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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Christmas Yulefest 2020 - 65 - Une Âme sœur pour Noël (2020)

Publié le 5 Janvier 2021 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Lifetime, Noël, Review, Romance, Télévision, USA, Yulefest, Canada

2020 est (enfin) terminé mais chez les Téléphages Anonymes, le marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest continue jusqu'à mi-janvier...

Une Âme sœur pour Noël (A Christmas Exchange - 2020) :

Incorrigible romantique et apprentie-romancière, Molly (Laura Vandervoort) apprend peu de temps avant Noël qu'elle est au chômage. Elle décide alors de profiter de ce temps libre pour découvrir le monde, trouver l'amour et tenter de décrocher un emploi à Londres : elle échange alors sa demeure contre celle de Patrick (Rainbow Sun Franks), un expert-comptable surbooké, qui lui aussi a des prétentions d'auteur, et vient s'installer aux USA. Rapidement, cependant, alors qu'ils échangent par texto, le duo commence à se rapprocher...

Un téléfilm Lifetime adapté d'un roman et produit par Brain Power Studio, cette boîte de production canadienne qui a pour caractéristique principale d'injecter encore moins de budget que Marvista et The Asylum dans ses productions de Noël.

Sans surprise, donc, ce Christmas Exchange, très inspiré de The Holiday, est entièrement tourné au Canada (avec des incrustations sur fond vert, des stock-shots, et des plans très serrés d'extérieurs canadiens pour représenter Londres), semble souvent avoir été tourné intégralement dans des studios mal éclairés, et, de manière générale, est ultra-cheap de bout en bout.

Et pourtant, malgré ce budget limité, malgré les acteurs canadiens qui adoptent tous un accent anglais plus ou moins probant, malgré le script dérivatif, malgré quelques passages à l'écriture improbable (tout ce qui concerne Molly, qui part demander spontanément un travail à la réception d'une grande maison de publication, qui oublie de laisser les clefs de sa maison à son locataire, qui lui laisse son chien à garder... est gentiment agaçant) le tout s'avère plutôt sympathique à regarder. Principalement parce que ça ne se prend jamais trop au sérieux, et que la distribution est efficace.

Le couple gay formé par Yanic Truesdale de Gilmore Girls et par Martin Roach, notamment, est plutôt attachant et amusant.

3.75 - 0.25 car l'absence totale de rigueur de l'écriture et le côté fauché du tout sont assez frustrants = 3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Christmas Yulefest 2021 - 13 - The Life and Adventures of Santa Claus (1985)

Publié le 9 Décembre 2021 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Noël, Review, Télévision, USA, Yulefest, CBS

C'est bientôt Noël : chez les Téléphages Anonymesc'est l'heure du marathon de cinéma festif de la Christmas Yulefest, et ce jusque début janvier...

The Life and Adventures of Santa Claus (1985) :

Alors que la vie de Santa Claus touche à sa fin, le Conseil de Burzee se réunit afin de décider si, oui ou non, le vieil homme mérite de recevoir le Manteau de l'Immortalité : pour convaincre ses confrères tout-puissants, le Grand Ak décide alors de narrer à ceux-ci la vie de Claus, de sa naissance à sa guerre contre les terribles Awgwas, en passant par toutes les étapes de la construction du mythe du Père Noël...

La version Rankin/Bass du récit de L. Frank Baum, déjà chroniqué en ces pages sous forme animée, et ici sérieusement condensée pour remplir moins de 50 minutes de métrage, rythmé par les coupures publicitaires habituelles à l'époque et au format.

Et honnêtement, si l'on fait exception des ellipses un peu bancales et maladroites (la grande guerre contre les Awgwas résumée en une minute), et des chansons fréquemment datées, cette version des Aventures de Santa Claus est plutôt jolie à regarder, et très aboutie techniquement.

Rankin/Bass et leurs associés japonais maîtrisaient bien la stop-motion à ce point de leur carrière, et entre le travail vocal efficace (d'ailleurs, les intonations de Peter Newman ressemblent ici beaucoup à celles adoptées, bien plus tard, par Tom Hardy pour son Bane, c'est amusant) et le design mémorable des personnages et des monstres, cela reste, 35 ans après, un joli Christmas Special débordant de magie de Noël.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien (classement alphabétique), ou celui-ci (classement saisonnier)...

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Un film, un jour (ou presque) #1564 : Prisoners of the Ghostland (2021)

Publié le 26 Janvier 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Review, Science Fiction, Science-Fiction, Thriller, Japon

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Prisoners of the Ghostland (2021) :

Dans la ville lointaine de Samurai Town, un braqueur de banques (Nicolas Cage) est sorti de prison par le Gouverneur (Bill Moseley) et équipé d'une combinaison bardée d'explosifs, avant d'être envoyé en mission dans le Ghostland, une région du Japon dévastée par une catastrophe nucléaire . Son objectif : retrouver Bernice (Sofia Boutella), la "petite-fille" adoptive du Gouverneur, et la ramener en moins de cinq jours... sous peine d'être réduit en miettes.

Je ne savais pas à quoi m'attendre avec ce film, si ce n'est à un truc globalement déjanté, même pour du Nicolas Cage, et vaguement inspiré de New York 1997... et donc, je me suis retrouvé devant un pseudo-western/film de samurai japonais multiculturel post-apocalyptique qui commence par un Nicolas Cage en mawashi, continue par un Nicolas Cage qui beugle "TESTICULE !!!", et se finit par un Nicolas Cage en train de mener une rébellion illuminée dans un grand n'importe quoi approximatif.

Car c'est bien là le problème de ce métrage : c'est du grand n'importe quoi assumé (forcément, c'est la spécialité du réalisateur), ça joue n'importe comment, c'est bourré d'idées improbables, et c'est de la folie déglinguée à tous les étages... ce qui signifie aussi qu'au bout d'un moment, ça devient soûlant et lassant.

J'ai presque envie de dire que c'est du film de festival, à regarder tardivement entre potes imbibés dans une ambiance de déconne... parce que sobre devant son écran, c'est plutôt fatigant dans son absence de rythme, de structure et d'écriture.

Un mélange d'Est et d'Ouest globalement incohérent, donc, trop ponctuellement amusant.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Un film, un jour (ou presque) #1563 : You May Be Pretty but I Am Beautiful - The Adrian Street Story (2019)

Publié le 25 Janvier 2022 par Lurdo dans Biographie, Catch, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Review, UK, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

You May Be Pretty but I Am Beautiful - The Adrian Street Story (2019) :

Un documentaire indépendant retraçant la carrière d'Adrian Street, un catcheur britannique flamboyant qui, de ses jeunes années excentriques dans les années 50 à son parcours de catcheur "exotique", a su ouvrir la voie et populariser tout un pan de la culture glam dans une industrie pourtant très macho, virile et homophobe.

Franchement sympathique à suivre, ce métrage suit donc la vie de ce Gallois d'extraction populaire qui, plutôt que de travailler dans les mines comme tous ses proches, a su éviter cette voie de garage en développant ses muscles, son physique et sa personnalité. Un Street qui, bien avant les Ric Flair, Adrian Adonis et autres Goldust qui lui doivent tout, avait compris qu'un personnage outrancier et tendancieux était une solution idéale pour rameuter les foules, pour peu qu'il s'appuie sur des bases techniques et sur un côté dur à cuire bien réels.

Et c'est ainsi que progressivement, en poussant toujours plus son personnage de catcheur efféminé et flamboyant (un personnage qui, aujourd'hui, ne passerait clairement plus), en piochant dans l'esthétique glam rock (dont il était l'un des précurseurs), en mêlant musique et catch (bien avant les années 80 et l'époque Rock 'n' Wrestling) et en sachant quand quitter le Royaume-Uni pour s'exporter aux USA, Adrian Street est devenu un incontournable de sa discipline.

Un incontournable à l'influence incommensurable, souvent imité, très souvent copié (notamment aux USA, qui ont pioché dans toutes les facettes de son personnages pour les réutiliser d'une manière ou d'une autre), mais jamais égalé.

Un métrage efficace, en tout cas, avec des interventions pertinentes çà et là (Mick Foley, notamment), mais qui aurait mérité un budget plus important et, probablement, des interviews des multiples catcheurs qui ont puisé dans le répertoire de Street...  

4.25/6 (quoiqu'il en soit, je pense que ce métrage est bien plus complet et intéressant que la brève rétrospective anémique de 20 minutes diffusée à la même époque sur le WWE Network)

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Un film, un jour (ou presque) #1615 : Emily et le voyage magique (2020)

Publié le 8 Avril 2022 par Lurdo dans Review, Critiques éclair, Cinéma, USA, Jeunesse, Fantastique, Aventure, Allemagne, Suède

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Emily et le voyage magique (Emily and the Magical Journey/Faunutland and the Lost Magic - 2020) :

Marquée par la mort de son père et par sa mère absente (Jenny Lampa), Emily (Tipper Seifert-Cleveland) est malheureuse. Un soir, elle brave l'interdit de sa mère et entre dans le bureau de son père, où elle découvre tous les dessins de celui-ci, qui ont inspiré sa mère à écrire des ouvrages pour enfants se déroulant à Faunutland, un monde féérique. Cette nuit-là, Emily est alors transportée à Faunutland où, avec l'aide de Nightinglar (Jenny Lampa), une fée privée de ses ailes, elle apprend qu'elle doit retrouver un cristal magique, pour rendre au royaume sa magie et sa joie de vivre...

Une coproduction américano-suédo-allemande qui lorgne beaucoup sur les films familiaux fantastiques des années 80, où le monde féérique est une métaphore des traumatismes du jeune personnage principal, et où les créatures semblent tout droit sorties des studios Jim Henson.

Une bonne dose de nostalgie au programme, donc, associé à une approche très nordique du genre, ce qui donne envie de se montrer indulgent avec un métrage très imparfait, notamment au niveau de l'écriture : c'est brouillon, pas très bien rythmé, avec de l'exposition assez maladroite, et on sent constamment les limites du budget, par exemple dans des fonds verts assez inégaux, ou dans la musique ultra-dérivative.

Mais bon, ça joue plutôt bien, le bestiaire est très chouette, et il y a ponctuellement un souffle de fantaisie et de magie très agréable qui fait regretter qu'il n'y ait pas eu un peu plus d'argent ou de maîtrise pour vraiment tirer le film vers le haut.

3.75/6

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Critiques éclair - Star Trek Discovery 2x12 (2019)

Publié le 7 Avril 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, CBS, Critiques éclair, Drame, Netflix, Review, Science-Fiction, Star Trek, Télévision, Discovery

Pas de The Orville, cette semaine, après une semaine axée comédie romantique ; Discovery, elle, continue à décevoir par son écriture faiblarde, après un début de saison partant pourtant dans une bonne direction...

Star Trek Discovery 2x12 - Through the Valley of Shadows :

Alors que Burnham et Spock enquêtent sur un vaisseau de la Section 31 qui ne répond plus, Pike se rend dans un monastère klingon reculé pour y chercher un cristal temporel...

Un épisode pour lequel j'ai bien envie de ressortir le meme de Picard en train de se prendre la tête dans les mains.

Pas tant pour son déroulement pas très passionnant, ou pour ses deux sous-intrigues principales peu rythmées : Pike dans le monastère klingon à l'architecture typiquement terrienne, passe encore, c'est fauché, mais ça permet de faire un peu de fanservice gratuit, même si la notion même de Destin telle que l'épisode semble la présenter là va à l'encontre des multiples changements temporels qui se sont déroulés dans toute l'histoire de Star Trek.

À l'identique, Spock et Burnham sur le vaisseau de la Section 31, c'est un peu écrit avec les pieds (Burnham qui ne se méfie pas un seul instant du seul survivant d'un massacre perpétré par une entité pouvant prendre l'apparence d'autrui, c'est trop gros, et ça donne au spectateur méfiant dix longueurs d'avance sur ces officiers surentraînés), mais ça se regarde.

