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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Halloween Novembrrrfest 2013 - 21 - Spécial Bestioles ! (Ghoulies, Munchies & Hobgoblins)

Publié le 7 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

- Ghoulies :

Un couple s'installe dans un vieux manoir, ancien lieu de rituels sataniques visant à invoquer les Ghoulies... et bientôt, l'influence de ces derniers commence à se faire ressentir.

Un film d'horreur assez basique et fauché, qui se prend beaucoup plus au sérieux que les films suivants de la franchise, et dans lequel les Ghoulies ne passent pas à l'action avant une petite heure interminable (sur 75m de film !). Amusant de voir passer Mariska Hargitay dans un petit rôle, cela dit... 0.75/6

- Ghoulies II :

Les Ghoulies ayant survécu au précédent volet élisent résidence dans un parc d'attractions, qu'ils aident involontairement à prospérer, mais lorsque quelqu'un tente de les exterminer, ils se révoltent et commencent à tuer...

Déjà nettement plus sympathique et axé comédie, avec des Ghoulies en mode "destructeurs malicieux et qui couinent", en lieu et place de la sorcellerie foireuse du premier opus. 2/6

- Ghoulies III :

Les Ghoulies à la Fac, avec bières, étudiantes en petite tenue, et comic-books !

La série a clairement abandonné toute velléité d'horreur, et donne dans la frat house comedy sans la moindre hésitation, avec tits, sex, booze & des Ghoulies qui parlent. L'épisode le plus léger et stupide, mais probablement le moins mauvais de la saga. 2.5/6

- Ghoulies IV :

Le héros du premier film, devenu flic, doit faire face à deux nouveaux Ghoulies, radicalement différents des anciens...

Ah, ça, pour être différent, ils le sont, puisqu'en lieu et place de marionnettes, on a le droit à deux nains en costumes tout droit sortis de Troll, et qui tapent la discute constamment. Autant dire que ce DTV tient plus de l'exploitation désespérée et clichée (comprendre : les 2/3 du temps, c'est un film policier vaguement surnaturel) d'une franchise déjà guère brillante, que d'une suite intéressante et pertinente. 1.25/6

Munchies :

Lorsqu'un archéologue et son fils découvrent un Munchy, un alien enfoui dans un temple sud-américain, ils ignorent que ce dernier représente une menace de taille : coupé en morceau par le sbire du frère jumeau de l'archéologue, un entrepreneur maléfique, le Munchy donne naissance à des multitudes de créatures similaires, toutes plus affamées les unes que les autres...

Une comédie de sf clairement pompée sur Gremlins, au point que les personnages le reconnaissent eux-mêmes, et font ici ou là des références à la pop-culture de l'époque. Ça se regarde, mais c'est très bas-de-plafond, orienté gamins, avec une musique "comique" omniprésente, des perruques et des bruitages à la con, et du surjeu dans tous les sens. 1/6  

Hobgoblins : 

Un veilleur de nuit est confronté à des créatures extraterrestres, les Hobgoblins, qui tuent des humains en leur donnant l'impression d'exaucer leur plus grand souhait.

Pas très sûr d'avoir compris pourquoi le film s'ouvre ainsi, mais bon, de toute façon, le film est globalement tellement amateur et fauché que bon, ça n'a pas grande importance. Rien que la première demi-heure, sans le moindre monstre, est particulièrement peu intéressante, et ensuite, c'est du sous-Gremlins avec des marionnettes inanimées...

0.75/6 

Hobgoblins 2 : 

La suite, 21 ans après... dans un asile psychiatrique où le vieux vigile du premier film est enfermé. On prend (presque) les mêmes, et on recommence, avec le script original de Hobgoblins 2 (jamais tourné à l'époque) dépoussiéré et tourné tel quel en 2009, et à peu près autant de budget et de talent (le son, notamment, est désastreux).

0.75/6

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Catch Review : TNA Impact Live (22/05/2014)

Publié le 23 Mai 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après un Impact médiocre, et un show très concentré sur les intrigues et leur avancement plus que sur l'action, un peu de changement au programme :

- Récap de la trahison de MVP.

- En route vers la ROH (:p) Kaz se fait démolir par la Team MVP.

- Promo globale de TMVP : MVP est trop confiant, King est trop arrogant, Lashley est trop naif (et finira probablement par redevenir face sur le long terme). Les Wolves sont outrés, MVP les méprise, brawl, et double spear qui fait mal. Une intro honorable qui aurait probablement été plus efficace sans les quelques abrutis au premier rang qui encourageaient et applaudissaient toutes les actions des heels.

- Les Carters arrivent, les Wolves s'en vont.

- EY au micro, critique les trois membres de MPR, brawl, et sauvetage par Aries, sous les vivas de la foule (et du groupe de smarks du premier rang).

- Bram a arrangé un nouveau match pour Magnus, contre Willow ; Magnus le prend mal, ce qui amuse Bram.

- Love met en place un open challenge, Gail l'attaque backstage.

- Angelina vs Brittany. RAS. Brittany est encore un peu n00b, mais bon, avec le temps, elle devrait faire une KO tout à fait honorable. Brawl en post-match avec Gail.

- Les Carters sont dans la place.

- Anderson et Storm se lancent dans un concours de boisson.

- Aries vs MVP. Jolie intensité, avec un Aries dominant jusqu'à l'intervention de la team MVP. Sauvetage de courte durée par EY qui retourne ainsi la faveur à Aries. MVP annonce Lashley vs EY pour plus tard.

- Entrée en scène des Carters, brève discussion tendue entre les deux camps, interrompus par Bully, qui remet les pendules à l'heure, mais MVP n'est pas impressionné, et Bully se fait démolir, sous les applaudissements des Carters, qui sont de retour. ECIII passe Bully au travers d'une table, et Dixie trolle un peu. Un segment ultra-chargé, avec beaucoup de pièces en mouvement, mais efficace.

- Bully tente de rattraper Dixie et EC3, en vain.

- Magnus vs Willow, Falls Count Anywhere. RAS, un tv match assez basique, avec un Magnus qui perd parce qu'il n'écoute pas Bram.

- Gunner continue ses visites à l'asile, et tente d'amener Shaw à changer.

- Eddie Edwards est de retour, et veut se battre.

- Edwards vs King. Pas un match officiel, mais un brawl supplémentaire plutôt dynamique et bien exécuté.

- Anderson et Storm continuent de se bourrer la gueule, mais Anderson simule.

- MVP tente de convaincre l'arbitre de le favoriser.

- Anderson détruit Storm à l'extérieur du bar. "Revenge, bitch ! BAM !"

- EY backstage, motivé, et pas bien dans sa tête.

- EY vs Bobby Lashley. Un travail de destruction méthodique entreprit par Lashley, un bon retour d'EY, et une fin logique. Aries tente à nouveau d'intervenir, en vain... ils ont clairement besoin d'un troisième allié qui, par exemple, viendrait d'une île lointaine...


 

Ce soir, le mot d'ordre était "Brawl, brawl, et encore plus de brawl". Ce qui s'avérait au premier abord un show lourd en blablas a fini en fait par être assez équilibré, avec un paquet de brawls non-sanctionnés, et quelques matches pour compléter. Les intrigues ont avancé, les forces en présence ont évolué, il y a eu le quota d'action... bref, j'ai plutôt bien aimé le tout, cette semaine. C'était joyeusement chaotique, dans le bon sens du terme.

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Catch Review : WWE Payback 2014

Publié le 2 Juin 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, WWE

Une fois n'est pas coutume, revenons un peu sur la WWE, qui depuis Wrestlemania est retombée dans une routine soporifique sans grand intérêt, avec une midcard ronronnante, une Divas' Division qui n'arrive pas à s'établir, des n00bies dont les gimmicks ne fonctionnent pas sortis de NXT, et des feuds interminables en main event, histoire de compenser la blessure de Bryan.

WWE Payback 2014 :

- Sheamus vs Cesaro, US Title. Franchement pas grand chose à en dire. Cesaro est toujours excellent, Sheamus n'est pas mauvais, mais les enjeux étaient minimes, le suspens inexistant, et Heyman toujours épuisant. Oui, c'était assez solide dans le ring, mais à part ça, gros bof.

- Rhodes vs Rybaxel. Un match quelconque, le 25963ème de ces deux équipes. Pas forcément mauvais, mais affreusement répétitif et quelconque dans l'absolu. Ici aussi, enjeux minimes, aucune progression de l'intrigue, du surplace, en somme.

- Rusev vs Big E. Et on continue avec un peu plus de répétition, pour un squash sans intérêt. Zou, on passe.

- Bo Dallas vs Kofi. Bo avec un t-shirt, histoire qu'on ne le voit pas gigoter... et Kofi qui se fait démolir par Kane. Pourquoi ? Pourquoi pas, au point où en est sa carrière...?

- Barrett vs RVD, IC Title. Cf Sheamus vs Cesaro, c'était exactement le même manque d'enjeux, d'intérêt, et tout et tout. Avec en prime un sérieux déficit de charisme pour les deux hommes.

- Le soap opéra de Stephanie McMahon, Bryan et Brie Bella. Rien à en dire, tant le tout était téléphoné de bout en bout. Comme d'habitude depuis que Bryan est dans la course au titre, les bookers tirent sur la corde, font durer l'intrigue de semaine en semaine sans raison, plutôt que de prendre une décision radicale, et de lui enlever son titre. M'enfin bon.

- Bray Wyatt vs Cena, Last Man Standing. On ne peut pas leur enlever ça : Bray et Cena se donnent toujours à fond, même quand les bookers leur concoctent un bordel surbooké, avec intervention à gogo, et un finish bien honteux, avec domination, une fois de plus, de Cena. Le pire étant que la victoire de Cena était tellement certaine que tous les efforts des lutteurs n'ont servi à rien, et ont échoué à provoquer le moindre suspense, ou le moindre moment de doute. Dommage.

- Paige vs Alicia Fox, Divas Title. Comme d'habitude, Paige est bookée avec les pieds, se fait démolir pendant tout le match, place deux cordes à linge, son finish, et gagne. Le booking à la Cena est clairement contre-productif pour la demoiselle.

- Evolution vs Shield, No Holds Barred Elimination trios match. Pendant les deux tiers du match, les deux équipes oublient les stipulations, respectent toutes les règles, et n'éliminent personne. Et puis ils se réveillent, et le match décolle enfin sur la fin, avec sans grande surprise, un Shield qui continue d'être surpushé par HHH. M'enfin ça se regardait.


 

Un PPV typique du status quo de la WWE : l'action dans le ring était solide, voire même assez bonne, mais le booking ne suivait pas. Soit les feuds étaient rances, soit les bookers ont opté pour la solution la plus prudente et conservatrice, celle qui ne chamboule pas le status quo et l'équilibre des forces en place. Autant dire qu'en enlevant ce PPV du calendrier de la WWE, il n'y aurait eu aucun changement apparent, tant les évènements de ce show étaient sans conséquence notable. En un mot, du meublage.

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Un film, un jour (ou presque) #796 : MOIS FRANÇAIS - Le Petit Nicolas (2009) & Les Vacances du Petit Nicolas (2014)

Publié le 12 Août 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, France, Histoire, Jeunesse, Romance

Pendant un mois, à l'occasion de la Fête Nationale, retour sur un cinéma que je délaisse trop souvent : la comédie française... ​​

Le Petit Nicolas (2009) :

La vie du Petit Nicolas (Maxime Godart) est bien tranquille, jusqu'au jour où il croit comprendre que ses parents attendent un nouvel enfant. Bien décidé à rester fils unique, Nicolas se tourne vers sa bande de copains pour trouver une solution à ce dilemme...

Un film du scénariste et réalisateur d'Un Homme à la Hauteur et du dernier Astérix, ça avait de quoi faire redouter le pire, et puis, en fait, cette adaptation de l’œuvre de Sempé & Goscinny s'avère l'une des adaptations les plus réussies du genre.

