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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Blog Update ! - Août 2018 (deuxième quinzaine) & Septembre 2018

Publié le 28 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Les bilans de Lurdo, Update, Télévision

Après un Mois Français des plus médiocres, la rentrée a été chargée sur le blog des Téléphages Anonymes, avec beaucoup de sorties au cinéma et en vidéo...

#806 : Tag (2018) - 3.5/6

#807 : Mariage à Long Island (2018) - 1.75/6

#808 : The Problem With Apu (2017) - 2.5/6

#809 : Forgetting the Girl (2012) - 3.5/6

#810 : Liberation Day (2016) - 4.25/6

#811 : Dernier été à Staten Island (2015) - 3.25/6

#812 : Ant-Man & La Guêpe (2018) - 4/6

#813 : Vinyl (2012) - 3/6

#814 : Mission Impossible 6 - Fallout (2018) - 3.75/6

#815 : Skyscraper (2018) - 2.5/6

#816 : Living on a Razor's Edge - The Scott Hall Story (2016) - 4.25/6

#817 : Intramural (aka Balls Out - 2014) - 1.5/6

#818 : Ma Mère et Moi (2015) - 3.25/6

#819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016) - 2.25/6

#820 : Our Brand is Crisis (2005) - 3/6

#821 : Que le Meilleur Gagne (2015) - 3.5/6

#822 : Sahara (2017) - 2.5/6

#823 : L'Espion qui m'a larguée (2018) - 2.5/6

#824 : Walk Like a Panther (2018) - 2/6

#825 : Solo - A Star Wars Story (2018) - 2.5/6

#826 : iBoy (2016) - 3/6

#827 : Pourquoi J'ai Pas Mangé mon Père (2015) - 2.5/6

#828 : The Big Show - A Giant's World & Signature Sounds - The Music of WWE - 4.25/6 & 2/6

#829 : Step Sisters (2018) - 3/6

#830 : Carnage chez les Puppets (2018) - 2.25/6

#831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017) - 4/6

#832 : Little Bitches (2018) - 2/6

#833 : Teen Titans Go ! To The Movies (2018) - 4.25/6

#834 : Chasseuse de Géants (2017) - 2.5/6

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# Grand écran :

Ce mois-ci, pas de grandes variations au niveau des notes : pas de chef d’œuvre, pas de daube intégrale, mais une majorité de films se situant autour de la moyenne, soit par manque d'originalité, ou par manque d'inspiration.

Au niveau comédie, notamment, le bilan est très quelconque, et peu mémorable. Mais même des films encensés par la critique (comme le dernier Mission Impossible) sont en fait bourrés d'imperfections... des imperfections, heureusement, loin d'être rédhibitoires.

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- Film du mois :

Si l'on excepte les documentaires (très bonne surprise que le Liberation Day de Laibach), pas de film se démarquant vraiment de la moyenne, si ce n'est Ant-Man et la Guêpe, un Marvel mineur mais néanmoins sympathique, et le très amusant Teen Titans Go ! To The Movies, une sorte de Deadpool tous publics, décalé et dans la continuité directe de la série.

- Flop du mois :

L'un des films du mois est un Disney (-Marvel), et donc, très logiquement, le flop du mois est lui aussi un Disney (-Lucasfilm), à savoir Solo - A Star Wars Story.

Certes, dans l'absolu, j'ai vu pire, ce mois-ci, et certains films ont des notes plus faibles (notamment le dernier Sandler), mais en regard des attentes et du minimum syndical attendu d'un film estampillé Star Wars, Solo se vautre lamentablement et mérite le titre : c'est mou, c'est visuellement très terne et laid, et surtout, c'est totalement inutile. Un film que personne ne réclamait, et qui ne sert à rien...

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# Petit écran :

Une rentrée placée sous les signes de la comédie et des drames historiques, avec d'un côté plusieurs sitcoms déjantées, plus ou moins réussies (Ryan Hansen Solves Crimes on Tv, Let's Get Physical, Corporate, Wrecked, Trial and Error, Selfie, LA to Vegas), et de l'autre, des séries en costume, comme Picnic at Hanging Rock, Howard's End, ou encore Tutankhamun : trois mini-séries globalement peu convaincantes, principalement à cause de problèmes d'écriture et d'adaptation.

Sans oublier la saison 8 de Dexter, chroniquée ici très tardivement (en même temps, vu le niveau du programme...), et la saison 1 de Youth & Consequences, un teen-drama assez générique made in YouTube.

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# À venir :

Dès demain, comme tous les ans, l'Halloween Oktorrorfest 2018 commence sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme, chaque jour, plusieurs critiques de films d'horreur et de films fantastiques, très appropriés à la période de la Toussaint qui approche, et le week-end, des séries du même acabit.

Et, pour commencer ce marathon de l'horreur,  quelques séries anglaises (Inside N°9, The League of Gentlemen), quelques vers géants (Tremors 6 et la série télévisée), de la science-fiction horrifique bancale (Flatliners, The Cloverfield Paradox), et bien plus encore !

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #1052 : MOIS AVENTURE - La Recherche des Dieux (1975)

Publié le 1 Septembre 2019 par Lurdo dans Aventure, Critiques éclair, Review, Science-Fiction, Histoire, Thriller, Télévision, ABC

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

La Recherche des Dieux (Search for the Gods - 1975) :

Après une rencontre fortuite avec un vieil indien mourant, Shan Mullins (Kurt Russell), petit arnaqueur, et Willie Longfellow (Stephen McHattie), deux hommes venant de se rencontrer en garde à vue, tentent de retrouver Genera Juantez (Victoria Racimo), la petite-fille du vieil indien, pour lui remettre un médaillon ayant appartenu à son grand-père. Mais rapidement, ils comprennent que de sinistres criminels traquent l'objet, un objet qui pourrait bien bouleverser l'histoire de l'humanité à jamais...

Téléfilm pilote d'une série télévisée qui ne vit jamais le jour, Search for the Gods a été produit pour ABC alors même que la folie Von Däniken battait son plein, et que l'hypothèse des anciens astronautes acquérait ses lettres de noblesse dans la culture populaire.

Ici, cependant, le métrage de plus de 90 minutes passe plus de temps à flirter avec le shamanisme, les expérimentations à base de peyote et autres drogues hallucinogènes, et la spiritualité indienne, qu'avec des extraterrestres, de l'aventure ou des reliques étranges. Tout au plus a-t-on droit à l'ouverture d'une tombe oubliée, à la toute fin, avec sa momie et sa pièce d'un médaillon, cassé en neuf parties éparpillées aux quatre coins du globe et qui, une fois réunies, pourraient révéler un secret improbable venant d'outre-espace.

En soi, pourquoi pas, et bien produite, une telle série pourrait être intéressante, d'autant que Kurt Russell et McHattie sont de bons acteurs (Victoria Racimo, nettement moins, mais elle est évacuée à la fin de l'épisode pour permettre la mise en place d'un postulat façon road movie, très populaire à l'époque). Mais là, on comprend vite pourquoi une série n'a pas vu le jour : c'est assez mollasson, pas très intéressant, et comme bon nombre de pilotes, c'est énormément d'exposition et de mise en place pour une suite qui ne viendra jamais.