Si je suis tenté de réutiliser l'image de Picard, ce n'est même pas pour les quelques scènes de Reno tentant de réconcilier Stamets et Culber, des scènes qui tranchent tellement avec le reste de l'épisode qu'elles donnent l'impression qu'elles sont issues d'un autre script.

Non, si le facepalm me démange, c'est bien à cause de cette fin d'épisode, quand Pike décide, à la suggestion de Burnham, d'enclencher l'auto-destruction du Discovery, pour éviter que les informations de la Sphère ne tombent aux mains de la flotte de la Section 31, et donc de Control.

Une auto-destruction qui, narrativement, n'est là que pour ramener l'Enterprise à l'écran, la semaine prochaine, alors même que le moteur sporique du Discovery fonctionne parfaitement, et pourrait envoyer ce dernier en un clin d’œil à l'autre bout de la galaxie, le temps de trouver une autre solution aux problèmes du navire.

Mais non. Il faut un cliffhanger de fin d'épisode, visiblement, quitte à baisser le QI des personnages de 80 points pour y parvenir... *soupir*

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Un film, un jour (ou presque) #1656 : Hollywood Bulldogs (2021)

Publié le 31 Mai 2022 par Lurdo dans Action, Aventure, Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review, UK

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Hollywood Bulldogs - The Rise and Falls of the Great British Stuntman (2021) :

Un documentaire assez intéressant consacré aux grands noms du monde des cascadeurs anglais, ceux que l'on a retrouvé au fil des ans dans tous les grands métrages cultes du Septième Art : les Indiana Jones, les James Bond, tous les films d'action et d'aventure des années 60-70-80, et bien plus encore.

Au travers de nombreuses interviews de ces incontournables toujours bien vivants (Vic Armstrong, Raymond Austin, Jim Dowdall, Richard Hammatt, Frank Henson, Greg Powell, etc), de nombreuses images d'archive et extraits de films, et du commentaire très... british de Ray Winstone, ce documentaire complet et nostalgique retrace les débuts très amateurs du métier, qui attirait alors criminels, boxeurs, et anciens soldats, et qui a évolué en quelque chose de plus familial, voire presque parfois de mafieux, et qui au fil des ans, s'est professionnalisé jusqu'à devenir une référence en son domaine.

Plutôt exhaustif et ludique, tout ça, en plus de s'intéresser, bien entendu, aux réactions plus personnelles de tous ces hommes face au danger, au deuil et aux sacrifices inhérents à leur discipline, ainsi qu'à l'évolution de celle-ci, avec les effets numériques et les nouvelles générations aux origines et aux vocations bien différentes.

4.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #1666 : SEMAINE MIKE MYERS - Supermensch : The Legend of Shep Gordon (2013)

Publié le 13 Juin 2022 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Musique, Review, USA

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Supermensch - The Legend of Shep Gordon (2013) :

Épilogue tardif de la Semaine consacrée à Mike Myers sur ce blog, ce Supermensch est la seule et unique réalisation de Myers à ce jour, un documentaire consacré à Shep Gordon, manager extraordinaire de toutes les stars des années 70 à nos jours, un homme fondamentalement gentil et honnête, qui a tout vu et tout fait au fil de sa carrière.

Il a représenté Alice Cooper, Blondie, Pink Floyd, Groucho Marx, Raquel Welch et bien d'autres ; il a traîné avec Jim Morrison, Janice Joplin, Jimi Hendrix et d'illustres noms de la musique ; il est sorti avec Sharon Stone et avec un nombre incalculable de femmes ; il s'est intéressé à l'art culinaire en devenant l'élève d'un grand chef français étoilé, et a donné naissance du concept de "celebrity chef" en devenant le manager de tous les grands chefs de la planète ; il a adopté les enfants de l'une de ses anciennes petites amies, et les élève désormais comme les siens ; il a distribué et financé des longs-métrages indépendants prestigieux, comme Les Duellistes de Ridley Scott, ou certaines œuvres de Carpenter ; il a servi le petit-déjeuner au Dalaï Lama, et fait partie du Tibet Fund ; il a partagé la garde d'un chat avec Cary Grant ; etc, etc, etc...

Une vie haute en couleurs, racontée avec humour, dynamisme et un peu de solitude par le bonhomme, et appuyée par de nombreux témoignages de stars (qui n'ont que du bien à dire de lui), de reconstitutions rigolardes, et d'images d'archive : de quoi s'amuser pendant la durée d'un métrage qui peut cependant paraître un peu brouillon et éparpillé, au fil d'anecdotes toujours plus improbables, qui survolent parfois certains aspects de la vie de Gordon.

Alors oui, c'est un peu complaisant et parfois à la limite de l'hagiographie, mais finalement, on se laisse porter par le documentaire, et par ce personnage qui a tout vu, tout connu et tout vécu, sans perdre le sourire ni vendre son âme.

4.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2014 - 13 - The Possession of Michael King (2014), Jamie Marks is Dead (2014) & Chain Letter (2009)

Publié le 1 Octobre 2014 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Found Footage, Drame, Jeunesse, Thriller

Halloween approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Possession of Michael King :

Réalisateur de documentaires, Michael King (Shane Johnson) est un athée, sceptique pur et dur ; à la mort de sa femme, il devient père célibataire, et entreprend de prouver au monde entier que le surnaturel n'existe pas. Il passe alors de sataniste en nécromancien, de sorcier en démonologue, s'offrant en cobaye à tous leurs rituels... jusqu'à ce qu'un démon s'empare enfin de lui, sous l'oeil de ses caméras.

Un premier long-métrage intéressant dans la forme et dans le fond, bien que peu maîtrisé sur la durée : il y a ici en effet une moitié de bon film, amha, desservie au final par la forme found-footage totalement superflue.

On pense forcément à Le Dernier Exorcisme et à d'autres métrages similaires, pour le pitch de base. L'acteur principal est d'ailleurs très solide et crédible dans sa transformation physique tout au cours du film.

Mais malheureusement, il arrive un moment où le prétexte du found-footage, déjà peu vaillant et crédible dans l'absolu (les plans GoPro se mèlent sans explication à des plans de surveillance, et à des plans à la composition et au rendu clairement cinématographiques), devient un handicap plus qu'autre chose : le démon se filme, allume l'infra rouge, etc, et le héros continue de se filmer dans les pires situations. Improbable.

Qui plus est, le mixage sonore est lui aussi mitigé : autant le rendu des "voix" fonctionne, autant les nombreux jump scares audio bousillent les oreilles, et deviennent particulièrement insupportables et lassants.

Bref, un premier film au résultat assez mitigé, qui se délite progressivement, et qui finit dans le nawak... mais un résultat néanmoins prometteur, et un talent à suivre.

Un très petit 3/6, parce que je n'ai jamais vraiment décroché, ce qui devient rare.

Jamie Marks Is Dead :

Dans une petite ville austère, le cadavre de Jamie Marks (Noah Silver) est découvert, dénudé, dans la rivière. Adam (Cameron Monaghan), l'un des sportifs du lycée, se prend alors d'intérêt pour Jamie, autrefois régulièrement victime de harcèlement au sein de l'établissement : bien vite, alors même qu'Adam se rapproche de Gracie (Morgan Saylor), la jeune fille qui a découvert le corps, il commence à interagir avec le fantôme de Jamie, un fantôme particulièment attaché à l'athlète.

Le réalisateur de Les Ruines change radicalement de style, pour une adaptation d'un roman pour ados, qui se pare ici d'atours glaciaux, étranges et oniriques.

Car s'il y a bien une chose qu'on ne pourra pas reprocher à ce film, c'est la qualité de son atmosphère : ici, le monde est froid, irréel, l'ambiance est pesante, et chargée d'une tension étrange, la photographie est sombre et glauque... bref, c'est une réussite.

Mais je vais reprendre la formule d'un critique américain, qui résume bien mon avis sur ce métrage : "The mood piece works ; the storytelling falls flat". Oui, ça fonctionne en tant que film d'ambiance, mais la narration, elle, tombe à plat.

C'est un peu le problème principal du métrage, en fait, qui s'efforce tellement d'instaurer une ambiance qu'il néglige sa structure et son script : le film déroule ainsi paisiblement son récit, sans jamais développer et étoffer ses caractérisations étranges, ni jamais donner du poids aux relations des personnages, qui entrent et qui sortent ainsi du récit sans raison (le frère, la mère et sa nouvelle amie).

Il y avait pourtant de quoi faire, avec ce triangle amoureux bizarre entre la fille sexuellement agressive, le sportif étrangement distant, et le fantôme à la représentation très gay, enfermé in the closet, fasciné par Adam, et qui l'incite à lui murmurer des mots "dans sa bouche"... Mais tout le potentiel ambigu de cette relation à l'homo-érotisme évident passe un peu à la trappe, quand le récit croit bon d'introduire un esprit féminin agressif, afin de permettre à Jamie de défendre Adam...

Au final, on ressort assez mitigé de ce Jamie Marks is Dead. Les intentions sont louables, l'atmosphère est très réussie, mais structurellement, tout ça manque de cohésion et de liant ; ça se complait dans des dialogues étranges, dans des personnages excentriques, dans des relations bizarres... mais ça ne se cristallise jamais totalement. Et donc ça reste assez frustrant.

3/6

Chain Letter :

Lorsque Jessie Campbell (Nikki Reed) et ses amis lycéens commencent à recevoir des emails en chaîne menaçants, ils ne prennent pas la menace au sérieux. Pourtant, il apparaît bien vite que ces emails sont le fait d'un psychopathe, qui traque et tue tous les amis de Jessie refusant de servir de maillons à ces chaînes étranges...

Un splendide navet qui fleure bon l'amateurisme fauché, avec son montage assez agaçant, ses problèmes de format, sa réalisation inepte (zooms, jumpcuts, caméra tournoyante, etc), et son déroulement on ne peut plus cliché.

Non seulement on doit se farcir tout un laïus d'étudiant en ciné et en sociologie sur les nouvelles technologies, etc, mais en plus il se "justifie", dans le récit, par l'existence d'une secte anti-technologie qui tue les ados pour faire passer leur message... euh... okay.

En fait, le scénario est tellement bancal, tant dans sa structure que dans son intérêt, que l'on ne peut que soupirer devant le tout : bien sûr que Brad Dourif est un méchant ! Bien sûr que le profiler ridicule qui débarque à 20 minutes de la fin, cabotine au possible, et a droit à des gros plans inutiles, est suspect ! Bien sûr que la mimi Cherilyn Wilson a droit à une scène de baignoire topless ! Bien sûr que Nikki Reed a le charisme d'un poulpe mort dans le rôle de ce personnage principal transparent au possible !

Allez, pour conclure, mentionnons toutes les scènes de Keith David en inspecteur perspicace, qui donnent l'impression d'un vieux DTV fauché des années 80 tant elles sont amateures et cheaps, et n'oublions pas le "moment flashback" exceptionnel dans lequel Keith David résoud l'affaire en se souvenant de scènes auxquelles son personnage n'a pas assisté, et de détails qu'il n'a pas pu remarquer.. *soupir*

0.5/6 (pour Cherilyn)

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Un film, un jour (ou presque) #976 - QUINZAINE ALIENS - 12 - The Predator (2018)

Publié le 31 Mai 2019 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Horreur, Science-Fiction, Action, Comédie, Aliens

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus... et pendant deux semaines, à l'occasion des 40 ans de la franchise Alien, retour sur les films de la saga, et sur ceux de sa grande rivale, Predator.

The Predator (2018) :

En mission au Mexique, Quinn McKenna (Boyd Holbrook), un sniper de l'armée, assiste au crash d'un vaisseau extraterrestre, et il y trouve des armes et un équipement de pointe. Décidé à garder une preuve de l'incident, il expédie alors ses trouvailles à son domicile, aux USA, où son fils autiste, Rory (Jacob Tremblay), réceptionne le paquet. Mais rapidement, alors que McKenna est arrêté et maintenu en détention aux côtés d'une bande d'ex-militaires excentriques (Trevante Rhodes, Keegan-Michael Key, Thomas Jane, Alfie Allen, Augusto Aguilera), un chasseur extra-terrestre débarque sur Terre, bien décidé à détruire les restes du vaisseau écrasé, à récupérer l'équipement dérobé, et à éliminer le seul survivant du crash, l'un de ses semblables, désormais entre les mains des savants du gouvernement (Olivia Munn, Sterling K. Brown)...