C'est loin d'être parfait (je ne suis vraiment pas fan du personnage de mère psycho-rigide et hystérique de Valérie Lemercier, et le petit Godart est un peu fade), mais dans l'ensemble, on a nettement moins l'impression de se trouver devant une suite de vignettes collées les unes autre, sans véritable structure, comme c'est souvent le cas dans les adaptations d’œuvres dessinées.

Une homogénéité favorisée par le format de l'année scolaire, mais aussi par la distribution enfantine du film, très attachante. Mention spéciale à Damien Ferdel et à Victor Carles, respectivement premier de la classe et cancre, immédiatement sympathiques et amusants (et aussi à Vincent Claude, plus juste et naturel ici qu'en Ducobu).

C'est nostalgique, c'est frais, c'est agréable à regarder, et (malgré Lemercier), ce n'est pas parasité par le numéro d'un comique qui phagocyterait tout le métrage (comme Dubosc ou Seymoun sur d'autres adaptations). Une bonne surprise.

3.75/6

Les Vacances du Petit Nicolas (2014) :

Le petit Nicolas (Mathéo Boisselier) part en vacances d'été avec ses parents (Valérie Lemercier et Kad Mérad) et sa grand-mère (Dominique Lavanant). Sur place, il se fait de nouveaux amis, et rencontre la troublante Isabelle (Erja Malatier)...

Après la bonne surprise du premier épisode, je m'attendais au pire pour cette suite mise en chantier près de 5 ans après le premier film. En effet, tout dans cette suite laissait présager d'un métrage mis en chantier sur des bases bancales, et ayant dû faire des concessions pour parvenir à convaincre la distribution adulte de l'original de remettre le couvert.

Car au niveau des enfants, c'est (forcément) le coup de balai. Exit les copains de Nicolas, exit l'interprète original de Nicolas (ici remplacé par un Mathéo Boisselier plus expressif que Maxime Godart dans l'original), exit la Marie-Edwige du premier film (elle est remplacée et de toute façon éclipsée par l'excellente Isabelle/Erja Malatier). Et de manière générale, exit les enfants, puisque le film aurait très bien pu être appelé Les Vacances des Parents du Petit Nicolas : Kad Merad fait du nudisme.

Forcément, le métrage succombe à un problème récurrent dans ces adaptations françaises : le deuxième volet, souvent produit de manière précipitée, délaisse toute subtilité pour se transformer en grand numéro de l'un ou l'autre des membres de la distribution, généralement l'acteur le plus connu ou le plus médiatique. Dans Boule & Bill, c'était Dubosc, dans Ducobu, Seymoun, et ici, c'est le duo Lemercier/Merad, qui phagocyte tout ce second film, se taille la part du lion du scénario et des gags, a même droit à une chorégraphie dansée, bref, il n'y en a que pour eux, et ça soûle très rapidement.

D'autant que l'originalité n'est pas forcément au rendez-vous (Merad qui refait Louis de Funes avec sa belle-mère acariâtre qui ronfle), et que les autres adultes parasitent aussi le film (Demaison qui a droit à des scènes entières, totalement déconnectées du reste du métrage).

Bref, on s'ennuie fréquemment, et c'est dommage, parce qu'autant la nouvelle bande de copains de Nicolas est nettement moins marquante (et juste) que l'originale, autant sa relation avec Isabelle fonctionne bien, et les deux jeunes acteurs ont une bonne alchimie.

Mais tout cela doit céder sa place au couple des parents de Nicolas, malheureusement, ce qui tire vraiment le film vers le bas, et déçoit énormément.

2 + 0.5 pour la bande originale, plus enjouée et malicieuse = 2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #888 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Another Time (2018) & La Recette du Coup de Foudre (2018)

Publié le 13 Février 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Comédie, Romance, Science-Fiction, Fantastique, Hallmark, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Another Time (2018) :

Séduisant, riche, sportif et intelligent, Eric (Justin Hartley) est un gestionnaire de compte à succès, qui rencontre un beau jour Julia (Crishell Stause) dans le cadre de son métier. Tombant aussitôt sous le charme de cette jeune femme à la philosophie de vie séduisante, Eric s'éprend d'elle... jusqu'à ce qu'il apprenne qu'elle est mariée et que toute relation avec lui est impossible. Prêt à tout pour la conquérir, Eric retrouve alors la piste d'un scientifique excentrique (Alan Pietruszewski) qui prétend avoir trouvé un moyen de remonter le temps...

Une comédie romantique indépendante qui tente de mêler romance et science-fiction, et n'y parvient tout simplement pas, tant l'écriture est médiocre et laborieuse.

Sur le front de la science-fiction, cela tient simplement du prétexte, avec du techno-blabla sans intérêt, des références estampillées geek assez creuses, et un protagoniste absolument pas attachant, qui se débat avec un postulat de départ improbable et mal développé ; et sur le front de la romance, c'est ainsi insipide et sans la moindre alchimie, un problème de taille puisque Hartley joue face à son épouse, et qu'en plus cette dernière n'est pas une actrice particulièrement convaincante (Arielle Kebbel, elle, ne fait presque que de la figuration, tant son personnage est lui aussi sous-développé).

On se retrouve donc avec un film particulièrement peu inspiré ou maîtrisé, où le summum de la romance, c'est de débiter des platitudes sur la vie, l'amour et le destin, pour forcer le héros à changer de vie, et où le voyage temporel est traité, à l'écran, comme une correspondance à une gare : c'est précipité, générique, banal, et inintéressant. On est bien avancés, avec ça.

1.5/6 (pour le caméo de Mark Valley)

La Recette du Coup de Foudre (Truly, Madly, Sweetly - 2018) :

Natalie (Nikki DeLoach), propriétaire d'un food truck sucré de San Francisco, découvre un jour qu'elle a hérité d'une partie d'une vieille pâtisserie, et des locaux qui l'entourent. L'autre propriétaire, Eric (Dylan Neal), gestionnaire de finance et père célibataire, est bien décidé à vendre les lieux, mais Natalie, elle, y voit là l'occasion d'ouvrir son propre établissement, d'autant que ce dernier s'avère un site historique de la ville. Malgré leurs différences, les deux co-propriétaires vont progressivement finir par se rapprocher sur tous les plans...

Dylan Neal (ici acteur principal, co-scénariste et producteur) semble avoir une affinité pour les produits sucrés, puisqu'il était déjà dans la série des Enquêtes Gourmandes pour Hallmark : ici, il continue dans la même direction, avec un personnage qui découvre les joies de la pâtisserie aux côtés d'une Nikki DeLoach sympathique et expressive (comme toujours).

Et honnêtement, le couple fonctionne plutôt bien, ce qui explique que ce téléfilm (pourtant assez basique de par son déroulement et son sujet) parvienne à rester relativement correct pour ce qu'il est.

Rien de vraiment exceptionnel au programme, cependant : le déroulement est classique, les personnages secondaires sont ethniques, les rebondissements sont un peu forcés, etc, etc... mais comme le tout ne s'attarde pas trop lourdement sur la romance, ni sur la rénovation ou sur les problèmes financiers des personnages, trouvant à la place un équilibre à peu près maintenu sur la longueur, le métrage s'avère agréable à suivre (sans plus).

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 74 - Pyewacket (2017) & Blood Fest (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Comédie

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Pyewacket (2017) :

Gothique et fascinée par l'occulte depuis la mort de son père, Leah (Nicole Muñoz) a des rapports de plus en plus tendus avec sa mère (Laurie Holden), qui sombre dans l'alcool et la dépression. Un jour, alors que cette dernière l'emmène visiter leur nouvelle demeure, loin de la ville et des amis de Leah, c'est la dispute de trop : Leah part dans les bois et, grimoire en main, elle invoque Pyewacket, un démon, pour qu'il la débarrasse de sa mère. Mais rapidement l'adolescente finit par changer d'avis, alors que les phénomènes paranormaux se multiplient autour d'elle...

Malgré son accueil critique enthousiaste, je n'avais pas été très convaincu par Backcountry, le précédent film de ce réalisateur/scénariste canadien, un survival à base d'ours qui passait énormément de temps à faire de la mise en place, souvent de manière pataude, et peinait à vraiment faire monter la tension.

Et, sans savoir initialement que ce Pyewacket était le produit du même réalisateur, je me suis retrouvé à y déceler les mêmes défauts, et à être tout aussi déçu, malgré, là encore, un accueil critique relativement positif.

Le rythme est ainsi identique : une bonne demi-heure de présentation contemplative des personnages et de leur situation, encore 10-15 minutes pour que le démon apparaisse, et ensuite... retour à de la retenue, de la demi-mesure, des phénomènes en filigrane, jamais très inquiétants, malgré les violons grinçants qui dominent l'accompagnement musical.

L'angoisse n'est jamais vraiment très présente, même vers la toute fin, et l'on se retrouve progressivement à regretter la première apparition du démon (au demeurant très réussie, une silhouette floue et noire qui se déploie lentement dans la chambre de l'héroïne pendant son sommeil), seul vrai moment un peu tendu du métrage, qui ne parvient jamais à remonter à ce niveau.

Surtout pas durant ses dernières minutes, ultra-prévisibles et décevantes. Dommage, parce que le tout est globalement bien interprété, et plutôt bien filmé.

2.25/6

Blood Fest (2018) :

Organisé par Anthony Walsh (Owen Egerton), un réalisateur culte, le festival Blood Fest est un hommage à tous les classiques du cinéma d'horreur, un événement exclusif organisé dans un parc immense et clos où sont reconstitués les plus célèbres décors du genre. Dax (Robbie Kay), passionné d'horreur depuis la mort tragique de sa mère aux mains d'un psychopathe, est prêt à tout pour s'y rendre en compagnie de ses amis Sam (Seychelle Gabriel) et Krill (Jacob Batalon) ; mais sur place, le trio découvre rapidement que Walsh a décidé de tourner son dernier film avec, dans le rôle des victimes, les innombrables visiteurs de la Blood Fest...

Une comédie horrifique produite par Rooster Teeth (Lazer Team), et qui a pour problème principale de n'être ni particulièrement comique (c'est plat et pas très rythmé), ni particulièrement horrifique (c'est dérivatif, et les effets sont souvent approximatifs).

Le film se retrouve donc le postérieur entre deux chaises, et bien trop sous influence - on pense notamment à La Cabane dans les Bois, avec sa rencontre des sous-genres et de leurs créatures, ou encore à Scream, avec ses "règles" à suivre : malgré sa distribution sympathique (le trio de tête n'est pas désagréable, et Egerton, à la fois réalisateur, acteur et scénariste du film, s'en sort bien ; c'est plus inégal au niveau des seconds rôles), le métrage tourne assez rapidement à vide, se contentant d'enchaîner les petits coups de coude référentiels au spectateur et les dialogues ronflants façon pseudo-analyse du genre, avant de s'écrouler dans ses vingt dernières minutes, sous le poids d'un twist creux et d'une conclusion assez plate.

2.25/6 surtout pour la fin très faible.

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Les bilans de Lurdo : La Fête à la Maison - 20 ans après, saison 3 - première partie (2017)

Publié le 27 Mai 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, Netflix

Soyons réalistes : lors de son relaunch sur Netflix, l'équipe à l'origine de La Fête à la Maison - 20 ans après n'avait jamais prévu que la série soit si populaire, et qu'elle obtienne autant de saisons supplémentaires.

Ce qui était donc initialement une mini-saison de réunion, 20 ans après, s'est transformé, un peu à l'improviste, en nouvelle sitcom à part entière, et après trois saisons de ce projet... on sent que les scénaristes ont besoin d'une pause pour faire le point. Non pas que le show soit particulièrement exigeant sur le front de l'écriture, mais tout de même : la saison 3 est passée de 13 à 18 épisodes, et tout le monde semble s'essouffler.

