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LES TÉLÉPHAGES ANONYMES

Il était une fois Lurdo & Sygbab, deux internautes passionnés de séries tv et de cinéma, et qui cherchaient un endroit où archiver leurs avis (semi) éclairés...

Résultat pour ""the good place""

Un film, un jour (ou presque) #1015 : The Rise and Fall of Carolco (2015)

Publié le 22 Juillet 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

The Rise and Fall of Carolco (2015) :

Documentaire semi-amateur visible sur YouTube, d'une durée d'une heure (c'est la raison pour laquelle je le passe en revue ici - généralement, je m'abstiens de critiquer les documentaires ou métrages amateurs, surtout s'ils font moins d'un heure), et qui retrace le parcours du studio Carolco, depuis ses débuts discrets jusqu'à son succès démesuré avec des franchises comme Rambo, Terminator, les films de Verhoeven, etc, jusqu'à sa faillite, suite à toute une suite de projets hasardeux, de flops (Cutthroat Island...), et de dépenses inutiles.

Plus que le fond, qui ressemble beaucoup à un exposé Wikipedia en un peu plus détaillé (parfois trop : beaucoup de listes de noms, de films, de budgets, de chiffres, etc), c'est la forme du documentaire qui est problématique : on sent clairement que l'équipe de production derrière ce métrage veut produire quelque chose de carré et de professionnel (toutes proportions gardées) et visuellement, c'est tout à fait honorable ; mais la voix off forcée (on dirait plus un annonceur de stade sportif qu'un narrateur) et les réflexions sarcastiques/décalées fréquentes se moquant de tel ou tel film, de telle ou telle décision, trahissent un film de fanboys, à l'image de cette demi-douzaine de "logos de production" qui ouvrent et ferment le métrage, uniquement là "pour faire comme les grands".

Ce n'est pas forcément mauvais, en soi (le sujet est passionnant), mais la forme dessert clairement le fond.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 20 - Into The Dark - 1x02 - Flesh & Blood (2018)

Publié le 10 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Télévision, Thriller, Hulu, Les bilans de Lurdo

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

Into The Dark - 1x02 - Flesh & Blood :

Agoraphobe depuis l'assassinat mystérieux de sa mère, Kimberly (Diana Silvers) reste cloîtrée chez elle avec son père, Henry (Dermot Mulroney), qui rénove la maison. Mais bien vite, les absences régulières de son géniteur, ainsi que des disparitions inexpliquées dans le secteur, vont commencer à inquiéter Kimberly, et vont la pousser à enquêter sur son père...

Épisode de Thanksgiving, réalisé par Patrick Lussier, un faiseur au sens premier du terme qui officie dans les films de genre depuis des décennies, et qui n'est jamais parvenu à transcender la matière qu'on lui demande de filmer : ici, sans surprise, c'est encore une fois le cas, avec un sous-Le Beau-père vraiment très convenu et balisé... mais surtout, bien trop long.

C'est simple : il y a ici de quoi tenir 40-45 minutes (à la limite, une petite heure), et les deux interprètes principaux sont au demeurant très efficaces... mais Flesh & Blood dure 94 minutes interminables, 94 minutes qui donnent l'impression de n'avoir plus rien à raconter une fois la moitié de l'épisode atteinte, et surtout 94 minutes qui sont filmées très platement, sans réelle inspiration.

Résultat : au format 45 minutes, ça aurait probablement fait un épisode de Fear Itself tout à fait honorable. Un petit 4/6, en somme. Là, au format 94 minutes, c'est deux fois moins efficace, et la note est donc divisée par deux (ou presque).

2/6 + 0.5 pour l'interprétation = 2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 22 - Slice (2018)

Publié le 11 Octobre 2019 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Thriller

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Slice (2018) :

Depuis l'expulsion de ses 40 000 fantômes vers une bourgade voisine abandonnée, la petite ville de Kingfisher connaît désormais une existence paisible, cohabitant plus ou moins avec ses nouveaux voisins ectoplasmiques, et dépourvue de toute présence surnaturelle. Jusqu'au jour où le meurtre de plusieurs livreurs de pizza réveille de vieux démons, et force Astrid (Zazie Beetz) à mener l'enquête avec l'aide de Sadie (Rae Gray), une journaliste locale, pour tenter d'innocenter le principal suspect, Dax (Chance the Rapper), un loup-garou récemment revenu en ville...

Une comédie fantastique décalée, réalisée par un clippeur, et mettant en scène Chance the Rapper dans l'un des rôles principaux, ce Slice m'a rappelé, de par son worldbuilding amusant et son univers excentrique, l'agréable Freaks of Nature : le ton est assez similaire, jamais vraiment sérieux, jamais vraiment effrayant, mais assez divertissant, comme un épisode de Buffy au format long-métrage...

Mais paradoxalement, c'est là aussi que le bât blesse, puisque le film est très imparfait, et étrangement rythmé, avec des pauses marquées au terme d'une demi-heure et d'une heure de film, pauses qui donnent l'impression de regarder trois épisodes d'une mini-série mis bout à bout.

Par conséquent, le film se retrouve à avoir un rythme bâtard et jamais totalement convaincant, avec des personnages peu développés et une intrigue qui s'éparpille un peu en cours de route. Pourtant, le tout reste généreux et relativement original, et les petits rôles de Chris Parnell ou de Paul Scheer font toujours plaisir.

Très imparfait (ça reste un premier long-métrage), mais sympathique.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 29 - Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019)

Publié le 14 Octobre 2019 par Lurdo dans Anthologie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Oktorrorfest, Review, Thriller, Télévision, Hulu, Les bilans de Lurdo

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Into The Dark - 1x07 - I'm Just F*cking with You (2019) :

Le soir du premier avril, Larry (Keir O'Donnell), un jeune homme névrosé passant le plus clair de son temps à troller anonymement sur le web, retrouve sa sœur Rachel (Jessica McNamee) dans un motel, alors qu'ils se rendent tous les deux au mariage de leur cousin et de le l'ex de Larry. Là, ils tombent sur Chester Conklin (Hayes MacArthur), responsable du motel, un farceur invétéré qui va se montrer de plus en plus dangereux...

Un épisode vraiment pénible à suivre, et qui m'a franchement agacé, tant par son style visuel (l'épisode est très marqué synthwave 80s et néons, comme l'indique l'affiche, mais vire en plus dans un psychédélisme de pacotille dans son dernier quart) que par son interprétation (McNamee est impeccable, lais ça cabotine pas mal au niveau des deux hommes, surtout Keir O'Donnell, qui en fait trois tonnes dans la fébrilité et la névrose).