Dernière incarnation en date de la franchise Predator, ce métrage a bénéficié, durant sa gestation, d'une indulgence certaine, principalement due à la présence de Shane Black aux commandes du projet. Un Shane Black déjà dans le Predator original, et scénariste et réalisateur confirmé (la saga Arme Fatale, The Monster Squad, Iron Man 3, Kiss Kiss Bang Bang, The Nice Guys), très apprécié des cinéphiles malgré des résultats assez mitigés, et des motifs récurrents assez envahissants.

Ici, donc, Black a décidé de relancer la franchise en piochant çà et là dans les œuvres existantes, et en enrobant le tout de son sens habituel du dialogue et de l'humour - pas forcément ce à quoi l'on s'attend lorsque l'on évoque le Predator, mais bon, pourquoi pas.

Malheureusement, dans les faits, le film peine à convaincre : si Black fait preuve d'une certaine retenue dans le recyclage de ses figures imposées (enfant, période festive), il s'inspire d'idées pas forcément judicieuses, issues d'autres métrages de la franchise : on a ainsi l'impression de revoir des morceaux de Predators, avec ces chiens de chasse extra-terrestres, et cette opposition entre deux types de Predators aux gabarits différents.

En parallèle, Black développe la mythologie des Predators de manière peu convaincante (modifications génétiques, autisme présenté comme étant le futur de l'évolution humaine, etc), d'autant moins convaincante que le film apparaît constamment précipité et décousu : les quelques idées que Black apporte à la franchise sont catapultées au détour d'un dialogue, et n'ont pas le temps d'être assimilées, puisque le film est déjà passé à trois autres idées différentes.

C'est d'ailleurs le vrai problème du film : son montage/son rythme. On sent clairement que les ciseaux du monteur sont passés par là, et ont fait des ravages. Outre un troisième acte totalement repensé après le tournage principal (et donc retourné suite à des projections tests négatives), le film semble décidé à arriver le plus vite possible à sa conclusion, en coupant le moindre moment de développement ou de caractérisation qui ne serait pas indispensable au récit.

Résultat : on a constamment l'impression qu'il manque plein de moments de transition, et d'innombrables scènes expliquant le raisonnement et les déductions des personnages, ou tout simplement établissant un lien logique entre les scènes et les rebondissements du récit.

Ajoutez à cela des Loonies sous-développés (Allen ne sert à rien et ne doit avoir que trois lignes de dialogue dans le film, les autres ne servent qu'à s'échanger des vannes), des personnages féminins peu intéressants ou cohérents (Yvonne Strahovsky fait de la figuration, Olivia Munn - de plus en plus méconnaissable - passe de scientifique intellectuelle experte en évolution à guerrière chasseuse d'alien en trois secondes et demi, sans explication, et sans être réellement crédible), un protagoniste fade et insipide, un über-Predator numérique assez laid et à la posture de catcheur, un chien extra-terrestre lobotomisé, et une bande originale de Henry Jackman, qui se contente de singer Silvestri et de lui rajouter quelques envolées claironnantes héroïques relativement hors-sujet...

... et voilà : un The Predator immédiatement oublié, ressemblant plus à un brouillon de film qu'à une renaissance de la franchise, et qui se permet de se terminer par une scène totalement plate et pitoyable, dans laquelle Shane Black recycle Iron Man à la sauce dreadlocks.

Peut-être que le film gagnera à être revu dans une éventuelle version longue, qui permettrait au récit de respirer et aux personnages d'exister... mais en l'état, c'est le moins bon de la franchise.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 37 - 666 Road : Southbound (2016)

Publié le 5 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Fantastique, Halloween, Horreur, Anthologie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

666 Road (Southbound) :

Une partie de l'équipe créative derrière les anthologies V/H/S remet ici le couvert, pour un film à sketches narrant les événements surnaturels qui touchent divers personnages voyageant sur une autoroute désertique...

# The Way Out : Mitch (Chad Villella) et Jack (Matt Bettinelli-Olpin) sont en fuite, couverts de sang, et traumatisés par ce qu'ils viennent de faire. À leurs trousses sur cette route désertique, des entités étranges et squelettiques, qui flottent dans les airs. Le duo décide alors de s'arrêter dans un motel de bord de route... mais ils n'en repartiront jamais.

Un premier segment réalisé par Radio Silence, le collectif déjà à l'oeuvre sur The Baby et sur le dernier segment de V/H/S (10/31/98). Ici, leur segment d'ouverture est un quasi-succès : toute l'entrée en matière, les entités, le motel/diner/station service étrange, et les effets sont très réussis, aidé par une jolie musique carpenterienne, qui permet d'instaurer un sentiment de malaise en moins de dix minutes. Malheureusement, la dernière partie, en intérieur et sur les lieux supposés de leur crime, est un peu plus faible. 4.5/6

# Siren : Au motel, dans la chambre voisine, trois jeunes musiciennes (Fabianne Therese, Hannah Marks & Nathalie Love) se réveillent et reprennent la route, mais une crevaison finit par les amener au domicile d'un couple étrange (Susan Burke & Davey Johnson), un peu vieillot, et aux invités tout aussi bizarres...

Un segment co-écrit par Susan Burke et Roxanne Benjamin (par ailleurs derrière la caméra), l'une des productrices des V/H/S. Pas désagréable du tout, assez efficace, mais un cran en dessous du segment précédent. 4/6

# The Accident : Alors qu'elle tente de s'enfuir, l'une des musiciennes est heurtée de plein fouet par Lucas (Mather Zickel), un businessman, au téléphone avec sa compagne. Paniqué, l'homme appelle aussitôt les urgences, mais est contraint d'emmener lui-même sa victime à l'hôpital le plus proche... un hôpital désert, dans une ville déserte, où il doit la soigner seul, guidé par les voix des "secours" dans son oreillette.

Bien joué, réalisé et écrit par le réalisateur de The Signal et du segment Amateur Night de V/H/S, ce segment s'avère un peu moins réussi que les précédents, la faute à des effets gores qui sont parfois plus comiques qu'effrayants (la jambe cassée) et à un script finalement assez prévisible (sur le mode boucle temporelle). 3.5/6

# Jailbreak : Dans un bar situé en face de l'hôpital, Danny (David Yow), un vieil homme armé d'un fusil à pompe, s'en prend aux clients et au tenancier, exigeant de ces derniers qu'ils lui expliquent où se trouve sa soeur disparue, Jesse (Tipper Newton). Mais rapidement, il apparaît que les habitants de cette ville étrange ne sont pas humains, et que Jesse est ravie de s'y trouver...

Réalisé par le réalisateur de Le Pacte 2, un segment qui souffre d'être beaucoup trop explicite, révélant la nature démoniaque de ses protagonistes de manière très peu subtile. Dommage, parce que sinon, c'était une version intéressante d'Orphée aux Enfers, et le retour de la musique carpenterienne faisait plaisir. 3/6

# The Way In : Cait, Daryl (Kate Beahan & Gerald Downey) et leur fille adolescente Jem (Hassie Harrison) arrivent au motel, où ils s'installent dans une suite pour passer le weekend. Mais rapidement, un trio d'hommes masqués s'en prend à eux, apparemment décidés à régler leurs comptes avec Daryl...

On rattrape donc le premier segment, avec la même équipe aux commandes, et dans la même suite du motel. Ici, on est dans du survival/home invasion nettement plus classique et basique, pas trop mal mené, mais sans rien de révolutionnaire. Ça explique cependant certains détails du premier segment, ainsi que le crime des deux malfrats qui y étaient en fuite. Mais à part ça, bof. 3/6 + 0.5 point pour le déluge final d'effets spéciaux = 3.5/6

 

Voilà, la boucle est bouclée, et comme on pouvait s'en douter dès le début, cette section de l'autoroute est une sorte de purgatoire ou d'enfer personnel où tous les personnages de cette anthologie sont pris au piège.

Rien de vraiment surprenant, donc, ni de particulièrement effrayant ou original, mais le tout s'avère assez efficace, en fin de compte, notamment au niveau des transitions entre segments (assez homogènes malgré la variété de ces derniers), de l'interprétation, et des effets spéciaux, avec des créatures en CGI vraiment réussies.

On regrettera cependant que les segments perdent progressivement de leur fraîcheur et de leur intérêt, devenant de plus en plus prévisibles et évidents. Pas forcément quoi que ce soit de rédhibitoire, mais tout de même dommage, tout comme le fait que le métrage abatte ses cartes un peu trop rapidement, avec une présence du film Le Carnaval des Âmes sur les écrans tv des personnages, qui spoile aussitôt le pourquoi du comment de tout le film.

4/6

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Blog Update ! - Mi-Décembre 2017 - Christmas Yulefest 2017 (premier bilan)

Publié le 17 Décembre 2017 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Christmas, Noël, Yulefest, Update

Depuis un peu plus de deux semaines, le blog des Téléphages Anonymes s'est mis à l'heure de Noël, pour la Christmas Yulefest 2017, avec déjà 38 métrages passés en revue : l'heure est donc venue de faire un premier bilan de cette saison festive...

01 - Marions-les pour Noël 2.5/6

02 - Hanté par ses Ex 3.25/6

03 - Mister Noël 3/6

04 - The Boyfriend 2.75/6

05 - Le Festival de Noël 2/6

06 - La Reine des Neiges 3 : Feu et Glace 3.25/6

07 - Miss Christmas 3.5/6

08 - Bloody Christmas 2/6

09 - Christmas in the Air 2.5/6

10 - A Christmas Eve Miracle 1.5/6

11 - The Sweetest Christmas 2.5/6

12 - Les Grincheux 3.5/6

13 - Une Superstar pour Noël 3.5/6

14 - Le Plus Beau des Cadeaux 2/6

15 - Engaging Father Christmas 2/6

16 - Noël en Dansant 2.75/6

17 - Alles is Liefde 3.5/6

18 - Saint 2.5/6

19 - Un Noël pour se retrouver 2.5/6

20 - It Happened One Christmas 2/6

21 - A Christmas Prince 1.5/6

22 - Unlikely Angel 2.75/6

23 - Un Mariage sous le Sapin 3.25/6

24 - An American Christmas Carol 3/6

25 - Stalking Santa 3/6

26 - Better Watch Out 3/6

27 - Un Noël à Ashford 3/6

28 - Christmas Oranges 3/6

29 - A Gift To Remember 3/6

30 - TV Rétro : Christmas Snow & A Child's Christmas in Wales

31 - Le Fiancé de Glace 2.5/6

32 - Wish For Christmas 0/6

33 - L'Héritage de Noël 3.75/6

34 - TV Rétro : The Flint Street Nativity & Grandma Got Run Over By A Reindeer

35 - L'Admirateur Secret de Noël 3.5/6

36 - The Christmas That Almost Wasn't 2.5/6

Rappelons brièvement mon barème de base pour tous les films que je passe en revue : au dessus de 3.5/6, pas de problème, ça mérite qu'on s'y attarde ; de 3 à 3.5/6, un film peut valoir le coup d’œil, pour peu qu'on ait pleinement conscience de ses défauts, et qu'on ne soit pas trop dérangé par ceux-ci ; entre 2.5 et 3/6, un énorme bof, mais bon, si on a du temps à perdre, à la limite ; et bien sûr, en dessous de 2.5/6, ça ne mérite pas l'investissement en temps et en énergie...

Et tout de suite, en regardant les notes de cette première quinzaine de Noël, que remarque-t-on ? Que plus les chaînes américaines produisent à la chaîne, plus la qualité baisse.

Une conclusion qui n'est pas surprenante pour qui a lu mes bilans des années précédentes, mais qui confirme la tendance : année après année, la qualité des productions Hallmark décroît, et si elles peuvent faire illusion lorsqu'on les prend séparément, et qu'on n'en regarde qu'une ou deux par an en fonction des acteurs/actrices, on s'aperçoit vite de leurs défauts récurrents dès qu'on commence à les enchaîner.