Du moins, c'est l'impression que donne la première moitié de la saison 3, diffusée à la rentrée 2017, avec neuf premiers épisodes se terminant sur un pseudo cliffhanger, alors que toute la famille est dans un avion pour assister au mariage de Steve & CJ au Japon.

La Fête à la Maison - 20 ans après - 3x01-09 :

Ce mariage, donc, et la relation compliquée de Steve et de DJ sont, comme lors de la saison précédente, l'une des sous-intrigues principales de cette demi-saison ; et naturellement, ce n'est pas plus intéressant qu’auparavant, sauf si l'on est du genre à se passionner pour la vie amoureuse des personnages de sitcom, et à se déclarer appartenir à une #TeamSteve ou #TeamMatt.

Alors oui, je sais que les shippers sont nombreux (d'autant plus lorsque l'on parle de séries des années 80/90, pour lesquelles le facteur nostalgie joue d'autant plus), mais personnellement, cela me laisse totalement de marbre, et les hésitations de DJ entre ses deux hommes n'ont aucun intérêt à mes yeux.

Comme l'année dernière, à nouveau, les enfants tiennent eux-aussi une place importante dans la série, et hormis le tout petit, qui a des réactions de plus en plus naturelles et amusantes, les trois autres font globalement du surplace (y compris le plus jeune, qui flamboie toujours autant, et a désormais en guise de doudou une licorne en peluche rose avec des arcs-en-ciel... décidément !). Idem pour les trois Gibbler adultes, toujours en surjeu total, et écrit comme des caricatures (en même temps, ce sont les personnages qui veulent ça).

Et à nouveau, comme dans la saison 2, Stephanie est largement mise en retrait, immobilisée pendant le plus clair de la demi-saison par une jambe cassée ; vers l'épisode 08, cependant, les scénaristes semblent enfin se réveiller, et vouloir lui confier une sous-intrigue un minimum conséquente : une histoire de grossesse avec mère porteuse.

Pourquoi pas : bien traité, ce pourrait être touchant, mais... reste à voir comment tout cela va se dérouler. J'ai notamment vraiment peur que tout cela s'inspire un peu trop de Friends, et fasse de Kimmy la mère porteuse de l'enfant de son frère, comme Phoebe en son temps. J'en frémis d'avance.

Le vrai problème de cette demi-saison, c'est que les scénaristes semblent vraiment peiner à gérer de manière correcte tous les personnages de leur série. Ils ont beau limiter les caméos de l'ancienne génération à une apparition occasionnelle par épisode, ça ne suffit pas forcément à laisser tout le monde respirer, d'autant qu'ils rajoutent encore de nouvelles têtes (Rocki la rebelle cynique, tous les amis de Jackson) et en font revenir d'autres qui n'étaient pas nécessaires (tous les enfants de Danny, insupportables).

Bref, le petit monde de Fuller House commence à être un peu trop peuplé, et certains personnages disparaissent pendant plusieurs épisodes, ou bien n'ont qu'une ligne de dialogue ou deux.

Ajoutez à cela un show qui lutte pour équilibrer ses sous-intrigues (Candace Cameron-Bure phagocyte pas mal de temps d'antenne), et qui abuse un peu de placement produit maladroit (Arby's, un roman Harlequin insipide, Netflix) et on se retrouve avec un Fuller House essoufflé, qui semble se chercher un peu.

Je ne suis donc pas très optimiste pour la seconde moitié de saison, qui promet visiblement toujours plus de Steve/DJ, et une intrigue récurrente centrée sur Stephanie et sa mère porteuse (pitié, pas Kimmy)...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 37 - Sans un Bruit (2018)

Publié le 22 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Thriller

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Sans un Bruit (A Quiet Place) :

En 2020, alors que la Terre est envahie par des prédateurs implacables et aveugles, sensibles au moindre bruit, les Abbott (Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds et Noah Jupe) tentent de survivre dans leur ferme de l'état de New York sans attirer l'attention de ces créatures. Mais les Abbott attendent un bébé, et l'accouchement est proche...

Film réalisé et co-écrit par John Krasinski (avec les scénaristes de Nightlight), et qui bénéficie, depuis sa sortie en début d'année, d'un buzz improbable parlant de "meilleur film d'horreur de ces cinq dernières années, un chef d'oeuvre du genre", etc.

Pas forcément surprenant en soi (chaque année, les médias américains s'emballent comme ça pour un film d'horreur ou un autre, censé renouveler totalement le genre, ou bénéficiant du capital sympathie de son réalisateur/scénariste - cf Get Out), mais une réputation forcément démesurée qui, au final, fait plus de mal que de bien à ce qui aurait pu être une agréable surprise horrifique.

En l'état, si tout le dispositif et le parti-pris de tourner un film en grande partie silencieux est intéressant, si la réalisation de Krasinski est compétente, et si tout le monde est juste, ça s'arrête plus ou moins là.

Déjà, parce que le film n'est guère différent, conceptuellement parlant, d'un screamer YouTube (ou de "la porte de chambre" de Paranormal Activity) : à force de faire régner un silence de plomb et de placer le spectateur en position d'attente et d'écoute, le moindre bruit devient source de sursaut et de réaction purement instinctive (souvent confondus par les spectateurs comme étant "de la peur").

Ce qui, certes, crée une certaine tension naturelle, mais n'est pas non plus forcément signe de talent ou d'une écriture exceptionnelle : on finit par n'avoir que des réactions physiques qui s'émoussent progressivement au fil du film, plutôt qu'une réelle crainte, un intérêt ou une compassion pour les personnages qu'on nous présente.

C'est vraiment sur le front de l'écriture que le bât blesse. Je n'ai jamais vraiment totalement réussi à adhérer au postulat de départ, et à l'univers présenté par les scénaristes : il y a en effet, dans ce qu'on nous présente à l'écran, trop de détails qui ne fonctionnent pas, qui semblent incongrus, illogiques, trop de points qui amènent le spectateur à se demander "Mais pourquoi est-ce qu'ils ont fait ça ? Pourquoi est-ce qu'ils se sont installés là ? Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Comment est-ce que X ou Y est possible ?".

Autant de zones d'ombre et de problèmes de cohérence interne qui font qu'il est préférable d'éteindre son cerveau au début du film si l'on ne veut pas passer son temps à se poser ces questions de logique et de vraisemblance du film.

D'autant qu'une fois le postulat de l'histoire bien posé, des péripéties assez discutables (et parfois assez forcées) se succèdent, avec des enfants qui n'en font qu'à leur tête malgré la menace, un accouchement qui arrive forcément au pire moment possible, un clou franchement de trop, des créatures assez quelconques qui m'ont évoqué Stranger Things, et bien sûr, cette solution technologique au problème des monstres, une solution particulièrement téléphonée par l'écriture, et qui m'a aussitôt renvoyé aux verres d'eau de Signes de Shyamalan (ce qui n'est pas vraiment une bonne chose).

Ce n'est pas mauvais, loin de là, et si l'on se laisse porter, ces 90 minutes sont assez agréables, mais trop de facilités, trop de grosses ficelles (le grand final dramatique à base de sacrifice sur fond de musique triste *soupir*), trop de problèmes de logique interne, font qu'au final, je suis tout de même resté sur ma faim.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2018 - 73 - Our House (2018) & Bad Samaritan (2018)

Publié le 5 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Canada, Allemagne, Drame, USA, Thriller, UK

Chez les Téléphages Anonymes, du 1er octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur....

Our House (2018) :

Lorsque ses parents trouvent la mort dans un accident de voiture, alors même qu'il passait la nuit au laboratoire à travailler sur un projet révolutionnaire, Ethan (Thomas Mann) se sent responsable, et abandonne études et petite amie (Nicola Peltz), pour s'occuper désormais de sa petite soeur (Kate Moyer) et de son frère adolescent (Percy Hynes White). Mais rapidement, ses expériences - menées dans son garage - ont des conséquences surnaturelles sur la maisonnée, où une porte semble s'être ouverte vers l'au-delà...

Une co-production américaine, allemande et canadienne qui, sur la base d'un postulat assez basique (transcommunication, invention révolutionnaire aux conséquences inédites, esprits menteurs) parvient néanmoins à imposer une certaine patte, en traitant le tout sur un mode sérieux, sincère et tout en retenue.

Amateurs de jump-scares s'abstenir : ici, la production préfère s'attarder sur les personnages et sur le deuil de cette petite famille finalement assez sympathique et attachante, plutôt que sur la peur et le suspense.

Il faut ainsi attendre une bonne demi-heure pour qu'un embryon de surnaturel se manifeste ici, et une bonne heure pour que tout se concrétise vraiment. Dans un film d'horreur plus classique, comme Poltergeist ou White Noise (auxquels on pense forcément), cela aurait pu s'avérer problématique, mais ici, ça ne gêne pas trop, à vrai dire.

Le point fort du film étant sa distribution, crédible et juste (surtout les enfants), on apprécie de passer un moment en compagnie de cette famille endeuillée, et ce quand bien même Thomas Mann manquerait un peu de charisme.

Après, le souci, c'est que le tout est très, très balisé : on devine les rebondissements du récit bien à l'avance, on regarde le tout sans grande passion, ni sans angoisse, bref, au niveau de l'horreur et du fantastique, on reste sur sa faim malgré des créatures vaporeuses intéressantes.

Par conséquent, selon que le spectateur est réceptif ou non à la sincérité et à la mesure du film/de ses personnages, il appréciera plus ou moins ce métrage qui a tout d'un petit film indépendant : ce n'est pas exceptionnel, ça ne révolutionnera rien, mais c'est suffisamment bien filmé pour que l'on ne passe pas un moment désagréable.

3.5/6

Bad Samaritan (2018) :

Apprenti photographe et valet de parking profitant de sa position pour cambrioler les demeures de ses clients avec l'aide de son collègue (Carlito Olivero), Sean (Robert Sheehan) découvre un jour une jeune femme (Kate Hopgood) enchaînée dans le bureau de leur dernier "client", Cale Erendreich (David Tennant). Paniqué, il la laisse sur place, mais pris de remords, il tente alors de tout faire pour la libérer... quitte à attirer sur lui et ses proches la colère du sadique.

Un bon gros ratage signé Dean Devlin, qui filme ce thriller à tendance serial killer de manière plate et insipide, laisse David Tennant en roue libre, et qui demande à Joseph LoDuca de mettre le tout en musique comme s'il composait la bande originale d'un film d'action des années 90 (les sonorités triomphantes lorsque Sheehan démolit à coups de pelle un Tennant rampant à plat ventre, WTF), avec score musical poussé à fond sur le devant de la scène.

C'est donc assez mauvais, écrit avec les pieds, longtemps dépourvu de tension, bourré de grosses ficelles, ça finit par tourner en rond, et ça place un moment de nudité semi-gratuite dès les cinq premières minutes, histoire de dire.

À éviter.

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 124 - Casper (1995), Casper, l'Apprenti Fantôme (1997) & Casper et Wendy (1998)

Publié le 3 Novembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Fantastique, Halloween, Review, Jeunesse, Télévision

Halloween, c'est terminé, et jusqu'à la fin de la semaine, on achève l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme la fin de ce marathon de cinéma fantastique et d'horreur qui a duré un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

Casper :

Casper (Malachi Pearson) est le fantôme pacifique d'un petit garçon, qui hante un manoir abandonné dans le Maine. Mais lorsque James Harvey (Bill Pullman), un spécialiste en paranormal, s'installe dans le manoir pour tenter d'entrer en contact avec les esprits l'habitant, un lien inattendu se tisse entre sa fille Kat (Christina Ricci) et Casper. Une relation improbable, rendue encore plus compliquée par les oncles fantômatiques de Casper, et par les employeurs de Harvey, manipulateurs et malhonnêtes.