L'intrigue, par ailleurs, n'est pas très intéressante, avec 45 minutes de farces pas drôles et inoffensives, et un brusque tournant vers le slasher ultra-brutal et violent ensuite : on a parfois l'impression que les scénaristes faisaient là leur bande démo pour un éventuel long-métrage Joker pour DC, mais surtout, on s'ennuie pas mal, ça traîne en longueur, c'est prévisible, et la toute fin tombe relativement à plat, pas aidée par une mise en images et une illustration musicale qui ont tendance à jouer la carte du cynisme et de l'ironie (comme avec ce cri d'aigle qui retentit à chaque farce et action de Chester).

Un épisode assez énervant qui va directement en bas de mon classement de cette saison.

1/6 + 0.5 pour McNamee = 1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 35 - En Eaux Troubles (2018)

Publié le 16 Octobre 2019 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Science-Fiction, Thriller, Chine

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En Eaux Troubles (The Meg - 2018) :

En explorant les profondeurs du Pacifique, l'équipage d'une plate-forme d'observation sous-marine libère un Mégalodon, qui décide de visiter la surface. Seul Jonas Taylor (Jason Statham), plongeur expert en opérations de secours, se dresse entre le requin et les innocents...

Pendant toute la première heure du film, je suis resté particulièrement perplexe.

Pourquoi ce métrage était-il si mou, à ce point dépourvu de rythme, de tension, de suspense, de direction d'acteurs ? Pourquoi, avec un tel postulat de base, le requin n'était jamais mis en valeur visuellement, notamment au niveau des jeux d'échelle ? Pourquoi les rares tentatives d'humour tombaient-elles systématiquement à plat ? Pourquoi un tel casting (Ruby Rose, avec sa coupe de cheveux immonde) ? Bref, pourquoi ce Meg était-il aussi plat est insipide ?

Et puis j'ai réalisé qui se trouvait derrière la caméra, et tout s'est éclairé. Jon Turteltaub, faiseur responsable des deux Benjamin Gates, déjà victimes d'une durée abusive, d'un casting inégal, d'un rythme et d'une direction d'acteurs inexistants...

Sans surprise, on retrouve ici tous ces défauts, avec en prime une bonne dose de financement chinois, qui se perçoit constamment à l'écran, dans toute l'approximation que cela entraîne (notamment au niveau de l'interprétation) et dans cette pseudo-romance principale qui ne fonctionne jamais.

Décousu, jamais suffisamment bon ou rythmé pour être un bon film, jamais suffisamment débile ou déconneur pour être un nanar sympathique, jamais suffisamment sanglant pour effrayer, avec un requin aux proportions qui varient selon les plans, The Meg passe tout son temps entre deux eaux, la définition même de la médiocrité et du film sans le moindre intérêt.

Et ce n'est pas le rebondissement télégraphié qui arrive à la barre des 70 minutes ("on a tué le requin géant, victoire ! Ah, non, il y en a un autre encore plus géant !") qui change quoi que ce soit, puisque tout retombe aussitôt pour verser dans l'émotion plate et forcée.

1.5 + 0.25 pour la petite fille amusante = 1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 40 - The Nightmare Gallery (2019)

Publié le 18 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Religion, Thriller

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The Nightmare Gallery (2019) :

Le professeur Samantha Rand (Amber Benson), anthropologue universitaire, ne s'est jamais remise de la disparition de Sanjay (Rahul Parikh), son assistant, alors même qu'ils venaient de mettre la main sur un grimoire de légende. Trois ans plus tard, un paquet arrive sur son seuil, envoyé par Sanjay, et rapidement, Samantha découvre une réalité dont elle n'avait nulle conscience, un monde onirique où Sanjay semble prisonnier, et qui pourrait service de portail à des puissances dépassant tout entendement...

Un projet partiellement financé par Kickstarter (sur la base de "un film d'horreur avec un couple lgbt, donnez-nous votre argent !" ^^) et qui lorgne très fortement sur de l'horreur lovecraftienne (façon Kadath et monde onirique) matinée d'Hellraiser, et prévient dès son pré-générique de l'existence d'une scène post-générique (!?)... avant de se perdre dans une histoire fauchée au rythme bancal, à l'interprétation en roue libre et aux visuels totalement désaturés.

C'est frustrant, d'autant que les idées du récit ne sont pas inintéressantes, et directement liées à Lovecraft, comme je le disais à l'instant : ce savoir interdit qui rend fou, ce maître mystérieux qu'il faut invoquer, ce musée onirique qui abrite des reliques de légende, cette anthropologue qui bascule lentement dans l'obsession, consumée par sa quête de connaissances... il y a de quoi faire un court ou un moyen-métrage sympathique.

Et ça fait brièvement illusion, mais dès ses premières visions oniriques, le film commence à perdre pied, trop ambitieux pour ses moyens et son savoir-faire, et pas aidé par une Amber Benson qui est de plus en plus en surjeu à mesure que le film avance (ainsi que par une photographie très laide).

En somme, c'est visuellement assez moche, pas très bien joué, pas très bien rythmé, et c'est trop souvent approximatif et amateur pour convaincre, mais ça a le mérite d'exister, et d'être ambitieux.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2019 - 46 - The Dead Don't Die (2019)

Publié le 22 Octobre 2019 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review

Chez les Téléphages Anonymes, d'octobre à début novembre, on fête Halloween et l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...

The Dead Don't Die (2019) :

Alors que l'activité humaine provoque une altération soudaine de la rotation de la Terre, les morts reviennent à la vie, affamés de chair humaine. Ce qui, dans la petite ville de Centerville, pose bien des problèmes à Cliff (Bill Murray) et Ronnie (Adam Driver), les deux officiers de police de la bourgade...

Une comédie horrifique signée Jim Jarmusch, et qui tente de concilier le cinéma de Jarmusch avec une relecture de La Nuit des Morts-Vivants, et un semblant de satire sociale façon Zombie.