C'est donc forcément très frustrant, même si la manière assez respectueuse dont la culture indienne est traitée rassure un peu, et que le tout aurait pu donner lieu à un proto-X-files pas désagréable.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1093 : The Oath (2018)

Publié le 28 Novembre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Review, Thriller, USA, Thanksgiving

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Oath :

Dans un monde où la politique ultra-partisane divise les USA, le Président a laissé jusqu'au Black Friday à ses concitoyens pour signer le Serment du Patriote, une déclaration d’allégeance au gouvernement en place. Chris (Ike Barinholtz), progressiste et libéral accro aux informations en continu, et son épouse Kai (Tiffany Haddish) refusent fermement de le signer, et se préparent à accueillir leur famille (Jon Barinholtz, Meredith Hagner, Carrie Brownstein, Nora Dunn, Jay Duplass, Chris Ellis) pour Thanksgiving. Plus facile à dire qu'à faire, puisque cette dernière ne partage pas leurs opinions politiques, et que le repas de famille risque bien de dégénérer très rapidement...

Une comédie noire et dystopienne qui prend place dans un 2018 quasi-fictif, où la division politique est toujours plus importante, et où le Président des USA propose un "Serment" qui divise l'opinion publique.

En d'autres termes, une quasi-préquelle spirituelle à la franchise American Nightmare (le terme de "purge" est d'ailleurs mentionné, à un moment), traitée sur le ton de la satire grinçante et du thriller par un Ike Barinholtz (ancien de MadTV) dont c'est ici le premier film, en tant que scénariste et réalisateur.

Et honnêtement, ça se regarde assez bien, même si le trait est forcément assez appuyé et polarisant ; mais la distribution est plutôt bonne (d'ailleurs, le fait que Meredith Hagner soit dans le rôle d'une jeune femme antipathique et stridente m'arrange bien, vu le peu de sympathie que j'ai pour cette actrice), et la tension monte de manière satisfaisante tout au long du récit, jusqu'à culminer au bout de 50-60 minutes.

Ensuite, c'est plus compliqué : le film vire au thriller plus violent, avec kidnapping en prime, et commence à s'essouffler, malgré la présence amusante d'un John Cho blessé. Il se conclut alors par une pirouette façon deus ex machina, qui résout tout de manière un peu plate et décevante, et qui donne l'impression que le scénariste/réalisateur n'ose pas pousser ces idées jusqu'à leur conclusion naturelle, préférant botter en touche in extremis.

Au final, un premier essai pas désagréable, mais inégal, très ancré dans son époque de tournage et dans la présidence trumpienne, et qui ne tient pas totalement la distance. Bien essayé, cela dit.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2016 - 50 - Super Noël 3 : Méga Givré (2006)

Publié le 25 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Christmas, Yulefest, Noël, Review, Comédie, Jeunesse, Disney, Fantastique

Noël est là, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Super Noël 3 : Méga Givré (The Santa Clause 3 : The Escape Clause) :

À l'approche de Noël, et de la naissance de leur premier enfant, Scott (Tim Allen) et Carol (Elizabeth Mitchell) décident d'accueillir les parents de cette dernière (Alan Arkin & Ann Margret) au Pôle, tout en leur faisant croire qu'ils sont au Canada. En parallèle cependant, Jack Frost (Martin Short) manigance, las de voir Santa monopoliser toute l'attention des humains à l'approche de l'hiver : en acceptant d'aider Santa à accueillir ses beaux-parents au Pôle, il parvient ainsi à amener Scott à déclencher l'Escape Clause, une clause qui envoie dans un univers parallèle, et qui permet à Frost de prendre la place de Scott au poste de Père Noël...

Et là, forcément, c'est le drame. Plus de douze ans après la sortie du premier film, Disney décide de sortir le troisième opus d'une trilogie déjà bien en perte de vitesse et en panne d'idées... et très logiquement, les scénaristes ont recours au voyage temporel, et à la réalité alternative façon La Vie est Belle de Capra.

Rien de bien original, et surtout rien de très logique (l'Escape Clause amène beaucoup plus de problèmes de cohérence interne avec les deux premiers films, qu'elle n'en résout, et le voyage temporel en 1994 pose des problèmes de continuité), mais à la limite, ça aurait pu passer... si le script était maîtrisé.

Et là, malheureusement, ça ne tient pas la route : si le plus gros du film est dans la droite lignée du second épisode au niveau du ton, tout l'intérêt de cette Santa Clause 3 reposait sur l'utilisation de la Clause, et sur l'univers parallèle qui en découlait. Ce qui, dans le film, prend 15-20 minutes, tout compris. On a donc droit à 55 minutes de mise en place, suivie de 10-12 minutes d'univers alternatif + 5 minutes de voyage temporel en 1994 et de retour à la normale, avant de conclure avec 15 minutes de happy end précipité et de générique de fin.

On le comprend vite, le script a été bâclé et/ou charcuté au montage (même s'il est plus probable que les scénaristes aient été en pannes d'idées que le contraire, vu comment le film peine à atteindre les 90 minutes) et ce troisième opus donne perpétuellement l'impression d'un métrage fait pour permettre à Allen de s'amuser un peu avec Martin Short, et pour toucher un peu plus d'argent en finissant d'exploiter une franchise bien mal en point.

Ce qui est assez ironique avec le propos du film, puisque Frost y transforme Noël en fête bassement commerciale, clinquante et creuse... soit exactement ce que la production a fait de ce métrage fainéant, en pilotage automatique, tourné pour à peine 12M$ (soit la moitié du budget du premier film, et moins d'un cinquième de celui du second).

Une bien triste fin pour un univers qui aurait pu déboucher sur quelque chose de bien différent.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #899 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mariage Express (2006), Le Journal d'une Baby-Sitter (2006) & Confessions d'une Accro au Shopping (2009)

Publié le 17 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Romance

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Mariage Express (Wedding Daze/The Pleasure of Your Company/The Next Girl I See - 2006) :

Fou de chagrin après la mort de sa petite amie, un an plus tôt, pendant qu'il lui faisait sa demande en mariage, Anderson (Jason Biggs) décide, sur un coup de tête et pour que son meilleur ami cesse de l'inciter à se remettre en selle, de demander en mariage la première femme qui croise son chemin. À sa grande surprise, Katie (Isla Fischer), leur serveuse, accepte aussitôt...

Une comédie romantique délirante et déjantée écrite et réalisée par Michael Ian Black (de Stella et The State ; cf aussi They Came Together et bien entendu les Wet Hot American Summer), qui ne se prend pas un seul instant au sérieux, et déroule une galerie de personnages secondaires totalement déjantés, de Matador l'artiste de cirque russe au masque de Darth Vader, aux parents à la libido débordante, en passant par l'évadé de prison en short, et la Jewnicorn en peluche...

Énormément de visages familiers (Edward Herrmann, Chris Diamantopoulos, Joe Pantoliano, Rob Corddry, Michael Weston, etc, etc, etc), énormément de gags absurdes, un final délirant en prison, bref, on ne s'ennuie pas, Biggs est égal à lui-même, Isla Fischer toujours adorable, et le tout est éminemment sympathique, à défaut d'être forcément un chef d’œuvre du genre de la comédie romantique (car peut-être trop décalé pour vraiment fonctionner sur un plan sincère et sentimental).

4.5/6

Le Journal d'une Baby-Sitter (The Nanny Diaries - 2007) :

Jeune titulaire d'un diplôme d'anthropologie, Annie (Scarlett Johansson) tente de trouver un emploi correspondant à sa formation à New York... mais un coup du sort la fait rentrer au service d'une riche famille de la haute société (Paul Giamatti, Laura Linney), en tant que nounou à domicile du garçonnet de la famille. Et alors qu'elle tente de gérer cette carrière inattendue, dont elle ne connaît rien, voilà qu'elle rencontre un voisin séduisant (Chris Evans), auquel elle n'est pas insensible...