J'aime beaucoup Silberling (le réalisateur) & Christina Ricci, et il y a plein de bonnes choses dans le film (le traitement du deuil, les clins d'oeil, le cast, les effets spéciaux, la direction artistique, voire même la musique de Horner, qui est adéquate - et ce quand bien même il aurait, depuis, plus ou moins recyclé le thème de Casper pour Les Chroniques de Spiderwick), mais j'ai toujours eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose pour vraiment me convaincre, même à l'époque, lorsque j'étais plus jeune.

Peut-être est-ce le rythme parfois étrange, la fin un peu forcée, ou le fait que, finalement, c'est un film familial Amblin des années 80, arrivé 10 ans trop tard...

4/6

Casper, l'apprenti fantôme (Casper : A Spirited Beginning) :

Alors que Casper (Jeremy Foley) fait ses premiers pas de fantôme, il finit par s'installer dans le Manoir Applegate, où il rencontre trois esprits qui deviennent ses oncles d'adoption. Mais le Manoir est sur le point d'être détruit par les employés de Tim (Steve Guttenberg), un développeur immobilier, au grand dam de Chris (Brendan Ryan Barrett), son fils passionné de surnaturel, et de Sheila Fistergraff (Lori Loughlin), l'institutrice du garçon...

Le téléfilm/DTV qui est arrivé peu de temps après l'opus cinéma, et qui lui sert de préquelle/d'origin story. La distribution est sympathique (Guttenberg et Lori Loughlin, entre autres), mais à part ça, c'est vraiment quelconque, avec du placement produit Saban Entertainment à tous les étages, et un Au-Delà en images de synthèses miteuses et fluorescentes des plus rebutantes (d'autant qu'en plus, cet Au-delà contredit gentiment le premier film).

Cette orientation, clairement plus enfantine que celle du film original, et un budget assez limité font que ce Casper, l'apprenti fantôme est finalement beaucoup plus simpliste, basique, et nettement moins intéressant.

2/6

Casper et Wendy (Casper Meets Wendy) :

Poursuivies par Desmond, un sorcier maléfique (George Hamilton), Wendy la petite sorcière (Hilary Duff) et ses trois tantes Gerty (Cathy Moriarty), Fanny (Teri Garr) et Gabby (Shelley Duvall) tentent de lui échapper en prenant des vacances imprévues. Sur place, Wendy rencontre Casper (Jeremy Foley), lui-même accompagné de ses trois oncles : malgré l'opposition de leurs familles respectives, les deux nouveaux amis vont alors s'associer pour vaincre Desmond...

Second (et dernier) téléfilm de la franchise Casper, ce métrage vaut principalement pour sa distribution : George Hamilton cabotine en super sorcier machiavélique, qui a comme sbires Richard Moll et Vincent Schiavelli ; Shelley Duvall et Cathy Moriarty (du premier Casper) s'amusent en soeurcières ; Mini-Duff est tout simplement adorable ; et le tout, s'il est encore plus orienté enfants que le précédent, reste regardable, ne serait-ce que pour son cast, et pour l'ampleur de ses enjeux (qui ont le mérite d'exister, eux, contrairement à l'opus précédent).

2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #426 : Rogue One - A Star Wars Story (2016)

Publié le 11 Janvier 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Science-Fiction, Star Wars, Review, Action, Aventure

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Rogue One - A Star Wars Story :

Lorsque Krennic (Ben Mendelsohn), un agent de l'Empire, enlève le chercheur Galen Erso (Mads Mikkelsen) pour l'obliger à concervoir pour lui l'arme ultime, sa fille Jyn est livrée à elle-même. Bien des années plus tard, l'arme de l'Empire - l'Étoile Noire - est fin prête, et la Rebellion n'a d'autre choix que de réunir un commando mené par Jyn (Felicity Jones) et Cassian Andor (Diego Luna), pour tenter de dérober les plans de l'Étoile Noire avant qu'il ne soit trop tard...

"Le meilleur Star Wars depuis l'Empire Contre Attaque !" - la majorité des critiques ciné à propos de... L'Attaque des Clones, en 2002... puis à propos de La Revanche des Sith, en 2005... puis à propos du Réveil de la Force, en 2015... et donc, aujourd'hui, à propos de ce Rogue One.

Et comme à chaque fois, un an ou deux après, tout le monde revoie sa copie, et décide qu'en fait, le dernier volet de la saga est assez quelconque/décevant/médiocre/rayez les mentions inutiles.

En ce qui me concerne, un peu comme l'année dernière avec l'Episode VII, je suis assez mitigé sur ce nouvel épisode. À chaud, en sortant de la salle, j'étais plutôt enthousiaste, mais en y repensant, depuis, seuls les défauts s'imposent à ma mémoire.

Le vrai problème, en fait, c'est que ce métrage est un film typique de son réalisateur, qui réussit très bien à composer des images superbes, mais peine toujours (cf Godzilla) à diriger ses acteurs et à faire exister ses personnages de manière intéressante. Ici, on se retrouve notamment avec un commando de rebelles tous plus transparents et anonymes les uns que les autres, à une exception près (Donnie Yen), et qui évoluent dans une intrigue (logiquement) ultra-balisée par le reste de la franchise.

En soi, ce dernier point n'est pas forcément problématique, mais il se traduit ici par un script qui complique inutilement son intrigue, pour donner l'impression de profondeur et de variété : en lieu et place d'un "on forme un commando pour voler les plans de l'Étoile Noire" assez direct et clair, on se retrouve donc avec "on retrouve Jim qui va nous permettre de trouver son père pour le tuer mais il est trop tard donc on va plutôt tenter de voler les plans de l'Étoile Noire en montant une opération parallèle contraire aux souhaits de la Rebellion qui vient de changer d'avis et c'est l'heure de la grosse bataille finale et de l'intervention de Darth Vader ça y est on va tous mourir".

Beaucoup de bruit et de sous-intrigues inutiles (et de rebondissements pas toujours cohérents), donc, notamment dans la première moitié du métrage, dont on ne garde pas grand souvenir une fois le film terminé, et qui trahissent la genèse très compliquée de cette production, et ses reshoots considérables (rien que l'arrivée maladroite du carton-titre, inséré au forceps, laisse deviner que la production ne savait pas trop comment gérer tout le début de Rogue One).

Heureusement, le rythme et l'action sont là (voire même, un peu trop, parfois), les environnements originaux sont là (beaucoup plus de planètes, d'androïdes, d'aliens... que dans l'Épisode VII), le score de Giacchino répond à l'appel, et le fanservice est mieux intégré : on aurait pu se passer de la Leia numérique, franchement, et de R2D2/C3PO placés à l'arrache, mais il est logique de retrouver Tarkin et Vader.

Dans l'ensemble, ce Rogue One est un film bancal, mais sympathique, esthétiquement réussi, et que j'ai probablement préféré à l'épisode VII.

Du 3.5/6, que ce soit vu en VF (bof) et en 3D (re-bof), ou en VO 2D.

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Catch Review : WWE United Kingdom Championship Tournament - Round 1 (14/01/2017)

Publié le 5 Février 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Catch, WWE

Suite au succès du tournoi Cruiserweight Classic, chroniqué sur ce blog (et qui a donné naissance à la Cruiserweight Division et au show WWE 205 Live consacré à celle-ci), la WWE tente de renouveler l'exploit en marchant à nouveau sur ce qui était autrefois les plates-bandes de la TNA : après la X-Division, place à la Grande-Bretagne, qui était terre conquise pour la compagnie de Dixie Carter, jusqu'à ce qu'ils se plantent en beauté.

La WWE tente donc de voler sa place à la compétition, en organisant un nouveau tournoi, dédié cette fois-ci aux catcheurs anglais, avec à terme, une intégration de certains des compétiteurs dans le roster de la compagnie...

WWE United Kingdom Championship Tournament 2017 - Round 1 :

- Trent Seven vs H.C. Dyer 

Un barbu qui devrait passer un poil plus de temps à la salle de sport (ou changer de tenue de lutte) contre un pseudo-boxeur au coup de poing fatal. Match assez quelconque et mollasson.

- Jordan Devlin vs Danny Burch

Le protégé de Finn Balor (c'est un peu son clone, mais en plus petit) contre un chauve intense et brutal autrefois membre de la NXT. Un peu pareil que le premier combat, avec en prime un finish botché par l'arbitre, et un Burch qui s'ouvre le crâne en tombant sur le sol.

- Sam Gradwell vs Saxon Huxley

Un grand chauve qui ressemble un peu au fils caché de Steven Regal, contre Jesus Christ superstar du catch. Le public passe tout le match à chanter "Jesus" d'une manière ou d'une autre, et l'affrontement est dans la droite lignée des deux précédents : pas très marquant, et avec un finish décevant.

- Pete Dunne vs Roy Johnson

Un bagarreur trapu et agressif, contre une sorte de D-Lo Brown anglais misant tout sur la force (supposément un ex-haltérophile, malgré son physique assez basique pour un catcheur indépendant). Un peu meilleur, mais pas de beaucoup : Dunne torture son adverse avec plein de prises tordues, ce qui est très sympathique à regarder, mais Roy Johnson se contente de faire acte de présence.

- Wolfgang vs Tyson T-Bone

Un biker rondouillard écossais contre un gitan irlandais couvert de tatouages, et à l'accent médiocre. Clairement conçu pour mettre Wolfgang en valeur, ce match est assez simple et bourrin, mais Wolfgang s'avère plutôt rapide, agile et acrobatique pour un poids-lourd.

- Joseph Conners vs James Drake

Deux poids-moyens qui se ressemblent beaucoup trop pour leur propre bien, tant dans le ring que physiquement. Résultat, un match assez quelconque et basique, probablement l'un des moins intéressants de la soirée. 

- Mark Andrews vs Dan Moloney

Pas besoin de présenter Mandrews, honteusement sous-exploité lors de son passage à la TNA ; face à lui, Moloney, une brute supposée venue de la rue, mais en fait jamais totalement crédible en mec dangereux. Un match plutôt honorable, qui ne fait cependant pas forcément d'étincelles : Moloney est ici trop limité, et Mandrews est un high-flyer compétent, mais pas forcément ultra-original, donc les deux hommes ont un affrontement assez fluide, sans plus.

- Tyler Bate vs Tucker

Tyler Bate, mon moustachu préféré dans ce tournoi, qui m'avait impressionné il y a un peu plus d'un an (lors de la Chikara King of Trios 2015), alors qu'il n'avait que 18 ans à peine : un véritable mini-Cesaro mémorable et charismatique, qui convainc instantanément. Face à lui, Tucker, un Irlandais, entraîné par Finn Balor, et qui lui ressemble beaucoup physiquement (décidément, Finn a vraiment un certain type pour ses... hum... élèves). Un match plus long très équilibré, qui oppose à Tyler Bate un Irlandais tout dans l'impact et l'agilité.

- En post-show, les adversaires du prochain round sont mis face à face, et Dunne attaque Gradwell.

 

Un premier round de tournoi plutôt moyen, dans l'ensemble, comme souvent lors des premiers rounds de tels événements : Nigel McGuinness et Cole sont excellents aux commentaires, le public est motivé, mais hormis Tyler Bate et Pete Dunne, personne ne se démarque vraiment du lot. 

(suite et fin la semaine prochaine)

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Christmas Yulefest 2015 - 110 - Or, Myrrhe, Encens, etc... (2)

Publié le 6 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Christmas, Noël, Comédie, Romance, Télévision, ION, Drame, Allemagne

Le 6 Janvier est là, et les Rois Mages sont enfin arrivés à destination. Il en va de même pour la Christmas Yulefest 2015, qui touche enfin à sa fin sur le blog des Téléphages Anonymes. Pour conclure en beauté, place à l'or, à la myrrhe et à l'encens : les ultimes "trésors" de Noël, critiqués en vrac, et sans ordre particulier...

