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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Halloween Novembrrrfest 2015 - 146 - Inhuman Resources (2012)

Publié le 11 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller, Australie, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Inhuman Resources (aka Redd Inc.) :

Pris en quasi-flagrant délit après le meurtre de nombreux chefs d'entreprise, Thomas Reddmann (Nicholas Hope), dit "le chasseur de têtes", est présumé mort dans l'incendie mystérieux de l'hôpital psychiatrique où il est enfermé. Mais en vérité, il est bien vivant, et, traumatisé par les expériences scientifiques subies durant sa captivité, il enlève mes six personnes directement responsables de son internement : enfermés dans une salle, menottés à une table équipée d'ordinateurs, ces six captifs vont devoir passer au crible les documents relatifs au procès afin de prouver l'innocence de Reddmann. Et s'ils échouent dans leur tâche, le psychopathe va les exécuter sur place...

Continuons dans l'esprit d'entreprise avec ce long-métrage australien aux effets spéciaux (efficaces) de Tom Savini (qui se paie même un petit caméo bodybuildé amusant), et au concept de base intéressant.

D'ailleurs le métrage est assez bien joué, plutôt réussi dans sa mise en images et dans son ambiance... MAIS il souffre d'un problème de taille : son ambition.

Le film tente en effet de manger à tous les râteliers, ce qui lui confère une tonalité particulièrement volatile : tout commence comme un torture porn à la Saw, avec huis-clos, captifs ligotés et torturés, gros plans sadiques sur les blessures, environnement glauque et rouillé, etc... puis ça rajoute une couche de satire sur la vie de bureau, et d'humour noir (avec ce patron dérangé qui continue de débiter des platitudes de chef d'entreprise, ou encore le moment "on se défend avec des fournitures de bureau" vers la fin du film).... puis on a tout un aspect thriller/enquête, puis un côté slasher/giallo sur la fin, etc...

En fin de compte, le tout ne parvient jamais à être totalement homogène et cohérent, victime de ce ton très aléatoire, de certains choix rythmiques discutables, et pas aidé par un récit régulièrement un peu prévisible (le dernier quart du film, notamment est affreusement téléphoné dans tous ses rebondissements).

Bon, cela dit, ça reste assez regardable, et pas forcément désagréable à suivre, donc ça aurait pu être bien pire.

3.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 147 - Terreur sous la Mer (2004)

Publié le 12 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Comédie

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Terreur sous la Mer (Blue Demon) :

Un couple de scientifiques (Dedee Pfeiffer et Randall Batinkoff) ont mis au point des requins génétiquement modifiés, capables de nager en eaux douces et en eaux salées, et de protéger le pays contre d'éventuelles attaques terroristes aquatiques. Mais lorsque les requins finissent par s'échapper après un sabotage ennemi, et que le plus intelligent de ces animaux reçoit pour mission de faire exploser le Golden Gate Bridge, c'est la panique générale...

Un navet de la pire espèce, qui, malgré son pitch laissant augurer d'un Deep Blue Sea au rabais, se trouve être une pseudo-comédie ne prenant jamais son sujet au sérieux.

Et comment prendre un tel sujet au sérieux, à vrai dire, tant rien dans ce métrage ne tient la route : les requins sont absolument inefficaces, inoffensifs (le nombre de morts se compte sur les doigts d'une main), et surtout affreusement laids, car faits en images de synthèse ratées ; les deux personnages principaux, supposément scientifiques géniaux, sont de parfaits abrutis qui passent plus de temps à s'envoyer des vacheries qu'à être scientifiques ou à gérer la crise en cours ; Jeff Fahey se croit dans un cartoon, et nous joue un militaire digne d'un mauvais sketch ; en plus d'être ultra-dérivatif, le film est écrit avec les pieds, échouant à créer la moindre tension ; le rendu visuel est télévisuel au possible et fauché ; et la musique est risible, envahissante, et digne d'un mauvais téléfilm allemand, ou d'un dessin-animé des années 70.

Ajoutez à cela un humour de bas-étage, des personnages qui parlent tous de dangers "nuculaires" (au lieu de nucléaires), un générique final téléfilmesque façon "best-of des scènes du film avec noms des acteurs en surimposition sur leurs visages", et l'on a là un navet total et improbable qui n'aurait même pas sa place au milieu des films Asylum de SyFy.

1/6 (pour Fiona Gubbelmann et Christine Lakin en bikinis dans leurs scènes respectives)

(d'ailleurs, ça m'a donné envie d'aller voir si Lakin a joué dans d'autres films d'horreur, elle m'a toujours été sympathique, cette demoiselle, et ce depuis Notre Belle Famille)

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Christmas Yulefest 2015 - 08 - Tout... sauf en famille (2008)

Publié le 3 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Tout... sauf en famille (Four Christmases) :

Lorsque leurs vacances de Noël tropicales tombent à l'eau, Brad (Vince Vaughn) et Kate (Reese Witherspoon) sont contraints de passer les fêtes chez leurs proches, en passant pour l'occasion de famille en famille. L'occasion pour le couple de réaliser à quel point leurs familles respectives sont profondément dérangées...

Une comédie américaine ultra-laborieuse, une sorte de mélange raté entre Un Noël de folie ! et Mon Beau-père et Moi, dans tous leurs mauvais côtés, mais avec quasiment aucun des bons.

Les 20 premières minutes de mise en place font plus ou moins illusion parce qu'elles sont assez bien rythmées (faute d'être originales), et Jon Favreau est assez amusant en Ultimate Fighter redneck, mais aussitôt, ça freine des quatre fers et ça commence à avancer à un rythme d'escargot : en dépit du fait que le film ne fait qu'une heure 20 (générique de fin exclus), ce qui laisse sous-entendre des coupes franches lors du montage, le film passe une demi-heure sur son premier Noël, puis près de 30 autres minutes (assez quelconques) sur le second.

Ce qui ne laisse qu'un gros quart d'heure pour bâcler boucler les deux Noëls finaux, et 5-10 minutes de résolution. 