Et avec des films diffusés de plus en plus tôt (avant Halloween !!), au rythme parfois d'une dizaine de nouveaux téléfilms par semaine (notamment aux alentours de Thanksgiving), les budgets diminuent de plus en plus, et ça se voit, notamment au niveau de la fausse neige ridicule employée dans bon nombre de productions Hallmark.

Chez Hallmark, donc, pas un seul métrage au dessus de 3.5/6, hormis A Bramble House Christmas (et encore, ce dernier, c'est principalement parce que la distribution est attachante et compétente) : l'immense majorité des productions de la chaîne, pour l'instant, est en dessous de la moyenne, et mérite à peine un coup d’œil.

En face, rien de bien brillant non plus, même si ION parvient, contre toute attente, à s'élever un peu au dessus de la moyenne avec son Mariage sous le Sapin, tout comme le fait UpTV avec son Admirateur Secret de Noël plus décomplexé.

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Film(s) de la quinzaine :  Aucun film ne se démarque particulièrement. Au niveau comédies romantiques télévisées, les quelques titres mentionnés ci-dessus sont un peu au dessus de la moyenne, mais ça s'arrête là.

Flop(s) de la quinzaine : Wish for Christmas et sa bien-pensance religieuse, forcément, mais aussi A Christmas Eve Miracle, tourné à l'arrache par des acteurs en vacances, et bien sûr A Christmas Prince, de Netflix, un succédané de téléfilm Hallmark, qui se contente de recycler tout ce que la chaîne fait dans le genre, sans rien y apporter.

(mais bon, Netflix s'en moque bien : comme Sharknado à l'époque, son Prince a fait le buzz sur les réseaux sociaux, et est devenu un incontournable "tellement mauvais que ça en devient génial". *soupir*)

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Dès demain, la Christmas Yulefest 2017, et son festival de critiques de films de Noël en tout genre, continue sur le blog des Téléphages Anonymes, et passe à la vitesse supérieure (pas trop le choix, d'un autre côté, vu le nombre de téléfilms produits cette année outre-Atlantique), avec trois films de Noël passés en revue chaque jour de la semaine !

Et bien sûr, comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète (et mise à jour avec les titres français) des films de Noël déjà passés en revue sur ce blog, en consultant notre Index Christmas Yulefest disponible ici...

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Les bilans de Lurdo : The Umbrella Academy, saison 1 (2019)

Publié le 19 Mai 2019 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Netflix, Review, Science-Fiction, Thriller, Télévision

Adaptation de la série limitée du même nom, créée par Gerard Way et publiée par Dark Horse Comics en 2007, The Umbrella Academy se veut une relecture décalée et excentrique du genre super-héroïque et des drames familiaux, relecture confiée à Steve Blackman (co-showrunner d'Altered Carbon) et Jeremy Slater (Les 4 Fantastiques, Death Note, Lazarus Effect, Pet et la série L'Exorciste). Autant dire qu'il y avait de quoi se méfier, même sans rien connaître de l’œuvre d'origine...

The Umbrella Academy, saison 1 (2019) :

Dans les années 80, sept enfants aux pouvoirs spéciaux, nés le même jour, ont été adoptés par Reginald Hargreeves (Colm Feore), un milliardaire excentrique, qui a alors fondé l'Umbrella Academy, pour faire de ces enfants un groupe de justiciers masqués. Trente ans plus tard, seuls six enfants ont survécu, adultes et en froid : Luther (Tom Hopper), un géant ayant passé plusieurs années sur la Lune, mais particulièrement fragile émotionnellement ; Diego (David Catañeda), un justicier rebelle capable de toujours toucher sa cible avec ses projectiles ; Klaus (Robert Sheehan), alcoolique et drogué, capable de parler et d'interagir avec les morts ; Allison (Emmy Raver-Lampman), capable de contrôler autrui en lui parlant, et devenue superstar du grand écran ; Vanya (Ellen Page), dépressive, et ne semblant pas avoir de pouvoirs. Et puis il y a Numéro 5 (Aidan Gallagher), capable d'effectuer des sauts spatio-temporels, et que tout le monde croyait mort : mais lorsqu'il ressurgit, en provenance du futur et prisonnier de son corps d'enfant, c'est pour annoncer à sa famille que la fin du monde est imminente, et qu'ils doivent absolument trouver un moyen d'empêcher l'apocalypse...

Et honnêtement, compte tenu du palmarès des scénaristes/showrunners de la série, The Umbrella Academy évite le plantage.

Bon, il faut être très clair : la série dans son ensemble (la première moitié de saison en particulier), est balourde, mal écrite et laborieuse, téléphonant systématiquement tous ses effets et rebondissements, donnant aux spectateurs vingt longueurs d'avance sur les personnages, empilant les flashbacks pas forcément utiles (car déjà explicités par des dialogues dans des épisodes précédents), souffrant d'une illustration musicale évidente et forcée (les morceaux de pop décalée qui illustrent mécaniquement ce qui se passe à l'écran, très peu pour moi), et de choix artistiques vraiment frustrants, que ce soit au niveau des costumes - pauvre Tom Hopper et son muscle suit encore moins crédible que celui de Jason Flemyng dans LXG, en 2003 - ou de la réalisation, constamment en plongée, contre-plongées et avec un rendu excentrique.

À cela s'ajoute le rythme Netflix (10 x 45-55 minutes), qui tire tout vers le bas, en ralentissant l'intrigue de manière abusive, et une distribution assez inégale, notamment au niveau du charisme - si Hopper, Raver-Lampman, Gallagher et Cameron Britton sont très bien, j'ai plus de mal avec Jordan Claire Robbins, Catañeda, ou encore John Magaro ; idem pour Mary J. Blige, pas toujours ultra-juste dans son interprétation - quant à Ellen Page, elle est tellement en retenue et effacée qu'elle ne laisse pas la moindre impression, ce qui est bien dommage. Et ce cher Robert Sheehan, lui, donne dans un premier temps l'impression de nous faire un Johnny Depp/Keith Richards-bis assez cliché, mais parvient heureusement à donner de la profondeur et de la sensibilité à son personnage.

Bref, ce n'est pas exceptionnel, et le programme se trouve constamment le postérieur entre deux ou trois chaises, jamais aussi décalé et stylisé (notamment artistiquement) qu'un Lemony Snicket, jamais suffisamment sérieux et maîtrisé pour que l'émotion et le mélodrame fonctionnent à plein régime, et jamais assez dynamique ou percutant pour appartenir au genre super-héroïque.

Paradoxalement, en fait, ce sont des détails et des sous-intrigues qui s'avèrent les plus convaincants, face à une intrigue générale cousue de fil blanc, jamais surprenante, et totalement dénuée du moindre sentiment d'urgence (assez paradoxal puisque toute la saison repose sur un compte à rebours avant l'apocalypse).

La relation de Hazel et de sa serveuse ? C'est touchant. Les scènes se déroulant au sein de la Commission Temporelle, avec une Kate Walsh déjantée ? Intrigantes. Le singe majordome et ses lourds secrets ? Très réussi, et même par moments émouvant. La relation de Luther et Allison ? Assez joliment traitée.

Le reste, malheureusement, fonctionne nettement moins. Au niveau de la famille, de nombreux moments tombent à plat faute d'une écriture efficace : Diego et son ex policière, la mort et la résurrection de "Maman", tout le développement effectué autour du personnage de Vanya (et sa relation insipide avec Leonard/Harold, un Syndrome-bis sans la moindre subtilité), la rivalité Hazel/ChaCha et même la relation de Klaus avec celui qu'il a perdu, une relation qui ne fonctionne qu'à moitié tant elle est surlignée par l'écriture, et tant son compagnon n'a aucun développement.

Cela dit, malgré ces défauts, cette première saison n'est pas un désastre : alors que je m'attendais, au terme de la première moitié de saison, à quelque chose de plus en plus mauvais et laborieux, le show parvient à retrouver un peu de rythme et d'énergie à mesure qu'il s'approche de sa conclusion. C'est bien simple, à partir du moment où la série met de côté les retrouvailles compliquées de la famille, et cesse de revenir sur leurs traumatismes respectifs, pour faire interagir les personnages et faire avancer l'intrigue, ça devient tout de suite nettement plus agréable à suivre.

Néanmoins, les défauts sont bel et bien présents, l'écriture est vraiment pataude et maladroite, la série privilégie trop souvent la forme au fond (avec un certain détachement ironique sur ce qu'elle montre à l'écran), et il est assez symptomatique de constater que l'épisode fonctionnant le mieux de la saison est celui où les choses avancent, où les relations progressent, etc... avant d'être malheureusement rebootées en fin d'épisode, pour revenir au status-quo !

Au final, The Umbrella Academy m'a laissé des plus mitigés. J'ignore quelle part des problèmes de la série est inhérente à son récit originel, et quelle part est issue du traitement Netflix, mais le tout peine un peu à convaincre, et semble toujours persuadé d'être plus cool, plus original, plus décalé et plus stylisé que le programme ne l'est vraiment.

Tout n'est pas à jeter, loin de là, mais la série est loin de m'avoir convaincu, et ne m'a certainement pas donné envie de revenir en deuxième année...     

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et ici.

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Catch Review : TNA Impact Live (12/06/2014)

Publié le 13 Juin 2014 par Lurdo dans Catch, Critiques éclair, Review, Télévision, TNA

La Road to Slammiversary a été assez décevante, jusqu'à présent, principalement à cause du manque de punch de l'Impact Zone décédée, et des émissions enregistrées deux mois à l'avance, ce qui a empêché les scénaristes de corriger le tir... mais cette semaine, ultime chance de redonner un coup de fouet au build-up de Slammy !

- EY qui reçoit les ovations du public à son arrivée, qui défie et vanne la Team MVP, fait la promo de son nouveau show au passage, et exige un match sans intervention à Slammy ; il obtient le choix de la stipulation du match, s'il bat deux des trois membres de la team MVP ce soir.

- EY vs Bobby Lashley. Lashley est un monstre de puissance, et une défaite logique pour EY, qui n'a d'autre choix que de battre les deux autres désormais, et injectera probablement un peu de tension au sein de la team MVP si King et MVP ne parviennent pas à vaincre EY. Joe se pointe pour sauver EY en post-match.

- Willow dans son petit monde de drogué. :P

- EY en petite forme, Joe en colère.

- Team Hooliganz dans le ring, pour une promo de Magnus qui rejette ce que la TNA voulait faire de lui. Bram continue d'avoir des gestes et des attitudes bizarres, qui fonctionnent assez bien pour établir son personnage. Willow se pointe, nous fait une promo nawak qui réétablit son alter-ego, et parle de "nous", et explique qu'il a recruté Abyss pour dimanche. Brawl. Segment efficace, et Bram est excellent dans son rôle.

- EC3 est blessé, et mécontent.

- Robbie E vs Knux. Toujours un gros chaos bordélique, avec un Robbie E toujours flippé par Steve. Je suis curieux de voir comment la TNA va corriger un peu le gimmick de la Menagerie, maintenant qu'ils ont pu voir ce qui fonctionnait ou pas.

- EC3 & Spud prêts à dévoiler toute la vérité sur Bully, avec l'aide de Broose Assmacher, qui est de retour.

- EC3 & Spud dans le ring, avec Brooke, qui subit un interrogatoire enragé de la part de Spud. Bully to the rescue, et lui et Brooke enterrent la hache de guerre. EC3 est furieux de l'attitude de Bully, et zou, Tables match à Slammy, que Bully transforme en Texas Death Match..

- King est supra confiant.

- EY vs King. King trop confiant, forcément, et qui perd pour s'être trop vanté. Efficace.

- Maddie bien décidée à ignorer Brittany, et à gagner son match.

- EY bien décidé à aller jusqu'au bout.