Une comédie sympathique, dont la composante romantique n'est qu'accessoire (mais qui place à nouveau Chris Evans et ScarJo ensemble, après The Perfect Score, et avant les Marvel), et qui adapte un roman écrit par deux ex-nounous ayant décidé de raconter leur quotidien au sein des familles de la haute-société new-yorkaise.

Alors certes, ce Journal d'une Baby-sitter s'est fait assassiner à sa sortie, pour cause de ton un peu trop donneur de leçons, d'approche "anthropologique" qui n'est pas tenue sur la durée, et pour ses personnages un peu trop caricaturaux et manichéens (Giamatti et Linney ne sont effectivement guère plus que des clichés ambulants) mais pour être totalement franc, Scarlett fait une babysitter très attachante (surtout en brunette), le garçon est adorable et naturel, et le ton suffisamment léger pour que le tout passe comme une lettre à la poste.

C'est une satire gentillette, c'est prévisible, mais ce n'est pas désagréable pour autant.

3.75/6

Confessions d'une Accro au Shopping (Confessions of a Shopaholic - 2009) :

Journaliste passionnée de mode, Rebecca (Isla Fisher) est accro au shopping, au point d'être endettée jusqu'au cou ; esquivant sans cesse les huissiers avec l'aide de sa meilleure amie (Krysten Ritter), elle tente alors de se faire embaucher chez Alette, la référence mondiale en matière de presse de mode... mais son courrier se perd, et aboutit sur le bureau de Luke (Hugh Dancy), rédacteur en chef d'un magazine financier. Contre toute attente, ce dernier adore son approche peu orthodoxe, et la voilà embauchée : Rebecca doit désormais se frayer un chemin dans un monde qu'elle ne connaît pas, et qu'elle doit pourtant rendre accessible à tout un chacun...

Doublé Isla Fisher, aujourd'hui, avec une comédie romantique sortie elle aussi sur la lancée du succès du Diable s'habille en Prada, dont on retrouve ici une certaine approche du genre de la rom-com new-yorkaise, et de la career girl qui cherche une place dans un monde cruel...

Heureusement, ici, la distribution est excellente de bout en bout : Isla Fisher, donc, touchante et sincère, et n'hésitant pas à donner de sa personne pour paraître ridicule ; Hugh Dancy, très bien comme toujours ; mais aussi Krysten Ritter, John Goodman, Joan Cusack, John Lithgow, Kristin Scott Thomas, Leslie Bibb, Fred Armisen, Wendie Malick, Kristen Connolly, Lennon Parnham, etc... tous dans des rôles plus ou moins importants, mais ne se prenant jamais trop au sérieux.

Bref, un long-métrage signé du réalisateur de Peter Pan, qui garde toujours suffisamment de bonne humeur et de légèreté pour ne pas devenir transparent, et qui aborde même le sujet un peu plus sérieux du surendettement et de la dépression qui l'accompagne.... Ce n'est pas parfait - le film a probablement dix minutes de trop, les quelques gros clichés du genre sont lassants (Leslie Bibb est malheureusement sous-exploitée), et l'illustration musicale est occasionnellement frustrante (le choix des chansons et des motifs musicaux est un peu trop évident et descriptif, illustrant systématiquement ce qui se passe à l'écran) - mais ça reste agréable et sympathique.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #1115 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Réunis par le Destin (2019)

Publié le 3 Février 2020 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec des critiques quotidiennes de films romantiques...

Réunis par le Destin (Love Under the Rainbow - 2019) :

Architecte veuf fraîchement arrivé dans une petite ville pour y travailler sur un projet, Jack (David Haydn-Jones) s'inquiète un peu de l'obsession de sa fille Sophie (Dakota Guppy) pour les arcs-en-ciel, une obsession liée à sa mère défunte. Mais lorsqu'il croise encore et encore le chemin de Lucy (Jodie Sweetin), la nouvelle institutrice de Sophie, les deux célibataires commencent à se demander si la chance ne les a pas placés sur le même chemin pour une raison bien précise...

Une comédie romantique Hallmark printanière et légère, avec des fleurs, du soleil, des arcs-en-ciel, et une romance simple mais sympathique, aidée par un couple qui fonctionne assez bien (Sweetin apporte toujours une touche d'impertinence, d'expressivité et de séduction à ce type de films, et Haydn-Jones est l'archétype même du veuf-traumatisé-mais-prêt-à-s'ouvrir-de-nouveau-à-la-vie), une Dakota Guppy radieuse (qui interprétait justement Jodie Sweetin dans le téléfilm Lifetime consacré à La Fête à la Maison ^^) et des seconds rôles bien choisis (quelques visages familiers du petit écran canadien, dont Garry Chalk).

Alors ça ne révolutionne rien du tout, c'est ultra-classique (jusqu'au montage flashback de fin de métrage, avant les retrouvailles), il ne faut pas se montrer trop regardant sur la manière dont Lucy éduque ses élèves, mais ça évite néanmoins bien des clichés agaçants, et ça se regarde sans problème.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1106 : Jojo Rabbit (2019)

Publié le 28 Janvier 2020 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Comédie, Drame, Histoire, Nouvelle-Zélande

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Jojo Rabbit (2019) :

Âgé de dix ans, Jojo Betzler (Roman Griffin Davis) vit avec sa mère Rosie (Scarlett Johansson) en Allemagne, alors qu'approche la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Passionné par Hitler (Taika Waititi), qui est par ailleurs son ami imaginaire, Jojo décide de rejoindre les Jeunesses Hitlériennes, mais un accident le blesse sérieusement, et l'oblige à rester un temps alité. Il découvre alors que sa mère dissimule une jeune fille juive, Elsa (Thomasin McKenzie), dans les murs de sa maison : indigné mais curieux, Jojo décide d'apprendre à mieux connaître celle-ci, afin d'écrire un livre décrivant en détail les mœurs des Juifs, et, à terme, d'impressionner le Fuhrer...

Dernier film de Taika Waititi (Thor Ragnarok, Vampires en toute intimité, Hunt for the Wilderpeople), adapté d'un livre, ce Jojo Rabbit était fréquemment vendu comme une comédie décomplexée sur les nazis, une sorte de Springtime for Hitler de 90 minutes, avec un Waititi cabotin dans le rôle d'un Hitler imaginaire.

Dans les faits, Jojo Rabbit est loin d'être cette satire déconneuse façon Papy fait de la Résistance : si toute la mise en place du film (un gros quart du métrage) est en effet de cet acabit, rapidement, le métrage évolue dans une direction plus dramatique, sincère et touchante. L'humour typiquement Waititien cède alors la place à plus d'émotion, et à un ton plus sérieux : un mélange des genres et des variations de tons qui ne fonctionnent pas toujours de manière optimale, mais qui restent tout de même intéressants de bout en bout, notamment grâce à une distribution convaincante (Johansson, Waititi, Sam Rockwell, Alfie Allen, Stephen Merchant, sans oublier les deux enfants, Thomasin McKenzie et Roman Griffin Davis, impeccables) et à la bande originale ludique de Giacchino.