On a donc vraiment l'impression d'un film au script précipité et improvisé (le film a été produit pendant la grève des scénaristes, ceci expliquant cela), jamais convaincant ni festif ou particulièrement drôle, et qui souffre notamment de personnages tous mesquins et antipathiques, qui desservent une distribution pourtant sympatoche.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 187 - Navy Seals vs. Zombies (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Navy Seals vs. Zombies :

Alors que le vice-président des USA (Rick Fox) effectue un discours en Louisiane, une invasion de zombies se déclenche en ville. Aussitôt, le gouvernement dépèche une escouade de Navy Seals surentraînés (parmi lesquels Ed Quinn et Chad "Gunner" Lail) pour le secourir, lui, son équipe, et une journaliste (Stéphanie Honoré) prise au piège avec eux... mais bien vite, un objectif secondaire s'ajoute à leur mission, avec peut-être à la clef une solution à cette épidémie meurtrière.

Un DTV assez nanardesque, première réalisation d'un cascadeur devenu réalisateur, et qui cumule les tares d'un premier long-métrage (qui plus est écrit par un scénariste/producteur assez médiocre) : la réalisation est plate et molle, la mise en scène risible, le rythme inexistant, le budget est microscopique sur tous les plans (le maquillage des zombies est ultra-sommaire ; les images d'archive et de promotion de l'armée et de la navy se succèdent ; les tirs et explosions sont majoritairement numériques), et le tout sent l'amateurisme à 20 kilomètres (hormis Gunner, qui a sacrifié sa carrière à la TNA pour ce film et a un rôle un minimum étoffé, quasiment aucun des autres "seals" ne semble savoir ce qu'il fait là).

L'interprétation, d'ailleurs, est très inégale (mention spéciale à Gunner, justement, qui n'est pas calamiteux, mais nous place des pauses aléatoires à la William Shatner dans ses dialogues), pas aidée par des dialogues bancals et peu inspirés, et les quelques caméos - l'olympienne Lolo Jones, Michael Dudikoff, Molly Hagan - n'apportent pas forcément grand chose au film, si ce n'est un peu d'expérience et de crédibilité, pour ces deux derniers.

Du métrage digne de Syfy, en somme.

1.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 21 - Christmas Trade (2015)

Publié le 7 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Fantastique, Comédie, Télévision, UpTV

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Christmas Trade :

Quelques jours avant Noël, Mitch (William Baldwin), un avocat veuf et surbooké, découvre sur le pas de sa porte un ours en peluche mystérieux. Lorsque, au cours d'une dispute avec son fils de onze ans, Robbie (Michael Campion), il fait le souhait de lui faire comprendre ce qu'il vit au quotidien, voilà que Mitch et Robbie échangent soudain leurs places respectives, et se retrouvent dans la peau de l'autre. Une mésaventure inattendue qui va provoquer bien des mauvaises surprises, mais qui va finir par rapprocher le père et le fils...

Un téléfilm UPtv (ce qui explique l'environnement ensoleillé californien, la distribution de semi-has beens, et le budget minimaliste) qui reprend Freaky Friday, et le recycle à l'époque de Noël.

Et pour être franc, malgré les dix minutes de trop, malgré le soleil et les palmiers, malgré les personnages caricaturaux, les clichés en tous genres et les rebondissements téléphonés... ça a bon fond, et ce n'est pas insupportable.

Seulement voilà, il y a tout de même un problème de taille : Robbie est un enfant de 11 ans tout à fait normal, intelligent, assez calme et discret, et son interprète joue d'ailleurs assez juste (même s'il n'évite pas quelques scènes dans lesquelles il est assez robotique).

Mais soudain, lorsque l'esprit de Robbie prend possession du corps de son père, c'est la catastrophe, puisque William Baldwin le (sur)joue comme un enfant de 6 ans hyperactif et un peu stupide. Résultat : on ne croit jamais vraiment à l'échange de corps, et donc au postulat même de ce film.

Ce qui est, franchement, un peu embêtant.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 57 - Sacré Noël 3 (2014)

Publié le 19 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Comédie, UK, Musique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Sacré Noël 3 (Nativity 3 : Dude, Where's my Donkey ?) :

Lorsque Mr Shepherd (Martin Clunes), le nouvel instituteur de l'école St Bernadette's, perd la mémoire en recevant un coup de sabot sur la tête, toute sa classe, ainsi que l'excentrique Mr Poppy (Marc Wootton), unissent leurs forces afin de lui rendre ses souvenirs, et de l'amener à New York, à temps pour y épouser sa fiancée Sophie (Catherine Tate). Mais pour cela, encore faut-il remporter un concours de flashmob improbable...

Le premier Sacré Noël était une comédie de Noël anglaise pas très bien filmée, pas très bien rythmée, assez épuisante et bordélique, mais qui fonctionnait à moitié, grâce aux enfants et à Martin Freeman, excellent.

Le second Sacré Noël était peu ou prou la même chose, mais sans la fraîcheur, avec beaucoup plus de facilités, et encore plus frénétique et fatigant, tout en étant encore moins bien rythmé, et ce, malgré David Tennant.

Sans surprise, donc, ce troisième Sacré Noël est encore pire : c'est toujours aussi mal filmé, mal rythmé, mal écrit (puisque c'est improvisé), mais là, pour ne rien arranger, la réalisatrice/scénariste s'est débarrassée des prétextes d'un concours de spectacle de Noël ou de chant, pour opter pour les flashmobs musicales. Traduction : tout le monde chante et danse un peu n'importe quand (mais très souvent, et assez mal), le film devenant ainsi rapidement un calvaire impossible à supporter pour quiconque ayant plus de dix ans.

C'est puéril, c'est idiot, tout donne l'impression d'avoir été tourné sans préparation (notamment l'introduction du film, une suite de scénettes narrées en voix-off qui semblent être issues de scènes coupées rattachées à l'arrache au film pour présenter les personnages), ça met un temps fou à se mettre en place, Catherine Tate fait de la figuration, et le tout m'a presque donné envie de revoir les précédents à la hausse tant c'est dénué de la moindre qualité ou de la moindre inspiration.

1/6 (le point en question étant pour tous les enfants, comme toujours adorables, naturels et attachants)

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Christmas Yulefest 2015 - 88 - Un Noël tous Ensemble (2013)

Publié le 30 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Comédie, Drame, Noël, Christmas, Romance

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Noël tous Ensemble (Norman Rockwell's Coming Home For Christmas) :

Lorsque leurs parents (George Canyon & Amy Jo Johnson) décident de se séparer après 27 ans de mariage, Kate (Carly McKillip) et sa soeur Melanie (Britt McKillip) acceptent de se rencontrer et de se parler après des années de brouille. Leur plan : réunir leurs parents et passer avec eux les fêtes de fin d'année dans leur maison natale, une maison natale qui, cependant, est désormais occupée par Mike (Benjamin Hollingsworth) et Ryan (Jordan McIntosh)...