Le problème étant que pour une comédie horrifique, ce film n'est ni drôle (l'humour à froid, impassible et motocorde, ça va cinq minutes, surtout quand ce n'est pas inspiré), ni horrifique (les zombies sont traités comme des blagues ambulantes, uniquement là pour répéter en boucle ce qui occupait le centre de leur vie d'avant), que ses personnages sont tous affreusement sous-développés (c'est tout simplement un défilé de visages connus, d'Iggy Pop à Selena Gomez en passant par Danny Glover, Steve Buscemi, Rosie Perez, Tom Waits, RZA, Carol Kane, etc, qui n'ont absolument rien à faire, si ce n'est débiter trois répliques et se faire tuer), que le rythme est affreusement nonchalant, et que Jarmusch se pense plus malin ou drôle qu'il ne l'est vraiment (le clin d’œil à Star Wars, la sous-intrigue WTF de Tilda Swinton).

Sans oublier ce détachement ironique bien agaçant, qui se manifeste dès la dixième minute, lorsque Murray et Driver remarquent que la chanson passant à la radio est la chanson-titre du film dans lequel ils apparaissent. Un moment méta qui a des petits frères ultérieurement (vers la fin, Murray et Driver discutent carrément du script et de Jarmusch) et qui m'a très tôt agacé au plus haut point.

Si au moins Jarmusch avait eu quelque chose de frais, de nouveau et de pertinent à dire sur la société, mais non : il se contente de répéter ce que Romero avait fait en son temps, en nettement moins bien.

1.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #955 : The Front Runner (2018)

Publié le 6 Mai 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Review, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Front Runner :

En 1988, Gary Hart (Hugh Jackman) est le candidat démocrate favori aux élections présidentielles américaines. Jusqu'à ce qu'un scandale sentimental jette sur lui toute la presse américaine, et le contraigne à remettre en questions son avenir politique...

Un long-métrage biographique retraçant l'élection de 1988, et un scandale entourant le principal candidat démocrate, long-métrage signé Jason Reitman, et qui, comme bon nombre des films de ce dernier, s'avère compétent mais très peu mémorable.

Le problème, en fait, c'est que tout est rapidement évident et dit, dans ce métrage, un métrage qui a un propos faisant étrangement le jeu d'une certaine droite américaine : en présentant son homme politique comme une figure providentielle harcelée par une presse sans foi ni loi, Reitman (qui adapte ici un ouvrage retraçant la campagne en question) semble vouloir mettre en avant les dérives d'un système mettant sur un pied d'égalité devoir, professionnalisme, morale, vie privée et vie publique... sauf qu'en ces temps de Trump & co qui, pour couvrir leurs arrières, accusent quotidiennement la presse de fake news et d'acharnement médiatique, le métrage finit par leur donner raison sans le vouloir.

Après, c'est correctement filmé, c'est bien interprété, et il y a beaucoup de visages familiers (Kevin Pollak, Mike Judge, Bill Burr, Ari Graynor, Steve Coulter, Sara Paxton, JK Simmons, Vara Farmiga, Alfred Molina, et le duo Molly Ephraim/Kaitlyn Dever de Last Man Standing), mais dans l'ensemble, bof.

C'est un film qui se regarde, mais manque d'ambiguïté, de nuances et de profondeur, et ne fait pas grande impression.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #962 : The Gilligan Manifesto (2018)

Publié le 15 Mai 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Documentaire, Histoire, Review, Sitcom, Télévision, USA, Politique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Gilligan Manifesto :

Tournée un an après la crise des missiles cubains, la sitcom Gilligan's Island racontait les mésaventures d'un groupe de naufragés sur une île déserte, contraints de rebâtir une société loin de tout et de toute règle. Une société qui, à en croire la thèse de Cevin Soling, ferait en réalité l'apologie du communisme soviétique, dissimulé derrière un vernis de comédie destiné à brouiller les pistes...

Un documentaire basé sur un article publié dans un magazine d'études culturelles, et qui, pour faire simple, évoque très fortement Room 237 : en effet, en assimilant Gilligan's Island à une apologie cachée d'un mode de vie communiste et marxiste, le réalisateur/scénariste de ce métrage (Cevin Soling, auteur de l'article en question) développe une thèse improbable, et passe près de 85 minutes dessus.

Le problème étant que ce qui peut passer en vidéo de 15-20 minutes sur YouTube (Game/FilmTheory en sont deux bons exemples) devient rapidement soûlant et montre clairement ses limites plus le métrage s'éternise.

Pour remplir son documentaire vraiment peu convaincant, Soling s'appuie en effet sur d'interminables montages d'images d'archive et de films de l'époque (censés illustrer la peur de la menace atomique), sur des extraits d'interviews subtilement génériques, et sur des scènes entières de Gilligan's Island, prises hors contexte. Le tout narré par ses soins, avec une voix off monotone vraiment peu captivante.

Autrement dit, comme pour Room 237, le produit fini ressemble à la thèse conspirationniste d'un esprit obsédé par son sujet, impossible à prendre au sérieux, ou à une thèse approximative et capillotractée d'un étudiant en communication, qui présenterait quelques idées intéressantes, noyées dans un manque de preuves, et dans des raccourcis problématiques assignant un sens précis et délibéré à des thématiques générales alors dans l'air du temps.

Faible tant de par sa forme, que par son fond.

1.5/6

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Un film, un jour (ou presque) #993 : The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018)

Publié le 25 Juin 2019 par Lurdo dans Biographie, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Documentaire, Review

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

The Bill Murray Stories - Life Lessons Learned From a Mythical Man (2018) :

Bref documentaire indépendant d'à peine 70 minutes retraçant la quête du réalisateur, qui tente désespérément de rencontrer et de comprendre Bill Murray, en retraçant les témoignages de ses nombreuses apparitions surprises dans le quotidien de personnes lambda.

Des personnes qui, le temps d'une soirée, d'une fête, d'un match, d'un concert, d'un mariage, d'un verre dans un bar, bref, le temps de quelques heures, ont eu la chance de côtoyer Bill Murray, qui s'est invité dans leur vie, s'est amusé à leurs côtés, et est reparti aussi vite qu'il est venu.

Les témoignages se succèdent, anonymes ou célèbres, accompagnés de vidéos ou de photos de l'événement en question, et il en ressort le portrait d'un acteur excentrique, injoignable, et qui vit sa vie comme une improvisation constante, à la recherche de nouvelles expériences et de découvertes, quel qu'en soit l'instant ou le lieu.