Après, comme pour Wilderpeople, j'ai eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour totalement me convaincre. Peut-être une trame narrative plus forte et moins prévisible, je ne sais pas. Mais dans l'ensemble, ça reste très sympathique à suivre.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #1456 : Le beau rôle (2020)

Publié le 8 Juin 2021 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Thriller, USA, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Le beau rôle (The Stand In - 2020) :

Actrice comique à succès, Candy Black (Drew Barrymore) s'écroule totalement, incapable de faire face à son succès sans sombrer dans la drogue et l'alcool. Recluse pendant des années, elle a alors l'idée d'engager Paula (Drew Barrymore), sa doublure lumière, pour se rendre en cure de désintoxication à sa place : rapidement, Paula commence alors à la remplacer dans tous les aspects de sa vie, entamant une campagne de réhabilitation publique... et se prenant au jeu de la célébrité.

Une comédie dramatique diffusée par chez nous sur Netflix, signée de la réalisatrice de But I'm a Cheerleader et d'un scénariste de comédie anglais, et qui, malheureusement, ne décolle jamais.

Peut-être est-ce le côté méta du tout, façon "Drew Barrymore s'inspire un peu d'Adam Sandler pour composer un double personnage et exprimer ses doutes et ses problèmes vis à vis de la célébrité, de la solitude, etc" ; peut-être est-ce l'approche J.F. partagerait appartement du tout, jamais très convaincant, et qui place le métrage au carrefour du drame pas assez dramatique, de la comédie pas assez drôle, et du thriller pas vraiment tendu ; ou peut-être est-ce tout simplement que, malgré tous les efforts de Drew Barrymore dans un double rôle antipathique, il n'y a pas ici grand chose à se mettre sous la dent.

Et il n'y a donc pas grand chose à dire sur le film : c'est très quelconque, la romance avec Michael Zegen (de la série Mme Maisel) est gentillette (sans plus), et le tout s'avère très prévisible dans l'ensemble.

Bof, donc.

2/6

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Les bilans de Lurdo - Tween Wars XV : How To Rock

Publié le 21 Juin 2012 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom, Jeunesse, Tween, Musique, Nickelodeon

Les Chroniques de Lurdo, épisode XV : Recycle, it’s good for the environment…

Loi n°10 de la Tweencom (rappel) : Règle du sidekick : bien souvent, le/la lead de la tweencom est affublé(e) d’un(e) sidekick comique, faire valoir au physique moins conventionnel, à l’interprétation plus exagérée, et délibérément laissé en retrait. Et presque aussi souvent, c’est parce que le/la sidekick est bien plus talentueux(se), attachant(e), et tout simplement charismatique que le/la lead.
 


How to Rock (2012 - ? )
 

La biatch/éternelle sidekick, la biatch teubée, Raven 2.0, un nerd, Earl Jr., la meilleure copine badass, un nerd black…

Koicé ?
Kacey, la reine du lycée mégapopulaire, découvre le monde des nerds musiciens lorsqu’elle est contrainte de porter un appareil dentaire et des lunettes ; piquée par le virus de la musique, elle décide alors de former un groupe avec les non-populaires, au grand dam de ses anciennes copines prétentieuses.

Aveckicé ?
Cymphonique Miller (Kacey), la black à attitude clichée, un clone à peine dissimulé de Raven-Symoné ; Sam Boscarino (Molly), comme toujours abonnée aux seconds rôles de tweencom, ici la biatch ancienne meilleure amie de la lead ; Max Schneider, Christopher O’Neal et Noah Crawford (Young Earl de My Name Is Earl), les trois nerds musiciens qui nous refont les trois stooges, à base de slapstick et de gamelles ; Halston Sage, dans le rôle de la blondasse teubée de service ; et Lulu Anariksa, dans celui de Stevie, la fille garçon manqué, rebelle, etc.

Koiçavo ?
À peine six épisodes pour l’instant, mais déjà, une impression ressort : cette fois-ci, Nickelodeon a tout fait pour copier la formule Disney : de la musique, des personnages clichés, talentueux et ambitieux, de l’humour basique… on est clairement dans une redite de That’s So Raven, les pouvoirs psychiques en moins, et la quête du succès musical en plus.

Autrement dit… c’est affreusement plat, laborieux, caricatural, et surtout, très très peu attachant. Boscarino – qui a un potentiel comique certain – est gâchée dans ce rôle de biatch jalouse, et du reste du cast, seul Crawford se détache un peu… et ce uniquement parce qu’il en fait trois tonnes, et assume totalement la débilité de son perso.

Perte de Santé mentale :
Comme pas mal des nouvelles séries Nick et Disney centrées sur la musique (c’est là qu’on s’aperçoit que Dan Schneider s’en sort particulièrement bien sur Victorious, malgré les défauts du show), c’est insipide et soporifique, pour le moment. En espérant que le show finisse par trouver ses marques, et que la lead se calme un peu. Perte de santé mentale modérée, donc, et risque d’endormissement prononcé… 

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Critique éclair - Pilotes d'Amazon Studios, cuvée 2014 - 1/2

Publié le 15 Février 2014 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Jeunesse, Drame, Musique, Amazon, Fantastique

L'année dernière, Amazon s'est mis à la production de pilotes de séries télévisées, diffusés gratuitement en streaming sur le site et qui, pour les plus populaires, reçoivent alors une commande d'une saison complète. En 2013, seules Alpha House (bof, beaucoup trop caricatural) et Betas (nettement plus sympa, et digne du cable US) ont eu droit à onze épisodes... quid de 2014 ? Passage en revue tardif et partiel.

Deux séries d'Amazon Kids, pour débuter :

Gortimer Gibbon's Life on Normal Street 1x01 :

Une sorte de Eerie, Indiana en plus léger, avec un trio d'enfants un peu décalés, dans une petite ville où tout n'est pas aussi normal qu'il y paraît. Pas désagréable, et assez bien produit (la séquence animée est plutôt jolie), mais pas forcément original ou révolutionnaire au final. Ce serait tout à fait à sa place sur Nickelodeon ou Disney Channel, cela dit.

Maker Shack Agency 1x01 :

Deux écoliers inventeurs/bricoleurs de génie, et leurs mésaventures scolaires, sous la supervision de Kevin de The Office en proviseur. Pas terrible du tout, assez décousu dans sa mise en images, et les vannes sur les pets... mouais.

Mozart in the Jungle 1x01 :

Une série à la HBO/Showtime, mais sans nudité, créée par la hipster team de Jason Schwartzman & Roman Coppola, et se déroulant dans le monde des orchestres symphoniques et de la musique classique, avec Gael Garcia Bernal en chef d'orchestre prodige & superstar, la frangine de l'une des Girls de HBO en joueuse de hautbois, Saffron Burrows en violoncelliste décomplexée, et McDowell en chef d'orchestre retraité.

Ce n'est pas crédible pour un sou (les acteurs qui font semblant de jouer de leurs instruments), c'est plat et assez mal écrit (les dialogues qui tentent de philosopher sur la musique et l'art), ça surjoue de partout (Bernal, notamment), et ça manque furieusement de cohésion ou de point de vue bien établi. Bof.

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Un film, un jour (ou presque) #121 : Les Flingueuses (2013)

Publié le 4 Mai 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Policier, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Les Flingueuses (The Heat) :

Agent spécial du FBI à la réputation excellente, à l'arrogance évidente, mais au professionnalisme sans faille, Sarah Ashburn (Sandra Bullock) est contrainte de faire équipe avec l'Inspecteur Shannon Mullins (Melissa McCarthy), une flic aguerrie, vulgaire, impertinente, et caractérielle, pour enquêter sur un cas de trafic de drogues. Dès la première minute, les étincelles fusent entre les deux représentants de l'ordre, aux personnalités totalement incompatibles...