Un DTV très country qui met en vedette les soeurs McKillip, chanteuses et actrices plutôt douées, et qui par conséquent leur laisse une certaine place pour exprimer leur talent : on a le droit à plusieurs chansons du duo, heureusement souvent en extraits, et tout tourne autour des deux musiciennes, qui sont convaincantes (à défaut d'être particulièrement crédibles, visuellement, en filles d'Amy Jo Johnson).

Le reste est nettement plus anecdotique, manquant de magie festive, et souffrant d'un script assez pataud et amateur, qui semble parfois avoir une idée assez précise d'où il veut aller, sans toutefois être suffisamment assuré et professionnel pour savoir comment y parvenir : d'une scène à l'autre, le script peut ainsi être léger et enjoué, pour être ultra-forcé et didactique quelques instants plus tard (la scène de la dispute des parents, notamment).

On ne ressort donc pas particulièrement convaincu de ce métrage, malgré son fond globalement inoffensif et ses bonnes intentions.

2.25/6

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Christmas Yulefest 2015 - 89 - Un Fiancé pour Noël (2007)

Publié le 30 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Télévision, ABC Family, Christmas, Noël, Comédie, Romance

Noël est passé, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Un Fiancé pour Noël (Holiday in Handcuffs) :

Trudie Chandler (Melissa Joan Hart) est une artiste ratée, qui perd sa place de serveuse et son riche fiancé la veille de Noël, alors qu'elle est sur le point de rejoindre sa famille en compagnie de ce dernier, pour aller passer les fêtes dans le chalet des Chandler. Victime de folie passagère, Trudie kidnappe alors le séduisant David (Mario Lopez), un client de son restaurant, et l'oblige à se faire passer pour son fiancé pendant les quelques jours de cette réunion familiale. Mais progressivement, malgré les événements, Trudie et David vont finir par se rapprocher l'un de l'autre...

"Syndrôme de Stockholm : la comédie" : voilà comment aurait pu s'appeler cette farce improbable, qui a le mérite d'être plus décalée et excentrique que la moyenne du genre.

Ce qui est une force (les personnages secondaires sont tous plus ou moins barrés et caricaturaux, et donc intéressants), mais aussi une grosse faiblesse, car le script tente de rendre crédible la relation des deux protagonistes, ainsi que sa métamorphose progressive, tout en la faisant coexister avec le grand n'importe quoi général... ce qui ne fonctionne pas.

D'autant que pour fonctionner, cette relation doit reposer totalement sur le charme, le charisme et l'alchimie des deux acteurs principaux... et que si Mario Lopez est assez sympathique, je dois dire que je suis nettement plus dubitatif sur Melissa Joan Hart.

Peut-être est-ce parce que je n'ai jamais fait partie du fan-club de Sabrina la sorcière ; que je la trouve particulièrement quelconque et terne, notamment dans ce film ; que son personnage agit de manière tellement outrancière dès le début du film, avant même sa folie passagère, que je n'arrive pas du tout à prendre son parti par la suite ; ou tout simplement qu'elle n'a pas vraiment d'alchimie avec Lopez... mais pour faire simple, je ne l'ai pas du tout appréciée dans ce film, et je n'a pas cru un seul instant à l'évolution de cette romance assez forcée.

Au point que, par moments, j'en venais à regretter que ce ne soit pas Vanessa Evigan (qui joue ici la soeur de Trudie, et qui, IRL, est accessoirement la soeur de Briana Evigan) la protagoniste de ce film, plutôt que d'être à ce point inexploitée.

2.5/6 (probablement plus si l'on est un fan de Melissa Joan Hart)

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Christmas Yulefest 2015 - 97 - Le Pays de Noël (2015)

Publié le 2 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Comédie, Romance, Noël, Télévision, Hallmark

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

Le Pays de Noël (Christmas Land) :

Jules (Nikki DeLoach), une femme d'affaire new-yorkaise, hérite à l'approche de Noël de Christmas Land, un village de Noël centré autour d'une ferme à sapins, autrefois en possession de sa grand-mère décédée. Sur les conseils de son petit-ami avocat (Jason-Shane Scott), Jules décide de se rendre sur place afin de remettre les lieux en état, et de les revendre au meilleur prix. Mais à Christmas Land, Jules est submergée par l'enthousiasme des habitants de la communauté, et elle finit par changer progressivement d'avis, d'ailleurs pas insensible au charme de Tucker (Luke MacFarlane), l'avocat en charge de la bonne transmission du parc.

Ultime film de Noël Hallmark, un peu mis en chantier précipitamment, terminé au dernier moment, quasiment pas promu par la chaîne... et tout ça se ressent dans le script (gentiment générique et un peu baclé) et dans les réactions de ses protagonistes, relativement caricaturales et forcées.

Ce qui ne veut pas forcément dire pour autant que ce métrage soit particulièrement mauvais..... mais clairement insipide, oui. Et techniquement assez faible, que ce soit au niveau de l'écriture globale (assez laborieuse et simpliste) que de l'interprétation de nombreux personnages secondaires (forcée ou artificielle, comme si le film n'était composé que des premières et uniques prises de chaque scène, à la mise en scène baclée et à la post-synchro médiocre).

Dommage, parce que le couple principal (dont Nikki DeLoach, déjà dans You Cast A Spell on Me à Halloween) n'est pas désagréable, et fonctionne relativement bien.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #235 : À Vif ! (2015)

Publié le 25 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

À Vif ! (Burnt) :

Autrefois un grand chef de renommé mondiale officiant à Paris, Adam Jones (Bradley Cooper) a coulé toute sa carrière en sombrant dans la drogue, le sexe et l'alcool. Mais après un exil auto-imposé à la Nouvelle-Orléans, Adam est décidé à revenir au sommet, et à décrocher une troisième étoile au guide Michelin. Il reconstruit alors une équipe de cuisine exceptionnelle (Sienna Miller, Omar Sy), et convainc son ancien maître d'hôtel (Daniel Brühl) de lui donner une seconde chance, et de le placer à la tête de son restaurant...