- Brittany vs Maddie vs Gail, #1 Cont, avec TBP aux comms. Brittany qui tente de copier Maddie, et de s'allier à elle contre Gail, qui en profite pour prendre l'avantage. Match sympathique.

- MVP continue d'influencer Hebner Jr.

- MVP vs EY : Lashley & King démolissent EY en pré-match, MVP entreprend un gros travail de destruction sur le dos de EY, qui remporte tout de même la victoire en fin de compte par DQ, ce qui agace profondément MVP. EY s'en fout, et hop, un cage match @ Slammy.


 

Un bon show de pré-PPV, qui a achevé de consolider la carte, et de laisser de nombreuses possibilités de booking pour Slammy. Ça a redonné un coup de fouet au tout, ce qui n'est pas plus mal.

Et donc la carte définitive de Slammiversary, ce Dimanche :

- Angelina Love © vs. Gail Kim - Singles match for the TNA Knockouts Championship
- Mr. Anderson vs. James Storm - Singles match
- Willow (with Abyss) vs. Magnus (with Bram) - Singles Match
- Samoa Joe vs. Bobby Lashley - Singles Match
- Austin Aries vs. Kenny King - Singles Match
- Sanada © vs. Manik vs. Tigre Uno vs. Crazzy Steve vs. Eddie Edwards vs. Davey Richards - 6-man Ladder match for the TNA X Division Championship
- Bully Ray vs. Ethan Carter III (with Rockstar Spud) - Texas Death match
- The Von Erichs (Marshall and Ross) (with Kevin Von Erich) vs. (Bromans ?) - Tag Team match
- Eric Young © vs. MVP - Steel cage match for the TNA World Heavyweight Championship

Une carte très chargée qui, si elle évite le surbooking et les fins en queue de poisson à chaque match, pourrait bien donner lieu à un PPV mémorable. D'autant que j'imagine bien la TNA donner la ceinture à MVP, pour qu'il arrive en mode über-heel aux tapings de NYC, dans quinze jours, et qu'il y affronte Joe, Aries, EY, Bully Ray devant une foule déchaînée encourageant tous les challengers.

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Blog Update ! - Février 2022

Publié le 28 Février 2022 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Télévision, Update

Comme tous les ans, un petit mois de février au programme du blog des Téléphages Anonymes, avec notamment une grosse quinzaine Saint Valentin consacrée aux comédies romantiques et autres films sirupeux...

#1567 : Dirty Tricks (2021) - 3.75/6

#1568 : Le Forum en folie (1966) - 2/6

#1569 : Tous en Scène 2 (2021) - 2/6

#1570 : Last Night in Soho (2021) - 4/6

#1571 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Il était une fois au château de glace (2021) - 2.25/6

#1572 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Mon fiancé mystère (2020) - 2.25/6

#1573 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Playing Cupid (2021) - 3.75/6

#1574 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Spontaneous - Adolescence explosive (2020) - 3.75/6

#1575 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Love Strikes Twice (2021) - 4/6

#1576 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Absolument Royal ! (2022) - 2/6

#1577 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Spinster (2019) - 3.5/6

#1578 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The Winter Palace (2022) - 2.5/6

#1579 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Senior Moment (2021) - 2.25/6

#1580 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Sirop d'Amour (2021) - 2.75/6

#1581 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Avance (trop) rapide (2021) - 2.5/6

#1582 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : The 27-Hour Day (2021) - 2.5/6

#1583 - QUINZAINE SAINT VALENTIN : Just Swipe (2021) - 4/6

#1584 : Retour au bercail (2021) - 3.75/6

#1585 : That's Sexploitation ! (2013) - 2.75/6

#1586 : The King's Man - Première Mission (2021) - 2.25/6

#1587 : Club Eden - L'Île aux Fantasmes (1994) - 1.5/6

#1588 : Uncharted (2022) - 2.5/6

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# Bilan :

Un mois en deux parties : d'un côté, quelques films plus ou moins récents, entre comédies américaines, blockbusters récents (The King's Man, Uncharted), quasi-films d'auteur (Last Night in Soho) et animation anecdotique (Retour au Bercail, Tous en Scène 2) ; de l'autre, la quinzaine Saint Valentin, entre films génériques made in Hallmark et consorts (Netflix, notamment, qui semble avoir décidé de battre Hallmark à son propre jeu de la comédie romantique insipide et approximative) et quelques films indépendants plus excentriques (Spinster, Spontaneous, Just Swipe).

Rien de forcément mémorable, pour être franc, même si quelques métrages se dégagent du lot, comme par exemple Love Strikes Twice, une comédie romantique Hallmark plus décontractée et dont l'élément fantastique fonctionne bien, porté par une distribution très attachante.

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# Film(s) du mois :

Love Strikes Twice, donc, mais aussi Just Swipe, qui compense son manque de moyens par une approche sympathique de la pandémie ; et dans un tout autre genre, Last Night in Soho d'Edgar Wright, imparfait mais plutôt intéressant.

 

# Flop(s) du mois :

Club Eden,  une comédie ratée des années 90 ; Absolument Royal !, une comédie romantique royale assez  faisandée made in Netflix ; Tous en Scène 2, sans intérêt.

Et mention spéciale à The King's Man, totalement dénué de ce qui faisait le charme des deux premiers volets, ainsi qu'à Uncharted... totalement dénué de ce qui faisait le charme des jeux vidéo de la franchise !

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# Petit écran :

Là aussi, un petit mois télévisuel, rythmé par la fin de saison du Livre de Boba Fett, paradoxalement meilleure lorsqu'elle délaisse totalement son protagoniste, et par la suite de la saison 4 de Star trek Discovery, qui ne semble pas savoir où elle va (en plus de prendre largement son temps pour y aller).

Et puis la seule et unique saison de Schmigadoon!, un hommage parodique aux comédies musicales de l'âge d'or d'Hollywood, qui ne va malheureusement pas au bout de son idée et semble parfois un peu superficiel, malgré le capital sympathie de la distribution.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages depuis l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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# À venir :

En mars, un programme un peu plus soutenu, qui commence dès cette semaine par 7 jours consacrés aux séries télévisées - Discovery, Star Trek Prodigy, Psych, Jurassic World - Camp Cretaceous, et de l'animation, puis retour à un calendrier plus classique, avec alternance hebdomadaire de films et séries : Moonfall, Vengeance aux poings, de la comédie plus ancienne, de l'animation, et comme chaque année, une semaine spéciale consacrée à l'Irlande à l'occasion de la Saint Patrick.

 

Dans l'intervalle, toutes les mises à jour du blog sont disponibles sur la page Updates, et la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog est accessible dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2018 - Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters, saison 1 (2018)

Publié le 21 Octobre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Oktorrorfest, Comédie, Halloween, Horreur, Fantastique, Science-Fiction, Anthologie, Les bilans de Lurdo, TruTv, Animation

L'Halloween Oktorrorfest touche aussi le petit écran, avec chaque week-end, du 1er octobre à début novembre, des critiques de séries fantastiques et horrifiques...

Bobcat Goldthwait's Misfits & Monsters , saison 1 (2018) :

Anthologique comico-fantastico-horrifique créée, écrite et réalisée par Bobcat Goldthwait, et diffusée en 8 épisodes de 25 minutes (techniquement, 20 minutes d'épisode, et 4-5 de making-of en guise de générique de fin) sur TruTv, chaîne du câble américain.

- 1x01 - Bubba the Bear : Nobel Bartell (Seth Green), le doubleur d'un ours de dessin animé, commence à être harcelé au quotidien par son personnage, furieux qu'on le présente comme un péquenot attardé...

Un épisode sympathique, à défaut d'être particulièrement original ou surprenant (bien que la toute fin, avec son virage gentiment gore, parvienne à être inattendue). On pense un peu aux Contes de la Crypte, le mélange prises de vue réelles/animation 2d est réussi, c'est bien produit, et Seth Green semble s'amuser... mais un peu plus de sobriété et de modération auraient été les bienvenus (ça surjoue pas mal, et l'ours est inutilement vulgaire).

- 1x02 - Face in the Car Lot : Alors qu'un vendeur de voitures d'occasion (David Koechner) riche, populiste, nationaliste, vulgaire, anti-intellectuels et scandaleux devient le candidat le plus populaire aux élections présidentielles américaines, une journaliste (Tara Lynne Barr) tente de révéler au public qu'il est un loup-garou responsable de la mort d'un enfant...

Avec Dave Foley dans le rôle de l'éminence grise de Koechner. Un épisode techniquement plutôt réussi, puisque bénéficiant d'une reconstitution années 70 assez crédible, et globalement bien interprété. Et ça fait plaisir de revoir Tara Lynn Barr, déjà dans God Bless America de Goldthwait.

Malheureusement, l'épisode est une charge anti-Trump tellement transparente et pataude qu'elle est plus agaçante qu'autre chose, d'autant que la conclusion cynique n'apporte pas grand chose au spectateur (la transformation en garou est sympathique, cela dit).

- 1x03 - Devil in the Blue Jeans : Un documentaire musical signé Trent Richards (Bryce Johnson), qui tente de découvrir ce qui est arrivé au jeune chanteur Caleb Faustini (Ross Bryant), disparu au faîte de sa gloire...

Un épisode façon mockumentaire/found footage à la Behind the Music/Que sont-ils devenus ? pas désagréable à suivre (le format est plutôt bien maîtrisé), mais qui tourne un peu à vide sur la longueur, puisque le tout vire rapidement à la séance de thérapie collective entre Caleb, sa mère, et Satan (Michael Ian Black).

L'épisode devient alors une satire du monde de la musique, avec le manager/Satan qui convainc la mère de Caleb de lui vendre son âme, et qui finit par se lasser de lui. Un Satan amusant, qui déprime "car le monde est trop pourri, qu'il n'y a plus d'âmes pures, et que cela rend ma tâche très difficile", et un tacle mis au passage à Mark Burnett, célèbre producteur de tv-réalité responsable de The Apprentice, avec Trump.

- 1x04 - Goatman Cometh : À l'initiative de sa mère (Melissa Joan Hart), Ethan (Geordie Bryn Francombe) doit, pour se sociabiliser, passer une soirée avec trois autres enfants (Andrew Farmer, Parker Chapin, Dylan Gage) dans le jardin, sous une tente. Mais lorsqu'ils découvrent la légende urbaine du Goatman, la soirée prend un tour inattendu et sanglant...

Un épisode qui lorgne un peu sur les années 80, ou sur une anthologie pour enfants façon Chair de Poule/Fais-moi peur, avec quatre enfants confrontés à une légende urbaine qui devient réelle. Assez prévisible, une interprétation inégale des enfants, et une chute finale assez attendue : rien de bien mémorable, mais j'avoue que ça se regarde tranquillement.

- 1x05 - Mermaid : Lorsqu'il amène son compère Ravi (Karan Soni) aux Weeki Wachee Springs, pour lui présenter la danseuse aquatique dont il est épris, Allan (Samm Levine) se laisse convaincre de parler à la jeune femme Amatheia (Bridget Everett). Rapidement, il découvre qu'Amatheia est une véritable sirène, et lorsque le couple commence à se fréquenter, il doit faire face au racisme de leurs deux espèces...

Une romance inoffensive au montage façon Dream On, avec extraits de vieux films pour ponctuer les réactions de Samm Levine, deux ou trois moments grotesques (dans le bon sens du terme), et quelques références évidentes, comme Quand Harry rencontre Sally.

Après, ça reste un récit aux intentions honorables, mais peu subtil, sur la discrimination de tout type (sur la race, le poids, le handicap), un récit qui se paie un numéro musical pas indispensable, et dont la chute est vraiment évidente. Mais c'est plutôt bien produit.

- 1x06 - Patsy : Incapable et maladroit, Herbert Smalls (Josh Fadem) attire l'attention de ses supérieurs lorsqu'il tire malencontreusement une balle dans le postérieur de son capitaine ; rapidement, le voilà recruté par les services secrets, qui le recrutent pour l'envoyer dans le passé, afin d'abattre Lee Harvey Oswald, de changer le cours de l'histoire (et d'éviter que The Apprentice ne soit diffusé à la télévision)...