Lorsque l'on décide de faire une buddy cop comedy, qu'est-ce qu'il faut ? Des personnages attachants, des acteurs sympathiques et polyvalents, de l'humour bien dosé, un rythme nerveux, de l'action, et un minimum d'originalité.

Ici, on a donc un long-métrage de Paul Feig (l'homme derrière Mes Meilleures Amies), qui retrouve Melissa McCarthy pour un buddy cop movie moderne se voulant un hommage aux films des années 80/90.

Problème : les hommages de ce type se succèdent, ces temps-ci, et ne sont que rarement réussis. The Heat se range malheureusement dans cette catégorie des échecs inutiles : en lieu et place de personnages et d'acteurs attachants, on a une Sandra Bullock efficace et volontaire, mais dans un personnage déjà vu et revu ; une Melissa McCarthy encore et toujours enfermée dans le sempiternel cliché de la grosse vulgaire, brute de décoffrage, mais qui en fait a bon fond ; et des seconds rôles en carton-pâte ; Un humour particulièrement plat et quelconque, qui ne fonctionne qu'épisodiquement, et se perd totalement dans des scènes interminables ; un rythme paresseux, avec un film qui atteint les deux heures de métrage, sans proposer de scènes d'action mémorables ; et donc, en guise d'originalité, le seul fait d'avoir des femmes dans les rôles principaux.

Autant dire qu'aucun des critères d'une bonne buddy cop comedy n'est réuni ici, tant le film est prévisible, et exactement ce à quoi l'on pouvait s'attendre à la vue de la distribution et de la bande-annonce : une oeuvre regardable mais sans le moindre intérêt intrinsèque. Ça fait peur pour le Ghostbusters à venir...

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2013 - 01 - Mine Games & The Dyatlov Pass Incident

Publié le 30 Septembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Science-Fiction, Thriller, Found Footage

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

Mine Games :

Une bande de djeunes s'installent dans un chalet en pleine forêt, mais quand ils commencent à explorer les tunnels d'une mine toute proche, le surnaturel s'empare de la situation...

Le problème avec le relatif succès de Timecrimes et de Triangle, c'est que de nombreux films tentent de singer ces métrages, sans en avoir la rigueur ou le talent. Dont acte, avec une histoire de time loop assez dérivative, pas très cohérente ni très maîtrisée, moche et assez fatiguante.

1.5/6

The Dyatlov Pass Incident/Devil's Pass :

L'histoire d'une bande de djeunes documentalistes qui vont enquêter sur la fameuse affaire de la Dyatlov Pass, en Russie.

J'ai de la sympathie pour ce bon vieux Renny Harlin, vraiment. Et ce film, mélange bâtard de found footage et de film d'horreur plus traditionnel, il fait illusion pendant un bon moment, malgré le jeu inégal des comédiens. Mais ça marche quand même un peu, parce que le budget est là, et que ça a de la gueule, la Russie sous la neige.

Et puis Renny s'amuse à placer des formes inquiétantes qui bougent loin en arrière plan de certaines scènes : c'est furtif, on cligne des yeux et on risque de le rater, mais ça contraste agréablement avec les gros sabots des autres effets, tant visuels (les empreintes trop marquées) que scénaristiques (la référence littéraire appuyée qui grille un peu le pourquoi du comment si on la comprend).

Par contre, à partir du moment où ça vire au film de couloirs (deuxième moitié), ce n'est plus la peine, ça se perd dans des scènes d'expositions creuses et capillotractées, dans de la frénésie inutile à grands renforts de shakycam infrarouge, de CGI hideux, et de grosses ficelles abusives & cousues de fil blanc. Nan, mais les Gollums-Zombies en CGI qui grimpent aux murs dans un pseudo-remake foireux de REC, lol.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2013 - 10 - A Thousand Cuts & The Apparition

Publié le 22 Octobre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

A Thousand Cuts :

Alors que ses films inspirent les actions d'un serial killer, le réalisateur superstar de torture porn à succès reçoit la visite du père de l'une des victimes du tueur, bien décidé à lui apprendre le véritable sens du mot horreur.

Un thriller horrifique/revenge/invasion movie indépendant au budget microscopique, entièrement tourné dans une villa californienne avec une poignée d'acteurs, et un tas de figurants (probablement gratuits) dans le premier quart d'heure.

Paradoxalement, malgré la mise en place longuette (15 min sur 75, ça fait beaucoup avant de vraiment démarrer, et ensuite, ça traîne un peu encore) et la nature bavarde et tranquille du tout, ça se regarde plutôt bien, avec des acteurs convaincants dans leurs rôles, et un début de réflexion sur le genre de l'horreur.

Bon, ça reste un huis-clos qui finit rapidement par tourner en rond, mais bel effort.  

3/6 (pour l'interprétation, principalement)

The Apparition :

Une expérience paranormale menée par Draco Malfoy et Julianna Guill échoue, et l'esprit libéré va hanter la demeure d'un collègue du groupe.

Pendant près d'une heure, le néant : Ashley Greene est jolie et sexy, mais elle n'est jamais vraiment attachante et convaincante, et son couple avec le Chapelier Fou de Once Upon A Time n'est jamais vraiment crédible.

En parallèle, toutes les manifestations paranormales sont convenues, déjà vues, et peinent à instaurer la moindre tension. Et puis quand Draco Malfoy resurgit dans le film, soudain, ça devient presque une comédie involontaire, tant le scénario tente de rendre impressionnants et épiques des moments finalement assez risibles.

1.5/6 (pour l'humour involontaire des moments pseudo-scientifiques.)

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 24 - The Last Days on Mars, Stephen King's Bag of Bones & Bad Meat

Publié le 10 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Télévision, Comédie

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

The Last Days on Mars :

À quelques heures de leur départ pour la Terre, une équipe de scientifiques explorant Mars se trouve soudain confrontée à une forme de vie indigène...

Pendant 30 minutes, on a de la mise en place intéressante dans un film qui semble bien parti, avec une distribution solide, et puis, paf, Des zombies débarquent. Déception.

Un tiers de bon film + des miettes = 2.5/6

Stephen King's Bag of Bones :

Un romancier à succès déprime suite à la mort de sa femme dans un accident, et va s'isoler dans leur chalet du Maine, où il fait la connaissance d'une jeune veuve, de sa gamine, et des fantômes qui les accompagnent.

Encore un Stephen King adapté par Mick Garris = encore une mini-série longue et terne, assez mal foutue, sans un gramme de tension, et qui finit par sombrer dans le nawak, malgré un cast solide et consistant.

1.25/6

Bad Meat :

Elisabeth Harnois, Joe Dinicol, Dave Franco et Jessica Parker Kennedy en tant que pensionnaires d'un camp de redressement dirigé par Mark Pellegrino, camp qui est bientôt victime d'une épidémie de virus cannibale à la Cabin Fever.

Enfouie quelque part au coeur de ce film, il y a une bonne comédie d'horreur décalée.

Problème : le film a connu une gestation tellement chaotique (boîte de production qui met la clef sous la porte aux 2/3 du film, équipe impayée, Rob Schmidt, le réalisateur initial, qui met les voiles et refuse que son nom soit au générique, etc) qui fait que le film n'a pas de fin : à cinq minutes de la fin, tout est baclé à grands coups d'ellipses dans le montage et d'effets spéciaux manquants, couronnés par une série de flashforwards tournés avec trois acteurs dans une pièce sombre, et qui ne sont là que pour rallonger la durée du film.