En 2005, Bradley Cooper jouait le personnage vedette de Kitchen Confidential, une sitcom dans laquelle il incarnait un chef à la dérive qui tentait de revenir sur le devant de la scène. Ce Burnt, en quelque sorte, est Kitchen Confidential : le film, si Kitchen Confidential avait été un drame sérieux et blindé de clichés en tous genres.

Car c'est bien là le problème de Burnt : les acteurs sont bons, le film est assez bien mené et se regarde sans difficulté... mais le scénario est une compilation de poncifs basiques, de personnages clichés (rien que le héros, un chef badass, arrogant, qui porte du cuir et fait de la moto sans casque parce que c'est un rebelle, qui a eu une enfance difficile mais est revenu de tout, et qui est tellement beau et charismatique que les gays et les hétéros le trouvent irrésistible, et qu'il parvient même à faire changer les lesbiennes d'orientation sexuelle ; on a aussi le meilleur ami gay, le rival pas si méchant, la mère célibataire au potentiel inoui, le traître, l'ex au grand coeur... des archétypes à gogo qui sortent rarement de leurs cases), et de dialogues ultra-laborieux et maladroits.

D'autant moins compréhensible que le script était l'un des plus populaires de 2007, figurant sur la Black List de l'époque, et que le projet a vu défiler de nombreux acteurs et réalisateurs au cours de sa gestation.

Mais là, on a l'impression de se retrouver devant un mauvais épisode de Cauchemar en Cuisine, avec des personnages tous arrogants et insupportables, et qui desservent leurs acteurs... alors certes, la distribution internationale n'est pas désagréable, mais malheureusement, dès que le script veut faire parler ses personnages dans une autre langue que l'anglais, c'est sous-titres indispensables... y compris en français.

3/6, parce que Bradley Cooper porte le métrage sur ses épaules, et parvient à éviter la catastrophe, mais sinon, c'est vraiment générique et quelconque.

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Un film, un jour (ou presque) #591 : La Guerre des Cookies (2012)

Publié le 30 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Jeunesse, Comédie, Hallmark, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

La Guerre des Cookies (Smart Cookies) :

Agente immobilière perfectionniste et ambitieuse, Julie Sterling (Jessalyn Gilsig) est prête à tout pour devenir l'agent immobilier de l'année. Mais lorsqu'elle est placée, par sa patronne, à la tête d'une troupe de jeannettes dissipées (Bailee Madison, Michelle Creber, Melody B. Choi, Maddy Yanko, & Claire Corlett) afin de les aider à remporter un concours de vente de cookies, Julie est mécontente ; cependant, à mesure qu'elle fait la connaissance des jeunes filles - ainsi que du père (Ty Olsson) de Daisy (Bailee Madison), l'une d'entre elles -, Julie s'attache à ses nouvelles protégées, et décide de mettre ses techniques de vente éprouvées au service de la troupe...

Un téléfilm Hallmark qui sort un peu de la norme des comédies romantiques habituelles de la chaîne (bien que la romance soit tout de même un peu présente en filigrane), car produit et filmé à l'occasion des 100 ans des Girl Scouts américaines ; sans surprise, donc, le script met l'accent sur le groupe des jeannettes gérées par l'héroïne, sur leurs valeurs, etc.

Pas forcément très captivant, donc, malgré une interprétation globalement très bonne (les jeunes actrices sont excellentes), et malgré un rythme plutôt suffisant : le métrage donne un peu l'impression d'avoir sacrifié ses personnages secondaires sur l'autel des Girl Scouts, et on se retrouve avec un film familial dans lequel les jeannettes sont plus développées que l'héroïne, son love-interest, ou tous les autres adultes.

Un petit 3/6

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Un film, un jour (ou presque) #87 : Romance Irlandaise (2012)

Publié le 17 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Romance Irlandaise (Chasing Leprechauns) :

Spécialiste en résolution de problèmes d'entreprise, Michael Garrett (Adrian Pasdar) est envoyé par son patron en Irlande, pour assurer la signature d'un contrat et l'ouverture du chantier d'une nouvelle usine. Seul problème : l'usine est apparemment sur un terrain occupé par des leprechauns, et tant qu'une experte (Amy Huberman) n'a pas donné son accord pour la construction, celle-ci ne pourra avoir lieu. Garrett doit alors composer avec la jeune femme et avec les traditions locales s'il veut espérer mener sa mission à son terme...

Un téléfilm Hallmark de Saint Patrick, assez divertissant et léger, et tourné sur place, en Irlande, alors couverte de neige. C'est d'ailleurs assez amusant de voir Pasdar et les autres acteurs lutter contre les éléments locaux, la vraie neige, le vrai vent, le vrai froid, etc...

En fait, c'est tout le métrage qui s'avère amusant, entre Pasdar qui prend un malin plaisir à jouer les américains frustrés et fonceurs tentant de s'intégrer, les habitants locaux à la limite du cliché parodique (mais qui évitent de tomber dans ce piège), les leprechauns invisibles qui sabotent tous les efforts de Pasdar (une idée qui ajoute une dose de fantaisie sympathique au téléfilm), la météo, les accents, et le ton globalement peu sérieux du tout.

En plus, le métrage ne perd pas la moindre seconde, puisque le postulat de départ est posé en moins d'une minute, que Pasdar arrive en Irlande trente ou quarante secondes plus tard, et qu'il rencontre l'experte moins de cinq minutes après le début du programme... le revers de la pièce étant que le film peine un peu à maintenir ce rythme ensuite, même s'il parvient tout de même à ne pas trop ressembler aux rom-coms habituelles de la chaîne.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #172 : Dimensions (2011)

Publié le 14 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Romance, Drame, Fantastique, Science-Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dimensions :

Après la mort de leur meilleure amie Victoria, tombée au fond d'un puits dans le Cambridge des années 20, ses deux compagnons de jeu Stephen (Henry Lloyd-Hughes) et Conrad (Sean Hart), épris d'elle, se consacrent à une existence de recherche scientifique, afin de découvrir comment remonter le temps, et sauver la jeune fille ; mais la séduisante Annie (Olivia Llewellyn) vient perturber leurs plans, et sèmer la discorde entre les deux amis.

