Père Noël est tombé sur la tête (2012)

Publié le 19 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, Lifetime

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Le Père Noël est tombé sur la tête (The Real St. Nick) :

Kate (Torrey DeVitto), une jeune psychiatre, prend en charge un nouveau patient, Nick (Callard Harris), un séduisant inconnu, amnésique persuadé d'être le Père Noël. Bien vite, ce dernier commence à changer le quotidien des patients de l'hôpital, tout en suscitant l'hostilité de Spaulding (Matt Felker), un médecin arrogant et égocentrique.

Un téléfilm Lifetime un peu brouillon, vaguement inspiré de Vol au-dessus d'un nid de coucous, et ce de manière assumée, puisque l'un des personnages internés se prend pour Jack Nicholson.

La distribution n'est pas désagréable, mais malheureusement, le tout est un peu trop surjoué, un peu trop caricatural, bref, un peu too much pour vraiment convaincre.

Pour résumer : un téléfilm prévisible, pas vraiment passionnant, et qui perd (malheu-reusement pour moi, puisque c'est ainsi que je l'ai vu) énormément de son intérêt en VF.

2/6

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Christmas Yulefest 2014 - 41 - La Hotte Magique (1986)

Publié le 21 Décembre 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Fantastique, Jeunesse, Disney, Télévision

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Hotte Magique (The Christmas Star) :

Faux-monnayeur détenu au pénitencier, Horace McNickle (Edward Asner) parvient à s'évader juste avant Noël en se déguisant en Père Noël. En cavale, il croise le chemin de deux enfants qui le prennent pour le vrai Santa Claus, et il décide de profiter de leur aide pour mettre la main sur le magot caché avant son incarcération. Mais progressivement, les deux enfants commencent à adoucir le caractère bougon de l'ex-prisonnier...

Un vieux téléfilm Disney que j'avais déjà vu à plusieurs reprises durant mon enfance, mais qui m'avait très peu marqué.

En le revoyant aujourd'hui, il n'est pas trop compliqué de comprendre pourquoi : ça a beau être plein de visages familiers, le tout reste assez quelconque, et manque franchement de punch... jusqu'à ce que le script, dans son dernier quart, décide soudain de nous refaire brièvement Un Chant de Noël (Scrooge visité par les fantômes du passé, et changeant radicalement d'attitude en conséquence), en passant par le Pôle Express (le train magique sorti de nulle part).

L'espace de quelques minutes, le film devient plus sombre et effrayant, et ça fonctionne très bien, suffisamment, en tout cas, pour amener la happy end du film.

Reste que le tout reste assez anecdotique, donc

2.75/6

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