3.5/6 pour les intentions qu'on devine, mais -2.5 pour le carnage de la post prod = 1/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 153 - Panic in the Plane (2011)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Thriller, Horreur, UK

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Panic in the Plane (Panic Button) :

Grâce à leur réseau social préféré, Jo (Scarlett Alice Johnson), Max (Jack Gordon), Gwen (Elen Rhys) et Dave (Michael Jibson) remportent un voyage en jet privé jusqu'à New York. Mais à bord, alors qu'ils sont coupés de tout et de tout le monde, on leur propose de prendre part à un tout nouveau jeu, et de répondre aux questions d'une voix mystérieuse, pour espérer gagner des lots toujours plus importants. Malheureusement pour les quatre candidats, la voix semble en savoir énormément sur eux, et le moindre mensonge est puni très sévèrement...

Un huis-clos anglais que j'avais probablement déjà vu en partie, mais dont je n'avais gardé que de vagues impressions qui me sont revenues au cours de ce visionnage.

En l'occurrence, ce "Saw on a Plane" (comme l'ont décrit pas mal de critiques anglo-saxons) tient plutôt correctement la route, malgré des faiblesses évidentes : on se doute assez rapidement des intentions vengeresses de cette voix-off moralisatrice, le propos sur les dangers du web et des réseaux sociaux est approprié (et toujours plus ou moins d'actualité), mais un peu éventé, la réalisation n'est pas toujours suffisamment maîtrisée, et lorsque le film franchit le cap des 50 minutes, et que l'atmosphère et le suspense cèdent la place à l'hystérie et à l'action, on ne peut s'empêcher d'être déçu de cette tournure et de cet énervement assez fatigant et agaçant.

Heureusement que les quatre acteurs principaux sont plutôt bons, ça aide à faire passer le tout, et à faire oublier cette fin un peu faiblarde, qui aurait mérité d'être réécrite et remontée de manière un peu plus dynamique.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 174 - The Diabolical (2015)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Thriller

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Diabolical :

Madison (Ali Larter), une mère célibataire, vit avec ses deux enfants Jacob (Max Rose) et Haley (Chloe Perrin) dans une maison hantée par des phénomènes étranges, face auxquels les spécialistes en paranormal sont impuissants : éclairs lumineux, apparitions menaçantes, objets en mouvement... le trio peine à gérer son quotidien, ainsi que les excès de violence de Jacob, et les difficultés financières de la famille. Bientôt, la fréquence des apparitions augmente alors qu'une entreprise se propose de racheter la maison pour la raser, et Madison se tourne vers son petit-ami Nikolai (Arjun Gupta), un physicien, pour tenter de résoudre ce mystère...

Un film assez sournois, et pas inintéressant du tout.

 

(attention, gros spoilers)

Je dis sournois, car d'un postulat typiquement "poltergeistien", le métrage passe progressivement à quelque chose de nettement moins prévisible : un thriller de SF, à base de conspiration et de voyages temporels.

Car les esprits qui hantent la famille de Madison ne sont pas des fantômes ou des forces du mal, mais des prisonniers issus du futur, et utilisés illégalement dans le cadre d'expériences de voyage temporel, menées par la firme qui, dans le présent, employait le petit ami de Madison. Cette même firme qui tente, dans le présent, de racheter le terrain pour y construire son laboratoire de recherche, et y mener ses expériences.

Des expériences qui tournent mal pour la plupart des prisonniers (d'où leur aspect difforme et écorché)... sauf pour un : le fils de Madison, qui après la mort de sa mère durant cette hantise, perd totalement pied et devient un criminel.

On se retrouve donc devant une boucle temporelle, avec les événements du futur qui "hantent" les événements du présent, lesquels mettent en place les événements du futur, etc.

(fin des spoilers)

 

Le tout est plutôt bien joué (les enfants sont très sympathiques), la réalisation et la photographie sont solides, et ce script relativement original donne lieu, au final, à un long-métrage intéressant, même si pas totalement maîtrisé (le script aurait pu être élagué de certains personnages secondaires, et autres distractions).

Une bonne surprise.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #227 : Le Nouveau Stagiaire (2015)

Publié le 13 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Le Nouveau Stagiaire (The Intern) :

À l'âge de 70 ans, Ben Whittaker (Robert De Niro) peine à se faire à sa retraite, et est bien décidé à se réinsérer dans le monde du travail, quoi qu'il lui en coûte. Il rejoint donc le programme des stagiaires seniors d'une start-up du milieu de la mode, dirigée par la prolifique (et surbookée) Jules Ostin (Anne Hathaway) ; malgré leurs différences, ces deux nouveaux collègues vont rapidement devenir inséparables et complémentaires...

Une comédie qui repose intégralement sur l'alchimie de De Niro et d'Hathaway, tous deux très attachants.

D'ailleurs la distribution dans son ensemble est très sympathique, je dois dire, et fonctionne plutôt bien (Anders Holm excepté : le rôle demandait quelqu'un avec plus de charisme)... heureusement, en fait, parce que le métrage dans son ensemble (écrit et réalisé par Nancy Meyers, de The Holiday et de Ce Que Veulent les Femmes) fait assez vieillot dans sa forme et dans sa structure : le tout traîne en longueur (plus de deux heures), l'écriture est un peu maladroite (il se dégage un étrange sentiment d'artificialité dans toute la première partie - la mise en place - qui heureusement s'estompe dès que De Niro et Hathaway commencent à interagir), le déroulement du script est soit particulièrement convenu et prévisible, soit totalement improbable et capillotracté (le "casse" pour effacer l'e-mail, amusant mais nawak ; le mari infidèle, particulièrement forcé), et le message du film - sur la vieillesse, la sagesse de l'âge et de l'expérience, la difficulté pour une femme de concilier carrière, succès et vie de famille, etc - est finalement assez classique (et parfois assez débattable et malhabile).

3/6 (principalement sur la force du duo principal)

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Un film, un jour (ou presque) #466 : The Masked Saint (2016)

Publié le 8 Mars 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Catch, Drame, Religion

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

The Masked Saint :

Chris Samuels (Brett Granstaff) est un catcheur indépendant réputé, oeuvrant sous le nom du Saint. Dans la vie civile, cependant, Chris est pasteur, et alors qu'il participe à un dernier match avant sa retraite, son promoteur (Roddy Piper) le trahit, en l'opposant au Reaper (James Preston Rogers), une brute épaisse qui lui brise la jambe. Convalescent, Chris se consacre désormais à sa nouvelle paroisse, particulièrement défavorisée et dans laquelle il a énormément de problèmes à régler. Mais tous les problèmes ne peuvent se régler par la Foi, et Chris se retrouve à endosser à nouveau son masque, à la fois pour jouer les justiciers dans les rues du quartier, et pour remonter sur le ring afin de financer la rénovation de son église, victime de criminels...

Un film indépendant / biopic américain, adapté d'un livre de 2009, et qui aurait tout à fait eu sa place sur UpTv ou ION, tant c'est le genre de métrage tout à fait typique des téléfilms à tendance religieuse diffusés sur ces chaînes ; gentiment surdramatisé, pas très subtil, pas totalement crédible (notamment dans les séquences de catch, clairement doublées par quelqu'un d'autre les 3/4 du temps), pas exceptionnellement bien filmé, mais pas non plus totalement sérieux, et avec une approche du monde du catch assez inégale, parfois réaliste et parfois totalement fictive.