Un film anglais qui m'a un peu pris au dépourvu. Je m'attendais à un film mêlant histoire d'amour et voyage temporel de manière intriguante et équilibrée... et puis en fait, non. Avce son budget très limité, le film préfère jouer totalement la carte de la romance et du triangle amoureux, le voyage temporel n'étant qu'un détail en arrière-plan.

Ainsi, on a droit à une bonne demi-heure durant l'enfance des protagonistes, histoire de mettre en place les relations et le drame fondateur, puis environ encore une bonne demi-heure à l'âge adulte, pour continuer à décrire ces relations, ainsi que la jalousie, la rivalité et l'obsession des protagonistes. La dernière demi-heure, enfin, commence un peu à cristalliser le tout, mais de manière tellement peu affirmée qu'on en ressort forcément déçu.

Le voyage temporel, en effet, ne sert que de toile de fond au métrage, au travers d'une écriture un peu laborieuse et basique (des discours didactiques expliquant les principes du voyage dans le temps), de quelques plans à effets spéciaux (un peu ratés, comme lors du suicide par revolver), et d'un rebondissement final absolument éventé tant il est téléphoné depuis le début du film.

En fait, on ressort du film avec l'impression qu'il est passé à côté de son sujet, préférant décrire une relation peu originale et inspirée (les deux amis inventeurs qui se déchirent pour les beaux yeux d'une femme, been there, seen that), plutôt que d'exploiter pleinement le potentiel fantastique du scénario.

Pas très captivant, donc, et pas du tout ce que j'espérais, malheureusement, mais au moins c'est assez joli visuellement.

2.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #181 : Warren Jeffs - Le Gourou Polygame (2014)

Publié le 27 Juillet 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Drame, Religion, Lifetime

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Warren Jeffs - Le Gourou Polygame (Outlaw Prophet) :

À la mort du Prophète Rolun Jeffs (Martin Landau) de l'Église Fondamentaliste de Jésus-Christ des saints des derniers jours, son fils Warren Jeffs (Tony Goldwyn) prend sa place à la tête de ce mouvement sectaire polygame dérivé du mormonisme. Brutal, autoritaire, extrémiste et imprudent, Warren attire néanmoins bien vite l'attention de Gary Engels (David Keith), un enquêteur bien décidé à faire tomber Jeffs pour avoir imposé le mariage forcé à des adolescentes encore mineures, comme Elissa (Joey King)...

Adaptation d'un livre décrivant les événements ayant mené à une traque nationale de Jeffs par le FBI, ce téléfilm Lifetime s'avère à peu près aussi captivant et dynamique que peut l'être la foi mormone : c'est très manichéen, ça alterne entre le point de vue de Jeffs, et (forcément, Lifetime oblige) celui des femmes adeptes victimes du Prophète, et le rythme global est plutôt mollasson, voire même soporifique une fois que la traque commence.

Pour ne rien arranger, l'acteur principal en fait trois tonnes (probablement inspiré par le véritable Warren Jeffs) dans le surjeu caricatural, pas aidé par l'écriture pataude et racoleuse, au point de ressembler à un über-méchant caricatural de dessin animé : une manière de concentrer en un seul homme toute la folie de cette secte fondamentaliste plutôt que de risquer de choquer tous les mormons, qu'ils soient fondamentalistes ou non, en soulignant et condamnant les problèmes plus généraux de cette religion.

Quitte à passer 90 minutes devant un écran parlant de cette affaire, autant aller sur YouTube pour jeter un coup d'oeil aux multiples documentaires et reportages ayant couvert, en temps réel, tous ces évènements.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #91 : Dear White People (2014)

Publié le 23 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Comédie

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Dear White People :

Au sein de la prestigieuse Université Winchester, principalement peuplée d'étudiants blancs, Sam White (Tessa Thompson), une animatrice radio militante aux origines métissées, n'hésite pas à provoquer la controverse en soulignant les inégalités de traitements entre blancs et noirs. Elle prend bientôt la tête de la maison Armstrong/Parker, seule confrérie afro-américaine du campus : de quoi attirer l'attention d'une émission de télé réalité, au grand dam de Coco Conners (Teyonah Parris), jalouse. Et lorsque Lionel Higgins (Tyler James Williams), un jeune étudiant noir homosexuel, est recruté par le journal de l'école pour couvrir ces évènements sous une perspective afro-américaine, il voit là une chance inespérée de trouver sa place sur le campus... 

Avec un titre comme ça, ce métrage avait de quoi interpeller. Voyons de quoi il en retourne exactement :

"L'oeuvre d'un nouveau talent émergent digne de Spike Lee, ce film satirique partiellement crowdfundé aborde le problème des relations raciales aux USA sous un angle comique et authentique, et fait l'unanimité critique." 

Du moins, c'est comme ça que le film est vendu un peu partout. Problème : j'ai trouvé ça assez raté, en fait.

La comédie est globalement absente (c'est un métrage relativement sérieux et didactique), la satire est simpliste, et le film n'apporte pas grand chose de nouveau à la discussion raciale aux USA, en plus d'être formellement très statique et de manquer cruellement d'énergie.

Énorme bof, donc, et j'ai failli arrêter à plusieurs reprises au cours des 110 minutes du métrage.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #89 : Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (2015)

Publié le 19 Mars 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Hallmark

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Temps Nuageux Avec Risque d'Amour (Cloudy With A Chance of Love) :

Météorologue studieuse travaillant sur sa thèse à San Diego, Deb (Katie Leclerc) découvre les joies de la popularité lorsqu'elle remplace au pied levé une présentatrice météo de la chaîne de tv locale, et devient aussitôt la favorite des spectateurs. Pour ne rien gâcher, son patron, Quentin (Michael Rady) est séduisant et assez sympathique... mais bien vite, tiraillée entre sa carrière académique et cette nouvelle carrière télévisée, Deb va se laisser entraîner dans la spirale implacable de la célébrité.

Un téléfilm Hallmark qui, au premier abord, n'a rien de très original : on a la nerd rendu "laide" par des grosses lunettes, une queue de cheval, et des vêtements moches, mais qui soudain se révèle dans toute sa beauté ; sa meilleure amie ethnique ; son autre amie/conseillère elle aussi ethnique ; le quiproquo qui provoque une rupture temporaire avec son petit ami ; le maychant manipulateur ; la rivale ; la musique envahissante et agaçante...