Un Duo d'Enfer pour Noël (A Christmas Reunion - 2015) :

Amy (Denise Richards), une publicitaire new-yorkaise, apprend qu'elle vient de recevoir en héritage la moitié de la propriété d'une boulangerie-pâtisserie traditionnelle autrefois tenue par sa tante (Catherine Hicks), dans sa petite ville natale. Seul problème : c'est son ancien ami d'enfance - et ex-petit ami - Jack (Patrick Muldoon), qui en détient l'autre moitié. Les deux ex-compagnons en froid tentent alors de mettre leurs différences de côté pour gérer la boutique, à l'approche du concours annuel de pâtisserie de Noël...

On va faire simple et direct. Ceci est un cas d'école ION TV/Hybrid Prod., avec des acteurs plutôt has-beens qui font venir leurs potes pour cachetonner (ici, on a ainsi une mini-réunion de Starship Troopers), un budget minimaliste, des interprètes assez médiocres (Muldoon, comme toujours), et un intérêt proche du néant tant tout est à ce point mou et insipide.

On oublie très vite tout ça, donc, et on regrette que le même script n'ait pas fini sur la table d'Hallmark, qui en aurait peut-être fait quelque chose de sympa.

1/6 (un bon somnifère)

Christmas for a Dollar (2013) :

En pleine dépression américaine, la famille Klamp peine à joindre les deux bouts, encore secouée par le décès traumatisant de la mère de famille. William (Brian Krause) tente ainsi de maintenir un cap droit et vertueux pour toute son clan : Norman (Jacob Buster), le petit atteint de polio, et qui rêve de monter à cheval, Verna (Danielle Chuchran), qui veut devenir infirmière, Ruthie (Ruby Jones), Warren (James Gaisford), et Russell (Ethan Hunt). À l'approche de Noël, William réunit ainsi suffisamment de monnaie pour faire 1 dollar, et le distribue à ses enfants, avec pour consigne de faire chacun un cadeau à l'un des autres membres de la famille...

Le revers de la médaille Up Tv/Ion, avec ici un long-métrage indépendant bien produit, crédible, mais aussi particulièrement bien-pensant et à tendance religieuse, avec une mise en avant de la prière, des bonnes actions, et de toutes les valeurs chrétiennes habituelles.

Adapté d'un livre populaire parmi les bloggeurs et critiques appartenant à la droite américaine, et le fruit d'une collaboration entre des maisons de production catholiques et mormones, ce métrage est exactement ce à quoi on pouvait s'attendre en apprenant ces détails : ça n'a pas forcément un mauvais fond (les valeurs sont assez honorables), c'est compétent (l'interprétation des enfants est un peu inégale) mais ça ne fait pas forcément dans la subtilité, et tout ça manque un peu d'enjeux.

2.25/6

Bataille à la Crèche (Der Weihnachtskrieg - 2013) :

Désespérés à l'idée de décrocher un place à la crèche pour leur dernier enfant respectif, les Achenbach (Christoph Grunert, Suzan Anbeh et Conrad Risch) - une famille aisée et dépensière -  et les Wieland (Sonsee Neu, Janekt Rieke et Nathalie Lucia Hahnen) - plus modeste et peinant à joindre les deux bouts sous le regard méprisant de leurs voisins fortunés - décident de se plier en quatre pour séduire Johannes Herder (Oliver Pocher), le nouveau directeur de la crèche locale. Les deux familles vont alors se livrer une compétition improbable qui va bien vite dégénérer...

Téléfilm allemand de 2013 mettant en vedette Oliver Pocher, un animateur/comique populaire outre-Rhin, lequel s'avère ici assez peu attachant et intéressant. Ce qui plombe considérablement tout le film, qui finit par s'avérer mollasson, caricatural, et occasionnellement surjoué (pas aidé par un doublage français en demi-teinte).

Bref, on se lasse rapidement de ce script téléphoné et générique, qui manque d'interprètes charismatiques, et finit simplement par être instantanément oubliable.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2015 - 34 - Backcountry (2014)

Publié le 3 Octobre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Thriller

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

Backcountry :

Alex (Jeff Roop) et sa compagne Jenn (Missy Peregrym) arrivent dans les grandes étendues forestières du Canadien pour y camper quelques jours. Alex est confiant, et prétend avoir campé là à de multiples reprises ; Jenn, elle est une citadine détestant la nature, et dubitative des affirmations d'Alex. Rapidement, cependant, le couple va avoir d'autres chats à fouetter, puisqu'ils se retrouvent sur le terrain de chasse d'un ours noir affamé, et particulièrement mécontent.

Particulièrement décevant, compte tenu de la note élevée obtenue par le film sur Rotten Tomatoes, de ses récompenses obtenues, et de certaines critiques parlant d'un film réussissant à faire pour les forêts et les ours ce que Les Dents de la Mer avaient accompli pour les océans et les requins.

Alors qu'en fait, pas du tout.

Ça n'en a ni le talent, ni l'ambition, et c'est immédiatement évident, dès que l'on commence ce film : sur les 90 minutes du métrage, 60 sont consacrés à de la mise en place. Pas à la montée en puissance de la tension, non, à de la mise en place.

Présentation du couple-vedette (elle, citadine et raleuse ; lui, idiot et agaçant, du genre à jeter sa seule carte dans la rivière sur un coup de colère... si l'on était dans Blair Witch) ; vieux garde forestier qui les met en garde (mais est bien entendu joyeusement ignoré) ; visite de la forêt ("tiens, regarde chérie, ça, ce sont des baies machintruc, elles sont comestibles et particulièrement nourrissantes, tu pourras les manger dans une heure de métrage, lorsque je serai mort, et que tu devras survivre seule dans la forêt sans provisions") et actions stupides(les chaussettes pleines de sang ^^) ; campeur irlandais menaçant (le film tente de nous la jouer slasher, à ce moment là, mais personne n'y croit ; d'autant que cinq secondes avant, le scénariste téléphonait toujours des éléments de scénario de manière maladroite : "- Si tu es du coin, tu dois probablement connaître la cascade de machintruc. De quel côté doit-on la descendre ? - Par la droite. - Effectivement, il n'y a que les touristes pour la descendre par la gauche, c'est trop dangereux. - Tu t'en souviendras, chérie, dans une demi-heure de film, lorsque je serai mort, et que tu devras descendre la cascade pour échapper à l'ours ?") ; et finalement, arrivée de Nounours.

Enfin, je devrais dire "quelques images de l'ours arrivent" puisque aussitôt, le film se transforme en survival féminin basique, débordant de shaky cam médiocre et d'effets de style clairement là pour camoufler le fait qu'un ours, c'est compliqué à utiliser au cinéma lorsque l'on n'a pas de budget CGI.

Bref, après une heure d'un script ultra-cliché et téléphoné, voilà qu'on se retrouve devant Missy Peregrym (qui n'a pas à rougir de sa prestation, cela dit) qui court/boîte/se traîne dans la forêt, avec gros plans sur les branches et les arbres (parce que c'est stylé), pour échapper à un ours qui, finalement, ne réapparaîtra pas pour un ultime face à face, laissant se film se dégonfler de la pire des manières : sans intérêt.

Bref, c'est monotone, prévisible, décevant, et c'est particulièrement balisé, sans jamais parvenir à instaurer la moindre tension ou peur. Pfff.

1.5/6

(si par contre les promenades dans les bois vous font peur, alors les 45 premières minutes, c'est du 6/6 cash)

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Christmas Yulefest 2019 - 07 - L'Amour sonne à Noël (2019)

Publié le 3 Décembre 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Noël, Review, Romance, Télévision, Yulefest, Hallmark

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

L'Amour sonne à Noël (A Merry Christmas Match - 2019) :

Bien qu'elle ait toujours rêvé de devenir metteuse en scène de théâtre, Corey (Ashley Newbrough) a toujours refusé de quitter sa petite ville natale, où elle travaille dans la boutique d'antiquités de sa mère. Jusqu'au jour où elle croise le chemin de Ryder (Kyle Dean Massey), un célibataire très prisé en provenance de Los Angeles, qui l'incite à remettre en question ses choix de vie...

Premier téléfilm Hallmark de la saison, initialement prévu au mois de juillet, puis repoussé et relégué sur Hallmark Movies & Mysteries, habituellement la chaîne des téléfilms de Noël plus sérieux, dramatique et larmoyants... sauf que ce métrage n'a rien de vraiment sérieux, de dramatique ou de larmoyant.

A Merry Christmas Match est en effet un téléfilm Hallmark tout ce qu'il y a de plus lambda et quelconque, mollasson, générique, et dont la programmation en début de saison n'est franchement pas surprenante, tant rien ne fonctionne vraiment dans ce métrage.

Surtout pas le couple principal, et pour une raison que je vais tenter d'exprimer de manière politiquement correcte : dès sa première scène, mon gaydar s'est affolé en voyant Kyle Dean Massey.

Je n'avais jamais vu l'acteur dans ses œuvres, je ne le connaissais ni d'Ève ni d'Adam, je ne savais rien de sa vie privée (qui, après vérification, confirme largement tous mes soupçons) et pourtant, dès sa première scène, j'ai tiqué. Difficile de déterminer ce qui m'a dévoilé le pot-aux-roses - la posture cambrée et le port de tête de Massey, son apparence, sa garde-robe, son absence totale d'alchimie avec Newbrough, ou sa tendance à forcer ponctuellement un peu son jeu pour paraître viril et séducteur... - quoi qu'il en soit, j'ai immédiatement repéré la "supercherie", et par conséquent, je n'ai jamais pu prendre cette romance et ce film au sérieux.

D'autant qu'à côté, les personnages secondaires ne sont guère mieux lotis, entre la copine rondouillarde comic-relief, la meilleure amie actrice et chanteuse (une Lindsey Gort uniquement là pour pousser la chansonnette, et qui aurait été plus intéressante en lead), le compagnon de celle-ci (un John DeLuca sous-utilisé), l'assistant antiquaire insipide (un mannequin à l'interprétation assez plate, et lui aussi clairement du même bord que Massey), Kathleen Kinmont et Stepfanie Kramer n'ont pas grand chose à faire...

Bref, par moments, on a l'impression que les rôles ont été chamboulés au dernier moment lorsque le téléfilm (initialement produit par Gaumont) a été acheté par Hallmark, et l'on se surprend à penser que le tout aurait été nettement plus original et intéressant en inversant un peu les rôles : par exemple, éliminer le personnage de Gort, donner à celle-ci le rôle principal, utiliser DeLuca en lieu et place de Massey, et avoir une romance entre Massey et l'assistant, en guise de sous-intrigue...

Mais non. À la place, on se retrouve avec un début de saison Hallmark des plus médiocres, qui, espérons-le, ne présage pas de la suite du calendrier de la chaîne.

2/6 en étant gentil.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #890 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Crazy Rich Asians (2018) & Coup de Foudre au Château de Glace (2019)

Publié le 14 Février 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Hallmark, Review, Romance, Télévision, St Valentin

Pendant deux semaines, à l'occasion de la Saint Valentin, place aux grands sentiments et à la séduction, avec chaque jour plusieurs critiques de films romantiques...

Crazy Rich Asians (2018) :

Rachel Chu (Constance Wu), professeur d'économie new-yorkaise, est follement amoureuse de son petit-ami Nick (Henry Golding), qui a décidé de l'amener dans sa famille, à Singapour. Mais là, elle découvre soudain que Nick et ses proches sont richissimes, et qu'elle n'est pas du tout à sa place dans ce milieu. D'autant qu'Eleanor (Michelle Yeoh), la mère de Nick, voit d'un mauvais oeil cette relation...