Un épisode peu agréable à regarder, malgré son postulat de départ rigolo, et ses amusantes parodies "nazies" de La Fête à la Maison et de 1, Rue Sésame. La faute à son interprète principal, qui surjoue affreusement, à mi-chemin entre Mr Bean et Pee-Wee Herman : ajoutez à cela un script totalement transparent, depuis son titre jusqu'à son déroulement, et voilà, un épisode gentiment plat et décevant.

- 1x07 - Better World : Déprimé par l'état du monde et de la planète, Calvin (Danny Pudi), un informaticien, décide de mettre en réseau les deux intelligences artificielles de son entreprise, pour leur demander de régler les problèmes de l'humanité. Mais rapidement, la situation dégénère...

Une satire simpliste et attendue de la technologie moderne, des réseaux sociaux, de la dépendance de l'homme aux machines connectées, etc... en somme, une sorte d'épisode de Black Mirror en plus creux mais déconneur (l'attaque du Rumba ^^), avec beaucoup de slapstick, une réalisation plus caricaturale et décomplexée, un final nihiliste et luddite assez typique de Goldthwait, et une conclusion télégraphiée. Mouais.

- 1x08 - The Buzzkill : Deux musiciens indépendants (Jake Hurwitz & Amir Blumenfeld), prêts à se démarquer à tout prix de la masse et persuadés d'être uniques, se retrouvent transformés en abeilles et découvrent que la vie, dans la ruche, n'est pas de tout repos.

Un épisode en grande partie animé (c'est d'ailleurs joliment produit et très compétent) mais pas drôle du tout, entre ses deux musiciens hipsters agaçants, du n'importe quoi aléatoire (la tortue barbue qui parle), ses jeux de mots de niveau école primaire, sa scène de sexe entre abeilles, et autant de moments tout droit sortis d'un Bee Movie trashouille, avec encore une fois, en prime, une énorme dose d'anti-Trumpisme sans la moindre subtilité.

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Bilan saisonnier : dans l'ensemble, une anthologie satirique lorgnant sur l'horreur et le fantastique, mais bien trop phagocytée par la personnalité de son réalisateur-scénariste et par son engagement politique anti-Trump pour être autre chose qu'un programme un peu pataud, et surtout très anecdotique.

Ça manque de finesse, ça manque de fraîcheur, ça manque d'originalité, mais par chance, avec son format court et sa saison limitée, Misfits & Monsters parvient à ne jamais être trop ennuyeux ou lassant.

À conseiller aux amateurs de séries anthologiques de ce style, qui ne seraient pas trop regardants. Pour les autres, autant se revoir les Contes de la Crypte ou la Quatrième Dimension...

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de toutes les séries passées en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Humour, sitcom et subjectivité... 1 - Introduction

Publié le 26 Novembre 2012 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Télévision, Comédie, Sitcom

"L'humour est subjectif". 

Voilà, c'est dit, et c'est avec cette banalité peu inspirée que l'on peut justifier chaque année la pléthore de sitcoms qui sont diffusées sur le petit écran. 

Une banalité qui n'en est pas pour autant fausse : si l'on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, alors chacun peut trouver chaussure à son pied dans le petit monde des comédies tvs, et pour chaque série qui est présentée comme le nouveau classique du genre, il n'est pas rare de trouver, très logiquement, tout autant de détracteurs, pour qui chacune des blagues de ce "nouveau classique" tombent à plat.

Doit-on pour autant en conclure qu'il est impossible de juger objectivement une sitcom, pour en délivrer une critique juste et équilibrée ? Pas forcément. Car si une critique (qu'elle soit positive ou négative) est forcément subjective, à un degré ou un autre, et que son auteur peut très bien rester totalement de marbre face à un programme à la mode, cela ne l'empêche pas nécessairement d'apporter un avis éclairé et argumenté sur la production d'une sitcom ; sur son écriture et son originalité ; sur sa distribution et le jeu des acteurs ; sur son évolution au fil du temps, etc. 

Autant de composantes d'un show qui sont totalement indépendantes du sens de l'humour qui est, à priori, son moteur. 

Et pourtant "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas" reste une formule magique constamment brandie par les fans de telle ou telle série pour contrer les critiques, et clore instantanément le débat (c'est vrai pour toute forme d'art, mais encore plus pour le genre de la comédie). De quoi, bien souvent, inciter à la médiocrité (au sens premier du terme), en l'imposant comme nouveau standard du genre, et en rejetant la possibilité du moindre défaut de son oeuvre favorite (ou parfois, plus radicalement, en affirmant simplement que "c'est une sitcom, c'est sensé vider l'esprit, alors du moment que ça me fait rire, je ne veux pas chercher plus loin"). 

Et si l'on rejette cette forme de médiocrité, en demandant mieux ? Alors l'on se voit taxé d'élitiste, de pisse-froid, ou d'autres termes guère plus réjouissants. 

Au risque de paraître prétentieux, je l'affirme : exiger d'une sitcom qu'elle soit de qualité, ne pas se contenter d'une production médiocre, qui oblige à l'indulgence, ce n'est pas un défaut. Et si en plus la série est drôle, alors là c'est la cerise sur le gâteau.

Et maintenant, histoire de m'auto-contredire : ce n'est pas pour autant que l'on doit se sentir coupable d'apprécier une sitcom que l'on sait objectivement faiblarde. Les acteurs sont peut-être mauvais, ou bien les décors fauchés, ou encore les rires envahissants, mais l'on rit ; les blagues peuvent être éculées, les épisodes mal rythmés, mais les acteurs nous sont sympathiques... 

Autant d'exemples qui montrent bien qu'il est tout à fait possible d'aimer un programme pour peu que l'on y trouve son compte d'une manière ou d'une autre. Encore faut-il alors avoir l'honnêteté intellectuelle de reconnaître les défauts de l'oeuvre en question, et de ne pas se réfugier dans un fanboyisme aveugle qui coupe court à toute discussion. 

Maintenant : pourquoi cette introduction un peu pompeuse et vaine ? Parce qu'au cours des semaines à venir, je vais poster quelques critiques éclair de sitcoms américaines, dont je suis un gros consommateur. Des sitcoms récentes, plus ou moins connues, de The Middle à The Big Bang Theory, en passant par Cougar Town et autres Modern Family et How I Met Your Mother, que je suis parfois au rythme de la diffusion américaine (Happy Endings, The Office, Suburgatory, Community), mais plus souvent, que j'ai rattrapées en bloc cet été. 

Et sur ces sitcoms, mon avis va parfois à l'encontre du consensus des médias, ce qui a suscité des débats intéressants ici ou là, avec des amis ou sur des forums. Des débats entre fans et détracteurs, et qui parfois tournaient autour de la subjectivité de l'humour ; de quoi alimenter quelques posts que j'espère constructifs et argumentés... mais je ne garantis rien. :p

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Halloween Novembrrrfest 2013 - 27 - The UnNamable I & II, Stakeland & American Mary

Publié le 13 Novembre 2013 par Lurdo dans Oktorrorfest, Cinéma, Critiques éclair, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller, Lovecraft

Halloween est arrivé, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant tout le mois d'Octobre, et la première quinzaine de Novembre...

The UnNamable :  

Inspirée de Lovecraft, l'histoire d'une bande d'étudiants qui vont explorer une maison abandonnée où habite encore une créature sans nom.

Assez fidèle au ton de la nouvelle originale, le film pâtit cependant très notablement de sa musique fauchée, et de son rythme particulièrement défaillant : la créature, si elle est esthétiquement très réussie, et très Banshee dans l'esprit, n'apparaît pas avant les huit dernières minutes (ce qui ne poserait pas un problème si elle n'était pas sur toutes les affiches & photos du film), et dans l'intervalle, les personnages en carton et l'absence totale de la moindre tension rendent le film impuissant.

1.5/6

The UnNamable II :

La suite directe, tournée 5 ans après, et très très vaguement inspirée du "Témoignage de Randolf Carter".

On y retrouve le même personnage principal, John Rhys-Davies et David Warner dans de petits rôles, et Julie Strain dans la peau de la banshee (nettement moins réussie que dans le premier opus).

Ah, et j'ai failli oublier la fille qui joue le rôle de la banshee retransformée en humaine, et qui passe les 3/4 du film nue : non seulement c'est totalement gratuit et hors-sujet, mais en plus ça donne par moments un côté exploitation/college comedy qui plombe encore plus un récit déjà pas bien vaillant.

0.75/6 

Stakeland :

Un ado et un chasseur mystérieux voyagent dans un futur proche apocalyptique, où les vampires arpentent la planète, comme des hordes de zombies assoiffés de sang.

De la même équipe que Mulberry Street et We Are What We Are, Stakeland est de nombreuses choses à la fois : une sorte de Zombieland en plus hardcore, avec un jeune ado pris sous l'aile d'un chasseur blasé et expérimenté, un road movie post-apo, un western moderne, un récit initiatique, un film de vampires/zombies, etc...

Techniquement, c'est impeccable, très réussi visuellement, avec un ton sombre, mélancolique et souvent contemplatif, c'est ambitieux... le problème, c'est que ça a très clairement les défauts de ses qualités : pour peu que l'on n'accroche pas aux personnages ou au genre western, dont le film reprend bon nombre des codes, la mélancolie devient rapidement des bons sentiments sirupeux et trop appuyés, la contemplation devient trop rapidement de la lenteur soporofique, l'économie de moyens devient rapidement cache-misère, et la narration en voix off fatigue bien vite.

Un film qui ne fera donc pas l'unanimité, et auquel on accroche ou pas (un peu comme We Are What We Are).

3.5/6

American Mary :

Une étudiante en médecine accepte de faire des opérations chirurgicales illégales pour pouvoir boucler ses fins de mois, mais lorsqu'elle se fait violer par son mentor lors d'une soirée de médecins, elle décide d'exploiter ses contacts criminels pour se venger des responsables, et sombre dans une spirale infernale...

Un thriller horrifique assez particulier, avec une atmosphère pesante, une interprétation solide des acteurs principaux (les acteurs secondaires, c'est plus inégal), et un récit qui vire au Rape/Revenge, et se perd malheureusement sur la fin. Dommage.

3.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 24 - Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018)

Publié le 12 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Review, Télévision, Hulu

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x04 - New Year, New You (2018) :

Alexis (Suki Waterhouse), Kayla (Kirby Howell-Baptiste) et Chloe (Melissa Bergland), trois amies de longue date, n'ont pu qu'assister à l'ascension fulgurant de Danielle (Carly Chaikin), une rivale de lycée devenue influenceuse lifestyle et bien-être. Les trois jeunes femmes invitent néanmoins cette dernière pour le Nouvel An, dans l'immense manoir d'Alexis, pour renouer avec elle. Mais une fois la soirée engagée, elles révèlent leur vrai visage, et décident de donner une leçon à leur ancienne ennemie.

Épisode de Nouvel An de cette saison d'Into the Dark, ce New Year New You a été unanimement salué par la critique comme une réussite, et comme un nouvel exemple du talent féminin (scénariste, actrices, réalisatrice, etc) en matière de cinéma de genre.

Le seul problème, c'est que ce New Year, New You, est particulièrement creux, pour ne pas dire mauvais.

En effet, sur un squelette de slasher rétro/pseudo-70s (la musique, la réalisation maniérée qui fait des zooms, filme des miroirs pour se donner de la profondeur, ou s'arrête sur certains éléments du décor - portrait, couteaux, club de golf, piscine - qui ont inévitablement une importance ultérieure dans l'intrigue, flashbacks flous et vaporeux, carton-titre à la police typique de l'époque, et au copyright daté de 1979), se greffe ici un pur film de millenials, mettant en scène des millenials à la représentation démographique politiquement correcte (la protagoniste traumatisée, l'antagoniste blonde et influenceuse, la grosse mal dans sa peau, la lesbienne afro-américaine), écrites comme des ados attardées à baffer, et qui à aucun moment n'attirent la sympathie ni l'intérêt.