Mais étrangement, ici, ça fonctionne, car en lieu et place d'un triangle amoureux entre deux hommes (généralement le riche carriériste et le terre à terre passionné) et l'héroïne, compliqué par une rivale superficielle, ici, on a droit à un triangle "professionnel", avec une héroïne tiraillée entre sa passion (ses études de météorologie) et une carrière rentable à la télévision, avec comme rivale une rivale professionnelle.

Autrement dit, en faisant glisser le schéma habituel des romances Hallmark vers un domaine professionnel et intellectuel, qui assume que l'héroïne soit une étudiante douée et intelligente, et que ce sont ces caractéristiques qui propulsent le récit plus que la romance (finalement très secondaires), ce téléfilm sort un peu du lot des rom-coms de la chaîne, et se fait remarquer en bien.

De plus, ça aide que les acteurs soient tous plutôt sympathiques, que le récit soit suffisament rythmé, et que le tout se déroule dans un domaine intéressant, qui permet d'éviter les clichés habituels du retour à la campagne, et de la petite ville idéalisée où tout le monde est gentil.

Bref, bonne surprise.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #193 : Exodus - Gods & Kings (2014)

Publié le 12 Août 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Drame, Histoire, Religion, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Exodus - Gods and Kings :

Moise (Christian Bale) et Ramses (Joel Edgerton) sont deux princes élevés à la cour du Pharaon. Mais lorsque Ramses prend la place de son père sur le trône, il décide de bannir Moïse dans le désert en apprenant ses origines juives. Celui-ci finit cependant par revenir de son exil et, guidé par la parole divine, il va alors tenter de libérer le peuple juif de son esclavage...

Dès l'ouverture du film, avec ses cartons d'exposition, ses juifs opprimés, et ses esclaves hébreux construisant les pyramides, j'ai tout de suite compris qu'on était mal barrés avec ce métrage. Déjà qu'avec sa distribution d'acteurs tous caucasiens, ça n'augurait pas du meilleur...

Et la suite n'a fait que confirmer mes craintes, en montrant, à chaque instant, les signes d'un film typique du Ridley Scott moderne, qui est incapable de faire un bon film de moins de 180 minutes.

Ici, tout est gris, plat, terne : un parti pris "réaliste" qui tue tout semblant d'ampleur et d'épique, pour renforcer la douleur du peuple hébreu, et donner toujours plus de poids aux interminables dialogues du film.

Résultat, le métrage se traîne lamentablement, échouant à susciter la moindre empathie du spectateur pour ses acteurs, qui évoluent dans une histoire tellement balisée et connue que le soufflé global ne monte jamais, même quand Ridley Scott déchaîne les effets spéciaux comme Dieu les plaies sur l'Égypte, ou que la musique tente d'être à la hauteur des événements qu'elle illustre.

M'enfin bon, au moins ce n'est pas trop mal filmé.

2/6

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Halloween Septembrrrfest 2015 - 28 - Suburban Gothic (2014)

Publié le 30 Septembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Horreur, Halloween, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Suburban Gothic :

Diplômé sans travail, Raymond (Matthew Gray Gubler) est contraint de s'installer chez ses parents, au grand bonheur de sa mère surprotectrice (Barbara Niven), mais à l'agacement de son père autoritaire (Ray Wise). Maniéré, décalé et fermement convaincu de l'existence du paranormal, Raymond sympathise avec Becca (Kat Dennings), une barmaid gothique et sarcastique. Ensemble, ils vont alors devoir faire face à un esprit vengeur déterré dans le jardin de Raymond...

Ce n'est qu'après avoir terminé de regarder cette comédie horrifique affreusement plate et bancale que j'ai réalisé que je connaissais le nom de son réalisateur-scénariste. Et pour cause, puisque j'avais visionné son premier long-métrage, Excision, dans le cadre de l'Oktorrorfest 2012. Et à l'époque, j'avais trouvé cela gentiment creux, trashouille et pseudo-arty, avec la lourdeur d'un film plus racoleur qu'autre chose. 

C'est donc sans surprise que ce Suburban Gothic s'avère dans la directe continuité du précédent film, avec cependant, en lieu et place de la sexualité et du gore racoleur d'Excision, une tendance à l'humour graveleux et bas-de-plafond, qui ne fonctionne quasiment jamais.

Et c'est bien là le problème, puisque le film semble vouloir adopter un ton "John Waters du pauvre", sans le mordant ou la maîtrise, et le tout enrobé d'une sorte de détachement ironique très hipster dans l'âme, avec des personnages qui assistent aux événements sans jamais paraître particulièrement affectés par ceux-ci, et en conservant toujours une petite réplique cynique en réserve.

Autant dire qu'hormis quelques moments amusants et relativement originaux, visuellement parlant (les premières manifestations surnaturelles dans la chambre, notamment), le tout paraît forcé, décousu et bordélique, avec des acteurs qui surjouent volontairement, et quelques moments qui rappellent fortement d'autres films (le tentacule ectoplasmique qui guide brièvement le héros dans son investigation semble tout droit sorti de Donnie Darko).

Ce n'est pas drôle, ça ne fait pas peur, et ça rate trop souvent sa cible pour être intéressant.

1.75/6 (parce que la distribution est plus sympathique que celle d'Excision)

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 48 - Black Butler (2014)

Publié le 10 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Japon

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Black Butler (Kuroshitsuji) :

En 2020, dans un pays à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, des meurtres étranges ont lieu : plusieurs personnalités politiques importantes sont retrouvées mortes et momifiées, avec pour seule indice une carte de tarot représentant Satan. Pour résoudre ces crimes mystérieux, le Chien de Garde de la Reine, Shiori Genpō (Ayame Gôriki) est choisie pour mener l'enquête ; riche héritière orpheline se faisant passer pour un homme afin d'assurer sa place dans sa dynastie, Shiori peut heureusement compter sur Sebastian (Hiro Mizushima), son fidèle majordome aux pouvoirs surhumains... en réalité un démon des enfers ayant passé un pacte avec Shiori, et ayant accepté, en échange de son âme, de la servir et de la protéger jusqu'à ce qu'elle parvienne à venger ses parents...

Je vais être franc : je n'ai jamais lu ni vu l'oeuvre originale dont ce film est l'adaptation, et j'ai uniquement regardé ce long-métrage sur la base de l'affiche et de la combo "majordome démoniaque + meurtres sataniques" qui pouvait laisser présager de quelque chose d'original et d'intéressant.