Plutôt sympathique à regarder et amusant, surtout si l'on apprécie l'acteur, mais au final guère plus qu'un métrage anecdotique qui pourra frustrer certains spectateurs, d'autant que le réalisateur fait le choix (avisé, à mon avis, vue la qualité mythique et élusive du bonhomme) de ne pas franchir le pas en plaçant Murray sur le grill, lorsqu'il finit par croiser son chemin lors d'un match de baseball.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #981 : Justice League vs The Fatal Five (2019)

Publié le 7 Juin 2019 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Jeunesse, Review, Science-Fiction, DC

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​

Justice League vs The Fatal Five :

Pour empêcher trois des membres des Fatal Five, Persuader (Matthew Yang King), Mano (Philip Anthony-Rodriguez) et Tharok (Peter Jessop), de remonter le temps et de libérer leurs semblables en capturant Jessica Cruz (Diane Guerrero), la Green Lantern du passé, Star Boy (Elyes Gabel), membre de la Légion des Super-héros du 31è siècle, retourne lui-aussi dans le passé. Mais, amnésique et privé de ses médicaments supprimant sa maladie mentale, Star Boy finit à l'asile d'Arkham, et attire bien vite d'attention de la Justice League...

Un long-métrage DC s'inscrivant délibérément dans la lignée artistique des séries de Bruce Timm et compagnie, avec leur trait simple, mais efficace.

Ici, paradoxalement, si ça fait plaisir de retrouver le thème musical de Superman - TAS, et le style graphique de l'époque, l'animation ne convainc pas totalement ; ou bien peut-être est-ce une conséquence du scénario assez mal structuré, avec des allers-et-retours entre Oa, la Terre, le passé, l'esprit de Starboy, etc : ce n'est pas désastreux, mais c'est un peu décousu, et la mise en parallèle des intrigues de Jessica Cruz et de Starboy ne fonctionne que partiellement (en même temps, la direction artistique générique de Starboy n'aide pas vraiment).

Malgré ces défauts, et une overdose d'action (comme souvent dans ces films animés DC où il faut tenir 70 minutes), le tout parvient ponctuellement à fonctionner - le sort final de Starboy est touchant, Superman reste un niveau au-dessus de la majorité des autres héros, Batman reste égal à lui-même, Martian Girl est attachante - et ça se regarde... mais c'est loin d'être mémorable.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #1033 : MOIS AVENTURE - Atlantide, l'Empire Perdu (2001)

Publié le 13 Août 2019 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Animation, Aventure, Disney, Fantastique, Jeunesse, Science-Fiction, Histoire, Comédie

C'est le mois d'août, il fait chaud, et les Téléphages Anonymes partent explorer des contrées lointaines à la recherche de l'aventure...

Atlantide, l'Empire Perdu (Atlantis : The Lost Empire) :

Archiviste de musée persuadé d'avoir trouvé la trace de l'Atlantide, Milo (Michael J. Fox) part, en compagnie d'une équipe de mercenaires excentriques (James Garner, Don Novello, Phil Morris, Claudia Christian, Jacqueline Obradors, Florence Stanley, Jim Varney, Corey Burton), explorer les océans à la recherche du mythe de Platon. Jusqu'à ce qu'ils croisent le chemin de la Princesse Kida (Cree Summer), fille du Roi des Atlantes (Leonard Nimoy)...

Un Disney que je n'avais encore jamais vu, qui combine l'influence de Mike Mignola (l'un des designers du métrage), de l'animation 2D classique, de l'animation 3D, et de Jules Verne, dont le côté steampunk domine clairement le film et son récit (une grosse combinaison de 20000 Lieues sous les Mers et de Voyage au Centre de la Terre).

En théorie, cela avait tout pour me plaire. Mais dans les faits, je n'ai pas du tout accroché à ce film d'aventures assez balisé.

À commencer par le design des personnages, anguleux et simpliste, qui m'a vraiment rebuté : par moments, j'ai même trouvé ces protagonistes et leur animation assez laids, ce qui fait grincer des dents à propos d'un Disney. Pire : les décors et les véhicules ne sont pas particulièrement mémorables, et le côté steampunk finit par ne laisser aucune impression. Même l'Atlantide, au potentiel pourtant immense, semble assez quelconque et basique...

Alors comme en plus le doublage est compétent mais peu marquant, l'écriture des personnages est relativement quelconque (trop de personnages secondaires sous-développés), le script est assez plat et le rythme est trop nonchalant, on s'ennuie gentiment entre les rares séquences d'action, et il est difficile de trouver quelque chose de vraiment mémorable dans ce métrage.

La musique de James Newton Howard est sympathique, à la limite.

2/6

(on sent bien que ce film a été conçu durant cette passage à vide du studio, coincé entre Fantasia 2000, Kuzco, La Planète au Trésor, Frère des Ours, etc, une période chaotique très bien chroniquée dans The Sweatbox et Dream on Silly Dreamer)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue sur ce blog dans le menu Index de haut de page, ou en cliquant directement sur ce lien (000-1000) et sur celui-ci (1001-2000)...

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Christmas Yulefest 2018 - 05 - Christmas at the Riviera (2007)

Publié le 4 Décembre 2018 par Lurdo dans Christmas, Noël, Yulefest, Critiques éclair, Review, Télévision, Cinéma, Comédie, UK, ITV

Noël approche, et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

Christmas At The Riviera :

Lorsqu'il se retrouve propulsé responsable de l'hôtel Riviera de Eastbourne à l'approche de Noël, Ashley Dodds (Reece Shearsmith) voit là une occasion rêvée de faire ses preuves, et d'organiser les festivités comme bon lui semble. Mais entre le Révérend Roger (Alexander Armstrong), sa maîtresse (Katherine Parkinson) et son épouse (Anna Chancellor) ; Tim (Darren Boyd) et son père Dennis (Sam  Kelly), qui peinent à se remettre de la mort de la mère de Tim ; Avril (Pam Ferris) qui est prête à tout pour trouver un homme ; ou encore Rita (Barbara Flynn) et son époux râleur (Warren Clarke), Dodds va avoir bien du mal à gérer l'établissement et ses clients...

Une comédie de mœurs vaudevillesque de l'équipe créative à l'origine de La Pire Semaine de ma Vie (dont on retrouve l'ambiance, le style musical, la montée en puissance, etc) : les portes de l'hôtel claquent, ça crie, ça se dispute, ça parle de sexe et d'aventures extraconjugales, il y a un peu d'émotion, et on retrouve pas mal de visages familiers du petit écran anglais (Alexander Armstrong, Darren Boyd, Anna Chancellor, Warren Clarke, Katherine Parkinson, Reece Shearsmith, Angus Barnett, etc)...