Il faut dire que l'écriture ne les gâte pas : entre la caractérisation simpliste, les changements d'allégeance totalement improbables et jamais bien justifiés, les réactions étranges, etc, il y a un gros manque de maîtrise et de subtilité, qui se retrouve à tous les niveaux.

Au niveau de la réalisation bien insistante, comme je l'ai mentionnée plus haut, mais aussi au montage (dès que ça s'énerve un peu, le montage part en vrille), et à l'interprétation : Waterhouse, notamment, passe la moitié du film repliée sur elle-même, façon "cliché de la fille traumatisée", sans jamais apporter la moindre nuance ou subtilité à ce personnage, qui lorsqu'il bascule, vire immédiatement dans l'hystérie cruelle et démesurée.

Pas assez de nuances, une distribution assez inégale (j'ai aussi eu du mal avec Chaikin, pas au niveau de l'interprétation, mais de son physique : elle est censée être l'idole d'une génération, admirée de tous, irrésistible, capable de taper dans l'oeil des plus grands milliardaires sur la simple base de son apparence, etc... et honnêtement, c'est superficiel, certes, mais ce n'est pas la première chose à laquelle je pense quand je vois Carly Chaikin et son physique particulier ; heureusement, elle est plutôt convaincante en manipulatrice), une écriture pataude, une critique maladroite des réseaux sociaux, une réalisation sans subtilité, une durée interminable...

Bref, même note que les précédents, à peu de choses près : 2.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #983 : The Dirt (2019)

Publié le 11 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Netflix, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Dirt :

L'ascension et la chute de Nikki Sixx (Douglas Booth), Tommy Lee (Colson Baker), Mick Mars (Iwan Rheon) et Vince Neil (Daniel Webber), membres du groupe Mötley Crüe, superstars incontrôlables de la scène musicale hard rock du Los Angeles des années 80...

Un long-métrage produit pour Netflix et adapté de l'auto-biographie de Mötley Crüe, une auto-biographie qui ne cachait rien des faits et méfaits du groupe de musiciens depuis ses débuts à nos jours.

Ici, le film s'avère un biopic musical assez classique, pour ne pas dire académique dans son illustration du succès et de la déchéance de ses protagonistes, avec deux parties bien distinctes : la première, de la formation du groupe à son succès le plus incontestable, donne lieu à un étalage complaisant de moments gentiment trashouilles, et de toutes les conneries que les membres du groupe ont pu faire.

Sex, drugs and rock'n'roll, comme on dit, mis en scène sans grand panache, mais avec un certain jusqu’au-boutisme par Jeff Tremaine, réalisateur attitré des Jackass et de tous les métrages et programmes tv qui en ont été dérivés. Sans surprise, compte tenu de ces antécédents, c'est cette partie du film qui est la plus dynamique, la plus ludique, et la plus extravagante.

Ça reste cependant malheureusement trop balisé, avec tous les passages obligés de ce genre de film musical (la rencontre, le nom du groupe, le manager, le premier morceau, etc), avec en prime un certain décalage vocal entre les enregistrements utilisés lors des chansons et la voix de Daniel Webber, qui fait que l'on y croit pas totalement.

C'est dommage, puisque la distribution (composée de beaucoup d'acteurs anglais... et de Pete Davidson du SNL ^^) est plutôt bonne et efficace (j'ai eu plus de mal avec Kathryn Morris, gentiment en surjeu dans ses quelques scènes), et que dans l'ensemble, le tout se regarde assez facilement.

Lorsque le métrage entame son virage en direction de la partie "déchéance du groupe", cependant, il commence à montrer ses limites : la structure du film se fait plus aléatoire et incertaine, la réalisation plus maladroite, et les astuces narratives (voix off, faces caméra, etc) qui pouvaient fonctionner dans la première moitié s'avèrent insuffisantes pour donner vraiment corps au mélodrame générale. Je pense notamment à l'annonce du cancer de la fille de Neil, avec fondus au noir, etc : assez forcé et contre-productif, malgré une fillette assez convaincante.

De toute façon, je crois que le problème de ce métrage est résumé dans son générique de fin, qui met côte à côte de nombreuses scènes du film et des vrais Mötley Crüe, pour montrer à quel point Tremaine et compagnie étaient proches de la réalité : un peu comme la reconstitution intégrale du concert de Wembley dans Bohemian Rhapsody, j'ai eu envie de dire "oui, et alors... ?"

Au final, The Dirt est divertissant, mais sa seconde moitié plus dramatique ne fonctionne pas vraiment, et affaiblit vraiment l'ensemble : lorsque l'on arrive à la conclusion, on ne peut s'empêcher d'avoir l'impression que le film a largement survolé une partie de la carrière de ses membres, et qu'il manque quelque chose pour que le tout tourne à plein régime. Et si en plus on n'est pas forcément très client de la musique du groupe, alors là, ça devient compliqué...

3.25/6

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Un film, un jour (ou presque) #1000 : Rien n'arrête la musique (1980)

Publié le 4 Juillet 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, Musique, Review, Romance

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Rien n'arrête la musique (Can't Stop the Music - 1980) :

Compositeur new-yorkais peinant à trouver le succès, Jack Morell (Steve Guttenberg) cherche un groupe pour chanter ses chansons et trouver le succès. Avec l'aide de Samantha (Valerie Perrine), sa colocataire mannequin à la retraite, et de Ron (Bruce Jenner), un avocat, Jack forme alors un groupe de six chanteurs excentriques (Alex Briley, David Hodo, Glenn Hughes, Randy Jones, Felipe Rose, Ray Simpson) trouvés dans leur quartier de Greenwich Village... et le succès répond enfin présent.

Le blog fête le millième épisode de la rubrique Un film, un jour (ou presque) : c'est donc l'occasion de faire la fête, avec paillettes et boules à facettes, en passant en revue Can't Stop The Music, la pseudo-biographie (plus que romancée) du groupe Village People. Une comédie musicale à haute teneur en disco (forcément) qui, en fait de retracer la création assez commerciale et basique du groupe, part dans une histoire improbable et irréaliste, pas franchement maîtrisée ni bien construite, et se déroulant dans un Greenwich Village de fantaisie.

Difficile, donc, de juger ce métrage comme un véritable biopic, ou comme une véritable comédie musicale.

D'autant plus difficile que, hormis leurs numéros à la chorégraphie flamboyante et totalement (pas) virile (le numéro YMCA est un summum d'homo-érotisme finalement assez hilarant), les Village People sont des personnages très secondaires de leur film, jamais développés (en même temps, vu leur interprétation, ce n'est pas plus mal), et relégués au second plan d'un récit centré sur le personnage de Guttenberg (surjoué au possible, et avec "bouche bée et air idiot" comme expression par défaut), sur le couple formé par Valerie Perrine et Bruce Jenner (ça fait bizarre de voir dans le rôle de l'avocat/athlète irrésistible et séduisant, coincé et jaloux, mais après qui toutes les femmes courent, celui qui aujourd'hui est devenu Kaitlyn Jenner), et sur tous ceux qui les entourent, tous plus excentriques et cabotins les uns que les autres.

Résultat, on se retrouve ici avec une comédie musicale interminable (plus de deux heures), mal rythmée, à la post-synchronisation parfois très approximative, et à l'enthousiasme forcé omniprésent, qui (soyons francs), mérite le flop critique et public qu'elle a connu à l'époque.

Alors certes, il y a bien des moments WTF (le clip "produits laitiers" ^^) qui redonnent un coup de fouet au tout, et le film a le bon goût de toujours conserver un second degré déconneur (la mamie braqueuse), qui permet de faire passer la pilule, mais... allergiques au disco s'abstenir. Allergiques à une représentation parfois hypocrites des membres du groupe (toujours en costume, et en train de séduire de se frotter de très près aux femmes en boîte de nuit, sans que l'homosexualité ne soit jamais effleurée autrement qu'en allusion très vague), idem. Enfin, allergiques au kitsch et à une certaine révision de l'histoire, passez votre chemin.

Pour les autres, ceux qui apprécient l'époque, le style musical, le groupe, ou qui sont capables de regarder un film au second degré et sans cynisme, pour se laisser porter par la bonne humeur du tout, Can't Stop The Music reste regardable. Trop long, pas très bien interprété, et sombrant ponctuellement dans le grand n'importe quoi, mais regardable.

Grosse moustache de biker/6

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Halloween Oktorrorfest 2016 - 69 - La Cabane dans les Bois (2012)

Publié le 15 Octobre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Comédie

Halloween approche lentement, et comme tous les ans, c'est l'heure de l'Oktorrorfest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à début Novembre...

La Cabane dans les Bois (The Cabin in the Woods) :

Cinq étudiants (Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison, Fran Kranz, Jesse Williams) vont passer un week-end dans un chalet forestier, mais rapidement, ils sont attaqués par les cadavres réanimés des anciens occupants des lieux ; en parallèle, une étrange organisation scientifique surveille les jeunes gens, et semble contrôler tout ce qui leur arrive...

Un film signé Joss Whedon et Drew Goddard, et qui, à sa sortie, a reçu un accueil critique unanimement positif outre-atlantique, car perçu comme une déconstruction ironique du genre du slasher, par un créateur estampillé geek et en très claire odeur de sainteté (à l'époque, du moins, puisque Avengers était sur le point de sortir), mais qui n'a de cesse de diviser la communauté des amateurs de genre.

Et moi-même, je dois bien avouer qu'à chaque revisionnage, je reste toujours assez mitigé sur le produit fini. Que l'on soit (ou non) au courant de la nature réelle du récit (que de toute façon l'on devine assez facilement dès le générique de début, avec toutes ces illustrations de sacrifices religieux) ; que l'on remarque (ou pas) le degré de lecture métadiscursif du script (qui fait des scientifiques des réalisateurs de film d'horreur, et des spectateurs du film des dieux sanguinaires exigeant la souffrance des personnages pour apaiser leurs pulsions) ; que l'on reconnaisse (ou pas) les nombreux visages familiers des oeuvres de Whedon ; que l'on s'attache (ou non) à une héroïne (Kristen Connolly) pas désagréable du tout, assez jolie, touchante, et bonne actrice... et bien le tout reste tout de même assez plat.

La faute à un gros déficit d'empathie envers les jeunes étudiants, déficit imposé tant par l'idée de base du film (oui, ils sont supposés être des clichés ambulants, je sais), que par une incapacité du métrage à nous intéresser un tant soit peu à leur sort (pas forcément aidé en cela par l'interprétation des acteurs, parfois insipides, et parfois agaçants au possible - Kranz) ; mais la faute aussi des choix créatifs particulièrement discutables, qui ne font qu'affaiblir le concept fort au coeur du récit. Un film centré sur le quotidien des ingénieurs dans leur labo ? Ouaip, je serais partant. Un métrage sur une bande de jeunes plus intelligents que la moyenne, et qui parviendrait à repousser des vagues de créatures attaquant leur cabane, sans la moindre perte humaine ? Dans le cadre d'une parodie, pourquoi pas !

Mais le métrage tel qu'il est construit, alternant entre clichés d'horreur volontairement déroulés sans la moindre originalité, la moindre tension ou le moindre intérêt (franchement, difficile de faire moins intéressant visuellement et conceptuellement que la famille de zombies sadiques... même si c'est amusant de voir Thor asséner une corde-à-linge brutale à Jodelle Ferland, comme ça, en passant), rebondissements sans surprise et télégraphiés (le saut en moto, par exemple), et scènes de laboratoire qui cassent tout début de suspense avec des vannes et autres répliques décalées et ironiques ? Ça ne fonctionne pas totalement, tant sur le plan de l'humour que sur celui de l'horreur ou du métadiscursif.

Après, il faut bien avouer que le grand n'importe quoi des 20 dernières minutes est amusant (à défaut d'être très subtil - le gros bouton rouge - , original - on retrouve de nombreux concepts recyclés de l'univers de Buffy/Angel - ou bien écrit - la Directrice qui arrive à la fin pour bien tout expliquer pour les spectateurs idiots), et que le métrage dans son ensemble n'est pas forcément désagréable à suivre.