Pas de bol, on est en plein dans l'adaptation bancale de manga, avec tout ce que ça comporte de clichés du genre (mélange bâtard et superficiel d'Occident et d'Orient, utilisation décomplexée de la religion catholique, héroïne impassible et colérique, caricatures ambulantes, hommes androgynes, surjeu, scènes d'action ultra-stylisées mais improbables et creuses) qui m'horripilent.

Ajoutés à cela, un récit apparemment totalement réinventé par rapport au manga, avec des personnages différents, et une période temporelle nettement moins intéressante (l'époque victorienne remplacée par une époque pseudo-contemporaine et moderne) ; un film longuet (2h) et mal rythmé ; et surtout une écriture assez piteuse, à base de scènes d'exposition lourdes, pataudes et maladroites (l'héroïne qui parle soudain en voix off après une heure de film ; le méchant qui raconte son plan en tuant tout le monde...), de flashbacks à gogo, et de rebondissements capillotractés.

Bref, je n'ai pas vraiment aimé, j'ai trouvé ça basique et cliché, assez confus et éparpillé, bref, un bon gros bof, même si ce n'est pas trop mal filmé et que certains plans sont réussis.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 55 - Jessabelle (2014)

Publié le 14 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Jessabelle :

Jessie (Sarah Snook) est une jeune femme originaire du bayou. Heureuse en amour, et enceinte, elle est victime d'un terrible accident de voiture qui la prive de l'usage de ses jambes, de son futur enfant, et de son fiancé. Seule, elle est alors contrainte de s'installer dans la maison où elle a passé son enfance, dans le Sud profond des USA, et où vit encore son père alcoolique (David Andrews), à qui elle ne parle plus. Sur place, rapidement, elle renoue avec un petit-ami de lycée, Preston (Mark Webber), et met la main sur des VHS enregistrées par sa mère (Joelle Carter) de son vivant, dans les années 80. Sur les bandes, cette dernière lui tire les cartes, et lui prédit un avenir sinistre... d'autant qu'une présence fantômatique hante la maison, et en veut apparemment à Jessie et à son père.

Un film d'horreur assez basique, qui ne vaut que pour son atmosphère et son ambiance très réussies (j'ai toujours apprécié la moiteur que le Sud profond des USA confère à un métrage fantastique), principalement dûes à la maison dans laquelle l'héroïne est confinée par son fauteuil roulant, et pour son interprète principale, Sarah Snook, déjà excellente dans Predestination, et qui livre ici une prestation subtile et maîtrisée.

Le reste ? Hormis le postulat du "tarot via VHS", très efficace, le film est balisé de bout en bout, avec une histoire de vengeance assez quelconque et prévisible, avec des jumps scares agaçants qui ne font pas peur, et un récit qui se termine en queue de poisson volontairement sombre...

Autrement dit, pas grand chose de mémorable au programme.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #247 : Big Game (2014)

Publié le 10 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Action, Thriller, Finlande, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Big Game :

Trahi en plein vol par son garde-du-corps (Ray Stevenson), le Président des États-Unis (Samuel L Jackson) est contraint d'abandonner Air Force One avant que l'appareil ne soit abattu par des terroristes. Il s'écrase dans les étendues sauvages finlandaises, où il tombe nez à nez avec Oskari (Onni Tommila), un jeune garçon local, qui passe seul une journée de chasse en forêt, afin d'affirmer son passage à l'âge adulte. Ensemble, ils vont devoir échapper aux criminels étrangers qui veulent ajouter le Président à leur tableau de chasse...

Un film d'aventures pour enfants signé du réalisateur de Père Noël Origines (qui était déjà un film d'aventures pour enfants, un fait trop souvent oublié par les critiques de ce Big Game s'attendant à un métrage apre, dur et réaliste opposant un enfant à des mercenaires), et qui se calque en partie sur ce dernier (en plus de reprendre le jeune acteur principal et son père) pour offrir ici une déclinaison des actioners à l'américaine (punchlines semi-comiques inclues), mais avec un jeune garçon fier et un peu arrogant dans le rôle principal, et un Sam Jackson qui rappelle un peu le Jamie Foxx de White House Down (mais qui place tout de même son traditionnel "motherfucker").

Pour peu qu'on sache à quoi s'attendre avant de démarrer le métrage, ça remplit bien son office, et c'est loin d'être désagréable, mais le tout abuse tout de même des ralentis, et manque un peu de punch, en plus de se finir en queue de poisson.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #258 : Batman - Assaut sur Arkham (2014)

Publié le 25 Février 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Animation, Action, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Batman - Assaut sur Arkham (Batman : Assault on Arkham) : 

Lorsqu'Amanda Waller capture un groupe de super-criminels, elle leur implante un explosif dans le crâne, et les force à former sa Suicide Squad, une équipe de mercenaires sans foi ni loi. Leur mission : infiltrer l'asile d'Arkham, pour y retrouver la canne du Riddler, et récupérer une clé USB qui y est dissimulée. Mais Batman est sur les traces de la Suicide Squad, et le Joker, lui non plus, n'est pas loin...

Un long-métrage animé prenant place dans l'univers du jeu vidéo Arkham Asylum et de ses suites, ce film aurait plutôt dû s'appeler Suicide Squad, le film, puisque Batman n'y fait que de la figuration, et qu'Arkham n'est qu'un décor sans grande importance, dans lequel on peut s'introduire sans le moindre problème (cela dit, pour un joueur d'Arkham Asylum, ça fait toujours plaisir de reconnaître les décors et les designs du jeu, çà et là).

On se retrouve donc avec une sorte d'hybride des Douze Salopards et d'un polar/film de casse à la Guy Ritchie, avec un problème de taille : tout cela se veut "adulte" et "mature", mais en réalité, c'est de la maturité telle que l'imagine un ado de 13 ans.

Le film enchaîne ainsi fusillades, bagarres, nudité, sexe, violence, gore, explosions, etc, le tout dans une ambiance décontractée/vanneuse, à l'écriture assez forcée et prévisible.

Je n'ai donc pas du tout accroché à cette version racoleuse du DCU (avec son Joker surpuissant, et sa Harley idiote et débile) qui n'hésite pas à tuer les seconds couteaux les moins connus histoire de faire semblant d'avoir des enjeux importants.