Bref, ce n'est pas désagréable à suivre, même si c'est très (trop ?) télévisuel dans sa réalisation et dans sa photographie, et que ça manque un peu de punch et de rythme.

Sympathique, sans plus.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2018 - 58 - Saving Christmas (2017)

Publié le 1 Janvier 2019 par Lurdo dans Christmas, Cinéma, Critiques éclair, Noël, Review, Yulefest, Jeunesse, Fantastique, Catch

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Saving Christmas (aka The Santa Files) :

Humiliés par une brute à l'école, Danny (Jack Brunault) et ses amis décident de prouver à sa petite soeur (Lindsay Blanchard) que le Père Noël existe. Pour cela, ils utilisent toutes leurs ressources et leur intelligence, et découvrent que Santa (Ed Asner) vit peut-être dans leur bourgade de Norpole, dans le Maine, où se trouve une usine de jouets...

Ouhlà, le joli carnage. Saving Christmas (à ne pas confondre avec la bouse fanatique du frangin de Candace Cameron-Bure), autrefois appelé The Santa Files, est une comédie fantastique pour enfants indépendante... et par indépendante, j'entends qu'elle est ultra fauchée, et quasi-amateure.

C'est bien dommage, car la première demi-heure du film laissait présager de quelque chose de sympathique, à défaut d'être particulièrement convaincant : les enfants ne sont pas trop mauvais et forment une petite bande agréable (la fillette, notamment, m'a évoqué par moments une jeune Drew Barrymore), et le concept n'est pas désagréable. Mais progressivement, on comprend qu'il n'y a pas grand chose à sauver du film, à mesure que le script dégénère vers quelque chose d'improbable.

D'un film de Noël sur des enfants voulant prouver l'existence du Père Noël, le métrage évolue alors vers quelque chose qui ressemble à de la promotion pour une fédération de catch (la XWA) qui fait un show en ville, se finissant même sur le dit show de catch, avec un Santa Claus (un Ed Asner totalement gâteux) qui vole au-dessus du ring, devant une foule totalement surjouée en délire.

Et oui, bien entendu, on a droit à des caméos de catcheurs - Tommy Dreamer, Matt Striker, Gangrel, Mike Bennett et sa femme Maria (qui réussissent à être tout aussi insipides à l'écran que dans le ring et IRL)...

Bref, entre ce récit qui s'éparpille, ces personnages caricaturaux au possible (Patrick Muldoon en elfe maniéré qui parle à son yorkshire, au secours), et son côté film de Noël pour enfants qui vire au film de catch, il n'y a vraiment rien à garder de tout ça, malgré un assez bon fond.

1/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films de Noël passés en revue sur ce blog dans le cadre de la Christmas Yulefest en cliquant directement sur ce lien...

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Christmas Yulefest 2018 - 44 - The Legends of Santa (2008)

Publié le 25 Décembre 2018 par Lurdo dans Biographie, Christmas, Critiques éclair, Documentaire, Histoire, Noël, Review, Yulefest, UK, Télévision

C'est Noël , et chez les Téléphages Anonymesc'est donc l'heure de la Christmas Yulefestet de son marathon de cinéma festif pendant tout le mois de décembre...

The Legends of Santa :

Documentaire anglais/gallois de 2008, narré par Lord Richard Attenborough (un Richard Attenborough fatigué et essoufflé), et qui se propose de revenir sur les origines historiques du Père Noël, au travers de ses multiples incarnations, depuis le Saint Nicolas original, en Turquie, jusqu'au Santa actuel, en passant par le Christkind allemand, les Rois Mages espagnols, la Befana italienne, le Julebukk nordique, etc...

Le problème, en fait, c'est qu'en 50 minutes, ce documentaire ne fait que survoler toutes ces traditions, et ce de manière assez décousue : dans un premier temps, LoS semble vouloir suivre la chronologie de l'évolution du personnage de Santa Claus, mais soudain, le virage par la case Hollande/Saint Nicolas donne lieu à une exploration sommaire des traditions de différents pays, avec reconstitution du matin de Noël par des enfants moyennements motivés. Et puis le film revient sur Santa pour conclure par la version Coca Cola du personnage.

Un documentaire à la structure un peu décousue, donc, et à la narration à l'agonie, qui trahit les limites très claires de son budget, et du savoir-faire de son équipe semi-régionale.

Ce n'est pas désagréable, en soi, et ça évite de tomber dans des pièges trop souvent répétés par les médias (non, l'image et la couleur du costume de Santa ne proviennent pas de Coca Cola), mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçu par ce programme un peu trop amateur et vieillot pour son propre bien.

3/6

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Un film, un jour (ou presque) #844 : Une Femme Disparaît (2013)

Publié le 23 Novembre 2018 par Lurdo dans Critiques éclair, Review, Cinéma, Télévision, Drame, Thriller, BBC, Policier

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus. ​​ 

Une Femme Disparaît (The Lady Vanishes) :

Durant les années 30, Iris Carr (Tuppence Middleton) rentre en train de vacances passées dans un hôtel des Balkans. Mais bien vite, alors qu'une récente blessure à la tête la fait douter de la réalité qui l'entoure, Iris semble s'apercevoir que bon nombre de passagers du train séjournaient à l'hôtel, que Miss Froy (Selina Cadell), une gouvernante rencontrée à bord, semble avoir disparu, et qu'elle a été remplacée par une inconnue... 

Nouvelle adaptation, par la BBC, de The Wheel Spins (1936), de la romancière britannique Ethel Lina White, après une première version par Hitchcock (en 1938), et une autre un peu plus tard, à la fin des années 70.

Ici, on a donc droit à une version télévisée de 90 minutes environ, pas forcément désagréable à suivre, mais qui souffre d'un premier quart d'heure assez laborieux, qui fait que l'on peine à se plonger dans le récit, et à se laisser porter par le tout (d'autant que la disparition de Miss Froy, qui met vraiment les choses en route, n'intervient qu'après une demi-heure).

L'ensemble du métrage manque donc cruellement de tension et de rythme, notamment durant son premier tiers, et si ça démarre ensuite enfin un peu, avec quelques personnages secondaires excentriques (et d'autres malheureusement insipides, comme Tom Hughes), le film ne se remet jamais vraiment de ce démarrage mollasson : Tuppence Middleton a beau faire tout son possible (et elle se donne vraiment totalement à son personnage), au final, il manque un petit je-ne-sais-quoi à ce téléfilm pour lui permettre de s'élever, par exemple, au niveau d'une bonne adaptation d'Agatha Christie, comme celles que la BBC a produites à la pelle au fil des ans.