Film-événement de 2018 outre-atlantique, pour son succès incroyable au box-office, et pour sa distribution intégralement asiatique (c'est un peu le syndrome Black Panther), ce Crazy Rich Asians (adaptation du livre du même nom) se positionne comme l'équivalent des films afro-américains par et pour des afro-américains, mais pour un public asio-américain se sentant sous-représenté au cinéma, et voulant des rôles sortant des stéréotypes habituels.

Dont acte, avec cette comédie romantique mettant en vedette Constance Wu (vue dans Bienvenue chez les Huang), et 95% de ce qui se fait comme acteurs américains d'origine asiatique. Au programme, malheureusement, un film qui n'est que l'équivalent asio-américain de rom-coms Hallmark princières, avec cette jeune femme de basse extraction, qui découvre que son cher et tendre est issu de la haute bourgeoisie et est richissime, blablabla.

Sans surprise, on a droit à tous les clichés du genre, la future belle-mère hautaine, la rivale amoureuse, les proches excentriques, etc, avec les rebondissements habituels, et un étalage d'argent et de luxe qui frôle le mauvais goût. Car il faut bien l'avouer, ce Crazy Rich Asians se complaît beaucoup dans ce qu'il présente à l'écran, dans ce Singapour superficiel et dégoulinant d'argent, tout en prétendant dénoncer (un peu) ce mode de vie.

Pas forcément surprenant, compte tenu du réalisateur, John Chu, et du côté "fantasme de princesse" de ce type de récit, mais parfois agaçant, surtout que le film dure près de deux heures, et se perd en chemin dans des sous-intrigues inutiles, et autres scènes amusantes mais ostentatoires.

Bref, vraiment rien de mémorable à se mettre sous la dent, hormis la prestation amusante d'Awkwafina dans le rôle de la meilleure copine excentrique : c'est bien filmé, la musique est agréable (notamment le score de Brian Tyler), et ça se suit assez bien, mais c'est aussi bourré de clichés et ultra-balisé de bout en bout.

Un petit 3/6 (pour la distribution sympathique)

Coup de Foudre au Chateau de Glace (Winter Castle - 2019) :

Lorsque sa soeur Meg (Melanie Mullen) décide de tenir son mariage dans un hôtel de glace, Jenny (Emilie Ullerup) est ravie. Mais lorsque Meg se met en tête de faire tomber Jenny dans les bras de Craig (Kevin McGarry), un père célibataire étant le témoin du marié, Jenny commence à déchanter... d'autant que Craig arrive avec Lana (Meghan Heffern), ce qui complique fortement la situation.

Une rom-com hivernale signée Hallmark qui vaut surtout pour le gouffre énorme qu'il souligne entre les métrages de Noël produits chaque année, généralement tournés à l'automne, quand ce n'est pas en été, et ces films tournés en plein hiver, au milieu de trois tonnes de neige, avec des acteurs emmitouflés jusqu'au nez.

La différence de réalisme est flagrante, et ça renforce encore le charme de ces métrages hivernaux... même si fondamentalement, c'est la même chose que d'habitude : mêmes clichés, mêmes personnages, même déroulement, bref, ça n'a d'intérêt que pour le cadre un peu différent, pour la neige, et pour la distribution, pas désagréable du tout.

Vraiment rien de mémorable, cela dit.

2.5 + 0.5 (principalement pour l'environnement de glace et de neige) = 3/6

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Catch Review : TNA Impact - Turning Point (21/11/2013)

Publié le 22 Novembre 2013 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

Après à peine huit mois en tournée sur la route, sans en obtenir les résultats escomptés (publics très inégaux, et audiences au point mort), la TNA retourne à Orlando, pour s'installer dans une nouvelle Impact Zone, le temps pour la compagnie de se remettre sur pied financièrement. L'avantage ? Un budget nettement allégé, qui devrait permettre la signature de nombreux nouveaux talents ; l'inconvénient ? Le risque de retomber sur un public totalement mort et/ou insupportable. Les dés sont jetés, et la compagnie de Dixie Carter entame un nouveau chapitre de son histoire avec ce Turning Point 2013 :

- Récap de Storm attaqué par Roode dans un bar d'Orlando.

- Bonne vidéo d'intro pour ce TV PPV.

- Ça va, l'IZ 2.0 est plutôt bien remplie, et motivée.

- Dixie remet Joe à sa place backstage, avant de venir dans l'IZ, pour se vanter d'être le sujet d'un article de Sports Illustrated (qui est en effet très intéressant) et se plaindre d'AJ, avant d'être interrompue par Storm, qui veut un Florida Death Match, et qui finit par l'obtenir. Ça trainait un peu, mais c'était sympa.

- Magnus vs Joe - Falls Count Anywhere Match. Un match honorable, sans plus. Ça n'a jamais vraiment passé la seconde, à vrai dire.

- Kazaniels qui s'installent ringside pour regarder Abyss vs Park.

- JPark vs Abyss. Pas d'Abyss, Daniels insulte Park, et tente d'invoquer l'Abyss qui est en Park, en vain. Rien de bien mémorable.

- Gail Kim Open challenge : Candice LeRae, aka la copine de Joey Ryan, et une lutteuse indépendante plutôt bonne, habituellement, mais là, bof, ça tenait plus du squash que d'autre chose, et les quelques hésitations des deux femmes étaient visibles.

- Les Friends of AJ pour AJ au Japon.

- Anderson est confiant.

- Gunner et Storm discutent backstage, et Gunner assure son partenaire qu'il a son soutien... moui. Finish foireux imminent, donc.

- Storm vs Roode, Florida Death Match. Un Last Man Standing efficace mais assez classique, avec une fin assez prévisible, qui est arrivée un peu trop tôt à mon goût dans le match. Storm aurait dû morfler un peu plus avant le finish. Ensuite, Storm et Gunner s'engueulent, forcément.

- American Psycho Samuel Shaw (avec TOCs, côté obscur, et dessins pleins de sang et de mort qu'il cache à Christy Hemme). Intéressant.

- ECIII vient se moquer de la JobberTeam.

- Promo menaçante de Bully.

- Angle hype un peu Magnus, avant d'être appelé par Dixie.

- ECIII vs Shark Boy. La routine : le jobber domine, jusqu'à ce que ECIII place son finisher. Je me demande si la semaine prochaine, on va voir Curry Man.

- Angle & Roode chez Dixie, qui leur annonce un match, Survivor Series-style, la semaine prochaine. :mrgreen:

- Anderson vs Ray, No DQ : certains lutteurs de la compagnie sont là pour admirer la destruction des Aces. Match honorable là aussi, mais qui aurait bénéficié de cinq minutes supplémentaires.

D'ailleurs je crois que c'est le problème de tout ce show, et des TV PPVS en général : trop de matches, pas assez de temps. Sinon, c'était sympathique, avec de la progression de storyline, des nouveaux visages, tout ça... bon, le show restait assez fun, et est passé (trop) vite, mais je reste persuadé qu'en passant les PPVs d'Impact au format 3h, ça donnerait des shows nettements moins précipités, et nettement plus mémorables.

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Critiques éclair - Loki, saison 1 : épisode 3 et 4 (2021)

Publié le 17 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, MCU, Marvel, Review, Science-Fiction, Science Fiction, Télévision, USA, Disney, Loki

Avec ses deux premiers épisodes, la série Loki a réussi a se créer une place bien à elle dans cette phase 4 du MCU : une sorte de bulle temporelle étrange, au sens de l'humour bien particulier, et qui remet en question tout ce que le spectateur pense savoir du fonctionnement de l'univers Marvel...

Loki, saison 1 :

- 1x03 : Bien décidé à ne pas se laisser reprendre par la TVA, Loki (Tom Hiddleston) suit son variant, Sylvie (Sophia Di Martino), au travers d'un portail, et se retrouve coincé avec elle sur Lamentis 1, une planète sur le point d'être détruite...

Un épisode de transition assez bref (moins de 40 minutes, tout compris) qui consiste essentiellement en un tête à tête entre Loki et Sylvie, deux incarnations d'un même personnage aux parcours bien différents. De quoi comparer leurs vies, leurs familles, leurs expériences, et apprendre à dépasser le stade de simples ennemis - même s'il semble évident qu'ils se trahiront à la moindre occasion.

Les deux acteurs principaux s'amusent clairement beaucoup, et l'épisode est plutôt réussi sur ce front, bien qu'un peu bavard pour les plus impatients : on sent que cet épisode a été remanié en post-production au niveau du rythme, de manière assez inégale, d'autant que le tout débouche sur une grosse scène d'action spectaculaire assez gratuite (façon "on filme tout en une prise avec la caméra portée qui navigue autour des acteurs").

Un peu frustrante, d'ailleurs, cette scène finale, puisqu'elle manque non seulement de raison d'être (les gardes qui retrouvent les Lokis au milieu de l'apocalypse, mwébof), mais aussi un peu de punch et de nervosité dans sa chorégraphie et sa mise en images.

Cela dit, au détour de ses dialogues, l'épisode se permet de semer quelques indices sur la véritable nature de la TVA, composé de variants issus de diverses lignes temporelles, et pas créés ex-nihilo par les Gardiens du Temps ; autrement dit, ces derniers ont clairement reformaté l'esprit de leurs employés... si tant est qu'ils existent réellement.

- 1x04 : Retrouvés in extremis par la TVA alors qu'ils étaient sur le point d'être détruits, Loki et Sylvie redeviennent les captifs de l'organisation. Mais les mensonges de cette dernière commencent à refaire surface, suscitant le doute chez certains des employés de l'agence...

Un épisode charnière dans la saison, qui confirme un certain nombre de suspicions du spectateur, tout en développant un peu plus le personnage de Loki, sa relation avec Sylvie, et sa place dans l'univers Marvel.

Et c'est plutôt sympathique, à vrai dire : toujours un peu bavard (mais c'est le personnage qui veut ça), l'épisode entérine le côté Magicien d'Oz des Gardiens du Temps (des animatroniques créés par... ?), confirme que Loki ne peut tomber amoureux que de lui-même (dans une version féminine, certes), que l'on devrait avoir des réponses très rapidement, et que, plutôt que d'être désintégrés, les variants Loki sont en fait expédié sur un plan d'existence ressemblant étrangement à un New York en ruines, peuplé de leurs semblables (en l'occurrence, le vieux Loki dans son costume en spandex jaune et vert, Kid Loki, un Loki noir maniant un marteau asgardien, et Lokicodile, adorable avec sa petite couronne).

Ajoutez à cela un caméo amusant de Sif, et voilà, un épisode plutôt agréable, que j'ai clairement préféré au précédent, et qui annonce une fin de saison spectaculaire (tous les Lokis contre la TVA ?).

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Un film, un jour (ou presque) #1471 : CYCLE SCI-FI - John Carter (2012)

Publié le 29 Juin 2021 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Review, Romance, Science-Fiction, USA, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

John Carter (2012) :

Soldat durant la Guerre de Sécession, John Carter (Taylor Kitsch) se retrouve transporté sur Barsoom, alias la planète Mars, où il tombe aux mains des Tharks, extra-terrestres indigènes à quatre bras. Rapidement, il découvre que les autres habitants de la planète, à l'apparence humaine, se livrent une guerre sans merci, et lorsque la ville pacifique de Helium est menacée par celle de Zodanga, John se trouve embarqué dans ce conflit dont il ne comprend qu'une chose : l'attirance qu'il éprouve pour la belle Dejah Thoris, princesse de la ville d'Helium, sur laquelle le maléfique Sab Than de Zodanga a des vues...

Aïe. Flop critique et commercial de Disney, pourtant confié à Andrew Stanton (un oscarisé de chez Pixar), John Carter tente clairement de renouer avec l'esprit épique du soap opera d'antan, de ressusciter le pulp d'aventure à l'ancienne, de redonner ses lettres de noblesse à un genre trop oublié... mais dès ses premières scènes, on comprend que quelque chose ne fonctionne pas dans tout ça.