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #374 : Fishing Naked (2015)

Publié le 3 Août 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Science-Fiction, Fantastique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

Fishing Naked :

David et Rodney (Bronson Pelletier et Evan Williams), un duo de jeunes vingtenaires désoeuvrés vivant dans une petite bourgade du Colorado, passent leur temps à faire peur aux touristes en se déguisant en sasquatch, afin qu'ils évacuent eurs zones de pêche. Un jour, ils rencontrent deux jeunes femmes (Elyse Levesque et Tinsel Korey) installées dans les bois, et rapidement, le quatuor décide d'en rajouter une couche, et d'amplifier leurs canulars. Mais plutôt que de faire fuir les touristes, voilà que les médias et l'armée rappliquent... et pour ne rien arranger, un véritable extra-terrestre vit apparemment dans les parages, attendant d'être rapatrié par ses semblables...

Comédie indépendante gentiment potache et un peu amateure, notamment au niveau de l'interprétation de certains seconds rôles, parmi lesquels pas mal de natifs-américains.

À vrai dire, le film fonctionne tranquillement pendant une quarantaine de minutes, pendant que tout se met en place... et puis ça freine des quatre fers lorsque les jeunes font équipe pour monter leurs canulars : le film devient alors nettement moins intéressant, meuble sérieusement, pour ne retrouver que partiellement son intérêt à mesure que la créature (au design de gros castor fluo en CGI assez amusant, bien que cartoonesque) se manifeste, et que le récit s'approche de sa conclusion.

M'enfin on ne pourra pas accuser le film de ne pas être original, et puis la "Grand-mère" totalement barrée qui parle aux aliens est plutôt marrante.

Un petit 3/6 très indulgent.

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 108 - Insidious : Chapitre 3 (2015)

Publié le 31 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique

Aujourd'hui, c'est Halloween, et pour fêter ça, l'Oktorrorfest met les bouchées doubles, avec la publication d'une nouvelle critique ciné toutes les heures, et ce jusqu'à minuit ce soir !

Insidious : Chapitre 3 (Insidious - Chapter 3) :

Bien décidée à entrer en contact avec sa mère défunte, Quinn (Stefanie Scott) se rend chez Elise (Lin Shaye), une médium au passé tragique, hésitante à utiliser ses dons, et qui tente de décourager la jeune fille. Bien vite, néanmoins, Quinn est attaquée par une entité malfaisante, et face au père désemparé de l'adolescente (Dermot Mulroney), Elise n'a d'autre choix que de s'associer à deux parapsychologues amateurs, pour tenter de combattre le démon qui en veut à Quinn.

Une préquelle aux deux Insidious précédents, qui met en scène Stefanie Scott (la biatch de ANT Farm de chez Disney, ici accompagnée de Hayley Kiyoko, sa future co-star de Jem & les Hologrammes) et Lin Shaye dans les deux rôles principaux du métrage.

Et c'est en partie là le problème de ce film, puisque si Scott est efficace et convaincante dans son rôle, et que Shaye fait de son mieux, j'ai toujours énormément de mal à prendre Lin Shaye au sérieux. Je l'ai trop vue dans des seconds rôles improbables, décalés, et pas toujours bien joués, pour qu'elle m'apparaisse ici crédible, d'autant plus qu'elle finit accompagnée des deux nerds de la franchise, qui ont toujours été problématiques pour moi.

Le résultat, c'est un film assez soporifique, bourré de jump scares pas très efficaces, et qui prend un temps fou à se mettre en place (20-25 minutes jusqu'à l'accident de voiture).

Ce qui n'aide pas non plus, c'est cet esprit maléfique peu effrayant (un individu décharné et brûlé, aux pieds sales, avec un masque respiratoire), qui n'a pas vraiment de style ou de présence... conséquence probable du changement de réalisateur, James Wan mettant les voiles en emportant son empreinte visuelle et son savoir-faire, et laissant le tout dans les mains de son scénariste, par ailleurs acteur de l'un des deux parapsychologues débiles.

Pas vraiment convaincant, pas vraiment effrayant, pas vraiment intéressant. Mwé.

2/6

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Un film, un jour (ou presque) #584 : Maman par Intérim (2011)

Publié le 21 Août 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Hallmark, Comédie, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Maman par Intérim (Three Weeks, Three Kids) :

Jeune vingtenaire insouciante et refusant de s'engager, Jennifer (Anna Chlumsky) est tout l'opposé de sa soeur aîné, Mandy (Chelah Horsdal), mariée et mère de trois enfants. Mais lorsque les parents de Jennifer et Mandy annulent soudain les trois semaines qu'ils devaient passer à s'occuper des enfants pendant que Mandy et son époux faisaient une seconde lune de miel en Europe, Jennifer est contrainte de les remplacer au pied levé. De quoi la confronter à une vocation qui n'est clairement pas faite pour elle : celle de mère de famille...

Un téléfilm Hallmark qui évite les clichés rom-com habituels, pour faire dans la comédie plus traditionnelle, avec un passage à l'âge adulte pour une jeune femme immature, et une redécouverte des plaisirs de la vie et de l'amour pour sa soeur obsédée par sa famille.

Dans l'absolu, pourquoi pas, c'est assez bien mené, et ce genre de pitch fonctionne toujours pour peu que le rythme et l'interprétation répondent à l'appel. Malheureusement, ici, Chlumsky - que j'apprécie par ailleurs beaucoup - joue une jeune vingtenaire, alors qu'elle a facilement dix ans de plus ; et visiblement, la consigne qui lui a été donnée, c'est "joue toutes tes scènes comme si tu avais pris de la cocaïne, parce que tu es supposée être jeune et pleine d'énergie".

Elle surjoue donc pas mal durant toute la première moitié du film, à base de mimiques non-stop, de réactions disproportionnées, etc. Heureusement, elle se calme nettement dès lors qu'il faut exprimer de l'émotion, et que les choses redeviennent sérieuses en seconde partie ; le film ne pâtit donc pas trop de cette direction d'acteurs hasardeuse (Horsdall en souffre aussi un peu, ayant clairement reçu comme instructions de jouer la déprime profonde pendant tout le premier tiers, quitte à forcer le trait).

En résumé, un téléfilm qui n'est pas désagréable, qui évite de placer une romance banale au centre de tout, et qui parvient de justesse à atteindre la moyenne malgré le jeu débattable de certains membres de la distribution.

3/6

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