Un petit 3/6 (pour Tuppence)

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Christmas Yulefest 2018 - 66 - Posledni Bogatyr : The Last Warrior (2017)

Publié le 5 Janvier 2019 par Lurdo dans Action, Aventure, Christmas, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Disney, Fantastique, Noël, Review, Yulefest, Russie

Chez les Téléphages Anonymes, la Christmas Yulefest et son marathon de cinéma de Noël continuent jusque début janvier...

Posledni Bogatyr - The Last Warrior (2017) :

Pseudo voyant et mentaliste, Ivan (Viktor Khorinyak), un jeune Russe charismatique et égoïste, est une star de tv réalité dans son pays natal. Jusqu'au jour où il est aspiré dans un vortex par un étrange sorcier (Timofey Tribuntsev), qui le dépose au royaume de Belogoria, peuplé des contes et légendes russes. Car Ivan serait, en théorie, l'héritier d'un guerrier de légende, changé en pierre par la maléfique Varvara (Ekaterina Vilkova) : à lui de retrouver l'épée mythique de ses ancêtres, une quête qui va l'amener à côtoyer des êtres de légende, comme Baba Yaga (Elena Yakovleva) ou l'immortel Koschei (Konstantin Lavronenko)...

Second long-métrage produit par Disney pour la Russie, et s'appuyant sur les contes et légendes du pays, ce Last Warrior s'avère nettement plus convaincant que le Book of Masters, et ce pour un budget de moins de 10 millions de dollars, inférieur à celui de certains pilotes télévisés américains.

Ici, on est dans quelque chose de nettement plus moderne et dynamique que le film de 2009, au point que l'on a presque l'impression que 40 ans de cinéma séparent les deux métrages.

On se retrouve donc avec une sorte de croisement entre un Suicide Squad féérique (les grands méchants de l'univers des contes russes qui font équipe, bon gré mal gré) et un Seigneur des Anneaux (toujours une référence inévitable dans le genre), avec un humour parfois absurde, un héros charismatique mais incapable, une femme-crapaud qui se bat comme une Amazone, un homme poisson obsédé, un immortel en pièces détachées, et une Baba Yaga, avec tout son attirail habituel (hutte à pattes de poulet, etc) et un sort de rajeunissement amusant.

Tout cela dans une quête sympathique, plutôt bien interprété (j'avoue que Viktor Khorinyak m'a surpris) mais qui tire néanmoins un peu en longueur dans sa deuxième heure. Dommage, parce que le reste est ma foi très attachant, surtout si l'on en attendait rien initialement.

3.75/6

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Un film, un jour (ou presque) #912 : Here Comes The Grump - A Wizard's Tale (2018)

Publié le 6 Mars 2019 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, UK, Mexique

Au programme : un film par jour, cinq jours par semaine, et des critiques d'une vingtaine de lignes, tout au plus.

Here Comes The Grump - A Wizard's Tale :

Lorsque Terry (Toby Kebbell) se retrouve transporté dans le royaume médiéval de Groovynham, il y découvre un monde dépourvu de rire et de joie de vivre, par la faute du maléfique Sorcier Grump (Ian McShane). À Terry de rendre le bonheur au royaume, avec l'aide de la Princesse Dawn (Loly Collins)...

J'avoue : je n'ai pas réussi à terminer d'une traite ce film d'animation anglo-mexicain, apparemment adapté d'une série télévisée animée américaine de la fin des années 60, et j'ai fini par avoir recours à l'avance rapide pour avancer dans le récit.

Non seulement à cause d'un manque total de nostalgie pour le matériau originel, qui m'est inconnu, mais aussi et surtout parce que le film est tout simplement mauvais : très mal rythmé, il s'ouvre sur un long flashback insipide expliquant les origines du méchant (ce qui aurait été plus intéressant en flashback, plus tard dans le film), et s'éparpille ensuite dans de multiples directions, sans jamais trouver de ligne narrative suffisamment forte pour compenser ses visuels médiocres.

La musique est insipide, l'animation est basique, le doublage est quelconque, l'histoire est très mal structurée, l'humour est bancal... bref, je suis peut-être passé à côté (j'en doute), mais j'ai trouvé tout ça assez raté.

1.5/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 135 - The Occupants (2014)

Publié le 8 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Thriller

Halloween est passé, mais comme tous les ans, l'Oktorrorfest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma fantastique et d'horreur pendant un peu moins de deux mois, de mi-Septembre à mi-Novembre...

The Occupants :

Jeune mariée et jeune maman, Lucy (Cristin Milioti) fait l'expérience, peu après avoir emménagé dans une nouvelle maison luxueuse, de phénomènes et d'apparitions étranges, que son époux Wade (Michael Rady) voit lui aussi. Assistante sociale, la jeune femme décide alors de comprendre et d'aider les esprits à l'origine de ces phénomènes surnaturels... mais ceux-ci n'ont aucune envie de se laisser faire.

Un film indépendant roublard, à très petit budget, écrit et réalisé par le scénariste de Fourmiz, et qui repose globalement sur la prestation convaincante de Milioti.

Dommage alors que le reste du film la desserve un peu : la musique est envahissante et omniprésente, l'écriture est assez peu subtile (le twist final est bien amené, mais est rendu pénible par les micro-flashbacks fréquents et par le basculement un peu trop prononcé et rapide de l'héroïne dans une hystérie parano très intense, qui met la puce à l'oreille), les effets assez médiocres, et le rendu global est assez médiocre, ce qui n'aide guère.

Quand au retournement de situation final que j'ai mentionné ci-dessus, qui fait basculer le film de "ghost movie" à "thriller psychologique diffusé sur Lifetime", il amène avec lui de multiples problèmes de cohésion interne et de vraisemblance qui nuisent un peu à son efficacité. Sur le moment, cependant, il ne fonctionne pas trop mal, malgré des flashbacks à nouveau surexplicatifs.

En somme, avec un peu plus de budget, et dans les mains d'un scénariste/réalisateur plus expérimenté, il y aurait probablement eu là un thriller psychologique convaincant et surprenant à la Identity.