Pour une raison inexpliquée, Stanton et Michael Chabon, son scénariste (qui depuis a écrit Picard, ce qui explique beaucoup de choses), font en effet le choix d'ouvrir le film en multipliant les techniques narratives : voix off, flashback sur la conquête de Mars par le méchant, puis retour au "présent" pour une mise en place façon Titanic, avec l'ensemble du film prenant place dans un gros flashback raconté à Edgar Rice Burroughs.

Tout de suite, on sent les rouages de la mécanique narrative grincer à tous les niveaux, et l'on devine que la gestation du métrage a été compliquée. Et puis le récit démarre enfin, avec la vie de John Carter sur Terre (insipide et mollassonne) et son arrivée sur Mars...

C'est là qu'on commence à percevoir les autres problèmes du film : Taylor Kitsch n'a pas grand charisme, la direction artistique est assez terne (Mars ressemble à l'Utah peint en jaune, les Martiens à des acteurs couverts d'auto-bronzant, de henné et de costumes sortis des Maîtres de l'univers), le ton est bien trop sérieux, le rythme bien trop plat, et au niveau effets spéciaux, si les Tharks sont réussis, on remarque fréquemment des incrustations sur fond vert assez visibles et approximatives.

Alors oui, en théorie, j'aurais dû être ravi de retrouver un film de space op/de science-fiction épique dans ce style, mais dans les faits, la mayonnaise ne prend que trop ponctuellement, à l'occasion d'une scène d'action ou d'une poursuite portées par la bande originale épique de Michael Giacchino.

C'est dommage, parce qu'il y a de bons éléments, çà et là (Lynn Collins est d'ailleurs très bien en princesse/inventeuse/scientifique/aventurière), et qu'on sent bien la passion qui anime le projet derrière la caméra, mais le tout est trop souvent inerte, manquant de second degré (guère surprenant de constater que James Purefoy, avec sa décontraction habituelle, est probablement le seul personnage secondaire mémorable de tout le film) et d'un héros au charisme suffisant pour transcender les faiblesses du script, emporter l'adhésion, et vendre son personnage de héros malgré lui.

(de manière assez amusante, si Thor n'était pas sorti en 2011, Chris Hemsworth aurait pu faire un bien meilleur John Carter que Kitsch)

2.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1476 : Spectral (2016)

Publié le 5 Juillet 2021 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, USA, Guerre, Science Fiction

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Spectral (2016) :

Alors que la Moldavie est plongée dans une guerre civile sanglante, les forces spéciales américaines y sont confrontées à un nouvel ennemi dont elles ignorent tout : invisible, invulnérable, mortel et capable de traverser les murs, ces Spectres éliminent un à un les soldats américains, jusqu'à ce qu'un scientifique de la DARPA, Mark Clyne (James Badge Dale) arrive sur place pour tenter d'élucider le mystère...

Production Legendary initialement conçue pour une sortie cinéma par Universal, et refourguée à Netflix peu de temps après le flop de Warcraft, Spectral a pourtant, à la base, presque tout du projet DTV : un pitch très dérivatif, un script pas très inspiré (sur lequel George Nolfi, réalisateur et scénariste de L'Agence, est intervenu en tant que script doctor), une distribution sans grand charisme, une photographie terne et boueuse, un réalisateur dont c'est le premier long...

On peut donc se demander ce qui avait motivé Universal a envisager, dans un premier temps, une sortie en salles pour un métrage qui n'aurait sans nul doute pas rameuté les foules, et aurait fait un flop : au visionnage, Spectral a en effet tout d'un film pour plateforme de streaming. Ce qui n'est pas forcément un mal, en soi, il faut simplement savoir à quoi s'attendre.

En l'occurrence, un métrage un peu approximatif à plein de niveaux, un mélange de La Chute du Faucon noir et d'Aliens qui se contente de recopier ses influences, un film guerrier à mi-chemin entre la s-f, le fantastique et l'horreur, qui joue la carte du techno-blabla pour cacher le fait que son postulat n'est pas vraisemblable pour un sou (et est bourré de grosses ficelles - la machine qju'il faut débrancher pour mettre fin à la menace ^^) et qui utilise des effets de clippeur (ralentis abusifs) pour donner un peu de style visuel à un film qui en manque grandement.

Cela dit, lorsque les effets spéciaux (signés WETA) entrent en jeu, et que le film bascule dans l'action, ça fonctionne plutôt bien. Qui dit sortie ciné dit budget "important" (70 millions de dollars, pas gigantesque, mais plus élevé que de nombreuses productions Netflix de l'époque) consacré aux effets spéciaux et à la direction artistique du matériel militaire, très réussis : au point que ça en devient presque paradoxalement risible lorsque, après tout un métrage assez "réaliste" militairement parlant, les personnages trouvent une solution à leur problème et bricolent en une nuit une technologie improbable (au cours d'un montage façon Agence Tous risques), pour débarquer sur le champ de bataille en combinaisons intégrales futuristes, armés de canons à plasma et accompagnés de plusieurs robots-drones géants et armés qu'on dirait tout droit sortis des ateliers de Boston Dynamics.

Bref : pas très convaincant sur le fond, pas vraiment plus sur la forme, Spectral n'a rien de vraiment mémorable... mais il a cet avantage que l'on ne s'ennuie pas (le film fait moins de 110 minutes, tout compris), et que ses scènes d'action sont quasiment du niveau blockbuster. Ce qui aurait probablement été un bide en salles devient ainsi un visionnage tout à fait agréable en VOD : ça n'en fait pas un bon film, mais nul doute que la plupart des spectateurs auront tendance à se montrer plus indulgents que s'ils avaient payé leur place.

Un petit 3/6 pour le travail de WETA.

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Christmas Yulefest 2021 - 37 - A Clüsterfünke Christmas (2021)

Publié le 23 Décembre 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Comedy, CC

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

A Clüsterfünke Christmas (2021) :

Cadre dans l'industrie immobilière, Holly (Vella Lovell) est envoyée par son patron à Yuletown, une petite bourgade enneigée passionnée par Noël, où elle doit convaincre les sœurs Clüsterfünke (Ana Gasteyer, Rachel Dratch) de lui vendre leur auberge pour la raser. Mais sur place, Holly tombe sous le charme de Frank (Cheyenne Jackson), le neveu des sœurs Clüsterfünke, alors même que son ex (Ryan McPartlin) vient lui rendre visite pour la reconquérir...

Produit par MTV pour Comedy Central, A Clüsterfünke Christmas a été écrit et conçu par Gasteyer et Dratch comme une parodie des films Hallmark et autres romances de Noël de rigueur à cette période de l'année. Et effectivement, les deux femmes ont bien fait leurs devoirs, en ne laissant pas le moindre aspect du catalogue Hallmark indemne, et en parodiant de manière très caricaturale et assumée tous les clichés inhérents au genre.

Le seul problème, en fait, c'est que tout cela a déjà été fait : je pourrais citer Cup of Cheer, Letters to Satan Claus, Au secours je suis dans un film de Noël ! ; ces dernières années, il est devenu populaire de parodier sarcastiquement le genre des films de Noël, généralement avec des résultats très mitigés, faute de moyens ou de savoir-faire.

Ici, ces problèmes ne se posent pas : le budget est là, la production sait ce qu'elle fait, et le tout ressemble fréquemment à un Digital Short du Saturday Night Live, en mode XXL. Une impression encore renforcée par l'apparition de Maya Rudolph en clone de Mariah Carey, dont les chansons parodiées rythment tout le métrage.

Mais comme je le disais, ACC souffre un peu du fait que bon nombre de ses gags et ressorts comiques parodiant Hallmark ont déjà été soulignés et utilisés ailleurs (parfois même par le SNL) : le film s'attarde ainsi lourdement sur certaines vannes (la représentativité ethnique défaillante, le meilleur copain gay) au point d'en télégraphier largement les chutes, qui tombent alors totalement à plat.

Ce qui passerait inaperçu dans un sketch dynamique du SNL, mais se marie moins bien au format long-métrage, surtout lorsque les scénaristes consacrent une scène entière à de tels gags prévisibles, ou passent de longs moments, tout au long du film, à mettre en place une chute immédiatement évidente (le mariage du BFF gay).

Dans l'ensemble, donc, si ce Clüsterfünke Christmas reste sur le dessus du panier des pastiches de Noël, il est aussi bourré de petits défauts : qualitativement, le film hésite souvent entre ZAZ, Wet Hot American Summer, et les parodies médiocres et balourdes de Friedberg et Seltzer, et si ça se regarde assez facilement, on lève tout de même régulièrement les yeux au ciel, que ce soit parce que l'humour tombe à plat, parce que ça surjoue, ou parce que les clichés du genre sont parodiés de la manière la plus basique possible.

Ça aurait pu être mieux... mais aussi pire.

3.75/6 (je dois avouer avoir bien aimé le running gag des gingerpeople)

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Les bilans de Lurdo : Moon Knight, saison 1 (2022)

Publié le 22 Mai 2022 par Lurdo dans Critiques éclair, Histoire, Comédie, Action, Aventure, Romance, MCU, Marvel, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Égypte, Drame

Nouvelle série Marvel, Moon Knight était attendue au tournant par bon nombre de lecteurs de comics, le personnage ayant une place bien à part dans l'univers Marvel, à mi-chemin entre surnaturel assumé, drame psychologique et ersatz décalé de Batman ; place donc à l'adaptation télévisuelle du personnage, en six épisodes d'un peu moins d'une heure...

Moon Knight, saison 1 (2022) :

Après plusieurs événements étranges, Steven Grant (Oscar Isaac), vendeur anglais à la boutique de souvenirs d'un musée, découvre qu'il souffre d'un dédoublement de la personnalité et que Marc Spector (Oscar Isaac), son autre personnalité, est un mercenaire violent, aux ordres d'un dieu vengeur égyptien, Khonshu. Dans l'armure protectrice du Chevalier de la Lune, Spector utilise ainsi les pouvoirs conférés par Khonshu pour punir les criminels... jusqu'à ce qu'Arthur Harrow (Ethan Hawke), au service d'une déité rivale, tente de libérer cette dernière pour qu'elle applique son jugement meurtrier à toute l'humanité.

Plutôt réussie, cette adaptation de Moon Knight, une adaptation assez "sérieuse", à mi-chemin entre aventure archéologique, récit superhéroïque classique et thriller psychologique : une série qui, par de nombreux aspects, peut évoquer le Legion de FX mais en beaucoup plus accessible et en moins prétentieux (je l'ai déjà mentionné ici, mais Legion, j'ai décroché en cours de route), et totalement (à l'exception d'une brève mention de Madripoor) détachée du reste du MCU (pour le meilleur et pour le pire : je n'aurais pas été contre une réplique ou deux inscrivant le panthéon égyptien dans l'univers Marvel au sens large).

Et une grande partie de la réussite de Moon Knight tient clairement en l'interprétation d'Oscar Isaac, dans un double (voire triple) rôle central, relativement bien écrit et maîtrisé. Il ne faut pas pour autant négliger ce que l'équipe technique à l'origine du projet a apporté à ce dernier : réalisateur et compositeur égyptiens, illustration musicale locale, il se dégage de la série une vraie impression d'authenticité (nettement plus que dans Black Panther, par exemple), et le programme sait capitaliser sur celle-ci pour créer une dimension exotique et mythologique qui sied bien au personnage, éloignant Moon Knight de l'ombre de Batman, auquel il est très souvent comparé.