Ça se regarde très distraitement et sans la moindre passion, c'est très prêchi-prêcha, mais ça aurait pu être pire (notamment parce que ce n'est finalement pas trop mal joué).

Et puis RIP Roddy Piper.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #361 : The Nice Guys (2016)

Publié le 15 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame, Policier, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Nice Guys :

En 1977, Holland March (Ryan Gosling) est un détective privé raté officiant à Los Angeles. Jackson Healy (Russell Crowe), lui, est un homme de main à louer, brutal et sans pitié. Les deux hommes doivent cependant faire équipe lorsqu'Amelia (Margaret Qualley), une jeune femme liée à la mort récente d'une star du porno, disparaît mystérieusement... mais bien vite, la situation se complique, et devient vraiment dangereuse pour ce duo improbable.

J'aurais vraiment dû adorer : j'aime beaucoup les années 70, leur musique, leur mode ; j'aime bien Shane Black (même s'il a tendance à tourner un peu en rond et à s'enfermer dans ses travers) ; la distribution est plutôt sympathique ; j'aime bien le genre de la buddy cop comedy décomplexée...

Mais non. J'ai trouvé le tout étrangement décevant. Probablement parce que le film ressemble vraiment à une sorte de gros best-of de l'oeuvre de Shane Black, et qu'on pense régulièrement à d'autres métrages, ici à l'Arme Fatale, là à Kiss Kiss Bang Bang, par exemple... mais qu'à chaque fois, il manque quelque chose (la gouaille de Robert Downey Jr, par exemple). Par contre, pour placer un sapin de Noël et un Santa Claus, pas de problème, même s'il faut pour cela attendre la toute fin du métrage !

Bref, un film qui manque relativement de fraîcheur et d'originalité (ce qui peut être parfait si ce que l'on est venu chercher, c'est du Shane Black faisant du Shane Black), qui est un peu poussif (près de deux heures qui manquent de rythme), qui a quelques problèmes d'anachronismes çà et là (surtout dans les morceaux choisis pour la bande originale, quasiment tous sortis après la date du film), qui a un peu tendance à tout prendre à la déconne (notamment ses méchants affreusement sous-exploités et sous-développés : Matt Bomer n'arrive qu'après 80 minutes de film...), et à laisser sa distribution en roue libre.

Heureusement, la dernière demi-heure remonte un peu le niveau point de vue action et énergie, et la jeune Angourie Rice impressionne dans son rôle. Elle ira loin (notamment dans le prochain Spider-Man de Marvel) .

3.5/6 (parce que ça reste tout de même sympathique et divertissant ; mais ça aurait pu - et dû - être meilleur)

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Un film, un jour (ou presque) #831 : Bombshell - The Hedy Lamarr Story (2017)

Publié le 25 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Biographie, Histoire, Drame, Documentaire

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Bombshell - The Hedy Lamarr Story :

Un documentaire biographique des plus intéressants (bien qu'un peu trop hagiographique), retraçant l'existence très animée et aventureuse d'Hedy Lamarr, immigrante ingénieuse et brillante, devenue superstar du Vieil Hollywood, avant de sombrer dans la dépression lorsqu'elle a été confinée dans cette case superficielle, et dans le rôle d'épouse faire-valoir.

Ce métrage alterne ainsi témoignages de personnes l'ayant connue (acteurs, réalisateurs, journalistes, ses proches et ses enfants), images d'archives de tous ses films (y compris les plus sulfureux, comme son tout premier métrage, Extase, tourné à peine majeure, et montrant des scènes de nudité et de sexualité suggérée), et récit de Lamarr elle-même, au travers d'une interview téléphonique enregistrée vers la fin de sa vie, lorsqu'elle avait retrouvé un peu de sa lucidité.

De quoi brosser le portait d'une femme intelligente et ambitieuse, au parcours compliqué, écartelée entre son succès en tant qu'actrice séduisante appartenant à un système injuste, son cerveau d'inventrice, son désir constant d'indépendance, et ses problèmes psychologiques : on y découvre qu'elle avait déposé plusieurs brevets d'inventions (dont un, notamment, est aujourd'hui intégré dans toutes les technologies de communication modernes, et vaudrait dans les 30 milliards), pour lesquels elle n'a jamais gagné un centime, car Lamarr a constamment été rejetée par les autorités masculines en place, à base de "sois belle et tais-toi".

Ce qui, forcément, après de nombreux mariages peu satisfaisants (Lamarr cherchait chez ses maris un substitut à son père décédé, et ne l'a jamais trouvé), ainsi qu'un recours aux médicaments et aux drogues pour contrer sa dépression, l'a rendue instable et malheureuse, l'incitant à se tourner vers la chirurgie esthétique pour tenter de retrouver sa gloire d'antan, puis à se cloîtrer chez elle, seule et isolée.

Un destin dramatique pour une femme de caractère, à la vie mémorable, et qui méritait bien mieux que le sort qu'elle a connu.

4/6

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Un film, un jour (ou presque) #819 : Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (2016)

Publié le 7 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Fantastique, Action, Aventure, Sky

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons (The Last Dragonslayer) :

Choisie par le Grand Zambini (Andrew Buchan), l'un des derniers sorciers de la planète, pour être son apprentie, Jennifer Strange (Ellise Chappell) découvre bientôt, à la disparition de son maître, qu'elle est l'élue désignée par une prophétie, et qu'elle est censée mettre fin aux jours du dernier Dragon (Richard E. Grant) pour le compte du roi Snodd (Matt Berry). Mais avec le dragon s'éteindra toute magie dans le monde, et Jennifer refuse d'en être responsable...

Un téléfilm Sky TV adapté du roman du même nom de Jasper Fforde, et diffusé à Noël 2016, juste en face de Doctor Who.

Ici, le récit prend place dans un univers de fantasy où la magie a presque totalement disparu, remplacée par une technologie semi-moderne (voitures, caméras, gramophones, etc).

Un récit ambitieux, à base de dragons qui parlent, de sortilèges et d'effets spéciaux en tous genres, mais qui se traduit malheureusement, à l'écran, par un mélange pas particulièrement convaincant de néons et de décors pseudo-médiévaux qui font un peu carton-pâte.

Un côté un peu fauché et toc qui se retrouve dans l'interprétation gentiment surjouée et caricaturale, dans la bande originale intéressante mais envahissante, et dans les costumes, les accessoires (l'épée magique énorme qui pèse un gramme et demi) et maquillages très moyens.

La narration laborieuse et décousue, et l'actrice principale pâlichonne n'aident pas forcément à s'intéresser vraiment au récit, d'autant que tout semble hésiter à prendre trop au sérieux ce qui est raconté : The Last Dragonslayer se retrouve ainsi le postérieur entre deux chaises, entre fantasy émouvante et épique, et farce satirique à l'anglaise (avec Garth Marenghi en Roi déglingué, difficile de rester crédible...).

Bref, ça se veut dans la lignée de Pratchett, mais ça manque clairement soit de moyens, soit de savoir-faire. Dommage.