En l'état, cependant, c'est un peu trop faible et fauché pour vraiment fonctionner complètement.

Un minuscule 3/6 (pour la prestation de Milioti)

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 191 - The Messenger (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Fantastique, Drame, UK

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

The Messenger :

Aux yeux du reste du monde, Jack (Robert Sheehan) est dérangé. Apparemment déséquilibré, Jack parle dans le vide, noie son quotidien dans les drogues, les médicaments et l'alcool, et erre dans les rues, perdu. Mais en réalité, Jack est un médium qui parle aux morts, lesquels lui demandent constamment de l'aide, jusqu'à devenir insupportables et envahissants : de quoi faire basculer le jeune homme, qui avait coupé les ponts avec sa soeur Emma (Lily Cole) et sa famille. Mais lorsqu'il s'intéresse d'un peu trop près à Sarah (Tamzin Merchant), une présentatrice tv récemment devenue veuve dans des circonstances étranges, Jack attire sur lui une attention qui va sceller son destin...

Un long-métrage fantastique anglais qui, contrairement à ce que laisse présager sa jaquette, sa classification ou même son résumé, n'a absolument rien d'un film d'horreur.

On a en effet plutôt droit, ici, à un drame psychologique assez intrigant, principalement filmé du point de vue de Jack, et qui, en guise de structure, alterne flashbacks sur son enfance, événements présents, et sessions psychiatriques avec Joely Richardson, sessions filmées de manière assez inhabituelle, avec Jack qui parle seul tout en errant dans la nature.

Je pense que ce film devrait s'avérer assez polarisant pour ses spectateurs : ceux qui s'attendent à quelque chose de carré, avec une enquête solide, un mystère, du surnaturel, etc, en seront probablement pour leurs frais, voire même détesteront cette approche centrée sur Jack, et sur sa dépression.

La réalisation elle-même divisera, tant elle est tour à tour stylisée, expérimentale, ou réaliste, sans jamais être particulièrement facile d'accès. Reste alors l'interprétation, qui devrait cependant faire l'unanimité, car Sheehan est excellent dans son rôle.

En résumé, un drame psychologique teinté de surnaturel (le script tente de ménager l'ambiguité quant à la réalité du don de Jack, mais honnêtement, le spectateur n'est jamais dupe), qui n'est pas forcément à conseiller à tout le monde, mais qui n'est pas inintéressant pour autant.

3.25/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 200 - June (2015)

Publié le 15 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Thriller

Dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

June :

June (Kennedy Brice), une orpheline de neuf ans, abrite dans son corps un esprit surnaturel et ancien, Aer, qu'elle peine à contrôler, notamment lorsque enfants et adultes la maltraitent. Malgré cet état inhabituel, Lily finit par s'attacher à ses nouveaux parents adoptifs, Lily (Victoria Pratt) et Dave (Casper Van Dien) ; cependant, les manifestations d'Aer se font de plus en plus menaçantes, et la sinistre vérité finit par ressurgir...

Un thriller surnaturel au concept intéressant (un film d'enfant maléfique dans lequel l'enfant n'est pas vraiment maléfique, et tente de contrôler sa possession) et relativement bien filmé (bien qu'un peu trop passe-partout, stylistiquement parlant)... mais qui s'avère très bancal sur tous les autres plans.

Le film souffre notamment d'une interprétation et d'effets numériques très inégaux, mais aussi et surtout, d'un script particulièrement maladroit et caricatural, qui passe 20 minutes à raconter les origines de June (et son précédent foyer d'adoption redneck, rempli de caricatures ambulantes) avant son arrivée dans sa nouvelle famille, qui téléphone sérieusement tous ses rebondissements et ses mystères, et qui semble, pour résumer, tout simplement assez amateur (le film est tourné et co-écrit par le réalisateur de Copiii : The First Entry/The Devil Incarnate, déjà une belle bouse de compétition).

Bref, il y avait des idées et du potentiel, mais au final, on se retrouve devant l'équivalent d'un mauvais téléfilm Syfy, plat et décevant.

2/6

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Halloween Novembrrrfest 2015 - 169 - Derrière le Masque (2006)

Publié le 14 Novembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Oktorrorfest, Review, Halloween, Horreur, Comédie, Documentaire

Avant-dernière journée de l'Oktorrorfest 2015 sur le blog des Téléphages Anonymes, et avant-dernière fournée de films fantastiques et horrifiques, à raison d'une critique de film toutes les heures, jusqu'à minuit ce soir...

Derrière le Masque (Behind The Mask : The Rise of Leslie Vernon) :

Dans un monde où Jason Voorhees, Freddy Krueger et Michael Myers sont des tueurs bien réels, Taylor (Angela Goethals), une journaliste accompagnée de ses deux techniciens, décide de suivre Leslie Vernon (Nathan Baesel), un tueur en série d'apparence anodine, dans la préparation méticuleuse de ses prochains meurtres...

Un pastiche de slasher movie, qui se coule dans le moule de "C'est arrivé près de chez vous", pour déconstruire le genre et le format dans leurs moindres détails, en détaillant l'entraînement quotidien du psycho killer, ses plans méthodiques, sa philosophie, sa relation avec son mentor à la retraite, son ennemi juré (Robert Englund), etc.

Une très bonne surprise que cette comédie d'horreur assez noire, et jamais totalement sérieuse, qui nous présente une équipe de journalistes finissant par s'attacher au tueur qu'ils suivent, à grands renforts de caméos de visages connus (Zelda Rubinstein, Kane Hodder), de clins d'oeil innombrables aux films du genre, et de fan-service qui sait cependant rester subtil, et ne pas parasiter le récit à grands renforts de coups de coude, et de dialogues trop référentiels ou méta.

Et même lorsque le dernier quart pointe le bout de son nez, avec son retournement de situation prévisible et sa mise en forme plus traditionnelle (on quitte le mockumentaire, et on entre de plein pied dans le slasher pur et dur), on ne s'ennuie pas, puisque le tout reste éminemment ludique et bien mené.

On regrettera simplement que l'interprétation des jeunes victimes soit assez inégale, en comparaison des rôles principaux.