Mais il en reste néanmoins une étrange impression de fanservice, et un peu le sentiment que Whedon & co ont voulu, avec cette Cabane, avoir le beurre, l'argent du beurre, et le c*l de la crêmière, comme on dit, en utilisant la caution artistique de l'hommage au genre horrifique et du propos métadiscursif intelligent, pour camoufler le fait qu'en soi, une grosse moitié de Cabin in the Woods est un slasher basique et médiocre, recourant à tous les clichés racoleurs du film d'horreur (plan topless inclus) de manière assez hypocrite, et surtout, totalement inefficace (puisque c'est la comédie qui prime avant tout, et que l'horreur est inexistante).

Bref, avis mitigé, comme je le disais plus haut : c'est suffisamment sympathique et original pour avoir la moyenne... mais c'est aussi particulièrement frustrant, comme souvent chez Whedon.

3.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #367 : The Bronze (2016)

Publié le 25 Juillet 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Comédie, Drame

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine (tant que j'arriverai à tenir la cadence ^^), et des mini critiques d'une dizaine de lignes, tout au plus.

The Bronze :

Ancienne gymnaste médaillée de bronze aux Jeux Olympiques, Hope Ann Greggory (Melissa Rauch) a dû mettre un terme à sa carrière après une blessure... et après le développement de sa poitrine généreuse. Désormais amère, immature et vulgaire, elle vit de sa célébrité toute relative, en profitant honteusement des magasins de sa ville natale, et de la bonne volonté de son père (Gary Cole). Mais lorsque son ancienne coach décède en lui léguant un demi-million de dollars, Hope doit faire un choix : accepter d'entraîner Maggie (Haley Lu Richardson), une jeune gymnaste prometteuse et enthousiaste, mais qui risque d'éclipser le souvenir de Hope dans l'esprit des habitants de la ville, ou ne pas toucher l'argent. Malgré ses réticences, Hope finit par accepter, bien décidée à saboter les chances de succès de sa nouvelle protégée...

Comédie noire écrite par Melissa & Winston Rauch, ce métrage indépendant marche droit dans les traces de Bad Santa, de Bad Words (ou de n'importe quelle comédie sportive de Will Ferrell et/ou Danny McBride), et narre la rédemption évidente d'un(e) misanthrope vulgaire, fainéant et agressif/ve, qui finit par révéler son bon fond au contact d'une jeune personne innocente, blablabla... on connaît cette histoire par coeur, et ici, elle n'est traitée de manière ni suffisamment drôle, ni suffisamment poignante, ni suffisamment choquante pour sortir du lot.

Pire : le capital sympathie de Melissa Rauch s'oppose constamment à son personnage détestable, et ces deux aspects finissent presque par s'annuler, et par donner naissance à une présence assez générique et vaguement agaçante à l'écran... ce n'est pas la faute de Rauch, l'actrice, qui se donne à fond, mais plus de Rauch, la scénariste, qui ne fait pas assez dans la demi-mesure. On se retrouve donc avec un film assez quelconque et dérivatif, qui est aussi vite oublié qu'il est vu.

Et c'est probablement pour ça que la production (Rauch en tête) a tenté, avant la sortie du métrage, de faire jouer le buzz, en axant les interviews promotionnelles en talk show sur la scène de sexe acrobatique entre Rauch et Sebastian Stan, et sur la nudité de l'actrice à l'écran.

Sans surprise pour qui est habitué à décrypter la langue de bois hollywoodienne, ce buzz artificiel était totalement creux, puisque la scène en question, joyeusement absurde et amusante, est très clairement tournée avec une doublure ; une doublure utilisée par l'actrice "uniquement pour les moments acrobatiques", mais comme toute la scène n'est qu'un enchaînement d'acrobaties... CQFD.

Ce qui ne serait pas un problème (après tout, Rauch n'est ni la première ni la dernière actrice à refuser de se dénuder et à opter pour un body double, surtout dans une comédie de ce type) si la production n'avait donc pas axé la communication du film là-dessus, et si le reste du métrage, tout simplement, n'était pas aussi quelconque et terne en comparaison.

Une déception relative, qui plaira peut-être aux fans de The Big Bang Theory (et encore, pas sûr...), et certainement aux fans de Danny McBride (on est tout à fait dans le même genre de comédie), mais qui m'a laissé de marbre, et qui a fait un four en salles.

2.5/6 (dont 0.5 pour Cecily Strong dans un petit rôle sérieux, qui montre qu'elle est déjà plus polyvalente à l'écran que sa consoeur Kate McKinnon, qui, elle, refait toujours le même rôle grimaçant et surjoué à chaque apparition)

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Blog Update ! - Mai 2018

Publié le 1 Juin 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Review, Télévision, Update, Les bilans de Lurdo

Un mois de mai assez équilibré sur le blog des Téléphages Anonymes, avec son lot de nouveautés, de films à buzz, et de métrages plus anecdotiques...

#703 : Killing Hasselhoff (2017) 2.75/6

#704 : Mute (2018) 2/6

#705 : André le Géant (2018) 4.25/6

#706 : Jack Parker, le Roi des Menteurs (2014) 3/6

#707 : Rock Jocks (2012) 2.25/6

#708 : Profession Tueur (2018) 3/6

#709 : How To Be A Latin Lover (2017) 3/6

#710 : Lost Heroes (2014) 4.25/6

#711 : Pierre Lapin (2018) 3.5/6

#712 : Tomb Raider (2018) 2/6

#713 : Knife Fight (2012) 2.25/6

#714 : Capitaine Superslip (2017) 3/6

#715 : Anita et Moi (2002) ?/6

#716 : Nobody Speak - Le Procès d'une Presse Libre (2017) 2/6

#717 : The Better Half (2015) 3.5/6

#718 : James Arthur Ray, Gourou New Age (2016) 2.5/6

#719 : Ready Player One (2018) 3.75/6

#720 : Girlfriend's Day (2017) 2/6

#721 : Annihilation (2018) 3.5/6

#722 : Game Night (2018) 3.5/6

#723 : Le Secret du Ragnarok 2/6

#724 : L'Incroyable Jessica James 2.5/6

#725 : Lucha Mexico 3/6

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# Grand écran :

Un mois de mai qui, contre toute attente, a été l'occasion pour moi de ne pas me précipiter en salles pour aller découvrir toutes les grosses sorties du moment.

Non seulement par manque de temps, mais aussi par manque d'envie - Deadpool premier du nom était sympathique, mais pas forcément au point de me ruer en salles pour voir sa suite au prix fort ; et ne parlons même pas de Solo, un désastre de casting, de production et de promotion (et qui va probablement être le premier Star Wars nouvelle génération que je n'aurai pas vu en salle à sa sortie) - ; néanmoins, en ce mois de mai, tout de même pas mal de films atteignent la moyenne, ce qui fait toujours plaisir.

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- Film du mois :

Deux documentaires, Lost Heroes et André le Géant, se partagent la plus haute marche du podium, à la fois complets, intéressants, et amusants, tandis que juste en dessous, le talent de Steven Spielberg permet à Ready Player One de surnager un peu au-dessus de la masse (ce qui n'était clairement pas gagné, soyons francs).

- Flop du mois :

Aucun film en dessous de 2/6, ce mois-ci, ce qui est assez rafraîchissant, et une assez bonne nouvelle pour moi - d'autant que les 2/6 en question (Mute, Tomb Raider) ne sont pas des désastres pour autant, et restent des déceptions plus qu'autre chose.

La palme revient cependant à Nobody Speak, un documentaire hypocrite s'érigeant en défense de la liberté de la presse, alors qu'au nom de celle-ci, il ne fait que nier les libertés individuelles de chacun... à éviter.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, la saison 2 des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire a su me réconcilier avec la série, en apportant enfin de vrais enjeux, et en sachant se détacher du film de Brad Silberling. La fin de saison 3 de Black Mirror, par contre, ne m'a pas particulièrement plus séduit que les précédentes, tout comme la première moitié de la saison 3 de Fuller House, les Electric Dreams de K. Dick, ou Ninjak vs the Valiant Universe.

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# À venir :

En juin, sur le blog des Téléphages Anonymes, on traque les réplicants avec Ryan Gosling, on démolit Chicago avec des animaux mutants et The Rock, on part aux JO d'hiver avec Eddie l'Aigle, on enquête sur les Sélénites et sur Lunopolis, on observe la mort de Staline, on voyage dans l'espace-temps avec Oprah Winfrey, on part dans l'arène avec Ferdinand, et on se perd dans l'espace sur Netflix...

 

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien....

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Christmas Yulefest 2016 - 05 - Noël chez les Cooper (2015)

Publié le 3 Décembre 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Noël, Christmas, Review, Comédie, Drame

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Noël chez les Cooper (Love The Coopers) :

C'est Noël, et Sam Cooper (John Goodman) et sa femme Charlotte (Diane Keaton) s'apprêtent à accueillir quatre générations de leur famille, du grand-père Bucky (Alan Arkin), au petit dernier, en passant par tout le reste du clan, qu'ils soient de la famille ou des amis (Ed Helms, Olivia Wilde, Marisa Tomei, Amanda Seyfried, Alex Borstein, Juen Squibb, Jake Lacy, etc). Mais comme à chaque réunion de famille, les vieilles rancoeurs et les tensions inattendues refont surface...

Un exemple typique de ce genre de films collégiaux (généralement américains) qui profitent d'une fête ou d'un événement familial (mariage, enterrement, etc) pour présenter tous les membres d'une famille forcément dysfonctionnelle, qui vont régler leurs comptes et s'avouer leurs quatre vérités à l'occasion de cette réunion.

Des films qui ont donc, la plupart du temps, une distribution nombreuse et assez prestigieuse, et qui ont tendance à se structurer d'une manière toujours assez similaire, croisant et entre-croisant des sous-intrigues disparates, qui finissent toujours par entrer en collision dans le dernier acte du métrage.

Love The Coopers voyage donc sur un chemin des plus balisés, et c'est peut-être là son plus gros problème : il n'y a là rien de vraiment intéressant ou innovant, que ce soit au niveau de la description des problèmes de chacun, de l'écriture des personnages, ou même de la mise en image de cette histoire. Tout est posé, lent, laborieux, jamais très drôle ou très dramatique, et en fin de compte, le script sous-exploite grandement ses acteurs, pourtant très sympathiques : il y a trop de personnages, trop de sous-intrigues, pas assez de cohésion, de rythme et de sincérité, et la seule sous-intrigue qui finit par survivre à tout ce bazar, c'est celle d'Olivia Wilde et de Jake Lacy, alias la Démocrate paumée mais prétentieuse et critique, et le Républicain militaire humble et discret.

Une sous-intrigue qui semble tout droit sortie d'une comédie romantique basique (littéralement, d'ailleurs : voir par exemple Hitched for the Holidays/Le Pacte de Noël, qui repose sur le même concept de base), et qui fonctionne parce que les deux acteurs ont une bonne alchimie (il ne faut pas compter sur l'écriture, en effet, car celle-ci a tendance à en faire un peu trop, et à rendre Olivia Wilde trop hautaine pour son propre bien).

Tout le reste du film est, au mieux, déjà vu (beaucoup de clichés), et au pire, assez bancal (la relation bizarre de Arkin et Seyfried, qui ne fonctionne jamais vraiment), pas aidé par une réalisation qui privilégie les effets de manche (innombrables flashbacks fugaces qui n'apportent rien, split-screens, montages musicaux, etc) à la substance d'un script bien écrit. 

Bref, on finit par s'ennuyer ferme, et par avoir l'impression que le film dure plus de deux heures ; et pour ne rien arranger, on doit subir une narration en voix off signée Steve Martin, omniprésent, qui débite des platitudes, et surtout, participe au spectaculaire et inattendu twist final du film : Steve Martin est le chien de la famille Cooper, qui narre donc le film depuis le début, comme un observateur impartial.

Whouhou, c'est super. Ou plutôt, comme le dit Martin pour conclure : Wouf.

2/6 (ça ne fonctionne que trop rarement pour mériter plus)

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