2.25/6 (dont 0.25 pour Samwell de Game of Thrones)

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Un film, un jour (ou presque) #815 : Skyscraper (2018)

Publié le 3 Septembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, USA, Chine, Thriller

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Skyscraper :

Ancien agent du FBI ayant perdu une jambe dans l'exercice de ses fonctions, Will Sawyer (Dwayne Johnson) est désormais responsable de la sécurité de grands immeubles, partout dans le monde. Mais lorsque de dangereux terroristes mettent le feu à l'immeuble le plus haut de la planète, où Will et sa famille se trouvent justement, Sawyer doit tout faire pour sauver les siens avant qu'il ne soit trop tard, alors même que les autorités le croient responsable de l'incendie....

Après Jumanji et Rampage, troisième film récent mettant The Rock en vedette, pour une sorte de mélange entre Die Hard et La Tour Infernale, un mélange très premier degré, visant clairement le marché asiatique, et quasiment dépourvu de la moindre touche d'humour.

Guère surprenant, donc, de constater que le résultat est vraiment en demi-teinte : oui, c'est spectaculaire, et oui, Dwayne fait toujours un héros très attachant, mais à part ça, c'est vraiment très cliché, très balisé, et parfois assez décevant (la fin, à ce titre, tombe joliment à plat).

Sans même parler de tout le dispositif de la tour ultra-moderne, frôlant la science-fiction, qui pousse le bouchon un peu trop loin pour que l'on s'imagine à la place de The Rock.

Bref, un film qui se regarde mollement, avec son casting un peu trop basique (les traîtres sont évidents dès leur première apparition à l'écran - cela dit, ça fait plaisir de revoir Byron Mann en policier), sa musique insipide de Jablonsky, et son déroulement cousu de fil blanc.

Du niveau de San Andreas, en fait, avec peut-être un peu plus de moments marquants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #646 : Red Trousers - Anthologie du cinéma de Hong Kong (2003)

Publié le 9 Février 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Documentaire, Chine, USA, Action

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Red Trousers - Anthologie du cinéma de Hong Kong (Red Trousers : The Life of the Hong Kong Stuntmen) :

Un documentaire réalisé et narré par Robin Shou, et qui utilise le prétexte d'un court-métrage dont il est le héros pour revenir sur la base même de l'industrie cinématographique de Hong-Kong : les cascadeurs.

Des cascadeurs interviewés en long, en large et en travers par Shou, dans tout ce qu'ils ont de fascinant, mais aussi de vraiment embrigadés : bon nombre de cascadeurs ne rêvent que d'une chose, marcher dans les pas de Jackie Chan, Sammo Hung et compagnie, et parvenir à les égaler. Quitte à, pour cela, accepter une formation et un fonctionnement dans la lignée de l'Opéra de Pékin, où les brimades et les humiliations étaient monnaie courante, et où il n'y avait pas de place pour l'individualité, pour la douleur, et pour les plaintes.

Résultat : bon nombre de cascadeurs (mais aussi de jeunes étudiants des Écoles d'art, etc) ne fonctionnent qu'en se donnant corps et âme à leur métier, quitte à se briser physiquement et mentalement, et à se pousser au delà de leur limites.

Un état d'esprit et une vocation très particuliers, clairement inscrits dans les gènes des jeunes Chinois, et qui s'avère assez intéressants à découvrir, notamment dans ce jusqu'au-boutisme assez radical.

Cela dit, le documentaire n'est pas parfait pour autant, puisque le court-métrage de Shou est assez inintéressant (avance rapide !), et que, de manière générale, sa voix off, lorsqu'elle intervient (heureusement assez rarement) sonne franchement assez faux.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Un film, un jour (ou presque) #586 : Larguées (2017)

Publié le 23 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Larguées (Snatched) :

Trentenaire paumée, célibataire et au chômage, Emily (Amy Schumer) ne veut pas gâcher les vacances qu'elle a réservées en Équateur. Elle parvient donc à convaincre sa mère Linda (Goldie Hawn) de l'accompagner, mais sur place, les deux femmes sont kidnappées. Elles parviennent alors à s'évader et tentent donc de rejoindre la civilisation, alors même que leurs geôliers sont à leurs trousses...

Une comédie américaine du réalisateur de All the Boys Love Mandy Lane, depuis recyclé dans le domaine des comédies bancales et inabouties (The Night Before, Hors Contrôle), produite par Paul Feig, écrite par la scénariste de Les Flingueuses et de Ghostbusters 2016, et avec une Amy Schumer en pilotage automatique, ainsi qu'une Goldie Hawn botoxée et effacée dans les rôles principaux... forcément, ça ne pouvait pas voler très haut.

D'autant que Schumer nous fait toujours le même personnage vulgaire, décomplexé et lourd, que l'action et l'aventure sont assez anémiques, et qu'il faut supporter un bon paquet de clichés peu inspirés sur l'Amérique du Sud, ainsi que de personnages secondaires inutiles (Ike Barenholtz en frère nerd agoraphobe, Wanda Sykes et Joan Cusack qui ne servent pas à grand chose, Christopher Meloni amusant, mais qui ne fait que passer).

En résumé, c'est creux, ça tente de ressembler à une comédie d'aventures des années 80 façon Crocodile Dundee ou À la Poursuite du Diamant Vert, tout en flattant les fans de Schumer et de Crazy Amy... ce qui ne fonctionne tout simplement pas.

Un long métrage à l'image de son carton d'ouverture, inutile et à la chute comique télégraphiée et plate au possible, mais qui, au moins, aura servi à payer des vacances à Hawaï à toute l'équipe du film...

2.5 pour certains seconds rôles amusants - 0.5 pour toute cette scène débile et pas drôle sur comment enlever un ver solitaire à Amy Schumer = 2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 31 - Frankenstein contre la Momie (2015)

Publié le 2 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Action, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Frankenstein vs. the Mummy :

Le Dr. Victor Frankenstein (Max Rhyser) est un jeune enseignant en médecine qui, la nuit, tente de réanimer des cadavres afin de vaincre l'ultime frontière : la mort. La journée, cependant, il fréquente la séduisante égyptologue Naihla Khalil (Ashton Leigh), qui travaille au sein de la même université, et qui, de son côté, étudie une momie récemment ramenée d'Égypte. Mais cette momie (Brandon deSpain) est maudite et revient bientôt à la vie, alors même que Victor parvient à réanimer un cadavre, et à donner ainsi naissance à une créature brutale mais intelligente (Constantin Tripes). La collision entre ces deux forces surnaturelles est désormais inévitable, et le couple d'humains est pris entre deux feux...

Une autre bonne surprise dont je n'attendais pourtant rien.

Pensez donc, avec un titre pareil, une sortie DTV, et des critiques globalement négatives, car reprochant au film sur son absence de confrontation entre les deux créatures avant les dernières minutes du film. Et il est certain que, si l'on s'attend à un match de catch non-stop entre les deux monstres, on sera bien déçu, et on criera probablement à l'arnaque.

Mais en fait, le film s'avère tout à fait intéressant de par son approche et son rendu de qualité : en lieu et place d'un réel affrontement, on a plutôt un hommage contemporain à The Mummy & Frankenstein, qui retrace la genèse de ces deux monstres avec des origin stories parallèles et modernisées.

Et c'est justement là que ça fonctionne, puisque les acteurs jouent bien (pour la plupart), les monstres sont réussis visuellement, le film est suffisamment sanglant pour plaire, et l'ambiance est réussie.

Quant au script, il est plutôt intelligement mené... mais (car il y a toujours un mais), il est un peu tiré vers le bas par la durée abusive du métrage, qui approche les deux heures.

Le même film avec dix minutes de moins, et l'on tenait un vrai succès. En l'état, c'est seulement un

3.5/6

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