4.5/6

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Christmas Yulefest 2015 - 49 - Krampus : The Reckoning (2015)

Publié le 17 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Horreur, Fantastique

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

Krampus - The Reckoning :

Rachel Stewart (Monica Engesser) est une assistante sociale à l'enfance mystérieuse, dont elle n'a aucun souvenir après l'incendie meurtrier qui a tué toute sa famille, et l'a laissée avec une cicatrice au poignet ; aujourd'hui, elle doit pourtant s'occuper du cas de Zoe (Amelia Haberman), une fillette étrange et antipathique. Bizarrement, celle-ci ne semble pas vieillir, et tout autour d'elle, les morts mystérieuses par combustion se succèdent : Zoe prétend en effet que Krampus, le démon de Noël, punit tous ceux de son entourage qui n'ont pas été sages...

Depuis cinq-dix ans, pour une raison que je ne m'explique pas vraiment, les USA se sont pris de passion pour Krampus, ce Père Fouettard germanique et démoniaque, et nous le collent désormais à toutes les sauces, à la tv, au cinéma, dans les comics, etc... ici, cependant, dans ce métrage d'horreur qui tente de prendre de vitesse le film à venir de Michael Dougherty, Krampus n'est qu'un prétexte à une histoire de fillette "fantômatique" qui contrôle un démon vengeur, et il faut bien avouer que Noël n'est qu'une très très très vague toile de fond à ce récit générique.

Comme en plus, le tout est particulièrement amateur (dans l'interprétation, dans l'écriture, dans la mise en images, etc), que c'est très racoleur, que le Krampus en images de synthèse est 1) raté et 2) n'apparaît que 20 secondes dans le film, et que le tout n'est même pas digne d'une diffusion sur Syfy, autant oublier tout de suite.

1/6 (pour les efforts évidents de tout le monde... qui ne paient pas du tout au final)

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Christmas Yulefest 2015 - 62 - La Guerre des Guirlandes (2010)

Publié le 21 Décembre 2015 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Noël, Christmas, Télévision, Hallmark, Comédie

Noël approche, et comme tous les ans, c'est l'heure de la Christmas Yulefest sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année...

La Guerre des Guirlandes (Battle of the Bulbs) :

Dans la rue où il vit avec son épouse Mindy (Allison Hossack), sa fille Susie (Emily Tennant) et son fils Tim (Ryan Grantham), Bob (Daniel Stern) est le roi des décorations et illuminations de Noël. Mais lorsque Stu (Matt Frewer), un ennemi d'enfance de Bob, s'installe avec sa famille (Teryl Rothery & William Hutchinson) de l'autre côté de la rue, une compétition acharnée s'installe entre les deux hommes, une guerre des guirlandes qui va rapidement dégénérer, au grand dam de tout le voisinage...

En 2006 était sorti en salles Voisin contre Voisin (Deck The Halls), un long-métrage au budget confortable, qui mettait en scène un concours d'illuminations de Noël entre la famille de Danny DeVito et celle de Matthew Broderick. Un film à la distribution relativement sympathique (bien qu'inégale), mais finalement très classique, prévisible et assez peu intéressant. Du 3/6, en étant gentil.

Ici, Hallmark nous refait le même film, mais avec un budget moindre, et filmé au Canada... ce qui ne pose pas forcément problème, au contraire, puisque la distribution est ici nettement plus attachante que dans Voisin contre Voisin, car composée de seconds rôles habitués de nombreuses séries américaines et canadiennes.

Sur ce point précis, La Guerre des Guirlandes est donc supérieure à son modèle, ce qui est toujours ça de gagné. Malheureusement, le reste de cette comédie de Noël est à peu près équivalent à la production plus prestigieuse : ce n'est pas très bien rythmé, c'est très convenu, un peu parasité par des romances secondaires génériques, et surtout par une musique particulièrement envahissante et puérile, qui transforme le tout en pseudo-cartoon un peu agaçant.

Dommage, parce que pour une fois, l'environnement "californien" (en fait, Vancouver) n'est pas particulièrement gênant, et l'ambiance de Noël est globalement présente malgré l'absence de neige.

3/6

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Christmas Yulefest 2015 - 101 - L'Avant-veille de Noël (2010)

Publié le 3 Janvier 2016 par Lurdo dans Critiques éclair, Cinéma, Yulefest, Review, Fantastique, Noël, Christmas, Jeunesse, Comédie, Télévision, Hallmark

2016 est enfin là, mais comme tous les ans, la Christmas Yulefest continue sur le blog des Téléphages Anonymes, avec au programme un marathon de cinéma festif pendant toutes les fêtes de fin d'année, jusqu'à l'arrivée des Rois Mages, le 6 Janvier...

L'Avant-veille de Noël (The Night Before the Night Before Christmas) :

Parce qu'il décide de commencer sa tournée un soir plus tôt, le Père Noël (R.D. Reid) perd le contrôle de son traîneau, et s'écrase, l'avant-veille de Noël, dans le jardin de la famille Fox (Jennifer Beals, Rick Roberts, Gage Munroe et Rebecca Williams). Amnésique, il doit alors compter sur l'aide de ces derniers, pourtant débordés par leur quotidien, et sur celle de Nigel (Jordan Prentice), l'un de ses elfes, pour espérer retrouver son sac de jouets magique et sauver les fêtes de Noël...

En 2010, lorsque le "genre" des films de Noël n'était pas encore ce champ de bataille où tous les coups sont permis, Hallmark n'avait pas encore totalement versé dans la romance à gogo et la production à la chaîne (jusqu'à l'écoeurement).

Par conséquent, ses films de Noël pouvaient s'avérer très classiques et familiaux... voire même vieillots, car semblant arriver avec 20 ans de retard. C'est le cas ici, avec un téléfilm particulièrement "années 80s" (visuellement parlant, c'est flagrant, tant dans les choix techniques - éclairage, focus, décors - que dans les choix esthétiques - costumes, coupes de cheveux, etc), sans avoir le budget des véritables productions Disney de l'époque : on se retrouve donc avec un récit basique, prévisible, dont l'écriture surligne constamment ses thématiques, et qui se déroule à 95% dans une maison de banlieue et dans un jardin.

Les relations entre les personnages sont génériques, Santa manque cruellement de charisme, le scénario a bon fond (mais est trop dénué d'originalité pour être efficace ou intéressant) et le tout se déroule à un rythme tellement mollasson que le tout finit par être particulièrement plat et insipide.

J'avais déjà vu ce téléfilm à l'époque, mais je n'en gardais aujourd'hui aucun souvenir ; maintenant, je sais pourquoi : il n'y a rien à en retenir.

2/6 (dont 0.5 pour Nigel l'elfe pompeux et pédant, pas désagréable)

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