La série n'est cependant pas sans défaut : Ethan Hawke convainc moyennement en prêcheur jusqu’au-boutiste au postiche capillaire assez voyant, le scénario se retient clairement de trop partir dans des délires psychologiques à la Legion (il y en a déjà une bonne dose, et le script est saupoudré d'indices et de pistes inexplorées) ou de plonger dans des thématiques auxquelles 6 épisodes de 45 minutes ne rendraient pas justice (il y aurait quelque chose à dire sur le symbolisme d'un juif qui renie sa religion et devient l'esclave d'un dieu égyptien), et je dois avouer que le costume de Moon Knight (pas celui de Mr. Knight, impeccable) reste l'un des bémols du show, pour moi, à la fois trop épais et massif, trop détaillé, et pas assez organique.

Mais dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié le tout, en particulier les passages façon La Momie, dans le désert jordanien, dans les tombes, avec les dieux mi-humains, mi-animaux (l'affrontement façon Kaijus au pied de la Grande Pyramide, dans le final) : il y a de vrais passages réussis et impressionnants (aidés par la musique et les visuels), plutôt mémorables (le ciel étoilé qui remonte le temps), et la série parvient à donner envie d'en savoir plus au sujet de ce personnage mineur du MCU - ce qui n'était pas gagné d'avance (cf Echo, dont tout le monde se contrefout, mais que Marvel semble décidé à mettre en vedette malgré tout...)

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Humour, sitcom et subjectivité... 1 - Introduction

Publié le 26 Novembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom

"L'humour est subjectif". 

Voilà, c'est dit, et c'est avec cette banalité peu inspirée que l'on peut justifier chaque année la pléthore de sitcoms qui sont diffusées sur le petit écran. 

Une banalité qui n'en est pas pour autant fausse : si l'on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, alors chacun peut trouver chaussure à son pied dans le petit monde des comédies tvs, et pour chaque série qui est présentée comme le nouveau classique du genre, il n'est pas rare de trouver, très logiquement, tout autant de détracteurs, pour qui chacune des blagues de ce "nouveau classique" tombent à plat.

Doit-on pour autant en conclure qu'il est impossible de juger objectivement une sitcom, pour en délivrer une critique juste et équilibrée ? Pas forcément. Car si une critique (qu'elle soit positive ou négative) est forcément subjective, à un degré ou un autre, et que son auteur peut très bien rester totalement de marbre face à un programme à la mode, cela ne l'empêche pas nécessairement d'apporter un avis éclairé et argumenté sur la production d'une sitcom ; sur son écriture et son originalité ; sur sa distribution et le jeu des acteurs ; sur son évolution au fil du temps, etc. 

Autant de composantes d'un show qui sont totalement indépendantes du sens de l'humour qui est, à priori, son moteur. 

Et pourtant "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" reste une formule magique constamment brandie par les fans de telle ou telle série pour contrer les critiques, et clore instantanément le débat (c'est vrai pour toute forme d'art, mais encore plus pour le genre de la comédie). De quoi, bien souvent, inciter à la médiocrité (au sens premier du terme), en l'imposant comme nouveau standard du genre, et en rejetant la possibilité du moindre défaut de son oeuvre favorite (ou parfois, plus radicalement, en affirmant simplement que "c'est une sitcom, c'est sensé vider l'esprit, alors du moment que ça me fait rire, je ne veux pas chercher plus loin"). 

Et si l'on rejette cette forme de médiocrité, en demandant mieux ? Alors l'on se voit taxé d'élitiste, de pisse-froid, ou d'autres termes guère plus réjouissants. 

Au risque de paraître prétentieux, je l'affirme : exiger d'une sitcom qu'elle soit de qualité, ne pas se contenter d'une production médiocre, qui oblige à l'indulgence, ce n'est pas un défaut. Et si en plus la série est drôle, alors là c'est la cerise sur le gâteau.

Et maintenant, histoire de m'auto-contredire : ce n'est pas pour autant que l'on doit se sentir coupable d'apprécier une sitcom que l'on sait objectivement faiblarde. Les acteurs sont peut-être mauvais, ou bien les décors fauchés, ou encore les rires envahissants, mais l'on rit ; les blagues peuvent être éculées, les épisodes mal rythmés, mais les acteurs nous sont sympathiques... 

Autant d'exemples qui montrent bien qu'il est tout à fait possible d'aimer un programme pour peu que l'on y trouve son compte d'une manière ou d'une autre. Encore faut-il alors avoir l'honnêteté intellectuelle de reconnaître les défauts de l'oeuvre en question, et de ne pas se réfugier dans un fanboyisme aveugle qui coupe court à toute discussion. 

Maintenant : pourquoi cette introduction un peu pompeuse et vaine ? Parce qu'au cours des semaines à venir, je vais poster quelques critiques éclair de sitcoms américaines, dont je suis un gros consommateur. Des sitcoms récentes, plus ou moins connues, de The Middle à The Big Bang Theory, en passant par Cougar Town et autres Modern Family et How I Met Your Mother, que je suis parfois au rythme de la diffusion américaine (Happy Endings, The Office, Suburgatory, Community), mais plus souvent, que j'ai rattrapées en bloc cet été. 

Et sur ces sitcoms, mon avis va parfois à l'encontre du consensus des médias, ce qui a suscité des débats intéressants ici ou là, avec des amis ou sur des forums. Des débats entre fans et détracteurs, et qui parfois tournaient autour de la subjectivité de l'humour ; de quoi alimenter quelques posts que j'espère constructifs et argumentés... mais je ne garantis rien. :p

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 27 - The UnNamable I & II, Stakeland & American Mary

Publié le 13 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Lovecraft

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

The UnNamable :  

Inspirée de Lovecraft, l'histoire d'une bande d'étudiants qui vont explorer une maison abandonnée où habite encore une créature sans nom.

Assez fidèle au ton de la nouvelle originale, le film pâtit cependant très notablement de sa musique fauchée, et de son rythme particulièrement défaillant : la créature, si elle est esthétiquement très réussie, et très Banshee dans l'esprit, n'apparaît pas avant les huit dernières minutes (ce qui ne poserait pas un problème si elle n'était pas sur toutes les affiches & photos du film), et dans l'intervalle, les personnages en carton et l'absence totale de la moindre tension rendent le film impuissant.

1.5/6

The UnNamable II :

La suite directe, tournée 5 ans après, et très très vaguement inspirée du "Témoignage de Randolf Carter".

On y retrouve le même personnage principal, John Rhys-Davies et David Warner dans de petits rôles, et Julie Strain dans la peau de la banshee (nettement moins réussie que dans le premier opus).

Ah, et j'ai failli oublier la fille qui joue le rôle de la banshee retransformée en humaine, et qui passe les 3/4 du film nue : non seulement c'est totalement gratuit et hors-sujet, mais en plus ça donne par moments un côté exploitation/college comedy qui plombe encore plus un récit déjà pas bien vaillant.

0.75/6 

Stakeland :

Un ado et un chasseur mystérieux voyagent dans un futur proche apocalyptique, où les vampires arpentent la planète, comme des hordes de zombies assoiffés de sang.

De la même équipe que Mulberry Street et We Are What We Are, Stakeland est de nombreuses choses à la fois : une sorte de Zombieland en plus hardcore, avec un jeune ado pris sous l'aile d'un chasseur blasé et expérimenté, un road movie post-apo, un western moderne, un récit initiatique, un film de vampires/zombies, etc...

Techniquement, c'est impeccable, très réussi visuellement, avec un ton sombre, mélancolique et souvent contemplatif, c'est ambitieux... le problème, c'est que ça a très clairement les défauts de ses qualités : pour peu que l'on n'accroche pas aux personnages ou au genre western, dont le film reprend bon nombre des codes, la mélancolie devient rapidement des bons sentiments sirupeux et trop appuyés, la contemplation devient trop rapidement de la lenteur soporofique, l'économie de moyens devient rapidement cache-misère, et la narration en voix off fatigue bien vite.

Un film qui ne fera donc pas l'unanimité, et auquel on accroche ou pas (un peu comme We Are What We Are).

3.5/6

American Mary :

Une étudiante en médecine accepte de faire des opérations chirurgicales illégales pour pouvoir boucler ses fins de mois, mais lorsqu'elle se fait violer par son mentor lors d'une soirée de médecins, elle décide d'exploiter ses contacts criminels pour se venger des responsables, et sombre dans une spirale infernale...

Un thriller horrifique assez particulier, avec une atmosphère pesante, une interprétation solide des acteurs principaux (les acteurs secondaires, c'est plus inégal), et un récit qui vire au Rape/Revenge, et se perd malheureusement sur la fin. Dommage.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #983 : The Dirt (2019)

Publié le 11 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Netflix, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dirt :

L'ascension et la chute de Nikki Sixx (Douglas Booth), Tommy Lee (Colson Baker), Mick Mars (Iwan Rheon) et Vince Neil (Daniel Webber), membres du groupe Mötley Crüe, superstars incontrôlables de la scène musicale hard rock du Los Angeles des années 80...

Un long-métrage produit pour Netflix et adapté de l'auto-biographie de Mötley Crüe, une auto-biographie qui ne cachait rien des faits et méfaits du groupe de musiciens depuis ses débuts à nos jours.

Ici, le film s'avère un biopic musical assez classique, pour ne pas dire académique dans son illustration du succès et de la déchéance de ses protagonistes, avec deux parties bien distinctes : la première, de la formation du groupe à son succès le plus incontestable, donne lieu à un étalage complaisant de moments gentiment trashouilles, et de toutes les conneries que les membres du groupe ont pu faire.

Sex, drugs and rock'n'roll, comme on dit, mis en scène sans grand panache, mais avec un certain jusqu’au-boutisme par Jeff Tremaine, réalisateur attitré des Jackass et de tous les métrages et programmes tv qui en ont été dérivés. Sans surprise, compte tenu de ces antécédents, c'est cette partie du film qui est la plus dynamique, la plus ludique, et la plus extravagante.

Ça reste cependant malheureusement trop balisé, avec tous les passages obligés de ce genre de film musical (la rencontre, le nom du groupe, le manager, le premier morceau, etc), avec en prime un certain décalage vocal entre les enregistrements utilisés lors des chansons et la voix de Daniel Webber, qui fait que l'on y croit pas totalement.

C'est dommage, puisque la distribution (composée de beaucoup d'acteurs anglais... et de Pete Davidson du SNL ^^) est plutôt bonne et efficace (j'ai eu plus de mal avec Kathryn Morris, gentiment en surjeu dans ses quelques scènes), et que dans l'ensemble, le tout se regarde assez facilement.

Lorsque le métrage entame son virage en direction de la partie "déchéance du groupe", cependant, il commence à montrer ses limites : la structure du film se fait plus aléatoire et incertaine, la réalisation plus maladroite, et les astuces narratives (voix off, faces caméra, etc) qui pouvaient fonctionner dans la première moitié s'avèrent insuffisantes pour donner vraiment corps au mélodrame générale. Je pense notamment à l'annonce du cancer de la fille de Neil, avec fondus au noir, etc : assez forcé et contre-productif, malgré une fillette assez convaincante.

De toute façon, je crois que le problème de ce métrage est résumé dans son générique de fin, qui met côte à côte de nombreuses scènes du film et des vrais Mötley Crüe, pour montrer à quel point Tremaine et compagnie étaient proches de la réalité : un peu comme la reconstitution intégrale du concert de Wembley dans Bohemian Rhapsody, j'ai eu envie de dire "oui, et alors... ?"

Au final, The Dirt est divertissant, mais sa seconde moitié plus dramatique ne fonctionne pas vraiment, et affaiblit vraiment l'ensemble : lorsque l'on arrive à la conclusion, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression que le film a largement survolé une partie de la carrière de ses membres, et qu'il manque quelque chose pour que le tout tourne à plein régime. Et si en plus on n'est pas forcément très client de la musique du groupe, alors là, ça devient compliqué...

3.25/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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